ISTA TINGHIR
Technicien spécialisé en génie civil
PROJET DE FIN FORMATION (PFF)
Réalisé par :
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Année : 2024/2025
REMERCIEMENTS
Au terme de ce Projet de Fin d'Études sur la construction d'un barrage à
Afanour, nous tenons à exprimer notre vive reconnaissance envers tous ceux
qui ont contribué à sa réalisation.
Nos remerciements les plus chaleureux vont à notre encadrant, Monsieur
Mustafa BELGHANDOUR, pour sa disponibilité, ses précieux conseils et son
soutien indéfectible. Sa rigueur scientifique et ses orientations judicieuses ont
été essentielles à l'aboutissement de cette étude.
Nous remercions vivement les membres du jury pour leur temps et leurs
remarques constructives qui enrichiront notre travail.
Notre reconnaissance s'adresse également à l'équipe pédagogique de l'ISTA
Tinghir pour la qualité de la formation dispensée qui nous a permis d'acquérir
les compétences nécessaires à la réalisation de ce projet.
Enfin, un merci particulier à nos familles, amis et camarades qui nous ont
soutenus et encouragés tout au long de ce parcours académique. Tels les
affluents d'un oued qui se rejoignent pour former un courant puissant, vos
contributions diverses ont convergé pour donner vie à ce projet qui, nous
l'espérons, participera au développement durable de la région d'Afanour.
À tous, nous exprimons notre profonde gratitude.
Résumé
La présente étude porte sur l'implantation d'un barrage dans le village d'Afanour,
relevant administrativement de la ville de Tinghir au Maroc. Cette région se caractérise
par une prédominance de la culture du palmier dattier, les oasis constituant la majorité
des surfaces agricoles exploitées. Face à l'expansion des projets agricoles au-delà des
oasis traditionnelles, les besoins en eau d'irrigation connaissent une augmentation
significative.
Le projet agricole de la nouvelle oasis d'Afanour, d'une superficie de 100 hectares
divisée en 2000 parcelles, s'approvisionne actuellement en eau principalement à partir
de la nappe profonde du Crétacé, avec un prélèvement annuel de 94 000 m³.
Notre méthodologie s'est appuyée sur l'utilisation des systèmes d'information
géographique, particulièrement le logiciel ArcGis, pour l'analyse des images satellitaires
du sous-bassin étudié. Cette approche a permis d'extraire les paramètres essentiels tels
que la surface, le périmètre, le nombre d'affluents de l'oued Afanour et leurs longueurs
respectives, ainsi que le volume potentiel du futur barrage. Ces données ont facilité la
délimitation précise du sous-bassin et le calcul de ses caractéristiques
morphométriques, morphologiques et topographiques.
Le sous-bassin versant d'Afanour se situe à une altitude variante entre 1400 et 2300
mètres et couvre une superficie de 7 km². Son périmètre de 11,9 km révèle une forme
allongée avec un relief peu accentué. L'étude hypsométrique indique un sous-bassin en
équilibre hydrologique caractérisé par un ruissellement lent. Les formations géologiques
prédominantes sont composées de terrains calcaires et d'alluvions.
Ce projet de barrage sur l'oued Afanour, d'une superficie de 0,56 km² et d'une capacité
de 8 millions de m³, vise à réduire la pression exercée sur les eaux souterraines pour
l'irrigation, à atténuer les risques d'inondation et à favoriser la recharge des nappes
phréatiques. L'analyse géologique du site confirme des conditions favorables à
l'édification de cet ouvrage hydraulique.
Mots clés :
Abstract
This study focuses on the construction of a dam in Afanour village, administratively part of
Tinghir city in Morocco. The region is characterized by date palm cultivation, with oases
constituting the majority of agricultural land. As agricultural projects expand beyond
traditional oases, irrigation water demands are increasing significantly.
The new Afanour oasis project covers 100 hectares divided into 2000 plots, currently drawing
94,000 m³ annually from the deep Cretaceous aquifer.
Our methodology relied on geographic information systems, particularly ArcGis software, to
analyze satellite imagery of the studied sub-basin. This approach enabled us to extract
essential parameters such as area, perimeter, number of tributaries of the Afanour wadi and
their respective lengths, as well as the potential volume of the future dam. These data
facilitated precise delineation of the sub-basin and calculation of its morphometric,
morphological, and topographic characteristics.
The Afanour watershed is situated at an altitude ranging between 1400 and 2300 meters and
covers an area of 7 km². Its perimeter of 11.9 km reveals an elongated shape with mild relief.
Hypsometric analysis indicates a hydrologically balanced sub-basin characterized by slow
runoff. The predominant geological formations consist of limestone terrain and alluvial
deposits.
This dam project on the Afanour wadi, with an area of 0.56 km² and a capacity of 8 million
m³, aims to reduce pressure on groundwater for irrigation, mitigate flood risks, and promote
groundwater recharge. Geological analysis confirms favorable conditions for the construction
of this hydraulic structure.
