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Tout Comprendre Au Cloud Computing

Le document présente une introduction complète au cloud computing, expliquant ses bases, ses différents modèles tels que IaaS, PaaS et SaaS, ainsi que les avantages et inconvénients de son utilisation. Il souligne l'importance croissante du cloud dans les dépenses informatiques des entreprises, avec une transition vers des services basés sur le cloud, et aborde également les défis liés à la gestion de plusieurs fournisseurs dans un environnement multicloud. Enfin, le texte évoque les tendances futures et l'impact du cloud sur l'innovation technologique.

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Tout Comprendre Au Cloud Computing

Le document présente une introduction complète au cloud computing, expliquant ses bases, ses différents modèles tels que IaaS, PaaS et SaaS, ainsi que les avantages et inconvénients de son utilisation. Il souligne l'importance croissante du cloud dans les dépenses informatiques des entreprises, avec une transition vers des services basés sur le cloud, et aborde également les défis liés à la gestion de plusieurs fournisseurs dans un environnement multicloud. Enfin, le texte évoque les tendances futures et l'impact du cloud sur l'innovation technologique.

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Tout comprendre au cloud

computing : le guide complet


Technologie : Une introduction au cloud computing, depuis les bases jusqu'au
IaaS et au PaaS, en passant par le cloud hybride, public et privé, et les
grands acteurs du marché.

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Cloud computing

Tout comprendre au cloud


computing : le guide complet
Technologie : Une introduction au cloud computing, depuis les bases jusqu'au
IaaS et au PaaS, en passant par le cloud hybride, public et privé, et les
grands acteurs du marché.

Par Steve Ranger | Jeudi 03 Mars 2022

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Qu'est-ce que le cloud computing en termes


simples ?
Le cloud computing désigne la fourniture de services informatiques à la demande,
généralement via internet et sur la base d'un modèle de paiement à l'utilisation. Il concerne
aussi bien les applications que le stockage et la puissance de traitement.

Comment fonctionne le cloud computing et quels


sont les services disponibles ?
Au lieu de posséder leurs propres centres de données ou leur propre infrastructure
informatique, les entreprises peuvent louer l'accès aussi bien aux applications qu'au
stockage auprès d'un fournisseur de services de cloud computing.

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L'utilisation des services de cloud computing présente l'avantage que les entreprises
peuvent éviter le coût initial et la complexité liés à la possession et à la gestion de leur
propre infrastructure informatique. A la place, elles paient simplement pour ce qu'elles
utilisent, quand elles l'utilisent. A leur tour, les prestataires de services de cloud

computing peuvent bénéficier d'économies d'échelle importantes en fournissant les


mêmes services à un large éventail de clients.

Les services de cloud computing couvrent des options très diverses aujourd'hui, depuis
les éléments de base que sont le stockage, la mise en réseau et la puissance de
traitement jusqu'au traitement du langage naturel et à l'intelligence artificielle, ainsi que
les applications bureautiques standard. Pratiquement tous les services qui n'ont pas
besoin que vous vous trouviez à proximité physique du matériel informatique que vous
utilisez peuvent désormais être proposés via le cloud, même l'informatique quantique.
Pour donner quelques exemples, le cloud computing à la base d'un grand nombre de
services, des services grand public tels que Gmail ou la sauvegarde dans le cloud des
photos de votre smartphone, jusqu'aux services qui permettent aux grandes entreprises
d'héberger toutes leurs données et d'exécuter toutes leurs applications dans le cloud.
Netflix s'appuie sur des services de cloud computing pour faire fonctionner son service
de diffusion de vidéos et ses autres systèmes opérationnels, tout comme un certain
nombre d'autres entreprises.

Le cloud computing devient l'option par défaut pour de nombreuses applications : les
éditeurs de logiciels proposent de plus en plus leurs applications sous forme de
services via internet plutôt que de produits autonomes, car ils essaient de basculer vers
un modèle d'abonnement. Toutefois, il existe un inconvénient potentiel au cloud
computing, en ce sens qu'il peut également introduire de nouveaux coûts et de
nouveaux risques pour les entreprises qui l'utilisent.

Pourquoi ce nom de cloud computing ?


