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CPFA Support INTRODUCTION A L'ASSURANCE

Ce document présente un module d'introduction à l'assurance, visant à fournir aux étudiants des connaissances fondamentales sur les concepts et techniques de l'assurance. Il aborde des sujets tels que l'historique de l'assurance, les types de contrats, les assurances obligatoires et facultatives, ainsi que les bases techniques comme la mutualité et le risque. Le formateur, Ange Paterson Maloango, met l'accent sur l'importance de l'assurance dans la société contemporaine et son rôle dans la protection des individus et des biens.

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CPFA Support INTRODUCTION A L'ASSURANCE

Ce document présente un module d'introduction à l'assurance, visant à fournir aux étudiants des connaissances fondamentales sur les concepts et techniques de l'assurance. Il aborde des sujets tels que l'historique de l'assurance, les types de contrats, les assurances obligatoires et facultatives, ainsi que les bases techniques comme la mutualité et le risque. Le formateur, Ange Paterson Maloango, met l'accent sur l'importance de l'assurance dans la société contemporaine et son rôle dans la protection des individus et des biens.

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MODULE : L’ASSURANCE VIE &

MATIERE :CAPITALISATION
TECHNIQUES D’ASSURANCE
MODULE : INTRODUCTION A L'ASSURANCE
: 1ème Année IIA/CPFA
Niveau ère
Niveau : 1 Année DT-ASSURANCE
2019-2020
IIA/CPFA (26ème PROMOTION) : 2024-2026
FORMATEUR : ANGE PATERSON MALOANGO
PROFESSION : ASSUREUR

PAR ANGE PATERSON MALOANGO : ASSUREUR 1/19


« Professionnel-Enseignant- Consultant » ; Mail : maloango2000@[Link] ou maloango2000@[Link] ; Tel : 05 579 30 86/ 06 684 83 86
MODULE : INTRODUCTION A
L'ASSURANCE

Description Générale : Ce cours est une initiation à la pratique de l’assurance d’une manière générale.

Objectif Général : Ce cours vise à outiller l’apprenant pour la connaissance générale au métier d’assurance

Objectifs spécifiques : Au terme de ce cours, l’étudiant sera capable de :

 Comprendre les notions générales sur les assurances;


 Connaitre les notions relatives aux bases techniques de l’assurance ;
 Connaitre les classifications des opérations d’assurances ;
 Connaitre les canaux de distributions des produits d’assurances ; etc.

Programme :

I- NOTIONS GENERALES SUR LES ASSURANCES

II- NOTIONS RELATIVES AUX BASES TECHNIQUES DE L’ASSURANCE (

1. Mutualité,
2. Probabilités,
3. Compensation,
4. Sélection,
5. Division des risques

III- CLASSIFICATION DES OPERATIONS D’ASSURANCE

IV- LA DISTRIBUTION DE L’ASSURANCE

1. Les entreprises
2. Les réseaux

PAR ANGE PATERSON MALOANGO : ASSUREUR 2/19


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I- NOTIONS GENERALES SUR LES ASSURANCES
1. Historique
Les besoins sont à l’origine de l’assurance. En effet, les hommes ont de tout temps éprouvé un besoin de
protection à l’égard de tous les dangers qui menacent :
 Leur intégrité physique,
 Leurs revenus,
 Leur patrimoine.
Avant l’apparition de l’assurance, des pratiques ont été mises en place de façon naturelle pour atténuer,
soulager et compenser les conséquences de la fatalité ou des accidents.

 La prévention : Il s’agit des mesures prises afin d’éviter ou d’atténuer la réalisation du risque,
 L’assistance : C’est un acte d’entraide effectué par solidarité envers la victime et qui intervient après
la réalisation du risque,
 L’épargne : C’est une opération individuelle qui consiste à prélever une partie des revenus actuels.
Celui-ci sera capitalisé afin d’en disposer ultérieurement en cas de besoin.
L’assurance apparait donc comme la combinaison :
 D’une forme d’assistance,
 D’une opération d’épargne au sein d’un groupe de personnes subissant le même sort (Ex : le risque de
destruction de sa maison).

Toutefois, il faut noter que l’histoire de l’assurance est bien évidemment liée à celle des mathématiques et de
la science actuarielle qui en découle. Sans les travaux de ses précurseurs, l’assurance moderne, de surcroit
l’assurance vie n’existerait tout simplement pas.

Ces précurseurs sont :


 Edmund Halley, anglais créateur des tables de mortalité,
 Blaise pascal et Pierre Fermat, inventeurs du calcul de probabilité,
 Jacob Bernoulli, suisse inventeur de la Loi des grands nombres,
 Jean de Witt et Johannes Hudde, Hollandais auteurs du calcul des rentes,
 Abraham de Moivre, français travaux par lesquels l’anglais James
 Dodson a fondé la 1ere société d’assurance sur la vie reposant sur de vraies bases techniques,
 Stauffer & Schätzle créateurs des tables de capitalisation ou tables d’activité.

