Contrôle Périodique Climatisation PEB
Contrôle Périodique Climatisation PEB
Email : [email protected]
Pour professionnels de la climatisation : contrôleurs
Bruxelles Environnement-IBGE
Département chauffage et climatisation PEB
LA REALISATION DU CONTROLE PERIODIQUE
Contenu et Public-cible ..................................................................................................................................... 3
Chapitre 1. Généralités ...................................................................................................................................... 4
Chapitre 2. L’Outil informatique ....................................................................................................................... 6
2.1. Menu ................................................................................................................................................... 6
2.2. Créer un nouveau projet ..................................................................................................................... 6
2.3. Données relatives au contrôleur ......................................................................................................... 7
2.4. Données relatives au bâtiment, coordonnées du responsable des installations techniques et
personne de contact ........................................................................................................................... 8
2.5. Données relatives au système de climatisation ................................................................................ 12
2.5.1 Principaux composants du système de climatisation ....................................................................... 12
2.5.2 Autres composants............................................................................................................................ 14
2.6. Evaluation du dimensionnement ...................................................................................................... 15
2.7. Vérification des paramètres de régulation ....................................................................................... 19
2.7.1 Contrôle des paramètres généraux................................................................................................... 19
2.7.2 Contrôle général du fonctionnement de la régulation ..................................................................... 20
2.8. vérification du respect des exigences PEB ........................................................................................ 22
2.9. contrôle de l’entretien du système de climatisation ........................................................................ 25
2.10. Check-list « DES conditions d’exploiter » .......................................................................................... 29
2.11. Les recommandations ....................................................................................................................... 31
2.11.1 Introduction ...................................................................................................................................... 31
2.11.1 Diminution des risques de surchauffe et des besoins de refroidissement ....................................... 32
2.11.1.1 Diminution des apports internes ..................................................................................................... 32
2.11.1.2 Diminution des apports externes .................................................................................................... 32
2.11.2 Améliorer la ventilation..................................................................................................................... 32
2.11.2.1 Se rapprocher du free cooling ......................................................................................................... 32
2.11.2.2 Améliorer le réseau de distribution d’air ......................................................................................... 32
2.11.2.3 Gestion du débit d’air neuf et régulation du taux de recyclage ...................................................... 33
2.11.2.4 Récupération de chaleur ................................................................................................................. 33
2.11.3 Améliorer l’installation de réfrigération ........................................................................................... 33
2.11.3.1 Améliorer l’environnement des installations de réfrigération ........................................................ 33
2.11.3.2 Actions sur la régulation de la production de froid ......................................................................... 33
2.11.3.3 Actions sur les installations techniques de production de froid ...................................................... 35
2.11.3.4 Actions sur la distribution de froid .................................................................................................. 36
2.12. Générer et envoyer l’attestation de contrôle periodique ................................................................ 37
Il reprend :
- les objectifs visés par le contrôle
- les données à rassembler
- les mesures et observations à effectuer
- des précisions relatives à l’outil informatique mis à la disposition du contrôleur.
PUBLIC-CIBLE
Les professionnels chargés du contrôle des systèmes de climatisation : les contrôleurs (climatisation PEB).
Le responsable des installations techniques est tenu de faire contrôler son système de climatisation par un
contrôleur.
er 1
Le premier contrôle périodique doit être réalisé avant le 1 septembre 2013 .
Le délai maximal entre deux contrôles périodiques est fonction de la puissance nominale effective du système
de climatisation conformément au tableau suivant :
Tableau 1.1 : délai maximal entre deux contrôles périodiques d’un système de climatisation
Puissance nominale effective du système de climatisation Délai maximal
De 12 à 100 kW 15 ans
≥ 100 kW 5 ans
Un contrôle périodique doit être réalisé avant la réception définitive et au plus tard 6 mois après la mise en
service, après l'installation d'un nouveau système de climatisation ou après la modification d'un système de
climatisation existant, lorsque la puissance nominale effective de la partie ajoutée ou remplacée est supérieure
ou égale à 50% de la puissance nominale effective du système de climatisation après travaux.
L'objectif n'est pas de réaliser un audit complet du système de climatisation mais une évaluation correcte de
son fonctionnement et des principaux paramètres ayant un impact sur la consommation énergétique.
1
Une période de souplesse de 2 ans a été mise en place pour pallier étant donné le faible nombre de contrôleur agréé à ce jour. La non-
réalisation du contrôle périodique ne sera donc pas sanctionnée avant le 1er septembre 2015.
A l'issue du contrôle périodique, le contrôleur établit une attestation de contrôle périodique à l’attention du
responsable des installations techniques. Il transmet une copie de cette attestation à Bruxelles Environnement
dans un délai de 30 jours et conserve également une copie, durant 4 ans.
Si le système de climatisation est déclaré non conforme par rapport aux exigences PEB, le responsable des
installations techniques dispose de 12 mois pour le mettre en conformité et faire réaliser un nouveau contrôle
périodique par un professionnel agréé de son choix (le même que précédemment ou non).
S’il ressort du contrôle périodique que le responsable des installations techniques ne respecte pas l’arrêté
ministériel déterminant les prescriptions relatives à l’entretien des systèmes de climatisation, un contrôle peut
être organisé par des agents de Bruxelles Environnement et donner lieu à l’ouverture d’une procédure de
sanction.
Ces informations n’impliquent pas d’obligation pour le responsable des installations techniques dans le cadre
de l’arrêté du 15 décembre 2011 du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale relatif à l'entretien et au
contrôle des systèmes de climatisation et aux exigences PEB qui leur sont applicables lors de leur installation
et pendant leur exploitation (ci-après réglementation « climatisation PEB »).
Sécurité et organisation
En vue de préparer le contrôle périodique, le contrôleur peut également introduire dans l’outil informatique, le
nombre d’équipements qui composent le système de climatisation (sur base de l’inventaire des équipements
du système de climatisation), afin de calculer la taille des échantillons à contrôler et faciliter l’évaluation du
temps nécessaire au contrôle.
