Memoire 24
Memoire 24
2023/2024
Dédicaces
Avant tous, je remercie dieu le tout puissant de m'avoir donnée le courage et la patience pour
réaliser ce travail malgré toutes les difficultés rencontrées. Je dédie ce modeste travail :
À mon père bien-aimé, source infinie d'inspiration et de force. Votre sagesse, votre soutien
inconditionnel et votre amour indéfectible ont été les fondations sur lesquelles j'ai construit ce
travail. Chaque ligne de ce PFE est un hommage à votre guidance et à votre présence
bienveillante dans ma vie. Merci d'avoir été mon modèle. Ce travail est dédié à vous, avec toute
ma gratitude et mon affection.
À ma mère bien-aimée, qui est la lumière de ma vie et qui a offert un soutien et un amour sans
limites, Cette réalisation lui est dédiée avec tout mon amour et ma gratitude éternelle.
À mes frères et sœurs aimante, qui ont toujours été mes piliers de soutien inébranlables. À tous
mes proches parents et amis, votre encouragement et votre amour m'ont guidé à travers les défis
de ce travail. Cette réussite vous est dédiée, avec tout mon amour et ma gratitude infinie.
Remerciements
Ce présent rapport est le résultat de mon stage effectué au sein de la Banque Centrale de la
Mauritanie. Par cette occasion, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué de près
ou de loin à la réussite et l'accomplissement de mon stage et plus particulièrement :
Monsieur Anis Missaoui, mon encadrant pédagogique, pour son soutien, son assistance et pour
ses précieux conseils qu'il m'a prodigués durant toute ce stage pour élaborer ce travail, Monsieur
Mohamed Lemine Ould Dhehby, pour m'avoir donné l'opportunité d'effectuer mon stage de
Fin d'étude au sein de la BCM.
Monsieur Mohamed Mahmoud Habott, auditeur expert de la Direction générale de l'audit
interne, pour son accueil, amabilité et éclaircissement dont il a fait preuve tout au long de mon
stage.
Mes vifs remerciements vont aussi aux employées de la BCM, pour leurs disponibilités,
bienveillances et le temps qu'ils m'ont accordées malgré la pression du travail dont ils font
preuve quotidiennement. Merci d'avoir rendu cette expérience enrichissante.
INTRODUCTION GÉNÉRALE
L'Audit interne revêt de nos jours une importance capitale pour les entreprises. Il constitue un
moyen d'apprécier la qualité de gestion de celles-ci. Cette fonction permanente de contrôle de
l'entreprise a connu une mutation remarquable ces dernières années suite aux importantes
évolutions réglementaires mais aussi techniques qui ont marqué la fonction.
Ainsi l’audit interne est perçu aujourd’hui comme un examen salutaire, une assistance dans le
diagnostic d'une défaillance repérée.
La fonction audit interne est axée sur les enjeux majeurs de l’entreprise : la maîtrise des risques,
le développement de dispositifs et d’une culture de contrôle, et la recherche d’efficacité et de
performance.
En Mauritanie, ce n’est qu’au début des années 2000 que certaines sociétés ont opté pour la mise
en place d’un service d’audit interne, fournissant l’assurance raisonnable que l’entreprise est
gérée de manière saine et efficace.
La BCM est l’établissement financier le plus important en Mauritanie, se dotant de l’un des
services d’audit interne les plus performants du pays. Ainsi effectuer notre stage de fin d’étude
au sein d’un tel établissement prestigieux comme celui-ci est une opportunité importante
d’apprentissage et d’évolution en termes de carrière.
Notre séjour à la BCM nous a permis de mettre nos connaissances à profit, dans la pratique et
l'apprentissage, en rendant service selon les besoins, et surtout de toucher du doigt la réalité du
monde professionnel liée aux métiers d’audit et de contrôle de gestion, en nous familiarisant aux
différentes missions d’audit interne.
Le stage est un élément essentiel de notre formation. Il nous permet de nous confronter à la
réalité socio-économique des entreprises et à leurs enjeux de gestion et d’organisation. Il a pour
objectif de nous initier au monde du travail, d’appliquer nos connaissances et de développer une
expérience professionnelle. C’est dans ce cadre que j’ai réalisé un stage de fin d’étude à la
banque centrale de la Mauritanie, dans le cadre de mon parcours universitaire.
Dans ce premier chapitre, on s’intéresse tout d’abord à la présentation de l’entreprise au sein
duquel le stage a été effectué, ensuite, nous allons traiter les tâches effectuées au cours de la
période de stage.
Cette section sera consacrée pour la présentation la BCM qui a été fondé en 1973 et qui joue un
rôle essentiel dans la régulation et la supervision du système financier en mauritanien. Son
gouverneur actuel est Mohamed Lemine ould Dhehby.
La Banque Centrale de Mauritanie (BCM), a été créée par la loi N°73.118 du 30 mai 1973. Elle
constitue un établissement public national doté de la personnalité civile, de l’autonomie
financière et d’un capital entièrement souscrit par l’Etat. En effet elle fut créée dans le but
d’établir, dans le domaine de la monnaie, du crédit et des changes, les conditions les plus
favorables à un développement ordonné de l’économie nationale, en contribuant à la mise en
œuvre de toutes les ressources productives du pays, tout en veillant à la stabilité interne et
externe de la monnaie.
Les années 80 ont marqué les premières réformes du système bancaire mauritanien :
Les accords avec FMI : exigence de restructuration du système bancaire ;
Promulgation d’une nouvelle loi bancaire ;
Promulgation d’une loi sur le recouvrement des créances bancaires.
À partir des années 90, le concept de stabilité de la monnaie devient l’objectif final explicite ou
implicite, partagé ou même unique de la politique monétaire mauritanienne. Ainsi la BCM est
devenue alors l’autorité supérieure chargée de rappeler aux partenaires sociaux qu’il leur
appartient de contenir l’évolution des prix et des salaires et au gouvernement qu’il doit mener
une politique budgétaire assez rigoureuse pour que la monnaie nationale inspire confiance aux
marchés internationaux.
Suite aux nombreux scandales financiers de ces dernières années, la BCM s’est retrouvée devant
l’obligation de renforcer son système de contrôle et de réglementation bancaire et financière par
la mise en place de l’Ordonnance N°020/2007 du 13 mars 2007 réglementant les sanctions
applicables aux établissements bancaires, aux commissaires aux comptes et aux auditeurs
externes. Aujourd’hui la BCM est devenu en principe la gardienne silencieuse de la stabilité
économique : stabilité des prix, stabilité du système de paiement et stabilité du système bancaire
mais aussi l’élaborateur des nouvelles politiques économiques générales
La mission principale de la Banque Centrale de Mauritanie est définie par l’article 38 1 de ses
Statuts. Elle consiste principalement à : assurer la stabilité des prix, veiller à la solidité du
système financier et contribuer à la mise en œuvre de la politique économique du gouvernement.
Pour la réalisation de ces missions les domaines de compétence de la Banque Centrale tels que
fixés par l’article 39 des statuts se déclinent comme suit :
Par ailleurs la Banque Centrale est chargée également de la conduite de la politique monétaire.
Un conseil de politique monétaire présidé par le Gouverneur est l’organe chargé de la définition
de la politique monétaire et du suivi de sa mise en œuvre. Le conseil de politique monétaire se
réunit au moins une fois par mois .il est composé outre le gouverneur et le gouverneur adjoins, 5
membres choisis sur la base de leur compétence et de leur expérience. La mise en œuvre
opérationnelle de la politique monétaire est assurée par les services techniques de la banque
centrale sous l’autorité du Gouverneur.
Afin d’atteindre ses objectifs et d’accomplir ses fonctions, la Banque peut notamment :
Intervenir sur les marchés de capitaux, soit en achetant, soit en vendant ferme (au
comptant et à terme), soit en prenant et en mettant en pension, soit en prêtant ou en
empruntant des créances et des titres négociables, libellés en monnaie que la Banque
détermine, ainsi que des métaux précieux.
Effectuer des opérations de crédit avec les banques et établissements financiers et d’autres
institutions financières sur la base de sûretés appropriées pour les prêts.
Le Gouverneur exerce ses pouvoirs en toute autonomie conformément aux statuts. Il préside les
conseils de politique monétaire et le conseil général de la Banque.
La surveillance générale sur tous les services et opérations de la Banque Centrale est assurée par
un Censeur nommé à décret présidentiel.
Organigramme BCM
Gouverneur de la Banque
Gouverneur Adjoint
Supervision Bancaire et
Règlement Change
Stabilité Financière
Directions Générale
Source : [Link]
Figure 1 : Organigramme BCM
1. Interviews :
L'interview est un moyen que l'auditeur interne utilise fréquemment. En matière d'audit,
l'interview ne doit pas être confondue avec celle pratiquée par un journaliste, L'interview d'audit
ne doit pas être menée comme une conversation. Ici, c'est celui qui écoute (l'auditeur) qui
demande l'entretien.
- Respecter la voie hiérarchique : sauf urgence exceptionnelle,
- Engager, d'entrée de jeux, le dialogue en évoquant les difficultés, les points faibles et les
anomalies rencontrées dans le déroulement de sa mission ;
- Les conclusions de l'interview doivent être validées par l'interlocuteur avant toute
communication à la hiérarchie : - -Conserver l'approche système en évitant toute subjectivité
(mettant l'homme en cause) dans le déroulement de l’entretien ;
OBJECTIF DU CI...
Question1….
Question2….
Question 3….
Chaque questionnaire est mis en place selon l’organigramme et les taches effectuées par l’entité a
audite.