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2. Définition

D’une manière classique, L’assurance peut être définie comme étant « une convention par laquelle, en
contrepartie d’une prime, l’assureur s’engage à garantir le souscripteur en cas de réalisation d’un risque prévu
au contrat ».

Techniquement, elle est définie d’après une formule célèbre, comme « la compensation des effets du hasard
sur le patrimoine de l’homme par la mutualité organisée suivant les Lois de la statistique »

3. Rôle

Tout le monde s’accorde à dire que l’assurance joue un rôle non négligeable voire très important dans la
société contemporaine.

Nous citerons les fonctions importantes de l’assurance tant sur le plan social qu’économique.

L’assurance :
a. Indemnise les préjudices résultant de la réalisation des risques : l’immeuble incendié sera reconstruit,
l’objet volé sera remplacé, l’automobile endommagée sera réparée, les frais d’hospitalisation seront
couverts etc.…,
b. Couvre la responsabilité civile des personnes : sa fonction est réparatrice ce qui fait d’elle un très
important facteur de sécurité dans la vie de chacun,
c. Assume de nouveaux risques : elle se révèle ici un facteur de progrès technique. En effet, de
nombreuse activités risquées ne seraient pas jamais entreprises sans le soutien de l’assurance, tels
que l’utilisation de nouveaux modes de transports (super pétroliers), conquête de l’espace etc…
d. Prévient la réalisation des sinistres : elle met contractuellement à charge de l’assuré diverse
obligations relatives à la prévention et fait contribuer l’assuré à la prise en charge du sinistre telle que
l’application de la franchise. Cela incitera l’assuré à plus de vigilance et réduira ainsi la fréquence des
sinistres.
e. Est un mode privilégié de formation de l’épargne, particulièrement en assurance vie.

4. Inversion du cycle de production

L’assurance est un secteur très spécifique par rapport aux autres secteurs d’activité, dans la mesure où son
cycle de production est inversé.
Dans toute activité économique, le prix de vente d’un bien est déterminé à partir de son prix de revient.
En assurance, au contraire, l’assureur vend un produit dont il ne connait pas le prix de revient puisqu’il ne
peut déterminer à l’avance l’existence et le montant des sinistres à venir.

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La cotisation doit néanmoins être perçue d’avance avant que la prestation (indemnisation en cas de sinistre)
n'ait été fournie par l'assureur et non à terme échu, parce que l’assureur doit percevoir le prix du risque dès
que l’assuré s’y trouve exposé, le sinistre n’étant que sa réalisation.

Les assureurs se voient donc contraints de provisionner des sommes très importantes pour faire face à leurs
engagements futurs, sans avoir la certitude à 100 % que ces sommes seront suffisantes à honorer leurs
engagements.

5. Les types de contrats d’assurance


Il y a deux grands types de contrats d’assurances, bien que plusieurs puissent être couverts simultanément
par le même contrat (« multirisque » dans ce cas).
a. L’assurance de personnes
Les assurances de personnes ont pour objet de protéger la personne même de l’assuré.
- Soit « en cas de vie » (assurance vie) sous formes de capitalisation donnant lieu au bénéfice du titulaire
au versement d’un capital ou d’une rente après une certaine date.
- Soit « en cas de décès » (assurance décès) donnant lieu au versement d’un capital au bénéficiaire,
- Soit par une assurance maladie : l’assurance complémentaire santé, l’assurance hospitalisation, le
contrat « individuelle accident »,…
- Soit en couverture d’autres risques tels que : l’incapacité de gain, l’invalidité, le décès accidentel…

b. L’assurance de dommages

Elle donne droit à une indemnité, normalement égale au montant du préjudice dû à un événement accidentel
et involontaire (assurance accident), appelé sinistre :
- Assurance de tiers : responsabilité civile, etc.…
- Assurance de biens : contre les accidents, incendies, vols (automobile, habitat,…) c’est l’IARD-T
(Incendie, accident, risques divers et Transport)
- Assurances dans la construction : Assurance dommages à l’ouvrage et assurance décennale.

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6. Les assurances obligatoires et facultatives

a. Les assurances obligatoires :

Nous distinguons sept assurances obligatoires au Congo Brazzaville parmi lesquelles :


- RC Automobile ;
- Assurances des facultés à l'importation ;
- Assurances scolaires ;
- Tous Risques Chantiers ;
- RC Décennale ;
- Carte rose CEMAC ;
- Assurance sportive

b. Les assurances facultatives :

Le marché congolais est riche en produits d’assurance qui ne sont pas obligatoire parmi lesquels :
- Les assurances Vie (Décès, Education et autres) ;
- MRH ;
- Assurances voyages ;
- Assurances tous risques informatique ;
- Assurances multirisque professionnelle ;
- Individuel accident et autres.

