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M. Mamadou SANGARE

Le document présente une évaluation des perceptions et connaissances des élèves et enseignants sur la santé scolaire à Bamako, dans le cadre d'une thèse de doctorat en médecine. Il souligne l'importance de la santé dans le milieu scolaire pour favoriser le développement harmonieux des élèves et leur réussite académique. La recherche s'inscrit dans le cadre des politiques de santé scolaire, notamment le programme FRESH, visant à améliorer les conditions de santé et d'éducation des enfants.

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M. Mamadou SANGARE

Le document présente une évaluation des perceptions et connaissances des élèves et enseignants sur la santé scolaire à Bamako, dans le cadre d'une thèse de doctorat en médecine. Il souligne l'importance de la santé dans le milieu scolaire pour favoriser le développement harmonieux des élèves et leur réussite académique. La recherche s'inscrit dans le cadre des politiques de santé scolaire, notamment le programme FRESH, visant à améliorer les conditions de santé et d'éducation des enfants.

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Ministère de l’Enseignement REPUBLIQUE DU

MALI
Supérieur et de la Recherche Un Peuple - Un But -
Une Foi
Scientifique

Année Universitaire 2010 – 2011 Nº ____/

Evaluation
Evaluationdedelalaperception
perceptionetetdes
des
connaissances
connaissancesdes
desélèves
élèveset
etenseignants
enseignants
vis-à-vis
vis-à-visde
dela
lasanté
santéscolaire
scolaireàà
Bamako.
Bamako.
Présentée et soutenue publiquement le ……/……/ 2011 devant
la Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie

Par : M. Mamadou SANGARE


Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine
(Diplôme d’Etat)

Président: Pr Sounkalo DAO


Membres : Docteur Issa DIALLO
Docteur Djimé DEMBELE
Directeur: Pr Mamadou KONE
Dédicaces

CHU
CHUdu
duPoint-G
Point-G
DEDICACES
Je remercie DIEU, le tout miséricordieux de m’avoir donné la santé physique et intellectuelle
pour venir à bout de ce travail.

Je dédie ce travail :
A mon père ABOU SANGARE
Tu m’as donné une bonne éducation et m’as inscrit à l’école, si je suis là aujourd’hui c’est
grâce à tes efforts de tous les jours, tes encouragements, ton soutien moral et financier qui
n’ont jamais fait défaut. Père je ne saurais assez te remercier, ce travail est le vôtre.
A ma mère ADIARA SANGARE
Une mère exemplaire tu l’es, tu as supporté à un moment toutes mes caprices, ma réussite
d’aujourd’hui est due en grande partie à l’éducation et aux conseils que tu as su me prodigué.
Mère, je suis fier de t’avoir comme maman, je prie Dieu pour qu’il vous donne longue vie afin
que nous puissions d’avantage bénéficier de tes conseils.
A mes sœurs et frères : Seydou, Oumar, Djénéba, Bintou, Awa et Amidou
Vous avez montré par vos actes et vos soutiens moraux que le lien de sang ne ment pas et que
nous sommes une famille soudée. La réussite de ce travail vous revient.
Remerciements
REMERCIEMENTS
Gloire et louange à DIEU, l’éternel.

Mes remerciements sincères vont à l’endroit de :


La famille Diakité à Bamako-coura :
Ma réussite à la FMPOS a été possible grâce à l’accueil que vous m’avez accordé, je ne me
suis jamais senti étranger chez vous, votre encouragement et votre soutien ne m’ont jamais
fait défaut. Vous êtes un exemple parfait de cohésion familiale, que Dieu fasse régner la paix
et la prospérité au sein de la famille. Recevez ici mes remerciements les plus sincères qui
soient.
Mes tontons et Tantes : Siaka, Amadou et Sitan Kéita
Je vous remercie pour tous ce que vous avez faits pour moi, vos encouragements et vos
soutiens n’ont jamais fait défaut .Vous m’avez assisté durant toute ma scolarité en m’aidant à
faire les bons [Link] réussite est la vôtre. Trouvez ici mes sincères remerciements.
Mes frères, sœurs, cousins et cousines
Votre soutien ne m’a jamais fait défaut.
Que nos liens fraternels se resserrent d’avantage avec la bénédiction de DIEU et de nos
parents.
A mon cousin Mahamadou, tu m’as soutenu durant toute ma scolarité sur tous les plans. Je ne
l’oublierais jamais et que Dieu t’assiste dans toutes tes entreprises. Merci pour toujours.

Aux personnels du service


Aux personnels du cabinet BATOU : Professeur SANOGO, Madame SANOGO, Docteur
Salif, Dr [Link], Docteur Mallé, Docteur YATTARA, Alassane DEMBELE, Djénéba
SANGARE, Pierre DAOU, Harouna SANOGO, etc.…
Aux personnels du [Link], notamment Docteur DEMBELE, Docteur MALLE,
Docteur CISSE et tous les autres, chers collègues, les mots me manquent je ne sais comment
vous remerciez en dehors des connaissances médicales, j’ai appris beaucoup sur le plan
social .Votre simplicité m’a facilité la réalisation de ce travail. C’est le moment de vous dire
merci pour votre collaboration sereine et votre bon esprit d’équipe.
Tous mes amis et collègues en thèse ou déjà Médecin :
De peur de ne pas en omettre, je me suis sciemment garder de citer des noms. Je profite de
cette occasion pour souhaiter à vous tous bon succès et courage.
Le corps professoral de la Faculté de Médecine de Pharmacie et
D’Odontostomatologie
Pour la qualité de l’enseignement que j’ai reçu de vous. Toute ma gratitude.
Tous ceux qui m’ont aidé dans ma vie d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce qu’un
instant ; Toute ma reconnaissance.
Hommages
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY
A notre maître et Président du jury
Professeur Sounkalo DAO
Maitre de conférences de maladies infectieuses
Praticien hospitalier au CHU du point G
Responsable des cours de maladies infectieuses à la FMPOS.
Enseignant chercheur au programme de recherche et de formation VIH/TB (SEREFO).

Cher maître,
Nous avons admiré vos qualités scientifiques et humaines tout au long de ce travail. Nous
avons été séduits par votre qualité d’accueil et d’encadrement.
Homme de principe, votre rigueur scientifique fait de vous un maître exemplaire et reconnu
de tous.
Votre souci du travail bien fait nous a amené à croire en nos propres capacités. Nous vous
prions d’accepter ici l’expression de notre profonde gratitude.
A notre maître et juge
Docteur Issa DIALLO
• Ancien conseiller gouvernemental local de l’ONG « les voix du Mali » Projet de
plaidoyer pour la lutte contre le paludisme.
• Trésorier général du Collège Malien de la Réflexion sur la Médecine du Sport.
• Professeur d’état de karaté do-shotokan.
• Membre fondateur et 1er président du comité universitaire pour la coordination
des Arts martiaux à la faculté de médecine (CUCAM/ FMPOS).
• Candidat Master Santé Publique.

