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Renouvellement Urbain à Sidi M'Hamed

Ce mémoire présente une recherche sur le renouvellement urbain dans la commune de Sidi M'Hamed, dans le cadre de l'obtention d'un diplôme de Magister en Sciences de la Terre, Géographie et Aménagement du Territoire. Il aborde les stratégies de planification et d'aménagement d'Alger face aux défis du développement durable, ainsi que des propositions concrètes pour améliorer la structure urbaine et la qualité de vie à Sidi M'Hamed. Le travail a été soutenu publiquement le 03 mars 2024 devant un jury composé de professeurs et d'experts.

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Renouvellement Urbain à Sidi M'Hamed

Ce mémoire présente une recherche sur le renouvellement urbain dans la commune de Sidi M'Hamed, dans le cadre de l'obtention d'un diplôme de Magister en Sciences de la Terre, Géographie et Aménagement du Territoire. Il aborde les stratégies de planification et d'aménagement d'Alger face aux défis du développement durable, ainsi que des propositions concrètes pour améliorer la structure urbaine et la qualité de vie à Sidi M'Hamed. Le travail a été soutenu publiquement le 03 mars 2024 devant un jury composé de professeurs et d'experts.

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N° d’ordre : 01/2024 - M /ST

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene

Faculté des Sciences de la Terre, de Géographie

et d’Aménagement du Territoire

Mémoire

Présenté pour l’obtention du diplôme de Magister en Sciences de la


Terre, Géographie et Aménagement du Territoire

Spécialité : Aménagement Urbain


Présenté par OUAHCENE Dounia

Thème

Le Renouvellement Urbain dans


la commune de Sidi M’Hamed

Soutenu publiquement le 03 Mars 2024, devant le Jury composé de :

Mme A. Baziz Prof USTHB/FST Présidente

M A. Hadjiedj Prof USTHB/FST Directeur de mémoire

M. M.W. Moudjari MCA UNIV.ALGER1 Examinateur


DEDICACE

Je m’incline devant dieu le tout Miséricordieux, qui m’a ouvert


la porte du savoir et m’a aider à la franchir.

Je dédie mon travail et ma profonde gratitude ;

A l’âme de mon cher père qui m’a encouragé et ma toujours


soutenu pendant toute sa vie avec grand amour et m’a transmis la
force de la persévérance pour la réussite dans mes études, que Dieu
l’accorde dans son vaste Paradis.

A ma précieuse et chère mère, à qui je dois la réussite, pour tout


l’amour qu’elle m’a apporté, la tendresse et la gentillesse avec
lesquelles elle m’a entourée, pour ses conseils et encouragements
qui m’ont permis d’atteindre ce jour, que dieu la protège pour nous.

A ma chère et adorable fille Rym Mélina pour sa présence et


encouragement, venant d’un cœur si doux et des yeux lumineux et
angéliques.

A mon cher mari.

A mes chers frères.

A mes adorables nièces et neveux, Eline, Hadjer, Khadidja, Lydia,


Amir et Abderahmen.

A tous mes cousins et toute ma famille.

A tous mes amis, en particulier Ratiba Baouali, Houda Khemissa,


Djazia Lahcen,

Dounia OUAHCENE
Remerciement

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à notre Professeur


idole, M. Ali Hadjiedj, pour sa grande disponibilité, pour ces conseils
et orientations qui m’ont permis de réaliser ce travail de recherche et
atteindre ce jour. Comme je remercie en lui sa modestie et sa grande
gentillesse.

Je remercie tous les membres de jury, pour le temps qu’ils ont


bien consacré à examiner le présent travail de recherche, et pour leur
apport scientifique.

Mes remerciements vont également à toute l’équipe de la


FSTGAT- USTHB.

Un grand merci à l’équipe technique de l’APC de Sidi M’Hamed.

Un merci est dédié à Monsieur Selmi Yacine de la Sous-


Direction de la Recherche et Développement de l’INCT.

Enfin, que tous ceux qui nous ont encouragé puissent trouver
ici, l’expression de nos gratitudes les plus profonds.

Dounia OUAHCENE
Sommaire

Introduction 01

Partie 1. Pourquoi le Renouvellement urbain.

Chapitre 1. Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face aux nouveaux défis

« le développement durable » 07

1. Introduction au développement durable 08

2. Processus d’urbanisation et métropolisation d’Alger : Analyse et diagnostic. 14

2.1. Alger une composante principale du pays 15

2.2. Alger, Statut et Stratégie d’urbanisation 18

2.2.1. Limite, cadre et statut

2.2.2. Organisation métropolitaine, stratégie et instruments

a- Système du tout planifié

b- Signe de prise de conscience de l’aménagement urbain cohérent sur la base des


échelles du détail

c- Echec ou insuffisance du tout planifié « Alger en état d’urgence urbaine »

3. Quelle est la stratégie alternative d’aménagement à appliquer pour le développement urbain


durable d’Alger. 41

3.1. Principales défis à relever 42

3.2. Atouts et privilèges 43

3.3. Exigence de la compétitivité territoriale dans le système économique capitaliste. 44

3.4. Contenue de la stratégie alternative d’aménagement urbain pour le développement durable


d’Alger 46

3.4.1. stratégie d’interaction territoriale et équilibre régionale.


3.4.2. Protection des potentialités des richesses naturelles et rationaliser leur
exploitation
3.4.3. Contrôle et gestion de l’étalement urbain accéléré
3.4.4. Assurer le renouvellement urbain à la ville et valorisation de son image urbaine
3.4.5. Articuler l’espace urbain avec son environnement l’espace naturel périurbain
3.4.6. Développement local urbain, socio-économique équilibré avec l’environnement,
dans l’optique d’atteindre l’attractivité demandée à la ville
3.4.7. Assurer la politique de l’égalité territoriale, sécurité et solidarité sociale
3.4.8. Adopter une stratégie qui offre un cadre institutionnel, juridique pour la mise en
œuvre du développement et aménagement urbain durable d’Alger.
3.5. Le renouvellement constitue l’action générique dans la stratégie d’aménagement urbain
pour le développement durable d’Alger. 69

Chapitre 2. Le Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité pour le


développement urbain durable de la commune de Sidi M’Hamed « l’air de l’hyper
centralité d’Alger ». 71

- Orientations globales d’aménagement proposées par les POS de Sidi M’Hamed 74

Partie 2. Analyse de la structure urbaine de Sidi M’Hamed dans une perspective de


récupération

Chapitre 1. Présentation de la zone : Capacité du site et contrainte d’aménagement. 78

1 Lecture du site 80

1.1 Aspect administratif


1.1.1 limite communale
1.1.2 limite urbanistique
1.2. Aspect Physique 82
1.2.1. Topographie et géotechnie
[Link]. Topographie
[Link]. Géotechnique
- Hydrogéologie
-Séismicité
1.2.2. Accessibilité et réseau de voiries
1.2.3. Habitat
[Link]. Les Types de construction
1.2.4. Les équipements
- Les différents type de pollution dans l’urbain
Pollution de l’aire
Pollution sonore
La nuisance odeur
1.2.5. Etat des constructions
1.3. Aspect Humain 109
1.3.1. Densité de la population et hypertrophie démographique de la commune de Sidi
M’Hamed
2.. Les contrainte d’urbanisation 108
2.1. Nature du sol 108
2.2. Contraintes des réseaux 108
2.3 Statut juridique du foncier 109
2.4. Contrainte Financière 109
-Bilan du diagnostic de la structuration urbaine commune de Sidi M’Hamed 110

Chapitre 2. Disposition techniques : Plan d’occupation du sol de la commune. 112

2.1. Contenue du POS U29 116

2.2. Contenue du POS U26. 125

Partie3. Projet de Renouvellement urbain durable pour la commune de Sidi M’Hamed

Chapitre 1. : Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les opérations


complexes de renouvellement urbain durable pour la commune de Sidi M’Hamed 132

1.1. Du plan au projet urbain durable 133

1.2. Principe du projet de renouvellement urbain durable 135

1.3. Proposition d’orientations de renouvellement urbain durable Sidi M’Hamed selon une
démarche intégrée croisant finalités, principes et actions : 138

-Action 1- Redynamiser et renforcer l’attractivité et création de l’hyper centralité durable

Action-1-sous action1- Renouveler la centralité : renforcer l’infrastructure et


l’équipement de centralité et assurer l’accessibilité au territoire central.

Action-1-sous-action-2- favoriser le transfert et l’utilisation des bonnes pratiques de la


technologie pour une gestion durable du territoire de la commune de Sidi M’Hamed,

. - Assurer une infrastructure de connectivité globale de données multi-service, multi


sectoriel centralisée sous une plate-forme numérique.

- Assurer l’accessibilité aux différents services de la commune par haute connectivité


numérique aux citoyens (e-service, e- commerce, e-gouvernance).

Action 2- Préserver les ressources naturelles dans les opérations du renouvellement urbain
durable de Sidi M’Hamed 148

Action-2-Sous-Action1- Améliorer la gestion locale de l’espace urbain et optimiser la


consommation de l’espace :

- Acquisition du foncier et récupération des friches.


- Responsabilité de la délocalisation.

Action-3- Améliorer la qualité de l’environnement local 151

Action-3-Sous-Action1- Opération de rénovation sur les bâtis existants

- a-Renforcer la qualité environnementale du bâti, opération de réhabilitation


- b-Protection des sites et valorisation du patrimoine architectural dans le respect de
l’identité urbaine acquise
Action-3-Sous-Action2- Préserver et améliorer le paysage.

Action-3-Sous-Action3- Renforcer la valeur environnementale.


- a-Renforcer les aspects liés à la santé et sécurité et lutter contre la pollution urbaine
- b-Assurer la qualité des espaces publics
- c-Réduire les nuisances urbaines.
- d-Améliorer la gestion des déchets urbains
- e-Réduire la pollution atmosphérique et réduire les déplacements routiers

Action-4 - Favoriser l’équité sociale. 165

Action -5- Participation du citoyen pour une démarche partagé. 167

Action -6- Favoriser une gestion durable du territoire de la commune de Sidi M’Hamed 169

Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la commune de Sidi M’Hamed : pour


une image urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS pour une ville intelligente
« smart city ». 170

2.1. Apport et utilisation des technologies des systèmes des données géographiques SIG
combinée à l’Intelligence Artificielle AI pour un projet de renouvellement urbain intelligent de
Sidi M’hamed. 171

-Utilisation du SIG dans le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed


-Apport et utilisation de SIG dans les smart city 180
-Etape de mise en œuvre des projets de ville intelligente pour la commune de Sidi M’hamed 184

- Intelligence artificielle (IA) et géo-intelligence à l'aide du SIG pour le renouvellement urbain de


la commune de Sidi M’hamed « smarte city » 189
-Multiples formes d’utilisation de AI dans les technologies information géographique pour
création et gestion de smart city pour Sidi M’hamed 193

2.2. Orientations de renouvellement urbain pour une commune intelligente à travers les
avancées technologiques des systèmes d’information géographique AI-GIS. 197

- L’Intelligente Opération Centre CIO au cœur de la plate-forme Smart City 198

- Exemple de réalisation de plate-forme de Huawei : système numérique sous AI-GIS


centralisée de données géographiques urbaines à travers une grille de monitoring au service du
développement et de renouvellement urbain 199

-Orientations pour création et mise en place de plateforme AI-GIS de donnée géographique


urbaine globale pour Sidi M’Hamed « Smart City » dans les principes du Développement
Durable 200

Conclusion. 204

Bibliographie
Introduction

Tantôt idolâtré, tantôt critiqué l’espace urbain est le témoin de l’évolution des sociétés et de
leurs changements, parfois radicaux dans la vision des choses. Ceci reste néanmoins
tributaire à la stratégie politique de l’état et aux différents choix de développement qui en
découlent.

Alger qui revient ces derniers années de ses faiblesse et problèmes accumulés, veut faire
face ç ces nouveaux défis, elle veut s’ouvrir sur l’avenir et reconquérir le statut de grande
métropole internationale. En effet, son rôle de capitale du pays, sa position géographique
hautement stratégique pour les échanges les plus directes reliant Nord Sud autant que cœur
du Maghreb et de l’Afrique, constituant le point focale et le lieu de convergence des grands
courants de transit intercontinentale, et représente un grand marché de la région
maghrébine, lui confère des responsabilités qui peuvent être de véritables atouts pour son
développement durable à l’avenir.

Ainsi, afin que la ville d’Alger pourra se hisser au rang des grandes capitales mondiale et
conquérir à ce niveau, ses sphères spécifiques de rayonnement, son réaménagement urbain
ne peut donc relever que d’une stratégie globale avec comme objectif adapter spatialement,
sous l’intérêt économique et sociale, le cadre propre de ville au statut et aux fonctions
supérieurs qu’elle doit assumer. Il s’agit d’une stratégie qui doit commencer à se baser
principalement sur la revalorisation urbaine durable de ses espaces centraux qui s’impose
comme priorité.

A cet effet, L’opération de renouvellement, de régénération, de modernisation et


redynamise urbain des espaces centraux d’Alger constitue l’une des actions urgentes pour
faire face aux problèmes vécus, transformer les faiblisses en atouts et donner un nouveau
souffle au développement urbain qui soit durable jusque-là mal géré ou mal maitrisé, malgré
l’émergence de plusieurs grands projets structurants sur le terrain. Il est clairement
constaté, que la maitrise de l’aménagement urbain est directement conditionnée par une
réelle volonté politique qui prône la durabilité du développement urbain à tous les niveaux,
ceci afin d’arriver à concevoir « un projet de renouvellement urbain durable » pouvant
bouleverser de manière qualitative et durable le quotidien du citoyen et avoir un effet
d’entrainement sur le dynamisme de la ville.

IL faut dire que la source des problèmes urbains qui persistent toujours, est du fait que la
ville est simultanément perçue comme un site construit, comme un point fort du tissu
économique, comme un espace sociale de grande densité, ou encore comme un espace
d’expression des stratégies politiques et de gouvernance, elle est aussi la source première de
richesses, d’échange et développement. Mais, On ne pense plus la ville en termes de lieu
complexe échafaudé par la confrontation et la synergie des intérêts collectifs. Cependant, on
constate comme résultat un certain nombre de dérives sociales et environnementales,
induite par les modes de vie et de gestion urbaine actuels qui stigmatisent notre société.

1
Soutenues par la réponse systématique, et en urgence réfléchie aux besoins urbains, nos
villes sont devenues le lieu d’excès en termes de consommation et de rejets nuisibles. Ceci a
d’importantes conséquences négatives sur l’environnement. La mauvaise exploitation du
foncier, la consommation anarchique des ressources naturelles, et l’augmentation des
pollutions et des nuisances ont un impact grave sur la qualité de la vie, sur les écosystèmes
locaux, ainsi que sur l’équilibre structurel et fonctionnel de toute la ville, l’ensemble de ces
dangers qu’engendrent les politiques et modes de vie urbaines actuel sont réels et très
menaçant à l’avenir. Ainsi, l’urbanisme doit prendre en compte l’impact des choix
d’aménagement sur la société, sur l’environnement, et sur l’économie et favorise un
développement durable à la ville.

Ainsi, comme actuellement nos projets urbains ne répondent pas encore convenablement
aux principes du développement durable, notre zone d’étude Sidi M’Hamed, comme tous les
espaces algérois continue à souffrir, cette commune ayant un statut important, vie mal sa
centralité et soufre d’un état de ségrégation avancé. La lecture de sa composition urbaine le
démontre clairement et nous fait ressortir un constat négatif : étouffée par des surcharges
démographiques évidentes, dotée d’une gestion approximative et parfois chaotique
impliquant un cadre urbain dégradant sur tous les niveaux, une structure urbaine on
marque l’abondance de l’entretien des bâtiments historique de grande valeur architecturale,
vétusté du bâti, l’asphyxie de ses espaces et réseaux, système viaire et VRD qui sont à leur
tour dépassés s’ajoutant au sous équipement, de plus à l’émergence de l’habitat informel
précaire, la présence des fonctions nuisantes ainsi qu’à d’autres problèmes qui ne font que
multiplier les poches de marginalisation et de l’exclusion sociale. L’état soucieuse de
résorber la crise de logement à Alger au plus vite possible , à mal calculer l’espace de
centralité , ce dernier se trouvant délaissé se dégrade continuellement et vie une situation
de crise sociale alarmante. Et ce n’est que depuis le séisme du 21 mai 2003 que l’état essaye
de revenir au centre grâce à la notion du risque sismique par l’application des opérations de
réhabilitation du cadre bâti.

De ce fait, il est à souligner que le choix de l’économie de marché sans une réelle prise en
charge des effets secondaires qui en découlent : précarité de l’emploi, chômage, gaspillage
énergétiques, dégradation de l’environnement urbain a eu comme conséquence directe sur
la société, l’augmentation du taux d’échec scolaire, de criminalité, délinquance et tensions
sociale. Ce constat alarmant est due principalement au non révision de l’état en tant
qu’administrateur des territoires et du peuple dans le contexte du libéralisme des stratégies
urbaines pour assurer le développement durable. L’absence de l’état face au développement
de la bidonvilisation du bâti et l’émergence accentué de l’informel, est due ainsi au fait de
maintenir des décideurs politiques de leur rôle fixe sous une structure pyramidale gérant au
minimum la société civile, ce qui a impliqué l’incapacité de programmer jusque-là la
globalisation en fonction des priorités sociales et économiques. Ce qui a conduite donc à la
prolifération des espaces, telle que notre périmètre d’intervention au centre même d’Alger
qui est l’espace urbain de Sidi M’Hamed.

2
En réalité, les marchés globaux n’offrent pas de possibilités concrètes de régulation sociale ,
c’est à l’état dans un meilleur soucie de rentabilité économique, de mettre lors de la
planification , au pieds égale de priorité, l’intérêt économique et assurance sociale dans un
environnement et de vie de qualité pour assurer à la ville et ces espaces de centralité un
développement urbain durable.

Ainsi, la concrétisation d’une composition urbaine convenable et renouvelée est devenue


plus qu’indispensable afin d’assurer un milieu favorable à l’épanouissement socio-
économique au sein d’un cadre de vie sein. Autrement dit, l’urbanisme par le projet de
renouvellement urbain du centre-ville est amené à devenir cohérent en urgence avec les
principes du développement durable, utilisant les nouvelles technologies, en devenant un
cadre d’action pour les modes de vie individuels par le biais de mesures collectives.

C’est pour cela qu’en s’est intéressé à ce sujet d’actualité « Réorganisation des espaces
centraux » et plus exactement « le renouvellement urbain durable des espaces centraux
d’Alger, Commune de Sidi M’Hamed », ce sont les aménageurs urbaniste qui sont les plus
habilités pour valoriser ce domaine en essayant de transformer, modifier et créer la
structure qui répond aux mieux à l’objectif souhaité, tout en respectant l’identité urbaine et
l’intérêt des citoyens de plusieurs génération future. Comme il est constaté, nous avons
choisi d’étudier l’espace de l’hyper centralité Sidi M’Hamed, qui représente de multiples
prérogatives, un nombre d’atouts à exploiter pour son renouvellement urbain qui soit
durable, tout en analysant les stratégies d’aménagement destinés pour Alger et ses espace
de centralité pour ensuite présenter les POS proposés par le CNERU à l’un de ces espace de
centre Sidi M’Hamed, ceci en donnant éclairage même sur projets urbain structurant les
plus récent dans la zone. Ces dernier supposé apportés à travers un schéma globale une
meilleur image pour Alger de demain.

Ce qui nous à amener à formuler la problématique de notre étude comme suit :

- La stratégie d’aménagement et de planification urbaine appliquée à Alger, favorise


t’elle le développement durable de ces espaces centraux dans le cadre de
récupération urbaine « le renouvellement urbain »
- Les projets urbains, actuellement proposés, par l’état (pos) assureront ils un espace
urbain durablement renouvelé.
- L’action de renouvellement urbain plus complète constitue elle la solution
générique plus adéquate et l’action urgente pour attribuer à sidi M’Hamed une
structure durablement améliorée et développée selon les exigences du temps
actuel
- Les critères du développement durable sont-ils réellement pris en compte dans la
conception des projets de réaménagement urbain actuellement proposée(POS).
- L’opinion scientifique et l’opinion publique sont-ils pris en compte dans la
conception des projets urbains

3
- Existe-il une stratégie globale d’aménagement urbain qui pourra contenir et bien
encadrer un projet de renouvellent durable pour la commune
- Que doit contenir cette stratégie de renouvellement urbain durable et quel sera le
contenu du projet inscrit dans ce sens pour la commune de Sidi M’Hamed.
- Qu’elle est la démarche à suivre pour concevoir, piloter et réussir un projet de
renouvellement durable.
- Existe il des mesures pour l’évaluation de qualité spécifiques HQE afin de s’assurer
de la prise en compte des critères de développement durable, ceci dans les
orientations techniques des projets de renouvellement et même lors de la
réalisation du projet sur le terrain, et comment adopter ces méthode d’évaluation
de qualité si important pour obtenir un meilleur résultat sur tous les niveau et à
toute échelles de la commune.
- Comment faire intégrer les nouvelles technologies AI-SIG urbain intégral pour une
ville intelligente dans la gestion urbaine et ses applications, aussi dans la
conception et la réalisation du projet de renouvellement durable pour une
commune intelligente et durablement avancée.
- Quel serrais le modèle à suivre pour l’application des technologies AI-SIG dans le
projet de renouvellement urbain dans sa réalisation, un model inspiré du projet
ville intelligente « plate-forme de données géo spatiales pour smart cities » lancée
par Huwei.
Pour cela, et à travers l’étude ci-après, nous tenterons de présenter une vision urbanistique
spécifique à l’espace de centralité d’Alger « Sidi M’Hamed », une stratégie de conception
d’un projet de renouvellement durable, plus adéquate qui pourra contenir les plans
d’aménagement, déjà proposés et les derniers projets urbains structurant pour une finalité
de répondre en mieux au principe de durabilité. On présentera ce projet aujourd’hui comme
une nécessité absolue du fait qu’elle nous indique à concilier dans nos projets urbains,
préservation de ojet dont les orientations et opérations, qui y sont inscrites sont pensée et
menés afin de satisfaire aux objectifs du développement durable, cette notion qui s’impose
au l’environnement, croissance et responsabilité socio-économique. L’objectif est de faire en
sort que les investissements réalisés dans l’espace à renouveler en sujet soit responsable et
équitable et que les aménagements qui en découlent soit pérenne.
Il s’agit de trouver et présenter la meilleure formule possible, permettant de produire un
espace urbain centrale qui soit intelligent et durablement renouvelé. Ceci, à travers
l’utilisation du savoir-faire en urbanisme avec l’intégration des applications des avancées
technologiques. Il s’agit d’utiliser les pratiques récentes de ville intelligente basé sur le
développement d’un système d’information numérique complet, structuré par l’ensemble
de données géo spatiale ( Big data), ce qui permettra d’améliorer la compréhension et
l’analyse des systèmes urbains complexes. C’est la technologie de système AI-GIS sous une
plate-forme urbaine globale qui serra un outil d’aide à la décision d’intervention urbaine,
offrant des solutions holistiques aux problèmes urbains et permettant ainsi de parvenir une
gestion urbaine plus agile qui améliore la qualité de vie du citoyen.

4
Le résultat du projet est celui d’arriver à un espace de centralité durablement renouvelé,
intelligent, signifiant, créatif, diversifié, et attractif assurant son rayonnement, conviviale et
équitable qui soit moins consommateur d’énergie. Un espace urbain ayant tous les éléments
clefs d’une vie citadine prospère et plus agréable ou les habitons y vivent en harmonie avec
l’environnement avec une sécurité pour l’avenir socio-économique « il s’agit de s’engager en
faveur d’un urbanisme durable, sous une infrastructure technologique avancée AI-GIS, et ce
à toute échelles d’interventions avec le respect des pratique du développement durable ».
Pour répondre aux différentes questions de la problématique nous avons structuré notre
plan d’action en plusieurs phases de réalisation :

La première phase : Stage de perfectionnement de haut niveau en France, recherche de


documents bibliographique et consultation d’études réalisés

Nous avons effectué deux stages de haut niveau scientifique au niveau de l’institut de
l’urbanisme de Paris-IUP de l’université Paris 12, portant sur le thème du renouvellement
urbain dans la ville de Paris et les espaces urbain en France dans le respect du
développement durable. Cette formation nous a donner l’occasion de se rapprocher auprès
des organisme technique, de la mairie de Paris afin d’assister à une présentation à une
présentation au projet de renouvellement urbain, se rapprocher aussi des services technique
et le centre de documentation urbain CDU du ministère de l’équipement, habitat et
transport de France et bénéficier de la consultation et l’analyse de plusieurs document et
étude déjà réalisées dans le domaine de renouvellement urbain en France aussi bénéficier
de l’acquisition et achat des livres du CDU, portant le même sujet. A ce stage à l’étranger,
s’ajoute une longue et profonde recherche sur les documents et études spécialisés les plus
récents nationale et étranger qui sont de près ou de loin du sujet de notre étude.

Ainsi, nous avons élaboré un socle de données, d’informations pour avoir un maximum de
composition et de conception, cette recherche nous a permis également de se verser dans
un débat scientifique pour fonder et vérifier notre discours et études. Sur ce, nous avons
donc procédé à des recherches bibliographique allant dans le sens du thème du
Renouvellement urbain auprès donc des différentes bibliothèques et organisme d’étude
étranger mais principalement national CNERU- DUCH –SUCH- APC Sidi M’Hamed- Wilaya
d’Alger-CTC-Ministère d’Aménagement du territoire-INCT/Ministère de la défense National
cette dernière qui nous a beaucoup servi pour la consultation des études de réalisation de
document de base des projets SIG. Nous avons pu consulter les ouvrages traitant
l’Aménagement urbain en Algérie et dans le monde, exploiter les différents documents et
instruments officiels relatifs à l’aménagement et le développement urbain d’Alger et ces
espaces centraux : le POG, le PDAU d’Alger, le Grand projet urbain d’Alger et les instruments
du plan d’occupation du sol consacré à la zone d’étude la commune de Sidi M’Hamed : POS
U29 et POS U30. Sans oublier les documents les plus récents qui porte sur les nouveaux
projets structurants d’Alger afin d’effectuer une analyse plus significative, détaillée et une
étude fondé.

5
De plus, nous avons récolté les données statistiques, les résultats du RGPH les plus récents
auprès de l’ONS pour enrichir notre étude, ainsi que les donnée de cartographie papier et
numérique actualisé de l’INCT, il s’agit des cartes topographique, carte géotechnique, carte
urbaine, vecteur urbain de la commune, plan des rue base de donnée géographique, et le
plus important l’image satellite qui nous donne le détaille plus récent de la composition
urbaine de la commune de Sidi M’Hamed. Une image acquise à partir du satellite américain
Quickbird, résolution pixel 0.65m de 2010 avec l’utilisation des techniques récentes de
traitement de données géographiques et géo spatiales. L’ensemble de ces éléments sont
utilisés comme de véritable base pour la détermination, lecture et diagnostic du terrain
définir ces capacités et contraintes physiques pour le projet urbain.

Du coté pédagogique, nous avons également consulté les différentes thèses, les dernières
revues scientifiques d’urbanisme, les ouvrages et les résumés des colloques et séminaires
réalisés dans le domaine de l’aménagement urbain qui nous a été d’un grand intérêt pour la
réalisation de notre étude notamment les études et livres réalisés par nos professeur de
LGAT –USTHB et l’EPAU . Sans oublier de souligner l’apport de la recherche effectuée sur le
net et les media TV, les site scientifique spécialisé qui nous ont permis d’obtenir des
informations photographiques et écrits concernant l’aménagement et particulièrement le
renouvellement urbain.

La deuxième phase : Enquête sur terrain.

Les enquêtes sur terrain constituent une étape importante pour la reconnaissance du lien,
diagnostic de la structure et la détermination de ses multiples problèmes urbains.
L’ensemble des enquêtes sont basées sur l’observation personnelle des différents éléments
composants l’espace urbain de la commune de Sidi M’Hamed, les données collectées et les
remarques relevées du terrain sont renforcées par un reportage photographique de la
situation d’avant et celle de l’actualité ce qui nous a permis d’avoir les informations
temporelles et pouvoir observer le changement et l’évolution urbaine sur l’occupation du
sol. Sans oublier les entretiens avec les responsables d’organisme d’urbanisme et élus
locaux.

La troisième phase : Interprétation, analyses et traitement des données

Cette dernière phase est consacrée pour le traitement de l’ensemble des données obtenues
et leurs interprétations afin de pouvoir atteindre l’objectif tracé et ressortir une étude
profonde, enrichi et signifiante. En revanche, il nous semble opportun de préciser que
l’acquisition de différentes données, relatives de loin ou de près au sujet de renouvellement
urbain, considéré comme un sujet d’actualité surtout dans notre pays, n’a pas était facile
auprès des organismes techniques tel que le CNERU ou URBANIS, et en réalité, une telle
situation a entravé pour beaucoup l’évolution de la recherche scientifique en Algérie.

6
PREMIERE PARTIE
Pourquoi le Renouvellement urbain
Chapitre 1
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face aux
nouveaux défis «le développement durable »
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Partie 1. Pourquoi le Renouvellement urbain.

Cette partie comporte un éclairage analytique sur la stratégie de planification et


d’aménagement de l’espace urbain d’Alger, qui représente une réelle volonté de l’état pour la
concrétisation d’une structure urbaine à Alger digne de son statut de capitale à rayonnement
international. Une analyse qui passe par les différentes grandes phases d’urbanisation à
multiples échelles. Ensuite, on abordera les plans qui se sont succédé, marqués à chaque fois
par des tentatives de correction des défaillances urbaines existants dans la vision de la
stratégie d’urbanisation adoptée à chaque période. Au tour de cet objectif, on abordera les
arrangements apportés à la stratégie de l’urbanisation d’Alger suite à la prise en compte d’un
aménagement territoriale équilibré suivi par les modifications se basant sur la prise en compte
de l’échelle du détail dans la planification pour un aménagement urbain opérationnel, ayant de
réponse de l’ilot jusqu’aux limites du territoire. Ceci Enchainé par une analyse des causes qui
ont entravé le bon fonctionnement de ladite stratégie, les lacunes qui ont impliqué de très
profondes conséquences négatives sur l’espace d’Alger qui ne répondent pas aux exigences
socio-économique actuelles et aux principes du développement durable.
Suivi d’une proposition d’une stratégie alternative d’aménagement urbain pour le
développement urbain durable pour Alger s’inscrivant dans le même objectif de l’état, et
démontrer que le renouvellement urbain constitue une action générique dans la stratégie
globale d’aménagement pour le développement urbain d’Alger et principalement ces espaces
de centralité, et que le renouvellement urbain constitue une solution optimale et plus qu’une
nécessité pour le développement urbain durable de la commune de Sidi M’Hamed.

Chapitre 1. Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au nouveau défis


«le développement durable »

Dans ce chapitre, on présentera une analyse détaillée sur le schéma de structuration et


d’aménagement urbain selon lequel a été façonné l’espace d’Alger et particulièrement ces
espaces de centralité, comme la commune de Sidi M’Hamed. Afin de monter si la
planification urbaine adoptée représentera-t-elle un outil de réponse pour le développement
urbain durable.
Suite au constat de l’analyse présentée, une proposition des grands axes de stratégie de
développement urbain durable pour Alger a été donnée afin de compléter la vision globale du
schéma d’aménagement urbain existant, une stratégie qui doit apparaitre comme un ensemble
de stratégies organisationnelles, multisectorielle et complémentaire, constituants différents
orientations d’interventions sur deux échelles de l’espace, territoriale d’abord (la ville dans
son territoire nationale) ensuite des orientations à l’échelle de la ville, autant que composante
structurée principalement des espaces centraux. Il s’agit d’apporter à partir de la stratégie de
de développement urbain durable pour Alger, un ensemble de réponses globales er sectorielles
en termes d’aménagement urbain, pouvant résoudre totalement et simultanément les différents
problèmes et lacunes rencontrés dans l’espace d’Alger et offrir une avancée positive à chacun
des enjeux de tout secteur confondu, en intégrant sérieusement l’environnement et la
durabilité dans le processus et démarche envisagées dans les actions proposées.
Pour enchaîner dans le même sens et démontrer que le renouvellement urbain constitue une
action générique dans la stratégie globale d’aménagement pour le développement urbain
durable d’Alger et principalement ses espaces de centralité

7
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

1-Introduction à la notion du développement durable :

Depuis toujours, grâce à l’effet des œuvres multiples de l’intelligence humaine son
l’environnement n’a pas cessé d’être modifier de afin de le rendre plus convenable à vivre.
A ce sens, de nouvelles technologies sont apparues et ce dans les différents domaines :
Le bâtiment et la construction, les communications (Transport, voiries route et autoroute), les
réseaux divers (système d’irrigation, AEP, Gaz, électricité..). Cependant, à coté du
développent économique remarquable et satisfaisant, il faut souligner que la révolution
technologique a donné, aussi, naissance à des pratiques et industries considérées comme cause
principale de l’exploitation massive et non économe des ressources naturelles (matières
premières, eau et énergies), une situation qui nous explique d’une grande partie la dégradation
casi-totale de l’écosystème constatée.
D’autre part, l’augmentation rapide de la population mondiale, d’où l’on compte,
actuellement, le nombre de 6 Milliards d’habitants (de nombreux scientifiques commencent a
pensé déjà que la terre est surpeuplée), a impliqué une augmentation de la demande des
besoins en biens et services pour habiter et travailler, s’éclairer, se chauffer, circuler, et
évidemment s’alimenter, ce qui nécessite plus de consommations énergies sous toutes les
formes d’existence.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’il existe dans notre environnement deux types
d’énergies : énergie renouvelable et énergie non renouvelable, dont l’usage reste loin d’être
rationnelle par les états et pouvoirs.
Prenant à titre d’exemple d’énergie renouvelable, l’eau, qui est en effet la composante
essentielle de la vie et l’élément déterminant sur tous les plans, pour dire que malgré sa forte
présence dans la nature par les vastes océans, le traitement des eaux salé est une opération qui
reste très lourde pour les budgets des états, ainsi dans plusieurs pays on se contente d’utiliser
l’eau douce, qui ne constitue à son tour que 3% de l’eau totale.
De plus, cette faible disponibilité est empirée par le gaspillage public et privé, et par la
pollution liée directement à l’œuvre anthropique, industrielle en particulier. A cet effet, des
cours d’eau et nappes phréatiques sont polluées donc désormais devenus non potable, ce qui
diminue, de plus en plus, les réserves hydriques dans l’environnement. Cet état nous reflète de
forts indicateurs d’une sécheresse inévitable qui menace la terre en sa globalité, si l’on
n’intervient pas d’urgence pour économiser et rationaliser l’utilisation des ressources
naturelles de façon générale.
La larme est tirer, mais fortement cette fois, pour les ressources non renouvelable,
des énergies qui sont non cyclique et limitées dans la nature ; leur pillage et surexploitation
remarquable mène inéluctablement à leur épuisement total. C’est le cas des combustibles
fossiles formées il y a des millions d’années (pétrole, charbon et gaz naturelle) qu’on
consomme, actuellement, sans modération pour la production industrielle et autres.
Cet épuisement menace aussi d’autre forme de ressources non renouvelable, il s’agit des
terres à valeurs naturelles ou agricoles, ce sont des terres qui subissent continuellement une
dégradation par la pollution, mais surtout par l’empiètement rapide du Béton, ou tout
simplement l’étalement urbain, qui n’est pas toujours fondé sur des études fiable en matière
de l’aménagement du territoire.
A cet effet, le constat parait inquiétant : une diminution et une raréfaction des ressources
naturelles par la surexploitation, sous un prétexte purement économique, sans ce soucié du
climat de désordre général qu’affecte l’environnement, au sens le plus large du terme.

8
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Or ! Notre planète est un bien commun que nous devons se transmettre à travers les
générations, de ce fait, la question de l’environnement et cadre de vie, doivent être une
préoccupation majeure dans le contenu des décisions politiques et gouvernementales,
concernant ainsi la planification et l’aménagement du territoire. Ceci afin de pouvoir offrir
une qualité de vie meilleure et un avenir sécuriser de tout type de risque naturel ou
technologique.
Il s’agit, ainsi, d’une politique qui doit bien cerner la problématique de l’environnement en
général, pour ensuite pouvoir atteindre une maîtrise parfaite de la gestion des espaces
territoriaux divers, notamment, à des échelles de l’urbain et péri- urbain.

A niveau du cadre purement urbain, on constate que les villes dans le monde se
composent et à travers le temps se développent et se modifient sans cesse, soit ainsi comme
déjà souligné, par la poussé de l’innovation technique, soit par le changement de pratiques
socio-économique. Cependant, hélas ! En plus grande partie et suite au déficit de la
planification urbaine, elles se fracturent et dégradent leur environnement d’une façon devenue
inacceptable, on y compte à ce sens :
- constitution des territoires urbains isolés, périphérique ayant généralement des difficultés
urbaines tant en qualité structurelle que fonctionnelle.
- un gaspillage continue du foncier et destruction des paysages et des terres à valeur
naturelle ou terres d’agriculture périurbaines, considérées comme ressources naturelles
« non renouvelables ».
- un malaise fonctionnel qui marque l’ensemble de la structure de la ville à tous les
niveaux : une dégradation casi-totale du cadre bâti et de tout l’environnement allant
jusqu’aux problèmes de risque urbain délicats, tel que les problèmes d’insécurité, du
chômage, de marginalisation sociale profonde. Sans oublier les risques majeurs de
technologie provoqués par la localisation des unités industrielles aux abords des
habitations, (ces unités qui ne répondent pas souvent à la loi de prévention des cas
d’explosion ou d’incendie).
A ce sens, on peut soulever l’exemple vif de risque technologique assez important, vécu à
Toulouse, le 21septembre 2001 marqué par l’explosion de l’usine d’engrais (AZF) qui a causé
de grande perte de vie humaine. Au même risque industriel sont exposées toutes autres villes
productives, comme Hassi-Messaoude en Algérie spécialisée dans les hydrocarbures, qui
n’est pas à l’abri du danger d’explosion ou d’incendie au niveau des unités ou même au
niveau des gazoducs qui traversent la ville, ce qui menassent fortement et à tout moment, la
population local et certainement les ouvriers et l’ensemble des employés.
Ce sont des risques sociaux et techniques alarmants et très sérieux, qui s’alignent cote à cote
aux risques qu’impose la nature, autrement dit, « les catastrophes écologiques » aux lesquelles
on a tendance à ignorer et à accorder souvent peut ou pas d’importance dans les décisions de
la planification urbaine de la ville.
On cite, à ce sens, les problèmes d’inondation, les problèmes d’avalanche, d’éboulement,
d’érosion, les tremblements de terre ou séisme, les phénomènes de ras de marée (le
Tsunami)1, ainsi que la pollution des eaux, les changements climatiques sévères : Les gèles,
les anticyclones, le réchauffement de la terre, mais sur tout, la sécheresse qui peut impliquer
l’insécurité alimentaire.
Il faut dire aussi que les aléas des risques naturels, tel que le séisme ou autre phénomène de
mécanique du sol remarquable, sont amplifiés dans les zones urbaines qui sont clairement

1/ Le phénomène de Tsunami s’est dérouler récemment, en Fév. 2005 au niveau de l’océan indien, et a provoqué
des dégâts humains importante et un rasage des villes côtières proche au phénomène tel que l’Indonésie.

9
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

marquées par une vulnérabilité du bâti, mais qui sont aussi caractérisés par une forte densité
de population, ce qui implique plus de dégât humain et matériel.
A cet égard, les risques qu’on vient de relever, constituent ainsi de fortes menaces sur les
conditions de santé et de vie des populations.
Cependant, il faut avouer que les conséquences des catastrophes naturels,
technologiques, ou même la cohésion sociale, sont des phénomènes souvent provoquer et
aggravés suite à l’indifférence dans la gestion urbaine. Les acteurs de la planification ont une
grande partie de responsabilité dans les dégâts enregistrés jusque-là, ce qui est clairement
constaté, a titre d’exemple par permission de localisation anarchique des surfaces urbanisés
aux bords des rivières, au bord des mères à risque de ras de marrée, au pied des montagnes
fragiles, sur des terrains à faible résistance à la construction.

A cet effet, on remarque, nettement, que l’opinion publique commence à prendre conscience
de la mauvaise gestion et refuse de plus en plus de subir les conséquences, ce qui devrait
normalement bousculer et inciter les administrations et les gouvernements à agir en urgence
pour la prévention des populations des multiples formes de risque aux lesquelles sont
confrontées.

Ainsi, il est temps plus qu’avant de faire face et de prendre au sérieux ces multiples enjeux
extrêmes par la mise en œuvre des actions de maîtrise et de prévention des divers risques
naturels, technologiques et même sociaux, dans la stratégie de l’aménagement des territoires.
Il s’agit d’une nouvelle stratégie en matière de gestion des villes dont les objectifs doivent être
inscrits dans concept du « Développement Durable », ou encore de « Développement
Soutenable » une expression équivalente à l’anglais Soustainable developpement.

Le terme du Développement Durable a fait son apparition dans le grand public à l’occasion du
sommet de la terre organisé par les nations unies, en juin 1992 à Rio de Janeiro au Brésil, ou
on a adopté sous une forme communicante une série d’engagement en faveur du
développement durable organisé autour de 21 engagements pour le XXIème siècle.
A cette conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, tenu à Rio, il a
été convenu que la protection de l’environnement et le développement social et économique
étaient fondamentaux pour le développement durable 1.

La conférence de Rio a marqué une étape significative qui a abouti à l’établissement d’un nouveau
programme mondial d’action pour le développement durable.
Deux des 27 principes de la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement précisent la
notion de développement durable : « les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au
développement durable. Ils ont le droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature »
(principe1) «pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire
partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément » (principe4).
Dans ces quatre sections consacrées aux dimensions sociales et économiques (section I), à la
conservation et gestion des ressources aux fins du développement (section II), au renforcement du rôle
des principaux groupes (section III), aux moyen d’exécution (section IV), le programme nommé
« Agenda 21 » présente les objectifs, les types d’actions et les moyens à mettre en œuvre par les
acteurs du développement à tous les niveaux et notamment, les initiatives à prendre par les
collectivités locales à l’appui de l’action 21 (Chapitre 28).

1 : Rapport de conférence des Nation unies sur l’environnement et le développement, Rio de Janero, 3-14
juin1992 (publication des Nations unies, numéro de vente : F.93.1.8 et rectificatifs), vol.I AIII (Extrait de
déclaration de Johannesburg).

10
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Il faut dire que la réflexion sur l’équilibre entre l’activité humaine et l’environnement remonte
à plus loin, ce qui est remarqué à travers les différents rapports des conférences internationaux
et les publications diverses dont lesquels on a exprimé, bien avant 1992, le danger des
activités industrielles ou autre sur l’environnement, (sans oublier évidemment les efforts
effectués, des organismes mondiaux qui ont lutté, depuis toujours pour la préservation et
l’équilibre de la terre).
A ce sens, c’est en 1972 et à l’occasion de la conférence de Stockholm, qu’on remarque les
débuts des examens des rapports entre l’écologie et le développement, puisque à cette réunion
il a été reconnus qu’ils étaient urgent d’agir face aux problèmes de la détérioration de
l’envirronnement1.
C’est toujours à la conférence de Stockholm qu’on remarque aussi le commencement de la
recherche d’un modèle de développement économique compatible avec l’équité sociale et la
prudence écologique.
Donc, il claire qu’à ce niveau ou les grand traits du Développement Durable sont émergés
pour être ensuite développer au sommet de Rio 1992.

Depuis le sommet de Rio, des conférences orientées toujours vers le thème du Développement
Soutenable, ont succédées. Les nations du monde se sont réunies à l’occasion de plusieurs
grandes conférences placées sous les auspices des Nations Unies, y compris la conférence
internationale sur le financement du développement2. Et la conférence Ministérielle de Doha.
L’ensemble de ces conférences ont défini pour le monde une vision globale pour l’avenir de
l’humanité.

On site aussi, l’accord international de Tokyo 1997, dont le but constitue en la diminution des
causes du réchauffement de la terre 3, ce qui constitue un des principales objectifs De la
stratégie du Développement Durable.

Puis arrive le sommet mondiale pour le développement durable à Johannesburg (Afrique du


Sud du 26 Aout au 4 Septembre2002) ou il y a eu le rassemblement d’une grande diversité de
peuple et de point de vue pour rechercher de manière constructive le meilleur chemin à suivre
ensemble pour parvenir à un mode ou soit respectée et mise en œuvre le vision du
développement durable, a constitué un résultat important.
Le sommet de Johannesburg a également confirmé que des progrès notable avaient été
accomplis dans le sens d’un consensus mondial et d’un partenariat entre toutes les populations
de notre planète.
Ce sommet a donné ainsi, naissance à la déclaration de Johannesburg qui est articulé autour des
engagements suivant :
1- Agir pour l’éradication constitue une société mondiale équitable, donc agir par l’action
urgente pour l’éradication de la pauvreté et le changement des modes de
consommation et de production, ainsi que la protection et la gestion des ressources
naturelles qui sont à la base du développement économique et social.

1 : Rapport de conférence des Nation unies sur l’environnement, Stockholm,5-16 juin 1972 ( publication des
Nations unies, numéro de vente : [Link].A.14 et rectificatif), Chapitre .I. ( Extrait de déclaration de
Johannesburg).
2 : Rapport de la conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey(Mexique), 18-22
Mars 2002 (publication des Nations unies, numéro de vente : [Link].A.7) chapitre I, résolution1, annexe.
3 : concernant l’accort de Tokyo, il faut noter qu’actuellement deux pays se sont complètement retirer et n’ont
pas tenus leur promesses de suivre et appliquer le contenu de cette convention, il s’agit des USA et l’Australie ;
c’est une preuve de l’indifférence du danger du développement économique aveugle sur la vie humaine ; ’intérêt
économique rapide passe avant tout ! Pour ces pays industriels l’écart se creuse entre la théorie et la pratique.

11
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

2- Assurer une responsabilité collective, qui est de faire progresser et de renforcer, au


niveau local, national, régional et mondial, les piliers du développement durable que
sont le développement économique, le développement social et la protection de
l’environnement, qui sont interdépendants et qui se renforcent mutuellement.

Ce sont des engagements détaillés selon les principes de base tracé dans le sommet de Rio.
Ce dernier qui constitue le berceau de la pensé au véritable développement durable.

Revenant au sommet de Rio, pour dire que l’ensemble des 49 pays, participant au Sommet de
Rio 1992, ont abouti donc à une multitude d’engagements regroupés, en fait, sous le vocable
de « L’Agenda 21 » pour le Développement Durable de la planète des 21eme siècles 1.

A ce sens, l’Agenda 21 constitue un programme global d’actions à mettre en œuvre par les
gouvernements, les institutions du développement, les organismes des nations unies et les
groupes des secteurs indépendants dans tous les domaines ou l’activité humaine (économique)
affecte l’environnement...
Au niveau local, l’Agenda 21 s’applique au périmètre de la commune et doit se baser sur un
plan de travail et un ensemble de programme articulé ainsi, pour un équilibre entre la
production et protection de l’environnement.
Ainsi, chaque municipalité ou collectivité est désormais, appelée à élaborer une charte
(l’Agenda 21) définissant pour la ville d’appartenance, dans la déclinaison des engagements
du sommet de Rio, un ensemble d’objectifs et types d’actions à réaliser afin d’améliorer
toutes les conditions de vie mais aussi, dans les décisions et interventions politique, le
gaspillage et la sur exploitation des ressources peu ou non renouvelable, si important à notre
sort comme pour la génération future.

En Algérie, l’Agenda 21 Local est traduite sous forme de charte communale pour
l’environnement et le Développement Durable, dans laquelle les problématiques de la ville et
de l’écologie sont la raison principale de sa constitution.

L’enjeu du Développement Durable suppose, ainsi, sur une recherche de la dynamique,


l’efficacité économique, en intégrant la concurrence entre les territoires tout en prenant
compte de l’aspect social, mais aussi l’impact environnemental sur un espace donné :
« Veiller à préserver l’environnement des dommages graves et irréversibles ».

A cet effet, l’objectif de la stratégie du Développement Durable s’inscrit, plus généralement,


dans la lutte contre la ségrégation spatiale et dans la recherche des conditions de la gestion
économe des richesses naturelles de l’espace notamment, « Le foncier ».
Plus encore, cette stratégie correspond à une conception de la société de l’équilibre et du
partage des pouvoirs et richesses, du respect des individus et des groupes, la lutte contre
l’exclusion, la pauvreté et l’insécurité, ceci dans un cadre de vie sein et meilleurs pour
l’ensemble de l’humanité.

1 : Développement Durable et vie quotidienne, consommation, logement et cadre de vie 2000. Dossier
documentaire 2001 « Habiter une ville durable » -Ministère de l’aménagement du territoire et de
l’environnement de France.

12
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Le schéma suivant illustre clairement la logique de la stratégie du développement Durable,


une logique qui repose ainsi, sur les trois fonds : l’économie, le social et l’environnement :

En outre à cela, il faut noter que la mise en œuvre de la stratégie du Développement


Durable dépend directement à un ensemble de facteurs, caractérisant chaque régions ou
espace urbain, qui peuvent constituer de véritables contraintes pour l’application de toutes
actions envisagées. Ce qui implique la recherche d’une adaptation de la stratégie par la
composition des orientations, spécifiques aux données socio-économiques de tous espaces
qu’il soit local ou régional.

Parmi les caractéristiques territoriales qui mérite une préoccupation majeure dans la
stratégie du Développement Durable, on site en premier lieu, l’étalement urbain rapide au
détriment des espaces environnants, un phénomène dont souffrent tous les états ; seulement il
d’une façon plus ressenti est accentué dans les villes qui connaissent un rythme
démographique massive et une attraction assez forte de la population. Tel est le cas, en effet,
des villes du Maghreb.

A ce sens, des perspectives fiables indiquent qu’entre 2000 et 2005, les villes du Maghreb
devraient accueillir un effectif supplémentaire de 25 millions d’habitants dont 1.2 millions
pour les villes algériennes 1, une évolution démographique qui induit, inéluctablement une
consommation encore plus rapide des hectares en terrain vierges à forte valeur naturelle.
A titre d’information, une évaluation démontre que la consommation des terrains par
l’urbanisation, en France, par la réalisation des bâtiments d’habitat ou d’équipement, d’unités
industrielles et infrastructures, fait disparaître 10 000 Hectares de terres cultivables par an! 2.
Comme il s’agit chaque année d’une perte de terrain, équivalente à 75 000 hectares autour des
villes de Turquie, plus de 2000 hectares autour de la ville du Caire, et ce depuis 1952 3.

On sait, pertinemment, que les chiffres des sols consommés par l’urbanisation sont alarmants
pour notre pays «l’Algérie », ou l’étalement urbain rapide et irrationnel a mené, jusque là, à
un gaspillage et une ségrégation considérable des territoires, cultivables en particulier. Une
problématique qui s’avère plus complexe, si de plus, on soulève la question de la rareté de la
superficie de terres utilisable à l’agriculture, qui selon des données géographiques locales, est
très minime. Il faut rappeler que 87 % de surface totale de l’Algérie est couverte par le vaste
Sahara 4.
Ce qui démontre, encore une fois, la nécessité d’effectuer une stratégie du Développement
Durable qui soit, ainsi, adaptée aux spécificités et aux exigences de chaque région ou chaque
pays. Il s’agit d’une stratégie basée sur la maîtrise et l’économie de la consommation

1-3 : Claude CHALINE « Les ville du monde arabe ». Arman colin. Paris 1994
2 : Agir pour le développement urbain durable
4 : Aménager l’Algérie de 2020- Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire.

13
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

des sols et autre richesse naturelle, avec la prise en charge efficiente de la prévention de
l’environnement, notamment les terres fertiles (une action nécessaire pour l’assurance
alimentaire des individus, à long terme), dont l’objectif reste donc « un territoire équilibré sur
tous les plans mais surtout bien exploité ».

A cet égard, il faut dire que la reconquête du territoire ne peut se faire et se concrétiser sans
l’application d’un mode d’organisation du développement des différentes régions, et sans la
métropolisation inéluctable des grandes villes qui s’avère être la clef du développement
économique d’un pays.

A ce sens, la stratégie du Développement Durable doit s’inscrire, de plus, dans la recherche de


la solidarité et l’interconnexion entre les villes d’un ensemble territorial, et la bonne insertion
de chaque ville dans sa région d’influence, mais aussi, cette stratégie doit assurer aux
agglomérations un cadre urbain qualifié par l’adoption d’un schéma d’aménagement pour un
« Développement Urbain Durable » ; un schéma qui doit apporter, à son tour, des solutions à
tous les problèmes de dysfonctionnements aux niveaux des espaces urbains, pour permettre à
ces derniers d’accomplir pleinement leur rôle dans un système économique articuler sous
forme de mondialisation.

Pour conclure, il est impératif plus qu’alternatif de se focaliser, dans la politique de


planification et d’aménagement du territoire national, sur la nécessité d’une réflexion sérieuse
autour d’une stratégie de Développement Durable, adaptée certainement aux données
physiques et socio-économiques local d’une région ou d’un pays, qui pourra englober toutes
actions de développement à porter durable.
Car la notion de durabilité doit caractériser l’ensemble de nos actions d’intervention pour
l’aménagement et la gestion territoriale, ceci est dans le but d’éviter toutes formes de risques
possibles qu’elle soit d’origine naturelle ou technologique, ou bien risque des déséquilibres
environnementaux, ou tout simplement risque de dégradation et blocage fonctionnel total des
espaces territoriales, notamment les espaces des grandes villes. Autrement dit, assurer « un
avancement sans recule » tout en assurant un territoire équilibré qui pourra constituer plutôt
et sans doute, un moteur pour le Développement Durable pour la totalité de ses espaces
urbain en particulier, et pouvoir atteindre ainsi, un cadre de vie meilleur à cour terme et même
essayer de préparer un avenir sein pour les générations futures qui nous succéderont peut être.

A ce moment, l’on se demande tout de suite sur le schéma de structure ou


d’aménagement selon lequel à été façonner l’espace algérien, reflète –il un équilibre régional
et un environnement général infecté, constitue-il un vecteur pour le Développement Durable
de nos espaces urbain, « la métropole d’Alger » en particulier?.
La stratégie d’urbanisation de « la métropole d’Alger », constitue-il un outil de réponse pour
le Développement Durable?.

2-Processus d’urbanisation et de métropolisation d’Alger :

Dans le but d’une meilleure analyse du processus d’urbanisation d’Alger, on a


préféré de situer cette dernière d’abord, par apport au développement territorial général, puis
procéder par la suite a effectuer un diagnostic analytique de l’état de fait de la structure
urbaine. Autrement dit, déterminer tous les éléments internes et externes qui ont participé, de
prés ou de loin, à la composition actuelle de la ville d’Alger.

14
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Il s’agit de s’interroger sur les points suivants :


- Le schéma sur lequel à été structuré le territoire algérien, constitue-il actuellement, un
facteur catalyseur, ou plutôt, un véritable frein face au Développement Durable
d’Alger ?
- La stratégie d’urbanisation d’Alger, représente-elle un élément de réponse pour son
Développement Urbain Durable ?
A l’ensemble de ces préoccupations, on a tenté d’articuler la réflexion suivante.

2-1- Alger, une composante principale du pays


Capital du pays, Alger constitue le centre de gravité par excellence et la composante
essentielle de l’armature du territoire nationale, un territoire qui a connu de fortes mutations
ayant des répercutions directes, sur les différents espaces qui le composent, et d’une manière
très claire sur l’évolution d’Alger.

Il faut rappeler que notre pays se classe parmi les onze premiers pays du monde en
termes de superficie, bien que cet indicateur ne reflète qu’un aspect très partiel des
potentialités du pays. L’Algérie possède une surface bien étendue d’une richesse naturelle
remarquable par les diverses matières premières existantes, les conditions climatiques
satisfaisantes, et les potentialités humaines assez généreuses (30 millions d’habitants) mais
aussi par la situation géostratégique qui offre des opportunités pour effectuer un grand pas
dans la production économique et dans le développement du tourisme national. Ce sont des
atouts dont il est nécessaire, plus qu’avant d’exploiter ces multiples atouts et d’en faire un
meilleur usage, notamment aux regards des exigences du temps et des difficultés actuelles qui
affectent tous les domaines de la vie commune.

Cependant, comment sont utilisé les 2 381 741 Km2 de surface territorial d’Algérie ?

En effet, il est bien constaté que le territoire national présente actuellement des distorsions
spatiales très marquées, d’une manière schématique, on relève une différentiation Nord-Sud
dans les répartitions et l’organisation des villes sur l’espace total, une situation qui est
expliquée par les conditions géographiques, et l’histoire que par l’impact de la politique du
développement territoriale entrepris jusque là.
C’est ainsi qu’on peut souligner la problématique du fond de l’aménagement du territoire :
«le déséquilibre régional» : L’inégale répartition de la population et des activités et services
entre la frange littorale et le reste du pays que constituent les zones de montagne, du tell, des
hauts plateaux et du sud.
Un cas clairement démontré, par la sur densification continue des zones littorales Au Nord qui
ne représentent à peine 2% de la superficie globale du pays, mais concentrant prés de 45% de
la population algérienne 1.
En effet, ce déséquilibre régional a créé nettement, des dysfonctions accrues menacent la
croissance économique du pays, mais aussi la cohésion sociale, patrimoine national et
culturel.

On soulève, à ce sens, deux importants constats :


- Dévitalisation et stérilisation sérieuse des zones internes du pays, qui ne peuvent être
de ce fait qu’un handicape pour l’économie nationale.

1 : source SNAT 2025.

15
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

- Apparition d’un développement négative dans la zone littorale, contenant les grandes
villes comme la capital d’Alger, cette dernière qui soufre d’une dégradation très
marqué du cadre urbain, et de plus d’une manière qui se complexe et s’accentue en
profondeur sur tous les niveaux.
C’est une situation qui constitue certainement un blocage face au développement urbain et
économique dans ces zones métropole du Nord ; et en premier lieu « la métropole
d’Alger ».

Il faut signaler que l’origine du déséquilibre territorial constaté, revient à la période des
décennies de soixante et soixante-dix, où la planification de l’aménagement du territoire
soufré de fortes lacunes, c’était en effet, une planification tout court loin d’être une
planification spatiale basée sur les principes de l’aménagement du territoire. Elle était
caractérisée d’une part par des efforts d’investissement productif importantes, et d’autre part
par une approche sectorielle de la planification. Une gestion politique qui été ainsi articulée
sous forme de plan du développement économique qui se sont succéder jusqu’au 1980 ;
Comme résultat à cela, on a obtenu l’émergence de l’urbanisation de quelques centres urbains,
tel que Tiaret, Blida, Batna, Bouira, Sétif, et Médéa…. Seulement, leurs urbanisations rapides
à engendrer plutôt des problèmes de gestion profonds à ce jour, car ces centres urbains n’ont
pas été bien préparé, ni sur le plan quantitatif ni sur le plan qualitatif pour accomplir le rôle de
ville capable de canaliser la population locale et entrer en liaison avec les grandes villes dans
un cadre de l’équilibre territorial. Et l’exode des populations vers les grandes villes continue.

On rappelle que le schéma national de l’aménagement du territoire (SNAT) du 1980, est la


première tentative pour la décentralisation du développement spatial du Nord et l’instauration
de l’équilibre régional, ceci à travers une politique voltaire qui était axée sur l’objectif du
développement des zones des hauts plateaux et du sud. Pour en effet, assurer l’utilisation
rationnelle et optimale du pays (rendre des régions outre que les hauts plateaux et le grand sud
en une génération ou deux des lieux de vie procurent demeure, travail et loisir à la population
locale.1
Aussi, les orientations du SNAT ont été articulées pour la maîtrise de l’urbanisation des
plaines et des piémonts, pour contrôler la croissance des grandes agglomérations comme
Alger, tout en assurant la protection et la valorisation du littorale ainsi que la prohibition de
l’extension urbaine sur les terres agricoles. Là, on ouvre la parenthèse pour présenter des
données qui révèlent que sur l’ensemble du territoire, l’Algérie dispose de 40 millions
d’hectare en terre pouvant supporter des cultures, des pâturages, des forets, de l’alfa et des
maquis, sur cette quantité, la surface agricole utile (SAU) ne représente, actuellement que 7.5
millions d’hectares, (3.14 % de la superficie du territoire, soit 0.25 ha / hab. seulement) 2. De
plus, on souligne en gras que cette SAU est menacée, continuellement, par une réduction
perpétuelle du à l’urbanisation rapide qui caractérise nos grandes villes 3. Ce qui peut
constituer à long terme, un risque de l’insécurité alimentaire pour les individus, si on ne
maîtrise pas l’urbanisation dans les stratégies de planification et aménagement territorial
national.
Cependant, hélas ! Il faut dire que la protection des terres vertes et l’équilibre régional reste

1 : Dans ce sens, on démontre qu’il existe dans le monde des cas comparable à cela tel que : Las Vegas, El Paso,
Saltlake city
2 : Aménager l’Algérie de 2020-Ministere de l’environnement et de l’aménagement du territoire
.3 : On note que l’Algérie produit à peine 30% des ses besoins alimentaire énergétique et juste 50% des
protéiques -source- Conférence sur le Développement durable en Algérie- CCF- Organisme pour l’observation
de l’environnement de l’Algérie.

16
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

qu’un objectif dans les contenus des textes du SNAT ou dans les programmes politique de
planification, dont on n’a pas pu accueillir ces fruits à ce jour !

Ce qui prouve un échec apparent du SNAT, un schéma qui n’a pas dépasser de trop le rôle de
vérificateur des scénarios d’équilibre spatiaux de population, des activités( basés sur
l’hypothèse de croissance démographique et économique) établi dans le PLAN National.

De plus à cela, il est pertinemment constaté, que le l’actuel SNAT a été largement dépassé par
les changements socio-économique qu’a connu le territoire national ; à cet effet, les
responsable politiques ont procéder, comme une action urgente et alternative, au lancement
d’un nouvel SNAT 2025 avec un contenu actualisé et reformulé pour un aménagement
territorial plus adéquat aux exigences du temps. Il s’agit de continuer dans la même option de
l’urbanisation des hauts plateaux et du sud pour un équilibre régional, suivi de la protection
des espaces naturelles (agricole en particulier), tout en essayant cette fois, d’inscrire les
orientations du nouvel SNAT 2025 au tour des principes du Développement Durable, une
stratégie qui inspire
Ainsi, l’équilibre entre production territorial maîtrisée et protection de l’environnement
générale, Assurer un cadre de vie meilleur dans un territoire ayant des caractéristiques
concurrentielles pour un pays dans un système de l’économie particularisé de mondialisation.

En attendant La conception d’un SNAT, cohérent et efficace, pouvant assurer un


développement territorial qui conditionne directement le développement urbain,
L’espace algérien continu de vivre les problèmes structurels et fonctionnels et dévalorisation
de l’environnement. Les populations des milieux ruraux et des petites et moyennes villes
continuent de souffrir de l’inégalité exagérée à l’accès aux différentes conditions de vie
normal. On continu d’observer des failles qui s’élargissent en largeur et en profondeur dans la
société : des multiples crises d’emploi, de logement, le sous équipement, le manque des
services, c’est une situation qui a entraîné et entraîne à ce jour, des mouvements migratoire
des ces populations vers les grandes villes « attractif » notamment la capitale, dans le but
ainsi, de la recherche des conditions de vie meilleur.

Et là ! On met notre doigt sur le point focal des raisons qui ont causé, clairement et en bonne
partie, le phénomène d’étouffement et des reflets d’une saturation incontestable qui affecte ou
pouvant affecter à cour terme, la métropole d’Alger.
A cet effet, pour résoudre l’ensemble des problèmes fonctionnels et structurels dont soufre,
continuellement la ville, il impératif d’adopter un plan de Développement Urbain Durable. Un
plan qui offre des solutions valables basées sur l’immunisation efficace de la ville des
multiples facteurs internes mais aussi externes, des facteurs considérés comme principales
cause du sérieux blocage urbain accentue de plus en plus, pour pouvoir donc assurer
correctement, une régénération de l’espace de la métropole d’Alger de son intérieur et lui
permettre une évolution urbaine maîtrisée vers l’extérieur, et surtout lui assurer un statut
compétitif à l’échelle régional mais aussi internationale.

Par cette réflexion, il faut relever qu’un espace urbain « La Métropole d’Alger » est une
composante qui ne peut être seine que dans un ensemble territorial sein.

Après avoir donné un aperçu sur le positionnement d’Alger par apport au développement de
son territoire d’appartenance. En ce qui suit, on présentera le processus de métropolisation et
d’urbanisation de l’espace composé d’Alger.

17
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

2-2- Alger, statut et stratégie d’urbanisation

De part sa genèse, la ville d’Alger constitue un théâtre ou se croise et se conjugue plusieurs


œuvres humaines assez riche dans le style comme dans l’identité qu’elle recèle, passant de la
blanche Casbah à des très turques et arabo moresque, pour arriver à travers le temps à une
composition urbaine actuelle multiforme, qui se fondent ainsi sur des touches européenne de
l’époque colonial, qui s’aligne cote à cote à nos aménagement et interventions spatiales
modernes.
En considérant les mutations du système économique que caractérise actuellement le monde,
Alger est bousculée à devoir faire des progrès rapidement sur l’ensemble des domaines de la
vie quotidienne, ceci afin d’être sur la ligne du développement et assurer un statut de
métropole internationale ayant un rôle concurrentielle.

