Alger
Alger
Alger
note 1, 2
Alger (en arabe : الجزائر العاصمة, Al-Jazāʾir El ʿĀṣima , en berbère :
3
ⵍⴷⵣⴰⵢⵔ ⵜⴰⵎⴰⵏⴰⵖⵜ, Ldzayer tamanaɣt ou Lezzayer tamanaɣt ) et en arabe Alger
dialectal de la région, surnommée El Bahdja (« la joyeuse »), El Mahrussa (« la
bien-gardée ») ou El Beida (« la blanche ») ou même Alger la blanche, est la
capitale de l'Algérie et en est la ville la plus peuplée.
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Boumerdès Géographie
Tipaza (Boudouaou, Coordonnées 36° 46′ 34″ nord,
(Koléa) Ouled 3° 03′ 36″ est
Hedadj)
Altitude Min. 2 m
Blida Max. 424 m
(Chebli,
Boumerdès Superficie 1 190 km2
Blida (Ben Bougara,
(Khemis El
Khellil, Ouled Localisation
Khechna,
Boufarik) Slama,
Hammadi) Géolocalisation sur la carte : Algérie
Larbâa,
Meftah)
Alger
Topographie
La topographie de la côte algéroise est caractérisée par la succession à partir du
rivage actuel et jusqu'à une altitude de plus de 300 mètres, d'une série de
gradins, disposés les uns au-dessus des autres comme les marches d'un escalier.
Hydrographie
Alger est traversée par plusieurs fleuves et plusieurs cours d'eau qu'on nomme Voir sur la carte topographique d'Algérie
indifféremment Oued. Tous les fleuves qui la traversent se jettent dans la Voir sur la carte administrative d'Algérie
Méditerranée qui borde toute la côte algéroise. Son système hydrographique est Voir sur la carte topographique d'Algérie
(nord)
propre au milieu méditerranéen : le débit d’eau est faible mais ses cours d’eau
connaissent des crues importantes en cas de pluies. Le massif de Bouzaréah, Liens
connu par ses reliefs accidentés, possède un réseau hydrographique très dense, Site de la [Link]
drainé par huit principaux cours d'eau (Baranès, Sidi Medjber, Frais vallon, commune ([Link]
jaubert, Scotto Nadal, Chemin du Fort, Birtraria et Oued Koriche ou Oued Atoun [Link]/)
(ex-Oued Mkacel)). La moitié de ses cours d'eau a été artificialisée et canalisée
par des collecteurs enterrés. À l'ouest l'Oued Mazafran constitue la frontière
entre les wilayas d'Alger et de Tipaza, plus à l'est, entre Chéraga et Aïn Benian, l'embouchure de l'Oued Beni messous. À
l'est, les Oueds El Harrach, El Hamiz et Réghaïa ainsi que la zone dite « le lac de Réghaia », un site d’importance écologique
de dimension internationale protégé par la convention de Ramsar, sont particulièrement touchés par la pollution due aux
nombreuses usines implantées dans cette zone. L'Oued El Harrach bénéficie depuis ces dernières années d'un projet
d'assainissement et d'aménagement.
La surexploitation des nappes d'eau souterraines en saisons sèches provoquerait un rabattement important du niveau
piézométrique, une inversion du sens de l’écoulement souterrain et par conséquent des problèmes d’intrusion marine vers
9
l’aquifère côtier . Le barrage réservoir de Douéra (Skalandji) permet le stockage des eaux des Oueds Mazafran (39 hm3) et
El Harrach (71 hm3). La capacité totale de ce réservoir est de 87 hm3 destiné principalement à l’irrigation de 17 200 ha de la
10
plaine de la Mitidja centre et la réalimentation de la nappe par infiltration .
11 12 13 14
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Alger est alimentée en eau potable par les barrages de Bouroumi , Keddara , Beni Amrane et Taksebt et par la station
de dessalement d'El Hamma mise en exploitation en mars 2008.
Géologie et relief
L'étude géologique de la région algéroise, peu étendue en surface et formant un rocher qui s'avance dans la mer, révèle qu'en
15 16
arrière il est recouvert par un cordon de dunes au-delà duquel on retrouve les terrains sédimentaires de la série tertiaire .
Dans une esquisse géologique et topographique du littoral d'Alger datant de 1911, il apparaît que ce littoral comprend
essentiellement toute la région basse qui borde sur plus de 100 kilomètres le pied de l'Atlas, depuis le massif de Sidi-Fredj au
17
nord de Thénia des Béni Aïcha, jusqu'au mont Chenoua à l'ouest de Tipaza .
Climat
18, 19
Alger bénéficie d'un climat méditerranéen . Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et
20
humides , la neige est rare mais pas impossible. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait
21
généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août .
Température minimale moyenne (°C) 5,9 6,4 7 9 12 15,6 18,5 19,1 17,1 13,7 9,6 7 11,7
Température moyenne (°C) 11,2 11,9 12,8 14,7 17,7 21,3 24,6 25,2 23,2 19,4 15,2 12,1 17,4
Température maximale moyenne (°C) 16,5 17,3 18,5 20,4 23,5 27 30,6 31,2 29,2 25,1 20,7 17,2 23,1
Record de froid (°C) −3,3 −1,9 −1 −0,8 2,6 5,5 9 9,5 8,2 4,1 −0,1 −2,3 −3,3
Record de chaleur (°C) 27,4 31,3 36,3 37,2 41,2 44,6 48,7 47,5 44,4 39,4 32,8 29,1 48,7
Précipitations (mm) 80 81,8 73,4 61,1 39,9 16,7 4,6 7,4 34,2 76 96,4 115,2 686,6
Nombre de jours avec précipitations 11,4 10,6 9,7 9,1 7,3 2,5 1,5 2,5 5,3 8,6 11,1 12,1 91,7
22
Source : NOAA
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Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
80 81,8 73,4 61,1 39,9 16,7 4,6 7,4 34,2 76 96,4 115,2
Risques naturels
Alger est une zone sismique sensible, plusieurs failles sont détectées dans son territoire (Khaïr al Dine, Zemmouri, Sahel,
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Chenoua, Blida, Thenia). Ces failles aux potentiels sismiques différents sont susceptibles de générer des séismes . Le plus
violent qui ait jamais été recensé est celui du 3 janvier 1365, par suite duquel Alger fut complètement détruite et en partie
24
inondée . Le dernier séisme important date du 3 février 1716 et coûta la vie à 20 000 personnes. En outre, plusieurs
quartiers furent touchés par le séisme de Boumerdès en 2003 (faille Zemmouri).
En raison de sa situation géographique, Alger est fortement soumise aux risques d'inondation à cause du ruissellement des
eaux de pluie des hauteurs de la ville jusqu'aux quartiers situés en contrebas. Ce risque est accentué par plusieurs facteurs
liés à une évolution urbaine prenant peu en compte les risques. Plusieurs édifices sont construits sur des lits d'oued, comme
au val d'Hydra.
Le 10 novembre 2001, des pluies diluviennes s'abattirent sur Alger, transformant les lits d'oueds en torrents de boue. Cette
catastrophe causa la mort de plus de 750 personnes, majoritairement à Bab El Oued, un quartier où des immeubles entiers
25
furent détruits .
Démographie
Période actuelle
Il n'existe pas de définition administrative de la ville d'Alger intramuros. La wilaya d'Alger comporte 57 communes, dont la
quasi-totalité correspond à des quartiers d'Alger. La wilaya d'Alger correspond donc grosso modo à la ville d'Alger, en tant
qu'unité urbaine continue.
Toutefois, l'aire urbaine d'Alger s'étale au-delà de la seule wilaya d'Alger, dans les trois wilayas voisines de Blida, Boumerdes
et Tipaza. Ces trois wilayas comptaient respectivement 1 275 568, 801 068 et 809 311 habitants en 2018 ou 2020 selon la
même source.
Ainsi, la population cumulée des wilayas d'Alger, Blida, Boumerdes et Tipaza était de 6 195 843 habitants en 2018-2020.
En en excluant les parties les plus éloignées d'Alger (ouest de la wilaya de Tipaza et est de la wilaya de Boumerdes), il paraît
raisonnable d'estimer la population de l'aire urbaine algéroise à environ 5 millions d'habitants. La publication des données
issues du recensement de la population de 2022 devrait permettre d'affiner cette estimation.
Des sources non-officielles et étrangères avancent parfois une population allant jusqu'à 8 millions d'habitants pour
l'agglomération ou l'aire urbaine d'Alger, mais une telle population paraît impossible vu les chiffres officiels fournis par les
autorités algériennes (recensement ce la population, ONS et ANIREF). En effet, de telles estimations dépassent la
population cumulée des quatre wilayas englobant l'aire urbaine d'Alger, ce qui est objectivement impossible.
La pyramide des âges de la wilaya d'Alger met en avant une population jeune relativement importante, presque un tiers de la
population a moins de 20 ans. Cependant on observe une diminution des naissances à partir de 1983 et une reprise de
natalité sur la période 2004/2008.
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Pyramide des âges de la wilaya d'Alger en 2008 en pourcentage .
Classe
Hommes Femmes
d’âge
0,5 80 ans et + 0,58
1,51 70 à 79 1,59
ans
2,30 60 à 69 2,51
ans
4,16 50 à 59 4,05
ans
6,57 40 à 49 6,47
ans
8,53 30 à 39 8,58
ans
9,29 20 à 29 9,39
ans
8,46 10 à 19 8,15
ans
8,75 0 à 9 ans 8,32
0,12 nd 0,15
Période ottomane
La population d’Alger aurait été d’environ 100 000 habitants au xviie siècle puis aurait décliné jusqu’à 30 000 habitants en
1830.
Période française
1830 30 000
1876 61 255
1891 105 227
28
Avec 365 040 habitants en 1954, Alger était la 4e ville française derrière Paris, Marseille et Lyon . Avec sa banlieue
(215 046 habitants dont 131 315 musulmans et 83 731 européens), la population totale de l'agglomération s'élevait en 1954 à
29
580 086 habitants .
Toponymie
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Dans les plus anciens documents cartographiques, Alger s'est écrit de différentes façons : Alguer (1275), Algezira (1300),
Zizera (1318), Zizeria (1367) Zizara (1409), Aurger (1339) chez Angelino Dulcert. Cependant, dans ces mêmes documents se
trouve le nom d'Alger (dès le xive siècle) qui était prononcé Aldjère, voire « Algir » sur la mappemonde de Martin Béhaïm (à
30
la fin du xve siècle), et enfin, Alger chez Sébastien Cabot (au milieu du xvie siècle) . Tous ces noms proviennent de la racine
Djezaïr Beni Mezghenna.
31
Le point sur lequel il y a divergence est la signification du nom Djezaïr Beni Mezghenna .
