Direction Régionale Rabat-Salé-Kénitra
Institut Spécialisé de Technologie Appliquée
Maamoura Kénitra
Filière : Infrastructure Digitale Option Systèmes et
Réseaux
Déploiement d’une Infrastructure Cloud
Privée avec sur un Serveur Ubuntu
Réaliser par Farhati Zakaria
Encadré par : Mme Bouhram Meryem
Année de formation 2024/2025
Groupe IDOSR202
Table des matières
1 Introduction 3
1.1 Contexte et motivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Objectifs du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Environnement matériel et logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Présentation d’OpenStack 4
2.1 Qu’est-ce qu’OpenStack ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Objectifs d’OpenStack . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Architecture générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Cas d’usage dans le monde professionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3 Installation d’OpenStack 6
3.1 Méthode de déploiement : Utilisation de DevStack . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Préparation l’environnement Ubuntu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Installation des composants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.3.1 Modification le fichier de configuration local.conf . . . . . . . . . . . 9
3.3.2 Lancer l’installation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.4 Vérification post-installation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.1 Connexion à Horizon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.2 Test d’authentification en ligne de commande . . . . . . . . . . . . 10
3.4.3 Consultation des services disponibles . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4 Déploiement de l’infrastructure cloud 12
4.1 Création d’un projet et d’un utilisateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.1.1 Création du projet OFPPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.1.2 Création de l’utilisateur Stagiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.1.3 Vérification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.2 Création des réseaux et sous-réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.2.1 Ajout d’un routeur R1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.3 Téléversement d’une image cloud . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.4 Création d’instances Rocky Linux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.4.1 Préparation avant le lancement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.4.2 Création des instances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.4.3 Création via la ligne de commande (CLI) . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.4.4 Vérification du bon fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.5 Limites matérielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
1
5 Conclusion 36
5.1 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
5.2 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
A Commandes utiles pour OpenStack 40
A.1 Commandes utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2
Chapitre 1
Introduction
1.1 Contexte et motivation
Dans un contexte où les solutions de virtualisation et de Cloud Computing de-
viennent essentielles dans les infrastructures IT modernes
OpenStack s’impose comme une plateforme puissante et open source permettant de créer
un cloud privé. Ce projet s’inscrit dans une démarche d’apprentissage pratique de cette
technologie.
1.2 Objectifs du projet
— Installer OpenStack sur un serveur physique sous Ubuntu.
— Créer un projet, un utilisateur et un ensemble de ressources réseau.
— Déployer plusieurs instances à partir d’une image cloud.
— Maîtriser les composants essentiels d’OpenStack.
1.3 Méthodologie
L’approche adoptée est incrémentale :
— Préparation du système
— Installation d’OpenStack
— Configuration d’OpenStack
— Déploiement de ressources (les projets, les utilisateurs, les réseaux et les instances)
— Le test du bon fonctionnement.
1.4 Environnement matériel et logiciel
— OS : Ubuntu 22.04 LTS (J’ai utilisé l’environnement de bureau XFCE)
— RAM : 8 Go
— OpenStack : DevStack
— Images cloud : Rocky Linux 9 Cloud générique (100 % compatible avec Red Hat
Enterprise Linux et CentOS)
3
Chapitre 2
Présentation d’OpenStack
2.1 Qu’est-ce qu’OpenStack ?
Figure 2.1 – Logo OpenStack
OpenStack est une plateforme open source de gestion de cloud computing, initialement
développée par la NASA et Rackspace en 2010. Elle permet de déployer et de gérer une
infrastructure de cloud privé ou public, en fournissant des ressources virtualisées de calcul,
de réseau et de stockage à la demande.
Elle repose sur une architecture modulaire composée de plusieurs services intercon-
nectés, chacun responsable d’une fonction précise, ce qui permet une grande flexibilité et
une scalabilité adaptée aux besoins des entreprises.
2.2 Objectifs d’OpenStack
Les principaux objectifs d’OpenStack sont :
— Fournir une solution de cloud computing gratuite, flexible et extensible.
— Gérer de manière centralisée des ressources virtuelles via une interface web ou des
API RESTful.
