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Efficacité Conseils AP 2017

Cette étude a évalué l'efficacité d'un conseil minimal sur l'activité physique donné par des médecins généralistes lors de consultations pour renouvellement d'ordonnance. Les résultats montrent que les patients ayant reçu ce conseil ont significativement augmenté leur niveau d'activité physique six mois après, comparativement à ceux qui n'ont pas reçu de conseil. En conclusion, une intervention brève en fin de consultation peut favoriser une meilleure pratique de l'activité physique chez les patients âgés.

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Efficacité Conseils AP 2017

Cette étude a évalué l'efficacité d'un conseil minimal sur l'activité physique donné par des médecins généralistes lors de consultations pour renouvellement d'ordonnance. Les résultats montrent que les patients ayant reçu ce conseil ont significativement augmenté leur niveau d'activité physique six mois après, comparativement à ceux qui n'ont pas reçu de conseil. En conclusion, une intervention brève en fin de consultation peut favoriser une meilleure pratique de l'activité physique chez les patients âgés.

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Nutrition clinique et métabolisme xxx (2017) xxx–xxx

Article original

Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les
médecins généralistes lors d’une consultation pour renouvellement
d’ordonnance
Effectiveness of briefly addressing patient physical activity by general practitioners during a
consultation for prescription renewal
Éric Vallée a,∗ , Élise Vastel b , Marie-Astrid Piquet b , Véronique Savey c
a Département universitaire de médecine générale, pôle de formation et de recherche en santé, 2, avenue des Rochambelles, 14000 Caen, France
b Service d’hépato-gastro-entérologie et nutrition, CHU Côte-de-Nacre, 14033 Caen cedex, France
c Service diététique et nutrition, centre hospitalier Jacques-Monod, rue Eugène-Garnier, 61100 Flers, France

Reçu le 9 mai 2017 ; reçu sous la forme révisée le 6 juillet 2017 ; accepté le 11 juillet 2017

Résumé
Objectif. – Les médecins généralistes manifestent des difficultés à prendre en charge la sédentarité, dans un contexte où s’imposent à eux
d’importantes contraintes de temps. Cette étude a évalué l’efficacité d’une intervention brève sur l’activité physique auprès de patients consultant
pour renouvellement d’ordonnance.
Matériels et méthodes. – Une évaluation des pratiques professionnelles, prenant la forme d’une étude quasi expérimentale en deux phases, a été
réalisée dans un pôle de santé normand entre décembre 2015 et avril 2016. Tous les sujets majeurs étaient inclus. Durant la première phase, les
conditions de consultation étaient usuelles. La seconde phase était marquée par la dispense d’un conseil minimal abordant l’activité physique en
fin de consultation. Le critère de jugement principal était l’intensité de l’activité physique pratiquée six mois après l’inclusion selon la version
courte de l’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ).
Résultats. – Furent inclus 95 patients : 46 pendant la première phase et 49 durant la seconde. L’âge moyen était de 70,2 ans. Les femmes
représentaient 54,7 % de l’effectif. La pratique de l’activité physique à 6 mois était significativement plus intense chez les sujets ayant bénéficié
du conseil minimal (p < 0,001). Parmi ces derniers, 36,2 % pratiquaient une activité intense, 51,0 % une activité modérée et 12,8 % une activité
faible. Comparativement, 9,1 % des sujets non conseillés avaient une pratique intense, 47,7 % une pratique modérée et 43,2 % une pratique faible.
Conclusion. – Un conseil minimal délivré en fin de consultation pour renouvellement d’ordonnance favorise la pratique de l’activité physique à
six mois.
© 2017 Association pour le développement de la recherche en nutrition (ADREN). Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés : Éducation du patient comme sujet ; Médecine générale ; Exercice physique ; Comportement en matière de santé

Abstract
Objectives. – General practitioners have significant difficulties in promoting physical activity, within a challenging context where time is lacking.
This study assessed the effectiveness of briefly addressing physical activity with patients consulting for prescription renewal.
Materials and methods. – A quasi-experimental study, in two phases, was performed in a French medical office from December 2015 until April
2016. Patients aged 18 or over were included. In the first phase, the consultations were as usual. In the second phase, a brief advice about physical
activity was provided to the patients at the end of the consultation. The primary endpoint was the level of intensity of the physical activity practiced
six months after the inclusion, based on the short form of International Physical Activity Questionnaire (IPAQ).

∗ Auteur correspondant. 8, impasse des Cordiers–Juigné-sur-Loire, 49610 Les-Garennes-sur-Loire, France.


Adresse e-mail : [email protected] (É. Vallée).

http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
0985-0562/© 2017 Association pour le développement de la recherche en nutrition (ADREN). Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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2 É. Vallée et al. / Nutrition clinique et métabolisme xxx (2017) xxx–xxx

Results. – A total of 95 patients were included: 46 during the first phase and 49 during the second. The study population consisted of 54.7 % of
women. The mean age was 70.2. Patients who benefited from the minimal intervention were significantly more active (P < 0.001) than patients
from the first. Among the second phase patients, 36.2 % did intensive physical activity, 51.0 % moderate and 12.8 % low. Comparatively, 9.1 %
of patients from the first phase had intensive physical activity, 47.7 % moderate and 43.2 % low.
Conclusion. – Briefly addressing physical activity at the end of a consultation for prescription renewal is effective in increasing activity over the
following six months.
© 2017 Association pour le développement de la recherche en nutrition (ADREN). Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.

