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Matchs

Ce document est un cours de mathématiques pour des élèves de 1ère scientifique en Côte d'Ivoire, axé sur le dénombrement et la modélisation de phénomènes aléatoires. Il couvre des concepts tels que le cardinal d'un ensemble, les opérations sur les ensembles, les produits cartésiens, ainsi que les arrangements et permutations. Des exercices pratiques sont également inclus pour renforcer la compréhension des notions abordées.

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Thèmes abordés

  • Applications des polynômes,
  • Coût de production,
  • Calculs algébriques,
  • Tirages,
  • Bénéfice,
  • Équations et inéquations,
  • Équations de la forme P(x) > 0,
  • Cardinal d'un ensemble,
  • Arrangements,
  • Tirages successifs
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Matchs

Ce document est un cours de mathématiques pour des élèves de 1ère scientifique en Côte d'Ivoire, axé sur le dénombrement et la modélisation de phénomènes aléatoires. Il couvre des concepts tels que le cardinal d'un ensemble, les opérations sur les ensembles, les produits cartésiens, ainsi que les arrangements et permutations. Des exercices pratiques sont également inclus pour renforcer la compréhension des notions abordées.

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  • Tirages,
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  • Tirages successifs

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE


ET DE L’ALPHABETISATION

-----------------------------------

Union – Discipline – Travail

MON ECOLE A LA MAISON

SECONDAIRE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
1ère D
MATHEMATIQUES

Durée : 10 heures Code :


Compétence 2 Traiter des situations relatives à la modélisation de
phénomènes aléatoires, à l’organisation et aux
traitements de données
Thème 2 Modélisation de phénomènes aléatoires

Leçon 4 : DENOMBREMENT

A- SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans le cadre des compétitions de l’OISSU, un sponsor a remis un lot de maillots au
Chef d’un établissement. Le professeur d’EPS de la classe de 1ère scientifique a fourni à
ce Chef d’établissement les informations suivantes :
Sur les 25 élèves régulièrement inscrits en 1ère scientifique :
15 jouent au Handball ;
10 jouent au Basketball ;
5 pratiquent les deux sports.
Le premier lot de maillots parvenu n’étant pas suffisant pour tous les élèves, le Chef
d’établissement décide de dénombrer les élèves de 1ère scientifique qui ne pratiquent
aucun sport. Il se rend dans la classe afin de procéder au comptage. Malheureusement,
ayant terminé leur cours du jour, la plupart des élèves des élèves sont rentrés chez eux.
Vu l’urgence et dans le souci d’avoir le nombre exact de maillots restants pour cette
classe, il sollicite les élèves de la classe présents. Ceux-ci s’organisent pour répondre à
la préoccupation du Chef d’établissement.

B-RESUME DE COURS
1. ENSEMBLE FINI
1.1 Cardinal d’un ensemble fini

Définition

On appelle cardinal d’un ensemble fini E le nombre d’éléments de E.

On note : Card (E).

Exemple : A= {0 ; 1 ; 2 ; 3}

Card (A) = 4

1.2 Réunion et intersection de deux ensembles

Définitions

• Soit A et B deux ensembles.


On appelle réunion de A et B, l’ensemble des éléments qui
appartiennent à A ou à B.
On note 𝐴 ∪ 𝐵 et on lit : A union B.

• Soit A et B deux ensembles.


On appelle intersection de A et B, l’ensemble des éléments qui
appartiennent à la fois à A et à B.
On note 𝐴 ∩ 𝐵 et on lit : A inter B.
Exemple
On donne A= {3 ; h ; * ; 5} et B= {8 ; * ; 1}
On a alors :𝐴 ∪ 𝐵 = {3; ℎ; ∗ ; 5; 8; 1} 𝑒𝑡 𝐴 ∩ 𝐵 = {∗}

Propriété

Soit A et B deux ensembles finis.

Card(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴) + 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐵) − 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴 ∩ 𝐵).

Exercice de fixation

On considère les ensembles E et F tels que 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸) = 30, 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐹) = 25 et


𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸 ∩ 𝐹) = 15
Détermine 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸 ∪ 𝐹)
Solution
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸 ∪ 𝐹) = 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸) + 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐹) − 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸 ∩ 𝐹)
On a : 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸 ∪ 𝐹) = 30 + 25 − 15 = 40

1.3 Complémentaire d’un ensemble

Définition

Soit E un ensemble et A un sous ensemble de E.


On appelle complémentaire ou partie complémentaire de A dans E,
l’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A.
On note : 𝐶𝐸𝐴 ou 𝐴 lorsqu’il n’y a pas d’ambiguïté.

Exemple

Soit A et E deux ensembles tels que E = {0; 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7; 8; 9} et

A= {0; 2; 4; 6; 8}.

le complémentaire de A dans E est :

𝐴 = 𝐶𝐸𝐴 = {1; 3; 5; 7; 9}

Propriété 1
Soit E un ensemble et A une partie de E. On a :
𝐴 ∪ 𝐶𝐸𝐴 = E
𝐴 ∩ 𝐶𝐸𝐴 = ∅

Exercice de fixation

On donne B et A deux parties d’un ensemble E tel que 𝐵 = 𝐴 et


A={2 ; 3 ; 6} et B={t ; 4 ; v ;y}.

Ecris l’ensemble E.

Solution

𝐴 ∪ 𝐵= 𝐴 ∪ 𝐶𝐸𝐴 = 𝐸 alors E= {2 ; 3 ; 4 ; 6 ; t ; v ; y}

Propriété 2

Soit A une partie d’un ensemble E et 𝐴 le complémentaire de A dans E.

On a : 𝑐𝑎𝑟𝑑( 𝐸 ) = 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐴) + 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐴)

Exercice de fixation

On donne B et A deux parties d’un ensemble E tel que 𝐵 = 𝐴 et

A={2 ; 3 ; 6} et 𝑐𝑎𝑟𝑑( 𝐸) = 12

Trouve le cardinal de l’ensemble 𝐵.

Solution

𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸) = 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐴) + 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐵) donc 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐵) = 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸) − 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐴) = 12 − 3 = 9.

1.4 Produit cartésien de deux ensembles


Définition

Soit A et B deux ensembles.


On appelle produit cartésien de A par B, l’ensemble des couples (a ; b) tels
que 𝑎 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑏 ∈ 𝐵.
Notation : Le produit cartésien de A par B se note : 𝐴 × 𝐵

(et se lit : A croix B).

Exemple
Soit A et B des ensembles telle que A = {1 ; 2 ; 3} et B = {a ; b ; c ; d}
Les éléments du produit cartésien de A×B sont :
(On pourra utiliser un arbre de choix ou un tableau à double entrées)
• Arbre de choix
a (1;a)

b (1;b)
1
c (1;c)

d (1;d)

a (2;a)

b (2;b)
2
c (2;c)

d (2;d)

a (3;a)

b (3;b)
3
c ( 3; c )

d (3;d)

• Tableau à double entrées

B a b c d
A
1 (1 ;a) (1 ;b) (1 ;c) (1 ;d)
2 (2 ;a) (2 ;b) (2 ;c) (2 ;d)
3 (3 ;a) (3 ;b) (3 ;c) (3 ;d)

AxB ={ (1 ; a); (1 ; b) ; (1 ; c) ; (1 ; d) ; (2 ; a) ; (2 ; b) ; (2 ; c) ; (2 ; d) ; (3 ; a) ; (3 ; b) ;
(3 ; c) (3 ; d) }.

Remarques
• De la même manière, on définit A × 𝐵 × 𝐶 l’ensemble des triplets
(𝑎; 𝑏; 𝑐) où 𝑎 ∈ 𝐴 , 𝑏 ∈ 𝐵 et 𝑐 ∈ 𝐶.
• A × 𝐴 se note 𝐴2 , A × 𝐴 × 𝐴 se note 𝐴3 .
• Soit 𝑛 est un entier supérieur ou égal à 2
A × 𝐴 × … × 𝐴 = 𝐴𝑛 (A apparaît n fois dans le produit)
Les éléments de 𝐴𝑛 sont 𝑛 éléments 𝑥1 ; 𝑥2 ; … 𝑒𝑡 𝑥𝑛 de A totalement
ordonnés. On les note (𝑥1 ; 𝑥2 ; … ; 𝑥𝑛 ).
𝑥1 est premier ; 𝑥2 est deuxième ;… 𝑥𝑛 est n-ième.
Lorsque 𝑥1  𝑥2 on a : (𝑥1 ; 𝑥2 ; … ; 𝑥𝑛 )  (𝑥2 ; 𝑥1 ; … ; 𝑥𝑛 ) en
particulier : (𝑎; 𝑏) ≠ (𝑏; 𝑎) ainsi, dans un couple l’ordre des éléments
est très important.

Propriété

Pour tous ensembles finis A et B, on a :

Card(A × B) = Card(A) × Card(B).


Exercice de fixation
Soit E et F deux ensembles tels que : card(A) = 5 et card(F) = 8.
Détermine Card(E × F).

Solution
Card(E × F) = 5 × 8 = 40

Conséquence
Pour tout ensemble fini A, pour tout entier naturel 𝑝 non nul,

Card (𝐴𝑝 ) = [𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴)]𝑝 .


Exercice de fixation
On lance au hasard trois fois de suite un dé parfait en notant à chaque lancer le
numéro de la face supérieure.
Détermine le nombre de résultats possibles.

Solution
Posons E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}, Card(E) = 6.
Chaque résultat est un élément de E3.
Soit N le nombre résultats possibles.
N = 63
= 216

2. P-UPLETS, ARRANGEMENTS, PERMUTATIONS

2.1 Définition

Soit E un ensemble à n éléments et p un nombre entier naturel non nul.

On appelle p-uplet de E tout élément de l’ensemble 𝐸 𝑃 .


Cas particuliers
p = 2 : On parle de couple ;
p = 3 : On parle de triplet ;
p = 4 : On parle de quadruplet.

Exemple

On donne E= {0 ; 5 ; 6}.

(0 ;0 ; 1) ; (0 ; 5 ; 6) sont des 3-uplets ou triplets de l’ensemble E3.

2.1 Propriété

Le nombre de p-uplet(s) d’un ensemble à n éléments est égal à 𝑛𝑃 .

Remarque : Dans les p-uplets, un élément peut apparaitre plusieurs fois


(répétition possible) et l’ordre dans lequel les éléments apparaissent est
important.

Exercice de fixation

Détermine le nombre de numéros de téléphones de 8 chiffres puis de 10


chiffres qu’on peut former avec les nombres du système décimal.

Solution

Le système décimal étant composé des chiffres : 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9


soit 10 chiffres.

