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Examen MP2 : Hypothèse de Riemann et ζ

Ce document est un examen d'analyse mathématique portant sur la fonction ζ de Riemann et son lien avec les nombres premiers. Il explore des concepts tels que la convergence des séries de fonctions, la transformée de Mellin, et établit des critères topologiques pour l'hypothèse de Riemann. L'examen est structuré en plusieurs parties, chacune abordant des aspects théoriques et pratiques des mathématiques complexes.

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Examen MP2 : Hypothèse de Riemann et ζ

Ce document est un examen d'analyse mathématique portant sur la fonction ζ de Riemann et son lien avec les nombres premiers. Il explore des concepts tels que la convergence des séries de fonctions, la transformée de Mellin, et établit des critères topologiques pour l'hypothèse de Riemann. L'examen est structuré en plusieurs parties, chacune abordant des aspects théoriques et pratiques des mathématiques complexes.

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IPEI Monastir Classes MP2

Examen No 2

Analyse
———————————————————–

Date : 6 Mai 2024 Durée : 4H


——————————–

Notations et Objectifs
Notations :
Pour tout nombre complexe z , ℜ(z) désigne sa partie réelle
¦ et ℑ(z) sa partie© imaginaire.
Pour tout réel σ ≥ 0 on définit le demi plan ouvert Pσ = z ∈ C : ℜ(z) > σ .
Pour tout a > 0 et tout nombre complexe z , az désigne ez ln(a) = eℜ(z) ln(a) .e iℑ(z) ln(a) .

L2 (]0, +∞[) désigne l’espace vectoriel des applications f :]0, +∞[−→ C continues par morceaux
sur ]0, +∞[ et telle que f 2 est intégrable sur ]0, +∞[.
Soit E le sous espace vectoriel de L2 (]0, +∞[) constitué par les applications bornée sur
 ]0, +∞[.
Pour tout f ∈ E, on définit la norme de la convergence uniforme par f ∞ = sup f (x) .
x∈]0, +∞[
Z +∞  21
 2
On pose pour tout f ∈ L2 ]0, +∞[ , f 2
= f (x) d x .
0

On muni E de la norme : f 7−→ f = f 2


+ f ∞
.

On admet que ∥ ∥2 vérifie pour tout f et g dans L2 ]0, +∞[ , f + g 2
≤ ∥ f ∥2 + ∥g∥2 et aussi
que f g est intégrable sur ]0, +∞[ et on a l’inégalité de Cauchy-Schwarz :
Z +∞

f (x)g(x)d x ≤ f 2
g 2
.
0

 1 si x ∈ B
L’application indicatrice sur B est 1B : x 7−→ 1B (x) =
 0 sinon
Objectifs : Dans ce sujet on étend la definition de la fonction ζ de Riemann dans le demi plan de Poincaré
P0 = {z ∈ C : ℜ(z) > 0}.
On démontre que la conjecture de Riemann est vraie si la fonction 1[0,1] est dans l’adhérence d’un sous espace
de E. On a établit que la fonction ζ possède une infinité de zéros dans la bande critique 0 < ℜ(z) < 1. Bernhard
1
Riemann (1826-1866) conjecture que tous ces zéros appartiennent à la droite critique ℜ(z) = . Cette impor-
2
tante conjecture qui prend le nom de l’hypothèse de Riemann, est jusqu’a nos jours non résolue.

La Partie V indépendante des autres parties est consacrée a établir des formules reliant la fonction ζ avec
la famille de tous les nombres premiers.

Partie I :2pts Partie II :3pts Partie III :4pts Partie IV :5.5pts, Partie V : 5.5pts.

page 1 de ??
Partie I : Préliminaires
X 1
1. Montrer que la série de fonctions est absolument convergente sur P1 . On note sa fonction
n≥1
nz
somme par

X 1
ζ(z) = .
n=1
nz
2. Soit C un ensemble compact inclu dans Pa où a ≥ 0.
(a) Soit σ ≥ 0. Justifier la continuité sur C de l’application z 7−→ ℜ(z).
(b) En déduire l’existence de σ > a tel que C ⊂ Pσ .
X 1
(c) Montrer que la série de fonctions est normalement convergente sur tout compact de
n≥1
nz
P1 . En déduire que ζ est une application continue sur P1 .
3. Montrer que,pour tout z ∈ P0 , l’application x 7−→ x z−1 e−x est intégrable sur ]0, +∞[. On note
Z +∞
pour z ∈ P0 , Γ (z) = e−x x z−1 d x .
0

Partie II : La transformée de Mellin


Soit f :]0, +∞[−→ R une fonction continue par morceaux. On note I( f ) l’ensemble
Z +∞
¦ ©
I( f ) = σ ∈ R tel que f (x) x σ−1 d x converge .
0

On définit la transformée de Mellin de f par


Z +∞

M ( f )(z) = f (x)x z−1 d x, z ∈ C.