Keywords: Patient education as topic; General practice/standards; Exercise; Health behavior

1. Introduction Toutefois, de nombreux médecins généralistes se sentent en


difficulté lors de la prise en charge de la sédentarité et de l’obésité
La sédentarité, définie par l’Organisation mondiale de la santé [15–17]. La trop rare évaluation de l’activité physique [18] et
(OMS) comme le manque d’activité physique [1], est favorisée le faible taux de diagnostic de l’excès pondéral [12,19] en sont
par la tertiarisation des emplois et les activités récréatives pas- une possible conséquence.
sives (télévision, Internet, jeux vidéo) [2]. Elle est considérée La position du médecin traitant vis-à-vis de la sédentarité
comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde est similaire à celle concernant la lutte contre le tabagisme. Il
[1], étant impliquée dans le développement des cancers du sein, est le premier acteur pour le dépistage et l’initiation de la prise
des cancers colorectaux et pulmonaires, du diabète et des cardio- en charge. Et contrairement à la sédentarité, des recommanda-
pathies ischémiques [1]. Une première étude visant à chiffrer le tions concernant la conduite à tenir devant un fumeur actif en
coût mondial de la sédentarité et ses conséquences a estimé celui- France sont clairement établies. Il est conseillé d’appliquer le
ci à 53,8 milliards de dollars américains en 2013 [3]. Il serait pos- conseil minimal d’aide à l’arrêt du tabac [20]. Cela consiste à
sible d’annuler le risque accru de décès lié à une position assise poser à chaque patient qui consulte deux questions : « Fumez-
durant huit heures ou plus par jour en pratiquant une activité phy- vous ? » puis « Voulez-vous arrêter de fumer ? ». Si la réponse
sique modérée une heure par jour. Le risque induit par le vision- à la deuxième question est oui, le guide pratique « j’arrête de
nage de la télévision cinq heures ou plus par jour serait fortement fumer » est proposé. Si la réponse est non, ces questions seront
diminué grâce à cette même pratique physique [4]. Cependant, de nouveau posées à la prochaine occasion. Ces deux ques-
en 2016, 76 % des Français faisaient moins des 10 000 pas par tions posées par un médecin augmentent significativement le
jour [5], seuil censé être équivalent aux 150 minutes hebdoma- taux de succès de sevrage tabagique à un an par rapport au
daires d’activité modérée recommandées par l’OMS [6]. groupe témoin [21]. Il est enfin à noter que dans les pays nord-
Parallèlement, le surpoids et l’obésité, termes définis par un américains, la méthode des 5 A’s (Ask, Assess, Advise, Agree,
indice de masse corporelle (IMC) respectivement situé de 25 à Assist), développée pour lutter contre le tabagisme, est recom-
30 kg/m2 et supérieur ou égal à 30 kg/m2 , sont en constante pro- mandée dans la prise en charge de la sédentarité et de l’obésité
gression en France. En 2012, le surpoids concernait 32 % des [22,23].
Français, soit près de quinze millions de personnes ; 15 % de la À l’image de ce qu’il se fait dans la lutte contre le tabagisme,
population, soit environ sept millions d’individus étaient obèses la pratique du conseil minimal pourrait donc être un outil sup-
[7]. La lutte contre la sédentarité étant un des leviers principaux plémentaire dans la prise en charge de la sédentarité et de l’excès
sur lesquels s’appuie le traitement du surpoids et de l’obésité pondéral par les médecins généralistes.
[8], ces trois problèmes de santé publique sont intimement liés L’évaluation d’une intervention minimale adaptée à l’activité
dans la pratique quotidienne. physique a déjà été réalisée auprès de patients français
La prise en charge de la sédentarité et de l’excès pondé- de médecine générale, quelle qu’était la raison les ayant
ral — surpoids et obésité — nécessite la collaboration d’une poussé à consulter [24]. Son efficacité n’avait alors pas
équipe pluridisciplinaire. Le médecin généraliste y tient une été démontrée. Nous avons choisi de nous concentrer sur
place prépondérante. Sa position au sein du système de soins les patients dont le motif principal de consultation était un
le rend particulièrement apte au dépistage de ces troubles. Il renouvellement d’ordonnance, en faisant l’hypothèse que la
possède en effet une connaissance relative du quotidien de portée du conseil minimal serait plus importante au cours
ses patients et peut réaliser un suivi du poids et de l’IMC d’une consultation particulièrement propice aux messages de
[9,10]. De plus, ses interventions, ses conseils, l’établissement prévention.
du diagnostic de surpoids ou d’obésité ont des répercussions L’objectif principal est d’étudier l’évolution de l’activité phy-
positives et significatives sur la motivation, le respect des règles sique six mois après la délivrance d’un conseil minimal adapté
hygiéno-diététiques et la perte de poids [11–13]. Enfin, depuis le à ce sujet, chez les patients consultant en médecine générale
1er mars 2017, les médecins traitants ont la possibilité de pres- pour un renouvellement d’ordonnance. L’objectif secondaire est
crire des séances d’activités physiques aux patients souffrant d’évaluer l’évolution du poids chez ces mêmes patients six mois
d’affections de longue durée [14]. après ce conseil minimal.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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Phase avec conseil Recueil des données à


Phase iniale minimal six mois de l'inclusion

Temps
Inclusion Idem phase iniale Quesonnaire IPAQ
Recueil : + diagnosc Recueil du poids et de l'IMC
- poids Changement des surpoids/obésité modérée-
- taille déclarave praques sévère-morbide
- IMC professionnelles + conseil minimal sur
- statut tabagique des médecins l'acvité physique
- statut professionnel face à l'acvité
physique

Fig. 1. Schéma de l’étude.