— Permettre aux utilisateurs de déployer des machines virtuelles, des réseaux virtuels
et du stockage de manière autonome.
— Offrir une alternative libre aux solutions propriétaires comme VMware vSphere ou
Microsoft Azure Stack.
4
2.3 Architecture générale
Figure 2.2 – Les composents de OpenStack
L’architecture d’OpenStack est constituée de plusieurs services principaux qui commu-
niquent entre eux par API. Les services sont généralement déployés sur différents nœuds
(contrôleur, calcul, réseau) dans les grandes infrastructures, mais peuvent être regroupés
dans une même machine pour des environnements de test ou de formation.
Voici les composants de base :
— Keystone : service d’authentification et de gestion des identités.
— Nova : gestion du cycle de vie des instances de calcul (machines virtuelles).
— Glance : gestion des images disques utilisées pour créer les instances.
— Neutron : gestion des réseaux virtuels et des adresses IP.
— Horizon : tableau de bord web permettant de gérer les ressources.
— Cinder (optionnel) : gestion du stockage en bloc (disques persistants).
— Swift (optionnel) : stockage d’objets pour les fichiers et données non structurées.
Chaque composant peut être installé séparément, et l’architecture est conçue pour
permettre une haute disponibilité, une montée en charge facile, et une administration
modulaire.
2.4 Cas d’usage dans le monde professionnel
OpenStack est largement adopté par les entreprises qui souhaitent déployer leur propre
cloud privé, notamment dans les domaines suivants :
— Centres de données privés pour virtualiser les ressources et les rendre accessibles
à la demande.
— Cloud hybride : OpenStack peut être intégré à d’autres plateformes comme AWS
ou Azure.
— Environnements DevOps : avec ses API, OpenStack est adapté aux déploie-
ments automatisés (CI/CD).
— Laboratoires d’apprentissage : très utilisé pour la formation en cloud compu-
ting.
5
Chapitre 3
Installation d’OpenStack
3.1 Méthode de déploiement : Utilisation de DevStack
DevStack, c’est un outil qui permet d’installer OpenStack facilement sur une seule
machine, surtout pour :
— les environnements de test,
— les démonstrations,
— la formation et l’apprentissage.
3.2 Préparation l’environnement Ubuntu
Figure 3.1 – Les informations de la machine
6
Figure 3.2 – La mise à jour
Figure 3.3 – L’installation de l’outil git
1. Créer un nouvel utilisateur stack ,indique le répertoire personnel de l’utilisateur :
sudo useradd -s /bin/bash -d /opt/stack -m stack
2. Ajouter la permission d’exécution (+x) au répertoire ou fichier situé à /opt/stack :
sudo chmod +x /opt/stack
7
3.3 Installation des composants
Téléchargement du dépôt DevStack, configuration du fichier local.conf, lancement
du script d’installation et observation des logs.
Mais il faut d’ajouter une configuration au fichier /etc/sudoers.d/stack qui permet
à l’utilisateur stack d’exécuter des commandes avec sudo sans être invité à entrer un mot
de passe. et cloner le dépôt DevStack :
echo "stack ALL=(ALL) NOPASSWD: ALL" | sudo tee /etc/sudoers.d/stack
Figure 3.4 – Clonage le dépôt DevStack
Copie le fichier local.conf par la commande :
Utilisant le chemin absolu : cp /opt/stack/devstack/samples/local.conf /opt/stack/devstack/
Pour un chemin relatif : cp devstack/samples/local.conf devstack/
8
3.3.1 Modification le fichier de configuration local.conf
Figure 3.5 – Le fichier de configuration a été modifié
1 [[ local | localrc ]]
2 ADMIN_PASSWORD = admin
3 DATABASE_PASSWORD = admin
4 RABBIT_PASSWORD = admin
5 SERVICE_PASSWORD = admin
6 HOST_IP =192.168.6.123 # @IP DE VOTRE MACHINE
Listing 3.1 – Contenu de local.conf
3.3.2 Lancer l’installation
Voici les étapes finales pour lancer l’installation de la plateforme OpenStack via DevS-
tack :
1. Lancer l’installation :
— verifier votre emplacement par le commande pwd :
/opt/stack/devstack
— Exécuter la commande suivante dans le terminal :
1 ./ stack . sh
2. Surveiller l’installation :
— Observer la sortie de la console.