II- NOTIONS RELATIVES AUX BASES TECHNIQUES DE L’ASSURANCE

MUTUALITE

Avant de parler de la mutualité, nous devons préciser ces notions suivantes :

1. Le risque
Le risque est un événement qui peut survenir dans le futur de manière aléatoire. Il constitue une cause
d’insécurité en raison des conséquences qu’il peut entrainer s’il se réalise.

a. La notion du risque et risque assurable


L’assurance c’est une garantie et un contrat d’assurance est un contrat dit aléatoire. C’est-à-dire qu’il dépend du
caractère incertain (réalisation ou date de survenance) d’un événement.
La présence d’un aléa est donc nécessaire pour la validité du contrat d’assurance et l’obligation pour une compagnie
d’indemniser la victime.

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L’aléa est défini par l’article 1964 du code civil et range dans cette catégorie :
- Le contrat d’assurance ;
- Le prêt à grosse aventure (prêt maritime) ;
- Le jeu et le pari ;
- Le contrat de rente viagère.
L’aléa doit exister au moment même de la formation du contrat d’assurance et est une notion inhérente au contrat
d'assurance.
Le code des assurances comprend l'ensemble des lois et des règlements qui régissent les sociétés d'assurances et
les relations entre assureurs et assurés. Le code est structuré en partie, livre, grand titre, en chapitre puis en article.
Chaque partie est découpée en livre et le livre 1 porte sur le contrat.

NB : Il faut savoir que l’incertitude ou le caractère imprévisible du risque peut porter sur :
 La probabilité de la réalisation de l’événement,
 La date de survenance de l’événement,
 L’ampleur de ses conséquences.

a.1- Les causes à l’origine du risque sont de deux sortes :

 Les causes indépendantes de toute action humaine (objectives) :


 Les événements naturels (tempête) ;
 Les cas de force majeure ;
 Les cas fortuits (sans cause apparente).

 Les causes en relation avec l’action humaine (subjectives) :


 L’action (fait) d’une personne qui subit ou qui cause le dommage ;
 Le fait des choses ou des animaux qu’une personne a sous sa garde ;
 Le fait d’autrui : par autrui il faut entendre une personne dont on est responsable
(enfants, apprentis,…).

a.2 - Un risque assurable doit être :


- Aléatoire,
- Futur,
- Licite (non contraire à la Loi),
- Involontaire (indépendant de la volonté de l’assuré),
- Réel (le bien assuré doit exister),
- Suffisamment courant pour pouvoir calculer sa probabilité,
- Sans être trop courant, au point d’être quasi certain.

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L’aléa est le caractère principal de tout contrat d’assurance et définit donc la notion de risque assurable. Il
peut porter sur la survenance ou la non survenance d’un événement (par exemple le vol), mais aussi sur la
date de réalisation d’un événement certain (par exemple en assurance décès).

b. Le transfert du risque à l’assureur

L’assuré moyennant une prime ou cotisation, transfert le risque qu’il encoure à l’assureur, lequel s’engage à
le couvrir en cas de survenance de l’événement assuré.

c. L’homogénéité des risques

Les risques sont classés dans des catégories étroites de façon à leur donner une grande homogénéité. Les
risques du particulier ne sont pas mélangés avec les garanties accordées pour une usine.
Les premiers sont des risques simples avec une sinistralité faible alors que les seconds sont des risques
industriels avec des possibilités d’inflammabilité importante, des stockages considérables et des machines
coûteuses.
Si cette distinction n’est pas réalisée, le particulier verrait sa cotisation augmentée en fonction de la
vulnérabilité d’un risque auquel il est totalement étranger.

d. La dispersion des risques


La concentration de biens assurés à un même endroit, dans une même région peut, par le fait de la
propagation, de la densité d’un événement catastrophique naturel ou technologique, alourdir la charge
financière de l’assureur.
Exemple : une société qui assure tous les immeubles d’une même avenue, l’un des immeubles prend feu et le
communique aux immeubles voisins.
Les assureurs doivent donc éparpiller les risques de façon à ne pas compromettre l’équilibre de leur trésorerie
en cas de survenance de sinistres.

e. La division du risque
L’assureur ne doit accepter qu’une fraction d’un gros risque menaçant la mutualité en recourant aux
techniques de division des risques.

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2. Organisation d’une mutualité.
Envisagé de façon strictement juridique, le contrat d’assurance prend la forme d’un pari entre deux
personnes, l’assureur et le souscripteur, alors qu’en réalité il doit tenir compte de son aspect technique qui
consiste dans l’organisation d’une mutualité.
Ainsi, l’assurance devient une opération par laquelle, l’assureur organise en mutualité une multitude d’assurés
exposés à la réalisation de certains risques et indemnise ceux d’entre eux qui subissent un sinistre grâce à la
masse commune des primes collectées.
Sous cet angle, l’assurance devient une opération globale anti-aléatoire de lutte collective contre le hasard :
elle n’évite pas les sinistres mais en dilue les effets entre tous les assurés. Toutefois, avant de procéder à une
indemnisation, l’assureur doit d’abord organiser sa mutualité, en sélectionnant les risques, puis en les
divisant.

