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Revue de Littérature de 5 Articles: Problématique

Cette revue de littérature analyse l'impact du contrôle de gestion sur la performance sociale des entreprises au Maroc et dans d'autres contextes. Les articles soulignent l'importance d'intégrer des indicateurs sociaux dans le contrôle de gestion pour améliorer le bien-être des employés et la performance globale. Les résultats montrent que les outils de contrôle de gestion, lorsqu'ils sont bien appliqués, renforcent l'efficacité et la transparence dans les secteurs public et privé.

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Revue de Littérature de 5 Articles: Problématique

Cette revue de littérature analyse l'impact du contrôle de gestion sur la performance sociale des entreprises au Maroc et dans d'autres contextes. Les articles soulignent l'importance d'intégrer des indicateurs sociaux dans le contrôle de gestion pour améliorer le bien-être des employés et la performance globale. Les résultats montrent que les outils de contrôle de gestion, lorsqu'ils sont bien appliqués, renforcent l'efficacité et la transparence dans les secteurs public et privé.

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Revue de littérature de 5 articles

 Article 1: CONTROLE DE GESTION ET PILOTAGE DE LA


PERFORMANCE SOCIALE DES ENTREPRISES DU MAROC.

Problématique : Dans quelle mesure le contrôle de gestion contribue-t-il


au pilotage de la performance sociale au sein des entreprises marocaines ?

Introduction : Aujourd’hui, les entreprises ne peuvent plus se contenter


de mesurer leur performance uniquement à travers les résultats financiers. Le
monde évolue rapidement, et les attentes des clients, des employés et de la
société en général changent. Les entreprises doivent donc aussi prendre en
compte la performance sociale, c’est-à-dire le bien-être des employés, la qualité
du travail, la formation, et les bonnes conditions de travail.
Pour cela, le contrôle de gestion, qui servait à l’origine à suivre les dépenses et
les résultats économiques, devient un outil très utile pour piloter aussi la
performance sociale. Grâce à des indicateurs sociaux comme la masse salariale,
le taux de rotation du personnel ou encore le nombre d’accidents de travail, les
entreprises peuvent mieux comprendre ce qui fonctionne ou non dans leur
gestion des ressources humaines.

Revue de littérature : Au départ, les entreprises jugeaient leur


performance seulement à travers les résultats financiers, comme le profit ou la
productivité. Cette vision classique, défendue par des auteurs comme Taylor et
Fayol, ne prenait pas en compte le rôle des employés dans la réussite de
l’entreprise.
Avec le temps, des chercheurs comme Maslow, McGregor et Mayo ont montré
que la motivation, les conditions de travail et la satisfaction des salariés sont
essentiels pour améliorer la performance globale. C’est ainsi qu’est apparue la
notion de performance sociale.
La performance sociale concerne tout ce qui touche au bien-être des employés,
leur sécurité, leur formation ou encore la stabilité de leur emploi. Elle est
devenue un élément important que les entreprises doivent surveiller.
Pour cela, le contrôle de gestion s’est élargi. Il ne suit plus uniquement les
chiffres économiques, mais aussi des indicateurs sociaux comme l’absentéisme,
les accidents de travail ou le turnover.
Des auteurs comme Cappelletti, Savall et Zardet expliquent que ces indicateurs
aident les entreprises à mieux comprendre ce qui ne va pas, à prendre de
meilleures décisions et à lier performance sociale et performance économique.