Un concept fondamental derrière le cloud computing (littéralement "informatique en
nuage") est que l'emplacement du service et de nombreux détails, comme le matériel
ou le système d'exploitation sur lequel il s'exécute, n'ont guère d'importance pour
l'utilisateur.

C'est dans cette idée que la métaphore du nuage ("cloud" en anglais) a été empruntée
aux anciens schémas des réseaux de télécommunications, dans lesquels le réseau
téléphonique public (et, plus tard, internet) était souvent représenté par un nuage pour
indiquer que l'emplacement n'avait pas d'importance. Il s'agissait plutôt d'un nuage de
choses. Il s'agit bien sûr d'une simplification excessive : pour de nombreux clients,
l'emplacement de leurs services et de leurs données reste une question essentielle.

Quel est l'historique du cloud computing ?

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Le cloud computing est un terme qui existe depuis le début des années 2000, mais le
concept de l'informatique en tant que service existe depuis bien plus longtemps. Il
remonte aux années 1960, quand des sociétés de services informatiques permettaient
aux entreprises de louer du temps sur un ordinateur central, au lieu de devoir en
acheter un elles-mêmes.

Ces services de "temps partagé" ont été largement rattrapés par l'essor du PC, qui a
rendu la possession d'un ordinateur beaucoup plus abordable, puis par l'essor des
centres de traitements d'entreprise, dans lesquels les entreprises stockaient de grandes
quantités de données.

Le concept de la location de l'accès à la puissance de calcul a refait surface à maintes


reprises, notamment à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avec les
prestataires de services d'applications, l'informatique utilitaire et le calcul distribué. Puis
est venu le cloud computing, qui s'est imposé véritablement avec l'émergence des
logiciels en tant que service et des fournisseurs de cloud computing à très grande
échelle comme Amazon Web Services.

Quelle est l'importance du cloud computing ?


La mise en place de l'infrastructure nécessaire à la prise en charge du cloud computing
représente désormais une part importante de toutes les dépenses informatiques, tandis
que les dépenses consacrées à l'information traditionnelle en interne diminuent à
mesure que les charges de travail informatiques continuent de se déplacer vers le
cloud, qu'il s'agisse de services de cloud public proposés par des fournisseurs ou de
cloud privé construits par les entreprises elles-mêmes.

En effet, il est de plus en plus évident qu'en matière de plateformes informatiques


d'entreprise, que cela plaise ou non, le cloud a gagné.
Gartner prévoit que la moitié des dépenses sur les marchés des logiciels d'application,
des logiciels d'infrastructure, des services de processus d'entreprise et de
l'infrastructure système seront transférées vers le cloud d'ici 2025, contre 41 %
en 2022. Il estime que près des deux tiers des dépenses en logiciels d'application se
feront via le cloud computing, contre 57,7 % en 2022.

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Image : Gartner.
Cette évolution ne s'est accélérée qu'en 2020 et 2021, les entreprises ayant accéléré
leurs plans de transformation numérique pendant la pandémie. Les blocages tout au
long de la pandémie ont montré aux entreprises combien il était important de pouvoir
accéder à leur infrastructure informatique, à leurs applications et à leurs données, quel
que soit le lieu de travail de leur personnel – et pas seulement depuis un bureau.

Selon Gartner, la demande de capacités d'intégration, de processus de travail agiles et


d'architecture composable sera à l'origine de la poursuite du passage au cloud.

L'ampleur des dépenses liées au cloud continue d'augmenter. Pour l'ensemble de


l'année 2021, le cabinet IDC s'attend à ce que les dépenses d'infrastructure en cloud
aient augmenté de 8,3 % par rapport à 2020, pour atteindre 71,8 milliards de dollars,
tandis que l'infrastructure non cloud ne devrait augmenter que de 1,9 % pour atteindre
58,4 milliards de dollars. A long terme, l'analyste prévoit que les dépenses en
infrastructure cloud de calcul et de stockage connaîtront un taux de croissance annuel
composé de 12,4 % sur la période 2020-2025, pour atteindre 118,8 milliards de dollars
en 2025, et qu'elles représenteront 67 % des dépenses totales en infrastructure de
calcul et de stockage. Les dépenses d'infrastructure non cloud resteront relativement
stables en comparaison, et atteindront 58,6 milliards de dollars en 2025.