Les premiers à citer Alger furent Ibn Hawqal dans son livre S'urat al Ardh ( )صورة االرضet Al-Bakri dans Des Routes et des
32
Royaumes ( )كتاب المسالك والممالكau chapitre sur « La route d'Achir à Djzayer Beni Mezghenna » (vers l'an 1068) . Le premier
l'écrit ()جزائر بني مزغّناي, le second ()جزاير بنى مزغنى, sans qu'aucun d'eux donne la signification du nom. William Mac Guckin de
33, 34
Slane, en traduisant le livre d'Al-Bakri, ajoute une traduction « îles » pour ()جزاير .
Au début du xvie siècle, Hassan al-Wazzan dit Léon l'Africain pense que le nom « gézeir » viendrait de sa proximité avec les
35 36, 37
îles Baléares . Diego de Haedo rattache le nom à l'unique île qui faisait face à Alger . En 1843, Louis Adrien Berbrugger
explique que le nom d'Alger viendrait des îles qui faisaient, selon lui, face au port d'Alger à l'époque et qui furent plus tard
38, 39
rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir ()الجزائر, « les îlots » , en français « les îles des Mezghenna » (جزاير بني
40
مزغنا, Djezaïr Beni Mezghenna) . Le terme d'île pourrait, selon des géographes musulmans du Moyen Âge, également
41
désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie , coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme
42, 31 43
une île de vie, Al-Jaza’ir. Ibn Hawqal ne cite qu'une île à un jet de flèche de la côte et Al-Bakri aussi .
Par ailleurs, le géographe Al-Idrissi mentionne dans « » نزهة المشتاق في اختراق اآلفاقl'existence de la ville qu'il transcrit
44 45, 46
indifféremment Djézayr beni Mezghena ( )جزاير بني مزغناet parfois Al Djézayr ()الجزائر .
Une autre hypothèse existe pour l'origine du mot Djezaïr Beni Mezghenna. Cette hypothèse attribue une origine berbère au
nom d'Alger. « Selon Smaïl Medjeber, Alger fut prise par Bologhine ibn Ziri qui lui donne le nom de Ziri pour honorer son
47 47
père ». Alger viendrait donc de l'anthroponyme Ziri qui signifie « clair de lune » en berbère. Il faut noter qu'Al-Bakri,
repris par Louis de Mas-Latrie, décrit les habitants d'Alger et de ses alentours (Mitidja) comme des Berbères vivant à la
33
limite du royaume hammadide encore en place .
La ville fut dénommée Icosium durant la période romaine. Selon une légende gréco-romaine, Icosium aurait été fondée par
48
vingt (Eïkosi) compagnons d’Hercule . Selon la légende, vingt des hommes d’Hercule, embarrassés de choisir le lieu de la
fondation de la future ville d’Alger, s’accordèrent à sacrifier trois moutons et placer chacun d’eux sur un emplacement donné
(L’Harrach, Pointe-Pescade et l’actuel centre-ville d’Alger) pour constater ensuite lequel des trois moutons demeurera
intact. Ils s'aperçoivent que celui du site actuel n'est pas affecté par la décomposition. Ils résolurent de fonder Alger sur cet
49
emplacement en lui attribuant le nom d’Icosium (dérivé du mot grec Eikosi, qui signifie en grec vingt) . Marmol affirme de
son temps qu'une tradition indigène locale attribuait la fondation d’Alger sur les ruines de Sassa, près d'El-Harrach, aux
Mosgan (Mezghana), peuple plus basané que blanc et dont les principaux habitats étaient en Libye, d’où, ayant acquis une
50
certaine puissance, il serait venu dans la province d’Alger et y aurait régné longtemps avant la venue des Romains .
Histoire
Préhistoire
La seule trace de présence humaine, pour le Paléolithique inférieur, se résume en un seul biface qui fut découvert au
51
voisinage de Mahelma et attribué à un Acheuléen moyen sinon plus vraisemblablement supérieur . Les deux plus
importants gisements découverts dans le Sahel d'Alger remontent pour l'un au Paléolithique moyen. Il s'agit de celui
découvert lors de la construction, en 1961, de la cité Malki (ex-Allobroges), à Ben Aknoun, et l'autre, celui de la grotte du
52
Grand Rocher, à Aïn Benian, qui remonte au Néolithique . D’autres gisements ont livré des restes attribués à
l’Ibéromaurusien remontent au Néolithique et Néolithique pauvre. Vers 1840, Adrien Berbrugger avait découvert l’une des
nécropoles mégalithiques les plus importantes du littoral algérien : les dolmens de Beni Messous. La nécropole s’étendait
53
sur les deux rives de l’Oued Beni Messous, celui de Beni Messous (rive droite) et celui d’Aïn Kalaa (rive gauche) . Le Sahel
d’Alger offre un panel des différentes cultures préhistoriques du Maghreb à l’exception de la hache à talon, de l'âge du
bronze, découverte à Saint-Eugène (Bologhine) et qui représente un cas unique au Maghreb.
Antiquité
Une localité appelée à l'origine par les Puniques Ikosim (nom signifiant « l'île aux mouettes » d'après Victor Bérard ou « l'île
54
aux épines » ou « aux hiboux » d'après Joseph Cantineau et Louis Leschi ), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir
phénicien d'importance, la fondation d'Ikosim est antérieure au ive siècle av. J.-C. Des débris de vases campiniens datant du
e
iii siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.
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Les tribus berbères Maghraouas étaient très nombreuses dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les
55
contenir. Ptolémée de Maurétanie fit transférer une partie des Maghraoua vers le Chlef et il combat les résistants berbères
56
soulevés par Tacfarinas , dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoya une colonie à Icosium pour arrêter les
57
révoltes .
Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure berbère) détruisit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les
58
tribus berbères maures (non romanisés) qui vivaient dans les montagnes des environs au ive siècle .
C'est vers le ve siècle que le christianisme s'introduisit à Icosium. En 429, la ville passa sous domination vandale, lors de leur
conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permit aux Romains de récupérer Icosium et ce
durant les cent ans de présence vandale en Algérie.
Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, fut attaquée par des tribus berbères.
Moyen Âge
En 710, la conquête musulmane introduisit l'islam en Afrique du Nord. Le territoire d'Alger appartenait aux Maghraouas,
55
une tribu berbère zénète . Ziri ibn Menad, vassal des Fatimides, vainquit les Berbères zénètes kharidjites. Après la mort
d'Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empara de la région du centre et fonda Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn
59
Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadjas avec la dynastie des Zirides . Le fils de Ziri ibn Menad avec
l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri, fonda trois villes dont Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir
60
chassé les Zénètes .
61, 62
Bologhine ibn Ziri reconstruisit Icosium au milieu du xe siècle en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni
63
Mezghenna et la baptisa « Djezaïr Beni Mezghenna », en 960 . Il fonde donc ce qui est aujourd'hui le cœur historique
d'Alger, la Casbah d'Alger, comme débouché maritime pour la ville d'Achir. Cette dernière jeune capitale prospère, a besoin
64
d'un port de mer rapproché .
65
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65
La guerre continua entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad fut tué en 971 dans une bataille contre les
Maghraouas, sa tête fut rapportée à Cordoue par les Maghraoua afin d'obtenir de l'aide pour affronter l'armée des Zirides,
66
vassal des Fatimides. Les Zénètes vengèrent ainsi la mort d'Abu Yazid . C'est ainsi que Moez, calife fatimide, désigna
Bologhine ibn Ziri comme calife du Maghreb. Ce dernier continua le combat contre les Zénètes. Ces derniers demandèrent
alors l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri
66
s’empare de presque tout le Maghreb en suivant les directives de Moez .
Bologhine possédait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des
Berbères sous l'emprise de l'épée. Ceci provoqua une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama
66
devinrent jaloux des Zirides et la guerre éclata entre les deux tribus ; Mila et Sétif furent rasées par les Zirides . Les
66
Omeyyades acceptèrent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir leurs territoires, en particulier des Maghraoua . Bologhine
ibn Ziri rebroussa chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime qui s'installa à
66
Ceuta . En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. S'ensuivit une longue période de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas
regagnèrent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia issue des
66
Maghraouas. Toutes les villes du Centre jusqu'à Tanger redevinrent des villes Zénètes, y compris Alger .
Les Fatimides voulaient prendre l'Al-Andalus, mais ils décidèrent d'abandonner ce projet pour garder l'Égypte et les autres
provinces. Les Zirides restèrent souverains dans leurs territoires à l'est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des
66
Sanhadja) . Les Almoravides prirent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défit tous les Zénètes. La
première grande mosquée du rite malikite Djamaâ el Kebir ou la Grande Mosquée (de 1097) y fut construite par Youssef Ibn
66
Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadjas . En 1151, Abd al-
66
Mumin (Almohades), un Berbère zénète, reprit Alger ainsi que tout le Maghreb et l'Andalousie aux Almoravides . Par la
suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides, ainsi que Hafsides et Mérinides pour des courtes périodes.
Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Ifrenides, Maghraouides, Almoravides, Almohades et
66
Zianides .
Époque moderne
Alger était alors un port peuplé d'environ 20 000 habitants, dont la population s’était fortement accrue avec l’arrivée des
67
Juifs et des Maures expulsés d’Andalousie après la chute de Grenade. Elle devint une « petite république municipale » .
En 1510, les Espagnols soumirent Alger et bâtirent une forteresse sur un îlot de la baie, le Peñon d'Alger, destinée à défendre
et surveiller la ville. À la mort du roi Ferdinand le Catholique en 1516, les habitants se révoltèrent et imposèrent à l'émir
68
Salim at-Toumi, de faire appel au corsaire turc Barberousse . Ce dernier devint maître de la ville après avoir assassiné
69 70
Salim at-Toumi qui avait intrigué avec les Espagnols et sa tribu des Tha'alibi pour se débarrasser des corsaires , mais les
Espagnols conservèrent la forteresse du Peñon. En 1516 et 1518, Alger fut attaquée par des expéditions espagnoles
commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncada, qui échouèrent toutes deux.
Par la suite, Khayr ad-Din Barberousse fut évincé d'Alger par le chef kabyle Sidi Ahmed ou el Kadhi, mais s'y rétablit à la fin
des années 1520 avec le soutien du gouvernement ottoman et réussit cette fois à prendre et à détruire la forteresse du
Peñon ; il fit construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port
d'Alger. Cette date marque le début de la régence d'Alger, qui fit d'Alger la capitale d'un État vassal de l'Empire ottoman,
quoiqu'assez indépendant de facto.
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En même temps, une double extrapolation se produisit. La ville, El Djazaïr en arabe, donne son nom au pays entier (en
arabe, « Alger » et « Algérie » s'écrivent de la même façon : El Djazaïr) tandis que la citadelle perchée en haut de la ville
ancienne, la casbah, donne son nom à la ville. De nos jours encore, « casbah » désigne la ville précoloniale, désormais
71
classée au patrimoine mondial de l'UNESCO .
Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décida en 1541,
de s'emparer d'Alger qui était devenue une véritable base « corsaire » (au sens du corso méditerranéen) sous la houlette des
frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.
