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Proba CNC

Le document traite de divers problèmes mathématiques liés à l'analyse des fonctions continues, à la convergence uniforme des suites de polynômes et aux propriétés des variables aléatoires. Il aborde des concepts tels que les fonctions génératrices des moments, les lois de probabilité, et les démonstrations de convergence pour des fonctions continues sur des intervalles donnés. Enfin, il présente des applications pratiques et théoriques des résultats obtenus dans le cadre de l'analyse des variables aléatoires.

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Concours National Commun – Session 2016 – Filière MP

 
X k ε
i. Montrer que f (x) − f Bn,k (x) ≤ .
n 2
Problème2M1
k∈A
 
X k M
ii. Montrer que f (x) − f Bn,k (x) ≤ x(1 − x) ≤ , avec M = sup |f (t)|.
n nα2 2nα2 t∈[0,1]
k∈A
ε M
(d) En déduire que, pour tout x ∈ [0, 1], |Pn (f )(x) − f (x)| ≤ + , avec M = sup |f (t)|.
2 2nα2 t∈[0,1]
(e) En déduire que la suite (Pn (f ))n≥1 converge uniformément vers f sur [0, 1].
5. Plus généralement, soit g : [a, b] → R une fonction continue, (a, b) ∈ R2 , a < b. Montrer qu’il existe une
suite de polynômes (Qn (g))n qui converge uniformément vers g sur [a, b].
Une démonstration probabiliste d'un théorème de convergence

Soit f : [0, 1] → R une fonction continue et n ∈ N∗ .


1. Soit Sn une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres n et x, x ∈ [0, 1], on pose, pour
Sn
tout n ∈ N∗ , Xn = .
n
(a) Déterminer E(Xn ) et V (Xn ) respectivement l’espérance et la variance de Xn .
1
(b) Justifier que, pour tout δ > 0, P (|Xn − x| ≥ δ) ≤ .
4nδ 2
2. On introduit la variable aléatoire Yn = f (Xn ) et on pose pour tout x ∈ [0, 1], Cn (f )(x) = E(Yn ). Pour la
suite de cette question, on se donne un réel ε > 0.
(a) Vérifier que x 7→ Cn (f )(x) est une fonction polynomiale définie sur [0, 1].
(b) D’après le théorème de Heine, comme f est continue sur [0, 1], alors il existe β > 0 tel que, pour
ε
tout (x1 , x2 ) ∈ [0, 1] × [0, 1], |x1 − x2 | ≤ β ⇒ |f (x1 ) − f (x2 )| ≤ . ( On ne vous demande pas de
2
redémontrer ce résultat ).
X  k  
k

ε
i. Montrer que f − f (x) P Xn = ≤
n n 2
| nk −x|≤β
     
X k k M
ii. Montrer que f − f (x) P Xn = ≤ , avec M = sup |f (t)|.
n n 2nβ 2 t∈[0,1]
| nk −x|>β
(c) En déduire que la suite (Cn (f ))n≥1 converge uniformément vers f sur [0, 1].

Partie III
Applications
Dans toute la suite de ce problème, pour tout (a, b) ∈ R2 , a < b, on pose I = [a, b].
1. Soit f : I → R une fonction continue, on suppose que pour tout n ∈ N,
Z b
xn f (x)dx = 0.
a

(a) Montrer que la fonction f est nulle sur I.


Z +∞
(b) Pour tout n ∈ N, calculer In = xn e−(1−i)x dx.
0
(c) En déduire qu’il existe une fonction réelle φ, continue sur [0, +∞[ et non nulle, telle que, pour tout
Z +∞
n ∈ N, xn φ(x)dx = 0.
0
Z b
2. Soit g : I → R continue telle que g(t)dt = 0. Montrer qu’il existe une suite (Pn )n∈N de polynômes
a !
Z b
telle que, Pn (t)dt = 0 et lim sup |g(t) − Pn (t)| = 0.
a n→∞ t∈[a,b]

Épreuve de Mathématiques I 1/ 4 Tournez la page S.V.P.


Concours National Commun – Session 2016 – Filière MP

3. Soit ϕ : I → R de classe
! C . Montrer qu’il existe une !suite (Pn )n∈N de polynômes telle que,
1

lim sup |ϕ(t) − Pn (t)| = 0 et lim sup |ϕ0 (t) − Pn0 (t)| =0
n→∞ t∈[a,b] n→∞
Problème 2
t∈[a,b]

4. Soit ψ : I → R continue et positive. Montrer qu’il existe une suite (P!n )n∈N de polynômes telle que, (

pour tout n ∈ N et tout t ∈ I, Pn (t) ≥ 0 ), et lim sup |ψ(t) − Pn (t)| =0


n→∞ t∈[a,b]

Soit (Ω, A, P ) un espace probabilisé, par la suite, les variables aléatoires considérées sont des variables
aléatoires réelles discrètes ou àă densité. Si X est une variable aléatoire sur (Ω, A, P ), la fonction génératrice
des moments de X, lorsqu’elle existe, est la fonction numérique de la variable réelle t, MX : t → E(etX ), où
E(etX ) désigne l’espérance de la variable aléatoire etX .

