A Note de Cours 2
A Note de Cours 2
circuits électriques
L’objectif général de ce chapitre est d’éclaircir ce que l’on appelle communément courant électrique sans entrer
dans la théorie des formules mathématiques. À partir de la définition du courant électrique, nous verrons son
principe de production du courant électrique, ses effets de même que quelques applications et finalement
les dangers du courant électrique.
Objectifs spécifiques
• Définir courant électrique. • Distinguer une source alternative d’une
• Acquérir le vocabulaire de base dans le source à courant continu.
domaine électrique • Connaître les dangers de l’électricité
• Reconnaître les effets du courant • Citer les dispositifs de protections de
• Décrire les principaux moyens de base.
production de l’électricité • Acquérir les attitudes préventives
• Distinguer le courant, la tension et la concernant la sécurité.
résistance électrique • Distinguer une source d’une charge.
• Reconnaitre les montages série et
• Appliquer les lois de Kirchhoff
parallèle des éléments
Vocabulaire
• Charge électrique • Puissance électrique
• Courant électrique • Circuit série et parallèle
• Tension électrique • Disjoncteur
• Résistance électrique • Fusible
Un atome est constitué de trois particules : les protons et les neutrons qui forment le noyau
puis des électrons qui gravitent autour du noyau. L’atome est électriquement neutre par le
fait qu’il comporte autant de charges positives que de charge négative.
Conclusion
La charge électrique élémentaire est la plus petite charge pouvant être portée par une particule dans la nature, on la
note 𝑒 et elle vaut : 𝒆 = 𝟏, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑪 qui est la charge d’un proton. S’agissant de l’atome, son noyau est chargé
positivement par ses protons, les neutrons n’ont aucune charge et les électrons sont chargés négativement. La charge de
chaque électron est alors de −𝟏, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑪. C’est pour cela que l’atome est électriquement neutre c’est-à-dire qu’il
comporte autant de charges positives que de charges négatives et, car il a autant de protons que d’électrons.
La dernière couche d’un atome est appelée couche périphérique ou de valence. Pour un atome donné, les électrons de
la couche de valence sont instables, car ils sont moins attirés par le noyau (loi de Coulomb); on les appelle des électrons
libres. Rappelons que l’atome est le plus petit constituant de la matière; ainsi un matériau peut contenir des milliards
d’atomes et ces atomes sont rangés les uns à côté des autres. Nous adoptons pour la suite la représentation simplifiée de
l’atome de cuivre ci-dessous (sur cette représentation la couche de valence et son unique électron sont considérés).
Les électrons libres sont attirés vers la borne positive (borne ayant un défaut d’électrons); ce déplacement ordonné des
électrons libres de l’extrémité positive à l’extrémité négative du matériau conducteur est appelé courant électrique.
Le sens conventionnel du courant est choisi comme le sens contraire de celui des électrons. La d.d.p. est aussi appelée
tension électrique et s’exprime en volts (𝑽). Elle sera symbolisée par la lettre majuscule 𝑉 dans le cas d’une tension
constante et par la lettre minuscule 𝑣 dans le cas d’une tension variable. Le courant électrique s’exprime en ampères
(𝑨) et il est symbolisé par la lettre 𝐼 pour un courant constant (lorsque la tension appliquée est constante) ou alors 𝑖 dans
le cas d’un courant variable.
Analogie électrique-mécanique: Bien que l’eau et l’électricité font rarement bon ménage, il existe plusieurs points communs
entre les circuits électriques et les circuits hydrauliques. La Figure 1.7 permet d’établir les différentes analogies.
HYDRAULIQUE ÉLECTRIQUE
A VA
hA
h Dipôle
Débit (m^3/s) électrique Courant I (A)
B
hB
VB
• Le courant électrique est une circulation ordonnée d’électrons et l’intensité du courant peut être comparée
au débit d’eau d’un circuit hydraulique. Plus le nombre d’électrons qui circulent à chaque instant est
important, plus le courant électrique est intense. Comme pour le circuit hydraulique, nous verrons qu’il est
important d’adapter la section (grosseur) du conducteur à l’intensité de courant que l’on désire faire passer.