Keywords:
Sommaire
APS (Avant-Projet Sommaire)
L'APS correspond aux analyses préliminaires permettant de définir la faisabilité et les grandes
lignes du projet. Il est principalement couvert par les sections suivantes :
1. Introduction
Identification du contexte et de la problématique
Définition des objectifs du projet
Présentation de la méthodologie adoptée
2. Généralités sur les barrages
Étude des types de barrages, de leurs rôles et de leurs composants
3. Étude du site de construction
1. Localisation géographique
2. Analyse géologique et géotechnique préliminaire
3. Conditions hydrologiques et climatiques
4. Etudes hydrologiques (débits)
5. Le volume de retenue de barrages (volume d’eau)
4. Conception du barrage
Choix du type de barrage basé sur des critères techniques et économiques
Première étude des matériaux possibles
Prévision des impacts environnementaux
APD (Avant-Projet Détaillé)
1. Étude de cas
L'APD affine et approfondit les études de l’APS pour finaliser la conception du barrage. Il
correspond à :
2. Conception du barrage (approfondissement)
Calculs de dimensionnement et la stabilité.
Étude des matériaux de construction.
3. Méthodologie de construction
Planification des étapes de construction.
4. Entretien et exploitation
Définition d’un plan de surveillance et de maintenance du barrage.
Gestion des situations de crise.
1. Introduction
1.1. Contexte et problématique
L’eau est une ressource indispensable à la vie et constitue la base de toutes les
activités vitales des organismes vivants sur terre. Elle joue également un rôle central dans le
développement économique, social et environnemental des sociétés humaines. En raison de
son importance, il devient essentiel d’adopter une gestion intégrée, aussi bien qualitative que
quantitative, des ressources en eau, qu’elles soient souterraines ou superficielles.
Le Maroc, conscient de cette réalité, a mis en place une politique ambitieuse de
gestion et de valorisation des ressources en eau. Cependant, cette ressource vitale fait face à
une pression croissante due, d’une part, aux effets du changement climatique, qui se
traduisent par une diminution des précipitations et une répartition irrégulière, et, d’autre part,
à l’augmentation des besoins en eau causée par la croissance démographique et le
développement agricole. Cette problématique est encore plus aiguë dans les régions où les
précipitations sont rares et irrégulières, comme dans le Sud-Est marocain, qui constitue notre
zone d’étude.
Dans cette région au climat aride, l'accumulation et la gestion des eaux de pluie et
des cours d’eau, à travers la construction de grands barrages et de barrages de rétention,
représentent une solution efficace pour répondre aux besoins en eau. Ces infrastructures
hydrauliques jouent un rôle fondamental pour garantir une consommation régulière et une
exploitation optimale des ressources en eau. La région Sud-Est, notamment, a bénéficié de
cette politique grâce à des conditions favorables telles que la topographie, la géologie et
l’importance des activités agricoles qui nécessitent une gestion durable des ressources
hydriques.
Problématique :
Le Maroc est confronté à plusieurs défis liés à l’eau, notamment les effets du
changement climatique, qui se manifestent par des températures élevées inhabituelles, des
périodes de sécheresse prolongées et une répartition inégale des précipitations. Ces
phénomènes aggravent la vulnérabilité des ressources en eau, en particulier dans les zones
arides.
Par ailleurs, le développement continu du secteur agricole, moteur de l’économie
nationale, entraîne une augmentation significative de la demande en eau, notamment pour
l’irrigation. Cela pose un sérieux problème de surexploitation des eaux souterraines, qui sont
déjà en diminution dans certaines régions.
Dans le Sud-Est marocain, et plus particulièrement dans la région de Tinghir,
l’agriculture constitue une activité économique principale. Cette agriculture repose sur des
cultures telles que le palmier dattier, les oliviers, les légumineuses, le maraîchage et les
plantes fourragères, qui nécessitent des apports en eau importants. Face à la pression
croissante sur les ressources hydriques souterraines, il devient impératif de mettre en place
des infrastructures hydrauliques, comme les barrages de rétention, pour atténuer cette pression
et répondre durablement aux besoins en eau d’irrigation et de consommation.
1.2. Objectifs du projet
Ce projet vise à analyser l’impact des barrages de rétention sur le développement
des activités agricoles dans la région de Tinghir. En particulier, il s’agit d’évaluer leur
contribution à une gestion durable des ressources en eau et à la dynamisation de l’économie
locale, tout en prenant en compte les dimensions socio-économiques et environnementales.
Questions de recherche
À travers cette étude, nous chercherons à répondre aux interrogations suivantes :
1. Quel est l’intérêt des barrages collinaires sur le plan agricole et hydraulique, et
comment participent-ils à la gestion des ressources en eau dans un contexte aride ?
2. Quels sont les effets socio-économiques associés à la construction de ces
infrastructures, notamment pour les agriculteurs locaux et les communautés
environnantes ?