Cher maître,
C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail malgré vos
multiples occupations.
Vos qualités humaines et pédagogiques, votre rigueur et votre sens élevé des responsabilités
font de vous un maître exemplaire.
Trouvez ici cher maître l’expression de notre grand respect.
A notre maître et juge :
Dr. Djimé DEMBELE
Médecin généraliste
Médecin chef du centre médical Karahimbé

Cher maître,
Nous avons été honorés que vous acceptiez de juger ce travail. Votre humilité, votre grande
disponibilité et votre dévouement imposent respect et admiration.
Vous nous avez toujours cultivé le travail bien fait, la patience et la sincérité.
Trouvez ici, cher maître, le témoignage de notre sincère reconnaissance.
A notre Maître et Directeur de thèse
Pr Mamadou KONE
Professeur titulaire dans l’enseignement de la physiologie
Directeur général adjoint du CNOU
Médecin du sport
Membre du comité scientifique international de la revue française de médecine du sport
(Med sport)
Membre du groupement latin et méditerranéen de médecine du sport.

Cher maître,
Vous nous avez fait l’honneur de diriger cette thèse, pour la confiance que vous nous avez
accordée en nous proposant ce sujet et pour votre aide précieuse dans la réalisation de ce
travail.
Votre pédagogie pour transmettre vos connaissances et vos qualités humaines font de vous
l’un des maîtres les plus appréciés de cette faculté.
Recevez ici cher maître, l’expression de notre profonde gratitude et de notre grand respect.
SOMMAIRE
Table DES MATIERES
1. INTRODUCTION ...............................................................................16
2. GENERALITES :.................................................................................21
2.1. Santé scolaire au Mali .................................................................22
3. METHODOLOGIE : ............................................................................25
3.1. Cadre d’étude : ............................................................................25
3.2. Description du cadre d’étude:.......................................................25
3.3. Type et période d’étude: ..............................................................25
3.4. Population d’étude : .....................................................................25
3.5. Echantillon :..................................................................................25
3.6. Technique et supports de collecte des données : .......................26
3.7. VARIABLES : ...............................................................................26
3.8. ASPECTS ETHIQUES : ...............................................................26
3.9. DIAGRAMME DE GANTT OU CHRONOGRAMME :...................27
4. RESULTATS .....................................................................................29
5. Discussion : .......................................................................................41
5.1. Élève :...........................................................................................41
5.2. Enseignants :................................................................................43
6. Conclusions.......................................................................................48
7. Recommandations..............................................................................50
8. Références bibliographiques ............................................................53
9. ANNEXES :.........................................................................................56
SIGLES ET ABREVIATIONS
Sigles et abréviations :
A.I : Aucune idée
C.H.S : conseil d’hygiène et de santé
CSCOM : Centre de santé communautaire.
CSREF : Centre de santé de référence.
FMPOS : Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie.
FRESH : Focusing resources for an effective school health.
OMS: Organisation mondiale de la santé.
JNV : Journée nationale de vaccination.
PRODEC : Programme décennal pour le développement de l’éducation.
S.I : sensibilisation et information
UNESCO : Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
UNICEF : Organisation des nations unies pour l’enfance.
Introduction
1. INTRODUCTION
L’école a la responsabilité particulière, en liaison étroite avec la famille, de veiller à la santé
des jeunes qui lui sont confiés et de favoriser le développement harmonieux de leur
personnalité. Elle participe également à la prévention et à la promotion de la santé en assurant
aux élèves, tout au long de leur scolarité, une éducation à la santé, en articulation avec les
enseignements, adaptée à la fois à leurs attentes et à leurs besoins ainsi qu’aux enjeux actuels
de santé publique. L’école sert à la formation des futurs cadres pour le pays. Pour se
développer de manière stable et harmonieuse, les cadres doivent être sains tant physiquement
que mentalement. La bonne santé à l’école est forcément liée à la présence de ressources
humaines qualifiées et disponibles, de bonnes infrastructures sanitaires et surtout d’une bonne
organisation du système et de la prise en charge des patients. C’est pourquoi la prise en
compte de la santé des élèves ne peut-être l’affaire de quelques spécialistes mais concerne
l’ensemble de la communauté éducative. La mission de promotion de la santé en faveur des
élèves a pour objectif essentiel et spécifique de veiller à leur bien être, de contribuer à leur
réussite scolaire et de les accompagner dans la construction de leur personnalité individuelle
et collective [17 ]. Le bas niveau des effectifs, l'absentéisme, la médiocrité des résultats et les
abandons en début d'études sont dus pour une large part à la mauvaise santé et à la
malnutrition. La Déclaration mondiale sur l'éducation pour tous l'a mis en évidence. Des
programmes visant à assurer de bonnes conditions de santé, d'hygiène et de nutrition aux
enfants d'âge scolaire sont donc indispensables si l'on veut promouvoir l'éducation de base
pour tous [11].
Etant donné l’incapacité des enfants à apprendre lorsqu’ils ont faim ou lorsqu’ils sont
malades, la promotion de l’état général de santé, d’hygiène et de nutrition des enfants doit être
l’affaire de la politique scolaire. Mais de bonnes politiques de santé scolaire devraient aussi
assurer un environnement physique sain et sûr et un environnement psychosocial positif, et
devraient traiter des problèmes tels que les mauvais traitements ; la discrimination et le
harcèlement ; l’abus de drogues, d’alcool et de tabac ; la violence et l’intimidation ; la
prestation d’une éducation à la santé et de tous les aspects des services de santé scolaire.
En garantissant par exemple la continuité de l’éducation des jeunes filles enceintes ou ayant
des enfants à charge ou en défendant les droits des élèves ou du personnel enseignant, affectés
par le VIH, les politiques peuvent contribuer à promouvoir l’inclusion et l’équité dans
l’environnement scolaire. Les politiques scolaires de régulation du comportement des
enseignants et des élèves en matière de santé, constituent des moyens importants de
renforcement de l’éducation à la santé : en s’abstenant de fumer à l’école, par exemple, les
enseignants peuvent servir de modèles positifs à leurs élèves. Les efforts pour accroître le taux
d’accès à l’éducation ou pour améliorer la fréquentation et réduire, les abandons scolaires,
