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TD 2 Resp

Le document traite de la responsabilité civile, en particulier concernant la faute sportive et la responsabilité des mineurs. Il examine des cas juridiques et des projets de réforme qui influencent la responsabilité des parents et des enfants, notamment en ce qui concerne le discernement. Enfin, il aborde une proposition législative sur la responsabilité des salariés envers leur employeur en cas de faute grave.

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Le document traite de la responsabilité civile, en particulier concernant la faute sportive et la responsabilité des mineurs. Il examine des cas juridiques et des projets de réforme qui influencent la responsabilité des parents et des enfants, notamment en ce qui concerne le discernement. Enfin, il aborde une proposition législative sur la responsabilité des salariés envers leur employeur en cas de faute grave.

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Anouk JOLY

TD DROIT DE LA RESPONSABILITÉ
Séance 2 : La faute

Étude documents :

Doc 1 : 20/11/2014
- Distinction entre la faute civile et la faute sportive : dans celle-ci le seuil de la faute est rehaussé , ainsi un
simple comportement anti-sportif ne caracté rise pas né cessairement une violation des rè gles du jeu. Par
ailleurs, le seuil é tant ré haussé , les joueurs acceptent le risque qu’ils encourent en s’adonnant à cette
pratique sportive. Il est né cessaire de caracté riser l’intention de commettre une violation des rè gles de jeu

Doc 2 : 22/10/2015
- L’obligation contractuelle de sé curité n’est que de moyens dè s lors que participants du jeu sont actifs – le
cas en espè ce –

Doc 3 : 14 avril 2016


- Rè gle de bonne conduite de ski dispose que tout skieur ne doit pas ø stationner sans raisons sur les pistes :
imprudence => faute d’imprudence due au non-respect des rè gles de ski => engagement de la resp sur le
fondement de l’article 1241

Doc 4 : 14 juin 2018


- Faute sportive suppose que la transgression de la rè gle sportive ait é té ré alisé e de maniè re volontaire —>
ø de nature à engager la resp du joueur à l’é gard du parieur dans ce cas là

Doc 5 : 27 février 1951 – arrêt Branly


- Regarder le comportement qu’aurait eu un é crivain ou un historien « normal »

Doc 6 : 30 juin 2011


- La faute peut é galement se caracté riser par une abstention dè s lors que l’une des parties a manqué à son
devoir d’agir

Doc 7 : Lemaire / Derguini – 1984 : absence de discernement d’un enfant de 13 ans => il ne peut ø être tenu
responsable d’une faute qu’il ne peut pas avoir eu conscience de commettre

Doc 8 : 28 février 1996 :


- Ccass ré itè re sa position ≠ pourvoi : faute de l’enfant é tait pré visible et n’a donc ø concouru à la ré alisation
du dommage

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Anouk JOLY

Exercice 1 : CAS PRATIQUE

Jean se rend chez le garagiste (la SARL REPAR) pour y déposer sa voiture ; il est accompagné de son @ils, Louis, 6 ans. Pendant
qu’il discute avec le garagiste, Louis part discrètement explorer le garage. Il franchit
une porte marquée d’un énorme sens interdit accompagné d’un écriteau « Interdit au public ». Cette porte donne sur l’atelier
: Louis commence à appuyer sur les boutons de l’une des machines qui se met en marche. Louis panique, essaye d’arrêter la
machine qui poursuit son mouvement et lui écrase le bras.
Malgré les soins qui lui sont prodigués, Louis perd partiellement l’usage de son bras ; son préjudice est évalué à 70.000 euros.
Ses parents agissent en son nom en responsabilité contre la SARL REPAR et son assureur pour obtenir réparation de son
préjudice. La cour d’appel retient la responsabilité de la SARL mais juge que Louis, malgré son absence de discernement, a
commis une faute qui est la cause de son dommage et exonère la SARL à hauteur de 50% ; les juges condamnent donc la
société à lui verser 35.000 euros. Les parents de Louis forment un pourvoi en cassation. Leur avocat plaide le revirement, c’est-
à-dire qu’il demande à la Cour de cassation de modi@ier sa jurisprudence a@in de retenir que la victime privée de discernement
ne peut pas commettre de faute.
Pour cela, il doit convaincre la Cour qu’un revirement est possible et souhaitable.

Vous rechercherez et développerez tous les arguments possibles au soutien de cette position. Pour nourrir votre ré@lexion,
vous pouvez aller lire les ouvrages sur la question, les commentaires des principaux arrêts rendus en la matière, les projets de
réforme, etc.