— Vérifier qu’il n’y a pas de messages d’erreur ou d’échecs.
— L’installation peut prendre plusieurs minutes.
9
Figure 3.6 – L’installation fini
3.4 Vérification post-installation
Après l’installation réussie d’OpenStack avec DevStack, plusieurs vérifications sont
nécessaires pour s’assurer du bon fonctionnement de la plateforme.
3.4.1 Connexion à Horizon
Horizon est l’interface web (WebUI) officielle d’OpenStack. Pour y accéder :
— Ouvrir un navigateur web.
— Se connecter à l’adresse : http://IP_DU_SERVEUR /dashboard
ou http://127.0.0.1 /dashboard.
— Utiliser les identifiants suivants :
— Nom d’utilisateur : admin
— Mot de passe : celui défini dans le fichier local.conf (par exemple admin)
Une fois connecté, on doit accéder au tableau de bord d’OpenStack.
3.4.2 Test d’authentification en ligne de commande
Via le terminal, on peut utiliser la CLI OpenStack pour vérifier l’environnement :
1 source openrc
2 openstack
Listing 3.2 – Vérification de l’authentification CLI
3.4.3 Consultation des services disponibles
Toujours dans la CLI, on peut consulter les services actifs :
10
1 openstack service list
Listing 3.3 – Liste des services actifs
On peut également vérifier les ressources disponibles :
1 openstack project list
2 openstack user list
3 openstack server list
Listing 3.4 – Liste des projets, utilisateurs et instances
Figure 3.7 – La liste des images disponibles
Si tout fonctionne, la plateforme est opérationnelle
11
Chapitre 4
Déploiement de l’infrastructure cloud
4.1 Création d’un projet et d’un utilisateur
Après la mise en place de l’environnement, il est important de créer un
projet personnalisé et d’y associer un utilisateur. Dans notre cas, cela a été
effectué via l’interface Horizon.
4.1.1 Création du projet OFPPT
— Se connecter à Horizon en tant qu’administrateur.
— Naviguer vers Identité > Projets.
Figure 4.1 – Le tableau de bord des projets
— Cliquer sur Créer un projet.
12
— Nom du projet : OFPPT
Figure 4.2 – Création d’un projet OFPPT
— Conserver les options par défaut et valider.
4.1.2 Création de l’utilisateur Stagiaire
— Aller dans Identité > Utilisateurs.
Figure 4.3 – Le tableau de bord des utilisateurs
— Cliquer sur Créer un utilisateur.
— Renseigner les champs suivants :
13
— Nom : Stagiaire
— Mot de passe : [choisi lors de la création, ex: Ofppt@123]
Figure 4.4 – Choisir le nom et le mot de passe
— Projet principal : OFPPT
Figure 4.5 – Choisir le projet
— Valider la création.
14
Figure 4.6 – L’utilisateur a été ajouté
4.1.3 Vérification
L’utilisateur peut désormais se connecter à Horizon avec :
— Nom d’utilisateur : Stagiaire
— Mot de passe : (défini lors de la création)
Il aura accès uniquement au projet OFPPT avec les permissions correspon-
dant au rôle attribué.
Figure 4.7 – Vérifier la connexion à Horizon
15
Figure 4.8 – L’utilisateur Stagiaire a été connecté à Horizon
4.2 Création des réseaux et sous-réseaux
Dans cette étape, trois réseaux virtuels ont été créés, chacun avec son
propre sous-réseau, passerelle et configuration DHCP. Cette opération a été
réalisée via l’interface Horizon.
16
Réseau Blue_Network avec Blue_Subnet
Figure 4.9 – Ajouter un réseau
Figure 4.10 – Ajouter un sous-réseau
— Aller dans Projet > Réseau > Réseaux.
17
— Cliquer sur Créer un réseau.
