0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues18 pages

Installations Électriques Monophasées

Le chapitre 3 traite des installations électriques monophasées, en se concentrant sur les circuits en régime sinusoïdal. Il aborde la composition des circuits, les dipôles, et l'analyse des grandeurs électriques à l'aide de phaseurs. Les concepts clés incluent les sources de tension et de courant, les charges électriques, et les notions de déphasage et de facteur de puissance.

Transféré par

Daniel tounou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues18 pages

Installations Électriques Monophasées

Le chapitre 3 traite des installations électriques monophasées, en se concentrant sur les circuits en régime sinusoïdal. Il aborde la composition des circuits, les dipôles, et l'analyse des grandeurs électriques à l'aide de phaseurs. Les concepts clés incluent les sources de tension et de courant, les charges électriques, et les notions de déphasage et de facteur de puissance.

Transféré par

Daniel tounou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 3 : Installations électriques

monophasées

Table des matières


Chapitre 3 : Installations électriques monophasées ..........................................................................................................................1
Introduction .......................................................................................................................................................................................2
Objectifs spécifiques ....................................................................................................................................................................2
Vocabulaire ....................................................................................................................................................................................2
Rappel sur la constitution d’un circuit électrique .........................................................................................................................3
La source électrique......................................................................................................................................................................3
Charges électriques de base.........................................................................................................................................................3
Le régime alternatif sinusoïdal monophasé ...................................................................................................................................4
Importance de la source sinusoïdale ..........................................................................................................................................4
Expression analytique et définitions des paramètres...............................................................................................................5
Le déphasage et facteur de puissance ........................................................................................................................................6
Valeur moyenne et efficace d’une grandeur sinusoïdale .........................................................................................................8
Impédance d’un dipôle ................................................................................................................................................................9
Les phaseurs.................................................................................................................................................................................... 10
Révision sur les vecteurs et nombres complexes .................................................................................................................. 10
Définition du phaseur ............................................................................................................................................................... 11
Impédances complexes ............................................................................................................................................................. 12
Quelques points importants sur l’impédance complexe ...................................................................................................... 16

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 1 sur 18


Introduction
Avant d’aborder les méthodes d’analyse des circuits électriques par le bilan de puissance en courant alternatif,
nous présentons dans ce deuxième chapitre quelques notions sur les circuits électriques en régime sinusoïdal
monophasé. Les notions présentées dans ce chapitre ont pour objectif, un rappel des grandeurs et unités
électriques, l’analyse du comportement des composants électriques de base et finalement l’analyse des circuits
électriques simple par le calcul des puissances mises en jeu. Nous insisterons sur la notion de phaseur (notation
vectorielle), qui est un outil permettant d’analyser facilement les installations électriques linéaires. Le chapitre est
ainsi organisé autour de trois grandes sections :
• Le rappel de la composition d’un circuit électrique : composants de base et leurs symboles.
• Dipôles alimentés en régime sinusoïdal.
• La notation vectorielle ou complexe ou phaseurs.

Objectifs spécifiques
• Identifier une forme d’onde sinusoïdale • Reconnaitre les montages série et
et mesurer ses caractéristiques parallèle des éléments
• Déterminer les paramètres des tensions • Déterminer la nature (résistive,
et courants sinusoïdaux inductive ou capacitive) d’une charge
• Analyser mathématiquement une onde électrique.
sinusoïdale • .
• Appliquer la loi d’Ohm dans les circuits • Distinguer une source d’une charge.
alimentés en courant alternatif.
• Appliquer les lois de Kirchhoff
• Déterminer les impédances
équivalentes

Vocabulaire
• Circuit série et parallèle • Réactance
• Valeur moyenne • Impédance
• Valeur efficace • Impédance complexe
• Résistance

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 2 sur 18


Rappel sur la constitution d’un circuit électrique
Un circuit électrique est l’interconnexion de plusieurs composants électriques dans lequel, on a un transfert d’énergie ou
de puissance. Les composants électriques peuvent avoir deux bornes (dipôles), trois bornes (tripôles) et même quatre
bornes (quadripôles). Dans le cadre de ce chapitre, nous ne traiterons que des dipôles que sont les composants à deux
bornes. Les principaux composants d’un circuit électrique sont les suivants :
• La ou les source(s) qui fournissent l’énergie électrique.
• La ou les charge(s) qui consomment l’énergie électrique.
• Les éléments de raccordement (de transport d’énergie) que sont les conducteurs électriques.

La source électrique
Les sources sont aussi appelées des générateurs et elles transforment toute autre forme d’énergie (chaleur, vent, soleil,
énergie potentielle de l’eau, etc.) en énergie électrique. On distinguera une source de tension d’une source de courant.
• Une source de tension (idéale) est un dipôle actif présentant entre ses bornes une tension indépendante du
courant débité. On utilisera tout au long du cours, la lettre 𝑣 pour désigner une tension variable et la lettre 𝑉 pour
une tension constante. Ainsi 𝑣(𝑡) représentera la valeur instantanée d’une tension variable. L’unité de la tension
est le volt (V).
• Une source de courant (idéale) est un dipôle actif débitant un courant électrique 𝑖 indépendant de la tension 𝑣
apparaissant à ses bornes. Le courant est symbolisé par la lettre 𝑖 pour un courant variable et 𝐼 pour un courant
constant. L’unité du courant est l’ampère (A).
On rappelle également les symboles ci-dessous pour les sources de tension et de courant.
Source de tension sinusoïdale Source de courant sinusoïdale

Source de tension continue Source de courant continu

Figure 2. 1. Symboles utilisés dans ce cours pour les sources de tension et de courant monophasé

Note : vous pourriez retrouver d’autres symboles différents de ceux de la figure dans d’autres manuels. Tout au long de la
session, nous supposeront pour les analyses des sources idéales.