3. Quel rôle jouent les barrages collinaires dans la région d’Afanour, en particulier
en termes de recharge des nappes phréatiques et de régulation des flux hydriques ?
4. Comment ces infrastructures peuvent-elles contribuer au succès des petits projets
agricoles, en améliorant la disponibilité et l’accessibilité de l’eau ?
5. De quelle manière les barrages collinaires peuvent-ils aider à optimiser la
consommation d’eau dans un contexte marqué par la rareté croissante des ressources
hydriques et les défis du changement climatique ?
1.3 Méthodologie adoptée
Pour mener à bien ce projet, une méthodologie en plusieurs étapes sera mise en place afin de
recueillir, analyser et interpréter les données pertinentes liées à l'impact des barrages
collinaires dans la région de Tinghir, en particulier autour de la nouvelle oasis d’Afanour. Les
principales étapes de la méthodologie sont les suivantes :
1. Analyse des données hydrologiques :
o Nous commencerons par analyser les données disponibles concernant les
apports en eau du bassin Gheris, notamment les apports de surface provenant des hauts reliefs
(Haut Atlas et Jebel Saghro) et les débits du système hydrographique. Cette analyse permettra
de mieux comprendre les variations saisonnières des apports en eau et d'évaluer la nécessité
d’un barrage pour stocker l’eau pendant les périodes de crue et de faible débit. Les données
sur les débits maximums et minimums, ainsi que sur la répartition des précipitations, seront
utilisées pour modéliser la gestion des ressources en eau dans la région.
2. Étude de la perméabilité et des nappes souterraines :
o Une analyse géologique et hydrogéologique de la région d'Afanour sera
réalisée en utilisant les données sur la perméabilité des formations géologiques (calcaire du
Jurassique et marnes de Crétacé). Cette étude permettra de déterminer le rôle des barrages
collinaires dans la recharge des nappes phréatiques, notamment la nappe du Cénomanien et du
Turonien, ainsi que l'impact de ces barrages sur la gestion durable de la ressource en eau
souterraine.
3. Étude de cas : L’oasis d’Afanour :
o Une étude de cas sera réalisée sur la nouvelle oasis d'Afanour, un projet de
développement agricole basé sur l’irrigation par puits. Cette étude comprendra une analyse
des pratiques agricoles et des besoins en eau pour l’irrigation des palmiers dattiers. Nous
analyserons également les impacts de l’irrigation sur la nappe aphréatique du Crétacé, en
tenant compte des données sur la consommation d'eau (94 900 m³/an) et des conséquences de
la surexploitation de cette nappe.
4. Enquête et entretiens avec les acteurs locaux :
o Des entretiens avec les responsables du projet, les agriculteurs locaux et les
acteurs impliqués dans la gestion des ressources en eau seront menés. L’objectif est de
recueillir des informations qualitatives sur les défis rencontrés par les exploitants agricoles,
les avantages perçus des barrages collinaires, et les solutions envisagées pour assurer la
durabilité des ressources en eau dans le contexte de sécheresse récurrente.
5. Modélisation hydrologique et recommandations :
o À partir des données recueillies, une modélisation hydrologique sera effectuée
pour simuler les flux d’eau dans la région avant et après la construction des barrages
collinaires. Les résultats serviront à formuler des recommandations pour améliorer la gestion
de l’eau, optimiser l’irrigation et garantir la durabilité des ressources en eau dans la région.
2. Généralités sur les barrages
Les barrages et les critères de choix dans le contexte marocain
I. Introduction
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, tant par leurs
dimensions parfois exceptionnelles que par leur utilité sociale. Ils sont notamment
indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à
la production d'énergie, à la protection contre les inondations et crues ainsi qu'à la navigation
et au développement touristique (Le Delliou, 2007).
Un barrage est un « ouvrage artificiel coupant le lit d'un cours d'eau et servant soit à en
assurer la régulation, soit à pourvoir à l'alimentation en eau des villes ou à l'irrigation des
cultures, ou bien à produire de l'énergie » et une digue est un « ouvrage destiné à contenir les
eaux, à élever leur niveau ou à guider leur cours » (Christian, 2007). Il n'existe pas de
conception type des barrages. Chaque site met en évidence un certain nombre de critères
topographiques, géologiques, géotechniques, hydrologiques, etc. Ces critères font que la
conception de chaque barrage est totalement singulière. Ces différentes conceptions
s'articulent autour de trois fondements :
Critères techniques,
Critères économiques,
Et critères sécuritaires.
II. Les différents types de barrages
La forme de la vallée, la nature du sol, les matériaux à disposition sur le site déterminent le
type de barrage. Les barrages sont construits en béton ou en maçonnerie ; les digues (ou
barrages en remblai) sont en terre ou en enrochement. Il existe deux grandes catégories de
barrages :
Les barrages en béton ou en maçonnerie.