3. Vérifications et rapprochements
- Vérification arithmétique :
Le rapprochement c'est une technique de validation utilisée par l'auditeur interne qui permet de
confirmer l'identité d'une information provenant de deux sources différentes. C'est aussi la
vérification ponctuelle, et à postériorité, de la validité d'un fait, d'une affirmation ou d'une
déclaration
- Ces techniques sont souvent riches d'enseignements car toute différence révèle une
anomalie pour laquelle il faut rechercher la cause.
4. Cas de questionnaire sur le contrôle interne rempli par une banque de la place.
À la disposition des questions ci-dessous ; ses questions doivent être mettre en place à en
application à l’instruction N*001GR/2012 définissant les dispositions du contrôle interne des
établissements de crédit et si la question ne concerne pas l’établissement, il convient d’inscrire la
réponse *sans objet* et de ne laisser aucune case vierge sans réponse :
1.2. Combien de fois au cours Nombre : Une fois par an, les établissements de crédit élaborent un r
de l’exercice écoulé, le le contrôle interne conformément au modèle fourni par la Banque C
dispositif et les travaux du
contrôle interne ont-ils été
Mauritanie. Ce rapport est remis au comité permanent d'audit intern
abordés et examinés par d'administration
le conseil
d’administration ?
1.3. Le conseil d’administration
est-il informé :
1.3.1 des conclusions des Oui Non
contrôles effectués,
et en particulier des
éventuelles
défaillances
relevées par le
contrôle
permanent ?
des conclusions des
contrôles effectués,
et en particulier des
1.3.2 éventuelles Oui Non
défaillances
relevées par le
contrôle
périodique ?
des mesures
décidées pour y
remédier ? Oui Non
Conformément à l’article 6 de l’instruction N*001/GR/2012 : -les co
1.3.3 permanent doit examiner les conclusions et recommandations formu
dans les rapports de contrôle périodique et permanent et d'audit exte
le cas échéant les rapports effectués par le groupe auquel appartient l
de crédit ;
1.4. Quelles sont les Description : le conseil d’administration est informé lors de sa tenue
procédures le président du comité d’audit quand il s’agit d’un incident significa
d’information du dans un rapport prévu à cet effet.
conseil
d’administration en cas
de déficience dans le
dispositif de contrôle
interne ?
1.5. Le conseil Oui Non
d’administration est-il Conformément à l’article 80 de l’instruction N*001/GR/2012 : l’externalisation d’
informé des résultats d’une prestation doit être autorisée préalablement par le conseil d’administration.
des contrôles des
activités externalisées
et des risques en
résultant ?
Oui Non
2.9. Comment les dirigeants Description :
s’assurent-ils de l’exhaustivité, de Pour s’assurer des éléments cités, les dirigeants procèden
la cohérence et de l’efficacité du recoupement des informations issues des différentes
dispositif de contrôle permanent ? sources de contrôles (Auto contrôle, contrôle périodique
la BCM ou les audits externes le cas échéant).
2.10. Quelles sont les principales Description :
actions projetées dans le domaine Plan de continuité de l’activité.
du contrôle interne ?
2.11. Comment l’établissement assure- Comment l’établissement assure-t-il les contrôles perman
t-il les contrôles permanent et périodique des filiales ?
périodique des filiales ?
2.12. Quelles sont les procédures Description :
prévues préalablement à la mise A chaque activité nouvelle, des études suivantes sont mené
en place de nouvelles activités ?
Etudes juridiques ;
Etudes des risques inhérents à l’activité ;
Etudes de faisabilité ;
Etudes de rentabilité ;
2.13. Le système de contrôle permanent Oui Non
et périodique inclut-il des Le comité permanent d'audit interne doit être informé régu
dispositifs pour les activités et des contrôles qui sont assurés sur les activités et prestation
prestations externalisées ?
L’exploitation du questionnaire
3 Modéré Conséquences modérées des effets du risque en termes de perte financières, de rapidité et de qualité des opération
4 Important Conséquences fâcheuses concernant l'aspect financier, la rapidité et la qualité des opérations
Très
5 important Incidences très élevées des conséquences financières du retard et qualité des opérations
Intervalle de Couleur
criticité Risque Action s
de 01 à 05 Réduit Pas de disposition nécessaire
de 06 à 10 Moyen Risque à suivre
de 11 à 15 Elevé Disposition nécessaire pour réduire le risque
Inacceptabl Disposition d'urgence sont nécessaire pour réduire le
de 16 à 25 e risque
Cot Cote
Probabilité e Impact 2 Criticité Nature de risque
Moyenne 3 Important 4 12 Elevé
Forte 4 Important 4 16 Inacceptable
Moyenne 3 Important 4 12 Elevé
Très
Très forte 5 important 5 25 Inacceptable
R1 R5
4
R7
R3 R2
Impact
0
1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5 5.5
Probabilité
Ratio de liquidité en décembre 2020 est de 26% donc supérieur à 20% mais il est augmenté en
janvier 2021, il devient 79% mais baisse encours au février 2021 à 25%.
Le ratio équilibre actifs immobilisés et ressources stables = les actifs immobilisés / les
ressources stables.
Décembre 2020 Janvier 21 Février 21
1, 116,926 1,116,926 1,181,221
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
REPORT A NOUVEAU
75,789 75,789 75,789
FRAIS ET VALEURS INCORP. IMMOBILISE
550,565 636,056 670,730
TITRES DE PARTICIP. ET DE FILIALES 203,659 203,659 203,736
Créances douteuses ou litigieuses
253 261 253
ACTIF IMMOBILISE 1, 947,192 2,032,691 2,131,729
Le taux de réemplois en décembre 2020 dépasse 100%, ce qui va dire que les dépôts ne
recouvrent pas tous les crédits.
La participation dans une mission dont les objectifs sont les suivants :
CONCLUSION
Le fait d’effectuer un stage dans un milieu professionnel m’a permis d’avoir un regard plus
objectif sur la vie professionnelle. J’ai pu étudier l’organisation et le fonctionnement de la
banque centrale dans lequel un travail d’équipe bien ordonné est indispensable pour l’obtention
d’un bon résultat. Ce stage m’a apporté une manipulation plus aisée du matériel dans la vie
active et mon permis de prendre des initiations. À titre de conclusion, il est important de signaler
l’intérêt de ce stage en tant que formation pratique très bénéfique et avantageuse.
CHAPITRE 2 : CADRE CONCEPTUEL DE
L’AUDIT INTERNE
INTODUCTION
Actuellement, l’audit interne représente une préoccupation importante, essentiellement dans
les grandes entreprises de plus en plus confrontée à des enjeux variés à l’égard de la
concurrence, l’environnement, la sécurité et la fiabilité des informations financières et
comptables. Outil d’aide à la gestion pour améliorer le potentiel compétitif de l’entreprise et
accroître sa réactivité dans un contexte qui impose d’améliorer sans cesse son fonctionnement,
l’audit interne s’avère un outil indispensable et adapté. Le but essentiel de l’audit est de s’assurer
de la maîtrise de la gestion des entreprises et de proposer des actions de progrès pour les rendre
plus performantes et, par-là, plus compétitives. L’audit constitue l’aboutissement d’une
démarche comportant une série d’actes, d’observation, de lecture, d’analyse, d’évaluation,
d’étude, de contrôle, d’entretien, de communication, de synthèse…les actes exigent de
l’auditeur un professionnalisme particulier.
Cette partie constitue une étape fondamentale pour la compréhension du sujet de ce mémoire.
Pourtant, elle permettra une prise de connaissance de l’entourage où se déroulera cette étude.
Ainsi, elle a pour but de définir le cadre théorique du sujet à travers l’exposé de quelques repères
théoriques essentiels à la maitrise de la thématique.
PARTIE 1 : APERÇU SUR LA PRATIQUE DE L’AUDIT
INTERNE
SECTION 1 : GÉNÉRALITÉS SUR L’AUDIT INTERNE
L’audit interne est une activité indépendante et objective qui vise à évaluer et améliorer
l’efficacité des processus de gouvernance, de gestion des risques et de contrôle au sein d’une
organisation.
Dans cette section nous allons présenter les généralités de l’audit interne.
l
La fonction d’audit interne est une fonction relativement récente puisque son apparition
remonte à la crise économique de 1929 aux États-Unis2. A cette époque les dirigeants de grands
organismes ont commencé à prendre conscience qu’une surveillance organisée, bien structurée et
indépendante, devenait nécessaire en raison :
Le besoin d’être rassuré, notamment sur la validité des comptes et sur l’application des règles
comptables, s’est ressenti de manière importante. Le champ d’application s’est étendu par la
suite à toutes les fonctions de l’organisme et n’est plus resté limité à l’audit comptable et
financier.
Etabli en 1941, l'Institute of Internal Auditors (IIA) ou Institut des Auditeurs Internes est un
institut dédié à l'établissement de standards professionnels d'audit interne. Il regroupe des
membres de 165 pays, directement ou via des Chapitres affiliés. L'IIA veut être la voix de la
profession l'audit interne , son principal représentant et le défenseur de ses intérêts, une autorité
reconnue en la matière, ayant un rôle majeur de formation. Le siège de l'IIA est à Altamonte
Springs, Floride, États-Unis.
Il est difficile de nos jours de donner une définition unique à l'audit interne compte tenu de
l'évolution remarquable de la fonction.
L’Institute of Internal Auditors (IIA), dont l’une des missions est d’élaborer les normes et
les pratiques professionnelles, a donné en 1999 une définition de l’audit interne, adaptée
par l’IFACI (Instituait Français des Auditeurs et Consultants interne) en ces termes :
« L’Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses
objectifs en évaluant par une approche systématique et méthodique, ses processus de
management des risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité. »3
A la lumière de cette définition, on peut dire que l’activité de l’audit interne est créatrice de
valeur ajoutée et ses principales missions sont d’apporter aux directions générales et comités
d’audit un éclairage sur les risques et les systèmes de contrôle interne mais également d’être au
service de l’ensemble de l’organisation afin d’apporter une réelle contribution à la gouvernance
d’entreprise.