Charges électriques de base


Elles transforment l’énergie électrique en une autre forme d’énergie (chaleur, lumière, etc.). Elles consomment l’énergie
électrique. Indépendamment de la charge, trois composants électriques de base permettent de traduire les différents effets
du courant électrique dans un conducteur électrique. Il s’agit de la résistance, de l’inductance et du condensateur.
Résistance
• La résistance 𝑹 est une grandeur physique mesurée en ohms (Ω) représentant les effets d’échauffement dus au
déplacement du courant électrique dans un conducteur. Son modèle idéalisé répond à la loi d’Ohm comme suit :
𝑣(𝑡) = 𝑅𝑖(𝑡) (2.1)

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 3 sur 18


𝑖(𝑡)

𝑣(𝑡)

Figure 2. 2. Symbole et convention pour une résistance


L’inductance
• Lorsqu’un courant circule dans un conducteur, il crée dans son environnement un champ magnétique sensible
aux variations de 𝑖. Si ce champ magnétique est variable, il est à son tour capable de créer dans le conducteur, un
courant venant s’opposer aux variations de 𝑖. Ce sont des effets d’auto-induction que l’on quantifie par
inductance 𝑳 mesurée en henrys (H). Le composant permettant d’exploiter les effets inductifs (ou précisément
d’auto-induction) est la bobine. Le symbole et la convention récepteur sont représentés ci-dessous.

𝑖(𝑡)

𝑣(𝑡)

Figure 2. 3. Symbole et convention pour une inductance


• La relation tension-courant est la suivante;
𝑑𝑖(𝑡) 1
𝑣(𝑡) = 𝐿 ⇒ 𝑖(𝑡) = ∫ 𝑣(𝑢)𝑑𝑢 (2.2)
𝑑𝑡 𝐿
Le condensateur
• Le condensateur ou capacité 𝑪 est une grandeur physique mesurée en farads (F) permettant de quantifier les
effets électrostatiques des charges constituants le courant c’est-à-dire, selon leurs natures, leurs effets d’attraction
ou de répulsion. Les symboles (non polarisé et polarisé) d’un condensateur sont les suivants :
C1 C2

Figure 2. 4. Symboles du condensateur


• La relation courant-tension : la tension aux bornes d’un condensateur est liée à son courant et à sa capacité 𝐶 par
la relation :
1 𝑑𝑣(𝑡)
𝑣(𝑡) = ∫ 𝑖(𝑢)𝑑𝑢 ⇒ 𝑖(𝑡) = 𝐶 (2.3)
𝐶 𝑑𝑡

Le régime alternatif sinusoïdal monophasé


Importance de la source sinusoïdale
• La fonction sinusoïdale joue un rôle de première importance en électricité. Cette prédominance est due pour une
part au fait que la production industrielle de l’énergie électrique résulte généralement d’une conversion mécano-
électrique réalisée par la mise en rotation d’un bobinage placé dans un champ magnétique ou l’inverse. La tension
induite aux bornes du bobinage est alors sinusoïdale comme montré ci-dessous.

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 4 sur 18


Oscilloscope

Figure 2. 5. Production d’une tension sinusoïdale


• Une autre importance de la fonction sinusoïdale vient surtout de ses propriétés mathématiques remarquables.
C’est la seule fonction périodique qui possède une dérivée ou une intégrale analogue.
Rappels : dérivées et primitives des fonctions circulaires.
𝑑 𝑑
(sin 𝑡) = cos 𝑡 ; (cos 𝑡) = − sin 𝑡 (2.4)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑡 𝑡

∫ sin 𝑢 𝑑𝑢 = − cos 𝑡 ; ∫ cos 𝑢 𝑑𝑢 = sin 𝑡 (2.5)


0 0

Cela signifie ainsi que dans les circuits à courant alternatif, une tension sinusoïdale produira un courant sinusoïdal.
• D’autres avantages de la source sinusoïdale sont les suivantes :
✓ Elles produisent moins d’interférence sur les lignes téléphoniques.
✓ Le rendement est meilleur dans les machines à courant alternatif (moins de pertes).
✓ Le couple est plus régulier durant le démarrage (chapitre 6).

Expression analytique et définitions des paramètres


Une grandeur 𝑥(𝑡) variant sinusoïdalement en fonction du temps a une ou l’autre des expressions ci-dessous :
𝜋
𝑥(𝑡) = 𝑋max sin(𝜔𝑡 + 𝜃) ou 𝑥(𝑡) = 𝑋max cos(𝜔𝑡 + 𝜃 ′ ) avec 𝜃 ′ = 𝜃 − (2.6)
2
Dans du cours, nous adopterons la convention cosinusoïdale que nous appellerons toujours sinusoïdale.
Comme on peut le voir, pour définir une telle grandeur, il suffit de connaitre 𝑋max , 𝜔 et 𝜃.
• 𝑋max est appelée amplitude ou valeur crête de la grandeur sinusoïdale. Elle est également dénotée 𝑋̂. Ainsi pour
une tension, on aura : 𝐸max ou 𝐸̂ ; dans le cas d’un courant, ce sera : 𝐼max ou 𝐼̂. Tout au long du cours, nous
adopterons les notations 𝐸max et 𝐼max .
• 𝜔 est la pulsation en radian par seconde [rad⁄s] avec :
𝑓: fréquence en 𝐻𝑧
2𝜋 1
𝜔 = 2𝜋𝑓 = ⇒ 𝑓= ; { 𝑇: période en 𝑠 (2.7)
𝑇 𝑇
𝜔: pulsation en rad⁄s

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 5 sur 18


• 𝜃 est la phase à l’origine de la grandeur sinusoïdale. Pour faire simple, on l’appellera phase tout au long du
cours. Son unité est le rad ou le °. L’unité par défaut est le radian.

Lorsque la phase à l’origine 𝜃 est nulle, on dit que la grandeur sinusoïdale est prise comme origine
des phases.