Partie I
Cas particulier : variables aléatoires discrètes finies
Soit X une variable aléatoire discrète prenant un nombre fini de valeurs x1 , ..., xr avec les probabilités
respectives p1 , ..., pr , où r ∈ N∗ . Dans cette partie, on définit la fonction ϕX sur R∗ par,

1
∀t ∈ R∗ , ϕX (t) = ln(MX (t))
t
1. Déterminer MZ , lorsque Z suit une loi de Bernoulli de paramètre p, p ∈ [0, 1].
(k)
2. Montrer que MX est de classe C ∞ sur R, et que pour tout entier naturel k, MX (0) = E(X k ).
3. (a) Montrer que ϕX est bien définie sur R∗ et prolongeable par continuité en 0. On pose ϕX (0) = E(X)
et on note encore ϕX la fonction ainsi prolongée.
(b) Démontrer que ϕX est dérivable en 0 et calculer ϕ0X (0) en fonction de la variance V (X) de X.
1
(c) i. Montrer que pour tout u ≤ 0, eu ≤ 1 + u + u2 .
2
ii. Montrer que si X ne prend que des valeurs négatives ou nulles, alors, pour tout t ≥ 0,
t
ϕX (t) ≤ E(X) + E(X 2 ).
2

(d) i. Pour tout entier i tel que 1 ≤ i ≤ r, on note fi la fonction définie sur R, par t 7→ etxi . Montrer
que la famille (f1 , ..., fn ) est libre.
ii. En déduire que deux variables discrètes finies X et Y ont la même loi si, et seulement si, les
fonctions ϕX et ϕY sont égales.
(e) Montrer que si X et Y sont des variables discrètes finies indépendantes, alors, ϕX+Y = ϕX + ϕY .
(f) En déduire MX , lorsque X suit une loi binomiale de paramètre s et p, s est un entier naturel non
nul et 0 ≤ p ≤ 1.
(g) On dit qu’une variable aléatoire réelle X est symétrique si X et −X ont la même loi. Montrer que
ϕX est impaire si, et seulement si, X est une variable aléatoire réelle symétrique.
4. On considère une suite (Xn )n≥1 de variables aléatoires discrètes finies mutuellement indépendantes
sur (Ω, A, P ), qui suivent la même loi que X. On note m l’espérance de X et σ son écart-type que l’on
suppose strictement positif.
Sn − E(Sn )
On pose, pour tout entier naturel non nul, Sn = X1 + X2 + ... + Xn et Sn∗ = p .
V (Sn )

Épreuve de Mathématiques I 2/ 4 Tournez la page S.V.P.


Concours National Commun – Session 2016 – Filière MP

(a) Montrer que, pour tout entier naturel non nul n et tout réel non nul t,
√ √  
−m n n t
ϕSn∗ (t) = + ϕX √ .
σ σ σ n

t
(b) En déduire que lim ϕSn∗ (t) = .
n→∞ 2

Partie II
Cas des variables aléatoires discrètes réelles infinies
Soit X une variable aléatoire discrète réelle infinie, notons IX l’ensemble des réels t pour lesquels MX existe.
1. (a) Montrer que, pour tous réels a, b, c tels que a < b < c et tout réel x, ebx ≤ eax + ecx .
(b) En déduire que IX est un intervalle contenant 0.
2. Soit Y une variable aléatoire discrète réelle qui suit une loi de Poisson de paramètre λ > 0.
Déterminer la fonction génératrice des moments MY de Y .
3. On suppose que la fonction MX est définie sur un intervalle de la forme ]−a, a[, (a > 0). Notons (xn )n∈N
une énumération des valeurs de X.
Posons, pour tout n ∈ N et tout t ∈] − a, a[, un (t) = P (X = xn )etxn . Soit α > 0 tel que [−α, α] ⊂] − a, a[,
et soit ρ ∈]α, a[.
(k)
(a) Montrer que, pour tout k ∈ N, tout t ∈] − α, α[ et tout n ∈ N, |un (t)| ≤ P (X = xn )(|xn |)k eρ|xn | , où
(k)
un désigne la dérivée k-ème de la fonction un .
(b) Montrer que, pour tout k ∈ N, il existe Mk > 0, pour tout t ∈] − α, α[ et tout n ∈ N,

|u(k)
n (t)| ≤ Mk P (X = xn )e
ρ|xn |
.

(k)
(c) En déduire que MX est de classe C ∞ sur ] − a, a[, et que pour tout k ∈ N, E(X k ) = MX (0).
4. En déduire l’espérance et la variance d’une variable aléatoire Y qui suit une loi de Poisson de paramètre
λ > 0.