Les barrages en remblai
II.1. Barrages en béton
Les barrages en béton sont généralement érigés sur des fondations rocheuses, de vallée large
et de module de déformation élevé. Parmi les barrages en béton ou en maçonnerie, on trouve
principalement 3 catégories :
Les barrages poids ;
Les barrages voûtes ;
Les barrages à contreforts.
Figure II.1: Classification des barrages en béton.
II.2. Barrages en remblai
Les barrages en remblais appelés aussi les digues sont des barrages construits en matériaux
granulaires meubles trouvés au voisinage de l'ouvrage, ils sont classés en 2 catégories :
Barrages en terre : construits avec un matériau du sol naturel prélevé présent au
voisinage du site.
Barrages en enrochement : le matériau est apporté des carrières concassées.
Figure II.2: Schéma simplifié des barrages en remblai.
II.3. Les barrages mobiles
Les barrages mobiles sont des barrages-poids construits dans les parties aval des rivières où
les formes aplaties des lits majeurs et l'importance des crues imposent la présence de vannes
de très grandes dimensions et des dispositions spécifiques pour lutter contre les affouillements
(Le Delliou, 2008).
III. Matériaux de construction
On distingue deux types fondamentaux de matériaux :
Barrages rigides : en béton conventionnel vibré (BCV) ou en béton compacté au
rouleau (BCR), ou en maçonneries,
Barrages souples : en terre étanche ou en enrochement avec une résistance au
cisaillement acceptable.
IV. Choix du site et du type de barrage
Plusieurs éléments sont importants dans le choix d'un site de construction et le choix du profil
des barrages :
Les conditions topographiques
Morphologie de la vallée considérée
Données géologiques et géotechniques
Données sismologiques
Les conditions climatiques
Crues et ouvrages hydrauliques
Critères économiques
IV.1. Conditions topographiques
Elles constituent le support essentiel du travail du géologue qui doit toujours situer plus ou
moins précisément les observations qu'il réalise. Selon le degré d'avancement des études et
l'importance des problèmes, on peut distinguer la topographie simplifiée au nivellement des
premiers sondages réalisés sans attendre les levés détaillés. Et aussi la topographie régulière
qui nécessite la réalisation de plans topographiques précis s'appuyant sur des levés de la zone
d'implantation du barrage (Bakroune, 2011).
IV.2. Morphologie de la vallée considérée
Tout barrage est nécessairement lié à son environnement. La morphologie de la vallée joue un
rôle important dans le choix du site du barrage et du type d'ouvrage le mieux adapté.
L'emplacement idéal et le plus économique est celui d'un site étroit, précédé à l'amont par un
élargissement de la vallée, à condition que les appuis des barrages soient sains.
Le type de vallée est défini selon son élancement :
λ = Lc/H
Avec :
λ : l'élancement de la vallée.
Lc : Largeur de la vallée.
H : la hauteur de la vallée.
On distingue les deux types de vallées principales représentées sur la figure IV.1.
Figure IV.1: Caractérisation de la forme de la vallée pour l'élancement λ (Rouissat, 2013).
Le tableau IV.1 résume les différentes configurations des vallées et le choix du profil du
barrage correspondant.
Tableau IV.1: Configuration des vallées pour le choix du type du barrage (Rouissat,
2013).
Type de
Topographie Considération
vallée
- Le barrage voûte s'impose si la géologie et
Vallée l'intégration des ouvrages annexes le permettent. <br>-
encaissée Si la largeur est presque constante sur toute la hauteur,
avec flancs un barrage voûte cylindrique peut être envisagé. <br>-
verticaux Si les crues sont importantes, un barrage poids
permettra d'intégrer l'évacuateur des crues.
- Le barrage voûte peut être envisagé si la géologie et
l'intégration des ouvrages annexes le permettent. <br>-
λ<5-6 et courbes de niveau du rocher d'appui doivent
être parallèles. <br>- Le barrage poids et le barrage en
Vallée étroite
enrochement à masque amont sont envisageables.
en V
<br>- Le barrage en enrochement à noyau central est
proscrit du fait de la pente importante des flancs
(tassement différentiel et risque de fissuration du
noyau).
- Le barrage voûte peut être envisagé si la géologie et
l'intégration des ouvrages annexes le permettent. <br>-
λ<4 ou 5 et courbes de niveau du rocher d'appui
doivent être parallèles. <br>- Le barrage poids et le
Vallée étroite
barrage en enrochement à masque amont sont
en U
envisageables. <br>- Le barrage en enrochement à
noyau central est proscrit du fait de la pente
importante des flancs (tassement différentiel et risque
de fissuration du noyau).
- λ très important éliminant le barrage voûte.<br>-
Tous les autres types de barrages peuvent être
Vallée large
envisageables sous conditions que les autres critères
soient vérifiés.