pourraient manquer de produire les résultats escomptés à moins que les écoles n’élaborent et
n’appliquent des politiques de santé qui garantissent un environnement scolaire sain, propre,
qui offre des chances égales d’éducation. Cela est particulièrement valable pour les efforts en
direction des filles et autres groupes défavorisés.
Pour plusieurs raisons, les écoles devraient offrir ou orienter les élèves vers les services de
santé et de nutrition de base: d’abord, bien sûr, à cause de l’effet négatif d’une mauvaise santé
et une mauvaise nutrition sur les résultats scolaires, mais aussi parce les écoles sont dans une
certaine mesure éminemment qualifiées pour offrir ces services.
Les écoles offrent un accès sans égal au groupe cible, elles sont dotées du personnel qualifié
et ont tendance à être des endroits où la communauté dans son ensemble se retrouve.
Heureusement, l’expérience des années récentes a montré comment cela est possible par des
manières sûres et rentables.
D’abord, les écoles doivent faire face aux problèmes qui prévalent et qui sont considérés
comme importants par la communauté. Ensuite, elles doivent faire appel à d’autres secteurs
(comme la santé et l’assainissement) et à des partenaires de la communauté (dont les
entreprises et les organisations de la société civile) qui peuvent contribuer par leur expertise et
par leurs ressources. Enfin, elles doivent adopter et suivre un protocole (normal) standard
pour assurer que les services produisent les effets escomptés.
Alors que les répercussions positives de l’éducation se manifestent plusieurs années après, les
impacts positifs de l’amélioration de la santé des enfants sont immédiatement apparents aux
parents et aux autres membres de la communauté. Partout où les écoles sont perçues comme
ayant un rôle prépondérant dans la protection de la santé et du bien-être des enfants, les
familles et les membres de la communauté vont collaborer. [20]
La politique nationale de santé à l’école découle des conclusions de la conférence mondiale
sur l’éducation à Dakar en avril 2000.A cette conférence les états ont décidé d’articuler leurs
interventions en matière de santé à l’école autour du concept FRESH (Focusing resources for
an effective school health) qui signifie (accorder la priorité à un programme efficace de santé
à l’école).Cette initiative a été accompagnée par la Banque mondiale, l’OMS, l’UNESCO, et
l’UNICEF.
Pour mettre en œuvre les recommandations de cette conférence le ministère de l’éducation
nationale a inscrit dans son programme décennal pour le développement de l’éducation
(PRODEC), le volet santé à l’école et qui est considéré comme l’un des éléments
d’amélioration de la qualité de l’apprentissage et du taux de fréquentation dont l’objectif était
d’améliorer la qualité de l’apprentissage et du rendement des élèves par l’acquisition de
comportements sains en matière de santé, d’hygiène, de nutrition, d’éducation à la vie
familiale et de la santé reproductive, en mettant un accent particulier sur la lutte contre le
VIH/SIDA, le trachome, le paludisme, la bilharziose, afin de promouvoir l’éducation de base
pour tous [13 ].
Une étude réalisée à Sfax (Tunisie) en 2004, sur les attentes des élèves vis-à-vis des services
de santé scolaire a montré que 54% étaient insatisfaits des services de santé scolaire offerts.
Leurs attentes concernaient surtout la disponibilité du médecin, la qualité du contact à savoir
l’écoute (85%), le dialogue (82%), la compréhension des vrais problèmes (82%) mais aussi la
concertation (61%) et l’information (51%) en cas de problèmes de santé et la qualité de
l’accueil (50%) [1].
Au Mali la plupart des études ont porté sur le tabagisme scolaire, les connaissances et
comportements sexuels des élèves vis-à-vis du VIH/SIDA, des thèmes d’hygiène et de
nutrition, etc. En ne tenant pas en compte la santé scolaire dans sa globalité définie par l’OMS
comme suit : la santé scolaire comporte trois axes complémentaires que sont les services de
santé scolaires, l’éducation pour la santé et l’environnement scolaire.
C’est dans ce cadre que nous avons initié cette étude dont les objectifs sont :
Objectifs
Objectif général :
Evaluer les connaissances et des pratiques de santé scolaires au sein des établissements
scolaires.
Objectifs spécifiques :
− Déterminer la qualité de soins des services de santé scolaires à savoir l’accueil, la
disponibilité, l’accessibilité, etc…
− Identifier les types de collaboration entre les agents de santé et les enseignants.
− Déterminer les connaissances et les attitudes des élèves en matière de santé,
d’hygiène, de nutrition et d’assainissement.
Généralités
2. GENERALITES :
La situation de la santé continue à être précaire dans les pays en voie de développement.
C’est pour cette raison que l’OMS de par sa vocation a entrepris diverses actions mondiales
pour promouvoir la santé. Parmi celles-ci s’insère l’initiative mondiale de la santé à l’école.
Cette initiative découle de la conjugaison de plusieurs facteurs qui sont entre autres :
La fragilité et la vulnérabilité des élèves aux maladies infectieuses en général et celles liées à
l’eau et à l’assainissement. Le sida constitue de nos jours la plus grande menace pour la
jeunesse.
Le fait que les écoles soient des cadres propices pour promouvoir la santé des enfants et de
leurs communautés dans la mesure où :
− Les enfants sont plus ouverts aux nouvelles idées que les adultes, transmettent leurs
connaissances et leurs expériences aux autres membres de la communauté.
− Les écoliers sont plus facilement accessibles à travers les établissements scolaires.
− Des enseignants peuvent dans un cadre d’apprentissage, apporter des appuis
nécessaires.
L’initiative de l’OMS pour la santé à l’école a débuté vers 1950 avec la définition des bases
théoriques d’une action mondiale concertée sur les services de santé scolaires [17].
En 1956 l’OMS et l’UNESCO ont publiés le document « Helping a billion children to learn
about health » suite à une consultation internationale sur l’apprentissage de la santé [13].
Depuis 1986 et suite à la charte d’OTTAWA, l’OMS encourage la participation de tous les
secteurs de développement dans la promotion de la santé.
Promouvoir la santé, c’est donner à tous les secteurs davantage de maîtrise et de moyens afin
d’améliorer leur propre état de santé. Ce principe a été à la base de l’élaboration et de la mise
en œuvre par l’OMS de ce qui est désormais appelé « Initiative mondiale de la santé ». L’un
des objectifs de cette initiative est la création des « écoles-santé ». Cette initiative fait de
l’école, un cadre idéal permettant à l’enfant d’acquérir des connaissances relatives à
l’hygiène, à l’assainissement et à la santé. Elle permet aussi de susciter chez l’enfant
l’émergence de comportement et d’attitudes pratiques favorisant l’amélioration de son état de
santé d’une part et des communautés d’autre part. La santé scolaire se confond avec la santé
en général. En effet des études ont démontré qu’il existe un lien entre la santé, les résultats
scolaires, la qualité de la vie et la productivité économique. La bonne santé est une ressource
majeure pour le développement social, économique et individuel, une importante dimension
de la qualité de vie. [17]
La santé scolaire est une composante de la santé communautaire, peut être son premier
maillon.