2.1. MENU
Voici la table des matières (le « menu » de l’outil informatique) :
Contrôle des systèmes de climatisation - PEB Région de Bruxelles-Capitale
CONTROL CLIM EPB - Controle van de klimaatregelingssystemen Brussels Hoofdstedelijk Gewest
Données Administratives et du batiment
Date: 27/02/2014
Données du contrôleur Données du bâtiment Système de Climatisation
Evaluation du dimensionnement
Consommations
du système de climatisation
Exigences PEB
Entretien du système de
climatisation
Conditions d'exploitation
Recommandations
Attestation de
Annexes attestation Clear
contrôle périodique
Questions
Coordonnées du contrôleur
Nom Client
Prénom Pierre
n° d'identification 123456
Société IBGE
n° TVA 123456
n° téléphone 02 775 75 75
n° fax 02 775 75 75
Adresse email [email protected]
Figure 2.3 Extrait de l’outil informatique : coordonnées du contrôleur (données fictives)
Le numéro d’identification est le numéro délivré par Bruxelles Environnement au professionnel agréé lors de
la première demande d’agrément (lors de son enregistrement dans la base de données de Bruxelles
Environnement). Un professionnel agréé dispose d’un « numéro d’identification IBGE », mais peut avoir reçu
plusieurs numéros d’agréments (un par agrément obtenu).
LES DONNÉES INTRODUITES DANS LES EXTRAITS DE L’OUTIL INFORMATIQUE SONT FICTIVES.
Bâtiment
Nom Gulledelle 98
n° téléphone 02 775 75 75
Portable
n° fax
Adresse email [email protected]
Figure 2.4 Extrait de l’outil informatique : coordonnées du bâtiment
et du responsable des installations techniques (données fictives)
La définition de « responsable des installations techniques » est présentée dans le syllabus « module
réglementaire ».
n° téléphone 02 775 75 75
n° fax 02 775 75 75
Adresse email [email protected]
Installateur
Société Climatisation S.A.
n° de TVA 123456
Lorsque la personne à contacter pour organiser le contrôle périodique n’est pas le responsable des
installations techniques, ses coordonnées sont notées dans cette section de l’outil informatique.
L’installateur est la société inscrite à la Banque Carrefour des entreprises qui a réalisé le placement du
système de climatisation.
Des précisions au sujet de l’entreprise en technique du froid sont apportées dans le syllabus « module
réglementaire ». Le n° d’enregistrement est le numéro délivré par Bruxelles Environnement lors de
l’enregistrement de cette société en tant qu’entreprise en technique du froid. Ce numéro est disponible sur le
site internet de Bruxelles Environnement (http://app.bruxellesenvironnement.be/listes/?nr_list=1).
Les données relatives à la personne de contact, à l’installateur et à l’entreprise en technique du froid sont
reprises du carnet de bord.
Lorsqu’il y a eu des rénovations du bâtiment ou des installations techniques, ou des extensions, le contrôleur
les décrit brièvement et spécifie l’année où elles ont eu lieu.
La définition de « surface brute du volume protégé » est la même que celle utilisée en matière de
certification PEB. La notion de « surface brute du volume protégé » peut être résumée comme étant la
surface de l’ensemble des locaux du bâtiment que l’on souhaite protéger des déperditions thermiques (murs
compris). Le volume protégé comprend les locaux chauffés ou refroidis, mais également les locaux protégés
des déperditions thermiques qui « touchent » ces locaux et sont indirectement chauffés ou refroidis.
Le type de construction permet de donner une information sur l’inertie thermique du bâtiment.
- « lourd » : plus de 90% de la surface des éléments de construction horizontaux, inclinés et verticaux
(planchers, murs, toit, plafonds) sont massifs (béton ou maçonnerie)
- « mi-lourd » :
o plus de 90 % des éléments de construction horizontaux sont massifs sans être protégés par une
isolation intérieure
o ou plus de 90% des éléments de construction verticaux et inclinés sont massifs
- « peu lourd » :
o 50 à 90 % des éléments de construction horizontaux sont massifs sans être protégés par une
isolation intérieure
o ou 50 à 90 % des éléments de construction verticaux et inclinés sont massifs
- « léger » : tous les autres types de construction (ossature acier ou bois sans remplissage massif)
Cette section permet d’introduire les différents éléments qui composent le système de climatisation.
Ces informations permettent notamment de déterminer le nombre de composants à contrôler dans le cadre de
la vérification de la mise en œuvre correcte de l’arrêté ministériel déterminant les prescriptions relatives à
l’entretien des systèmes de climatisation.
Composants principaux
Puissance
Nombre
Système de production d'énergie frigorifique frigorifique
d'unité(s)
totale (kW)
Groupe de production d'eau glacée à condensation par air
Groupe de production d'eau glacée à condensation par eau
Groupe de production d'eau glacée à condenseur séparé
Condenseur d'unité mono-split
Condenseur d'unité multi-split
Pompe à chaleur air/air
Pompe à chaleur air/eau
Pompe à chaleur eau/air
Pompe à chaleur eau/eau
Pompe à chaleur sol/air
Pompe à chaleur sol/eau
Machine à absorption/adsorption
Présence tour(s) de refroidissement ou aérorefroidisseur(s) oui/non
Gaines de ventilation
Circuit d'eau glacée
Conduites de fluide réfrigérant
Ventilo-convecteur
Cassette en faux plafond
Plafond froid
Dalle en béton activé
Détente directe en paroi
Poutre froide statique
Poutre froide dynamique
Ejecto-convecteur
Batterie froide en centrale de traitement d'air
Batterie froide en gaine
Unité intérieure climatiseur mono-split
Unité intérieure multi-split
Armoire climatisée
Figure 2.7 Extrait de l’outil informatique : composants principaux du système de climatisation
La puissance nominale effective mentionnée dans cette section est la somme des puissances frigorifiques
(calculées sur base de la norme NBN EN 14511) des installations de réfrigération composant le système de
climatisation et connectées à une régulation commune, à l'exclusion des pompes à chaleur non réversibles
(plus d’information disponible dans le syllabus « module réglementaire »). Elle est calculée par l’outil
informatique à partir des puissances frigorifiques totales introduites pour chaque type d’installation frigorifique.