• Pour 8 chiffres : Chaque chiffre pouvant être répété, le nombre de numéros


de téléphone de 8 chiffres est un 8-uplet dans 10 soit 108 numéros
• Pour 10 chiffres : Chaque chiffre pouvant être répété, le nombre de numéros
de téléphone de 10 chiffres est un 10-uplet dans 10 soit 1010 numéros.

3 Arrangements

3.1 Définition

Soit E un ensemble à n éléments et p un entier naturel tel que : 1  p ≤ 𝑛.

On appelle arrangement de p éléments de E tout p-uplet d’éléments de E deux à


deux distincts.

Exemple

E = {𝑎; 1; 4; 𝑏; 9; 𝑐}

(1; 𝑎; 4; 9) ; (𝑏; 𝑐; 9; 1) ; (9; 𝑎; 4; 1) sont trois arrangements de 4 éléments de E.


Par contre (b ; 4 ; b) ; (9; b ;9) sont des triplets qui ne sont pas des arrangements de
E.

3.2 Propriété

𝑛 et 𝑝 sont deux entiers naturels tels que 1  𝑝 ≤ 𝑛. Le nombre d’arrangements


𝑝
de 𝑝 éléments dans un ensemble à n éléments est égal à 𝐴𝑛 .
𝑝
𝐴𝑛 = 𝑛 × (𝑛 − 1) × … × (𝑛 − 𝑝 + 1)

NB : Le nombre d’arrangement de 𝑝 éléments dans un ensemble à n éléments est


égal au produit de 𝑝 nombres entiers naturels consécutifs dont le plus grand est n.

Remarque : Dans les arrangements, un élément ne peut apparaitre qu’au plus


une fois (répétition impossible) et l’ordre dans lequel les éléments apparaissent
est important.

Exercice de fixation
4
Calcule 𝐴10 et 𝐴57

Solution

4
𝐴10 = 10 × 9 × 8 × 4 (Produit de 4 nombres entiers naturels consécutifs dont le
plus grand est 10)
𝐴57 = 7 × 6 × 5 × 4 × 3
(Produit de 5 nombres entiers naturels consécutifs dont le plus grand est 7)
Cas particulier :𝐴1𝑛 = 𝑛 ; Par convention 𝐴0𝑛 = 1 ;

4 Permutation
4.1 Définition

Soit E un ensemble à n éléments. On appelle permutation de E tout arrangement


des n éléments de E.

Exemple

(0 ; 1 ; 6) ; (6 ;0 ;1) ; (0 ;6 ;1) sont des permutations de l’ensemble A = {0 ;1 ;6}.

4.2 Propriétés

Propriété1

Le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments est 𝐴𝑛𝑛 .


𝐴𝑛𝑛 = 𝑛 × (𝑛 − 1) × (𝑛 − 2) … × 2 × 1

Exercice de fixation

Détermine le nombre de mots ayant un sens ou non, que l’on peut former à partie
des lettres du nom KENDAL.

Solution

Il s’agit d’une permutation des 6 lettres du nom KENDAL. Le nombre de mot est
donc : 𝐴66 = 720

Notation factorielle

𝑛 × (𝑛 − 1) × (𝑛 − 2) … × 2 × 1 se note 𝑛! On lit factorielle 𝑛.

𝑛! = 𝑛 × (𝑛 − 1) × (𝑛 − 2) … × 2 × 1

Exemple : 7! = 7 × 6 × 5 × 4 × 3 × 2 × 1

Propriété2

• Soit n et p deux nombres entiers naturels non nuls tels que : 1≤p ≤ 𝑛. On a
𝑝 𝑛!
𝐴𝑛 = (𝑛−𝑝)!
• 𝑛! = 𝐴𝑛𝑛

Exercice de fixation
Calcule le nombre de 4 arrangements dans 10.
Solution
4 10 ! 10! 10×9×8×7×6!
On a : 𝐴10 = (10−4) = = = 10 × 9 × 8 × 7 = 5040
! 6! 6!

5 COMBINAISONS

5.1 Définition

Soit E un ensemble à n éléments et p un nombre entier naturel tels que p ≤ 𝑛.


On appelle combinaison de p éléments de E tout sous- ensemble de E ayant p
éléments.

Exemple

Les ensembles {0 ; e ; u}, {v ; e} sont des combinaisons de l’ensemble

A= {0 ;1 ; e ; v ; u}
Remarque

L’ensemble {d ; a ; c} possède les mêmes éléments que l’ensemble {a ; d ; c}.


Ils sont donc égaux.

Par conséquent, contrairement aux listes, l’ordre d’écriture des éléments d’une
combinaison n’a pas d’importance.

Cette absence d’importance de l’ordre est marquée par l’utilisation de l’écriture


avec accolades, écriture réservées aux ensembles.

Par ailleurs, chaque élément ne peut apparaitre qu’au plus une fois

(répétition impossible).

5.2 Propriétés

Propriété 1
Le nombre de combinaisons de p éléments d’un ensemble à n éléments, noté
𝑝
𝑝 𝐴𝑛
𝐶𝑛 =
𝑃!
𝑝 𝑛!
𝐶𝑛 =
𝑝! (𝑛 − 𝑝)!
Exercice de fixation
Calcule le nombre de combinaisons de 5 dans 11.
Solution

5
11! 11 × 10 × 9 × 8 × 7 × 6!
𝐶11 = =
5! (11 − 5)! 5 × 4 × 3 × 2 × 1 × 6!
5
11 × 10 × 9 × 8 × 7
𝐶11 = = 11 × 3 × 7 = 231
5×4×3×2×1

Propriété 2

Soit n et p deux nombres entiers naturels tels que : p ≤ n.


𝑛−𝑝
• On a: 𝐶𝑛 = 𝐶𝑛𝑃 .
𝑝 𝑝
• Si de plus 0 < p < n, alors on a : 𝐶𝑛−1
𝑃−1
+ 𝐶𝑛−1 = 𝐶𝑛
Exercice de fixation

Relie ceux qui sont égaux entre eux.

2
𝐶100 98
𝐶100

55 95
𝐶100 𝐶100

5
𝐶100 45
𝐶100

Solution

2
𝐶100 98
𝐶100

55 95
𝐶100 𝐶100

5
𝐶100 45
𝐶100

5.3 Tirages simultanés, tirages successifs sans remise, tirages successifs avec
remise

TIRAGES SIGNIFICATION MODELES


Simultanés de p parmi n Tirer en même temps des 𝑝 éléments dans 𝐶𝑛𝑃
(0  p  n) n
𝑝
Successifs sans remise Tirer élément après élément sans remettre 𝐴𝑛
de p parmi n
(0  p  n)
Successifs sans remise Tirer élément après élément sans remettre n!
de n parmi n jusqu'à tirer les n éléments
Successifs avec remise Tirer élément le remettre et ainsi de suite 𝑛𝑃
de p parmi n
Vocabulaire

• Tirer au moins 𝑛 éléments, c’est tirer un nombre plus grand ou égal à 𝑛. Cet
ensemble a pour complémentaire « Tirer au plus 𝑛 − 1 »
• Tirer au plus 𝑛 éléments, c’est tirer un nombre plus petit ou égal à 𝑛. Cet
ensemble a pour complémentaire « Tirer au moins 𝑛 + 1 »

5.4 Binôme de Newton

Soit a et b deux nombres réels et n un nombre entier naturel non nul. On a :

(𝑎 + 𝑏)𝑛 = ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑎𝑘 𝑏 𝑛−𝑘 .


𝑝
(𝑎 + 𝑏)𝑛 = 𝐶𝑛0 𝑎𝑛 + 𝐶𝑛1 𝑎𝑛−1 𝑏1 +…+𝐶𝑛 𝑎𝑝−1 𝑏 𝑝 + ⋯ + 𝐶𝑛𝑛−1 𝑎1 𝑏 𝑛−1 + 𝐶𝑛𝑛 𝑏 𝑛

n =0 1

n=1 1 1

n=2 1 2 1
Les nombres 1 ; 2 ; 3 ; etc…..
n=3 1 3 3 1 sont les coefficients 𝐶𝑛
𝑝

n=4 1 4 6 4 1

n=5 1 5 10 10 5 1

Exemples

(a+b)1 = 1.a + 1.b

(a+b)2= 1.a2 +2.ab+1.b2

(3 + 𝑏)4 = 1 × 34 + 4 × 33 𝑏1 + 6 × 32 𝑏 2 + 4 × 31 𝑏3 + 1 × 𝑏4

(𝑎 − 𝑏)5 = 1. 𝑎5 − 5. 𝑎4 𝑏1 + 10. 𝑎3 𝑏 2 − 10. 𝑎2 𝑏 3 + 5. 𝑎1 𝑏 4 −1.b5


C- SITUATION D’EVALUATION
Les élèves d’un lycée souhaitent participer à la kermesse organisée par une
société de la place.

Pour gagner des tee-shirts, il faut miser la somme de 20.000F avant de faire le
tirage de deux cartons dans une urne contenant quatre cartons numérotés de 1 à 4.
Le nombre de résultats possibles de chaque tirage correspond au nombre de tee-
shirts gagnés. Les organisateurs de ce jeu proposent alors trois tirages au choix :

• “Tirer simultanément deux cartons de cette urne ” ;


• “Tirer successivement sans remise deux cartons de cette urne” ;
• “Tirer successivement avec remise deux cartons de cette urne”.

Après être informés, les élèves décident de connaitre le tirage le plus avantageux

Mais ne savent pas comment procéder. Il te sollicite.

Elève de première D , utilise tes connaissances mathématiques pour déterminer le


tirage le plus avantageux.

Proposition de réponse

Pour résoudre cet exercice, je vais utiliser les dénombrements.

Je vais déterminer le type la formule appropriée pour chacun des trois tirages.

Je vais calculer le nombre de tee-shirts que propose chaque formule.

Je vais comparer ses différents résultats entre eux afin de trouver le tirage le plus
avantageux.

• “Tirer simultanément deux cartons de cette urne ” est une combinaison de 2


dans 4.
• ‘’Tirer successivement sans remise deux cartons de cette urne ‘’ est un
arrangement de 2 dans 4.
• “Tirer successivement avec remise deux cartons de cette urne” est un 2-
liste.
o Pour le tirage 1, le nombre de tee-shirts est : 𝐶42 = 6
o Pour le tirage 2, le nombre de tee-shirts est: 𝐴24 = 12
o Pour le tirage 3, le nombre de tee-shirts est : 42 = 16
16>12 et 16>6 alors :

Le tirage successif avec remise de deux cartons de cette urne est le plus avantageux.

D- EXERCICES
Exercice 1

Soit 𝐴 = {0, 1, 2, 3, 4} 𝑒𝑡 𝐵 = {3, 4, 5, 6 }. Compléter par : ∈ ou ∉.

