2 FSA/SMI4
Université IBN ZOHR Année 2023-2024
Faculté des Sciences Département de Physique
AGADIR SMI4
TD ÉLECTRICITÉ2
Série 2
1 Exercice I : Théorème de Maxwell
Un fil vertical indéfini z’oz est parcouru par un courant I dans le sens z’oz. Un cadre
rectangulaire conducteur indéformable ABCD est situé dans un plan vertical xoz passant
par le fil . Le côté AB = a parallèle au fil est à la distance x0 du fil ; le côté CD = a est à la
distance b + x0 du fil ; le côté BC = b est perpendiculaire au fil. Le cadre comporte n spires.
On donne a = x0 = 0.20 m; b = 0.10 m; n = 100; I = 10 A.
1.
a. Calculer le flux envoyé par le fil à travers le cadre.
b. Le cadre rectangulaire est parcourue par un courant i = 1 A dans le sens ABCD.
le cadre se déplace dans la direction Ox parallèle à BC. x◦ passant de 0.20 m à 0.80 m.
Calculer le travail des forces électromagnétiques qui agissent sur le cadre.
c. Calculer la résultante des forces qui agissent sur le cadre lorsque x0 = 0.20 m.
2. pour x0 = 0.20 m, on tourne le cadre autour de AB d’un angle θ dans le sens qui amène
ox sur oy. Calculer :
a. La force résultante et le moment au point O′ , milieu de AB, du torseur des forces
électromagnétiques qui agissent sur le cadre.
b. Le flux ϕ envoyé par le fil à travers le cadre, à la fin de la rotation.
c. Le travail des forces électromagnétiques au cours de la rotation.
2 Solution Exercice I
Théorème de Maxwell
L’objectif est de déterminer la relation entre le flux magnétique, le travail et la force de
Laplace
1. (a)
µ0 nIa b
ϕ= ln 1 +
2π x0
(b) !
b
µ0 niIa 1+ x1
W = ln b
2π 1+ x0
(c)
µ0 niI ab
Fx = − = 6.67 × 10−5 N
2π x0 (x0 + b)
2. (a) — La force totale de Laplace exercée sur AB et CD :
µ0 niI ab2
Fx = FCD cos θ − FAB = − 2π x0 (x20 +b2 )
F⃗ O′
Fy = FCD sin θ = µ02π
niI ab
x20 +b2
Fz = 0
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Module de F⃗ (O′ ) :
q µ0 niI ab AN
F = Fx2 + Fy2 = p = 9 × 10−5 N
2π x0 x20 + b2
— Le Moment de la force de Laplace sur le segment CD :
µ0 niI abx0 AN
MF⃗CD O′ = ≃ 6 × 10−4 mN
2π x20 + b2
(b) p
µ0 nIa x20 + b2
ϕπ/2 = ln ≃ 4.46 × 10−6 W eb
2π x0
(c) p
µ0 niIa x20 + b2 AN
≃ −1.17 × 10−5 W eb
W = i ϕπ/2 − ϕ0 = ln
2π x0 + b
3 Exercice II : Induction Électromagnétique
On considère une spire rectangulaire (S), d’aire S, placée dans un champ magnétique
d’induction uniforme B ⃗ a . La spire tourne librement autour de l’axe (∆) situé dans le plan
de la spire, passant par son centre et perpendiculaire au champ magnétique avec une vitesse
angulaire uniforme ω. On note θ = ωt l’angle, à un instant t, entre le champ B ⃗ a et le
vecteur unitaire ⃗n normal à la surface de la spire (N.B : la spire n’est parcourue par aucun
courant). (faire le schéma)
1. Déterminer l’expression de la variation du flux à travers la surface de la spire en fonction
du temps.
2. Calculer la force électromotrice (f.e.m.) induite e due au mouvement de la spire dans le
champ. De quel type d’induction électromagnétique s’agit-t-il ?
3. Cette f.e.m. est appliquée aux bornes d’une bobine de résistance interne r et de coefficient
de self d’induction L. Donner l’expression de :
a. L’impédance Z de la bobine ;
b. L’amplitude du courant induit i0 qui circule dans la bobine en fonction de Ba , S, L, r
et ω ;
c. L’angle de déphasage φ entre le courant qui traverse la bobine et la tension à ses
bornes. En déduire la puissance dissipée dans la bobine en fonction de Ba , S, L, r, ω et φ.