0

1. On suppose que I( f ) est non vide.


(a) Montrer que si a ∈ I( f ) et b ∈ I( f ) avec a ≤ b, alors [a, b] ⊂ I( f ).
(b) Montrer que si [a, b] ⊂ I( f ), alors M ( f ) est bien définie dans {z ∈ C, a ≤ ℜ(z) ≤ b}.
2. Exemples
(a) Calculer M ( f ) lorsque f = 1[0,1] et vérifier que I( f ) =]0, +∞[.
(b) Calculer M ( f ) lorsque f (x) = e−x et vérifier que I( f ) =]0, +∞[.
(c) Vérifier que I( f ) = ; lorsque f (x) = e x .
3. On suppose qu’il existe deux réels a et b tels que f (x) = O (x −a ) lorsque x −→ 0+ et f (x) =
O (x −b ) lorsque x −→ +∞. Montrer que M ( f ) est bien définie dans {z ∈ C, a < ℜ(z) < b}.
4. Soit λ un réel strictement positif et posons l’application Tλ ( f ) : x 7−→ f (λx).

(a) Montrer que I Tλ ( f ) = I( f ).
(b) Montrer que pour tout z telle que M ( f )(z) est définie :

M Tλ ( f ) (z) = λ−z M ( f )(z).

Partie III : Fonction partie fractionnaire


On définit sur ]0, +∞[ la fonction ρ par
1 1
› ž
ρ(x) = −
x x
où ⌊a⌋ désigne la partie entière du réel a.

page 2 de ??
1 1
˜ ˜
1. (a) Soit n un entier strictement positif. Déterminer l’expression de ρ sur l’intervalle , .
n+1 n
1
(b) Montrer que 0 ≤ ρ ≤ 1 et que pour tout x > 1, ρ(x) = .
x
 p
(c) Déduire que ρ ∈ L ]0, +∞[ et que ρ 2 ≤ 2.
2

2. (a) Pour z ∈ C tel que ℜ(z) < 1, montrer que (x 7−→ ρ(x)x z−1 ) est intégrable sur [1, +∞[ et
Z +∞
calculer ψ1 (z) = ρ(x)x z−1 d x.
1

(b) Pour z ∈ C tel que ℜ(z) > 0, montrer que (x 7−→ ρ(x)x z−1 ) est intégrable sur ]0, 1].
3. (a) Soit z ∈ C telque ℜ(z) > 1. Montrer que pour tout n ≥ 1 :
Z 1
n Ё 1 1 1
€ z ‹
z ρ(x)x z−1
dx = −1 − − .
1 z−1 nz−1 (n + 1)z−1 (n + 1)z
n+1

(b) En déduire que pour z ∈ C tel que ℜ(z) > 1, on a


Z 1
z
ζ(z) = −z ρ(x)x z−1 d x.
z−1 0

Z1
z
Ainsi l’application z 7−→ −z ρ(x)x z−1 d x est définie sur P0 \ {1} et coincide avec ζ sur
z−1 0
P1 . On note dés maintenant ζ cette application sur P0 \ {1}.
4. Montrer que l’application ζ est continue sur P0 \ {1}.
ζ(z)
5. Montrer que ]0, 1[⊂ I(ρ) et que pour tout z tel que 0 < ℜ(z) < 1, M (ρ)(z) = − .
z

Partie IV : Un critère topologique pour l’hypothèse de Riemann

 On note BN le sous-espace vectoriel de E engendré par les fonctions Tn (ρ) :


Soit N un entier positif.
x 7−→ ρ(nx) avec n ∈ 1, 2, . . . , N . Autrement dit BN est l’ensemble des applications f :]0, +∞[−→ R
définies par
N
X
f (x) = cn ρ(nx),
n=1

avec c1 , . . . , cN des nombres réels. Pour f ∈ BN , on définit le polynome de Dirichlet Q f associé à f par
N
X c n
Q f (s) = .
n=1
ns
¦ ©
On note BN = f ∈ BN : Q f (1) = 0 .
g
1. Soit f ∈ BN . Pour x > 1 exprimer f (x) en fonction de Q f (1), déduire que f est nulle sur
]1, +∞[ si, est seulement si f ∈ B
g N.
N
X
˜

2. Soit f ∈ BN et posons f = f − Q f (1)ρ = c1 − Q f (1) T1 (ρ) + cn Tn (ρ).
n=2

(a) Montrer que f˜ ∈ B


g N.
Z +∞ Z +∞
2 2 2 2
(b) Montrer que f (x) d x = Q f (1) et f (x) − f˜(x) d x ≤ 2 Q f (1) .
1 0
On pourra utiliser la question III-1.(c).