La puissance des machines frigorifiques à ab/adsorption (pour lesquelles la norme NBN EN 14511 ne
s’applique pas) n’intervient pas dans ce calcul.
Le système de distribution d’énergie frigorifique décrit par quels moyens, l’énergie frigorifique produite par
les installations de réfrigération (introduites dans la partie « système de production d’énergie frigorifique ») est
transmise au(x) système(s) d’émission qui transmette(nt) cette énergie dans les locaux climatisés.
Des exemples :
1. Le système de distribution par gaines de ventilation sera sélectionné lorsque le refroidissement des
locaux est assuré par un réseau de distribution constitué de gaines de ventilation et de bouches de
pulsion (l’air étant, par exemple, refroidi par un groupe de pulsion équipé d’une batterie de
refroidissement) ;
2. Le système de distribution par eau glacée sera sélectionné si un circuit d’eau glacée alimente des
batteries de ventilo-convecteurs situés dans les locaux climatisés ;
3. Le système de distribution par conduite de fluide réfrigérant sera coché (sélectionner « oui ») en présence
de conduites contenant du fluide réfrigérant qui permettent de refroidir des unités « split » situées dans
les locaux climatisés.
Différents systèmes de distribution d’énergie frigorifique peuvent bien sûr être combinés.
Lorsqu’un nombre d’équipement(s) est introduit ou effacé, l’outil « prépare » les feuilles destinées au contrôle
de l’entretien :
1. le nombre d’échantillons à contrôler est calculé,
2. les colonnes qui correspondent à ce nombre sont affichées
3. les données éventuellement encodées au préalable sur les colonnes qui ne sont pas affichées sont
effacées (mais pas celles sur les colonnes affichées)
Ceci permet d’utiliser un fichier enregistré lors d’un précédent contrôle et de le modifier en conservant les
données inchangées.
(Pour effacer toutes les données, utiliser le bouton « Clear » sur le « Menu »).
Des informations complémentaires sont ajoutées dans l’outil sous forme de commentaires attachés aux
cellules.
Le dimensionnement d’un système de climatisation est une tâche complexe en raison du nombre de
paramètres qui interviennent dans le calcul et la difficulté d’obtenir certaines données dans le cas de bâtiments
existants.
Dès lors, dans le cadre du contrôle périodique, on se limite à évaluer le dimensionnement sur base
d’indicateurs.
Consommations
Consommations globalisées
Consommation annuelle d'électricité
Année kWh/an
2012 1198628
2011 1270546
2010 1174665
Figure 2.10 Extrait de l’outil informatique : données relatives aux consommations électriques
Les données suivantes sont copiées, par l’outil, à partir des données précédemment encodées : surface brute
du volume protégé, surface nette climatisée, puissance nominale effective du système de climatisation.
Les consommations électriques annuelles sont obtenues en calculant la moyenne des données encodées.
La donnée suivante doit être introduite sur la feuille « évaluation du dimensionnement » : la puissance
électrique totale des installations de réfrigération.
Le tableau 2.1 donne une évaluation du dimensionnement des installations de réfrigération du système de
climatisation sur base de la valeur de ces trois indicateurs.
Formules de calcul :
o [ ]
En présence d’aérorefroidisseurs ou de tours de refroidissement (réponse « oui » sur la feuille relative aux
données du système de climatisation), cet indicateur n’est calculé que si les consommations électriques des
installations de réfrigération et celles des tours de refroidissement et/ou aérorefroidisseurs (ainsi que la
surface brute du volume protégé) ont été encodées.
o [ ]
o [ ]
Le contrôleur analyse toutes ces données. Il les commente dans la cellule « commentaires relatifs aux
indicateurs et aux consommateurs » sur base de sa connaissance du bâtiment et en tient compte dans le
choix des recommandations formulées.
Par exemple, une puissance frigorifique spécifique élevée peut être due à des charges internes d’éclairage et
de bureautique et/ou des gains solaires élevés, mais aussi à un grand nombre de salles de réunion ou à la
présence d’auditoires.
Des commentaires peuvent également être ajoutés en ce qui concerne le contrôle général de la régulation, le
contrôle des exigences PEB, le contrôle de l’entretien et la check-list des conditions d’exploiter. Ces
commentaires sont repris sur l’attestation de contrôle périodique.
Lorsque la régulation est en mode « manuel » ou « dégradé », il recherchera les raisons de ce choix et
proposera des améliorations.
Le contrôleur vérifie que les consignes de la régulation automatique des installations correspondent aux
besoins actuels des utilisateurs :
Figure 2.12 exemple d’une vue permettant la sélection de plages horaires dans un logiciel de supervision
Le contrôle périodique permet également de vérifier que l’exploitant effectue les mesures (exemples :
température ambiante de chaque zone, température des départs et des retours d’eau glacée …) et le suivi des
courbes (si présentes) conformément au programme minimal d’entretien des systèmes de climatisation.
Ces mesures sont confrontées aux paramètres de la régulation des installations de climatisation afin
d’observer si la régulation donne satisfaction. Dans le cas contraire, le contrôleur proposera des améliorations.
Figure 2.13 Exemple de courbes fournies par une GTC (Gestion Technique Centralisée) d’un bâtiment
Le contrôleur vérifie le respect de chacune des exigences prévues par la réglementation climatisation PEB qui
sont d’application pour le système de climatisation contrôlé. Ces exigences sont décrites dans le syllabus
« module réglementaire ». Le tableau 2.2 en présente un résumé.