A ce sens, on a remarqué que les autorités publics (mis à part des essais de développement de
la structure urbaine) ont entrepris jusque là, de multiples actions de modifications sur le mode
d’organisation administrative
Qu’a connu Alger, ceci est dans le but de la recherche d’un territoire optimal et la
déféminisation de l’air métropolitain, Support Vital pour le fonctionnement et le
développement de la métropole d’une part et la recherche aussi de cadre institutionnel et
mécanisme de gestion et de fonctionnement appropriés aux ambitions de développement de la
métropole.
A travers le processus de l’organisation administratif du territoire d’Alger, on relève que cette
dernière est passée de statut du Grand Alger 1959, pour connaitre ensuite un étalement par
l’addition des communes limitrophes au territoire initial, jusqu'à arriver en 1985 au statut de
l’agglomération avec la création de 6 nouvelle commune en plus l’émergence de la politique
des lotissements communaux et des coopératives foncières.
En 1990, conformément avec la refonte du code communal, le nouveau statut d’Alger fut
directement fixé par la loi 90-08 d’avril 1990 et le décret 90-207 du 14 juillet 1990. Dans le
but de coordination, les 33 communes de la wilaya d’Alger, furent réorganisés en 5 lots,
ensembles intercommunaux doté de conseils urbains communaux « CUC ». ces CUC
concernant Alger 15 communes : Gué de Constantine : 5 communes, EL Harrach 5
communes, Dar El Beida : 4 communes, Dely Ibrahim : 4 communes.
Cependant, il faut dire qu’à ce moment le problème de confusion de pouvoir demeurait
chevauchement de compétences, divergences et conflits d’intérêts ; tous nuisible à la gestion
stratégique d’Alger, ce qui a en effet, empêcher la réalisation de ce projet, seulement le CUC
d’Alger a vu le jour.
En 1997, un nouveau statut intervient dans l’objet de la promotion d’Alger au rang de
métropole internationale. En vertu de l’ordonnance 97-14 du 31 mai 1997 relative à
l’organisation territoriale de la wilaya d’Alger, sont intégrées à son territoire 25 nouvelles
communes détachées des wilayat limitrophes :
- Six communes à l’Est : Ain-Taya, Bordj-El-Bahri, El-Marsa, Heraoua, Rouiba,
Reghaia, toutes issues de la wilaya de Boumerdes.
- Quinze communes à l’Ouest : Ain-Benian, Staoueli, Zeralda, Maalma, Rahmania,
Souidania, Chérarga, Ouled-Fayet, El-Achour, Draria, Douéra, Baba-Hassen,
Khraaicia et Shaouela, détachées de la wilaya de Tipaza
- Quatre communes au Sud : Bir-Touta, Tassala-El-Merdja, Ouled-Chebel et Sidi
Moussa, détachées de la wilaya de Blida. Se sont des communes qui disposent d’une
variété d’atouts (réservoir foncier agricole grandes zones d’activités industrielles,

18
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Littoral et patrimoine touristique important…)


En vertu de l’ordonnance 97-15 du 31.05.1997 relative au statut particulier du Gouvernorat du
Grand Alger, GGA.
La wilaya d’Alger est érigée selon un statut particulier en collectivité territoriale dotée de
personnalité morale et d’autonomie financière. Elle est administrée par trois organes, chacun
dans les limites de ses compétences,
1- Le ministre gouverneur du Grand Alger, représentant de l’état, appelé à administrer le
gouvernorat ; il est assisté de walis délégués.
2- L’assemblé populaire de wilaya (élus) désignée « Conseil du gouvernorat du Grand
Alger » dont la compétence couvre essentiellement, les grandes opérations
d’aménagement, d’urbanisme, d’équipement de rénovation et restructuration, de gestion
foncière, des grandes actions d’environnement, d’infrastructures, de gestion du littoral, de
développement, de transport, des zones industrielles, marchés et foires et action culturelle
métropolitaine…..
En outre, le conseil peut être élargi aux présidents des arrondissements urbains sur
initiative du ministre – gouverneur ou de son président.
3- Le président du conseil du gouvernorat du Grand Alger
Le gouvernorat du Grand Alger est organisé selon deux types d’institutions : en communes
urbaines dénommées arrondissements urbains et compris dans le périmètre de la ville d’Alger
en nombre de 28 arrondissements urbains, et en communes, au nombre de 29, issu en majorité
du nouvel découpage. Les arrondissements urbains sont dotés de la personnalité morale et de
l’autonomie financière. Les communes du GGA sont regroupées en 12 circonscriptions
administratives gérées par des walis délégués auprès du ministre gouverneur du Grand Alger.
Cependant, il a fallu 3 ans seulement pour que ce statut soit remis en cause à son tour, ensuite
on a procédé à son annulation puis à la réhabilitation de son précédent.
Cette précarité et instabilité remarquable du statut, témoigne d’un manque de compétence
dans la gestion et l’organisation administratif d’Alger, seulement les efforts convergent
toujours vers la recherche d’une organisation administrative territoriale qui est appelée toute
fois à un meilleur contrôle, et optimiser les conditions de gestion du territoire métropolitain. A
cet effet, la problématique soulevée s’articule autour des points suivants :
- Définition de l’air métropolitaine, en termes de région ou se déroule l’activité
métropolitaine.
- Définition des échelles, en termes de processus de hiérarchisation des niveaux, centres et
services... (Local, régional et international).
- Détermination des statuts et choix des mécanismes et cadres institutionnels de
fonctionnement et de gestion administrative du territoire.
- Structuration administrative du territoire métropolitain, en termes de processus
d’organisation, visant une redistribution hiérarchisée et intégrée des services et activités, en
conformité avec les échelles et statuts de chaque niveau.

L’observation du processus d’organisation du territoire d’Alger nous relève qu’une réalité,


que les actions de développement sont complexes et ambigües et malgré les ambitions
affichées, n’échappent pas aux stratégies de manipulations et de détournement qui s’inscrit
dans les logiques d’enjeux fonciers.
A travers les mouvements de limite d’Alger, on assiste à un jeu altéré de stade politique
variable parfois d’extension (annexion de nouvelles communes) ou de réduction des territoires
(recule et morcellement de territoire) et à des politiques tantôt de centralisation tantôt de
décentralisation de pouvoir, intervenant selon des conjonctures économiques et

19
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

politiques déterminées *1 limitant ainsi les pouvoirs locaux a simple gestion de proximité,
entrainant chevauchement, confusion de responsabilités créant conflit de pouvoir et intérêt.(
seul les pouvoirs occultes usant des opérations de coup par coup règnent à l’abri de tout
contrôle ou effet de régulation. C’est une situation qui entrave, inéluctablement, le
déroulement du développement d’Alger. Cependant on reste optimiste, « pour dire que de tous
les projets d’organisation administrative celui du GGA est le plus ambitieux, recherchant à
travers la refonte administrative, le maximum d’atouts afin de gagner le pain d’Alger
métropole international »*2.
En parallèle et en complémentarité avec la recherche de statut, cadre et mécanisme de
fonctionnement et de gestion, intervient la recherche de l’espace du territoire- support qu’on
appelle l’air métropolitain qui favorise pour beaucoup le développement d’Alger.
L’extension des limites administratives d’Alger n’ont pas été dicté par la volonté politique
mais elle été considérée comme solution inévitable à l’augmentation de la demande en foncier
que réclament l’augmentation de la population d’Alger.

Alliant à l’activité industriel, et au haut niveau d’équipement et services, aux multiples


fonctions qu’implique le statut de capitale métropole ainsi que les avantages comparatifs des
infrastructures de base, Alger à développer un marché de l’emploi privilégié et a
naturellement polarisé la totalité du territoire national. Ce qui explique l’arrivé successive de
population nouvelles de l’intérieur du pays vers la capitale. Cette dernière qui semble ainsi
avoir atteint les limites de l’étouffement fonctionnel et structurel, dans la mesure ou nous le
verrons plus loin ni les stratégies d’aménagement effectivement mise en œuvre ni le système
d’administration de la capitale n’ont été à la hauteur des afflux massifs de population attirée
vers la ville.
Par conséquence, cette situation reporte continuellement les excédants d’Alger en population
sur la périphérie immédiate en débordant ainsi sur les limites des wilayat avoisinante, tel que
Boumerdes, Tipaza, Blida.
La ceinture des communes annexées au territoire, intervenait dans le but d’assurer à la
métropole une air-support plus convenable à son développement. Il s’agit pour l’essentiel des
communes limitrophes et contigües à la wilaya d’Alger, sous forme hélas ! de fortes
potentialités foncières représentées par la plaine de Mitidja et le sahel à haute valeur naturelle
ou agricole autrement, dit une ressource non renouvelable, ayant servi depuis longtemps de
site d’acceuil au surplus de la population algéroise.
On cite à ce sens : communes du Sud et Sud-Ouest Màalma, Rahmania, Souidania, Chéraga,
Ouled-Fayet, El Achour, Draria, Douéra, Saoula, Baba Hassan, Khraissia, Birtouta, Tessala el
Merdja, Ouled-Chebel, Sidi Moussa. D’autre s’étalant sur le littoral dans ses portions à la fois
est et Ouest, à la forte potentialité naturelles et touristiques, offrent d’importantes opportunités
de développement touristique (Ain-Taya, Bordj-el-Bahri, El-Marsa, Heraoua, Ain-el-Benian,
Staoueli, Zeralda…),d’autres sont les principaux et les traditionnels supports de l’activité
industrielle de l’algérois (Rouiba et Reghaia).
En outre, l’examen de la croissance démographique révèle d’après les tableaux suivants le
phénomène de saturation de la ville, ce qui a justifié l’extension territorial et l’annexion des
communes limitrophes à travers les années.

*1 : Alger, métropole en chantier (Problématique, perspectives et défis), Pr Benyoucef, expert en urbanisme et


en sciences sociales, article de l’Actes du colloque international, Alger face aux nouveaux défis de l’urbanisme-
USTHB. Le 28 et 29 Février 2004.
*2 : (pluralisme politique élections communales pluralistes reforme foncière (la loi 87-19) relative à la
réorganisation du foncier agricole, libéralisation économique foncières et immobilière en 90

20
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Tableau1 : Croissance démographique, Grand Alger


Commune 1966 1977 1987 1998 2008
Total Grand Alger 934551 1353826 1507241 1592603 2987160
Birkhadem 16097 32800 38551 55084
Dar-El-Beida 6766 12700 17766 44753
Bab-Ezzouar - 7500 55211 92157
Bordj-El-Kiffan 23489 47900 61036 103690
Béni-Messous 2623 7100 10387 17490
Total Wilaya d’Alger 992526 1455436 1690191 1905777
Communes issues de W. Boumerdes, à - - 139373 200467
l’Est
Communes issues de W. Blida, au Sud - - 67128 76842
Communes issues de W. Tipaza, à - - 227239 379359
l’Ouest
Total Gouvernorat Grand Alger, 1997 - - 2123931 2562445 2987160
Source : RGPH 1987 et 1998, ONS.
Tableau 2 :
Commune 60-66 66-77 77-78 87-98 98-2008
Total Grand Alger 9.73% 43.48 11.33 5.66 1.6
Birkhadem 103.76 17.53 42.88 -
Dar-El-Beida 87.7 39.88 151.9 -
Bab-Ezzouar - 636.14 66.91 -
Bordj-El-Kiffan 103.92 27.42 69.88 -
Béni-Messous 170.68 46.29 68.38 -
Total Wilaya d’Alger 46.63 16.12 12.75
Communes issues de W. Boumerdes, à 43.83 -
l’Est
Communes issues de W. Blida, au Sud 14.47 -
Communes issues de W. Tipaza, à 66.94 -
l’Ouest
Total Gouvernorat Grand Alger, 1997 20.64 1.6

L’interprétation des tableaux ci-dessus nous démontre que :


- La décennie du 66-77 fut celle des grands mouvements de population par le
phénomène de l’exode due à l’attraction socio-économique.
- La décennie 77-87, fut une décennie de grand flux également, provoquant la saturation
de la ville, et le débordement vers ceintures périphérique, à forte potentialité foncière
et à forte valeur agricole. Bab-Ezzouar, constitue le cas extrême en accumulant
presque huit fois sa population de 1997 (allant de 7500 hab. en 1977 pour atteindre
55211hab. en 1987).
- Les decennies87-98-et 98-2008, à été caractérisé par une forte croissance au profit des
communes périphérique Est, qui constituent de véritable réservoir foncier et dont
l’accessibilité est facilitée par les axes autoroutiers et ferroviaires, comme Dar-El-
Beida, Bordj-El- Kiffan, Bab-Ezzouar, Bordj-el-Bahri,…
A titre d’exemple, la commune de Dar El Beida, à l’Est d’Alger, illustre un cas de figure
exemplaire, en enregistrant une croissance élevée de sa population qui est passé de 17768 hab.
en 1987 à 43788 hab en 1998. Soit une évolution d’une fois et demi le volume de sa
population de 1987, marquant un taux de croissance annuel de 8.5% (elle doit cela
essentiellement au développement de l’agglomération d’El-Hamiz, qui exerce le plus fort taux

21
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

d’attraction commerciale avec une hausse de sa population de 1135 hab. en 1987 à 11557 hab.
En 1998 avec un taux qui s’élève donc à 23.48% (RGPH 1987-1998).
La commune de Bordj-El-Bahri à l’est d’Alger représente un autre cas de figure, elle a
accumulé plus de 50% enregistrant un taux annuel de 6.22% donc un accroissement de sa
population de 18982 hab. en 1987 à 28363 en 1998, Bordj El Kiffan à son tour a accumulé
presque 70% de sa population de 1987.
Il faut signaler qu’essentiellement durant les années 80-90, la libération du marché foncier a
eu des efforts directe sur l’espace urbain périphérique, autant que réservoir foncier, était tout
désigné pour répondre aux besoins fonciers générés par la croissance démographique
combinée aux mutations économiques, foncières et urbaines. Ce qui est illustré ainsi , par
l’orientation de croissance urbaine accélérée vers certaines communes périphériques, offrant
de meilleur conditions d’accessibilité, grâce aux infrastructure de liaison (principalement
autoroutiers) dont elles bénéficient, essentiellement à l’Est et au Sud-est d’Alger, à l’exemple
de Dar El Beida, Bordj El Kiffan, Kouba, Gué de Constantine, Ain Naadja , Bir Khadem et
Ain Allah, ou se développe durant cette dernière décennie 80-90 à nos jours, de manière
massive un habitat collectif ou individuel conjugué à une attractivité commerciale..
Par ailleurs, le tableau suivant réalisé par l’INS relève une estimation de la croissance de la
population algéroise qui pourrait passer de 32 millions en 2005 vers 35 millions en 2010,
arriver 40millions en 2010 pour atteindre une valeur de 45 millions en 2030.
Ainsi, il est nettement constaté que la wilaya d’Alger durant les 15 années qui arrive
accumulera et devra accueillir plus de 18 millions d’habitants supplémentaire, de ce fait il est
temps de passer sérieusement à une gestion urbaine efficace pour Alger.

Tableau : Estimation d’évolution démographique de la wilaya d’Alger 2005-2030

Année Population (millions habitants)


Janvier 2005 32 500 000
2010 35 300 000
2020 40 000 000
2030 45 000 000
Source : INS, Institut National de statistique – journal TV 28-04-05

Cependant, le problème que pose actuellement Alger, ne tien pas tellement à la taille atteinte,
mais en retard accumulé ou limite que concerne le développement de ses capacités d’accueil
face à son attractivité qui ne semble pas être atténuée, la réflexion doit se baser autour d’un
schéma d’aménagement urbain offrant une meilleur réponse aux besoins de la population et
éviter tous problèmes de distorsion urbain à Alger sur le plan structurel ou fonctionnel.
En réalité, il faut dire que c’est au cours de la période de dernières décennies de l’étalement
urbain d’Alger que commandait à naitre les surfaces urbaines fragiles à la périphérie sans
viabilité et très anarchique en leurs grandes partie. Tel est le cas de l’expérience d4ain Allah,
Ain Naadja, Bab Ezzouar comme d’autre ces de grands ensembles réalisés sans les
précautions et les impératifs qualitatifs qu’impose la composition d’extension urbaine (choix
rationnel du site d’extension, programmation structurel et fonctionnel cohérente même
complète, surtout une gestion de l’urbanisation maitrisée, un véritable management de
l’opération d’étalement urbain).

Il est nettement constaté que le déficit fonctionnel et structurel qu’a marqué l’urbanisation
d’Alger dans son extension revient principalement au système politique de gestion urbaine et
la stratégie d’aménagement entreprise et mise en œuvre.

22
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Pour conclure, Alger face à ces insuffisances n’a pas pu répondre correctement à l’ensemble
des besoins de sa population et recevoir selon les normes l’afflux continu de la population
attirée des régions internes du pays.
La ville s’est retrouvée ainsi littéralement étouffée par l’entassement et la surcharge de sa
population cette pression démographique que l’on n’a pas su prendre en charge ce qui a
entrainer deux grands phénomènes qui menacent et désorganisent l’espace intra et extra-
muros de l’agglomération.
a- les excroissances anarchiques d’Alger et le surplus de sa population se déverseras
directement sur le potentiel agricole de la Mitidja ou le sahel ou on assiste à
l’urbanisation qu’on démontre par la suite qu’elle est anarchique marquée par de zone
de marginalisation sociale dans la région algéroise
b- Les afflux de la population qui ont submergés le cadre urbain propre de
l’agglomération et ont par ailleurs « désorganisé » fonctionnellement et socialement la
ville, ou l’exclusion et la pauvreté semblent entrainer une crise social de plus en plus
marquée

A cet effet, et afin de permettre à la ville d’Alger d’atteindre un statut de capital métropole, il
est inéluctable de maitriser d’abord sa croissance en population et en surface. La question est
ainsi «La recherche urgente d’un territoire support optimal, la détermination de l’air
métropolitain vital pour le bon fonctionnement de la ville qui soit durablement développé, un
tel objectif ne peut être réalisé sans l’application d’un politique concrète et rigoureuse dans la
planification et l’aménagement urbain.

Organisation métropolitaine : stratégie et instruments

Une fois que le territoire est déterminé et le statut, le mode de fonctionnement


déterminés, interviennent alors les questions de structuration et d’aménagement du territoire
impliquant stratégie et instruments (Quel sont les stratégies adoptées ?).

L’examen du processus chronologique de l’aménagement du Grand Alger, nous permet de


remonter aux grandes stratégies de développement se trouvant à l’origine de la structure
spatiale du Grand Alger, ceci afin d’en saisir logiques et genèse.

Alger s’est largement évoluée sur l’espace immédiat, cependant, elle a été caractérisée par
une production urbaine, une urbanisation loin d’être satisfaisante en sa totalité, consommant
foncier d’une manière à la fois irrationnelle et non économe. Quel en est l’origine ?
Afin de mieux répondre à la question posée, le système de planification urbaine d’Alger peut
être analysé en deux grandes phases :
Phase de Système du tout planifié – Phase de prise de conscience, cette dernière phase qui
est arrivée en retard, après un grand désordre sur le terrain causé par la phase précédente.

a- Système du tout planifié : de 1962 à la fin des années 80.

Le choix des implantations urbaines à cette époque a été souvent guidée par des
impératif politiques loin d’être issu des compétences techniques, les architectes et
aménageur urbaniste étaient forcement marginalisés dans la production urbaine,

23
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

l’ensemble des decisions, en grande partie, été prisse en amont sans prendre en compte
de l’économie du sol, de la qualité de l’espace et de ses particularité.
Cette centralisation de système de planification algérien qui a duré de 1962 à la fin des
années 80, présente de multiple défaillances ayant des conséquences directe sur le
terrain en terme du déséquilibre urbain, délaissement des échelles mineurs d souci du
détail, de la qualité des espaces urbain et de l’environnement. Citons parmi ces
défaillances :
• Le problème institutionnel :
Il consistait en une concentration sclérosante de toutes les taches de
développement aux mains de l’état et de ces organismes. A ce problème
institutionnel venait se greffer un problème budgétaire qui se traduisait par une
gestion centralisée et bureaucratique du budget de l’état, et comme conséquences
spatiales anarchique, des anomalies sur l’espace urbain.

• Le problème foncier et urbanistique :


L’absence de la donnée du terrain dans le travail de planification et l’absence d’un
véritable plan d’urbanisme ont eu pour conséquence, la création d’extensions
urbaines périphérique démesurées avec leurs lots de nouveaux problèmes
qualitatifs et quantitatifs qui venaient s’ajouter à ceux des quartiers centraux et des
centres anciens délaissés.

• Le problème technique :
Les programmes d’investissements économiques réalisés pour la ville d’Alger
posent un problème en termes d’adaptation aux situations urbanistique concrètes.
Les plan successifs qui ont marqué cette phase 1962- fin années 80, ont servi à
établir de grands infrastructure valable (rocade Sud, autoroute de l’Est), mais ont
fait faillit sur l’établissement des trames d’habitat et équipements économique. De
plus à cela, on constate un décalage marquant entre les faits dermographiques,
changement socio-économique et les moyens de maitrise technique économique et
politique mise en œuvre.

Ces problème sont issu en fait, d’une mauvaise prise en charge des opérations de planification
et aménagement urbain de la ville. ---
Telle sont les raisons principales qui ont incités le pouvoir à réagir face à cette réalité urbaine.
Les autorités ont décidé de créer en 1968, « le COMEDOR » le comité permanent d’étude
d’organisation d’aménagement d’Alger, un organisme qui a pour mission d’offrir les solutions
adéquate sous forme de Plan d’urbanisme.

• Le schéma des structures 1985 : option sur la baie d’Alger


Des sa création, le COMEDOR a été charger d’élaborer un plan d’orientation et
d’aménagement de développement d’Alger. Les études engagées aboutirent sur la réalisation
d’un schéma de structure d’Alger lié à l’horizon 1985.
Cependant, la mise en œuvre et l’exécution des orientations de ce schéma fut gelée, il a été
suivi par l’élaboration d’un plan d’orientation générale (POG) finalisé et approuvé en 1975
tendant le schéma précédent à l’horizon 2000.
• Le POG (Plan d’Organisation Général) : Option sur l’Est
La maitrise et le contrôle de la dynamique du développement urbain et démographique
d’Alger sont la raison de la réalisation du POG 5plan d’orientation général) qui intègre
l’essentiel des dispositifs du schéma de structure d’Alger « 1985 » en élargissant le périmètre

24
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

d’urbanisation de la capitale. Selon le POG, l’extension future de la ville algéroise sera


inévitablement, guidée à long terme vers l’Est, sur le long de la baie d’Alger et notamment sur
les terre de la Mitidja pour les avantages liées aux potentialités du site (baie, mer et
plaine), à la continuité naturelle, aux multiples atouts favorables aux conditions de
l’urbanisation reliées à l’accessibilité topographique, et faiblesses de contrainte de réalisation
de projet (terrain plat à forme linéaire)
En vue d’une amélioration de fonctionnement de la capitale, le POG opte pour un système
d’urbanisation polycentrique multidimensionnelle afin de désengorger le centre-ville. Autour
de cette vision de décentralisation que le POG fixe les orientations d’aménagement,
concernant particulièrement le centre ville, selon les dispositions suivantes :
1- Rénovation ou restructuration de quelques tissus urbains déterminés dans le but de leur
récupération.
2- Une bonne répartition spatiale des activités selon les principes de la hiérarchie urbaine
avec une volonté de tertiarisation de la ville à l’image des grandes mutations
constatées à l’échelle internationale, cela peut se concrétiser à travers donc les
dispositifs suivants :
a- La réalisation d’un grand centre à Bab Ezzouar qui s’ajoute à l’ancien centre ou se
concentrent les activités du tertiaire supérieur, entouré par d’autre structure, à
savoir : * ensemble des activités du tertiaire supérieur situé sur une bande linéaire
entre Bordj El Kiffane et Alger qui referme : la cité des affaires, la cité
gouvernementale, les quartiers diplomatiques et les équipements centraux de la
capitale considérés comme de grand projets d’investissement de taille nationale et
internationale.
* Ensemble d’activités mixtes du type tertiaire et secondaire dont la
localisation est prévu dans trois communes : Chérage-Bir Khadem et Kouba. Par
ailleurs la localisation des équipements publics, administratifs et socioculturels est
programmée dans les centres urbains ainsi que dans les centres inter quartiers
accompagnés des activités de proximité au niveau des unités de voisinage.
b- Le transfert des activités secondaires vers la périphérie Est- Sud/Est de
l’agglomération.
3- Résolution de la crise de logements avec les programmes d’habitat à (Bab Ezzouar-
Plateau des Annasers- Bach Djarah et Ain Naadja).
4- L’extension du centre ville le long de la cote d’Alger vers Bordj El Bahri à l’Est, tout
en assurant une bonne articulation du système urbain d’Alger qui est focalisé par les
deux grands centres, cités auparavant, assisté par d’autre centre secondaires. Pour cela,
un schéma de circulation fut élaboré avec un réseau orienté vers l’Est conformément à
l’option visée. Il est à noter que cette expansion urbaine vers l’Est a entrainé après
concrétisation, des pertes considérables en terre agricole évaluée en plusieurs
centaines de hectares, ajoutant à cela, l’élargissement successif de l’éventail de
problème de tissu urbain algérois du entre autres à l’anarchie de la réalisation des
projets fixés dans le POG, sans le suivi des directives envisagées dans ce derniers.

Il faut dire que le model d’urbanisation polycentrique proposé n’a pas été concrétisé, la
capitale continue ainsi, à fonctionner avec un hyper centre. A vrai dire, le POG n’a
également pas eu, à son tour, le temps d’être mis en œuvre. Il est remis en cause en 1979,
et nouvelle étude est envisagée pour Alger sous forme de Plan Directeur d’Urbanisme.

25
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

• Le PUD (Plan Directeur d’Urbanisme) : Option sur le Sud Ouest


L’élargissement du périmètre d’urbanisation sur les terres agricoles de la Métidja, qui n’a
pas cessé de connaitre une évolution croissante, constituait un facteur incitateur aux
autorités pour marquer une rupture avec la stratégie urbaine antérieur, ce qui impliquait la
naissance d’un nouvel organisme pour remplacer le COMEDOR, il s’agit du CNERU 1
« Le Centre d’Etude et de recherche en Urbanisme » à qui ont été confiée toutes les études
d’aménagement et de planification urbaine de la capitale. Et là, on assiste au lancement du
PUD 2 « Plan d’Urbanisme Directeur » d’Alger, par le CNERU EN 1980, un nouveau plan
Venant remplacer son prédécesseur. Il reprit tout simple l’option d’extension vers l’Ouest
ou plus exactement Sud-ouest, examiné et non retenu par le POG.
Selon le PUD, l’extension de la ville doit être réorientée vers le Sud-ouest sous forme de
sept villes satellites de 200 000 habitants à créer dans les collines du Sahel, site à forte
pente (contrainte de la géotechnique) supposé être de moindre valeur agricole.
Conformément aux orientations politiques, l’objectif du PUD est l’organisation du
développement d’Alger à l’intérieur des deux périmètres P1 et P2.

P1 : recouvrant le cours et moyen termes, concerne les actions d’aménagement liées à


l’horizon 2000, visant la restauration du tissu déjà urbanisé, afin d’assurer une meilleur
fonctionnalité de certains quartiers algérois par une occupation plus rationnelle du foncier
suivant une répartition hiérarchisée des différents secteurs de la ville.
P2 : concerne l’extension future de la ville à long terme.
En vue d’une réalisation et d’un développement d’un centre, le PUD à proposer trois
variantes d’urbanisation :
La variante 1 : est basé sur l’extension de l’hyper centre actuel vers Hamma- H-Dey,
donnant lieur à un schéma urbanistique du type radioconcentrique structuré par deux axes
de centralité assurant le contacte avec le nouveau tissu : l’un avec le périmètre d’El Biar,
Ben Aknoun, le second de Bir Mourad Rais – Ben Aknoun.
La variante 2 : Comprend un système bipolaire structurant la ville en deux pôles d’hyper
centralité, le premier est l’actuel centre s’étendant jusqu’à les abattoirs, le second est celui
de Draria. Le schéma présente ainsi deux systèmes radioconcentriques dont le lien entre
ces centres est assuré par deux axes de centralité qui débouche au Sud de Draria.
La variante 3 : Consiste en un modèle multi polaire, polycentrique qui regroupe les trois
possibilités de localisation de l’hyper centralité, visant la réalisation de plusieurs centres
repartis sur les points géographiques suivants : *Un centre urbain à Draria à fonction
administratif.
* Un centre à Bab Ezzouar à vacation multiple.
* Le centre actuel d’une vocation économique et culturel, dominant.
* Un pole d’administration touristique à Ain El Benian

Il faut dire que le choix est porté sur la première variante retenue par le CNERU, qui a fait
l’objet du rapport d’urbanisme du PUD, s’agissant de ce plan, l’aménagement future
d’Alger est basé sur les principales orientations suivantes :
1 – Combler le déficit et l’insuffisance d’espace de centralité, et permettre à la ville
d’Alger d’assumer ses fonctions qualitatives que quantitative, sur le plan qualitatif, le
développent de la poly fonctionnelle de l’espace urbain est assuré par une restructuration

1 : CNERU a été créer selon le décret 80.275, a adopter aux décisions du conseil des ministres en
Juillet1984.
2 : PUD : a été lancé en Septembre 1979.

26
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

progressive du tissu urbain, ce qui entraine une forte tertiairisation au centre. Sur le plan
quantitatif, la création d’un schéma de centralité organise la ville en huit secteurs urbains
se trouvant sur la bande côtière

2- le développement des axes de centralité pour assurer l’unité du système urbain et le


prolongement de l’hyper centre vers les secteurs périphériques, ceci nécessite deux actions
à mener : *La rénovation de la fonctionnalisation des deux axes (El-Madania – Bir
Khadem, El Biar- Ben Aknoun.
3- Réhabilitation de la façade maritime d’Alger par une opération de rénovation portant
sur les emprises des dépôts et des activités naissantes.
4- Rénovation de la Casbah.
5- Développement des points focaux, qui sont :
*Le complexe Riad El Feth et ses prolongements sur la plaine littorale
*Le périmètre Mustapha Bacha – 1er Mai.
*L’embouchure de Oued El Harrach supposée être le future carrefour commercial voir
financier de la capitale.
6- Eradication des bidonvilles.

Cependant, le PUD est loin de donner les satisfactions voulus, vu son penchant sur les
aspects d’ordre politique et technique. De ce fait, il ne constitue pas un véritable plan
d’aménagement, ce n’est qu’un instrument de gestion. Plusieurs critiques sont formulées à son
égard, dont les plus importants sont :
1- Les études et l’adoption des phases successives du PUD trainent en longueur dans le
temps 1 pendant tout la décennie 80. Ce qui fait en sorte que cet instrument n’a jamais
pu accompagner le rythme d’urbanisation et de la planification sectorielle surtout que
c’est durant cette période (la 1ere moitié des années 80) que s’est développé l’essentiel
des programmes engagées pour Alger, tel que : les grands projets d’habitat ZHUN
(Zone d’habitat urbaine nouvelle), les grand projets d’infrastructures autoroutière,
Riadh El Feth, lotissement d’habitat individuelle. Le changement des caractéristiques
de la ville à progressé dans le bon sens et même dans le sens anarchique, bien plus
rapide que l’étude du plan lui-même et son approbation. Ainsi, « Le PUD se trouve
être très vite dépassé »
2- Le PUD relève d’une conception restreinte de l’urbanisme qui n’est qu’un remplissage
de zone par des quantités de logements et parfois d’autre construction sans ce soucier
de la dynamique urbaine et sociale et les possibilités réelles du site. A ce sens, la mise
entre parenthèse du PUD était rendu plus criante par l’établissement d’instrument
d’urbanisme opérationnel et de détail, pour des zones spécifiques : Zone d’habitat
urbaine nouvelle (ZHUN). les ZHUN, instituée par simple circulaire ministérielle
(n°0355/PU.2/75 du 19.02.1975) dans le but de rattraper le retard en matière d’habitat
urbain et d’équipements des villes, l’objectif de la ZHUN est la réalisation rapide de
logement collectif accompagné par leurs équipements et services, sur les espaces
foncière importants et selon des procédés constructifs industrielles. De plus, la ZHUN
ne constitue pas réellement à son tour un instrument d’urbanisme, c’est plutôt une
procédure technique et administrative, impliquant le Ministère de l’habitat ou les
collectivités locales comme maitre d’ouvrage, un bureau d’étude étatique comme
maitre d’œuvre et des entreprises de réalisation. Entre parenthèse, il faut souligner que
les ZHUN était destinée aux banlieues et aux périphéries de la ville d’Alger et étaient

1 : Cherif Rahmani « Alger du 21 eme siecle » Alger 1999, Page199.

27
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

comme un outil d’extension urbaine à plus ou moins grande échelle, seulement, de


point de vue qualitatif, l’espace urbain produit est décevant tant sur le plan structurel
que fonctionnel « Preuve d’échec du PUD ».

3- L’étude du PUD, aussi, se trouve amputée d’une référence régionale pouvant mieux
contribuer à l’organisation harmonieuse et efficace des territoires spatiaux.
Par ailleurs, il est nécessaire de noter que la rupture de la stratégie urbaine antérieure
dans le PUD et la réorganisation de la croissance de l’Est-sud est vers le Sud-ouest a
cause, à cet époque, plusieurs problèmes de dysfonctionnement du système urbain
algérois et surtout que les grands projets du POG ont été en grande partie réalisés,
ayant un poids fonctionnel tres important, il s’agit essentiellement de :
• La réalisation d’un réseau routier (l’autoroute, la rocade Sud et les différentes
radiales) convenait à une urbanisation vers l’Est et constituant un facteur incitateur
pour l’implantation des activités économiques.
• La densification des zones industrielles concentrées aux cotés des grands axes
de transport dans la périphérie de la ville.
• Un mauvais rapport habitat/ travail en raison d’un important rayon d’activité
entre les lieux de résidence et les zones industrielles.
De plus, la décision des autorités d’annuler les dispositions du POG, prévoyant une
extension de la capitale vers l’Est, est contradictoire à la situation actuelle qui montre
que la partie Est est la plus urbanisée de la périphérie d’Alger. Ou l’on remarque d’un
autre coté, une dynamique urbaine expliquée par la présence des infrastructures,
d’accessibilité, tel est le cas de la commune de Bab Ezzouar. En outre à cela, la partie
Est d’Alger a connu depuis 1993, une localisation massive et rapide des activités
économiques, commerciales surtout, à haute influence dont le rayonnement dépasse
pour beaucoup les limites de la région centre du pays.
Une répartition de la fonction du tertiaire dans l’agglomération algéroise en faveur de
l’Est, montre clairement, que le système de centralité sur terrain est différent de celui
prévu dans les plans d’urbanisme « Preuve de décalage entre les textes théoriques des
instruments d’aménagement et la réalité d’urbanisation » Quel en est la raison ?

Il faut avouer que l’accompagnement du PUD, qui est censé être un instrument
spatiale, par des plans qui ne sont, en réalité que des budgets et des programmes
d’investissements purement économique et d’habitat constitue l’une des causes de
l’échec du PUD, c’est un état de fait qui est révélateur de la démarche et des priorités
de la planification urbaine algérienne de cet époque.
Un échec dans la gestion et la planification urbaine a entrainé des problèmes
fonctionnels paralysants l’économie nationale et détériorant le cadre de vie des
habitants.
On revient pour dire que le PUD, finalisé vers 1986, n’a pas eu la chance d’être
approuvé, il fut repris dès les années 90 pour sa reformulation en PDAU, le plan
directeur d’aménagement et d’urbanisme, intervenant par apport aux changements
prévus par le nouvelle loi d’orientation foncière et d’urbanisme à l’égard des
mutations économiques et politiques.

Pour conclure, on peut dire que durant cette phase du « Système tout planifiée », avant les
années 90, l’urbanisation en Algérie se fessait à coup de programme économique et d’habitat
« l’Urbanisme d’urgence » et non sur la base des plans d’urbanisme tenant compte de la
dimension spatiale, ou de l’utilisation rationnelle des sols et des échelles mineurs.

28
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

D’ailleurs les résultats sont nettement constatés sur le terrain, les espaces de vie produit sont
démesurés et mal équipés. Cette expansion urbaine mal planifiée et non contrôlée
« l’urbanisme spontané » s’est répercuté directement sur les centres urbains existant qui ne
disposaient d’aucun instrument d’intervention spécifique, « absence de politique volontaire »,
comment ?

En effet, le délaissement des tissus anciens et des centres des villes pour l’expansion en
périphérie qui a caractérisé l’urbanisation algérienne à engendrait des conséquences négatives
facilement observés sur le terrain, dégradation structurel, blocage fonctionnel.
De plus, malgré la satisfaction en partie de la demande sociale, de la planification urbaine de
cette époque, plusieurs points négatifs pèsent :
• Un gaspillage sévère des terres agricoles ou à forte valeur naturelle, ou tout
simplement une consommation très rapide et aveugle parfois, du foncier urbain
et périurbain en général.
• Des déséquilibres structurels persistant
• Une désintégration très marquante, des espaces d’urbanités nouveaux qui sont
différenciés avec l’ancien tissu de la ville.
• L’insuffisance des infrastructures et le sous équipement très ressenti dans les
espaces urbains produits.
Jusqu’à cette période, on constate que la capitale algérienne à été gérer, du point de vue de
son aménagement, sans aucune stratégie réellement reconnue et surtout suivi dans le temps.

b- La prise de conscience : (Maitrise de l’échelle mineure) (Fin 1980 -1990).


Après les dégâts causés par la phase du système tout planifier sur le terrain, arrive la phase de
prise de conscience de l’importance de la maitrise de l’espace, marqué par un retard dans le
temps.
A partir de la fin des années 1980 et le début des années 1990, une prise de conscience est
rendu inéluctable par l’évolution du contacte politique et économique, c’est la mise en cause
du régime socialiste caractérisé par le système de tout planifiée , ou l’état jouer des rôles
multiples contrôleur, programmeur, investisseur, financier et réalisateur des projets de
planification. Autrement dit limitation du rôle de l’état à celui de régulateur et contrôleur,
logiquement accompagné par une réhabilitation de la notion de propriété privée et raréfaction
des ressources budgétaire publique. Ce qui correspond ainsi au système de l’économie
libérale.
Parallèlement à cette nouvelle vision de « libération économique » les anciens instruments de
planification urbaine devenaient caduques et tout de suite remplacer par de nouveaux
instruments d’urbanisme, orientés vers la rationalisation de l’occupation du sol et non plus
vers la programmation quantitatif des investissement, qui s’impose pour garantir une maitrise
spatiale de l’aménagement à l’échelle territorial et celui de l’agglomération.
« En effet, l’expérience du « système tout planifiée » sur le terrain, nous à démontrer les
incohérences flagrante entre la programmation sectorielle et l’aménagement spatiale.
Les signes de la prise de conscience de la maitrise de l’espace fut la création du Ministère de
la planification et d’aménagement du territoire, censé coordonner les programme sectoriels
dans une approche globale du territoire- la création au début des années 1980 de l’agence
nationale pour l’aménagement du territoire (ANAT).
- Définition des schémas d’aménagement par le biais
de la loi sur l’aménagement du territoire (loi n°87-03 du 27.01.1987) : le SNAT (Schéma

29
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

national d’aménagement du territoire)- le SRAT (Schéma régional d’aménagement du


territoire)- le PAW (Plan d’aménagement wilaya) ».
En outre cette démarche démontre une prise de conscience à plusieurs niveaux :
1- Le problème de l’aménagement et de l’urbanisme est conçu dans un cadre globale,
tout en étant ainsi envisagé à différentes échelle avec un souci de cohérence.
2- La donnée spatiale acquise sont important, il ne s’agit plus d’implanté des
programmes d’investissement étatique mais de les bien situer dans leurs espace.

Mais l’échelle de la ville ne sera réellement prise en compte qu’au cours des années 1990
avec l’adoption de nouvelles règles d’urbanisme face à la libération du marché foncier.
Ainsi, l’institution de nouveaux instruments d’urbanisme est dans le but de remplacer
l’urbanisation monofonctionnelle des années 1970 par une urbanisation polyfonctionnelle ou
sont rechercher l’équilibre et l’intégration des divers fonctions urbaines (habitat-service-
industrie) dans un souci de préservation de l’environnement et des richesses naturelles
notamment les terres à valeur agricole menacé par l’urbanisation.
En effet, ces nouveaux instruments d’aménagement sont dans le but d’une gestion plus
économe et plus rationnelle des sols.
Cette nouvelle option se traduisent par la loi sur l’urbanisme se traduit par la loi sur
l’urbanisme et l’aménagement (loi n°90-29 du 01.12.1990-décret n°91-155) qui institue le
Plan d’Aménagement et d’Urbanisme « PDAU ».

Le PDAU (Le Plan Directeur d’aménagement et d’Urbanisme) : par définition est un


document de planification qui fixe les orientations fondamentales d’organisation,
d’aménagement territoriale des espaces, tel que les axes de croissance, les secteurs
d’intervention soit de restructuration, de rénovation, les principales location en matière de
résidence, d’industrie de services, d’espaces vert, d’équipement majeur et des sites protéger.
Le PDAU est créé dans le but de combler les insuffisances du plan qui l’a précédé PUD tant
sur le plan spatial que fonctionnel, tout en gardant la même version urbanistique (avec
l’institution d’une série de plan d’accessibilité des sols conformément aux zones
fonctionnellement homogène).
Ce nouvel instrument prône dans ce sens l’idée de décongestionnement du centre ville
constaté dans le PUD. Cependant, au niveau de l’exécution la procédure est relativement
différente. Ainsi, le PDAU ne constitue qu’une actualisation des données
sociodémographique et spatiales du PUD visant une gestion plus économe des sols afin de
préserver les terres agricoles de vla Metidja, du Sahel et la plaine de Staoueli.
Il faut noter que le PDAU a marqué une nouveauté dans son urbanisation qui s’avère
polyfonctionnelles basé sur un modèle théorique qui organise la ville en unité fonctionnelles,
c’est une vision plus complexe de l’aménagement urbain ou territorial dans laquelle son
champ d’action peut dépassé les limites d’une seule commune (agglomération), tel est le cas
du PUD, pour regrouper plusieurs à la fois. Ainsi, les dernières échelles de l’Aménagement
urbain (l’agglomération-commune- quartier) sont apparues avec une notion d’inter
communalité.
En effet, la gestion de l’espace apparait au moins sur le plan théorique, comme l’objet
principal du PDAU, la planification spatiale a remplacé la planification tout court qu’a
caractérisée l’urbanisation des espaces algériens auparavant.
L’élément le plus marquant de cet instrument est la définition des sols selon les usagers et le
mode de propriété. Le PDAU arrive à souligner quelques directives pour pouvoir détailler
dans ses actions d’Aménagement et d’urbanisme, il s’agit de la dotation aux zones à diverses

30
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

dimension allant de l’agglomération jusqu’à l’ilot d’un plan d’occupation du sol (POS), et là
la prise de conscience des échelles du détail dans l’aménagement urbain.

Le POS (Plan d’Occupation du sol) : « Le retour des échelles mineurs, de la qualité urbaine
et l’intérêt socioculturelle »
Le POS est un document d’urbanisme et de gestion urbaine qui a pour objectif l’organisation
plus opérationnelle du sol, établit conformément aux dispositifs du PDAU. Cependant,
contrairement au rôle du PDAU qui est prévisionnel (long terme) celui du POS est
réglementaire (moyen et court terme). D’un autre coté, il ya un souci de prise en charge, donc
des échelles mineurs et du détail, par le biais de cet instrument le POS qui peut s’appliquer
ainsi à la commune ou à une partie de la commune (l’ilot ou l’ensemble d’ilot), et permet de
prendre en charge , en plus à des actions nouvelles, des opérations d’urbanisme spécifique
(rénovation, réhabilitation, restructuration..) à l’échelle du quartier ou espace urbain
déterminé. Ainsi, la notion de l’identité et l’image urbaine sont primordiaux dans les
orientations du POS.
A ce sens, il faut dire que l’institution d’une échelle de détail (le POS) n’est pas une garantie
suffisante pour le développement urbain, un grand risque peut entraver une telle demande :
l’inexistence de compétence suffisent et consciente des multiples enjeux, tant du coté des élus
(culture et édilitaire) que du coté des techniciens, seulement un tel risque est partiellement
surmonté par l’institution de la concurrence dans la phases des études, ce qui définie pour
beaucoup la qualité des plans. De plus, il faut dire que l’aspect de la réintégration des citoyens
dans le processus de décision à coté du pouvoir existe, puisque le POS est apparemment
opposable aux administrés : une réelle enquête publique doit se faire, ce qui n’est pas une
simple formalité directive ou administrative, contrairement au PUD qui était un acte de type
administratif. Ceci dit, « le POS n’est qu’un acte politique » qui peut être sanctionné, aux cas
de déficience, par le vote des citoyens aux élections municipales.
Ainsi, l’ensemble des POS groupés dans le PDAU constitue les instruments d’urbanisme
opérationnel contenant des solutions pour l’aménagement de l’espace urbain métrisé.
Cependant, il est clair que cette politique urbaine comporte quelques avancées sur les plans
théoriques et méthodologiques, quant à la prise en charge de la qualité urbaine, des échelles
mineurs et de la spécificité locale. Seulement, la réalité est autrement plus décevante sur le
terrain. De nombreux points négatifs sont constatés, commençant par dire que sur le plan
réglementaire « Le PDAU est conçu pour une échelle communale/locale et non
globale/métropolitaine »1, couvrant le territoire de 33 communes alors que l’actuel wilaya
D’Alger compte 57 communes depuis la réorganisation administrative de 1997 et que son aire
d’influence immédiat s’étend sur un territoire de plus de 1900 Km2 abritant prés de 3 mln
d’habitants2, Ainsi, il est évident qu’avec l’adoption de ce nouveau statut d’Alger
s’imposèrent la révision du PDAU et la prévision d’outil et de cadre plus en conformité avec
Les objectifs de la métropole du 21 eme siècle, et même en observant « la délimitation des
différents POS, on déduit que les périmètres ne correspond à aucune étude préalable 1 ».

Parfois c’est juste un axe routier bien apparent qui sera pris comme limite du POS d’une zone,
un choix qui n’est pas forcement le résultat d’une étude socio économique approfondie de la
même zone.
Les catastrophe naturelle récemment vécu, telle que l’inondation de Bab El Oued 2001 et le

1 : « Pour une démarche de planification différente à Alger » [Link]- Azzag-Maitre de


conférence- EPAU- Séminaires 28-29 Fev 2004- USTHB.
2 : Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme. Loi n°9021, décret exécutif n° 91.177.

31
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

séisme qui a frappé fort Boumerdes en Mai 2003. Ainsi que les multiples épidémies et risque
industrielle ou technologique prouve encore une fois l’inefficacité des ces Plans (PDAU-
POS), des outils qui présente des manque sur le plan des nouveautés de la science de l’urbain,
des exigences environnementales et du DDU. De ce fait, il est impératif de penser la révision
du PDAU et la prévision d’outil d’urbanisme ayant des orientations d’aménagement plus
flexible et réversibles. Donc, penser à la prévision d’outil et de cadre plus en conformité avec
les objectifs de la métropole du 21eme siècle. Aussi, il faut dire qu’il est important que le
PDAU soit plus flexible et plus convenable.

GPU (Le Grand Projet Urbain) :


Il faut dire que c’est dans le cadre d’un aménagement de la capitale pour en faire une
métropole internationale, dotée d’un rôle économique fort en concurrentiel que s’inscrit le
GPU (le Grande Projet Urbain). Le GPU : En réalité cet instrument, créer en 1997 et mise en
place par le gouverneur du Grand Alger, n’est qu’une résultante des plans de planification
précédents, seulement en élargissant le périmètre d’urbanisation d’Alger pour avoir une
surface spatiale adéquate au statut du gouvernorat du grand Alger (GGA); un terme qui n’a
pas eu le temps pour être vécu , pour qu’il soit récemment dissout.
Ouvrant une parenthèse pour dire que cette instabilité dans la décision de planification
constitue une preuve de la dérive d’urbanisme dans l’algérois.
Conformément aux recommandations du PDAU. Le GPU vise à réaliser les opérations de
développement suivantes :
- Renforcement de la centralité des lieux par la réhabilitation, restructuration et
reconquérir de tous les espaces centraux de la ville dans lesquels le projet vise à
attirer et à promouvoir :
- a. Localisation des activités de haut niveaux à forte valeur ajoutée (finances, conseil,
ingénierie, commerce…)
- b. Privilégier les compétences et les représentations de états majeurs, des entreprises,
des bureaux nationaux et internationaux (hôtelleries de niveau international,
réalisation d’immobilier pour expositions et salons, forums internationaux
économiques, scientifique et politiques).
- c. Développement du rayonnement culturel et scientifique. (Réalisation de grands
équipements culturels des technopoles ayant espace de manifestation internationale,
des universités et des centres de recherche de pointe).

En effet, il s’agit d’étendre le centre-ville pour en faire un centre plurifonctionnel avec toutes
les activités commerciales et d’affaires supérieures tout en développant aussi la fonction
résidentielle avec un haut niveau de commodité et confort. Le GPU est spécifique dans sa
vision tridimensionnelle (Art- Histoire et Nature) à laquelle il accorde beaucoup d’importance
pour atteindre les résultats visés. Il doit être également urbanistique et artistique par la
valorisation architecturale de ces espaces urbains tant par la restructuration et la réhabilitation
que par la préservation du patrimoine historique que possède l’actuel centre ville, ou par la
promotion de l’architecture et l’aménagement urbain. C’est dans ce sens que le Plan du GPU
prévoit les actions et objectifs suivants :
1- Réhabilitation et la mise en valeur du bâti, notamment les anciennes bâtisses des
vestiges et monuments historique
2- Emerger la beauté de la ville par le traitement du cadre bâti (façade, étanchéité..)
3- Requalification urbaine, promotion diversification et requalification de l’habitat et
éradication de l’habitat précaire.
32
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

4- Polycentrisme et restructuration des espaces centraux pour une occupation plus


rentable et rationnelle du foncier, il s’agit de :
a- L’extension de l’hyper centre le long de la baie vers l’Est par la restructuration de
la zone Hamma – El Annasser – [Link], profitant des avantages fonciers et
topographiques qu’offre la zone.
b- La restructuration du ravin de la femme sauvage destinée à couvrir la zone d’hyper
centralité précédente vers les hauteurs environnantes.
c- La restructuration du quartier de la marine.
e- La redistribution des activités en fonction des échelles prédéfinies en
procédant aux opération de délocalisation, orientation et transfert d’activités au profit
des nouveaux pôles.
5- Relier la ville à la mer par la réalisation d’un vaste complexe de sport et de loisir du
Caroubier.
6- Réouverture de la ville sur son port, tout en valorisant, rentabilisant, restructurant les
espaces portuaires.
7- Revalorisation des infrastructures et réseau divers.
8- Amélioration du niveau des services des services des communications et
télécommunication.
9- Promotion de la qualité environnementale de l’espace urbain par :
- Elimination des sources polluantes : (usine- atelier présent dans les zones inadéquate
de la ville)
- Entretient et création des espaces verdoyants : Jardin, placette, foret…..
- Implantation d’une ceinture verte autour de la métropole (en extension aux ressources
déjà existantes : parc zoologique, foret Bainem.
- Dégagement des zones non édifiables.

10- Promotion et développement du littoral et valorisation de la fonction touristique par un


aménagement des sites à vocations touristiques, tel que les projets destinés pour
Tipaza, Les Dunes, Vertes Rive….
11- Développement des agglomérations périphériques ; développement des technopoles
pôles industriels.
12-Promotion du partenariat dans l’intervention urbaine, mobilisation et développement
des ressources locales ; développement des conditions de gouvernance, de
participation et de culture citoyenne…

Pour rendre possible la réalisation de ce grand projet, fut crée un nouvel établissement
consultatif (URBANIS) à qui on a confi la gestion du dossier du GPU, en terme de suivi, de
consultation et de conseil.
Dans sa demande, le GPU opta pour la définition de six pôles de développement, pour
lesquels des projets et programmes appropriés furent élaborés.
Cependant, en pratique sur le terrain, quelques petites actions seulement ont pu voir le jour
durant les trois 3 ans de la vie du GGA, tel que :
1- Le relancèrent avec lenteur des grands projets d’équipement et de restructuration
urbaine déjà initiés et non encore achevés (Parc de loisir « Dounia », restructuration du
quartier Hamma par l’extension de l’hyper centre, le centre d’affaire en partenariat
avec les partenaires étranger qatari- européen..).
2- Achèvement de quelques projets en grands équipements et en hôtellerie haut de
gamme, précédemment initiés (la gare routière, les grands hôtels Sofitel, Mercure…)

33
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

3- Achèvement de réalisation du nouvel aéroport d’Alger et réalisation de Tramway.


4- Quelques actions de rénovation limitées au centre ville, réorganisation du plan de
déplacement et de transport par la réalisation de nouvelle voirie, ouverture de Tramy
en, premier lieu, au niveau de la commune d’Alger centre (1er Mai – Rue Roosvelt),
ainsi que d’autres communes tel que Dely Brahim, Hydra, El Biar (Chevaley).
* opération de démolition des constructions classées par le bilan de l’expertise et
classification du bâti très dégradée et mémé dangereuse aux citoyens.
* restructuration et mise en valeur de la façade maritime (récupération partielle des
voutes pour les activités culturelles touristique et scientifique)
* récupération en partie du patrimoine de la Casbah.
* Embellissement des façades et rénovation du mobilier urbain, ainsi que la
récupération de quelques places publiques et zone de verdure.
5- Programme d’implantation de médiathèques et promotion du programme Internet et
informatique dans les écoles….
6- Diversification des modes d’accès et formes d’habitat (en partenariat public – semi
public – privé et établissement nationaux-internationaux.
7- Réhabilitation partielle de quelques grands ensembles tel que les zones d’habitat de la
commune de Kouba (Garidi) et Bab Ezzouar.
8- Continuité avec lenteur du Grand Projet de la nouvelle ville de Sidi Abdellah
considérée comme le nouvel pole de développement et zone d’accueil de l’excédent
algérois).

Echec ou insuffisance du tout planifié « Bilan général » :

A partir de la description des différentes phases de l’urbanisation d’Alger, on remarque


tout de même une nette existence d’une volonté de la part des autorités de concrétiser une
structure urbaine à la ville digne de son statut de capitale internationale. Au tour de cet
objectif, plusieurs plans se sont succédés, marqués à chaque fois par des tentatives de
correction des défaillances existant dans la vision de la stratégie de l’urbanisation adoptée à
chaque période, dont on peut citer les arrangement apportés à la stratégie de l’urbanisation
après la prise en compte d’un aménagement territoriale équilibré, suivi par les modifications
qui se basent sur la prise en compte du détail dans la planification pour atteindre un
aménagement urbain opérationnel ayant des réponses à partir des échelles de l’ilots jusqu’aux
limites du régional et territorial.

Cependant, la stratégie a connu de large lacunes, très profondes dans ses conséquences, le
résultat actuelle sur le terrain ne correspond pas parfaitement aux nouvelles exigences socio-
économique. L’ensemble des objectifs tracé dans une grande partie sont resté noir sur blanc à
un point ou même leur réalisation n’est devenu plus valable, vu la lenteur qui marque tous les
niveaux de la gestion urbaine (étude et réalisation), la ville soufre et continue de souffrir
d’une manière de plus en plus grave.
Il faut dire que dans le cas ou les conditions actuelle se maintiennent, Alger ne pourra jamais
jouer pleinement son rôle de métropole et faire face aux nouveaux défis de l’avenir et
atteindre un développement durable.
A cet effet, l’on se pose la question, quelle sont les raisons qui entravent, de prés ou de loin
le bon fonctionnement de la stratégie de planification et d’aménagement urbain d’Alger ?,

34
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Pourra-t-on lui assurer un développement durable ?...


Pour répondre, il faut avouer que le système de planification urbaine, possèdent des éléments
négatif qu’on peut critiquer facilement, ceci sur plusieurs axes que ce soit du coté gestion
politique ou du coté institutionnel et même au niveau de la qualité des interventions urbaines
proposées dans chaque plan.
En générale, les cadres et instruments d’urbanisme en Algérie et en particulier à Alger,
souffrent d’immobilisme quasi totale affectant tout le système de planification.
Les plans réalisés, sont en réalité étroits et rigide dans leurs formes qui relèvent de
l’intervention unique et exclusive de la seule autorité de l’état, limitant quelque part l’avis des
scientifiques, les interventions urbaines sont loin de toute concentration globale et loin de
tout débat traitant les enjeux implicite et explicite de la société, ce qui explique déjà
l’incohérence entre les différents plans d’aménagements (preuve d’absence d’étude globale)
chaque modèle de planification urbaine à structuré l’espace selon les objectifs tracés sans
continuité.
De plus, l’on constate que les projets de développement et les instruments d’urbanisme sont
continuellement compromis par une action irréversible de type coup par coup. Ajoutant à cela,
la procédure d’étude trop longue dans le temps, la remise en cause continuelle des projets ont
fait que la plupart des ceux-ci n’ont pas la chance d’aboutir à l’approbation. Ce qui fait que
même leur contenu à été dépassé par développement rapide du phénomène de l’urbanisation
(les éléments socio économiques vécus), ce qui a cédé place à l’accumulation des problèmes
fonctionnelles et structurelles dans la ville d’Alger, et a mené par conséquence à l’application
des actions en hâte et spontanée dictées par les égoïsme locaux et l’esprit de rente à l’abri de
tout contrôle. A cet effet, le système d’administration est affecté par une réelle paralysie, ce
qui a rendu même l’application des plans d’urbanisme ou même le suivi très compliqué sur le
terrain, ceci à l’échelle opérationnelle au niveau de la commune, cette dernière qui devrait
gérer la réalisation des POS. Hélas la réalité n’est pas là !
La dilution des intérêts des responsables et le libre jeux des intérêts particuliers des
communes, aux dépond des intérêts communautaire de l’agglomération, accentuée par un
système financier locale inadapté aux exigences économique, cette situation ira directement
mener à une dégradation rapide du service public, et par conséquence à une apparente
démission généralisée des sévices de gestion de la ville, ce qui se répercute sur tous les
niveaux d’intervention relevant dits services, en prenant évidemment une dimension
particulière pour les quartiers d’exclusion de l’agglomération.

Cette paralysie progressive de l’administration de la ville qui s’ajoute du déficit des


instruments de l’urbanisme est directement responsable des dégradations que subissent, de
manière accélérée depuis les années quatre vingt, aussi bien le cadre bâti que les conditions de
vie des algérois ou le fonctionnement général de l’agglomération.
Ainsi, il est impératif de repenser autrement sur l’état actuel d’Alger en améliorant le système
de gestion administratif globale de la ville, mais aussi revoir les outils de planification urbaine
existants en les améliorant dans leurs contenu, leur méthodes et techniques. Adapter et
proposer une approche de planification radicalement différente afin de remédier d’urgence à
la situation dramatique que vie continuellement notre ville.
En effet, le bilan sur le terrain à l’état actuel est loin d’être positif. On peut ainsi, résumer le
développement urbain d’Alger par deux phénomènes qui l’a caractérise parfaitement :
• 1 - Une périphérie contrastée dans une extension démesurée.
• 2 - Un centre, un tissu existant délaissé

35
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Ceci est nettement remarqué dans :


-La banlieue algéroise et les aires périphériques, ou nous somme face à des territoires
hétérogènes, contrasté et sans unité.
- les centre, et les espaces centraux, tissu existants ou se pose le problème de restructuration et
de réhabilitation et sauvegarde de la ville ancienne.
Il est évident de dire que, parmi les facteurs des problèmes internes qui affectent actuellement
le cadre bâti propre à la capitale, la pression démographique qui aggrave pour beaucoup les
situations, ce qui est issu d’ailleurs de l’absence de la stratégie d’aménagement urbain
cohérente. Mais la genèse et les proportions atteintes par ces problèmes sont pour l’essentiel,
à inscrit dans les défaillances et incohérences des systèmes d’administration et de la gestion,
successivement appliqué à la capital. « Alger, une ville mal géré »
L’actuel structure urbaine d’Alger est dépassée, elle est loin de satisfaire l’ensemble des
besoins de la population algéroise accueillie, son développement n’a pas été au même rythme
de l’accroissement démographique constaté.

Le cadre urbain qui approche actuellement les 3 millions d’habitants, s’avère lourdement
surchargé tant au plan démographique mais aussi au plan de son encombrement par des
activités devenues nuisances ou carrément obsolètes dans l’actuel tissu urbain d’une capital
ayant une mission de rayonner à l’échelle internationale.

Cette situation de surpopulation se répercute directement sur :


• Dégradation rapide du cadre bâti existant et du cadre de vie en général.
• L’accroissement des problèmes et des charges des gestions courantes de la ville.
• L’étouffement et la délinquance des espaces centraux trop exigües et encombrés par
des activités pas en rapport avec le prestige de la capitale.
• L’apparition de l’habitat illicite et précaire particulièrement dans les zones
périphériques de la ville.
• La surcharge des réseaux d’eau, d’assainissement et de transport peu performants.
• Le rejet, vers la périphérie d’Alger, de la population qu’elle ne peut plus accueillir
avec les conséquences désastreuses que cela entraine pour les terres fertiles de la
Mitidja et le sahel.
La dégradation général du cadre bâti d’Alger s’ajoute à l’état de délabrement avancé
qu’offrent les quartiers les plus anciens tel que Alger centre, Sidi M’Hamed, Belouizdad, El-
Madania et Bab El Oued….et surtout les sites à valeur historique tel que la Casbah, qui coule
sans les charges de la population et avec l’absence d’intervention de réhabilitation et
sauvegarde urbaine adéquate, preuve encore de l’absence de la conscience de l’urgence
d’action pour les autorités.
Aussi, à ces quartier du tissu ancien de la ville ou se développe poche de pauvreté, s’ajoutent
en périphérie de l’agglomération, les vaste zone d’exclusion sociale ou se mêlent l’habitat
précaire, les cités de la période coloniale et les vastes zones d’habitat urbaine nouvelle les
ZHUN. Cependant, les ZHUN qui sont issus d’une planification et donc programmées ne
reflète pas la cohérence, ces surfaces occupées par les grands ensemble sont enclavées et

36
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

souffrent de plusieurs problèmes, elles sont sous équipées et en même temps que sous
administrées et complètement marginalisées en matière de services urbaines. Cela ne
constitue qu’une réelle preuve que le développement urbain est loin d’être issu d’une
réflexion d’urbanisation bien étudiée et structurée.
De plus, l’évolution de la capitale montre clairement : que l’extension s’est faite
anarchiquement dans toutes les directions sans respect des options des plans d’aménagement
successives.
Que l’extension a consommé des surfasses excessive par apport aux populations accueillis,
tout en se prolongeant de manière plus étendue sur la Metidja et le Sahel, avec l’apparition
anarchique des lotissements et la forte croissance des petites villes satellites aux dépens des
bonnes surfaces de terre agricole.
A ce sens ce qu’il faut remarquer est que malgré le périmètre tracé et fixé par le PUD et repris
par le PDAU, de large tentacules d’urbanisation ont débordé de ce périmètre, avec des
caractéristiques parfois spontanées et parfois incomplète de vue panification urbaine.
Par quoi a été influencée l’excroissance d’Alger ?
En effet, l’organisation spatiale du Grand Alger et son développement ont été influencé par 3
facteurs ; la forme du site et condition d’accessibilité, la disponibilité foncière et l’effet des
actions déjà initié.
Cependant, il faut dire que la structure est fortement imprégnée des orientations du POG dans
sa tendance de croissance et son organisation. Et comme résultat, la ville se caractérise par
une organisation spatiale multiple à fonction différente spécifique à chaque portion de la
structure urbaine, cette organisation est résumée en détail dans les points suivants :
1- Elle se présente avec un hyper centre linéaire tout le long de la baie d’Alger en
direction vers l’Est, profitant de l’accessibilité facile et la forme topologique du site
(un plaine), d’où on remarque les travaux de projet de restructuration urbaine
« Hamma » : un projet de grande envergure comprenant une extension urbaine par
l’implantation de grands équipements, hôteliers, culturels et tours d’affaires…
2- Une zone péricentrale, se développant en croissant sur les hauteurs et au Sud.
3- L’émergence partielle des signes du futur centre d’affaire d’Alger aux abattoirs,
commune d’Hussein Dey, par les tours d’affaires et la nouvelle cour d’Alger ainsi que
l’apparition des immeubles de forte centralité à El Hamma.
4- Extension vers la plaine de l’Est d’habitat individuel (relevant de programme de
lotissement communaux) qui s’ajoute à l’apparition de grands ensembles, relevant les
projets d’OPGI ou de l’actuelle AADL, qui a fortement caractérisé la partie Est
d’Alger, avec un cachet de centralité qui émerge légèrement sur le terrain de Dar El
Beida les différentes directions générale de télécommunication, hôtel international, qui
s’ajoute à l’USTHB sur le terrain d’El Mouhamadia (supposé être selon le GPU, le
future centre diplomatique) des immeuble d’habitat le ministère du commerce et
l’Hotel Hilton, ce dernier qui est récemment renforcé par une deux tour qui s’ajoutent
à la première le tout intégré dans un grands projet urbain de la zone « la Medina » qui
longe le littorale contenant habitat et centre d’affaire de grande envergure, l’objectif
derrière ces projet et réalisations est de pouvoir répondre et assurer les besoins de

37
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Métropole en matière de l’Hôtellerie et affaire internationale.