(0, 1) … … ..A x B ; (1, 3)… … … B x A ; (6, 0)… … .. B x A

(3,6) … … …. B x B ; (2, 3) … … .. A x B; (3,4) …….. B x A

Correction de l’exercice 1
(0; 1) ∉ 𝐴 × 𝐵 ; (1; 3) ∉ 𝐵 × 𝐴 ; (6; 0) ∈ 𝐵 × 𝐴 ;

(3; 6) ∈ 𝐵 × 𝐵 ; (2; 3) ∈ 𝐴 × 𝐵 ; (3; 4) ∈ 𝐵 × 𝐴

Exercice 2

Soit A et B, deux ensembles non-vides. On donne Card (A x B) = 12

Complète le tableau suivant :

Card (A) 1 6 3 6
Card ( B) 4 12

Correction de l’exercice 2

Card (A) 1 6 3 3 6 1
Card ( B) 12 2 4 4 2 12

Exercice 3

Soit E un ensemble à n éléments et p un nombre entier naturel non nul.

Réponds par vrai (V) ou par faux (F) à chacune des affirmations suivantes :

N° AFFIRMATION Réponses

1 Tout p-uplet d'éléments d’un ensemble E est un élément de 𝐸 𝑃


2 (0, 1, 2, 3, 4) est un quadruplet d’éléments de {0, 1, 2, 3, 4}

3 (0 ; 1 ; 2 ; 2 ; 0) est un élément de 𝐸 5 où E={0, 1, 2}

4 (0, 1, 0) est un couple d’éléments de {0, 1}

5 L’ordre des éléments d’un p-uplet n’est pas important

6 Un p-uplet peut contenir plusieurs fois le même élément.

Correction de l’exercice 3

N° AFFIRMATION Réponses

1 Tout p-uplet d'éléments d’un ensemble E est un élément de 𝐸 𝑃 Vrai

Faux
2 (0, 1, 2, 3, 4) est un quadruplet d’éléments de {0, 1, 2, 3, 4}

3 (0 ; 1 ; 2 ; 2 ; 0) est un élément de 𝐸 5 où E={0, 1, 2} Vrai

4 (0, 1, 0) est un couple d’éléments de {0, 1} Faux

Faux
5 L’ordre des éléments d’un p-uplet n’est pas important
Vrai
6 Un p-uplet peut contenir plusieurs fois le même élément.

Exercice 4

Le code secret d’un téléphone portable est composé de 4 chiffres tapés sur un
clavier numérique comportant les chiffres 0; 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7; 8 et 9.

Détermine le nombre de codes possibles.

Correction de l’exercice 4

Méthode 1
Les chiffres sont en ordre avec la possibilité de répétition d'un même chiffre.
Soit N le nombre cherché.
N est le nombre de quadruplets d'un ensemble à 10 éléments.
D'où, N = 104
= 10 000
Méthode 2

Pour le premier chiffre du code, on a 10 choix possibles;


Pour le 2ème chiffre du code, on a 10 choix possibles;
Pour le 3ème chiffre du code, on a 10 choix possibles;
Pour le 4ème chiffre du code, on a 10 choix possibles.
Soit N le nombre cherché.
N = 10 × 10 × 10 × 10
= 104
= 10 000

Exercice 5
Un parking comprend cinq (5) places disponibles. Trois automobilistes se présentent au
parking et doivent stationner au hasard l'un après l'autre. Chaque véhicule ne peut
occuper qu’une seule place.

Détermine le nombre de rangements possibles.

Correction de l’exercice 5

Méthode 1
Il s'agit de prendre 3 pistes parmi 5 sans prendre une même plus d'une fois.
D'où, un rangement des 3 véhicules est un arrangement de 3 parmi 5.
Soit N le nombre cherché.
N = 𝐴35
= 60

Méthode 2
Pour le premier véhicule, on a 5 choix possibles ;
Pour le 2ème véhicule, on a 4 choix possibles ;
Pour le 3ème véhicule, on a 3 choix possibles ;
Soit N le nombre cherché.
N=5×4×3
= 60

Exercice 6
Dans un jeu de 32 cartes, chaque joueur reçoit 8 cartes.

Détermine le nombre de ‘’main’’ que l’on peut obtenir à partir de 32 cartes.

Une ‘’main’’ est un sous ensemble de huit cartes prises permis 32.

Correction de l’exercice 6

Une ‘’main’’ est un sous ensemble de huit cartes prises permis 32, ici l’ordre n’est pas
important. On a donc affaire à un tirage simultané.
8
Le nombre de ‘’main’’ possible est donc une combinaison de 8 parmi 32 :𝐶32 =

Exercice 7

Une urne contient cinq (5) boules indiscernables au toucher et de couleurs différentes
(noire, blanche, verte, rouge, bleue). On tire simultanément trois boules.

Détermine le nombre de tirage possibles.

Correction de l’exercice 7

On tire simultanément trois boules parmi 5, alors c’est une combinaison de 3 dans 5 :

𝐶53 = 10

Exercice 8

On dispose d’un jeu de 32 cartes. On en prend simultanément 8, ce qui constitue une


« main ».

a) Combien y a-t-il de mains différentes ?

Dénombre les mains qui contiennent :

b) Exactement deux as.


c) Aucun as.
d) Au moins un as.
e) Au plus deux as.
f) Exactement deux cœurs et trois piques.
g) Exactement deux cœurs, trois piques et un trèfle.

Correction de l’exercice 8

Le modèle mathématique utilisé est la combinaison


a) Le nombre de mains est une combinaison de 8 cartes dans 32 soit
8
𝐶32 = 10.518.300 mains.
b) Il y a 4 as. Donc le nombre de mains contenant exactement deux as est :
6
𝐶42 × 𝐶28 = 6 × 26 × 23 × 14 × 9 × 5 = 2.260.440
8
c) Il n’y pas d’as, donc le tirage se fait dans 28 cartes soit 𝐶28 = 3.108.105 mains.
d) Le complémentaire, c’est aucun as, donc le nombre de mains est :
8 8
𝐶32 − 𝐶28 =10.518.300−3.108.105 = 7.410.195 mains
e) Soit zéro as, soit un as, soit deux as, donc le nombre de mains est
8 6
𝐶28 + 𝐶41 × 𝐶28
7
+ 𝐶42 × 𝐶28 = 3.108.105 + 4×1.184.040 + 6×376.740 =10.104.705

f) Il y a 8 cœurs et 8 piques, donc le nombre de mains est


𝐶82 × 𝐶83 × 𝐶16
3
= 28×168×280 = 1.317.120
g) Il y a 8 cœurs, 8 piques et 8 trèfles, donc le nombre de mains est
𝐶82 × 𝐶83 × 𝐶81 × 𝐶82 = 28×56×8×28 = 351232.
REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE
ET DE L’ALPHABETISATION

-----------------------------------

Union – Discipline – Travail

MON ECOLE A LA MAISON

SECONDAIRE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
1èreC
MATHEMATIQUES

Durée : 10 heures Code :


Compétence 1 Traiter des situations relatives aux calculs
algébriques et aux fonctions
Thème 1 Calculs algébriques

LEÇON 1 : ÉQUATIONS ET INÉQUATIONS DU SECOND


DEGRÉ DANS IR
A-SITUATION D’APPRENTISSAGE

Une élève en classe de première, décide de faire un jardin de tomates dans la grande cour
familiale. Pour l’encourager, son père lui offre 20 mètres de grillage pour la clôture qu’elle
décide d’utiliser entièrement. Elle décide de réaliser son jardin de forme rectangulaire comme
l’indique la figure ci-dessous, laissant sans clôture un de ses côtés dans le sens de la longueur.
Elle veut que l’aire du jardin soit de 48 m². Devant la difficulté à déterminer les dimensions
de ce jardin, elle explique sa préoccupation à ses camarades de classe. Ensemble, ils décident
de déterminer les dimensions du jardin.

B- CONTENU DE LA LECON

I- EQUATIONS ET INEQUATIONS DU SECOND DEGRE DANS IR

1- Discriminant d’un polynôme du second degré


a) Définition
On considère le polynôme du second degré 𝑃 tel que : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐, où 𝑎 ≠ 0.
On appelle discriminant du polynôme P le nombre réel noté ∆ défini par : ∆= 𝑏² − 4𝑎𝑐.

Exemple

Soit le polynôme du second degré P tel que : 𝑃(𝑥) = 3𝑥² + 2𝑥 − 4.

Dans ce cas on a : 𝑎 = 3; 𝑏 = 2 𝑒𝑡 𝑐 = −4

Son discriminant : ∆ = 2² − 4 × 3 × (−4) = 52

b) Propriété

On considère le polynôme du second degré 𝑃 tel que : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐, où 𝑎 ≠ 0,


et ∆ son discriminant.
• Si ∆> 0, 𝑃 admet deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 tels que :
–𝒃−√∆ −𝒃+√∆
𝑥1 = 𝟐𝒂 𝑒𝑡 𝑥2 = 𝟐𝒂
La forme factorisée de 𝑃(𝑥) est : 𝑃(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 ).
−𝑏
• Si ∆ = 0, 𝑃 admet un zéro double 𝑥0 = 2𝑎 .
Dans ce cas la forme factorisée de 𝑃(𝑥) est : 𝑃(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝑥0 )²
• Si ∆ < 0, 𝑃 n'admet pas de zéro et 𝑃 n’est pas factorisable.

Exercice de fixation
Calcule les zéros éventuels des polynômes P, Q et R ci-dessous, puis factorise si possible
chacun d’eux.

𝑃(𝑥) = −2𝑥² + 𝑥 − 3 , 𝑄(𝑥) = 𝑥² − 4𝑥 + 4 𝑒𝑡 𝑅(𝑥) = 2𝑥² + 3𝑥 − 5

Solution

• Pour le polynôme 𝑃 : ∆= −23 , ∆< 0 donc P n’admet pas de zéro.


𝑃 n’est pas factorisable.
• Pour le polynôme 𝑄 : ∆= 0, donc Q admet un zéro double 𝑥0 et on a :
4
𝑥0 = 2×1 = 2
Q est factorisable et on a : 𝑄(𝑥) = (𝑥 − 2)²
• Pour le polynôme 𝑅 : ∆= 49 , ∆> 0 donc R admet deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 et
on a :

–𝟑−√𝟒𝟗 5 −𝟑+√𝟒𝟗
𝑥1 = = − 2 𝑒𝑡 𝑥2 = =𝟏
𝟐×𝟐 𝟐×𝟐

5
R est factorisable et on a : 𝑅(𝑥) = 2 (𝑥 + 2) (𝑥 − 1)

2-- Equations du second Degré

a) Définition
On appelle équation du second degré, toute équation de la forme : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0,
où 𝑎, 𝑏, 𝑒𝑡 𝑐 sont des nombres réels et 𝑎 ≠ 0.