PROBABILITES
1. Définition
Le terme probabilité possède plusieurs sens : venu historiquement du latin probabilitas, il désigne l'opposé
du concept de certitude ; il est également une évaluation du caractère probable d'un événement, c'est-à-dire
qu'une valeur permet de représenter son degré de certitude ; récemment, la probabilité est devenue une
science mathématique et est appelée théorie des probabilités ou plus simplement probabilités ; enfin une
doctrine porte également le nom de probabilisme.
La probabilité d'un événement est un nombre réel compris entre 0 et 1. Plus ce nombre est grand, plus
le risque, ou la chance, que l'événement se produise est grand. L'étude scientifique des probabilités est
relativement récente dans l'histoire des mathématiques. L'étude des probabilités a connu de nombreux
développements depuis le xviiie siècle grâce à l'étude de l'aspect aléatoire et en partie imprévisible de
certains phénomènes, en particulier les jeux de hasard. Ceux-ci ont conduit les mathématiciens à développer
une théorie qui a ensuite eu des implications dans des domaines aussi variés que la météorologie, la finance ,
l’assurance ou la chimie.

2. Les statistiques

L’assureur vend des promesses, et fait appel pour cela à une multiplicité de techniques. Le chef d’entreprise
(comme le contrôleur des assurances) doit donc comprendre à la fois :
 le 2 + 2 = » 4,00 » des comptables,
 le 2 + 2 = » combien voulez-vous que cela fasse » des actuaires,
 le 2 + 2 = » 3,999999999 » des informaticiens,
 et le II + II = IV des juristes.

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Le résultat de l’assureur est aléatoire : il espère faire un bénéfice mais peut aussi faire une perte.

Pour éviter, à défaut d’une perte, du moins une perte qui le « ruine », il se repose sur une loi de la statistique
qui s’appelle la loi des grands nombres.

a. La Loi des grands nombres ([Link])

Plus est grand le nombre d’expériences effectuées, plus les résultats de ces expériences se rapprochent de
la probabilité théorique de survenance d’un événement.
Si on possède des études portant sur un très grand nombre de cas, on connaît de manière suffisamment
précise, la probabilité de survenance d’un événement.

b. Les données statistiques de l’assurance

Les données statistiques sont indispensables pour l’assureur, elles permettent de calculer :

 La fréquence de réalisation du risque : la probabilité de survenance du risque (nombre de sinistres


par rapport aux risques assurés)
Elle est déterminée selon le calcul des probabilités, par référence au recensement statistique d'évènements
passés groupés en risques homogènes de même nature.
En ce qui concerne le risque incendie, on peut penser, par exemple, qu'un incendie va affecter 15 maisons
sur 10.000 sur une année.
La fréquence de ce type de sinistre sera alors exprimée selon le rapport 15/10.000.

 Le coût moyen du sinistre (le montant des dommages sur le nombre de sinistres survenus)
En divisant le coût total des sinistres par leur nombre, on arrive à un coût moyen pour un exercice donné.
Ainsi,
 sur quinze maisons incendiées, 4 peuvent être détruites en totalité, 5 à moitié et 6 pour une faible
part, de sorte qu'en moyenne le coût du sinistre peut être évalué, par exemple, à 60% des capitaux
assurés.
 pour une valeur assurée de 1.000 F CFA, le coût moyen du sinistre sera de 1.000 F CFA x 60% = 600 F
CFA.
Le calcul de la fréquence et du coût moyen du sinistre permettront à l’assureur d’évaluer ce qu’il aura à payer
et par conséquent ce que devront payer les assurés en terme de primes.

Le taux de prime sera donc calculé selon la formule suivante :

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Taux de prime = Fréquence x coût moyen des sinistres

Dans l'exemple précité, le taux de prime sera de 15/10.000 x 600 = 0,9 pour 1.000 F CFA assurés.

3. La tarification

Pour qu’un assureur accepte de garantir un aléa, il doit pouvoir tarifier le risque, c'est-à-dire calculer une prime
d’assurance.
a. La détermination et le calcul de la prime :
Les principes de calcul d’une prime d’assurance sont l’ensemble des méthodes qui permettent à une
compagnie d’assurances de calculer la prime qui doit être payée par un assuré pour se voir garantir un risque.
Le calcul de la prime est basé :
 Sur des paramètres techniques,
 Sur des paramètres commerciaux,
 En incorporant les taxes.
Ce calcul est en général effectué par des actuaires.

La prime pure
La prime pure d’un risque est la prime permettant à l’assureur de régler les sinistres frappant la mutualité des
assurés.
Elle est appelée également prime de risque ou encore prime d’équilibre (ou même prime technique).

PRIME PURE = FREQUENCE x COÛT MOYEN

La prime nette

PRIME NETTE = PRIME PURE + CHARGEMENTS


Ou
PRIME NETTE = VA x TAUX

VA = valeur d’assurance ou valeur assurée


Il convient de distinguer :
 les chargements d’acquisition (commissions des intermédiaires notamment) ;
 les chargements de gestion (frais de fonctionnement de la société d’assurance).