5- Une zone d’habitat collectif s’étalant le long de la ceinture périphérique du Sud-ouest
au Sud-est, grâce à l’implantation des grands programmes d’habitat (ZHUN) réalisée
entre 70-80 dans les anciennes communes périphériques à forte valeur agricole. Ces
zones d’habitat collectif ont été renforcées par les programmes de l’AADL d’une
façon continuelle à nos jours.
6- Les pôles traditionnels d’activités industriel situés au Sud Est et Est, tel que zone
industrielle de Rouiba – Reghaia et l’axe Baraki – El Harrach – Oued Smar, ce sont
des zones exerçant une forte polarisation de ce type d’activité.
7- Habitat précaire qui prend de grandes surfaces de l’agglomération.
8- Hamis et marché informel qui déséquilibre la structure urbaine.

En réalité, l’ensemble de ces éléments qui compose l’armature urbaine d’Alger ne sont
pas en parfait équilibre, l’hétérogénéité et le déséquilibre de ses systèmes territoriaux
constatés et les multiples crises affrontées quotidiennement par les citadins se sont que
des conséquences directes d’une distorsion entre le processus d’urbanisation et les
moyens de contrôle urbain. A ce sens il existe plusieurs problèmes qui entravent au
bon fonctionnement et neutralisent les effets des interventions de développement
engagées malgré tous les atouts et potentialité dont dispose le territoire du Grand
Alger. Ainsi, toute réflexion d’une stratégie pour le développement durable d’Alger, il
faut cerner l’ensemble de différent problématique, afin de mieux comprendre le
dysfonctionnement pour présenter un remède adéquat à chaque aux dont soufre la
ville. Ceux-ci, se résument comme suit :
Alger, de par sa structure qui est marquée parfois par une mauvaise planification et
par fois par une action illicite et désordonnée, elle présente hélas une accumulation
simultanée de nombreuse problématique soulevée ci-dessous nécessitant une approche
de planification radicalement différente de l’actuelle, afin de pouvoir atteindre une
ville durablement développée
Problématique :
L’ensemble des problématiques soulevé pour la ville d’Alger concerne plus d’un
niveau et domaines, fonctionnelle ou structurelle qu’elle soit, elles sont clairement
exposées en ce qui suit, afin de mieux comprendre les déficits et pouvoir tracer un
stratégie d’aménagement urbain durable ayant une finalité d’éradiquer tout type de
dysfonctionnement urbain :
• Problématique de stratégie, cadre, instrument et statuts :
Hélas ! L’immobilisme qui affecte la planification urbaine en générale à céder place à
l’action arbitraire du coup par coup et aux jeux de manipulation dégradation et
exploitation anarchique des ressources naturelle notamment le foncier. Ainsi, l’avenir
de la ville d’Alger est compromis par une gestion urbaine précaire et une urbanisation
anarchique qui ne pourra pas faire face aux défis. A titre d’exemple, la catastrophe
naturelle ayant provoqué l’inondation de quelque quartiers prés du centre d’Alger à
Bab el Oued et Bouloughine en Oct2002, n’est qu’une preuve de l’incapacité de la
gestion urbaine appliquée.

• Problématique de surexploitation et mauvaise gestion des ressources naturelles


renouvelable et ressources naturelles peu ou non renouvelable :

38
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Dans l’axe exploitation ressource non renouvelable se classe la problématique de


dégradation et urbanisation de terre à valeur naturelle ou agricole dont le chiffre des
surfaces touchées par le phénomène du béton ne cesse d’augmenter très rapidement
dans le temps, ce qui nécessite une action urgente articulée pour la protection de ces
terres.
De plus à l’énergie renouvelable tel que l’eau, la disponibilité abondante de cet
élément à Alger pose problèmes, surtout âpres les périodes de sécheresse annuelle, ce
qui limite les capacités des barrages d’eau qui alimentent la ville en la matière, à titre
d’exemple. A titre d’exemple en 2006 Décembre, le remplissage des barrages du
centre du pays a atteint seulement 47.13%, c’est un déficit qui explique la précarité
des conditions de gestion et utilisation des ressources naturelle et vitale, d’une partie,
et explique aussi la précarité de condition de vie du citoyen, des conditions qui sont
compromises par une action de développement fragile.
Comme solution adoptée au problématique de l’eau dans la ville , plusieurs
alternative varieraient en théorie et en pratique pour ajouter d’autre type de source
d’eau et adopté de nouvelle technologie d’exploitation d’eau pour assurer une
satisfaction face aux besoin journalier du citadin qui devrait approcher le chiffre de
600.000 m3/jour. De nouvelles station de dessalement d’eau de mer sont en cours de
réalisation.

• Problématique d’hygiène et protection de l’environnement urbain : cette


problématique se pose d’une façon accentuée par apport à l’augmentation de la
quantité des déchets et agents polluant et aussi par apport au déficit croissant que
caractérise la gestion des éléments polluant de tous genres : la gestion des décharges
publiques et déchet solide, la gestion des déchets liquides déversés systématiquement
en mer (la plus part des plages sont déclarées polluées et dangereuse à la baignade),
la gestion de l’émission des gaz polluant l’atmosphère sans oublier les multiples autre
déchets urbain des hôpitaux , ainsi qu’à d’autres qui posent de sérieux problèmes
d’Hygiène à régler.

• Problématique de dégradation du patrimoine bâti : L’absence total des actions


d’entretient du bâtis dans la gestion de la ville est la raison directe de la dégradation de
cette composante ou immeuble dont Alger centre( commune central) constitue à ce
sens le meilleur exemple, comme elle enregistre un chiffre de 80% de ses bâtis qui ne
sont pas en bon état, c’est un état qui caractérise plus ou moins l’ensemble des bâtis
des communes de la ville.

• Problématique d’organisation et de fonctionnement :


Cette problématique est clairement remarqué par le déficit en infrastructure de base et
service de qualité qui répond au donnée de la nouvelle technologie (en
télécommunication – accueil – transport – gestion des affaires), la problématique de
développement et organisation autrement dis de marginalisation de la périphérie
soufrant d’un déficit flagrant en infrastructures de bases ( AEP, Assainissement, et
voirie) et en équipement éducatifs, culturel et sanitaire, c’est manque un sous
équipement qui induit des véritables maux sociaux difficile à être pris en charge.

39
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

• Problématique de l’habitat sur le plan qualitatif et quantitatif :


Malgré les différentes tentatives de la part des autorités pour augmenter la quantité à
(Un) 1 million logement et la rapidité de construction et les efforts fournis pour varier
les modes de production et d’acquisition au logement afin de satisfaire les couches
sociales les plus démuni, une forte demande de logements reste à combler. Sans parler
du dossier de l’habitat précaire «Bidonville » à éradiquer et l’habitat illicite à régler au
niveau du territoire de la ville.

• Problématique de chaumage : un nombre important de jeunes algériens reste dans


l’attente d’un travail, pour cela la nécessité de régler le problème de chaumage
s’impose au pouvoir public afin d’assurer une vie citadine sure aux citoyens algérois.

• Problématique de mobilité et de déplacement urbain : La ville est arrivée au seuil du


danger à un état d’urgence concernant la circulation interne et externe, l’ensemble de
ces axes approchent réellement à la saturation qui entrave toute action de
développement des différentes fonctions urbaines

• Problématique d’intercommunalité fonctionnelle et celui de l’homogénéité structurelle


entre les différents territoires qui compose la ville

• Problématique de la société urbaine : qui souffre lourdement de l’exclusion social des


deux cotés, d’une part vis-à-vis de l’inaccessibilité aux conditions de confort social et
culture et d’autre part, vis-à-vis de la marginalisation de la société et la non
participation à la gestion de la ville. De plus à la pauvreté, le chaumage, la
délinquance, les conditions de vies précaires, les phénomènes de désorganisation
sociale. Ce sont des problèmes qui pèsent beaucoup et entravent les actions entrepris
pour une sérieuse prise en charge.

• Problématique des ressources et systèmes financiers de développement urbain et


local : un système financier qui doit passer d’une rigidité à une flexibilité surtout pour
le domaine de l’urbanisation
Cette problématique des ressources et système financier se pose au niveau de la
gestion, qu’on qualité d’aléatoire, des ressources financières et fiscales. La flexibilité
doit remplacer la rigidité qui a caractérisé le système financier appliqué, surtout dans
le domaine d’investissement urbain afin d’obtenir un développement sur et au meilleur
délai.

• Problématique de participation et de partenariat public et privé : une nouvelle vision


qui doit remplacer la précédente vision de planification et intervention urbaine de
monopole

40
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Conclusion :

Comme résultat, l’on constate nettement qu’Alger la capitale offre ainsi, l’image d’une
agglomération ou se multiplient les risques d’implosion ou de ruptures et qui exporte
en outre vers son environnement les impactes de ses contraintes, à travers
l’urbanisation anarchique qu’elle suscrite ou les tentacules d’urbanisation qu’elle
déploie. Et si l’on continue à appliquer un tel système de gestion de développement
urbain, caractérisée par une insuffisance tant sur le plan aménagement général ou sur
l’organisation institutionnelle. Nous allons vite nous retrouver face à des situations
très complexes nécessitant plus des plans d’urbanisme mais des plan ORSEC pour
chaque secteur de gestion de la ville.
Ainsi, Alger est en état d’alarme, surtout que par ses fonctions et structures urbaines
relativement restreint, elle n’est pas encore prête à être dans le rang des métropoles
mondiales et ne pourra donc jouer pleinement son rôle.
En effet, ce défis ainsi qu’à d’autres nombreux défis urbains, qu’il soit d’ordre
quantitatif ou qualitatif aux qu’elle aujourd’hui est confronté Alger, notamment le
développement durable nous mettent en situation de réelle urgence d’action pour
adopter une stratégie de planification et aménagement urbain d’Alger comme
alternative, pouvant apporter des solutions, ceci afin de concrétiser une ville
durablement développée.
A ce moment, quel sont les points dont pourra et devra contenir cette nouvelle
stratégie d’aménagement urbain pour Alger ?.

3- Quelle stratégie alternative d’aménagement à appliquer pour le développement


urbain durable d’Alger :

Alger mérite une réelle prise en charge pour un développement qualitatif qui soit profond
sur plusieurs niveaux de la part des autorités gouvernantes, pour pouvoir rattraper autant que
possible le retard enregistré et effacer complètements les dégâts du dysfonctionnement urbain
qui approche l’alarme déjà classée dangereux à la population.
A ce niveau de réflexion, l’on se pose la question pertinente, « Quelle stratégie faudra
suivre pour le développement durable urbain de la capitale et comment réussir cette
nouvelle démarche de développement choisi comme alternative ?».

En tous les cas, il ne s’agit surtout pas d’attribuer à Alger un nouveau plan mais d’une
stratégie d’ensemble contenant un projet opérationnel pour son avancé soutenable. Ainsi, il
n’est plus question de reconduire les anciens instruments et les procédures rigides mais de
chercher à concevoir de nouveau outils plus flexibles qui pourraient efficacement remplacer
les anciens.
Tout d’abord, afin de bien définir une alternative fiable constitué en une stratégie globale
de développement durable urbain à la ville, il faut commencer à agir et assembler, sous un
circuit administratif et politico-institutionnel plus efficace et plus renouvelé dans sa
composition, l’ensemble de savoir faire des spécialistes de la ville, et canaliser tous les
moyens au service d’une véritable stratégie de développement qui offre des solutions
comblant toutes lacunes urbaines fortement présentes actuellement et qui nous mène vers une
ville avancé sans perte et sans recule. Chacun des enjeux divers doit être soupesé et pondéré
en concertations avec tous les acteurs publics et privé pour dégager un terrain d’entente

41
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

commun, une sorte de consensus pour arriver à concevoir un projet urbain complet et
multisectoriels, cette complicité pourra donner meilleurs fruit qu’en examinant les différents
scénarios de développement possible (composé à partir des indicateur évolutif (état ,
problématique, réponse) déjà défini dans les agendas 21 locaux) selon la priorité accorder aux
enjeux., le but est d’aboutir à la formulation stratégie de développement urbain durable à
Alger. L’ensemble des projets urbains obtenus qui sont ainsi complètement ancrés dans cette
stratégie, pourront parfaitement et efficacement répondre aux problèmes complexes posés
puisque il conjugue les intérêts sur les trois registres économique et social et en total équilibre
environnemental.

Aussi, la stratégie globale de développement durable urbain d’Alger proposée en


alternative, à l’avantage de surgir de l’état d’urgence actuelle propre à la ville, et de se baser
et prenant appui fort sur l’ensemble des atouts et potentialités, des richesses existantes en
réponses aux risques multiples et effets de blocage structurel constaté sans forcement être
obligé de respecter un périmètre administratif imposé (car le bon fonctionnement de la ville
dépend directement de l’état de son territoire d‘appartenance), des solutions globales qui
s’inscrivent parfaitement face aux exigences de concurrence économique et de mondialisation
et les exigences sociale de confort et haut qualité de vie des citoyens.

Il est temps d’adopter une stratégie de développement urbain durable spécifique à Alger,
qui doit être en quelque sorte comme une véritable issue de secours pour débloquer la
situation d’urgence et de crise qui affecte l’urbanisation d’Alger

3-1-Les principaux défis à relever :

Pour attribuer à Alger une image nouvelle et renouvelée et lui assurer un développement
durable digne de sa véritable valeur, les plus grands et principaux défis à relever demeurent
liés à :
- L’adoption d’une nouvelle manière de concevoir l’espace et de le urbaniser, voir
même l’adoption d’une réelle volonté de changement des mentalités, attitudes et
comportements sur tous les niveaux de la société par apport à la vie commun. Ceci,
afin de pouvoir interrompre toutes les liaisons avec les anciens schémas de monopole
et de culture rentière d’une part, et au profit d’une réelle démocratisation du système
fondé sur l’esprit de la participation et la concurrence tout en se basant sur le
partenariat d’autre part, ceci est dans le but d’adopter de meilleurs schémas
d’aménagement, bien étudié et planifiés pour concrétiser une ville habitable et
équilibrée dans sa structure comme dans ses fonctions.
- L’adoption et engagement de toutes les conditions de développement durable et
conscient, autrement dit, assurer dans toutes les opérations d’urbanisations un
véritable équilibre entre les trois volets : l’économie, l’environnement et le social.
- Assurer un pilotage administratif et technique complet pour toute intervention urbaine,
que ce soit au niveau de la conception du suivi ou durant l’encadrement, afin de
focaliser et réguler une dynamique socio-économique promettant, tout en offrant les
conditions de fonctionnement et de développement plus adéquate, et en codifiant les
conditions d’organisation pour tirer la meilleur parti.
- Neutraliser par les pouvoir public toute action d’urbanisme spontané, en commencent
par encadrer et régulariser l’ensemble des dynamiques spontanés, déjà installé dans la

42
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

ville en marge du système de gestion urbaine adopté (tel que le trabandisme,


clandestin, commerce de gros et marché informel, constructions illicites, issu de réels
besoins légitimé par l’exclusion et échappant au contrôle public) pour qu’elles
génèrent des effets positifs au profit de la capitale et pas l’inverse.
- Instaurer une nouvelle vision à la ville adéquate avec le système de l’économie de
marché pour qu’elle soit une véritable source de création de richesses tout en profitant
de ses multiples atouts géographiques, historiques, culturels et même de sa position
politiques actuelle.
En conclusion, une stratégie doit être bien tracé pour un aménagement urbain durable
assurant comme le nom l’indique un développement urbain durable et constant, basé sur
l’idée de :
- la solidarité et de la congestion inter génération prévoir une assurance de vie à
plusieurs générations.
- La revitalisation de la croissance par la durabilité, cette croissance qu’elle soit
économique, social.
- Créer un monde équité, sein et fertile pour l’humanité.

3-2-Atouts et privilèges à exploiter :

Capitale du pays, Alger réjouit de plusieurs atouts à l’échelle nationale et régionale,


de ceux-ci on peut citer :
- une position géostratégique, elle constitue un point d’intersection, un réel carrefour de
transit entre l’Europe et l’Afrique, position centrale dans le domaine fertile de
l’Afrique de Nord, aussi un des focus important de la rive Sud de la Méditerranée.
Centre du Maghreb offrant des opportunités économiques généreuses et exploitable
pour un marché prospère et dynamique.
- Capitale africaine, arabe et méditerranéenne maghrébine de grande envergure, ayant
déjà organisé avec succès plusieurs manifestation régionales( africaine, arabe
islamiques, méditerranée et maghrébine) et international dans le domaine de la culture,
du sport, de la politique et de l’économie… tel que le festival panafricain, le sommet
afro-asiatique, les traités et les sommets africains et arabes, les traités et les sommets
africains et arabes, les jeux méditerranée, le congrès mondial de la jeunesse, capital
culturel du monde arabe récemment. Elle abrite par ailleurs plusieurs institutions
internationales et régionales.
- Milieu environnemental et naturel très diversifié et une grande valeur foncière, plus de
50 km de cote littoral sur la mer méditerranée, possédant plain et sahel, montagnes et
versants… ; végétation riches et variées, climat doux et tempéré de nature
méditerranéen, offrant des conditions et des potentialités de développement
économique touristique et culturel énorme.
- Patrimoine et richesse immobilière à valoriser, une structure urbaine ayant une identité
enrichie de plusieurs sédimentations de différentes époques historiques : comptoir
phénicien, ville romaine (Icosium), ville berbère et islamique (Djzair-Ben-Mazghana),
ville ottomane sous la régence turque, ville sous l’autorité française coloniale, capitale
souveraine après l’indépendance largement évoluée structurellement et
fonctionnellement.
- Niveau privilégié d’équipements (grandes infrastructures de communication et
d’accueil et grands équipements de services et activités sur l’ensemble du territoire.

43
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

- Forte concentrations de population (environ 2.5 million 1998) presque 1/10 de la


population totale du pays y est implanté, constituant une réelle richesse humaine,
jeune en bonne partie (2/3 de la population totale) qu’il faut encadrer et associer selon
des mécanismes de démocratisation et de participation.
- L’ouverture du pays sur l’économie de marché ce qui pourra attirer facilement
l’investissement national et étrangers dans les domaines de la ville en exploitant les
opportunités offertes.
Toute fois. On constate qu’il existe au niveau de la capitale d’Alger de nombreuses
potentialités suffisantes pour permettre de relever le défi, si les conditions de
développement conscient et durable interviennent.

3-3-Exigences de la compétitivité territoriale dans le système economique capitaliste, à


atteindre :

Aujourd’hui l’efficacité du système de gestion et d’aménagement urbain appliqué se


mesure par la capacité à donner un message médiatique et une image attractif au territoire, à
attirer des investissements et leurs offrir des conditions d’épanouissement satisfaisantes, c’est
une véritable action de marketing à assurer dans un environnement et une économie fortement
concurrentielle avec l’ouverture des marchés à l’échelle international. Une concurrence qui
doit être inscrite dans les registres de nos stratégies urbaines, car dans les conditions
favorables, elle demeure le mécanisme de régulation de croissance mais aussi un moteur clé
de la productivité et la compétitivité

Il faut savoir que La compétitivité s’appréhende à tous les niveaux territoriaux, du rayon large
de l’international au régionale pour arriver au niveau local, ou on a la compétitivité entre les
villes nationales et notamment celle exercée par notre capitale d'Alger.
En général, la compétitivité territoriale à une échelle donnée repose sur trois bases bien
définies :
1 l’attractivité
2 l’ouverture internationale
3 la valorisation des potentiels locaux
L’attractivité :
Dans tous les sens des termes, tant sur le plan structurel que fonctionnel, le développement
« durable » de la ville d’Alger dépend directement de son attractivité territoriale, de sa
capacité à attirer les richesses des investissements productifs nationaux ou étrangers, les
ressources humaines très qualifiées, de sa capacité à susciter le développement de la recherche
et de l’innovation, à instaurer les infrastructures nécessaires et les réseaux de transport et de
communication, mais aussi à adopter la haute technologie (niveau intellectuel général
acceptable), assurer la sécurité, la stabilité politique, en un mots toutes données qui peuvent
constituer des atouts pour le choix des implantations des projets d’urbanisation et pour le
meilleur accueil de ses nombreux visiteurs.
La ville doit être apte à produire suffisamment et efficacement par un système économique,
des biens et services multiples qu’utiles et surtout à offrir les emplois et commodités
nécessaires à la vie communes de ses habitants.
Cependant, Hélas! Alger comme l’ensemble de notre pays l’Algérie manque actuellement
d’un niveau satisfaisant des principaux facteurs qui créent l’attractivité dont cités ci-dessous :
1 Des structures urbaines souffrant de graves dysfonctionnements.

44
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

2 Un système de transport relativement dense mais inadapté aux conditions actuelles et


prévisible des échanges inter-wilayat.
3 Présence des milieux naturels en quantité insuffisante subissant une dégradation
continue.
4 L’inexistence quasi large de centres de recherche dans la ville capable d’offrir des
solutions permettant un véritable développement de l’innovation.
5 L’image actuelle d’Alger est encore négative auprès des investisseurs étrangers, en
raison de l’insécurité latente et de la lourdeur des procédures administratives.

L’ouverture internationale
Dans l’actuel système économique structuré par la médiatisation, développement économique
et développement des échanges sont étroitement liés. Le développement des échanges
alimente la croissance de la production nationale, c’est une source de croissance qui ne peut
se faire que dans le cadre d’ouverture du pays à l’étranger, de l’ouverture de ses frontières. De
ce fait l’ouverture à l’internationale, en renforçant le poids des concurrences, nous dirige en
droite ligne vers l’amélioration de la compétitivité du territoire.
Par contre, il est à rappeler que les mécanismes de l’économie planifiée, les conséquences des
conflits internes et externes expliquent de même la faible ouverture de l’Algérie jusqu'à une
période récente. Depuis l’an 2000, la situation évolue de plus en plus, elle parait s’accélérer
même si l’ouverture reste encore trop limitée pour faire de l’Algérie une économie
« ouverte », ceci est l’objectif à atteindre si l’on veut l’intérêt général du pays.

La valorisation des potentiels locaux : le développement


Le développement local entend faire participer de manière active le territoire au processus de
développement économique du pays et il apparaît comme un ensemble de stratégie
organisationnelles, il ne doit en aucun cas être considérer comme la mise en œuvre de projets
de développement qui replieraient le territoire sur lui-même. En contre partie, le
développement local doit être conçu comme la mise en œuvre d’initiatives et d’actions, en
générale coordonnées avec le niveau national, pour densifier le tissu économique et faire en
sorte qu’une telle densification se traduise bien par une réduction du chômage.
Il faut dire que cette valorisation des potentiels locaux vise à rendre les milieux plus attractifs
et plus vivables, car elle associe développement économique et développement social.
Il est à souligner que le constat actuel de l’attractivité territoriale d’Alger reste pas satisfaisant
et défavorable, ceci est le résultat d’une part de la période durant laquelle l’Algérie s’est
développée en vase close dans le cadre d’une économie planifiée et d’autre part des dix
années de conflits internes et externes qu’elle a connus.

A partir de 1998, la situation commence à prendre bien meilleure allure et à être améliorer,
dans tous les sens, a fur et a mesure où l’ouverture à la concurrence implique de se
positionner sur les marchés extérieurs et à penser en terme d’attractivité et compétitivité. Ces
derniers doivent être encore une fois, un des axes important dans la stratégie de
développement durable d’Alger.
De plus, le passage au système de l’économie de marché facilitera l’amélioration de l’image
de la ville d’Alger car par la suite on assistera au passage de l’état constructeur,
exclusivement directeur à l’état contrôleur, particulièrement régulateur. En parallèle à ce
recule quasi-totale de l’état, ce système économique adopté est appelé à envisager une très
forte et large participation de la société, efficace dans la qualité (partenariat public privé), à la
prise des décisions de gestion et interventions diverses, ce qui constitue l’aspiration de la
société à la démocratisation essentiellement lié à la participation,

45
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

En effet, le capitalisme adopté est essentiellement basé sur la rationalisation des multiples
décisions concurrentielles interprétées par une réelle volonté de mieux maîtriser les
phénomènes de croissance et de développement notamment le développement urbain, dans
notre cas celui de la ville d’Alger.
En conséquence, les planifications de la gestion de la ville seront basées sur un urbanisme de
démocratie, d’initiative et d’opportunité éminemment économique, qui doit permettre à
travers les instruments d’aménagement urbain de réaliser une belle image urbaine, cette
dernière conçu avec des économies par l’utilisation rationnelle du foncier qui est « une
ressource non renouvelable à ne pas gaspiller ».
Ce nouvel urbanisme doit permettre la production des richesses au profit de la collectivité,
autrement dit : considérer la ville en elle-même une source de création des capiteux.
Par ailleurs, l’expansion de l’économie urbaine d’Alger ainsi que la promotion de son
prestige, de son rayonnement national et international ne peuvent s’enrichir dans la durée que
si ce développement s’inscrit en totale harmonie avec les équilibres naturels et
environnementaux qui lui sont indispensable. En effet, c’est l’interaction entre le
développement économique et urbain.
Au tour de cette base que doit être impérativement, articuler les orientations de la stratégie
d’aménagement urbain à appliquer pour le développement durable de la ville d’Alger.

2. Contenu de la stratégie alternative d’aménagement urbain pour le développement


durable pour Alger

La ville d’Alger se fracture et se dégrade d’une façon devenue inacceptable, le refus de


cette évolution, ou de cet état d’urgence urbaine, est non seulement l’expression de la plus
grande sensibilité qualitative de la population devenue plus exigeante en matière
d’environnement et de cadre de vie, mais aussi le constat d’une dégradation structurelle
importante dans les domaines du social, de l’économie et de l’environnement, allant jusqu’à
poser des problèmes de survie ou de dégradation entropiques dont on aperçoit l’issue
pratiquement irréversible.
Il est constaté, effectivement que de petits désordres qualitatifs, entrainent une
multitudes de repositionnements lents d’actions de dysfonctionnement urbain très mobile qui
progressivement s’accumulent pour créer des désordres plus importants, ces derniers une fois
établis, deviennent irréversibles, conduisent souvent aux phénomènes extrêmes de blocage
urbain globale sur lequel l’action publique n’aura que peu d’effet.
Ainsi, Il faut remonter toujours aux causes des phénomènes et bien comprendre les différents
mécanismes qui font et défont la ville. Ceci afin de définir une stratégie complète et
préventive conduisant au développement urbain durable, surtout qu’au dernières années, on
peut dire que les outils d’urbanisme pour l’aménagement d’Alger, nécessite une révision
sérieuse, du fait qu’ils ne semblent pas en mesure de mettre en œuvre convenablement le
système d’urbanisation et de bien contrôler les processus du développement urbain afin qu’il
puisse assurer une avancée durable qui s’inscrit dans un triangle vertueux dont les trois
sommets étaient le social, l’économique et l’environnement. Un défis qu’on doit assurer à
partir de la stratégie du développement durable urbain SDDU qui soit bien tracée pour
concrétiser une vie meilleure aux citoyens « c’est chercher l’équilibre dans nos interventions
entre la production urbaine ou économique et le confort social dans un environnement sein »
A cet effet, I’ enjeu primordiale dans cette stratégie à adopter, est d’abord assurer un
développement durable urbain à Alger, qu’on peut définir comme une adaptation permanente
de la ville intégrant en amont des interventions spécifiques sur des dégradations lentes qui

46
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

constitue un réel risques multiformes à éviter, et attentant simultanément à des enjeux


sociaux, économiques et évidement environnementaux .
Il s’agit aussi , avec la mondialisation confirmée dans notre pays, d’attribuer à partir de cette
stratégie de DDU d’ Alger un mode d’organisation territorial qui lui permet de remplir d’une
manière satisfaisante l’ensemble de ses fonctions aussi bien économique et sociales, autant
que vecteur essentiel du développement national global, et autant qu’une grande métropole
qui exerce son influence avec forte concurrence à l’échelle internationale.

L’enjeu étant connus et classé, reste à concrétiser une vision d’ensemble qui offre des
éléments de réponses aux multiples problèmes urbains soulevé à travers comme déjà citée la
stratégie de développement durable urbain SDDU spécifique à Alger.
Cette stratégie SDDU doit apparaître comme un ensemble de stratégies organisationnelles
constituant les objectifs à atteindre par les orientations tracées dans les instruments
d’aménagement territorial et urbain.
Aussi, la SDDU doit être multisectorielle, car l’enjeu de ville durable est d’abord sectoriels,
ainsi il est dicté d’intervenir par secteur pour endiguer isolement chacun des risques possibles
(tel que l’éclatement social, saturation de déplacement, pollution et destructions des espaces,
surexploitation des richesses naturelles le foncier et forets, risques naturel et technologique,
l’absence de qualité de vie, etc.), surtout que la plupart des enjeux urbains sont croisés et
chaque intervention entraine des externalités dans d’autre domaines.
A ce sens, il s’agit de proposer à partir de la SDDU un ensemble de réponses globale et
sectoriel en terme d’aménagement urbain, pouvant résoudre totalement et simultanément les
différents problèmes rencontrés et apporte une avancé positive à chacun des enjeux de tout
secteur confondu en intégrant sérieusement l’environnement dans les processus et démarches
engagés dans nos actions.
Aussi, la SDDU multithématique, elle est multi spatiale du fait qu’elle devrait être conduite
simultanément à deux échelles d’approches complémentaires, globale (territoriale) et locale
(urbaine). En effet, pour la conception de la SDDU nous dicte à penser globalement pour
mieux agir localement, car la ville est une partie entière dans son territoire d’appartenance
équilibré, ce dernier qui a une forte influence sur son bon fonctionnement. Ce qui exige un
effort de coordination dans la SDDU aussi bien horizontal que vertical hors du commun, et
qui ne peut aboutir au bon port qu’avec une institution de pilotage maitrisée à tous les niveaux
pour un intérêt des trois fonds conjugués, économique, sociale et environnementale
La SDDU est clairement décrite ci-dessous, à partir d’un ensemble de stratégies
complémentaires constituants différents types d’orientations d’interventions sur deux échelles
d’espaces, territoriale d’abord (la ville dans son territoire national) ensuite des orientations à
l’échelle de la ville autant que composante structurée. Ce qui permettra sans nul doute de
comblé tous les problèmes à partir de leur origines :

1-Stratégie d’interaction territoriale et équilibre régionale pour une maitrise urbaine locale
2-Protection des potentialités naturelles et rationaliser leur exploitation à l’échelle locale dans
l’ensemble territorial nationale :
3- contrôle et gestion de l’étalement urbain accéléré d’Alger
4-Assurer le Renouvellement urbain à la ville et valorisation de son image urbaine
5-Articuler l’espace urbain avec son environnement
6-Développement local urbain et socioéconomique équilibré avec l’environnement, dans
l’optique d’atteindre l’attractivité demandée à la ville
7- Assurer la politique de l’égalité territoriale et sécurité, solidarité sociale

47
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

9- Adopter une stratégie qui offre un cadre institutionnel et juridique pour la mise en
œuvre du développement et aménagement durable d’Alger

3-4-1-Stratégie d’interaction territoriale et équilibre régionale pour une maitrise


urbaine locale :
La maitrise réelle de l’urbanisation d’Alger pour son développement durable passe
obligatoirement, en long terme, par l’aménagement général du territoire national. Il faut
démarrer dans nos différentes orientations pour interventions urbaines, par le principe qu’elle
constitue une part entière de son territoire d’appartenance, « le pays en sa globalité » il s’agit
de penser globalement pour mieux agir localement. Ceci peut être atteint à travers une
stratégie de conception d’un nouveau mode ou système d’organisation territoriale cohérent et
interactif qui offre des éléments de réponses pour assurer un équilibre structurel et fonctionnel
des territoires à diverses échelles sans enregistrer des lacunes.
Ce système qui constitue une nouvelle vision d’organisation de l’armature urbaine nationale
doit faire accéder à Alger au statut réel de ville international, permettre à la capitale d’exercer
son influence convenablement, loin de tout dysfonctionnement et de saturation possible qui
peuvent bloquer son fonctionnement (tel que le problème d’asphyxie urbaine du à l’exode des
populations)

Il est claire que le système d’équilibre territoriale proposé, constitue la base de la réussite
de la stratégie de développement durable résolue pour Alger, par sa prise en charge totale
appuyée sur la cohérence qui doit marquer le territoire propre à l’agglomération dans un
système de centralité territoriale globale, qui soit bien planifié structurellement et
fonctionnellement comme suite :

Elément d’équilibre structurel :


A l’échelle globale, un système urbain en réseau implique une hiérarchie reposant à la fois sur
les fonctions et la taille des différentes entités qui le composent, la structure de ce système
diffère selon les territoires nationaux.
Pour l’Algérie, il faut faire émerger toutes les centralités pour mieux définir la structure
urbaine et cerner les lacunes qui entravent le développement local d’Alger et le
développement territorial.
Compte tenu du déséquilibre de répartition nationale de centralité, qui étouffe en continue la
capitale et compte tenu aussi de la structure urbaine de nos agglomérations, on doit bâtir le
système d’équilibre régional, hiérarchisé dans sa structure, dont chaque composante est liée à
l’autre, une véritable indépendance et interaction à différentes échelles.
Ce système est bien schématisé et bâti selon les options et orientations d’aménagement
territorial tracé (SNAT 2025) comme suit :

- 1- Une métropole internationale développée : Alger qui reste le noyau de tout le


territoire national, libéré de tout engorgement, il s’agit de décentralisation interne
d’Alger.

- 2- Deux métropoles de niveau national avec des fonctions qui peuvent atteindre
l’international : Oran et un bi pôle Annaba-Constantine (Pole d’équilibre). Ces
grandes villes doivent avoir un rôle essentiel dans l’articulation de l’Algérie avec ses
voisins et assure un équilibre territorial en exerçant influence sur l’Est et l’Ouest du
pays sans contribuer Alger de façon intégrale.

48
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

- 3- Des pôles secondaires satellite : dont le développement s’appuiera à la fois sur les
ressources endogène et sur les effets d’entrainement escompté du pole centrale de la
région, le défis principale c’est dans et autour d’Alger qu’il faut relever le premier
défis en faisant face rationnellement aux pressions démographiques particulières et
inévitables, auxquelles il faut encore s’attendre.
Il s’agit d’un établissement d’une première couronne de ville nouvelle moyenne dont
la population varierait de 100 000 à 120 000 hab (Naceria, Mehelma, El Affroun,
Bouinane) sur lesquelles Alger devra nécessairement trouver l’appui auprés de son
aire métropolitaine immédiat par leurs accueil de bien des éléments qui relève
directement des fonctions métropolitaines , sans être obligatoirement liés aux espaces
de centralité de la capitale elle-même. Elles permettent une extension des fonctions
métropolitaine de la capitale et être associé efficacement comme air métropolitain à la
dynamique particulière que doit développer Alger.
Ainsi, l’ensemble de ces nouvelles villes moyennes vont apparaitre comme un élément
constituant les systèmes métropolitains offrant des alternatives à la croissance des
grandes agglomérations toutes capables de canaliser des populations, à leur tour, de
leur air d’influence.

- 4- Constitution d’un réseau de plusieurs pôles régionaux inter wilaya (décentralisation


externe d’Alger) : Capable d’assurer une stabilisation durable de leurs populations
évitant le déséquilibre des problèmes de congestion. Il s’agit là de la conception de
nouvelles villes qui articulera les espaces régionaux et constituera le système
structurant des deux zones prises en considération, les Haut Plateaux et le Sud par les
autorités, comme Boughzoul et Hassi Messaoud.
Ces villes nouvelles ont donc un role structurant au niveau de l’amegagement du
territoire, celui d’un pole de niveau regional voir international, elles sont un outil
d’aménagement essentiel dans l’OPH et l’OS. Ces dernières options, exprimés dans la
stratégie de nouvelles villes natonale, visent à structurer l’interieur du pays, soit les
hauts plateaux et le sud tout en transférant en programme d’environ 3 millions de
personnes des régions Nord vers les Haut plateaux et le Sud d’ici 2020, une première
estimation1 faite à partir des évolutions tendancielles, donnerait dans le cadre de
l’OPH menée à bien , les résultats suivants :

Horizons 2000 % 2000 2010 2020 2025 % 2025


Régions
Tell 20.0 64% 22 22.5 23.5 52%
Haut Plateaux 8.0 26% 10.5 13.5 15.0 33%
Sud 3.0 10% 3.5 5.5 6.5 15%
Algérie 31.0 100% 36.0 41.5 45.0 100%

On observe ainsi à l’horizon 2025 : - Une stabilisation relative de la population du Nord qui
n’augmenterait plus après 2020 que du simple fait de la masse de son croit naturel :
- Le Tell passerait de 64% de la population algérienne en 2000, à 52% en 2025. C’est à partir
de 2030 que la rééquilibrage territorial pourrait être littéralement réalisé : la population du
Tell représenterait moins de 50% de la population algérienne…

1 : Une première estimation, approximative, sera « recalculée» dans le cadre de la 2eme phase du
SNAT 2025: l’élaboration des scénarios

49
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

- Les régions des Hauts Plateaux, principales destinations des transferts prévus dans l’OPH,
atteindraient 15 millions d’habitants à 2025, leur population passant de 26% à 33% de la
population nationale en 2025 ;
- La population des régions Sud ferait plus que doubler. Elle représentera 15% de la
population algérienne en 2025 contre 10% en 2000.
Sur ces bases, les principaux enjeux liés à la reconquête du territoire sont :
- La nouvelle configuration du territoire tellien,
- Le potentiel effectif des territoires des Hauts Plateaux et du Sud,
- La mise en réseau du territoire.
- La restructuration de l’espace rural.
- Le développement des zones frontalières.

Dans l’option de nouvelle ville si séduisante on a à redéployé pour cette population les
activités et établissement divers vers les zones des Haut Plateau et le Sud déjà jugé moins
vulnérable vis-à-vis des risques naturelles, ce transfère d’équipements est pour assurer à la
Migration interne puissante un marché de travail, les conditions d’environnement, les réseaux
divers et ressources naturelles comme l’eau. De ce fait, la création de nouvelles villes
nécessite une lourde gestion et un fond dédié au développement de ces zones internes, ceci
afin de décentraliser Alger et les grandes villes du pays.
Ainsi, la politique de ville nouvelle a adopté une nouvelle solution pour Alger. C’est une
stratégie complète et inéluctable d’aménagement du territoire approfondie qui offre une
solution aux congestionnement de la ville d’Alger à long terme par une réorganisation de
l’armature urbaine par leur développement , car en prévision d’une population urbaine en
2020 qui sera plus que doublé de celle recensée en 1990 ( l’exode rural est désormais
considérée comme irréversible), cette organisation devrant atténuer ses effets par un
desserrement de la pression des grande ville comme Alger.
Objectif de la politique des nouvelles villes :
1- Le projet de ville nouvelle doit s’accompagner du développement des infrastructures
(route, chemin de fer, hydraulique…) du point de vue économique, les villes nouvelles
sont pour voyenses d’emploi, environ 22000 emploi permanant pour chaque ville
(industrie-agro-alimentaire, recherche scientifique…), à ces emploi permanent
s’ajoutent ceux générés par les chantiers (politique des grands travaux).
- Décongestionner la ville d’Alger, en établissant une couronne de ville nouvelle
moyenne (Naceria, Mahelma, El Affroun, Bouinan) et plus loin dans les haut Plateaux
Boughzoul) dont la population varierait de 100 000 à 120 000 hab.
2- Créer des villes structurées et animées qui ne se soient pas des cités dortoirs comme le
furent les ZHUN, par la réalisation intégrée des équipements de l’habitat urbain et des
infrastructures de transport.
3- Développer et promouvoir l’investissement et le partenariat public-privé qui doivent
contribuer à la création des activités économiques et à la promotion immobilière.

Remarque :
Il faut noter que la création de nouvelle ville est difficile à réussir, elles demandent du temps
pour faire sentir leurs effets sur leur territoire, leur réussite constitue un lourd enjeu pour
l’aménagement du territoire. Donc il faudrait multiplier la conception de nouvelle ville. Toute
en peser le pour et le contre entre l’urbanisation à partir d’unités urbaines nouvelles et le
développement maitrisée à partir des noyaux urbains existants. De plus, l’option des villes
nouvelles doit être conçue à partir d’un veritable choix stratégique et pas sous l’effet de mode
issu des expériences des pays développées depuis quelques décennies.

50
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Dans l’avenir, le schéma de nouvelle ville doit présenter dans un contexte politique et
économique défavorable, des solutions aux problèmes de gestion et de réalisation afin que le
résultat ne soit pas qu’une transposition des problèmes des villes existantes dans des sites mal
préparés ou non accueillants.

Elément d’équilibre fonctionnel :


Afin de corriger complètement le dysfonctionnement qui marque de plus en plus le territoire
national. Il faut réaliser une recomposition fonctionnelle de toute l’armature urbaine du pays
selon un système hiérarchique de centralité, homogène dans sa qualité, qui peut garantir un
encadrement administratif du territoire et assurer un développement économique planifié à
toutes les composantes du système selon leur importance, notamment pour « le méga centre »
Alger.
A ce sens. Il faut qu’il ait à l’intérieur du système des liens tissés et exprimés par les échanges
actifs et éventuelle entres les différentes composantes du réseau de système de centralité dont
Alger, joue un rôle de commandement de l’ensemble des actions synergique entre les villes.
Ces échanges dépendent directement des fonctions spécifiques de chaque ville, elles sont liées
à la nature de leurs bases productives, de leurs diverses activités, de leur type d’équipement..
La spécificité fonctionnelle de chaque ville représente l’importance et la détermination de ce
qu’elle apporte au réseau général sous un cachet de complémentarité et de concurrence entre
tous les éléments.
Par conséquence, dans la stratégie d’aménagement du territoire à adopter, il est impératif de
tracer une hiérarchisation fonctionnelle dans les plans et schémas basé principalement sur les
rôles, les fonctions et air d’influence et attraction des agglomérations à différent degré de
centralité tout en tenant compte des aptitudes spatiales, réelles et effectives au développement
territorial durable.
Ainsi, on constate qu’Alger ne devient pas une véritable métropole à l’échelle internationale
que si se produit une double articulation, entre Alger et les autre pôles, à la fois avec
l’économie global national et avec sa région d’influence. Ce qui pourra assurer un bon
fonctionnement interne et externe à la capitale sans aucun handicape à son développement
durable.

Elément de définition de la connexion


Une recomposition territoriale équilibrée dépend des connexions existantes entre ses
éléments. La détermination des profils fonctionnel des centralités nous permet à redéfinir et à
améliorer les liens entres les pôles pour bien structurer l’armature urbaine et améliorer la
connexion d’Alger avec son territoire d’appartenance.

Il constitue d’abord et essentiellement de créer et de gérer simultanément la conduite des deux


types d’articulation des pôles à l’échelle national :
- L’articulation externe et interne source (SNAT 2025) de manière à éviter le risque de
fracture Nord-Sud du territoire qu’il peut avoir par la connexion externe et le risque de
régression par l’articulation interne.
- Articulation externe : passe par la connexion des métropoles algériennes, comme
Alger, grâce aux grand flux d’échanges de biens de savoir, de personnes, de capitaux,
aux autres métropoles mondiales, en particulier celles de l’Europe et de la
Méditerranée. Il faut noter que l’ouverture implique à la fois double lecture du
territoire Nord-Sud et Sud-ouest correspondant à la construction de l’espace
maghrébin. Les deux ouvertures, mais de manière différente, sont des facteurs de
dynamisation des Hauts Plateau : l’ouverture Est-Oust directement, alors que l’axe

51
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Nord-Sud ne favorise l’option des haut plateau (OPH), que pour autant qu’elle
entraine des pôles d’équilibre intérieur.
- Articulation interne : Elle passe par la connexion d’Alger, ainsi que toutes les villes
algériennes, avec sa région métropolitaine qui se trouve sous son influence. L’enjeu
est de créer une réelle air métropolitaine dotée d’une intensification qualifiée des flux
avec ses couronnes périurbaine tel que pour Alger , avec Sidi AbdEllah, Naceria,
Bouinan, Boughzoul, mais aussi avec les villes moyennes environnantes, et les pôles
d’équilibre en voie de constitution dans les Hauts Plateaux et le Sud. Cette connexion
maitrisée et assurée dans les projets d’aménagement territorial pourra garantir d’une
part, la cohésion du territoire en prévenant tout blocage possible et d’autre part le
succès du rééquilibrage en diffusant le dynamisme et la modernité dans l’arrière pays.
Cet articulation interne doit être à toute s les échelles, « articuler les échelles », car
dans l’aménagement territorial, chaque élément structurant ait son importance dans
l’ensemble territorial. On ne peut isoler n’importe quel l’entité local urbaine sans que
cela ait des conséquences à des échelles plus grandes et vise versa. Un bon résultat
d’équilibre territorial ne peut être obtenu sans faire contribuer chaque territoire à
l’enjeu général du développement, ceci par sa bonne connexion à l’ensemble du
système. A travers la bonne connexion, Alger exercera son influence convenablement
avec son environnement territorial.
En finalité, dans cette stratégie d’interaction territorial et d’équilibre régional, on doit aboutir
à un système hiérarchique qui caractérisera la composition territoriale, sous forme de erseaux
bien étudié ou tous les noyaux (les villes) sont bien émergés et positionnés dont chaque pole
pourra exercer son rôle et contrôler son air d’influence, ceci à travers un flux d’irrigation
général assuré par des lies et couloirs de centralité bien définit.
Cet ajustement territorial permettra sans doute à Alger (ainsi qu’à toutes les villes) de
contribuer à l’enjeu du développement économique national durable et de jouer son rôle
autant que capital du pays.

L’ensemble de ces éléments précités, concernant l’interaction et d’équilibre territorial


et régional doit être clairement exprimés dans les directives du schéma national
d’aménagement territorial pour le développement durable cohérent SNATDD ayant une
dimension territoriale. Ce schéma sera l’instrument indicateur pour les PDAU et en dérivé
logique : les POS, dont l’enjeu principal reste une recomposition du territoire national et une
adaptation du système urbain algérien, dans ses fonctions interactives et dans sa répartition
dans l’espace, pour pouvoir répondre en mieux aux nouveaux exigences de la fonctionnalité
économique de la mondialisation, mais aussi des conditions sociaux de vie dans le respect de
l’environnement et sa gestion rationnelle.
Autrement dit, il s’agit de réussir les Troie 3 points suivant
- Construire un nouveau maillage urbain bien défini dans ses articulations afin de bien situer
les relations et les complémentarités entre les pôles et les régions limitrophes dans un système
global synergique, réussir une modification des dynamiques urbaines plus adaptées aux
exigences du développement durable.
- Réussir la métropolisation du territoire
- Mettre en œuvre une gestion urbaine efficace.

C’est dans ce registre et cette stratégie que doit s’inscrire le PDAU d’Alger, à partir de la
stratégie du développement durable d’Alger pour identifier une armature urbaine à Alger qui
fonctionne en complémentarité avec sa région d’influence et territoire d’appartenance pour
son efficacité fonctionnelle et développement durable

52
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Le PDAU d’Alger, couvrant la surface de la wilaya doit prendre soin des différentes échelles,
puisque il contient des orientations d’intervention de la grande dimension urbaine de la ville,
pour arriver aux communes et quartiers de la ville, puisque il est tenu de définir les périmètres
du POS avec des orientations pour un aménagement durable.
Dans des échelles, le PDAU d’Alger sous le principe de la SDD appropriée doit assurer une
intercommunalité fonctionnelle et une complémentarité entre toutes les entités « Les
communes » structurant en équilibre Alger.
Aussi, le PDAU doit identifier la spécificité de la région d’Alger autant que capitale
métropole « Réussir la métropolisation et définir une stratégie qui mènera sans doute toute la
région en question vers l’auto développement qui soit durable, équilibre sur les 3 fonds
économique, social et environnementale.
Cependant, la sonnette d’alarme est tirer car la PDAU d’Alger actuel est loin d’assurer cet
équilibre de durabilité dans le développement territoriale, surtout si l’on souligne que cet
instrument est largement dépasser par l’évolution rapide de l’urbanisation, ce qui nécessite
une révision en urgence pour prendre en charge l’aménagement territorial d’Alger afin
d’assurer sa durabilité dans son développement sans perte et défaillance qu’elle soit de l’ordre
économique, social ou environnemental.
A ce sens, on remarque que les efforts fournis sont une révision de la loi 90 – 29 qui est
proposée, au lieu d’amorcer une réelle révolution dans notre façon d’appréhender l’urbain, se
contentant d’introduire des articles supplémentaire consacré à la prise en charge réelle des
agglomérations dans leur environnement. L’on remarque, a ces sens que le seul changement
intervenu au niveau de la planification urbaine consiste en l’introduction de deux nouveaux
instrument réglementaire PATW et SDAAM (la loi 01-20, relative à l’aménagement et le
développement durable du territoire), seulement ils ne sont pas encore opérationnels, puisque
non suivi encore de décrets exécutifs relatifs à leur contenu et leur élaboration.
Ainsi, afin de réussir le défis d’aménagement urbain durable à Alger dans une recomposition
de la dynamique territorial national efficace, les instruments d’urbanisme que se soit le SNAT
et les PDAU doivent être articulés en faisant un lien solide entre le développement urbain,
l’avance socio-économique et protection de l’environnement, «condition légitime de toute
action optimale pour la durabilité ».

4-3-2-Protection des potentialités et richesses naturelles et rationaliser leur exploitation:

Le territoire nationale y compris l’algérois, compte tenu de la grande richesse et de


l’extrême fragilité de ses milieux naturels, est de plus en plus sensible à l’évolution de
l’urbanisation. Cette dernière qui a provoqué une dégradation flagrante des milieux naturels
qui approche les seuils d’irréversibilité, de grandes surfaces dégradé actuellement enregistrant
ainsi de grande perte sur tous les plans y compris le secteur économique pour atteindre même
bien entendu le plan du bien être de l’homme.
Toutes évolutions concernant ces milieux naturels ont un impact direct sur les logiques de
l’aménagement, de l’organisation, du développement cohérant du territoire.
De ce fait, ce qui caractérise l’essence de l’aménagement durable, c’est le lien étroit des
milieux naturels et leurs territoires d’appartenance.
Ce qui implique que pour assurer à nos ville notamment Alger un développement durable, il
faut exiger dans le domaine de planification territoriale, des mesures drastique de protection
des espaces naturels ayant un fort impact sur le bon fonctionnement (une avance sans recule et
perte) de l’organisation des territoires à spécificité différentes. A ce sens, une volonté de la

53
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

part du gouvernement a été remarquée par la conception du PNAE_DD qui constitue l’axe
fondamentale de la stratégie nationale concernant la politique de l’environnement, ainsi
l’Algérie arrive à donner à partir de ces schémas d’aménagement (principalement le SNAT
2025) une place importante aux aspects sociaux et écologiques dans le choix du model de
développement économique et model d’aménagement territorial.
En effet, c’est sur la base de cette vision d’équilibre « protection de l’environnement –
développement économique » qu’il faut mettre en œuvre des actions de sauvetage radicale qui
puissent agir à partir des causes des phénomènes du désordre de l’environnement constaté, qui
sont dues principalement à la consommation anarchique des ressources naturelles, dont les
orientations concernant la protection et revitalisation des richesses naturelles, sont clairement
citées ci-dessous :

a-Protection des richesses non renouvelable « le foncier » : Protection des milieux naturels si
fragile comme les paysages diverses en périurbain et les surfaces forestière et en premier lieu
les terres à haute valeur agricole menacées sévèrement par ‘urbanisation rapide, car leur
gaspillage dans la bétonisation peut provoquer dans l’avenir proche une crise économique
alimentaire. Ainsi, dans nos plans il faut considérer l’espace comme surface limite à double
intérêt économique mais aussi écologique.

b-Protection des richesses renouvelable et lutter contre leurs exploitation et assurer l’équilibre
dans sa répartition territoriale.
• Rationaliser la consommation des sources en eau : Rationnaliser l’utilisation des
sources renouvelable, notamment l’eau devient un enjeu national pour le
développement durable des grandes agglomérations et de ces industries à forte
consommation. Le bilan concernant « l’eau » du territoire national est extrêmement
délicat. Compte tenu des statistiques disponible s : les ressources en eau sont
globalement estimées à 19.2 milliards de m3 correspondant à environ 659
m3/habitant/an, ce qui situe l’Algérie dans la catégorie des pays pauvres en
ressources hydrique, la consommation annuelle est de 320 hm3 soit 110m3/hab./an,
une très faible dotation par apport à la consommation mondiale (d’après SNAT 2025°

A ces ressources hydriques limitées, correspondent une demande croissante en eau potable
(AEP) du fait de la croissance démographique puis de l’urbanisation grandissante, une
demande croissante en eau industrielle AEI, une demande croissante en eau agricole du péri
urbain (AEA) du fait de l’extension de l’activité agricole, les spécialistes s’accordent à penser
que l’eau sera un problème majeur en Algérie entre 2012 et 2025 (selon le SNAT 2025) dans
des régions plus que d’autre, là citons l’oranie qui est menacé par la désertification. Cette
situation alarmante est qualitativement aggravée par la mauvaise gestion technique et la
grande disparité régionale.
Ainsi, pour un réel développement durable de nos villes notamment Alger, les stratégies
d’aménagement globale doivent contenir des orientations mettant le problème de l’eau en
avance, il s’agit de :
1- Assurer une répartition équitable en besoin en eau sur tout le territoire national,
Alimenter convenablement les villes, ce qui garanti la concrétisation du système de
centralité tracé.

54
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

2- Améliorer les conditions de vie en fessant accéder à chacun à l’eau, le but à atteindre
est de satisfaire un besoin qui varie entre 300 à 400l/j/hab. ceci peut être par les
actions suivantes :
1- Programmer à transférer l’eau des régions excédentaires vers celle déficitaire (tel
que l’Ouest et les Haut Plateau) sans incidence majeur pour les régions
excédentaire, ceci est dans le but de garder les populations dans leurs région et
éviter leurs migrations vers Alger et les grande villes de (Nord centre, Nord est).
2- Mobilisation des eaux superficielle comme relais des eaux souterraines par des
investissement pour construction de barrage dans des régions bien choisi localisées
dans la partie Nord selon les schéma d’aménagement du territoire.
3- Rénover et améliorer les réseaux d’AEP dans les structures urbaines comme Alger
suivant l’expansion urbaine.
4- Opter à l’implantation d’unité industrielles faibles consommatrice d’eau et le
renforcement de la petite hydrique et adopté la politique de courte goutte pour
l’agriculture en péri urbain.
5- Economiser et maitriser l’exploitation des eaux au Sud le Sahara que ce soit dans
les activités urbaines ou pour le développement de l’agriculture de la région. Une
consommation qui doit être conditionné par des règles prédéfinies compte tenu de
son caractère fossile (non renouvelable) et pourquoi planifié la réalisation d’oued
artificiel vers Bechar, El Bayadh, Biskra.
• Développement des énergies renouvelables « l’énergie » : C’est un enjeux d’ordre
socio économique, il s’agit aussi de la satisfaction équitable des besoins énergétiques
tout en contribuant pleinement au développement des régions isolées non encore
raccordées au réseau énergétique conventionnel. Ce développant des énergies
renouvelables sur toutes les régions contribuera à la stabilité immédiate des
populations locales non encore enclavées. S’inscrire dans le sillage de la solution des
protocoles globaux, les conventions et accords internationaux (Kyoto, Barcelone…) à
travers la lutte contre le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz à
effet de serre avec l’établissement, dans les stratégie d’aménagement, d’une synergie
entre le triptyque « Energie - Développement – Environnement », d’instituer une
culture pour un cadre de vie à Haute Qualité Environnemental (H.Q.E).

C- Protection de l’environnement et intégrer le potentiel naturel dans la dynamique du


développement durable de la ville : Sur le plan d’aménagement durable du territoire,
l’enjeu est aussi prévenir et limiter les dommages enregistrés sur les espaces urbaines en
premier lieu (lieu de concentration de population) causés par les risques naturels mais
aussi par les pollutions diverses, et viser à l’intégration des richesses naturelles dans le
développement nationale.
Ace sens, les principales actions sont comme suit :
1- Limiter toute concentration urbaine dans la zone sismique du Tell au Nord, et orienter
les programmes d’urbanisation vers les zones plus sur tel que les Haut Plateaux et le
Sud.

55
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

2- Du point de vue aménagement urbain dans les zones littorales Nord tel qu’Alger qui
restera la plus peuplé et la plus productrice du pays. Il faut appliquer une politique de
prévention fermement appliquée aux micro-zonages sismiques
3- Protéger les différents paysages et le patrimoine agricole et forestier de toute
agression inconsidéré par les œuvres humaines et l’urbanisation.
4- Protéger du littorale : adopter une stratégie d’aménagement durable qui met en valeur
et offre des solutions pour la protection de la diversité par les actions suivantes :
• La protection de la biodiversité de la faune et la flore spécifique à des milieux littoraux
naturel ou urbain et sauvegarde des paysages des cotes nationales 1.
• La préservation de tout les milieux naturels qui constitue par leur caractéristique un
potentiel extraordinaire du développement touristique régional et au développement
économique durable du pays. Ajourant à l’intérêt financier, ces milieux constituent un
foyer idéal de tout aménagement de parc de loisirs et de détente pour les populations
urbaines algérienne concentré dans la zone littorale.

La maitrise de l’application de cette stratégie de protection environnement avec le


développement urbain pour Alger nécessite tout d’abord une approche stratégique qui
détermine en zone d’intervention spécifique sur l’air métropolitaine, afin de leur planifier
dans l’aménagement territoriale des actions de protection environnemental ponctuel adéquate
à la caractéristique de la zone.
Ainsi, cet air de l’algérois doit comprendre plusieurs sous ensembles fonctionnels et naturel à
prendre en considération dans nos interventions pour développement territoriale clairement
décrit comme suit :

• La zone de la plaine de la Mitidja : Ce bassin alimentaire à protéger doit être doté de


son propre plan de développement durable qui la réserve de toute construction
anarchique, ceci peut être par la concrétisation des projets de « ceinture verte » qui
aura l’avantage de réhabiliter et sauver l’agriculture périurbaine en danger, ça sera une
sorte de barrage contre « la bétonisation » de la Mitidja. De plus, la masse végétale
de cette ceinture contribuera aussi, à renforcer les multiples défenses et autoréparation
que s’assure l’écosystème naturel : réduction des pollutions atmosphériques, lutte
contre l’érosion par boisement des terrains sensibles, etc. A ces avantage économiques
et écologiques que puisse offrir ce poumon vert de l’agglomération d’Alger,
s’ajouterait aussi les agréments qu’il induira pour les algérois (habitant de l’algérois) à
la faveur des espaces verts de loisirs et de détente que l’on pourra y organiser sois
forme de foret. ménagées, parcs d’attractions, aqua land, réserve animalière, espaces
naturels de loisir sportif (exemple de motocross).
• La zone de protection spéciale : toutes les zones humide tel que bois et foret, zone
littorale si fragile, à protéger en urgence par les actions suivantes :
- Protéger la mer et oued des eaux usées par un traitement spécifique.
- Lutter contre le pillage du sable des zones littorales.
- Protéger les forets de la déforestation due à l’urbanisation à l’incendie.

1 : L’Algérie a adhéré à la charte internationale des Nations Unies sur la biodiversité, le 14


Aout 1995

56
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

- Protéger la faune et la flore des paysages de l’algérois pour un investissement


écologique intégré dans la promotion touristique économique durable de la région.
- La zone à risque majeur naturel ou technologique : Ce sont souvent des zones
industrielles ( ex. cimenterie) polluant l’environnement à plusieurs niveaux terrestres,
atmosphérique et hydrique et sonore, qui nécessite un traitement spécifique pour leur
protection. Ceci , en adoptant dans ces zones des technologie moins polluante et exiger
les lois sévères à ce sens, ceci pour lutter contre le phénomène de l’effet de serre, et
proposer dans les plans d’aménagement pour Alger de délocaliser les unités
industrielles vers les espaces les moins peuplée loin des habitations, sans oublier la
prévention des risques majeur naturel tel que le séisme, inondation, glissement de
terrain, terre fragile..) en mettant « hors- risque » les zones urbaines ou à urbaniser,
ceci par prendre des mesures antisismique naturelle pour les travaux d’aménagement
urbain, faire accompagner les différents plans de développement durable par ders
dispositions urbanistique réglementaire spécifique.
- La zone urbanisée : Ce sont des lieux de densité populaire forte, à protéger de tous
les efforts de pollutions dû aux activités divers, sachant que la situation de l’espace
urbain actuelle atteinte à ces divers niveaux, implique une stratégie de
l’environnement basé sur des mesures et instrument intégré dans la stratégie de
développement durable de la ville d’Alger.
Il faut noter que les foyers de détresse environnementale sont nombreux à Alger. On
cite : la décharge de Oued Smar, Oued El Harrach, Cimenterie de Rais Hamidou, la
cote Est et Ouest d’Alger, les forets, les nuisances sonore de la circulation et pollution
atmosphérique divers des usines… Ainsi, l’objectif : la stratégie de l’environnement
pour le développement durable de cette zone urbaine doit offrir des solutions à la
dégradation constatée des conditions de vie citadine en générale, en se basant sur les
action qui devrait neutraliser toute les sources de détresse environnementale
déterminées dans la ville, qui sont les suivantes :
1- Appliquer un système de collecte et de traitement des déchets solides ou liquide
provenant des ménagers ou des industries.
2- Amplifier la lutte contre la pollution par le développement du système
d’assainissement et traitement des aux usées.
3- Minimiser les gaz polluants émis par les usines en installant des filtres spéciaux.
4- Gérer les flux de circulation et adopter le GPL.
5- Minimiser les nuisances sonores diverses.
6- Assurer l’hygiène totale dans les lieux publics protégeant la santé du citoyen
7- Adopter une culture de protection environnementale en amont et en aval de la
société , et faire intégrer l’aménagement des espaces vert en forces dans les
orientations des PDAU et précisément dans la conception des POS, ceci pour que
l’espace vert n y soit pas un bouche trous dans la planification et projet de
développement urbain d’Alger.
8- Imposer des taxes sévères contre les actions de pollution des milieux urbains mais
aussi naturels (grandes forets – paysage en Baulieu - HQV), afin d’assurer une
haute Qualité de vie aux citadins algérois.

57
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

La détermination des problèmes environnementaux spécifique à chaque zone nous


permet ainsi d’élaborer facilement un plan d’action pilote d’aménagement territorial
général, dont l’objectif est d’assurer le développement économique durable à l’air
métropolitain d’Alger tout en s’appuyant sur la mise en valeur du patrimoine naturel
algérois et sur la concrétisation de haute qualité de vie citadine dans une ville
durablement seine à toute génération.

3-4-3- contrôle et gestion de l’étalement urbain accéléré d’Alger :

Il est constaté qu’Alger s’étant rapidement et dégrade continuellement son environnement


d’une façon devenu inacceptable, plus souvent des terres agricoles de grande valeur.
La maitrise de la croissance d’Alger devient plus qu’urgent du fait des menaces réelles que
cette croissance , telle qu’elle se poursuit actuellement risque de produire à l’avenir, surtout
qu’en sachant que d’ici l’an 2025 ( horizon de la planification territoriale du SNAT). La
population urbaines de l’Algérie aura plus que doublée*. Ces estimations donnent une idée de
l’ampleur du défi à relever.
Il faut savoir que la gestion effective de l’espace urbain d’Alger et sa revalorisation, pour
atteindre le statut de ville internationale, est conditionnée directement par la maitrise réelle de
cette croissance anarchique qu’a connu jusque-là l’agglomération. Ainsi, il faut se donner tout
les moyens possibles pour une maitrise foncière totale. Tout d’abord, afin de bien maitriser la
croissance, il s’agit de déterminer préalablement les seuils de développement qui doit être
nécessairement sur les deux paliers d’interventions complémentaire, à savoir sur l’espace de
la ville elle-même dont il s’agit de fixer rationnellement les contours et d’autre part sur l’air
métropolitaine ou il sera question de créer une dynamique de « région capitale », cette
dernière qui pourrait recevoir l’excédent de la population algéroise. Il s’agit là de connaitre les
seuils d’extension spatiale et a-spatiale.
• Seuil d’extension spatiale : imposé par la disponibilité foncière dans les zones encore
destinées à l’urbanisation futur, une que l’absence des contraintes y a été constatée par
une analyse globale, ce seuil doit être chiffré et spatialisé en éliminant toute surface à
ne pas urbaniser. Ces chiffres schématise des seuils sera l’assise de tout plan
d’aménagement territorial d’Alger rationnel, car la ville n’est pas extensible à l’infini
et ses capacité d’accueil sont évidement limitée par les capacités financières
disponible, non seulement celles en extension ou en renouvellement urbain.
• Seuil d’extension a- spatiale : Imposé par trois facteurs qui sont les suivant,
- La capacité de charge démographique dans les limites spatiales à ne pas dépasser
(densité d’occupation maximale admise).
- La capacité de charge économique (densité de consommation par des activités
économique).
- La capacité de charge environnementale (densité d’émission maximale).