— Nom du réseau : Blue_Network
— Activer le DHCP : Oui
— Nom du sous-réseau : Blue_Subnet
— Adresse du sous-réseau : 192.168.1.0/24
— Passerelle : 192.168.1.1 (par défaut)
Réseau Red_Network avec Red_Subnet
— Nom du réseau : Red_Network
— Activer le DHCP : Oui
— Nom du sous-réseau : Red_Subnet
— Adresse du sous-réseau : 192.168.2.0/24
— Passerelle : 192.168.2.1 (par défaut)
Réseau Public avec Public_Subnet
— Nom du réseau : Public
— Cochez l’option Réseau externe partagé
— Activer le DHCP : Oui
— Nom du sous-réseau : Public_Subnet
— Adresse du sous-réseau : 172.24.4.224/28
— Passerelle : 172.24.4.225 (première adresse utilisable)
— Allouer une plage d’adresses flottantes si nécessaire (ex. : 172.24.4.226
- 172.24.4.238)
Vérification
Après la création, les réseaux apparaissent dans la liste des réseaux dis-
ponibles. Les sous-réseaux sont configurés avec leurs options DHCP, et les
passerelles permettent la connectivité entre les instances et l’extérieur via le
réseau public.
18
Figure 4.11 – Les réseaux sont ajoutées
4.2.1 Ajout d’un routeur R1
Pour permettre la communication entre les réseaux internes et l’extérieur,
un routeur virtuel nommé R1 a été ajouté et configuré via l’interface Horizon.
— Aller dans Projet > Réseau > Routeurs.
— Cliquer sur Créer un routeur.
— Nom du routeur : R1
— Choisir le réseau externe : Public
— Valider la création.
19
Figure 4.12 – Ajouter un routeur R1
Ajout d’interfaces aux sous-réseaux internes
Une fois le routeur créé :
— Cliquer sur le nom du routeur R1.
— Aller dans l’onglet Interfaces.
Figure 4.13 – L’onglet Interfaces
— Cliquer sur Ajouter une interface.
— Sélectionner le sous-réseau : Blue_Subnet
20
Figure 4.14 – Ajouter un interface
— Valider.
— Répéter la même procédure pour ajouter les sous-réseaux Red_Subnet
et Public.
Figure 4.15 – Les interfaces sont ajoutées
21
Vérification de la connectivité
— Vérifier dans Projet > Réseau > Topologie que le routeur R1 est
bien connecté aux trois réseaux.
Figure 4.16 – Graphe 1
Figure 4.17 – Graphe 2
22
Figure 4.18 – Topologie réseau
Figure 4.19 – La liste des réseaux en mode CLI
23
Figure 4.20 – La liste des sous-réseaux en mode CLI
4.3 Téléversement d’une image cloud
Pour déployer des machines virtuelles sur OpenStack, il est nécessaire
de téléverser une image compatible avec cloud-init, un outil qui permet
la configuration automatique des instances (mot de passe, SSH, hostname,
etc.).
Téléchargement de l’image Rocky Linux
L’image choisie est Rocky Linux, une distribution compatible RHEL,
adaptée aux environnements Cloud. L’image au format QCOW2 a été récu-
pérée depuis le site officiel :
— URL : https://rockylinux.org/download
— Format : QCOW2 (cloud-init ready)
— Exemple de fichier : Rocky-9-GenericCloud-Base.latest.x86_64.qcow2
Téléversement via Horizon
— Aller dans Projet > Calcul > Images.
— Cliquer sur Créer une image.
— Renseigner les champs suivants :
— Nom : RockyLinux
— Format du disque : QCOW2
24
— Type de conteneur : Bare
— Fichier image : sélectionner le fichier local téléchargé
— Architecture : x86_64
— Cliquer sur Créer une image.
Figure 4.21 – La création d’un image
Figure 4.22 – L’image a été crée
Connexion au terminal avec les identifiants du projet et exécution de la
commande suivante (API déjà configurée) :
25
openstack image create "RockyLinux" \
--file Rocky-9-GenericCloud-Base.latest.x86_64.qcow2 \
--disk-format qcow2 \
--container-format bare \
--public
Mais assurer que le fichier image dans le répertoire /opt/stack
Figure 4.23 – L’emplacement de l’image Rocky Linux
26
La configuration de l’Accès par API
Figure 4.24 – Le telechargement le fichier OpenStack RC
Figure 4.25 – L’ajout de fichier RC
Vérification
L’image doit maintenant apparaître dans la liste des images disponibles.