Tableau 2.2 : Résumé des exigences PEB prévues par la réglementation climatisation PEB
installation après
Exigences 2 installations existantes
01/09/12
Carnet de bord X
si nouvelle installation de
Note de dimensionnement X
réfrigération
si nouvelle installation de
Calorifugeage conduits et accessoires X réfrigération ou nouvelles
conduites (et accessoires)
si modification ou
extension de la
Partitionnement distribution froid et air X
distribution du système de
climatisation
Comptage électrique :
1. consommation totale des installations de réfrigération X
2. consommation des ventilateurs d'extraction ou de pulsion
10 000 m³/h
- consommation totale des tours de refroidissement et/ou des
X si remplacés
aérorefroidisseurs
Comptage de l'énergie thermique transmise à l'eau glacée (par si puissance nominale des groupes production
bâtiment) d’eau glacée 500 kW frigo
Pour chacune des exigences, le contrôleur indique si elle s’applique au système contrôlé et dans ce cas, si
elle est ou non respectée.
Exigence d’application ?
2
Pour les systèmes de climatisation compris dans une demande de permis d’urbanisme et/ou d’environnement introduite avant le 1er
septembre 2012, des mesures transitoires sont d’application : consulter le module réglementaire
Quelques exemples :
Section I
Exigence relative à la détermination de la puissance des installations de réfrigération
Une note de dimensionnement est jointe au carnet de bord pour toute nouvelle installation de réfrigération
placée après le 01/09/2012. oui
Section II
Exigences relatives au calorifugeage des conduits et des accessoires
Tous les conduits et accessoires nouvellement installés dans un système de climatisation sont non
calorifugés suivant les exigences définies à l’annexe 1 de l'arrêté "climatisation PEB"
non
Tous les conduits et accessoires non calorifugés existant dans le système de climatisation avant le
01/09/2012 sont calorifugés suivant les exigences définies à l’annexe 1 de l'arrêté "climatisation PEB",
dès qu’au moins une nouvelle installation de réfrigération est raccordée à ce système de climatisation.
Figure 2.16 Extrait de l’outil : une partie des questions en vue de contrôler le respect des exigences PEB
relatives au système de climatisation
Certaines réponses sont déjà « pré-encodées » en fonction des composants du système de climatisation
introduit dans l’outil informatique (cf. point 2.5 données relatives au système de climatisation).
Lorsque l’exigence n’est pas respectée, le contrôleur doit fournir des informations complémentaires qui
permettront à l’administration d’évaluer l’ampleur de l’infraction.
Par exemple, pour le calorifugeage, il précisera la longueur et le diamètre des conduites et le nombre et le
diamètre des accessoires non calorifugés. Pour étayer ses observations, le contrôleur peut joindre des photos
ou des schémas à l’attestation de contrôle périodique.
Figure 2.15 Exemple d’isolation à terminer sur les vannes d’une pompe à chaleur réversible
Le contrôle de certaines exigences (partitionnement, comptage) peut se faire sur base de plans, pour autant
que le contrôleur s’assure sur site qu’ils soient à jour et correspondent bien à ce qui a réellement été installé.
Lorsque toutes les exigences PEB qui sont d’application pour le système de climatisation contrôlé sont
respectées, la conclusion suivante est mentionnée sur l’attestation de contrôle périodique :
Le système de climatisation contrôlé respecte les exigences prévues par la réglementation climatisation PEB.
Si une ou plusieurs exigences ne sont pas respectées, la conclusion suivante est reprise sur l’attestation de
contrôle périodique :
Le système de climatisation contrôlé ne respecte pas les exigences prévues par la réglementation climatisation
PEB.
Le responsable des installations techniques dispose de 12 mois pour le mettre en conformité et faire réaliser un
nouveau contrôle périodique.
Les exigences qui ne sont pas respectées sont mentionnées à l'annexe 2 de l'attestation de contrôle périodique.
L’annexe 2 de l’attestation de contrôle périodique mentionne la (ou les) exigence(s) qui n’est (ne sont) pas
respectée(s) (surlignées en jaune).
Lorsque toutes les cases relatives au contrôle des exigences PEB n’ont pas été complétées, l’outil le
mentionne dans la conclusion du contrôle de ces exigences et sur l’attestation de contrôle périodique :
Un des principaux objets du contrôle périodique est la vérification de la mise en œuvre du programme
minimum d’entretien des installations de climatisation imposé par la réglementation climatisation PEB.
L’attestation de contrôle périodique mentionne que le système de climatisation semble ne pas être entretenu
conformément au programme minimum d’entretien des systèmes de climatisation prévu par la réglementation
lorsque plus de 15% des points contrôlés relatifs à l’entretien sont insatisfaisants.
Lorsque le contrôleur déclare que les points contrôlés sont insatisfaisants, il joint, pour chaque point jugé
insatisfaisant des pièces justificatives - photos, données (par exemple relevés de compteur en cas de
présence de fuite), rapports, etc. - et commente ses constatations.
Pour limiter la durée du contrôle, seul un échantillon des équipements du système de climatisation est
contrôlé. Cet échantillon est déterminé sur base du type et du nombre d’équipements qui ont été introduits
dans la section « données relatives au système de climatisation » (section 2.5).
Cinq « tailles » de système ont été définies (six, en qui concerne les émetteurs) afin de spécifier la
taille de l’échantillon à contrôler : 1 à 4 équipements, 5 à 9, 10 à 49, 50 à 99 et plus de 99
équipements du même type (plus de 499 pour les émetteurs).
Pour certains types d’équipements (par exemple, les émetteurs dynamiques : ventilo-convecteurs …),
lorsque qu’il y a moins de 10 équipements, la taille standard de l’échantillon est définie comme étant,
par défaut, 2. Cependant, dans le cas où un seul équipement serait présent, ce nombre est bien
entendu, ramené à un équipement.
Le calcul de la taille des échantillons à contrôler est effectué par l’outil informatique lorsque le
contrôleur introduit le nombre de chaque type d’équipement qui compose le système de climatisation
(cf. point 2.5. données relatives au système de climatisation).