En 1991 le contenu d’une éducation sanitaire complète en milieu scolaire et les mesures à
prendre sont définis pour renforcer la mise en place de la santé scolaire, en 1995 la réunion
du comité d’experts sur l’éducation parachève ces dispositifs en matière de santé scolaire
[15].
Suite au lancement de l’Initiative mondiale de la santé, les actions suivantes ont été réalisées :
En 1995 : l’atelier de Ouagadougou sur l’hygiène en milieu scolaire et l’atelier à Gaborone
dans le but de constituer le réseau « Ecole-Santé »
En 1996, la consultation de cap Town en faveur de Task-Force chargé du premier réseau
formé à Gaborone.
En 1998 : l’atelier d’ACCRA pour des échanges d’expériences en matière « d’Ecole-Santé »
En 1999 : Mise en place du réseau anglophone d’Ecole-Santé suite à l’atelier de Nyanga
(juillet) et la mise en place du réseau francophone et lusophone d’Ecole-Santé suite à l’atelier
de Bamako (septembre) [14,15]
L’initiative de l’OMS a été renforcée par la déclaration du sommet mondial pour les enfants
en recommandant vivement aux pays en voie de développement, entre autres l’élaboration de
plan d’action pour promouvoir la santé scolaire.
Selon l’OMS, les devoirs d’une Ecole-Santé sont :
− Améliorer la santé des élèves, du personnel scolaire ainsi que celle des familles et des
membres de la communauté.
− Promouvoir la santé et l’apprentissage avec tous les moyens disponibles.
− Inviter tous les partenaires à joindre leurs efforts pour que l’école devienne un lieu
propice au développement de la santé.
− Offrir un environnement sain, une éducation sanitaire et des services de santé
scolaires.
− Appliquer des principes et des pratiques qui respectent la fierté humaine.
L’OMS préconise la stratégie suivante pour la création des Ecole-Santés :
− Renforcer l’aptitude à se mobiliser en faveur de l’amélioration des programmes de
santé scolaire ;
− Mettre en place des réseaux d’alliances par la création d’Ecole-Santé ;
− Renforcer les capacités nationales ;
− Favoriser les études sur l’amélioration des programmes de santé scolaire. [16]

2.1. Santé scolaire au Mali

2.1.1. Pendant la colonisation :


Il existait une politique de santé scolaire destinée aux enfants scolarisés en cas d’épidémie.
Le service médical des écoles a été créé au cours des années 1955-1956 et a pleinement
fonctionné à partir de 1957. Il avait pour objectifs de :
− Visiter et de traiter les élèves internes des établissements du second degré de Bamako,
des élèves atteints d’affections ne nécessitant pas d’hospitalisation.
− Procéder aux visites, vaccinations et enquêtes par le règlement dans toutes les écoles
du premier et du second degré de la commune de Bamako et à l’intérieur du territoire.
− Etudier l’incidence des grandes endémies tropicales sur les écoles, en procédant à des
enquêtes épidémiologiques.
L’activité médicale portait sur l’hygiène des locaux (salles de classe, dortoir, installations
sanitaires, mobilier scolaire) et celle des élèves (propreté, nourriture abondante et bien
préparée, pratique correcte et régulière de l’éducation physique) et la surveillance médicale de
l’écolier (dépistages de maladies, examens médicaux, soins médicaux et vaccinations) [19].

2.1.2. De l’indépendance à 2000 :


La santé scolaire a été renforcée comme étant une priorité nationale, ainsi, le premier
séminaire de la santé publique tenue en 1964 déclara que :
L’éducation sanitaire à l’école doit être efficace, méthodique, continue pour donner des
résultats permanents ;
L’écolier doit acquérir un certain nombre de connaissances sur la santé : description du corps
humain et de son fonctionnement, l’hygiène individuelle et collective, ainsi que les
principales maladies et les moyens pour les lutter et les prévenir ;
En même temps que ces connaissances, l’écolier doit acquérir un comportement nouveau
c'est-à-dire les habitudes de santé. On crée ainsi une « mentalité de santé » : l’enfant ne restera
plus passif devant la maladie ni les fautes d’hygiène collective.
L’écolier est l’élément le plus apte à accepter les idées nouvelles concernant la santé, à les
comprendre, à les répandre autour de lui.
La politique a été soutenue par la mise en place d’une inspection médico-scolaire au niveau
national et par des infirmeries au niveau des écoles [13].

2.1.3. De 2000 à nos jours


la politique nationale de santé scolaire découle des conclusions de la conférence mondiale de
l’éducation tenue à Dakar en avril 2000 dont les interventions sont basées autour du concept
FRESH (Focusing resources for an effective school health ).
Pour mener à bien les recommandations de la conférence mondiale de l’éducation tenue à
Dakar en Avril 2000, le ministère de la santé a pris la Décision n°00-0299 portant création
d’un groupe de travail sur la santé scolaire en juin 2000. C’est ainsi que dans son article 2 la
décision précise que le groupe est chargé d’évaluer la situation actuelle des services de santé
scolaire et d’élaborer le programme national de santé scolaire 2000-2002 avec le plan d’action
pour la 1ère année du programme.
Le Décret n° 01-219/P-RM du 24 mai 2001 fixe l’organisation et les modalités de
fonctionnement de la direction nationale de la santé, dans son article 8 (division : prévention
et lutte contre la maladie est chargée de promouvoir les actions relatives à la santé des
travailleurs, des enfants scolarisés, des sportifs et des prisonniers).
Le Décret n° 02 311/P-RM du 04 juin 2002 fixe le régime de la rémunération des actes
médicaux et de l’hospitalisation dans les établissements publics de santé du Mali, dans son
article 3 les examens sont gratuits pour les enfants de 0-14 ans et les élèves et étudiants.
La loi 02-049/AN-RM portant loi d’orientation sur la santé du 22 juillet 2002, dans son article
38 :un programme de santé scolaire est élaboré d’un accord commun entre le ministère de la
santé et celui de l’éducation. Il doit faire l’objet d’une réactualisation au moins une fois tous
les cinq ans. Il doit permettre à tout enfant de disposer du niveau minimum de connaissance
lui permettant d’adopter des conduites appropriées dans sa vie personnelle, au sein de sa
famille et vis-à-vis de son entourage.
Méthodologie
3. METHODOLOGIE :

3.1. Cadre d’étude :


Notre étude a été réalisée dans les établissements suivants : le lycée Askia Mohamed, le lycée
El Madani Dravé et l’école fondamentale Jean Richard.