2. Patients et méthodes neurochirurgicale, avant accord du chirurgien pour la reprise


d’une activité physique libre ; antécédent de syndrome coro-
2.1. Schéma de l’étude narien aigu, insuffisance coronarienne, valvulopathie acquise
ou congénitale ; malformation cardiovasculaire congénitale,
Nous avons réalisé une évaluation des pratiques profession- maladie de Marfan). Deuxièmement, une non-accessibilité au
nelles, avec comparaison « avant/après » instauration du conseil conseil minimal (soins palliatifs ; visite à domicile, hospitalisa-
minimal. Cette évaluation s’est donc déroulée en deux temps dis- tion à domicile ; patients atteints de pathologies psychiatriques
tincts. Une première phase, la « phase initiale », dont le but était de type trouble bipolaire, psychose et délire chronique ; prise en
d’observer le statut pondéral des patients dans des conditions charge nutritionnelle déjà instaurée ; analphabétisme ; patients
habituelles de consultation. Une deuxième phase, « phase avec étrangers ne maîtrisant pas le français).
conseil minimal », marquée par un changement des pratiques
professionnelles, via la dispense systématique d’un conseil mini- 2.4. Intervention
mal concernant l’activité physique en fin de consultation. Une
population propre à chacune des phases était inclue. Pour éva- Le déroulé de la consultation permettant l’inclusion variait
luer l’impact de ce conseil minimal, nous avons comparé les selon que l’on était dans la première ou la seconde phase de
données recueillies six mois après l’inclusion entre les sujets l’étude.
des deux phases (Fig. 1). Au cours de la « phase initiale », les patients étaient pesés et
leur IMC calculé à partir d’une taille déclarative (pratique la plus
2.2. Période courante en médecine générale), sans mentionner la valeur de
l’IMC. Il leur était demandé s’ils étaient fumeurs, s’ils étaient
L’inclusion des sujets de la « phase initiale » de l’étude actifs ou retraités et dans le premier cas le nombre d’heures
fut réalisée du 01/12/2015 au 24/01/2016. Les patients de la hebdomadaires de travail. En fin de consultation, une informa-
« phase avec conseil minimal » furent recrutés du 01/02/2016 au tion sur l’étude était délivrée aux patients. Il leur était expliqué
30/04/2016. Pour des raisons de faisabilité, seuls les patients qu’il s’agissait d’un essai sur les actes de prévention réalisés en
consultant les lundi, mardi et mercredi de 11 h à 12 h ont été médecine générale, nécessitant de renseigner six mois plus tard
étudiés. un questionnaire abordant leur mode de vie. L’activité physique
n’était jamais mentionnée afin de limiter les biais d’information.
2.3. Population Puis nous recherchions l’accord des patients pour y être inclus
ainsi que pour obtenir leur numéro de téléphone.
Étaient étudiés les patients se présentant en consultation de En cas de diagnostic d’obésité non connue antérieurement,
médecine générale au pôle de santé de La Haye du Puits (dépar- et pour respecter le protocole de l’étude, il n’était pas entrepris
tement de la Manche). L’inclusion était conditionnée à un âge de de prise en charge nutritionnelle. Ce diagnostic était mentionné
18 ans minimum et le motif principal de la consultation devait dans le dossier médical du patient pour permettre l’instauration
être un renouvellement d’ordonnance. de soins adaptés dès la fin de l’étude.
Les critères d’exclusion étaient regroupés en deux caté- Lors des consultations de la « phase avec conseil minimal »
gories. Premièrement, un état de santé incompatible ou ne se greffait au protocole précédent l’information des patients sur
permettant pas de recommander une activité physique régulière la valeur de leur IMC et le diagnostic de surpoids, d’obésité
non individualisée (femmes enceintes ; thérapies lourdes : modérée, sévère ou morbide éventuellement associé. De plus, il
chimiothérapie, radiothérapie ; infirmité motrice cérébrale, était demandé aux sujets : « Pratiquez-vous une activité physique
handicap moteur congénital ou acquis ; amputation de membre ; régulière ? », puis une information brève concernant les recom-
antécédent de chirurgie orthopédique, digestive, gynécologique, mandations actuelles sur l’activité physique leur était délivrée

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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4 É. Vallée et al. / Nutrition clinique et métabolisme xxx (2017) xxx–xxx