• Potentiel électrique : Il a été fait allusion plus haut de la force d’attraction ou de répulsion qui s’exerce entre
deux particules chargées électriquement. Cette force électrique est analogue à la force gravitationnelle entre
deux masses. C’est ainsi que l’on définit l’énergie potentielle électrique qui est analogue à l’énergie
potentielle gravitationnelle. Le potentiel électrique noté 𝑽 ou 𝒗 est l’énergie potentielle électrique par
unité de charge. Comme montré sur la Figure 1.7, on fait l’analogie entre le potentiel et l’altitude. Dans la
partie hydraulique, le débit d’eau est d’autant plus élevé que la dénivellation ℎ = ℎ𝐴 − ℎ𝐵 est importante. Ainsi
aux altitudes ℎ𝐴 et ℎ𝐵 correspondent les potentiels 𝑉𝐴 et 𝑉𝐵 ; avec la d.d.p. 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 qui correspond à la
dénivellation ℎ.
Remarque : Sur la Figure 1.7, l’altitude ℎ𝐵 n’a pas d’importance et peut donc être approximée à zéro. Cela reste valable
pour les potentiels c’est-à-dire que le potentiel le plus bas peut donc être choisi égale à zéro. Le point de potentiel pris
arbitrairement nul dans un circuit électrique s’appelle selon les cas le neutre, la masse ou la terre du circuit et plus
globalement la référence. L’un ou l’autre des symboles ci-dessous pourra être utilisé dans un circuit électrique pour
spécifier la référence du circuit c’est-à-dire le potentiel zéro.
Le potentiel de la terre ou des masses métalliques reliées à la terre sert souvent de référence
et vaut arbitrairement 0 volt.
Indiquez le sens du courant dans les cas de figure ci-dessous pour la lampe et le moteur.
a. 1e cas b. 2e cas
c. 3e cas
b. 2e cas
À retenir : Lorsque le montage ne comporte
qu’une d.d.p., le courant sort par la borne positive
de la d.d.p. et retourne par sa borne négative.
Conducteurs et isolants
Expérience de Stephen Gray et électricité statique
Dans la section précédente, il a été montré comment sont générées les charges électriques et quels sont leurs effets. En
février 1729, l’astronaute britannique Stephen Gray (1666-1736), s’aperçut que des bouchons de liège placés aux extrémités
d’un tube de verre qui était préalablement chargé devenaient à leur tour chargés. Ainsi, un corps sans être forcément
frotté, pouvait se charger par contact avec un autre corps déjà chargé. Pour montrer que cette charge pouvait ainsi se
transmettre de proche en proche, Gray fit en 1730 l’expérience de l’enfant suspendu qui est montré sur la Figure 1.9.
Comme montré sur cette figure, un garçon entre 8 et 9 ans pesant tout au plus 22 kg a été suspendu horizontalement entre
deux cordes semblables à celles utilisées pour sécher du linge. Les pieds de l’enfant étaient en contact avec une machine
produisant des charges électriques et des feuilles de cuivre étaient posées sur un guéridon rond recouvert de papier blanc.
Les observations suivantes ont été faites :
• Dès lors que la machine produisant les charges était mise en service, le visage de l’enfant attirait les feuilles de
cuivre.
• Les doigts du garçon donnaient également des décharges électriques aux personnes se trouvant aux alentours.
Note : Une troisième catégorie de corps appelé semi-conducteur sera découverte au 20e siècle et comprend des matériaux
tels que le silicium, le germanium et le carbone. Un semi-conducteur est un matériau qui à l’état pur possède les
caractéristiques d’un isolant et peut être conducteur lorsqu’on lui ajoute certaines impuretés. Les composants électriques
basés sur les matériaux semi-conducteurs seront brièvement présentés dans le chapitre 6.