Le déphasage et facteur de puissance


Définition du déphasage
Pour un dipôle alimenté par une tension sinusoïdale i(t)

𝑣(𝑡), celui-ci sera parcouru par un courant sinusoïdal


𝑖(𝑡) dont les expressions sont les suivantes : v(t) Dipôle linéaire
𝑣(𝑡) = 𝑉max cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑒 )
{ (2.8)
𝑖(𝑡) = 𝐼max cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 )

Figure 2. 6. Dipôle linéaire alimenté par d’une tension


sinusoïdale
On appelle déphasage 𝜑 du courant par rapport à la tension, la différence entre les phases de la tension et du courant :
𝜑 = 𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 (2.8)
L’angle 𝜑 étant défini à ±2𝑘𝜋 (𝑘 ∈ ℕ), on le ramènera toujours à sa valeur principale comprise entre (−𝝅, +𝝅). Le
vocabulaire associé au déphasage est le suivant :
• Si 𝜑 = 0, la tension et le courant sont en phase. Comme montré ci-dessous, 𝑣(𝑡) et 𝑖(𝑡) atteignent leurs
maximums, leurs minimums et s’annulent aux mêmes instants.
• 𝜑 < 0, dans ce cas, la tension est en retard sur le courant. La tension atteint son maximum, s’annule, atteint son
minimum après le courant comme montré sur le graphique ci-dessous.
• 𝜑 > 0 on dit que la tension est en avance sur le courant. La tension atteint son maximum, s’annule, atteint son
minimum avant le courant comme montré sur le graphique ci-dessous.
𝜋
• Si 𝜑 = ± 2 , alors le courant et la tension sont en quadrature de phase.

Figure 2. 7. Vocabulaire associé au déphasage.

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 6 sur 18


Le facteur de puissance
Pour un dipôle donné, le facteur de puissance que l’on notera 𝑭𝑷 et défini comme suit :
𝐹𝑃 = cos(𝜑) (2.9)
Dans certains livres, on utilise directement cos(𝜑) pour désigner le facteur de puissance.
Étant donné que la fonction cosinus est paire, on distinguera les cas 𝜑 > 0 du cas 𝜑 < 0 comme suit :
𝐹𝑃 = cos(𝜑) retard si 𝜑 > 0
{ (2.10)
𝐹𝑃 = cos(𝜑) avance si 𝜑 < 0
Déphasage et facteur de puissance des composants R, L et C
Résistance
i(t)

𝑣(𝑡)
𝑖(𝑡) = ; 𝑣(𝑡) = 𝑉max cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
𝑅
v(t) R
𝑉max
𝑉max 𝐼 =
⇒ 𝑖(𝑡) = cos (𝜔𝑡 + 𝜃⏟𝑣 ) ⇒ { max 𝑅
⏟ 𝑅
𝜃𝑖 𝜃𝑖 = 𝜃𝑣
𝐼 max
Figure 2. 8. Résistance pure alimentée par une tension
⇒ 𝜑𝑅 = 0 ⇒ 𝐹𝑃𝑅 = 1 (2.11)
sinusoïdale
Remarque : pour une charge purement résistive, la tension et le courant sont en phase et le facteur de puissance
vaut 1.
Inductance
i(t) 𝑉max
⇒ 𝑖(𝑡) = sin(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
⏟𝐿𝜔
𝐼max
L
𝜋
v(t) Rappel : sin(𝛼) = cos (𝛼 − 2 )
𝐸max
𝑉max 𝜋 𝐼max =
⇒ 𝑖(𝑡) = cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 − ) ⇒ { 𝐿𝜔
⏟𝐿𝜔 ⏟ 2 𝜋
Figure 2. 9. Inductance pure en régime sinusoïdale 𝜃𝑖 = 𝜃 𝑣−
𝐼max 𝜃𝑖 2
1 𝜋
𝑖(𝑡) = ∫ 𝑣(𝑢)𝑑𝑢 ; 𝑣(𝑡) = 𝑉max cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) ⇒ 𝜑𝐿 = ⇒ 𝐹𝑃𝐿 = 0 retard (2.12)
𝐿 2
𝝅
Remarque : pour une charge purement inductive, le courant est en retard de 𝟐 sur la tension et le facteur de puissance
est nulle.
Condensateur
i(t) 𝑑𝑣(𝑡)
𝑖(𝑡) = 𝐶 ; 𝑣(𝑡) = 𝑉max cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
𝑑𝑡
⏟ max sin(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
⇒ 𝑖(𝑡) = − 𝐶𝜔𝑉
v(t) C
𝐼max
𝜋
Rappel : −sin(𝛼) = sin(𝛼 + 𝜋) ; sin(𝛼) = cos (𝛼 − 2 )

Figure 2. 10. Capacité pure en régime sinusoïdale

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 7 sur 18


𝜋 𝐼max = 𝐶𝜔𝑉max 𝜋
𝐶𝜔𝑉max cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜋 − ) ⇒ {
⇒ 𝑖(𝑡) = ⏟ 𝜋 ⇒ 𝜑𝐶 = − ⇒ 𝐹𝑃𝐶 = 0 avance (2.13)
⏟ 2 𝜃𝑖 = 𝜃𝑣 + 2
𝐼max
𝜃
2
𝑖
𝝅
Remarque : pour une charge purement capacitive, le courant est en avance de sur la tension et le facteur de
𝟐

puissance est nulle.

Valeur moyenne et efficace d’une grandeur sinusoïdale


Valeur moyenne
La valeur moyenne d’une grandeur périodique 𝑥(𝑡) de période 𝑇 est notée 𝑋 ou 𝑋moy et définie comme suit :

1
𝑋 = 𝑋moy = ∫ 𝑥(𝑡) 𝑑𝑡 (2.14)
𝑇 𝑇
Dans le cadre du cours, il sera adopté la notation 𝑋moy. Pour une grandeur sinusoïdale, on aura :

1 𝑋max
𝑥(𝑡) = 𝑋max cos(𝜔𝑡 + 𝜃) ⇒ 𝑋moy = ∫ [𝑋max cos(𝜔𝑡 + 𝜃)] 𝑑𝑡 = [sin(𝜔𝑡 + 𝜃)]𝑇0
𝑇 𝑇 𝑇𝜔
𝑋max 2𝜋 𝑋max
⇒ 𝑋moy = (sin ( (𝑇) + 𝜃) − sin(𝜃)) = (sin(2𝜋 + 𝜃) − sin(𝜃))

𝑇𝜔 𝑇 𝑇𝜔 𝟎

Remarque : La valeur moyenne d’une grandeur sinusoïdale est nulle.