Exemple :
Dans certaines installations, plusieurs marques ou sortes d’équipements peuvent être présents au
sein d’un même type d’équipements, par exemple plusieurs sortes de filtres (filtres à sable,
séparateurs de particules, filtre « magnétique » …).
Dans ce cas, tout en respectant la taille de l’échantillon, le contrôleur vérifiera des équipements de
sorte ou de marque différente.
Il en est de même dans un grand bâtiment : le contrôleur vérifiera des équipements situés en des
lieux différents afin d’obtenir un échantillon représentatif de l’entretien.
En ce qui concerne les machines frigorifiques et les émetteurs, le contrôleur veillera à procéder à une
répartition des équipements dans l’échantillon contrôlé afin d’obtenir un échantillon représentatif du
système de climatisation.
Exemple :
Equipement à l’arrêt
Le contrôle doit être réalisé lorsque l’équipement est en fonction. Néanmoins, si c’est impossible et
que l’équipement est à l’arrêt, le contrôleur se limite à effectuer un examen visuel et à contrôler les
données disponibles. Il notera dans les commentaires du rapport que cet équipement était à l’arrêt au
moment du contrôle.
Exemples : vérifier que l’environnement d’une machine frigorifique est dégagé, vérification
des fixations d’un moteur, des bruits des roulements, des vibrations et du dégagement de
chaleur de ce moteur.
Le résultat du contrôle des données et des documents présents dans le carnet de bord,
ainsi que le résultat des observations sont encodés par la sélection : « OK/pas OK/pas
d’application » dans la colonne « résultat du contrôle ». Le contrôleur peut ajouter des
commentaires dans la colonne « observations et résultats des mesures ».
Mesures ou relevés que le contrôleur doit effectuer lui-même ou qui doivent être effectués
en sa présence.
Lors des contrôles périodiques, le contrôleur doit être à même d’effectuer les mesures et
relevés suivants :
Mesure des températures : température d’un cycle frigorifique, entrée/sortie échangeur,
température de l’air (à la sortie d’une centrale de traitement d’air, à la sortie d’un
échangeur, température de l’air ambiant)
Mesure de l’intensité du courant absorbé par un moteur
Contrôle du sens de rotation des pompes, circulateurs et moteurs de ventilateur
Contrôle du niveau d’huile (d’un compresseur ; en présence d’un indicateur de niveau)
Relevé de la pression d’un circuit (en présence de manomètres)
Relevé des pertes de pression à travers un filtre (à air ou à eau)
Relevé du débit d’eau (en cas de présence d’un débitmètre)
Relevé du nombre de démarrage (en cas de présence d’un compteur de démarrage)
Le résultat des relevés est indiqué par la sélection : « OK/pas OK/pas d’application » dans
la colonne « résultat du contrôle ». Le contrôleur peut ajouter un commentaire à ce sujet
dans la colonne « observations et résultats de mesures ».
Le résultat des mesures effectuées est encodé dans la colonne « observations et résultats
des mesures » dans l’unité de mesure indiquée dans l’outil informatique. A côté du résultat
de la mesure (colonne « résultat du contrôle »), le contrôleur indique son interprétation par
la sélection « OK/pas OK/pas d’application »
Le contrôleur doit également maîtriser les notions qui lui permettront d’interpréter les
résultats des mesures de débits d’air et d’eau, de dureté et de conductivité de l’eau repris
dans le carnet de bord.
Des informations techniques au sujet des mesures et des relevés sont disponibles dans un
chapitre dédié aux mesures dans le syllabus « rappels techniques ».
Type d'émetteur
Ventilo-convecteur Ventilo-convecteur
Description de la localisation (étage, n° de bureau) 1er bureau 12 1er bureau 12
Fabricant
Modèle
Type de contrôle Observations Observations
Résultat Résultat
et et
Contrôle de l'entretien du du
résultats des résultats des
contrôle contrôle
mesures mesures
Mesurer T départ du circuit de cet émetteur x ok 37,0 °C ok 37,0 °C
Mesurer T retour du circuit de cet émetteur x ok 32,0 °C ok 32,0 °C
Mesurer T extérieure x ok 10,0 °C ok 10,0 °C
Mesurer T ambiante x ok 21,1 °C ok 20,8 °C
Vérification de la propreté du bac de récupération des condensats et
x ok ok
de l'évacuation de l'eau :fonctionnement de la pompe (si présent)
Vérification du nettoyage et du remplissage des siphons (si présent) x ok ok
Contrôle du ventilateur : bruit, vibrations, débit d’air pulsé
x ok ok
(fonctionnement du sélecteur de vitesse si présent)
pas pas
Contrôle visuel de l’encrassement du filtre à air (si présent) x d'applicat d'applicat
ion ion
Contrôle visuel de l’encrassement de l'émetteur (si accessible) x ok ok
Figure 2.17 Extrait de l’outil : exemple de données à encoder pour les émetteurs dynamiques
Cellules à compléter
Exemples :
o présence ou non d’un filtre sur les ventilo-convecteurs, présence ou non d’un bac de
récupération des condensats, …
o compléter uniquement la partie « condenseur refroidi par air » pour une machine
frigorifique monobloc à condenseur à air (et pas la section « condenseur par eau »)
Les contrôles jugés insatisfaisants par le contrôleur sont repris sur l’annexe 1 de l’attestation de contrôle
périodique lorsque celle-ci est « générée » (cf. point 2.12).
Un des volets du contrôle périodique consiste à émettre des recommandations relatives au respect des
conditions d’exploiter imposées dans le cadre d’un éventuel permis d’environnement.
L’outil de contrôle reprend une liste de questions à l’aide de laquelle le contrôleur pourra rapidement évaluer
si l’installation respecte les clauses du permis d’environnement ou si, au contraire, certaines conditions
d’exploiter semblent ne pas être respectées.