3.2. Description du cadre d’étude:


Le lycée Askia Mohamed est situé au centre commercial en face du ministère de la défense et
des anciens combattants dans la commune III. Il fut créé en 1915 et compte dans l’année
scolaire 2009-2010 un effectif de 2452 élèves, 108 professeurs, un proviseur, un censeur et un
surveillant. Le lycée est composé de 46 salles de classes, un provisorat, un censorat, une salle
de surveillance, 12 toilettes, une infirmerie, mais il n’y a pas de cantine scolaire. Le lycée
Askia Mohamed est une structure scolaire publique.

Le lycée El Madani Dravé est situé près de l’église Saint Thérèse de Lafiabougou et du centre
de santé de référence de la commune IV. Le lycée a été créé en 1997 et compte un effectif de
1400 élèves, 35 professeurs, un proviseur, un censeur, un surveillant et une infirmière. On y
compte également 24 salles de classes, un provisorat, un censorat, une salle de surveillance,
une infirmerie, quatre toilettes et une cantine. Le lycée El Madani Dravé est une structure
scolaire privée.

L’école Jean Richard est située au centre commercial à l’ouest de l’école française Liberté et à
l’est du musée national dans la commune III. L’école fut créée en octobre 1965 et compte
actuellement un effectif de 466 élèves, 14 professeurs et un directeur. L’école a 7 salles de
classes, une direction, trois toilettes mais elle ne possède ni infirmerie, ni cantine.
C’est une structure scolaire publique.

3.3. Type et période d’étude:


IL s’agit d’une étude transversale, descriptive qui s’est déroulée du 05 avril 2010 au 20 mai
2010

3.4. Population d’étude :


L’étude a porté sur les élèves de l’enseignement fondamental et secondaire, leurs enseignants
et le personnel soignant.

3.5. Echantillon :
Pour construire un échantillon qui soit représentatif, on procède soit par un tirage aléatoire,
soit par un contrôle de certains critères. Dans cette étude l’échantillonnage au hasard simple
est la méthode que nous avons utilisée pour le choix de notre échantillon étant donné qu’il est
celui par lequel tous les échantillons possibles (de même taille) ont la même probabilité d’être
choisis et tous les éléments de la même population ont une chance égale de faire partir de
l’échantillon. Ne connaissant pas au départ les effectifs exacts des élèves et éducateurs, nous
nous sommes limités au vu de sa taille très élevée à 175 élèves et 35 éducateurs inégalement
répartis entre les établissements.
3.5.1. Critères d’inclusion :
Tout le personnel soignant, tous les encadreurs et les élèves se trouvant dans l’établissement
pendant la période d’étude.

3.5.2. Critères de non inclusion :


Tout le personnel ne travaillant pas dans l’établissement (vendeuses, travailleurs de la cantine)
et tous les élèves et enseignants hors de l’établissement enquêté.

3.5.3. Calcul de la taille de l’échantillon :


La formule utilisée pour le calcul de la taille de l’échantillon est :

n : taille de l’échantillon requise


t : niveau de confiance à 95%( valeur type de 1,96)
p : proportion estimative de la population étudiée est fixée à 0,5 lorsque cette population est
ignorée.
e : marge d’erreur à 6,7% (valeur type de 0,067).

Cette formule nous a permis d’avoir un échantillon de 210 personnes.

3.6. Technique et supports de collecte des données :


Une fiche d’enquête individuelle a été élaborée pour chaque élève et enseignant et personnel
soignant. Nous avons utilisé le logiciel Microsoft Word 2003 pour le traitement de texte et des
tableaux. La saisie et l’analyse des données ont été faites sur Epi info version 2000.

3.7. VARIABLES :
Les variables utilisées pour notre étude sont : l’âge, le sexe, les élèves, les éducateurs, le
personnel soignant, le niveau d’étude (classe), l’établissement, l’infirmerie.

3.8. ASPECTS ETHIQUES :


Avant le début de l’enquête, d’amples informations ont été fournies aux élèves, aux
éducateurs et aux administrations scolaires sur les objectifs et la confidentialité de l’entretien.
Nous avons reçu l’autorisation de l’administration (proviseur, censeur et directeur) et le
consentement éclairé de chaque élève et éducateur.
Les questionnaires étaient individuels et l’enquête garantissait le secret.
3.9. DIAGRAMME DE GANTT OU CHRONOGRAMME :

Période
d’examen Novembre 2009 à Avril 2010 à Juin 2010 à Octobre 2010 à Août 2011 à Octobre 2011 à
Mars 2010 Mai 2010 Septembre 2010 Juillet 2011 Septembre 2011 Novembre 2011

Activités

+
Références
bibliographiques

+
Elaboration du
protocole

+
Collecte des
données

Rédaction du +
draft

Correction du
Pr Koné + + +

+ + +
Correction du Dr
Dembélé

+
Correction du
Dr Diallo

+
Correction du
Pr Dao

Correction du Pr +
de français
Résultats
4. RESULTATS

Tableau I : Répartition des élèves selon la tranche d’âge, par établissement.

Tranche d’âge
Etablissement Total
13 – 15 ans % 16 – 23 ans %
Lycée Askia Mohamed 0 0 71 100 71
Lycée El Madani 1 2,4 40 97,6 41
Ecole Jean Richard 57 90,5 6 9,5 63
Total 58 33,1 117 66,9 175

La classe modale était 16 -23 ans, avec un âge moyen de 17,30 ans.

Tableau II : Répartition des élèves enquêtés selon le sexe et l’établissement.

SEXE
Etablissement Total
Masculin % Féminin %
Lycée Askia Mohamed 57 80,3 14 19,7 71
Lycée El Madani 32 78,0 9 22,0 41
Ecole Jean Richard 27 42,9 36 57,1 63
Total 116 66,3 59 33,7 175

Le sexe masculin représentait 66,3% des élèves enquêtés.

Tableau III : Répartition des élèves selon leur niveau d’étude et par établissement.

ETABLISSEMENT
Total
Askia El Madani Jean Richard
Classe
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
ème
8 0 0 0 0 31 49,2 31 17,7
9ème 0 0 0 0 32 50,8 32 18,3
10ème 3 4,2 0 0 0 0 3 1,7
11ème 29 40,8 0 0 0 0 29 16,6
12ème 39 54,9 41 100 0 0 80 45,7
TOTA 71 100 41 100 63 100 175 100
L

La douzième année était majoritaire dans 45,7% des cas.


Tableau IV : Répartition des élèves selon le lieu de la consultation
Médicale et par établissement.