qu’elle que soit leur réponse (« Il est aujourd’hui recommandé lourdes, bêcher, VTT), activités modérées (notamment passer
par les instances sanitaires de pratiquer au moins 30 minutes de l’aspirateur, faire du vélo tranquillement) et la marche. Le temps
marche rapide par jour, cinq jours par semaine. Cela peut donc consacré à chaque type d’activité est estimé par les patients. Pour
être de la marche rapide, mais également des activités de la vie être comptabilisées, ces activités doivent être au minimum réali-
quotidienne comme laver les vitres, jardiner, faire du vélo ou sées pendant 10 minutes consécutives. Enfin, une question porte
nager par exemple. Et vous n’êtes pas obligé de pratiquer pen- sur le temps passé assis lors de ces mêmes sept derniers jours.
dant 30 minutes d’affilée, vous pouvez fractionner par période Une fois le recueil terminé, l’analyse des réponses est effec-
de 15 ou 10 minutes pour atteindre cet objectif »). Enfin, la fiche tuée selon une table spécifique à la version courte de l’IPAQ. Elle
conseil « Bouger chaque jour, c’est bon pour la santé » issue est basée sur le calcul du temps de pratique des activités phy-
du Programme national nutrition santé (PNNS) leur était remise siques ainsi que sur une estimation de la dépense énergétique
[25]. exprimée en MET-minute par semaine. Le Metabolic Equiva-
Six mois après l’inclusion, lors d’une nouvelle consultation lent Task (MET) est le rapport entre le coût énergétique d’une
pour renouvellement d’ordonnance, les patients des deux phases activité et la dépense énergétique de repos. Plus l’intensité d’une
étaient invités à remplir le questionnaire International Physical activité est forte, plus le nombre de MET est élevé.
Activity Questionnaire (IPAQ) version courte [26]. Celui-ci était Au final, trois niveaux d’activités sont définis après analyse :
disponible à proximité de la salle d’attente, leur permettant d’y
répondre en attendant le médecin. Au cours de la consultation,
• le niveau d’activité élevé correspond soit à la pratique d’une
les patients étaient à nouveau pesés. Le poids était récupéré à
activité intense au moins trois jours sur les sept derniers et
distance à partir des informations renseignées sur le logiciel
atteignant une dépense énergétique d’au moins 1500 MET-
médical et l’IMC calculé à partir de cette nouvelle donnée. Les
minute/semaine, soit à la pratique d’activités combinant la
patients étaient joints par téléphone en cas de non-réponse au
marche, les activités modérées et intenses à la condition
questionnaire.
qu’elles soient réparties sur les sept jours et qu’elles atteignent
Cette intervention s’est déroulée parmi la patientèle des six
une dépense de 3000 MET-minute/semaine ou plus;
médecins du pôle de santé et ce au cours des deux phases de
• le niveau d’activité modéré est défini soit par la pratique d’une
l’étude, selon les mêmes modalités.
activité physique intense de 20 minutes minimum par jour
pendant trois jours ou plus durant la dernière semaine, soit
2.5. Évaluation
par la pratique de 30 minutes minimum d’activité physique
modérée ou de marche à pied par jour pendant cinq jours ou
Le statut pondéral des patients était évalué selon l’IMC.
plus, soit par la pratique des différentes catégories d’activités
Le critère de jugement principal était l’intensité de l’activité
répartie sur au moins cinq jours parmi les sept derniers et
physique des sept derniers jours selon la version courte de
atteignant une dépense énergétique minimum de 600 MET-
l’IPAQ. Cette intensité était évaluée six mois après la consul-
minute/semaine ;
tation ayant permis l’inclusion.
• le niveau d’activité faible concerne les sujets ne répondant
Le critère de jugement secondaire était l’atteinte de l’objectif
pas aux critères des deux autres catégories.
pondéral à six mois selon les recommandations de la Haute Auto-
rité de santé (HAS) de 2011 sur la prise en charge de l’obésité
et du surpoids [8]. Il s’agissait de la stabilité pondérale (± 1 kg) 2.7. Analyses statistiques
pour les patients en surpoids sans comorbidité ; une perte de
poids pour les patients obèses et pour ceux en surpoids présen- La saisie des données était réalisée sur un tableur Excel. Les
tant au moins une comorbidité (diabète, hypertension artérielle analyses statistiques ont été effectuées à l’aide du site français
ou autre facteur de risque cardiovasculaire, syndrome d’apnée BiostaTGV, développé par une équipe de l’institut Pierre-Louis
du sommeil, douleur arthrosique) ; le maintien d’un IMC infé- d’épidémiologie et de santé publique situé à Paris.
rieur à 25 pour les autres. Malgré l’absence de recommandations Les variables qualitatives ont été analysées par un test du
claires chez le sujet âgé, l’objectif pour les sujets de 65 ans ou Chi2 ou test exact de Fisher suivant le respect ou non des condi-
plus était différent. La stabilité pondérale était recherchée, quelle tions de validité. En cas d’effectif insuffisant pour comparer
que soit la valeur de l’IMC. La perte de poids expose en effet trois variables à l’aide du test du Chi2 , deux variables furent
particulièrement cette population à la sarcopénie et ses risques regroupées.
[27–29]. Les variables quantitatives ont été analysées par un test t de
Student.
2.6. Questionnaire IPAQ version courte Pour tous les calculs, le risque alpha était fixé à 0,05.

La version courte du questionnaire IPAQ est un instrument


international, validé, de mesure de l’activité physique pratiquée 2.8. Éthique
dans la vie quotidienne [30–33] (Fig. 2).
Les différentes activités réalisées au cours des sept der- Le consentement des patients était recueilli après information
niers jours y sont recueillies et classées selon trois niveaux sur les modalités de l’étude et était révocable à tout moment.
d’intensité : activités intenses (par exemple porter des charges Toutes les données ont été anonymisées avant analyse.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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Les quesons concernent les acvités physiques que vous faites tout au long de la journée : au travail, lorsque
vous êtes chez vous, pour vos déplacements, et pendant votre temps libre.
Les quesons portent uniquement sur les 7 derniers jours.

Pensez à toutes les acvités intenses effectuées pendant au moins 10 minutes d’affilée que vous avez faites au
cours des 7 derniers jours.
Acvités intenses = porter des charges lourdes, bêcher, jogging, cyclisme, v, nataon, sports collecfs, sports de
raquee, sports de combat,etc.

Au cours des 7 derniers jours, combien y a-t-il eu de jours au cours desquels vous avez fait des
acvités physiques intenses ?
□0 □1 □2 □3 □4 □5 □6 □7

Au total, combien de temps avez-vous passé à faire des acvités intenses au cours des 7
derniers jours ?
______ heure(s) ______ minutes □ Je ne sais pas

Pensez à toutes les acvités modérées effectuées pendant au moins 10 minutes d’affilée que vous avez faites au
cours des 7 derniers jours.
Acvités modérées = porter des charges légères, passer l’aspirateur, faire du vélo tranquillement, marche à un pas
rapide,etc. !! Ne pas inclure la marche à rythme normal !!