3 Institut de l’audit interne, Prise de position IFACI/ audit interne/qualité, mai 2004, p4.
Juger de l’efficacité des systèmes d’information. »
Outre le fait que l’audit interne n’est pas un « dispositif » (mais une fonction) cette définition,
au demeurant incomplète, confond les rôles de l’audit interne (« apprécier » –
« juger ») avec les objectifs du contrôle interne (« assurer » – « garantir »).4
Les objectifs visés en mettant en place la fonction d'audit interne doivent être exprimés
clairement par la haute hiérarchie et être connus non seulement du service intéressé, mais aussi
par tous les départements de l'entreprise. En conséquence, l'absence ou l'insuffisance de la
définition des objectifs est un risque réel de manque d'efficacité de l'action d'audit interne. Pour
ce faire, les objectifs d'audit doivent être contenus dans un document officiel signé par la
direction appelé « Charte d'Audit », qui au besoin doit être distribué à tous les services de
l'entreprise. L’audit interne permet de répondre à 5 objectifs :
1. Risque Inhérent :
2. Risque De Contrôle :
Il peut être définit comme le risque que le contrôle interne ne puisse détecter ou éviter une
erreur significative. C’est à travers l’appréciation du contrôle interne qu’on peut décider du
niveau de ce risque. Ce risque traduit la probabilité que le système de contrôle interne de l’entité
sera impuissant à dépister les erreurs.
V. Typologie d’Audit
La pratique d’audit peut prendre plusieurs formes. Le type d’audit réalisé dépend de la nature,
du champ de l’audit, de la provenance de l’auditeur etc. Ainsi il existe plusieurs typologies de
l’audit, nous avons voulu retenu ici une typologie, fonctionnelle et selon la provenance de
l’instance d’audit.
1. Typologie fonctionnelle
L’Audit Spécialisé : Ce type d’audit est réalisé d’une spécialité bien déterminée :
audit juridique, informatique etc...
L’Audit Externe : est mis en œuvre par un organisme indépendant chargé de vérifier
la validité des informations communiquées aux parties par les institutions.
L’Audit Interne : est réalisé de l’intérieur de l’organisme, cet audit est une fonction
indépendante, périodique et objective des opérations effectuées au nom et pour le
compte du top management.
3. Autres typologies :
L’Audit Légal : C’est celui qui est exigé par la loi et les règlements en vigueur dans
certains secteurs et domaines, ainsi dans les sociétés commerciales c’est le
commissaire aux comptes qui est chargé de l’audit légal.
L’Audit Conventionnel : C’est celui qui n’est pas exigé par les lois et règlements et
mandaté par le dirigeant ou un tiers.
Par ailleurs il faut souligner que tous les types d’audit présentent trois (3) caractéristiques
essentielles à savoir :
Il précise aux auditeurs les valeurs à respecter dans l’accomplissement de leur activité et
s’appuie sur quatre principes fondamentaux pertinents pour une pratique « étique » de l’audit
interne.
Pour jouer leur rôle et contribuer ainsi à l’amélioration de la performance d’un groupe, les
équipes d’audit doivent respecter une éthique et informer l’ensemble des parties prenantes sur
leurs objectifs et leurs méthodes. L’existence dans chaque société d’une charte d’audit interne le
permet.
C’est un document solennel, élaboré par le responsable de l’audit interne, signé par la direction
générale et revu par le comité d’audit. La charte doit préciser les missions, objectifs,
responsabilités et procédures de travail. Elle fournit un support de communication de l’audit
interne vers ses partenaires.
Ces normes énoncent les caractéristiques que doivent satisfaire les organismes et personnes
exerçant des activités d’audit interne. Ces normes sont de quartes catégories :
6 Ce Cadre de Référ/ence a été proposé par « the Guidance Task Force » et approuvé par « The
Board of Directors » de l'IIA en juin 1999. Il comprend la Définition de l’Audit Interne, le
Code de Déontologie, les Normes et d'autres orientations.
b) Les Normes de Fonctionnement :
Elles décrivent la nature des activités d’audit interne et définissent des critères de qualité
permettant d'évaluer les services fournis.
Gestion de l'audit interne : Le responsable de l’audit interne doit gérer efficacement cette
activité de façon à garantir qu’elle crée une valeur ajoutée. Cela suppose la planification et la
gestion des ressources, la communication du plan d'audit à la Direction Générale et assurer la
coordination avec les autres prestataires internes et externes.
Nature du travail : L'audit interne doit évaluer les processus de gouvernement d'entreprise et
formuler des recommandations appropriées en vue de son amélioration, de management des
risques et de contrôle et contribuer à leur amélioration sur la base d’une approche
systématique et méthodique.
Planification de la mission : Les auditeurs internes doivent concevoir et documenter un plan
pour chaque mission. Ce dernier précise les objectifs, le champ d'intervention, la date et la
durée de la mission, ainsi que les ressources allouées.
Accomplissement de la mission : Les auditeurs internes doivent identifier, analyser, évaluer
et documenter les informations nécessaires pour atteindre les objectifs de la mission.
Communication des résultats : Les auditeurs internes doivent communiquer les résultats de
leur mission.
Surveillance des actions de progrès : Le responsable de l'audit interne doit mettre en place et
tenir à jour un système permettant de surveiller la suite donnée aux résultats communiqués
au management.
Acceptation des risques par la Direction Générale : Lorsque le responsable de l'audit
interne estime que la Direction Générale a accepté un niveau de risque résiduel qui pourrait
s'avérer inacceptable pour l'organisation, il doit examiner la question avec elle.
Si aucune décision concernant le risque résiduel n’est prise, le responsable doit soumettre la
question au Conseil aux fins de résolution.
1. L’observation physique
L’auditeur interne n’est pas quelqu’un qui reste dans son bureau : il saisit toutes les occasions
pour aller sur le terrain et pratiquer l’observation physique.
L’observation physique par l’auditeur est un outil d’application universelle car tout est
observable. Une mission d’audit qui se bornerait à faire des interviews, pourrait être considérée
comme une enquête d’opinion, ce ne serait pas une mission d’audit interne.
« L’observation » élémentaire des biens, c’est l’inventaire. Mais il n’y a pas que l’observation
quantitative des biens, il y a aussi l’observation qualitative.
L’observation directe est celle qui permet le constat immédiat du phénomène : les
employés ne présentent pas leur carte à l’entrée des bureaux. C’est cette observation
même qui va figurer sur la FRAP, elle aura été constatée directement par l’auditeur.
L’observation indirecte, au contraire, fait appel à un tiers qui va observer pour le compte de
l’auditeur et va lui communiquer le résultat de son observation.
2. La narration
Il existe deux sortes de narration, toutes les deux utilisées en audit interne : la narration par
l’audité et la narration par l’auditeur. La première est orale, la seconde est écrite.
La narration par l’audité est la plus riche, c’est elle qui apporte le plus d’enseignements ; la
narration par l’auditeur n’est qu’une mise en ordre des idées et des connaissances.8
3. L’organigramme fonctionnel
L’organigramme fonctionnel, va être construit par l’auditeur, si celui-ci le juge nécessaire, pour
y voir plus clair. L’auditeur le dessine à partir d’informations recueillies par observations,
interviews, narrations…
Le dessin d’un organigramme fonctionnel permet d’enrichir les connaissances obtenues à partir
de l’addition : organigramme hiérarchique + analyses de poste. C’est, en général, le document
qui permet de passer de l’un à l’autre car il révèle la totalité des fonctions existantes et permet
donc d’aller voir, si on trouve leur traduction, dans les analyses de poste.
5. Le diagramme de circulation
Si la grille d’analyse des tâches est statique, le diagramme de circulation est dynamique : l’un
est la photographie, l’autre le cinéma. Le diagramme de circulation, ou flowchart, permet de
représenter la circulation des documents entre les différentes fonctions et centres de
6. La piste d’audit
La piste d’audit est définie comme un ensemble de procédures internes permanentes. Ce fut à
l’origine – et c’est encore – un outil de contrôle comptable, applicable désormais aux
comptabilités informatisées. Des dispositions réglementaires et professionnelles ont rendu cette
technique d’application obligatoire.
Il s’agit de remonter à l’envers les opérations qui ont conduit à la détermination du résultat
pour en retrouver l’origine (chemin de piste). L’exigence d’être en mesure de réaliser ce
cheminement à tout moment implique que :
Ainsi conçue la piste d’audit apparaît plus comme un dispositif de contrôle interne que
comme un outil au service de l’auditeur.
Le sondage statistique est une méthode qui permet, à partir d’un échantillon prélevé de façon
aléatoire, dans une population de référence, d’extrapoler à la population, les observations faites
sur l’échantillon.
2. Les interviews
Cette technique consiste à s’entretenir avec le personnel afin d’en apprendre plus sur
l’environnement interne de l’entreprise. L’interview contribue à préparer le terrain. Elle vise
l’obtention d’informations précises qui permettront de se faire une opinion sur les observations
et hypothèses émises à priori. L’interview d’audit se déroule normalement en quatre étapes :
Préparation de l’interview ;
Début de l’interview ;
Le déroulement de l’interview ;
La conclusion de l’interview.
C. Outils méthodologiques
Ils permettent à l’auditeur interne de concevoir son tableau de risques, d’établir et de suivre le
déroulement de son QCI, de formaliser les FRAP, etc. D’autres logiciels permettent
l’établissement de cartographies des risques.