Toutes les prédictions relatives aux dépenses en matière de cloud computing vont dans
le même sens, même si les détails varient légèrement. Elles décrivent toutes la même
dynamique : l'analyste technologique Canalys indique que les dépenses mondiales en
services en cloud ont dépassé 50 milliards de dollars sur un trimestre pour la première
fois au quatrième trimestre 2021. Pour l'ensemble de l'année, il prévoit une croissance
de 35 % des dépenses en services d'infrastructure en cloud, qui atteindront
191,7 milliards de dollars.

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Canalys affirme qu'il y a déjà une nouvelle opportunité de croissance pour le cloud à
l'horizon, sous la forme de la réalité augmentée et virtuelle et du metaverse. « Ce sera
un moteur important à la fois pour les dépenses en services de cloud et pour le
déploiement d'infrastructures au cours de la prochaine décennie. A bien des égards, le
metaverse ressemblera à l'internet d'aujourd'hui, avec des capacités améliorées et un
taux de consommation de calcul amplifié », explique l'analyste.

Quels sont les principaux éléments du cloud


computing ?
Le cloud computing peut être décomposé en un certain nombre d'éléments constitutifs
différents, axés sur différentes parties de la pile technologique et différents cas
d'utilisation. Voyons un peu plus en détail certains des éléments les plus connus.

Qu'est-ce que l'infrastructure en tant que service (IaaS) ?


L'infrastructure en tant que service (IaaS) se rapporte aux blocs fonctionnels
fondamentaux de l'informatique qui peuvent être loués : serveurs physiques ou virtuels,
stockage et mise en réseau. Cette formule est attrayante pour les entreprises qui
veulent créer des applications en partant de zéro et qui veulent contrôler pratiquement
tous les éléments elles-mêmes. Il faut toutefois que les entreprises possèdent les
compétences techniques pour pouvoir orchestrer les services à ce niveau.

Qu'est-ce que la plateforme en tant que service (PaaS) ?


La plateforme en tant que service (PaaS) est la couche suivante. Outre le stockage, la
mise en réseau et les serveurs virtuels sous-jacents, elle inclut également les outils et
logiciels dont les développeurs ont besoin pour créer des applications, notamment le
middleware, des systèmes de gestion de bases de données, des systèmes
d'exploitation et des outils de développement.

Qu'est-ce que le logiciel en tant que service


(SaaS) ?
Le logiciel en tant que service (SaaS) désigne la fourniture d'applications en tant que
service. C'est probablement la version du cloud computing la plus connue de la majorité
des individus. Le matériel et le système d'exploitation sous-jacents sont sans
importance pour l'utilisateur final, qui accédera au service par le biais d'une application
ou d'un navigateur web. L'achat se fait souvent par poste ou par utilisateur.

Le SaaS représente la part la plus importante des dépenses liées au cloud computing,
tout simplement parce que la variété des applications fournies via SaaS est énorme, du
CRM tel que Salesforce à Office 365 de Microsoft. Et si l'ensemble du marché croît à un
rythme effréné, ce sont les segments IaaS et PaaS qui ont constamment connu une
croissance beaucoup plus rapide, selon IDC. « Cela met en évidence la dépendance
croissante des entreprises à l'égard d'une fondation en cloud reposant sur une

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infrastructure en cloud, des données définies par logiciel, des solutions de calcul et de
gouvernance en tant que service, et des plateformes natives en cloud pour le
déploiement d'applications pour les applications internes de l'informatique
d'entreprise. » IDC prévoit que l'IaaS et le PaaS continueront de croître à un rythme
plus élevé que le marché global du cloud « car la résilience, la flexibilité et l'agilité
guident les décisions en matière de plateformes informatiques ».

Image : IDC.

Qu'est-ce que le multicloud ?


Alors que les grands fournisseurs de cloud computing seraient très heureux de
répondre à tous les besoins informatiques de leurs clients professionnels, les
entreprises cherchent de plus en plus à répartir la charge entre plusieurs fournisseurs.
Ce qui a conduit à l'essor du multicloud. Cette approche vise en partie à éviter d'être lié
à un seul fournisseur (ce qui peut entraîner les coûts élevés et la rigidité que le cloud
est souvent censé éviter), et en partie à trouver le meilleur mélange de technologies
dans le secteur.