Méthodologie : Dans cette étude, les auteurs ont adopté une approche
qualitative et exploratoire afin de mieux comprendre comment les entreprises
marocaines utilisent le contrôle de gestion pour piloter leur performance sociale.
Pour cela, ils ont mené une enquête de terrain auprès de quatre grandes
entreprises situées dans la région du Grand Agadir, opérant dans les secteurs
agricole et pharmaceutique. Le choix de ces entreprises s’explique par la
présence d’un service de contrôle de gestion et d’un effectif supérieur à 100
salariés, ce qui garantit une certaine maturité organisationnelle.
La collecte des données s’est appuyée sur deux sources principales. D’une part,
des entretiens semi-directifs ont été réalisés avec six responsables (contrôleurs
de gestion ou responsables des ressources humaines), afin de recueillir leurs
témoignages et analyser les pratiques de suivi de la performance sociale. D’autre
part, les auteurs ont utilisé des données secondaires, comme des rapports
internes, des budgets, des bilans sociaux ou encore des tableaux de bord fournis
par les entreprises.
L’étude a porté sur cinq indicateurs sociaux jugés essentiels : la masse salariale,
l’effectif, le turnover (rotation du personnel), les dépenses de formation et les
accidents de travail. Ces indicateurs ont été étudiés pour évaluer leur utilité dans
le pilotage de la performance sociale et leur impact sur la gestion des ressources
humaines.
Cette méthode permet d’obtenir une vision approfondie des pratiques réelles en
entreprise. Cependant, en raison du faible nombre de cas étudiés, les résultats ne
peuvent pas être généralisés à toutes les entreprises marocaines.

Résultat : Les résultats de cette étude montrent clairement que le contrôle


de gestion joue un rôle important dans le pilotage de la performance sociale au
sein des entreprises marocaines. À travers l’analyse de cinq indicateurs sociaux
(la masse salariale, l’effectif, le turnover, la formation et les accidents de travail),
les auteurs ont pu observer comment ces éléments sont utilisés pour évaluer et
améliorer la situation sociale des salariés.
Tout d’abord, la masse salariale est l’un des indicateurs les plus surveillés par les
entreprises, car elle représente une part importante des dépenses. Elle permet
de mieux gérer le budget et de suivre les évolutions liées à la rémunération.
Ensuite, l’effectif reste relativement stable dans les entreprises étudiées, mais sa
gestion permet d’anticiper les besoins en ressources humaines.
Le taux de rotation du personnel (ou turnover) est perçu comme un indicateur de
la satisfaction des employés. Un turnover élevé révèle souvent des problèmes
liés aux conditions de travail ou au climat social. Par ailleurs, les dépenses de
formation sont plus importantes dans les entreprises du secteur pharmaceutique,
où le développement des compétences est considéré comme un levier
stratégique. Enfin, le suivi des accidents de travail est jugé essentiel pour
renforcer la prévention et garantir la sécurité des employés.
Dans l’ensemble, les résultats montrent que l’utilisation de ces indicateurs
sociaux permet aux entreprises d’identifier les dysfonctionnements internes,
d’améliorer la qualité de vie au travail et de contribuer positivement à la
performance globale, tant sur le plan social qu’économique.

 Article 2 : L’impact des outils du contrôle de gestion sur la


performance de l’entreprise.
Problématique : Quel est l’impact du contrôle de gestion sur la
performance de l’entreprise ?

Introduction : Dans un environnement économique de plus en plus


complexe et compétitif, les entreprises doivent sans cesse s’adapter pour rester
performantes. Elles doivent non seulement optimiser leurs ressources, mais aussi
prendre des décisions stratégiques basées sur des informations fiables et
pertinentes. C’est dans ce contexte que le contrôle de gestion joue un rôle
central.
Autrefois considéré comme un simple outil de suivi budgétaire, le contrôle de
gestion est aujourd’hui perçu comme un levier stratégique capable
d’accompagner les entreprises dans l’amélioration de leur performance. Grâce à
des outils modernes tels que la méthode ABC (Activity-Based Costing), le Target
Costing ou encore le Balanced Scorecard, les managers peuvent mieux piloter les
activités et anticiper les changements de leur environnement.