De ce fait, et à partir des résultats obtenus par détermination des capacités de développement,
on arrivera à tracer une stratégie d’urbanisation claire et complète dans l’espace et dans le
temps pour Alger, cette stratégie doit par la suite offrir des éléments clés suivant des
orientations, ceci pour fariner et atténuer l’étalement rapide de la ville , bien décrit ci-dessous,

58
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

• 1- Planifier l’étalement : rationaliser l’extension urbaine par son imposition rigoureuse


aux schémas d’aménagement d territoire (SNAT) OU PDAU, afin d’éviter toute
anarchie, interdire toute construction sur la plaine de Mitidja largement grignotée par
le béton, et être en garde à vue et interdire toute les constructions spontanée et illicites
qui caractérise la banlieue en périphérie. Aussi, procéder à la régularisation de ces
espaces, actuellement en situation illégale et qui dégrade les milieux naturelles,
Pourquoi pas envisager des outils tel qu’une agence urbaine et foncière, et un fond
d’intervention foncière qui limitera la sur exploitation foncière, aussi pourquoi pas
opter à freiner l’étalement urbain par la construction de la ceinture verte,
l’urbanisation rampante qui couvre les périphéries urbaines parfois légalement ou
illicitement comme une tache d’huile qui doit être à un certain niveau arrêté, car il faut
mettre fin à ce gâchis et préserver efficacement et durablement nos terres agricoles en
péri urbain , (la Mitidja menacé qui a une surface limitée) par l’établissement d’une
ceinture verte, réputée inconstructible « Green belts », un réel projet déjà réalisé à
Londres -Birmingham.., un projet qui a réussi à bloquer les processus de péri
urbanisation et à reporter très au-delà les urbanisations nouvelles.
Cette ceinture verte pourra matérialiser et fixer concrètement les limites de la ville et
offrir des avantages économiques et écologiques à tout l’air algérois.
• 2- Réorientation de l’étalement : maitriser toute urbanisation par l’orienter vers des
terre à moindre valeur agricole et des sites d’urbanisation moins dommageable ou on y
organisant l’accueil des activités et population que ne peut pas ou ne doit pas recevoir
Alger dans les terres fertiles.
• 3- Fariner l’étalement rapide : Fariner l’étalement d’Alger par l’encouragement et la
concentration sur deux 2 options principales et inéluctables qui sont :
3-a- Option de nouvelle ville : encourager
3-b- Option de renouvèlement interne de la ville : la gestion de l’urbanisation efficace
doit trouver appui sur les différentes intervention de renouvellement et revalorisation
propre à l’espace interne de la ville qui permet de récupérer les espaces gaspillés et
mieux restructurer la ville pour pouvoir accueillir en plus et convenable sa population
en augmentation.
Ces deux options constituent de véritable éléments de réponse, fort à l’expansion rapide
d’Alger, elles participent pour beaucoup à limiter et la sur exploitation foncière de l’évolution
urbaine constatée.

3-4-4-Assurer le Renouvellement urbain à la ville et valorisation de son image urbaine :

La réalité urbaine montre que les problèmes actuelles de la ville d’Alger « Capitale
national » sont multiples, leur inventaire touche aussi bien à la question du centre ville, des
centre historiques, celle de la périphérie et du développement équilibré des territoires urbains,
celle du transport et infrastructure, celle de l’environnement et espaces verts, celle du cadre de
vie général des citadins.
Ainsi, il est plus qu’urgent d’adopter une gestion urbaine efficace et maitrisée, dont les
spécialistes sont appelés à définir et améliorer la qualité des outils d’urbanisme afin qu’ils

59
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

soient opérationnel pour le développement durable de l’espace urbain.


Il s’agit de concevoir un réel plan d’aménagement pour le renouvellement urbain qui
recompose les espaces publics et revitalise les espaces d’habitats et offre une structure
adéquate à l’image de métropole internationale d’un niveau concurrentiel
Cependant, afin de mieux intervenir sur les lacunes constatées et bien tracer les éléments
d’orientation pour le renouvellement urbain, il faut d’abord comprendre et définir la structure
pour pouvoir souligner toutes les raisons qui font et défont la ville et approprier d’une manière
radicale et selon l’urgence du cas, des solutions adéquates :
• Redéfinition de la structure urbaine actuelle :
Il est constaté qu’Alger souffre d’une confusion de lecture de sa structure et du
déséquilibre de réparation des centralités à différents degré, ce qui constitue un enjeu
important du fait que le développement durable de la ville en dépend. Les pôles centraux
sont actuellement considérés, dans la politique urbaine appliquée, comme des lieux
centraux autonomes qui sont largement distingués et favorisés de la banlieue et le péri
urbain, en oubliant que ces derniers constituent la continuité et l’extension de l’espace de
centralité de demain. En effet, il faut adopter un urbanisme cohérent qui considère les
lieux centraux comme des pôles contrôlant leur aire de polarisation des autres noyaux
hiérarchisés et des axes de connexion de centralité. L’ensemble de ces composants doit
constituer un système de centralité urbain équilibré, ceci selon un nouveau découpage ire
territorial et administratif qui permettra de faire en avance les potentialités de toutes les
entités urbaines pour le développement général d’Alger

A ce sens, la stratégie du renouvellement urbain à proposer dans les plans d’aménagement,


doit être conçue pour la ville d’Alger sur la base d’une réflexion et d’une action sur cet espace
selon deux directions spécifiques en apparence mais complémentaire en réalité :
a - Une reconquête des espaces de centralité de la ville et de l’ancien tissu préexistant
délaissé
b- Une recomposition des territoires périphériques, chaotiques en formation sur le plan
morphologique et fonctionnel.
L’ensemble de ces deux actions doivent être complétées par une opération sérieuse pour
assurer une mobilité et accessibilité à travers les entités urbaines composant une structure
équilibrée :

a- Une reconquête des espaces de centralité de la ville et de l’ancien tissu préexistant


délaissé :
Dans le centre urbain, nous sommes confrontés à un terrain polémique où les interventions
urbaines multiples impliquent débat. Cependant, une reconquête de ces lieux centraux est un
objectif qui doit être atteins entreprise par les opérations de restructuration et recomposition
urbaine du centre actuel de la métropole et les opérations de sauvegarde et réhabilitation des
centres anciens dont les différentes actions à suivre sont tracé selon les priorité socio
économique comme suite :

1- Restructuration de l’espace central en y intégrant des centres d’affaires et équipements


du secondaire supérieur qui convient avec le statut de métropole international d’Alger,
du fait que l’ensemble de ces fonctions et activités de centralité auras un niveau
concurrentiel national mais aussi international. Ceci, sous plusieurs formes
d’infrastructure de haut niveau, équipement de communication de point (réseau
media), hôtellerie de lux, Instituts financiers mondiale, d’une façon à ce que

60
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

l’affectation d’équipement sur l’espace sera selon un schéma de centralité hiérarchisé


(pole central, centre secondaire), faire approprier des activités de centralité selon le
degré de centralité des noyaux urbains. Aussi, il s’agit d’appliquer à la ville un
urbanisme modernisé qui communique avec l’identité urbaine.
2- Délocalisation de toutes les activités industrielles et entrepôts et récupération des
friches urbaines qui ne justifient pas leurs place dans le cadre urbain de centralité
d’Alger et approprier les fonctions industrielles nuisances dans des zones spécifiques à
l’activité secondaire.
3- Valorisation du bâtis ayant un mauvais état et abandonnée dans le temps, afin
d’assurer une vie seine et sécurisée au citoyens et accentuer l’effort d’assurer une
image urbaine concurrentielle.
4- Réhabilitation de l’habitat : intervenir sur le parc immobilier de l’habitat (Hlm,
colonial, les grandes cité tel que le 9éme groupe) par une réhabilitation profonde pour
améliorer la qualité de vie, aux citoyens, dans ces espaces et les faire intégrer dans la
dynamique du développement durable. Cependant, il faut souligner que pour la
capitale, la problématique de l’habitat devra être presque complètement assujettie des
grands centres ville aux impératifs fonctionnels. Et exister beaucoup plus au centre
secondaire à moindre valeur foncière par apport au pole.
5- Mise en valeur du patrimoine culturel et l’intégrer dans le développement de la ville :
L’ensemble des richesses patrimoniaux assez diversifié que possède Alger représenté
par des anciens tissus urbains (l’ancien noyau la Casbah), l’ensemble des monuments
architectural de style néo moresque ou colonial) doivent être revitalisé et protégé des
effets de dégradation continue. Il faut agir pour réintégrer le culturel dans le processus
et dynamique du développement socio économique et de l’aménagement durable du
territoire. Car le développement culturel local, en collaboration avec promotion
touristique urbaine, est réellement un outil d’investissement productif qui permet de
créer des richesses tout en participant au rehaussement de l’image de la ville et faisant
connaitre son identité au niveau mondiale.
6- Rehausser la valeur des espaces verts et protection du littoral dans l’aménagement
urbain : la protection de l’environnement, l’espace vert et le littoral, est un sérieux
enjeu pour la réussite dans le développement durable d’Alger. On doit favoriser dans
nos interventions urbaines, la conception de grands jardin et placette qui assure
l’équilibre et se baser sur un système d’hygiène urbain général, bien étudié, afin de
garder la beauté naturel de la ville, protéger son littorale par le commencement à
traiter les eaux de Oued El Harrach, une zone à expansion logique de l’espace de
centralité.

b- Une recomposition des territoires périphériques, chaotiques en formation sur le plan


morphologique et fonctionnel :
Dans la banlieue et les territoires périphériques, nous sommes confrontés à l’hypothèse d’une
construction ou expansion urbaine rapide de la ville dense sur des aires d’urbanisation
discontinues et contrastées. Où on doit intervenir sur la recomposition urbaine qui assurera

61
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

l’intégration complète de ces espaces périphérique à la ville d’une manière homogène


fonctionnelle et structurelle, ceci peut être par les actions suivantes :
1- Stopper les tendances d’anarchies dans les opérations d’extension urbaine en
périphérie par une maitrise foncière dans les plans d’aménagement planifiés.
2- Stopper les tendences d’exclusion, de marginalisation de la zone périphérique par
apport aux milieux centraux de la ville, dans les stratégies d’aménagement durable
pour le territoire.
3- Intégrer la périphérie et la banlieue dans le fonctionnement du développement durable
de la ville, par la programmation de réalisation une périphérie d’équipement et
infrastructure adéquat dans ces lieux permettant ainsi d’assurer aux citoyens des
conditions de vie convenable, ce qui évitera la pression et la congestion du centre ville
et espaces centraux.
4- L’éradication de l’habitat précaire qui foisonne actuellement beaucoup plus dans les
quartiers périphériques et banlieue, loin de tout contrôle. Cet habitat précaire, qui porte
de plus en plus une lourde responsabilité dans l’anarchie urbaine et les
dysfonctionnements observé dans la ville, doivent être immédiatement remplacé par
un programme rigoureux d’aménagement d’habitat social ou promotionnel qui pourra
être développé dans ces surfaces foncières bien choisies. Cet ensemble d’habitat doit
être évidemment accompagné par des équipements annexés, des commodités de vie
citadine, et par la création des poste d’emploi proche très possible aux jeunes
chômeurs, sans oublier à penser à l’éloignement.
5- Adopter un changement dans les approches en rompant avec les traditions du zoning
dans laquelle chaque fonction occupe un terrain sans homogénéité, équipement et
habitat (en grand ensemble), étant juxtaposés et allant résolument au contraire, vers
une réarticulassions des fonctions, un agencement, un renouvellement qui exploite en
mieux les espaces et les volumes.
6- Détecter et neutraliser les foyers de détresse environnemental pour améliorer les
conditions de vie aux citadins d’Alger : penser à l’éloignement de l’espace urbain
notamment l’habitat de toute zone de détresse par apport à l’environnement, les
activités industrielles naissantes et polluante doivent être regroupé dans des espaces
aménagés spécialement aux activités du tertiaire.
Adopter un programme d’aménagement territorial durable qui offre des solutions pour
la protection des espaces urbanisé de tout type de pollution, commençant par la
délocalisation de la décharge de Ouled Fayet et les nombreuses décharges sauvage
industrielle et ménagère vers des zones en dehors de l’urbain ou carrément y implanter
des espaces vert. (Prenant le bon cas de la décharge de Oued E’Semar qu’on converti
actuellement en espace verdoyant).
7- Intégrer le patrimoine naturel protégé dans la dynamique du développement urbain
durable d’Alger : E n sa périphérie, Alger possède un ensemble paysagers et des lieux
végétaux uniques et un éco système rare, qui actuellement considéré comme espace
stérile, leur dynamisation est plus qu’important pour le développement économique de
la ville basé sur un aménagement territorial offrant une promotion durable à ses
espaces en les intégrant dans la promotion touristique.

- Assurer une mobilité et accessibilité à travers les entités urbaines composant la


structure équilibrée :
L’ensemble de l’infrastructure de transport doivent avoir un grand privilège dans le plan
d’aménagement urbain pour durable d’Alger. Le réseau de transport doit répondre à des
conditions d’excellence en partageant certaines fonctions de la capitale, en accueillant les

62
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

activités du tertiaire et de l’industrie de pointe et en participant au rayonnement nationale et


internationale d’Alger par l’assurance de mobilité assez fluide et une meilleure accessibilité
entre les différents entités de la ville à double niveau interne et externe.
Au niveau interne : Assurer la connexion et améliorer les liens entre les pôles et
espaces urbain structurants la ville, car actuellement il est constaté qu’ l’intérieur d’Alger la
problématique de mobilité prend de l’ampleur dans sa complexité, elle constitue un enjeu
important. Pour de fins quotidiennes des citoyens, entre le transit en migration pendulaire et
déplacement de proximité sous plusieurs modalités de déplacement, l’accessibilité aux sites
voulus et les possibilités d’échange multimodaux reste très restreins. Comme déjà souligné l
est inéluctable de développer les liens existants et créer de nouvelles liaisons soit physique
(circuits d’approvisionnement spécialisés, circuit d’évacuation d’urgence..), soit virtuels
(réseau informatique pour contrôle de transport urbain par communication continue de
l’information SIG) que des points de filtre d’accessibilité tel que les stations d’échange
multimodale, les divers parkings..). L’ensemble de ces solutions s’inscrit dans les
interventions de restructuration pour le développement du maillage wilayale actuel avec un
appui juridique et réglementaire.
Au niveau externe : Assurer l’accessibilité facile à la ville par la connexion développée
du maillage de communication wilayale d’Alger (réseaux routiers et ferroviaires) avec le
réseau de transport national. A ce sens, on cite en priorité la connexion étudiée entre
l’autoroute Est-Ouest (en projet) avec les axes urbains du premier degré de la wilaya. Ceci
afin de rendre la ville ouverte et parfaitement en accord avec son territoire d’appartenance, ce
qui permettra entre autre aux populations algéroises résidentes d’avoir facilement plus de
possibilité de travail dans les wilaya limitrophes, du fait que la distance domicile-travail sera
largement réduites par les plans d’aménagement appliqué, par une restructuration courageuse
du réseaux de communication à l’échelle locale en harmonie avec l’échelle territoriale
nationale.

3-4-5-Articuler l’espace urbain avec son environnement, l’espace naturel périurbain

Le respect de l’environnement constitue l’un des principales actions à tenir en compte dans
les projets urbain, dans nos interventions d’aménagement ou de réaménagement en veille à
articuler l’espace urbain avec son identité et son environnement.

3-4-6-Développement local urbain et socioéconomique équilibré avec l’environnement,


dans l’optique d’atteindre l’attractivité demandée à la ville :

Dans la logique de l’aménagement du territoire contemporain, la ville doit être conçue


comme un creuset du développement de l’économie, elle doit apparaître comme un mode
d’organisation spatiale attractif permettant la création des richesses multiples.
Cependant, l’expansion de l’économie urbaine de notre capitale et la promotion de son
prestige et de son rayonnement nationale et international ne peuvent s’envisager dans la durée
ou s’enrichir dans le temps, sauf si ce développement est complètement inscrit en total
harmonie avec les équilibres naturels et environnementaux qui lui sont indispensables.
En effet, c’est l’intersection équilibrée entre production urbaine et protection de
l’environnement au-dessus d’un abri et une assurance sociale pour la population.

63
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

A cet effet, le projet de développement durable d’Alger doit répondre aux inquiétudes et
programmes socioéconomique du pays et permettra à ce sens des solutions de progression
durable à la ville. Il doit contrairement à ce qui ce fait actuellement freiner l’accroissement
des éléments anti-durable ou non durable : pollution, exclusion, insécurité, destruction des
milieux divers, structure urbaine ou naturels, en fessant faire avancé en parallèle la durabilité
dans les mêmes domaines.
A partir de cet objectif de « ville durable » que sont articulés les éléments clefs du projet
d’aménagement tout en mettant en premier lieu la compétitivité territoriale au sein d’un
espace globalement équilibré par exigence du système capitaliste adopté.
Ainsi, quatre bases fondamentales sont nécessaires à atteindre dans la stratégie de
développement urbain durable. SDDU d’Alger :
- Assurer l’attractivité urbaine pour Alger, dans un système de métropolisation et un
nouveau mode d’organisation du développement tissant des relations équilibré entre
les différentes entités du territoire nationale et notamment entre les villes et même
entre la ville et le mode rural afin que tout espace pourra exercer pleinement son rôle.
- Assurer l’ouverture internationale qui est nécessaire pour l’augmentation des échanges
c’est la source réelle de la croissance de la production nationale et renforcement de la
compétitivité territoriale, elle peut être réalisée des facteurs suivants :
*La libération des procédures d’entrées et de sorties du territoire de marchandises,
personnes et capitaux.
*L’assouplissement des procédures, des règlements ; des formalités concernant les
investissements étrangers.
*La mise à niveau des équipements supports de l’ouverture internationale en
particulier le système de transport et le secteur logistique.
*généraliser la culture de l’ouverture à l’internationales chez toutes les partie
responsable et acteurs de la ville (de l’amant à l’aval).
- Assurer la valorisation des potentiels locaux afin de remédier à tout type de maux
socioéconomique dans la société citadine.
A propos du développent socio-économique, d’après les prévisions annoncées pour l’horizon
2020 par le président de la république, lors de l’ouverture de la conférence internationales des
conseils économiques et sociaux (AICES) au palais des nations*1. Le bilan fait peur dans les
délais de 13ans, si les tendances actuelles se maintiennent :
- Les carences en eau atteindront 5 M de m3/an.
- Les universités auront à accueillir 1 Million d’étudiants soi le double du nombre
atteint en 2003.
- Le déficit en logement sera supérieur à 1 Million d’unité.

Alger, de par son statut, elle sera affectée de plus prés par ses problèmes d’où il faut un
programme de développement local urgent et durable.

64
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Le développement local constitue à faire participer de manière active le territoire au processus


de développement économique du pays, il apparaît comme un ensemble de stratégie
organisationnel ayant relation à la mise en œuvre d’initiatives et d’actions locales
généralement coordonnées au niveau national afin de susciter des projets de développement.
Ce dernier qui permet la création de richesses et surtout il débuche à la création de l’emploi.
Il faut dire que le projet de développement urbain local doit être conçu dans le cadre des
différentes solutions économique tracé par le gouvernement à l’échelle nationale suite au
bilan alarmant présenté ci-dessus :

- viser le taux de croissance de 7 %.


- maitriser les données sur le chômage et canaliser l’économie informelle vers l’activité
productive pour réduire le taux de chômage à un niveau supportable.
- lutter contre la pauvreté « l’axe essentiel de la stratégie de développement durable
(En Algérie de 2003 : 14 sur 31 million d’habitats vivent en dessous du seuil de pauvreté
selon les statistiques officielles, il faut rationaliser les dépenses sociales qui doivent, en créant
des emplois productifs, en augmentant le pouvoir d’achat et en améliorant les prestations
sociales, prendre en charge le problème de la pauvreté.)
Ainsi, par l’association du développement économique et social le développement locale
veille à la fois à ce que des potentialités en croissances se traduit par la réduction du chômage
à la population locale dans une structure urbaine développée qui leur assure logement, santé,
instruction et sécurité.
On peut même dire que le développement local donne au programme de décentralisation
d’Alger un contenu réel dans la mesure où les équipements structurants et les budgets
nationaux assurent le désenclavement et égalisent les chances de progression des différentes
parties du territoire nationales permettant ainsi une réelle aération pour la capitale.

Donc, développement local est l’axe privilégié dans la stratégie de développement durable
urbain SDDU d’Alger, puisque il vise à la fois à rendre les milieux plus attractif et plus
vivable ; à travers un programme socioéconomique articulé dans le contenu des instruments
d’aménagement urbain qui devront sans nul doute réaliser une belle image urbaine à la
capitale, rationnellement planifiée.
A partir de là, on arrivera à atteindre l’exigence de la vie future « une ville durablement
développée sur les Troie volets le social, l’économiques et l’environnemental.

3-4-7- Assurer la politique de l’égalité territoriale et sécurité, solidarité sociale

L’égalité doit avoir une valeur centrale en étant le point départ de toute politique
d’aménagement urbain durable par la forte volonté dans les différentes interventions à
corriger les disparités durable qui apparaissent entre les espaces urbains et même à l’échelle
de l’air métropolitaine, que ce soit en matière de richesses (PIB/habitant), de
productivité(VA/usité travaillée), de revenues individuelles, de revenue des ménagés ou de
taux de chômage. Cette différence est perçue comme un déficit de cohésion, une source
potentielle de tension sociale et à terme, si l’on n y prend garde, de blocage de la croissance et
d’éclatement du territoire provoquant ainsi de grands risques surtout si l’on souligne que la
cohésion territoriale, cohésion sociale et stabilité politique vont de pair.
Il est à souligner que ces disparités créent des situations inégales entre les territoires (entre
les communes pour la ville) ayant des conséquences graves. A ce sens, on assiste dans nos
structures urbaines notamment Alger, à l’aggravation du phénomène d’exurbanisation, à
l’émergence de quartiers d’exclusion et de marginalisation. Avec la monté de la pauvreté,

65
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

inégalité de revenues et d’accès au marché du travail, la précarité qui se développe


rapidement, l’explosion de l’habitat illégale, l’inéquité des conditions de vie en matière
l’habitat au niveau de confort et d’équipement domestiques, l’inégalité éducative et l’accès à
l’enseignement, l’inégalité d’accès à la santé, l’inégalité dans l’accès aux ressources en
particulier à l’eau seine, l’inéquité face à l’insécurité, notamment au regard des risques
majeurs (séisme, inondation, violences diverses dans la population . Aussi, par manque de
moyens et équipements et faible sensibilisation même l’insécurité par apport à l’hygiène est
élevée et clairement exprimée par le développement de la pollution des sols, de l’air et de
L’eau avec des répercutions négatives sur la santé de l’individu et sur la qualité de vie, ce qui
sans nul doute, amplifie l’anarchie dans la gestion des espaces et des équipements et
l’ensemble des services urbains.
Face à ce constat, il ne s’agit pas de gommer les inégalités territoriales mais de corriger les
déséquilibres les plus graves. L’égalité des espaces urbains est un leurre car par nature tous
les territoires étant différenciés sont en grande partie inégaux entre eux. La notion d’équité
territoriale consiste en la possibilité d’accéder pour la population dans les parties du territoire
aux sources de travail aux logements, aux équipements, aux services d’éducation, de santé, de
bien être social, de culture de loisirs, etc., ce qui assurera par logique une sécurité sociale dans
plus d’un niveau.
Dans le cadre de la politique d’aménagement territoriale et urbain, l’équité sous entend
que les objectifs et les moyens sont modulés opérationnellement en fonction des
caractéristiques et des projets de chaque territoire (un ensemble de quartier ou commune).
L’équité peut être concrétisée qu’en se basant dans l’aménagement du territoire, sur deux axes
principaux qui sont l’accessibilité et la mobilité*1 :
- L’accessibilité : Les fonctions territorialisées et essentielles pour la vie à Alger de
2025, devront être accessibles au plus grand nombre d’habitant. Le déplacement ne
peut résoudre à lui seul les relations entre l’usager et les services, aux sens les plus
larges.
- La mobilité : rééquilibrer les territoires et rapprocher les services des citoyens, d’autant
plus que la plupart des réflexions menées dans les champs de la prospective montrent
que les individus seront en situation de mobilité croissante, à la fois dans le temps
(leurs itinéraires de la vie active et personnelle) et dans l’espace (leurs champs
d’opportunité de demandeurs et d’usagers).

3-4-8- Adopter une stratégie qui offre un cadre institutionnel et juridique pour la mise
en œuvre du développement et aménagement urbain durable d’Alger :

L’urbanisation non maitrisé, l’absence de stratégie d’ensemble en matière


d’aménagement durable d’Alger qui soit reconnue et bien suivie dans les interventions, ainsi
que la réglementation non respectée sont en effet la base des dérivés et de l’anarchie urbaine
actuellement constatable dans le développement d’Alger.
Cette anarchie dans la gestion urbaine est répercutée sur l’espace par une accentuation des
dysfonctionnements urbains et une dégradation flagrante des conditions de vie générales,
ajoutant à cela, la vulnérabilité totale aux risques majeurs naturels et technologiques.
Un tel constat négatif d’un ensemble de dysfonctionnement très complexe, empêche la ville
d’Alger de remplir ses fonctions économiques et sociales, et d’adapter structure aux exigences
du développement durable au futur.
En réalité il faut signaler qu’à plus d’un niveau, la gestion urbaine a été affectée :

66
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Au niveau de et conception de projet :


Par faute d’instrument d’aménagement qui soit définitivement approuvé et opposable aux
différents intervenants, cet instrument qui est malheureusement réalisé en fait au coup par
coup et selon divers centres de décision qui n’ont été orientés que par leur propre logique ou
leur urgences spécifiques du moment, sans aucune continuité entres les différents plan
d’aménagement d’Alger.
Au niveau institutionnel :
Plusieurs dysfonctionnements anticonstitutionnels ont contrarié beaucoup, la maitrise de
l’urbanisation d’Alger, dont on cite :
- Dispositifs inadapté à la dynamique des villes
- Inadaptation des missions de l’administration locale à la complexité de la gestion
urbaine, et la non maitrise de critères de qualités, de cout et de délais tracés.
- Absence d’une politique urbaine s’inscrivant dans une stratégie d’aménagement du
territoire
- Mécanisme de planification urbaine et de gestion inadéquat.
- Pratiques lourdes et contraignantes de la gestion foncière avec absence de maitrise
foncière.
- Faible capacité managériale des collectivités et des services de l’état chargés de la
gestion urbaine.
- Absence de stratégies et de procédures de gouvernance qui impliqueraient la société
civile dans le processus et la gestion de la ville.

Cependant, Alger mérite un réel intérêt de la part des autorités responsables, une ville qui
jusqu’à ce jour ne dispose d’aucune stratégie de développement intersectoriel et d’aucune
institution spécialisée dans son élaboration et peu de moyen opérationnels.
Et en plus, « il faut annoncer qu’actuellement l’urbain et géré par les institutions
administratives, qui n’ont pas la conscience de l’impératif de l’élaboration d’une ligne de
conduite à long terme et qui confient la conception de la ville aux appels d’offres à l’issu
incertaine, une telle dispersion d’effet et des idées nul parte coordonnées ne peut hypothéquer
sérieusement l’avenir de la capital »*1
A cet effet, afin de dynamiser la stratégie d’aménagement pour le développement durable
d’Alger, il est inéluctable d’adopter une mise en œuvre opérationnelle.

- Méthode de mise en œuvre : elle consiste nécessairement deux modes d’intervention


réglementaires et institutionnels sous des méthodes appropriés qui sont les suivantes :

- La méthode réglementaire :
Introduire dans la réglementation des textes spécifiques à respect er qui soit relatifs à la
qualité de l’air, de l’eau, du sol, mais aussi des textes qui traitent les nuisances qui concerne le
bruit, le paysage, l’espace public…
Sans oublier des textes pour la protection des terres agricoles de l’urbanisation et de
l’exploitation anarchique du foncier, aussi des règlements spécifiques à la protection des
risques majeurs … Dans chaque cas, le législateur notifie le seuil, à ne pas dépasser, au nom
de l’intérêt général et du développement durable, tout en assurant l’avenir même à la
génération future. Et les pouvoirs publics peuvent intervenir pour se substituer à la négligence
des entrepreneurs ou des particuliers.
Ce support réglementaire facilitera pour beaucoup la réalisation de projet durable pour le
développement urbain d’Alger
- La méthode globale et d’organisation institutionnelle :

67
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

Cette méthode non écrite qui s’efforce d’ajouter à des réponses sectorielles, une approche
transversale, dans la planification urbaine, la conception du projet urbain, dans leur
réalisation et maintenance.
Tout d’abord, cette méthode suppose de profondes réorganisations institutionnel, des
organismes municipaux, afin d’en modifier les pratiques cloisonnées et de favoriser des
démarches plus globales et plus intégrées.
Dans l’aménagement urbain d’Alger pour qu’il soit durable, on doit intégrer en amont et
en aval, les réflexions et actions sectorielles des différents ministères sectoriels, (en
s’appuyant sur la culte requis « dans l’objectif du développement durable » pour traiter
l’environnement), où il est nécessaire à dégager une évaluation des résultats en terme de
bilan de services rendus et de contrôle de qualité (beaucoup plus de programmation
d’investissement) qui seront prises en compte dans les projets d’aménagement urbains.
Cela, toute en s’appuyant sur l’appel à des outils pragmatiques et flexibles comme des
chartes, les codes de bonne conduite, les agenda 21 wilayat ou locale (communal), Car
l’intérêt final de l’urbanisme est l’intégration de l’objectif du développement durable qui
ne peut être concrétisé parfaitement que par la recherche de labels internationaux comme
ISO14001, ou encore opter à des programmes d’urbanisme HQE (Haute Qualité
Environnementale) . Ce qui permettra d’assurer une vie meilleur dans la ville.
A cet effet, toute conception de projet urbain pour le développement durable doit être
articulée en concertation avec tous les acteurs concernés (élus, gestionnaires, décideurs
multisectoriels, scientifiques spécialistes et professionnels, promoteurs, investisseurs, ainsi
que la participation du citoyen) ceci afin de bien déterminer les problématiques et
préoccupations avec les objectifs qui seront sous formes de solutions adéquates. Il s’agit
de définir une sorte de consensus, en examinant les différentes variantes possibles,
proposées pour l’aménagement urbain pour le développement durable pour Alger, selon
la priorité accordée aux enjeux. Les variantes seront conçu sur la base des indicateurs
(état/urgence/solution), déterminés par les agendas 21 locaux, avec l’appui d’une solution
SIG combinée à l’intelligence artificielle, qui permet d’avoir une idée par simulation de
développement en fonction de l’urgence des cas constaté, et de réaliser selon l’impact
possible de la variante choisie, la formulation d’une stratégie opérationnelle et idéale pour
le développement urbain durable aux objectifs bien déterminés, qui sera le remède aux
maux du dysfonctionnement urbain qui affecte sérieusement Alger. Une stratégie
complète qui pourra assurer un aménagement structurel et fonctionnel permettant
d’acquérir l’image d’une ville durablement avancée sur l’échelle de l’internationale.

Pour conclure, il faut rappeler que la sensibilité aux enjeux développement durable dépend
de la présence dans la gestion urbaine sur l’ensemble des échelles de la ville, d’un acteur
bien organisé : un exécutif, un budget de développement, une équipe technique qualifiée,
un outil de planification (PDAU qui soit réellement en cohérence avec les schémas
d’aménagement national SNAT, et adaptation des POS dérivés du PDAU aux différents
programmes développement économique et urbain générale) un outil solide de
réglementation. Tout un ensemble qui doit être conjugué avec l’intégration d’action
sectorielle, mais aussi adopter une procédure de gouvernance qui impliquerai la société
civile dans la définition intégrale de la stratégie pour le développement urbain durable de
la ville d’Alger, autant qu’une ville métropolitaine.

68
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

3-5- Le renouvellement urbain, une action générique dans la stratégie d’aménagement


pour le développement durable d’Alger :

Face à l’état d’urgence urbaine déclarée et clairement ressentie par le


dysfonctionnement global qui affecte tous les plans de l’agglomération d’Alger, la prise en
main d’une stratégie de développement urbain durable qualitatif et quantitative à appliquer est
inéluctable, ceci afin de remédier par des solutions appropriée aux différents problèmes.

A ce sens, avec l’écart et l’inadaptation accentuée entre le contenant et le contenue de la ville,


entre le parc bâtis, les infrastructure et équipements structurel existants avec les nouvelles
exigences économiques de métropolisation de « mondialisation » et les conditions récentes de
haute qualité de vie HQV, de plus en plus différenciées dans le temps, l’action du
renouvellement urbain de la ville devient l’ordre du jour, c’est une action principale dans la
stratégie globale du développement durable à appliquer, du fait qu’elle peut constituer la
solution radicale pour la recomposition structurelle urgente du contenu du tissu urbain
d’Alger. Ce renouvellement urbain, basé sur une révision et restructuration profonde, sera
comme une solution qui touche aussi bien les espaces centraux comme les espaces de
banlieue ou périphérique à niveau égale de concentration dans les planifications, dont le but
finale est d’atteindre une image urbaine adéquate au statut de capital de niveau de
concurrence mondiale.
Du cout, l’importance du renouvellement urbain est marquée aussi par sa forte contribution à
résoudre en grande partie la crise foncière actuelle, (surtout qu’il faut rappeler que le foncier
est une source non renouvelable à ne pas gaspiller).
En agissant dans ce sens, le renouvellement urbain permet à la ville de récupérer ces espaces
gaspillés pour leurs meilleure exploitation, selon un aménagement opérationnel et bien étudié,
il s’agit d’adopter un urbanisme qui cherche à trouver des solutions à l’intérieur de l’urbain
avant d’opter à l’extension.
Par conséquence, le renouvellement urbain constitue une réponse partielle aux efforts pour
freiner l’étalement urbain rapide et la surexploitation anarchique qui piétonne sur le foncier
existant et surtout sur les terres à haute valeur agricole de la Mitidja. Car, il faut souligner que
la ville possède un seuil de développement spatial et une limite verte qui l’entoure à ne pas
dépasser et franchir par l’urbanisation.
Ainsi, il faut noter que toute avance dans le domaine de l’urbain doit être enregistrer sans
recule et sans perte. C’est dans ce sens que le renouvellement urbain apporte une avance et
un développement à Alger, un développement qui soit durable par des solutions qui
conjuguent des intérêts sur les Troie fonds développement économique, équité et assurance
sociale, mais aussi protection de l’environnement au sens le plus large, dont il convient bien
de considérer l’environnement tel qu’usité au niveau intérieur c’est à dire comprenait les
milieux externes du bâtis pour arriver à l’environnement des citoyens à l’intérieur du bâtis.
Autrement dit, prendre soin de la problématique des paysages en périphérie et de la gestion
urbaine générale de la ville jusqu’aux questions de sécurité, santé et confort sociale à
l’intérieur des lieux public et lieux de résidence pour une vie seine aux citoyens.
Pour conclure, le renouvellement urbain est une solution globale et complète pour le
développement durable d’Alger. C’est une action sure à plus d’un intérêt qui permet pour
beaucoup à la ville de remplir d’une manière satisfaisante ses fonctions que ce soit sa fonction
économique celle de générer, accompagner, diffuser le développement ou sociale celle
d’offrir une qualité de vie de haut niveau aux citoyens.

69
Stratégie de planification et d’aménagement d’Alger face au
développement durable CHPITRE 1

En effet, le renouvellement est une intervention urbaine à généraliser sur l’ensemble des
espaces de la ville, notamment les communes à forte valeur de centralité, citons notre zone
d’étude Sidi M’Hamed un espaces ayant forte influence sur le fonctionnement de la capitale.

70
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

Partie 1. Pourquoi le Renouvellement urbain.

[Link] Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité pour le


développement urbain durable de la commune de Sidi M’Hamed « l’air de l’hyper
centralité d’Alger »

Dans ce chapitre, un bref aperçu de l’historique et un constat de l’ensemble des orientations


réalisées et envisagées pour la commune de centralité d’Alger Sidi M’Hamed. Ensuite, On
montrera à partir des orientations urbaines tel que les POS que l’espace de notre zone d’étude
pourra offrir une structure renouvelée qui pourra accomplir pleinement sa fonction de
centralité au cœur de la capital d’Alger. Et que le renouvellement urbain reste une solution
optimale pour le développement urbain durable de la commune de Sidi M’hamed.

71
Chapitre 2.
Le Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune de Sidi
M’Hamed « l’air de l’hyper centralité d’Alger »
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

Il est claire que Sidi M’Hamed, un des sites urbanisée qui nécessite un renouvèlement
urbain dans le cadre de stratégie d’aménagement urbain pour assurer le développement
durable, et à travers l’historique, on constate que la zone d’étude a eu sa part à travers les
instruments ou plan d’aménagement et d’urbanisation qu’a connu Alger, ceci par la réalisation
d’infrastructure, logements et équipements, éléments de composition d’une ville. Seulement,
le résultat est loin d’être adéquat à une structure urbaine d’une capitale internationale,
En ce qui suit un bref aperçu de l’historique et un constat de l’ensemble des orientations
réalisées et envisagées pour les communes de Sidi M’Hamed par les organismes responsables.

La commune de Sidi M’Hamed est nettement située dans la plaine côtière avec une partie
qui grimpe vers les hauteurs d’Alger, elle occupe une position stratégique par apport à la ville,
dans l’air d’extension immédiat du centre actuel. C’est une situation qui est explicable dans
son ensemble et en grande partie par l’histoire de la ville d’Alger.

En effet, au allant tour de 1930, Sidi M’Hamed a commencé à connaitre une urbanisation
basée sur le mode e zoning (des zones urbaines ayant une caractéristique fonctionnelle
spécifiques, contrairement à l’urbanisme ancien de l’alignement qu’a connu Alger.
Ainsi dans l’aménagement de Mustapha (actuellement Sidi M’Hamed) faisant partie de la
zone C selon le règlement par zone de danger se profile l’idée d’une cité jardin donc : des
voiries courbes épousant les forme du site, espace verts accompagnants les équipements
publics, place arrondies aux intersections d’axes et squares paysagers. En ce qui concerne le
plan d’urbanisation du Champs de Manœuvre, il comporte quant à lui une large avenue, déjà
tracée, que borderont des édifices publics et privés, des places jardin et le foyer civique ou
l’actuel siège de l’UGTA.
Cependant, se réduisant aux imites du territoire de la commune d’Alger et environs, se plan
sera critique par une vision plus régional qui prononce le plan régional d’Alger 1935 qui
vient remplacer le précédant et comble ces insuffisance.
Le développement négatif constaté marqué par une composition sans ordre des nouveaux
quartiers, les rues étroites et tortueuse, les habitations petite et étiquée. Les orientations du
Plan régional d’Alger est défini comme tel :

a- Ordonner les circulations pour faciliter l’accès surtout aux coteaux supérieurs.
b- Ordonner les constructions sur le territoire des communes de l’agglomération comme
il a été fait pour la ville d’Alger.
c- Assainir les ilots insalubres et reloger la population déplacée.
d- Préserver les principaux sites et vues panoramique et les réserves d’espaces libres.
e- Réaménager le port et ses abords
f- Créer des cités nouvelles destinées aux travailleurs indigène, ou ses derniers peuvent
trouver le milieu et cadre de vie correspondant à leur religion et coutume.
A ce moment, il été lancé la création de groupe spéciaux d’habitation affectés aux
musulmans à la ville d’Alger. Le premier groupe sera construit au quartier de
l’orangerie à Mustapha à l’intérieur de l’actuelle commune de Sidi M’ Hamed, avec
une surface de 5000 m2 (habitation avec commerce intégré).

72
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

Ces habitations viendront dans une perspective des logements répondants aux
principes de l’hygiène moderne- spacieux, prenant l’air et lumière sur les rues larges et
jardins, ce sont des habitations à bon marché (HBM). Par contre le problème de
l’habitat indigène devenait de plus en plus difficile à cerner, au moment ou sa
résolution s’imposait socialement et politiquement.

Le Plan régional fut repris, et comme résultat, on voit apparaitre l’agence du plan 1955
– 1960, cet agence a établi plusieurs projets dans la vision de rendre le centre ville
exclusivement tertiaire avec une meilleur plan de circulation. Seulement, sur le terrain
on ‘a vu que la réalisation d’un seul de ces projets de l’agence. On site : la réalisation
de la liaison entre la route moutonnière et le centre ville au niveau des rampes Poirel et
Tafourah. Il faut dire que par la suite les travaux de l’agence ont été interrompus par la
mise en œuvre du plan de Constantine.
En effet, e plan de Constantine fut la dernière tentative française de maintien de l’Algérie en
situation de dépendance. Les plus importantes réalisations relevant de ce plan pour notre zone
d’étude. On peut citer : La Cité M’Hiedine, faisant partie d’un large programme à caractère
sociale, un programme de relogement des algériens. Il faut souligner que cette cité ainsi que
toutes les réalisations de cet époque, tel que Diar Echems, Les Dunes, Les Annassers… ne
Constitue qu’un groupement de masse de béton (de 5 à7 étages) sans aucun soucie
d’environnement urbain, ni de cadre de vie, « car le but de ces interventions est purement
politique »
A ce sujet écrira [Link] : « Les principaux critiques qui peuvent être formulée sur ces cités
tiennent avant tout un système ségrégatif que même chevalier n’aura pu dépasser : cité
européenne et cité musulmanes (confort normal et simple confort) les premiers sur les crêtes
face à la mer, et les seconds dans des creux face aux autorités ».
Après 1962, ce plan est devenu le projet volontaire de développement de l’Algérie
indépendante. Cependant, les orientations du projet avaient des objectifs ayant une
contradiction avec les directives et exigences de cette nouvelle Algérie.
En effet après 1962, Sidi M’Hamed est devenu une commune stratégique appartenant à Alger
« la capital national », un nouveau statut qui nécessite la réalisation d’une structure plus
convenable permettant d’exercer à la commune la nouvelle fonction de centralité impliquée.
Il faut dire qu’à ce moment les autorités se trouvent face à grand chantiers d’interventions
urbaines à appliquer sur tout le territoire d’Alger afin de rehausser son image, entre autre Sidi
M’Hamed. Ainsi, en dépit d’une composition urbaine qu’on qualifie de spontanée, dépourvue
d’une organisation globale homogène, marquée par un tissu mal structuré et sous équipé.
Sidi M’Hamed se trouve confronté à de réelles volontés de planification urbaine d’où la
naissance d’une première réflexion de réaménagement de l’espace urbain de la commune. Un
espace qui est dans sa plus grande partie saturé et totalement urbanisé mais offrant de grande
opportunité à réutiliser et re-exploiter en mieux.
Sur cette base, le PUD d’Alger prône l’idée de revaloriser et décongestionner l’hyper centre
actuel et les espaces centraux et leurs développement à travers la restructuration des espaces
urbain d’Alger mal exploités (une vision déjà exprimé dans le contenu du POG). A partir de
cela le PUD arrive à mettre à jour un schéma de centralité d’un système radioconcentrique,
fondé sur l’extension de l’hyper centre vers Hamma-H Dey, (avec deux axes de centralité
assurant le contacte avec le nouveau tissu, l’un avec le périmètre d’El Biar –Ben Aknoun, le
second de Bir Mourad Rais et Ben Aknoun).
Dans ce mode de centralité, Sidi M’Hamed figure comme l’un des centres urbains inclus dans
la zone centrale, traversée par un axe de développement central

73
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

Dans ce sens, les différentes directives consacrées à notre air d’étude, citées dans le PUD
d’Alger, sont articulées autour de la décongestion et la revalorisation de l’espace urbain.

Par ailleurs, Le PDAU d’Alger, qui dans sa procédure relative à la révision des données du
PUD pour une reconduction de l’ensemble de ses orientations, à confirmer l’optique de
décongestionnement du centre actuel et restructuration des espaces urbains retenu dans le plan
antérieur (PUD).
Ainsi, notre zone Sidi M’Hamed a eu sa part à travers les différentes options d’aménagement
arrêtées par le PDAU. Pour cela, il lui a été souligné des directives qui préconisent la mise en
place d’une revalorisation et structuration urbaine répondant à la fonction et la taille de la ville
d’une part , et la densification du tissu urbain par différentes opérations d’aménagement de
rénovation et de restructuration urbaine d’autre part.

En effet et dans sens, le PDAU d’Alger intègre le secteur de Sidi M’Hamed dans les études du
POS, plus exactement en un ensemble de quartier POS 30- POS U29- POS U31, des plans
d’occupation du sol spécifique pour la zone, réalisée par le CNERU dont chaque POS ait une
spécificité fonctionnelle adéquate à la zone visé.

Ce document le POS, qui est supposé être plus opérationnel s’inscrit dans le but de la
concrétisation des orientations et objectifs du PDAU qui vise, comme déjà souligné, à
rehausser l’image future de la capitale d’Alger, par une utilisation plus rationnelle du sol
urbain y compris le sol de l’hyper centralité Sidi M’Hamed qui présente des atouts de
centralité très exploitable.

Les différents POS de restructuration dédiée à Sidi M’Hamed d’étude sont démarrée par le
fait que la zone d'étude jouit d'une situation stratégique et d'une attractivité très importante,
elle est partie intégrante du centre de la capitale. Elle est cernée d'une flopée d'équipement
urbains à l'échelle régionale et nationale (palais du gouvernement, grand poste, commissariat
central, port d'Alger...).
Cette concentration de grands équipements accentue ce caractère d'attractivité, qui est
rehaussé par d'autres paramètres que sont:
- sa situation centrale.
- ses densités en termes de population, logements, activités.
- sa proximité des grands centres urbains: le Hamma....
- sa relation privilégiée avec la mer caractérisée par des échappées visuelles
intéressantes.
- le nombre important d'emplois qu'elle offre.

Orientations d’aménagement proposée par les POS de Sidi M’Hamed:

Les orientations d'aménagement préconisées pour la zone d'étude relative au POS sont :
- Dé densifier le tissu avec l'aménagement d'espaces urbains de qualité (esplanade,
place, jardin public, aire de détente, terrains de sport, piétonnes...).
- Lancer des opérations de rénovation telles qu'elles sont indiquées dans les plans
d'aménagement et de composition urbaine.
- Lancer des opérations de réhabilitation du cadre bâti avec tout ce que cela implique
comme interventions diverses,
- Préserver les échappées visuelles vers la mer

74
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

- Procéder à une réorganisation interne de l'hôpital Mustapha afin de l'intégrer dans la


ville
- Réaménager et renforcer l'identité des places existantes qui sont de véritables repères
urbains
- Eradiquer le commerce informel
- Aménager une batterie d'aires de stationnement et de parkings afin de soulager la
pression
- Lancer une opération de rénovation des VRD
- Lancer une opération de généralisation de l'hygiène et protection de l’environnement.
- Déplacement des activités luisantes et incompatible avec la fonction de centralité du
site.
- Aménagement d'un pole urbain au niveau du centre
- Intervention sur le réseau routier.
- La zone sera structurée autour de trois axes importants qui subiront une grande
opération de rénovation et ou sera injecté un programme mixte d'habitat, commerces
et services intégrés. ces axe seront élargis et prolongé

Dans ce sens, les études du POS de Sidi M’Hamed sont inscrites comme opération prioritaire
dans le pole n°2 Du Grand Projet urbain d’Alger (le GPU) qui concerne la valorisation des
zones : 1 er Mai, El Hamma, et le ravin de la femme sauvage. Et la commune de Sidi
M’Hamed est incluse dans la zone nommée 1er Mai du GPU.
En effet, selon les vocations économiques et les options d’aménagement envisageables, le
Grand Projet Urbain structure la ville d’Alger en six pôles dont chaque pole doit avoir une
vocation spécifique.
« Les projets identifiés constituent ainsi le programme de court terme, que les études
spécifiques à consacrer en outre à chaque pole, auront à compléter et enrichir selon les
vocations que ce pole doit assumer, dont la promotion des fonctions métropolitaines et du
rayonnement d’Alger » 1

Notre zone d’étude, commune de Sidi M’Hamed incluse dans la zone nommée 1er Mai dans le
pole 2 du GPU, ce dernier qui englobe en plus des surfaces de la commune de Sidi M’Hamed,
des partie de la commune de Mohamed Belouizdad (zone Hamma), en plus de la zone du
Ravin de la femme Sauvage.

En ce qui suit, le résumé du contenu des orientations du GPU consacré pour notre zone
d’étude.

Le Pole 2 : nommé « 1er Mai – El Hamma- Ravin de la femme Sauvage » :


Les surfaces situées dans le pole 2 sont centré, maintenant au cœur de l’agglomération par
l’extension de la ville, ce pole se présente naturellement comme un terrain idéal, des première
extensions des espaces centraux de la capitale, en premier lieu Sidi M’Hamed, la commune
adjacente au noyau actuel de la ville « Alger-centre » et pourra ainsi, constituer même la
continuité naturelle de cet hyper centre dans l’avenir.

Retenu par le PUD et confirmer par le PDAU, l’option d’extension des espaces centraux vers
l’Est a déjà donné lieu dans les années 80 à des projets de restructuration partiellement mis en
œuvre.

1 : « Alger capitale du 21eme siècle ». P56.

75
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

Basé sur la délocalisation des activités naissantes et incompatibles et la suppression de


l’habitat insalubre, que caractérise l’ensemble des espaces urbain du pole 2, l’approche avait
alors développé deux projets de restructuration :
• Le projet de restructuration de la zone Hamma, Annassers, destiné à développer une
zone d’hyper centralités structurée autour de l’axe Hassiba Ben Bouali (Cette zone
commence de place 1er Mai (Sidi M’Hamed) et s’étend jusqu’au Abattoirs H-Dey.
• Le projet de restructuration du Ravin de la femme Sauvage, destiné à ouvrir la zone
d’hyper centralité précédente vers les hauteurs environnantes (El Madania – El
Mouradia – Kouba..) et surtout le complexe envisagé autour du palais de la culture et
du centre des arts de Riad El Feth,(seulement il faut dire que le site des Annassers
autour du Palais culturel connait actuellement un caché diplomatique avec la
réalisation du Ministère des affaires étrangère ce qui accentue la fonction de la
centralité en dehors de l’hyper centre d’Alger et offre une structure homogène au
niveau de la future métropole.

L’ensemble du programme d’aménagement et de restructuration de ce pole majeur des


nouveaux espaces centraux que nécessite la capitale, doit évidemment s’inscrire au tout
premier rang des priorités d’intervention qu’implique la métropolisation à envergure
internationale d’Alger.
C’est cet espace qui offre en effet, la faveur des potentialités foncières récupérables par les
délocalisations qui s’imposent, les plus larges opportunités d’accueil immédiat et de
promotion, des activités de haut niveau et à vocation internationale que doit attirer Alger.
Il s’agit ainsi d’envisager pour l’ensemble de ce pole :
- L’actualisation et l’extension des anciennes études, selon la nouvelle optique du GPU
et notamment le rayonnement international à assurer à Alger.
- La relance des projets revalidés.
- L’engagement de nouveaux projets, en relation avec les opportunités de financements
privés nationaux ou étrangers. Il faut dire qu’actuellement, un groupe émirati a pris
option pour revaloriser l’image de la Baie d’Alger, dont Sidi M’Hamed fait partie, par
des équipements et structure adéquate à Alger comme capitale qui exerce pleinement
son rôle à l’échelle internationale.
A coté des orientations des POS de Sidi M’Hamed, le GPU arrive à cerner notre aire d’étude
2 grands points d’interventions :
1- Le centre d’échange de l’Agha.,
2- Valorisation de la station Arsenal et du tunnel du Metro sous le boulevard Aissat Idir.

1- Le Centre d’échange de l’Agha : Il faut rappeler que le port marchand d’Alger est
celui qui concentre à lui seul prés de 40% du trafic maritime hors hydrocarbure de
l’Algérie. Les opérations de tous ordres liées à cette activité sont particulièrement
nombreuses, complexes et enchevêtrées.
A proximité immédiate de ce port marchand, il n’y a pas d’assiette foncière
disponible, remplissant les conditions de superficie exigées, pourtant le faisceau de
chemin de fer de la gare de l’Agha offre une superficie potentielle de l’ordre de 5
hectares. Ainsi, dans le cadre du GPU, une réflexion est articulée au tour de la
question suivante : Comment concilier la préservation de la performance de cette
infrastructure avec l’utilisation de l’assiette qu’elle mobilise la gare d’Agha.

76
Renouvellement urbain une solution optimale et une nécessité
pour le développement urbain durable de la commune CHPITRE 2

En effet, c’est une solution « hors-sol » est proposée, il s’agit de partir d’une dalle au
dessus des voies qui accueillerait, outre les fonctions directement associées à l’activité
portuaire (acconage, affrètement, banques, assurances, transitaires, douanes..), les
services d’accompagnement induits (hôtellerie, restauration, services divers, parking..)
De plus à une retombée non négligeable réside dans le fait d’une jonction piétonnière
(ainsi rendu possible) entre la gare d’Agha et la gare routière située à la proximité du
port.
Par ailleurs, une telle réalisation permet d’assurer une relation fonctionnelle
(piétonnière) avec le port, avec la possibilité d’une circulation sous douane doublée
d’une circulation hors douane, ainsi que la possibilité offerte au citoyen d’approcher le
port et la mer, à travers un espace de promenade directement lié à la ville.
Ainsi, les exigences urbanistiques et architecturales viennent-elles en complément et
en harmonie de ces choix fonctionnels :
- Préserver, formellement les vues sur la mer à partir de la ville, en prolongeant les rues
existantes (Boulevard Victor Hugo…).
- Volumétrie des édifices proposés devront assurer la continuité du tissu existant (Bd
Amirouche- Rue Hassiba Ben Bouali).

2- Valorisation de la station Arsenal et du tunnel du Metro sous le boulevard Aissat Idir :


La réalisation de la station Arsenal a exigé une excavation importante, qu’il aurait
fallu combler une fois les ouvrages souterrains et les accès réalisés.
L’idée première a consisté à tirer profit de la différence de niveau entre la voute de la
station et le sol (Le niveau du boulevard) pour réaliser un équipement utile (parking,
galerie marchande, etc.)
Du même coup, l’utilisation des terrains limitrophes à la station est rendue très
intéressante d’un double point de vue : construction de deux immeubles pouvant servir
pour un centre d’affaires, de l’hôtellerie, des commerces et marquage de la nouvelle
« porte » (jonction des boulevards Aissat Idir et Rouchai Boualem) donnant sur le
perspective du Hamma.
L’option de faire de ces deux immeubles « un signal » architectural marquant, devient
alors évidente.
Ces deux exemples montrent que la nouvelle démarche d’aménagement d’Alger rompt
avec l’idée que l’urbanisme ne dépend que du foncier disponible, pour aller vers la
recherche de solutions qui font appel à la créativité et à l’immigration.

Il faut dire que la commune de Sidi M’Hamed, à partir de l’ensemble des orientations
urbaines cité dans les POS et soutenu par le GPU, pourra offrir une structure renouvelée, Sidi
M’Hamed comme un espace qui pourra accomplir pleinement sa fonction de centralité au
cœur de la capitale d’Alger.
A ce moment, l’on se pose la question : les POS et GPU constituent ils une stratégie urbaine
complète sur tous les plans ? Les plans, constituent – ils une stratégie pouvant assurer un
développement urbain durable de la commune et par la suite logique de la ville ?

77
DEUXIEME PARTIE
Analyse de la structure urbaine de Sidi M’Hamed dans une
perspective de récupération
Chapitre 1.
Présentation de la zone : Capacité du site et contrainte
d’aménagement.
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Partie 2. Analyse de la structure urbaine de Sidi M’Hamed dans


une perspective de récupérationµ
Dans cette partie on présentera une analyse détaillée de la structure urbaine de Sidi M’Hamed
soulevant les atouts et contraintes d’aménagement ou de renouvellement urbain de la zone
d’étude qui constitue une partie intégrante de l’hyper centre d’Alger. Il s’agit d’un espace de
fort rayon de centralité qui dynamise toute l’économie de la ville même du pays, ce qui
impose une revalorisation, un renouvellement urbain pour une image de qualité offrant des
éléments de réponse pour les exigences actuelle.
Ensuite, on abordera les propositions de restructuration formulées par l’organisme de l’état le
CNERU, à travers le Plans d’Occupation du Sol POS ayant pour thème « Requalification et
restructuration de l’espace centre-ville », présenter les multiples opérations d’interventions sur
le tissu urbain de la commune d’étude sous forme des deux POS, pour voir l’aboutissement de
ces orientations sur le terrain. Faudra- il pas une révision et un enrichissement desdites
propositions d’aménagement et de restructuration urbaine de la commune de Sidi M’Hamed,
pour atteindre un espace compétitif et durablement renouvelé

Chapitre 1. Présentation de la zone : Capacité du site et


contrainte d’aménagement.

Généralement, la plus grande partie des opérations de renouvellement urbain à pour


orientation principale un but socio-économique qui réside dans l’amélioration de l’image de
l’espace urbain pour lui redonner une fonction plus adéquate et plus intelligente aux exigences
du temps moderne. Or, l’inadaptation de localisation fonctionnelle, la vétusté du bâti et la
sous-utilisation du sol par des constructions et aménagement urbain de moindre valeur
diminuent sensiblement l’apport économique de la ville et diminue la qualité de vie du
citoyen. C’est dans ce sens que le renouvellent urbain s’impose afin de rentabiliser, valoriser
le foncier urbain durablement et intelligemment.
Dans ce chapitre on présentera les capacités et les contraintes que reflète notre site face aux
opérations du renouvellement urbain durable et intelligent.

78
Image satellite Quick Bird . Resolution 0.6 m
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Citre1 : Capacité du site et contrainte d’aménagement

L’étude de capacité du site est l’un des éléments majeurs du projet urbain qui consiste à
diagnostiquer le terrain, tant au plan spatial que sectoriel, ce qui permet de connaître les
différents aspects physiques que représente la nature et topographie du sol, les différentes
utilisations soit le bâti sous toutes ses formes multifonctionnelles (habitat, équipement,
activités de productions…) les réseaux viaires existants, ainsi que les caractéristiques de la
population du site.
L’objectif est de faire émerger et souligner les atouts et carences afin de définir par la suite les
scénarios le plus adéquats de développement urbain selon les objectifs arrêtes. Ceci ne peut
être concrétisé que par l’analyse détaillée des données (potentialités et contraintes du site) en
apport avec la stratégie d’aménagement et la finalité du projet urbain.

1. Lecture du site
La zone de Sidi M’Hamed constitue la continuité immédiate du centre principale
d’Alger, autant que commune centrale qui couvre une superficie de 40000 km2 .
Voir l’image satellite de la commune de Sidi M’Hamed

1.1. Aspect administratif


Toute limite que ce soit communale ou celle du projet urbain est issue d’une décision
administratif, c’est dans ce sens que le nom ci-dessous nous apparu logique.

1.1.1 Limita communale


Commune centrale située dans la partie ouest de la baie d’Alger, occupant une position
stratégique en juxtaposant en sa limite Nord la commune d’Alger centre la mégapole de toute
l’agglomération, profitant ainsi de son air d’influence et des programmes de centralité.
Successivement du Sud Est au Sud Ouest, elle est bordée par les communes de Belouizdad,
El- Madania et El-Mouradia.

1.1.2 Limita urbanistique


La zone de Sidi M’Hamed concernée par le projet de renouvellement urbain est limité
selon les infrastructures viaires comme suit 1 :
- La voie ferroviaire et RN5 au Nord - Est.
- La rue Ferroukhi, rue Didouche Mourad et le Boulevard Franklin Roosevelt au Nord
– Ouest.
- La rue Souidani Boudjamaa el le Boulevard des Martyres au Sud.
- Successivement, La rue Med Bougherfa, Bd Rouchai, rue Bouchenafa Med, Bd
Mohamed Belouizdad, Rue Taglit A-F-R, rue Tebessi, rue Abbour Azzedine, et le
chemin Zekkal à l’Est.
Voir carte de la localisation de la commune de Sidi M’Hamed dans la wilaya d’Alger

1 : Limite déterminée selon le POS de Sidi M’Hamed

80
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

1.2. Aspect physique


Le sol en sa nature et sa forme, est un support de toutes œuvres urbaines que ce soit
réseau, bâtiments ou autres, le tout est regroupé sous le nom physique, pour émerger l’aspect
naturel et anthropique de la commune.

1.2.1. Topographie et géotechnie

[Link]. Topographie
Notre zone d’étude est incluse dans la plaine côtière d’Alger, elle est bordée au Sud par
un talus presque continue qui limite le plateau d’El-Madania, les hauteurs d’El-Mouradia ;
c’est ce talus qui donne à la zone basse l’aspect d’un « creuset » géomorphologique, qui
constitue un caractère unitaire, dont ses pentes sont très faibles parfois nulles qui ne s’animent
légèrement que vers le Sud ouest pour atteindre une valeur maximale de 200 km de hauteur.
De part ces caractéristiques topographique, Le terrain du site est particulièrement distingué en
trois ensembles s’étageant du Nord-est au Sud.
- Une bande littorale occupant prés de la moitié de la superficie de la commune avec une
pente inférieure à 5%.
- Une bande plus étroite, dont la pente varis entre 5% et 10%, se situant entre l’avenue Ahmed
Ghermoul au Nord-ouest et la rue Mohamed Belouizdad au Sud-est.
- Le reste de la commune est représenté par des terrains de forte pente variant de 10 à 20%,
correspondant aux hauteurs Nord-ouest de Sidi M’hamed.
- Allant de l’avenue Ahmed Ghermoul jusqu’au boulevard des Martyres, c’est dans ce
troisième ensemble qu’on peut distinguer deux site à forte pente qui sont supérieur à 20%, le
premier correspond à la cité M’hey Dine au Sud-ouest, le second à l’ensemble bâti regroupant
le palais du peuple et le siège de la télévision et radio algérienne au Nord-ouest.

Voir carte du relief de la commune de Sidi M’Hamed.

[Link]. Géotechnique
L’étude géotechnique du sol est l’un des critères de bases de toute étude urbanistique,
notamment celle de la restructuration ou de renouvellement urbain, elle permet de donner au
projet l’aspect préventif de tout risque naturel possible pouvant affecter l’air d’étude.
Cette étude consiste à :
1. Fournir en tout point d’une zone donnée, une idée aussi précise que possible d’une
part, sur la constitution du sous-sol et d’autre part sur ses caractéristiques.
2. Identifier en tout d’une zone donnée, quel peuvent être les problèmes géotechniques
majeurs rencontrés.
Elle permet en définitive de prévoir d’aptitude à telle ou telle utilisation (sol de fondation
ou matériaux de construction…) des terrains d’une zone définie.

De ce fait, le sol et le sous sol de notre secteur d’étude sont formés essentiellement de
trois formations à savoir :
1. Les calcaires, constituant des roches dures d’origine détritique ou carbonatée, sont
présents dans presque la totalité de la partie Ouest de la zone d’étude ou on enregistre une
élévation du sol.
2. Les gneiss, des roches très dures d’origine volcanique ou métamorphique qui sont
présent en petite surface dans la partie nord de la zone concernée.
3. Les sables argileux plus au moins rubéfiés (du Calabrien-Villafranchien aux temps
actuels d’âge Astien du Pliocène) formés de grés, d’argile avec ou sans galets, la
82
CARTE EF
COMMUNE DE SIDI M'HAMED
1 M'HAMED
---
ELOUIZDAD
/
Courbes de niveau (20 m)
IJ�Gl�NnE Indications des courbes de niveau
Altitude (mètre)
- 300-400
200 - 300
100 - 200
0- 100
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

désagrégation de la roche en place gréso-argileuse donne des sables argileux composant


une bonne partie de la superficie couvrant la partie Est de la zone.
2. Les alluvions récentes (marnes bleues du plaisancier et marnes de la même époque
géologique) qui sont présentes faiblement dans la partie Nord du secteur d’étude.
3. Les limons rouges et sables fin consolidé du Quaternaire sur lesquelles viennent se
poser les remblais. Ces sables sont présents dans la partie littorale de la zone
concernée.
Voir la carte géologique de la commune de Sidi M’Hamed.

A partir de cette définition des natures des sols, on peut donner une classification par
rapport à leur résistance à la construction. Dans ce sens trois classes de terrains donnent les
catégories suivantes :
- Une classe favorable : sables argileuse rougeâtres et les calcaires ainsi que les gneiss.
- Une classe moyenne : les alluvions récentes non inondées.
- Une classe défavorable : les limons rouges et sable fins.