Dans la suite, La spire rectangulaire est supposée maintenant immobile dans le plan ver-
⃗a
tical du repère R(O, x, y, z). Cette spire est soumise à l’action d’un champ magnétique B
tournant avec une vitesse angulaire uniforme Ω ⃗ = Ω⃗ez , dont les composantes dans R
s’écrivent :
Bax = Ba cos Ωt ; Bay = Ba sin Ωt ; Baz = 0.
Le vecteur unitaire de la normale positive de la spire est donné par : ⃗n = cos α0⃗ex + sin α0⃗ey
où α0 est l’angle que fait ⃗n avec l’axe Ox.
4. Calculer le flux du champ magnétique B ⃗ a à travers la surface (S) de la spire en fonction
de S, Ω, α0 et Ba .
5. En déduire la f.e.m. induite e. De quel type d’induction électromagnétique s’agit-t-il ?
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4 Exercice III : Inductance propre et mutuelle
Deux solénoïdes (S1 ) et (S2 ) de même axe Oz, de même longueur l et de rayons r1 et
r2 (> r1 ), sont emboités l’un dans l’autre (figure 1). Les deux solénoïdes possèdent le même
nombre de spires N . On admet que l ≫ r1,2 . La bobine intérieure est parcourue par un
courant i1 (t) = I cos ωt avec I = 1 A. La bobine extérieure est en court-circuit.
1. Déterminer les coefficients d’induction propre L1 et L2 ainsi que le coefficient d’in-
duction mutuelle M .
2. En négligeant les résistances internes des fils, déterminer l’expression du courant i2 (t)
parcourant la bobine extérieure. Quelle est son amplitude ?
3. Que vaut le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde central ?
4. Déterminer l’énergie magnétique emmagasinée dans le volume des deux solénodes.
Rappel : On rappelle que l’énergie magnétique emmagasinée dans un volume V
baignant dans un champ B est :
B2 3
ZZZ
W = d V
V 2µ0
5. En déduire les expressions de l’inductance mutuelle M de (S1 ) et (S2 ) ainsi que de
leurs inductances propres L1 et L2 .
Figure 1 –
5 Solution Exercice III
1) La longueur l des solénoïdes étant très supérieure à leurs rayons r1,2 , on peut supposer
que les solénoïdes sont infinis. En notant i1 et i2 les courants qui y circulent, les champs
magnétiques qu’ils créent en leurs volumes sont uniformes et valent :
µ0 N i1,2
B1,2 = ez
l
- Coefficient d’induction propre L1 : Le flux magnétique envoyé par la bobine (S1 ) à travers
l’une de ses spires notée (51 ), d’aire s1 = πr12 , s′ exprime :
πr2 µ0 N i1
ZZ ZZ
µ 0 N i1 s 1
ϕS1 →s1 = B1 · d2 s1 ez = B1 d2 s1 = = 1 .
(s1 ) (t1 ) l l
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Le flux magnétique total envoyé par (S1 ) à travers l’ensemble de ses spires est :
µ0 N 2 i 1
ϕs1 → s1 = N ϕs1 → s1 = πr12 .
l
Comme, par définition, l’induction propre L1 est telle que :
ϕs1 → s1 = L1 i1 ,
on déduit que :
πµ0 N 2 r12
L1 = .
l
- Coefficient d’induction propre L2 : Un calcul similaire permet d’avoir pour l’induction
propre du solénoide (S2 ) l’expression :
πµ0 N 2 r22
L2 = .
l
- Coofficient d’induction mutuelle M : Le flux magnétique enroyé par le solénoïde (S2 ) à
traters une spire (s1 ) du solénoïde (S1 ) est donné par :
ZZ ZZ
2 µ0 N i2 2
ϕS2 →51 = B2 · d s1 ez = B2 d2 s1 = πr1 .
s1 s1 I
Le flux total envoyé par le solénoïde (S2 ) à travers le solénoı̄de (S1 ) est :
µ0 N 2 i2
ϕS2 →S1 = N ϕS2 →51 = πr12 .
l
L’induction mutuelle M étant définie par :
ϕS2 →S1 = M i2 ,
il s’ensuit :
πµ0 N 2 r12
M= .
l
Dans la situation où les deux solénoïdes sont imbriqués l’un dans l’autre, cette quantité
s’identifie à l’induction propre L1 du solénoide intérieur (S1 ).
