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Union économique et monétaire en Europe

Le développement de l'union économique et monétaire de l'Union européenne a abouti à l'introduction de l'euro, utilisé par seize États membres, avec des critères de convergence pour les nouveaux adhérents. Les étapes clés incluent la création du système monétaire européen (SME) et la mise en place de l'union économique et monétaire (UEM) qui a débuté en 1999 avec l'euro comme monnaie officielle. Les objectifs principaux de cette union sont d'éliminer les fluctuations des taux de change, d'assurer la stabilité monétaire et de renforcer la puissance financière de l'Europe.

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Union économique et monétaire en Europe

Le développement de l'union économique et monétaire de l'Union européenne a abouti à l'introduction de l'euro, utilisé par seize États membres, avec des critères de convergence pour les nouveaux adhérents. Les étapes clés incluent la création du système monétaire européen (SME) et la mise en place de l'union économique et monétaire (UEM) qui a débuté en 1999 avec l'euro comme monnaie officielle. Les objectifs principaux de cette union sont d'éliminer les fluctuations des taux de change, d'assurer la stabilité monétaire et de renforcer la puissance financière de l'Europe.

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FR 5.1.0.

LE DÉVELOPPEMENT DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET


MONETAIRE

L’achèvement du marché intérieur inclut également la mise en place d’une union monétaire entre
les États membres de l’Union européenne. Celle-ci a est devenue réalité à travers l’introduction
d’une monnaie unique européenne, l’euro. Actuellement, la monnaie unique est en usage dans
seize États membres de l’Union. L’euro doit également être adopté par les nouveaux États
membres après deux ans au moins de participation au SME II et à condition qu’ils remplissent
les critères de convergence.

BASE JURIDIQUE
― Décisions des sommets européens de La Haye (1969), Paris (1972) et Bruxelles (1978).
― Articles 98 à 124 du traité CE, introduits par le traité de Maastricht.
― Protocoles annexés au traité UE sur le passage à la troisième phase de l’union économique et
monétaire, sur la procédure applicable en cas de déficit excessif, sur les critères de convergence, sur
les clauses d’exception en faveur du Royaume-Uni et du Danemark, sur les statuts de l’Institut
monétaire européen, du système européen des banques centrales et de la Banque centrale européenne.

OBJECTIFS
L’union monétaire vise avant tout:
― à parfaire la réalisation du marché intérieur en éliminant les fluctuations des taux de change et
les coûts inhérents aux opérations de change ainsi que les frais de couverture contre les
risques de fluctuation monétaire;
― à assurer la comparabilité des coûts et des prix dans l’Union, ce qui aide les consommateurs,
stimule les échanges intra-communautaires et facilite l’activité des entreprises;
― à renforcer la stabilité monétaire et la puissance financière de l’Europe:
― en mettant fin, par définition, à toute possibilité de spéculation entre les monnaies
communautaires,
― en assurant, par la dimension économique de l’ensemble monétaire ainsi créé, une
certaine invulnérabilité de la nouvelle monnaie face à la spéculation internationale,
― en donnant à l’euro la possibilité de devenir une grande monnaie de réserve et de
paiement.