Valeur efficace
La valeur efficace d’une grandeur périodique 𝑥(𝑡) de période 𝑇 est notée 𝑋eff ou simplement 𝑋 (cas adopté dans ce le
cours) et est définie comme la moyenne du carré de ce signal soit comme ci-dessous :

1
𝑋 = 𝑋eff = √ ∫ 𝑥 2 (𝑡) 𝑑𝑡 (2.15)
𝑇 𝑇

Ainsi :

1 1 1 cos(2𝜔𝑡 + 2𝜃)
𝑥(𝑡) = 𝑋max cos(𝜔𝑡 + 𝜃) ⇒ 𝑋 = √ ∫ [𝑋max cos(𝜔𝑡 + 𝜃)]2 𝑑𝑡 = 𝑋max √ ∫ ( + ) 𝑑𝑡
𝑇 𝑇 𝑇 𝑇 2 2
1+cos(2𝛼)
Rappel : cos 2 (𝛼) = . Ainsi
2

1 1 1 1 𝑋max
𝑋 = 𝑋max ∫ 𝑑𝑡 + ∫ cos(2𝜔𝑡 + 2𝜃)𝑑𝑡 = 𝑋max √ ⇒ 𝑋= (2.16)
𝑇 2 2 2 √2
𝑇 ⏟
√ ( 0 )
Ainsi la valeur efficace d’une grandeur sinusoïdale est égale à son amplitude (valeur crête) divisée par √𝟐.
Les expressions d’une tension sinusoïdale et d’un courant sinusoïdal peuvent être réécrites comme suit :
𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑢 )
{ (2.17)
𝑖(𝑡) = 𝐼√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 )

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 8 sur 18


Notez-bien : sauf indication contraire, la valeur fournie pour une source sinusoïdale est sa valeur efficace. Ainsi, pour un
𝑉 = 120 𝑉 𝑉max = 120 √2 𝑉
réseau à 120 𝑉 − 60 𝐻𝑧, on identifiera : { ⇒{ .
𝑓 = 60 𝐻𝑧 𝜔 = 2𝜋𝑓 ≈ 377 rad⁄s
La signification de la valeur efficace sera fournie au chapitre 3; celle consacrée aux puissances mises en jeu dans un circuit
alimenté en régime alternatif sinusoïdal.

Impédance d’un dipôle


On la note 𝑍 et elle est définie comme le rapport entre la valeur efficace de la tension et celle du courant.
𝑉 en volts (𝑉)
𝑉eff 𝑉
𝑍= = ; {𝐼 en ampères (𝐴) (2.18)
𝐼eff 𝐼
𝑍 en ohms (Ω)
Impédance d’une résistance pure

𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )


𝑣(𝑡) 𝑉 𝑉
𝑖𝑅 (𝑡) = = √2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) ⇒ 𝑍𝑅 = 𝐼 ⇒ 𝑍𝑅 = 𝑅 (2.19)
𝑅 ⏟
𝑅 𝑅
{ 𝐼𝑅

Impédance d’une inductance pure

𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )


𝑉
{ 𝑖𝐿 (𝑡) = ∫ 𝑣(𝑢)𝑑𝑢 = 𝑉 √2 cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 − 𝜋) ⇒ 𝑍𝐿 = ⇒ 𝑍𝐿 = 𝐿𝜔
1
(2.20)
𝐿 ⏟
𝐿𝜔 2 𝐼𝐿
𝐼𝐿

Impédance d’un condensateur pure


𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
𝑉 1
{ 𝑑𝑣(𝑡) 𝜋 ⇒ 𝑍𝐶 = ⇒ 𝑍𝐶 = (2.21)
𝑖𝐶 (𝑡) =𝐶 = 𝐶𝜔𝑉
⏟ √2 cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + ) 𝐼𝐶 𝐶𝜔
𝑑𝑡 𝐼
2
𝐶

Remarque : Les impédances des composants L et C varie selon la valeur de la pulsation 𝜔.


Exemple d’application 2-1
Soit donner une tension 𝑣(𝑡) = 2√2 cos(377𝑡 + 𝜋⁄6). Cette tension est appliquée aux bornes d’un composant.
Déterminez le courant qui traverse ce composant lorsqu’il s’agit :
• d’une résistance de 100 Ω
• d’une bobine de 50 𝑚𝐻
• d’un condensateur de 50 𝜇𝐹
Solution de l’exemple 2-1
𝑉 =2𝑉
𝑣(𝑡) = 2√2 cos(377𝑡 + 𝜋⁄6) ⇒ {
𝜔 = 377 rad⁄s
• Pour la résistance : 𝑍𝑅 = 𝑅 = 100 Ω ce qui donne :
𝑉 2
𝐼𝑅 = = = 0,02 𝐴 = 20 𝑚𝐴
𝑍𝑅 100
• Pour la bobine, on aura 𝑍𝐿 = 𝐿𝜔 = 50 × 10−3 × 377 = 18,85 Ω ce qui donne :

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 9 sur 18


𝑉 2
𝐼𝐿 = = = 0,1 𝐴 = 100 𝑚𝐴
𝑍𝐿 18,85
• Pour le condensateur, on aura 𝑍𝐶 = 1⁄𝐶𝜔 = 1⁄(50 × 10−6 × 377) = 53,05 Ω ce qui donne :
𝑉 2
𝐼𝐶 = = = 0,04 𝐴 = 40 𝑚𝐴
𝑍𝐶 53,05

Les phaseurs
Révision sur les vecteurs et nombres complexes
Vecteur dans un plan
Axe des
ordonnées

𝑿(𝑎 𝑏) 𝑨
𝑏 = 𝑋 sin 𝜃
≡ 𝑋⃗(𝑎 𝑏)

ሬ⃗𝟐
𝒆 𝜽

𝑶 𝑎 = 𝑋 cos 𝜃 Axe des abscisses


ሬ⃗𝟏
𝒆

Figure 2. 11. Représentation graphique d’un vecteur dans un plan


Le vecteur peut alors être repéré dans un plan sous trois formes différentes :
𝑎
𝑋⃗ = 𝑿 = 𝑎𝑒⃗1 + 𝑏𝑒⃗2 ou 𝑿(𝑎 𝑏) ou 𝑿 ( ) ⟹ Forme cartésienne ou algébrique
𝑏
{ 𝑿 = 𝑋(cos 𝜃 𝑒⃗ + sin 𝜃 𝑒⃗ ) ⟹ Forme trigonométrique
1 2
𝑿 = 𝑋∠𝜃 = [𝑋 𝜃 ] ⟹ Forme polaire
Nombres complexes
Le plan vectoriel peut être remplacé par un plan complexe et dans ce cas on a : 𝑒⃗1 = 1 et 𝑒⃗2 = 𝑗. Ainsi un nombre
complexe notée 𝑍 ou 𝒁 s’écrirait sous l’une ou l’autre des formes ci-dessous.