Elle peut être utilisée pour le lancement de nouvelles instances compatibles
cloud-init.
27
Figure 4.26 – Verification en mode CLI
4.4 Création d’instances Rocky Linux
Une fois l’image Rocky Linux téléversée dans OpenStack, des instances
virtuelles ont été créées à partir de celle-ci. L’objectif initial était de déployer
quatre instances (deux par réseau interne), mais en raison de limitations
matérielles, seules trois instances ont été déployées avec succès.
4.4.1 Préparation avant le lancement
Avant la création des instances, les éléments suivants ont été configurés :
— Réseaux virtuels : Blue_Network et Red_Network
— Sous-réseaux associés : Blue_Subnet (192.168.1.0/24) et Red_Subnet
(192.168.2.0/24)
— Routeur R1 connecté aux deux réseaux internes et au réseau Public
— Image : RockyLinux (format QCOW2, cloud-init)
4.4.2 Création des instances
Les instances suivantes ont été créées via l’interface Horizon :
— BLUE1 : connectée à Blue_Network
— BLUE2 : connectée à Blue_Network
— RED1 : connectée à Red_Network
28
Figure 4.27 – Tableau de bord
Figure 4.28 – Creation d’un instance
29
Figure 4.29 – Choisir l’image
Figure 4.30 – Choisir la taille (flavor)
30
Figure 4.31 – Exemple de création d’instance
Paramètres utilisés pour chaque instance
— Image : RockyLinux
— Taille (flavor) : m1.small (selon les ressources disponibles)
— Réseau : sélection du réseau approprié
4.4.3 Création via la ligne de commande (CLI)
En complément de l’interface graphique Horizon, les instances ont égale-
ment été créées en utilisant la CLI OpenStack. Cette méthode permet une
automatisation et un déploiement plus rapide dans un environnement de test.
Cette commande crée l’instance BLUE1 dans le réseau Blue_Network.
1 openstack server create --flavor m1.small \
2 --image ee07b71d-d8e1-49ca-b475-50c13da596dd \
3 --network 33a26a07-85dc-41b4-9b91-7c1da9d56cbc \
4 BLUE1
31
Figure 4.32 – Exemple au mode CLI
De même, cette commande crée l’instance BLUE2 dans le réseau Blue_Network.
2 openstack server create --flavor m1.small \
3 --image ee07b71d-d8e1-49ca-b475-50c13da596dd \
4 --network 33a26a07-85dc-41b4-9b91-7c1da9d56cbc \
5 BLUE2
Voici la commande pour créer l’instance RED1 dans le réseau Red_Network.
2 openstack server create --flavor m1.small \
3 --image ee07b71d-d8e1-49ca-b475-50c13da596dd \
4 --network ae47caa9-d7f1-4133-8352-8a0254fa0e06 \
5 RED1
32
Enfin, cette commande crée l’instance RED2 dans le même réseau Red_Network.
2 openstack server create --flavor m1.small \
3 --image ee07b71d-d8e1-49ca-b475-50c13da596dd \
4 --network ae47caa9-d7f1-4133-8352-8a0254fa0e06 \
5 RED2
Remarques :
— Les UUID de l’image et des réseaux sont spécifiques à l’environnement
OpenStack local.
— Il est possible d’automatiser la création de plusieurs instances avec un
script Bash.
— L’option –key-name peut être ajoutée pour activer l’accès SSH.
4.4.4 Vérification du bon fonctionnement
Figure 4.33 – les instances sont en cours d’exécution
33
Figure 4.34 – Accès à le console
Figure 4.35 – Tester le console
— Test de connectivité entre les instances via ping
— Accès à l’interface Web Horizon pour consulter l’état des instances
34
4.5 Limites matérielles
En raison de la mémoire RAM limitée, le nombre d’instances a été réduit
à trois pour garantir la stabilité du système.