RÉALISATIONS

A. Première période (1957-1969): absence d’une action monétaire européenne


Le traité de Rome n’avait prévu que des dispositions mineures en matière de coopération
monétaire. Les six États fondateurs de la Communauté participaient au système monétaire
international de Bretton Woods qui se caractérisait par des taux de change fixes entre les
monnaies avec une possibilité d’ajustement. La création d’un système parallèle était inutile.
B. Deuxième période (1969-1979): les premiers efforts d’intégration
La disparition du système de Bretton Woods, confirmée par la suppression de la convertibilité du
dollar en or le 15 août 1971, a été suivie par des taux de change flexibles. La crise du pétrole du
début des années 70 a ensuite aggravé la pression sur les monnaies européennes. Face à cette
instabilité générale, cause de graves difficultés économiques et sociales, les États membres ont
cherché à mettre en place un cadre permettant d’introduire un minimum de stabilité au moins à
l’échelle européenne et pouvant aller jusqu’à l’union monétaire.
Dès 1969, alors que le système monétaire international menaçait de s’effondrer, les chefs d’État
ou de gouvernement avaient décidé au sommet de La Haye que la Communauté devait être
transformée progressivement en une union économique et monétaire.
En octobre 1970, le Premier ministre luxembourgeois de l’époque, Pierre Werner, proposait ce
qui suit:
― dans un premier temps, les marges de fluctuation entre les monnaies des États membres
devaient être réduites;
― la liberté complète des mouvements de capitaux, avec intégration des marchés financiers,
particulièrement des systèmes bancaires, était ensuite réalisée;
― enfin, les taux de change entre les monnaies devaient être fixés irrévocablement.
Le 12 avril 1972, le mécanisme du «serpent dans le tunnel» a réduit les marges de fluctuation
entre les monnaies communautaires à ± 2,25 % (le serpent) et entre ces monnaies et le dollar à
± 4,5 % (le tunnel). Pour assurer le fonctionnement de ce mécanisme, les États membres ont créé
en 1973 le Fonds européen de coopération monétaire (FECOM), habilité à recevoir une partie
des réserves monétaires nationales (*.5.2.0.).
Les résultats de ce mécanisme ont été décevants. Face aux perturbations provoquées par
l’accroissement du prix du pétrole, les États membres ont réagi de manière divergente, ce qui a
entraîné de fréquentes et intenses fluctuations des taux de change. Des entrées et des sorties du
mécanisme de stabilité des changes ont eu lieu et le serpent, conçu initialement comme un
accord de portée communautaire, a été réduit à une zone de stabilité monétaire autour du mark.
Fin 1977, seuls cinq des neuf pays membres d’alors (RFA, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg et
Danemark) restaient à l’intérieur du mécanisme, les autres ayant décidé de laisser flotter
complètement leurs monnaies. Le plan Werner a été abandonné la même année.

C. Troisième période (1979-1987): la reprise réussie du processus d’intégration. Le SME


Sur l’initiative du chancelier allemand Helmut Schmidt et du président français Valéry Giscard
d’Estaing, le sommet de Bruxelles de décembre 1978 a décidé de créer un système monétaire
européen (SME) visant à instaurer une zone de stabilité monétaire en Europe en réduisant les
fluctuations entre les monnaies des pays participants. Le SME est entré en vigueur le
13 mars 1979.

1. Les mécanismes du système monétaire européen.


Le SME a institué un système de taux de change fixes mais ajustables entre les monnaies des
pays participants.

a. L’écu (European Currency Unit)


Élément central du système, c’est un «panier» de monnaies européennes où le poids de chacune
d’entre elles est fonction de la part des pays dans le PNB communautaire et dans les échanges
intra-communautaires. Monnaie de compte utilisée comme instrument de paiement entre les
banques centrales et pour libeller le budget communautaire, il n’a pas cours légal.

b. Le mécanisme des taux de change


Chaque monnaie se voit attribuer un cours pivot en écus, l’ensemble des cours pivots
déterminant les taux de change des monnaies entre elles (cours bilatéraux).

c. Des marges de fluctuation


Elles sont autorisées autour des cours bilatéraux: 2,25 % initialement (et 6 % pour la lire
italienne).

d. Les «indicateurs de divergence»


Si une monnaie se rapproche de moins de 25 % de sa marge maximale de fluctuation, elle est
considérée comme «divergente», ce qui entraîne l’obligation pour les autorités concernées de
prendre certaines mesures: relèvement des taux d’intérêt, resserrement de la politique budgétaire,
soutien du taux de change en cas de baisse et action inverse en cas de hausse.

e. Modification de parité
Les parités ne sont pas fixées définitivement. Elles peuvent être modifiées si telle ou telle
monnaie s’écarte structurellement des marges de fluctuation. Mais ces modifications, qui
consistent à changer les cours pivots, doivent se faire selon une procédure commune.

2. Évolution du SME: les années 80

a. Accueil de nouveaux membres


À la création du SME, tous les pays membres de la Communauté sont entrés dans le mécanisme
de change à l’exception du Royaume-Uni, qui n’y a adhéré qu’en 1990.
Entrée dans la Communauté en 1981, la Grèce n’a pas adhéré au mécanisme de change. Dans la
perspective de son adhésion à la monnaie unique en 1999, elle est toutefois devenue membre du
SME bis.
Entrés en 1986, l’Espagne et le Portugal ont adhéré au mécanisme de change respectivement en
1989 et en 1992, avec une marge de fluctuation de 6 %.

b. La crise de 1992-1993
Le SME a été fortement perturbé par la violente tourmente qui s’est abattue sur les marchés des
changes européens en septembre et octobre 1992, issue des difficultés de ratification du traité de
Maastricht au Danemark et en France. La livre sterling et la lire ont dû quitter le mécanisme de
change en septembre 1992, et en novembre de la même année, la peseta et l’escudo ont été
dévalués de 6 % par rapport aux autres monnaies. En janvier 1993, la livre irlandaise a été
dévaluée de 10 %; en mai, la peseta et l’escudo ont subi une nouvelle dévaluation. Face à une
nouvelle vague de spéculation, les marges de fluctuation ont été portées à 15 % (1er août 1993).