Revue de littérature : Le contrôle de gestion a connu une évolution


importante depuis les années 1960. Initialement défini par Anthony (1965)
comme un processus permettant aux managers de s'assurer que les ressources
de l'organisation sont utilisées efficacement pour atteindre les objectifs, il est
aujourd'hui considéré comme un outil stratégique de pilotage de la performance.
Plusieurs chercheurs ont contribué à enrichir ce concept. Lowe (1971) décrit le
contrôle de gestion comme un système de feedback destiné à ajuster le
comportement des employés en fonction des objectifs de l'entreprise. Plus tard,
Simons (1995) introduit la notion de contrôle de gestion diagnostique, qui
s'inscrit dans une logique de management par les objectifs, permettant de
mesurer les écarts entre les résultats attendus et les résultats obtenus.
Selon Bouquin (2010), le contrôle de gestion repose sur un ensemble de
dispositifs destinés à maîtriser le processus de décision, en garantissant la
cohérence entre les plans d’action et les objectifs stratégiques de l’entreprise. Il
distingue trois types de contrôleurs de gestion : le technicien de l'information, le
gardien des règles, et le business partner, qui joue un rôle de conseiller
stratégique.

Méthodologie : La méthodologie adoptée dans cet article repose


principalement sur une approche théorique et qualitative, appuyée par une
analyse documentaire et une revue des études empiriques existantes. L’objectif
de l’auteur est de comprendre et d’expliquer comment les outils du contrôle de
gestion influencent la performance des entreprises.
Dans un premier temps, les auteurs ont procédé à une revue approfondie de la
littérature scientifique, en mobilisant des travaux de référence sur le contrôle de
gestion et ses outils : ABC (Activity-Based Costing), Target Costing, Balanced
Scorecard (BSC), etc. Cette revue leur a permis de définir les concepts clés,
d’identifier les fonctions du contrôle de gestion, et de cerner les évolutions
majeures de ses pratiques.
Dans un second temps, l’article s’appuie sur une analyse de résultats d’études
empiriques réalisées par d’autres chercheurs, notamment au Maroc, en Tunisie,
au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande. Ces études ont porté sur des
entreprises de différentes tailles et secteurs, ce qui permet une vision plus
globale de l’impact des outils de gestion sur la performance.

Résultat : L’article met en évidence que les outils du contrôle de gestion


jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la performance des entreprises.
Des méthodes comme l’Activity-Based Costing (ABC), le Target Costing et le
Balanced Scorecard (BSC) permettent aux managers de mieux comprendre les
coûts, d’optimiser les ressources et de prendre des décisions plus stratégiques.
Les résultats montrent que ces outils sont davantage adoptés par les grandes
entreprises, souvent mieux structurées et confrontées à des environnements plus
complexes. Le BSC est particulièrement apprécié pour sa capacité à évaluer la
performance à la fois financière et non financière, et à favoriser une meilleure
coordination au sein de l’organisation.
Toutefois, leur efficacité dépend du contexte d’application : dans les
organisations publiques ou non lucratives, les résultats sont plus contrastés en
raison de difficultés d’implémentation ou d’un manque de soutien interne.
En résumé, l’article conclut que les outils du contrôle de gestion, s’ils sont bien
choisis et adaptés, renforcent la performance globale de l’entreprise, en
combinant efficacité opérationnelle et vision stratégique.

 Article 3 : Outils du contrôle de gestion et pilotage de la


performance des administrations publiques.

Problématique : Dans quelle mesure les outils de contrôle de gestion


contribuent-ils au pilotage de la performance des administrations publiques ?

Introduction : Aujourd’hui, les administrations publiques doivent relever


de nombreux défis : elles doivent être plus efficaces, plus transparentes et mieux
répondre aux attentes des citoyens. Avec des budgets souvent limités, elles sont
obligées de revoir leurs méthodes de gestion pour mieux utiliser leurs ressources
et améliorer la qualité des services offerts.
Dans ce contexte, le contrôle de gestion devient un outil essentiel. Il aide à mieux
planifier, suivre et évaluer les actions mises en place. Même s’il a longtemps été
utilisé dans le secteur privé, il est de plus en plus présent dans le secteur public,
notamment à travers des outils comme le budget, le tableau de bord ou encore la
gestion axée sur les résultats (GAR).