page 3 de ??
(c) En déduire que
Z +∞ Z +∞
2 2
f (x) − f˜(x) d x ≤ 2 f (x) − 1[0,1] (x) d x
0 0

puis que p 
f˜ − 1[0,1] 2
≤ 1+ 2 f − 1[0,1] 2
.
N
X  ρ
3. Soit f ∈ BN et f˜ = f − Q f (1)ρ = cn Tn (ρ) − .
n=1
n
ρ(x)
(a) Soit n ≥ 1. Vérifier que pour tout x > 1; Tn (ρ)(x) = .
n
(b) Soit n ≥ 1. Déduire que pour tout z tel que 0 < ℜ(z) < 1 :
Z 1
ρ(x) 1 1
 ‹  ‹
Tn ρ (x) − x dx =
z−1
− M (ρ)(z).
0
n nz n

(c) Montrer alors, que pour tout z ∈ C tel que 0 < ℜ(z) < 1 :
1
ζ(z)
Z
f˜(x)x z−1 d x = −Q f˜(z) .
0
z

1
4. Supposons qu’il existe β ∈ C tel que < ℜ(β) < 1 et ζ(β) = 0. Soit f ∈ BN .
2
(a) Montrer que l’application g : x 7−→ g(x) = x β−1 1[0,1] appartient à L2 (]0, +∞[) et que
1
g 2=p .
2ℜ(β) − 1
(b) Déduire que
Z1
1
f˜ − 1 x β−1 d x ≤ p f˜ − 1[0,1] 2 .

0 2ℜ(β) − 1
(c) Déduire des questions précédentes la minoration suivante
1 Æ
f˜ − 1[0,1] ≥ 2ℜ(β) − 1.
|β|

5. En déduire que si la fonction 1[0,1] est adhérente au sous espace vectoriel engendré par la
famille Tn (ρ) , n ≥ 1, alors la fonction ζ ne s’annule pas dans la bande verticale du plan
 1
complexe z ∈ C : < ℜ(z) < 1 .
2

Partie V : Fonction ζ et nombres premiers


Soit x > 1. On désigne par (pn )n≥1 la famille de tous les nombres premiers. Soit X une variable aléatoire
discrète définie sur un espace probabilisé (Ω, P (Ω), P) avec X (Ω) = N∗ et
1
∀n ≥ 1, P(X = n) = .
ζ(x)n x

1. (a) Soit n ≥ 1. Calculer P pn divise X .

(b) Montrer que si m et m sont premiers entre eux, alors les événements m divise X et n divise X

et mn divise X sont identiques.

page 4 de ??

(c) Soit s un entier ≥ 1. Déduire que la famille des événements (X ∈ pns N∗ ) n≥1 est mutuelle-
ment indépendante.
\  
(d) Vérifier que X∈/ p n N∗ = X = 1 .
n≥1
 n 
\
2. (a) Montrer, en justifiant votre reponse, que lim P (X ∈
/ pk N ) = P(X = 1).

n−→+∞
k=1
(b) En déduire la formule d’Euler
+∞  
1 Y 1
∀x > 1 : = 1− x .
ζ(x) n=1 pn
Y n
Y
(par definition et sous resèrve d’existence, le produit infini un = lim uk .)
n−→+∞
n≥1 k=1
Dans la suite on definit les applications π et Λ par
 X
π : x 7−→ Card p ≤ x, p est premier = 1
p premier≤x

et Λ(n) = ln(p) s’il existe un nombre permier p telque n = p k pour k ∈ N∗ et Λ(n) = 0 sinon.
3. Montrer à partir de la question précedente que
 X  1

∀x > 1, ln ζ(x) = − ln 1 − x .
n≥1
pn

4. (a) Vérifier que ∀n ∈ N∗ , π(n) − π(n − 1) = 1 si n est premier et π(n) − π(n − 1) = 0 sinon.
(b) En déduire que
  1
 X ‹
∀x > 1, ln ζ(x) = − π(n) − π(n − 1) ln 1 − x .
n≥2
n
Z n+1
x
(c) Soit n ≥ 2. Calculer l’intégrale du
n
u(u − 1)
x

(d) En déduire que


Z +∞
 π(u)
∀x > 1 : ln ζ(x) = x du.
2
u(u x − 1)
5. Montrer à partir d’un théorème de dérivation que
ζ′ (x) X ln(p )
n
∀x > 1, =− .
ζ(x) n≥1 n
p −1
x

ln(pn )
 
6. (a) Soit x > 1. Montrer que la famille est sommable.
pnkx (n,k)∈N∗ ×N∗
 
(b) Considérons la famille d’ensembles An n≥0 où pour tout n ≥ 1, An = pnk , k ≥ 1 et
[ 
A0 = N∗ \ An . Montrer que An n≥0 partitionne N∗ .
n≥1
ζ′ (x) X Λ(n)
(c) Montrer alors que ∀x > 1, =− .
ζ(x) n≥2
nx
7. (a) Montrer que lim ζ(x) = 1.
x−→+∞
(b) Déduire que
 X Λ(n)
∀x > 1, ln ζ(x) = .
n≥2
n x ln(n)
(On pourra appliquer le théorème d’intégration terme a terme.)

page 5 de ??

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