Le rapport est le produit principal de l’audit. C’est l’outil de communication des résultats, des
opinions, des réserves et de l’acceptation (ou contestation) des audités. Sa forme et son contenu
doivent s’ajuster à la culture de l’organisation.
L’auditeur interne est concerné par toutes les phases de l’activité de l’entreprise et a accès à
tous les secteurs, ses investigations devant permettre de vérifier périodiquement :
• Si les structures sont claires et bien adaptées ;
• Si les organisations sont efficaces ;
• Si les opérations sont suffisantes dans un cadre des procédures en place, et dans le cas
contraire, de suggérer les améliorations nécessaires et souhaitables.
En fin en ce qui concerne les classifications traditionnelles des interventions en matière d’audit,
nous retrouvons là encore cette notion d’efficacité.
Sans entrer dans le détail de classement et des définitions que l’on peut donner à chaque type de
missions.
Rappelons brièvement que celles-ci peuvent être classées :
Selon la finalité : on trouve alors des audits dits de « régularité », d’« efficacité », et de «
direction » ;
Selon l’objet : « audit comptable », « financier », « opérationnel », etc…
Selon le sens de l’intervention : « audit vertical », « horizontal », ou « général ».
Son originalité principale réside dans le fait qu’il permet de soulever des problèmes, poser des
questions et mettre en doute les moyens utilisés pour atteindre les objectifs. Sa fonction de
diagnostic identifie les irrégularités et dysfonctionnements des modes d’application de stratégies
de développement au sein de l’entreprise.
Les auditeurs vont aller sur le théâtre des opérations pour apprécier comment elles sont
menées, déterminer leurs chances et leurs conditions de succès, et en informer les responsables.
Étudier les aspects à maîtriser, sur dossier (prise de connaissance du domaine et prise de
conscience de ses risques et opportunités) puis sur le terrain (analyse des risques).
Décider quelles investigations mener : objectifs à atteindre, à valider avec le client, et tâches
à effectuer ;
Déterminer quels problèmes s’y posent : s’assurer de la réalité des forces apparentes et
évaluer les conséquences des faiblesses entrevues. Pour chaque risque ou
dysfonctionnement, en établir la preuve, l’origine et l’impact ;
En faire prendre conscience aux responsables et développer avec eux les solutions
organisationnelles, pour établir un bref rapport final informant la direction et engageant les
responsables.
L’audit, pour devenir plus acceptable et par là plus vivable doit beaucoup plus suivre une
démarche participative qui met l’accent sur la recherche de solutions adaptées et conjointes que
sur la recherche unilatérale des dysfonctionnements.
4. L’audit interne comme approche
multidimensionnelle
L’audit interne est universel en ce sens qu’il s’applique à toutes les activités permettant ainsi
de mieux les maîtriser. De la fonction financière et comptable à la fonction commerciale et
logistique en passant par la fonction de fabrication et production à la fonction informatique et à
toutes les autres fonctions de gestion au sens plus large et dans toutes ses composantes.
Tout en se rattachant à la même philosophie d’audit, les uns vont privilégier la formation
comptable, d’autres des formations plus diversifiées. Les uns vont s’organiser en audits
décentralisés, les autres affirment que seule est efficace une fonction d’audit interne fortement
centralisée. Les outils de travail eux-mêmes sont influencés par la culture. Telle entreprise à
dominante technique voit ses auditeurs privilégier interrogations informatiques, sondages
9 Jacques Renard, Théorie et pratique de l’audit interne, Eyrolles Edition d’Organisation, Page
40
statistiques, outils mathématiques, telle autre à dominante financière a un service d’audit
utilisant de façon préférentielle les ratios, les contrôles et les rapprochements comptables.
Que dire encore des rapports d’audit dont la forme et le contenu sont bien loin d’être homogènes
? Là encore, l’histoire de l’entreprise pèse de tout son poids, souvent plus lourd que l’histoire de
l’audit interne.
L’histoire pèse également de tout son poids dans l’évolution de la pratique de la fonction dans
les entreprises. En effet, si la fonction d’audit interne est récente, dans certaines entreprises et
singulièrement dans les filiales des multinationales, elle est en place depuis plusieurs décennies.
C’est à dire qu’elle est entrée dans la culture, que ces entreprises pratiquent l’audit interne dans
tous ses domaines. A l’opposé, d’autres entreprises découvrent la fonction et se situent au stade
premier de son implantation. Si les options sont souvent les mêmes, le champ d’application est
plus souvent restreint et les objectifs plus modestes. La culture de l’entreprise a un impact
déterminant sur la pratique de l’audit interne. Mais la fonction véhicule à son tour une culture.
En instaurant l’audit interne, l’entreprise intériorise- en plus d’une culture de contrôle - une
culture de remise en cause, une culture de transparence, et une culture de performance.
10 LARAQUI HOUSSAINI « L’audit interne opérationnel et financier » 1ère éd 1999, Collection AUDITOR, page 69.
L’audit qui a donc l’ambition de véhiculer une culture de changement devrait faciliter cette
transmission à l’intérieur de l’entreprise et lui permettre de découvrir de nouveaux
comportements collectifs voire de nouvelles capacités d’action collectives.
L’audit interne véhicule une culture de progrès, une recherche de la performance. L’audit ne
vise pas seulement à dresser un constat des forces et des faiblesses du fonctionnement d’une
organisation. En créant le consensus le plus large possible sur ce constat, l’audit vise aussi à
créer une dynamique de progrès autour d’orientations spécifiques d’amélioration.
L’auditeur interne doit écouter son environnement, développer des relations avec les audités,
bref garder le contact.
Chaque mission d’audit comporte essentiellement trois phases 11 de travail pour l’auditeur,
chacune de ces phases correspond à une période. On cite :
La phase de préparation
La phase de réalisation (vérification)
La phase de Conclusion
I. La phase de préparation :
Cette phase sert de premier pas pour l’auditeur dans le déroulement de sa mission, c’est sur la
base des informations recueillies à ce stade qu’il va orienter son travail. C’est une étape
1. La Prise de Connaissance :
Ces informations peuvent être collectées via une visite des lieux, des interviews et questionnaires
ou par supports propres de l’entreprise concernée.
Cette étape est marquée par un recensement des principaux risques internes et externes
susceptibles d’altérer ou d’empêcher la réalisation les missions et objectifs du service audité.
Une fois toutes ces informations collectées et classées, elles doivent être synthétisées de manière
à mettre en évidence les zones de risques et leur incidence sur la mission.
Cette analyse permet ainsi l’élaboration du tableau des forces et des faiblesses apparentes (TFfA)
et l’orientation du travail de l’auditeur interne en :
3. Le Programme de vérification :
C’est l’ensemble des points à mettre en place pour atteindre les objectifs de la mission qui
sont la confirmation des forces et l’évaluation des risques encourus par la société. C’est un
document interne au service Audit destiné à définir, répartir dans l’équipe, planifier et suivre les
travaux des auditeurs.
Au cours de cette phase l’auditeur se doit de vérifier et d’étudier toutes les preuves
nécessaires lui permettant de s’engager et de conclure sur le degré d’atteinte de maitrise des
objectifs recensés dans le rapport d’orientation. Cette phase exige une bonne capacité d’analyse
1. Description du Système :
La description du système peut être narrative sous forme de mémorandum u normalisée sous
forme de diagramme de circulation qui s’avère plus synthétique particulièrement pour les
systèmes complexes. Cette étape a pour but de décrire ce qui devrait se passer en entreprise et ce
qui se passe réellement.
Une fois les diagrammes de circulation d’un circuit sont établis, l’auditeur doit s’assurer que
les procédures, telles qu’il les a perçues, existent effectivement en entreprise. Pour cela, il doit
analyser une par une des différentes procédures figurant dans le programme d’audit et les
vérifier la conformité de sa description avec la réalité.
Le QCI est une grille d’analyse utilisée dans le but d’apprécier le contrôle interne ou la
procédure auditée. Il est composé d’une liste de questions fermes ayant pour réponse soit
« Oui » soit « Non ». L’ensemble des interrogations peuvent être regroupées en cinq questions
universelles : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ?
Toute réponse par « Oui » représente un point fort pour l’entreprise lequel doit être contrôlé
par les tests de permanence ou de fonctionnement pour s’assurer sa validité dans le temps.
Cependant, une réponse par « Non » est une alarme d’un risque devant faire objet d’analyse par
Les FRAP sont un papier de travail synthétique par lequel l’auditeur documente chaque
dysfonctionnement, conclu chaque section du travail terrain et communique avec l’auditer
concerner. La FRAP formule le raisonnement de l’auditeur et l’aide à mettre en évidence les
dysfonctionnements et les solutions qu’il propose. En effet, tout dysfonctionnement digne d’être
signalé sera formulé en faisant état de cinq points qui sont :
L’auditeur procède finalement à la synthèse de ses travaux. Il s’agit d’une opération continue
qui débute avec les premiers travaux de la phase de préparation.
Le rapport constitue un outil de travail pour les dirigeants ce qui pousse l’auditeur à veiller à
décrire avec précision les points soulevés, leur incidence sur les comptes, l’organisation et
l’efficacité des opérations ainsi qu’à proposer les grandes lignes des solutions comme conseil.
Il peut inclure des observations sortant du cadre strict de l’audit mais qui sont jugées
susceptibles d’intéresser les dirigeants de l’entreprise.
Par ailleurs, la rédaction du rapport revêt une importance particulière pour l’auditeur dans la
mesure où ça sera la seule partie apparente de sa mission et travaux qui seront appréciés via ce
document.