Cela signifie que la capacité de connecter et d'intégrer les services en cloud de


plusieurs fournisseurs va constituer un nouveau défi croissant pour les entreprises.
Parmi les problèmes rencontrés, citons la pénurie de compétences (manque de
travailleurs ayant une expertise dans plusieurs clouds) et les différences de flux de
travail entre les environnements cloud. Les clients voudront également gérer leurs
différentes infrastructures en cloud à partir d'un seul endroit, faciliter la création
d'applications et de services puis leur transfert, et s'assurer que les outils de sécurité
peuvent fonctionner sur plusieurs clouds – rien de tout cela n'est particulièrement facile
à l'heure actuelle.

Avantages du cloud computing

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Les avantages précis varieront selon le type de service de cloud computing utilisé, mais
fondamentalement, l'utilisation des services de cloud signifie que les entreprises n'ont
pas besoin d'acheter ou de gérer leur propre infrastructure informatique.

Elles n'ont plus besoin d'acheter des serveurs, de mettre à jour les applications ou les
systèmes d'exploitation, ni de mettre hors service et au rebut le matériel ou les logiciels
lorsqu'ils sont obsolètes, car tous ces aspects sont pris en charge par le fournisseur.
Pour les applications de base, telles que la messagerie électronique, il peut être
pertinent de basculer vers un fournisseur de cloud computing, plutôt que de s'appuyer
sur les compétences internes. Une entreprise spécialisée dans l'exécution et la
sécurisation de ces services aura probablement de meilleures compétences et un
personnel plus expérimenté qu'une petite entreprise ne peut se permettre de recruter.
Ainsi, les services de cloud computing peuvent fournir un service plus sécurisé et
efficace aux utilisateurs finaux.

En recourant aux services de cloud computing, les entreprises peuvent progresser plus
vite sur les projets et tester des concepts sans passer par un long processus d'achat et
des coûts élevés en amont, car elles ne paient que pour les ressources qu'elles
consomment. Ce concept d'agilité de l'entreprise est souvent mentionné par les
défenseurs du cloud computing comme un avantage clé. La capacité à mettre en place
de nouveaux services sans le temps et les efforts associés aux achats informatiques
traditionnels implique qu'il est plus facile et plus rapide de commencer à utiliser de
nouvelles applications. De plus, si une nouvelle application s'avère très populaire, elle
peut être déployée rapidement à grande échelle, grâce à la nature élastique du cloud
computing.

Si une entreprise a une application qui présente des pics d'utilisation importants, par
exemple qui n'est utilisée qu'à un moment précis de la semaine ou de l'année, elle peut
avoir financièrement tout intérêt à l'héberger dans le cloud, plutôt que d'avoir du
matériel et des logiciels dédiés qui restent inutilisés la plupart du temps. La migration
vers une application hébergée dans le cloud pour des services tels que la messagerie
électronique ou la CRM peut alléger la charge du personnel informatique interne ; si ces
applications ne génèrent pas un grand avantage concurrentiel, il n'y aura guère d'autre
impact. L'adoption d'un modèle de services transforme également les dépenses
d'investissement en dépenses de fonctionnement, ce qui peut être utile pour certaines
entreprises.

Points forts et points faibles du cloud computing


Le cloud computing n'est pas nécessairement meilleur marché que les autres formes
d'informatique, tout comme la location n'est pas toujours moins chère que l'achat sur le
long terme. Si une application a un besoin régulier et prévisible de services
informatiques, il peut être plus économique de la fournir en interne.

Certaines entreprises peuvent être réticentes à héberger des données sensibles dans
un service qui est également utilisé par des concurrents. La migration vers une
application de SaaS peut également impliquer que vous utilisez les mêmes applications

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qu'un concurrent, auquel cas il peut être difficile de créer un quelconque avantage
concurrentiel si cette application est fondamentale pour votre activité.