Exemple

L’équation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥² + 𝑥 + 4 = 0 est une équation du second degré.

b) Résolution d’une équation du second degré

➢ Résolution algébrique
Résoudre l’équation du second degré 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 revient à déterminer
les zéros éventuels du polynôme du second degré P tel que ∶ 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ l’équation suivante : −x² + x + 2 = 0 .

Solution :

 = 1² − 4  (−1)  2 = 9 Δ > 0 donc l’équation admet deux solutions distinctes.

−1+√9 −1+3 2 −1−√9 −1−3 −4


𝑥1 = = = −2 = −1 et 𝑥2 = = = −2 = 2 donc 𝑆ℝ = {−1; 2}.
2(−1) −2 2(−1) −2

Remarque
Si l’équation du second degré(𝐸) : 𝑥 ∈ ℝ , 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 est telle que 𝑎 et 𝑐 sont de
signes contraires, (le discriminant est positif dans ce cas), alors l’équation (E) admet deux
solutions distinctes.

➢ Résolution graphique

Pour résoudre graphiquement l’équation (E) : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0, on peut


utiliser le tableau récapitulatif suivant.

∆> 0 ∆=0 ∆< 0

x1 x2
O 0 X0
0 a> 0

x1 x2 X0
O O O

a< 0
(𝐸) admet deux solutions (𝐸) admet une solution
distinctes x1 et x2 unique x0 (𝐸) n’admet pas de
solutions

Exercice de fixation

Les courbes (𝐶𝑓 ), (𝐶𝑔 ) et (𝐶ℎ ) ci-dessous sont les représentations graphiques respectives des
fonctions polynômes du second degré 𝑓, 𝑔 et ℎ.

Résous graphiquement les équations suivantes :


y y
y
6
a) 𝑓(𝑥) = 0
1 b) 𝑔(𝑥) = 0 c) ℎ(𝑥) = 0 2
5
1
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 x 4
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5x
-1
3 -1
-2
2 -2

-3
-3
1
-4 -4

-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
-5 -5
-1
-6 -6
-2
-7
-7
-3

Résous graphiquement les équations du second degré suivantes :

a) 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 0 ; b) 𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = 0 ; c) 𝑥 ∈ ℝ , ℎ(𝑥) = 0.

Solution

a) La courbe (𝐶𝑓 ) coupe l’axe des abscisses au point d’abscisse 3. Par suite l’ensemble des
solutions de l’équation : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 0 est : 𝑆 = {3}.
b) La courbe (𝐶𝑔 ) ne coupe pas l’axe des abscisses. Par suite l’ensemble des solutions de
l’équation 𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = 0 est : 𝑆 = ∅.

c) La courbe (𝐶ℎ ) coupe l’axe des abscisses aux points d’abscisses −1 𝑒𝑡 2. Par suite
l’ensemble des solutions de l’équation : 𝑥 ∈ ℝ, ℎ(𝑥) = 0 est : 𝑆 = {−1; 2}.

c) Somme et produit des solutions d'une équation du second degré

Propriété 1
Si l’équation du second degré 𝑥 ∈ ℝ, 𝒂𝒙² + 𝒃𝒙 + 𝒄 = 𝟎 possède deux solutions 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 ,
𝒃 𝒄
(distinctes ou non) alors : 𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 = − 𝒂 et 𝒙𝟏 𝒙𝟐 = 𝒂.
Exercice de fixation

L’équation (𝐸): 𝑥 ∈ ℝ, 𝑥² + 5𝑥 + 4 = 0 admet deux solutions dont l’une est −1.

Détermine l’autre solution de (E).

Solution

Soit 𝑥1 = −1 et 𝑥2 l’autre solution de (E).


𝑏
• On a : 𝑥1 + 𝑥2 = − 𝑎
5
−1 + 𝑥2 = − 1 ; donc : 𝑥2 = −5 + 1 = −4

𝑐
• On peut aussi utiliser la formule suivante : 𝑥1 𝑥2 =
𝑎
4
−1 × 𝑥2 = 1 ; donc : 𝑥2 = −4.
Propriété 2

Soit S et P deux nombres réels.


Si 𝑆 2 − 4𝑃 ≥ 0, alors il existe deux nombres réels dont la somme est S et le produit est P.
Ces deux nombres sont les solutions de l’équation : 𝑥 2 − 𝑆𝑥 + 𝑃 = 0.

Point méthode

Pour déterminer deux nombres réels dont on connaît la somme 𝑆et le produit 𝑃, on peut
procéder de la manière suivante :

- on vérifie que : 𝑺² − 𝟒𝑷 ≥ 𝟎 ;
- on résout l’équation 𝒙² − 𝑺𝒙 + 𝑷 = 𝟎 ;
- les nombres réels recherchés sont les solutions de l’équation précédente.

Exercice de fixation
Détermine deux nombres réels s’ils existent dont leur somme est −3 et leur produit est −4

Solution

Soit 𝑆 = −3 𝑒𝑡 𝑃 = −4
On a : 𝑆 2 − 4𝑃 = 9 + 16 = 25 ; 𝑆 2 − 4𝑃 ≥ 0.

Ces deux nombres existent et sont solutions de l’équation x² + 3x − 4 = 0

−3 + 5 −3 − 5
 = 25 , donc : x1 = = 1 ; x2 = = −4
2 2

Ces deux nombres sont : 1 𝑒𝑡 − 4.

3- Inéquations du second degré

a) Signe d'un polynôme du second degré

Propriété

Soit 𝑃 le polynôme du second degré définie par : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 où


𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 sont des nombres réels et 𝑎 ≠ 0 et ∆ son discriminant.

• Si ∆ > 0, le polynôme 𝑃 a deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 . (on suppose que


𝑥1 < 𝑥2 )
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 𝑥1 𝑥2 +∞

𝑃(𝑥) 0 0 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎
𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 – 𝑎

• Si ∆ = 0, alors le polynôme P admet un zéro double 𝑥0 ; on obtient le tableau :

𝑥 −∞ 𝑥0 +∞

𝑃(𝑥) 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎 0 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎

• Si ∆< 0, le polynôme n’admet pas de zéro ; on obtient le tableau suivant :

𝑥 − +
𝑃(𝑥) 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎

Exercice de fixation

Etudie le signe de chacun des polynômes suivants, connaissant leurs zéros éventuels :

1) 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 8𝑥 + 6, les zéros de P sont 1 et 3 ;


2) 𝑄(𝑥) = −2𝑥 2 − 8𝑥 − 11, Q n’a pas de zéro ;
3) 𝑅(𝑥) = −𝑥 2 + 10𝑥 − 25, le zéro de R est 5.
Solution

1) 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 8𝑥 + 6, les zéros P sont 1 et 3, le discriminant ∆ de P est positif (∆>


0).
Le coefficient de 𝑥 2 est 𝑎 = 2 , 𝑎 > 0. On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 1 3 +∞

𝑃(𝑥) −
+ 0 0 +

• Pour 𝑥 ∈ ]−∞, 1[ ∪ ]3, +∞[, 𝑃(𝑥) > 0,


• Pour 𝑥 ∈ ]1; 3[, 𝑃(𝑥) < 0
• Pour 𝑥 ∈ {1; 3}, 𝑃(𝑥) = 0.

2) 𝑄(𝑥) = −2𝑥 2 − 8𝑥 − 11, Q n’a pas de zéro ; ∆< 0 .

Le coefficient 𝑎 de 𝑥 2 est 𝑎 = −2 et 𝑎 < 0.


On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ +∞

𝑄(𝑥) −

Pour tout 𝑥 ∈ ℝ, 𝑄(𝑥) < 0

3) 𝑅(𝑥) = −𝑥 2 + 10𝑥 − 25, le zéro de R est 5. ∆= 0


Le coefficient 𝑎 de 𝑥 2 est 𝑎 = −1 et 𝑎 < 0.
On obtient donc le tableau de signe suivant :

𝑥 −∞ 5 +∞

𝑅(𝑥) − 0 −
• Pour 𝑥 ∈ ]−∞, 5[ ∪ ]5, +∞[, 𝑅(𝑥) < 0,
• Pour𝑥 ∈ {5}, 𝑅(𝑥) = 0.

b) Définition d’une inéquation du second degré


Soit P un polynôme du second degré défini par 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎, 𝑏, 𝑒𝑡 𝑐
sont des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0 .

Toute inéquation de l’un des types ci-dessous est appelée inéquation du second degré.

𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) > 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) ≥ 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) < 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) ≤ 0.

Exemple

L’inéquation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥² + 5𝑥 − 2 > 0 est une inéquation du second degré.

c) Résolution d’une inéquation du second degré

Résoudre dans ℝ une inéquation de l’un des types ci-dessus revient à étudier le signe du
polynôme𝑃(𝑥), puis trouver l’intervalle ou les intervalles correspondants à l’ensemble des
solutions de l’inéquation.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, les inequations suivantes :

1) 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3 < 0 ; 2) −𝑥 2 − 4𝑥 − 4 ≥ 0 ; 3) 𝑥 2 + 𝑥 + 2 > 0

Solution

1) Résolution de l’inéquation 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3 < 0


On considère le polynôme P tel que : 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3.
On calcule le discriminant du polynôme P.
∆= (−5)2 − 4 × 2 × 3 = 25 − 24 = 1
5−1 5+1 3
Le polynôme P admet deux zéros : 𝑥1 = 4 = 1 et 𝑥2 = 4 = 2
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 1 3 +∞
2
𝑃(𝑥) + 0 − 0 +

3
Pour 𝑥 ∈ ]1; 2[, 𝑃(𝑥) < 0
3
𝑆ℝ = ]1; [
2

2) Résolution de l’inéquation −𝑥 2 − 4𝑥 − 4 ≥ 0 ;

On considère le polynôme Q tel que : 𝑄(𝑥) = −𝑥 2 − 4𝑥 − 4.


On calcule le discriminant du polynôme Q.
∆= (−4)2 − 4 × (−1) × (−4) = 16 − 16 = 0
4
Le polynôme Q admet un zéro double : 𝑥0 = −2 = −2
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ −2 +∞
𝑄(𝑥) − 0 −

Pour 𝑥 ∈ {−2}, 𝑄(𝑥) ≥ 0

𝑆ℝ = {−2}

3) Résolution de l’inéquation 𝑥 2 + 𝑥 + 2 > 0 ;

On considère le polynôme R tel que : 𝑅(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 + 2.