Questions Réponses
1. Permis
d’environnement
Référence du permis (n°) 123456
Plaque signalétique présente sur l’installation : ok
2. Test et documents
Registre présent et tenu à jour ok
Certificat de conformité ok
Attestation d’étanchéité de mise en service ok
Résultat et date du dernier contrôle d’étanchéité sans fuite
réalisé par une entreprise enregistrée ok 1/08/2012
3. Mise en service
Date 25/09/2011
Pour HCFC :Preuve, par ex. copie facture,… ok
(avant ou après 31/12/1999) rapport de mise en
service
4. Puissance
Puissance électrique / circuit 40 + 55 kW
5. Fluide frigorigène
Type : HCFC (R22, R124, 401A,R402A, R408A, R409A, …)
HFC (R134A, R143A, R404A, R407C, R410A,…) R410a
HC (Propane (R290), Butane (R600), …)
NH3 (R717)
CO2
Quantité : 15 + 19 kg
Si fluide de type HCFC ou HFC, indiquer l’entreprise en technique
6. Entreprise enregistrée
du froid enregistrée ainsi que son n° d’enregistrement.
Nom Froid S.A.
N° d’enregistrement : ENREF/0000
7. Salle des machines et
local technique
Présence d’appareils (chaudière, moteur à explosion,
compresseur d’air, générateur de chaleur, groupe de ok
pulsion,… ) à proximité des installations de réfrigération.
Si circuit > 100 kW électrique : Présence d’une ventilation
haute et basse dans la salle des machines / le local pas d'application
technique
Si circuit > 100 kW électrique : présence d’une fiche
d’instruction ou d’un panneau d’information avec
pas d'application
coordonnées services maintenance et procédure mise hors
service des installations.
Figure 2.18 Extrait de l’outil : données relatives au permis d’environnement (conditions d’exploitation)
Dans la section fluide frigorigène (point 5. de la check-list) : encoder le type de fluide (exemple
encoder R124 dans la case prévue pour les HCFC) et la quantité.
Noter la quantité de fluide présent dans chaque circuit.
Les données de l’entreprise en technique du froid enregistrées (point 6.) sont reprises des
données administratives précédemment encodées.
La liste des entreprises en technique du froid enregistrées est disponible sur le site internet de
Bruxelles Environnement (http://app.bruxellesenvironnement.be/listes/?nr_list=1).
2.11.1 Introduction
Une des tâches du contrôleur est de mentionner sur l’attestation de contrôle périodique, des
recommandations, des propositions en vue d’améliorer le système de climatisation.
L’objectif est d’informer le responsable des installations techniques, sur les modifications susceptibles
d’apporter des gains énergétiques.
Cette tâche nécessite de mettre en œuvre le savoir-faire du contrôleur (prérequis à la formation : expérience
dans le secteur HVAC et diplôme) afin de proposer des actions ciblées, adaptées au système de climatisation
contrôlé.
Les améliorations qui peuvent être rapidement et facilement mises en œuvre sont à proposer en premier lieu,
ainsi que des modifications dont la durée du retour sur investissement est intéressante.
Ensuite, des recommandations peuvent être formulées quant aux modifications à envisager lorsque des
travaux sont nécessaires ou planifiés (exemple : remplacement d’une installation de réfrigération).
Vous trouverez ci-après la liste des recommandations « standardisées » disponible dans l’outil informatique.
Ces recommandations peuvent être modifiées afin d’être adaptées à chaque cas de figure rencontré.
des recommandations à envisager au cas par cas, qui nécessitent un calcul du « retour sur
investissement » ou sont à envisager lors du remplacement d’une partie ou de tout le système de
climatisation :
o actions sur la ventilation et la distribution de l’air
o actions sur la distribution d’eau glacée
o récupération de la chaleur
o actions sur l’installation de réfrigération
o stockage/déstockage d’énergie frigorifique
1. Favoriser le choix d’équipements électriques efficaces : tout équipement électrique produit de la chaleur.
Le choix des ordinateurs, moteurs, photocopieuses, équipements électroménagers … est donc
déterminant dans la recherche des moyens de diminution de la surchauffe. Introduire ce critère dans la
politique d’achat.
2. Mettre en place une gestion de l’éclairage : choix d’ampoules ou TL « basse énergie », extinction
automatique de l’éclairage, possibilité de choisir entre un éclairage global d’un bureau et celui du poste
de travail, tenir compte de l’éclairage naturel …
1. Si les locaux climatisés orientés au sud, à l'est ou à l'ouest, ne sont pas équipés de protections solaires, il
pourrait être intéressant d’installer des protections solaires extérieures, de remplacer le vitrage par du
vitrage réfléchissant, d’apposer un film réfléchissant sur le vitrage ou de favoriser l’ombrage naturel
(couverture végétale, présence d’arbres …).
2. Afin de tenir compte de la combinaison des apports externes et internes, il est préférable de disposer au
nord les locaux qui sont une source importante de chaleur (locaux informatiques, salles de réunion …).
1. En été, si le bâtiment a une certaine inertie thermique, ventiler le bâtiment la nuit (100 % air neuf), avant
l'occupation pour le "pré-refroidir" (lorsque la température extérieure est inférieure à celle des locaux).
2. Adapter la régulation des registres de mélange pour qu'ils s'ouvrent à 100% côté air neuf lorsque la
température extérieure est inférieure à la consigne ambiante et que certaines zones sont en demande de
froid.
2. Nous recommandons d’isoler les gaines et conduites d’air qui ne se trouvent pas dans le volume protégé.
3. Prévoir un équilibrage du réseau lorsque certains locaux ne sont pas correctement ventilés (sur ou sous-
ventilés).
4. Modifier la disposition et le type des bouches pour améliorer l'efficacité des installations de climatisation :
lorsque l’air pulsé est directement extrait ou mal réparti, l’installation n’assure par un brassage
satisfaisant de l’air, ce qui a des conséquences sur la qualité du climat intérieur et la consommation
d’énergie.