S'il peut être facile de commencer à utiliser une nouvelle application de cloud
computing, la migration des applications ou données existantes vers le cloud peut
s'avérer beaucoup plus compliquée et onéreuse. Et il semble qu'il y ait aujourd'hui une
sorte de pénurie de compétences en matière de cloud, le personnel ayant des
connaissances en DevOps et en surveillance et gestion multicloud étant
particulièrement rare.
Dans un rapport, une proportion significative d'utilisateurs expérimentés du cloud a
déclaré qu'ils pensaient que les coûts de migration initiaux finissaient par l'emporter sur
les économies à long terme créées par le IaaS.
Et bien sûr, vous ne pouvez accéder à vos applications que si vous disposez d'une
connexion internet.

Quel est l'impact de l'adoption du cloud


computing sur les budgets informatiques ?
Le cloud computing a tendance à déplacer les dépenses de l'investissement vers les
dépenses d'exploitation, car les entreprises achètent l'informatique en tant que service
plutôt que sous la forme de serveurs physiques. Cela peut permettre aux entreprises
d'éviter les fortes augmentations de dépenses informatiques qui sont traditionnellement
liées aux nouveaux projets, utiliser le cloud pour faire de la place dans le budget peut
être plus facile que d'aller voir le directeur financier pour demander plus d'argent.

Bien entendu, cela ne signifie pas que le cloud computing est toujours ou
nécessairement moins cher que le maintien des applications en interne. Pour les
applications dont la demande de puissance de calcul est prévisible et stable, il peut être
moins coûteux (du point de vue de la puissance de traitement au moins) de les
maintenir en interne.

Adoption du cloud computing


Les analystes estiment que le cloud computing est désormais à la base de la plupart
des nouvelles ruptures technologiques dans tous les domaines, de la banque mobile
aux soins de santé, et que son utilisation ne peut que croître. Il est difficile d'imaginer de
nombreux projets de nouvelles technologies qui n'exploitent pas le cloud d'une manière
ou d'une autre. Selon Gartner, plus de 85 % des entreprises adopteront un principe de
"cloud-first" d'ici 2025 et ne pourront pas mettre pleinement en œuvre leurs stratégies
numériques sans cela. Selon l'analyste, les nouvelles charges de travail déployées
dans un environnement "cloud-native" seront omniprésentes, et pas seulement
populaires, et tout ce qui n'est pas "cloud" sera considéré comme un héritage.
D'ici 2025, Gartner estime que plus de 95 % des nouvelles charges de travail
numériques seront déployées sur des plateformes cloud-native, contre 30 % en 2021.

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Et si cela semble irréaliste, il se peut que les chiffres sur l'adoption du cloud dépendent
des personnes à qui vous parlez au sein d'une organisation. Les dépenses liées au
cloud ne seront pas toutes centralisées par le DSI : les services de cloud sont
relativement faciles à souscrire, de sorte que les responsables d'entreprise peuvent
commencer à les utiliser et à payer sur leur propre budget, sans avoir besoin d'informer
le département informatique. Cela peut permettre aux entreprises d'avancer plus
rapidement, mais peut également créer des risques de sécurité si l'utilisation des
applications n'est pas gérée.

L'adoption variera également selon l'application. La messagerie électronique basée sur


le cloud est beaucoup plus facile à adopter qu'un nouveau système financier, par
exemple. Et pour les systèmes comme la gestion de la chaîne d'approvisionnement, qui
fonctionnent efficacement en l'état, il y aura moins de pression à court terme pour
effectuer un transfert potentiellement coûteux et risqué vers le cloud.

Qu'en est-il de la sécurité du cloud computing ?


De nombreuses entreprises restent préoccupées par la sécurité des services en cloud,
même si les atteintes à la sécurité sont rares. Le degré de sécurité du cloud computing
dépendra en grande partie du degré de sécurité de vos systèmes existants. Les
systèmes internes gérés par une équipe qui a bien d'autres chats à fouetter risquent
d'avoir plus de fuites que les systèmes surveillés par les ingénieurs d'un fournisseur de
services en cloud qui se consacrent à la protection de cette infrastructure.