𝑍 = √𝑎2 + 𝑏 2
{ 𝑏
𝑍 = 𝒁 = 𝑎 + 𝑗𝑏 = 𝑍 cos 𝜃 + 𝑗𝑍 sin 𝜃 = [𝑍 𝜃] = 𝑍∠𝜃 ⇒ 𝜃 = arctan ( ) ; 𝑗 2 = −1 (2.22)
𝑎
𝑎 = 𝑍 cos 𝜃
{ { 𝑏 = 𝑍 sin 𝜃
Vocabulaire
▪ 𝑎 = ℛ𝑒 (𝑍) : partie réelle de 𝑍 ▪ 𝒁 = 𝑍 = 𝑎 + 𝑗𝑏 : forme cartésienne ou

▪ 𝑏 = ℐ𝑚 (𝑍) : partie imaginaire de 𝑍 algébrique

▪ 𝑍 : module de 𝑍 ▪ 𝒁 = 𝑍 = 𝑍∠𝜃 = 𝑍𝑒 𝑗𝜃 = [𝑍 𝜃] : forme


polaire.
▪ 𝜃 : argument de 𝑍

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 10 sur 18


Opérations
La forme algébrique est plus appropriée pour des opérations d’addition et de soustraction de complexes.
𝑍1 = 𝑎1 + 𝑗𝑏1 𝑍 + 𝑍2 = (𝑎1 + 𝑎2 ) + 𝑗(𝑏1 + 𝑏2 )
{ ⇒{ 1 (2.23)
𝑍2 = 𝑎2 + 𝑗𝑏2 𝑍1 − 𝑍2 = (𝑎1 − 𝑎2 ) + 𝑗(𝑏1 − 𝑏2 )
La forme polaire est plus appropriée pour des opérations de multiplication et de division de complexes.
𝑍1 × 𝑍2 = 𝑍1 × 𝑍2 ∠𝜃1 + 𝜃2 = [𝑍1 . 𝑍2 𝜃1 + 𝜃2 ]
𝑍1 = 𝑍1 ∠𝜃1
{ ⇒{ 𝑍1 𝑍1 𝑍1 (2.24)
𝑍2 = 𝑍2 ∠𝜃2 = ∠𝜃1 − 𝜃2 = [ 𝜃1 − 𝜃2 ]
𝑍2 𝑍2 𝑍2

Définition du phaseur
Soit donné un signal électrique 𝑥(𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜃). Ce signal est la partie réelle du complexe : 𝑋𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜃) . Ainsi
on a :
𝑥(𝑡) = ℛ𝑒 (𝑋𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜃) ) = ℛ𝑒 (𝑋eff √2𝑒 𝑗𝜔𝑡 𝑒 𝑗𝜃 ) (2.25)
Considérons alors deux signaux électriques 𝑥1 (𝑡) et 𝑥2 (𝑡) de même fréquence 𝒇 et donc définies comme suit :
𝑥1 (𝑡) = 𝑋max1 cos(𝜔𝑡 + 𝜃1 ) 𝑥1 (𝑡) = ℛ𝑒 (𝑋eff1 √𝟐𝒆𝒋𝝎𝒕 𝑒 𝑗𝜃1 )
{ ⇒{ (2.26)
𝑥2 (𝑡) = 𝑋max2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃2 ) 𝑥2 (𝑡) = ℛ𝑒 (𝑋eff √𝟐𝒆𝒋𝝎𝒕 𝑒 𝑗𝜃2 )
2

On constate que le terme √𝟐𝒆𝒋𝝎𝒕 est commun aux deux signaux électriques. Ainsi avec une référence angulaire, la valeur
efficace de chaque signal et sa phase à l’origine suffisent pour le caractériser. On appelle alors phaseurs des signaux 𝑥1 (𝑡)
et 𝑥2 (𝑡) les formes complexes respectives suivantes :
𝑋1 = 𝑋eff1 𝑒 𝑗𝜃1 = 𝑋eff1 ∠𝜃1 = [𝑋eff1 𝜃1 ]
{ (2.27)
𝑋2 = 𝑋eff2 𝑒 𝑗𝜃2 = 𝑋eff2 ∠𝜃2 = [𝑋eff2 𝜃2 ]
Tous les courants et tensions d’un circuit linéaire en régime sinusoïdal permanent varient également sinusoïdalement avec
la même pulsation 𝜔. Ainsi, on aura :
𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) 𝑉 = 𝑉𝑒 𝑗𝜃𝑒 = 𝑉∠𝜃𝑣
{ ⇒{ (2.28)
𝑖(𝑡) = 𝐼√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 ) 𝐼 = 𝐼𝑒 𝑗𝜃𝑖 = 𝐼∠𝜃𝑖
Les grandeurs temporelles sinusoïdales peuvent être exprimées avec des grandeurs complexes (phaseurs); l’intérêt d’une
telle manipulation résidant dans le fait que les nombres complexes sont plus faciles à manipuler que les fonctions
trigonométriques.
Exemple d’application 2-2
Déterminez les phaseurs des tensions suivantes :
𝜋
a. 𝑣1 (𝑡) = 5 cos (50 𝑡 + 3 )

b. 𝑣2 (𝑡) est une tension sinusoïdale de valeur efficace 3 𝑉 et de phase nulle.


