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Chap 1

Le chapitre introduit le concept de routage dans les réseaux, définissant un chemin comme la séquence de nœuds et de liens entre une source et une destination. Il explique le fonctionnement du relayage IP, où chaque nœud utilise une table de routage pour déterminer le prochain saut vers la destination. L'algorithme de la meilleure correspondance est utilisé pour parcourir cette table afin de trouver le chemin optimal pour acheminer les paquets de données.

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Le chapitre introduit le concept de routage dans les réseaux, définissant un chemin comme la séquence de nœuds et de liens entre une source et une destination. Il explique le fonctionnement du relayage IP, où chaque nœud utilise une table de routage pour déterminer le prochain saut vers la destination. L'algorithme de la meilleure correspondance est utilisé pour parcourir cette table afin de trouver le chemin optimal pour acheminer les paquets de données.

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Chapitre1 : introduction au routage

Introduction
Notion de chemin

Un réseau est constitué d’un ensemble d’équipements et de machines reliées pour


pouvoir communiquer, par exemple, par des câbles, des fibres optiques, des
liaisons sans fil, les courants porteurs... Ceci constitue une voie de communication
entre deux nœuds du réseau.
On peut définir la notion de chemin dans le réseau par la suite de liens et de nœuds
intermédiaires parcourus pour aller de la source à la destination dans le réseau.

Prenons l’exemple de ce réseau fictif. Vous voyez une carte de France avec des
nœuds qui représentent des endroits où on trouve un équipement réseau important
et des liaisons qui joignent ces différents équipements. Si l’on souhaite envoyer
du trafic de Rennes à Paris, il existe plusieurs chemins pour joindre Paris à partir
de Rennes, qui passent par exemple par :
• Rennes Caen Rouen et Paris
• ou Rennes Nantes Angers Orléans Paris
Dans les réseaux, nous allons en général garder un chemin principal pour
acheminer les données et nous allons voir comment nous allons parcourir ce
chemin grâce à la fonction de relayage. Il existe de nombreuses méthodes pour
acheminer les données. Nous ne traiterons ici que le mécanisme utilisé par IP.
Vous trouverez dans le livre, au chapitre 6, d’autres méthodes : circuit virtuel,
routage par la source…

Dans IP, lors du relayage, on dit que l’acheminement est fait par la destination.
Cela veut dire que l’on va considérer uniquement l’adresse de la destination pour
savoir vers où envoyer la donnée pour qu’elle atteigne la destination finale.
Chaque nœud intermédiaire va exécuter un algorithme assez simple :
• regarder d’abord le paquet reçu et considérer son adresse destination pour
la comparer à l’adresse du nœud o Si elles correspondent, le paquet est
arrivé à la destination, qui va pouvoir le traiter. o Si elles ne correspondent
pas, il va falloir choisir quel est le prochain saut et envoyer le paquet vers
ce prochain équipement.
Reprenons l’exemple de la communication entre Rennes et Paris sur le réseau fictif
que nous avons vu précédemment.

Le chemin sélectionné par le réseau est Rennes-Rouen-Caen-Paris.

Rennes étant la source, le paquet (PDU IP) descend dans les couches protocolaires
pour être émis sur le support physique. Le paquet arrive à Caen. Le paquet remonte
dans les couches protocolaires jusqu’à la couche réseau qui examine l’adresse
destination et exécute l’automate suivant : l’entité protocolaire IP stocke le paquet
et compare son adresse propre à celle de la destination indiquée dans le paquet.
Comme il n’y a pas correspondance, l’entité IP relaye le paquet vers le prochain
saut : Rouen. Le paquet redescend alors à travers les couches 2 et 1 pour être
transmis sur le lien entre Caen et Rouen.

Le paquet arrive maintenant à Rouen. Le même algorithme sera exécuté par


l’équipement de Rouen. On dit qu’il transite par Rouen.
L’entité IP (par simplification, on dit aussi l’équipement) constate que la
destination n’est pas Rouen et le transmet vers le prochain saut : Paris. Arrivé à
Paris, le paquet remonte jusqu’à la l’entité IP de la couche réseau qui s’aperçoit
que le paquet a atteint sa destination. Il sera donc délivré à la couche de niveau
supérieur sur le SAP indiqué dans le champ Protocole du paquet IP (en général
une entité de la couche transport).

La table de routage

Dans l’exemple précédent, nous avons considéré que le nœud intermédiaire


connaît le prochain saut à utiliser pour joindre la destination. Où trouve-t-il cette
information ? Dans la table de routage.
Chaque nœud intermédiaire dispose d’une table locale qui associe, pour chaque
destination connue, le prochain saut à utiliser ; un peu comme dans un carrefour
routier où les panneaux indicateurs donnent les directions pour vous diriger vers
votre destination. Les panneaux indicateurs constituent la table de routage en un
nœud du réseau routier. La destination peut être désignée dans la table de routage
IP soit par son adresse IP si c’est une machine, soit par le préfixe du réseau auquel
elle appartient.
Le terme de table de routage est ambigu. Il cache deux notions : Le relayage : la
table est utilisée par la fonction de relayage de l’entité IP pour acheminer le paquet
vers le prochain [Link] routage : un protocole va calculer les meilleurs chemins
(donc, pour chaque nœud le prochain saut) et mettre à jour les informations dans
la table (nous verrons cela ultérieurement).

En anglais, on utilise le terme de FIB : Forwarding Information Base ; Forwarding


voulant dire relayage.
Prenons un exemple de table de routage. Vous voyez ce tableau qui possède
plusieurs colonnes et plusieurs lignes. Chaque ligne désigne une destination
connue. On va pouvoir trouver la route vers ces équipements connus dans les
lignes de la table de routage. La première colonne désigne la destination. On y
trouve l’adresse IP d’une machine ou un préfixe réseau. La colonne suivante
désigne le prochain saut à utiliser. La dernière colonne indique l’interface (la voie
locale) de sortie pour aller vers ce voisin. Vient ensuite une notion de coût associé
à la route et divers renseignements dans les colonnes suivantes.
Vous noterez une ligne particulière où on trouve une route par défaut. Si la
destination du paquet ne figure pas dans la table de routage, il faut quand même
pouvoir l’atteindre. On va donc transmettre ce paquet à un routeur qui a plus
d’informations ou de connaissance et qui, on l’espère, saura, lui, l’acheminer
correctement. On appelle ce routeur, le « routeur par défaut ». Dans la table de
routage, on a soit des lignes décrivant comment atteindre une destination, soit une
entrée pour le routeur par défaut (en quelque sorte le panneau « autres directions
» du carrefour routier).
L’algorithme de la meilleure correspondance

La fonction de relayage utilise la table de routage en appliquant l’algorithme de la


meilleure correspondance. Quand on veut transmettre un paquet, on regarde
l’adresse de sa destination et on la cherche dans la table de routage. Le routeur va
ainsi parcourir toute la table de routage jusqu’à trouver l’adresse de la machine, si
elle est connue, ou trouver le préfixe qui correspond le mieux au réseau de la
machine.
Imaginons qu’il ne connaisse pas ce réseau. On va parcourir toute la table de
routage et s’apercevoir que l’on n’a pas trouvé de correspondance. On utilisera
alors l’adresse du routeur par défaut qui, on l’espère, aura une meilleure
connaissance d’Internet et pourra transmettre le paquet vers la destination. On
voit bien l’influence de la taille de la table de routage quand on va vouloir
transmettre un paquet : plus elle sera grande, plus on passera du temps à la
parcourir pour trouver le prochain saut.

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