Au cours des 7 derniers jours, combien y a-t-il eu de jours au cours desquels vous avez fait des
acvités physiques modérées ?
□0 □1 □2 □3 □4 □5 □6 □7

Au total, combien de temps avez-vous passé à faire des acvités modérées au cours des 7
derniers jours ?
______ heure(s) ______ minutes □ Je ne sais pas

Pensez au temps que vous avez passé à marcher au moins 10 minutes d’affilée au cours des
7 derniers jours.
Cela comprend la marche sur le lieu de travail et à la maison, la marche pour vous rendre d’un lieu à un autre, la
marche pour la détente, le sport ou les loisirs.

Au cours des 7 derniers jours, combien y a-t-il eu de jours au cours desquels vous avez marché
pendant au moins 10 minutes d’affilée.
□0 □1 □2 □3 □4 □5 □6 □7

Au total, combien d’épisodes de marche d’au moins 10 minutes d’affilée, avez-vous effectué au
cours des 7 derniers jours ?
_____ nombre d’épisodes de 10 minutes d’affilée □ Je ne sais pas
Exemples :
Lundi : 1 marche de 60 minutes 6 épisodes
Mardi : 1 marche de 20 minutes et 3 marches de 5 minutes 2 épisodes
Mercredi : 1 marche de 35 minutes 3 épisodes
Jeudi : 1 marche de 8 minutes 0 épisode
Vendredi : 1 marche de 6 minutes puis 3 marches de 4 minutes 0 épisode
Samedi : 1 marche de 18 minutes 1 épisode
Dimanche : 1 marche de 10 minutes et 3 marches de 5 minutes 1 épisode
Total 13 épisodes

La dernière queson porte sur le temps que vous avez passé assis pendant les jours de semaine, au cours des 7
derniers jours. Cela comprend le temps passé assis au lycée, à la maison, lorsque vous étudiez et pendant votre
temps libre. Il peut s’agir du temps passé assis à un bureau, chez des amis, à lire, à regarder la TV ou un autre écran.

Au cours des 7 derniers jours, pendant les jours de semaine, combien de temps avez-vous passé assis ?
______ heure(s) ______ minutes □ Je ne sais pas

Fig. 2. International Physical Activity Questionnaire (IPAQ).

3. Résultats Les patients perdus de vue à six mois représentaient 4,2 %


de la population incluse (Fig. 3 et Tableau 1).
3.1. Population Comparativement à la population française en 2012 selon
Obépi [7], la proportion de sujets présentant un excès pondéral
Quatre-vingt-quinze patients furent inclus au cours de cette — surpoids ou obésité — était significativement plus importante
étude. Parmi eux, 46 le furent au cours de la « phase initiale » et au sein du groupe de la « phase initiale » (p < 0,001) et du groupe
49 pendant la « phase avec conseil minimal ». de la « phase avec conseil minimal » (p = 0,025). Cette différence

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Phase initiale Phase avec conseil minimal


(avant changement de pratique) (après changement de pratique)

Paents Paents
préséleconnés préséleconnés
= =
50 57

Paents exclus : 4 Paents exclus : 8


- Antécédent de syndrome - Insuffisance coronarienne : 2
coronarien aigu : 1 - Antécédent récent de
- Thérapies lourdes : 1 chirurgie : 1
- Analphabète : 1 - Thérapies lourdes : 1
- Refus : 1 - Paents aeints de
pathologies psychiatriques : 1
- Prise en charge nutrionnelle
déjà instaurée : 1
- Refus : 2
Paents inclus Paents inclus
= =
46 49
Conseil minimal

Perdus de vus : 2
- Décès : 1 Perdus de vus : 2
- Refus de - Refus de
répondre au répondre au
quesonnaire par quesonnaire par
téléphone : 1 téléphone : 2

Paents analysés Paents analysés


= =
44 47

Fig. 3. Diagramme de flux des deux phases de l’étude.

restait significative en se limitant à l’étude des sujets obèses, 3.2. Délai moyen de recueil
contrairement à celle des sujets en surpoids (Fig. 4).
Les sujets de 65 ans et plus représentaient 72 % de notre Le délai moyen de recueil des données était de 199 jours, soit
effectif total, plus précisément 65 % des sujets de la « phase environ six mois et demi (écart-type de 19,9 jours).
initiale » et 78 % des patients de la « phase avec conseil
minimal ». 3.3. Objectif primaire : évaluation de l‘activité physique à
L’étude isolée des sujets de cette tranche d’âge montrait la six mois de l’inclusion
présence de patients en excès pondéral en plus grande propor-
tion dans le groupe de la « phase initiale » (p = 0,025) et dans La pratique physique à six mois était significativement plus
le groupe de la « phase avec conseil minimal » (p = 0,029) par intense chez les patients ayant bénéficié du conseil minimal
rapport à la population française du même âge en 2012. Cette (Fig. 6).
différence était toujours significative en analysant seulement les L’analyse des données en fonction du sexe objectivait une
personnes obèses. Aucune différence significative n’était objec- pratique significativement plus intense chez les femmes de la
tivée chez les sujets en surpoids (Fig. 5). « phase avec conseil minimal » par rapport aux patientes de la

Tableau 1
Caractéristiques de la population totale et comparaison des effectifs des deux phases de l’étude.
Total, n = 95 Phase initiale, n = 46 Phase avec conseil, n = 49 p

Âge moyen, années, ± écart-type 70,2 ± 11 68,1 ± 12,0 72,2 ± 10,5 NS


Femmes 52 (55 %) 25 (54 %) 27 (55 %) NS
IMC moyen, kg/m2 , ± écart-type 28,2 ± 5,5 29,2 ± 4,8 27,2 ± 5,9 NS
Sujets dont l’IMC < 25,0 kg/m2 27 (28 %) 9 (20 %) 18 (37 %) NS
Sujets dont l’IMC 25,0–29,9 kg/m2 34 (36 %) 18 (39 %) 16 (33 %) NS
Sujets dont l’IMC ≥ 30,0 kg/m2 34 (36 %) 19 (41 %) 15 (31 %) NS
Tabagiques 10 (11 %) 4 (9 %) 6 (12 %) NS
Actifs 9 (10 %) 6 (13 %) 3 (6 %) NS

NS : non significatif.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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Fig. 4. Répartition de la population en fonction du statut pondéral.