Revue de littérature : Aujourd’hui, les administrations publiques


doivent relever de nombreux défis : elles doivent être plus efficaces, plus
transparentes et mieux répondre aux attentes des citoyens. Avec des budgets
souvent limités, elles sont obligées de revoir leurs méthodes de gestion pour
mieux utiliser leurs ressources et améliorer la qualité des services offerts.
Dans ce contexte, le contrôle de gestion devient un outil essentiel. Il aide à mieux
planifier, suivre et évaluer les actions mises en place. Même s’il a longtemps été
utilisé dans le secteur privé, il est de plus en plus présent dans le secteur public,
notamment à travers des outils comme le budget, le tableau de bord ou encore la
gestion axée sur les résultats (GAR).

Méthodologie : Dans le cadre de cette étude, les auteurs ont adopté une
approche documentaire de nature qualitative, fondée sur l’analyse de travaux
théoriques et de recherches antérieures. Il ne s’agit donc pas d’une enquête de
terrain, mais d’une revue approfondie de la littérature existante sur le contrôle de
gestion dans les administrations publiques. Cette méthode permet de regrouper,
comparer et interpréter les contributions scientifiques autour des outils de
gestion et de leur impact sur la performance.
Pour cela, les auteurs ont consulté un ensemble de sources académiques,
notamment des articles issus de revues spécialisées, des ouvrages de référence
et des rapports d’études. Ils ont analysé les principaux outils de contrôle de
gestion utilisés dans le secteur public (tels que le budget, le tableau de bord ou la
gestion axée sur les résultats), ainsi que les modèles d’évaluation de la
performance.
L’objectif de cette démarche est de mieux comprendre comment ces outils
contribuent à améliorer la performance des établissements publics, en identifiant
les apports théoriques majeurs et les bonnes pratiques recensées dans les
recherches précédentes. Cette approche permet ainsi de proposer une vision
globale et structurée du rôle du contrôle de gestion dans le pilotage de la
performance publique.

Résultat : Les résultats de cette étude, fondée sur une revue de littérature,
montrent que les outils de contrôle de gestion jouent un rôle important dans le
pilotage de la performance des administrations publiques. L’analyse des travaux
existants met en évidence que des instruments tels que le budget public, le
tableau de bord et la gestion axée sur les résultats (GAR) permettent non
seulement de mieux planifier et suivre les actions, mais aussi d’améliorer
l’efficacité, l’efficience et la transparence de la gestion publique.
Le tableau de bord, par exemple, est présenté comme un outil essentiel pour
mesurer l’atteinte des objectifs, suivre les indicateurs clés de performance, et
ajuster les stratégies en temps réel. Il favorise également une meilleure
coordination entre les services et permet une prise de décision plus rapide et plus
pertinente.
Le budget, quant à lui, ne se limite pas à une simple fonction financière. Il est
utilisé comme un instrument de pilotage stratégique, qui permet d’allouer les
ressources de manière ciblée, de responsabiliser les gestionnaires, et d’évaluer
les résultats obtenus en fonction des objectifs prévus.
Enfin, la gestion axée sur les résultats (GAR) permet aux établissements publics
de se concentrer sur l’atteinte de résultats concrets, tout en assurant une
meilleure traçabilité des actions menées. Elle favorise la responsabilisation,
l’optimisation des ressources et la mesure des impacts réels des politiques
publiques.
 Article 4 : Contrôle de gestion et pilotage de la performance
des entreprises au Cameroun.

Problématique : Quelle est l’influence du contrôle de gestion sur le


pilotage de la performance des entreprises au Cameroun ?

Introduction : Depuis plusieurs décennies, le contrôle de gestion s'est


imposé comme un outil central dans le pilotage stratégique des organisations,
permettant d’assurer la cohérence des actions, la mesure des performances, et
l'alignement des ressources avec les objectifs fixés. Dans un contexte
économique mondial marqué par la financiarisation et la recherche constante de
performance, les entreprises, quelle que soit leur taille, sont appelées à renforcer
leurs dispositifs de contrôle pour améliorer leur compétitivité.
Au Cameroun, malgré l’existence de services dédiés au contrôle de gestion dans
de nombreuses grandes entreprises, les performances globales demeurent
contrastées. Des dysfonctionnements managériaux persistent, soulevant des
interrogations sur l’efficacité réelle des outils de gestion mis en œuvre. Il devient
alors essentiel d’examiner la relation entre les pratiques de contrôle de gestion et
la performance des entreprises.