Remarque: L’expérience de Gray permet aussi de valider le fait qu’il y’a une accumulation de charges électriques à la
surface des objets électrisés par frottement. De tels objets accumuleront soit une charge positive soit une charge négative
et donnant ainsi lieu à un déséquilibre de charges dans chacun des objets. Ce stockage des charges à la surface des objets
est appelé électricité statique par opposition à l’électricité dynamique ou simplement électricité qui se caractérise par
la circulation des charges électriques dans des matériaux conducteurs. Vous avez probablement déjà expérimenté l’effet de
l’électricité statique qui consiste en ce petit choc que l’on peut ressentir lorsqu’on touche par exemple une poignée de porte
ou encore vos cheveux qui flottent en l’air après les avoir peignés (Figure 1.10).
L’électricité statique est le résultat entre d’un déséquilibre entre les charges négatives et positives qui
existent dans un objet. Ces charges s’accumuleront à la surface de l’objet jusqu’à ce qu’elles trouvent un
moyen pour être libérées ou déchargées.
Figure 1.11. Protection contre l’électricité statique par bracelet antistatique (Source)
Conducteurs électriques
La conductivité (facilité à laisser passer le courant) de certains matériaux pourra dépendre de plusieurs facteurs. Par
exemple, le bois peut devenir conducteur lorsqu’il est mouillé alors qu’il est isolant lorsqu’il est sec; on retiendra alors que :
Les conducteurs servent à transporter le courant du lieu de production à son point d’utilisation. Les meilleurs matériaux
conducteurs sont les métaux et on utilise la conductivité pour caractériser un conducteur. Le symbole généralement utilisé
pour la conductivité est la lettre grecque sigma 𝜎 et son unité dans le système international d’unités (SI) est le siemens
par mètre (𝑺⁄𝒎). Le Tableau 1-1 ci-dessous donne un classement des matériaux conducteurs en fonction de leur
conductivité. L’or et l’argent qui sont des excellents conducteurs sont rarement utilisés pour des fins de conductivité
du fait de leur prix élevé.
Tableau 1-1. Conductivités électriques des matériaux conducteurs
Matériaux Conductivité en 𝑺⁄𝒎 Matériaux Conductivité en 𝑺⁄𝒎
Argent 62,1 × 10 6 Tungstène 8,9 × 106
Cuivre 58,7 × 106 Étain 8,7 × 106
Or 44,2 × 106 Bronze 67Cu33Sn 7,4 × 106
Aluminium 36,9 × 106 Acier au carbone 5,9 × 106
Molybdène 18,7 × 106 Carbone (Ex PAN) 5,9 × 106
Zinc 16,6 × 106 Plomb 4,7 × 106
Laiton 15,9 × 106 Titane 2,4 × 106
Nickel 14,3 × 106 Inox 304 EN1.4301 1,37 × 106
Lithium 10,8 × 106 Inox 316L EN1.4404 1,32 × 106
Fer 10,1 × 106 Inox 310. EN1.4841 1,28 × 106
Palladium 9,5 × 106 Mercure 1,1 × 106
Platine 9,3 × 106 Fe. Cr. Allo 0,74 × 106
Conducteur
Gaine
Isolant
Lampe Zinc
Cuivre
Sulfate de cuivre
vers un autre) provoque un mouvement d’ions (atomes ayant perdu ou gagné des électrons) dans la solution conductrice
et un mouvement d’électrons dans les barres conductrices (cuivre et Zinc dans ce cas). C’est ce mouvement d’électrons
qui est à l’origine d’une tension aux bornes de la pile. C’est également ce moyen de production de l’électricité qui est
utilisé dans une batterie d’automobile.