On calcule le discriminant du polynôme R.
∆= (1)2 − 4 × 1 × 2 = 1 − 8 = −7
Le polynôme R n’admet pas de zéro .
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ +∞
𝑅(𝑥) +

Pour 𝑥 ∈ ℝ, 𝑅(𝑥) > 0

𝑆ℝ = ℝ

II. EQUATIONS ET INEQUATIONS SE RAMENANT AU SECOND DEGRE DANS ℝ

1-Equations bicarrées

a) Définition

On appelle équation bicarrée une équation du type : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥 4 + 𝑏𝑥 2 + 𝑐 = 0, où 𝑎, b et c


sont des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0.
Exemple

L’équation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥 4 + 5𝑥² − 2 = 0 est une équation bicarrée.

b) Résolution d’une équation bicarrée

Point méthode

Pour résoudre une équation du type : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥 4 + 𝑏𝑥 2 + 𝑐 = 0 (𝑎 ≠ 0). On peut procéder


de la façon suivante :

-on pose : 𝑋 = 𝑥 2 ;

- on résout l’équation du second degré : 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 = 0 ;

- on résout, s’il y a lieu, les équations d’inconnue 𝑥 du type 𝑥 2 = 𝑋.

(𝑋 étant solution de l’équation 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 = 0 )

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’équation suivante : 2x − 3x + 1 = 0


4 2

Solution :

Posons : X = x² . L’équation devient : 2X − 3X + 1 = 0 .


2

On a :  = (−3)² − 4  2 1 = 9 − 8 = 1 , les solutions de l’équation 2𝑋² − 3𝑋 + 1 = 0 sont :

3 −1 3 +1
X1 = = 1; X 2 = =2
2 2

On obtient : 𝑥² = 1 𝑜𝑢 𝑥² = 2 ⟺ 𝑥 = −1 𝑜𝑢 𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 = √2 𝑜𝑢 𝑥 = −√2


SIR = 1 ; − 1 ; 2 ; − 2 
2. Equations et inéquations irrationnelles

a) Résolution d’une équation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) = 𝑸(𝒙)

Point méthode

Pour résoudre une équation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑃(𝑥) = 𝑄(𝑥) on peut

Utiliser l’équivalence suivante :

𝑄(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) = 𝑄(𝑥) ⟺ {
𝑃(𝑥) = (𝑄(𝑥))²
L'ensemble des solutions de l'équation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’équation √𝑥² − 1 = 𝑥 + 2.

Solution

√𝑥² − 1 = 𝑥 + 2 ⟺ { 𝑥 + 2 ≥ 0
𝑥² − 1 = (𝑥 + 2)2

𝑥 ∈ [−2; +∞[
⟺{
𝑥² − 1 = 𝑥² + 4𝑥 + 4
𝑥 ∈ [−2; +∞[
⟺{ 5
𝑥 = −4

5
⟺ 𝑥 ∈ [−2; +∞[ ∩ {− 4}.

5
⟺ 𝑥 ∈ {− 4}.

5
𝑆ℝ = {− 4}.

b) Résolution d’une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) < 𝑄(𝑥).

Point méthode

Pour résoudre une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) < 𝑄(𝑥) on peut utiliser
l’équivalence suivante :

𝑃(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) < 𝑄(𝑥) ⟺ { 𝑄(𝑥) ≥ 0
𝑃(𝑥) < (𝑄(𝑥))²

L'ensemble des solutions de l'inéquation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ l’inéquation x² + 5x + 3  2 x + 1

Solution
√𝑥 2 + 5𝑥 + 3 < 2𝑥 + 1
−5 − √13 −5 + √13
𝑥 ∈ ]−∞; ]∪[ ; +∞[
2 2
𝑥 2 + 5𝑥 + 3 ≥ 0
⇔{ 2𝑥 + 1 ≥ 0 ⇔ 1
𝑥 ∈ [− ; +∞[
𝑥 2 + 5𝑥 + 3 < (2𝑥 + 1)2 2
2
𝑥 ∈ ]−∞; − [ ∪ ]1; +∞[
{ 3
1
𝑥 ∈ [− ; +∞[
⇔{ 2 ⇔ 𝑥 ∈ ]1; +∞[
2
𝑥 ∈ ]−∞; − [ ∪ ]1; +∞[
3

Donc 𝑆ℝ = ]1; +∞[

c) Résolution d’une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) ≥ 𝑸(𝒙)

Point méthode

Pour résoudre une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) ≥ 𝑄(𝑥) on peut utiliser
l’équivalence suivante :

𝑄(𝑥) ≥ 0 𝑃(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) ≥ 𝑄(𝑥) ⟺ ( { 2 ou { )
𝑃(𝑥) ≥ (𝑄(𝑥)) 𝑄(𝑥) ≤ 0

L'ensemble des solutions de l'inéquation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’inéquation : √2 − 𝑥 ≥ 𝑥 + 4

Solution

𝑥+4≥0 2−𝑥 ≥ 0
√2 − 𝑥 ≥ 𝑥 + 4 ⇔ ({2 − 𝑥 ≥ (𝑥 + 4)2 ou { )
𝑥+4 ≤0

𝑥 ∈ [−4; +∞[ 𝑥 ∈] − ∞; 2]
⇔({ ou { )
𝑥 ∈ [−7; −2] 𝑥 ∈] − ∞; −4]

⟺ (𝑥 ∈ [−4; −2] ou 𝑥 ∈] − ∞; 2] ∩] − ∞; −4] )

⟺ 𝑥 ∈ [−4; −2] ∪] − ∞; −4]

L’ensemble des solutions est : ] − ∞; −2].


C. SITUATION COMPLEXE

Lors d’une visite d’entreprise, les élèves d’une classe de 1ère scientifique ont été informés que
dans cette entreprise, le coût de production de q objets et les frais d’entretien sont donnés en
milliers de francs CFA par la formule c(q) = 0,1q2 + 10 q + 1500 et que chaque objet est
vendu à 87.000 F. Un agent de cette entreprise affirme que pour maintenir le bénéfice
supérieur ou égal à 12.832.500 F, le nombre d’objets q à produire doit être compris entre 310
et 460.
En utilisant leurs acquis mathématiques, les élèves doivent vérifier si l’agent a raison ou pas.
A l’aide d’une production argumentée, dis si l’agent a raison.

Corrigé
Pour résoudre ce problème nous allons utiliser la leçon équations et inéquations dans ℝ pour
cela nous allons :

- le bénéfice en fonction du nombre d’objets fabriqué

- déterminer le nombre d’objet pour que le bénéfice soit supérieur ou égal à 12.832.500 F

- puis conclure

Le bénéfice est : 87.000q − c(q) en milliers de FCFA

On résout donc l’inéquation : 87.000q − (0,1q² − 10q + 1500) 1000  12.832.500

 − 0,1q² + 77q − 14332,5  0


 q² − 770q + 143325  0
770 + 140 770 − 140
 = (−770)² − 4 143325 = 1402 et q1 = = 455 et q 2 = = 315
2 2

L’inéquation devient : (q − 315)(q − 455)  0 d 'où q  [315 ; 455]

Pour que le bénéfice soit supérieur à 12.832.500 FCFA il faut que le nombre d’objets q soit
compris entre 315 et 455 or [315; 455] ⊂ [310; 460].

Donc l’agent de l’entreprise a raison

D-EXERCICES

EXERCICES DE FIXATION

Exercice 1

Écris le numéro et la lettre correspondant à la bonne réponse

N° Polynôme du 2nd degré Discriminant


a b c
1. 2x² − 3x +1 15 1 -15
2. x² + x − 2 -7 3 9
3. 4x² − 5x + 3 3 13 -23
4. 15x² − 27x +10 129 49 9
5. x² − 2x + 1 0 -1 5
Corrigé

1- b 2-c 3-c 4- a 5-a

Exercices 2 : Complète le tableau suivant :

Polynôme Valeur du Nombres de


discriminant racines du
P(x) polynôme

x2 – 3x + 2 𝚫= …………….
…………

x2 – x + 1 𝚫= …………….
…………

-5x2 +10x – 5 𝚫= …………….


…………

x2 – 4x + 4 𝚫= …………….
…………

3x2 - 4x + 2 𝚫= …………….
…………

2x2 - x - 3 𝚫= …………….
…………

corrigé

Polynôme Valeur du Nombres de


discriminant zéros du
P(x) polynôme

x2 – 3x + 2 𝚫= ……2……….
…1………

x2 – x + 1 𝚫= ……0……….
……−3……

-5x2 +10x – 5 𝚫= ……1……….


…0………

x2 – 4x + 4 𝚫= ……1……….
……0……

3x2 - 4x + 2 𝚫= ……0……….
…−8………

2x2 - x - 3 𝚫= ……2……….
…25………

Exercice 3

Par la méthode du discriminant, résous dans ℝ chacune des équations suivantes :

1) − 2𝑥 2 + 5𝑥 + 3 = 0 2) 9𝑥² + 4𝑥 + 5 = 0
= 3) √2𝑥² + (1 − √2)𝑥 − 1 = 0

Corrigé
−1
1) Δ =49 𝑆ℝ = { 2 ; 3}

−1 1
2) Δ = -164 𝑆ℝ = 𝜙 3) Δ =3+2√2 = (1 + √2 )² 𝑆ℝ = { ; 2}
√2

. Exercices de renforcement

Exercice 4

Dans chacun des cas suivants, détermine deux nombres réels s'ils existent, dont on connait la
somme S et le produit P.

1) 𝑆 = 28 ; 𝑃 = 195

2) 𝑆 = 2√5 ; 𝑃 = 3

Corrigé

1) S²-4P=4≥ 0 donc il existe deux nombres 𝑥1 = 12 et 𝑥2 = 16 solution de l’équation 𝑥² −


𝑆𝑥 + 𝑃 = 0

2) S²-4P=8≥ 0 donc il existe deux nombres 𝑥1 = √5 -√2 et 𝑥2 = √5 +√2 solution de


l’équation 𝑥² − 𝑆𝑥 + 𝑃 = 0
Exercice 5

Détermine deux entiers consécutifs dont la somme des carrés est 41.