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La prime totale

Prime Nette = VA x Taux ; VA = valeur d’assurance ou valeur assurée


T E = (Prime nette + Accessoires) x Taux ;

Prime Totale = (VA x Taux) + Accessoires + Taxes d’enregistrement

b. Règles proportionnelles de taux de prime

Si le risque a été inexactement déclaré par l'assuré, l'indemnité due après un sinistre sera réduite, en cas
d'absence de mauvaise foi, "en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui
auraient été dues si les risques avaient été complètement et exactement.

Le calcul de base de la règle proportionnelle de prime est simple :

Montant des dommages évalués x (Prime payée / Prime due) = Montant de l’indemnité versée

Exemple :
Un assuré paye une cotisation annuelle de 500 F CFA pour son contrat d’assurance multirisque habitation.
Il a déclaré à la souscription que sa maison comportait 4 pièces principales.
Il oublie quelques années plus tard de déclarer la création d’une 5e pièce principale suite à l’aménagement
du garage accolé à la maison.
Or, pour une maison de 5 pièces principales, sa cotisation annuelle aurait dû être de 550 F CFA, une maison
de 5 pièces principales représentant un risque plus important qu’une maison de 4 pièces principales.
Une inondation entraîne des dommages dans sa maison évalués à 10 000 F CFA.

TAF : Calculer le montant de l’indemnité à payer

L'assiette de la prime varie selon :


 le bien assuré a une valeur déterminable,
 qu'il s'agisse d'une assurance de responsabilité
 ou une assurance de personnes

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Les choses à valeur déterminée :
 Valeur vénale : Pour les biens destinés à être vendus
 Valeur d'usage : Valeur de remplacement, moins vétusté
 Valeur à neuf : Valeur de remplacement sans vétusté.

La valeur assurée peut résulter :


 soit de la valeur déclarée qui résulte des simples déclarations de l'assuré.
 soit de la valeur agréée sur laquelle l'assureur a donné son accord.
Les risques variables :
Il est prévu lors de la souscription du contrat des variations de la valeur du risque au cours de son exécution.
On appelle "police flottante ouverte" ou "police d'abonnement" le contrat d'assurance portant sur des objets
qui peuvent être constamment modifiés au cours du contrat.

La règle proportionnelle de capitaux donne le calcul suivant:

Indemnité = Montant des dommages x valeur déclarée / valeur réelle

LA COMPENSATION

a. La cotisation (Prime)
La prime est la contribution que verse l’assuré à l’assureur en échange de la garantie qui lui est accordée.
L’engagement pris par l’assureur en cas de réalisation du risque consiste à exécuter une prestation. Il s’agit du
versement d’une indemnité destinée :
 soit à l’assuré, par exemple en assurance incendie,
 soit à un tiers, par exemple en assurance de responsabilités,
 soit au bénéficiaire, par exemple en assurance vie (en cas de décès).
La contribution du souscripteur est généralement déterminée à forfait. Il s’agit alors d’une prime ou
cotisation fixe qui ne peut, en principe, être modifiée en cours de validité du contrat sans le consentement
du souscripteur.
Les primes ou cotisations doivent être suffisantes pour:
- indemniser les sinistres survenus dans l’année;
- couvrir les frais (d’acquisition, de gestion, d’encaissement) exposés par l’assureur.

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b. La prestation de l’assureur

L’engagement pris par l’assureur en cas de réalisation du risque consiste à exécuter une prestation. Il s’agit
du versement d’une indemnité destinée :
 soit à l’assuré, par exemple en assurance incendie,
 soit à un tiers, par exemple en assurance de responsabilités,
 soit au bénéficiaire, par exemple en assurance vie (en cas de décès).
Il existe deux sortes de prestations :
- des indemnités qui sont déterminées après la survenance du sinistre, en fonction de son importance;
- des prestations forfaitaires qui sont déterminées à la souscription du contrat, avant la survenance du
sinistre (par exemple : assurance vie).

c. La compensation

Les assurés qui cotisent par des versements de prime pour faire face aux conséquences d’un même risque,
constituent une mutualité. C’est grâce à ses versements que l’assureur pourra indemniser ceux qui auront été
sinistrés.
L’assurance est donc l’organisation de la solidarité entre les assurés contre la survenance d’un même
événement.
- si le risque s’aggrave, l’ensemble de la mutualité devra s’acquitter d’une prime plus élevée
- si le risque diminue, la prime de chacun diminuera.

SELECTION

1. La sélection des risques


a. Statistiques et équilibre de la mutualité
La sélection des risques n’est possible que grâce aux calculs statistiques, effectués par les actuaires en
assurances pour les compagnies d’assurance, faisant application du calcul des probabilités et de la loi des
grands nombres.
Afin de fournir à l’assureur un instrument de prévision des sinistres, et lui permettre un juste calcul des primes,
les statistiques doivent porter sur une multitude de cas et recenser des risques homogènes, aussi bien
qualitativement que quantitativement.
En effet, la sélection, par l’assureur, d’une multitude de risques dispersés et de valeur équivalente est la
condition essentielle de l’opération d’assurance, qui ne peut se réaliser que par la compensation des risques
afin de maintenir l’équilibre financier de la mutualité.