Toutefois, des inquiétudes subsistent quant à la sécurité en particulier pour les


entreprises qui déplacent leurs données entre de nombreux services de cloud
computing, ce qui a conduit à la croissance des outils de sécurité du cloud, qui
surveillent les données se déplaçant vers et depuis le cloud et entre les plateformes de
cloud computing. Ces outils peuvent identifier l'utilisation frauduleuse des données dans
le cloud, les téléchargements non autorisés et les logiciels malveillants. Ils ont toutefois
un impact sur les finances et les performances : ces outils peuvent réduire le retour sur
investissement du cloud de 5 à 10 % et avoir un impact sur les performances de 5 à
15 %. Enfin, le pays d'origine des services cloud inquiète également certaines
organisations.

Qu'est-ce que le cloud computing public ?


Le cloud computing public est le modèle de cloud computing classique, où les
utilisateurs peuvent accéder à une vaste réserve de puissance de calcul via internet
(qu'il s'agisse d'IaaS, de PaaS ou de SaaS). L'un des grands avantages en la matière
est la capacité à dimensionner rapidement un service. Les fournisseurs de cloud
computing disposent d'une importante puissance de calcul, qu'ils partagent entre un
grand nombre de clients ; c'est ce que l'on appelle l'architecture "mutualisée". Leur
échelle phénoménale signifie qu'ils ont une capacité en réserve suffisante pour pouvoir
facilement faire face si un client donné a besoin de plus de ressources. C'est la raison

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pour laquelle ce modèle est souvent employé pour les applications moins sensibles qui
nécessitent une quantité variable de ressources.

Qu'est-ce que le cloud computing privé ?


Le cloud computing privé permet aux entreprises de bénéficier de quelques-uns des
avantages du cloud public, mais sans les inquiétudes liées à l'abandon du contrôle sur
les données et services, parce qu'il se trouve derrière le pare-feu de l'entreprise. Les
entreprises peuvent contrôler exactement l'endroit où leurs données sont détenues et
concevoir l'infrastructure comme elles le veulent (essentiellement pour des projets
d'IaaS ou de PaaS) afin de donner aux développeurs l'accès à une réserve de
puissance de calcul qui peut être dimensionnée à la demande sans mettre la sécurité
en danger. Toutefois, cette sécurité supplémentaire a un coût, car rares seront les
entreprises à avoir l'envergure d'AWS, de Microsoft ou de Google. Autrement dit, elles
ne pourront pas réaliser les mêmes économies d'échelle. Néanmoins, pour les
entreprises qui ont besoin d'une sécurité supplémentaire, le cloud computing privé peut
constituer un tremplin utile en les aidant à comprendre les services de cloud ou à
reconstruire des applications internes pour le cloud, avant de les transférer dans le
cloud computing public.

Qu'est-ce que le cloud computing hybride ?


Le cloud computing hybride désigne sans doute là où nous en sommes tous en réalité :
un peu de ceci et un peu de cela. Certaines données dans le cloud public, certains
projets dans le cloud privé, plusieurs fournisseurs et différents niveaux d'utilisation du
cloud.

Quels sont les coûts de la migration vers le cloud


computing ?
Pour les jeunes entreprises qui prévoient d'exécuter tous leurs systèmes dans le cloud,
le démarrage est assez simple. Toutefois, pour la majorité des entreprises, la situation
n'est pas aussi simple : ayant des applications et données existantes, elles doivent
déterminer quels systèmes il vaut mieux laisser en l'état et lesquels commencer à
migrer vers l'infrastructure de cloud computing. C'est une initiative potentiellement
risquée et onéreuse, d'autant que la migration vers le cloud computing pourrait coûter
davantage aux entreprises si elles sous-estiment l'envergure de tels projets.

Une étude menée auprès de 500 entreprises qui adopté précocement le cloud
computing révèle que la nécessité de réécrire les applications afin de les optimiser pour
le cloud représente l'un des coûts les plus importants, notamment si les applications
sont complexes ou personnalisées. Un tiers des personnes interrogées citent les frais
élevés de transfert des données entre les systèmes comme un obstacle dans la
migration de leurs applications cruciales. Les compétences requises pour la migration
sont à la fois difficiles et coûteuses à trouver – et même lorsque les organisations

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parviennent à trouver les bonnes personnes, elles risquent de se les faire voler par des
fournisseurs de cloud computing aux poches profondes.
En outre, la majorité des entreprises s'inquiètent de performances des applications
critiques, et une sur trois cite cette raison pour ne pas transférer certaines applications
critiques.