En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de guerre. Alger était alors sous l'autorité de Hassan Agha. Hassan Agha
renforça les fortifications et les arsenaux de la ville. Lors du siège de la ville, un orage violent éclata. La tempête continua
toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, elle rendit inutilisable la poudre pour
les canons et les arquebuses. Les troupes impériales furent alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers
venus des campagnes environnantes. L'armée impériale battit ensuite en retraite vers le cap Matifou.
La retraite fut désastreuse pour les forces impériales car la route était coupée par une crue de l'Oued El-Harrach tandis que
les troupes algéroises et irrégulières les harcelaient, leur occasionnant de grandes pertes. Les survivants arrivèrent à
Tamentfoust, puis les troupes de Charles Quint se réfugièrent à Béjaïa, alors toujours aux mains des Espagnols. Après cette
débâcle, la ville devint la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La régence d'Alger, solidement établie, dura
trois siècles, jusqu'en 1830.
La régence
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Sous la régence turque, la ville était administrée par un fonctionnaire : le Cheikh-el-Bled. Celui-ci avait entre autres
attributions : celle de lever une contribution hebdomadaire sur les boutiques et sur les corps de métiers ; de fournir par voie
de réquisition, les mulets et les chevaux de transport nécessaires aux troupes turques envoyées au dehors ; et de défrayer,
pendant leur séjour à Alger, les envoyés de l'intérieur. Sa résidence était située dans l'actuelle « rue de la Lyre inférieure »,
sa villa à Birkhadem (« Djenan Cheikh-el-Bled »).
Au début du xviiie siècle, Laugier de Tassy décrivait la population d'Alger en ces termes « On ne voit presque dans la ville que
72
les Maures, qui ont été chassés d’Espagne » . Au début du xixe siècle, on comptait à Alger une centaine d'écoles primaires et
quatre collèges supérieurs (pour moins de 20 000 habitants), à savoir celui de la Grande Mosquée, celui de la Quashashiyya,
73
celui des Andalous et celui de Shaykh al-bilâd .
À la veille de la conquête française, Alger était une ville très cosmopolite, la société se composait de Turcs, de Maures mêlés
de Berbères et d’Arabes avec un fort apport andalou, de Kouloughlis, de Kabyles, de noirs affranchis, d'esclaves, de Juifs et
74
de Beranis qui se composaient de minorités régionales : les Biskris, les Laghouatis et les Mozabites . Alger connaissait
notamment plusieurs langues et dialectes : l'osmanli parlé par les Turcs, un arabe citadin parlé par les Maures, un hébreu
74
arabisé parlé par les Juifs et les dialectes berbères parlés par chaque communauté berbère .
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La ville fut plusieurs fois bombardée sous la Régence. La marine royale française, sous le commandement de Abraham
Duquesne, à la suite de la déclaration de guerre à la France du Dey d'Alger, bombarde Alger en 1682 puis plusieurs autres
fois durant ce conflit. En 1815, la Seconde Guerre barbaresque s'achève par la défaite du dey Omar Agha, Américains et
Algériens signent alors dans la baie d'Alger un accord permettant la libre circulation des navires américains en
Méditerranée. Puis l'année suivante, en 1816, la ville est bombardée lors d'une expédition punitive par une flotte anglo-
hollandaise menée par Edward Pellew et le dey doit à nouveau négocier.
Colonisation française
En 1830, après 3 ans d'un blocus qui commence le 16 juin 1827, le roi Charles X prétexte l'aggravation d'un contentieux
commercial entre la France et la régence d'Alger pour envoyer un corps expéditionnaire commandé par le général de
Bourmont, ministre de la guerre, afin que celui-ci prenne possession de la ville, qui tombe le 5 juillet 1830, trois semaines
75
après le débarquement de Sidi-Ferruch situé à 30 km à l'ouest . Les troupes du général de Bourmont s'emparent du trésor
d'Alger qui s'élève, selon Pierre Péan, à 500 millions de francs de l’époque (soit 4 milliards d’euros) dont une bonne partie
76, 77
est détournée . Présenté comme simple raid militaire punitif à l'origine, l'occupation française se prolongea pendant
plus de 130 ans, et marqua profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants à cette époque.
La ville, bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'est, s'étendait alors, dans la partie comprise
entre les actuels rue Benganif, boulevard Hahkad, la casbah (la citadelle) et le port, soit 3 200 mètres de remparts avec cinq
portes (Bab El Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid) qui enfermaient environ 12 200 maisons de
grandeurs diverses contenant toutes une cour d'une plus ou moins grande étendue, 103 mosquées, une dizaine de
synagogues, 7 grandes casernes de janissaires, 150 fontaines et 60 cafés maures.
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Les faubourgs constituaient la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins qui
faisaient l'admiration des Européens. La ville haute, le Djebel, constituait la vraie ville avec ses mosquées, ses zaouïas et ses
rues étroites.
Au lendemain de la colonisation, la ville fut maintenue comme capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, où une commission
de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont, siégeant en premier lieu à l'hôtel Bacri (aujourd’hui
« palais Dar Khedaouedj Amiya »), rue Socgémah, remplacèrent l’administration turque. Cette assemblée composée de sept
Maures et de deux Israélites, était présidée par un Maure marié à une Française, Ahmed Bouderbah qui, avant 1830, avait
vécu en qualité de commerçant à Marseille. C’est lui qui, avec Hamdan Khodja, négocia la reddition de la ville auprès du Dey
Hussein. M. Brugière, sous-intendant militaire, agissant en tant que « commissaire du Roi près de la municipalité » le
seconda dans sa tâche.
La colonisation française commença par le refoulement des indigènes, qui furent chassés de tout le Sahel algérois, puis
78
évolua vers leur cantonnement qui les obligea pour vivre à vendre leur travail au colon voisin .
Puis dès 1848, Alger devint le siège de la préfecture du département du même nom, permettant ainsi un développement
79
rapide , grâce à l'arrivée d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du xixe siècle, principalement d'origine
française ou méditerranéenne (Espagnols et Italiens), tandis que la population locale se concentre plutôt dans une casbah en
voie de taudification (?).
Afin d'investir la ville, deux ressources s'offrent aux colons: soit celle d'occuper les habitations mauresques, en s'adaptant à
leur architecture; soit celle d'en démolir quelques-unes pour construire des voies carrossables et des places pouvant servir
aux rassemblements de troupes et aux marchés.
La topographie de la ville, accidentée dans sa partie ouest, n'offrant qu'une zone basse légèrement plane dans sa partie est,
et étant située en bordure de mer pouvait, grâce au voisinage du port, avoir un plus grand intérêt économique. Ainsi, c'est
dans cette dernière zone qu'il y eut le plus de transformations.
On commença par quelques démolitions entre Bab-Azoun et la Marine, ainsi que dans la rue des Souks pour permettre aux
chariots de circuler librement. On continua le tracé des rues « Bab-Azoun », «Bab El Oued» et «de la Marine» qui avaient
été auparavant simplement élargies. Pour les deux premières, on construisit des rues à arcades et on fit adopter
l'établissement de galeries, de façon à lutter contre les rayons du soleil. Aussi l'ouverture de deux autres rues fut décidée :
celles « de Chartres » et « des Consuls », afin d'établir une communication entre les portes Nord et Sud, au cas où les rues
Bab-Azoun et Bab El Oued auraient été rendues inutilisables.
À partir de 1840, la ville sortant des limites des fortifications ottomanes et des logiques de défense, le Génie élabora en 1841
un projet d’ensemble de fortifications modernes. L’architecte Pierre Auguste Guiauchain rédigea en 1845 un schéma général
de voirie et d’alignements concernant les terrains à édifier à l’intérieur de la nouvelle enceinte. Il installa les nouveaux
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bâtiments publics : hôtel de ville, palais du Gouverneur, théâtre, palais de justice, hôtel des postes et du trésor, etc. dans les
meilleurs emplacements dominant la mer et projeta une série de percées transversales destinées à faciliter la liaison entre
les nouveaux quartiers du Nord et du Sud de la ville.
1:25
Ce plan qui sera publié en 1848 par Delaroche, esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville,
quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la « place du Gouvernement » au sud.
Par étapes cette idée aboutira, en 1860, au projet du baron Charles-Frédéric Chassériau, architecte en chef de la ville, qui
dessina l’ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prit le nom de boulevard
de l’Impératrice en honneur d'Eugénie de Montijo, l’épouse de Napoléon III, qui l’inaugura en 1865 (avant son achèvement)
et accueillit, au fil du temps, d’importants édifices publics : la Préfecture, le palais des Assemblées, le Casino, l’hôtel de ville,
le grand lycée d'Alger (futur lycée Bugeaud), etc.
Les Français s'installaient principalement dans les faubourgs, dans des maisons qui se trouvaient le long des remparts,
comme le quartier populaire de Bab El Oued au nord, tandis que l'on poursuivait également l'européanisation de la ville
musulmane ; aménager les constructions mauresques semblait être le meilleur programme d'utilisation de la cité. Ainsi, dès
1839, la partie basse de la ville commença à disparaître, démolitions et expropriations contribuèrent à donner un aspect
nouveau à ce quartier. L'immigration d'Européens était importante. Tous les nouveaux venus commençaient d'abord par
occuper les maisons mauresques qui sont transformées pour répondre à des exigences nouvelles. Celles-ci devenaient
bientôt des bâtisses insalubres et mal aérées. Au cours de son voyage, Napoléon III fit une enquête personnelle qui eut pour
résultat d'arrêter les démolitions de la vieille ville. Le rapport dit que la haute ville devait rester telle quelle. On commença à
s'apercevoir qu'il était difficile de greffer une ville européenne sur une ville musulmane. Le temps seul se chargea alors de
modifier l'aspect de la cité.
Lors de la visite de 1860, le couple impérial pose la première pierre du boulevard du Front de mer, Boulevard de
l'Impératrice (devenu Boulevard Che-Guevara). Les analogies sont assez grandes avec Marseille et son port qui se construit
au-devant de la rue Impériale (devenue Rue de la République). Désormais, la ville française s’organise autour de ce
boulevard, large artère de 2 km de long surplombant la mer d'une hauteur de 18 mètres. Dans le même temps, Napoléon III
inaugure la première ligne de chemins de fer entre Alger et Blida. Pour effectuer ces aménagements, la maire rétrocède,
comme la loi l'y autorise, la construction de ce boulevard, de l'établissement des magasins et des rampes d'accès vers les
quais, à une société anglaise pour 99 ans, afin de financer les travaux et l'entretien de ce nouvel axe.
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Ainsi, les quartiers d’Alger ressemblèrent peu à peu à des quartiers parisiens, dignes des travaux haussmanniens, avec les
lieux nécessaires à la vie publique (jardins, églises, mairies, écoles). Les anciennes somptueuses villas ottomanes
réquisitionnées, furent utilisées comme maisons secondaires par les grandes familles françaises.
Pendant la construction des immeubles haussmanniens d'Alger, les ouvriers étaient principalement des travailleurs locaux,
appelés « maçons indigènes » ou « maçons arabes ». Ils étaient généralement issus de la population algérienne autochtone,
qui était majoritaire dans la région à l'époque. Ces ouvriers étaient souvent employés par des entrepreneurs français chargés
80, 81, 82
de la construction des immeubles .