Stockage électrochimique de l’énergie : la batterie
Les batteries aussi appelées accumulateurs sont des systèmes électrochimiques qui stockent de l’énergie sous forme
chimique et la restituent sous forme électrique. Contrairement aux piles, les batteries sont réversibles c’est-à-dire qu’elles
peuvent être chargées et déchargées. Pour cela, on les appelle aussi des piles secondaires par opposition aux piles
primaires qui ne sont pas réversibles. La charge de la batterie consistera en une conversion électrochimique; sa décharge
étant le principe inverse c’est-dire une conversion chimique-électrique. Ainsi, durant la charge, la batterie absorbe de
l’énergie électrique; on dit alors qu’elles se comportent comme un récepteur électrique. Pendant sa décharge, une batterie
fournit de l’énergie électrique; dans ce cas, elle est une source électrique.
Borne positive et
négative d’une
Accumulateur ou batterie
Pile batterie
+ −
De ce qui précède, il ressort qu’une batterie produit de l’électricité à partir d’une réaction chimique d’oxydoréduction. La
batterie. La batterie est constituée d’une ou plusieurs cellules en série chacune ayant trois constituants de base :
• Une anode généralement un métal qui est l’électrode négative fournissant des électrons au circuit extérieur.
Lorsque l’on raccorde les électrodes de la batterie à une charge (le circuit extérieur), les atomes de lithium perdent des
électrons et deviennent des ions. Ces ions vont ensuite traverser l’électrolyte pour récupérer les électrons ayant parcouru
le circuit et se trouvant à l’électrode négative; c’est ce processus qui permet d’alimenter le circuit extérieur qui peut être les
autres composants d’un téléphone portable, un ordinateur portable et plus aujourd’hui un véhicule électrique.
Initialement, les batteries étaient considérées pour le démarrage des véhicules. Ensuite pour répondre aux besoins des
utilisateurs, les véhicules ont été équipés par de nombreux capteurs permettant à la fois de surveiller l’état du véhicule et
d’assister les conducteurs. Plus précisément, les capteurs incorporés dans les véhicules permettent de mesurer la
température, contrôler le régime du moteur, réguler les angles et les positions, etc. Dès lors, en plus de démarrer les
Figure 1.18. Images de quelques batteries : Véhicules à essence versus véhicule électrique (Source)
Sur l’image de gauche de la Figure 1.18, on peut observer quelques caractéristiques de base d’une batterie que sont
• Sa capacité mesurée en ampères-heures (Ah) aussi appelée quantité d’électricité et symbolisée par la lettre
𝑄 : elle représente la quantité d’énergie que la batterie peut stocker. On peut ainsi obtenir la quantité de courant
que peut fournir la batterie au fil du temps. Par exemple si une batterie de 100 Ah est déchargée avec un
courant constant de 5 A alors la batterie sera entièrement déchargée au bout de 20 heures.
• La tension en volts est la force électrique qui pousse l’énergie à travers le circuit.
Production optique
En éclairant des métaux par une lumière ayant une fréquence importante, on extrait des électrons produisant ainsi le
courant électrique. C’est le principe utilisé dans les panneaux solaires.
f.é.m
I (A) I (A)
Figure 1.23. Source de tension idéale versus, source de tension réelle.
Dans le cas d’une source réelle, la valeur de la tension lorsqu’aucun courant n’est débité est appelée f.é.m. pour Force
ÉlectroMotrice.
On utilisera les symboles suivants pour les sources de tension tout au long du cours.
Figure 1. 24. Symboles utilisés dans ce cours pour les sources de tension et de courant monophasé.
Exemple d’application 1-3 : Mise en évidence expérimentale de la résistance interne d’une source de tension réelle.
On voudrait tracer les caractéristiques tension-courant d’une pile de 4,5 volts dont une image est montrée sur la Figure
1.25. Pour cela, on utilise la pile pour alimenter un circuit extérieur avec la possibilité de faire varier le courant débité. On
choisit un débit maximal de 100 𝑚𝐴 pour ne pas décharger trop rapidement la pile étudiée.