Revue de littérature : Le contrôle de gestion, initialement conçu


comme un outil de surveillance, a évolué pour devenir un levier stratégique de
pilotage de la performance. Selon Anthony (1965, 1988), il permet non seulement
d'assurer une gestion efficiente des ressources, mais aussi d’influencer les
comportements pour mettre en œuvre les stratégies organisationnelles.
Plusieurs approches théoriques soutiennent ce lien, notamment la théorie de la
contingence, qui souligne l’adaptation des outils aux spécificités de l’entreprise,
la théorie de l’agence, qui voit le contrôle comme un moyen de limiter les conflits
d’intérêts, et la théorie de l’apprentissage organisationnel, qui insiste sur
l’amélioration continue.
Parmi les outils majeurs étudiés, le budget prospectif et le tableau de bord
prospectif sont considérés comme essentiels pour planifier, suivre et ajuster les
performances. Des auteurs comme Kaplan et Norton (1996), Elhamma (2014) ou
Chauvey (2006) ont démontré leur effet positif sur la performance. Toutefois, les
études dans des contextes africains comme le Cameroun restent rares et parfois
contradictoires, d'où l’intérêt d’approfondir cette relation dans ce cadre
spécifique.

Méthodologie : La méthodologie adoptée dans cette étude est


quantitative, fondée sur la collecte et l’analyse de données chiffrées. Les auteurs
ont utilisé un questionnaire structuré administré auprès de 260 grandes
entreprises camerounaises, afin de mesurer l’influence du budget prospectif et
du tableau de bord prospectif sur leur performance. Les réponses ont été
analysées à l’aide de techniques statistiques telles que l’analyse en composantes
principales et la régression linéaire multiple, permettant de tester les hypothèses
de recherche de manière rigoureuse et objective.
Resultat : L’étude révèle que les outils de contrôle de gestion, en particulier
le budget prospectif et le tableau de bord prospectif, ont un effet positif et
significatif sur la performance des grandes entreprises au Cameroun. Les
résultats de la régression linéaire multiple montrent que l’utilisation du budget
prospectif contribue de manière significative à l’amélioration de la rentabilité des
actifs, validant ainsi la première hypothèse de recherche. De même, le tableau de
bord prospectif exerce une influence encore plus marquée sur la performance,
confirmant la deuxième hypothèse.
Par ailleurs, l’endettement de l’entreprise, mesuré par le ratio dettes/fonds
propres, a également un impact positif et significatif sur la performance, ce qui
corrobore certaines théories financières, notamment la théorie de l’agence. En
revanche, la taille de l’entreprise et son secteur d’activité ne semblent pas avoir
d’effet significatif sur la performance, ce qui peut s’expliquer par la nature de
l’échantillon ou d'autres facteurs contextuels.
Le modèle statistique utilisé est jugé robuste, avec un coefficient de
détermination (R²) de 0,729, indiquant que 72,9 % de la variation de la
performance des entreprises est expliquée par les variables intégrées dans
l’analyse. Les différents tests de validation du modèle (ANOVA, Durbin-Watson,
VIF) confirment la qualité des estimations obtenues.

 Article 5 : L’utilisation des outils de contrôle de gestion dans la


prise de décision stratégique.

Problématique : Quels sont les outils de contrôle de gestion qui


permettent à l’entreprise une meilleure prise de décision au niveau stratégique ?