ETABLISSEMENT SCOLAIRE
Structure Lycée Askia Lycée El Madani Ecole Jean Total
sanitaire Mohamed Richard
E % E % E % E %
CSCOM 27 38,0 17 41,5 23 36,5 67 38,3
Hôpitaux 20 28,2 2 4,9 15 23,8 37 21,7
Cliniques 17 23,9 1 2,4 18 28,6 36 19,9
CSREF 7 9,9 8 19,5 7 11,1 22 12,6
Infirmerie 0 0 13 31,7 0 0 13 7,5
Total 71 100 41 100 63 100 175 100

La structure de santé la plus utilisée était les CSCOM soit 38,3% des élèves enquêtés.

Tableau V : Répartition des élèves selon l’accessibilité de la structure sanitaire

Etablissement et accessibilité
Structures Lycée Askia Lycée El Ecole Jean Total
de santé Mohamed Madani Richard
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
CSCOM 20 7 13 4 22 1 55 31,4 12 6,9%
%
CSREF 5 2 6 2 6 1 17 9,7% 5 2,9%
Hôpitaux 7 13 1 1 4 11 12 6,8% 25 14,3%
Cliniques 11 6 1 0 14 4 26 14,8 10 5,7%
%
Infirmerie 0 0 4 9 0 0 4 2,3% 9 5,2%
Total 43 28 25 16 46 17 114 65,0 61 35,0%
%

Les CSCOM étaient les structures de santé les plus accessibles soit 31,4%.

Tableau VI : Répartition des élèves enquêtés selon l’accueil et l’établissement

Satisfaction à l’accueil
Etablissement TOTAL
Oui % Non %
Lycée Askia Mohamed 42 59,1 29 40,9 71
Lycée El Madani 23 56,1 18 43,9 41
Ecole Jean Richard 37 58,7 26 41,3 63
TOTAL 102 58,3 73 41,7 175

Les élèves enquêtés n’étaient pas satisfaits de l’accueil dans les différentes structures
sanitaires fréquentées avec un taux de 41,7%.
Tableau VII : Répartition des élèves enquêtés selon la disponibilité et l’établissement
Disponibilité des agents
Etablissement TOTAL
Oui % Non %
Lycée Askia Mohamed 57 80,3 14 19,7 71
Lycée El Madani 8 19,5 33 80,5 41
Ecole Jean Richard 49 77,8 14 22,2 63
TOTAL 114 65,1 61 34,9 175

Les élèves des établissements du lycée Askia Mohamed et de l’école Jean Richard jugeaient
que les agents de santé étaient disponibles, ceux du lycée El Madani disposant d’une
infirmerie trouvaient les agents de santé non disponibles avec un taux de 80,5%.

Tableau VIII : Répartition des élèves enquêtés selon la qualité de soins et l’établissement

Satisfaction sur la qualité des soins


Etablissement TOTAL
Oui % Non %
Lycée Askia Mohamed 52 74,6 17 25,4 71
Lycée El Madani 28 70,7 13 29,3 41
Ecole Jean Richard 55 87,3 8 12,7 63
TOTAL 137 78,3 38 21,7 175

La qualité des soins était non satisfaisante dans 21,7% des cas.

Tableau IX : Répartition des élèves enquêtés selon la cause de l’insatisfaction et


l’établissement
INSATISFACTIONS
Etablissement Accès Mauvais Absence Non TOTAL
difficile accueil d’écoute disponibilité
Eff % Eff % Eff % Eff %
Lycée Askia
3 17,6 4 23,6 6 35,2 4 23,6 17
Mohamed
Lycée El Madani 0 0,0 4 30,8 6 46,1 3 23,1 13
Ecole Jean Richard 1 12,5 2 25,0 4 50,0 1 12,5 8
TOTAL 5 11,1 10 26,3 16 45,4 8 20,2 38

La non écoute des élèves enquêtés étaient la cause principale de leur non satisfaction soit
45,4%.
Tableau X : Répartition des élèves selon les attentes

ATTENTES DES ELEVES


Demande
Etablissement Accessibilit TOTAL
Accueil Ecoute Disponibilité d’infirmeri
é
e
Lycée Askia
9 12,5 3 4,2 40 55,3 21 28,0 0 0,0 71
Mohamed
Lycée El Madani 6 14,6 0 0,0 27 65,9 8 19,5 0 0,0 41
Ecole Jean Richard 0 0,0 0 0,0 1 1,6 3 4,8 59 93,6 63
TOTAL 15 8,6 3 1,7 68 38,9 30 17,1 59 33,7 175

Selon les attentes des élèves vis à vis des services de santé, on pouvait énumérer l’écoute
(38,9%) et la demande de construction d’une infirmerie (33,7%).

Tableau XI : Répartition des élèves en fonction de l’existence des cours centrés sur la
santé, l’hygiène, la nutrition et l’assainissement.

Cours sur la santé Effectifs Pourcentage


Oui 92 52,6
Non 83 47,4
Total 175 100

Parmi les élèves interrogés, 52,6% avaient des cours centrés sur la santé.

Tableau XII : Répartition des élèves selon le niveau de connaissance sur le


paludisme (transmission et prévention)

Mode de transmission du paludisme Effectifs Pourcentage


Piqûres de moustiques 155 88,6
Aliments gras et fruits 1 0,6
Eaux sales 4 2,3
Piqûres de moustiques et eaux sales 11 6,3
Aucune idée 4 2,3
Total 175 100

Prévention du paludisme Effectifs Pourcentage


Dormir sous moustiquaire 164 93,7
Eviter les aliments gras 1 0,6
Eviter les fruits 1 0,6
Aucune idée 9 4,6
Total 175 100

Parmi les élèves enquêtés, 88,6%connaissaient le mode de transmission du paludisme et


93,7% maîtrisaient son mode de prévention.
Tableau XIII: Répartition des élèves selon le niveau de connaissance sur la bilharziose
urinaire : transmission et prévention
Transmission Effectifs Pourcentage
Eaux souillées des rivières et marigots 140 80,0
Utilisations des toilettes sales 7 4,0
Eaux sales des rivières et toilettes sales 9 5,1
Aucune idée 19 10,9
Total 175 100

Prévention Effectifs Pourcentage


Ne pas se baigner dans eaux souillées 141 80,6
Ne pas utiliser toilettes sales 2 1,1
Eviter les eaux souillées et les toilettes sales 10 5,7
Aucune idée 22 12,6
Total 175 100

Quant à la bilharziose urinaire, 80% des élèves interrogés connaissaient le mode de


transmission et 8O,6% le mode de prévention.