c. Bilan du SME
L’objectif principal du SME – instaurer un niveau élevé de stabilité monétaire interne et
externe reposant sur un mécanisme de change – a été réalisé. L’instabilité qui a caractérisé le
système monétaire international au cours des années 80 a été évitée dans les pays participants.
Au bout de plus de 20 ans d’efforts, c’est une certaine stabilité qui a prévalu.
La discipline monétaire a entraîné la convergence économique avec réduction des taux
d’inflation et rapprochement des taux d’intérêt.
L’usage privé de l’écu (par opposition à son usage «officiel», c’est-à-dire entre banques
centrales membres du SME) s’est considérablement développé. Il a été de plus en plus utilisé
dans les émissions internationales d’obligations lancées par les institutions communautaires, les
États membres ou les entreprises. Il a ainsi acquis une position d’instrument financier
international. De ces diverses manières, le SME et l’écu ont donc fortement préparé
l’instauration de la monnaie unique.

D. Quatrième période (1988-1992): la marche vers l’Union économique et monétaire


(UEM)
La mise en place du marché intérieur a conduit à reprendre l’objectif d’union monétaire. Le
Conseil européen de Hanovre (juin 1988) a rappelé que, «en adoptant l’Acte unique (entré en
vigueur le 1er juillet 1987), les États membres de la Communauté avaient confirmé l’objectif de
la réalisation progressive de l’union économique et monétaire (UEM)». Il a confié à un comité
présidé par Jacques Delors, président de la Commission européenne, «la mission d’étudier et de
proposer des étapes concrètes menant à cette union».
En avril 1989, le rapport du comité Delors prévoyait la réalisation de l’UEM en trois étapes:
renforcement de la coopération entre banques centrales; création d’un système européen des
banques centrales (SEBC); transfert progressif du pouvoir de décision de la politique monétaire à
des institutions supranationales; fixation irrévocable des parités entre monnaies et instauration de
la monnaie unique européenne.
En juin 1989, le Conseil européen de Madrid a adopté le plan Delors comme base de travail et
décidé de mettre en œuvre la première de ces étapes dès le 1er juillet 1990, date de la libération
complète des mouvements de capitaux et des services financiers.
En décembre 1989, le Conseil européen de Strasbourg devait intégrer la situation nouvelle issue
de la perspective de la réunification de l’Allemagne. Il a été décidé de convoquer une conférence
intergouvernementale chargée d’élaborer les modifications du traité de Rome nécessaires à
l’UEM.
Approuvées par le Conseil européen de décembre 1991, les modifications du traité de Rome ont
été incorporées au traité sur l’Union européenne signé à Maastricht le 7 février 1992. Le
projet d’UEM du traité s’inspirait des grandes lignes du plan Delors mais s’écartait de celui-ci
sur quelques points significatifs. En particulier, la deuxième étape ne commençait que le
1er janvier 1994 et ne prévoyait pas le transfert de compétences en matière de politique monétaire
à un organisme supranational mais seulement le renforcement de la coopération entre banques
centrales en remplaçant l’ancien Comité des gouverneurs par l’Institut monétaire européen
(IME) (*5.2.0.), chargé avec la Commission de la préparation technique de l’UEM. La création
du SEBC était reportée à la troisième étape.

E. Cinquième période: Les étapes de l’Union économique et monétaire (1990-2002)

1. Première étape (1er juillet 1990-31 décembre 1993)


Elle a consisté:
― en l’achèvement du marché intérieur, comportant en particulier la libération totale des
mouvements de capitaux et des services financiers qui était la condition de la constitution
d’un espace financier unique;
― en un renforcement de la coordination économique, par une convergence accrue en matière
de stabilité des prix et d’assainissement des finances publiques.