• Hydrogéologie
Du point de vue hydrogéologique, on note la présence d’une nappe phréatique
superficielle dont le niveau piézométrique se situe entre 4,5 et 10 m de profondeur.
Cela nécessite une attention spécifique et prévention à mettre en considération pour toute
sorte d’implantation urbaine.
• Séismicité
La zone d’Alger est classée dans la catégorie de séismicité moyenne, une faille active
existe à la limite de notre zone d’étude à l’Agha. Pour cela toute directives du C.G.S et de la
SNCTC 1 doivent être prises en considérations dans l’ensemble des projets de construction
futur afin d’assurer une ville plus au moins sécurisée au citoyen.

84
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

1.2.2. Accessibilité et réseau de voiries


Les caractéristiques géomorphologiques du site ont fortement conditionnées la
dimension et l’orientation des voies de communication réalisées selon les plans d’urbanisme
(le plan Vigoureux-Caillât 1858, le plan Eugene des Redon, POG…). La partie plane du site
constitue le point de convergence de toutes les voies de communication routières à l’échelle
de la commune et de la ville. De part sa configuration qui facilite la réalisation en cout et en
temps des voies, cette réalité du terrain ainsi que la politique algérienne en matière de
transport et aménagement urbain, ont conduit à une surcharge des voies de transport dans
toute cette partie basse de la capitale, devenue le lien obligatoire de transit des voies et moyen
de transport régional.
De plus, le niveau de centralité de premier degré propre à la commune a accentuer pour
beaucoup les problèmes de transport et d’encombrement routier par rapport à la demande en
augmentation, on cite l’exemple des mouvements pendulaires quotidiens travail / domicile, les
mouvement ayant relation à la demande des services des fonctions de commandement et ou
de centralité existantes dans le site, les mouvements ayant relation avec les activités portuaire
juxtaposant la commune au Nord.
Le réseau routier de la commune à été en partie amélioré de nos jours, ceci est inscrit
dans le but d’attribuer à la commune une structure adéquate au statut d’espace de centralité de
la capitale dont on peut citer quelques projets réalisés durant les dernières années : la Tramy
de la place de la concorde 1ER mai et la Tramy de Franklin Roosevelt, ainsi que la réalisation
de l’échangeur de 1er mai qui relie le réseau autoroutier et le réseau communale, mais reste
beaucoup à faire.
La commune de Sidi M’Hamed possède une position géostratégique, c’est le point de
convergence des autres communes limitrophes, son accessibilité extérieur de la ville /
intérieur de la ville qui caractérise le site se voit d’une certaine manière retranscrite à travers
le système de voirie existant (voir la carte du réseau routier de la commune de Sidi
M’Hamed), nous dénombrons donc à ce sens :
- L’avenue de l’ALN :
Un axe de transit qui fait partie du réseau autoroutier, longeant la cote (limite Nord est du
site), c’est une voie rapide à flux mécanique important qui assure la liaison entre différentes
entités de la ville d’Est en Nord est.
- Franklin Roosevelt (RN) :
Une route faisant partie du réseau routier national, elle permet une circulation fluide
entre les entités de la ville, comme une voie d’accès et de transit contournant la zone en sa
partie Sud ouest, elle est caractérisée de faible animation urbaine ;
- Avenue Colonel Mellah Ali (CW) et Rue Hassiba Ben Bouali (tronçon est) :
Comme le chemin communal (Avenue Colonel Mellah Ali) ainsi que TRIK HAMOUD
ce sont des voies d’accès garantissant la jonction ville axe de transit, des voies plus
mécaniques que piétonne (très rapide). Les deux voies sont reliées par trémie qui facilite le
flux mécanique au niveau du point centrale de la circulation de la ville Place 1er mai.
Il faut noter que la rue TRIK HAMOUD est marquée par la présence à ces abords des unité
industrielles dont leurs délocalisation s’impose avec le temps, face au statut urbain de Sidi
M’Hamed comme zone de centralité et à l’image future de cette rue qui sera définie comme
un axe de centralité (d’après les projets urbain d’Alger) un support d’équipement d’envergure
et d’établissement d’hypercentralité.
- La rue Hassiba ben Bouali (Chemin wilayale) et Rue Belouizdad Mohamed :
L’ensemble de ces deux rues sont des axes d’animation urbaine, ce sont des voies de
desserte ou de raccordement, permettant une circulation relativement fluide entre les quartiers
et communes avoisinantes pour relier ainsi la commune Belouizdad à Alger-Centre traversant
la commune d’étude Sidi M’ Hamed. C’est des axes polyfonctionnels très animé, à caractère

86
-� tl�GENH
Pli Limite communale
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@
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[Link] Echangeur
�·
I'" .
� ;: • Carrefour en service
• Carrefour en travaux

,...�-.i�;:,..,
'""'" • Carrefour en étude
Réseau autoroutier en service
Réseau autoroutier en travaux
�;"·'�"
CHU Réseau autoroutier en étude
CW éxistants
C � RN éxistantes
SIDI rv CW-CV en service
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""1 '.! CW-CV en travaux
�·-
J
CW-CV en étude
. -J..,_�-.a.:"
<'.,,., ._
C RN en service
...........
.,
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·"-•
C � RN en travaux
C � RN en étude
voie de desserte locale
lll�Sl�lllJ Il()IJ'l1Il�ll
DANS LA COMMUNE DE SIDIM'HAMED
ECHELLE
-?-N ----====----c:===Mètres
0 250 500 750 1 000
d'essai'
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

mixte ou on trouve à leurs abords, de plus de l’habitat, le commerce et les multiples


services publics et autres. Ceci explique l’importance du trafic d’échange et de distribution au
niveau de cet axe, contribuant par la suite à une congestion continue qui s’accentuera à moyen
terme avec l’intégration des équipements d’hypercentralité programmés pour la commune
d’étude.
- La rue Didouche Mourad :
Autant qu’un axe d’animation urbaine de premier degré, c’est une autre voie d’accès
relativement fluide qui contourne la zone en sa partie Nord est. C’est un second axe important
dans l’air d’étude à forte animation imposée par la présence considérable des services publics
et commerces caractérisant cette rue de centralité. Il faut souligner que cette voie est marquée
par un encombrement mécanique et même piétonne du fait que les trottoirs au niveau de
Didouche Mourad semblent ne pas suffire la quantité des mouvements des passagers qui
l’utilisent quotidiennement, d’où une réflexion pour la conception d’un plan de circulation
rigoureux est plus qu’urgent pour toute la zone de centralité de la ville.
En des voies déterminées au paravent, d’autres axes structurant Sidi M’Hamed, sous
forme des voies de déserte locale, présentent des caractères aussi différents que variés, à citer
respectivement selon la hiérarchie des rues comme suit :
- Boulevard des Martyres
- La rue Maissonier (axe commercial de 1er degré)
- La rue Victor Hugo
- La rue Khelifati
- La rue Guermoul. Au quartier du 1er MAI au quartier du 1er MAI

- La part de la voirie et des aires de stationnement :


Selon une étude faite par le professeur Ali Hadjiedj, le taux de la surface de la voirie et
des aires de stationnement par apport à la surface totale de l’agglomération est de17% dont
10% pour la voirie et 7% pour les aires de stationnement. La dimension de la surface de la
voirie à Alger se rapproche nettement de celle des villes des pays développés, hormis les
Etats-Unis. Elle représente 18% de la ville de Tokyo, 21% à Londres et 23% à Paris, mais elle
atteint 69% dans le centre de Los Angeles dont 27% de voirie, 10% de trottoirs et 32% de
stationnement (la norme minimale de la surface de la voirie et des aires de stationnement est
de 25%).
Pour ce qui est d’Alger, même si le taux de la surface de la voirie et des aires de
stationnement se rapproche de celui des pays développés, ceci n’exprime pas un
rapprochement de situation par rapport à l’accessibilité, sachant que la vitesse commerciale à
Paris est de 80 Km/h elle est à Alger de l’ordre 20 Km/h seulement. Cette importante de
vitesse, exprime de très mauvaise condition d’accessibilité et à des répercutions négatives sur
les activités de la commune centrale « Sidi M’Hamed ». Cette situation est en grande partie
le produit de la mauvaise gestion des moyens de transport urbain et l’absence d’une stratégie
globale du transport à l’échelle de la commune et de la wilaya

88
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

La dépendance à la voiture pour le déplacement :


La politique du développement des autoroutes entreprises, depuis les années quatre-
vingt, a largement participée à faire dépendre le citoyen de la voiture dans sec déplacement,
cette voiture qui est devenue aujourd’hui le premier moyen de transport en Algérie.
Aussi, la ville a connue une modification importante de sa structure, du fait de
l’évolution rapide de l’automobile et des moyens de transport et ce depuis XX siècle. Une
évolution qui a impliquer un changement dans le comportement de la population urbaine qui
empreinte de plus en plus la voiture.
Selon les orientations générales qui s’inscrivent dans la sphère du développement
durable, la voiture devient un des majeurs problèmes entravant ainsi les directives de l’agenda
21 dont les principaux axes sont :
-un développement économique, raisonné et efficient
- une justice sociale qui permet l’égal accès aux services et une répartition équitable des
couts et bénéfices.
- Protection de l’environnement et une gestion avec prudence des ressources et des
potentialités naturelles.
Le développement urbain axé sur le transport par l’utilisation de l’automobile engendre
des problèmes lourds à prendre en considération dont on peut citer, la discrimination sociale
car la voiture n’est pas accessible à tous, la pollution importante de l’atmosphère et les
nuisances sonores sans compter la consommation importante d’une énergie non renouvelable,
mais surtout la consommation importante de l’espace.
Pour faire face aux problèmes croissants liés à la voiture, des recherches sont entamés
afin de mettre en place des infrastructure de transports collectifs et alternatifs (peu ou pas
polluantes) en lien avec l’aménagement du territoire dans le but de faciliter les déplacements
en autobus, métro, en future tramway et train au lieu de construire des infrastructures
encourageant l’usage de l’automobile selon un plan de déplacement urbain intégrer dans le
plan d’aménagement urbain durable de la commune, ceci pour un intérêt général et une
avance sure sans perte pour les citoyens.

- Le déplacement par moyen de transport commun


La commune est dotée de moyen de transport urbain multiple, à citer les lignes de bus du
secteur de l’état de l’entreprise ETUSA avec une grande station, située à la place du 1 er mai,
et la station de bus Aissat Idir pour les bus dédiés au transport urbain privé.
Il faut savoir qu’au niveau des deux arrêts de bus il existe la connexion avec le Metro d’Alger,
ceci afin d’assurer par cette connexion multimodal des moyens de transport urbain une facilité
de déplacement en moindre temps.
La future ligne de métro (voir le Schéma général du réseau métro d’Alger ci-dessous) qui
montre que la commune de Sidi M’hamed est traversée par les lignes de Metro en deux fois
ligne 1 et ligne 2. Contrairement à la ligne 2 qui est en programme, la ligne 1 traverse
actuellement la commune et elle est mise en service 2011. Le reste du réseau du métro
d’Alger est en cours de travaux pour servir les citoyens et diminuer la pression des flux
mécanique sue le réseau routier de la commune qui est trop fréquentée a cause de son statut
d’hyper centralité.

89
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Schéma général du réseau métro d’Alger

Comme déjà signalé, le plan de transport en commun d’Alger est fait en sorte qu’il assurera
une connexion entre les différentes modalités de transport. A titre d’exemple, on souligne une
connexion directe entre la ligne du métro n° 1 et les arrêts des bus de l’ETUSA (transport
urbain d’Alger), mais aussi entre la ligne du métro n° 1 le futur Tramways d’Alger qui arrive
au niveau du quartier des Abattoirs pas loin de la commune d’étude et donc du centre ville.
Comme on note la jointure entre le métro et bus qui travers Sidi M’hamed par la localisation
sur terrain les arrêtes des deux modes de transport en juxtaposition pour facilité au maximum
la mobilité et flux des utilisateurs.

Nous retenons par ailleurs, le passage de la voie ferrée et la présence de la station


téléphonique au quartier du 1er MAI , qui viennent à leur tour affirmer le potentiel
infrastructurel de la zone qui facilitent nettement l’accès et rajoutant ainsi un point en plus à la
valeur foncières du site, surtout qui est incluse dans la zone d’hyper centralité d’Alger.

1-2-3-L’habitat
L’habitat, un bien de consommation, est un paramètre qui reflète la structure
sociale et permet ainsi de déterminer le niveau du cadre de vie du citoyen.
Notre cas d’étude « le renouvellement urbain » implique une analyse de toute
portion du tissu urbain, entre autre l’habitat, afin de cerner les problèmes reliés à ce dernier. Il
est nécessaire de dire que cette analyse est un indice de localisation des différents
équipements et services programmés dans les textes du projet de restructuration urbaine dans
les POS destinés à Sidi M’hamed.
Il faut dire aussi que cette analyse, est-elle dans le but d’une meilleure gestion
urbaine ? Dans le cas d’une délocalisation obligatoire de l’habitat qu’il soit individuel ou
même collectif pour les projets urbains de centralité d’un intérêt général destinés à la zone
concernée. Une telle intervention doit être suivie d’une planification sérieuse d’un programme
d’habitat qui doit être mise en place pour indemniser les populations délocalisés.

90
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

[Link]. Les types de construction


Sidi M’hamed est caractérisée par des constructions d’habitation d’une grande
diversité ce qui est clairement indiqué dans le tableau suivant
Tableau n°2 : Répartition des logements selon le type de construction dans la commune
d’Hussein-Dey.

Type de construction Nombre de logements %

Immeuble d’habitation 12671 60,45


Maison individuelle 1073 29,22
Maison traditionnelle 374 7,25
Autres 234 1,55
Construction précaire 517 3,44
ND 136 0,90
Totale 15005 100
Source : R.G.P.H 1997 – ONS.

Dans cette analyse de l’habitat on se limite aux données quantitatives (nombre de


logement) et leur répartition. Par contre les données quantitatives c'est-à-dire la typologie
(style architectural et l’état du bâtis est bien déterminé dans l’analyse de typologie et état du
bâtis multifonctionnelle de la commune, ceci afin de faire ressortir les résultats à travers un
meilleur diagnostic.
La lecture du tableau précédent nous permet de déterminer les informations suivantes :

[Link].1. Les immeubles d’habitation (H. collectif)


Ce type de construction constitue la plus importante partie du parc logements
soit 12671 logts ou 60.45% du total.
Ces habitats collectifs mixte constituent la topologie dominante dans la commune surtout pour
la zone Mustapha, aussi ils sont très présent aux abords des axe principale (Rue Hassiba Ben
Bouali, Didouche Mourad..), c’est principalement des immeubles datant de l’époque
coloniale.
Ce sont des immeuble dont les RDC sont occupés par occupés par des commerces, services et
activités, ils accueillent aussi dans les niveaux courants, des administrations et des professions
libérales (Cabinet juridique, médical, finance et impôt...)
Un phénomène itératif a été observé : l’occupation systématique des terrasses, buanderies,
caves et autres lieux communs en guise de logements. Un autre aspect observé : extensions
anarchiques et transformations au niveau des balcons défigurant ainsi la belle image des
façades urbaine des immeubles par des agglomérats de parpaing, tôles...
D’autre part, situant à la périphérie Sud est de la commune (à La zone Nacera Nounou par
exemple) l’habitat collectif représente que la moitié du cadre bâti, et aussi la majeur partie de
ces immeubles datent de l’époque coloniale et sont par manque d’entretien en mauvais état,
les RDC de ces immeubles sont occupés par des commerces, services et activité dont la
majeur partie des terrasses es occupé par des extensions qui font office de logement. Un
phénomène qui ne doit pas existé surtout dans une commune d’hyper centralité Sidi
M’Hamed.

A cet effet, les collectivités locale doivent résoudre le problème d’extension anarchique des
constructions et les modifications informel des façades et terrasse et offrir aux citoyens un
logement convenable à la vie sereine.

91
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

[Link].2. Les maisons individuelles


Sont repartis quasiment sur la partie Est du territoire de la commune
représentant une valeur de 29.22 % des constructions d’habitation. Elles sont regroupées sous
forme d’un lotissement situé beaucoup plus à la zone Nacera Nounou (selon le découpage du
POS), le parc d’habitat individuel est sous forme des constructions qui datent de l’époque
coloniale dans un état tendant vers le mauvais dont le gabarit varie en général du RDC à R+1.
A la zone Mustapha qui est dans le cœur d’Alger on remarque que l’habitat individuel est très
peu présent, les rares constructions existantes sont dans un état d’entretien qui laisse à désirer.

[Link].3. Maison traditionnelles


Elles ne représentent que 7.25 % du parc logement, se trouvent à la zone Nacera
Nounou de la commune, ce type de maisons sont caractérisées par leur simple architecture
dont le toi est souvent en tuile.

[Link].4. Les constructions précaires


Elles constituent une partie minime soit de 3.44 % le dernier recensement a
prouvé leurs existences jusqu’à nos jours dans une commune de centralité, appartenant à
une ville Alger qui est supposée être une capitale voire même une métropole d’une
influence internationale.

- Les constructions non déclarées


Ces constructions ne couvrent qu’un taux de 0.9% du total de logement,
nommées ND en raison de non déclaration des ménages concernés par ces constructions,
refusant toute question relative au dernier recensement de l’habitat. Sans oublier l’autre
catégorie qui ne représente que % du total, qui s’ajoute à leur tour aux différents types de
constructions cités auparavant, pour atteindre un nombre total de 15 005 logements,
composant le patrimoine urbain de Sidi M’ hamed.

A la lumière de ce qui a été dit, on peut constater que notre zone d’étude est un périmètre
urbain ou le bâtis à fonction résidentielle existe dans toute ses formes, y compris les
constructions précaire. Cette situation implique impérativement une gestion et un
aménagement urbain plus rigoureux afin d’éradiquer et gommer toutes traces de
construction illicite et améliorer les conditions de l’habitat et donc les conditions du cadre
de vie des citadins.

1.2.4. Les équipements


Les équipements en multiforme et multidimensionnels constituent l’élément d’actif
Immobilier qui forme le patrimoine physique d’une agglomération urbaine 1, dont le tout
est au service de l’homme. A cet égard, Mark Cote précise que : « Tout habitant est censé
pouvoir utiliser certains équipements et services collectifs prévus par le pouvoir public,
afin que la fonction habiter soit satisfaisante aux plans de la santé, de l’éducation, de
l’achat de biens et de promotion sociale et culturelle 2 ». La commune de Sidi M’Hamed
autant que commune de centralité est dotée de multiples équipements du tertiaire
supérieur et activités diverses.
Voir la carte d’espace et équipements publics de la commune de Sidi M’Hamed.

1 : [Link], l’organisation de l’espace, Hermann, Paris,1966, p 348


2 : Mark Cote, l’espace algérien – les prémices d’aménagement, OPU Alger,1983

92
LEGENHE
1- CJ Limites communales Equipement culturel

1 ,.,. Equipement de sécurité Thèaire
- Commissariat Musêe
e·im- ; ►
- Gendar merie IiD Clnema
-·...
- Garde communale IID Centre culturel
lfu''n•
l-�hl•
. � 'U
� --;r._:
:r .~�(.-::

- Protection ctv1le IID Maison de jeune


,\. Equipement scolaire
DII Bibliothèque- médiathèque
\, r•"" r,�\
�_;_��
Crèche
h�'i::'! lm Conservatoire

• L Eco1e Equipement de culte
!
L"�o!�•
Collège So;; Mosquée
,! Lycée � Eglise
! Universitê/Ense,gnement supérieur So;; Synagogue
�rro I M.
l _.E
A IIJl'" L CFPA Equipement administratif
., i
'f ' ·, \,.. .-r- - - :,. Equipement de santé .À. Siège Wilaya
''--'
� . . --
Y" ·,�j · o
(:J H6p1tal A SlegeDaua
� ;,._·-, ► r.J Polyclinique-Clinique d'accouchement .À. Siège APC-Annexe AP C
El r:J Centre de santé .À. Bureau de poste

Equipement sportif A utres equlpement
0

Slade Gare voyageurs
El

Terrain de jeux Station de tramway
El Gymnase Station de métro
[I Piscine
El Hippodrome
l�SPAf�ES E'I, l�fllJIPE)ll�N'I, PIJlll,ICS �- N O

ECHELLE
250 500 750 1 000
lDANS LA COMMUNE DE SIDI M'HAMED
----====----====iM6trn
\
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

[Link] Les établissements administratifs


a – Le siège de Daira
Actuellement, Sidi M’hamed est une circonscription urbaine qui regroupe les
communes de Sidi M’hamed, Alger-Centre, El-Mouradia, El-Madania, dont le siège est au
niveau de la rue Capitaine Menani
b – Le siège de l’assemblée populaire communale (APC)
Ce siège est situé en juxtaposition du siège de l’UGTA tout prés de la place centrale
1er mai, sous forme d’une nouvelle bâtisse conçue pour la satisfaction aux besoins de la
population avec ces différents services de l’état civil, le service social et technique. Ce siège,
avec ces annexes bien repartis par secteurs, a pour mission principale de mieux desservir la
population d’une façon adéquate, rapide et convenable.

[Link] Les établissements des services collectifs


Ces équipements sont dans leurs majorités aisément accessibles, on y compte :
- Un siège de l’UGTA à Aissat Idir
- Un siège de l’office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) situé au 1 er
Mai et OPGI de Nacera Nounou.
- L’office National des droits de l’homme l’ONDH A la rue Roosevelt.

[Link] Les équipements éducatifs


Notre zone d’étude possédé un nombre d’équipement éducatifs, université et centre de
formation et école spéciale public et privé satisfaisant dont on note :
a-Equipement d’enseignement supérieur : Faculté de Médecine sis l’avenue Ali Melah,
plusieurs écoles privées agrées par l’état offrant les études supérieures telles que les finances
le management, ces écoles situées principalement à la rue Didouche Mourad, rue Victor
Hugo.
b-Equipement de formation professionnelle : Pour la formation professionnelle, la
commune compte plusieurs écoles privés agrées par l’état spécialisée dans la formation
professionnelle, comme celle située à la rue Didouche Mourad, elle regroupe les disciplines
suivantes : Electricité – Comptabilité – Hôtellerie…
c-Equipement scolaire : La commune présente un nombre d’équipement éducatifs
appréciable par apport à celui des pays dont le taux d’occupation par classe (TOC) est de 36
élève/classe. Le niveau secondaire, la commune compte plusieurs lycées dont on cite le lycée
Omar Racim sis rue Ahmed Zabana ainsi qu’à d’autres.
Les CEM et EFE sont présents dans chaque quartier dont on dénombre prés de 10 CEM et
de 20 EFE, repartis dans tout le secteur de la commune, dont on peut citer :

Un EFE avenue Ali Melah, Un CEM rue Fatma Zohra Melliki


Un EFE et 2 CEM ilot Ben Barek Abdelkader, un CEM et deux EFE rue Nacera Nounou
Un EFE rue Mouhamed Beloui, Un CEM rue Khelifa Boukhalfa
Un EFE rue Said Keli, deux EFE rue Réda Hamdou.
La préscolarisation des enfants de 6 mois à 5 ans est assurée par les établissements pour la
plus part relève du secteur privé des crèches qui sont répartis autour de tout le secteur de la
commue

[Link] Les équipements sanitaires


L’équipement le plus important est l’hôpital Universitaire CHU Mustapha, il
s’étale sur 17 ha exerçant un rayonnement à l’échelle nationale.
Il constitue dans la trame urbaine d’Alger un élément charnière entre les différents quartiers
que sont : le 1er Mai, Belcourt, Meissonnier, mais il est dans la pratique spatiale une entité

94
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

fermée, répulsive aux échanges urbains et constitue de ce fait un enclos dans la ville et un
obstacle à la fluidité des circulations notamment piétonnes.
Avec 5000 travailleurs, 1400 véhicules/jour pour le personnel, 4000 véhicules/ jour pour
visiteur, l’hôpital Mustapha doit être réorganisé.
De plus au CHU de Mustapha, La zone d’étude possède autres structures sanitaire
d’importance différentes, à la disposition du public relevant du secteur de l’état ou privé, des
polycliniques assurant des soins diversifiés et spécialisées à rayon fonctionnel du quartier où
de la commune. Les établissements privé et cabiné médicaux assure le rôle de combler le
déficit relevé par les structures sanitaire de l’état.

[Link] Les équipements de télécommunication et communication


Dans le domaine de la communication, la commune se distingue d’un établissement de
radio algérienne situé à la rue Ahmed Zabana, Maison de la presse, ainsi qu’à d’autres
établissements de télécommunication, tel que :
- Centre de transmission PTT à la rue Issat Idir
- Centre de transmission Militaire à la rue Issat Idir
- Agence de PTT à la rue Hassiba
- Agence PTT à la rue Ferhat Boussad
- Agence d’opération de télécom, ilot de SONELGAZ, rue Khelifa
Sans oublier les services de télécom internet offerts par les médiatiques et centre de
culture.

[Link] Les équipements culturels


La commune de Sidi M’Hamed possède des monuments culturels classés pour les
uns comme site historique, ce qui donne un riche cachet culturel qui s’ajoute à la fonction de
centralité qu’exerce la commune. A ce sens, on cite les monuments et site culturels suivants :
- Palais Mustapha Pacha, demeure historique / Mod.
- Fontaine arabe et marabout lieu dit les Platanes
- Villa Abdelatif, demeure historique
- Villa Mohiédine, demeure historique
- Villa Abdelatif, site naturel.
- Parc de la liberté, site naturel.
- Musée national des antiquités œuvre d’art/Ant
- Musée national des antiquités demeure historique / Mod.
- Phare de Cap Caxine Signal – Maritime / Mod.
-Musée National des Beaux Arts – Edifice / Mod.
- Palais du peuple- Edifice / Mod.
Aussi et dans le cadre de la culture, on peut citer des équipements qui sont représentés en
plusieurs structures :
- Centre culturel Espagnole
- Ecole pour la formation en Art, relevant du secteur privé agrée par l’état.
- trois Cinémas situées à la rue Khelifa Boukhalfa, au quartier Meissonnier et au
quartier de SONELGAZ.

Les équipements cultuels :


Pour les équipements cultuels, on retrouve plusieurs mosquées repartis presque dans
chaque quartier dont on peut citer : une mosquée à la rue Fatma Zohra Melliki, une mosquée à
la rue Nacera Nounou, une mosquée « ERAHMA » à la rue Khelifa Bokhalfa.

95
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

[Link] Les équipements financiers


Les équipements sont en majorité des banques localisés le long des rues principales dont
on peut dénombrer les suivants :
- CNEP, rue Khelifa Boukhalfa
- BNA, rue Hassiba
- Direction de comptabilité, rue Ali Mellah
- Direction des Finances, rue Hassiba

[Link] Les équipements de commerce et d’activité libérale


Généralement, les commerces et services sont intégrés aux RDC des immeubles
d’habitation collectifs, leur concentration est la source d’une dynamique remarquable de
population, en groupe plusieurs classification selon le type de fréquentation : journalière,
occasionnel et exceptionnel.
On remarque une prédominance du commerce divers qui anime les axes principaux en
premier lieu. Le commerce qui s’ajoute aux prestations de service localisés principalement le
long des artères principales de la commune, tel que la rue Didouche - Benbouali et Khelifa.
A noter également que ces structures commerciales sont dotées d’un grand marché « Ali
Melah » en partie vente des fruits et légumes et l’autre partie constitue le bazar grand centre
commercial pour habillement à rayon wilayale, ce bazar est doté d’un grand parking à étages.
La commune est dotée aussi de deux marché à la rue Ferhat Boussad, l’un situé au RDC de
l’immeuble et l’autre sur site propre ayant une bâtisse couverte. Un centre commercial à la rue
Capitaine Menani et un autre à la rue Victor Hugo.
Concernant les activités libérales hormis le commerce, notre zone est dotée de plusieurs
structures de service privé, situés dans leur quasi-totalité dans le centre de la commune, dont
leur rôle est de subventionner la structure étatique afin de mieux assurer les besoins des
citoyens.
Les différents types de ces services assurés par le secteur privé sont de sorte multiple, tel
que des SARL, EURL, bureau d’étude, bureau d’affaire, juridique, bureau technique, école et
même plusieurs hôtel situé dans plusieurs quartiers et principalement aux abords des axes
animés, on peut citer les hôtels suivants :
- un hôtel, rue Ahmed Zabana
- un hôtel, rue Khelifa Boukhalfa
- un hôtel, rue Hassiba
- trois hôtels SNTF, rue Reda Hamdou
- deux hôtels, rue Mustapha Ferroukhi
- un hôtel, rue Fatma Zohra Melliki
- un hôtel, rue Mouhamed Belouizdad
- deux hôtels, rue Nacera Nounou

Les activités : Les activités se présentent sous forme d’un agglomérat occupant des
surfaces assez importantes à l’intérieur du tissu urbain ou individuellement et intégrées aux
constructions, on cite quelques activités présentes dans la commune :

Engineering, rue Khelifa Boukhalfa


ONAT, rue Khelifa Boukhalfa
URBANIS, rue Khelifa Boukhalfa
ALELEC, rue Nacera Nounou
ONPS, rue Nacera Nounou
ENPEC, rue Mouhamed belouizdad
SEMPAC (ERIAD), rue Mouhamed belouizdad

96
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

EMEDAZ, rue Fatma Zohra Melliki


Imprimerie officielle, rue Fatma Zohra Melliki
CNAA, rue Victor Hugo.
ENEMIPT, rue Ahmed Zabana.
ENADITEX, rue Ibnou Nafel.
OIAC, rue Ferhat Boussad

[Link] Les équipements d’éducation physiques

Les équipements de sport existants dans la commune sont divers dont on peut citer :
- L’équipement de sport à l’Avenue Ali Melah
- La piscine à la rue Fatma Zohra Melliki
- La salle Harcha Groupe LAIQUE
Ces structures sportifs qui aux plusieurs salles de sport pour couvrir le besoin croissant
des citoyens pour la détente et sport, seulement il faut programmer à aménager d’autre
salles de sport supplémentaires, ceci afin de satisfaire les besoins de la population locale
ou même algéroise

[Link] Les place publics et espaces verts

Il est important de signaler que les espaces verts à l’intérieur de la zone d’étude
marquent une insuffisance considérable, d’où une programmation impérative des airs
verdoyants s’impose. On peut citer quelques places et espaces verts qui restent minimes,
existants dans la commune :
-Jardin de la Liberté
- Place 1er Mai
- Place Ferhat Boussad
- Place de la Liberté de la Presse sis rue Hassiba.

[Link] L’industrie et l’environnement urbain dans la commune


Comme tout périmètre urbain, la zone d’étude (Sidi M’hamed) n’est à l’abri des
multiples agressions quotidiennes qui sont provoquées par les différentes sources de
pollutions, dont l’industrie prend une grande place à coté du transport urbain, participant à la
pollution de tout type émission de gaz polluant, nuisance sonore et les rejets industrielles.

- Les équipements industriels


Dans la commune de Sidi M’hamed, l’implantation des unités industrielles participe
avec degré intense à la détérioration de son aspect urbain, il s’agit essentiellement des
quelques unités d’industrie ou de logistique, des ateliers et entrepôts vétuste qui sont présent à
la rue Libraire, rue Bourala, rue Bektach nadir, et rue cheoufet Esaid situées pré de la gare du
train en parallèle du tracé de la ligne de transport ferroviaire.

- Les différents type de pollution dans l’urbain


La pollution qui affecte la commune d’étude existe sous plusieurs formes, définit comme suite

a- Pollution de l’air
Elle est due à la présence donc d’activité secondaire mais aussi pour beaucoup au
grand trafic routier que connaît la commune , il faut dire qu’à titre d’exemple que la station de
bus de transport urbain public ETUSA du 1er Mai enregistre, selon les mesure de la

97
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

compagne spécialisée dans l’étude de l’environnement urbain SAMA SAFIA, le taux de


pollution le plus élevé des stations de bus d’Alger, ajoutant à cela une deuxième station de
transport urbain privé et l’encombrement qui marque quotidiennement les flux à l’autoroute
et la proximité du trafic en lignes ferroviaires, l’ensemble de ces sources de pollution rejette
tous les jours des quantités des flux gazeux dans l’air, ces rejets atmosphériques sont très
toxiques et irritants l’état de santé de l’homme, tels que le Carbonne (Co2) et le Soufre (S) des
usines qui après une réaction chimique forme avec l’oxygène un composant toxique dioxyde
de souffre (SO2), celui-ci à coté des autre complexes chimiques attaquant les voies
respiratoires, les poumons mais aussi l’ensemble des performances physique de l’être humain
qui pourront être détruites.

b- Pollution sonore
Ce type de pollution est due aux bruits des moyens de transport dans les rues à fort
trafic et qui sont saturés de Sidi M’hamed, ainsi que les bruits des usine et ateliers sans
oublier le bruit très fort du train qui est proche (situé dans la limite de la zone d’étude avec la
commune d’Alger-Centre), qui influent directement sur le système nerveux et sur les
capacités de réflexion de l’individu et nuisant sur la vie quotidienne dans sa globalité.

c- La nuisance odeur
Cette forme de pollution est difficilement mesurable, très présente dans les zone de
collecte de déchet urbains solide ménagers ou autre et la fuite des eaux usés provoque un
dégagement d’odeurs dans l’environnement qui sera ressenti par le citoyen comme une gène
permanente.

d- Les rejets des eaux usées


Les deux grand collecteur d’eau d’assainissement qui descendant en sou sol, d’El
Biar et traversant le nord du foncier de l’hôpital Mustapha pour déboucher directement dans
la mer, sans qu’ils subissent un traitement ou épuration préalable. Ces eaux entrainent avec
eux des quantités importantes de matériaux contenant du phosphore(P) et de l’azote (N)
perturbant l’écosystème marin, ce dernier qui se situe non loin de la commune dans sa limite
Nord est.

e- Les rejets chimiques toxiques issus de l’hôpital


L’hôpital Mustapha ayant une influence à l’échelle national, dégage
quotidiennement une quantité importante de déchet chimiques qui nécessite un traitement
spécialisé en la matière sans oublier de mettre l’ensemble de ces déchets loin de l’œil des
citoyen qui traversent ou fréquente cet établissement par peur de intoxication ou
contamination de maladie dangereuse, avec la vaillance d’assurer la propreté générale dans
ces espaces hospitalier de la commune.

f- Les déchets solides ménagers


Les organismes responsable de gestion des déchets solides ménager tel que Netcom
n’arrive pas à assurer l’hygiène total aux multiples espaces d’habitat et de résidence des
citoyens (même cas pour les espaces public), ce qui nuit pour beaucoup à la vie commune,
ajoutant à cette situation alarmante l’indifférence des citoyens face au l’hygiène de vie dans la
ville et l’environnement en général d’où un plan HSE doit être intégrer sérieusement dans les
interventions urbain pour les autorités

98
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

g- Les Travaux de chantier


L’ensemble des travaux de chantier contenant des opérations de démolition ou de
construction dans la commune provoque une pollution spécifique, sous forme de dégagement
de poussière dans l’air, et qui affecte l’image urbaine surtout dans le cas d’un chantier éternel
non fini et arrêté pendant des années par faute de gestion urbaine, tel que les immeubles en
construction qui sont gelé longtemps au niveau de la rue Mohamed Belouizdad en juxta
position de la caserne militaire.

1.2.5. Etat des constructions


Le bâtiment possède un âge qui correspond à l’époque de sa construction reflétant
logiquement un style architectural déterminé, on y trouve le style turque, le néoclassique
et le style moderne. Ce qui explique l’hétérogénéité des constructions composants le tissu
urbain de Sidi M’Hamed
Voir photo lecture typologique du style architectural en page suivante
Plus l’édifice est ancien il marque une valeur importante constituant le patrimoine de la
ville. Cependant, la valeur des bâtis est menacée par son état. L’état du bâtis qui se
dégrade dans le temps et d’une façon plus accentuée en l’absence de l’entretient et
d’action de sauvegarde.
De ce fait, on a donné une classification conventionnel des constructions selon leurs état,
bien définie comme suit 1 :

• Bon : Sans défauts pouvant compromettre le long terme et répond bien aux normes.
• Moyen : Pas de dégradation compromettre à court ou moyen terme, mais nécessite des
interventions importante pour répondre aux normes d’hygiène et de sécurité.
• Mauvais : Dégradation importante pouvant compromettre les constructions à court
terme et ne répondent plus aux normes d’hygiène et de sécurité. C’est le cas des
constructions précaires.
A fin d’effectuer cette analyse, nous avons découpé notre zone d’étude en cinq zones.

Le développement d’Alger doit aujourd’hui tendre à privilégier des stratégies visant à


développer l’urbanisation du tissu urbain, autrement dit détecter les zones urbaines
classées d’urgence à la restructuration, cerner les friches urbaines destinées donc pour
l’intervention soit démolition ou réhabilitation ou reconversion de fonction. On cite
comme exemple le site du 1er Mai et le bidonville de Maheidinne, ces deux apparaissant
comme un véritable potentiel du renouvellement urbain pour la commune et toute la ville
concernée.

Tout projet urbain de renouvellement urbain doit s’inscrire dans le cadre du principe de
développement durable, qui nous oriente vers une recherche de solution qui assure
l’équilibre environnemental économique et socioculturel.
Pour l’environnement construit, cette recherche d’optimisation remet clairement en
question les logiques de dispersion poursuivi actuellement, qui conduisent en effet au
gaspillage de sol « le foncier, source non renouvelable » et la ségrégation spatiale des
fonctions urbaines.

Pour la zone d’étude on constate sur le terrain :


- La présence de friches urbaines

1 : Définition fixée par le centre national des études et recherche en urbanisme. CNERU.

99
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

- La présence forte de bâtiments de mauvais état, Voir carte état du bâti de la


commune de Sidi M’Hamed.
A ce sens, Des exemples des ensembles de bâtiments dégradés sont cités, en découpage par
zone, ci-dessous :

La zone de l’hôpital Mustapha :


- Hôpital Mustapha Pacha, présente une urgence d’une opération de réhabilitation de
certaines bâtisses de l’hôpital. Surtout les bâtiments qui donnent sur la rue Pr Vincent ainsi
que d’autres bâtis à valeurs à sauvegarder.
- Chemin de la Ronde à proximité de l’hôpital, existence de bâtis vétuste.

- La zone de Hassiba Ben Bouali :


- Constructions menaçant ruine situées le long de la rue Hassiba ben Bouali à quelque mètre
du centre fort d’Alger, soit la place du 1er Mai, et condition d’habitat précaires pour un groupe
de familles sinistrées à la suite du séisme 21 Mai 2003 (voir photo quelque bâtis sont
démolis).
- Noyau très vétuste compris entre les rues du Pr Vincent, Med Lallouche et freres
Messlem : situé sur une cité déjà considérée comme favorable à la construction géo
techniquement.
- Ilot compris entre le chemin de la ronde et la rue Khemissa Ahcéne : vétusté du bâti –
dégradation de la voirie – promiscuité – insalubrité…

- La zone de Khelifa Boukhalfa : « Friche urbaine »


- Ilot SONELGAZ qui nécessite de restructurer cet ilot afin de rentabiliser un foncier mal
occupé.

- La zone de Meissonier : (Ilot en plein cœur d’Alger)


- Un cœur d’ilot vétuste en plein Messonier : plusieurs constructions constituent un véritable
danger pour les citoyens notamment après le séisme du 21 Mai 2003, Extension anarchiques,
bâtis vétuste, constructions illicites ayant pignon sur une des artères les plus animées de la
capitale en l’occurrence la piétonne de Meissonnier.
- Noyau vétuste à proximité du Marché de Meissonier constitué par l’unité Enaditex, tissu à
restructurer.
- Immeuble vétuste longeant la rue Didouche Mourad (l’axe d’animation d’Alger)

- La zone du Quartier Clauzel :


- Tissu vétuste à rénover dans l’environnement immédiat du marché Clausel et même le
bâtiment du Marché Clausel et ses alentours sont à réaménager.

- La zone Militaire :
- Présence de deux friches dans le quartier de Garmoule soit : la friche industrielle garage
(ETUSA) et la friche militaire (caserne) ainsi que l’habitat dégradé, tout deux situées en plein
hyper centre d’Alger.

Ce constat montre que la qualité du tissu urbain en quelque construction située en plein cœur
de la wilaya d’Alger est classée au niveau alarmant de vétusté, parfois située même au abord
des axes les plus animés d’Alger tel que Meissonier, Didouche et Hassiba Ben Boulaid. De ce
fait, des interventions urbaines sont plus qu’urgente pour récupérer la structure urbaine
dégradée et par la suite la véritable image de capitale durablement renouvelée.

101
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Etat de bâtis en chiffres :


L’enquête du terrain effectuée par le CNERU a fait ressortir l’état du bâti des constructions
comme suite :
• Pour la zone Mustapha et Meissonnier et Hassiba Ben Bouali les pourcentages de
l’état du bâti sont:
Construction en bon état représente 32.5%
Construction en moyen représente état 46.7%
Construction en mauvais représente état 20.7%
* Pour ces zones les deux classes, moyen et mauvais état des constructions, le séisme a
aggravé la situation, il y a donc urgence à intervenir avec une opération de réhabilitation ou
démolition, si nécessaire, qui s’impose.

• Pour la zone Nacera Nounou les pourcentages de l’état du bâti sont:


Construction en bon état représente 15.97%
Construction en moyen représente état 33.57%
Construction en mauvais représente état 50.46%
* Pour cette zone, la moitié du parc logement est en mauvais état. Les constructions en bon
état représentent 1/6 du total.

Voir la carte état du bâti qui illustre clairement, la répartition moyenne de l’état des
constructions en trois classe bon, moyen, mauvais, et démontre que l’intervention pour réparer
les dégâts des bâtis de la commune de Sidi M’Hamed doit se faire sur plusieurs bâtiments,
cette dégradation est causée principalement de l’absence total de l’entretien des bâtiments par
les autorité mais aussi manque d’hygiène que ce soit de la part des organisme responsable ou
même par le comportement négatif des citoyens.
A cet effet, il faut souligner que l’opération de réhabilitation urbaine ne doit pas se résumé à
un simple ravalement de façade extérieurs mais plutôt à une sérieuse opération de
confortement et de sauvegarde d’un patrimoine architectural indéniable que recèle la zone
d’étude et tout le centre d’Alger. Surtout que les données après le séisme du 21 Mai 2003 ont
changées, la carte d’état du bâti a été revue et vérifiée par le CNERU : les constats portés en
phase 1 du POS de Sidi M’Hamed U29-U26 sont quasiment inchangés pour ce qui était classé
en mauvis état, le séisme, comme déjà cité, a aggravé encore les choses et nous pousse à
intervenir sur les bâtiments.
Même concernant les constructions en moyen état, elles ont subi les affres du séisme, une
opération de réhabilitation urgente qui s’impose aussi.

1. 3. Aspect humain

L’analyse d’une étude démographique est de fournir des éléments de classification et de faire
apparaître des données qui sont du plus haut intérêt pour l’analyse des besoins d’équipements
et de services 1. Cette étude est un réel indicateur à prendre en considération avant d’entamer
tout projet d’intérêt collectif qui vise à améliorer les conditions de vie, que se soit à l’échelle
locale ou nationale.
De ce fait, la connaissance de la population et ses différentes caractéristiques est nécessaire, à
savoir son évolution, sa structure et sa répartition dans l’espace qu’elle occupe.

1. Pierre George, « Précis de géographie urbaine » PUF, 1974.

103
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Dans le cas de notre zone d’étude, qui représente l’air de centralité d’Alger qui est destinée à
recevoir des interventions urbaines de grande envergure. L’analyse démographique nous à
permis de souligner quelques fort indicateurs qui se dirige parfois en opposé du projet tracé, à
prendre en considération afin le projet soit pour un intérêt général que ce soit pour la
population résidente ou celle de la région algéroise.

1. 3.1. Densité de la population et hypertrophie démographique de Sidi M’hamed :

L’un des problèmes majeurs de désorganisation du fonctionnement du tissu urbain d’Alger,


est principalement la concentration accentuée et très forte de la population sur un foncier à
très grande valeur, défiant ainsi toute logique de l’économie de marché basé sur les règles de
rentabilité. Il faut savoir que l’hyper centre d’Alger concentre 411 344 habitants se qui
correspond à 1/5 de la population algéroise. Sidi M’hamed à elle seul regroupe 105 966
habitants soit 25.76% de cette population de l’hyper centre, in équitablement devisée sur
l’espace et même dans le bâtis, à ce niveau s’ajoute le problème de crise de logement qui se
voit en surface, dont soufre réellement la population locale.

Une densité supérieure à 900 habitant/hectare !


La densité de la population est un élément révélateur dans l’analyse urbaine, elle permet non
seulement de connaître les rapports fonctionnels entre l’habitant et les autres éléments du
système urbain dont les lieux de travail, le réseau du transport et les équipements, mais aussi
elle permet de faire ressortir la répartition des habitants dans l’espace occupé (forte, moyenne,
dense) d’où les situations sociale et cadre de vie ( surcharge de logement, dégradation du bâtis
et paysage urbain…) soient bien déterminés pour arriver par la suite à tracer les solutions
possible, ceci à travers d’un projet urbain qui s’inscrit dans l’intérêt général de la population.
A travers les données suivante on remarque clairement, que la commune de la zone d’étude
est caractérisée par une très forte densité qui dépasse 900 habitant / hectare par apport à son
appartenance à l’aire de centralité d’Alger..

Tableau N° : Répartition spatiale par zone de la population dans la commune de Sidi


M’hamed.
Zone Population Superficie Densité Niveau
(habitant) (hectare) (habitant/hectare)
Zone I 86593 93, 38 927, 31 Fortement
dense
Zone II 7964 30,25 263,27 Dense

Zone III 11409 92,71 123,06 Faiblement


dense
La commune 105966 216,34 489,81 Dense

D’après les données du R.G.P.H de 1998 relatives à la population recensée ainsi que la
superficie calculée par zone, on déduit les densités correspondantes à chaque zone de la
commune selon la loi : pop/zone (surface) = Ensemble d’habitant / superficie de la zone.

104
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

La description spatiale de la population sur le territoire de la commune montre que « « la zone


une » (voir la carte de la densité de la population de la commune Sidi M’Hamed) est
caractérisée par une très forte concentration d’habitant soit une densité de 927.31
habitant/hectare, dont la première partie est située au Nord de la commune, délimité à l’Est
par la rue Hassiba Ben Bouali ( tronçon allant de l’Agha au quartier des Halles) au Nord ouest
par la rue Didouche Mourad et contourne au Sud l’hôpital Mustapha, à l’Ouest la rue
Mohamed Belouizdad, regroupant les quartier de l’Agha , de Didouche Mourad et la place du
1er Mai, la seconde partie quand à elle renferme deux entité à très forte densité correspondant
à la cité M’hey Dine surplombant la salle Harcha, avec une densité de 1512 habitant/hectare,
et une deuxième entité correspondant aux hauteurs de Belle Coure avec une densité de 1715
habitant/hectare. « La deuxième zone » est moyennement peuplée avec une densité de 263.27
habitant/hectare, elle regroupe la place du 1er Mai, les quartiers de la bande littorale située
entre l’avenue de l’ALN et la rue Hassiba Ben Bouali, elle est traversée par la voie ferrée et
en partie occupée par les infrastructures portuaires, ce qui explique sa densité moyenne en
population. « La troisième partie » qui représente le cœur de la commune, elle est faiblement
dense soit 123,06 habitant/hectare, cette zone s’étend sur toute la partie Sud ouest de la
commune et totalise à elle seul presque la moitié de la superficie de Sidi M’hamed. Elle
comporte l’hôpital Mustapha surplombé au Nord ouest par le palais du peuple et au Sud ouest
par les hauteurs du boulevard des Martyres.

Delà la densité totale de la commune ressort d’environ 489,8 habitant/hectare, et comme


démontré même ses données quantitatives sont très peu représentatives de la réelle situation
d’hypertrophie démographique, puisque la densité dans plusieurs entités dépasse
complètement le double, ce qui nous mène à poser des questions sur les conditions de vie de
la population.

Analyse du taux d’occupation du logement dans la commune


Tableau N° : Distribution spatial du TOL Dans la commune de Sidi M’hamed

Zone Habitant Logement Densité Situation


Zone I 36 792 5967 7.5 Critique
Zone II 37 694 5490 6.86 Moyenne
Zone III 31 433 5965 5.26 Bonne
La commune 105 919 17420 6.56 Moyenne

L’analyse du taux d’occupation par logement montre clairement la distribution de la


population dans le bâti qui de 6.56 pour la commune de Sidi M’hamed. Le TOL le plus
critique correspond à « la zone une » qui regroupe les quartiers Sud de la commune citons, le
quartier de Bel cour et l a cité M’hey Edine avec un TOL supérieur à 7. Pour « la deuxième
zone », elle est moyennement dense avec un TOL de l’ordre de 6.86, correspondant aux
quartiers situés autour de l’hôpital Mustapha, le palis du peuple et la maison de la presse, ainsi
que quartiers situés sur la bande littorale le long de la voie ferrée. « La troisième zone » avec
un TOL, comparativement bon avec un TOL de 5.26, qui couvre le quartier de l’Agha au
Nord de la commune et se prolonge vers le quartier de Missonnier et vers les hauteurs de
Didouche Mourad.

« Selon le Professeur Ali Hadjiedj, cette situation est paradoxale, la concentration de la


population au centre même de la ville est due en grande partie à la lenteur de la réalisation
des programme de logement dans les communes périphériques et à la bureaucratisation du

105
n
- DENSITE DE LA POPULATION
CARTE_DE
./

DE LA COMMUNE DE SIDI M'HAMED

LEGENDE i-------.


Densité forte
-
Densité moyenne ECHELLE
L" , '" '"
��I 7
750 1000
M!tres

Densité faible
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

marché du foncier, notamment durant la période du partie unique, ce qui à bloqué sur place
le surplus de la population des communes centrales déjà fortement saturées ». A ceci s’ajoute
la précarité de la situation sécuritaire durant qui a marqué notre pays durant les années quatre
vingt dix qui fortement bloqué tout type de projet social.
Ces paramètres n’existe plus de nos jours, avec le libéralisme du foncier 1993, l’avènement de
l’économie de marché et l’amnistie nationale1999, sans oublier le plan quinquennal 2005-
2009 comprenant un vaste programme d’un million et demi de logements, il faut dire qu’un
nombre de 1045000 logements ont été attribués aux citoyens en déc. 2009. Ce sont des
stratégies du gouvernement pour améliorer les conditions de vie du citoyen par la résolution
du problème du logement et en même temps alléger la pression sur les communes de
centralité par le développement de la périphérie.

1. 3.2. Evolution de la population de Sidi M’hamed « Une tendance au dépeuplement du


centre »

Tableau N° : Evolution du Taux d’accroissement de la population de Sidi M’hamed

Année 1966 1977 1987 1998 2008 2018


Population 69300 99312 105966 96329 67873 67873

Taux 3.38 0.64 -0.81 -2.9


d’accroissement

Source : ONS

Le tableau ci-dessus permet de ressortir l’information suivantes : L’évolution du Taux


d’accroissement de la population de la commune de Sidi M’hamed, montre une réelle baisse
de l’évolution de la population et ce depuis les années soixante dix, comme l’a provoqué le
Professeur Ali Hadjiedj dans ces œuvres, ceci est du principalement à la saturation du parc
logements. Effectivement, le taux d’accroissement entre les années 1987 et 1998 jusqu’à l’an
2008 exprime clairement la tendance au dépeuplement du centre. Le taux d’accroissement
annuel moyen est à -2.9 pour l’an 2008 pour la commune d’hyper centralité M’Hamed face
à +1.6 pour la wilaya d’Alger toujours preuve de dépeuplement du centre de la wilaya.

Il faut dire que la population de la commune estimée dans les années à venir peut connaître
encore plus, une régression lors de la réalisation des différents projets urbains de centralité qui
y sont destinés, englobant des opérations de restructuration qui nécessite dans la plus part des
cas, une délocalisation assez forte de la fonction de l’habitat pour être la remplacer par le
tertiaire supérieur qui caractérise progressivement cet air centrale d’Alger.

L’analyse comparative TOL/TOP confirme la transformation de l’habitat vers le tertiaire de


centralité, les deux courbes ci-dessous montrent la tendance à la baisse du TOL en
contradiction avec l’augmentation constante du TOP. Ceci qui ne peut être expliqué que par
une tertiarisation des appartements à grand et moyen standing sous le libéralisme économique,
une situation qui marque le plus souvent les zones du haut Mustapha, pendant que les
quartiers ceinturant Mustapha ( les ilots de Ali Mellah, Mustapha inférieur ainsi que
Mustapha centrale) restent pour le moment actuel en marge de cette logique de rentabilité,
peut être du fait de leur petit standing, ou du à leurs situation qui les rend très difficilement
accessible.

107
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

A cette effet le faite que la commune de Sidi M’hamed est constituée un aire de l’hyper
centre d’Alger destiné a recevoir de grands projets restructuration urbaines ce qui nous dicte
nettement que la fonction habitat cédera une large place pour les activités de centralité de haut
niveau.

2. Les contraintes d’urbanisation


Afin qu’un projet ait un aspect préventif de tout problème de blocage possible à rencontrer
au cour de son exécution et réalisation, il est impératif de mesurer les différentes contraintes
que présente le site ciblé. Il s’agit de toutes les contraintes urbaines qu’elle soient provoquées
par la nature du sol, les divers réseaux existants, les caractéristiques juridiques du foncier ou
même par le cout financier que nécessite la réalisation de ce projet urbain.

2.1. Nature du sol


D’après l’analyse géotechnique de notre zone d’étude, on constate que le sol dans une
partie de sa superficie est composé par des sables argileux rougeâtre et de l’autre partie par les
calcaires ainsi que les gneiss, tous deux favorable à la construction. Seulement on note à Sidi
M’hamed une élévation progressive du terrain, ce qui donne à ce dernier une forme accidentée
de plus en plus aigue dans les parties nord et nord ouest à tenir en compte dans nos
interventions urbaines projetées.
Cependant, on rappelle l’existence une faille active existe à la limite de notre zone d’étude à
l’Agha ce qui implique des projets urbain antisismique pour la commune d’étude comme pour
toute la zone d’Alger est classée dans la catégorie de séismicité moyenne.

2.2. Contraintes des réseaux


- Câble électrique : un câble électrique souterrain de haute tension (HT), équivalente à 60
KV, qui prend naissance sur la station SONELGAZ du Hamma à Belouizdad, longe l’avenue
de l’ALN jusqu'à arriver au sou sol de la place du 1er mai, ensuite à partir de ce lieu et en

108
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

parallèle à la rue Hassiba suivant la limite nord du CHU Moustafa Bacha, cette conduite HT
continue vers le quartier Maisonier afin de se connecter au poste de Haute Tension qui y se
trouve.

- Conduite Gaz : dans le territoire administratif de la commune de Sidi M’hamed aucun


gazoduc n’est signalé, cependant il existe dans le domaine du port d’Alger qui est adjacent
dans la limite nord de la zone d’étude.

- Métropolitaine : la contrainte principale dont il faudra aussi tenir en compte dans les
projets d’aménagement urbain est le tracé du métro d’Alger qui prendra origine à la place du
1er Mai qui se trouve dans la zone d’étude et se dirige vers l’Est pour atteindre la station de
Hai El Badr, il s’agit de la ligne 1 actuellement réalisée. Sans oublier la ligne 2 qui aura le
même point de départ 1er mai pour traverser de Sidi M’hamed les communes d’El
Mmouradia, El Madania, Kouba et Bachdjarah pour arriver à l’est Bab Ezzouar

2.3. Statut juridique du foncier


- Le privé : Juridiquement, la propriété privée du foncier rend sa récupération difficile, ce
qui pourra naturellement être résolu par une expropriation obligatoire du bien, selon les textes
de la loi 9025 du 18 novembre 1990 portant sur orientation foncière qui garantie d’une part la
propriété privé et de l’autre part assure une indemnisation juste et équitable pour cause
d’utilité publique et intérêt général (réalisation des équipement public, passage ou
élargissement des routes ou autres infrastructures)
- Le foncier Militaire : On note que les emprises militaires occupent une grande
superficie foncière dans la zone d’étude au sud de la station de transport urbain privé Aissat
Idir, sous forme d’établissement à fonction technique spécialement pour le corps militaire.
Dans nos projets urbains, on doit tenir compte de ce type de propriété exceptionnel qui
nécessite un traitement à grande échelle en amant pour agir en aval.

Pour renforcer les données concernant le statut juridique du bâti à Sidi M’hamed, il est
important de présenter le tableau suivant :

2.4. Contraintes financières

La structuration qui caractérise le tissu urbain actuel de Sidi M’hamed impose de véritable
projet de renouvellement urbain, ce qui sous entend un ensemble d’action qui englobe ---
réhabilitation, d’insertion de nouveaux construction, élimination et délocalisation des bâtis
ayant une fonction inadéquate, ou même parfois la démolition des constructions classées
vétuste s’impose fortement. Il faut dire que la totalité de ces actions nécessite un financement
colossal et en plus l’opération de destruction pour construction demande encore un double
cout financier.
Autrement dit, ce genre de projet de renouvellement urbain revient très lourd aux autorités,
surtout pour le cas de notre zone d’étude, qui nécessite des interventions urbaines importantes
afin de lui attribuer une structure digne de son statut de centre ville, à commencer par
délocaliser l’ensemble des entrepôts, dépôts et hangars et unités industrielles à surface
foncière importante située dans l’air de l’hyper centralité d’Alger, destinée plutôt aux tertiaire
supérieur au premier ordre.

109
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

Cependant, ce type de projet de renouvellement urbain pour le développement durable de sidi


M’hamed, doit être basé sur une gestion urbaine à l’échelle locale voir wilayal et régionales
dans le but de mieux entreprendre l’ensemble d’intervention urbaines appliquées, bien choisir
le site récepteur des unités industrielles délocalisés, une gestion générale qui doit contenir
aussi un programme d’habitat destiné à accueillir et à loger la population dont leur bien
résidentiels sont touché par les opérations de restructuration pour le renouvellement urbain de
la commune.
En outre, toutes les opérations de projets de renouvellement urbain qui concerne
l’insertion dans le tissu d’équipement tertiaire supérieur de centralité et d’infrastructure de
grande importance et même les actions pour la réhabilitation des différents quartiers nécessite
un financement souvent très onéreux, à ce niveau dans une politique de libéralisme
économique, l’état peut faire appel à la participation encouragé du secteur privé à investir
dans les différentes opérations de production urbaines pour l’image développée qui soit
durable pour notre zone d’étude et dans l’ensemble

Bilan du diagnostique de la commune de Sidi M’Hamed

A travers le bilan soulevant les atouts et contraintes d’aménagement et de renouvellement


urbain du tissu de la zone de sidi m’Hamed, on porte les notations résumées comme suit :
- Une structure urbaine inadéquate avec le statut d’hyper centre d’Alger qui lui revient,
et ceci sur les multiples points fonctionnel ou structurel
- Un sous équipement d’infrastructure de grande envergure bureau d affaires hôtel
réseaux de communication, réseau viaire développé
- Réseau de voirie dégradé en une grande partie marqué par un entretient anarchique
(trottoirs dégradé, travaux souvent inachevés, trous béants, revêtement précaire…)
- Réseau de voirie saturé malgré les solutions de tram et métro, Saturation mécanique
croissante et la présence d un stationnement anarchique aggravé par un déficit en
parkings et aire de stationnement.
- La forte sensation d’étouffement et la surconcentration de bâti, population, activités…
- L’absence d’espaces libres proportionnels à la densité du bâti et de la population.
- Les stigmates importants causés par le séisme du 21 MAI 2003 sur un bâti déjà
fragilisé.
- La dégradation d’immeubles datant de l’époque coloniale d’une grande valeur
architecturale due en grande partie au manque d’entretien et à l’incivisme des
citoyens.
- L’occupation systématique des terrasses, buanderies et caves en guise de logements
(crise de surpopulation dans la commune de centralité)
- La défiguration des façades par des extensions anarchiques et illicites.
- La généralisation du commerce informel le long des voies importants ce qui
clochardise et bidonvilliser le centre ville.
- L’insalubrité et le manque d’hygiène régnants, ils atteignent leur paroxysme à certains
endroits de la commune centrale.
- L’opération de ravalement des façades qu’a subi la capitale à masqué les vrais
problèmes liés à la dégradation du cadre bâti de l’intérieur.
- Manque de place d’espace vert pour les citoyens.

110
Capacités du site et contraintes d’aménagement CHPITRE 1

- La vétusté du réseau d’AEP et d’assainissement, les rénovations ponctuelles marquée


sur certains tronçons s’avèrent infimes.
- Une pollution sonore, une pollution atmosphérique (pollution due aux gaz carbonique
émis par les diverses véhicules) et une pollution visuelles omniprésentes ce qui
provoque une sensation de stresse chez quelque citoyens
- Une organisation urbaine contraignante pour un développement urbain durable qui
soit durable pour la commune de centralité de la capitale ce qui nécessite un projet de
renouvellement urbain durable pouvant assurer les orientations de la stratégies
globale offrants les solution clés à la fois sur les trois volet développement
économique- équité sociale et équilibré environnementale , un projet à travers lequel
la commune de Sidi M’Hamed pourra acquérir l’image qu’elle mérite , l’image
d’hyper centralité durablement instaurée.

Stratégie d’urbanisation qui vise la revalorisation de l’espace urbain, un espace qui


dynamise toute l’économie de la ville et même parfois du pays, pour cela l’on remarque des
essais de revalorisation et restructuration urbaines qui ont eu lieu, et le plus actuel est celui
proposé par le CNERU, qu’on présentera en détail dans le chapitre suivant.

111
Chapitre 2.
Disposition techniques : Plan d’occupation du sol de la commune
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

Partie 2. Analyse de la structure urbaine de Sidi M’Hamed dans


une perspective de récupération

Chapitre2 Dispositions Techniques technique du projet : Plan


d’occupation du sol de la commune.

Dans ce chapitre, on présentera la proposition formulée par les organismes de l’état


principalement, le Centre National des Etudes et Recherche en Urbanisme, qui a pour thème
« la requalification et restructuration de l’espace centre-ville » dont la commune de Sidi
M’Hamed est une partie intégrale.

112
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

Partie2 Projet de restructuration POS SIDI M’Hamed


Chapitre2 Dispositions Techniques technique du projet

Ce chapitre permet de prendre connaissance de la proposition formulée par l’organisme


étatique, dont la plus actuelle est la proposition du CNERU qui a pour thème «
Requalification et restructuration de l’espace centre ville » car notre commune d’étude fait
partie intégrante de l’hyper centre d’Alger.
Il faut rappeler que toutes formes d’intervention urbaines sur le tissu de la commune de Sidi
M’Hamed est clairement traduit par un plan d’occupation su sol POS. Ce dernier est un
instrument permettant la maitrise formelle de l’espace au niveau de l’échelle mineure. Il fixe
les droits d’usage du sol et de la construction en déterminant le COS et le CES, le POS
délimite le tracé de la voirie, les espaces publics, les espaces verts et précise les quartiers. Le
POS définit aussi les sites, monuments à protéger, à rénover ou à restaurer, dont l’objectif
global est de maitriser le développement de la ville dans le cadre d’une meilleure
consommation de l’espace suivant une forme d’urbanisation déterminée.

Pour cela, le POS entreprend de multiples opérations d’interventions sur le tissu urbain de la
commune en sujet qui peuvent être soit une restructuration, réhabilitation, restauration,
Pour mieux cerner la problématique d’intervention proposée, il convient de définir les
concepts d’aménagement urbain, comme nous le verrons en ce qui suit :

La restructuration : Ce terme englobe des projets intégrés comprenant différents composants.


-L’amélioration de l’habitat par une réhabilitation ou une rénovation.
-la programmation ou la réfection des infrastructures
- L’aménagements des espaces publics ou semi publics.
-La restauration et la réhabilitation de mouvements historiques.

La réhabilitation : elle consiste à rendre à un bâtiment ou a un ensemble architectural sa


valeur d’usage initiale. Ce terme s’applique le plus souvent à des ensembles d’habitats
anciens ou à des bâtiments non classés, dans la mesure ou il évoque une démarche consistant
à améliorer la fonction d’usage d’un bâtiment par l’introduction d’éléments de confort
moderne. Le terme de réhabilitation contient la reconnaissance d’un patrimoine architectural
jusqu’alors méconnu

La restauration : consiste à remettre en état un bâtiment ou un ensemble architectural,


restaurer à l’identique, c’est redonner au bâtiment son aspect initial en utilisant même les
matériaux d’origine. Ce terme évoque particulièrement des opérations de reconversion des
édifices présentant un caractère historique.

La reconversion: il s’agit d’imaginer des usages nouveaux et une réadaptation architecturale


pour des bâtiments désaffectés ayant perdu leur fonction initiale. De tels bâtiments étaient
destinés à la démolition pour laisser place à des opérations de rénovation, la reconversion se
présente ainsi, comme une alternative à la rénovation bulldozer.

La rénovation : Elle consiste souvent à raser un quartier ilot préalablement déclaré insalubre
et à y substituer un autre ensemble d’une conception presque toujours radicalement
différentes et réaliser sans référence à fonction préexistante.