Partie III
Cas des variables aléatoires à densité
Si X est une variable aléatoire àă densité, on note IX l’intervalle de R, qui contient 0, pour lequel MX existe.
1. Soient X et Y deux variables aléatoires àă densité indépendantes, qui admettent respectivement des
fonctions génératrices des moments MX et MY , montrer que MX+Y = MX MY .
2. Soit X une variable aléatoire à densité possédant une fonction génératrice des moments MX et une
densité f . On suppose que cette fonction génératrice des moments soit définie sur IX =]a, b[, (a, b) ∈ R2 ,
a < 0 < b, et soit s un réel tel que, 0 < s < min(−a, b).
(a) Montrer que, pour tout k ∈ N∗ et tout t ∈ R, |tk | ≤ e .
k! s|t|
sk
(b) En déduire que, pour tout k ∈ N∗ , E(|X|k ) est finie.

X tk
(c) Montrer que, pour tout t ∈] − s, s[, MX (t) = E(X k ) .
k!
k=0
(k)
(d) En déduire que, pour tout k ∈ N, MX (0) = E(X k ).

F IN DE L’ ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 3/ 4 F IN
Soit (Ω, P) un espace probabilisé, on appelle fonction génératrice d’une variable aléatoire réelle X à valeurs dans N,
la fonction Gx définie par :

Problème 3
1.
2. Donner l’expression de GX , en précisant le domaine de définition, dans chaque cas suivant :
a) X suit la loi de Bernoulli de paramètre p, notée B(p), où p ∈ [0, 1].
b) X suit la loi binomiale de paramètre n, p, notée B(n, p), où n ∈ N∗ , p ∈ [0, 1].
c) X suit la loi géométrique de paramètre p, notée G(p), où p ∈]0, 1[.
4. Montrer que la variable aléatoire X admet une espérance si, et seulement si, GX est dérivable en
1 La
et dans 0 (1) = E(X).
ce cas Ggénératrice
fonction X d’une somme de variables aléatoires
5. Montrer que la variable aléatoire X admet un moment d’ordre 2 si, et seulement si, GX est deux
fois dérivable en 1 et dans ce cas V (X) = G00X (1) + G0X (1) − (G0X (1))2 .
6. En déduire l’espérance et la variance d’une variable aléatoire qui suit la loi géométrique G(p) de
paramètre p, où p ∈]0, 1[.
Partie II

Soient n un entier naturel non nul et N une variable aléatoire telle que N (Ω) = J1, nK = {1, . . . , n}.
On suppose que pour tout k de J1, nK, P (N = k) est non nul. On considère n variables aléatoires
indépendantes (Xi )1≤i≤n , toutes de même loi qu’une variable aléatoire X, telle que X(Ω) = J1, mK, avec
N
P
m un entier naturel non nul. On pose S = Xi , (en particulier, sachant que l’événement (N = h) est
i=1
h
réalisé, h ∈ J1, nK, alors S =
P
Xi ).
i=1
1. Montrer que pour tout k ∈ J1, nK, GX1 +...+Xk = GkX .
2. a) Soit Y une variable aléatoire réelle qui prend un nombre fini de valeurs dans Y (Ω), montrer
n
P (N = k)E(Y |[N = k]), où ∀k ∈ J1, nK,
P
que E(Y ) =
k=1
E(Y |[N = k]) =
P
yP ((Y = y)|[N = k]) désigne l’espérance de Y sachant l’événement
y∈Y (Ω)
[N = k] et P ((Y = y)|[N = k]) désigne la probabilité de (Y = y) sachant l’événement
[N = k].
b) Montrer que pour tout k ∈ J1, nK et pour tout réel t, E(tS |[N = k]) = GkX (t).
n
P (N = k)GkX (t).
P
c) En déduire que pour tout réel t, GS (t) =
k=1
d) Montrer que GS = GN ◦ GX .
3. En déduire que E(S) = E(N )E(X).
Partie III
Application
On dispose d’un jeton non truqué à deux faces numérotées 1 et 2 et d’un dé tétraédrique (famille des
pyramides composées de quatre faces triangulaires), équilibré, dont les faces sont numérotées de 1 à 4.
On lance le jeton et on note N le numéro obtenu, puis on lance N fois le dé et pour chaque lancer, on
note le numéro de la face d’appui du dé. Soit S la somme des numéros obtenus lors de ces N lancers,
(si N = 1, le dé est lancé une seule fois et S est le numéro lu sur la face d’appui du dé).
1. a) Déterminer la loi de N .
b) Donner la loi conditionnelle de S sachant [N = k], pour k = 1, puis pour k = 2.
c) En déduire la loi de S, puis son espérance et sa variance.
N
P
2. a) Identifier la variable aléatoire X telle que S = Xi , où X1 et X2 sont deux variables
i=1
aléatoires indépendantes de même loi que X.
b) Déterminer les fonctions génératrices GN et GX et en déduire la fonction génératrice GS .
c) Retrouver, en utilisant la fonction génératrice GS , la loi, l’espérance et la variance de S.
Fin de l’épreuve

Épreuve de Mathématiques I

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