L'aspect géographique est-il sans importance en


matière de cloud computing ?
En réalité, il s'avère que c'est tout l'inverse. En effet, la géopolitique impose des
changements considérables aux utilisateurs et aux fournisseurs de cloud computing.
Tout d'abord, il y a la question de la latence : si l'application provient d'un centre de
traitements situé à l'autre bout de la planète ou d'un réseau saturé, vous risquez de la
trouver bien lente par rapport à une connexion locale. C'est le problème de la latence.

Ensuite, il y a la question de la souveraineté des données. De nombreuses entreprises,


notamment en Europe, doivent s'inquiéter de savoir où leurs données sont traitées et
stockées. Par exemple, les entreprises européennes craignent que si les données de
leurs clients sont stockées dans des centres de données aux Etats-Unis (ou
appartenant à des entreprises américaines), elles pourraient être consultées par les
autorités américaines chargées de l'application de la loi. En conséquence, les grands
fournisseurs de cloud computing ont mis en place un réseau de centres de traitements
régionaux, de sorte que les entreprises puissent conserver leurs données dans leur
propre région.

Certains sont allés plus loin, en détachant effectivement certains de ces centres de
données de leur activité principale afin qu'il soit beaucoup plus difficile pour les autorités
américaines – et autres – d'exiger l'accès aux données des clients qui y sont stockées.
Les données des clients dans les centres de données sont sous le contrôle d'une
société indépendante, qui agit en tant que "dépositaire de données", et les parents
américains ne peuvent pas accéder aux données sur les sites sans l'autorisation des
clients ou du dépositaire de données. Il faut s'attendre à ce que les fournisseurs de
services en cloud ouvrent davantage de centres de données dans le monde pour
répondre aux besoins des clients qui souhaitent conserver leurs données dans des
lieux spécifiques.

La sécurité du cloud est un autre problème. L'agence de cybersécurité du


gouvernement britannique a prévenu que les agences gouvernementales devaient tenir
compte du pays d'origine lorsqu'elles ajoutent des services de cloud à leurs chaînes
d'approvisionnement. Cette mise en garde concernait plus particulièrement les logiciels
antivirus, mais le problème est le même pour d'autres types de services.

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Qu'est-ce qu'une région de cloud computing ? Et
qu'est-ce qu'une zone de disponibilité de
l'informatique en cloud ?
Les services de cloud computing sont exploités à partir de centres de données géants
répartis dans le monde. AWS les divise en "régions" et en "zones de disponibilité".
Chaque région AWS est une zone géographique distincte, comme l'Europe (Londres)
ou l'ouest des Etats-Unis (Oregon), qu'AWS subdivise ensuite en ce qu'elle appelle des
zones de disponibilité. Une zone de disponibilité est composée d'un ou de plusieurs
centres de données suffisamment éloignés les uns des autres pour qu'en théorie, une
seule catastrophe ne les mette pas tous deux hors service, mais suffisamment proches
les uns des autres pour les applications de continuité des activités qui nécessitent un
basculement rapide. Chaque zone dispose de plusieurs connexions internet et de
connexions électriques à plusieurs réseaux : AWS compte plus de 80 zones de
disponibilité.
Google utilise un modèle similaire, divisant ses ressources de calcul en cloud en
régions qui sont ensuite subdivisées en zones, lesquelles comprennent un ou plusieurs
centres de données à partir desquels les clients peuvent exécuter leurs services.
Google compte actuellement plus de huit zones : Google recommande aux clients de
déployer des applications dans plusieurs zones et régions afin de se prémunir contre
les pannes imprévues.

Microsoft Azure divise ses ressources de manière légèrement différente. Il propose des
régions qu'il décrit comme étant un « ensemble de centres de données déployés dans
un périmètre défini par la latence et connectés par un réseau régional dédié à faible
latence ». Elle propose également des "géographies" contenant généralement deux
régions ou plus, qui peuvent être utilisées par les clients ayant des besoins spécifiques
en matière de résidence des données et de conformité « pour garder leurs données et
leurs applications à proximité ». Elle propose également des zones de disponibilité
composées d'un ou plusieurs centres de données équipés de systèmes indépendants
d'alimentation, de refroidissement et de mise en réseau.