Corrigé

Soit n un entier relatif on a n²+(n+1)²=41 on obtient n= -5 et n=4 donc on aura :

-5 et -4 OU 4 et 5

Exercice 6

Résous dans R les inéquations suivantes :

(I1): x2 – 2x + 3 > 0

(I2): -3x2 + 2x + 5  0

Corrigé

• Résolvons (I1): soit p(x)= x2 – 2x + 3 étudions le signe de p


Δ =−8 donc pour tout x ∈IR P(x) >0 donc Donc 𝑆ℝ = 𝐼𝑅

• Résolvons (I2): soit Q(x)= x2 – 2x + 3 étudions le signe de Q


5
Δ =64 donc 𝑥1 = 3 et 𝑥2 = − 1

𝑥 −∞ - 1 5 +∞
3
𝑄(𝑥) 0 0 +
+ −

5
Donc 𝑆ℝ = [−1, 3]

Exercice 7

Résous dans IR l’ équation suivante :𝑥 2 + 1 = √5 − 𝑥²

Corrigé

𝑥 2 + 1 = √5 − 𝑥² ⟺ (x²+1)²=5-x² car x²+5≥ 0

⟺ 𝑥 4 + 3𝑥 2 − 4 = 0 posons X=𝑥² l’équation devient :

X²+3X-4=0 ;∆= 25; 𝑋1 = −4 ; 𝑋2 = 1 on a

𝑥² = 1 ⟺ 𝑥 = 1 𝑒𝑡 𝑥 = −1
𝑆ℝ = {−1,1}

Exercices d’approfondissement

Exercice 8

Détermine les nombres 𝑥 et 𝑦 tels que :

𝑥+𝑦 =2
{
𝑥² + 𝑦² = 34

Corrigé

𝑥 + 𝑦 = 2 (1)
{
𝑥² + 𝑦² = 34 (2)

En élevant l’équation( 1) au carré on obtient :


𝑥² + 2𝑥𝑦 + 𝑦² = 4
{
𝑥² + 𝑦² = 34

En faisant la différence membre à membre on obtient :

xy= -15 on a

𝑥 + 𝑦 = 2 (𝑠)
{
𝑥𝑦 = −15 (𝑝)

𝑥 et y sont solutions de x²-2x-15=0

∆= 64 et donc 𝑋1 = 5 et 𝑋2 = −3 On a 𝑥 = 5 𝑜𝑢 𝑦 = −3 ou a 𝑥 = −5 𝑜𝑢 𝑦 = 3

Exercice 9

a) Vérifie que : A = 3 + 2 et B = - 3 + 2 sont inverses l’un de l’autre.

b) Vérifie que A + B = 4

c) Déduis-en (sans calcul mais en justifiant) les solutions de l’équation (E) : x² = 4x – 1

corrigé

a) A×B=( 3 + 2)( - 3 + 2)= -3+4= 1 alors A et B sont inverses l’un de l’autre


b) A+B= 3 + 2 - 3 + 2= 4
c) A+B=4 et A×B=1 donc A et B sont solutions de l’équation x²-4x+1=0
Exercice 10
L’aire d’un jardin rectangulaire est égale à 360 m2 .

Si on augmente sa longueur L de 6m et sa largeur I de 6m, alors l’aire est alors égale à 630m2.

Détermine les dimensions de ce jardin.

Corrigé

L× ℓ = 360 et (L+6)(ℓ + 6) = 630 ⟺ L× ℓ+6(L+ℓ)+ 36=630

On a L+ℓ= 39 Soit S=39 et P= 360 donc L 𝑒𝑡 ℓ sont solutions de l’équation x²-39x+360=0

∆= 81 et L= 24 𝑒𝑡 ℓ = 14
REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE
ET DE L’ALPHABETISATION

-----------------------------------

Union – Discipline – Travail

MON ECOLE A LA MAISON

SECONDAIRE
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
1èreC
MATHEMATIQUES

Durée : 10 heures Code :


Compétence 1 Traiter des situations relatives aux calculs
algébriques et aux fonctions
Thème 1 Calculs algébriques

LEÇON 1 : ÉQUATIONS ET INÉQUATIONS DU SECOND


DEGRÉ DANS IR
A-SITUATION D’APPRENTISSAGE

Une élève en classe de première, décide de faire un jardin de tomates dans la grande cour
familiale. Pour l’encourager, son père lui offre 20 mètres de grillage pour la clôture qu’elle
décide d’utiliser entièrement. Elle décide de réaliser son jardin de forme rectangulaire comme
l’indique la figure ci-dessous, laissant sans clôture un de ses côtés dans le sens de la longueur.
Elle veut que l’aire du jardin soit de 48 m². Devant la difficulté à déterminer les dimensions
de ce jardin, elle explique sa préoccupation à ses camarades de classe. Ensemble, ils décident
de déterminer les dimensions du jardin.

B- CONTENU DE LA LECON

I- EQUATIONS ET INEQUATIONS DU SECOND DEGRE DANS IR

1- Discriminant d’un polynôme du second degré


a) Définition
On considère le polynôme du second degré 𝑃 tel que : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐, où 𝑎 ≠ 0.
On appelle discriminant du polynôme P le nombre réel noté ∆ défini par : ∆= 𝑏² − 4𝑎𝑐.

Exemple

Soit le polynôme du second degré P tel que : 𝑃(𝑥) = 3𝑥² + 2𝑥 − 4.

Dans ce cas on a : 𝑎 = 3; 𝑏 = 2 𝑒𝑡 𝑐 = −4

Son discriminant : ∆ = 2² − 4 × 3 × (−4) = 52

b) Propriété

On considère le polynôme du second degré 𝑃 tel que : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐, où 𝑎 ≠ 0,


et ∆ son discriminant.
• Si ∆> 0, 𝑃 admet deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 tels que :
–𝒃−√∆ −𝒃+√∆
𝑥1 = 𝟐𝒂 𝑒𝑡 𝑥2 = 𝟐𝒂
La forme factorisée de 𝑃(𝑥) est : 𝑃(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 ).
−𝑏
• Si ∆ = 0, 𝑃 admet un zéro double 𝑥0 = 2𝑎 .
Dans ce cas la forme factorisée de 𝑃(𝑥) est : 𝑃(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝑥0 )²
• Si ∆ < 0, 𝑃 n'admet pas de zéro et 𝑃 n’est pas factorisable.

Exercice de fixation
Calcule les zéros éventuels des polynômes P, Q et R ci-dessous, puis factorise si possible
chacun d’eux.

𝑃(𝑥) = −2𝑥² + 𝑥 − 3 , 𝑄(𝑥) = 𝑥² − 4𝑥 + 4 𝑒𝑡 𝑅(𝑥) = 2𝑥² + 3𝑥 − 5

Solution

• Pour le polynôme 𝑃 : ∆= −23 , ∆< 0 donc P n’admet pas de zéro.


𝑃 n’est pas factorisable.
• Pour le polynôme 𝑄 : ∆= 0, donc Q admet un zéro double 𝑥0 et on a :
4
𝑥0 = 2×1 = 2
Q est factorisable et on a : 𝑄(𝑥) = (𝑥 − 2)²
• Pour le polynôme 𝑅 : ∆= 49 , ∆> 0 donc R admet deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 et
on a :

–𝟑−√𝟒𝟗 5 −𝟑+√𝟒𝟗
𝑥1 = = − 2 𝑒𝑡 𝑥2 = =𝟏
𝟐×𝟐 𝟐×𝟐

5
R est factorisable et on a : 𝑅(𝑥) = 2 (𝑥 + 2) (𝑥 − 1)

2-- Equations du second Degré

a) Définition
On appelle équation du second degré, toute équation de la forme : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0,
où 𝑎, 𝑏, 𝑒𝑡 𝑐 sont des nombres réels et 𝑎 ≠ 0.

Exemple

L’équation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥² + 𝑥 + 4 = 0 est une équation du second degré.

b) Résolution d’une équation du second degré

➢ Résolution algébrique
Résoudre l’équation du second degré 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 revient à déterminer
les zéros éventuels du polynôme du second degré P tel que ∶ 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ l’équation suivante : −x² + x + 2 = 0 .

Solution :

 = 1² − 4  (−1)  2 = 9 Δ > 0 donc l’équation admet deux solutions distinctes.

−1+√9 −1+3 2 −1−√9 −1−3 −4


𝑥1 = = = −2 = −1 et 𝑥2 = = = −2 = 2 donc 𝑆ℝ = {−1; 2}.
2(−1) −2 2(−1) −2

Remarque
Si l’équation du second degré(𝐸) : 𝑥 ∈ ℝ , 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 est telle que 𝑎 et 𝑐 sont de
signes contraires, (le discriminant est positif dans ce cas), alors l’équation (E) admet deux
solutions distinctes.

➢ Résolution graphique

Pour résoudre graphiquement l’équation (E) : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0, on peut


utiliser le tableau récapitulatif suivant.

∆> 0 ∆=0 ∆< 0

x1 x2
O 0 X0
0 a> 0

x1 x2 X0
O O O

a< 0
(𝐸) admet deux solutions (𝐸) admet une solution
distinctes x1 et x2 unique x0 (𝐸) n’admet pas de
solutions

Exercice de fixation

Les courbes (𝐶𝑓 ), (𝐶𝑔 ) et (𝐶ℎ ) ci-dessous sont les représentations graphiques respectives des
fonctions polynômes du second degré 𝑓, 𝑔 et ℎ.

Résous graphiquement les équations suivantes :


y y
y
6
a) 𝑓(𝑥) = 0
1 b) 𝑔(𝑥) = 0 c) ℎ(𝑥) = 0 2
5
1
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 x 4
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5x
-1
3 -1
-2
2 -2

-3
-3
1
-4 -4

-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
-5 -5
-1
-6 -6
-2
-7
-7
-3

Résous graphiquement les équations du second degré suivantes :

a) 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 0 ; b) 𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = 0 ; c) 𝑥 ∈ ℝ , ℎ(𝑥) = 0.

Solution

a) La courbe (𝐶𝑓 ) coupe l’axe des abscisses au point d’abscisse 3. Par suite l’ensemble des
solutions de l’équation : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 0 est : 𝑆 = {3}.
b) La courbe (𝐶𝑔 ) ne coupe pas l’axe des abscisses. Par suite l’ensemble des solutions de
l’équation 𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = 0 est : 𝑆 = ∅.

c) La courbe (𝐶ℎ ) coupe l’axe des abscisses aux points d’abscisses −1 𝑒𝑡 2. Par suite
l’ensemble des solutions de l’équation : 𝑥 ∈ ℝ, ℎ(𝑥) = 0 est : 𝑆 = {−1; 2}.

c) Somme et produit des solutions d'une équation du second degré

Propriété 1
Si l’équation du second degré 𝑥 ∈ ℝ, 𝒂𝒙² + 𝒃𝒙 + 𝒄 = 𝟎 possède deux solutions 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 ,
𝒃 𝒄
(distinctes ou non) alors : 𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 = − 𝒂 et 𝒙𝟏 𝒙𝟐 = 𝒂.
Exercice de fixation

L’équation (𝐸): 𝑥 ∈ ℝ, 𝑥² + 5𝑥 + 4 = 0 admet deux solutions dont l’une est −1.