113
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

A partir de cette notion de requalification urbaine, le CNERU a engagé des études de


restructuration de la commune de Sidi M’Hamed , bien détaillés dans le contenu du POS
dédié à la commune d’étude, POS u 26 POS u 29, ces derniers symbolisés et intitulés ainsi
selon un découpage spatial en plusieurs unités, ceci afin de donner un caractère beaucoup plus
opérationnel à la planification.
Objectif d’aménagement POS.
Faisant partie intégrante de l’hyper centre d’Alger, le type d’intervention urbaine destinée
pour la commune répond au degré fonctionnel et structurel de l’hyper centre de la capitale.
Autrement dit ces interventions sont inscrit dans le but de la recherche de l’image de marque
que mérite a Alger et son air de centralité notamment Sidi M’Hamed.
Alger qui regroupe 10% de la population totale du pays, étouffée sous le poids de son
surpeuplement, se trouve ainsi impuissante d’exercer, en l’état actuel de son développement,
sa fonction de grande ville capitale politique et économique nationale.
De ce fait, des opérations visant à améliorer et valoriser les fonctions urbaines se révèlent être
indispensable. La restructuration ou la requalification urbaines même le renouvellement
urbain semble ainsi l’élément déterminant dans le contexte d’aménagement urbain d’Alger.
C’est dans cette vision que la commune d’étude est incluse dans le périmètre de l’hyper
centralité, elle est choisi pour recevoir de multiple opérations d’interventions urbaines fixées
dans le projet POS de restructuration urbaine pour plusieurs raisons :
- Sa situation stratégique et son attractivité importante : elle fait partie intégrante du
centre de la capitale, elle est dotée d’équipement urbain de l’échelle nationale.
- Ses problèmes de dysfonctionnement urbain et saturation fonctionnel dans une
structure présentant plusieurs lacunes (vieillissement du réseau routier et sa saturation-
veillissement du cadre bâti - mauvaise occupation de quelque foncier de grande
valeurs, sous équipement du tertiaire supérieurs, manque d’infrastructure d’envergure
de niveau de centre ville, capitale du pays.

De ce fait, l’objectif principal de l’étude est de rentabiliser au maximum le foncier de sidi


M’Hamed tout en assurant les objectifs suivant :
- Promouvoir l’économie nationale
- Relever l’image de marque de l’hyper centre d’Alger dont fait partie la zone d’étude.
-Atteindre les meilleurs niveaux d’organisation urbaine
-assurer un cadre de vie qualifiée pour le statut.
Proposition d’aménagement
Face à la difficulté du projet urbain fixé par le CNERU, ce dernier a proposé pour sa
réalisation en trois 03 phases, pour assurer la bonne gestion visant à maitriser le temps et
l’espace, on note :
Phase1 : cette phase comprend :
- Une enquête détaillée sur tout le périmètre d’étude.
- Analyse diagnostic
- Un schéma d’aménagement de l’ensemble qui tient compte des orientations d’urbanisme
notamment la loi 90.29 du 1er déc. 90.
Phase2 : Elle détermine l’aménagement des zones prioritaire concernant une première
tranche de 100 hectares.
Phase 3 : cette phase comprend l’exécution des VRD (voiries réseau divers, assainissement,
alimentation en eau potable) des zones prioritaires.
Devant la complexité du tissue urbain et l’importance du périmètre d’étude de Sidi M’Hamed
marqué par un caractère d’hyper centralité (structure dense et fonctions urbaines complexe du

114
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

tertiaire supérieur servant parfois à l’échelle nationale. Le CNERU à réaliser le POS de la


zone selon un découpage étudiée.
IL est à souligner que la commune à été découpée en trois 3 zones, dont chaque zone est
dotée d’un POS spécifique selon les caractéristiques urbaines différentes, POS U29. POS
U30. Ceci afin de donner un caractère beaucoup plus opérationnel à la planification et
aménagement urbain.
Il est utile d’informer qu’on a pu procurer que deux POS, ces derniers les seul disponible au
niveau de l’APC.
En ce qui suit les propositions d’aménagement et les dispositions techniques par les POS :
POS U29- POS-U26 qui couvre la zone de centralité de la commune mais aussi le principal de
la surface totale de la commune.

2.1. Contenue du POS U29

POS U29 : Hôpital Mustapha


Conformément à la loi 90.29 du 1er Décembre 1990 relative à l’urbanisme et au décret
exécutif n°91.178 du mois de Mai 1991 et en aval à l’étude du PDAU de la capital du plan
d’occupation des dols le POS U 29 Hôpital Mustapha confiée aux soins du CNERU s’est
déroulée en deux phases :

• Phase 1 : un niveau d’aménagement général prenant en charge l’ensemble du périmètre


des deux U 26 et U29, finalisée et transmise en Octobre 2002.
• Phase 2 : un niveau d’aménagement et de règlement ou chaque POS sera présenté
conformément à la loi 90.9 du 1er Décembre 1990, objet de ce présent dossier.

le POS U 29 Hôpital Mustapha est composé de :


Pièce écrite : Rapport d’orientation et le règlement d’urbanisme
Pièces graphique :
- Plan de situation échelle 1/10000é.
- Plan d’état de fait échelle 1/500é.
- Plan de voirie échelle 1/1000é.
- Plan d’AEP échelle 1/1000é.
- Plan d’assainissement échelle 1/1000é.
- Schéma de structure échelle 1/2000é.
- Plan d’aménagement échelle 1/1000é qui fera ressortir les zones homogènes.
- Plan de composition urbaine échelle 1/500é.

La zone d'étude relative au POS U 29 Hopital Mustapha est située dans la commune de Sidi
M'hamed, elle est délimitée:
- Au Nord par: le boulevard Amirouche - la rue Mustapha Ferroukhi.
- Au Sud par: l'avenue du Colonel Ali Mellah.
- A l'Est par: le faisceau SNTF - ala rue Hassiba Ben Bouali.
- A l'Ouest par: les rues Didouche Mourad - Noureddine Menani - Chaaf Tahar
la zone ainsi délimitée s'étale sur une surface de 40 ha, elle englobe une population de 20 508
habitants, un parc logements de 4209 soit un TOL = 5,9.

La Problématique sur laquelle est basée l’étude du CNERU :


Comment intervenir sur un tissu considéré comme le noyau de la capitale avec son potentiel
architectural inestimable et son lot de problèmes physique et cela sans le défigurer ?

116
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

La zone d'étude couverte par le POS U 29 hôpital Mustapha jouit d'une situation stratégique et
d'une attractivité très importante, elle est partie intégrante du centre de la capitale. Elle est
cernée d'une flopée d'équipement urbains à l'échelle régionale et nationale (palais du
gouvernement, grand poste, commissariat central, port d'Alger...).
Cette concentration de grands équipements accentue ce caractère d'attractivité, qui est
rehaussé par d'autres paramètres que sont:
- sa situation centrale.
- ses densités en termes de population, logements, activités.
- sa proximité des grands centres urbains: le Hamma....
- sa relation privilégiée avec la mer caractérisée par des échappées visuelles
intéressantes.
- le nombre important d'emplois qu'elle offre.

A travers les dédales de ce tissu, on porte les notations suivantes :


- La sensation d’étouffement et la surconcentration de bâti, population, activités …..
- L’absence d’espaces libres proportionnels à la densité du bâti et de la population.
- Les stigmates importants causés par le séisme du 21 mai 2013 sur un bâti déjà
fragilisé.
- La dégradation d’immeubles datant de l’époque coloniale d’une grande valeur
architecteur due en grande partie au manque d’entretien et à l’incivisme des
citoyens.
- L’occupation systématique des terrasses, buanderies et caves en guise de
logements.
- La défiguration des façades par des extensions anarchiques (tôle, parpaings…).
- La généralisation du commerce informel le long des voies qui clochardise la
capitale.
- L’insalubrité et le manque d’hygiène régnants, ils atteignent leur paroxysme à
certains endroits.
- L’opération de ravalement des façades qu’a subi la capitale a masqué les vrais
problèmes liés à la dégradation du cadre bâti.
- L’état dégradé de la voirie et principalement des trottoirs (travaux inachevés, trous
béants, revêtements précaire….).
- La saturation mécanique croissante e un stationnement anarchique aggravé par un
déficit en parkings et aires de stationnement.
- La vétusté du réseau d’AEP et d’assainissement, les rénovations ponctuelles sur
certains tronçons s’avèrent infimes.
- Une pollution sonore, atmosphérique et visuelle omniprésente.

Orientations d’aménagement:

Les orientations d'aménagement préconisées pour la zone d'étude relative au POS U29 hôpital
Mustapha sont :
- Dé densifier le tissu avec l'aménagement d'espaces urbains de qualité (esplanade,
place, jardin public, aire de détente, terrains de sport, piétonnes...).
- Lancer des opérations de rénovation telles qu'elles sont indiquées dans les plans
d'aménagement et de composition urbaine.
- Lancer des opérations de réhabilitation du cadre bâti avec tout ce que cela implique
comme interventions diverses, ces opérations ne devront pas s'arrêter à un ravalement

117
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

de façades extérieures, elles doivent aussi permettre la sauvegarde des valeurs


architecturales diverses répertoriées à travers le site.
- Préserver les échappées visuelles vers la mer à partir du bd Victor Hugo, des rues des
frères Boulahdour, Ali Azli et de l'avenue Bouzard Salem (axe centrale de l'hôpital
Mustapha).
- Procéder à une réorganisation interne de l'hôpital Mustapha afin de l'intégrer dans la
ville et supprimer le concept d'enclos qu'il constitue actuellement.
- Réaménager et renforcer l'identificabilité des places existantes qui sont de véritables
repères urbains (places Victor Hugo, du Pérou, Meissonnier, Huche, 1er Mai...).
- Eradiquer le commerce informel qui clochardise la capital et restituer ces espaces aux
piétons.
- Aménager une batterie d'aires de stationnement et de parkings afin de soulager la
pression existante tout en repensant à une réglementation stricte du stationnement le
long des voies secondaires et tertiaires en système unilatéral.
- Procéder à la réfection de tous les trottoirs et chaussées dégradés.
- Lancer une opération de rénovation des réseau d'AEP et d'assainissement et éliminer
tous les rejets vers la mer en raccordant tous les collecteurs situés dans l'aire d'étude au
collecteur d'Alger Nord prévu dans le cadre du schéma directeur élaboré par CKI.
- Procéder au curage périodique des regards et des collecteurs d'assainissement, et des
regards avaloirs et la réalisation de nouveaux avaloirs.
- Lancer une opération de généralisation de l'hygiène ainsi qu'une campagne de
sensibilisation des populations pour la sauvegarde de l'environnement.

Le plan d’action : Afin de concrétiser les objectifs d’aménagement, un plan d’action a été
élaboré, il est présenté par zone homogènes réglementaires, le territoire de la zone d’étude a
été découpé en 4 zone homogènes :
- Zone homogène 1 : Hôpital Mustapha .
- Zone homogène 2 : Meissonnier .
- Zone homogène 3 : Khalifa boukha fa – Hassiba ben bouali
- Zone homogène 4 : Clauzel – St Charles .

Zone homogène 1 : hôpital Mustapha :


- Restructurer l’organisation interne de l’hôpital en la scindant en 4 entités
indépendantes et en leur affectant la fonction dominante de consultation
- traiter l’axe principal (rue Salem Bouznad) de l’hôpital a la faveur du piéton, il
démarrera a partir de chemin Chaaf Tahar et aboutira a la rue Hassiba Ben Bouali en
traversant la rue Ayoub Seddik, il se prolongera jusqu'à la zone de l’ilot des libérés
(voir étude rénovation urbaine du quartier de 1 er mai) la perspective vers la mer ainsi
possible.
- Traiter l’axe transversal de l’hôpital a la faveur du piéton, il démarrera a partir de la
passerelle enjambant l’avenue Ali Mellah (voir étude aménagement ilot Ali Mellah )
et se prolongera jusqu'à l rue du Pr Vincent par le biais d’un accès qui sera réalisé a
proximité de l’actuel laboratoire d’analyses dans la partie Nord de l’hôpital.
- Aménager un parking d’une capacité de 76 places dans l’ilot compris entre la rue
Ayoub Seddik e la rue Khemissa Ahcéne dont l’accès se fera a partir de la rue Salem
Bouznad.
Eradiquer les commerces ambulants autour de l’hôpital restituer ces espaces aux piétons et
aménager une placette (entre le parking proposé et l’enceinte de l’hôpital) avec un
mobilier adéquat (bancs, points d’eau, arbres ….) ; cet espace se prolongera le long du
chemin de la ronde et participera à désenclaver l’actuel hôpital .

118
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

- Aménager un escalier qui reliera le chemin de la ronde a la rue Khemissa Ahcéne, il


facilitera l’accès a l’hôpital pour l’hôpital pour les flux piétons venant de la rue
Hassiba Ben Bouali.
- Lancer les aménagements préconisés dans l’étude <Entrée de l’hôpital Mustapha> qui
Régleront notamment des problèmes de circulations mécaniques et participeront a la
réalisation d’un élément de repère urbain : Fronton de l’hôpital.
- Procéder a la réhabilitation des bâtiments de l’hôpital dont certains jouissent d’une
valeur architecturale indéniable.
- Prévoir un système de collecte des déchets hospitaliers rigoureux ainsi que le
nettoyage et la désinfection des sites contaminés.
Zone homogène 2 : Meissonnier
- Restructurer la zone de la piétonne de Meissonnier en libérant les parcelles situées
le long de la rue Ferhat Boussad,y aménager une aire de détente ou seront affecté
des cafétérias , glaciers, toilette publiques, avec un mobilier et un traitement
adéquat : parasols, bornes, espaces verts, arbres……
- Eradiquer le commerce informel le long de la rue Ferthat Boussad .
- Aménager une esplanade sur l’actuel site occupé par l’Enduite, elle sera dotée d’un
mobilier adéquat : bancs, plans d’eau, bacs a fleurs, poubelles, lampadaires, arbres ,
cette dernière constituera une véritable bouffée d’oxygène dans un site se densifié,
elle sera accessible a partir des rues Ibn Naflis et Nourddine menani.
- Aménager un parking d’une capacité de 50 places sur le site occupé par de l’hôpital
menaçant ruine, il sera accessible a partir des rues Ibn Nafis et negazi Mohamed.
- Rénover la place de Meissonnier en lançant un concours d'idée (traitement des
façades donnant sur la place, dallage, panneaux publicitaires panneaux informatifs,
éclairage, arrêt de bus, bornes...).
- Traiter le passage piéton situé entre le boulevard Victor Hugo et la place
Meissonier.
- Procéder à la rénovation des parcelles située à l'intersection des rues Ibn Nafis et
Rabah Noel et celle située le long de la rue Boukhalfa en face ilot Sonelgaz en
respectant les prescriptions définies dans le plan de composition urbaine.
- Procéder à la réhabilitation de toutes les constructions telles que définies que
définies dans le plan de composition urbaine
Zone homogène 3 : Khelifa Boukhalfa - Hassiba Ben Bouali
- Procéder à l'élargissement de la rue Pr Vincent avec 7.00 m de chaussée et 2.00 m
de trottoirs.
- Créer un tronçon de voie sui reliera les rues Hassiba Ben Bouali et le Pr Vincent
avec 7.00 m de chaussée et 4.00 m de trottoirs.
- Procéder à l'élargissement de la rue Khemissa Ahcène avec 7.00 m de chaussée et
1.450 m de trottoirs.
- Procéder au rééquilibrage de la rue des frère Meslem et de la rue Med Lallouche .
- Procéder à la rénovation des tissus situés le long de la rue Hassiba Ben Bouali tels
que définis dans le plan de composition urbaine.
- Aménager des parkings d'une capacité totale de 103 place (situés à proximité de
l'hôpital).
- Aménager une grande esplanade qui ponctuera la rue Hassiba Ben Bouali au niveau
de nouveau tronçon crée.
- Aménager l'espace situé entre les rues du Pr Vincent et des frères Messlem en
jardin public, place, terrains de sport avec gradin et parking de 58 places, cet
aménagement facilitera la liaison entre la zone de l'hôpital et le quartier de
Meissonnier.

120
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

- Restituer les locaux du lycée situés le long de la rue des fréres Meslem au lycée
Omar Racim.
- Renforcer le potentiel végétal de la place Hoche.
- Procéder à la réhabilitation des escaliers reliant les rues Hassiba Ben Bouali à
Khemissa Ahène et ceux reliant K. Ahcène et Chouder Med au boulevard Victor
Hugo.
- Aménager des terrains de sport à l'intersection des rues Ahmed Zabana et Chouder
Med.
- Aménager une place à l'extrémité de la rue Med Chouder, elle constituera un
agréable balcon sur le boulevard Victor Hugo.
- Procéder à la rénovation de l'ilot Sonelgaz : démolition des chalets et reconstruction
en dur d'un immeuble de bureaux avec parking, y apporter un traitement d'angle
particulier à l'intersection des rues khelifa Boukalfa et Pr Vincent .
- Procéder à la réhabilitation des construction telles que définies dans le plan de
composition urbaine et à la sauvegarde de construction recelant une valeur
architecturale indéniable telle que villa la abritant le syndicat de Sonelgaz (rue
Khelifa Boukhalfa ) ou l'ambassade de palestine (Victor Hugo).
- Aménager des terrains de sport à l'intersection des rues Ahmed Zabana et Chouder
Mohamed.

Zone homogène 4 : Clauzel - Saint Charles


- Restructure la zone du marché Clauzel en procédant à la démolition des
constructions vétustes le long de la rue Mustapha Ferroukhi et en aménagement une
galerie commerçant dans la continuité du marché, Au niveau de la rue Ferroukhi,
aménager un parking d'une capacité de 24 places avec escalier le reliant à la zone
du marché.
- Créer un tronçon de voie de 7.00 m de chaussée et 1.50 m de trottoirs reliant la rue
Réda Houhou à la rue Hassiba Ben bouali, au niveau de la BNA, et aménager des
parkings d'une capacité totale 45 places.
- Aménager en rues piétonnes tout le réseau entourant le marché Clauzel (tronçon de
la rue Khelifa Boukhalfa, rue Akli Assiou) , y injecter un mobilier urbain :
poubelles, dallage, lampadaires, bacs à fleurs.....
- procéder e la rénovation du tissu e l'intersection des rues reda houhou et ali azil en
emménageant une aire de détente avec cafeteria glaciers aires de jeux.
- aménager des terrains de sport (boulodromes) sur le terrain en face du centre
culturel espagnol le leng de La rue ali azil.
- procéder à la rénovation de l'iota compris entre les rues les rues Reda Houhou et
tragore y aménager un immeuble d'habitat avec un parking public en sous-sol
(150places) et une grande place Le long de la rue Réda houhou.
- procéder a la rénovation des deux écoles existantes (rue Réda houhou et tragor) :
reconstruction avec extension (voire plan de composition urbaine).
- Aménager une esplanade (face à la mosquée Errahma), elle sera aussi un support
pour la station métro (Errahmaà, cette esplanade participera à l'aération du tissu.
- lancer toute les opérations de rénovation telles que définies dans le plan de
composition urbaine.
- Lancer toutes les opérations de rénovation talles que définies dans le plan de
composition urbaine.
- préserver les échappées visuelles vers la du bd Victor Hugo et des rues Ali azil et
les frères Boulahdour.

121
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

ZONE HOMOGENE 1: Hopital Mustapha (Surface = 17,2 ha)

Orientations d’aménagements :
- ouvrier l'hôpital Mustafa qui constitue un enclos dans la ville, en allégeant ses
structure et procédant à une réorganisation interne, une structuration en entités
indépendantes.
- l'axe central fera l'objet d'une attention particulier, il conspuera un espace piéton qui
se prolongera vers la ville, avec une perspective vers la mer (se référer à
l'aménagement préconisé dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier du 1er
mai: ilots des libérés).
- l'axe piéton transversal fera lui aussi l'objet d'un traitement particulier, il reliera
l’ilot Ali mellah au quartier Meissonnier par la liaison aérienne (une passerelle
conçue un élément urbain, révérer à l'étude d'aménagement de l'lot Ali Mellah).
- lancer une opération de réhabilitation et d'embellissement des bâtiments de l'hôpital
dont certains ont une certains ont une valeur architecturale indéniable.
- requalifier les différentes portes de l'hôpital.
- lancer l’aménagement préconisé pour l'entrée de l'hôpital.
- résorber les commerces ambulants autour de l'hôpital, libérer ces espaces aux
circulations piétonnes.
- aménager les parkings et placettes à proximité de l'hôpital.
Programme
- réhabilitation
- parkings
- placettes

ZONE HOMMOGENE 2 : Meissonnier (SURFACE = 5,3 ha)

Orientations d’aménagements
- dé densifier le tissu avec l’aménagement d'espaces de qualité tels que esplanades,
places, aires de détente, jardins...
- lancer une opération de rénovation de toutes les constructions telles que définies
dans le plan de composition urbain.
- lancer une opération de réhabilitation du cadre bâti pour une réelle mise en valeur
du patrimoine architectural que recèle la zone notamment le long des axes
importants tels que les rues Didouche Mourad et Khelifa Boukhalfa.
- Libère lé espace occupé par l'actuels Enduite, il sera carénage en espace ouvert
(esplanade) qui constituera un véritable pôle de détente dans une zone lourdement
densifiée.
- aérer la piétonne de Meissonnier en libérant les ilots sur le côté ouest, cet espace
donnera un nouveau souffle à la zone en aménageant une aire de détente qui
accueillera cafétérias, glaciers...
- éradiquer le commerce informel le long des voies.
- restructurer le cœur d’ilot compris entre les rues ibn naïfs et Negazi Med, y
aménager un parking.
- Procéder au réaménagement de la place Meissonnier en lançant un concours
d'idées.
Programme
- Esplanade
- Cafétérias-glaciers
- Places et placette
- Cheminements piétons

122
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

- parkings

ZONE HOMOGENE : Khelifa Boukhalfa- Hassiba Ben Bouali (Surface = 8,8 ha)

Orientations d’aménagements
- Elargir la rue du Pr Vincent et la relier à la rue Hassiba Ben Bouali.
- Elargir la rue Khemissa Ahcène (tronçon compris entre les rues Hassiba Ben Bouali
et Seddik Ayoub ).
- Rééquilibrer les rues des frères Meslem et Med Lallouche.
- procéder à la rénovation de l'ilot Sonelgaz, y aménager un immeuble bureau et
parking, un traitement d'angle particulier se fera à l'intersection des rues Khelifa
Boukhalfa et Pr Vincent.
- Procéder à la rénovation des ilots tels que définis dans les plans d'aménagement et
composition urbaine.
- Procéder à la réhabilitation des constructions telles que définies dans les plans
d'aménagement et composition urbaine.
- Créer une zone tampon pour les flux piétons entre l'hôpital et le quartier de
Meissonnier en aménageant place, jardin, terrains de sport, cheminements piétons,
parkings.
- l'étude de géotechnique fait ressortir une zone non constructible sur laquelle se
trouve le lycée Omar Racim (extension) et des bâtisses (en mauvais état), procéder
à la démolition de ces bâtisses, y aménager placettes et parkings.
- Restituer les espaces situés le long de la rue des frères Meslem au lycée Omar
Racim.

Le Programme à réaliser :
- Habitat mixte - Jardin public
- Habitat collectif - Terrains de sport
- Hôtel - Parkings
- Immeuble de bureaux
- Esplanade
- Places et placettes

ZONE HOMOGENE 4 : CLAUZEL - Saint Charles (surface = 6,8 ha)

Orientations d’aménagement :
- orientation le tissu avec l'injection d'espaces tels que : places, rues piétonnes,
jardins publics, espaces verts, parkings...
- restructurer la zone du marché Clauzel en dégageant l’ilot situé entre le marché et
rue Ferroukhi. affecter ces espaces à une galerie commerçante en continuité avec
l'activité dominante de la zone. la partie supérieure au niveau de la rue Ferroukhi
sera aménagée en parkings.
- rétablir réseau de voies piétonnes entourant le marché, et permettant l'extension de
commerces tels: cafés, glaciers, restaurent sur ces piétonnes dans un cadre aménagé
et réglementé.
- créer un tronçon de voie à partir de la rue Reda houhou (élargie) vers la rue Hassiba
Ben Bouali afin de décongestionner la zone du marché de la circulation mécanique.
- lancer les opérations de rénovation telles que définies dans les plans
d'aménagement et de composition urbaine.

123
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

- lancer les opérations de réhabilitation profonde du bâti telles sue mentionnées dans
les plans d'aménagement et de composition urbaine. cette opération ne devra pas se
résumer à un ravalement de façades extérieures.
- préserver les vues existantes vers la mer à partir du boulevard Victor Hugo, des
rues frères Boulahdour et Ali Azil.

Le Programme à réaliser :
- habitat mixte -Deux écoles
- habitat collectif - cafétérias
- galerie commerçante -parkings (sous/sol et plein air)

2.2. Contenue du POS U26

POS U26 : Nacera NOUNOU

La première phase, du POS U26 Nassira Nounou de la commune de sidi m'Hamed, a eu


pour objectif la prise en charge de l'établissement d'un véritable diagnostic qui a fait
ressortir les problèmes liés au fonctionnement des quartiers qui composent le périmètre des
deux POS à savoir le U26 Nessira Nounou et le U29 Hôpital Mustapha, elle s'est conclue
par la proposition d'un schéma d'aménagement. Cette phase a fait l'objet d'une séance de
concertation au niveau de la circonscription en présence de Monsieur le Wali délégué.
Conformément à la loi 90.29 du 1er décembre 1990 relative à l'aménagement et à
l'urbanisme, le présent dossier sera composé :
- un règlement qui fixe les dispositions générales et les dispositions applicables à
chaque zone homogène
- un plan de situation à l'échelle 1/ 10000é
- un plan état de fait à l'échelle 1/500é
- un plan d'aménagement à l'échelle 1/000é et un plan de composition urbaine à
l'échelle 1/500é

La zone d'étude jouit d'une situation stratégique attractivité importante, elle fait partir
intégrante du centre de la capital qui est dotée d'équipements urbains à l'échelle nationale.
La zone d'étude est située dans le centre d’Alger, elle couvre une superficie de 34 ha et
englobe une population de 18 938 habitants un parce logement de 3017, soit TOL de 6,91.
Le périmètre d'étude est délimité :
- Au Nord : Avenue Ali Mellah
- Au Sud : La rue Taghit Abdelkader
- A l'Est : La rue Mohamed Belouizdad
- A l'ouest : La rue Mohamed Zekkal
La Zone est accessible à partir des axes principaux Mohamed Belouizdad et Mohamed
Zekkal qui supporte un trafic très important vu qu'ils desservent les communes
avoisinantes tel que : le Hamma, EL Madania, El Biar....

Orientions d’aménagement du PDAU : le plan d'aménagement et d'urbanisme d’Alger


prévoit un certain nombre de directives d’aménagement dont les plus importants sont :
- Réhabilitation et rénovation du système viaire
- Calibrages et hiérarchisation du système viaire
- Création d'espaces verts et places publiques

125
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

Principes d'aménagement :
L'aménagement préconisé repose sur les actions suivantes :
- Intervention sue le cadre bâti, procéder à une opération de rénovation des constructions
situées le long des axes Mohamed Belouizdad et Mohamed Zekkal.
-Réhabilitation des constructions en état moyen.
- Déplacement des activités luisantes et incompatible avec la fonction de centralité
du site tel que l'ONPS et l'AELEC.
- Aménagement d'un pôle urbain au niveau du Bazar Ali Melleh.
- Intervention sur le réseau routier.
- Dédensification du tissu et aménagement des places, aires de jeux et terrains de
sport

La zone sera structurée autour de trois axes importants :


L'axe Mohamed Belouizdad ou une grande opération de rénovation prévue, le long de cet
axe seront injectés de l'habitat mixte avec des équipements intégrés, une place, un hôtel, un
centre d'affaires, banques, assurances,... Le nombre de niveau maximum est à R+5
L'axe Mohamed Zekkal qui subira une grande opération de rénovation et ou sera injecté
un programme mixte d'habitat, commerces et services intégrés
Le nombre de niveau maximum est fixé à R+3
L'axe Mebarak Fayçal : cet axe sera élargi et prolongé jusqu'à la rue Mohamed Zekkal.
Il aura une largeur de 8m avec trottoir de 2m.

Le Plan d'action
1- Intervention sur le réseau routier : Pour toutes les rues ont prévoit :
- Le revêtement des chaussées et des trottoirs
- La plantation d'arbres le long des trottoirs
- L'installation de l'éclairage public et des panneaux de signalisation
Les rues Mohamed Ben Zineb, Larbi Tebessi, Akzouh Yahia, Nahnah Omar et chinouze
Mohamed seront élargies, elles auront une largeur de 6m avec des trottoirs de 2m.
La rue Mebarak Fayçal sera élargie et prolongée jusqu'à la voie Mohamed Zekkal, elle aura
une largeur de 8m et un trottoir de 2m.

2 - Revalorisation du cadre bâti par des opérations ponctuelles de :


Rénovation de toutes les constructions en mauvais état ou touchées par le séisme
du 21 Mai 2003, cette opération concerne tous les ilots situées le long des rues Mohamed
Belouizdad, Mohamed Zekkal et les ilots située le long de la rue Akzouh Yahia.
Les ilots occupés par l'ONPS et l'ALELEC et l'imprimerie
Les parcelles en mauvais état situées le long de la voie Benbarek Abdelkader
3 - La réhabilitation des constructions dans un état moyen : Cette opération
concernant toutes les constructions situées dans les zones homogènes A et C.
4 - Aménagement d'espaces de jeux, détente et de circulation :
- Aménagement de deux terrains de sports au niveau des parcelles occupées par
l'ONPS et l'imprimerie
- Aménagement des terrains de sport au niveau de l'ilot 3 (démolition de deux
constructions vétustes (habitat collectif + activité) et ilot 4 (déplacement et deux activités
état vétuste)
- Aménagement d'une place au niveau de Belouizdad (ilot 35)
- Aménagement d'une place au niveau de la rue Nessira Nounou (ilot 5)
- Aménagement d'une place au niveau de la mosquée située le long de la rue
Zohra Mellit (ilot 2)

126
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

L'aménagement de cette place nécessite la démolition de toutes les constructions autour de


la mosquée : 8 constructions vétustes et 4 en bon état

Impact : Il découle des différentes opérations à lancer un nombre d'entités (logement,


équipements, activités).

Logements collectifs : 1334


Logements Individuels : 87
Equipement : 2 EFE, 2 hôtels, polyclinique, activités commerciales
Activités : ONPS, ALELEC, imprimerie

Le Programme :
- 750 Logements collectifs
- Centre multifonctionnel
- 2 Hôtels
- Centre d'affaires
- Maison de jeunes
- Salle de sport
- Centre de loisirs
- Equipement culturel
- Equipement éducatif
- Extension de la mosquée
- Terrains de sport
- Esplanade, places

LES ZONES HOMOGENES :


1- ZONES HOMOGENE A, Ali Mellah : cette zone a fait l'objet d'un concours
national.
1- Présentation de la zone : La zone est délimitée par l'avenue Ali Mellah et la rue Fatma
Zohra Mellik, elle est caractérisée par la présence dans son environnement directe de
parking à étages, d'un marché de fruits et légumes intégrée et d'une picine. Elle est
proximité à de l'hôpital Mustapha et du complexe sportif Harcha.
La surface de cette zone est estimée à 9,7 ha.

Plan d'action :
- Aménagement d'un axe transversal assurant la liaison de l'ilot Ali Mellah au
quartier messonier par le biais de liaison aérienne (une passerelle conçue comme élément
urbain).
- Aménagement d'un centre multifonctionnel
- Elargissement de la rue Fatma Zohra Mellik et aménagement d'un accès a la zone
à partir de cette voie
- Aménagement de laissons piétonnes transversales reliant les axes Ali Mellah et
Fatma Zohra Mellik
- Aménagement d'un pôle vert
- réhabilitation des constructions en moyen état (se référer aux fiches techniques)
-plantation des espaces non construits et des trottoirs

Le Programme :
- centre multifonctionnel
-esplanade

127
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

2- Zone homogène B : Mohamed Belouizdad


Cette zone s'étale sue une superficie de 5,5 ha. Elle concerne tous les ilots logeant
la rue Belouizdad. Elle est composée par des constructions en très mauvais état.
Cette zone est destinée pour de l'habitat mixité avec des équipements intégrés

Plan d'action :
- Réouverture de la voie Nassira Nounou située au sud de la zone pour la
circulation
- Aménagement de trottoirs
- Rénovation de tous les ilots en mauvais état et leur réaffectation pour nouveaux
programmes
- Alignement des nouvelles constructions avec un recul de 5m (se référer aux
fichés techniques)
- Aménagement d'une place et d'espaces de circulation piétonne
- Plantation des trottoirs et des espaces non construits

Le Programme :
- Habitat mixte + équipement intégrés
- Hôtel
- Centre d'affaires

3- Zone homogène C : zone à réhabiliter, Cette zone s'étale sur une superficie de
13,3 ha. Cette zone est composée en majorité de constructions à caractère résidentiel
Plan d'action :
- Réhabilitation des constructions en état moyen
- Elargissement des rue Akrouh Yahia, Larbi Tbessi, prolongement de la rue
M'barek Faycal vers la rue Mohamed Zekkal
- Aménagement des trottoirs et plantation
- Revêtement de toutes les rues
- Aménagement de terrains de sports
- Aménagement de terrains de sport
- Aménagement d'aires de jeux et de détente
- Programmation d'équipement de quartier
- Dé densification des ilots
Le programme à réaliser :
- Parking à étages
- Centre de loisirs
- Equipement éducatif
- Equipement culturel
- Habitat collectif
- Place
- Extension de la mosquée
- Parking de 28 places
- 3 Terrains de sport
- Air de jeux et de circulation
- Aménagement d'une place au niveau de la mosquée

4- Zone homogène D : Zone Mohamed Zekkal


Cette zone s'étale sur une superficie de 5,5 ha. Elle concerne les ilots longeant la
rue Mohamed Zekkal, Cette zone et destinée pour de l'habitat mixte.

129
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

Plan d'action :
- Rénovation de tous les ilots en mauvais état et leur réaffectation pour de l'habitat
avec commerce et services intègres
- Aménagement du carrefour au niveau de la rue Akrouh Yahia
- Prolongement de la rue M'Barek faycal
- Revêtement de toutes les voies
- Aménagement de liaisons piétonnes
- Aménagement des trottoirs
Le programme :
- Habitat collectif + commerces et services
- Hôtel

ZONE HOMOGENE A ALI MELLAH Surface foncière : 9.7 [Link] de niveaux:R +


5
Orientations d’aménagement :
- Elargissement de la rue Fatma Zoha Mellik et l'aménagement d'un accès à la zone à
partir de cette rue
- Aménagement de liaison piétonnes transversales reliant les axes Ali Mellah et Fatma
Zohra Mellik
- Aménagement d'une piétonne assurant la liaison de la zone Ali Mellah à la zone 1er Mai
- Aménagement d'un axe transversal assurant la liaison de l'ilot Ali Mellah au quartier
Meissonnier par le biais d'une liaison aérienne (une passerelle conçue comme élément
urbain)
- Lancer une opération de réhabilitation et d'embellissement des bâtiments existants
- Aménagement d'un centre multifonctionnel
- Aménagement d'un pole vert
- Aménagement d'espaces non construits et des trottoirs.

ZONE HOMOGENE B MOHAMED BELOUIZDAD Surface foncière : 5.5 HA


Nombre de niveaux : R + 5
Orientations d’aménagement :
- Dé densifier le tissu avec l'aménagement d'espaces de qualité tels que : places, jardins
- Lancer une opération de rénovation de toutes les constructions longeant le boulevard
Mohamed Belouizdad en respectant les prescriptions émises le règlement
- Lancer une opération de réhabilitation du cadre bâti et non un simple ravalement de
façade, notamment les constructions touchées après le séisme.
- Transférer les commerces ambulants le long des voies en aménagement un site propre à
ces activité avec un règlement rigoureux en matière d'hygiène, d'affectation, d'horaires
- Réouverture de la rue Nassira Nounou (tronçon fermé par le ministre)
- Aménagement d'un programme d'habitat mixte et d'équipement intégrés, d'un hôtel et
d'un centre d'affaires le long du boulevard Mohamed Belouizdad
- Aménagement de chemins piétons, places et placettes.

ZONE HOMOGENE C ZONE A REHABILITE Surface foncière : 13.3 HA


Nombre de niveau : R + 2
Orientations d’aménagement :
- Dé densifier le tissu avec l'injection d'espaces tels que : places, rues piétonnes,
espaces verts, parking
- Restructurer la zone
- Elargissement des rues : Akrouh Yahia et Larbi Tebessi
- Réhabilitation des constructions en état moyen

130
Dispositions Techniques technique du projet CHPITRE 2

- Programmation d'équipement de quartier


- Aménagement d'un parking à étages
- Aménagement d'un centre de loisirs
- Aménagement d'un équipement éducatif
- Aménagement d'une maison de jeunes
- Aménagement d'un équipement culturel
- Aménagement d'un programme d'habitat mixte
- Aménagement de terrains de sport de places et placettes.

En fin, Il est clairement constaté que les orientations du POS destinée à notre zone
d’étude ont accordés la grande importance pour la restructuration de Sidi M’Hamed afin de
lui attribuer l’image et rayonnement de l’hyper centralité, quelques orientations ou
opérations d’aménagement du POS sont concrétisées en partie sur le terrain. Seulement, on
considère que la phase réalisation des interventions urbaines dictées par le POS pour la
commune de Sidi M’Hamed est un long chantier contenant des opérations de démolition
ou de construction de nouvelle structure et bâtisse dans l’air. Mais ça reste toujours un
chantier éternel non encore fini et arrêté pendant des années par faute de gestion urbaine,
tel que les immeubles en construction qui sont gelé longtemps au niveau de la rue
Mohamed Belouizdad en juxta position de la caserne militaire, repris récemment en 2018.
Sans oublier le retard enregistré dans notre pays dans l’utilisation des technologies
avancées dans les interventions et la gestion urbaine.

Dans ce contexte, La partie suivante présente une proposition d’une démarche intégrale
pour les opérations complexes de renouvellement urbain durable avec un éclairage sur
l’utilisation d’une plate-forme de technologie AI-GIS .

131
TROISIEME PARTIE
Projet de Renouvellement urbain durable pour la commune de
Sidi M’Hamed
Chapitre 1.
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les opérations
complexes de renouvellement urbain durable pour la commune de
Sidi M’Hamed
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Partie3. Projet de Renouvellement urbain durable pour la


commune de Sidi M’Hamed
Dans cette partie, on présentera une proposition d’un projet de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed. Passant par un éclairage sur le passage d’un plan au
projet urbain durable qui pourra contenir l’ensemble des réalisations de projet urbain ponctuel
d’envergure au niveau d’Alger et ses espaces de centralité, non prévu dans les plans
d’aménagement déjà adoptés, suivi par le détail des principes des projets de renouvellement
urbain durable, pour passer à une proposition d’orientations de renouvellement urbain durable
de Sidi M’Hamed selon une démarche intégrale d’actions croissants finalités, principes et
actions.
Dans l’objectif d’attribuer à la zone d’étude une image urbaine compétitive offrant des outils
de gestion urbaine améliorée, et des services améliorés intelligents et une qualité de vie de
prospère aux citoyens. Ceci, à travers l’adoption de nouvelles avancés et pratiques
technologiques basés sur AI-GIS. On est arrivé à la proposition d’actions de renouvellement
urbain intelligent à travers des orientations de création et mise en place d’une plate-forme
numérique AI-GIS, de données géographiques globales centralisées pour Sidi M’ Hamed, un
espace urbain intelligent et durablement renouvelé, inspiré du projet de smart city lancé
récemment par Huwaei et appliqué en Arabie Saoudite. L’objectif de ces propositions s’inscrit
dans le but de redessiner à travers le projet de renouvellement urbain un avenir de qualité à
Sidi M’Hamed et d’en faire de cet espace de centralité un modèle de ville intelligente et
durablement avancée

Chapitre 1. : Proposition d’une démarche intégrale d’action pour


les opérations complexes de renouvellement urbain durable pour
la commune de Sidi M’Hamed
Dans ce chapitre, Proposition d’une démarche intégrée de renouvellement urbain durable
croisant finalités et principes aux actions. Une démarche qui contient les actions de création
de l’hyper centralité : redynamiser et renouveler la centralité de la ville, les opérations de
rénovation sur le bâti et acquisition du foncier, à savoir les acquisitions des propriétés
foncières, la délocalisation et transfère du bâti, la réhabilitation cohérente et durable sur le bâti
existant et protection des sites et patrimoine architectural dans le respect de l’identité.

Aussi les actions de création de la valeur environnementale et la valeur de sécurité socio-


économique sont aborder à savoir la préservation des ressources naturelles et l’amélioration
de la qualité de l’environnement local avec la favorisation de l’équité sociale sans oublier la
participation du citoyen pour une démarche partagé du projet. Sans oublie l’utilisation des
technologies avancées dans la gestion urbaine

132
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

1-1-Du plan au projet urbain durable :

Après une constatation claire d’une réelle carence de la planification urbaine sur les
espaces centraux d’Alger, notamment sidi M’Hamed, traduit par une saturation urbaine et une
congestion très sensible, multiplié par un important dysfonctionnement urbain. IL est temps
d’adopter de nouvelle démarche de l’aménagement urbain, adopter la notion de projet de
renouvellement urbain qui soit durable et plus globale. Il faut dire qu’à ce sens une forte
volonté politique forte existe pour Alger, afin de rétablir le chaos urbanistique. Une volonté
qui se traduit sur le terrain, par de multiples projets de réalisation et de planification urbaine
qui tente d’opérer parfois en urgence, un changement dans les méthodes d’approches du
pouvoir sur les espaces centraux d’Alger, afin de donner à la capitale une image concurrentiel.
Seulement, hélas, plusieurs lacunes apparaissent, il faut dire que la maturation du plan au
projet urbain parait difficile, vu la complication du constat de la ville, ce passage n’est qu’en
sa phase embryonnaire, de nouvelle approche urbaine approchent certes mais lentement.

De par son rôle de capital national, de métropole maghrébine espace de connexion des
deux rives continentales, lui confère des responsabilités qui peuvent constituer des véritables
pour son développement durable. Afin d’exploiter les faiblesses et les transformer en
potentialités. Alger a besoin d’un projet de renouvellement urbain de ces espaces centraux
notamment Sidi M Hamed, un projet qui soit porteur d’idée pour un développement durable à
imposés par les nouvelles données économiques du pays.
Il faut dire que depuis 2005, et grâce donc au contexte économique favorable du pays
et sous pression de la mondialisation et l’ouverture aux échanges une nouvelle démarche de
l’urbanisme s’est mise progressivement en place à travers de grands projets structuraux
d’envergure s’appariant essentiellement sur support infrastructurel multimodal conséquent et
une conception novatrice axé sur la recomposition du paysage existant. Des projets structurant
qui sont conçus dans une démarche nouvelle axée sur l’élimination urgente des déséquilibres
spatiaux et l’insertion de la ville dans une nouvelle perspective de modernisation et de mise à
la norme universelle sur le plan fonctionnel.
Ces opérations d’envergures sur le plan des infrastructures et l’importance des projets urbains
n’étaient pas intégralement prévus par les plans d’urbanisme, les POS élaborés à la fin des
années 90 sur Alger et ces espaces centraux .
La réalisation urgentes de ces projets structurants de prestige s’implanté au gré de la
disponibilité foncière sans forcément une cohérence avec les plans précédant et parfois dans
une vision globale de l’espace urbain d’Alger.
Cette situation a nécessité entre 2005 et 2007 le lancement des études de révision ou
complètement des PDAU et plan de détail qui en découlent le POS. Surtout que plusieurs
paramètres sur lesquels étaient basés ces POS et les perspectives d’aménagement et mode de
croissance qu’ils projetaient devenaient presque dépassés.
La lenteur de réalisation des orientations des POS sur le terrain a rendu ces plans dépassés
par les nouvelles données du pays, tel que le chantier du quartier Mahfouf de sidi Mhamed.
Le contexte des études et l’intervention urbaine sur les espaces de centralité d’Alger,
notamment la commune de Sidi Mhamed, doivent être bien révisé complété dans une nouvelle
dynamique, dicté par les nouvelles données économiques et avancée technologique dans le
respect des principes du développement durable.
Parmi les opérations les plus importantes d’une série de projets structurants d’Alger, qui
peuvent être lié au ou influencer le renouvellement de Sidi Mhamed, nous signalons :

133
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

- l’aménagement de la Baie d’Alger avec une façade maritime s’étalent sur 25km et qui devra
recevoir des programmes à caractère touristique et de loisir du tertiaire supérieur, des centres
commerciaux et de l’habitat de haut standing, la gare centrale d’Agha qui devra subir une
transformation afin d’offrir une plate-forme ouverte sur le port d’Alger.
- le renouvellement du Hamma en un centre d’équipement et de service.
- le renouvellement du Ruisseau-H Dey avec des équipements publics et de services et une
station de transport intermodale (métro – tramway – bus – téléphérique au centre d’affaire des
Abattoirs.
- Aménagement touristique d’un grand espace littoral et de loisir allant de Belouizdad sablette
d’H Dey jusqu'à El Mohamadia, exerçant une forte attraction de la population algéroise.
- Création d’un nouveau pôle de centralité Dar El Baida-Babazzoune-Mohamadia. Ainsi que
l’apparition spontanée de nouvelles centralités commerciales en périphérie tel que El Hamiz
Cheraga Draria et leur dissociation actuel de transport en commun (métro - tramway).
- des investissements universitaires et de recherche sont aussi annoncés (faculté de médecine
Ben Aknoun, centre de recherche sur la haute technologie de communication à la ville
nouvelle Sidi Abdellah).
- Réalisation du côté ouest du parc des Grand Vent de 630 ha de superficie.
- Réalisation d’habitat forme AADL- LPP-LSP, comme soulagement du centre d’Alger
principalement à Sidi Abdellah.
- Réalisation de projet d’infrastructure lancé depuis longtemps et qui a subi un grand retard à
leur tour entre autre.
- Métro d’Alger avec une 1er ligne de 9 km qui atteint le centre d’Alger passant par Sidi
Mhamed et connecte avec le train bus et port. (transport intermodale).
- 2eme recode de contournement d’Alger en voie rapide.
- Réalisation de tramway et réseau ferroviaire (REF).
- Réalisation des téléphériques reliant la partie base d’Alger au quartier des hauteurs.
- Réalisation de la nouvelle aérogare internationale à Alger.

Cette nouvelle situation de réalisation de projet d’envergures à Alger et ces espaces


centraux, à induit une nouvelle démarche d’urbanisme qui devient non plus un instrument de
localisation de projets et de règlementation, mais un cadre de structuration territoriale et de
gouvernance urbaine. Sa consistance est fondée sur le projet et le mécanisme de
recomposition spatiale urbaine. C’est une nouvelle approche qui tisse un ensemble d’outil de
différents niveaux, dont le rôle consiste à emboiter les échelles spatiales et temporelle
complémentaire, à diversifier les problématiques traités et élargir le cercle d’acteurs
participants à l’élaboration des scénarios perspectif de renouvellement ou de développement
urbain.
Désormais, la procédure de concertation autour du projet doit rassembler autant
professionnels pluridisciplinaires avec les décideurs, les investisseurs potentiels et la société
civile. Cette démarche est compliqué elle est au stade d’expérimentation en Algérie (dans le
cadre de l’élaboration du SNAT2025) et qui pose la problématique du manque de cadre de
concentration, d’absence des procédures de contractualisation et de montage financier
participatif, des outils techniques d’aide à la décision plate forme numérique sous SIG, et de
la faiblesse de formation aux méthodes de diagnostic et perspective urbaine.1

[Link], le territoire invente son avenir « Eva Berezovska Azzag. Lumière sur les villes »

134
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Aussi ce qu’il faut c’est d’adopter un urbanisme qui devra prendre en compte l’impact des
interventions d’aménageur, et dans notre cas d’étude du renouvellement urbain sur la société,
l’environnement et sur l’économie. En d’autre terme, tous type de projet d’aménagement et ou
de renouvellement, recomposition urbaine des espaces principalement centraux d’Alger entre
autre la commune de Sidi Mhamed et les opérations qui y ont inscrites doivent être pensés et
même selon les principes et objectifs du développement durable.
Cette dernière s’impose aujourd’hui comme une nécessité absolue et impose progressivement
de voir la ville dans la planification spatiale comme un ensemble vivant avec ses volets social,
économique environnementale et urbain. Un urbanisme qui ne se limite pas à la conception et
répartition des fonctions urbaines, mais commence à envisager le développement urbain
comme une association holistique des différents domaines dont la prise en charge relève d’une
demande systémique.
Cela signifie que dans la maturation du plan au projet on doit introduire le développement
durable comme « Norme en urbanisme » nécessitant de prendre en charge le PDAU et les
POS et prévoie des révisions selon les projets structurants émergents mais aussi adopté une
procédure permettant l’application de la durabilité pour le développement urbain sous une
vision globale d’Alger dans un réseau de métropole méditerranéenne.
De ce fait la, le POS de restructuration ou renouvellement urbain de la commune de Sidi
Mhamed doit contenir tous les projets structuraux ou ponctuels émergeants dans son espace et
s’adapter au changement de planification et réalisation urbaine sur l’espace d’Alger non
programmé dans les plans précédents. Le POS doit avoir l’allure d’un projet stratégique,
d’espace de centralité qui doit composer avec un ensemble d’outil complémentaire et ne se
limite pas uniquement à la conception urbaine rigide. Mais doit construire l’espace centrale
de Sidi Mhamed avec une vision de son intégration continue dans son territoire la capitale afin
d’éviter le risque de changement de prorogation entre les plans urbains et autre plan de
protection contre les risques, plan de protection et de mise en valeur du patrimoine, plan
d’aménagement côtier, plan de Médina, plan d’aménagement de zone touristique, les agendas
21communaux n’étant pas encore entrés en vigueur. Eviter ces changements de plan avec la
conciliation de la croissance, préservation de l’environnement, responsabilité sociale et
économique pour qu’en finalité le projet de renouvellement urbain de Sidi Mhamed soit
inscrit dans la notion de durabilité en profitant des différentes techniques avancées de
planification, et gestion des opérations et interventions urbaines.

1-2-Principes des projets de renouvellement urbain durable :


1 – le projet de Rnouvellemnet urbain est pensé avec la ville et non au dehors d’elle. Le projet
doit être pensé dans une vision globale du territoire, développement et renouvellement de la
commune de Sidi Mhamed dans son territoire la ville dans un réseau de métropole
méditerranée.
Le projet doit être conçu avec une approche d’urbanisme qui rassemble des outils
complémentaires (plans thématiques, Agenda 21…) à différents dont le rôle consiste à
emboiter les différentes échelles spatiales et territoriales. Ceci permettra de ne pas limiter le
projet à la répartition des fonctions et en mode d’occupation du sol mais plutôt « renouveler
Sidi Mhamed dans une stratégie globale pour éviter le chevauchement entre les plans et les
interventions urbaines sur le même espace urbain et assurer la cohérence spatiale avec la ville.
2 - le projet de Renouvellement urbain est pensé à la fois comme processus et résultat, et non
comme résultat sans son processus (ses moyens et ses chemins).

135
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

3 - le projet de Renouvellement urbain est pensé dans la totalité de ses dimensions intégrées,
appréhendées à travers leur interaction (le politique, l’économique, le social, le culturel, le
technique) et non dans l’une de ses dimensions (seulement économique ou technique ou
esthétique, le projet doit être conçue avec une densification des problématiques traitées.
4- le projet de Renouvellement urbain est pensé dans un équilibre du court terme et du long
terme, et non dans l’urgence ou l’utopie.
5 - le projet de RN urbain est pensé comme un dispositif acceptable, réalisable(en non comme
un idéal inatteignable) :
- en terme de faisabilité politique et économique, et non seulement technique.
- en terme de solution technique (transférabilité, réversibilité…).
6 – le projet urbain est pensé comme un dispositif ouvert, adaptable (et non fermé, définitif)
qu’on peut réviser, donc ajustable réalisable chaque 5 ans, en cas de retard ou lenteur de
réalisation par rapport au changement des données socio-économique ou urbanistique, le
projet de renouvellement urbain doit ainsi être :
- ouvert au temps.
- ouvert aux diverses aléas économique.
- ouvert à la négociation.
7 - le projet de renouvellement urbain est pensé comme dispositif complexe (et non simplexe,
simplement technique).
- en terme de spatialité (mixité urbaine et non mono fonctionnalité)
- en terme de temporalités (gestion des écarts et des incertitudes de conjoncture)
8 – le projet renouvellement urbain doit être conçu sur la base de l’élimination des
déséquilibres spatiaux et l’insertion des espaces centraux d’Alger dont Sidi Mhamed dans
nouvelle perspective de modernisation caractérisée par la technologie récente de gestion
urbaine par des plates-formes avancées et infrastructure de base donnée numérique
géographique SIG dans le but d’atteindre la norme universelle sur le plan fonctionnel ou
gestion urbaine.
9 – le projet de renouvellement urbain et les opérations qui y sont inscrites doivent être
porteurs d’idées et l’action pour le développement durable voir la ville comme un ensemble
vivant avec son volet socio-économique, environnemental et urbanistique.
Ainsi, les opérations et orientations urbaines inscrites dans un projet POS, doit être pensées
selon les principes du développement durable. Ces derniers définissent le cadre des actions du
renouvellement urbain.

On retrouve dans ces principes un grand nombre de ceux exprimés dans la déclaration de Rio
en 1992. On cite huit axes ou principes d’action suivants pour un développement et
renouvellement urbain durable :
Axe1 : transversalité des approches impliquant de nouvelles façons de travailler, partenariale
et pluridisciplinaire plus transparentes.
Axe2 : la participation des différents acteurs.
Axe3 : une stratégie d’amélioration continue.
Axe4 : la mise en place de nouvelles règles économiques permettant de fixer des objectifs de
performance.
Axe5 : évaluation et le suivie comme éléments de remise en cause et de progrès permanant.

136
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Axe 1- la transversalité des approches :


Cette transversalité implique de nouvelles façons de travailler partenariales et
pluridisciplinaire, plus transparente.
- le partenariat : les projets d’urbanisme doivent instaurer un partenariat ouvert entre les
différents décideurs concerné par le projet. Celui-ci doit être décidé très en amont afin de
concerner dès le début des acteurs qui pourront leur compétences, voire leur financement. Il
peut aboutir à la création de structures de gestion, de conseil, d’aides à décision. En effet, la
transversalité ne consiste pas à ajouter des compétences, c’est une démarche de recherche de
solutions visant à croiser les impacts sociaux, environnementaux et économique des projets.
- l’analyse des impacts : la démarche transversale doit chercher à accroitre les impacts positifs
(emploi intégration sociale, qualité de vie) et réduire des effets négatifs (l’effet de serre,
pollution) le développement durable se traduit par la recherche d’actions ayant des impacts
autant que possible positifs sur les trois piliers du développement durable et sur leurs
interactions.
- la recherche des synergies : la démarche du développement durable doit être dynamique et
pour cela, elle doit encourager les synergies de toutes sortes, économique sociale
environnementale.
Afin de favoriser ces synergies, l’analyse de projet pourrait comporter une grille d’exigences
qui soit d’abord une check-list des cibles de développement durable pouvant être associées à
un projet urbaine.

Axe 2-la participation des différents acteurs :


Comme cité par avant, La participation des différents acteurs (habitants, usagers, acteur-
économique) est un principe fort du développement durable pouvant contribuer à un meilleur
partage des connaissances et à la reconnaissance des compétences.
La gouvernance au niveau local peut se définir comme une démarche globale de participation
des habitants, des usages et des acteurs socio-économiques à la définition des objectifs d’un
projet ou un diagnostic, à la formulation du problème et enjeux, à la définition de la stratégie,
objectifs, à la mise en œuvre, suivi et l’évaluation du projet .
Ainsi, un projet de renouvellement urbain durable doit être pensé avec la totalité des acteurs
de la ville dont les habitants, à travers les points suivants :
- élargir le cadre des acteurs participants à l’élaboration des scénarios prospectif de
développement durable.
- les intérêts communs plutôt que l’intérêt public ou général, les négociations.
- le consensus plutôt que l’imposition.
- le partenariat plutôt que l’addition d’initiative disjointe.

Axe3- une stratégie d’amélioration continue :


Une stratégie d’amélioration doit être fondée sur le pragmatisme, la réactivité et la faculté de
s’adopter, en s’engageant un partenariat en amont, Il est nécessaire que le maitre d’ouvrage
fixe un cadre dans lequel puissent s’inscrire les partenaires. Pour cela, il est nécessaire de
définir un schéma de référence qui précise les grandes intentions et les invariants du projet.
Ceux-ci sont les objectifs à atteindre que l’on peut mettre en relation avec les finalités du
développement durable. Ce schéma de référence doit être réalisé en amont, à partir d’un
diagnostic partagé du territoire, notamment entre les différents décideurs afin que ceux-ci
rejoignent aussi les objectifs du maitre d’ouvrage.

137
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Le cadre stratégique définit les finalités et les orientations du projet, les modalités doivent
rester ouvertes aux choix, compétences et opportunités des différents maitres d’ouvrage et
maitre d’œuvre.

Axe 4- La mise en place de nouvelles règles économiques :


Une économie durable doit inciter les producteurs et les consommateurs à privilégier des
biens et services plus économe en ressource non renouvelable (énergie, espace foncier, eau,
matière première, etc.). Il est nécessaire de développer des outils qui modifient le processus de
décision : réglementation, fiscalin écologique. L’objectif est toujours d’atteindre l’efficacité
de l’usage des ressources disponible, prenant en compte les couts sociaux et
environnementaux. Ce principe doit conduire à retenir des solutions économiquement
efficaces non seulement pour l’investisseur mais aussi pour la collectivité tout entière : il doit
amener la réflexion sur le coût global des projets urbains tel que les projets de renouvellement
urbain et sur l’intégration des coûts externes sociaux et environnementaux, dans l’évaluation
des projets d’investissement urbain ou de renouvellement urbain.

Axe 5- Evaluation et le suivi comme éléments de remise en cause et de progrès permanant :


L’évaluation et le suivi constituent un élément primordial dans le progrès continu des
opérations de renouvellement urbain. On distingue trois niveaux d’action :
- mettre en œuvre une procédure d’évaluation.
- développer des méthodes de suivi à partir d’indicateurs de développement durable pour le
renouvelle urbain.
- faire de cette procédure un outil de participation, l’obligation de suivi et d’évaluation
prospective des impacts du projet de renouvellement urbain de Sidi Mhamed, sur chacun des
trois pliées est une garantie de qualité des projets qui favorise la transversalité et les
partenariats. Le suivi de ce projet dans le temps permet de corriger et d’améliorer celui-ci, il
peut être l’occasion de mieux faire, mieux comprendre certains enjeux et d’amener des
changements et solutions. IL peut être un élément de prévention pour éviter certain conflits,
blocage sur terrain ou des actions difficilement réversibles. Le suivi et l’évaluation impliquent
de nouvelles méthodes de travail reposant notamment sur la qualité de la maitrise d’œuvre
urbain dans le respect du Développement Durable.

1-3- Proposition d’orientations de renouvellement urbain durable de Sidi Mhamed selon


une démarche intégrée croissant finalité, principes et actions :

Dans l’objectif de compléter du POS de Sidi Mhamed, proposé par l’organisme de l’état
le CNERU, inscrit en droite ligne dans le contexte du renouvellement et redynamisation de
l’espace de contractilité de la zone d’étude, et afin d’aboutir vers un projet stratégique de cet
espace de centralité avec l’intégration au schéma d’aménagement structurant d’Alger et
l’adéquation par apport aux donnée socio-économique actuel. En ce qui suit, on propose des
orientations de renouvellement urbain de Sidi Mhamed structurant en un ensemble d’action
qui sont porteur d’idée de développement de centralité durable et en s’alignant avec les
nouvelles poussées technologiques de gestion urbaine.

Le projet, ou ces orientations de renouvellement urbain durable de Sidi Mhamed sont conçus
en s’appuient sur ces finalités et ces principes, les principes qui sont précitées auparavant.

138
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Le projet en question est présenté selon une démarche intégrale croisant principe, finalité du
développement urbain durable avec les actions, et orientations. L’ensemble de ces objectifs
sont décomposés en action et sous action ou sous cibles opérationnels associés à une stratégie
d’aménagement. Cette démarche permet d’éviter les lacunes ou l’irréversibilité du choix
d’action ou d’orientation du renouvellement urbain mais aussi éviter les blocages ou impacts
négatifs à la fois sociaux, économique et environnementaux.

Cette démarche de renouvellement urbain permet d’intégré le développement durable dans la


conception d’action, après prendre en compte le bilan analytique d’état des lieux, et
identifications les aspects critiques ou les priorités en relevant les impacts les plus important
afin de les mettre en premier lieu des actions, ensuite hiérarchiser les actions jusqu'à prendre
en charge des actions ou orientations spécifiques au moindre problème dans le territoire de
centralité de Sidi Mhamed.
Cette hiérarchisation des actions étant fonction du contexte local et de la stratégie politique
déjà tracé, d’autre part restant toujours dans l’optique que les principes d’action doivent
entrainer la prise en compte des finalités du développement durable pour le renouveler urbain
de Sidi Mhamed avec son intégration cohérente au développement urbaine des espaces
centraux d’Alger.

Il faut dire que notre proposition d’orientation de renouvellement urbain de Sidi Mhamed
s’inscrit dans le principe du contenu de POS de Sid Mhamed proposé par l’état, seulement
avec un enrichissement et un complètement de ce POS par des actions structurées selon une
démarche qui intègre les principes du développement durable dans le renouvellement urbain
de la zone d’étude.

La démarche globale d’orientation croisant finalités, principes et actions pour le


renouvellement urbain durable de Sidi Mhamed est détaillée ci-après :
(Voir:Schéma d’aménagement pour le renouvellement urbain de la commune Sidi M’Hamed )
Action 1 : redynamiser et renforcer l’attractivité urbaine et création de l’hyper
centralité durable :

Cette première action constitue une priorité dans notre projet car la zone d’étude Sidi
Mhamed, de par sa position comme partie intégrante du centre de la capital, doit être dotée
d’un rayonnement de l’hyper centralité sur le point fonctionnel ou structurel. Le terme de
centralité peut être définit comme étant la qualité par excellence d’un espace centrale vivant et
dynamique qui diffuse, rayonne et provoque des échanges, il doit avoir une fluidité,
accessibilité et doit avoir une image visuel bien structuré entre le bâti et le non bâti et assure
la continuité de la bonne circulation des hommes et les services et pratiques dont il a besoin.

Notre zone d’étude a eu sa part à travers les différentes options d’aménagement par le PDAU
et le POS, par cela il a été souligné des directives déjà précitées, qui préconisent la mise en
place d’une restructuration urbaine rependant à la fonction et la taille de l’espace centrale et la
densification du tissu urbain par différentes opération d’aménagement de restructuration.
Le modèle de centralité choisi par l’état, pour caractériser la future structure d’Alger est le
type ponctuel, composé de plusieurs centres urbains à divers niveau y compris l’ensemble des
centres structurants, émergeant recemment sous forme de centre périphériques, et Sidi
Mhamed y figure dans l’hyper centralité de la capital.

139
Shéma d'aménagement pour le renouvelement urbain de la commune de Sidi M'Hamed

.
Extrait de carte topographique
au 1/50 000 de la zone d'étude

Légende
Axe de Centralité
Pole d'ypercentralité
1er Mai
Pole d'ypercentralité
square center Issat Idir

Centre d'affaire

Centre d'échange Agha

Batis récupérées et
convertis en espace
batis d'ypercentralité
Centre d'animation
urbaine (POS)

Limite administrati
de la commune

IMAGE SATELLITE RESOLUTON 0.65 m

Echelle

1:10 811
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Dans la cohérence avec le contexte de la planification urbaine actuel et le schéma de centralité


réel et actuel sur le terrain ou le territoire d’Alger que cette première action et proposée, celle
de renforcer l’attractivité urbaine et création de l’hyper centralité à Sidi Mhamed.

L’attractivité économique du territoire centrale doit être liée autant que possible au
développement de modes de production et de consommation durable. L’attractivité et le
développement économique de Sidi Mhamed seront encouragés et soutenus grâce à une
meilleure synergie et mise en cohérence des actions, tant publiques que privées, des
partenariats locaux (public-privé) et au soutien des expérimentations et des innovations.
Cette première action est décomposée en deux sous actions :

Action1-Sous-Action1. Renouveler la centralité : renforcer l’infrastructure et


l’équipement de centralité et assurer l’accessibilité au territoire central :

Dans le but de promouvoir l’économie locale de la commune d’étude, et l’économie


nationale, et l’ouvrir sur l’économie monde, aussi dans le but d’atteindre un meilleur niveau
d’organisation urbaine d’espace centrale de Sidi Mhamed, il est primordial de densifier le
tissu urbain existant de la zone d’étude par l’aménagement de rentabilité foncière, autrement
dit intégrer des équipements noble, du 3éme et 4éme degré de centralité, des équipements du
tertiaire supérieur, bien repartis dans des noyaux centraux de la commune (tel que place 1er
mai, place Aissat Idir) et aux abords des grands axes de circulation (tel que rue Hassiba Ben
Bouali). Ces équipements stratégiques qu’il faut intégrer en bâtiment d’équipement ou dans
des bâtis multifonctionnels qui contient des habitats hauts standing et des bureaux d’affaire,
centres commerciaux qui sont d’un plus grand apport financiers. L’ensemble de ces bâtis
doivent être aménagés dans un réseau routier et de communication renouvelé, qui constitue un
élément clef du centre urbain, mettant en relation les différentes fonctions urbaine et
permettant une meilleur fluidité et accessibilité urbaine.
Le développement de l’infrastructure de marque, de qualité contenant les réseaux divers
routier et communication s’inscrit dans l’objectif de promouvoir l’hyper centralité à Sidi
Mhamed.