IV.3. Données géologiques et géotechniques
La constitution même d'une retenue d'eau requiert du massif dans lequel elle est située des
propriétés minimales en matière d'étanchéité naturelle. Il serait en effet très coûteux de
généraliser l'étanchement artificiel à tout le fond du bassin, et de telles réalisations sont
exceptionnelles.
Par ailleurs, chaque type de barrage requiert des propriétés mécaniques minimales spécifiques
en matière de déformabilité et de résistance des appuis, lorsque ceux-ci sont soumis :
Aux forces appliquées directement par le barrage,
Aux forces internes induites par la percolation de l'eau au sein de la fondation
(Carrière, 1994).
On classe les fondations selon la qualité du rocher (Module de déformation) qui oriente, à
priori, le profil type des barrages :
Tableau IV.2: Choix du type du barrage en fonction de la géologie de la vallée (Rouissat,
2013).
Type du Rocher Module d'élasticité E (MPa) Considération
Bonne Qualité > 8 000 Tous types de barrages sont possibles.
Moyenne Qualité 4 000 à 8 000 Tous types de barrages sauf barrage voûte.
Mauvaise Qualité < 4 000 Barrage en remblais.
IV.4. Matériaux disponibles
Le choix de site de barrage nécessite l'utilisation des grandes quantités de matériaux. Le coût
du barrage dépend fortement du prélèvement, du transport, et de la mise en place des
matériaux.
Les zones d'emprunt doivent être à proximité immédiate du site et de quantité nécessaire, et
les frais de traitement des matériaux doivent être optimisés (concassage, lavage, et sélection).
La disponibilité sur le site ou à proximité de matériaux utilisables pour la construction d'un
barrage a une incidence prépondérante sur le choix du type de barrage :
Sol utilisable en remblai,
Enrochement pour remblai ou protection de talus (rip-rap),
Agrégats à béton (matériaux alluvionnaires, ou concassés),
Liant (ciment, cendres volantes) (Degoutte, 2002).
Dans la région de Todgha, les investigations ont identifié plusieurs sources de matériaux :
Dépôts alluvionnaires de l'oued Todgha (sables et graviers) à moins de 3 km du site
Carrière de calcaire à 15 km au nord-est pouvant fournir des enrochements de qualité
Dépôts argileux à 6 km à l'ouest pouvant servir pour un noyau imperméable
Station de production de béton à Tinghir (25 km) capable de fournir les liants
nécessaires
Cette disponibilité locale de matériaux variés offre une flexibilité considérable pour le choix
du type de barrage.
IV.5. Risque sismique
L'étude sur une base du comportement dynamique du barrage sous l'effet d'une charge
sismique fait apparaître principalement deux niveaux de séismes à prendre en compte :
MCE (maximum credible earthquake) correspondant au séisme maximal qui peut être
envisagé sur un site,
DBE (design basis earthquake) est un niveau de séisme pour lequel on souhaite
protéger l'ouvrage de manière que son utilisation ne soit pas compromise.
Le séisme de référence est généralement défini par les paramètres macrosismiques suivants :
Intensité épicentrale, profondeur focale, distance épicentrale, sismicité induite par le site
(Bakroune, 2011).
IV.6. Conditions climatiques
Les conditions climatiques influent de manière prépondérante sur les conditions d'exécution
de l'ouvrage et par-là le délai d'exécution, notamment dans le cas des barrages en terre, et
influe aussi sur la durabilité de l'ouvrage (barrage en béton). À titre d'exemple : la différence
de température du parement amont en contact avec l'eau qui est froide, et la partie supérieure
qui est exposée au rayonnement solaire fait apparaître des gradients thermiques importants
pouvant conduire à la fissuration du béton. Aussi, et pour des raisons liées au compactage des
sols fins, les conditions de pluviométrie peuvent induire des conséquences sur la réalisation
(Schleis et Pougatsch, 2011).
IV.7. Crues et ouvrages hydrauliques
Le coût des ouvrages d'évacuation des crues dépend des caractéristiques hydrologiques du
bassin versant. Dans le cas des bassins versants étendus et de crue prévisible sévère, il peut
être intéressant de combiner évacuateur de crue et barrage dans un ouvrage en béton
déversant.
Lorsqu'une galerie est requise pour assurer la dérivation provisoire du cours d'eau durant les
travaux, cette galerie peut être avantageusement intégrée aux ouvrages d'évacuation des crues,
moyennant si besoin, une légère augmentation de sa section (Bakroune, 2011).
IV.8. Critères économiques
Dans plusieurs cas, les considérations précédentes auront permis de retenir plusieurs types de
barrage. Par exemple, des fondations rocheuses, la présence de matériaux meubles proches du
site, un débit de crue important, conduiront à mettre en balance un barrage en BCR et un
barrage en terre équipé d'un évacuateur de crue coûteux. Il convient alors de poursuivre les
études pour les deux types d'ouvrages, en veillant à affiner les estimations de coût au fur et à
mesure de la progression des études. Dès que l'un des types de barrages paraît
significativement plus économique, il est préférable de ne pas s'entêter sur l'autre option
(Degoutte, 2002).