Détermine l’autre solution de (E).

Solution

Soit 𝑥1 = −1 et 𝑥2 l’autre solution de (E).


𝑏
• On a : 𝑥1 + 𝑥2 = − 𝑎
5
−1 + 𝑥2 = − 1 ; donc : 𝑥2 = −5 + 1 = −4

𝑐
• On peut aussi utiliser la formule suivante : 𝑥1 𝑥2 =
𝑎
4
−1 × 𝑥2 = 1 ; donc : 𝑥2 = −4.
Propriété 2

Soit S et P deux nombres réels.


Si 𝑆 2 − 4𝑃 ≥ 0, alors il existe deux nombres réels dont la somme est S et le produit est P.
Ces deux nombres sont les solutions de l’équation : 𝑥 2 − 𝑆𝑥 + 𝑃 = 0.

Point méthode

Pour déterminer deux nombres réels dont on connaît la somme 𝑆et le produit 𝑃, on peut
procéder de la manière suivante :

- on vérifie que : 𝑺² − 𝟒𝑷 ≥ 𝟎 ;
- on résout l’équation 𝒙² − 𝑺𝒙 + 𝑷 = 𝟎 ;
- les nombres réels recherchés sont les solutions de l’équation précédente.

Exercice de fixation
Détermine deux nombres réels s’ils existent dont leur somme est −3 et leur produit est −4

Solution

Soit 𝑆 = −3 𝑒𝑡 𝑃 = −4
On a : 𝑆 2 − 4𝑃 = 9 + 16 = 25 ; 𝑆 2 − 4𝑃 ≥ 0.

Ces deux nombres existent et sont solutions de l’équation x² + 3x − 4 = 0

−3 + 5 −3 − 5
 = 25 , donc : x1 = = 1 ; x2 = = −4
2 2

Ces deux nombres sont : 1 𝑒𝑡 − 4.

3- Inéquations du second degré

a) Signe d'un polynôme du second degré

Propriété

Soit 𝑃 le polynôme du second degré définie par : 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 où


𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 sont des nombres réels et 𝑎 ≠ 0 et ∆ son discriminant.

• Si ∆ > 0, le polynôme 𝑃 a deux zéros distincts 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 . (on suppose que


𝑥1 < 𝑥2 )
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 𝑥1 𝑥2 +∞

𝑃(𝑥) 0 0 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎
𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 – 𝑎

• Si ∆ = 0, alors le polynôme P admet un zéro double 𝑥0 ; on obtient le tableau :

𝑥 −∞ 𝑥0 +∞

𝑃(𝑥) 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎 0 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎

• Si ∆< 0, le polynôme n’admet pas de zéro ; on obtient le tableau suivant :

𝑥 − +
𝑃(𝑥) 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎

Exercice de fixation

Etudie le signe de chacun des polynômes suivants, connaissant leurs zéros éventuels :

1) 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 8𝑥 + 6, les zéros de P sont 1 et 3 ;


2) 𝑄(𝑥) = −2𝑥 2 − 8𝑥 − 11, Q n’a pas de zéro ;
3) 𝑅(𝑥) = −𝑥 2 + 10𝑥 − 25, le zéro de R est 5.
Solution

1) 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 8𝑥 + 6, les zéros P sont 1 et 3, le discriminant ∆ de P est positif (∆>


0).
Le coefficient de 𝑥 2 est 𝑎 = 2 , 𝑎 > 0. On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 1 3 +∞

𝑃(𝑥) −
+ 0 0 +

• Pour 𝑥 ∈ ]−∞, 1[ ∪ ]3, +∞[, 𝑃(𝑥) > 0,


• Pour 𝑥 ∈ ]1; 3[, 𝑃(𝑥) < 0
• Pour 𝑥 ∈ {1; 3}, 𝑃(𝑥) = 0.

2) 𝑄(𝑥) = −2𝑥 2 − 8𝑥 − 11, Q n’a pas de zéro ; ∆< 0 .

Le coefficient 𝑎 de 𝑥 2 est 𝑎 = −2 et 𝑎 < 0.


On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ +∞

𝑄(𝑥) −

Pour tout 𝑥 ∈ ℝ, 𝑄(𝑥) < 0

3) 𝑅(𝑥) = −𝑥 2 + 10𝑥 − 25, le zéro de R est 5. ∆= 0


Le coefficient 𝑎 de 𝑥 2 est 𝑎 = −1 et 𝑎 < 0.
On obtient donc le tableau de signe suivant :

𝑥 −∞ 5 +∞

𝑅(𝑥) − 0 −
• Pour 𝑥 ∈ ]−∞, 5[ ∪ ]5, +∞[, 𝑅(𝑥) < 0,
• Pour𝑥 ∈ {5}, 𝑅(𝑥) = 0.

b) Définition d’une inéquation du second degré


Soit P un polynôme du second degré défini par 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥² + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎, 𝑏, 𝑒𝑡 𝑐
sont des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0 .

Toute inéquation de l’un des types ci-dessous est appelée inéquation du second degré.

𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) > 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) ≥ 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) < 0 ; 𝑥 ∈ ℝ, 𝑃(𝑥) ≤ 0.

Exemple

L’inéquation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥² + 5𝑥 − 2 > 0 est une inéquation du second degré.

c) Résolution d’une inéquation du second degré

Résoudre dans ℝ une inéquation de l’un des types ci-dessus revient à étudier le signe du
polynôme𝑃(𝑥), puis trouver l’intervalle ou les intervalles correspondants à l’ensemble des
solutions de l’inéquation.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, les inequations suivantes :

1) 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3 < 0 ; 2) −𝑥 2 − 4𝑥 − 4 ≥ 0 ; 3) 𝑥 2 + 𝑥 + 2 > 0

Solution

1) Résolution de l’inéquation 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3 < 0


On considère le polynôme P tel que : 𝑃(𝑥) = 2𝑥 2 − 5𝑥 + 3.
On calcule le discriminant du polynôme P.
∆= (−5)2 − 4 × 2 × 3 = 25 − 24 = 1
5−1 5+1 3
Le polynôme P admet deux zéros : 𝑥1 = 4 = 1 et 𝑥2 = 4 = 2
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ 1 3 +∞
2
𝑃(𝑥) + 0 − 0 +

3
Pour 𝑥 ∈ ]1; 2[, 𝑃(𝑥) < 0
3
𝑆ℝ = ]1; [
2

2) Résolution de l’inéquation −𝑥 2 − 4𝑥 − 4 ≥ 0 ;

On considère le polynôme Q tel que : 𝑄(𝑥) = −𝑥 2 − 4𝑥 − 4.


On calcule le discriminant du polynôme Q.
∆= (−4)2 − 4 × (−1) × (−4) = 16 − 16 = 0
4
Le polynôme Q admet un zéro double : 𝑥0 = −2 = −2
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ −2 +∞
𝑄(𝑥) − 0 −

Pour 𝑥 ∈ {−2}, 𝑄(𝑥) ≥ 0

𝑆ℝ = {−2}

3) Résolution de l’inéquation 𝑥 2 + 𝑥 + 2 > 0 ;

On considère le polynôme R tel que : 𝑅(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 + 2.


On calcule le discriminant du polynôme R.
∆= (1)2 − 4 × 1 × 2 = 1 − 8 = −7
Le polynôme R n’admet pas de zéro .
On obtient le tableau de signes suivant :

𝑥 −∞ +∞
𝑅(𝑥) +

Pour 𝑥 ∈ ℝ, 𝑅(𝑥) > 0

𝑆ℝ = ℝ

II. EQUATIONS ET INEQUATIONS SE RAMENANT AU SECOND DEGRE DANS ℝ

1-Equations bicarrées

a) Définition

On appelle équation bicarrée une équation du type : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥 4 + 𝑏𝑥 2 + 𝑐 = 0, où 𝑎, b et c


sont des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0.
Exemple

L’équation : 𝑥 ∈ ℝ, −3𝑥 4 + 5𝑥² − 2 = 0 est une équation bicarrée.

b) Résolution d’une équation bicarrée

Point méthode

Pour résoudre une équation du type : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥 4 + 𝑏𝑥 2 + 𝑐 = 0 (𝑎 ≠ 0). On peut procéder


de la façon suivante :

-on pose : 𝑋 = 𝑥 2 ;

- on résout l’équation du second degré : 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 = 0 ;

- on résout, s’il y a lieu, les équations d’inconnue 𝑥 du type 𝑥 2 = 𝑋.

(𝑋 étant solution de l’équation 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 = 0 )

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’équation suivante : 2x − 3x + 1 = 0


4 2

Solution :

Posons : X = x² . L’équation devient : 2X − 3X + 1 = 0 .


2

On a :  = (−3)² − 4  2 1 = 9 − 8 = 1 , les solutions de l’équation 2𝑋² − 3𝑋 + 1 = 0 sont :

3 −1 3 +1
X1 = = 1; X 2 = =2
2 2

On obtient : 𝑥² = 1 𝑜𝑢 𝑥² = 2 ⟺ 𝑥 = −1 𝑜𝑢 𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 = √2 𝑜𝑢 𝑥 = −√2


SIR = 1 ; − 1 ; 2 ; − 2 
2. Equations et inéquations irrationnelles

a) Résolution d’une équation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) = 𝑸(𝒙)

Point méthode

Pour résoudre une équation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑃(𝑥) = 𝑄(𝑥) on peut

Utiliser l’équivalence suivante :

𝑄(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) = 𝑄(𝑥) ⟺ {
𝑃(𝑥) = (𝑄(𝑥))²
L'ensemble des solutions de l'équation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’équation √𝑥² − 1 = 𝑥 + 2.

Solution

√𝑥² − 1 = 𝑥 + 2 ⟺ { 𝑥 + 2 ≥ 0
𝑥² − 1 = (𝑥 + 2)2

𝑥 ∈ [−2; +∞[
⟺{
𝑥² − 1 = 𝑥² + 4𝑥 + 4
𝑥 ∈ [−2; +∞[
⟺{ 5
𝑥 = −4

5
⟺ 𝑥 ∈ [−2; +∞[ ∩ {− 4}.

5
⟺ 𝑥 ∈ {− 4}.

5
𝑆ℝ = {− 4}.

b) Résolution d’une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) < 𝑄(𝑥).