Orientation d’aménagement :

• Création d’une centralité linéaire à trois axes centraux avec deux pôles de centralité et
de deux centres d’affaires :
1 - Création de deux pôles centraux dans la commune de Sidi M’hamed, constituants non
seulement des pôles de décision, de direction mais aussi autant qu’un élément à pouvoir,
offrant un marché de travail, c’est le champ d’exercices et d’accomplissement des
responsabilités et des satisfactions d’un ordre élevé : prestige, information et interconnexion
et service.

 Le 1er pole d’hyper centralité à aménager au niveau de la place 1er Mai, il correspondra
à un noyau central d’excellence qui regroupe dans les différents ilots qui le
contournent, à part hôpital Mustapha, un trio d’équipements supérieurs
d’administration, d’affaire et de diverses activités du tertiaires supérieur.

141
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Le 2éme pole d’hyper centralité à aménager au niveau de la station Aissat Idir « square
center », un centre carré contenant dans les abords de la station de bus, au niveau des
ilots contournant, des équipements du tertiaire supérieure. L’utilisation des terrains
limitrophes à la station pour l’aménagement de deux immeubles pouvant servir pour les
affaires et hôtellerie, des commerces. Ces deux immeubles architecturaux seront avec
une identité marquante à l’échelle d’Alger.

2 - Aménagement de trois axes de centralité structurant une centralité linéaire dans la


commune de Sidi M’hamed, à savoir :

- La Rue Hassiba ben bouali .

- La Rue Mouhamed Belouizdad.

- Le Boulevard Aissat Idir.

Il s’agit de renforcer ces trois axes par l’aménagement à leurs abords des équipements des
tertiaires supérieur, hôtel, bâtiment d’affaire et de service et du commerce noble, mais aussi
des immeubles multifonctionnel contenant, à la fois, l’habitat haut standing et activité du
tertiaire supérieur, ce qui rehaussera sans doute le rayonnement de centralité de la commune.

3 - création de trois centres d’affaires :

 1 er centre d’affaire « extension du centre d’affaire Belhaffaf » :


Il s’agit d’accélérer l’achèvement de la réalisation du centre d’affaire « Belhaffaf », en
chantier depuis plus de 20 ans, notre proposition s’inscrit dans l’extension de ce centre en
chantier pour atteindre la limite urbaine Est de la commune et l’édifice de l’APC à l’ouest
de la commune.

 2 éme centre d’affaire « Centre APC-ministère des jeunesse et sport » :


Il s’agit de créer un deuxième centre « quartier » d’affaire adjacent au premier, allant du
centre d’affaire « Mahfouf » contenant l’APC et le ministère, et l’étendre jusqu’à la place 1er
Mai avec l’aménagement d’espace public et exploitation rentable du foncier actuel de la
station de bus ETUSA.

Il est indispensable d’éliminer l’actuel Arrêt de Bus ETUSA, et la déplacer à la proximité de


la piscine olympique, occupant le foncier adjacent (en chantier actuellement).

 3eme ilot d’affaire à côté de la piscine olympique jusqu’à la rue Mouhamed


Belouizdad au Nord, contenant des équipements et service du tertiaire supérieur et
commerce de sport et loisirs ainsi que la haute restauration

143
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

4 - développement du centre d’échange Agha et le relier au 1er pole centrale 1er Mai : il
s’agit de prévoir un aménagement d’une solution « hors-sol » sous forme de réalisation d’une
dalle au-dessus des voies ferrés. Cette dalle pourra comporter des bâtiments à R+1 R+2
destinés à accueillir les fonctions directement associées au transport, activité portuaire-
transport ferroviaire et routier inter wilaya, tel que les bâtiments de service financier
banque, service de tertiaire, douanes, hôtellerie et restauration ainsi qu’à d’autres services
du tertiaire supérieur, ce qui offre au citoyen l’opportunité de s’approcher le port « ouvrir la
ville de la mère ».

La volumétrie de ses bâtiments sur la dalle en question, ne doit pas dépassées R+2, ceci afin
d’assurer la continuité du tissu urbain existant aux bords de la rue Hassiba Ben Bouali. Le
but est celui de préserver formellement les vues sur mèr à partir de la ville.

- Répartir des équipements du service noble sur la totalité des ilots se trouvant entre la rue
Hassiba Ben Bouali et la voie ferrée jusqu’à la limite est de la commune.

5 - intervention sur le réseau routier de la commune :

Il s’agit d’assurer la fluidité de la circulation routière dans l’espace centrale de Sidi


M’hamed et facilité l’accès vers la partie supérieur (au sud) de la commune et de la ville.
Ceci par les actions suivantes :

- Etablir un plan de circulation adéquat à l’hyper centralité de la commune.

- Revoir les sens de circulation au niveau des rues secondaires.

- interdire le stationnement aux abords des trois axes de centralité prévus et proposées par
notre étude.

- aménager des aires de stationnement et même des parkings au-dessus de chaque réalisation
de bâtisse d’équipement de centralité ou habitation, en premier lieu ceux situés aux abords
des trois axes de centralité précités.

- aménagement de deux parkings à étages dans les ilots situant au niveau des ilots
positionnés entre la voie ferroviaire et la rue Hassiba Ben Bouali, chacun doit être proche de
l’un des deux pôles centraux déjà proposés.

- ouverture et aménagement de nouvelles voies tel que la création d’une voie communale
reliant la place 1er Mai et le quartier Messonier, aménagé sur une dalle « pont » qui
contournera la limite ouest de l’hôpital Mustapha. Actuellement, il existe à cet endroit une
ruelle piétonne nommée « Triq Lahnech », cette proposition d’aménagement spécifique
transformant la voie piétonne en voie et ouverture routières, apportera une meilleur fluidité
et accessibilité, permettant de relier la partie haute de la commune avec le reste de l’espace
de la commune.

146
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Action 1 –Sous-Action 2. Favoriser le transfert et l’utilisation des bonnes pratiques de


la technologie pour une gestion durable du territoire dans la commune :

La ville ou la commune doit s’intégrer dans l’économie-monde, cette intégration sous –


entend notamment l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC)
et aux savoir-faire dans un but d’un renouvellement et gestion durable, ceci par l’adoption
des techniques constructives qui améliore le mode de vie du citoyen.

Il est obligatoire de relier le projet de renouvellement urbain durable à Sidi M’Hamed de


manière constante avec la recherche technique et scientifique au niveau des centres de
recherche nationaux et internationaux, ceci afin de s’aligner aux techniques avancées de
renouvellement ou de gestion urbaine appliquées au monde. Aussi, s’engager dans
l’échange et la coopération avec les villes mondiales et s’inspirer des expériences étrangères
dans le domaine. Le renouvellement urbain ne sera prenne que si des technologies durables
émergent.

L’adoption des nouvelles technologies permet dans le projet de renouvellement urbain


durable à Sidi M’hamed de :

1 - Assurer une infrastructure de connectivité globale de données multi service, multi


secteur centralisées sous une plate-forme numérique.

2- Assurer l’accessibilité aux différents services de la commune par haute connectivité aux
citoyens

1 - Assurer une infrastructure de connectivité globale de données multi service – multi


secteur centralisées sous une plate-forme numérique : les technologies avancées contribuent
fortement et principalement avec des solutions numériques pour améliorer la gestion et
l’intervention urbaine à travers le développement des infrastructures numériques de haute
qualité pour connectivité globale à haut débit comportant et regroupant l’ensemble des
données relatives aux fonctionnalités et services urbains de la commune.

• Orientation d’aménagement :
Parmi les orientations du renouvellement urbain de Sidi M’hamed, le développement
d’infrastructure et d’équipements techniques spécialisés pouvant contenir les données sous
un système numérique centralisées avec une connectivité globale de haut débit
(actuellement 5G et 6G pour horizon 2030) regroupant l’ensemble des données urbaines
relatives aux différents services des différents secteurs de la commune, dont le citoyen à
besoin.

Il s’agit de prévoir des aménagements pour réaliser une plate-forme numérique « Géo
portail-SIG » de données urbaines de Sidi M’hamed, centralisée sous une grille de
monitoring destinées en même temps, à piloter les opérations d’intervention urbaines, tel

147
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

que les opérations de renouvellement urbain, une grille de monitoring destinée à la gestion
urbaine durable par les autorités (exemple : gestion de la signalisation numérique pour la
circulation routière dans la commune), mais aussi cette plate-forme servira à répondre aux
besoins accrus des citoyens pour l’utilisation des fonctionnalités urbaines numériques
existantes dans le Cloud, tel que les données des services du e-TIC, e-commerce, e-
transport, e-tourisme, e-gouvernement, e-énergie (PIT- SONELGAZ), e-information, e-
formation, etc.

La réalisation dans la commune d’une infrastructure avec un réseau de connectivité en


fibre optique de haut débit (5G, 6G) contenant l’ensemble des données urbaines avec des
fonctionnalités qui répondent à la demande des utilisateurs (état ou citoyen), s’inscrit dans
le but d’atteindre un niveau compétitif dans l’utilisation des données urbaines numériques à
haute connectivité à l’échelle de la commune ou de la ville d’Alger.

2 - Assurer l’accessibilité aux différents services urbains numériques par haut


connectivité aux citoyens et aux utilisateurs.

Il s’agit d’introduire dans les orientations du renouvellement urbain de Sidi M’hamed les
actions suivantes :

Orientation d’aménagement :

- installation de réseau de connectivité de haut débit (5G, 6G) afin d’assurer une bonne
accessibilité à l’information et afin de répondre aux besoins de citoyens et de l’état.

- ouverture gratuite d’accès à haute débit de connectivité dans l’ensemble des espaces
publiques, dans les différents établissements et équipements étatiques, dans les centre
d’affaire, les centres commerciaux dans les hôtels et restaurants, sans oublier la gare
ferroviaire, gare routière et jardin public, équipement de loisir et de sport.

- faciliter aux partenaires privés la participation aux développements de la plate-forme et


du réseau de connectivité numérique ainsi qu’aux développements des fonctionnalités et
développements de la base des données urbaines relatives aux différents secteurs et
services à l’échelle de la commune, ensuite centraliser cette donnée à l’échelle de wilaya
pour arriver à une plate-forme numérique urbaine à l’échelle national .

Action 2: Préserver les ressources naturelles dans les opérations de renouvellement


urbain durable de Sidi M’hamed.
Action 2- Sous action1 : Améliorer la gestion locale de l’espace urbain et optimiser la
consommation de l’espace urbain
-Acquisition du foncier et récupération des friches :
Les friches urbaines constituent assurément. un potentiel, non négligeable de développement
urbanistique et économique, leur récupération pour la réalisation de nouveaux projets urbains

148
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

de centralité s'inscrit pleinement dans l'objectif de la densification de la ville ou la commune


de Sidi M'hamed. Ils offrent incontestablement des potentialités de renouvellement durable à
Sidi M'hamed et s'imposent comme une opportunité adéquate pour contrecarrer l'étalement
urbain de la ville d'Alger et ses effets néfastes, visant à refaire la ville durablement "refaire la
ville sur la ville", "renouveler la ville".
Définition d'une friche : Témoins de la désindustrialisation au profit du développement
postfordiste du secteur tertiaire, les friches urbaines sont des surfaces laissés à l’abandon non
construit ou supportant des constructions insalubres, en milieu urbain. Dans notre zone
d'étude, les friches sont sous forme d'anciens hangars ou ateliers industriels, entrepôts qui
occupent un foncier de grande valeur financière. L’ensemble de ses fiches possèdent une
fonctionnalité non adéquate au rayonnement de centralité.
Dans le contexte du renouvellement urbain durable, il est impératif de récupérés les espaces
de discontinuité à fonctionnalité inadéquate à la centralité, ces espaces urbains sous utilisés
sont considérés comme des foyers de croissance potentiellement important, ils offrent aux
collectivités locale des réserves foncière, "ressource naturelle non renouvelable" au cœur de
l'espace de centralité de Sidi M'hamed.
Afin de faire peau neuve, renouvelée durablement pour la commune de Sidi Mihmed, il faut
se débarrasser de l'ensemble de ces friches, de ces bâtis à fonction inadéquate à la centralité et
vétuste en majorité. Dans notre zone d'étude, la majore partie des friches sont sous forme de
bâtisse industriel des ateliers parfois de hangars, entrepôts ou même des immeuble d’habitat
vétuste.
Ces fiche sont présent principalement le long des ilots situé entre la rue Hassiba Benbouali et
la voie ferroviaire, qui doivent être récupérés par les opérations de démolition et transfère de
ces friches industriels vers un site d'accueil plus adéquat, ayant un cacher de zone industriel
ou zone d'activité, et pour les habitats vétustes les transfère vers des liens bien étudies.
Aussi, pour la délocalisation des bâtis de l'habitat vétustes, il faut prendre en charge l'aspect
social de cette opération et ses conséquences directes sur la société. Les occupants qu'ils
soient locataires ou propriétaire des logements ou d'immeuble à transférer, doivent être réglés
ailleurs. A ce point, il y a la difficulté d'intégration sociale dans les nouveaux milieux urbains.
Pour procéder à une solution adéquate pouvant servir à éviter les tensions sociales, un
programme d'habitat et d'équipements destiné à l'accueil de ces citoyens, qui soit bien étudié
afin d'offrir à ces citoyens un milieu urbain pas éloigné du milieu urbain habituel du coté
structurel ou fonctionnel et essayer de ne pas les éloigner du cœur de la centralité d'Alger dans
la mesure de la disponibilité foncière à l'échelle de la capitale.
L'ensemble des interventions de renouvellement urbain à appliquer dans la commune de Sidi
M'hamed semble être complexe, et la régénération urbaine des friches est une opération qui
est très onéreuse et nécessite une sérieuse gestion approfondie. L'opération de récupération et
régénération des friches nécessite dans la plus part des temps, pour notre Zone d'étude,
l'action de démolitions des bâtisse vétuste sous exploités et leur transfère, délocalisation de

149
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

leur fonction vers un bien foncier hors l'espace de centralité de Sidi M'hamed
Responsabilité de la délocalisation :
Dans la récupération des friches urbaines, la délocalisation industriel ou de l'habitat soluble
est une politique d'aménagement, de renouvellement urbain qui relève d'une stratégie globale
de développement urbanistique et économique d'Alger.
L'opération de délocalisation peut se faire à travers l’incitation ou l'expropriation.
• L’incitation (dans le cas de fiche industriel) : il s'agit par cette méthode d'offrir aux
propriétaires ou industriels les conditions de financement (aide financière) permettant de
diminuer les coûts des investissements initiaux dans les fonciers de réception. En effet, l'état
accorde des subventions proportionnelles aux dépenses de construction du foncier transféré
ainsi que des prêts spéciaux à long terme, des avantages fiscaux qui constituent notamment en
un amortissement plus rapide des installations.
• L’expropriation : L'expropriation pour cause d'utilité publique constitue un mode
exceptionnel d'acquisition de bien ou de droit immobilières. Elle n'intervient que lorsque le
recours à tous les autres moyens, a abouti à un résultat négatif. Elle n'est possible que pour la
mise en œuvre d’opérations résultantes de l'application des instruments réguliers d'urbanisme,
concernant les réalisations d'équipements collectifs ou d'ouvrages d'intérêt globale et général.
L'expropriation pour cause d'utilité publique d'immeubles, de foncier ou de droit réels
immobiliers obéit à une procédure comportant au préalable :
- Une déclaration d'utilité publique ;
- Une détermination complète des biens et droits immobiliers à exproprier et d'identification
des propriétaires et titulaires de droits à exproprier ;
- Un rapport d'évaluation des biens et droits à exproprier.
- Un acte administratif de cessibilité des biens et droits à exproprier ;
- La disponibilité des crédits nécessaires à l'indemnisation préalable des biens et droits à
exproprier.
• La mise en œuvre de la régénération des friches :
L'occupation du sol par des friches (hangars désaffectés, bâti vétuste) à Sidi M’hamed
implique l'opération de renouvellement urbain par l'intervention prioritaire, comme déjà cité,
la récupération du foncier par le transfert des activités et la démolition, cet aménagement
préconisé ne peut se faire que sur la base d'une réflexion sérieuse pour la mise en œuvre
confortée d'une étude technico-économique, pour cela un support foncier juridique et une
bonne gestion foncière sont nécessaires et indispensables.
Support juridique : Dans le projet de renouvellement urbain à Sidi M'Hamed, toutes
interventions urbaines doit être faites dans le cadre des textes juridiques. Une régulation doit
caractériser l'expropriation et le transfert de priorités, l'intervention en question doit être dans

150
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

le cadre des textes de la loi 90-25 du 18 novembre 1990 portant orientation foncière qui
garantit d'un côté la propriété privé et de l'autres assure une indemnisation, une compensation
d’expropriation juste et équitable (article 79 loi 90-25) sous forme d’une valeur foncier à
attribuer obligatoirement aux propriétaires dont le sujet peut la négocier avec l'état. Cette
expropriation ne doit être que pour cause d'utilité publique seulement (élargissement de la rue,
construction d'un équipement public de centralité ou autre ...), selon le même article 79, les
opérateurs privés out la possibilité de lancer des programmes de promotions immobilière
privée pour accueillir les habitants transféré selon un schéma d'aménagement globale et un
règlement d'urbanisme.
• Gestion foncière : L'aménagement urbain proposé, par la régénération des friches passera
obligatoirement par des opérations de transfert d'activités et de démolitions des bâtis. A cet
effet, une étude technico-économique doit être élaborée afin de gérer et régler :
- Le transfert des activités dans une zone prévue à cet effet.
- Le transfert des familles, habitants vers les nouveaux sites de logements.

Action 3 : améliorer la qualité de l’environnement locale

Cette action du projet de renouvellement urbain pour Sidi M’hamed est décortiquée en trois
sous action qui convergent tous vers l’amélioration de l’environnement locale de la commune.

Ces sous action traite le bâtis et l’espace public dans la dimension environnementale, urbaine
et sociale et même économique, articulées en trois points :

- opération de rénovation sur le bâti existant.

- préserver et améliorer le paysage.

- renforcer la valeur environnementale.

Action 3 -Sous action 1 : opération de rénovation sur le bâti existant.

Il est opportun d’intégrer le développement durable dans les opérations de rénovations sur
le bâti existant pour le renouvellement urbain à Sidi M’hamed.

Il est utile de rappeler que le renouvellement urbain est un phénomène de mutation projeté sur
le tissu urbain qui réclame des choix politiques ainsi que la mise en place d’action
spécifiques, allant de la démolition à la restructuration.

Et dans cette action d’opération de rénovation sur le bâti existant dans la commune, on aborde
type d’interventions primordiales pour le renouvellement urbain. Il s’agit de la réhabilitation
et rénovation du bâti existant et protection et valorisation du bâti et patrimoine historique,
interprètes en deux points :

151
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

a - renforcer la qualité environnementale du bâti, opération de réhabilitation.

b - protection des sites et valorisation du patrimoine architectural dans le respect de l’identité


urbaine acquise.

a - renforcer la qualité environnementale du bâti, opération de réhabilitation :

L’élément important à traiter dans un projet de renouvellement urbain de la commune d’étude


concerne entre autre, l’amélioration de la qualité du bâti, même si le développement durable
est une éthique, celle-ci ne doit pas faire abstraction de l’esthétique. La qualité esthétique du
bâtiment reste un critère important pour conforter les usagers dans leur envie de vivre dans le
milieu proposé.

Cette action peut atteindre même la qualité du logement. Ceci est dans le but d’arriver à « un
quartier durable ». Le quartier est une échelle privilégiée pour l’action et le développement
durable de l’espace de centralité de la commune de Sidi M’hamed.

La notion de quartier s’impose le plus souvent comme le résultat des mécanismes de


différenciation morphologique, économique et sociale qui affectent les espaces urbaines au
fur et à mesure du développement de la ville.

L’insertion du quartier durable de qualité ou précisément un projet de quartier durable


dans la logique de la ville est une question clé pour la cohérence du tissu urbain de centralité
de Sidi M’hamed. Cela peut être réalisé par le renforcement de la qualité environnementale
des bâtiments de la commune par des interventions du renouvellement urbain, principalement
opération de réhabilitation suivant une démarche HOE2R, éclaircis ci-après.

Un projet de quartier durable se caractérise par la mise en œuvre d’une démarche de projet
visant à répondre, à sous échelle, aux principes du développement durable, aux enjeux
globaux de la planète, aux enjeux locaux afin d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et
usagers et de contribuer à durabilité de la commune de Sidi M’hamed et de la ville d’Alger.

Il faut dire qu’un quartier durable, c’est aussi une vision à long terme, ou ce que l’on construit
conditionnera la vie des générations futures : Il constitue ainsi le patrimoine de demain. Enfin,
un quartier durable contribue à la vie collective de la ville lequel il s’intègre.

- Enjeux de projet de quartier durable : les appellations de l’éco-quartier, de quartier 21


ou de quartier durable, sont aujourd’hui plusieurs nominations d’une même approche, qui
veille aux actions éclaircis dans le tableau suivant.

152
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1
Enjeux de quartier durable

Environnement Qualité de vie Diversité, Impacts Lieux social et


intégration économiques gouvernance
1 - Gestion des 8 - Qualité des 13-Cohérence 17- Attractivité. 20- Concertation.
énergies. bâtiments et des territoriale. 18- Filière 21- cohésion
2 - Gestion de espaces publics. 14- Interfaces locales. sociale.
l’eau. 9 - Qualité de avec la ville ou la 19- pérennité.
3 - Gestion des l’air. commune.
déchets. 10-Naissances 15- Mixité
4 - Biodiversité sonores. sociale.
5 -Matériaux 11 - Qualité 16- Mixité
locaux et durable. sanitaire. urbaine.
6 - Transport 12 - Risque.
propre.
7 - Densité.
Tab : Enjeux de quartier durable.

Source : Revue vies et villes, hors-série N : 24 Mai 2016, l’approche éco-quartier à l’épreuve des
enjeux de développement urbain durable à Alger, p 97.

- Méthodologie de projet de quartier durable : il existe deux grandes catégories regroupant


plusieurs méthodologies de projet de quartier durable.

1. les méthodologies dites de « for casting » (comme le HQE2R) reposant souvent sur des
bases théoriques, liées aux moyens, définissant des méthodes à respecter et non des
objectifs à atteindre.
2. Les méthodologies dites de « back casting », reposant sur une obligation de résultats,
par des définitions des standards de qualité. Elles fixent d’abord des objectifs à
atteindre, puis définissent les étapes de la mise en œuvre.
- La démarche HQE2R : la démarche HQE2R fait suite à une première démarche HQE (Haute
Qualité Environnementale), le R étant pour la réhabilitation des bâtiments. La démarche
HQE2R aborde la Haute (H) Qualité (Q), l’Environnement et l’Economie (E2) et le
Renouvellement urbain (R).

Cette démarche HQE2R intègre les trois piliers du développement durable dans son évaluation
à l’inverse de la première qui ne s’intéresse qu’au pilier environnemental.

Cependant, la démarche HQE2R traite le quartier dans sa liaison avec les quartiers
avoisinants et dans leurs liaisons avec la commune (la commune de centralité, cas de notre
étude) ou la ville d’Alger. Elle arrive à l’échelle des cahiers des charges des bâtiments et des
éléments non bâtis, à l’inverse de la première qui ne se porte que sur les bâtiments neufs.

C’est une démarche de conduite de projet urbain qui propose des méthodes, des outils d’aide à
la décision, des procédures opérationnelles et des recommandations s’appuyant sur des

154
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

bonnes pratiques, à destination des collectivités locales et leur partenaires, afin de les aider à
intégrer le développement durable dans leur projet d’aménagement ou de renouvellement
urbain durable, leur projet de territoire, de commune ou de quartier, visant à améliorer la
qualité de vie des habitants. Elle doit amorcer une réflexion à long terme sur la vocation futur
du quartier et rechercher des solutions pour faire du quartier un espace structuré autour de
relations sociales, ayant une fonction dans la commune ou dans la ville, et une capacité de co-
production de bien, de services.

- Phases de la démarche HQE2R: la démarche HQE2R est structurée autour de la


décomposition d’un projet de renouvellement urbain durable en quatre phases bien décrites ci-
après :

• Phase 1 : Décision :
1. Identification de problème nécessitant une action.
2. Décision stratégique pour réhabilitation durable du quartier et du bâti.
• Phase 2 : Analyses :
3. Etat des lieux à partir des 21 cibles et du système intégré d’indicateur de
DD (ISDIS)
4. Diagnostic partagé de DD du quartier (point forts, dysfonctionnements,
cohésion)
5. Enjeux / priorités stratégiques pour le quartier et définition des objectifs
de DD.
• Phase 3 : Elaboration du plan d’action :
6. Elaboration de scénario (identification des options pour des actions de
DD).
7. Evaluation des scénarios par rapport aux cibles de DD.
• Phase 4 : action et évaluation :
8. Plan d’action pour le quartier.
9. Urbanisme réglementaire incluant des recommandations de DD.
10. Intégration du DD dans les projets de bâtiments neufs et réhabilitation.
11. Intégration du DD dans les projets : éléments non bâtis.
12. Suivi et évaluation du projet : indicateurs de suivi de DD.
Source : aménagement et renouvellement urbain durables, conférence européenne de
canne, HQE2R. Disponible sur http:// fr [Link]

- Objectif de démarche HQE2R : Afin d’accompagner la vision des maitres d’ouvrage, la


HQE2R propose une base théorique qui définit les concepts nécessaires pour l’intégration
du développement durable dans une approche de quartier. En effet, la démarche HQE2R à
définit cinq 5 objectif et vingt-et-un 21 cibles de développement durable pour le
renouvellement des quartiers et la réhabilitation des bâtiments d’un espace urbain (de
centralité dans notre cas)

155
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

- les cinq 5 objectifs et vingt-et-un 21 cibles de développement durable pour le


renouvellement des quartiers et la réhabilitation des bâtiments. Les objectifs sont les
suivant :

1. Préserver et valoriser l’héritage et conserver les ressources.


2. Améliorer la qualité de l’environnement locale.
3. Améliorer la diversité.
4. Améliorer l’intégration.
5. Renforcer le lien social.
Pour la commune de Sidi M’hamed, il est recommandé d’utiliser la démarche HQE2R pour le
renouvellement urbain afin d’intégrer les principes du développement durable dans les
opérations d’amélioration du cadre bâti et de l’habitat et de réhabilitation afin d’atteindre le
quartier durable.

- Orientation d’aménagement :

- Procéder à l’opération de réhabilitation et /ou de rénovation de l’ensemble des bâtiments


existant dans la commune, en premiers lieu ceux qui sont dégradé et ceux qui sont sur les axes
de centralité.

Car le bâti à la commune de Sidi M’hamed date de l’époque colonial, sa réhabilitation doit se
faire en fréquence de 4 ans principalement les immeubles d’habitation, tel que les ensembles
d’HLM situé dans la place 1er Mai (8 Mai 1945) ainsi que les immeubles d’habitat à caractère
architectural coloniale (artistique pour quelque immeubles). Ces interventions doivent être
dans les principes du développement durable.

- Procéder à l’application de la démarche HQE2R pour le renouvellement du bâti existant ou


la réalisation de nouvelles bâtisse ou nouveaux immeubles d’habitation dans le respect du
développement durable.

- Prendre les mesures nécessaires permettant d’atteindre un bâti attrayant, fonctionnel,


accessible, confortable et facile à vivre et à utiliser, favorable au bien-être de tous ceux qui
l’utilise ou en contact avec ce bâti, ceci par l’utilisation des techniques et matériaux durable
dans le respect environnemental.

- Prendre les mesures nécessaires permettant d’atteindre un bâti économe dans son utilisation
des ressources, notamment en ce qui concerne l’énergie, les matériaux et l’eau, en favorisant
l’utilisation des sources d’énergies renouvelables et de préférence, recourant très peu à
l’énergie externe : il s’agit de prendre les mesures (lors de construction du nouvel bâtisse ou
lors de la réhabilitation) permettant de réduire la consommation d’énergie, ceci par les notions
suivante :

156
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

1. Une isolation renforcée du bâti (Enveloppe du bâtiment) : La mise en œuvre de


stratégie passive de construction (étanchéité de l’enveloppe, isolation, orientation
du bâtiment, sources contrôlables de lumière naturelle) qui contribue de manière
importante à la consommation d’énergie jusqu’à 30%
2. Réaliser les fenêtres du bâti à triple vitrage permettant l’isolation sonore surtout
aux abords des axes de centralité de la commune de Sidi M’hamed.
3. Adopter pour les bâtis un éclairage par ampoule LED à base consommation
d’énergie.
4. Un recours important aux énergies renouvelables par l’installation de panneaux
solaire photovoltaïque en toiture et en allèges sur la plupart des bâtiments de la
commune d’étude (l’électricité produite est notamment utilisée pour recharger les
batteries des quarante véhicules électronique).
- Faire participer tous les acteurs dans l’opération de réhabilitation du bâti existant ou dans
la réalisation de nouvelle bâtisse selon les normes de HQE2R (propriétaire, financiers,
ingénieur, architecte, entrepreneur, fournisseur, autorités délivrant le permis de construire
et gérant de l’espace urbain)

- Conditionner l’attribution des permis de construire pour les travaux de réhabilitation


avec des garanties fournies quant aux performances énergétiques.

- Autoriser la construction neuve avec également, la garantie de performance énergétique.

- Suivi et évaluation des travaux de réhabilitation du bâti et même l’évaluation des


nouvelles réalisations des bâtiments dans la commune de Sidi M’hamed, et attribuer un
certificat de conformité HQE, comme indicateur de garantie de la performance en matière
de qualité environnementale des bâtiments. Ceci, est afin d’assurer des quartiers durables
dans le respect des principes du développement durable, dans l’ensemble des actions de
renouvellemnt urbain à Sidi M’hamed

b- Protection des sites et valorisation du patrimoine architectural dans le respect de


l’identité urbaine acquise :

La commune de Sidi M’hamed possède une richesse d’identité urbaine et des édifices et
patrimoine à forte valeur architecturale qu’il faut protéger et sauvegarder, tel que les
immeubles d’habitation du style colonial, ayant un cachet ou identité historique avec des
façades artistiques de haut désigne. Ces immeubles sont répartis principalement le long des
axes principaux de la commune, sans oublier le grand édifice remarquable occupant un espace
considérable de la commune donnant sur la rue Issat Idir, il s’agit du siège de l’UGTA, ce
genre d’édifice nécessite une opération de sauvegarde et de valorisation.

157
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Dans le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed, les points suivants sont à
mettre en avant, qui sont les suivant :

- Mettre en valeur tout immeuble à identité architectural et historique.

- Mettre en valeur le patrimoine culturel et art.

- Mettre en valeur le patrimoine national.

Le patrimoine urbain peut être défini comme un ensemble urbain, dont l’une des
caractéristiques et de permettre d’établir un lien entre les générations, tant passées qu’à venir.
Il est donc issu d’un héritage, produit de l’histoire et d’identité urbaine, plus ou moins
ancienne, d’un territoire donnée.

Ainsi, ce patrimoine urbain constitue à la fois par des édifices monumentaux mais aussi par
des éléments architecturaux, un agencement et des fonctionnalités particulières à une époque
donnée en cohérence avec le tissu urbain existant. Il s’agit de la « traduction spatiale d’un
modèle de société, dont la mémoire et l’organisation doivent être préservées et transmises »,
(Perrin et Patim 2010). En d’autre terme, ces entités de la ville seront qualifiées de quartiers
anciens », « centre historique », de « paysage urbain », ou encore de « composition urbaine ».

Le patrimoine urbain évolue progressivement dans le temps en affichant son caractère


spécifique de centre ancien porteur d’identité de la ville. Ainsi, les différents bâtiments qui le
composent ne sont plus simplement pris en considération pour une qualité architecturale mais
également porteur de valeur historique et la valeur identitaire que leur ensemble représente.
C’est donc l’ensemble qui est devenu l’élément à préserver, comme pour les monuments
historique, aux bâtiments d’habitation qui reflète une valeur historique et artistique.

Orientation d’aménagement :

• L’intervention sur les édifices à valeur architecturale, historique et culturelle, tel que
l’édifice de l’UGTA et l’habitat de l’ancienne époque coloniale, doit être effectué après
une analyse approfondie de leur état physique et des causes de leur dégradation, mais aussi
après une connaissance de leur usagers, de leur modes de gestion et d’entretien, de leur
fonctionnement et de leur environnement.
• Toute application de réhabilitation doit être soumise aux normes de sauvegarde sur les
biens et leur environnement.
• Les actions à appliquer sur les bâtis varient entre réhabilitation, rénovation et consolidation
selon l’état diagnostiqué sur les bâtis, ces opérations tendent à rendre à la construction ou à
l’ensemble historique concerné son image d’origine tout en favorisant d’adéquation à son
utilisation.
• Associer la rentabilité financière du foncier à la valorisation urbaine des anciens édifices
en leur attribuant des fonctionnalités adéquate ou cohérente à celle de l’origine, exemple le
siège de l’UGTA peut constituer à la fois un bâtiment historique et utiliser ses espaces pour

158
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

l’exposition de la production des œuvres artisanales nationales et internationale, ce qui


apportera une valeur ajoutée financière à l’édifice en question.
-
- utiliser des techniques pour la mise en valeur architecturale qui varient entre les techniques
anciennes retrouvées et les techniques nouvelles pouvant s’intégrer dans le bâti ancien.

- spécifier l’intervention, chaque édifices nécessites une réhabilitation spécifique, elle peut
être lourde, moyenne ou exceptionnelle, ceci afin de bien faire apparaitre l’identité que
l’édifice recèle, selon son état diagnostiqué.

- La réparation des dommages matériels doit être effectuée en évitant toute dégradation de
matière ou matériaux sauf en cas de nécessité, afin de garder le cachet historique du
bâtiment à sauvegarder.

- Faire participer des chercheurs scientifiques en matière de sauvegarde du patrimoine pour


l’encadrement et le suivi de la réalisation des travaux de restauration du bâti à sauvegarder.

- Les interventions de la réhabilitation a effectuée doivent veiller au respect des valeurs


attribuées aux biens culturels et naturels (paysage environnant) mais aussi à conserver
l’authenticité du moment historique.

- l’ensemble des techniques d’entretien et de conservation doit être effectué avec


l’utilisation des produits compatible aux matériaux anciens en utilisant les techniques
avancées pour la restauration des bâtis.

- Tous les travaux de restauration, de réhabilitation des anciennes bâtisses exigent une
extrême prudence. Ainsi, le périmètre d’intervention de ce genre doit être strictement
sécurisé, afin d’éviter de causer des dommages aux valeurs de l’objet en question, mais
aussi assurer la sécurité des citoyen passant dans le périmètre immédiat au chantier.

Action 3 -sous- action 2 : préserver et améliorer le paysage.

L’aménagement et la préservation des espaces verts, les surfaces arborées, le


développement de la biodiversité sont des éléments incontournables du projet de
renouvellement urbain durable de Sidi M’hamed, le défis et de créer la place de la nature
dans la ville.

Végétaliser la ville, aménager des coulées vertes, c’est rapprocher la nature des lieux de vie
du citadin.

Aménager et préserver des squares, placettes ou voies piétonnes arborés ont des impacts
comparables à ceux des espaces verts, car ces entités vertes dans la ville rompent le
sentiment de densité urbaine et participent à la qualité du lieu, à la fois sur le plan visuel et
sur le plan hygrothermique.

159
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

• Orientation d’aménagement :
- Préserver des espaces verts dans la commune de Sidi M’hamed de qualité à la fois
quantitativement (la norme préconise un ratio de 10 m2 d’espaces verts par habitants intra-
muros) et qualitativement (accessibilité, qualité de l’espace, hygiène, etc.).

- favoriser dans le projet de renouvellement urbain durable, de la zone d’étude,la protection et


la plantation intelligente d’arbre dans la commune de Sidi M’hamed.

- Aménager dans la commune d’étude, des plans d’eau, des jets d’eau et bassins d’eau, surtout
au niveau des pôles de centralités et quartiers d’affaires, déjà proposée dans notre étude, et le
quartier d’affaire en chantier de réalisation sur terrain.

- favoriser des couleurs cohérentes et des formes, style architecturaux qui renforcent d’identité
urbaine. La hauteur des bâtiments et l’alignement des bâtisses et parcelles dans les travaux
d’aménagement ou de renouvellement, réalisation de nouveaux bâtiments dans la commune
d’étude et même la distance des bâtiments par apport à la voirie doivent être étudiés, en
essayant de préserver une aération dans l’espace et une harmonie architecturelle, afin de
rehausser l’image que doit avoir la commune de Sidi M’’hamed.

- préserver et/ou améliorer la qualité des différentes entrées aux différentes entités de la
commune d’étude, à savoir pole centrale et autre quartiers.

- préserver la qualité visuelle du mobilier urbain et différentes entités de la commune d’étude.

Action 3 -sous- action 3 : renforcer la valeur environnementale.

Dans le projet de renouvellement urbain pour Sidi M’hamed, la valeur environnementale


occupe une place importante, l’objectif est celui de renforcer cette valeur en assurant des
actions ou orientations suivantes :

a - Renforcer des aspects liés à la santé et sécurité et lutter contre la pollution urbaine.

b - Assurer la qualité des espaces publics.

c - Réduire les naissances.

d - Améliorer la gestion des déchets.

e - Réduire la pollution atmosphérique et réduire les déplacements routiers.

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Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

a – Renforcer les aspects liés à la santé et sécurité et lutter contre la pollution urbaine :

Ces aspects sont essentiels. En effet, chaque individu doit avoir « droit à une vie seine et
productive en harmonie avec la nature » (déclaration de rio, article 1) ; « la notion assure à
l’individu et à la famille les conditions de leur développement »

Les biens et les services essentiels sont l’eau, la nourriture, la santé, l’éducation et le logement
dans un environnement sain. La satisfaction des besoins fondamentaux permet d’atteindre une
des cinq finalités de la mise en œuvre du développement durable à l’échelle territoriale ou à
l’échelle de la commune.

Ainsi, dans le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed il faudra assurer l’hygiène
et la santé publique, selon les orientations suivantes :

- Respecter dans les opérations d’aménagement et dans la gestion urbaine des normes et
réglementation en vigueur en HSE.

- Penser aux actions qui améliorent la qualité de l’aire extérieure et réduire les émissions de
gaz polluants.

- Identifier les sources de pollution dans le tissu urbain afin de déterminer les mesures de
réduction possibles.

- Réduire l’impact d’un projet ou un chantier en termes d’émission polluantes et de déchets du


BTP.

- Assurer la sécurité des citoyens et des liens sur le site d’étude en garantissant une meilleure
qualité d’espace public, en évitant par exemple les façades aveugles, les ruelles très étroites,

les espaces public inaccessibles, les zones urbaines non traités abandonnées ou isolées.

- Assurer la sécurité routière sur le site ainsi que la sécurisation des déplacements des
résidents et des usagers vers et dans le site d’étude.

- Assurer la gestion des risques technologiques (partenariat, prévention, précaution,


documents d’urbanisme, plan spécifique, plan ORSEC, etc.), limiter l’impact négatif du
développement technologique en matière de risque technologique mais aussi de pollution.

- Assurer la gestion des risques naturels : préserver, sécuriser l’espace urbain. L’inondation
est un des risques naturels qui peut toucher la commune de Sidi M’hamed ( la commune
d’étude se trouve au versant nord de la montagne composant la ville d’Alger, d’où les
ruissèlement d’eau de pluie se convergent vers le bas donc vers notre zone d’étude). Ainsi, il
faut veiller au nettoyage des regardes et prendre les mesures nécessaires de prévention contre
ce risque naturelles.

- Elaborer un plan de prévention des risques (PPR) intégrer dans le projet de renouvellement
de la commune d’étude.

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Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

- Installation d’un système d’alerte au danger naturel ou technologique au niveau de la


commune.

- Réduire la nocivité et le volume des déchets urbain à la source.

- Adopter un système constructif par l’utilisation de produit le moins nocif possible pour
l’environnement.

b – Assurer la qualité des espaces publics :

Le but du projet de renouvellement urbain à Sidi M’hamed est celui d’aménager de façon
durable aussi, des espaces public dans la commune.

La qualité de l’espace public est élément important des projets d’aménagement urbain
durable. L’espace public constitue une scène à mettre en œuvre pour les usagers, un lieu
d’animation civique, constituant une forme de marketing urbain, un espace marchand lié aux
activités économiques présentes dans la commune.

Avant toutes interventions pour aménagement d’espace public, il est nécessaire de construire
la lisibilité des lieux, d’analyser leur identité spécifique, d’intégrer la dimension technique
dans dimension esthétique.

- Orientations d’aménagement :

- Assurer la qualité (y compris visuelle) du mobilier urbain qui a plusieurs buts : la


signalétique et le repérage des lieux et des espaces.

-Pour la commune d’étude, il est utile d’aménager dans les deux pôles de centralité proposé et
dans l’espace public, des quartiers d’affaire proposés, un mobilier urbain numérique
spécialisé :

-Des bornes dotées de deux écrans (un écran interactif permettant à l’usager de chercher
l’information choisie et un écran vidéo permettant la réception et l’affichage d’une
information diffusée par la commune de Sidi M’Hamed ou la ville d’Alger.

- Des bornes interactives infos web (accès aux web) installées dans des lieux publics protégés.

- Des écrans plasma ou panneau numérique publicitaire ou de diffusion d’information à


installer dans les murs aveugles des bâtiments publics, surtout ceux qui donnent sur l’espace
publique ou apparents à partir des axes de centralité de la commune.

- La prise en compte de la sécurité des personnes dans l’espace public de la commune.


Ceci par l’installation des caméras de surveillance, renforcement du mobilier urbain, la
condamnation des dessertes, la condamnation de certain accès (caves par exemple), la

162
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

suppression des angles morts sur les espaces public, la suppression des ombres portées par
des arbres en éloignant les luminaires.

- La mise en lumière des espaces publics de la commune pour renforcer la fonction


sécuritaire mais fait partie de la qualité des paysages et de la conception d’ambiance. Les
performances de l’éclairage sont appréciées sur : l’esthétique, l’impact visuel et l’éclat de
la lumière, le confort visuel et la qualité de la lumière.

- Utiliser des matériaux de qualité et économe pour l’éclairage des espaces publique de la
commune, exemple utilisation des lampes à base consommation d’énergie (LED), avec
l’installation des systèmes de panneaux solaire, qui est d’une grande rentabilité pour les
autorités communale de Sidi M’hamed.

c - Réduire les nuisances :

Le bruit est une des principales nuisances perçue par les habitants. Il constitue aussi un
critère prioritaire en matière environnementale et donc une des opérations du
renouvellement urbain durables dans la commune d’étude.

Dans la normalisation mondiale le bruit est définit comme un « phénomène acoustique


produisant une sensation considérée comme désagréable ou gênante »

Les causes du bruit sont multiples, les principales sources de nuisance sonores sont les
bruits liés au transport et les bruits liés au diverses chantiers, ainsi que ceux liés aux
activités commerciales.

Le transport est la cause majeure des nuisances sonores. Parmi les sources sonores à Sidi
M’ hamed, on peut citer :

- la route et autoroute (les bruits des véhicules automobiles et camion, sur l’autoroute en
premier lieu et les axes important).

- la voie ferroviaire (les bruits du train, et train rapide passant aux abords Nord des
bâtiments d’habitation et autres bâtisses.

- Orientation d’aménagement :

- Dans le but de protection élargie des citoyens vivant à proximité des axes routiers tels
l’autoroute et les axes importants de la commune (Rue Hassiba Ben Bouali- Rue
Mouhamed Belouizdad) et même des citoyens vivant à proximité de la voie ferroviaire
très bruyantes, le long de la limite Nord de la commune de Sidi M’hamed. Il est
obligatoire d’instaurer une loi qui impose que soient prises en compte les nuisances
sonores dans la conception, l’étude et la réalisation des projets d’aménagement ou de
renouvellement urbain à ces endroits, ceci concerne tous type de réalisation de bâtiments
ou d’infrastructures ( type de matériaux d’isolation). Cette disposition doit garantir que

163
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

l’exposition au bruit des riverains ne dépasse pas 60 dB (A) le jour et 55 dB la nuit,


mesurée en façade de leur habitation.

- Respecter les normes internationales strictes régissant les procédés de construction ou


d’aménagement urbain en général, afin de limiter l’exposition au bruit.

- Afin de réduire les nuisances sonores liés aux chantiers (bâtiments, espace publics), il
faut mettre en place des horaires, des cahiers de charges prenant en compte l’information
des revernis et le choix des équipements, les chartes, etc. Aussi, penser à créer des lois par
des dispositions particulières applicables à des engins et matériels spécifiques de chantier
de génie civil et de réalisation de bâtiments, dans l’espace de la commune d’étude.

d- Améliorer la gestion des déchets.

Dans le but d’améliorer la gestion des déchets ménagers et d’activité au niveau de


l’espace de centralité Sidi M’hamed. Il faut introduire dans le projet d’urbanisme ou de
renouvellement urbain, des procédures qui protègent l’environnement.

- Orientation d’aménagement :

- Adopter les procédures de système de tri et leur collecte sélective.

- Mener pour les déchets ménagers, sur les modes de collecte (apport volontaire par
exemple).

- Développer ou favoriser le développement de filière locale de valorisation des déchets


par familles de matériaux (déchets ménagers, déchets verts, déchets industriels ou
d’activité et déchets des chantiers de BTP). Car, certain déchets d’activité ou industriels
peuvent devenir des matières première secondaires pour une entreprise économique
donnée et les collectes peuvent être mutualisées.

e – Réduire la pollution atmosphérique et réduire les déplacements individuels en


route :

Dans le projet de renouvellement urbain à Sidi M’hamed, il faut adopter une politique
locale très favorable au transport en commun et diminue autant que possible les
déplacements individuel dans la commune. Cette politique doit jouer la qualité de l’offre
aux citoyens, sur la création des aménagements spécifiques sécurisés aux niveaux des
quartiers, sur les incitations financières.

Sidi M’hamed est une commune qui possède trois (3) modes de transport en commun à
maitriser dans nos orientations d’aménagement, à savoir le bus, le Metro et le train.

164
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

- Orientation d’aménagement :

- Développement d’une démarche de mangement globale de la mobilité urbaine et y associer


tous les acteurs de la ville ou de la commune.

- Développement des transports en commun, efficace et peu polluant, pour réduire la place de
la voiture (principale facteur et pollution et importante consommatrice d’espace) avec
l’augmentation de la part des transports en commun et renforcer leur attractivité dans la
commune. La gestion efficace du transport doit accroitre la qualité du service offert en termes
de réseau en commun, en fréquence de régularité, de rapidité et de confort.

- Favoriser une harmonisation des tarifs pour les usagers des réseaux urbains.

- Aménager la connexion intermodale, dans la commune d’étude assurer la connexion entre


les différents modes de transport (métro-bus) et (train-bus).

- Favoriser un système de stationnement de qualité, prévoir des parkings répartis aux abords
des axes de centralité de la commune, des aires de stationnement même des parkings
d’échanges entre la voiture et les transports en commun à proximité des stations de bus et de
métro.

- L’intégration des transports de marchandises dans les politiques d’urbanisme commercial.


Les flux induits et les capacités d’accueil des véhicules de livraison pouvant être un critère
d’attribution d’une autorisation d’urbanisme commercial.

- La localisation des emplacements pour livraisons doit être faite avec une recherche de
cohérence, de bon calibrage, de protection contre les utilisations abusives.

- Améliorer le mode de livraison des marchandises et déterminer des plages horaires


autorisées pour livraison de marchandise.

Action 4 : Favoriser l'équité sociale.


Un des objectif de renouvellement urbain de la commune de Sidi M'hamed durable et de
proposer à ses habitants et ses usagers une qualité de vie durable qui s'exprime, dans sa
dimension sociale, par des objectifs d'équité, de solidarité, de convivialité et de participation
citoyenne.
Cette gestion sociale de la ville renvoie dans les quartiers à la gestion urbaine de proximité,
définit comme l'ensemble des actes qui contribuent au bon fonctionnement des quartiers,
démarche qui accompagne le projet de renouvellement urbain et qui a fait l'objet de nombreux
travaux, évaluation et analyses.

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Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

• Orientation d’aménagement :
1- Créer des espace de rencontre : ce sont des lieux indispensable à toutes communauté
humaine, ça peut être des espaces ouverts comme des jardins public et espace de bowling et
de détente, ou espace fermés comme maison de quartier ou café, atelier d'art et d'urbanisme,
comité et conseils de quartier, des sites attractifs (commerce, loisirs), création de lieux de
rencontre virtuels par les nouvelles technologies de l'information et de la communication à
intégrer dans le renouvellement de la commune.
1-a- Créer des équipements public ou privé tel qu’un centre culturel, centre commerciale,
lieux d'échange à très haute attractivité, car dans la commune Centrale comme Sidi M'hamed
les services du tentiaire noble prennent une importance majeure dans le projet de
renouvellement urbain durable.
1-b- créer des lieux de rencontre tel que la maison du développement durable qui sera un
élément important du projet du renouvellement urbain qui veulent intégrer une démarche de
développement durable (comme à Kronoberg en Allemagne, par exemple) cette maison a
surtout des fonctions qui en font un centre de vie permanent pour chaque quartier et qui
évoluent au fil du temps et de la vie d'un projet de développement et du renouvellement
urbain durable de la commune.
- les lieux de rencontre peuvent être des jardins qui constituent un outil de développement
social urbain, ils jouent un rôle important pour favoriser l'intégration social et soutenir le lien
social.
- les lieux de rencontre peuvent être des sites attractifs a créer dans la commune pour
augmenter son rayon d'attractivité, il s'agit des équipements attractifs pour l'ensemble de la
ville à tous ses étages sous forme des pôle d'excellence culturel, sportifs ou de service qu'ils
soient en réseau.
- les lieux de rencontre peuvent être des projets numériques à intégrer pour le renouvellement
de sidi M’Hamed tel que la réalisation de la plateforme Internet de service de proximité du
projet de renouvellement (volet service). Il s'agit de l'utilisation de nouvelles technologies de
l'information et de la communication par l’installation d’un réseau à haut débit d’internet qui
permet habitants et aux utilisateurs de suivre, par exemple, l'évolution de leurs travaux et
maintenir des échanges et transactions numériques.
2- Renforcer la participation des citoyens qui est un critère de développement durable, tel que
promouvoir l'activité associative et solidaire qui favorise le lien et la cohésion sociale.
2-a- Agir en faveur de l'équité sociale, il s'agit de
- Réduire les inégalités dans l'accès aux services et aux droits.
- Réduire la violence sociale on urbaine, en assurant une grande sécurité (par l'installation des
caméras dans les quartiers, etc).

166
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

2-b- Renforcer la solidarité : la solidarité s'inscrit à différents niveaux dans le projet de


développement urbain de Sidi M’hamed, il s'agit de réaliser les actions suivantes :
- favoriser l'insertion professionnelle : Ce thème est très important dans le projet de
renouvellement urbain de la commune, il faut de élargie les partenariats et les actions au
domaine de l'insertion et de l'emploi local. Ceci par la création des agences d'emploi, des
centres de formation et entreprise de travail et d'insertion.
- favoriser l'insertion sociale : L'insertion sociale doit être caractérisé dans notre projet de
renouvellement par les jardins partagés, l'auto réhabilitation, l'autoproduction, l'entretien des
espaces verts, les ateliers d'hygiène et bricolage, etc. Ceci est dans le but d'encourager ces
activités. Il s'agit à faire contribuer le citoyen dans le développement de sa commune, donner
aux citoyens en chômage une utilité dans la société. Ces activités contribueront à améliorer
l'image de Sidi M’hamed et à renforcer les liens sociaux, à favoriser une participation
citoyenne.
Il s'agit d'intégrer dans le projet de renouvellement urbain de la zone d'étude ces projets
d'insertion sociale par exemple, un projet d'accompagnement à l'auto réhabilitation dans
quelque quartier de la commune avec les modalités d'action suivantes :
La mise en place d'ateliers de formation portant sur l'apprentissage des techniques diverses
liées aux petits travaux d'aménagement d'espace public et des bâtisses ; sensibilisation
thématique (économie d’énergie et d'eau, tri des déchets, etc.) ; point d'accueil et
d'information sur le logement ; réalisation de chantiers d'entraide collective.

Action 5 : Participation du citoyen pour une démarché partagée.


Le dixième des vingt-sept principes de la déclaration de Rio sur l'environnement et le
développement évoque la participation des citoyen comme un aspect fondamental du
développement durable d'un espace urbain, et donc le nouvellement urbain durable dans la
commune de Sidi M'hamed nécessite la participation du citoyen.
La gouvernance au niveau local de la commune peut se définir comme une démarche globale
de participation des habitants, des usagers et des acteurs socio-économique à la détermination
des objectifs ou orientations d'un projet ou d'un diagnostic, à la formulation du problème et
des enjeux, à la définition de la stratégie des objectifs et des moyens affectés, à la mise en
œuvre, au suivi et à l'évaluation du projet « la bonne gouvernance assure que les priorités
politiques, sociales et économiques soit fondées sur un large consensus dans la société »
• Echelle de la participation : Pour les projets de renouvellement urbain dans la commune de
Sidi M'hamed, il est important de définir et mettre au point une échelle de participation des
citoyens. Cette échelle décrit cinq (05) niveaux de participation ou cinq échelons qui sont les
suivants :
a- L’information.
b- La sensibilisation.

167
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

c- La consultation.
d- La concertation.
e- La coopération.
a. L’information : L'information sur le projet d'urbanisme durable ou sur le projet de
renouvellement durable est nécessaire mais suppose une information préalable sur le
développement durable. Les élus ou les maîtres d'ouvrage font en sort que les habitants et les
usagers soient tenus au courant des projets et décisions pris.
b. la sensibilisation : l'information requiert souvent un complément, une formation des
habitants, afin que ceux-ci comprennent bien les enjeux et les objectifs d'un projet. La
sensibilisation est l'action de motiver les habitants afin que leur comportement ou idées
puissent être cohérents avec le projet de renouvellement urbain.
c. la consultation : l'avis des citoyens est demandé et peut éclairer les décideurs. Ces derniers
pourront prendre en compte leurs demandes ou leurs attentes, mais pas obligatoirement, la
consultation peut intervenir avant l'élaboration du projet du Renouvellement urbain et aider
les architectes et les aménageurs urbanistes dans l'élaboration de leur projet de définition, elle
peut aussi avoir lieu au moment de la remise des projets pour aider le maître d'ouvrage dans
son évaluation et sa prise de décision.
La pertinence de la consultation dépend beaucoup de la qualité et de l'accessibilité de
l'information qui l'a précède ; cette consultation est un élément important de la participation si
ses résultats sont réellement pris en compte par le maître d'ouvrage.
d. La concertation : La coopération est un engagement du maître d'ouvrage à négocier avec les
citoyens ou habitants. C'est aussi une forme de conciliation entre les différents points de vue.
La décision reste l'apanage du maître d'ouvrage, mais elle est prise à l'issu d'un processus de
discussion. La concertation doit être encadrée afin que les règles du jeu soient connues ; il faut
définir au préalable ce qui est discutable et/ou ce qui ne l'est pas.
La concertation doit être, pour notre projet à Sidi M’hamed, prévue dans la politique de la
ville, des habitants ou des usagers désignés par la maîtrise d'ouvrage sont associés à la
réflexion et peuvent influer sur les caractéristiques du projet en amont et tout au long du
processus.
e. La coopération : la coopération est l'implication des habitants dans le processus même de la
décision. Celle-ci requiert une participation des citoyens dans toute l'opération du
renouvellement urbain, avec une prise de décision commune.
L’Agenda 21 local devrait être un exemple de cette démarche. Toutefois, il est nécessaire de
bien définir le cadre dans lequel s'établit la coopération, afin d'éviter tout dérapage et de bien
délimiter les responsabilités de chacun au sein même de la coopération.

168
Proposition d’une démarche intégrale d’action pour les
opérations complexes de renouvellement urbain durable
pour la commune de Sidi M’Hamed CHPITRE 1

Action 6 : favoriser la gestion durable du territoire de la commune de Sidi M'hamed.


Pour atteindre cette cible dans. un projet du Renouvellement urbain, il faudra mettre en place
un système de management environnemental (SME) de la commune de Sidi M'hamed:
signature d'une Charte multi-partenariale (sorte de guide de bonne conduite
environnementale), prise en compte des impacts environnementaux réels et potentiels,
identification des exigences réglementaires, définition des rôles de chaque partenaire, etc.
Il opportun de veiller à appliquer les normes internationale ISO qui portent sur le système de
management environnemental, et leur application sur la gestion urbaine (tel que ISO 1400/
pour la gestion du parc paysager dans la commune).
IL s'agit également de mettre en place un système d'évaluation et de suivi, car ce sont des
éléments indispensables pour faire évoluer le projet de renouvellement urbain et anticiper les
problèmes. L’évaluation et le suivi peuvent être réalisé à l'aide d'un système d'indicateur de
développement durable qui peut être crée lors de la définition du projet d'aménagement pour
sidi M’hamed, en cohérence avec les objectifs du projet.
La méthode d'évaluation peut être mise en œuvre par l'observation et la mesure d'indicateurs,
réalisées par les services étatique de la ville, le gestionnaire de la zone à intervenir, et les
usagers de la zone. Cette mixité peut être le garant d'une utilisation réelle de ce système
d'évaluation.
En fin, Il s'agira de favoriser des actions d'accompagnement visant à modifier les
comportements des usagers dans le sens du développement durable. Une des composantes
d'une politique de développement durable est le changement de certains comportements peu
économes des ressources. Même si ces comportements egocentrique ont largement été
encouragés par la société de consommation, il est indispensable aujourd'hui d'arriver à des
comportements plus soucieux de l'économie des ressources, de la préservation de la planète,
du respect des autres.
Pour faciliter ces prises de conscience individuelles et collectives, des mesures
d‘accompagnement sont à envisager (sensibilisation, formation, réunions de concertation,
engagements personnels, par exemple), qui doivent venir renforcer les objectifs de
développement durable du projet de renouvellement urbain.

169
Chapitre 2.
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la commune de
Sidi M’Hamed : pour une image urbaine compétitive sous la
technologie AI-GIS pour une ville intelligente « smart city ».
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Partie3. Projet de Renouvellement urbain durable pour la


commune de Sidi M’Hamed

Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la commune de


Sidi M’Hamed : pour une image urbaine compétitive sous la
technologie AI-GIS pour une ville intelligente « smart city ».

Ce chapitre présente l’apport des technologies des systèmes des données géographiques SIG
combinée à l’Intelligence Artificielle AI, pour un projet de smart cities et projet de
renouvellement urbain durable pour une commune intelligente à travers les avancées
technologiques des systèmes d’information géographique AI-GIS, les différentes étape à
suivre pour la mise en œuvre du projet de ville intelligente pour la commune de Sidi
M’Hamed, les Multiples formes d’utilisation de AI dans les technologies d’information
géographique, urbaine (AI-GIS) dans les smart cities.

Pour finir, une proposition d’orientations de renouvellement urbain pour un espace urbain
intelligent à travers les avancées technologiques des systèmes d’information géographique
AI-GIS. Il s’agit d’une proposition des actions et orientations de mise en place d’une plate-
forme numérique AI-GIS de donnée géographique globale pour Sidi M’Hamed « Smart
City », espace intelligent et renouvelé dans les pratiques du développement durable, système
numérique sous AI-GIS centralisée et unifiée conçu à travers une grille de monitoring au
service des instruments de renouvellement urbain. Une plate-forme AI-GIS par grille servant
pour outils interventions et gestion urbaines qui soient opérationnelles pour la commune de
Sidi M’Hamed. Cette technologie proposée est inspirée de l’exemple de projet récemment
lancé en 2020, par Huawei au profit de la première ville intelligente d’Arabie Saoudite. Un
modèle qu’on a adapté par apport aux données urbaines de notre zone d’étude, ensuite intégré
dans notre projet de renouvellement urbain durable de Sidi M’Hamed afin de lui offrir une
image de smart city. Ceci, est dans le but de s’aligner aux villes internationales qui pratiquent
les avancées technologiques AI-GIS, dans les outils et procédures d’interventions urbaines et
gestion urbaine et de pratiquer cette technologie dans notre pays.

170
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

2.1- Apport et utilisation des technologies des systèmes de données géographiques SIG
combinée à l’intelligence artificielle IA pour un projet de renouvellement urbain
intelligent de Sidi M’hamed :

- Utilisation du SIG dans le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed smart city :

Il est important d’éclaircir que le but final du projet de renouvellement urbain durable de Sidi
M’hamed, est celui d’atteindre une commune « une ville » intelligente qui serait capable de
mettre en œuvre une gestion des infrastructures (d’eau, d’énergie, d’information et de
télécommunication, de transport, des services multiples, service d’urgence, d’équipement
publics, de bâtiment, de gestion de tri de déchet, etc.) communicante, adaptable, durable et
plus efficace, automatisées numérique afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens dans le
respect de l’environnement et du développement durable.

Cet objet de ville intelligente ne peut être réalisé qu’avec l’alignement aux niveaux des villes
avancées en la matière d’utilisation des technologies SIG fusionnée à l‘intelligence artificielle
dans les projets urbain notamment le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed, et
même lors des opérations de gestion urbaines diverses.

Le concept de ville intelligente se développe très rapidement dans le monde, car il offre en
environnement numérique complet qui améliore l’efficacité et la sécurité des systèmes urbains
d’une ville ou d’une commune et renforce l’implication des citoyens dans le développement
urbain.

Ce concept repose sur l’utilisation de donnée géo spatiales concernant l’environnement bâti
urbain, l’environnement naturel et les services urbains. La mise en œuvre réussie d’un projet
de ville intelligente nécessite le développement d’un système numérique capable de gérer et
de visualiser les données géo spatiales dans un environnement convivial.

Le concept de ville « intelligente » vise à développer un système complet qui utilise des
données géo spatiales pour améliorer la compréhension des systèmes urbains complexes et
pour améliorer l’efficacité et la sécurité de ces systèmes. Ces données géo spatiales
concernant l’espace bâti urbain comme les infrastructures, les bâtiments et espace publics,
l’environnement naturel comme les espaces vert, la qualité de l’air, le sol et l’eau, les services
urbains tel que le transport, énergie, alimentation en eau AEP, services communales, santé,
hygiène et éducation.

Le concept de « ville intelligente » vise également à transformer la gestion des villes en un


système « partagé » qui implique tous les acteurs urbain dans la conception, la réalisation et
l’évaluation des projets urbains.

171
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

La smart city ne se définit pas par ses solutions mais par les objectifs qu’elle cherche à
atteindre ». (Duchemin, 2015)

Les villes intelligentes peuvent être identifiées et classées selon six dimensions principales
selon (Giffinger, 2007), ces critères sont comme suite :

1. Economie.
2. Mobilité intelligente.
3. Environnement intelligent.
4. Habitants intelligent.
5. Mode de vie intelligent.
6. Administration intelligente.
Ces six critères se connectent avec les traditionnelles théories régionales et néoclassiques de
la croissance et du développement et renouvellement urbain. Ils sont respectivement basés
sur :

1. Les théories de la compétitivité régionale.


2. L’économie des transports et de technologies de l’information et de la communication.
3. Les ressources naturelles.
4. Les capitaux humains et sociaux.
5. La qualité de vie.
6. La participation des citoyens à la vie démocratique de la ville.
La notion intelligente inclut ici les concepts d’efficience énergétique, d’habitat intelligent, de
services intelligents et de mobilité douce.

Selon (TechnoMontréal,2011) le concept de « smart city » se réfère donc l’intégration des


TIC (Technologies de l’information et de la communication) et de l’intelligence urbaine dans
les principaux champs de responsabilité et de gestion urbaine, soit :

 Le développement économique
 La cohésion et l’inclusion des communautés et des citoyens
 Le développement durable
 L’efficacité des processus et des opérations municipales

172
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Avoir une ville intelligente le tableau suivant indique les six dimensions selon (Simard
2015) :

Dimension de la ville Défis urbain actuels Outils de mise en Objectifs et résultats


intelligente œuvre visés
• Panneaux
informatifs Gouvernance intégré
Gouvernance Gouvernance fermée et électroniques. transparente, ouverte et
intelligente peu transparente. • Web diffusion. favorisant la coopération
• Logiciel pour le
suivi des requêtes
en ligne.