Tableau XIV : Répartition des élèves selon le niveau de connaissance sur le VIH/SIDA :
transmission et prévention

Transmission du VIH/SIDA Effectifs Pourcentages


Objets tranchants souillés 21 12,0
Rapports non protégés 26 14,9
Objets tranchants souillés et les rapports sexuels
non protégés 126 72,0
Aucune idée 2 1,1
Total 175 100

Prévention du VIH/SIDA Effectifs Pourcentages


Eviter les rapports non protégés 51 29,1

Eviter les objets tranchants souillés et les rapports


122 69,8
non protégés+abstinence fidélité condom
Aucune idée 2 1,1
Total 175 100

Parmi les élèves interrogés, 72% avaient choisi comme mode de transmission les objets
tranchants souillés et les rapports sexuels non protégés et 69,8% comme mode de prévention,
l’éviction des objets tranchants souillés, l’abstinence, la fidélité, l’utilisation du condom.
Tableau XV : Répartition des élèves en fonction de leur point de vue sur les questions
d’hygiène, de nutrition et d’assainissement :
Geste élémentaire après la toilette et avant les Effectifs Pourcentage
repas
Se laver les mains au savon 174 99,4
Aucune idée 1 0,6
Total 175 100

Trois principales classes d’aliments Effectifs Pourcentage


Glucides lipides protides 88 50,3
Viandes lait vitamines 17 9,7
Poissons lait fruits 17 9,7
Aucune idée 53 30,3
Total 175 100

Type d’eau pour une bonne santé Effectifs Pourcentage


Eau potable 175 100
Total 175 100

Concernant les interrogés, 99,4% maîtrisaient le geste élémentaire à effectuer après la toilette
et avant le repas, 50,3% connaissaient les trois principales classes d’aliments et 100% l’eau
idéale pour une bonne santé.

Tableau XVI : Répartition des élèves en fonction de leur point de vue sur
l’assainissement de leur établissement

Différentes stratégies pour l’assainissement des


Effectifs Pourcentage
établissements
Utilisation des poubelles 69 39,4
Journées de salubrité 66 37,7
Utilisation des poubelles et les journées de salubrité 11 6, 3
Journées de salubrité et ne pas écrire sur les murs et
1 0,6
bancs
Utilisation des poubelles, journées de salubrité et ne
14 8,0
pas écrire sur les murs et bancs
Aucune idée 14 8,0
Total 175 100

Parmi les élèves enquêtés, 39,4% utilisaient des poubelles pour l’assainissement de leur
établissement
Tableau XVII : Répartition des enseignants en fonction du sexe et de l’établissement:

SEXE
Etablissement TOTAL
Masculin % Féminin %
Askia Mohamed 12 80,0 3 20,0 15
El Madani 9 75,0 3 25,0 12
Jean Richard 5 62,5 3 37,5 8
TOTAL 26 74,3 9 25,7 35

Concernant le sexe, dans tous les établissements nous avons constaté une prédominance
masculine avec un taux de 74,3% des enseignants enquêtés.

Tableau XVIII : Répartition des enseignants en fonction de l’âge.


Tranche d’âge
Etablissement Total
28 – 40 ans % 41 – 59 ans %
Lycée Askia Mohamed 7 20,1 8 22,8 15
Lycée El Madani 8 22,8 4 11,5 12
Ecole Jean Richard 5 14,3 3 8,6 8
Total 20 57,1 15 42,9 35

Concernant les enseignants enquêtés, 57,1% étaient âgés de 28-40 avec un âge moyen de
42,63 ans

Tableau XIX : Répartition des enseignants en fonction des postes occupés :

Poste Effectifs Pourcentages


Enseignant de cours 32 91,6
Censeur 1 2,9
Surveillant 1 2,9
Proviseur ou directeur 1 2,9
Total 35 100

Concernant les enseignants interrogés, 91,6% étaient des enseignants de cours.


Tableau XX : Répartition des enseignants par rapport à leur formation à l’éducation
pour la santé des élèves :
.
Formation des enseignants par rapport à l’éducation
Etablissement : pour la santé des élèves TOTAL
OUI % NON %
Askia Mohamed 1 6,7 14 93,3 15
El Madani 2 16,7 10 83,3 12
Jean Richard 0 0,0 8 100,0 8
TOTAL 3 8,6 32 91,4 35

Par rapport à leur formation, 91,4% des enseignants n’avaient jamais reçu de formation
concernant l’éducation à la santé des élèves.

Tableau XXI : Répartition des enseignants non formés en fonction de leur méthode
d’éducation à la santé des élèves :

Méthodes d’éducation à la santé des enseignants non


Etablissement : formés TOTAL
S.I % C.H.S % A.I %
Askia Mohamed 3 21,4 5 35,7 6 42,9 14
El Madani 5 50,0 4 40,0 1 10,0 10
Jean Richard 0 0,0 4 50,0 4 50,0 8
TOTAL 8 25,0 13 40,6 11 34,4 32

Concernant les méthodes d’éducation à la santé des élèves, 40,6% des enseignants
prodiguaient des conseils d’hygiène et de santé.

Tableau XXII : Répartition des enseignants en fonction de l’existence d’un volet de


santé dans leurs programmes :

Existence d’un volet de santé dans les programmes


Etablissement scolaires TOTAL
Oui % Non %
Askia Mohamed 2 13,3 13 86,7 15
El Madani 3 25,0 9 75,0 12
Jean Richard 0 0,0 8 100,0 8
TOTAL 5 14,3 30 85,7 35

Par rapport au volet de santé, 85,7% des enseignants ignoraient l’existence d’un volet de santé
dans les programmes.
Tableau XXIII : Répartition des enseignants en fonction de leurs remarques sur
l’amélioration de la santé des élèves :

Point de vue des enseignants sur l’amélioration de la santé


des élèves
Etablissement % % TOTAL
Pas
Oui % Non
d’idée
Askia 6,7 26,7
10 66,7 1 4 15
Mohamed
El Madani 9 75,0 0 0,0 3 25,0 12
Jean Richard 0 0,0 4 50,0 4 50,0 8
TOTAL 19 54,3 5 14,3 11 31,4 35

Sur ce plan, 54,3% des éducateurs avaient remarqué une nette amélioration de la santé des
élèves.

Tableau XXIV : Répartition des enseignants par rapport à leurs collaborations avec les
agents de santé :

Collaboration des enseignants avec les agents de santé


Etablissement Oui % Non % TOTAL
Askia 46,7
8 53,3 7 15
Mohamed
El Madani 6 50,0 6 50,0 12
Jean Richard 0 0,0 8 100,0 8
TOTAL 14 40,0 21 60,0 35

Par rapport à la collaboration, 60,0% des enseignants n’avaient jamais collaboré avec les
agents de santé.