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Une fois les risques sélectionnés, pour garantir cet équilibre, l’assureur doit déterminer quel est le plein
d’assurance de son entreprise ; c’est-à-dire la somme maxima qu’un assureur accepte sur un risque déterminé.
Pour parvenir à cet équilibre, l’assureur a aussi recours à la division des risques.

b. la sélection des risques

- la déclaration du risque à l’origine du contrat

Elle est matérialisée par la proposition d’assurance remplie clairement sans rature par l’assuré. Pour les
contrats comportant la garantie décès, en plus de la proposition d’assurance, il y a le rapport médical et les
examens médicaux à faire par l’assuré.

- la sélection des risques

L’assureur ne va pas accepter systématiquement toutes les propositions dans le but d’accroître son chiffre
d’affaires.
Il procèdera à une sélection rigoureuse des risques. Grâce aux documents de déclaration du risque
(proposition, questionnaire médical, rapport et analyses médicales), l’assureur, avec l’assistance de son
Médecin – Conseil par exemple en assurance vie va prendre l’une des décisions ci-après :

 accepter le risque au tarif normal de la société ;


 accepter le risque avec une surprime et /ou modification des garanties initiales ;
 Ajourner le risque ou la refuser tout simplement ;
 Refuser tout simplement

DIVISION DES RISQUES

Deux techniques permettent de réaliser les impératifs de division et de dispersion des risques :
- la coassurance (a) et
- la réassurance (b). a.
a. La coassurance
C’est la division de la garantie d’un gros risque entre plusieurs assureurs, chacun étant garant de la seule part
qu’il a acceptée dans la limite du plein de souscription déterminé pour son entreprise.
Les risques se trouvent répartis dès la conclusion du contrat, et chacun des coassureurs prend en charge un
pourcentage convenu sans solidarité, ce qui oblige en théorie le souscripteur à s’adresser à chaque
coassureur pour obtenir le règlement de la garantie.

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- L’apériteur
Pour remédier à cet inconvénient, une police unique collective est rédigée et un apériteur est désigné pour
être l’interlocuteur unique du souscripteur et le représentant de tous les coassureurs.
L’apériteur va se charger de la conclusion du contrat, de l’établissement de la police, de l’encaissement des
primes réparties ensuite entre les coassureurs, et du règlement des sinistres.
En outre, en cas de faute, il engage sa responsabilité civile à l’égard du souscripteur.

b. La réassurance.

C’est l’opération par laquelle une entreprise d’assurance, dénommée « cédant », se fait assurer à son tour
auprès d’un réassureur, dénommé « cessionnaire », contre tout ou partie des risques qu’elle demeure seule à
garantir à l’égard du souscripteur.
Et lorsque le cessionnaire demande à son tour la garantie d’un autre réassureur, on l’appelle « rétrocédant »,
et son réassureur est appelé « rétrocessionnaire ».
La réassurance peut être facultative et ne porter que sur une affaire ou un groupe d’affaires, sans que les
parties ne soient liées en permanence.
Cette réassurance au coup par coup est cependant exceptionnelle dans les assurances terrestres.
Généralement, assureur et réassureur concluent un accord permanent dans le cadre d’un traité de
réassurance obligatoire : l’assureur cédant s’engage alors à céder au réassureur une partie de ses risques
selon les modalités prévues au contrat, et le réassureur s’engage à les accepter.
On distingue la réassurance proportionnelle et la réassurance non proportionnelle.

- Effets de la réassurance.
Aucune relation juridique n’existe entre le souscripteur et le réassureur.
Sur le plan technique, la réassurance permet de diluer les risques au maximum, en laissant à chaque assureur
la seule charge de ce qu’il doit conserver pour son propre compte afin de respecter son plein d’assurance.
On doit donc distinguer le « plein de souscription » qui est la somme maximale totale que l’assureur s’engage
à garantir à l’égard de l’assuré, du « plein de conservation » qui est le capital maximum conservé par l’assureur
pour son propre compte, le surplus étant cédé en réassurance.

Les éléments d’une opération d’assurance

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III- CLASSIFICATION DES OPERATIONS D’ASSURANCE

Cette classification technique repose sur le mode de gestion des risques. La distinction est importante pour
les compagnies d'assurances puisque la réglementation impose la séparation juridique des entreprises
opérant dans les branches gérées en répartition et celles opérant dans les branches gérées en capitalisation.

I- QU’EST-CE QUE L’AGRÉMENT ? (Article 326 code CIMA)


L’agrément est une autorisation administrative délivrée par le Ministre de l’économie et des Finances après
avis conforme de la Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) ; il permet à une société
régulièrement constituée de pratiquer des opérations d’assurances.
Il est accordé sur demande de l’entreprise, pour les opérations d’une ou plusieurs branches d’assurance.
L’entreprise ne peut pratiquer que les opérations pour lesquelles elle est agréée. L’agrément fait l’objet d’un
arrêté publié dans un journal habilité à recevoir des annonces légales.