(V, R)
Source de courant
Il s’agit d’un élément de circuit capable de fournir un courant constant entre ses bornes indépendamment de la charge
alimentée. Une source de courant ne fournit aucune énergie lorsqu’elle est en court-circuit, c’est-à-dire lorsqu’aucune
tension n’est appliquée à ses bornes. Une source de courant n’existe pas en tant que telle, mais elle représente tout dispositif
qui fournit un courant indépendant de la charge électrique qui est raccordée à ses bornes. Une source de courant ne doit
jamais être laissée en circuit ouvert.
On utilisera les symboles suivants pour les sources de courant tout au long du cours.
Source de courant sinusoïdale Source de courant continu
Figure 1. 28. Symboles utilisés dans ce cours pour les sources courants.
Comme pour la tension on doit tenir compte de la résistance interne de la source de courant et dans ce cas, le modèle
équivalent est montré ci-dessous.
(I, R) R
I
v(t)
Figure 1. 30. Orientation de la tension et courant pour la définition de la puissance
La puissance absorbée par l’élément exprimée en watts (W) et symbolisée par la lettre 𝒑 est mesurée en calculant le produit
de la tension et de l’intensité du courant dans le circuit comme suit.
𝑝(𝑡) = 𝑣(𝑡). 𝑖(𝑡) (1.1)
▪ 𝑝(𝑡) puissance instantanée en W
▪ 𝑣(𝑡) tension instantanée en V
▪ 𝑖(𝑡) courant instantanée en A
Lorsque la tension appliquée est continue constante de valeur 𝑉 et le courant de valeur 𝐼, la puissance est également
constante et vaut :
𝑃 = 𝑉𝐼 (1.2)
À partir de la puissance instantanée, on définit la puissance moyenne comme suit :
Dans le cas d’un signal quelconque
𝑏 𝑏
1 1
𝑃= ∫ 𝑝(𝑑𝑡) 𝑑𝑡 = ∫ 𝑣(𝑡). 𝑖(𝑡) 𝑑𝑡 (1.3)
𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
𝑎 𝑎
i(t) i(t)
+ - + -
v(t) v(t)
Figure 1. 31. Convention de signe
Les noms « convention générateur » et « convention récepteur » ne sont pas choisis par hasard. Bien que les conventions
ne parlent que du sens relatif du courant et de la tension, les noms font référence aux producteurs d’énergie électrique (les
générateurs ou sources) et aux consommateurs d’énergie électrique (les récepteurs ou charges).
• Un générateur ou source donne de l’énergie au circuit électrique. On dit qu’il produit physiquement de
l’énergie. C’est par exemple le cas d’une pile qu’on branche sur une lampe : la lampe brille parce ce que la pile
lui donne de l’énergie lorsque l’interrupteur est fermé comme montré sur la Figure 1. 32.
• Un récepteur ou charge prend de l’énergie au circuit électrique. On dit qu’il consomme physiquement de
l’énergie.
Interprétation des conventions : La formule pour calculer la puissance 𝑝 = 𝑣. 𝑖 est interprétée différemment selon la
convention.
• en convention récepteur, elle doit être interprétée comme la puissance consommée par le dipôle;
• en convention générateur, elle doit être interprétée comme la puissance produite par le dipôle.
Il faut cependant garder en tête que la puissance aussi a un signe; elle est positive ou négative. En plus de la convention il
est nécessaire de connaître ce signe pour avoir la signification physique de la puissance.
✓ En convention récepteur, on parle de puissance consommée. Une puissance positive est alors physiquement
consommée, alors qu’une puissance négative est physiquement produite.
✓ En convention générateur, on parle de puissance produite. Une puissance positive est alors physiquement
produite, alors qu’une puissance négative est physiquement consommée.
Le tableau ci-dessous résume tous ces signes et leur signification physique :
Signe de la puissance 𝑝 = 𝑣. 𝑖 𝑝≥0 𝑝≤0
Convention récepteur Puissance consommée Puissance produite
Convention générateur Puissance produite Puissance consommée
Lampe
Lampe
Interrupteur Interrupteur
ouvert fermé
Batterie Batterie
Figure 1. 32. Source et charge : la batterie est la source et la lampe est la charge
Énergie électrique
L’énergie consommée par un élément d’un circuit électrique correspond à la puissance de l’appareil multiplié par sa durée.