Il est important de noter que le travail dans le secteur de la construction était souvent précaire et mal rémunéré pour les
ouvriers algériens. Ils étaient souvent soumis à des conditions de travail difficiles et à des inégalités de traitement par
rapport aux travailleurs européens. Les ouvriers locaux étaient généralement chargés des tâches manuelles, tandis que les
postes de supervision et d'ingénierie étaient occupés par des Européens.
La construction des immeubles haussmanniens a donc été réalisée grâce à la main-d'œuvre locale, qui a contribué à
façonner le paysage urbain d'Alger à cette époque.
La colonisation fit d'Alger une ville à majorité européenne, ceci bien que la population musulmane indigène commençât à
s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de
l'exode rural.
83
En 1871, la ville se proclame Commune d’Alger, avant celle de Paris . En effet, la politique arabophile de Napoléon III ne
fait pas l’unanimité parmi les Français d’Alger. Sous la bannière de Charles Lavigerie, ils s’élèvent pour dénoncer
l’administration militaire et la politique impériale, « des civils partout » demeure la phrase emblématique de 1870. La chute
du Second Empire y est accueillie avec enthousiasme. Autour de l’avocat Romuald Vuillermoz, Alexis Lambert, Ferdinand
Lelièvre et Jourdan fondent le Comité républicain de défense de la ville d’Alger. Des centaines de Français descendent dans
la rue pour demander le départ du préfet Warnier ainsi que celui de tous les fonctionnaires bonapartistes. La ville a sa
commune, début octobre, Vuillermoz est élu maire d’Alger. Ce dernier écrit à Gambetta le 7 novembre pour lui demander le
remplacement du pouvoir militaire par le pouvoir civil en Algérie, en cas d’absence de réponse, précise-t-il, « l’Algérie se fera
d’elle-même ». La réponse est ferme : « Nous apprenons que vous faites le dictateur et que vous constituez une commission
pour prépare l’organisation du conseil communal. Le gouvernement annule cet acte d’usurpation. Il vous engage et vous
ordonne de cesser toutes ces violences de la loi qu’il ne peut tolérer plus longtemps… Prouvez nous votre patriotisme et
vous aurez avant dix jours un gouvernement civil. » Lors des élections municipales du 5 février 1871, la liste de Vuillermoz
84
l’emporte, le gouvernement civil est mis en place .
À partir de 1903, l’administration française se soucia du respect de la culture indigène, c’est ainsi que le style néo-mauresque
est né (exemple : la Grande Poste d'Alger). L’embellissement de la ville s'accentua pendant les années 1930 (centenaire de la
conquête de l’Algérie). C’était un moyen pour justifier la colonisation et de montrer sa réussite. Pour cela, on construisit des
musées (musée des beaux-arts d'Alger), des jardins (jardin d’Essai), des lieux artistiques (villa Abd-el-Tif, avec ses artistes
pensionnaires du concours).
Les transports modernes furent également installés. Ainsi, en 1892 le chemin de fer fit son apparition par la fondation de la
Compagnie des Chemins de fer sur routes d'Algérie (CFRA), dont une partie du réseau est centré sur Alger. Il se composait
d'une ligne côtière traversant la ville par les boulevards le long du port. La même année, la Société des tramways algériens
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(TA) fut créée afin de constituer un réseau purement urbain dans Alger. Une longue ligne fut construite, parallèle à celle des
CFRA, mais à l'intérieur de la ville. En complément de la ligne de tramways des TA, une nouvelle ligne de trolleybus fut mise
en service.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, resta sous les ordres de la métropole, donc à
compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger vit débarquer les forces alliées, dans
le cadre de l'opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur.
85
Quatre cents combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger , occupèrent les principaux points
stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Henri d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce
putsch permit d'éviter toute résistance du 19e corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du
général Juin.
Alger devint le siège du commandement allié, chargé de libérer la Tunisie de la tutelle de l'Axe et de préparer le
débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.
86
Le succès militaire de l'opération permet à la France libre de transférer sa capitale figurative de Brazzaville à Alger ,
lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud (voir Situation politique
en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueillit le général De Gaulle qui le 3 juin 1943 y forma, avec Giraud, le Comité
français de libération nationale (CFLN), puis convoqua une Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN
devint le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siégea à Alger jusqu'au 31 août 1944.
87 88
La ville d'Alger fut décorée, le 29 mai 1949, de la croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze .
Guerre d'indépendance
Alger se constitua en Zone autonome d'Alger, fin de l'année 1956 sous le commandement de Ramdane Abane et ensuite de
Yacef Saâdi en 1957, joua aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille
d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux
indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tout pouvoir pour « éliminer
les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants. Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de
mai 1958 y consacrèrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général De Gaulle aux
affaires.
Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans quartier entre les indépendantistes et l'Armée française
menant des opérations de police et pratiquant la torture. Des opposants à l'ordre colonial, comme le jeune professeur de
mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la
municipalité : des artères principales de la ville portent désormais leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général
Massu, reste cependant une réussite mitigée car si sur le plan militaire, en quelques mois, les principaux dirigeants du FLN
sont arrêtés, l'action de ces derniers ainsi que les aspirations du peuple algérien apparaissent sous un jour nouveau aux yeux
de l'opinion internationale. Le 11 décembre 1960, des cortèges formés d’habitants des bidonvilles envahissent les rues des
quartiers européens afin de réclamer la fin de la guerre. Charles de Gaulle autorise l’armée à ouvrir le feu sur les
89
manifestants, tuant au moins 260 personnes .
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Par les décrets no 59-321 du 24 février 1959 et no 60-163 du 24 février 1960, l'organisation de la commune d'Alger sera
réorganisée : le « Grand Alger » est formée en agglomérant au centre-ville douze anciennes communes de la périphérie.
L'ensemble est divisé en dix arrondissements, dont la gestion est assurée par un administrateur général, par un conseil
municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.
Lors de l'exode de 1962 (appelée aussi l'exode des pieds-noirs), Alger vit partir sa population d'origine européenne et juive
(350 000 personnes).
Après l'indépendance
Les Algériens célébrèrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Le 19 juin 1965, à
90
minuit, les chars de l’armée prirent position autour de la capitale, le président Ben Bella fut renversé . Accueillant la
plupart des révolutionnaires du monde entier et autres figures du tiers monde, ce qui fit dire au chef indépendantiste de
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Guinée-Bissau Amilcar Cabral : « Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à La Mecque et les révolutionnaires à
Alger ». Alger devient une capitale du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la guerre
91
froide . Elle accueille le Festival panafricain en 1969.
En octobre 1988, soit un an avant la chute du mur de Berlin, Alger fut le théâtre de manifestations réclamant la fin du
système de parti unique, une véritable démocratie baptisées «le Printemps d'Alger». Elles furent réprimées par les autorités
(plus de 300 morts), mais constituèrent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne. En 1989, une nouvelle
constitution fut adoptée qui mit fin au règne du parti unique et permit la création de plus de cinquante partis politiques,
ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.
La ville devint alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une
formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engagea un bras de fer politique avec les autorités qui
92
se solda par des élections législatives qu'elle était en passe de remporter en 1992. Le taux de participation fut de 61,01 % .
93 94
Le FIS rafla 16 sièges dès le premier tour et se plaça en ballotage favorable dans les six circonscriptions restantes .
L'annulation du scrutin par les autorités marqua le début d'une période de violences.
e
xxi siècle
De nos jours, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, elle entreprend une ouverture vers le
monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.
Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que la Société générale ou Siemens. De
nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro, le tramway ainsi que divers projets de
restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être
achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au niveau régional
dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc.
Administration et politique
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La ville d'Alger
À l'arrivée des Français en 1830, la médina d'Alger était une ville fortifiée qui correspond au territoire de l'actuelle commune
de la casbah. Après quelques années sous régime militaire, la vieille ville et la ville européenne constituèrent la Ville d'Alger.
96
En 1832, la commune d'Alger fut créée. En 1835, 14 communes rurales autour d'Alger furent créées . En 1848, les
communes d'El Biar et Mustapha (actuellement Sidi M'Hamed) y furent rattachées avant d'en être détachées en 1870. En
1904, la commune de Mustapha fut définitivement intégrée à la ville d'Alger qui fut divisée en 12 arrondissements pour une
superficie totale de 15,64 km2.
Le Grand Alger
En 1959, le Grand Alger est créé avec le regroupement de 9 communes (Alger, Saint-Eugène, Bouzareah, El Biar, Dely
Brahim, Birmendreis, Kouba, Hussein-Dey et Maison-Carrée). Cet ensemble était découpé en 10 arrondissements et un
territoire de 186 km2, il était dirigé par un administrateur général nommé par décret et un conseil municipal de
97, 98
75 membres, chaque arrondissement étant dirigé par un maire-adjoint . Après l'indépendance, l'organisation de ville
99
d'Alger fut maintenue en 1967 , mais il n'y eut plus d'administrateur général. En 1974, deux arrondissements furent ajoutés
100
(Bouzareah et Bir Mourad Raïs) .
En 1977, les arrondissements devinrent des communes de plein exercice, mais il fut créé le Conseil populaire de la Ville
d'Alger (CPVA) regroupant les anciens arrondissements afin de poursuivre les prérogatives de l'ex-commune d'Alger. Il est à
101
noter qu'une nouvelle entité vint s'ajouter au CPVA, il s'agit de Baraki, portant l'ensemble à 13 communes . À la suite du
découpage administratif de 1984, la ville fut une nouvelle fois réorganisée en 1985 en passant à 15 communes mais la
superficie fut divisée par trois, passant à 58,5 km2, en se délestant des territoires périphériques, à l'est autour d'El Harrach,
à l'ouest (Bouzareah) et au sud (Bir Mourad Raïs). Elle continua à être gérée conjointement par les communes et le CPVA
102
mais ce dernier est placé sous la tutelle de la wilaya .
En 1997, après s'être agrandie de 24 nouvelles communes, la wilaya d'Alger fut dotée d'un statut particulier et devient le
Gouvernorat du Grand Alger (GGA), elle serait dirigée un ministre gouverneur, en l’occurrence Cherif Rahmani. Elle serait
107
organisée en 28 communes urbaines, dénommées arrondissements urbains et en 29 communes simples . Ce nouveau
statut ne dura pas longtemps, puisqu'en 2000, le Gouvernorat du Grand Alger fut dissous, ayant été jugé
108
inconstitutionnel .
Maires d'Alger
À partir du 5 février 1967 (date des premières élections municipales au suffrage universel depuis l'indépendance) le maire de
la Ville d'Alger est appelé « Président du Conseil populaire de la Ville d'Alger ».