II- RETRAIT DE L’AGRÉMENT


Lorsque l’entreprise qui a obtenu l’agrément n’est plus en mesure de respecter ses engagements, le retrait
de l’agrément est prononcé par la Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) et l’entreprise
est mise en liquidation.

A- Assurances gérées en répartition

Les assurances gérées en répartition sont les assurances de dommages et deux assurances de personnes :
maladie et accident.

Dans ces assurances, l'assureur répartit les primes payées par les membres de la mutualité au cours d'une
année d'exercice entre les assurés victimes de sinistres.

B- Assurances gérées en capitalisation

Dans les assurances gérées en capitalisation, les primes versées par les assurés ne sont pas distribuées pour
la mutualité des assurés, mais capitalisées selon la technique des intérêts composés. Les primes de chaque
assuré sont versées sur un compte et l'assureur les fait fructifier par le biais de placements financiers, dont
les intérêts profitent à l'assuré. Les assurances gérées en capitalisation sont essentiellement les assurances-
vie.

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III- LE SINISTRE (OU REALISATION DU RISQUE)

En assurance de dommages, Il peut s'agir :


 de la perte de la chose elle-même, ou d'une dégradation partielle. de pertes financières, telles que:
Perte d'exploitation, pertes des loyers,
 assurance en cas d'annulation de manifestations sportives ou culturelles, …

1. La déclaration
En assurance de dommages et dès qu’il en a eu connaissance, l’assuré est tenu de déclarer le sinistre à
l’assureur dans un délai de :

 05 jours, sauf cas fortuit ou de force majeure.


 02 jours ouvrables en cas de vol,
 48 heures en cas de mortalité des animaux.

2. Le contrôle des garanties (couverture)

A la réception de la déclaration du sinistre, l’assureur procède systématiquement au contrôle des garanties


souscrites au contrat d’assurance. Il saura alors si le sinistre déclaré est couvert par ledit contrat.
Exemple : un contrat Vol ne pourra couvrir un sinistre Bris de glace.

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3. Les exclusions et les limitations
Deux cas d’exclusions peuvent compromettre l’indemnisation d’un sinistre :
a. Les exclusions légales : Elles sont prévues par la Loi et nous citerons :
 Cas de guerre civile,
 - Cas de faute intentionnelle de l’assuré.
b. Les exclusions contractuelles : Elles sont précisées au contrat d’assurance :
- Emeutes et mouvements populaires,
L’indemnisation due au titre d’un sinistre peut être diminuée en raison de la fausse ou de la mauvaise
déclaration de la valeur de l’objet assuré.
A ce propos, il est important de savoir que l’assurance dommages répond au principe indemnitaire dont
l’objectif est d’éviter l’enrichissement sans cause de l’assuré.

Le principe indemnitaire :
L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité. L'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut
pas dépasser le montant de la chose assurée au moment du sinistre. Le montant de la prestation est
nécessairement proportionnel au dommage effectivement subi.

La valeur de la chose sinistrée constitue le montant maximum de l'indemnité due par l'assureur.

Cas de sur assurance


Lorsqu’un assuré a, de mauvaise foi, surestimé la valeur du bien assuré, l’assureur est en droit de demander
la nullité du contrat. L'assureur peut alors conserver les primes payées.
 S'il n'y a eu ni dol ni fraude, le contrat est valable, mais seulement jusqu'à concurrence de la valeur réelle
des objets assurés.
 L'assureur conserve dans ce cas les primes échues, mais la prime sera réduite pour l'avenir.

Cas de sous assurance : Application systématique de la règle proportionnelle de capitaux.


S’il s’avère que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie, l'assuré est
considéré comme restant son propre assureur pour l'excédent, et supporte, en conséquence, une part
proportionnelle du dommage, sauf convention contraire.

La règle proportionnelle de capitaux donne le calcul suivant:

Indemnité = Montant des dommages x valeur déclarée / valeur réelle

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4. L’expertise
Le principe étant qu’il ne peut y avoir d’indemnisation sans expertise préalable. Chaque compagnie
d’assurance sollicite les services d’un expert pour le constat, l’appréciation et l’évaluation des dommages
causés aux biens ou aux personnes.

A dires d’expert et sur la base d’un rapport établi par ses soins, l’assureur procédera à la réparation des
dommages subis par son assuré.

5. L’indemnisation
L’assureur a établi des règles dans le cadre de l’indemnisation visant à faire participer l’assuré dans la prise en
charge de son sinistre.
a. La franchise
On distingue deux types de franchises:
• franchise simple
• franchise absolue
- la franchise simple est la franchise selon laquelle l'assureur ne prend pas en charge les sinistres inférieurs à
un montant déterminé.
- la franchise absolue, est une somme ou un pourcentage qui est déduit systématiquement de tous les
sinistres.

b. Le découvert obligatoire
Cette clause oblige l'assuré à conserver à sa charge une part du dommage fixée, correspondant soit à un
pourcentage du dommage, soit à un capital forfaitaire.
La franchise se distingue du découvert dans la mesure où elle peut parfois être "rachetable" moyennant
surprime.