Point méthode

Pour résoudre une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) < 𝑄(𝑥) on peut utiliser
l’équivalence suivante :

𝑃(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) < 𝑄(𝑥) ⟺ { 𝑄(𝑥) ≥ 0
𝑃(𝑥) < (𝑄(𝑥))²

L'ensemble des solutions de l'inéquation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ l’inéquation x² + 5x + 3  2 x + 1

Solution
√𝑥 2 + 5𝑥 + 3 < 2𝑥 + 1
−5 − √13 −5 + √13
𝑥 ∈ ]−∞; ]∪[ ; +∞[
2 2
𝑥 2 + 5𝑥 + 3 ≥ 0
⇔{ 2𝑥 + 1 ≥ 0 ⇔ 1
𝑥 ∈ [− ; +∞[
𝑥 2 + 5𝑥 + 3 < (2𝑥 + 1)2 2
2
𝑥 ∈ ]−∞; − [ ∪ ]1; +∞[
{ 3
1
𝑥 ∈ [− ; +∞[
⇔{ 2 ⇔ 𝑥 ∈ ]1; +∞[
2
𝑥 ∈ ]−∞; − [ ∪ ]1; +∞[
3

Donc 𝑆ℝ = ]1; +∞[

c) Résolution d’une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) ≥ 𝑸(𝒙)

Point méthode

Pour résoudre une inéquation irrationnelle du type: 𝑥 ∈ ℝ, √𝑷(𝒙) ≥ 𝑄(𝑥) on peut utiliser
l’équivalence suivante :

𝑄(𝑥) ≥ 0 𝑃(𝑥) ≥ 0
√𝑃(𝑥) ≥ 𝑄(𝑥) ⟺ ( { 2 ou { )
𝑃(𝑥) ≥ (𝑄(𝑥)) 𝑄(𝑥) ≤ 0

L'ensemble des solutions de l'inéquation est l’ensemble des solutions du système.

Exercice de fixation

Résous dans ℝ, l’inéquation : √2 − 𝑥 ≥ 𝑥 + 4

Solution

𝑥+4≥0 2−𝑥 ≥ 0
√2 − 𝑥 ≥ 𝑥 + 4 ⇔ ({2 − 𝑥 ≥ (𝑥 + 4)2 ou { )
𝑥+4 ≤0

𝑥 ∈ [−4; +∞[ 𝑥 ∈] − ∞; 2]
⇔({ ou { )
𝑥 ∈ [−7; −2] 𝑥 ∈] − ∞; −4]

⟺ (𝑥 ∈ [−4; −2] ou 𝑥 ∈] − ∞; 2] ∩] − ∞; −4] )

⟺ 𝑥 ∈ [−4; −2] ∪] − ∞; −4]

L’ensemble des solutions est : ] − ∞; −2].


C. SITUATION COMPLEXE

Lors d’une visite d’entreprise, les élèves d’une classe de 1ère scientifique ont été informés que
dans cette entreprise, le coût de production de q objets et les frais d’entretien sont donnés en
milliers de francs CFA par la formule c(q) = 0,1q2 + 10 q + 1500 et que chaque objet est
vendu à 87.000 F. Un agent de cette entreprise affirme que pour maintenir le bénéfice
supérieur ou égal à 12.832.500 F, le nombre d’objets q à produire doit être compris entre 310
et 460.
En utilisant leurs acquis mathématiques, les élèves doivent vérifier si l’agent a raison ou pas.
A l’aide d’une production argumentée, dis si l’agent a raison.

Corrigé
Pour résoudre ce problème nous allons utiliser la leçon équations et inéquations dans ℝ pour
cela nous allons :

- le bénéfice en fonction du nombre d’objets fabriqué

- déterminer le nombre d’objet pour que le bénéfice soit supérieur ou égal à 12.832.500 F

- puis conclure

Le bénéfice est : 87.000q − c(q) en milliers de FCFA

On résout donc l’inéquation : 87.000q − (0,1q² − 10q + 1500) 1000  12.832.500

 − 0,1q² + 77q − 14332,5  0


 q² − 770q + 143325  0
770 + 140 770 − 140
 = (−770)² − 4 143325 = 1402 et q1 = = 455 et q 2 = = 315
2 2

L’inéquation devient : (q − 315)(q − 455)  0 d 'où q  [315 ; 455]

Pour que le bénéfice soit supérieur à 12.832.500 FCFA il faut que le nombre d’objets q soit
compris entre 315 et 455 or [315; 455] ⊂ [310; 460].

Donc l’agent de l’entreprise a raison

D-EXERCICES

EXERCICES DE FIXATION

Exercice 1

Écris le numéro et la lettre correspondant à la bonne réponse

N° Polynôme du 2nd degré Discriminant


a b c
1. 2x² − 3x +1 15 1 -15
2. x² + x − 2 -7 3 9
3. 4x² − 5x + 3 3 13 -23
4. 15x² − 27x +10 129 49 9
5. x² − 2x + 1 0 -1 5
Corrigé

1- b 2-c 3-c 4- a 5-a

Exercices 2 : Complète le tableau suivant :

Polynôme Valeur du Nombres de


discriminant racines du
P(x) polynôme

x2 – 3x + 2 𝚫= …………….
…………

x2 – x + 1 𝚫= …………….
…………

-5x2 +10x – 5 𝚫= …………….


…………

x2 – 4x + 4 𝚫= …………….
…………

3x2 - 4x + 2 𝚫= …………….
…………

2x2 - x - 3 𝚫= …………….
…………

corrigé

Polynôme Valeur du Nombres de


discriminant zéros du
P(x) polynôme

x2 – 3x + 2 𝚫= ……2……….
…1………

x2 – x + 1 𝚫= ……0……….
……−3……

-5x2 +10x – 5 𝚫= ……1……….


…0………

x2 – 4x + 4 𝚫= ……1……….
……0……

3x2 - 4x + 2 𝚫= ……0……….
…−8………

2x2 - x - 3 𝚫= ……2……….
…25………

Exercice 3

Par la méthode du discriminant, résous dans ℝ chacune des équations suivantes :

1) − 2𝑥 2 + 5𝑥 + 3 = 0 2) 9𝑥² + 4𝑥 + 5 = 0
= 3) √2𝑥² + (1 − √2)𝑥 − 1 = 0

Corrigé
−1
1) Δ =49 𝑆ℝ = { 2 ; 3}

−1 1
2) Δ = -164 𝑆ℝ = 𝜙 3) Δ =3+2√2 = (1 + √2 )² 𝑆ℝ = { ; 2}
√2

. Exercices de renforcement

Exercice 4

Dans chacun des cas suivants, détermine deux nombres réels s'ils existent, dont on connait la
somme S et le produit P.

1) 𝑆 = 28 ; 𝑃 = 195

2) 𝑆 = 2√5 ; 𝑃 = 3

Corrigé

1) S²-4P=4≥ 0 donc il existe deux nombres 𝑥1 = 12 et 𝑥2 = 16 solution de l’équation 𝑥² −


𝑆𝑥 + 𝑃 = 0

2) S²-4P=8≥ 0 donc il existe deux nombres 𝑥1 = √5 -√2 et 𝑥2 = √5 +√2 solution de


l’équation 𝑥² − 𝑆𝑥 + 𝑃 = 0
Exercice 5

Détermine deux entiers consécutifs dont la somme des carrés est 41.

Corrigé

Soit n un entier relatif on a n²+(n+1)²=41 on obtient n= -5 et n=4 donc on aura :

-5 et -4 OU 4 et 5

Exercice 6

Résous dans R les inéquations suivantes :

(I1): x2 – 2x + 3 > 0

(I2): -3x2 + 2x + 5  0

Corrigé

• Résolvons (I1): soit p(x)= x2 – 2x + 3 étudions le signe de p


Δ =−8 donc pour tout x ∈IR P(x) >0 donc Donc 𝑆ℝ = 𝐼𝑅

• Résolvons (I2): soit Q(x)= x2 – 2x + 3 étudions le signe de Q


5
Δ =64 donc 𝑥1 = 3 et 𝑥2 = − 1

𝑥 −∞ - 1 5 +∞
3
𝑄(𝑥) 0 0 +
+ −

5
Donc 𝑆ℝ = [−1, 3]

Exercice 7

Résous dans IR l’ équation suivante :𝑥 2 + 1 = √5 − 𝑥²

Corrigé

𝑥 2 + 1 = √5 − 𝑥² ⟺ (x²+1)²=5-x² car x²+5≥ 0

⟺ 𝑥 4 + 3𝑥 2 − 4 = 0 posons X=𝑥² l’équation devient :

X²+3X-4=0 ;∆= 25; 𝑋1 = −4 ; 𝑋2 = 1 on a

𝑥² = 1 ⟺ 𝑥 = 1 𝑒𝑡 𝑥 = −1
𝑆ℝ = {−1,1}

Exercices d’approfondissement

Exercice 8

Détermine les nombres 𝑥 et 𝑦 tels que :

𝑥+𝑦 =2
{
𝑥² + 𝑦² = 34

Corrigé

𝑥 + 𝑦 = 2 (1)
{
𝑥² + 𝑦² = 34 (2)

En élevant l’équation( 1) au carré on obtient :


𝑥² + 2𝑥𝑦 + 𝑦² = 4
{
𝑥² + 𝑦² = 34

En faisant la différence membre à membre on obtient :

xy= -15 on a

𝑥 + 𝑦 = 2 (𝑠)
{
𝑥𝑦 = −15 (𝑝)

𝑥 et y sont solutions de x²-2x-15=0

∆= 64 et donc 𝑋1 = 5 et 𝑋2 = −3 On a 𝑥 = 5 𝑜𝑢 𝑦 = −3 ou a 𝑥 = −5 𝑜𝑢 𝑦 = 3

Exercice 9

a) Vérifie que : A = 3 + 2 et B = - 3 + 2 sont inverses l’un de l’autre.

b) Vérifie que A + B = 4

c) Déduis-en (sans calcul mais en justifiant) les solutions de l’équation (E) : x² = 4x – 1

corrigé

a) A×B=( 3 + 2)( - 3 + 2)= -3+4= 1 alors A et B sont inverses l’un de l’autre


b) A+B= 3 + 2 - 3 + 2= 4
c) A+B=4 et A×B=1 donc A et B sont solutions de l’équation x²-4x+1=0
Exercice 10
L’aire d’un jardin rectangulaire est égale à 360 m2 .

Si on augmente sa longueur L de 6m et sa largeur I de 6m, alors l’aire est alors égale à 630m2.

Détermine les dimensions de ce jardin.

Corrigé

L× ℓ = 360 et (L+6)(ℓ + 6) = 630 ⟺ L× ℓ+6(L+ℓ)+ 36=630

On a L+ℓ= 39 Soit S=39 et P= 360 donc L 𝑒𝑡 ℓ sont solutions de l’équation x²-39x+360=0

∆= 81 et L= 24 𝑒𝑡 ℓ = 14

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