5. Diminuer les pertes de charge du réseau (conduits lisses, divergents progressifs, aubages dans les
coudes, …) si le ratio "puissance cumulée des ventilateurs (pulsion et extraction) par rapport au débit
d'air transporté (commun)" est supérieur à 1.1 W par m³/h.
1. Sauf nécessité exceptionnelle, couper la ventilation hors des périodes d'occupation (à l'exception
éventuelle des nuits en période de surchauffe estivale)
2. Limiter les débits d'air neuf aux débits hygiéniques recommandés en adaptant la puissance du ventilateur
de l'installation (le commuter sur une vitesse inférieure, changer le rapport des diamètres des poulies du
moteur et du ventilateur, placer un variateur de fréquence…)
4. Opter pour une régulation par variation de vitesse du ventilateur au lieu d’une variation « par
étranglement ».
5. S'il y a un recyclage d'air dans l'installation, remplacer le registre de mélange d'air manuel par un registre
automatisé qui permet une modulation de 100% d'air neuf à 100% d'air recyclé. La régulation du climat
intérieur à l’aide du recyclage de l’air permet de diminuer la consommation d’énergie et d’effectuer des
économies conséquentes.
6. Pour les locaux dont le taux d’occupation est variable, envisager de réguler le débit d’air neuf en fonction
du taux d’occupation ou d’une mesure de la qualité de l’air.
7. Si les ventilateurs sont de type "à aubes vers l’avant" et que les aubes ne sont pas profilées en « aile
d'avion », étudier leur remplacement par des ventilateurs à aubes vers l’arrière (// au sens de rotation).
Attention : nécessite une étude de dimensionnement.
Remarque : Cette mesure peut permettre d’économiser jusqu’à 5% de la consommation électrique des
ventilateurs.
1. Dans la configuration actuelle des groupes de pulsion et d’extraction, il peut être intéressant d’envisager
la possibilité de placer un système de récupération de chaleur de l’air extrait.
1. Dégager l'environnement des machines frigorifiques, ainsi que des condenseurs et/ou tours de
refroidissement (alimentation aisée en air frais).
2. Ombrer et/ou entourer les condenseurs à air d'une surface claire (graviers blancs plutôt que roofing noir).
1. Prévoir une régulation horaire pour l’installation de réfrigération : arrêter la production d'eau glacée en-
dehors des heures d'occupation (nuit, week-end,…) si les besoins de froid sont nuls.
2. Arrêter la production d'eau glacée en hiver si les besoins de froid sont nuls.
5. Si la machine frigorifique est équipée d’un système de régulation par injection de gaz chaud, rechercher à
mettre, dans la mesure du possible, ce système hors service.
Cette technique peut être qualifiée d’ "anéantissement d'énergie". De plus, elle provoque un
échauffement du moteur. Elle se rencontre assez souvent car elle met en oeuvre un matériel peu coûteux
(sur des groupes avec un compresseur n'ayant pas de système interne de régulation de puissance, sur
des petits chillers et des systèmes à détente directe, rooftop, par exemple).
6. Arrêter l'alimentation du chauffage des carters des compresseurs en hiver (sans oublier quelques heures
de préchauffage avant de relancer !).
Evaluation du gain :
Gain = Pcarter x Nombre d’heure de fonctionnement évité
Où Pcarter = Puissance de la résistance de chauffage des carters (par défaut, 110 W par carter).
9. Réguler les différents étages de puissance de production pour qu'ils fonctionnent en cascade
10. Améliorer la régulation du fonctionnement en cascade des compresseurs : modifier les seuils, les
temporiser, changer de type de régulateur …
11. Augmenter la température d’évaporation et par conséquent, la température de l'eau glacée pour limiter la
déshumidification dans la batterie froide des centrales de traitement d’air s’il n’est pas nécessaire de
déshumidifier (en mi-saison, par exemple).
12. Adapter la température de l'évaporateur aux besoins réels du bâtiment (par exemple, une température de
départ plus élevée en hiver qu'en été)
En effet, il n'est pas nécessaire de faire de l'eau glacée à 6°C toute l'année.
Pour contrôler ce point, il faut vérifier que l'ensemble des circuits de distribution ont un point de consigne
bien adapté et regarder le pourcentage d'ouverture des vanne. Si les vannes ne sont pas ouvertes à plus
de 80...90%, c'est qu'il est possible d'atteindre les points de consigne des circuits avec de l'eau glacée
plus "chaude". L'automatisation de ce type de processus demande la présence d'un système de
régulation avancée (type GTC).
14. En cas de remplacement du compresseur, choisir un compresseur avec variation de vitesse (Inverter).
L’investissement est plus élevé, mais le retour sur investissement est intéressant.
15. Equiper les machines de compteurs de démarrage et d'heures de fonctionnement des compresseurs.
16. Gérer le fonctionnement des ventilateurs du condenseur à air ou de la tour de refroidissement à l’aide
d’un régulateur de « cascade » ou d’un variateur de vitesse.
1. Installer un système de refroidissement local dans une zone qui demande du refroidissement lorsque les
autres zones sont en demande de chaleur.
2. Lorsqu’il y a des besoins en froid en hiver, équiper la production frigorifique d'une installation de free-
chilling (= by-pass de la machine frigorifique) pour répondre partiellement à ces besoins.
3. Equiper le condenseur d’une machine d’eau glacée d'un récupérateur de chaleur (échangeur en sortie de
compresseur pour préchauffage de l'eau sanitaire, chaleur du condenseur pour chauffage d'air du
bâtiment, ...) s'il existe des besoins de chaleur à basse température et si la machine frigo fonctionne en
hiver.