𝜋
c. 𝑣3 (𝑡) est un signal en créneaux d’amplitude 2 , de fréquence 100 𝐻𝑧 et de phase 2 .

Solution de l’exemple 2-2


𝜋 𝜋
a. 𝑣1 (𝑡) = 5 cos (50 𝑡 + 3 ) est une grandeur sinusoïdale de valeur efficace 5⁄√2 et de phase à l’origine 𝜃1 = 3 .
𝜋
Son phaseur est alors : 𝑉1 = 5⁄√2 ∠ 3

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 11 sur 18


b. 𝑣2 (𝑡) est une tension sinusoïdale de valeur efficace 3 𝑉 et de phase nulle : on lui associe alors directement le

phaseur : 𝑉2 = 3∠0 = 2
𝜋
c. 𝑣3 (𝑡) est un signal en créneaux d’amplitude 2 , de fréquence 100 𝐻𝑧 et de phase 2 : on ne lui associe pas de
phaseur étant donné que les phaseurs sont réservés aux grandeurs sinusoïdales.

Exemple d’application 2-3


𝜋
1. Déterminez l’expression temporelle du courant dont le phaseur est 𝐼 = 5∠ + 2 pour une fréquence de 60 𝐻𝑧.
𝜋
2. Déterminez le phaseur de la tension 𝑣(𝑡) = 18 sin (377𝑡 + 3 ).

Solution de l’exemple d’application 2-3


1. On identifie la valeur efficace qui est de 5 𝐴, avec la fréquence on trouve la pulsation et finalement, l’angle du
courant est la phase à l’origine. Ces analyses donnent le résultat ci-dessous :
𝐼m = 𝐼eff × √2 = 5√2 𝜋
{ ⇒ 𝑖(𝑡) = 5√2 cos (377𝑡 + )
𝜔 = 2𝜋𝑓 = 377 𝑟𝑎𝑑⁄𝑠 2
2. Il faut d’abord transformer le sinus en cosinus ce qui donne alors:
𝜋
Rappel: sin 𝛼 = cos (𝛼 − 2 )
𝜋 𝜋 𝝅
𝑣(𝑡) = 18 sin (377𝑡 + ) = 18 cos (377𝑡 + − )
3 3 𝟐
18 𝜋 18
⇒ 𝑣(𝑡) = ( ) √2 cos (377𝑡 − ) ⇒ 𝑉 = ∠ − 30° = 9√2∠ − 30°
√2 6 √2

Impédances complexes
Définition
L’impédance complexe notée 𝑍 d’un dipôle en régime permanent sinusoïdal est le quotient du phaseur de la tension par
celui du courant.
𝑉 en volts (𝑉)
𝑉
𝑍= {𝐼 en ampères (𝐴) (2.29)
𝐼
𝑍 en ohms (Ω)
En posant :
𝑉 = 𝑉∠𝜃𝑣 𝑉∠𝜃𝑣 𝑉
{ ⇒𝑍= = ∠𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 (2.30)
𝐼 = 𝐼∠𝜃𝑖 𝐼∠𝜃𝑖 𝐼

Remarques
𝑉
𝑍= ∠⏟
𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 = 𝑍∠𝜑 (2.31)

𝐼
𝜑
𝑍

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 12 sur 18


L’impédance est le module de l’impédance complexe. L’angle de l’impédance complexe est

le déphasage de du courant 𝒊 par rapport à la tenson 𝒗.

𝑍 = 𝑍(cos 𝜑 + 𝑗 sin 𝜑) (2.32)

Résistance et réactance d’un dipôle


• La partie réelle de l’impédance complexe est la résistance 𝑹 du dipôle.
𝑉 𝑉
𝑅 = ℛ𝑒 (𝑍) = cos 𝜑 = 𝐹𝑃 (2.33)
𝐼 𝐼
Remarque : le mot résistance désigne malheureusement dans la langue technique française des concepts différents : un
composant électrique, son modèle idéalisé (élément) et la partie réelle d’une impédance. Le contexte permet généralement
de les identifier.
• La partie imaginaire de l’impédance complexe est la réactance 𝑿 du dipôle :
𝐸
𝑋 = ℐ𝑚 (𝑍) = sin 𝜑 (2.34)
𝐼
L’impédance complexe s’écrit alors comme suit :
𝑍 = 𝑅 + 𝑗𝑋 (2.35)
Les équations de transformations sont les suivantes :

𝑅 = 𝑍 cos 𝜑 𝑍 = √𝑅 2 + 𝑋 2
{ ; { 𝑋 (2.36)
𝑋 = 𝑍 sin 𝜑 𝜑 = arctan ( )
𝑅
Les équations peuvent être établies à partir du triangle ci-dessous appelé triangle des impédances.

Dipôle inductif

Z
X>0

phi>0
R
R
phi<0

Z X<0

Dipôle capacitif

Figure 2. 12. Triangle des impédances : cas inductif et cas capacitif

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 13 sur 18


Exemple d’application 2-4
𝑣(𝑡) = 110√2 cos(377𝑡) 𝑉
Pour l’installation de la figure ci-dessous, on donne :{
𝑖(𝑡) = 20√2 cos(377𝑡 + 30°) 𝐴
i(t)

Un ensemble
v(t) de composants
linéaires

Figure 2. 13. Circuit pour l’exemple d’application 3


1. Calculez l’impédance complexe de l’installation.
2. Calculez le facteur de puissance de cette installation.
3. Calculez la résistance et la réactance, de l’installation.
Solution de l’exemple 2-4
𝑣(𝑡) = 110√2 cos(377𝑡) 𝑉
{ ⇒ {𝑉 = 110 ∠0° 𝑉
𝑖(𝑡) = 20√2 cos(377𝑡 + 30°) 𝐴 𝐼 = 20∠30° 𝐴
1. Impédance complexe
𝑉 110 ∠0° 110
𝑍= = = ∠0° − 30° = 5,5∠ − 30° Ω = 4,763 − 2,7𝑗 Ω
𝐼 20∠30° 20
2. Facteur de puissance
De la question précédente, on identifie :
𝜑 = −30° ⇒ cos 𝜑 = 0,86 ⇒ 𝐹𝑃 = 0,86 avance (voir 2.10)
3. Résistance et réactance de l’installation.
Par identification, on aura :
𝑅 = 4,763 Ω
𝑍 = 4,763
⏟ ⏟ 𝑗Ω⇒ {
−2,7
𝑋 = −2,7 Ω
𝑅 𝑋

