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Anthologie poétique française classique

Le document présente une sélection de poèmes et extraits littéraires d'auteurs variés tels que Tristan L'Hermite, Arthur Rimbaud, et Paul Verlaine, explorant des thèmes comme l'amour, la beauté, la mort et la mémoire. Chaque texte illustre des émotions et des réflexions profondes à travers des images poétiques. Ces œuvres témoignent de la richesse de la langue française et de la diversité des styles littéraires.

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Chargé du cours : M.

AKPENAN

TEXTE 1 : Sur un tombeau


Celle dont la dépouille en ce marbre est enclose
Fut le digne sujet de mes saintes amours :
Las ! depuis qu’elle y dort, jamais je ne repose,
Et s’il faut en veillant que j’y songe toujours.

Ce fut une si rare et si parfaite chose


Qu’on ne peut la dépeindre avec l’humain discours ;
Elle passa pourtant de même qu’une rose,
Et sa beauté plus vive eut des termes plus courts
Tristan L’Hermite, Les Plaintes d’Acante, 1633

TEXTE 2: Les ponts


Des ciels gris de cristal. Un bizarre dessin de ponts, ceux-ci droits, ceux-là bombés,
d’autres descendant ou obliquant en angles sur les premiers, et ces figures se
renouvelant dans les autres circuits éclairés du canal, mais tous tellement longs et
légers que les rives, chargées de dômes s’abaissent et s’amoindrissent.
Arthur Rimbaud, Illumination, 1873

TEXTE 3: Les fusillés de Châteaubriant


Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel,
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnements pour leur épaule
Qui est un monument d’amour
René-Guy Cadou, Pleine Poitrine, 1946

TEXTE 4: Le tam-tam des arènes


Saute
Saute,
Belle djiguène
C’est le tam-tam des arènes
Qui t’appelle ce soir.
Coumba
Éblouissante reine
Bernard Dadié, La ronde des jours ; 1966

TEXTE 5 : « Paysages tristes »


Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ; Paul Verlaine, Poèmes saturniens

TEXTE 6 :
Bientôt se parjurer cessa d’être un parjure ;
L’argent à tout denier se prêta sans usure ;
Sans simonie, on put, contre un bien temporel,
Hardiment échanger un bien spirituel ;
Du soin d’aider le pauvre on dispensa l’avare,
Et même chez les rois le superflu fut rare.
C’est alors qu’on trouva, pour sortir d’embarras,
L’art de mentir tout haut en disant vrai tout bas.
Boileau, Satire XII

TEXTE 7 :
Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli
Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1944

TEXTE 8 : Carmen
Carmen est maigre, - un trait de bistre
Cerne son œil de gitana.
Ses cheveux sont d’un noir sinistre,
Sa peau, le diable la tanna.

Les femmes disent qu’elle est laide,


Mais tous les hommes en sont fous :
Et l’archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;

Car sur sa nuque d’ambre fauve


Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l’alcôve
Une mante à son corps mignon...
Théophile Gautier, Emaux et Camées
PROF : M. AKPENAN

PERFECTIONNEMENT DE LA LANGUE
TEXTE N° 1
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.


Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Extrait de « A une passante » in Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
TEXTE N° 2
Ils marchent devant moi, ces yeux pleins de lumières,
Qu’un Ange très savant a sans doute aimantés ;
Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères,
Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés.
Extrait de « Le flambeau du vivant » in Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
TEXTE N° 3
Demain dès l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne,
Je partirai – vois-tu, je sais que tu m’attends –
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Extrait de « Demain dès l’aube » in Victor Hugo, Les contemplations
TEXTE N° 4
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Extrait de « Le dormeur du val » in Arthur Rimbaud, Poésies
TEXTE N°5
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grise à travers l’air atone.
Verlaine
TEXTE N° 6
Le temps, qui s’en va nuit et jour,
Sans repos prendre, sans séjour,
Qui nous fuit d’un pas si feutré,
Qu’il semble toujours arrêté.
Guillaume de Lorris, Le roman de la rose.
TEXTE N° 7
Il est des parfums frais comme des chairs d’enfant. (Baudelaire)
TEXTE N° 8
Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire. (Racine)
TEXTE N° 9
Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !
J’ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait
mes yeux.
Extrait de « Femme noire » in Léopold Sédar Senghor, Chants d’ombre.
TEXTE N° 10
Je connais mon cœur, ce nœud de vipères étouffé sous elles, saturé de leur venin, il continue
de battre au-dessous de ce grouillement. Ce nœud de vipères qu’il est impossible de dénouer,
qu’il faudrait trancher d’un coup de couteau, d’un coup de glaive.
François Mauriac, Le nœud de vipères.

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