Quelles sont les grandes entreprises de cloud


computing ?
S'agissant des IaaS et PaaS, les grands fournisseurs de cloud computing ne sont pas si
nombreux. Amazon Web Services fait la course en tête, suivi par le peloton composé
d'Azure de Microsoft, de Google et d'IBM. Selon les données de Synergy Research,
Amazon, Microsoft et Google continuent d'attirer bien plus de la moitié des dépenses
mondiales en matière de cloud computing, avec des parts de marché respectives de
33 %, 20 % et 10 % au troisième trimestre. Et avec des taux de croissance supérieurs à
ceux du marché global, leur part des revenus mondiaux continue de croître. Cependant,
il reste encore beaucoup de revenus pour les entreprises qui les poursuivent – environ

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17 milliards de dollars. « Il est clair que les trois grandes entreprises qui se cachent à
l'arrière-plan posent des problèmes, et que le but du jeu n'est pas de leur faire une
concurrence frontale », a déclaré l'analyste.

AWS, Azure et Google Cloud : quelle est la


différence ?
Les trois grands acteurs du cloud ont chacun leurs propres atouts. AWS est l'acteur le
plus établi et est à l'origine de la capacité d'Amazon à supporter les énormes variations
saisonnières de la demande des consommateurs. Le fait d'avoir été le premier à
commercialiser des services de cloud computing et de s'être battu pour gagner des
parts de marché en a fait le leader du marché, et il continue d'innover. Azure de
Microsoft est devenu un élément essentiel de la stratégie de l'entreprise, qui dispose
d'un historique et de produits permettant d'accompagner les entreprises dans leur
passage au cloud. Google Cloud est le plus petit des trois grands acteurs, mais il a
clairement la puissance du géant de la publicité pour Android derrière lui.

Au-delà des trois grands, il y en a d'autres, comme Alibaba Cloud, IBM, Dell et HPE, ou
encore OVHcloud en France, qui veulent tous faire partie du projet de cloud computing
pour les entreprises. Et bien sûr, des géants comme Salesforce aux start-up,
pratiquement toutes les entreprises de logiciels sont désormais des entreprises SaaS.

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Le cloud computing peut-il mal tourner ?
Il y a et il y aura toujours des pannes. Ces pannes peuvent survenir à l'échelle locale,
car votre accès à internet est interrompu soit par des moyens physiques, soit par des
cyberattaques. Mais les grands fournisseurs connaissent aussi des pannes, et comme
nous sommes tous de plus en plus dépendants de leurs services, lorsque le cloud
s'arrête, le travail s'arrête. Peu d'entreprises ont des systèmes de sauvegarde vers
lesquels se tourner dans cette situation. Tant que les fournisseurs de services en cloud
limitent les pannes au minimum, les utilisateurs considéreront probablement que
l'utilisation du cloud est plus fiable que les applications maison. Mais si les pannes se
généralisent, cette opinion pourrait changer.

Quel est l'avenir du cloud computing ?


Le cloud computing atteint un point tel qu'elle est susceptible de représenter une part
plus importante des dépenses technologiques des entreprises que les formes
traditionnelles de fourniture d'applications et de services en interne qui existent depuis
des décennies. Cependant, l'utilisation du cloud computing ne peut qu'augmenter à
mesure que les entreprises se font à l'idée que leurs données se trouvent ailleurs que
dans un serveur au sous-sol. Aujourd'hui, les fournisseurs d'informatique en cloud
mettent de plus en plus en avant l'informatique en cloud en tant qu'agent de
transformation numérique au lieu de se concentrer simplement sur les coûts. Le
passage à l'informatique dématérialisée peut aider les entreprises à repenser leurs
processus et à accélérer le changement, en les aidant à éliminer les silos de données
et d'organisation. Certaines entreprises qui ont besoin de donner un coup de fouet à
leurs programmes de transformation numérique pourraient trouver cet argument
séduisant, d'autres pourraient voir leur enthousiasme pour le cloud s'émousser à
mesure que les coûts de la transition s'accumulent.

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