Impédances équivalentes
La méthode est la même que le calcul de la résistance équivalente.
• L’impédance complexe d’un dipôle constitué par la mise en série de plusieurs impédances est égale à la somme
(complexe) de celles-ci.
Z1 Z2 Z3 Zn

Z=A+jB Z=A+jB Z=A+jB Z=A+jB

B
A

A Zeq B
Z=A+jB

Figure 2. 14. Impédances équivalentes d’une association en série d’impédances

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 14 sur 18


𝑍𝑒𝑞 = ∑ 𝑍𝑖 = 𝑍1 + 𝑍2 + 𝑍3 + ⋯ + 𝑍𝑛 (2.37)
𝑖

• L’impédance complexe d’un dipôle constitué par la mise en parallèle de plusieurs impédances est égale à la
l’inverse de la somme des inverses de celles-ci.
A A

Zn Z1 Z2 Z3
Zeq
Z=A+jB

Z=A+jB

Z=A+jB

Z=A+jB

Z=A+jB
B B

Figure 2. 15. Impédances équivalentes d’une association en parallèle d’impédances


−1
−1
1 1 1 1 1
𝑍𝑒𝑞 = (∑ ) =( + + + ⋯+ ) (2.38)
𝑖
𝑍𝑖 𝑍1 𝑍2 𝑍3 𝑍𝑛

Dans le cas particulier de deux impédances seulement en parallèle, on aura :


𝑍1 . 𝑍2
𝑍𝑒𝑞 = (2.39)
𝑍1 + 𝑍2
Exemple d’application 2-5
Calculez pour le circuit ci-dessous, la résistance et la réactance, équivalente pour une fréquence de 60 𝐻𝑧.
R L

10Ω 15mH
A C B

340µF
Figure 2. 16. Figure pour l’exemple d’application 4
Solution de l’exemple 2-5
𝑋𝐿 = 𝐿𝜔 = 15 × 10−3 × 377 = 5,655 Ω
𝑓 = 60 𝐻𝑧 ⇒ 𝜔 = 377 rad⁄s ⇒ { 1 1
𝑋𝐶 = − =− = −7,8 Ω
𝐶𝜔 340 × 10−6 × 377
• Les composants L et R sont en série et cet ensemble peut être remplacé par une impédance équivalente 𝑍𝑒𝑞1
définie comme suit :
𝑍𝑒𝑞1 = 𝑍𝑅 + 𝑍𝐿 = 𝑅 + 𝑗𝑋𝐿 = 10 + 𝑗5,655 Ω = 11,5∠29,5° Ω

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 15 sur 18


• L’impédance complexe du condensateur est définie par :
𝑍𝐶 = 𝑗𝑋𝐶 = −𝑗7.8 Ω = 7.8∠ − 90° Ω
• 𝑍𝑒𝑞1 et 𝑍𝐶 sont en parallèle, ainsi en utilisant l’équation (1.49), on obtient :

𝑍𝑒𝑞1 × 𝑍𝐶 (11,5∠29,5°)(7,8∠ − 90°) 89,7∠ − 60,5° 89.7∠ − 60.5°


𝑍𝑒𝑞 = = = = = 8.77∠ − 48.394° Ω
𝑍𝑒𝑞1 + 𝑍𝐶 (10 + 𝑗5,655) − 𝑗7,8 10 − 𝑗2.145 10.227∠ − 12.106°
Ainsi :
𝑅 = 5.823 Ω
𝑍𝑒𝑞 = 8,77∠ − 48,394° Ω = 5,823 − 𝑗6,557 Ω ⇒ {
𝑋 = −6.557 Ω
Impédances complexes des composants passifs R, L et C
Impédance complexe d’une résistance pure

𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) 𝑉 = 𝑉∠𝜃𝑣 𝑉 𝑉∠𝜃𝑒


{ 𝑣(𝑡) 𝑉 ⇒{ 𝑉 ⇒ 𝑍𝑅 = = ⇒ 𝑍𝑅 = 𝑅∠0° = 𝑅 (2.40)
𝑖𝑅 (𝑡) = = √2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) 𝐼𝑅 = ∠𝜃𝑣 𝐼𝑅 𝑉
𝑅 𝑅 𝑅 ∠𝜃𝑒
𝑅
Impédance complexe d’une inductance pure

𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )


{ 1 𝑉 𝜋
𝑖𝐿 (𝑡) = ∫ 𝑣(𝑢)𝑑𝑢 = √2 cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 − )
𝐿 𝐿𝜔 2

𝑉 = 𝑉∠𝜃𝑣 𝑉∠𝜃𝑣 𝜋
⇒{ 𝑉 𝜋 ⇒ 𝑍𝐿 = 𝑉 ⇒ 𝑍𝐿 = 𝐿𝜔∠ = 𝑗𝐿𝜔 = 𝐽𝑋𝐿 ; 𝑋𝐿 = 𝐿𝜔 (2.41)
𝐼𝐿 = ∠𝜃 𝑣 − 𝜋 2
∠𝜃 −
𝐿𝜔 2 𝐿𝜔 𝑣 2

Impédance complexe d’un condensateur pur


𝑣(𝑡) = 𝑉√2 cos(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 )
{ 𝑑𝑣(𝑡) 𝜋
𝑖𝐶 (𝑡) = 𝐶 = 𝐶𝜔𝑉√2 cos (𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + )
𝑑𝑡 2
𝑉 = 𝑉∠𝜃𝑣 𝑉∠𝜃𝑣 1 𝜋 −𝑗
⇒{ 𝜋 ⇒ 𝑍𝐶 = 𝜋 ⇒ 𝑍𝐶 = ∠− = = 𝑗𝑋𝐶 ; 𝑋𝐶 = − 1⁄𝐶𝜔 (2.42)
𝐼𝐶 = 𝐶𝜔𝐸∠𝜃𝑣 + 𝐶𝜔𝑉∠𝜃𝑣 + 𝐶𝜔 2 𝐶𝜔
2 2
Remarque : la réactance d’une charge inductive est positive tandis que la réactance d’une charge capacitive est
négative.