6. Les provisions pour sinistres à payer

Les provisions techniques désignent l’argent que l’assureur doit verser à son assuré face à des sinistres
pouvant atteindre ce dernier.
Les provisions pour sinistres à payer également appelées « provisions pour sinistres connus ». Elles sont
versées à l’assuré s’il a pris connaissance dudit sinistre mais que le règlement des charges y afférentes n’ait
pas encore été effectué.

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Le mode de paiement se fait selon deux méthodes :
a. Processus « Dossier-dossier » : Qui consiste à évaluer les remboursements correspondant à chaque sinistre.
b. Méthode statistique : Qui consiste à évaluer d’une façon globale le coût des sinistres.

7. La fin du contrat d’assurance


a. Cas de cessation de plein droit : Si le contrat arrive à échéance, il s’éteint automatiquement. Il peut être
reconduit automatiquement ou par « tacite reconduction » ou renouvelé à la demande de l’assuré.
A l’échéance du contrat, l’assureur est tenu d’en aviser l’assuré, ce dernier ayant par oubli, omis de renouveler
son assurance et d’être surpris par un sinistre. L’avis d’échéance est l’une des obligations imposées par la Loi
à l’assureur (voir article 14 du code CIMA).

b. Cas de résiliation à l’initiative de l’assureur et/ou du souscripteur :


L’assuré peut mettre fin à un contrat d’assurance pour diverses raisons : Changement d’adresse,
augmentation de la prime d’assurance, aliénation du bien assuré etc…
L’assureur est en mesure également de faire cesser les effets du contrat d’assurance :
- dans les cas de fausse déclaration et de mauvaise foi de l’assuré, les primes resteront toutefois acquises à
l’assureur (voir article 19 du code CIMA).

IV- LA DISTRIBUTION DE L’ASSURANCE

1. Les entreprises
Une entreprise d’assurance, aussi appelée société ou compagnie d’assurance, est un organisme des
assureurs, pratiquant des opérations d’assurances, régi par le Code des assurances.
Sont des entreprises d’assurance :
 Les sociétés anonymes (SA) d’assurance
 Les sociétés d’assurance mutuelles (SAM)

2. Les réseaux
1- Réseaux commerciaux
On distingue deux types de réseaux dans les compagnies d’assurance :
1. Le réseau interne :
a- Les bureaux directs

Les implantations des bureaux directs se font sur décision de la direction générale de la société, et leurs
responsables sont des salariés de la compagnie nommés par la même autorité.

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Ils doivent avoir une marge de manœuvre administrative et technique, notamment pour régler les menues
dépenses de fonctionnement. Ils seront également autorisés à régler les sinistres validés par les services
centraux dans la limite d’un plafond fixé par la Direction Générale, accélérant ainsi la réactivité de la société.
Ils seront entièrement responsables des producteurs salariés placés sous leur responsabilité, et suivront leur
production et leur productivité, avec un devoir de compte-rendu a posteriori à la hiérarchie.
S’agissant de la formation, ils sont des cadres et techniciens d’assurances avec une formation
complémentaire en assurance, en techniques de vente et en management.

b- Les Commerciaux
La société recrute ses commerciaux par un test de sélection écrit et ils subissent une formation théorique
généralement de trois mois au moins à l’issue de laquelle un test d’évaluation et un entretien avec le jury
sont prévus. Les candidats retenus effectuent ensuite une formation pratique de terrain encadrés par des
chefs d’équipe et des inspecteurs.
L’ensemble des commerciaux doivent satisfaire aux conditions d’honorabilité et de capacité prévues par le
Code CIMA.

2. Le réseau externe
a. Les agents généraux
Mandataires de la compagnie, les agents généraux sont nommés par décision de la direction générale,
consacrée par un traité de nomination fixant les conditions matérielles et financières de la collaboration ainsi
que le statut de l’agent général.
Conformément à la réglementation en vigueur, ils doivent justifier à tout moment qu’ils remplissent les
conditions de capacité et d’honorabilité pour exercer leurs fonctions.
b. Les courtiers
Mandataires du client et ayant la qualité de commerçants, les courtiers signent une convention de courtage
avec la société, qui fixe également les conditions matérielles et financières de la collaboration.
Conformément à la réglementation en vigueur, ils doivent justifier à tout moment qu’ils remplissent les
conditions de capacité et d’honorabilité pour exercer leurs fonctions.
Il faut concevoir et mettre en œuvre des politiques de fidélisation des courtiers, afin de les encourager à
développer leurs courants d’échanges avec la société.
c. Les banques et établissements financiers
Dans le cadre d’une certaine forme de bancassurance, la société signe des conventions avec les banques et
des établissements financiers pour distribuer ses produits, contre une rémunération sous forme de
commissions. Le membre du personnel de la banque dédié à la vente des produits à la clientèle reçoit la
formation prévue par le code Cima pour les producteurs salariés.

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