109
1967-1975 : Bachir Mentouri
1977- ? : Mustapha Medjaoui
1980-1985 : Belaid Khelifa
? -1995 : Smaïl Tifaoui
Urbanisme
À l'origine, il y a la casbah d'Alger qui déployait en éventail ses petites maisons basses du pied des collines sahéliennes
jusqu'à la mer. L'étroitesse de son territoire poussera les notables à édifier des résidences secondaires plus spacieuses à la
campagne, au-delà des remparts de la ville ; c'est le fahs algérois. Il se divise en trois zones, selon les portes qui les
desservent, fahs de Bâb El Oued (porte de Bâb El Oued), le fahs de Bâb Azoun (porte de Bâb Azoun) et le Fahs de Bâb J'did
(porte de Bâb J'did). Au-delà se délimitaient les wtan. La casbah, le fahs et les wtan composaient ce qui s'appelait Dar Es
Soltan. La gestion administrative du fahs était confiée au caid El Fahs. En plus des djenans, des marabouts, des fontaines
(Bir Mourad Rais, Bir Khadem, Hamma, des cimetières, fours à chaux parsemaient le territoire. De magnifiques demeures,
les Djenans, maisons mauresques avec jardins et dépendances, constellaient de leur blancheur la campagne verdoyante.
Occupées en été lors des grandes chaleurs, des travailleurs en assuraient le gardiennage et entretenaient les jardins potagers
le reste de l'année. Un grand nombre de ces djenanes existent encore aujourd'hui, dispersées dans le tissu de la ville
moderne. Si certains d'entre eux existent encore aujourd'hui, nous le devons à leur occupation et à la maintenance par des
institutions d'État (Dar Mustapha Pacha au palais du Peuple) de santé (Dar Hassan Pacha à l'intérieur de l'hôpital Maillot),
des musées (musée du Bardo, musée des antiquités ex-Gsel), des sièges de consulats et actuellement d'ambassades. Mais
une grande partie de ces demeures a été soit détruite, soit laissée à l'abandon (leurs propriétaires ayant quitté le pays au
début de la colonisation). C'est vers le fahs que la ville va s'agrandir, d'abord en occupant l'étroite plaine littorale (Mustapha,
Bab El Oued) puis en colonisant les collines du Sahel (quartiers des hauteurs d'Alger).
Le site s’est avéré par la suite, notamment aux débuts de la colonisation française, trop exigu pour contenir une urbanisation
alimentée par la pression démographique et les besoins en équipements et infrastructures. Son extension s’oriente
principalement vers l’est pour des raisons liées à la topographie du site marquée par l’existence de la plaine de la Mitidja,
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tandis que la présence d’une barrière montagneuse à l’ouest exclut toute option pour cette direction. Globalement,
l’extension spatiale de l’agglomération d’Alger est alors orientée dans les deux directions suivantes :
vers le sud-est (les hauteurs) : ce site culminant à 400 m d’altitude, fortement découpé de ravins et aux pentes très
fortes, abritera dans un premier temps un habitat pavillonnaire et par la suite de grands équipements ;
vers l’est : de la plaine littorale jusqu’à la Mitidja.
Ce site a privilégié l’extension de la ville d’Alger pendant la colonisation (Belcourt, Hussein Dey) et après la période
coloniale. Composé de terrains agricoles ne présentant pas de difficultés majeures à l’urbanisation, il a accueilli beaucoup de
programmes d’équipement après la période coloniale à savoir :
vers les reliefs sahéliens du Sud-Ouest (jonction de l’agglomération de Birkhadem avec les agglomérations de Draria,
Sebala et Saoula) ;
vers la zone sahélienne avec l’étalement de l’agglomération de Cheraga et la continuité de son bâti jusqu’à Ouled-
Fayet et El Achour au sud-est et avec les agglomérations de Ain Benian et Staoueli au nord-ouest ;
vers le sud, avec la jonction des agglomérations de Baraki, Oued Smar et Dar El Beida ;
le long de la côte et de la baie d’Alger avec le « remplissage » de l’espace compris entre Bordj El Kiffan, Bordj El
110
Bahri, Tamentfoust et El Marsa) .
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Alger-Centre. La rue Didouche Mourad (ex rue Michelet) est située dans le 3e arrondissement d’Alger. Elle s'étend de la
Grande Poste jusqu'au palais du Peuple (ancien palais d'été). Elle traverse notamment la place Audin, La faculté d’Alger, le
Sacré-Cœur et le parc de la Liberté (ex-de Galland). Elle est bordée de magasins et de restaurants chics sur une grande partie
de sa longueur.
Front de mer : à partir de 1840, les architectes Pierre-Auguste Guiauchin et Charles Frédéric Chassériau installèrent de
nouvelles constructions en dehors de la casbah, hôtel de ville, palais de justice, bâtiments, théâtre, palais du Gouverneur,
casino… pour former une élégante promenade bordée d'arcades qui est désormais le boulevard Che Guevara (ex-boulevard
de la République).
Bab El Oued : quartier populaire qui s’étend de la casbah au-delà de « la porte de la rivière ». C'était au départ le quartier du
petit peuple européen avant 1962. Célèbre par sa place « les trois horloges » et par son ancien « marché Triolet » noyé après
les fameuses inondations de 2001, mais aussi pour ses nombreux artistes de tous genres, Bab El Oued était aussi un des fiefs
du FIS. C'est aussi un quartier d'ateliers et de manufactures.
Hôtel El Aurassi.
Belouizdad : antérieurement, Belcourt pendant la période coloniale, Hamma Annassers après l'Indépendance, est une
commune de la wilaya d'Alger en Algérie, mais aussi un quartier populaire et surtout révolutionnaire de la ville d'Alger.
Birkhadem est une commune située dans la proche banlieue Sud d'Alger, elle est située à environ 8 km au sud du centre-ville
d'Alger, La commune de Birkhadem est traversée par la rocade Sud d'Alger. Elle dispose d'une gare ferroviaire à Ain Naadja
ainsi qu'une gare routière, elle comporte plusieurs établissements scolaires : des écoles primaires, des collèges et deux
lycées, elle dispose aussi d'une bibliothèque municipale réservée principalement aux étudiants. Birkhadem devient une
commune de plein exercice par ordonnance le 31 décembre 1856.
Kouba (daïra d'Hussein-dey) : Kouba est une ancienne bourgade qui a été phagocytée par l'expansion de la ville d'Alger. De
bourgade, Kouba s'est rapidement développée sous l'ère coloniale française puis plus encore à la faveur de la formidable
explosion démographique qu'Alger a connue après l'indépendance de l'Algérie en 1962. Au début du xxie siècle, c'est un
quartier d'Alger à part entière, constitué principalement de maisons, de villas et d'immeubles ne dépassant pas les cinq
étages.
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El-Harrach (anciennement Maison-Carrée), d'après le nom de l'oued (le fleuve) qui traverse ce quartier. L'embouchure de ce
fleuve a joué un rôle très important dans la prise d'Alger et du Peñón, ce rocher en face d'Alger occupé par les Espagnols. En
effet, au début du xvie siècle, à l'appel de l'un des dignitaires autochtones algérois qui voyait la perte progressive de l'autorité
de la ville devant l'occupation du Peñón par les Espagnols, l'un des frères Barberousse y cacha sa flotte avant de prendre
Alger par surprise par le côté sud-est. Ce quartier d'Alger fut nommé Maison-Carrée par les Français, qui en firent la zone
industrielle de la ville. Ainsi, pendant la colonisation, aussi bien Maison-Carrée que Hussein-Dey furent des villes-satellites
d'Alger où Algériens autochtones et Français ne cohabitaient guère, du fait d'une nette ségrégation résidentielle. Cette ville
fut un quartier résidentiel pour une couche aisée de Français, mais un véritable ghetto pour les Algériens, surtout ceux
poussés par l'exode rural. La commune fut annexée par Alger en 1959.
El-Harrach écrivit également une grande page d'histoire sportive avec la boxe et le football. Après l'indépendance, El-
Harrach devint progressivement un quartier d'Alger, et ultérieurement chef-lieu de Daira avec un nouveau découpage en
quartiers, comme Mohammadia (Lavigerie), Belfort, Bellevue, Le Parc, Oued-Smar, Cinq-Maisons, Les Dunes, Les Pins-
Maritimes, Beaulieu, etc.
112
Hydra, El-Biar, Ben Aknoun, Dely Ibrahim et Bouzareah forment ce que les Algérois nomment les hauteurs d'Alger. Ces
communes, parfois réputées chics, abritent la plupart des ambassades étrangères d'Alger, de nombreux ministères et centres
universitaires, ce qui en fait un des pôles administratifs et politique du pays, et souvent considérer comme les meilleurs
quartiers du pays.
Les arrondissements périphériques d'Alger abritent désormais plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. On peut
citer notamment : Hussein-dey, El-Harrach, Bab Ezzouar, Réghaïa, Rouïba, Bouzareah, Chevalley, Hammamet et Kouba. On
peut aussi y ajouter les banlieues de Chéraga, Bordj el Kiffan (anciennement « Fort de l'eau »), Dar El Beida, Dély-Ibrahim,
Draria, Aïn Benian (anciennement « Guyotville »), Bordj El Bahri (anciennement « cap Matifou ») et Les Eucalyptus.
Monuments et sites
La Grande Poste.
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La casbah fondé par les Zirides est le cœur de la ville et reste une référence architecturale avec ses ruelles et ses joyaux d'art
berbère algérienne. Elle renferme de nombreux palais, mosquées, mausolées, musées et demeures pittoresques, notamment
les mosquées Jamaa al-Jdid et Ketchaoua.
Le sanctuaire du Martyr (Maqam E'chahid) : érigé à l'emplacement du monument aux morts indigènes de la Seconde Guerre
113
mondiale, le monument, conçu à l'École des beaux-arts d'Alger sous la direction de Bachir Yellès , a été construit par une
société canadienne (Lavalin) en 1982. Surplombant la ville, haut de 92 mètres, il est composé de trois palmes stylisées
reposant sur une vaste esplanade où brûle la « flamme éternelle » et recouvrant une crypte, un amphithéâtre et un musée
souterrains. C'est un lieu de rassemblement et de recueillement à la mémoire des martyrs de la guerre d'indépendance du
pays. Maqam E'chahid fait partie d'un vaste ensemble socio-culturel : le parc de la Victoire (Riadh El Feth).
La grande Mosquée d'Alger (Djamaâ el Djazaïr) est la troisième plus grande mosquée du monde. Son minaret qui est un
gratte-ciel de 270 mètres (le plus haut d'Afrique) est aussi une attraction touristique mais est considéré comme un minaret
(le plus haut du monde). Cette mosquée est d'une capacité d'accueil de 120 000 fidèles.
La Grande Poste : construction de type néo-mauresque similaire à l'architecture des édifices la casbah d'Alger conçu en 1910
par l'architecte Marius Toudoire en collaboration avec Jules Voinot, a été construit par des artisants et ouvriers algériens
issus des différentes régions du pays est achevé en 1913 ; c'est le cœur d'Alger.
La Grande Mosquée, de 1097 (Al Djamâa al Kabir) : c'est le plus ancien édifice de la ville. Date de la période almoravide au
e
xi siècle, le minaret a été quant à lui construit par les Zianides de Tlemcen au XIVe siècle.