Remarque : Le flux magnétique envoyé par le solénoíde (S1 ) à travers une spire (52 )
du solénoïde (S2 ) est donné par la relation :
ZZ
ϕs1 →x2 = B1 · d2 s2 e2
s2
Comme le champ B1 est nul en dehors du solénoìde ( S1 ), l’intégrale double ne porte plus
que sur la surface d’une spire (51) de ce solénoı̃de Ainsi : Le flux total envoyé par le solénoìde
(S1 ) à travers le solénoide (S2 ) est donc :
µ0 N 2 i1
ϕS1 →s2 = N ϕS1 →x2 = πr12 .
l
L’induction mutuelle M étant également définie par :
ϕs1 →s2 = M i1 ,
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il vient :
πµ0 N 2 r12
M=
l
2) Le système est formé par les deux bobines (S1 ) et (S2 ) : le circuit (1) contient une
bobine et un générateur de courant imposant un courant i1 , tandis que le circuit (2) ne
contient qu’un bobine court-circuitée. Néanmoins, entre les deux circuits, il y a un couplage
inductif. Compte tenu de la convention récepteur, on peut écrire les expressions des tensions
u1 et u2 :
di1 di2 di2 di1
u1 = L1 +M ; u2 = L2 +M
dt dt dt dt
La bobine extérieure étant court-circuitée, on a u2 = 0 et la seconde équation :
di2 M di1
=−
dt L2 dt
Donc :
M
i2 (t) = − i1 (t) + cte
L2
Puisque (S2 ) n’est relié à aucun générateur, on peut supposer qu’il n’y aura pas de courant
continu qui serait physiquement impossible à cause des résistances, même si celles-ci sont
très faibles. On peut finalement conclure que cte = 0 :
M M
i2 (t) = − i1 (t) = − I cos ωt.
L2 L2
Un tel courant admet une amplitude :
M
I2 max = I.
L2
3) Le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde central est la résultante des champs
créés par les deux solénoides :
µ0 N
B(M) = B1 (M) + B1 (M) = (i1 + i2 ) e2 .
l
En remplaçant chaque courant par son expression, on obtient :
µ0 N M
B(M) = 1− I cos ωte2
l L2
4) L’énergie magnétique W emmagasinée dans l’ensemble des deux solénoindes est la
somme de l’énergie W1 dans le volume du solénoinde (S1 ) et de l’énergie W2−1 dans le
volume (V2 − 1) délimité par les solénoı̄des (S1 ) et (S2 ) :
W = W1 + W2−1 .
Dans le rolume (V2−1 ), seul le champ B2 existe ; d’où l’énergie correspondante :
1 2
W2−1 = B (V2 − V1 )
2µ0 2
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où V1 et V2 sont respectivement les volumes des solénoïdes (S1 ) et (S2 ). Dans le volume (V1 )
du solénoide (S1 ), les deux champs B1 et B2 existent simultanément ; l’énergie correspon-
dante s’exprime :
1
W1 = (B1 + B2 )2 V1
2µ0
Ainsi :
1 2 1 2 1
W = B1 V1 + B2 V 2 + B1 B2 V 1
2µ0 2µ0 µ0
1 πr12 µ0 N 2 i21 1 πr22 µ0 N 2 i22 πr12 µ0 N 2 i1 i2
= + +
2 l 2 l l
5) Cette énergie s’écrit sous la forme :
1 1
W = L1 i21 + L2 i22 + M i1 i2
2 2
avec :
πr12 µ0 N 2 πr2 µ0 N 2 πr2 µ0 N 2
L1 = ; L2 = 2 ; M= 1
l l l
qui ne sont autres que les coefficients d’induction trouvés dans la question 1 ).
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