PARTIE 2 : LE CONTRÔLE INTERNE : FINALITE DE
L’AUDIT INTERNE
Cette section sera consacre pour les généralités sur le contrôle interne tout en commençant par
une définition du terme contrôle interne puis passant au principe et objective et enfin par les
composante et acteurs du CI.
I. Définitions
Le Contrôle interne est « un processus intégré mis en œuvre par la direction générale, la
hiérarchie, le personnel d’une entreprise, et destiné à fournir une assurance raisonnable quant
à la réalisation d’objectifs entrants dans les catégories suivantes :
Selon la CNCC15, les procédures de contrôle interne impliquent : le respect des politiques de
gestion, la sauvegarde des actifs, la prévention et la détection de fraudes, l’exactitude et
l'exhaustivité des enregistrements comptables, l'établissement en temps voulu
d'informations comptables et financières fiables.
Pour le Conseil de l’Ordre des Experts Comptables en France : Le contrôle interne est
l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but d’un côté
d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre
l’application des instructions de la Direction et de favoriser l’amélioration des performances.
Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de
l’entreprise, pour maintenir la pérennité de celle-ci ». On peut donc dire qu’il appartient à
Le contrôle interne est conçu en vue de la réalisation d’une série d’objectifs 16 généraux
distincts mais interdépendants. Ces objectifs généraux sont réalisés par le biais de nombreux
sous objectifs, fonctions, processus et activités spécifiques.
16 Selon la CNCC (Compagnie National des commissaires aux comptes en France, publié en
1980)
Protection des ressources : contre les pertes, les mauvais usages et les dommages dus
au gaspillage, aux abus, à la mauvaise gestion, aux erreurs, à la fraude et aux
irrégularités. Des ressources tels que les informations, les documents probants et les
pièces comptables sont cruciales pour permettre la transparence et la reddition de
comptes quant aux opérations publiques et doivent de ce fait être préservées.
Elles risquent cependant également d’être volées, soumises à un mauvais usage ou détruites.
Le Contrôle interne vise ainsi à assurer la fiabilité des enregistrements et des comptes annuels
qui en découlent. Ces enregistrements sont effectués à l’intérieur des cycles : (Achats-
Fournisseurs, Ventes – Clients, Stocks, Paie – Personnel, Immobilisations et
Trésorerie.) Pour une sécurité du fonctionnement des systèmes, il est souhaitable qu’un certain
nombre de conditions soient respectées pour chacun de ces cycles.
Le contrôle interne repose sur un certain nombre de règles de conduite dont le respect lui
conférera une qualité satisfaisante. Les principes17 sur lesquels s’appuie le contrôle interne sont :
l’organisation, l’intégrité, la permanence, l’universalité, l’indépendance, l’information et
l’harmonie.
1. LE PRINCIPE D’ORGANISATION :
Pour que le contrôle interne soit satisfaisant, il est nécessaire que l’organisation de
l’entreprise possède certaines caractéristiques. En effet, l’organisation doit donc être : préalable,
adaptée, vérifiable, formalisée et doit comporter une séparation convenable des fonctions.
La diffusion par écrit des instructions est indispensable dans une grande entreprise. Elle est
également préférable dans les entreprises de dimensions plus modestes afin d’éviter les erreurs
d’interprétation.
La règle de séparation des fonctions a pour objectif d’éviter que, dans l’exercice d’une activité
de l’entreprise, un même agent cumule :
17 Principes définis par le congrès de l’Ordre des Experts Comptables de la France en 1977
Les fonctions d’enregistrement (saisie et traitement des informations) ;
Les fonctions de contrôle ; Ou même simplement deux d’entre elles.
2. LE PRINCIPE D’INTEGRATION :
Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement d’un système d’autocontrôle
mis en œuvre par des recoupements, des contrôles réciproques ou des moyens techniques
appropriés.
3. LE PRINCIPE DE PERMANENCE :
La mise en place de l’organisation de l’entreprise et de son système de régulation (le CI) suppose
une certaine pérennité des systèmes. Il est clair que cette pérennité repose nécessairement sur
celle de l’exploitation.
4. LE PRINCIPE D’UNIVERSALITE :
Le contrôle interne concerne toutes les personnes dans l’entreprise, en tout temps et en tout
lieu. C’est à dire qu’il ne doit pas y avoir de personnes exclues du contrôle par privilège, ni de
domaines réservés, ou d’établissements mis en dehors du contrôle interne.
5. LE PRINCIPE D’INDEPENDANCE :
Ce principe implique que les objectifs du contrôle interne sont à atteindre indépendamment
des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise. En particulier, il faut vérifier que
l’informatique n’élimine pas certains contrôles intermédiaires.
6. LE PRINCIPE D’INFORMATION :
L’information doit répondre à certains critères tels que la pertinence, l’utilité, l’objectivité, la
communicabilité et la vérifiabilité.
7. LA PRINCIPE D’HARMONIE :
2. Evaluation des risques : l’entreprise doit être consciente des risques et les maîtriser. Elle
doit fixer des objectifs et les intégrer aux activités commerciales, financières, de production,
de marketing etc... Elle doit également instaurer des mécanismes permettant d’identifier,
analyser et gérer les risques correspondants ;
5. Pilotage : l’ensemble du processus doit faire l’objet d’un suivi, et des modifications doivent
y être apportées le cas échéant.
Source : [Link]
2. L’audit interne
3. Le personnel de la société
La démarche utilisée par l’auditeur interne dans son appréciation du contrôle interne relatif aux
principaux cycles d’opérations et éléments d’actif ou de passif qui en résultent comporte deux
étapes :
• L’appréciation de l’existence du contrôle interne ;
• L’appréciation de la permanence du contrôle interne.
La façon dont l’entité communique sur les éléments significatifs de l’information financière
et sur les rôles et les responsabilités individuelles au sein de l’entité en matière d’information
financière.
II. Appréciation de l’existence du contrôle interne
Elle se déroule comme suit :
Prise de connaissance détaillée du système de traitement des données et des contrôles mis
en place par l’entreprise ;
Vérification par des tests que les procédures telles que décrites et que les contrôles indiqués
sont appliqués ;
Evaluation des risques d’erreurs qui peuvent se produire dans le traitement des données en
fonction des objectifs que doivent atteindre les contrôles internes ;
Evaluation des contrôles internes devant assurer la protection des actifs lorsqu’ils existent
des risques de perte de substance ;
Identification des contrôles internes (points forts) sur lesquels le réviseur pourra s’appuyer
et qui lui permettront de militer ses travaux de vérification.
Utilisation de diagrammes de
1. Saisie des procédures Circularisation, et d’un manuel
de procédures
3. Évaluation préliminaire
du contrôle interne
Points forts du Faiblesses
système du système
Non application
Incidences sur le
programme de
contrôle des comptes
Source : [Link]
Cette prise de connaissance consiste à recenser tout ce qui peut aider l’auditeur à apprécier les
systèmes, procédures et méthodes de l’entreprise.
ü Documents internes à l’entreprise :
• Organigrammes, diagrammes ;
• Circuits de documents ;
• Description de postes ;
• Manuels de procédure ;
• Rapports des auditeurs internes.
ü Documents externes à l’entreprise :
• Dossier constitué par l’expert-comptable ou le commissaire aux comptes lors
d’une précédente intervention ;
• Rapports rédigés par d’autres professionnels.
b) Conversation d’approche
Un diagramme est une représentation graphique d’une suite d’opérations dans laquelle les
différents documents, postes de travail, de décisions, de responsabilités, d’opérations sont
représentés par des symboles réunis les uns aux autres suivant l’organisation administrative de
l’entreprise.
La présentation du diagramme peut varier selon les auteurs, mais dans l’ensemble on retient
deux modèles de présentation bien définis : le diagramme vertical et le diagramme horizontal.
Le diagramme vertical
Cette forme de diagramme représente verticalement le circuit des documents. Les services
seront placés les uns au-dessous des autres et séparés par un trait horizontal. La présentation du
circuit de documents est faite selon l’ordre chronologique, c’est-à-dire depuis sa création jusqu’à
son archivage ou sa destruction.
Le diagramme horizontal
Comme dans le diagramme vertical, la représentation du circuit de documents est faite selon
l’ordre chronologique, mais la circulation entre les services se fait horizontalement. Du fait de la
juxtaposition de plusieurs services les uns à côté des autres, le diagramme horizontal se présente
sur un imprimé de plus grand format que le diagramme vertical. Dans la mesure du possible,
pour la clarté du diagramme, il faut éviter d’utiliser trop de symboles différents.
Les grilles d’analyse de contrôle interne ou grilles d’analyse faisant ressortir les fonctions
assumées par les postes de travail sont des tableaux à double entrée effectuant l’inventaire des
différentes opérations réalisées et permettant en particulier de repérer les cumuls de fonctions.
L’auditeur peut, pour orienter sa mission, rédiger une note qui résume pour chaque poste
significatif :
• Le ou les systèmes comptables qui l’alimentent ;
• Le processus de jugement qui l’affecte ;
• Les contrôles internes sur lesquels il a décidé de s’appuyer ;
• La nature, l’étendue et le calendrier des autres vérifications à effectuer, lorsqu’il n’y a
pas de contrôles internes sur lesquels il puisse s’appuyer, pour qu’il ait la possibilité de
s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs significatives.