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La mosquée Ketchaoua : construite en 1436 et reconstruite deux fois en 1613 puis en 1794. Transformée en église par la
France entre 1832 et 1962, avant de redevenir une mosquée à l'indépendance.
La place Émir-Abdelkader (ex-place Bugeaud) : en mémoire de l'émir Abd El-Kader, résistant durant la conquête coloniale
de l'Algérie.
La villa Abd-el-Tif : magnifique demeure qui a inspiré nombre d’artistes peintres. Durant la colonisation, de 1907 à 1962 y
étaient logés les artistes lauréats du prix Abd-el-Tif, notamment Léon Cauvy et Jean Launois.
Le palais des Raïs ou Bastion 23 : situé au quartier de la Marine (xviiie siècle). Un des pôles d'intérêt de l'histoire du vieil
Alger.
La basilique Notre-Dame d'Afrique : remarquable du fait de sa situation géographique sur un promontoire qui domine le
quartier de Bab El Oued, la basilique de style néo-byzantin de Jean-Eugène Fromageau fut édifiée de 1858 à 1872.
L'hôtel El Aurassi : l'imposant hôtel qui barre la perspective en accédant au centre-ville à partir du port depuis la rampe
114
Tafourah .
L'université d'Alger : située au centre-ville, entre la place Audin, la Grande Poste et l'avenue Pasteur. Fondée en 1879, elle
constitue le noyau des premiers universitaires algériens, notamment les médecins pendant la colonisation.
Le palais du Peuple : ancienne résidence des gouverneurs, est une bâtisse d'architecture algérienne du xviiie siècle. Des
peintures murales représentent des scènes de la vie quotidienne réalisées par des artistes français au début du xxe siècle.
Le musée national du Bardo, ancienne villa construite durant l'époque de la Régence d'Alger vers la fin du xviiie siècle par un
riche commerçant, et transformée en musée en 1930.
Rusguniae, un site archéologique antique, situé dans la commune d'El Marsa. La zone de protection est constituée de
115
réservoirs d'eau, l'abside de la basilique, des thermes et des vestiges du port antique romain .
Le fort de Tamentfoust (Bordj de Tamentfoust) dans la commune d'El Marsa construit en 1661 par Ramdhan Agha sous le
règne d'Ismaïl Pacha.
Parcs et jardins
Jardin d'essai du Hamma : situé à l’est d'Alger, dans le quartier Belouizdad (anciennement Belcourt), il s'étend sur
32 hectares. On y trouve des plantes et jardins exotiques.
Parc zoologique et des loisirs d'Alger : au sud-ouest du centre-ville d'Alger, bordé au nord par Ben Aknoun, au sud par
Tixeraine, au nord-ouest par la cité Oued Roumane et à l'est par Hydra. La superficie totale englobe environ
304 hectares d'Alger sur un périmètre de 16 kilomètres. Le parc fut achevé dans les années 1980 lors du mandat du
président Chadli Bendjedid.
Parc de la Liberté, ex-parc de Galland : Construit par l'ancien maire d'Alger : Charles de Galland, inauguré en 1915.
Ce jardin se situe sur les hauteurs du Sacré-Cœur, ce jardin aux arbres exotiques abrite également le musée des
antiquités et celui de la période musulmane.
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Jardin de Prague, ex-jardin Marengo : est le premier jardin public d'Alger, créé en 1832. Il se situe entre les anciennes
murailles ottomanes, et les anciennes murailles françaises.
Jardin public de Rouïba : il fut créé en 1934. Sa superficie, s'étalant sur plusieurs hectares, renferme une riche variété
florale, dont certaines espèces rares sont protégées par les conventions internationales. En face de ce jardin se trouve
le jardin des Roses, réputé par sa diversité florale. Après avoir été mis sous scellés par les instances judiciaires des
années durant, le jardin botanique de Rouïba a rouvert ses portes au public.
Parc Beyrouth, ex-jardin Mont-Riant : se situe dans les hauteurs du Télemly, il abrite une salle omnisports, une
garderie, une école primaire et le musée de l'Enfant.
Jardin de l'Horloge florale : implanté sur le boulevard Mohamed Khmisti (ex-Laferière). Il domine la Grande Poste et
une vue panoramique sur le centre-ville et une partie du port, lui-même dominé par le palais du gouvernement. Il
abritait le monument aux morts de la Grande Guerre.
116
Le parc des grands vents, qui se situe à l'ouest d'Alger a été partiellement (450 hectares) ouvert au public en 2013 .
117
Le parc Tifariti situé sur le sinueux chemin Sfindja (ex-Laperlier) .
118
Le balcon Saint-Raphaël, à El Biar, offre une vue imprenable sur la baie d'Alger .
Économie
Alger connaît une tertiarisation croissante de son économie avec la prolifération des sociétés de services, elle est le premier
pôle économique et commercial d'Algérie et le seul pôle financier important du pays. La Bourse d'Alger a enregistré une
119
capitalisation dérisoire s'élevant à 126 millions d'euros en 2007 . Depuis cette capitalisation ne cesse d'augmenter pour
atteindre en juin 2024 3,93 milliards $ (ce qui reste trés faible pour un pays comme l'Algérie)
Alger abrite la première zone industrielle du pays, Rouïba créée en 1957, elle s'étend sur 1 000 ha. C'est d'abord l'usine
Berliet qui ouvre ses portes en 1957. Ensuite, après l'indépendance au tournant des années 1970, l'Algérie entre dans une
phase d'industrialisation de son économie, l'usine Berliet devient la Sonacom puis la SNVI.
La zone industrielle Rouïba-Réghaïa, dont la plus grande partie se trouve dans le territoire de la commune de Rouïba, est la
plus grande zone industrielle d'Algérie où activent près de 250 entreprises, parmi les entreprises qui composent cette zone
industrielle (Rouïba-Réghaïa) 79 sont publiques dont la SNVI et la Société nationale du transport routier (SNTR) sur une
superficie de 784 hectares. D'un autre côté on établit au nombre de 163, les sociétés privées activant dans cette zone se
spécialisent notamment dans les industries pharmaceutique, chimique et agro-alimentaire. Elles occupent une superficie de
156 hectares.
Alger a vu, depuis 2010, date d'ouverture du premier centre commercial, le Centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar,
120
le plus grand centre commercial du Maghreb , une prolifération d'autres centres commerciaux : Ardis, Carrefour,
Mohammadia Mall, centre de ben aknoun, garden city… Il existe aussi des marchés qu'on trouve pratiquement dans chaque
commune.
D'autre part, Alger est touchée par le phénomène commercial de l'informel. Longtemps toléré par le pouvoir algérien, il le
121 122
considère, à présent, comme un fléau qu'il tente d'éradiquer soulevant à chaque fois des émeutes. Selon Deborah
Harold, enseignante américaine de sciences politiques à l’université de Philadelphie et spécialiste de l’Algérie, l’économie
123
informelle brasserait 40/50 % de la masse monétaire en circulation et selon le bilan (2016) de la direction du commerce
124
de la wilaya d'Alger, 129 sites informels sont enregistrés .
125
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125
Dans le secteur secondaire, Alger compte une raffinerie implantée à Sidi Arcine, dans la commune de Baraki dont la
126
capacité de traitement est de 2,8 millions de tonnes/an .
127
Alger est aussi le siège des plus grandes entreprises d'Afrique, Sonatrach, Cevital, Sonelgaz , Algérie telecom , Cosider
,mobilis ,yassir (plus récemment)
Le port d'Alger
Le port d'Alger a toujours joué un rôle essentiel dans le développement économique du pays, le transport maritime
représente environ 95 % du commerce international algérien. Jusqu'à 2009, le port d'Alger fut géré par l'Entreprise
portuaire d'Alger (EPAL). L'État algérien adopta en 2006 une réforme autorisant les opérateurs privés à prendre en charge
128
les activités portuaires commerciales . Dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique, un contrat de partenariat est
signé, le 17 mars 2009, entre l'Entreprise portuaire d'Alger (EPAL) et l'opérateur portuaire DP World (DPW). D'une durée
de trente ans, la concession du terminal à conteneurs du port d'Alger devait permettre non seulement de moderniser les
129
installations mais également d’améliorer ses performances et d’attirer un volume important de trafic maritime .
Néanmoins, le port d'Alger ne répond plus aux normes et sera délocalisé vers le futur port d'El Hamdania.
En 2016, un décret accorde aux investisseurs privés le droit d'exploiter les ports déjà existants (les ports et abris de pêche :
El Djemila, Tamentfoust et Raïs Hamidou et le port de plaisance de Sidi Fredj) pour des activités de plaisance en milieu
130, 131
maritime . Le 3 août 2017, le premier bateau-restaurant d'Algérie est mis en service au port d'El Djemila (ex-la
132
madrague) .
Transports
Infrastructure routière
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Transports publics
Métro
Un premier tronçon du métro d'une longueur de 17,5 km et comprenant 19 stations est mise en service le 1er novembre 2011
entre la place des Martyrs et El Harrach-Centre , Les prolongements jusqu’à l'aéroport d'Alger Houari-Boumédiène, ainsi
133
que vers baraki sont en cours de finalisation pour une inauguration en 2026 , après plus de 10 années de travaux.
L'Entreprise Metro d'Alger (EMA) prévoit quatre lignes pour 2030. Le métro d'Alger circule tous les jours de 5 heures à
minuit avec des intervalles de 3 minutes et 20 secondes en heure de pointe et de 5 minutes aux heures creuses. Le métro est
134
exploité par Métro El Djazaïr depuis 2020 . Faisant d'Alger l'unique ville aux côtés du Caire à disposer de ce moyen de
transport au niveau africain.
Tramway
135
Disparu en 1959, le tramway a fait son retour dans sa forme moderne à Alger en 2011 . En 2014, le réseau comprend une
ligne de 20,4 km et 32 stations, desservant principalement des quartiers à l'est de la ville. Il dispose de rames du type Alstom
Citadis.
135
Un premier tronçon de 7,2 km entre Bordj el Kiffan et la Cité Mokhtar Zerhouni a été ouvert le 8 mai 2011 . Il a été ensuite
prolongé le 15 juin 2012 à la station multimodale des Fusillés dans le centre-ville, offrant ainsi une interconnexion avec le
135
métro . Un tronçon supplémentaire prolongeant la ligne de Bordj el Kiffan à l'est à Café Chergui a été inauguré le
136
22 avril 2014 . Une nouvelle extension de la cité des fusillés vers la station multimodale de bir mourad raiss devrait
bientôt être lancée sur une distance de 4,4 Km.
Le tramway d'Alger est exploité par la Société d'exploitation des tramways (SETRAM).
Téléphériques
Plusieurs téléphériques offrent une liaison rapide entre des quartiers bas et d'autres situés sur les hauteurs de la ville :
137
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137
Les téléphériques d'Alger sont tous exploités par l'ETUSA .
Autobus
L'agglomération d'Alger est desservie par le réseau d'autobus de l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger
138
(ETUSA) qui s'étend sur une longueur totale de plus de 900 km et qui compte 49 lignes . Elles circulent tous les jours
139
d'environ 5 h 30 à environ minuit et demi .