4. Si l’installation de réfrigération utilise du R22 ou du R12 comme fluide frigorigène et a moins de 10 ans,
se renseigner auprès du fabricant pour savoir si un « upgrade » vers un fluide frigorigène autorisé. Si
c’est possible, prévoir « l'upgrade » de la machine en vérifiant que les performances soient encore
suffisantes (dégradation du rendement si l'on utilise du R407 par exemple). Si la machine à plus de 10
ans et/ou qu’un « upgrade » n’est pas possible, prévoir le remplacement de la machine à l'horizon 2015
en analysant les besoins réels de l'installation. Dans le cas d'un remplacement, l'occasion se présente
pour modifier le concept global de l'installation de production de froid (avec récupération sur le
condenseur ou combinaison avec un système de free-chilling par exemple).
5. Si l’installation de réfrigération a plus de 20 ans et/ou ne présente pas les caractéristiques d'une machine
performante (découpage de la puissance du compresseur en plusieurs étages ou compresseur à vis à
tiroir ou avec variateur de fréquence, présence d'une régulation numérique, bon état général des ailettes
des échangeurs à air, des composants électriques, pas de corrosion généralisée, de taches d'huile par
terre, de vibrations importantes, ...), prévoir son remplacement.
Remarque : Le temps de retour en cas de remplacement uniquement pour des raisons énergétiques sera
de l’ordre de 15 à 20 ans.
6. Installer un système d'adoucissement de l’eau (et une installation de dosage de biocide ou de produit
anti-tartre/anti-corrosion suivant nécessité) sur l’appoint d’eau des tours de refroidissement ouvertes.
7. Installer un système de déconcentration automatique sur base d’une mesure de conductivité sur le circuit
des tours de refroidissement.
3. Adapter les seuils de régulation pour l’enclenchement des installations de refroidissement, de chauffage,
de l’humidification, de la déshumidification. Prévoir une zone « neutre » entre les consignes
d’enclenchement des installations de refroidissement et de chauffage, entre l’humidification et la
déshumidification
4. Limiter le niveau de déshumidification à 60% HR (au lieu de 50%) + Créer une zone neutre entre les
consignes d'humidification et de déshumidification.
5. Analyser les points de consigne des différents circuits et d'essayer de les relever au maximum. Cela
permet d'utiliser de l'eau glacée moins froide (obtenue en augmentant la consigne de l’évaporateur ou à
l’aide d’une vanne de mélange) et donc de diminuer les pertes calorifiques lors du transport et de donner
la possibilité à la production d'augmenter son propre point de consigne améliorant ainsi le EER
6. Adapter la température de l'eau dans chaque sous-circuit aux besoins des différentes zones par des
vannes 3 voies.
Exemple : température de 7°C pour le groupe de traitement d'air, 12°C pour les ventilos de la zone sud,
et 15°C pour les ventilos de la zone nord.
7. Arrêter la circulation d'eau glacée et le fonctionnement des émetteurs dynamiques en-dehors des heures
d'occupation (nuit, week-end,…), s’il n’y a pas de besoins de froid.
Evaluation du gain :
Gain = Somme des puissances des équipements arrêtés (Kw) * nombre d’heures d’arrêt/an
8. Arrêter ou limiter (par exemple : 1h/jour) la circulation d'eau glacée en hiver dans les zones qui n'ont pas
de besoins de froid pendant cette période.
9. Remplacer ou adapter la pompe de circulation de façon à permettre une régulation par variation de
vitesse si les unités terminales sont à débit variable (vannes 2 voies aux ventilo-convecteurs, par
exemple).
10. Equiper le départ des différents circuits de vannes d'équilibrage et équilibrer le réseau, s’il n’y a pas de
vannes et que la distribution ne se fait pas correctement (locaux mal refroidis).
11. Le circuit est équipé de vannes d’équilibrage, mais la distribution ne se fait pas correctement. Nous
recommandons par conséquent, de procéder à l’équilibrage du circuit.
12. Installer des vannes d'isolement ou gérer l’arrêt des pompes de chaque machine frigorifique (selon le
type de schéma hydraulique) afin d’éviter un transfert thermique dans la machine à l’arrêt.
13. Placer un ballon tampon sur le circuit d’eau glacée afin d’augmenter l’inertie du circuit d’eau glacée et
diminuer la fréquence de démarrage des installations de réfrigération.
14. Améliorer la qualité d’eau du circuit : sur base des analyses, injecter un produit de traitement, purger les
points bas du circuit, placer un séparateur de particules, …
Conditions d'exploitation
DE CONTROLE PERIODIQUE
Recommandations
2.12. GENERER ET ENVOYER L’ATTESTATION
A partir du « menu »
Attestation de contrôle périodique et nouveau projet
Le bouton Annexes attestation permet d’aller sur l’annexe 1 de l’attestation de contrôle périodique.
Une fois « générée » par l’outil informatique, l’attestation de contrôle périodique peut être mise en forme par
le contrôleur avant d’être envoyée.
Le bouton « pdf » permet de générer un fichier au format pdf qui reprend l’attestation de contrôle périodique,
ainsi que les annexes. Ce fichier est enregistré dans le même répertoire que le fichier Excel.
Lorsque le boutons « pdf » est actionné, l’outil informatique rappelle le nom du répertoire de sauvegarde, le
nom du fichier Excel, ainsi que le nom du fichier pdf utilisés pour la sauvegarde des fichiers. Ceux-ci peuvent
être modifiés en appuyant sur « Cancel » et ensuite en utilisant la fonction « Enregistrer sous » d’Excel.
(L’outil ne permet pas d’utiliser le nom de fichier « Control_clim_v3_10_fr » : nom de l’outil informatique)
L’attestation de contrôle périodique doit être signée par le contrôleur et par le responsable des installations
techniques ou une personne désignée par celui-ci (indiquer son nom et sa « qualité » : locataire, fonction …).
L’attestation signée ainsi que les annexes, photos, justificatifs (pour une première attestation : une copie de la
note de dimensionnement si cette exigence est d’application) doivent être envoyés dans un délai de 30 jours
après la fin du contrôle à l’adresse e-mail suivante : [email protected].