L’énergie s’exprime en Joules (J) et est symbolisée par la lettre 𝑾 avec :
𝑡
𝑊 (𝑡) = ∫ 𝑝(𝑡) 𝑑𝑡 (1.5)
0
Résistance
Symbole et unité
La résistance 𝑹 est une grandeur physique mesurée en ohms (Ω) représentant les effets d’échauffement dus au
déplacement du courant électrique dans un conducteur. Son modèle idéalisé répond à la loi d’Ohm comme suit :
𝑣(𝑡) = 𝑅𝑖(𝑡) (1.7)
𝑖(𝑡)
𝑣(𝑡)
𝑖(𝑡)
𝑣(𝑡)
I I#0
L
V V=0
1
= 𝐿𝑖𝐿 2 (𝑡) (1.13)
2
Ce qui donne en courant continu :
1 2
𝑊𝐿 = 𝐿𝐼 (1.14)
2 𝐿
Quelques applications des inductances
Le condensateur
Symbole et unité
• Le condensateur ou capacité 𝑪 est une grandeur physique mesurée en farads (F) permettant de quantifier les
effets électrostatiques des charges constituants le courant c’est-à-dire, selon leurs natures, leurs effets d’attraction
ou de répulsion. Les symboles (non polarisé et polarisé) d’un condensateur sont les suivants :
C1 C2
I I=0
C
V V#0
1
=𝐶𝑣 2 (𝑡) (1.17)
2 𝐶
Ce qui donne en courant continu :
1 2
𝑊𝐶 = 𝐶𝑉 (1.18)
2 𝐶
Le circuit électrique
Composition d’un circuit électrique
Un circuit électrique est un ensemble de dipôles reliés par des conducteurs et parcouru par un courant. Les principaux
éléments d’un circuit électriques sont :
• la source ou générateur pour produire le courant électrique.
• les charges qui reçoivent de l’énergie
• les fils conducteurs pour interconnecter tous les autres dipôles.
• les interrupteurs pour établir la liaison entre les sources et les charges
R1
L2 C2
R2
Leq
Ceq
Req
L3 C3
R3
Ln Cn
Rn
𝑅𝑒𝑞 = ∑ 𝑅𝑛
𝑛=1
𝑛
𝐿𝑒𝑞 = ∑ 𝐿𝑛 = 𝐿1 + 𝐿2 + ⋯ + 𝐿𝑛 (1.20)
𝑛=1
𝑁 −1
1 1 1 1 −1
𝐶𝑒𝑞 = (∑ ) =( + + ⋯+ )
{ 𝐶𝑛 𝐶1 𝐶2 𝐶𝑛
𝑛=1
L4 C4
Rn L1 L2 L3 C1 C2 C3
R1 R2 R3
Leq Ceq
Req
𝐶𝑒𝑞 = ∑ 𝐶𝑛 = 𝐶1 + 𝐶2 + ⋯ + 𝐶𝑛
{ 𝑛=1
1.5Ω
R2
V
5.5V 3.2Ω
R4 R3
1.6Ω 2.5Ω
1.5Ω
V
5.5V
R4 Req1
1.6Ω 1.4Ω
M2
N3 V2
L1
N2 N4
M1 R3
V1 R2
M3
R4 C1
N1 N5
N6
M4
∑ 𝑖entrants = ∑ 𝑖sortants
∑ 𝑉𝑛 = 0 (1.24)
𝑛=1
I R1
V
V1
5.5V
R3 R2
V3 V2
R2 5Ω
R1 10Ω R3 10Ω
V
120V C1
L1 17.7µF L2
20mH 10mH
R2 5Ω
R1 10Ω R3 10Ω
V
120V