Fig. 5. Répartition des sujets de 65 ans et plus en fonction de leur statut pondéral.

Fig. 6. Répartition de la population en fonction de l’intensité de l’activité physique pratiquée à six mois de l’inclusion.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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Fig. 7. Répartition de la population en fonction du sexe et de l’intensité de l’activité physique pratiquée à six mois de l’inclusion.

« phase initiale ». Chez les hommes, une différence significa- obèses. La différence de pratique chez les sujets en surpoids
tive en faveur du groupe ayant reçu le conseil minimal n’était était significative seulement en regroupant, avant l’analyse et
retrouvée qu’en regroupant, pour des raisons statistiques, les pour des raisons statistiques, les patients pratiquant une activité
sujets ayant réalisé une activité soit modérée, soit intense au soit modérée, soit élevée au sein des groupes des deux phases
sein des deux groupes (p = 0,031) (Fig. 7). (p = 0,008).
La pratique physique à six mois était plus importante chez Cependant, en rassemblant les données de tous les sujets en
les sujets ayant reçu le conseil minimal quel que soit leur statut excès pondéral — surpoids ou obésité — on objectivait une
pondéral. différence significative de pratique entre les sujets de la « phase
Cette différence n’était pas significative, ni en étudiant uni- initiale » et de la « phase avec conseil minimal » tout en prenant
quement les patients présentant un IMC normal, ni les sujets en compte les trois niveaux d’intensité physique (Fig. 8).

Fig. 8. Répartition de la population en fonction du statut pondéral et de l’intensité de l’activité physique pratiquée à six mois de l’inclusion.

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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Fig. 9. Répartition de la population selon le taux de validation de l’objectif pondéral à six mois de l’inclusion.

Fig. 10. Répartition de la population selon le statut pondéral et le taux de validation de l’objectif pondéral à six mois de l’inclusion.

3.4. Objectif secondaire : atteinte de l’objectif pondéral à de la « phase initiale » (62,5 % contre 58,8 %), chose que l’on
six mois de l’inclusion observe également et de façon plus prononcée chez les femmes
(68,0 % contre 54,5 %). Aucune différence significative n’est
Les résultats concernant l’objectif secondaire proviennent de toutefois retrouvée au sein des deux sexes.
l’analyse de 80 personnes (39 provenant de la première phase et L’objectif était atteint de façon plus fréquente chez les sujets
41 de la seconde). En effet, le poids n’a pas été relevé lors de la en surpoids et obèses de la « phase avec conseil minimal » par
consultation à six mois chez 11 sujets. rapport à leurs homologues de la « phase initiale » (84,6 %
La proportion de sujets ayant atteint l’objectif pondéral est contre 56,3 % pour les patients en surpoids, 81,8 % contre
plus importante dans le groupe de la « phase avec conseil mini- 58,8 % pour les patients obèses). Aucune différence significative
mal », sans toutefois que la différence ne soit significative n’était observée en séparant ces deux populations. Cependant,
(Fig. 9). en analysant les données de tous les sujets présentant un IMC de
Les hommes ayant bénéficié du conseil minimal ont propor- 25 kg/m2 ou plus, la différence entre les populations des deux
tionnellement plus respecté l’objectif pondéral que ceux issus phases se révélait significative (Fig. 10).