V. Avantages et inconvénients des différents types de barrages
Le tableau V.1 énumère les avantages et particularités essentielles des différents types des
barrages.
Tableau V.1: Avantages et inconvénients de divers types de barrages (EPFL, 2006)
Type de
Avantages Inconvénients
barrage
- Faible contrainte dans le béton.<br>-
Faible contrainte transmise au - Volume d'excavation important.<br>- Volume de
rocher.<br>- Les variations de béton important.<br>- Refroidissement artificiel
Barrage
températures ne produisent que des nécessaire lors de la prise du béton.<br>- Sous-
poids
contraintes faibles.<br>- Gradient des pressions importantes sous la fondation.<br>-
(gravité)
sous-pressions sous la fondation Sensibilité aux tassements.<br>- Sensibilité aux
faible.<br>- Évacuateur de crue peut séismes.
facilement être intégré.
Type de
Avantages Inconvénients
barrage
- Les contraintes transmises par la
- Très susceptible au séisme. La résistance à
fondation au rocher sont
l'accélération latérale est presque non
moyennes.<br>- Les sous-pressions au
existante.<br>- La fouille est importante.<br>- Le
Barrage à niveau de la fondation sont
gradient des sous-pressions au niveau de la
contreforts faibles.<br>- Le volume du béton est
fondation est localement très élevé.<br>- Les
faible.<br>- L'échauffement du béton
contraintes dues au gradient de température peuvent
est faible.<br>- Les risques de
devenir importantes à la tête du contrefort.
tassements sont moyens.
- Le volume du béton est faible.<br>- - Les contraintes sont importantes dans le béton et
La fouille est assez petite.<br>- La dans le rocher.<br>- Les forces sont transmises
Barrage à résistance au séisme est haute.<br>- obliquement dans les appuis.<br>- Le gradient des
voûtes Les sous-pressions au niveau de la sous-pressions au niveau de la fondation est très
fondation sont faibles (la surface de la grand.<br>- Les sous-pressions dans les fissures du
fondation est petite). rocher peuvent provoquer des glissements d'appuis.
- Faible dosage en ciment. Teneur en - Requiert des fondations sur rocher.<br>- Mise en
eau réduite.<br>- Surface de coffrage place de compactage identique aux barrages en
Barrage en restreint.<br>- Emprise réduite par remblais.<br>- Limitation des percolations par la
béton rapport au barrage poids.<br>- Mise en mise en place d'un revêtement du parement
compacté au place sur grande surface par couches amont.<br>- Pas de système de refroidissement
rouleau minces.<br>- Faible coût de artificiel du béton.<br>- Bonne résistance en cas de
(BCR) construction.<br>- Délais de réalisation séisme, de submersion.<br>- Possibilité d'incorporer
réduits.<br>- Problèmes liés à la un évacuateur de crue de surface, des galeries de
température écartés. contrôle.
- Le corps du barrage est très flexible et
adaptable aux conditions du
terrain.<br>- Peu susceptible aux
tassements et aux séismes.<br>- Petite - Mise en place de grands volumes de
Barrage en
à moyenne fouille.<br>- La digue n'est matériaux.<br>- Le remblai du noyau en argile est
remblai à
pas forcément fondée sur un rocher influencé par les conditions atmosphériques (climat,
noyau central
sain.<br>- La compression du sol est pluie).
faible.<br>- Le gradient des sous-
pressions au niveau de la fondation ou
du noyau est faible.
- Corps du barrage est très flexible et
adaptable aux conditions du
terrain.<br>- Les tassements limités
sont tolérables.<br>- Pas très
Barrages en susceptible au séisme.<br>- Au-dessous
- Mise en place de grands volumes de
remblai à du masque, un système de drainage
matériaux.<br>- Le gradient est très élevé près de la
masque performant est nécessaire à cause de la
connexion entre le masque et le rocher (plinthe).
amont fissuration.<br>- Le volume des déblais
est moyen.<br>- Le masque doit être
connecté au rocher (directement ou par
une para fouille).<br>- La compression
du sol est faible.
VII. Conclusion
En conclusion, le barrage reste un ouvrage très important et nécessite une conception très
précise car sa rupture peut causer des conséquences catastrophiques humaines et
économiques.
La conception des barrages, tâche difficile et compliquée, intègre de nombreux paramètres et
divers critères, aussi bien techniques qu'économiques et il est souvent délicat de trouver un
compromis entre sécurité et économie. La géologie du site, les paramètres hydrologiques, la
qualité des matériaux, le risque sismique restent les aspects les plus décisifs pour une
conception rationnelle.