Quelques points importants sur l’impédance complexe


Nature d’un dipôle
De façon générale, on aura pour un dipôle linéaire quelconque :
𝑍 = 𝑅 + 𝑗𝑋 (2.43)
▪ 𝑅 résistance du dipôle
▪ 𝑋 réactance du dipôle
On distinguera alors les cas suivants :

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 16 sur 18


▪ Dipôle résistif si 𝑋 = 0.
▪ Dipôle purement capacitif si 𝑅 = 0 et 𝑋 < 0.
▪ Dipôle purement inductif si 𝑅 = 0 et 𝑋 > 0.
▪ Dipôle capacitif si 𝑅 > 0 et 𝑋 < 0.
▪ Dipôle inductif si 𝑅 > 0 et 𝑋 > 0.

Étapes pour déterminer l’expression temporelle du courant dans un circuit


alimenté en CA avec une seule source
Étape 1 : Remplacer chacun des éléments par son impédance complexe. On rappelle que :
𝑍𝑅 = 𝑅 = 𝑅∠0°
{ 𝑍𝐿 = 𝑗𝑋𝐿 = 𝑋𝐿 ∠ + 90° (2.44)
𝑍𝐿 = 𝑗𝑋𝐶 = |𝑋𝐶 |∠ − 90°
Étape 2 : Trouver l’impédance complexe équivalente
𝑛 𝑛 −1
1
𝑍𝑒𝑞 = ∑ 𝑍𝑖 ou 𝑍𝑒𝑞 = (∑ ) (2.45)
𝑖=1
𝑍
𝑖=1 𝑖

Étape 3 : Trouver le phaseur du courant comme suit :


𝑉 𝑉∠0°
𝐼= = = 𝐼∠ − 𝜑 (2.46)
𝑍𝑒𝑞 𝑍𝑒𝑞 ∠𝜑

Note : la tension est prise comme origine des phases dans cette dernière formule.
Étape 4 : Expression temporelle du courant :
𝑖(𝑡) = 𝐼√2 cos(𝜔𝑡 − 𝜑) (2.47)
Courant dans un circuit RLC série
i(t)

v(t) L

Figure 2. 17. Courant dans un circuit RLC série


Pour le circuit de la figure ci-dessus, on a les analyses suivantes :
❑ Impédance totale
𝑋𝐿 + 𝑋𝐶
𝑍tot = 𝑍eq = 𝑍𝑅 + 𝑍𝐿 + 𝑍𝐶 = 𝑅 + 𝑗(𝑋𝐿 + 𝑋𝐶 ) = √𝑅 2 + (𝑋𝐿 + 𝑋𝐶 )2 ∠ arctan ( ) (2.48)
𝑅
❑ Phaseur du courant

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 17 sur 18


𝑉 𝑉∠0° 𝑉 𝑋𝐿 + 𝑋𝐶
𝐼= = ⇒𝐼= ∠0 − arctan ( )
𝑍𝑒𝑞 𝑋𝐿 + 𝑋𝐶 √𝑅 2 + (𝑋𝐿 + 𝑋𝐶 )2 𝑅
√𝑅 2 + (𝑋𝐿 + 𝑋𝐶 )2 ∠ arctan ( 𝑅 )
𝑽 𝑿𝑳 + 𝑿𝑪
⇒ 𝑰= ∠ − 𝐚𝐫𝐜𝐭𝐚𝐧 ( ) (2.49)
√𝑹𝟐 + (𝑿𝑳 + 𝑿𝑪 )𝟐 𝑹

❑ Expression temporelle du courant


𝑽 𝑿𝑳 + 𝑿𝑪
𝒊(𝒕) = √𝟐 𝐜𝐨𝐬 (𝝎𝒕 − 𝐚𝐫𝐜𝐭𝐚𝐧 ( )) (2.50)
√𝑹𝟐 + (𝑿𝑳 + 𝑿𝑪 )𝟐 𝑹

Courant dans un circuit RLC parallèle


i(t)

v(t)
R L
C

Figure 2. 18. Courant totale dans un circuit RLC série


❑ Impédance totale
−1
1 1 1 1 1 1 −1 1 𝑗 𝑗 −1
𝑍𝑒𝑞 = ( + + ) ⇒ 𝑍𝑒𝑞 = ( + + ) ⇒ 𝑍𝑒𝑞 = ( − − ) (2.51)
𝑍𝑅 𝑍𝐿 𝑍𝐶 𝑅 𝑗𝑋𝐿 𝑗𝑋𝐶 𝑅 𝑋𝐿 𝑋𝐶
❑ Phaseur du courant
𝑉 −1 1 𝑗 𝑗 1 1 1
𝐼= = 𝑉 × (𝑍𝑒𝑞 ) = 𝑉 ( − − ) = 𝑉 ( − 𝑗 ( + ))
𝑍𝑒𝑞 𝑅 𝑋𝐿 𝑋𝐶 𝑅 𝑋𝐶 𝑋𝐿

1 1
1 1 1 2 +
𝑋𝐶 𝑋𝐿
⇒ 𝐼 = 𝑉 √ 2 + ( + ) ∠ arctan (− ) (2.52)
𝑅 𝑋𝐶 𝑋𝐿 1
𝑅
( )
❑ Expression temporelle du courant

1 1 1 2 𝑅 𝑅
𝑖(𝑡) = 𝑉 √ 2
+ ( + ) √𝟐 cos (𝝎𝒕 − arctan ( + )) (2.53)
𝑅 𝑋𝐶 𝑋𝐿 𝑋𝐶 𝑋𝐿

Fin du cours 3 ici !


La suite dans les exercices

ELE 1409, HIVER 2025 © Alex Mouapi Page 18 sur 18

Vous aimerez peut-être aussi