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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4. Discussion Les femmes étaient dans notre étude plus disposées que les
hommes à pratiquer une activité physique de façon plus soute-
4.1. Critère de jugement principal nue après intervention. Les résultats de l’essai de Riquier [24]
ont confirmé ce fait. Dans un registre un peu différent, Zanetti
Nos résultats objectivent une augmentation significative de et al. (2015) [38] ont montré que parmi les sujets diabétiques
l’activité physique pratiquée par les patients ayant reçu un de type II, les recommandations nutritionnelles étaient mieux
conseil minimal à ce sujet six mois plus tôt, lors d’une consul- suivies chez les femmes. Le sexe féminin serait peut-être un
tation pour renouvellement d’ordonnance. facteur favorisant l’observance des recommandations hygiéno-
Des travaux similaires au nôtre aboutissaient à des résultats diététiques.
analogues. Märki et al. (2006) [34] ont délivré un conseil sur Les sujets en excès pondéral ont également été particuliè-
l’activité physique, de façon adaptée à chaque sujet, au sein rement enclins à augmenter leur pratique. L’information des
d’une population de 29 patients suisses âgés d’au moins 65 ans. patients de leur surpoids ou obésité, réalisée dans notre étude
Deux mois après cette intervention, le nombre de patients réa- de façon systématique mais trop peu abordée en consultation
lisant une activité physique suffisante selon leur critère était [19], est peut-être un levier à utiliser pour obtenir une meilleure
passé de 9 à 21. Elley et al. (2003) [35] ont étudié l’efficacité observance des règles hygiéno-diététiques. L’étude américaine
d’un conseil minimal, associé à un suivi par téléphone et cour- de Pool et al. (2013) [11] allait dans ce sens, en montrant que
rier d’une durée de trois mois, chez 750 patients néo-zélandais le seul fait d’informer les sujets en surpoids ou obèses de leur
sédentaires et dont l’âge était compris entre 40 et 79 ans. statut pondéral entraînait une augmentation significative du taux
L’évaluation était réalisée par comparaison avec un groupe de personnes perdant au moins 5 % du poids du corps en un an,
témoin. À un an, le temps hebdomadaire moyen consacré à de l’ordre de 188 % pour les sujets en surpoids et 179 % pour
l’activité physique de loisir était supérieur de 34 minutes dans les obèses.
le groupe intervention, et la proportion de patients réalisant au
minimum deux heures et demi de cette activité par semaine y 4.2. Critère de jugement secondaire
était plus importante de 9,7 %. Ces différences étaient toutes
deux significatives. L’objectif pondéral à six mois était plus fréquemment atteint
Il est enfin intéressant de mettre en relation notre étude avec chez les sujets ayant bénéficié du conseil minimal, sans que
celle de Riquier (2012) [24] du fait de la proximité géogra- cette différence ne soit significative. Seule l’analyse isolée des
phique et méthodologique des deux travaux. Dans l’essai de personnes dont l’IMC était supérieur ou égal à 25 kg/m2 per-
Riquier, des médecins généralistes normands effectuaient un mettait d’obtenir une différence significative entre les groupes
conseil minimal similaire au nôtre chez des sujets de 25 à 65 ans, des phases « initiale » et « avec conseil minimal ». Cette effi-
quel que soit le motif de la consultation. L’intensité de l’activité cacité supérieure de l’intervention minimale chez les sujets en
physique à deux mois était comparée à celle évaluée lors de excès pondéral pourrait ici encore s’expliquer, au moins en par-
l’inclusion. Furent inclus 289 sujets, 93 ont été exclus ou perdus tie, par les effets de l’annonce du diagnostic de surpoids ou
de vue. Il existait une progression de l’activité physique mais d’obésité.
non significative malgré une population plus importante que la Les travaux évaluant les effets de la délivrance des conseils
nôtre. hygiéno-diététiques sur le poids se limitaient, pour ceux que
Nous avions choisi de limiter notre étude aux consultations nous avons trouvés, à l’étude des seuls patients en excès pondé-
pour renouvellement d’ordonnance car ce sont les consulta- ral. Jay et al. (2013) [39] ont évalué l’impact d’une formation des
tions les plus appropriées pour aborder les différents thèmes médecins généralistes américains aux techniques d’éducation
de prévention. La plupart des patients pense en effet que ces thérapeutique spécifiques à l’obésité (sur la base des 5 A’s) sur
consultations vont au-delà de leur maladie chronique, et la le poids de leurs patients obèses. La patientèle obèse des méde-
prévention y est abordée sur proposition du médecin comme cins formés présentait à 12 mois une perte moyenne de poids
du patient [36]. L’efficacité accrue du conseil minimal dans de 1,53 kg contre une moyenne à la hausse de 0,30 kg chez les
notre étude peut donc venir du fait que les patients étaient patients obèses des médecins témoins. Wadden et al. (2011) [40]
plus réceptifs que lors d’une consultation pour une affection ainsi que Tsai et al. (2010) [41] ont évalué l’effet de conseils
aiguë. Le fait qu’il s’agisse exclusivement dans notre étude de hygiéno-diététiques brefs mais répétés dans le temps sur le poids
patients présentant au moins une affection chronique a éga- de sujets américains en surpoids ou obèses. À six mois, les
lement pu jouer un rôle sur l’efficacité du conseil minimal. patients conseillés avaient perdu significativement plus de poids
Ils ont probablement été déjà sensibilisés aux bénéfices de que les sujets du groupe témoin. En moyenne 3,5 kg contre 2 kg
la pratique d’une activité physique régulière sur l’évolution dans la première étude, 4,4 kg contre 0,9 kg dans la seconde. Les
de leur pathologie. L’exercice est en effet un des éléments conclusions de ces trois études confortent nos résultats, même
recommandés dans la prévention primaire, secondaire voire ter- si la corrélation est à pondérer du fait d’interventions plus riches
tiaire de nombreuses pathologies, notamment cardiovasculaires, que celle de notre travail.
respiratoires, métaboliques, inflammatoires, ostéoarticulaires, Il faut noter que le taux de sujets ayant atteint l’objectif
dégénératives et psychiatriques [37]. pondéral de notre étude a pu être accentué par la présence