Dans le contexte spécifique de l'oasis de Todgha, l'analyse préliminaire des différents critères
suggère que plusieurs options techniques sont envisageables. Cependant, compte tenu des
caractéristiques du site (vallée en V modérément évasée, fondation de qualité moyenne, climat
semi-aride avec risque de crues soudaines), les barrages en remblai ou en BCR semblent les
plus adaptés. L'étude détaillée qui sera menée dans les chapitres suivants permettra d'affiner
ce choix en fonction d'analyses plus approfondies des conditions locales et des objectifs
spécifiques du projet.
Bibliographie
ABHGZR (Agence du Bassin Hydraulique du Guir-Ziz-Rhéris). (2022). *Étude
hydrogéologique et hydrologique du bassin versant de l'oue
3. Étude du site de construction
3.1. Localisation géographique
Le futur barrage d’Afanour sera situé dans l’oasis de Toudgha, une région
rattachée administrativement à la province de Tinghir. Cette province, qui
couvre une superficie de 13 007 km², comptait en 2014 une population de 322
412 habitants répartis entre les zones urbaines et rurales (source : HCP). La
région fait partie du bassin hydrographique du Rheris, est traversée par l’oued
Toudgha et se trouve en aval du Haut Atlas central, avec pour limite méridionale
l’Anti-Atlas oriental (voir Figure 1).
Localisation du barrage :
Le barrage sera édifié sur l’oued Afanour. Sa mission principale sera de réguler
les débits de l’oued pour approvisionner en eau la palmeraie d’Afanour, située le
long de ce cours d’eau.
Coordonnées géographiques :
Système Lambert : X = 490 234 ; Y = 109 384
GPS : 31°34'37.2"N ; 5°30'01.3"W
3.2. Analyse géologique et géotechnique
Le cadre géologique de cette zone :
3.2.1 Contexte Géologique
L’aire d’étude se situe dans le bassin crétacé d’Errachidia-Boudnib. Géographiquement, elle
appartient au sillon panafricain, délimité au nord par le flanc sud du Haut Atlas central et au
sud par la boutonnière de Saghro, faisant partie de l’Anti-Atlas oriental.
1. Lithostratigraphie
1.1 Formations précambriennes
Le socle géologique est constitué des terrains précambriens de la
boutonnière de Saghro, visibles au sud de Tinghir. Ces formations résultent de l’orogenèse
panafricaine et se composent essentiellement de roches métamorphiques schisteuses,
appartenant au groupe de Saghro, ainsi que de formations volcano-métamorphiques du groupe
de Ouarzazate datant du Néoprotérozoïque terminal.
1.2 Formations paléozoïques
Les dépôts paléozoïques reposent en discordance sur le substratum
précambrien et apparaissent principalement sur les flancs nord de la boutonnière de Saghro.
Ils couvrent une large période allant du Cambrien au Carbonifère.
1.3 Formations mésozoïques
Trias : Les formations triasiques apparaissent sous forme d’affleurements au sein des
structures anticlinales à cœur magmatique (Studer, 1980 ; Fadile, 1987 ; Laville,
1992). Elles se divisent en deux ensembles (Piqué et Laville, 1993) :
o Une série inférieure constituée de silts gréseux rougeâtres datant du Carnien.
o Une série supérieure formée de silts et d’évaporites du Trias supérieur-Lias
basal, surmontée de dolérites et de basaltes tholéiitiques (Ikiss et al., 2019).
D’après la carte géologique du Maroc (feuille de Tinghir 1/100 000), ces formations
affleurent principalement au sud de Tinghir, sous forme d’argiles avec ou sans gypse
et/ou sel.
Jurassique : Cette période débute avec des carbonates massifs dolomitiques du Lias
inférieur, suivis par des calcaires lités du Lias moyen, caractérisant un environnement
de plate-forme carbonatée relativement stable (Du Dresnay, 1979).
o Au Toarcien, des marnes gréseuses viennent s’intercaler dans la séquence.
o Le Bajocien voit l’alternance de marnes et calcaires organo-détritiques,
évoluant ensuite vers des faciès récifaux au Bajocien supérieur.
o Le Bathonien-Callovien est marqué par une série épaisse de silts et de grès
rouges, témoignant d’une phase d’émersion partielle du Haut Atlas central
(Jenny et al., 1981 ; Ikiss et al., 2019).
Crétacé : Présent sur les marges nord et sud du Haut Atlas ainsi que dans les bassins
d’avant-pays (Errachidia-Boudnib), le Crétacé se caractérise par :
o Une succession marneuse avec intercalations de gypse et de calcaires.
o Des grès conglomératiques surmontés de dolomies (Benzaquen, 1963 ; Rolly,
1978 ; Monbaron, 1985).
o Une transgression majeure au Crétacé supérieur, mettant en place la barre
calcaire du Cénomano-Turonien, qui repose sur l’épaisse série calcaréo-
dolomitique du Lias et du Bajocien (Ikiss et al., 2019).