Figure 4.36 – 3 instances seulement pour une consommation moindre
Figure 4.37 – La consumation des ressources
35
Chapitre 5
Conclusion
5.1 Résultats
L’installation d’OpenStack a été réalisée avec succès sur le serveur Ubuntu,
et plusieurs configurations ont été mises en place :
— Réseaux créés :
— Blue_Network (192.168.1.0/24)
— Red_Network (192.168.2.0/24)
— Public_Network (172.24.4.224/28)
— Instances créées :
— BLUE1 et BLUE2 sur Blue_Network
— RED1 sur Red_Network
Figure 5.1 – La topologie final 1
36
Figure 5.2 – La topologie final 2
Figure 5.3 – La topologie final 3
37
— Accès à l’interface web d’OpenStack :
Figure 5.4 – Accès à l’interface Horizon d’OpenStack via un smartphone connecté au
réseau local domestique..
38
— L’interface Horizon d’OpenStack est accessible via un smartphone
en utilisant l’adresse IP privée du serveur.
— Elle permet de gérer à distance les instances, réseaux et volumes
d’OpenStack.
— Cette méthode facilite une gestion mobile et flexible des ressources
sans station de travail dédiée.
Les tests effectués ont démontré que la configuration des réseaux et
des instances a été correcte. Cependant, en raison des limites maté-
rielles du serveur, certaines instances n’ont pas pu être créées, et une
instance supplémentaire sera ajoutée dans une future mise à jour.
5.2 Conclusion
L’installation et la configuration d’OpenStack sur un environne-
ment physique ont permis de mettre en place une infrastructure de
cloud computing complète, avec des instances, des réseaux et des sous-
réseaux. Ce processus a démontré la flexibilité et la puissance d’OpenS-
tack pour la gestion de ressources cloud à grande échelle, tout en offrant
une personnalisation détaillée des composants nécessaires.
À travers l’installation de plusieurs services essentiels tels que la
création d’un projet, la gestion des utilisateurs, ainsi que la mise en
place de réseaux et de sous-réseaux, j’ai pu observer les différentes
étapes critiques de la gestion d’un environnement cloud. L’intégration
des instances, l’importation d’images et la vérification de la connectivité
ont permis de valider le bon fonctionnement de l’infrastructure.
L’expérience acquise tout au long de ce projet m’a permis de ren-
forcer mes compétences pratiques en gestion des infrastructures cloud,
tout en me familiarisant davantage avec les outils et les commandes
OpenStack. De plus, cette démarche m’a donné une vision plus claire
des défis et des opportunités liés à l’administration d’un environnement
cloud privé.
Enfin, ce rapport présente une base solide pour des projets futurs, où
l’extension et la personnalisation d’OpenStack pourront être explorées
pour répondre à des besoins spécifiques de l’entreprise ou de l’organi-
sation. Ce travail met en lumière l’importance de maîtriser les outils de
cloud computing pour offrir des solutions adaptées et évolutives dans
un monde de plus en plus numérique.
39
Annexe A
Commandes utiles pour OpenStack
A.1 Commandes utiles
Dans cette section, nous présentons une liste des commandes OpenS-
tack CLI essentielles utilisées pour la gestion des utilisateurs, des ré-
seaux et des instances.
— Création d’un projet :
openstack project create OFPPT
— Création d’un utilisateur :
openstack user create --project OFPPT --password
,→ stagiaire Stagiaire
— Création de réseaux :
openstack network create Blue_Network
openstack network create Red_Network
openstack network create Public
— Création des sous-réseaux :
openstack subnet create --network Blue_Network
,→ --subnet-range 192.168.1.0/24 Blue_Subnet
openstack subnet create --network Red_Network
,→ --subnet-range 192.168.2.0/24 Red_Subnet
openstack subnet create --network Public
,→ --subnet-range 172.24.4.224/28 Public_Subnet
40
— Création d’instances :
openstack server create --flavor m1.small
,→ --image rocky-linux-image-id --network
,→ Blue_Network BLUE1
openstack server create --flavor m1.small
,→ --image rocky-linux-image-id --network
,→ Red_Network RED1
— Création d’instances - La syntaxe generale :
openstack server create \
--flavor <flavor_id_or_name> \
--image <image_id_or_name> \
--network <network_id_or_name> \
<server_name>
— Vérification des ressources :
openstack server list
openstack network list
openstack subnet list
openstack image list
41