I – La responsabilité du mineur non discernement pour une faute ayant causé un préjudice à l’égard d’un
tiers

Depuis l’arrêt Levert du 10 mai 2001, il n’est plus nécessaire de prouver une faute ou un fait illicite du
mineur ayant causé un préjudice, pour engager la responsabilité de ses parents.
L’arrêt Fullenwarth du 9 mai 1984 avait déjà précisé que la responsabilité des parents étaient engagée dès
lors que l’enfant avait commis un acte qui soit directement la cause du dommage invoqué.
Le projet de réforme de 2017 souhaite de nouveau rendre cela nécessaire. En effet, ce dernier prévoit dans son
article 1245 que la responsabilité du fait d’autrui « suppose la preuve d’un fait de nature à engager la responsabilité
de l’auteur direct du dommage ».
La jurisprudence Levert dénature la responsabilité des père et mère. Ainsi le projet de réforme projette de
réinstaurer une certaine cohérence entre les différents régimes de responsabilité du fait d’autrui.
La responsabilité du fait d’une chose ou la responsabilité pour faute du mineur conditionnera la
responsabilité de ses parents. Cela serait pertinent, d’autant le droit positif assimile l’enfant à un chose dont les
parents sont les gardiens et en sont donc responsables.
En effet, si la minorité exclut la faute, cela empêcherait d’agir contre le mineur auteur du dommage mais aussi contre
les parents. Ainsi c’est parce que l’auteur du dommage est mineur que la responsabilité de ses parents est engagée.

En l’espèce, la faute commise n’a pas causé de préjudice à un tiers.

II – La responsabilité du mineur non discernant pour une faute ayant causé un préjudice à son égard

A) L’abandon de l’exigence de discernement contraire à la fonction première de la responsabilité civile

Le projet de réforme de 2017 reprend les solutions dégagées par le projet Catala et par le projet Terré et prévoit
que « la faute de la victime privée de discernement n’a pas d’effet exonératoire ». – ART 1255

L’abandon de l’exigence de discernement dans l’arrêt Lemaitre / Derguini du 9 mai 1984 (= élément subjectif)
était conçu dans l’intérêt des victimes mais s’est finalement retourné contre elles puisqu’elles ne peuvent être
indemnisées qu’à moitié du préjudice subi si l’on estime que la faute commise par le mineur est en partie la cause du
dommage dont il est victime.

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Anouk JOLY

Il serait donc pertinent que la faute d’une personne privée de discernement continue à engager sa responsabilité
à l’égard des tiers mais qu’elle ne puisse plus lui être opposée pour réduire son droit à réparation. C’est en effet
contraire à la finalité réparatrice de la responsabilité civile, qui a elle-même déterminé l’abandon de l’élément
moral de la faute.

La disparition de la condition d’imputabilité est injuste et inutile lorsqu’est en cause la responsabilité des
victimes.

Par ailleurs, le dommage causé à un tiers par une personne privée de discernement a un pour objectif d’indemniser
la victime. Mais cette fonction indemnitaire s’applique en principe à toutes les victimes, et donc ici la personne privée
de discernement car celle-ci est à la fois victime et vulnérable

B) La suppression totale de la responsabilité personnelle des enfants en bas-âge

Une partie de la doctrine a la volonté de supprimer totalement la responsabilité personnelle des enfants en bas-
âge, privés de discernement, tout en maintenant celle des mineurs.

Le projet de cadre commun de référence pose ainsi un principe d’irresponsabilité des personnes privées de
discernement et des enfants en bas-âge. Il prévoit que le mineur de moins de 7 ans « ne peut se voir imputer d’avoir
intentionnellement ou par négligence, causé un dommage ». (opposition du projet Terré car l’âge n’est qu’un
indicateur – pourquoi pas un autre âge ?)

« La minorité de l’auteur du dommage n’exclut pas sa responsabilité », seul son manque de discernement
pourrait l’écarter lorsqu’il est victime, si la réforme de la responsabilité civile était adoptée.
Un équilibre se dessinerait alors entre la fonction normative de la responsabilité civile et sa fonction
indemnitaire.

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Anouk JOLY

Exercice 2

Le député de votre circonscription vous sollicite. Il voudrait proposer l’introduction dans le code du travail d’un nouvel
article L. 1222-5-1 ainsi rédigé : « Le salarié n’engage sa responsabilité civile envers son employeur que s’il a commis
une faute grave ». Il s’interroge cependant sur la risque de censure par le Conseil constitutionnel d’un tel texte, s’il était
adopté par le Parlement. Qu’en pensez-vous ?

Il peut y avoir un risque de censure, cela peut être considéré comme non justifié pour un motif d’IG par le CC.
Le terme de « faute grave » n’est pas précisément défini. Il serait nécessaire d’avoir une interprétation des juges tel
que dans l’arrêt du 26 février 2002 précisant la notion de faute inexcusable de l’employeur engageant sa
responsabilité : son impunité cède.

En principe, la responsabilité du salarié n’est ø engagée à l’égard de son employeur sauf en cas de « faute
lourde » (ex : détournement de clientèle, dénigrement de l’employeur »…/ soc. 13 fé vrier 2013)

Ainsi codijier une jurisprudence existante peut ê tre pertinent pour assurer davantage de sé curité juridique.
Né anmoins il serait pertinent de pré ciser la notion de faute grave qui peut amener à diverses interpré tations
contradictoires et qui pourrait é tendre considé rablement la responsabilité du salarié .

Pour autant, il est possible de procé der à des amé nagements de l’article 1240 constitutionnalisé (décision
22/10/1982) seulement si cela se justijie pour un motif d’IG, l’amé nagement doit ê tre proportionné sans vider
l’article 1240 de sa substance.

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