Introduction : Aujourd’hui, les entreprises font face à un environnement


économique en constante évolution, marqué par la concurrence, les
changements technologiques et l’incertitude. Dans ce contexte, prendre de
bonnes décisions stratégiques est devenu essentiel pour assurer la réussite et la
survie de l’entreprise. Mais pour cela, les dirigeants ont besoin d’informations
fiables, claires et bien organisées. C’est justement ce que permet le contrôle de
gestion, grâce à ses outils.
Le contrôle de gestion n’est plus seulement un outil pour analyser les résultats
passés, il aide aussi à prévoir l’avenir, à suivre les objectifs, et surtout à prendre
des décisions plus efficaces. En utilisant des outils comme les budgets, les
tableaux de bord, la comptabilité analytique ou encore l’analyse des écarts, les
entreprises peuvent mieux comprendre leur fonctionnement, identifier leurs
forces et faiblesses, et ajuster leurs stratégies.
À travers ce mémoire, nous allons essayer de mieux comprendre comment les
outils de contrôle de gestion peuvent aider une entreprise à prendre des
décisions stratégiques. Nous allons voir quels sont ces outils, comment ils sont
utilisés, et en quoi ils peuvent influencer les choix importants dans une
organisation.
Revue de littérature : Le contrôle de gestion est un outil important
pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs. Selon Anthony (1965), il
permet aux managers de s’assurer que les ressources sont bien utilisées pour
réaliser la stratégie de l’entreprise. Pour cela, plusieurs outils sont utilisés comme
la comptabilité analytique, les budgets, les tableaux de bord, l’analyse des écarts
ou encore la méthode ABC. Ces outils donnent aux dirigeants des informations
utiles pour comprendre les résultats, identifier les problèmes, et prendre de
meilleures décisions.
La prise de décision stratégique concerne les choix à long terme qui influencent
l’avenir de l’entreprise. Elle demande des données fiables, que le contrôle de
gestion peut fournir. Comme l’expliquent Kaplan et Norton (1996), certains outils
comme le tableau de bord prospectif permettent de faire le lien entre la stratégie
et les actions concrètes sur le terrain. Ainsi, le contrôle de gestion devient un
véritable appui pour guider les décisions importantes et améliorer la performance
globale de l’entreprise.

Méthodologie : Dans le cadre de ce mémoire, nous avons adopté une


approche qualitative visant à comprendre en profondeur le rôle des outils de
contrôle de gestion dans la prise de décision stratégique. Cette approche se
justifie par la nature exploratoire de notre sujet, qui nécessite une analyse
détaillée des pratiques réelles au sein d’une organisation.
Dans un premier temps, nous avons effectué une recherche documentaire à
partir d’ouvrages, d’articles scientifiques, de mémoires académiques et de
sources en ligne spécialisées. Cette phase théorique nous a permis de cerner les
concepts essentiels du contrôle de gestion, d’identifier les principaux outils
utilisés et de comprendre leur utilité stratégique.
Dans un second temps, nous avons mené une étude de cas au sein de
l’entreprise ENIEM, plus précisément dans l’Unité de Prestation Technique (UPT).
Cette étude a reposé sur l’observation directe lors d’un stage en entreprise,
l’analyse de documents internes (tableaux de bord, rapports budgétaires,
données de performance, etc.), ainsi que des échanges informels avec certains
responsables. L’objectif était d’analyser comment les outils de contrôle de
gestion sont appliqués concrètement dans un environnement professionnel.
L’approche qualitative, basée sur l’observation, l’analyse de documents et les
entretiens non structurés, nous a permis d’accéder à des informations riches,
précises et contextualisées, indispensables pour répondre à notre problématique.
Elle nous a également offert une meilleure compréhension des comportements
managériaux et des mécanismes de décision stratégique.

Résultat : L’étude réalisée au sein de l’ENIEM a montré que les outils de


contrôle de gestion, comme les tableaux de bord, les budgets et la comptabilité
analytique, sont réellement utilisés pour suivre les performances et guider les
décisions. Ces outils permettent aux responsables de mieux comprendre la
situation de l’entreprise, d’anticiper les écarts, et d’orienter les actions à prendre.
Ils jouent donc un rôle important dans la prise de décision stratégique.
Cependant, certaines limites subsistent, notamment un manque de formation sur
leur utilisation ou des données parfois mal actualisées.

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