2. Deuxième étape (1er janvier 1994 - 31 décembre 1998)

a. L’Institut monétaire européen (IME)


Créé le 1er janvier 1994 (*5.2.0), il était le précurseur de la future Banque centrale européenne et
devait préparer la troisième étape de l’UEM.

b. Discipline budgétaire et monétaire


Pendant cette étape, les États membres devaient:
― rendre leurs banques centrales indépendantes des autorités politiques (art. 116.5 du traité CE);
― supprimer leurs facultés de découvert auprès de leurs banques centrales et d’accès privilégié
aux institutions financières (art.101, 102,103 du traité CE);
― s’efforcer de remplir les cinq critères de convergence suivants (art. 121 du traité CE):
― un taux d’inflation ne dépassant pas de plus de 1,5 %, la moyenne des trois États
membres ayant atteint le meilleur résultat en matière de stabilité des prix;
― un déficit budgétaire ne dépassant pas 3 % du PIB ou tout au moins proche de ce niveau à
condition qu’il ait connu une baisse continue;
― une dette publique ne dépassant pas 60 % du PIB ou tout au moins se rapprochant de ce
niveau à la faveur d’un important mouvement de diminution;
― un taux d’intérêt à long terme ne dépassant pas de plus de 2 %, la moyenne des trois pays
les plus performants en matière de stabilité des prix;
― le maintien de la monnaie nationale à l’intérieur des marges normales de fluctuation du
mécanisme des cours de change du système monétaire européen depuis au moins deux
ans, sans dévaluation par rapport à la monnaie d’un autre État membre.

c. La décision de passer à la troisième étape


L’article 121 prévoyait que la date de passage à la troisième étape serait décidée par le Conseil,
avec une date minimale et une date butoir.
Le Conseil européen de Madrid (15 et 16 décembre 1995) a décidé que la troisième étape
commencerait le 1er janvier 1999. Il a donné un nom à la monnaie unique, l’euro, et a adopté
après consultation de la Commission et de l’IME le scénario de son introduction.
Le Conseil européen de Bruxelles (2 mai 1998) a décidé, suivant en cela la recommandation de
la Commission et du Conseil «Économie et Finances» (Ecofin) ainsi que l’avis du Parlement
européen, que le passage à la troisième étape de l’UEM se ferait à onze pays: Allemagne,
Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Autriche, Pays-Bas, Portugal et
Finlande.

3. Troisième étape (1er janvier 1999 - 1er juillet 2002).


Le 1er janvier 1999, l’UEM commence avec ces 11 pays. La Grèce les a rejoints au 1er
janvier 2001.

a. Le système européen des banques centrales (SEBC) et la Banque centrale européenne


(BCE)
commencent à fonctionner le 1er janvier 1999 *(5.2.0.).

b. Le processus d’introduction de l’euro


Le 1er janvier 1999, l’euro devient la monnaie officielle unique des pays adhérents:
― les parités des monnaies participantes et leur taux de conversion en euros sont fixés
irrévocablement;
― l’euro devient une monnaie à part entière et l’écu-panier cesse d’exister;
― la politique monétaire et la politique de change se font en euros. Les nouveaux titres de la
dette publique émis par les États participants sont libellés en euros.
Entre le 1er janvier 1999 et le 1er janvier 2002, le SEBC et les autorités publiques nationales et
communautaires doivent contrôler le processus de passage à la monnaie unique en particulier
dans le secteur financier et bancaire, et dans l’ensemble des secteurs de l’économie.
Au 1er janvier 2002, les billets et les pièces en euros ont commencé à circuler parallèlement aux
billets et pièces en monnaies nationales. La double circulation a duré pendant une période de
deux mois au terme de laquelle seuls les billets et des pièces en euros ont eu cours légal.

c. La coordination des politiques économiques


Dès le début de la troisième étape, la politique économique doit être considérée par les États
membres comme une question d’intérêt commun (art. 99 et 104 du traité CE). Pour y parvenir, le
traité prévoit l’établissement par le Conseil de grandes orientations de politique économique
(GOPE) applicables à tous les États membres et un mécanisme de surveillance des déficits
publics excessifs (*5.4.0.).

d. Le pacte de stabilité et de croissance


Adopté par le Conseil européen d’Amsterdam des 16 et 17 juin 1997 (*5 5.0.), il vise à assurer la
discipline budgétaire en maintenant l’obligation de respecter les critères de déficit et
d’endettement imposés pour l’accès initial à l’union monétaire. Le 20 mars 2005, le Conseil a
adopté un rapport intitulé «Améliorer la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance». Ce
rapport a été ratifié par le Conseil européen qui a déclaré, dans ses conclusions du 22 mars 2005,
que celui-ci mettait à jour et complétait le pacte de stabilité et de croissance, dont il fait
désormais partie intégrante. Le 27 juin 2005, le pacte a été complété par deux règlements
supplémentaires amendant les règlements (CE) n° 1466/97 et 1467/97.