Le réseau d'autobus est structuré en six secteurs organisés autour les principaux pôles d'échange : place du 1er mai, place
139
Audin, place des Martyrs, place Ben Aknoun, gare routière Bachdjerah et gare routière El Harrach .
Transport ferroviaire
Le train de banlieue d'Alger, équivalent au RER, est composé d'une ligne double : Tafourah → Thenia (Boumerdes) et Agha
→ El Affroun (Blida). La ligne est commune pour les stations précédentes, et un dédoublement au niveau de la gare d'El
Harrach. Le train de banlieue est électrique, climatisé, spacieux et confortable, les gares sont annoncées dans les rames. Ce
réseau ferré a une longueur totale de plus de 250 Km.
Le 29 avril 2019 a été inaugurée la desserte par train de la gare d’Agha vers l’aéroport international d’Alger, via Bab Ezzouar,
la fréquence des trains de la nouvelle ligne est programmée pour un aller-retour chaque heure à partir de 5h00 jusqu’à
141
21h00. Faisant d'Alger l'une de rares villes africaines à posséder une liaison directe par train qui la relie à son aéroport .
Transport aérien
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L'aéroport d'Alger géré par l'EGSA Alger (Entreprise de gestion des services aéroportuaires d'Alger), la SGSIA (société de
gestion des services et infrastructures aéroportuaire) en collaboration pour 10 ans (2016) avec Aéroports de Paris (ADP) est
situé à 20 km. L'aéroport dessert la plupart des villes européennes, l'Afrique de l'Ouest, le Moyen-Orient, la Chine et depuis
le 15 juin 2007, l'Amérique du Nord avec un vol Alger-Montréal. L'aéroport est composé de trois terminaux : Terminal 1
(vols internationaux), Terminal 2 (Vols nationaux) et Terminal 3 (vols charter et Hadj). Il existe aussi une zone de fret et un
terminal (pavillon) pour les officiels à l'ouest du T1. Le terminal 4 inauguré le 29 avril 2019 : situé à l'ouest du T1, a une
capacité de 10 millions de passagers par an, faisant d'Alger le plus grand aéroport du Maghreb et l'un des plus grands
142
d'afrique .
Bateaux-taxis
Inaugurée dans sa phase pilote en juin 2014, cette ligne de transport maritime assure quinze navettes quotidiennes entre la
Pêcherie (Alger-Centre) et le port d’El-Djamila (Aïn-Bénian).
Transports privés
Alger dispose de bus et de taxis privés. Le prix des bus est de 30 dinars algériens par section de 3,5 km sur les lignes
urbaines. Les taxis sont disponibles pour des courses collectives, ou des courses individuelles. En 2018 environ 18000 taxis
sont reconnus par la direction des transports de la wilaya d'Alger. Au niveau de l’Aéroport Houari-Boumediène ou de la gare
143
routière (Sogral), seuls les chauffeurs de taxis conventionnés ont le droit d’y exercer. Le non-respect de la réglementation
par les chauffeurs de taxi pousse de nombreux clients à leur préférer «les clandestins » qui proposent des prix moins chers.
144
Il existe dans la capitale cinquante et une sociétés de taxi avec un parc d'environ 840 véhicules .
145
Le parc automobile de la wilaya d'Alger compte près de 1 600 000 véhicules .
Plage Les sables d'or Port de plaisance de El Djamila ou La Le port de Le mémorial du Martyr
(Zéralda) et le mont Sidi-Fredj. Madrague, station Tamentfoust, à symbole de la
Chenoua en arrière- balnéaire située à Aïn l’extrême est de la baie révolution algérienne
plan. Benian. d'Alger. (voir la guerre
d’Algérie).
Éducation
Alger est considérée comme le noyau du pôle universitaire du pays, elle compte plusieurs universités, comme l'université des
sciences et de la technologie Houari-Boumediene qui était considérée comme l'une des meilleures universités en Afrique
(années 1970-1990), l'Université Alger 1, l'Université Alger 2, l'Université Alger 3, ainsi que plusieurs écoles et instituts
comme l'École polytechnique d'architecture et d'urbanisme (EPAU), l'École des hautes études commerciales, l'École
nationale supérieure d'informatique, l'École nationale supérieure de technologie (ENST), l'École nationale polytechnique
d'Alger, l'École supérieure de commerce, l'École supérieure algérienne des affaires, l'École supérieure des travaux publics,
l'École supérieure de banque et l'École nationale supérieure d'agronomie. En outre, la ville compte plusieurs Instituts
français dispensant cours et examens annuels.
Lieux de culte
Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes. Il y a aussi des églises et des temples chrétiens :
Archidiocèse d’Alger (Église catholique), Église protestante d'Algérie (Communion mondiale d'Églises réformées), églises
146
évangéliques .
Églises
L'archidiocèse d'Alger s'organise autour de la Cathédrale du Sacré-Cœur, consacrée en 1966, soit après l'indépendance
algérienne. Cette cathédrale se situe en plein cœur d'Alger, sur l'emblématique rue Didouche-Mourad.
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La célèbre basilique Notre-Dame d'Afrique, dépendante de l'Église catholique romaine, est située sur les hauteurs d'Alger,
147
dans la commune de Bologhine. Elle célèbre les messes et les offices religieux catholiques . Symbole fort de la
communauté chrétienne d'Algérie, la basilique représente, d'après l'archevêque d'Alger Henri Teissier « l'harmonie existante
148
entre musulmans et chrétiens en Algérie » .
Au fil du temps beaucoup de saints sont tombés dans l'oubli, pour d'autres il ne subsiste aucun renseignement connu que le
154 155
nom : Sidi El-Kettani , Sidi Djami .
Culture
Musées
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Le musée national des beaux-arts d'Alger, avec sa collection composée de plus de 8 000 œuvres et une superficie
d'exposition de 4 000 m2, c'est le plus important musée d'Afrique et du Moyen-Orient. Miniatures, peintures, sculptures,
gravures, céramiques, mobilier, arts décoratifs, photographies constituent un fonds d'une richesse et d'une variété
156
remarquables . Peinture de l'école européenne du xvie siècle à nos jours. Entre autres, Fantin-Latour, Prud'hon,
Fromentin, Delacroix, Corot, Monet et Utrillo. Sculptures de Rodin et Maillol, miniatures de Mohamed Racim et œuvres
d'artistes algériens contemporains.
Le musée national des antiquités et des arts islamiques, anciennement musée Stéphane Gsell, il comprend deux sections. La
section antique expose des objets retraçant l'histoire de l'Algérie depuis l'époque punique jusqu'à la pénétration arabe. La
section Art musulman nous fait découvrir des éléments d'archéologie et d'artisanat du Maghreb, d'Andalousie musulmane et
du Moyen-Orient.
Le musée national du Bardo, ce musée installé dans un djenan mauresque typique, est spécialisé en préhistoire et
protohistoire, en ethnographie rurale, urbaine et saharienne. Le squelette de la reine des berbères « Tin-Hinan », datant du
e e
iv – v siècle apr. J.-C., y est exposé avec son mobilier funéraire.
Le musée des arts et traditions populaires d'Alger, installé dans un ancien palais privé du xvie siècle de la basse casbah, « Dar
Khdaouadj El 'Amia ». Peu avant la Révolution française, il fut loué à un riche négociant juif originaire de Livourne, Michel
Cohen Bacri, avant d'abriter la première mairie d'Alger après la prise de la ville par les Français. Le musée expose les
produits de l'art traditionnel algérien rural et citadin.
Le musée central de l'Armée, le musée retrace les épopées du peuple algérien pour préserver son indépendance et sa liberté
tout au long de son histoire tumultueuse.
Le musée national du Moudjahid, ce musée, dont l'entrée est située sous le monumental sanctuaire du Martyr, a pour
mission l'acquisition, la récupération, la restauration, la conservation et l'exposition au public des objets et collections se
rapportant à la lutte de libération nationale.
Le musée d’art moderne d’Alger, ou « MAMA », dernier-né des musées algérois, tient lieu dans son écrin néo-mauresque de
méga-galerie d'art dans l'attente de la constitution de ses collections. Le musée est installé dans les locaux du grand magasin
les Galeries de France, bâtis par l'architecte Henri Petit.
Le Centre des Arts et de la Culture du palais des Raïs, inauguré le 1er novembre 1994, — appelé Bastion 23 —, fait partie des
plus importants monuments historiques de la ville d’Alger. Beaucoup de manifestations culturelles se déroulent dans ce
centre.
Musique
Les principaux genres musicaux traditionnels à Alger sont, la musique çanâa (école d'Alger de la musique arabo-andalouse),
157, 158
le chaâbi algérien et le houzi. Alger possède plusieurs associations musicales pour sauvegarder et valoriser la musique
andalouse, particulièrement la musique algéroise (çan'a). Parmi les plus importantes : l'association El Djazaïria-El Mossilia
159
créée le 15 octobre 1951, de la fusion de deux associations : El Djazaïria créée en 1930, et El Mossilia, en 1932 . Et El
160
Fakhardjia créée en 1981, dont la dénomination se voulait un hommage à la carrière des Fakhardji .
161
Avant la création des premières associations El Moutribia (« La Mélodieuse »), vers 1911 , et El Andaloussia
(L’Andalouse), en 1929 le premier acte de patrimonialisation attesté est celui des muphtis hanafites au xviie siècle. Les
muphtis hanafites d'Alger avaient décidé d'écrire des mouloudiates (textes panégyriques et religieux) qui seraient chantées
162
dans les mosquées avec les différents modes des noubas . De ce chant religieux le Medh allait naître, plus tard, le style le
plus populaire d'Alger : le chaâbi.
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L'opéra d'Alger voit évoluer en son sein l'Orchestre philharmonique d’Alger, dont l'objectif vise à valoriser le patrimoine
musical algérien sous sa forme symphonique créé en octobre 2001 et l'Ensemble national algérien de musique andalouse
163
(Enama) créé en 2008 .
La ville d'Alger abrite plusieurs infrastructures destinées à accueillir des spectacles et événements majeurs. Les plus
importants sont la salle Atlas ex-Majestic, le Théâtre national algérien (TNA) (700 places), la Coupole (15 000 places), le
Théâtre des verdures (4 000 places), le Théâtre du Casif (5 000 places), l'Opéra d'Alger (un don de la république populaire
164
de Chine, d'un coût de 30 millions d'euros et sa capacité est de 1 400 places) . Aussi certains spectacles ont-ils lieu dans
des infrastructures privées appartenant le plus souvent à des hôtels de luxe tels le Safir à Mazafran (5 000 places). Depuis
1963, la ville accueille le Ballet national algérien.
Plusieurs discothèques sont présentes en ville parmi lesquelles les plus importantes sont le Hilton Club (700 entrées), le
Pacha Club (400 entrées), le Stars Studio (500 entrées), le Stars Studio Beach (500 entrées), la Veranda (100 entrées), le
165
VIP Club , le PianoPiano, la Rose Bleue, le Havana Lounge.