Une illustration de la colonne stratigraphique du Crétacé dans la région de Tinghir est
présentée en figure 2.
3.2.2 Contexte Géologique
3.3 Conditions hydrologiques et climatiques
3.3.1 Climatiques
Contexte climatique général
Le climat de Tinghir est de type semi continental aride. La pluviosité
est faible sur l'ensemble de son étendue. En effet, la pluviométrie
moyenne annuelle est de 168mm
Les températures maximales moyennes mensuelles sont élevées et
varient entre 14.5°C en janvier, mois le plus froid et 37.8°C de
moyenne en juillet, mois le plus chaud. Les températures minimales
moyennes varient entre -0.3°C en janvier et 17.9°C en juillet.
3.3.1
A - Pluviométrie
La région est caractérisée par une pluviométrie faible.
Les précipitations varient entre 3 et 29mm. Le mois le plus sec est celui de
Juin avec seulement 3mm. Les précipitations records sont enregistrées en
Novembre. Elles sont de 29mm en moyenne.
La période entre Septembre et Avril est caractérisée par d’assez fortes
précipitations, puisqu’elle enregistre plus de 85% des totaux annuels.
Evolution mensuelle de la pluviométrie à Tinghir
Source : [Link] climate-
[Link].
240
220
200
180
P 160
140
(mm) 120
100
80
60
40
20
0
Années
Cumulé des précipitations annuelles entre les années 1982/2017 enregistré
sur la station Ait Boujjane (ABHGZG, 2020).
B - Température
Les températures moyennes annuelles varient entre 7.1 et 27.7°C.
juillet est le mois le plus chaud de l'année. La température moyenne
est de 27.7°C à cette période. Le mois le plus froid de l'année est
celui de janvier avec une température moyenne de 7.1°C. Ces
températures sont influencées par l’altitude et par les vents.
Evolution mensuelle de la température à Tinghir.
Source : [Link] [Link]
45
40
35
30 MAX
25
MIN
20 MOY
15
Sept. Oct Nov Déc Janv Févr Mars Avr Mai Juin Juil Août
Températures minimales, maximales et moyenne mensuelle interannuelle sur la station Ait
Boujjane entre les années (1982/2018). (ABHGZR, 2020).
C - Évaporation
L’évaporation influe beaucoup sur l’état hydrique du sol et sur les
franges superficielles des eaux souterraines. Elle dépend
essentiellement de la température, de l’humidité et de la vitesse du
vent. La région, comme le montrent les valeurs présentées dans le
tableau qui suit, est caractérisée par une très forte évaporation.
Ces données montrent également que l’évaporation des mois de
Juin, Juillet et Aout est très élevée alors que le minimum est atteint
au cours des mois de Décembre ou Janvier .
Les pertes par évaporation correspondent à une moyenne annuelle
de
• Pertes annuelles par évaporation : 2928 mm/an.
D - Régime des vents
Comme illustré dans la rose des vents ci-dessous, les vents dominants sont
du Nord-Ouest.
Il est violent et se manifeste généralement entre les mois de Février et Septembre. La vitesse
moyenne enregistrée au niveau de station Ait Boujane est de 2,34 m/s (DRHGZR., 2007).
E - Fournitures en eau d’irrigation
La fourniture en eau d’irrigation est évaluée pour chaque taille du barrage avec respect des
critères de déficit selon la ventilation ci-après :
L’objectif du Barrage est l’irrigation de terrain agricole, le périmètre
susceptible d’être irrigué par le barrage est de 120 ha.
Implications météorologiques
La grande variabilité des précipitations, tant au niveau saisonnier
qu’interannuel, complique la gestion des ressources en eau et renforce la nécessité de
surveiller les sécheresses.
Les faibles précipitations et la prédominance d’une saison sèche
longue de plusieurs mois exigent une planification adaptée (barrages, réservoirs, irrigation
raisonnée) pour sécuriser l’approvisionnement en eau.
Les tendances climatiques récentes (réchauffement global,
changements dans la circulation atmosphérique) pourraient accentuer ces conditions arides et
augmenter le risque de sécheresses récurrentes.
Conclusion et perspectives
Les observations recueillies à la station d’Ait Boujjane illustrent bien
la variabilité pluviométrique typique des zones arides à semi-arides du Maroc.
Du point de vue météorologique, il est essentiel de maintenir un suivi
continu des données (précipitations, températures, vents, etc.) afin d’anticiper et d’atténuer les
impacts de la sécheresse sur le plan agricole, hydrologique et socio-économique.
À l’échelle régionale, l’adaptation au changement climatique (amélioration des infrastructures
hydrauliques, optimisation de la gestion de l’eau, reboisement) constitue un enjeu majeur pour
la résilience des populations et des écosystèmes locaux.
3.3.2 Etudes hydrologiques (débits) oubram
Les caractéristiques de bassins versant d’afanour
Surface :
périmetre :
La longueur de bassin :
Le temps de concetration :