e. SME II
Le même Conseil européen d’Amsterdam a posé les principes de base et les caractéristiques
opérationnelles d’un nouveau mécanisme de taux de change pour régler les relations entre la
monnaie unique et les monnaies des États membres de l’Union européenne qui ne font pas partie
de l’Union monétaire. Le «SME bis» a été mis en place le 1er janvier 1999, date du début de la
phase III de l’UEM. À la différence du SME dans lequel toutes les monnaies établissaient des
parités centrales entre elles (cours pivots) et des marges de fluctuation autour d’elles, les parités
et les marges du nouveau mécanisme de change sont désormais fixées exclusivement par rapport
à l’euro.
La participation au mécanisme est facultative. Toutefois, les États membres qui ont adhéré à
l’Union européenne en 2004 et en 2007, ainsi que la Suède, devront rejoindre le SME bis en
fonction de leur état de préparation à l’adoption de l’euro. Le 27 juin 2004, la couronne
estonienne, le litas lituanien et le tolar slovène ont intégré le système. Le tolar slovène a cessé de
participer au SME bis depuis que la Slovénie a rejoint la zone euro le 1er janvier 2007. Le 2 mai
2005, les devises de trois autres États membres ont rejoint le MTC2, à savoir, celles de Chypre,
de la Lettonie et de Malte. Depuis l’adhésion de Chypre et de Malte à la zone euro, le
1er janvier 2008, la lire maltaise et la livre chypriote ne font plus partie du SME bis. Le 25
novembre 2005, la couronne slovaque a également adhéré au mécanisme. Elle cessera de faire
partie du SME bis au moment de l’adhésion de la Slovaquie à la zone euro, le 1er janvier 2009.
Actuellement, la couronne danoise participe au SME bis avec une marge de fluctuation de
2,25 % de part et d’autre de son cours pivot vis-à-vis de l’euro.

Pays (monnaie nationale) Cours pivot (pour 1 euro) Marge de fluctuation

Danemark (couronne) 7,46038 ± 2,25 %

Estonie (couronne) 15,6466 ± 15 %

Lettonie (lats) 0,702804 ± 15 %

Lituanie (litas) 3,45280 ± 15 %

Slovaquie (couronne) 30,1260 ± 15 %

F. L’élargissement de la zone euro


Les États membres ayant adhéré à l’Union en 2004 et 2007 ainsi que la Suède ne bénéficient pas
d’une clause de désistement. Pour rejoindre la zone euro, ils doivent participer au mécanisme
d’échange pendant au moins deux ans et satisfaire à tous les autres critères de convergences
nominales. La Commission européenne et la Banque centrale européenne présentent tous les
deux ans un rapport de convergence vérifiant le respect des critères par ces pays. De plus, des
rapports de convergence doivent être rédigés à la demande d’un État membre dans la période
comprise entre deux rapports ordinaires.
Au premier semestre 2006, la Slovénie et la Lituanie ont demandé que la Commission et la BCE
présentent un rapport sur les progrès accomplis par ces deux pays vers le respect des critères de
convergence, dans l’espoir de rejoindre la zone euro le 1er janvier 2007. La Commission et la
BCE ont rendu un avis positif concernant la Slovénie, mais ont rejeté la demande d’adhésion à la
zone euro de la Lituanie. Le 1er janvier 2007, la Slovénie est donc devenue le 13e État membre de
la zone euro. Début 2007, Chypre et Malte ont demandé que soit examiné le niveau de
convergence de leurs économies nationales. Les deux pays ont obtenu le feu vert pour leur
adhésion à la zone euro le 1er janvier 2008. Au printemps 2008, la Commission européenne et la
BCE ont remis un rapport de convergence ordinaire arrivant à la conclusion que la Slovaquie
remplissait les critères de convergence. Le 1er janvier 2009, la Slovaquie sera le 16e pays à
adhérer à la zone euro.
RÔLE DU PARLEMENT EUROPÉEN
Le Parlement européen est consulté sur les points suivants:
― Accords sur les taux de change entre l’euro et les devises extérieures à l’Union européenne;
― Depuis 1999, choix des pays admissibles à la monnaie unique;
― Nomination du président, du vice-président et d’autres membres du directoire de la BCE;
― Législation mettant en œuvre la procédure en cas de déficit excessif prévue par le pacte de
stabilité et de croissance.
Le Parlement demande d’être davantage impliqué dans la désignation et la nomination des
membres du directoire de la BCE et est d’avis que la présentation démocratique des comptes ex-
ante et la transparence seraient améliorées si un candidat proposé par le Conseil était soumis à un
vote d’approbation du Parlement. Pour les élargissements de la zone euro, la Parlement réclame
une amélioration de la procédure, dans la mesure où le calendrier serré de la procédure de
consultation entrave considérablement un examen objectif du contenu des rapports de
convergence.
C. BAHR
07/2008

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