Ce tableau qui peut être intégré au questionnaire, voire au diagramme de circulation, comprend
les analyses suivantes
• Les forces du système de contrôle ;
• Les faiblesses du système de contrôle ;
• Les effets possibles de ces faiblesses ;
• L’incidence des faiblesses sur les états financiers ;
• L’incidence des faiblesses sur le programme d’audit des comptes ;
• Les recommandations à faire à l’entreprise ;
L’audit interne bancaire correspond à une appréciation systématique et objective par les
auditeurs internes des diverses activités et contrôles ayant pour but de déterminer si les
informations financières et les données d’exploitation sont exactes et fiables, les risques
d’exploitation sont identifiés et réduits au minimum, les réglementations externes ainsi que les
politiques et procédures internes sont respectées, si des critères d’exploitation satisfaisants sont
remplis, les ressources sont utilisées de manière efficace et économique, et si les objectifs sont
effectivement atteints. Ces contrôles ont tous pour objectif d’aider le personnel de la banque à
remplir efficacement leurs fonctions.
Les auditeurs internes font leur rapport directement aux membres du conseil d’administration.
L’audit interne peut également permettre une réduction significative du coût d’un audit externe.
Son rôle-clé est de permettre d’améliorer la sécurité et l’efficacité des systèmes d’information.
C’est régler les actions de la banque pour éviter la perte d’argent et aussi l’argent de ces
clients qui lui ont fait confiance, surveiller les lois et normes que les banques doivent respecter
comme les réserves obligatoires, les ratios etc. et veiller aussi, à ce que les procédures soient
appliquées pour que les risques soient minimisés. L’audit bancaire peut sécuriser la banque en
respectant les normes et les procédures en vigueur et surtout la réglementation prudentielle en
matière de gestion des risques.
3. Mission de l’audit interne bancaire :
L’audit interne a pour mission d’évaluer le contrôle interne, c’est-à-dire l’ensemble des
dispositifs mis en place par la direction de la banque, le Management et le personnel, afin de
s’assurer que l’entreprise respecte ses obligations légales et réglementaires, préserve ses actifs et
ceux qui lui sont confiés, fonctionne de manière efficace et sécurisée et produit des informations
financières et de gestion fiable.
L’Audit interne vient pour évaluer si les risques encourus par la banque dans le cadre de ses
diverses activités et dans toutes les entités qui la composent, sont perçus et couverts de manière
adéquate. Un plan d’audit annuel est élaboré afin de déterminer, sur base d’une analyse de
risques, les domaines qu’il y a lieu d’auditer. Ces missions d’audit sont accomplies en respectant
les principes généraux suivants : l’objectivité, l’indépendance, l’impartialité, l’accès aux
informations, la confidentialité, la compétence et la méthodologie.
L’audit débute par la prise de connaissance du domaine à auditer et par les interviews des
personnes responsables des entités auditées ; l’auditeur interne détermine ensuite les risques liés
à l’activité auditée et rédige son programme de travail qui reprend ce qu’il va effectuer comme
test chez l’audité afin de vérifier sur le terrain si les risques sont maîtrisés ou non.
Lorsque la mission d’audit interne est terminée, un rapport est établi, les résultats en sont
débattus contradictoirement avec les personnes auditées. Lorsque l’auditeur interne estime, sur la
base des tests réalisés chez l’audité, que les risques ne sont pas maîtrisés, un certain nombre de
recommandations sont formulées ; les audités établissent alors un plan d’action afin d’améliorer
dans leur service la maîtrise des risques.
Les spécificités bancaires à prendre en compte dans l’approche d’audit d’une banque sont :
• La multiplicité des transactions et des contreparties ;
• La complexité de certaines opérations ;
• L’informatisation nécessairement importante pour l’exécution des tâches ;
• La multiplicité des implantations géographiques ;
• L’existence de dispositions législatives réglementaires et professionnelles nombreuses
(Conditions d’accès à la profession, gérant les habilitations, règles relatives à
l’organisation des établissements et à leur bon fonctionnement, règles relatives à la
protection de la clientèle, normes comptables et la transparence des situations financières
des établissements de crédit, normes prudentielles pour la stabilité du système et la
sécurité de la clientèle, normes monétaires).
21 Le règlement CRBF n° 97-02 du 21 février 1997 relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises
d’investissement. « Association française des entreprises d’investissement »
En juillet 1988, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire publiait le rapport intitulé
« Convergence internationale de la mesure et des normes de fonds propres », communément
dénommé Accord de Bâle. Ce texte était destiné à réaliser une convergence internationale des
réglementations de contrôle bancaire régissant le niveau des fonds propres des banques à
vocation internationale. Ce document instituait le dispositif pour la mesure du niveau des fonds
propres et la norme minimale à atteindre – 8% dès la fin de l’année 1992 – au regard du risque
de crédit, que les autorités de contrôle nationales représentées au sein du Comité entendaient
faire appliquer dans leurs pays respectifs.
Après avoir amendé le texte en 1996 pour prendre en compte le risque de marché, c’est à
partir du mois de juin 1999 que le Comité a émis des propositions visant à réviser l’Accord de
1988 afin de renforcer la solidité et la stabilité du système bancaire international, tout en
cherchant à éviter la création de distorsions de concurrence entre banques à activité
internationale. A l’issue de plusieurs années de travaux en son sein et de consultations avec la
profession bancaire, le Comité de Bâle a publié, le 26 juin 2004, le dispositif révisé.22
La réforme vise non seulement à lier plus étroitement les normes de fonds propres au risque
effectif mais aussi à renforcer le contrôle et à uniformiser l’information financière avec pour
objectif de fond la garantie de la solidité du système bancaire international.
Les pondérations adoptées d’origine ne reflétaient plus le niveau de risque réel : un crédit à une
entreprise présentant un risque de défaut élevé requiert la même charge en capital qu’un crédit à
une entreprise de qualité. La conséquence est de favoriser l’octroi de crédits aux clients risqués
dont la marge est plus forte afin d’augmenter la rentabilité du capital.
22 Denis Lauretou, Xavier-Yves Zanota, Les implications de Bâle II pour l’audit interne, p
437.
La prise en compte l’ensemble des risques auxquels les banques peuvent être
exposées dont les techniques bancaires de réduction des risques, qu’il s’agisse
de la collatéralisation (garanties réelles et personnelles), des dérivés de crédit,
ou de la titrisation ;
Le renforcement de la surveillance prudentielle et une plus grande transparence
financière ;
La convergence entre l’exigence en fonds propres réglementaires et l’exigence
de capital économique propre à chaque établissement.
1. La loi Sarbanes-Oxley
a) Présentation de la loi
Public Company Accounting Reform and Investor Protection Act of 2002, loi fédérale
américaine adoptée par le Congrès le 31 juillet 2002, est plus connue sous l’acronyme SOX ou
SarbOx, des noms des deux membres du Congrès qui en sont à l’origine :
Cette loi créée en réponse aux scandales financiers ENRON et WORLDCOM, porte comme
son nom l’indique sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des
investisseurs.
La section 302 impose aux entreprises la mise en place d’un dispositif de contrôle interne
destiné à assurer l’exactitude et la fiabilité de l’information financière ;
La section 404 demande la publication d’un rapport annuel sur le contrôle interne ;
La section 906 accroît la responsabilité pénale des dirigeants face à l’information comptable
et financière de l’entreprise.
Obligation pour les présidents et les directeurs financiers de certifier personnellement les
comptes de l’entreprise ;
Obligation de nommer des administrateurs indépendants au comité d’audit du conseil
d’administration ;
Encadrement des avantages particuliers des dirigeants ;
Répercussions extraterritoriales : la loi s’applique même aux sociétés non-américaines
cotées au New York Stock Exchange
La loi Sarbanes-Oxley :
Oblige les entreprises cotées aux Etats-Unis à présenter à la Commission Américaine des
Opérations de Bourse (SEC) des comptes certifiés personnellement par leurs dirigeants,
Engage une responsabilité pénale des dirigeants (CEO / CFO),
Impose un Audit annuel des procédures de contrôles internes,
S’attache essentiellement au périmètre de l’information financière.
La loi Sarbanes-Oxley contient divers articles concernant les nouvelles responsabilités des
dirigeants d’entreprise en matière de contrôle interne. Il s’agit notamment des sections 302 et
404.
Le but de la loi SOX, et plus précisément de sa section 404, est de donner à l’investisseur un
niveau de confiance élevé dans la qualité du contrôle interne de l’entreprise. La loi exige dans sa
section 404 que chaque rapport annuel contienne un rapport sur le contrôle interne qui
Confirme que la direction est responsable de la mise en place et de la gestion d’une
structure de contrôle interne adéquate et de procédures pour la communication
financière.
Contient une évaluation de l’efficacité de la structure de contrôle interne et des
procédures de communication financière, à la date de clôture des comptes
Quant aux auditeurs, ils doivent faire une attestation, dans leur rapport, sur l’évaluation du
Contrôle interne réalisée par la direction de l’entreprise.
Création du Haut Conseil du Commissariat aux comptes (« H3C). Ce Haut Conseil, présidé
par un magistrat de la cour de cassation (rattaché au Garde des Sceaux donc à l’autorité
judiciaire), a pour mission d’assurer la surveillance de la profession des Commissaires aux
comptes avec le concours de la Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes («
CNCC ») des Commissaires Aux Comptes. De facto, la profession des Commissaires Aux
Comptes quitte un système d’autorégulation par la CNCC, instauré par un décret de 1969
fixant l’organisation de la profession et le statut professionnel des Commissaires Aux
Comptes, pour un système de régulation partagé entre le H3C et la CNCC.
Clarification du principe général de séparation de la mission du Commissariat Aux Comptes
et de certaines autres prestations de services non directement liées à cette mission. Elle
redéfinit les missions et l’indépendance du Commissaire Aux Comptes, en particulier, en
interdisant les « missions non directement liées à la mission du Commissaire aux comptes ».