Cafés
Paul Mangin suppose que l’introduction du café, boisson ou établissement, en Afrique du Nord et particulièrement à Alger,
pourrait fort bien être due aux Turcs. Il est aussi supposé que le café fut introduit en Algérie bien avant qu’il ne le soit en
France. Le café était un véritable lieu de vie, se transformant en dortoir pour certains voyageurs. On pouvait y écouter de la
musique ou assister à un spectacle de Garagouz. Progressivement, avec la consolidation de la colonisation, le café maure
algérien se transforme. Il va se moderniser. À partir du début du vingtième siècle, il devient le lieu où une partie de la vie
collective et associative prend naissance et permet la socialisation politique masculine. Les cafés maures ont joué un rôle
non négligeable dans la création et le développement des clubs sportifs musulmans. Ils ont été aussi de hauts lieux de la
culture algéroise, le « Malakoff » est dans les années 1940-1950, le rendez-vous des artistes algérois : Hadj el Anka, Hadj
166
Mrizek, Momo, etc .
Principaux festivals
Festival international de musique Andalouse et des musiques anciennes
Festival international de la musique Gnawi
Festival culturel national de la musique actuelle
Alger Jazz Meeting
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Langues
167
Jamaa al-Jdid, construit en 1660 .
Alger est une ville cosmopolite et plurilingue, la ville a connu un accroissement démographique exponentiel dû à des vagues
de migration provenant des villes du pays et à l’exode rural, qui s'est traduit sur le plan sociolinguistique par un brassage
d’Algériens venus de toutes les régions du pays, avec leurs parlers respectifs. En outre, le parler des jeunes se caractérise par
168
une innovation linguistique et une créativité lexicale .
169
L’arabe parlé à Alger se rattache aux groupes des parlers occidentaux et à celui des parlers sédentaires . Ainsi, sur certains
points, il se rapproche des dialectes orientaux citadins malgré des différences dû à l’influence du berbère, et partage
170
davantage de caractéristiques avec les autres parlers citadins du Maghreb .
La ville a la réputation, en comparaison avec les villes arabophones de l'intérieur du pays, de ville berbérophone. Elle était
une ville berbérophone fondée par le souverain ziride Bologhin Ibn Ziri et habitée par la tribu berbère des Béni-
171
Mezerenna . L'arabisation de la ville comme de nombreuses bourgades du littoral algérien, a commencé à partir du
e
xv siècle par la communauté andalouse après leur exode d'Espagne. Mais le berbère s'est régénéré grâce aux Berbères de
171
Kabylie et de l'Atlas blidéen et aux Mozabites pendant la période de la Régence . Au fil des siécles les habitants autochtone
d'alger (senhadja à majorité) ont délaissé leur langue jusqu'à son extinction aujourd'hui.
La colonisation française s'est accompagné par un exode massif des Kabyles vers la ville. En 1911 ils représentaient un tiers
de la population musulmane algéroise ; en 1925 les deux cinquièmes, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les deux
tiers. Mais leur nombre va cependant décroître par la suite, en raison de l'afflux des arabophones du sud et des Hauts
171
Plateaux. En 1954, la communauté kabyle représentait la moitié de la population musulmane de la ville . Après
l'indépendance, le nombre des berbérophones a reculé, en raison de l'assimilation continue aux arabophones. Mais la
situation du berbère est favorable grâce au rôle prédominant des Kabyles et, dans une moindre mesure, des Mozabites dans
les activités commerciales et l'administration des services publics et économiques, et grâce à la sensibilisation menée par le
171
mouvement culturel berbère .
Cependant, les berbérophones sont bilingues et l'inter-compréhension immédiate est difficile entre les différentes
communautés berbérophones, car l'utilisation du berbère est restreinte aux communications entre les membres d'un même
171
groupe berbérophone, tandis que l'arabe algérien est la langue véhiculaire d'Alger . Aujourd’hui, l’arabe dialectal est la
172
langue première de 80 % des Algérois . Le parler arabe algérois est très influent sur le koiné urbain algérien, pour la
173
raison que c'est un parler directeur diffusé à grande échelle par le biais des médias audio-visuels algériens . De plus le
français reste encore parlé par certaines franges de la population.
Livre
Le Salon international du livre d'Alger (SILA) est une manifestation consacrée au livre. Elle se déroule chaque année au
palais des expositions Pins Maritimes.
174
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174
Alger abrite depuis 2008 le Festival international de la bande dessinée d'Alger (FIBDA) .
Dans la littérature
Depuis longtemps, Alger a inspiré de nombreux écrivains. Miguel de Cervantes aurait écrit ou plutôt pensé le roman Don
175
Quichotte durant ses cinq ans de captivité à Alger (1575-1580) . Emmanuel d'Aranda captif à Alger (1640-1642) avec
Relation de la captivité et liberté hisse le récit d'esclave au rang de genre littéraire autonome. la Provençale serait le seul
roman, avant la colonisation française, dans littérature française s'inspirant d'Alger. Il fut attribué à Jean-François Regnard
176
pour semble-t-il le besoin de la France à forger des lettres de noblesse à sa littérature coloniale . Au début du xixe siècle,
Alger est désormais accessible aux artistes occidentaux en mal d'exotisme. Théophile Gautier livre ses impressions sur la
ville d'Alger dans Loin de Paris et Voyage pittoresque en Algérie (1845). Alphonse Daudet y fait débarquer son héros
Tartarin de Tarascon. Dans la première moitié du xxe siècle l’algérianisme, mouvement intellectuel et culturel, naît en
Algérie. Il prend forme en 1920 par l'Association des écrivains algériens et doit son nom au roman Les Algérianistes de
Robert Randau (1911), dans lequel il cherche à rendre compte le plus fidèlement possible de la vie quotidienne à Alger. Alger
est très présente dans les œuvres d'Albert Camus dans ses essais L'Envers et l'Endroit où il évoque le quartier algérois de
Belcourt, Noces, L'été, dans son recueil de nouvelles L'Exil et le Royaume et son roman L'Étranger. Le principal thème
algérianiste de Camus est celui de la vie quotidienne des Français en Algérie, thème lancé par Louis Bertrand, en réaction
contre « l’orientalisme de bazar » des écrivains voyageurs métropolitains. La ville tient également une place très importante
dans les œuvres de Robert Randau, Henry de Montherlant, Louis Bertrand, Gabriel Audisio, Jules Roy. Le printemps n'en
sera que plus beau un roman de Rachid Mimouni s'intéresse à la guerre d'indépendance. Rouiba, dans la banlieue est
d'Alger, est le sujet du roman Le Serment des barbares de Boualem Sansal pendant la décennie noire.
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Au cinéma
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Sports
Alger est le plus grand pôle sportif de l'Algérie. Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines qui ont conquis de
nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complexe sportif, le Complexe olympique
Mohamed-Boudiaf qui regroupe le stade olympique du 5 juillet (d'une capacité de 80 000 places), un stade annexe pour
l'athlétisme, une piscine olympique, une salle multisports (la Coupole), un golf 18 trous et plusieurs courts de tennis.
Alger a déjà accueilli les événements sportifs suivants (liste non exhaustive) :
186
le Championnat du monde de hand ball des moins de 21 ans 2017 ;
les Jeux méditerranéens 1975 ;
les Jeux panafricains 1978 et 2009 ;
la Coupe d'Afrique des nations de football 1990 ;
le Championnat d'Afrique de handball masculin 1976, 2000 et 2014 ;
les Jeux panarabes 2004 ;
le Championnat d'Afrique de basket-ball masculin 1995 et 2005 ;
la Coupe du monde cadets de Volley-ball 2005 ;
les tournois para-olympiques (zone Afrique) boxe (homme) et volley-ball (femme) 2008.
Football
En décembre 1897, M. Mallebay, directeur du journal satirique Le Turco, fonde le premier club de la capitale Le club
187
athlétique algérois . Le Club Sportif Algérois (C.S.A) est le premier club de sport proprement indigène, déclaré le 1er mars
188 189, 190
1919 . Cette année-là, Alger compte deux clubs exclusivement indigènes : Le Club Sportif Algérois (C.S.A) et
191
l'Avant-Garde d'Alger . Le 14 juin 1923 le CSA fusionne avec Alger université club, pour former le club sportif algérois
universitaire et perd toute dimension indigène. En 1921, parti d'un encadrement similaire le Mouloudia Club d'Alger
188
parvient à s'imposer sur cette base . Le succès du MCA fait des émules. Un nouveau concurrent l'union sportive
musulmane de Belcourt voit le jour en janvier 1927. Cela étant la rivalité n'opposera pas seulement La Casbah et Belouizdad
(ex Belcourt), elle se jouera, dorénavant, au plus proche dans la vielle ville quand l'union sportive musulmane d'Alger est
192
créé le 5 juillet 1937 . Depuis le football occupe une place importante dans la réalité des jeunes algérois pour lesquels il
représente un moyen d'évasion. Le temps d'une rencontre de foot, ils se retrouvent pour chanter à propos du chômage, de la
pauvreté, de l’Europe où ils rêvent d’aller, de l’État et des militaires qu’ils tiennent pour responsables de la ruine du
193, 194
pays . Avec au moins cinq clubs algérois présents dans le championnat algérien chaque année, la capitale vit d'intenses
derbys. Le plus important est celui qui oppose le Mouloudia Club d'Alger à l'Union sportive de la médina d'Alger, un derby
attendu par les supporters des deux clubs. Les principaux clubs de football et omnisports de la ville sont :
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Stades
La wilaya d'alger compte de nombreux stades:
stade de douera
stade nelson mandela
stade du 5 Juillet
stade de bologhine
stade du 20 août 1955
stade hussein dey
Jumelages et partenariats
Jumelages
Pyongyang (Corée du Nord)
São Paulo (Brésil)
Riyad (Arabie saoudite)
Mexico (Mexique)
Stockholm (Suède)
Berlin (Allemagne)
Moscou (Russie)
Rabat (Maroc)
Sofia (Bulgarie)
Bruxelles (Belgique)
Casablanca (Maroc) depuis le 19 juillet 1963
195
Montréal (Québec) depuis le 22 février 1989
196
Amman (Jordanie) depuis le 3 septembre 1998
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Notes et références
Notes
1. La ville possède plusieurs surnoms al-ʿāṣima signifie littéralement « la capitale », al bahdja : « la joyeuse », al bidha :
« la blanche ».
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Voir aussi
Bibliographie
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Alain Vircondelet, Alger d'hier et de toujours, photographies Jean-Pierre Stora, L'Archipel, 2015.
Jean-Baptiste Nouvion, Préface de Dominique de Font-Réaulx, Le Glaive et le Compas - Charles Frédéric Chassériau
(1802-1896), de Pompéi à Alger, le parcours d’un architecte français, LAC Editions, 2022
Articles connexes
Wilaya d'Alger
Daïras de la wilaya d'Alger
Communes de la wilaya d'Alger
Chronologie d'Alger (en)
Algiers (Indiana)
Liens externes
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