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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de nombreuses personnes obèses de 65 ans et plus. L’objectif jardinage, pratiqué par de très nombreux patients de notre popu-
chez ces personnes est la stabilité pondérale, contrairement aux lation. Ces deux sources de surestimation ont toutefois influé
obèses moins âgés à qui l’on recommande de perdre du poids. sur les résultats des deux groupes, limitant leur influence. Le
Une perte de poids semblant plus difficile à obtenir qu’une sta- biais saisonnier était peut-être même moins présent lors de la
bilité pondérale, le taux de succès pourrait être moindre chez « phase avec conseil minimal », les questionnaires y étant récu-
une population obèse plus jeune. Ceci est valable au sein des pérés d’août à octobre contre une récupération en juin et juillet
populations des deux phases de l’étude, ce qui limite les effets pour les sujets de la « phase initiale ».
sur les résultats de notre travail. Enfin l’IPAQ n’est pas l’outil le plus adapté pour évaluer
l’activité physique chez les sujets de soixante-dix ans et plus
4.3. Limites de l’étude [45], nombreux dans notre étude. Nous ne pouvions cependant
pas utiliser un outil spécifique aux personnes âgées au vu de nos
Notre population était beaucoup plus âgée que la popula- critères d’inclusion.
tion adulte française. Parmi notre échantillon, 72 % des patients
ont 65 ans et plus, alors que cette tranche d’âge représentait 5. Conclusion
18,8 % des Français en 2016 [42]. Cette différence ne semble
pas être due qu’au mode d’inclusion car en 2002, les patients de Les incitations à la pratique d’une activité physique régulière
70 ans ou plus ne représentaient que 28 % des consultations de se sont multipliées en France au cours des dernières années,
médecine générale [43]. De plus, notre population comprenait notamment sous l’influence du Programme national nutrition
proportionnellement beaucoup plus de sujets en excès pondéral santé. Le médecin généraliste, autour duquel est axé le sys-
que la population française en 2012 [7]. Elle était uniquement tème de soins, se doit de jouer un rôle dans la prévention de
rurale du fait du caractère monocentrique de l’étude. Les femmes la sédentarité malgré d’importantes contraintes de temps.
étaient plus nombreuses, toutefois dans une proportion similaire Les résultats de notre étude montrent qu’un conseil mini-
à celle retrouvée en consultation de médecine générale (55 %) mal concernant l’activité physique, réalisé en fin de consultation
[43]. Enfin, les patients inclus au cours de la « phase initiale » pour renouvellement d’ordonnance, permet d’obtenir une aug-
étaient plus jeunes et présentaient un IMC moyen supérieur aux mentation du volume d’exercice physique réalisé par les patients
sujets de la « phase avec conseil minimal », ces différences six mois plus tard. Une évolution favorable du poids est même
n’étant cependant pas significatives. retrouvée plus fréquemment après cette intervention chez les
Le schéma de l’étude est également à l’origine des limites sujets en excès pondéral.
de celle-ci. Une évaluation des pratiques professionnelles de Cette démarche, de par sa simplicité et sa facilité à mettre
type « avant/après » ne permet pas de conclure à une relation en place, semble être un premier pas utile dans la prise en
de cause à effet. Une étude randomisée serait nécessaire pour charge de la sédentarité et ses complications. Des études de plus
confirmer ce lien. Une durée de suivi plus longue aurait en outre grandes ampleurs, regroupant des effectifs plus nombreux et
permis d’étudier l’impact du conseil minimal à plus long terme variés, et sur des durées plus importantes, seraient intéressantes
et d’évaluer sa stabilité avec le temps. Notre effectif était enfin pour confirmer son efficacité et identifier les facteurs influençant
moindre qu’initialement prévu, la faute à la limitation des durées sa portée.
d’inclusion à une heure par jour, trois jours par semaine, pour
des raisons de faisabilité. L’efficacité de l’intervention minimale
Déclaration de liens d’intérêts
en fonction du statut tabagique et de l’activité professionnelle
des personnes n’a ainsi pas pu être évaluée en raison du trop
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
faible nombre de sujets tabagiques et/ou actifs inclus. Ce faible
effectif est toutefois contrebalancé par le nombre restreint de
patients perdus de vue à six mois. Références
Il existe très probablement un biais de mesure suite au dérou-
[1] Organisation mondiale de la santé Activité physique. http://www.who.int/
lement de la pesée. Même s’il avait été demandé aux patients
dietphysicalactivity/pa/fr/ [en ligne ; consulté le 24/01/2017].
de se peser avec un nombre de vêtement déterminé (sous- [2] Institut national de la santé et de la recherche médicale. Activité physique,
vêtements, pantalon et tee-shirt), la présence d’habits induit un un effet bénéfique sur la santé. http://www.inserm.fr/thematiques/
risque d’erreur non négligeable lors de la comparaison du poids sante-publique/dossiers-d-information/activite-physique [en ligne ;
à l’inclusion et six mois plus tard. La taille des sujets est quant consulté le 24/01/2017].
[3] Ding D, Lawson KD, Kolbe-Alexander TL, Finkelstein EA, Katzmarzyk
à elle probablement surestimée car issue des déclarations des
PT, van Mechelen W, et al. The economic burden of physical inac-
patients. tivity: a global analysis of major non-communicable diseases. Lancet
L’intensité de l’exercice physique est très probablement sur- 2016;388(10051):1311–24.
estimée dans notre étude. Premièrement par l’intermédiaire du [4] Ekelund U, Steene-Johannessen J, Brown WJ, Fagerland MW, Owen N,
questionnaire IPAQ qui surévalue la pratique physique, notam- Powell KE, et al. Does physical activity attenuate, or even eliminate,
the detrimental association of sitting time with mortality? A harmonised
ment d’intensité modérée [44]. Secondairement par un possible
meta-analysis of data from more than 1 million men and women. Lancet
biais saisonnier. La période de recueil des questionnaires IPAQ a 2016;388(10051):1302–10.
eu lieu principalement en été, période où les vacances et le climat [5] Attitude prévention. Le niveau d’activité physique ou sportive des
favorisent la pratique des activités physiques, et notamment le Français : résultats 2016 et bilan de 5 ans d’étude. http://www.attitude

Pour citer cet article : Vallée É, et al. Efficacité d’un conseil minimal abordant l’activité physique et délivré par les médecins généralistes lors
d’une consultation pour renouvellement d’ordonnance. Nutr clin métab (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2017.07.002
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NUTCLI-2683; No. of Pages 13 ARTICLE IN PRESS
12 É. Vallée et al. / Nutrition clinique et métabolisme xxx (2017) xxx–xxx

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