A point nommé la SOA (Sarbanes-Oxley Act) a donné une liste précise des services
prohibés, alors que la LSF, l’établissement du périmètre des missions concernées relève du
CNCC avec l’avis du H3C. Certes, cette formule est plus souple, mais aussi plus compliquée
de mise en œuvre ;
Interdiction pour le Commissaire Aux Comptes de certifier durant plus de six exercices
consécutifs des comptes des sociétés faisant appel public à l’épargne (Sociétés Cotées) ou
appel à la générosité publique (Fondations, Associations reconnues d’Utilité
Publiques)
- Rédaction obligatoire d’un rapport sur le contrôle interne pour les SA (private equity &
public equity). Le président du conseil d’administration (CA) ou du conseil de surveillance
(CS) rend compte, dans un rapport joint au rapport de gestion, des conditions de préparation
et d’organisation des travaux de conseil ainsi que des procédures de contrôle interne mises en
place par la société.
- Le Commissaire Aux Comptes (CAC) présente, dans un rapport joint au rapport général
et/ou rapport sur les comptes consolidés, leurs observations sur le rapport du président du
conseil, pour celles des procédures de contrôle interne qui sont relatives à l’élaboration et au
traitement de l’information comptable et financière.
- Le Commissaire aux comptes (CAC) justifie de ses appréciations le conduisant à la
certification des comptes annuels et consolidés
Article 117 : Dans les sociétés faisant appel à l’épargne, Le président doit rendre compte
dans un rapport des procédures de contrôle interne mises en place par la société.
Article 120 : Les commissaires aux comptes présentent dans un rapport leurs observations
sur le rapport du président pour celles des procédures de contrôle interne portant sur
l’élaboration et le traitement des informations financières et comptable.
CONCLUSION
L’audit interne a évolué au fil du temps, passant d’un simple objectif d’assurance basé sur les
risques à un rôle plus proactif et conseil. Aujourd’hui, il cherche à avoir un impact décisif sur
l’atteinte des objectifs de l’organisation et à créer de la valeur. Les auditeurs internes jouent un
rôle essentiel en éclairant la décision managériale dans les domaines à forts enjeux. Ils
contribuent à améliorer la performance, à s’adapter aux besoins des entreprises et à fournir des
orientations précieuses. En somme, l’audit interne est bien plus qu’un simple contrôle : c’est un
partenaire stratégique pour la direction générale.
CHAPITRE 3 : L’AUDIT INTERNE AU SEIN
DE LA BANQUE CENTRALE DE
MAURITANIE
INTRODUCTION
Dans le chapitre précédent, nous avons abordé le cadre théorique de l’audit interne, du contrôle
interne et de la spécificité de l’audit interne. Dans ce nouveau chapitre, nous allons évaluer
l’audit interne au sein de la BCM. Cette évaluation nous permettra de mieux comprendre le
déroulement d’une mission d’audit interne au sein de la Banque Centrale de Mauritanie.
Dans cette section nous allons présenter mode d’organisation de la direction d’audit interne ,les
attributions générales et en fin les principaux moyens et outils utilise par la direction d’audit.
I. Attributions
Cette méthodologie a été mise en place en 2007 suite a une décision de la direction d’audit
interne. Cette méthodologie est conforme aux bonnes pratiques de l’audit interne tout en
restant réaliste vis-à-vis des spécificités de la banque.
c) Le manuel de procédure
Le manuel d'audit existe au sein de la structure de l'audit interne. Cet outil est essentiel pour
guider l’auditeur dans l’exécution de leurs taches il vise à fournir des instructions détaillées sur
la manière d’accomplir certaines activités spécifiques.
Les outils de l'auditeur sont nombreux mais ne sont pas utilisés de façon systématique.
Au cours d'une même recherche, deux ou plusieurs outils peuvent être utilisés pour le même
objectif. Il existe plusieurs critères de catégorisation des outils d'audit mais nous retenons les
deux suivantes : les outils d'interrogation et les outils de description.
Les outils d'interrogation sont ceux qui vont aider l'auditeur à formuler des questions ou à
répondre à des questions qu'il se pose lui-même ; ce sont :
L'observation physique
La narration
Tout comme l'interview, la narration est une technique permettant de recueillir des informations.
Il en existe deux sortes : la narration par l’audité (orale) et la narration par l'auditeur (écrite).
L'organigramme fonctionnel
A la différence de l'organigramme hiérarchique dont les mots figurant dans les cases sont des
noms de personnes, celle de l'organigramme fonctionnel sont des verbes désignant les fonctions.
La grille d'analyse des tâches
Il permet de représenter la circulation des documents entre les différentes fonctions et centre de
responsabilités, d'indiquer leur origine et leur destination et donc de donner une vision complète
du cheminement des informations et de leur support.
Le plan d'audit
Le plan d'audit est élaboré en chaque début années. Voici ci-dessus un exemple du plan d'audit
Il consiste à assurer :
Pour ce faire l'audit comptable et financier nous avons effectués les étapes suivantes :
• Nous avons vérifié les procédures relatives aux opérations réalisées en conformité avec les
dispositions contenues dans le manuel de procédures ;
• Comme deuxième étape vérifier les procédures d'appel d'offre relatives aux commandes
passées et reçues ;
• Puis nous avons effectué le contrôle inopiné de la caisse et des titres de valeurs
• La vérification des notes de frais de mission ;
• Contrôlons les dispositifs de sécurité pour la sauvegarde du patrimoine de la société
(présence et positionnement des gardiens, filtrage des entrées et sorties des personnes étrangères
à la société, présence et fonctionnement des caméras de sécurité, etc. …) ;
• Puis vérifier les livres comptables ;
• Et enfin vérifier les Etats de rapports bancaires.
L’Audit des Systèmes d’information
Il assure :
L’Audit général
L'auditeur général a pour principale mission de traquer les risques pour améliorer les résultats de
l'entreprise.
Pour ce faire l’audit général nous avons effectués le travail suivant :
• Des analyses de pratiques de tous les services (comptable, financier, commercial,
juridique, achats, informatique...) ;
• Une rédaction des rapports de synthèse sur la base de ses observations ;
• Des propositions de plans d'action pour améliorer les procédures et l'organisation
des services ;
• Et enfin assurer la mise en œuvre des recommandations auprès de chaque service.
1. La phase de préparation
Notre responsable de l'audit adresse d'abord un mémo à l'audité pour lui faire part de son arrivée
et d'une éventuelle réunion de prise de connaissance dont la date lui sera indiquée dans le mémo.
Le Responsable de l'audit interne et le chef de mission effectuent une première visite dans la
structure à auditer pour prendre connaissance de l'environnement dans lequel exercent les
audités et dans lequel les auditeurs auront à mener leur mission. C'est la réunion de prise de
connaissance. A cet effet Le chef de mission collecte les rapports d'audits antérieurs et les
différentes procédures existantes et s'entretient avec les opérationnels concernés par l'audit, ce
qui lui permet de se forger une opinion sur le contrôle interne de la structure. Après quoi il
élabore son programme d'audit ou programme de travail une fois revenu à son bureau. Ce
programme de travail comporte les différentes étapes à suivre pour traiter ou valider une section
donnée.
2. La phase de réalisation
Le chef de mission et notre équipe retournerons dans la structure à auditer muni du programme
d’audit qu'ils vont mettre en œuvre. Au cours de la réalisation, tout dysfonctionnement, toute
erreur, toute anomalie ou toute irrégularité est mentionnée sur les FRAP.
3. La phase de conclusion
Une fois retourné à son bureau, le chef de mission rassemble toutes les FRAP. II rédige son
rapport en relevant les problèmes éventuels, les constats, les risques éventuels mentionnés sur les
FRAP et propose les recommandations pour y remédier.
Indicateurs d'activité
ndddddde missions=200/10=20
Nombre de jours d’audit/nombre
Donc la durée moyenne d'une mission est de 20 jours, ce qui est bon
La moyenne étant fixée à 60% le temps consacré aux strictes opérations d'audit est bon.
Indicateurs de qualité
On voit ici l’importance du plan d’audit car il prévoit la quasi-totalité des missions.
Donc les recommandations ne sont pas pertinentes à 100 %, ils le sont à 93%, par conséquent les
rapports d'audit sont convaincants et de bonne qualité puis pour l'année 2022 aucun rapport n'a été
rejeté.
SECTION 2 : APPRÉCIATION DU CONTRÔLE INTERNE AU SEIN DE LA
BCM
Cette section sera consacrée pour l’appréciation du CI au sein de la BCM par une compréhension
du contrôle interne par l’analyse des composantes du CI.
Le gouverneur de la BCM reste l’homme qui fait presque tout au sein de la banque.
C’est à lui qui revient, la conception et la surveillance des procédures. Même si, ces procédures
restent informelles et non écrites dans un manuel (ce qui ne suscite pas un contrôle mutuel entre
les collaborateurs), le gouverneur suit d’une façon régulière la marche des fonctions et leur bon
fonctionnement.
Ayant toutefois, une formation penchée sur le secteur de l’activité de l’entreprise (auditeur et
expert- comptable) le gouverneur est tourné beaucoup plus vers le contrôle et la surveillance de
l’activité de la banque et de ses aspects techniques.
Le problème majeur au sein de l’entreprise, est l’absence de mise à jour des procédures
formalisées et le manuel de procédure sur lequel tous les collaborateurs peuvent s’appuyer, pour
mieux connaître leurs responsabilités et engagements. Ceci laisse des incertitudes dans l’esprit
des collaborateurs et augmente ainsi leur marge de manœuvre.
2. L’engagement à la compétence :
L’inexistence des fiches de description des fonctions et des tâches, rend difficile la réalisation
du principe de l’engagement à la compétence malgré qu’il existe des notes de service pour
chaque poste. Par ailleurs ce principe repose sur une définition distincte des tâches où les
compétences et les prérequis y afférent, sont détaillés. L’entreprise risque donc, de placer les
mauvaises personnes dans les mauvais postes à défaut des fiches descriptives des fonctions.