La qualité des services • Plateforme en Favoriser la créativité et


Citoyen intelligente rendus aux citoyens, la ligne pour la flexibilité des
participation citoyenne. favoriser la citoyens et la
participation du participation à la
public communauté dans le but
d’améliorer son milieu
de vie

• Transactions en
Economie intelligente Difficulté d’attirer de lignes. Attirer des entreprises et
nouvelles entreprises • Echanges de de la main-d’œuvre,
au centre de la ville. données créer des emplois
informatisées durables créant de la
valeur
• Système de géo
Infrastructures routière location Optimiser les différents
vieillissantes, • Bonnes de systèmes de transport en
congestion du réseau recharge commun et transport
Mobilité intelligente routier, demande électriques actif, le tout cordonné
croissante en transport • Ecrans efficacement par des
en commun. électroniques systèmes technologiques
• Application
cellulaire
• Caméras
Utiliser les ressources
Consommation des • Capteurs naturelles de façon durable
ressources naturelles, • Senseurs et protéger
Environnement gestion de l’eau, l’environnement naturel.
• Smart grids Favoriser la planification
intelligent gestion des matières
et l’aménagement durable
résiduelles. du territoire. Créer un
environnement sain qui
favorise une vie de quartier

173
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

• Plateforme Créer un milieu de vie


Habitat intelligente Gestion du d’échange web sécuritaire qui rassemble
développement urbain, pour les quartiers des composantes
étalement urbain, • Nouvelles culturelles, des services
qualité et accessibilité technologies pour de santé et d’éduction,
aux services offerts. les habitations qui offre des bâtiments
écologiques de qualité et où il y a
une cohésion sociale.
Tableau : Synthèse des six dimensions pour devenir une ville intelligente.

Notre commune fessant parti de l’espace de centralité d’Alger est concerné par un projet de
smart city.

Un projet de smart city d’Alger a été lancé en juillet 2017, par la wilaya d’Alger, dont le but
des autorités nationales est celui d’optimiser la gestion de la ville et ces communes,
principalement ceux situé dans l’air de centralité, le but aussi est celui d’améliorer la qualité
de vie du citoyen à travers l’introduction de la technologie et la numérisation dans la gestion
de la ville par le biais de solutions innovantes concernant des projets stratégique de gestion
urbaine.

Cela nécessite une implication directe des différentes parties prenantes dans la vie dans le
développement du projet d’Alger smart city concernant les différents secteurs à savoir, les
services de transports, d’énergie, d’urbanisme, d’eau, de sécurité, de connectivité à haut
débit, de communication, de santé, d’hygiène et de gestion des déchets, de logistique. Le
thème commun dans son ensemble est d’optimiser la façon avec laquelle les technologies de
l’information géo spatiales sont utilisées et exploitées, avec comme but ainsi d’augmenter les
services offerts aux citoyens de la commune d’air d’Alger ou de la ville d’Alger.

Les technologies de l’information seraient au cœur de la conception de la smart city et


comprendraient les aspects liés à l’acquisition de données (capteurs, ect), à la transmission de
données (réseaux sans fil, ect), à la gestion des données (stockage, Cloud, grandes données,
ect), à l’optimisation des activités de la ville (intelligence artificielle, analyse, ect), appliquée
aux différents composants de la smart city. L’aspect fondamental de la conception de smart
city est de tirer parti des bases de données de la ville d’Alger, d’optimiser le partage des
données entre les différentes communes de la ville, ainsi qu’avec les citoyens de la ville. Cela
en ayant comme but une amélioration de la qualité de vie dans la ville, tout en optimisant les
aspects de gestion opérationnelle, la durabilité et l’efficacité.

Il est important d’éclaircir, qu’on tirant parti des nombreuses initiatives de smart city dans le
monde ainsi que de son analyse spécifique par apport à ses propres objectifs, priorités et
contraintes par apport aux données de notre pays, Alger est en train de définir son plan

174
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

d’exécution de smart city, en mettant l’accent sur son propre programme optimal, pour ces
citoyens, et adéquat aux espaces urbain de la wilaya d’Alger notamment l’espace de centralité
de Sidi M’hamed avec une image renouvelée, durablement compétitive et intelligente.

La ville d’Alger a mis en place en 2017, son plan d’évolution de smart city, contenant
l’établissement de laboratoire technologique qui servira de lieu d’expérimentation des
solutions potentiellement déployées dans la smart city. L’accent est mise sur la mise en valeur
et la validation des solutions appropriées, dans des environnements expérimentaux. Il s’agit
d’un lancement progressif des smart city sélectionnées.

La planification de cette initiative a été réalisée comme suit.

- juin 2017 : envoie de l’appel à partenariat aux différents acteurs de la smart city.

- juin 2017 : expression d’intérêt des différentes parties à participer à l’initiative Alger smart
city.
- juillet 2017 : Alger smart city définie ses priorités et les transmet aux parties intéressés, avec
des demandes spécifiques de commentaires et de positions.
- septembre 2017 : les différentes parties répondent aux demandes d’Alger smart city en
fonction de l’approche de communication définie.

- décembre 2018 : lancement de discussions conjointes entre Alger smart city et les différents
partenaires, afin d’affiner le model d’exécution et les moyens de travaille avec les autres
parties.

- 2018-2019 : exécution et plan d’action concert, défini au cours du quatrième trimestre de


l’an 2017.

Seulement la réalisation de ce projet d’Alger smart city avance lentement, d’où il est
obligatoire de faire booster des opérations prévues dans ce projet et l’enrichir selon les
nouveautés techniques en la matière afin d’arrive à un espace urbain intelligent pour Alger et
ses communes, notamment la commune de centralité, intérêt de notre étude Sidi M’hamed.

• SIG et smart cities quel rapport ?


Le système d’information géographique (SIG) offre des capacités avancées et conviviales
pour des projets urbains dont la finalité est celui d’arriver à atteindre la ville intelligente.

Avant de répondre à question posée, il est utile de présenter la définition d’un SIG d’abord
afin de mieux éclairer son apport pour le projet de renouvellement urbain de Sidi M’hamed
smart city.

175
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Définition d’un SIG :

Depuis une vingtaine d’année, le système d’information géographique (SIG) est l’une des
technologies de l’information et de la communication les plus utilisés par les pouvoirs publics
dans le processus décisionnel, notamment en matière de planification et gestion urbain un
système d’information géographique (SIG) est un outil puissant pour la présentation de
l’information géographique géo référenciées et sur tout en 3D. Il s’agit d’utiliser de grandes
possibilités de calcul des ordinateurs pour saisir, gérer et analyser toute sorte d’information
spatiale.

Le SIG intègre en plus d’outil informatique qui manipule les données, plusieurs composantes
qui font la spécificité d’un système. A chacun des composantes du système correspond un
ensemble de fonctionnalités primaires : abstraction – acquisition – archivage, analyse,
conception de carte, simulation et affichage.

Le SIG est donc le système conçue pour travailler avec des données spatiales géo référencées
qui établit un lien entre les entités localisées représentées sur une carte ou vecteur information
qui les décrivent. L’entité des attributs constituent une couche ou thème. Un ensemble de
couche concernent et représente une zone géographique constitue une base de données
géographique exemple d’un espace urbain précis.

Une base de données spatiale urbaine se définit comme une collection structurée
d’information à référence spatiale sur un thème précis (transport. réseau AEP ou autre) elle
comprend Des données décrivant les éléments urbaines (localisation absolue et relative) et des
données définissant les caractéristiques thématiques et géométriques.

Le Modèle de gestion de donnée dans les SIG urbain d’une commune représente
l’organisation, la description et la manipulation de la base. Ce processus d’enregistrement, de
traitement, et d’organisation des données et déterminé par le modèle de représentation choisi.
Il existe essentiellement deux modes de représentation de données urbaines dans les SIG : le
mode vectoriel et mode matriciel.

Le modèle de données comporte un ensemble d’opérations utilisées pour manipuler les


données stocks dans la bas et par la suite les utiliser dans la gestion et de renouvellement
urbain durable de la commune dans notre cas la commune de Sidi M’[Link] un SIG on
peut gérer l’espace urbain en 2D mais aussi en 3D afin de se rapprocher de la réalité vécu
dans la commune mais aussi faire des stimulations des développements ou de renouvellement
urbain et bien visualiser la faisabilité d’un projet urbain.

176
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

La troisième dimension dans les SIG : Les SIG capables de gérer les données
tridimensionnelles d’un espace urbain sont indispensables à de nombreux secteur d’activités

et intervention urbaine car ils permettant de générer et gérer tout type de situation 3D urbain.

- Type de troisième dimension dans les SIG :

a. Le MNT (Modèle Numérique du terrain) est une représentation de la topographie


(altimétrie) d’une zone urbaine, présentée sous forme d’un maillage carré de pas régulier
dont les altitudes des nœuds sont communes, ou sous forme d’un nuage de points. A
chaque couple (x,y) est associé à un (z) (altitude) ce qui permet de créer un squelette du
relief sur lequel on peut draper les images satellitaires ou des photos aériennes. A partir
des MNT on peut créer des produits dérivés tel que les courbes de niveau, les classes
d’altitudes, les cartes de pontes, relevé GPS ou GNSS, les données LIDAR.
b. Les MNE (Model Numérique d’élévation) : le MNE est une représentation des
élévations sur un terrain comprenant les objets par apport à la surface, ce qui permettra
lors de la gestion ou intervention urbaine de bien visualiser le bâti et infrastructure et
même les arbres, dans la commune.

Techniques de construction du Model 3D :

a. La photogrammétrie est une technique qui permet la mesure d’une surface urbaine
observée à partir de clichés acquis en configuration strioscopique, en utilisant d’une part
la vision strioscopique pour mettre en correspondance les deux images, et d’autre une
modélisation mathématique de géométrie de prise de vue.
b. LIDAR : l’utilisation e lever LIDAR aéroportés commerce à produire des résultats
intéressant dans la génération des MNT et MNE, très utilisé dans la simulation d’un
projet de renouvellement urbain de la commune d’étude. Le levée par LIDAR aéroporté
fournit une mesure directe du relief avec une densité d’information beaucoup plus
importante. Toutefois les données LIDAR brutes ont besoin d’un filtrage afin d’enlever la
végétation afin de mieux faire apparaitre l’espace urbain réel.
c. Mode opératoire général. La modélisation d’un projet en 3D est un processus complexe
qui demande analyse et rigueur afin d’obtenir un rendu réaliste reflétant en mieux l’espace
de la commune, l’opération pourra coloriser le maillage ou le texturer avec des
photographies (Frances Co, 2005) page 7.

177
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Photogrammétrie LIDAR

Acquisition des photographies Acquisition des nuages de points 3D


Orientations interne et externe des à l’échelle et géo référencés
appareilles photographiques, Consolidation
orientation relative des Segmentions, ré échantillonnage,
photographies maillage
Génération des nuages de points
3D. Texturage, colorisation
Mise à l’échelle, segmentation,
rééchantillonnage, consolidation, Modèle 3D
géoréférencement, maillage
Texturage, colorisation

modèle 3D

Figure : Mode opératoire de LIDAR photogrammétrie

Ainsi, un SIG 3D est un système capable de modéliser, représenter, gérer, manipuler, analyser
et apporter des décisions de gestion et intervention urbaine fondé sur l’information associée à
un phénomène 3D urbain dans l’espace de la commune d’étude c’est un réel outil d’aide de
décision au autorité de l’aménagement urbain.

- Normalisation de l’information géographique : Lors de la conception d’un SIG pour la


commune de Sidi M’hamed, il nécessaire de prendre en compte la normalisation de
l’information géographique (Norme ISO et norme OGC) ceci afin de faciliter la manipulation
et les échanges de données urbains cette normalisation doit porter à la fois sur la géométrie, la
topologie, et sur la nature de l’objet.

- les Normes OGC et ISO à adopter dans la conception d’un SIG :

Il est important de conserverie pour la commune de Sidi M’hamed un SIG conforme aux
normes internationales et utiliser des formats appropriés soit le format GML.

178
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Le format GML (Géographic Markup language) permet de manipuler tous types d’objets
géographiques, les systèmes de coordonnées géodésiques, la géométrie, la topologie, le temps,

les unités de mesure, et les valeurs associées. C’est un format d’échange de données
(urbaines) établie par l’Open Geopatial Consortum (OGC), destiné à des mécanismes de
transmissions de nature client/serveur ou autorité urbaine/ serveur (format d’échange utilisé
par WMS et WFS notamment) GML est une solution technique intéressante (grâce à Open
OGC Web), une technique à adopter dans les bases de données de la commune d’étude selon
les normes internationales.

- L’internationale organisation for standardisation (ISO) a parallèlement établie, via son


comité technique pour la normalisation dans le domaine de l’information géographique
nommée ISO/TC211, plusieurs normes rassemblées sous la codification ISO [Link].

La norme ISO 19107, publiée en 2015 et révisée en Avril 2025, spécifié un ensemble de
schémas conceptuels permettant de décrire et manipuler, gérer les caractéristiques spatiale
(urbaine) d’un phénomène géographique en 3D (ISO We). Elle permet la description des
données vectrice regroupant l’ensemble des primitives géométrique et topologiques utilisées.
Séparément ou dans le même jeu de données, pour définir les objets exprimant les
caractéristiques spatiale d’éléments géographiques (urbaine). Cette norme définit aussi une
classification des opérateurs spatiaux (fonction permettant de manipuler faire des requêtes,
créer, modifier ou supprimer des objets spatiaux) afin de normaliser leur implémentation.

L’OGC a adopté et recommandé la version 3.1.1 de GML compatible ISO/TC 211.


Parallèlement, le comité ISO/TC211 étudie la validation de la norme ISO 1936, cette dernière
correspondant à la recommandation OGC GML. 3.2

179
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Apport et utilisations de SIG dans les smart city :

Selon le cabinet d’analyste américain, ESRI est le leader mondial du marché des logiciels
SIG, suivi de l’integraph et GE Energy ce qui fait l’acteur de référence en matière de
géomatique et de SIG. Selon ESRI, pendant tout le cycle de vie de l’infrastructure ou du
projet de gestion, d’intervention ou de renouvellement urbain, le SIG peut prendre à plusieurs
questions soit dans la phase de conception, de construction et d’exploitation.

Ou lacer les équipement?


Quel tracé pour les réseaux ?
Quelle occupation du sol ?
Impact de l’ombre Conception
des bâtiments ?
Construction

Comment amener des matériaux ?


Ou stocker les matériaux ?
Quel sous-traitant dans cette zone à tel moment ?
Quel impact (Carbonne, cout, planning) ?

quelle équipe d’intervention la plus proche ?


état du réseau du transport ?
quelle conso énergitique Exploitation

figure : importance de SIG

Le SIG offre des puissantes capacités pour une mise en œuvre réussie du projet de ville
intelligente, le SIG permet aux gestionnaires de ville intelligente d’utiliser un système
numérique convivial et largement utilisé dans la gestion des systèmes urbains.
 Jouer un rôle fédérateur (données, intervenants, métiers)
 Concevoir des cartes aux communes pour la planification, la conception, la
construction, l’exploitation, et la maintenance.
 Permettre la supervision et l’intégration de travail terrain.
 Permettre la vision d’ensemble des projets.
 Continuer un outil d’analyse et d’aide à la décision.
 Spatialiser les approches métiers (écologique, gestion des couts, gestion d’équipement,
gestion immobilière, ect.)
 Etre un outil de communication et de promotion.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Smart City GIS est une plateforme intersectorielle qui peut remplir l’une ou l’ensemble des
fonctions ci-dessous

.
.

Le SIG est déployé à chaque étape de la planification et du développement d'une Smart


City. Le cadre sous-jacent est servi par les TIC (technologies de l'information et des
communications) , tandis que l'accent est mis sur le « spatial » ou SIG. La plate-forme
commune fonctionne à toutes les étapes du cycle de vie – de la modélisation, la planification,
la construction à la gestion urbaine – à travers l’éventail complet des fonctionnalités ci-après.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Aménagement du territoire – Renouvellement urbain

La commune de Sidi M’hamed peut se concentrer sur les actions du renouvellement urbain
intelligeant et la gestion urbaine intelligente. Cela nécessite les éléments suivants :

GIS-ICT - cadre évolutif sous-jacent, avec un flux continu de données /


informations ; connecter les départements et les parties prenantes

Collecte – numérisation de géo données, bases de données spatiales, approvisionnement en


données essentielles à la gestion « intelligente » de la ville
Traitement - gestion des données en temps réel, maintenance des protocoles de données
ouverts, intégration de l'architecture orientée services (SOA) avec une architecture de services
de données qui ne laisse aucune place aux silos de données
Communiquer – un flux d'informations à double sens entre les participants, les parties
prenantes et les citoyens ; alertes et actions en temps réel dans un environnement informatique
distribué.
Analyse - analyse de données volumineuses structurées (numérisées) et non structurées
(sociales, enquêtes) pour une analyse en temps réel.
Prise de décision basée sur les données - l'écosystème « toujours connecté », rend possible
la gestion et la prise de décision en temps réel

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Une explication simple du SIG dans les villes intelligentes serait bien illustrée par l’équation
suivante

En plus des composants du SIG, le cadre du SIG Smart City doit etre « toujours actif » et
connecté pour un flux d’informations transparent. Pour cela, le cloud est le catalyseur ultime.

Plateformes logicielles, applications et technologies utilisées


Logiciel / Plate -forme - ESRI City Engine, solutions ArcGIS Water Utility, GIS Cloud et
plus
Outils - Outils de planification intelligents , plate-forme logicielle, Hexagon Geospatial,
SuperGeo Geospatial Corporation, et autres
Technologies utilisés– Télédétection, LIDAR, GPS, GNSS, GPR, BIM, UAV/sUAS, capteurs
intelligents, balises, réalité augmentée

Domaines de déploiement : Aménagement du territoire, gestion globale des déchets, résilience


climatique de la ville et de la communauté, réseau de transport intelligent, compteur et réseau
intelligents des services publics, gouvernance intelligente des données ouvertes, services
communautaires plus intelligents, gestion des bidonvilles, bâtiments économes en énergie,
réseau énergétique intelligent / cadre des énergies renouvelables, eau intelligente, gestion
d'actifs, e-services, planification et analyse en 3D (Auckland), services aux citoyens.

Parties prenantes
La ville intelligente est un partenariat innovant entre les gouvernements, les institutions du
savoir, les acteurs privés et les citoyens de la commune de Sidi M’hamed.

• Gouvernement (local) en tant que décideur, planificateur, facilitateur, fournisseur de


services, fournisseur d'infrastructures, référentiel centralisé d'informations (portails Web,
archives municipales numérisées) ou participant principal à des partenariats public-privé

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

• Acteurs privés en tant que facilitateurs d'infrastructures et de services - constructeurs,


entrepreneurs, fournisseurs de données, prestataires de services, analystes ou participants
à des partenariats public-privé

• Organisme communautaire/citoyen en tant qu'utilisateur des biens et services publics, en


tant que participant actif à la gouvernance ouverte et en tant que maillon essentiel dans le
dispositif de « communautés connectées » qui distingue une ville intelligente.

Étapes de mise en œuvre des projets de ville intelligente pour la commune de Sidi
M’hamed :
La technologie émergente permet aux villes de parvenir à une gestion plus agile qui améliore
la qualité de vie des citoyens, renforce le développement économique, améliore l'attractivité
de la ville et renforce l'implication des citoyens dans le gouvernement de la ville. En effet, le
concept de ville intelligente fournit aux gestionnaires de la ville des informations pertinentes
sur la performance des infrastructures et des services urbains, ainsi que le retour des
utilisateurs. L'analyse de ces données permet aux décideurs politiques et aux gestionnaires des
villes d'améliorer l'efficacité du système urbain ainsi que la qualité des services urbains. Ce
concept est particulièrement pertinent pour la sécurité et la résilience de la ville. Il permet de
collecter des données sur la manière dont l'infrastructure de la ville et les parties prenantes
réagissent aux risques urbains. L'analyse de ces données permet de mieux comprendre le
comportement des systèmes urbains (infrastructures, services publics, réponse d'urgence, etc.)
lors de crises ou de catastrophes urbaines, et permet par conséquent d'améliorer la capacité de
la ville à relever les défis de la résilience. Le concept de ville intelligente offre la possibilité
de confiner une faille locale et d'empêcher sa propagation à des zones plus vastes.
Utilisation du SIG dans les projets de ville intelligente

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Figure : Étapes de mise en œuvre des projets de ville intelligente

La mise en œuvre des projets de ville intelligente repose sur un certain nombre d'étapes
(Figure ci-desus1) dont la construction du modèle numérique urbain, la collecte de données à
l'aide de la couche de détection, puis l'analyse des données, la visualisation interactive des

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

données et le contrôle du système. Le SIG joue un rôle dans ces étapes, comme décrit ci-
dessous.

Construction de la maquette numérique urbaine


La première étape de la mise en œuvre des projets de smart city concerne la construction de la
maquette numérique urbaine qui décrit les composantes de l'environnement bâti et naturel
urbain. Pour chaque composante urbaine, la maquette numérique fournit la géolocalisation et
les caractéristiques (attributs). Le SIG est généralement utilisé pour la construction du modèle
numérique des «composants horizontaux» urbains tels que les réseaux urbains, les
installations de transport et l'environnement naturel, tandis que la modélisation des
informations sur le bâtiment (BIM) est utilisée pour la description des «composants
verticaux» tels que les bâtiments. La combinaison du SIG et du BIM fournit un outil puissant
pour la construction de la maquette numérique urbaine avec des données géo référencées et la
visualisation de ces données dans un environnement convivial.

Figure : Capteurs utilisés dans la surveillance des services d'eau et d'énergie.

Couche de détection
La deuxième étape des projets de ville intelligente concerne la construction de la couche de
détection qui transfère les données d'exploitation urbaine au système d'information de la ville
intelligente. Cette couche comprend des capteurs utilisés pour la surveillance des réseaux et

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

des infrastructures urbaines. Les données pourraient également être enrichies par des images,
des vidéos et des fichiers audio aboutissant à la construction de mégadonnées urbaines. La
figure montre des exemples de capteurs utilisés dans la surveillance des services publics d'eau
et d'énergie. Le système d'eau potable utilise des lecteurs de compteurs automatiques (AMR)
pour enregistrer la consommation d'eau, des capteurs de pression pour enregistrer la pression
de l'eau et des appareils de qualité de l'eau pour suivre la qualité de l'eau (turbidité,
pH, chlore, conductivité). Le système de drainage utilise des capteurs pour surveiller le niveau
et le débit de l'eau, la qualité de l'eau (turbidité, température, pH, etc.) et les équipements de
pompage. Il permet une détection précoce des crues et des défauts des équipements de
pompage. Le réseau électrique utilise des capteurs pour mesurer la tension électrique, le
courant et la fréquence. Il permet une détection précoce des défauts du réseau électrique. Le
système de chauffage urbain est surveillé par des capteurs pour enregistrer la température, la
pression et le débit du fluide ainsi que l'état de la vanne. Il permet une détection précoce des
défauts et l'amélioration des performances du système. Le SIG offre la possibilité de
visualiser le système de surveillance ainsi que les caractéristiques et l'état des capteurs. Il
offre également la possibilité de visualiser des données en temps réel et historiques sur des
cartes SIG.

Figure : Système SIG du réseau électrique (rouge : ligne à haute tension, bleu : ligne à basse tension)

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

L'analyse des données


La troisième étape dans la mise en œuvre d'un projet de ville intelligente concerne le
développement de l'environnement analytique, qui convertit les données en temps réel et
historiques en données opérationnelles qui améliorent la sécurité, l'efficacité et la qualité des
systèmes urbains. L'environnement analytique comprend des logiciels d'ingénierie, de gestion
et de sécurité pour les systèmes urbains ainsi que des outils numériques avancés tels que
l'intelligence artificielle (IA). Dans les projets de ville intelligente, le SIG fournit des outils
pour (i) l'analyse de données géospatiales (analyse de distance et directionnelle, traitement
géométrique, modèles de grille), (ii) l'analyse spatio-temporelle, (iii) les statistiques spatiales
(autocorrélation et égression spatiales), (iv) la analyse (analyse de la forme et de l'écoulement
de la surface, méthodes de maillage et d'interpolation) et, (v) analyse de localisation (calcul du
chemin le plus court, localisation de l'installation).

Visualisation interactive des données


La visualisation interactive des données permet aux utilisateurs d'interagir avec les
composants de la ville intelligente et les parties prenantes dans un environnement convivial.
Des applications Web sont utilisées pour créer cet environnement interactif. L'utilisation de
fenêtres contextuelles HTML permet aux utilisateurs d'accéder à du contenu Web, tel que des
graphiques référencés par des URL. L'environnement graphique SIG interactif permet la
visualisation des composants urbains et des cartes de capteurs. Les utilisateurs et les
gestionnaires peuvent utiliser ces cartes pour accéder aux données statiques et dynamiques
concernant les systèmes urbains ainsi que pour mettre à jour les données.

Couche de contrôle
L'analyse des données historiques et en temps réel aboutit à des commandes pour une gestion
optimale et sûre des systèmes urbains. Ces commandes sont transmises à la couche de
contrôle, qui comprend différents dispositifs électroniques tels que des vannes intelligentes,
des pompes, des moteurs, des interrupteurs, des disjoncteurs et des serrures. Le système SIG
permet une visualisation en temps réel de ces dispositifs ainsi que leur état. Il pourrait
également visualiser les défauts dans la commande de l'appareil.
Pour conclure, l'utilisation du SIG dans la mise en œuvre de projets de ville intelligente. Étant
donné que les projets de villes intelligentes sont basés sur la collecte, l'analyse, le partage et la
visualisation de données concernant les systèmes et services urbains, les SIG offrent de
puissantes capacités pour une mise en œuvre réussie du projet de smart city pour le
renouvellement urbain à Sidi M’hamed

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Intelligence artificielle (IA) et géo-intelligence à l'aide du SIG pour le renouvellement


urbain de la commune de Sidi M’hamed « smarte city «

Au cours de la dernière décennie, il y a eu une intégration majeure de l'intelligence artificielle


(IA) et des systèmes d'information géographique (SIG). Alors que le SIG est une technologie
puissante avec de vastes ensembles de données et une large gamme d'applications d'IA,
l'intelligence artificielle fournit des méthodes avancées pour les projets SIG. AI GIS est une
fusion de la technologie de l'IA et de divers processus SIG, tels que les algorithmes d'analyse
de données spatiales (GeoAI) qui combinent la technologie de l'IA, ainsi que pour une série
de technologies compatibles avec l'IA et le SIG. Les SIG IA sont progressivement devenus le
centre de la recherche et de l'application des géosciences ces dernières années.

L'application du SIG IA pour améliorer et maintenir la prochaine étape de l'évolution des


systèmes technologiques SIG est un moyen efficace de résoudre le problème intelligent actuel
des systèmes SIG. AI GIS a d'abord commencé à réaliser l'extraction par vision artificielle
d'informations géographiques à partir d'images et de vidéos satellites. De plus, des
technologies d'IA telles que la reconnaissance vocale et la synthèse vocale peuvent être
lancées, permettant une plus grande autonomie.

AI GIS est une combinaison de la technologie AI avec diverses fonctions SIG, y compris des
algorithmes de traitement et d'analyse de données spatiales (GeoAI) qui intègrent la
technologie AI, et un terme général pour une série de technologies d'autonomisation mutuelle
de l'IA et du SIG. Ces dernières années, le SIG IA est progressivement devenu le principal
objectif de la recherche et de l'application des géosciences.

Géo-Intelligence : La géo-intelligence fait référence au terme général désignant la


visualisation, l'analyse, la prise de décision, la conception et le contrôle géospatiaux basés sur
les SIG, la télédétection et les technologies de positionnement par satellite. La géo-
intelligence est la valeur la plus unique qui distingue le SIG des autres technologies de
l'information. Il comprend quatre niveaux de géo-visualisation, de géo-décision, de
conception géographique et de géo-contrôle, qui contribuent à la pyramide de la géo-
intelligence. La complexité de la pyramide augmente à partir du bas, tandis que la maturité
diminue. Avec l'introduction de l'IA, la géo-intelligence inaugurera un nouveau cycle
d'innovation technologique et créera une plus grande valeur.

Les systèmes d'information géographique (SIG) traditionnels dépendent encore fortement des
capacités de calcul, en particulier pour les simulations 3D, la création de cartes et l'analyse
d'itinéraires.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Quand utiliser le SIG ?

Étant donné que tous les systèmes SIG incluent une mine d'informations définies par
emplacement géographique, ils constituent des ensembles de données de formation idéaux
pour les systèmes d'IA. À la lumière des progrès récents des technologies informatiques et de
la reconnaissance d'images, cette IA est acceptée. Il existe quelques tentatives réussies
d'utilisation du SIG et de l'IA pour la gestion de la pollution et le contrôle des maladies.

Les images satellite fournissent des données à différents niveaux de détail, qui sont encore
largement sous-utilisées. Cependant, il y a aussi quelques difficultés à reconnaître les
bâtiments, les routes et d'autres objets. Certaines autres applications rationalisées combinent
les données SIG et IoT pour créer des solutions réalistes aux problèmes industriels urbains.
Les données des institutions publiques, telles que les rapports de santé, les mesures de
pollution, etc., sont également accessibles par ces solutions.

SuperMap a publié le SuperMap GIS 10i lors de la conférence 2019 GIS Software
Technology Conference. SuperMap GIS 10i intègre pleinement la technologie de
l'intelligence artificielle pour construire des systèmes technologiques de "BitCC", qui
enrichissent et innovent la théorie et la technologie SIG, et informatisent diverses industries
avec la géo-intelligence

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Trilogie de SIG IA :La technologie AI GIS se compose de 3 parties :

GeoAI : C'est un algorithme de traitement et d'analyse de données spatiales qui intègre l'IA, et
est le produit de l'IA et du SIG.

AI for GIS : utilisation des capacités de l'IA pour améliorer les fonctions et l'expérience
utilisateur des logiciels SIG.

SIG pour l'IA : utilisation de la technologie de visualisation et d'analyse du SIG pour effectuer
une visualisation spatiale et une analyse spatiale plus poussée des résultats de sortie de l'IA

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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CHPITRE 2

IA pour SIG : L'IA pour le SIG fait référence à l'utilisation de la technologie de l'IA pour
améliorer l'intelligence des logiciels SIG, y compris la collecte d'attributs de l'IA, l'enquête et
la cartographie de l'IA, la cartographie de l'IA et l'interaction de l'IA. La collecte d'attributs AI
peut aider les utilisateurs à classer et identifier intelligemment les cibles multi-sources telles
que les images vidéo ; AI Survey & Mapping peut fournir des solutions de cartographie
intérieure à moindre coût et plus pratiques ; La cartographie AI évite aux utilisateurs le
processus fastidieux de cartographie manuelle, et le transfert de style de l'image à la carte peut
être réalisé grâce à une opération simple ; L'interaction de l'IA comprend une interaction
d'application riche utilisant la voix, les gestes, le corps, etc.

SIG pour l'IA : Face aux résultats de la reconnaissance de l'IA, le SIG peut traiter et exploiter
davantage les données en utilisant ses capacités de visualisation spatiale et d'analyse spatiale,
c'est-à-dire que le SIG renforce l'IA. Les applications de visualisation de cartes telles que la
surveillance des flux de trafic, la gestion des composants de la ville et les cas peuvent fournir
aux décideurs une forme d'expression d'informations plus intuitive ; tandis que le traitement et
l'exploration en profondeur des résultats d'extraction de l'IA peuvent permettre des alertes de
géo-clôture en temps réel et le suivi des véhicules, etc., pour étendre davantage les
applications.

Afin de prendre en charge efficacement les trois parties du SIG IA, une structure à quatre
couches peut être construite de bas en haut pour former un système technologique SIG IA
relativement complet. La couche inférieure est la couche de données, puis la bibliothèque de
domaine. Dans la couche cadre, une variété de cadres d'IA peuvent être raisonnablement
abstraits et encapsulés. La couche fonctionnelle supérieure est constituée des trois parties du
SIG AI qui sont spécifiquement introduites.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Afin de servir une variété d'applications SIG, la technologie de l'IA doit être profondément
intégrée à diverses formes de logiciels SIG, notamment le SIG à composants, le SIG de
bureau, le SIG serveur, etc. pour construire conjointement une architecture de produit SIG AI.

-Multiples formes d’utilisation de AI dans les technologies information géographique


pour création et gestion de smart city pour Sidi M’hamed :

L’intelligence artificielle peut certainement améliorer la ville d’Alger et le rendu du


renouvellement urbain de la commune de Sidi M’hamed en smart city.

Grace à une multitude de technologie intelligente moderne, à l’évolution rapide de la


connectivité moderne, à l’avènement de la connectivité 5G (6G Horison 2030) et à la nature
croissante de la technologie de l’internet des objets (loT) et aux banques de données
urbaines interconnectées d’une commune ou d’une ville, il est plus facile que jamais pour les
programmes AI d’analyser et de traités les données. Cela peut aider à mieux cibler
d’intervention du renouvellement urbain dans la commune et aider à résoudre par la suite
de nombreux problèmes dans la gestion de la ville. L’ajout de l’IA peut aider les villes à
adopter les bons changements et un bon renouvellement à un rythme rapide et efficace.

En utilisant une combinaison d’IA, de cartes d’interfaces de programme d’application (API),


les gouvernements ont désormais accès à de grandes quantités de données. Ces données
peuvent être utilisées pour prendre des décisions éclairées et adopter des renouvellements
urbains qui peuvent améliorer la vie de la ville.
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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

En bref, l’IA peut parcourir avec succès des océans de données, identifier les domaines qui
pourraient être amélioré ou renouveler et mettre en œuvre des solutions. Les données
deviennent l’un des actifs les plus précieux au monde. Maitriser le traitement des données
urbaines pour récolter des solutions pratiques pour le renouvellement urbain à Sidi
M’hamed et l’un des piliers les plus important du développement de la ville d’Alger « smart
city ».

Les plates-formes d’IA modernes peuvent traiter les informations provenant de portails de
données ouverts, en utilisant un vaste réseau de moniteur, de capteurs et de systèmes (loT)
pour mieux comprendre les habitudes, les besoins et désires des citoyens. Les programmes
d’IA peuvent observer l’espace urbain de la commune aux multiples facettes des
infrastructures et services urbains, de la mobilité à l’immobilier, et l’examiner à travers de
nombreuses lentilles différentes, en tenant compte de la démographie, de la durabilité et de
l’opinion des citoyens pour identifier les problèmes et prévoir des solutions potentielles de
renouvellement urbain pour la zone d’étude.

Dans le monde ces réseaux de données continueront de se développer à mesure que de


nouveaux bâtiments sont développés avec des capteurs et une infrastructure (loT), et la
technologie intelligente continue d’évoluer dans la vie quotidienne.

Le résultat est une plate-forme qui peut aider les gouvernements à prendre des décisions
éclairées d’interventions de renouvellement urbain et de gestion urbaine pour la commune
d’étude, qui peuvent ensuite être affinées avec la contribution des citoyens et la
consultation des professionnels. Avec l’IA la ville d’Alger et ces espaces urbains peuvent
mieux servir leur citoyens et créer un avenir plus sûr, plus agréable et durable.

• Voici quelques exemples de façon dont l’AI contribue à renouveler et moderniser la


commune de Sidi M’hamed :

-Energie intelligent :
Les bâtiments publics tels que les écoles, les hôpitaux et les bureaux du gouvernement
consomment d’énormes quantités d’énergie. Pour les acteurs du secteur public,
l’optimisation de l’utilisation de l’énergie dans ces bâtiments est un moyen facile d’améliorer
les dépenses énergétiques à l’échelle de la commune. Il existe une énorme opportunité
d’utiliser l’IA pour aider à réduire et à rationaliser la consommation d’énergie.

Comme solution l’installation des compteurs intelligents qui sont une application de l’IA qui
recèle un fort potentiel dans le domaine de l’énergie et des services publics.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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CHPITRE 2

La commune fournit une mise d’informations qui peuvent être capturées à l’aide d’appareils
(loT) en temps réel, y compris la consommation d’énergie. Les entrées d’alimentation
peuvent être ajustées automatiquement, ce qui entraine d’importantes économies, des
approvisionnements plus surs et moins de pannes.

Les compteurs intelligents sont également utiles même à plus petite échelle. En les utilisant,
les clients peuvent adopter leur besoins énergétique et ainsi réduire leurs couts. Les
données générées au cours du processus pourraient être utilisées pour des tarifs
personnalisés et un approvisionnement plus efficace.

- Sécurité :
La sécurité publique est un élément important de la commune de Sidi M’hamed
moderne. L’une des façons dont les gouvernements municipaux et les unités de sécurité
publique protègent leurs citoyens consiste à utiliser l’IA pour améliorer les systèmes de
vidéo surveillance de la commune.

Les caméras de télévision en circuit fermé (CCTV) doit être une caractéristique omni
présente dans la commune. Ils enregistrent et documentent les allées et les venus d’un
espace désigné en temps réel, stockent des heures et des heures d’images. Le volume
considérable de séquences peut submerger les utilisateurs humains. Les caméras de
vidéosurveillance modernes des systèmes d’intelligence artificielle qui peuvent effectuer des
recherches approfondies des données fournies, en parcourant les images en une fraction du
temps qu’il faudrait à un humain. Ce type de CCTV amélioré par l’IA peut être utilisée sur
toute l’infrastructure existante dans la commune de Sidi M’hamed.

A l’aide d’algorithme d’analyses comportementale et de logiciel de détection d’objets, les


programmes CCTV AI peuvent analyser des images en temps réel, à la recherche de menaces
potentielles ou de signes indiquant qu’un crime est sur le point d’avoir lieu. La
reconnaissance faciale, les lecteurs des plaques d’immatriculation et les identifiants de colis
sans surveillance et souhaitable de les utiliser dans la commune afin d’assurer la sécurité
dans les rues.

- Améliorer le contrôle du trafic


Le système de transport est un autre domaine où AI peut aider à réduire les émissions de gaz
polluants.

Il possible d’opter dans la gestion du trafic dans la commune d’étude à la mise en place d’un
système compatible avec les véhicules connectés et autonomes (CAV) qui peut réduire la

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
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CHPITRE 2

consommation d’énergie et améliorer la fluidité du trafic en réduisant les arrêts et départs


des embouteillages sur les routes.

Même pour gérer le stationnement dans la commune, avec AI on a un système de


stationnement intelligent qui s’appuie sur l’internet des objets et des capteurs à l’échelle de
la commune pour fournir aux conducteurs des données en temps réel sur l’endroit où ils
peuvent se garer, allouer un espace approprié. En combinant de nombreuses fonctions
avancées telles que la reconnaissance des plaques d’immatriculation et la détection des
pixels, les cameras standards peuvent fournir des informations en temps réel sur la
disponibilité des places aux utilisateurs de stationnement.

Des algorithmes avancés peuvent fournir une estimation précise de la position de la voiture
et prédire l’utilisation du stationnement à certaines heures de la journée ou de la nuit.

- Réduire la pollution atmosphérique :


L’IA peut aider à préserver l’environnement de plusieurs façons au niveau de la commune
d’étude.

Il s’agit de la mise en place des capteurs (LoT) et l’IA qui seront utilisés pour collecter et
analyser la qualité de l’aire, les niveaux de polluants et la température dans la commune.
Ces données se combinent potentiellement avec l’IA pour prédire où se situent et se
trouveront les problèmes de qualité de l’aire afin d’en atténuer les effets grâce à des
mesures préventives efficaces.

Il est utile aussi d’installer dans les jardins des capteurs placés sur les bans. Ces nouveaux
bans intelligents de parc compatibles (LOT) sont capables de collecter un flux constant
d’informations qui peuvent être analysées par l’IA pour un large éventail d’utilisation en
matière d’urbanisme. Ils peuvent fournir des informations sur des facteurs
environnementaux (qualité de l’aire) et surveillance de niveau de pollution, la température
et la pression atmosphérique. Ils peuvent aider les urbanistes gestionnaires de la commune
d’étude d’avoir de multiples données sur l’environnement et même sur la fréquence du
trafic et l’utilisation d’espace public de la commune.

- La gestion des déchets :


La gestion des déchets est un défi auquel l’autorité municipale de la commune de Sidi
M’ hamed doit faire face.

Avec l’IA la commune peut optimiser la gestion des déchets en respectant l’environnement
et maintenir la société saine.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
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CHPITRE 2

Il s’agit de l’installation de capteurs intelligents sur les poubelles, ceci est un moyen rentable
d’améliorer la gestion des déchets. Lorsqu’un bac est presque plein, il peut informer les
autorités qu’il est prêt à être collecté. Cela peut réduire les collectes inutiles et rationaliser
les itinéraires de collecte.

En plus à la mise en place des machines de tri de déchets alimentée par l’IA. Ces machines AI
utilise des réseaux de neurones multicouches et un système de vision pour identifier les
objets, aussi elles peuvent trier les déchets et les séparer dans des bacs désignées, prêts
pour le recyclage.

- Gouvernement intelligent
La gestion urbaine de la commune de Sidi M’hamed peut bénéficier aussi de l’IA. Il existe
des programmes d’IA qui peuvent utiliser l’autonomisation pour analyser l’occupation du sol
de la commune d’étude, exemple des analyses ayant relation avec la gestion des risques
naturels.

L’IA peut fournir aux urbanistes des informations détaillées sur les zones sujettes aux
inondations on à d’autre types de catastrophe naturelles.

Il s’agit de la mise en place des programmes sous AI soutenus par le gouvernement qui
peuvent diffuser des informations, des alertes et des avertissements et assurer ainsi, une
gestion efficace des crises lors des catastrophes naturelles dans l’espace urbain de Sidi
M’hamed.

L’IA est un véritable outil de gouvernance intelligente qui peut être introduit dans la
planification, l’analyser et l’intervention (renouvellement) et même dans la gestion
quotidienne de la commune afin d’améliorer la vie de citoyen.

2.2. Orientations de renouvellement urbain pour une commune intelligente à travers les
avancées technologiques des systèmes d’information géographique AI-GIS.

La finalité des opérations du renouvellement urbain pour Sidi M’hamed est celui d’arriver à
un espace intelligent qui offre des services améliorés et une qualité de vie prospère aux
citoyens.

Les villes intelligentes comme déjà éclaircis sont de simple combinaison de la ville
numérique, de l’internet des objets (LOT) et du cloud computing. Une ville numérique, en
tant d’espace virtuel sur le réseau, contient toutes les données sur une infrastructure
physique (bâtis, réseaux, ect) afin de pouvoir visualiser ses informations et ses

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
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pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

caractéristiques dynamiques sur Internet pour améliorer la gestion urbaine.

Ville numérique + LoT + Cloud computing = ville intelligente.

Dans la construction, réalisation et l’exploitation des villes intelligentes, les réseaux de


compteurs généreront des billions de mégaoctets (ou exoctets) de données sur les activités
urbaines, on est véritablement à l’ère du Big Data.

Les villes intelligentes nécessitent une gestion efficace des métadonnées spatio- temporelle,
traitement, stockage et analyses des données en fonction des exigences de l’espace urbain.

Une accélération de niveau de recherche sur le Big Data se fait actuellement au niveau
mondial afin de promouvoir le développement technique des industries de service intelligent
afin de rendre les opérations urbaines plus scientifiques, efficaces et sécurisé.

Dans notre étude, on a pris l’exemple de l’expérience de forme chinoise « huawei » dans le
domaine de plate-forme de ville intelligente, appliqué avec succès dans plusieurs pays dans
le monde.

Le leader mondial des TIC, Huawei a aidé les autorités urbaines dans le monde entier, à créer
des écosystèmes connectés numériquement qui ont transformé le fonctionnement des
villes en fournissant de nouvelles TIC de pointe qui permettent un système nerveux (plate-
forme) de haute technologie comprenant un centre d’opération intelligent (IOC) en tant que
cerveau reliant les modes numériques et physiques, ceci afin d’améliorer la gestion urbaine
et par la suite la croissance économique et sociale.

Ainsi, Huawei a mis en plate-forme numérique « un système nerveux centrale pour les villes
intelligentes » qui fournit un vaste système d’exploitation pour la ville, couvrant tous les
aspects du fonctionnement de la ville. Cette plate-forme permet la gestion de l’espace
urbain à partir d’un point central, en tirant des sources et des types de données disparates
et en utilisant l’IA pour aider la gestion fluide des infrastructures et fonctionnalités urbaines.

- L’intelligente opération Centre CIO au cœur de la plate-forme Smart city :


Comme le système nerveux humain, la plate-forme LOT utilise la détection intelligente pour
collecter et consolider les informations de toute la ville et se connecte au CIO de Huawei.

La plateforme comprend, ainsi, un centre d’opérations intelligent (IOC) ou les grandes


quantités de données en directe de différents flux, y compris la vidéo, les capteurs et les
services gouvernementaux, peuvent être intégrées, traitées et analysées, en temps réel,
interprété en carte 3D en SIG 3D afin que des mesures appropriées puisent être prises pour
une gestion urbaine optimal.

198
Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

De là, les gestionnaires municipaux peuvent superviser le fonctionnement et l’exploitation


d’une ville, obtenant un aperçu en temps réel de détails tels que la qualité de l’aire, les
points d’embouteillage de la circulation et d’autres problèmes d’infrastructures urbaine.

Le CIO utilise l’IA pour aider à l’analyse et aux prévisions, augmentant ainsi la capacité des
opérateurs à gérer la ville.

L’infrastructure sous-jacente du CIO comprend des centres de données cloud distribués et


des réseaux urbains omniprésents qui collectent, intègrent et partagent des informations sur
la ville, permettant une visibilité en temps réel de la ville. Le CIO utilise une plate-forme de
communication intégrée (ICP) qui permet une collaboration intelligente entre les fonctions
de la ville et l’envoi d’urgence de tous les services. En utilisant les technologies du Big data,
de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle (AI), le CIO fournit des
informations presciences pour faciliter la gestion de la ville et aider les gestionnaires
municipaux à réagir rapidement aux événements urbains en évolution rapide.

Il est utile d’ajouter que Huawei dirige la plateforme de ville intelligente, elle est réalisée
grâce à une multitude de partenaire tel que Hexagon qui fournit la technologie SIG.

En ce qui suite un exemple de réalisation de plateforme de Huawei :

Exemple de réalisation de plate-forme de Huawei : système numérique sous AI-GIS


centralisée de données géographiques urbaines à travers une grille de monitoring au service
du développement et de renouvellement urbain

- Plateforme Huawei réalisée pour la première ville intelligente d’Arabie Saoudite : Huawei
à déjà mis en place des solutions de ville intelligente dans de nombreux ville du monde, un
exemple de réalisation de plate-forme dans une grande ville portuaire industrielle sur la cote
saoudienne de la mer rouge, où Huawei à aider la commissions royale de Yanbu à construire
la première ville intelligente d’Arabie Saoudite, qui ouvrira la voie à la transformation de la
ville intelligente à l’échelle du pays.
Huawei a utilisé un réseau de fibre optique couvrant les logements résidentiels, les
entreprises et les principaux espaces public de la ville, et a déployé des applications
intelligentes, notamment le stationnement intelligent, le passage intelligente des véhicules
lourds, la gestion intelligente de l’énergie, l’analyse des foules sue l’espace urbain. Ces
applications ont amélioré l’efficacité de la gestion des services publics et amélioré la sécurité
publique et l’habitabilité. Il utilise une technologie de surveillance intelligente pour optimiser
ainsi l’efficacité de la gestion de la ville. Huawei a fini par le développement pour yanbu une
plateforme numérique centralisée de gestion municipale afin d’améliorer la gouvernance
municipale.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Il est à noter que toutes les villes ont des besoins différents et différents niveaux
d’infrastructures, selon leur rayonnement d’attractivité, qui peut être compatible avec une
plateforme spécifique de ville intelligente. Pour cette raison la plate-forme numérique peut
être adoptée à différentes villes et mise à l’échelle au fur et à mesure de leur
développement.

En ce qui suit, les orientations proposées dans notre étude pour création de la plate-forme
numérique pour Sidi M’hamed « smart city ».
- Orientation pour création et mise en place de la plateforme numérique AI-GIS de
donnée géographique urbaine globale pour Sidi M’hamed « smart city dans les principes du
Developpemnt Durable»

- Mettre en plateforme, simulable à celle crée par Huawei, et qui soit compatible avec la
commune de Sidi M’hamed et son rayon de centralité de 1er degré, ceci avec l’implication de
tous les acteurs de la ville d’Alger. Cette plate-forme numérique doit être centralisée avec
celle de la wilaya d’Alger (hiérarchisé) permettant une réel amélioration de la gestion
urbaine mais aussi optimiser les interventions de renouvellement urbain sur l’espace de la
commune d’étude.

Une plate-forme qui constitue une infrastructure géo spatiales multicouches – multiservices
sous SIG – AI, une combinaison de contenu, de cartographie 2D-3D, SIG 3D, d’analyse et
d’intégration de données qui permet de détecter les problèmes dans l’espace urbain en
temps réel et planifier les interventions urbaines à court termes ou même les actions
urgentes grâce à une collaboration entre différents secteurs.

Cette plate-forme numérique traite ces vastes informations provenant de portails de


données ouverts et sous licence, en utilisant un vaste réseau de moniteurs, de capteurs et
de système LOT. Une plate-forme numérique au niveau de la commune de centralité Sidi
M’hamed qui permet de gérer l’espace urbain à partir d’un point central (centre d’opération
Intelligent CIO).

- Construire et créer des centres d’opérations Intelligent CIO au cœur de la plate-forme de la


commune de Sidi M’hamed : Les constructions smart city sont des projets systématiques.
Une fois la conception des couches de données urbaines est faite, il faut créer un centre
d’opérations smart city qui devient un centre de commandement et de répartition et le
cœur de service intelligent pour une surveillance et gestion urbaine de haut niveau. Ces
centres sont développés de manière visualisée, contrôlable et intelligente pour une
optimisation continue de la gestion urbaine.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

La solution de centre des opérations intelligent pour la commune de Sidi M’hamed doit
s’appuyer sur une puissante infrastructure de technologie de l’information et de la
communication (ICT) basés sur le cloud, une base de donnés de gestion de la commune,
ayant relations avec des services de ressources et de prise en charge des données Big Data,
des applications communes à différents secteur existant dans la commune d’étude,
utilisation de l’IAGIS pour le CIO afin d’aider à l’analyse et aux prévision optimisant la gestion
urbaine dans la commune.

La solution CIO pour la commune Sidi M’hamed doit contenir :

- Une infrastructure ICT une plateforme cloud d’administration en ligne centralisé l’allocation
et la gestion de l’infrastructure IT et des ressources de données, notamment de traitement,
de stockage, d’analyser et de réseaux.

- Une base de données de gestion de la commune : les informations urbaines de la commune


(informations relatives à la population, aux logements, aux différents services, etc.) doivent
être disponibles pour le partage des données et pour la prise de décision.

- service de ressources et de prise en charge des données : Assurer les moyens pour contenir
le volume de Big data urbaine de la commune d’étude afin de permettre leur exploitation
grâce un regroupement des données concernant les secteurs urbains de la communes de
Sidi M’hamed dans la plateforme.

- Applications de service communes à différents secteurs : L’état des opérations urbaines


s’affiche pour permettre leur surveillance, les alertes, la gestion collaborative des urgences,
les simulations, la planification unifiée, l’intervention urbaine, les services d’informations et
de données pour « une commune ouverte », ainsi que la gestion de la cyber-sécurité.

- Affichage dans les centres d’opérations urbaines sur grand écran, conférence numérique,
sonorisation, basculement vidéo et audio, systèmes de contrôle centrale et d’autres.

- Créer des laboratoires d’innovation axés sur les objectifs : Les laboratoires d’innovation
sont au cœur du développement des villes intelligentes ou communes intelligente.
Cependant, chaque laboratoire a besoin d’un objectif bien définis pour faciliter le processus
de création de smart city, les laboratoires doivent avoir des objectifs spécifiques et se
concentrer uniquement sur les projets alignés sur ces objectifs et dans le respect des
contraintes budgétaires, de ressources.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Aussi, créer dans la commune d’étude des laboratoires expérimentaux, afin de tester des
solutions innovantes touchants aux domaines piliers d’une ville intelligente (mobilité,
environnement, etc.) expérimenter en conditions réelles, ces solutions innovantes de ville
intelligente dans l’espace urbain de Sidi M’hamed en utilisant des technologies de pointes
afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens.

Faire intégrer à ces laboratoires des chercheurs résidents en Algérie et même ceux de la
communauté algérienne établie à l’étranger activant dans des projets mondiaux de smart
city.

- Promouvoir la connectivité : pour que la plate-forme sous IAGIS fonctionne avec succès,
elle doit avoir accès aux données. La connectivité est la clé pour récolter de gros volumes de
données. Pour ce faire, la wilaya d’Alger ou la commune de Sidi M’hamed devrait
promouvoir plus de connectivité. Cela peut inclure les technologies 3G, 4G et 5G (6G horison
2030), inclure également WIFI, LoRaWAN, LoT à bande étroite, SIG AI, BIG FOX, une large
gamme de solutions de connectivité sera nécessaire.
A ce sens, revenant à l’exemple cité de plateforme de huawei qui fournit des réseaux haut
débit filaires et sans fil qui permettent une couverture haut débit omniprésente prenant en
charge les services de données, vidéo et voix à haut débit. La plate-forme proposée est
Internet des objets (LOT) comprenant Lite OS, un système d’exploitation sécurisé, léger et
intelligent, et l’IOT à bande étroite (NB-LOT), une technologie LPWA (Law Power Wide Area)
basés sur des normes développées pour permettre une large gamme de nouveaux services
LOT, ceci afin de rendre la gestion urbaine optimal et fluide.

- Création et l’accompagnement des start-up activant dans le domaine de smart city et


mettre ces startup en relations avec les spécialiste de la ville et les chercheurs expérimentés
dans le domaine de smart city. Aussi, mettre ces start-up en relations avec les acheteurs de
leurs solutions numériques et conclure des contrats, ceci est dans le but de mettre en œuvre
les produits sur le terrain et de bien faire bénéficier la commune de Sidi M’hamed de ces
solutions innovantes.

En conclusion, les autorités nationales devraient se concentrer sur le cœur de la construction


de smart city dans la wilaya d’Alger principalement dans les espaces de centralité
notamment la commune de Sidi M’hamed pour leur donner une image compétitive
intelligente et durablement renouvelée.

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Chapitre 2. Renouvellement urbain durable pour la
commune de Sidi M’Hamed : pour une image
urbaine compétitive sous la technologie AI-GIS
pour une ville intelligente « smart city ».
CHPITRE 2

Il faut ainsi promouvoir le développement des technologies, des données géo spatiales
urbaines. Les défis de Big data qui mettent en évidence de nombreux déploiements de smart
city reflète les préoccupations de pointe pour la recherche scientifique et un moteur clé des
développements durable dans le secteur de ville intelligente.

Les solutions présentées dans notre étude s’inscrivent en droite ligne dans le but d’atteindre
en finalité un espace urbain intelligent et durablement renouvelée pour la commune de Sidi
M’hamed.

203
Conclusion

En plus de sa position dans l’aire d’hyper centralité d’Alger, Sidi M’Hamed s’est
présentée à nous comme un espace ayant des potentialités urbaines assez fortes, interprétées
par une identité urbaine marquée par une richesse de trames historiques d’une rentabilité
pour l’économie nationale, en plus de sa structure de centralité de premier degré ayant parmi
ces composantes une infrastructure de grande envergure (le Metro, la proximité de l’autoroute
et chemin de fer, dotée d’équipements et de réseaux financiers et de communication
importants, de grande société économique nationale et étrangère, et une très grande masse
fonctionnelle et commerciale) ajoutant à cela une large disponibilité du foncier à très haute
valeur ajoutée, sous forme de terrain mal occupé ou édifice mal entretenu, délabrée et
endommagé qui date de plus d’un siècle.

De ce fait, il est regrettable d’avouer que la commune de notre étude comme le reste de l’air
de centralité de l’agglomération algéroises, continue à connaitre des problèmes urbains
marquant par une situation de saturation, de tension, de conflit, de rupture dans sa structure
comme dans ses fonctions. Et à cet effet, le renouvellement urbain constitue une action
urgente certainement mais surtout une occasion rare d’organiser intelligemment les territoires
concernés dans une perspective durable.

Il est clairement constaté que l’existence d’une volonté de requalification urbaine de la


commune de Sidi M’Hamed à travers les schémas d’aménagement urbain de la ville, illustré
en partie pour notre cas d’étude à travers les proposition de réaménagement contenus dans les
plan d’occupation du sol appartenant au CNERU. A ce propos, nous avons tenté, suite à une
réflexion profonde et analytique, parfois critique dans le genre, du phénomène urbain vécu si
complexe sous ces multiples aspects et façades, de présenter une stratégie globale pour
concevoir, entretenir et réussir un projet de renouvellement urbain qui soit durable pour la
commune de Sidi M’Hamed, allant de la planification jusqu’à la réalisation du projet tout en
proposant des solutions solides aux opérations les plus complexes. Il s’agit d’une stratégie
pour la conception de projet de renouvellement urbain complet avec les pratiques de smart
cities, inspirée des expériences étrangères dans le domaine qui prône pour l’urbanisme
durable ou le renouvellement urbain durable qui s’attache à recréer à l’espace de centralité,
une identité forte et une image concurrentielle de niveau internationale qui pourra contribuer à
l’émergence de plus grande dynamique économique développée, ceci à travers la promotion
de mode de vie et de mobilité plus durable, tout en conservant un nouveau cadre de vie qui
soit meilleur d’une part et en garantissant d’autre part la pérennité de l’environnement, par la
qualité des opérations d’interventions urbaine et des programmes à réaliser ainsi que les
initiatives sociales.

Sur la base de ces principes urbanistiques, liées aux avancées technologiques, qui s’inscrivent
dans le cadre de la notion du développement durable ainsi que sur la base d’étude analytique
des propositions urbaines dictées par les stratégies urbaines déjà proposés, que ce soit pour la

204
capitale d’Alger ou pour ses espaces de centralité notamment Sidi M’Hamed, nous avons
arriver à proposer un projet de renouvellement urbain qui conjugue les aspects urbain et
humain, parmi les défis de base de ce projet est de faire converger toutes les initiatives et de
ne pas exclure les travaux et stratégie d’aménagement urbain précédente mais l’enrichir et la
compléter selon les exigences de développement de nos temps actuel. Ceci n’est que dans un
seul but celui d’atteindre un meilleur résultat. Un résultat qui favorise pour beaucoup la
qualité de vie dans les stratégies, plans et projets d’urbanisme afin d’arriver à tisser sur le
terrain une meilleure toile, une structure cohérente, signifiante et surtout durablement
renouvelée. « C’est d’assurer une avancer sans recule ».

Ainsi, la logique de notre étude repose essentiellement sur le projet de renouvellement urbain
qui illustre l’urbanisme durable à travers la mise en place de solution urbaine technique
adaptée à la formulation d’une démarche globale. Une démarche de dynamique socio
économique, une démarche écologique qui soit forcement innovante et spécifique au site
d’étude tout en utilisant les faiblesses des stratégies appliquées et les lacunes de l’espace
urbain et les transformer en atouts.

Aussi, pour réussir un projet de renouvellement durable d’un espace urbain, il est nécessaire
d’intégrer le concept de ville intelligente. Autrement dit, le projet doit être conçu sur la base
de développement d’application des avancées technologiques liées aux systèmes des données
géo spatiales croisées à l’Intelligence Artificielle AI, tous les niveaux. L’intégration des
technologiques intégrale de AI-GIS pour projet de smart cities offre des capacités avancées
afin d’atteindre et concevoir un espace urbain intelligent et durablement avancé.

Autrement dit, notre objectif est de redessiner à travers notre projet de renouvellement un
avenir de qualité à l’espace de Sidi M’Hamed, et plus encore en faire un modèle de ville
intelligente, un modèle de développement urbain soutenable répondant aux préoccupations
d’équilibre socio-économique et écologique de notre époque.

Pour conclure, il faut dire que l’espace urbain avec une vision durable n’est pas une fin en
soit, il est sans cesse en évolution pour tendre vers plus de durabilité environnementale, plus
de fusion et égalité sociale et plus d’efficacité économique, avec un cadre de vie sain pour le
citoyen.

Pour cela, se travail représente pour nous une riche expérience, le résultat de l’assimilation
d’une multitude d’informations, de règle et de théorie dans une analyse globale suivi de
solution proposées, il ne faut donc pas voir dans l’aboutissement de ce projet une finalité mais
plutôt à une réponse et résolution à une problématique et une préoccupation actuel, à des
objectifs fixés au départ. « Un projet ne constitue en soi qu’une étape fini d’un processus sans
fin dont le but est toujours celui de l’amélioration continue du de vie urbaine ».

205
Liste des cartes, schémas et plans : Page
Carte (Spatiocarte) : Image satellite de la commune de Sidi M’Hamed 79

Carte : Localisation de la commune de Sidi M’Hamed dans la wilaya d’Alger 81

Carte : Carte du relief commune de Sidi M’Hamed 83

Carte : Carte géologique Région Centre d’Alger 85

Carte : Réseau routier dans la commune de Sidi M’Hamed 87

Carte : Espaces et équipements dans la commune de Sidi M’Hamed 93

Carte : Carte de l’état du bâtis de la commune de Sidi M’Hamed 102

Carte : Carte de densité de la population de la commune de Sidi M’Hamed 106

Plan : POS U 29 Hôpital Mustapha 115

Plan : POS U 26 Nassira Nounou 124

Schéma : Zone Homogène du POS U 29 Hôpital Mustapha 119

Schéma : Zone Homogène POS U 26 Nassira Nounou 128

Schéma : Schéma d’aménagement pour le Renouvellement Urbain

de la commune de Sidi M’Hamed 140

Liste des photos et illustrations :


Photo : Typologie du bâtis dans la commune DE Sidi M’Hamed 100

Photo : Proposition d’aménagement pour le Renouvellement Urbain dans

la commune de Sidi M’Hamed 142

Photo : Proposition d’aménagement pour le Renouvellement Urbain dans

la commune de Sidi M’Hamed 144

Photo : Projet de réalisation du Centre d’affaire « Cité financière Belhffaf » 145

Photo : Opération de réhabilitation du bâtis dans la commune de Sidi M’Hamed 153


Bibliographie

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14- Certification Habitat et Environnement EHPA – EHPAD. Référentiel
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15- Charte RENOUVELLEMENT URBAIN DURABLE 2015.
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17- Projet urbain , théorie de l’urbanisme et de la durabilité.2008.
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L’AGENDA 21
19- Digital urban renewel- « Renouvellement Urbain Numérique » :
Renouvellement urbain des villes existantes avec des solutions intelligentes est le
défi urbain du 21ème siècle- OVU:- Jeremy [Link] Mavril 2011.
20- Is Your City Smart Enough? Digitally enabled cities and societies will enhance
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Hodgkinson. Uk.March2011.

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22- The smart solution for [Link]. uk 2011.
23- L’Urbanisme durale- Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin. Le Moniteur
Edition- Paris 2011 .

Colloques internationaux :
Actes du Colloque International : « Alger Face aux Nouveaux Défis de l’Urbanisation »,
Sous la Direction du Pr. Ali HADJIEDJ , LGAT , FSTGAT , USTHB. 28 et 29 Février 2004.

Actes du Colloque International sur le tourisme, secteur de l’économie de substitution et


de développement durable, Sous la Direction du Pr. Ali HADJIEDJ et Jocelyne DUBOIS-
MAURY. Un colloque organisé dans le cadre du projet de coopération entre l’équipe de
l’aménagement urbain de l’USTHB et L’Institut d’Urbanisme de Paris de l’Université Paris
avec la contribution de l’association des aménageurs et urbanistes algériens et de l’école
nationale supérieur du tourisme ENST, 12 et 13 Avril 2008.

Documents et études d’urbanisme et le renouvellement urbain étrangers


1-Le Renouvellement urbain. Dossiers du Ministère de l’aménagement du territoire et de
l’environnement de France. 2001

2- la Réhabilitation urbaine, les dossiers. Ministère de l’aménagement du territoire et de


l’environnement de France. France2001

3- Public-Privé, Quel aménagement pour demain ? Ministère de l’aménagement du


territoire et de l’environnement de France. France2001

4-Le financement du logement en France. Ministère de l’aménagement du territoire et de


l’environnement de France. France 2005

5- Développement Durable et vie quotidienne, consommation, logement et cadre de vie.


Dossier documentaire 2001 « Habiter une ville durable » -Ministère de l’aménagement du
territoire et de l’environnement de France.

Documents et études d’urbanisme et le renouvellement urbain nationaux


1- Aménager l’Algérie de 2020- Ministère de l’environnement et de l’aménagement du
territoire.
2- SRAT 2025-2030
3- Le Plan Directeur d’Aménagement Urbain
4- Le Grand Projet Urbain
5- Le Plan d’Occupation du sol POS U29
6- Le Plan d’Occupation du Sol POS U26
REVUES, MEDIA et INTERNET :
- Récentes études sur le renouvellement urbain durable et sur les techniques AI-GIS
appliquées pour smart cities sur le NET..
- Récentes revues scientifiques 2021-2022 sur la données géographiques et géo
spatiales et leur application sur l’aménagement urbaine, tel que :
- ARC INDIA – AI MAGAZINE- GEOSPATIAL WORD –GIM INTERNATIONAL.

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