3. La participation de la gouvernance :
La surveillance générale sur tous les services et opérations de la Banque Centrale est assurée par
un Censeur nommé à décret présidentiel.
En matière de gouvernance on peut constater que la banque se dirige dans la bonne direction.
5. Le système d’information :
Dans cette section nous relevons les anomalies détectes lors de notre mission d’audit interne au
niveau de l’agence régionale de Nouadhibou et les recommandations adéquate mise en place.
Une mission d’investigation par contrôle sur pièce et sur place a été mise en place et des
interviews avec les 3 directeurs.
Lors de notre mission d’audit interne, nous avons identifié les vulnérabilités suivantes :
L'ARN est marquée par une insuffisance criante du personnel, Le service de la
Comptabilité est vacant depuis plus de six mois, malgré le rôle important et incontournable qu'il
joue au niveau de l'activité et cinq autres sections sont encore vacantes.
Parmi les principales causes :
• Le personnel de l'Agence a eu plusieurs affectations qui ne sont pas encore remplacées par
d'autre personnel
• L'insuffisance des ressources humaines.
RISQUES :
Cumul des tâches incompatibles,
Surcharge de travail,
Absence d'intérimaire pour certains services.
Non-respect de la règlementation en vigueur
RECOMMANDATIONS :
Renforcer l'effectif de l'Agence par un personnel répondant au profil des fonctions vacantes.
2. INTITULE DE LA FRAP : LA SECURITE DE L'ARN.
Durant notre mission d’audit interne nous avons détecté les faiblisses suivantes.
L'ARN est exposée à plusieurs risques d'insécurité suite à l'absence des mesures préventives.
RISQUES :
RECOMMANDATIONS :
Durant notre mission d’audit interne nous avons détecté les faiblisses suivantes :
Malgré le volume important de travail, les deux sections qui composent ces services sont
vacantes (compensation et virement) ;
Absence de contrôle de deuxième niveau ;
Le Trésor et la CDD n'assistent pas à la compensation et ce depuis la création de la
chambre de compensation à Nouadhibou ;
Le débit de la connexion est très faible et instable dans l'Agence, ce qui retarde le
dénouement des opérations ;
Le service ne communique pas avec la Direction des Règlements, alors que les
attributions de celle-ci exigent d'établir une note mensuelle des données statistique et de
l'envoyer à la Direction des Règlements ;
Des ruptures de consommables ont été constatées au niveau de ce service (cartouches,
pré-imprimés...).
RISQUES :
Surcharge de travail,
Cumul des tâches incompatibles,
Lenteur du déroulement du travail,
Absence de statistiques consolidées sur le mouvement des fonds,
Rupture de travail,
RECOMMANDATIONS :
Lors de notre mission d’audit interne, nous avons identifié les vulnérabilités suivantes :
Les RGA fonctionnent normalement sur le principe de l'avance des fonds, alors
qu'à l'ARN nous avons remarqué le contraire. En effet, le service Administratif
engage les dépenses d'avance et demande à l'administration de les payer
ultérieurement,
Absence d'un système de pointage électronique,
Le personnel de l'ARN ne bénéficie des actions de formation,
L'ARN dispose de huit contrats de prestations de services, parmi ces contrats
certains présentent les faiblesses suivantes :
a) La rémunération des contractuels est fixée indépendamment du résultat ou de la
réalisation effective de la prestation objet du contrat
b) Les contrats insistent sur les horaires de travail ce qui les apparenteraient plutôt à
des contrats de travail.
c) Le contrat ne comporte pas de clauses contraignantes pour le contractuel :
obligation de résultat, obligation de délai.
RISQUES :
RECOMMANDATIONS :
La rédaction d'un contrat de prestation de services doit être, au préalable, étudié par le
service juridique afin d'éviter l'éventuelles contentieux.
Lors de notre mission d’audit interne, nous avons détecté les vulnérabilités suivantes :
Le service se compose de trois sections ; le responsable d'une des sections est absent
pour des raisons médicales et les deux autres sont vacantes,
Problème pour accéder à l'aéroport pour le suivi du fret aérien,
Absence de suivi des importations malgré que les attributions du service stipule qu'il
assurer le suivi des importations et l'approvisionnement du marché,
Parmi les attributions de ce service, il y a, également, l'établissement d'un état des
amendes infligées aux navires étrangers et le suivi de leur rapatriement par la Direction
Chargée de la Surveillance Maritime et du contrôle en mer ; mais lors de notre mission,
nous n'avons trouvé aucune trace de cette tâche.
RECOMMANDATIONS :
Lors de notre mission d’audit interne, nous avons identifié les vulnérabilités suivantes :
Nous avons remarqué que les caméras de la caisse ne fonctionnent pas,
Absence d'intérimaire pour le chef de service de la caisse,
Manque de véhicule pour transporter les fonds,
Les billets mutilés pour un solde de 28.2Millions n'ont pas été perforés au jour de
notre arrivée,
Manque des machines de tri,
La machine de devise ne reconnait pas certains nouveaux billets (le
Nouveau billet de 5 euros par exemple), Un écart de 100 882 760.32UM entre le suivi
extra comptable de la caisse et la comptabilité pour le solde du 31/12/2021.
-Solde comptable : 1 342 912 330,22
-Solde extra comptable : 1 242 029 569,90
Nous signalons que cet écart a été régularisé le 26/05/2022 par une écriture du
complément de report de journée supplémentaire du 31/12/2021, sans pour autant
pouvoir connaitre le détail de ce solde malgré notre demande à la Direction de la
Comptabilité.
Les principales causes :
Les caméras de surveillance n'ont jamais été fonctionnelles et ce depuis la
réception du bâtiment,
Insuffisance des ressources humaines de l'ARN,
Absence d'un véhicule de transport des fonds
Manque de perforatrices des billets, Insuffisance des moyens logistiques,
Problème de mise à jour des machines de reconnaissance de devises avec les
nouveaux billets de devises,
Absence de rapprochement quotidien entre l'ARN et la comptabilité du siège
RISQUES :
Lors de notre mission d’audit interne, nous avons identifié les vulnérabilités suivantes :
Solde Solde
physique comptable
Nature de monnaie « PV » au au Ecart
31/03/2018 31/03/2022
RISQUES :
RECOMMANDATIONS :
Conclusion
En somme, l’étude de cas présentée dans ce chapitre illustre la mise en pratique des principes
théoriques de l’audit interne. Les travaux d’audit ont permis d’identifier les risques potentiels et
de formuler des recommandations appropriées pour corriger les anomalies détectées au cours de
cette mission. Cette démarche proactive contribue à renforcer la gouvernance et à améliorer la
performance globale de l’organisation.
CONCLUSION GÉNÉRALE
La pérennité et la qualité des informations au sein de toute entreprise exigent une bonne
gestion à travers une meilleure organisation, mais aussi d’instrument et de méthodes de gestion
efficaces. Ceux-ci favorisent un meilleur rendement et l’atteinte des objectifs de l’entreprise.
Dans cette optique, l’audit interne apparait comme une nécessité pour les entreprises en
quête de réussite et de conformité garantissant ainsi l’atteinte des objectifs et fixés. En effet,
dans un environnement marqué par la mondialisation, une concurrence exacerbée, il est
essentiel, pour toute entreprise, d'appréhender les risques auxquels elle fait face afin de se
positionner dans de cet environnement.
L’audit interne doit donc être une préoccupation majeure de leur management du fait qu’il
aide les organisations à atteindre leurs objectifs tout en améliorant leurs processus de
management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise bref créer de la valeur
ajoutée et renforcer l’efficacité.
Le présent mémoire, qui a pour thème l’audit interne au sein de la BCM a été l'occasion
pour nous de mieux cerner les concepts de d’Audi interne de nous imprégner des informations
venant des opérationnels. En outre, il nous a permis également de comprendre le déroulement
des missions d’audit sur le terrain. En menant cette étude nous voulions sensibiliser les
dirigeants de la BCM à la nécessité d’améliorer leur direction d’audit interne.
Nous avons mené notre thématique à partir de la revue des ouvrages spécialisés et des diverses
parutions sur le sujet, l’audit interne est de nos jours un outil indispensable pour les grandes
entreprises. En effet il est apparu comme solutions aux scandales financiers (Enron,
WorldCom) et s’est développé au fur et à mesure afin que les entreprises parviennent à
maintenir leurs informations comptables et financières fiables et reflétant la réalité de
l’entreprise.
Ainsi que mon stage touche à sa fin, il reste à dire que ce stage m’a permis de connaître plus
profondément l’activité bancaire et la fonction interne au sein des banques.
Bibliographie
1) Ouvrages de référence :
2) Normes et référentiels :
[Link]
[Link]
[Link]
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ANNEXES
Annexe 1 : la rentabilité des banques
dec-2022 11 % 25 % 63 %
dec-2021 12 % 29 % 60 %
dec-2020 14 % 32 % 54 %
Tableau 29 : Evolution des
valeurs immobilisées (en millions 31/12/2022 31/12/2021 Δ Valeur Δ%
MRU)
Immobilisations Incorporelles 38,2 35,4 2,8 8%
Immobilisations Corporelles 1 768,1 1 740,9 27,2 2%
Dépôts et cautionnements 0,2 0,2 0,0 0%
Avces & act sur immobilisations 128,4 104,6 23,8 23%
Valeurs immobilisées brutes 1 935,0 1 881,1 53,8 3%
Amortissements et provisions 602,8 528,8 74,1 14%
Valeurs immobilisées nettes 1 332,2 1 352,4 -20,2 -1%