Tableau XXV : Répartition des enseignants en fonction de leurs types de collaborations


avec les agents de santé :
Types de collaborations des enseignants avec les agents
Etablissement de santé TOTAL
Echanges % Conseils %
Askia Mohamed 2 25,0 6 75,0 8
El Madani 2 33,3 4 66,7 6
TOTAL 4 28,6 10 71,4 14

Les types de collaboration concernaient les conseils de santé, d’hygiène et de nutrition à


71,4%.
Tableau XXVI : Répartition des enseignants en fonction de leur collaboration avec des
structures sanitaires :
Collaboration des enseignants avec des structures
Etablissement sanitaires TOTAL
Oui % Non %
Askia Mohamed 4 26,7 11 73,3 15
El Madani 6 50,0 6 50,0 12
Jean Richard 0 0,0 8 100,0 8
TOTAL 10 28,6 25 71,4 35

Concernant la collaboration des enseignants avec une structure sanitaire, 71,4% n’avaient
jamais collaboré avec un centre de santé.

Tableau XXVII : Répartition des enseignants en fonction des politiques locales


d’améliorations de la santé des élèves :

Politiques locales d’améliorations de la santé des élèves


Sensibilisation Conseils d’hygiène Journées de
Etablissement sur les thèmes et de nutrition salubrité et débats TOTAL
de santé sur les thèmes de
santé
Askia 46,7% 3 20,0% 5 33,3%
7 15
Mohamed
6 50,0% 1 8,3% 41,7% 12
El Madani 5
3 37,5% 1 12,5% 4 50,0%
Jean Richard 8
TOTAL 45,7 5 14,3 14 40,0%
16 % % 35

Par rapport aux politiques locales d’amélioration de la santé des élèves, 45,7% avaient adopté
la sensibilisation sur les problèmes de santé.
Tableau XXVIII : Répartition des enseignants en fonction de leur responsabilité dans
une politique de santé scolaire
Responsabilité des enseignants dans la politique de santé
scolaire
Etablissement TOTAL
Accompagnement Information et Aucune idée
actif communication
5 33,3% 3 20,0% 7 15
Askia Mohamed 46,7%
8 66,7% 3 25,0% 1 12
El Madani 8,3%
0 0,0% 0 0,0% 8 8
Jean Richard 100,0%
TOTAL 13 37,1% 6 17,1% 16 35
45,7%

Les enseignants n’avaient aucune idée sur leur responsabilité dans 45,7% des cas.

Tableau XXIX : Répartition des enseignants en fonction des types d’information lors des
journées nationales :
Types de messages d’information des enseignants
Etablissement lors des journées nationales de vaccination TOTAL
Oui % Non %
Askia Mohamed 15 100,0 0 0,0 15
El Madani 12 100,0 0 0,0 12
Jean Richard 5 62,5 3 37,5 8
TOTAL 32 91,4 3 8,6 35

Par rapport aux méthodes d’information lors des journées nationales de vaccination ou de
distribution massive des antiparasitaires, 91,4% des enseignants étaient informés par la
direction qui recevait des lettres écrites de la part des autorités sanitaires locales et 8,6% ne
recevaient des informations que de la part des télévisions ou des réseaux de
télécommunications.
Discussion
5. DISCUSSION :

5.1. Élève :
LIMITES DE L’ETUDE :
Au cours de cette étude nous avons répertorié un certain nombre de difficultés à savoir :
− Difficultés d’accès aux intéressés durant les périodes de cours.
− Certaines autorités scolaires par crainte de perturber les cours nous ordonnaient
d’expliquer le contenu et l’intérêt de l’étude, de laisser les élèves le remplir au
domicile.
− Nombreux sont ceux qui ne nous ont jamais ramené les copies.

5.1.1. Age :
Les élèves étaient âgés de 13 à 23 ans avec un âge moyen de 17,30 ans et la tranche d’âge 16
– 23 ans était majoritaire avec 66,9 % des élèves enquêtés par contre [Link] dans
son étude avait trouvé la tranche d’âge de 15-19 ans comme majoritaire à 86,6% [4].

5.1.2. Sexe :
Quant au sexe, nous avions une prédominance masculine dans l’ensemble avec un taux de
66,3%. Cette prédominance masculine s’expliquait par la réalisation de l’étude dans des
écoles mixtes où les garçons sont les plus scolarisés.

5.1.3. Etablissement :
Parmi les élèves enquêtés 40,6 % venaient du lycée Askia Mohamed, 36 % de l’école Jean
Richard et 23,4 % du lycée EL Madani.

5.1.4. Niveau d’étude :


La classe prédominante était la 12ème année avec 45,7% de l’ensemble des élèves enquêtés
dont 54,9 % des élèves du lycée Askia Mohamed et 100 % des élèves du lycée El Madani.
Quant à l’école Jean Richard, 49,2% faisaient la 8ème année et 50,8% la 9ème année.

5.1.5. Infirmerie :
Il existait une infirmerie dans chacun des deux établissements secondaires (Askia Mohamed
et El Madani) et la majorité des élèves enquêtés étaient au courant de leur existence. L’école
fondamentale ne disposait pas d’infirmerie. Concernant la fonctionnalité des infirmeries seul
le lycée El Madani disposait d’une infirmerie fonctionnelle et sa fréquentation était de 31,7%
de l’ensemble des élèves du dit établissement. Cette sous fréquentation de l’infirmerie était
liée à la non régularité de l’infirmière mais aussi à l’absence de matériels adéquats pour
assurer les soins primaires.
5.1.6. Services de santé fréquentés par les élèves :
Concernant la fréquentation des structures de santé dans l’ensemble, 38,3% des élèves
enquêtés fréquentaient les CSCOM, 21,7% les hôpitaux, 19,9% les cliniques privées, 12,6%
les CSREF et enfin seulement 7,5% les infirmeries des établissements.
Le lycée El Madani qui disposait d’une infirmerie n’était fréquentée que par 31,7% de ses
élèves enquêtés. Cette sous fréquentation de l’infirmerie pouvait s’expliquer par la proximité
du CSREF de la commune IV et du CSCOM et la non régularité l’infirmière. Par rapport aux
établissements scolaires, la majorité des élèves étaient consultés au CSCOM avec un taux de
38,0% pour le lycée Askia, 41,5% pour le lycée El Madani et 36,5% pour l’école Jean
Richard. Cette augmentation de la fréquentation des CSCOM était due à leur proximité et à
leur accès facile.

5.1.7. Evaluation des services de santé par les élèves :


L’évaluation des différents services de santé fréquentés par les élèves interrogés révélait une
bonne accessibilité à 65,0% dans l’ensemble, mais l’infirmerie du lycée El Madani n’était
accessible que par 2,3% de ses élèves et cela s’expliquait par la non régularité de l’infirmière.
L’accueil était moyennement bon dans l’ensemble avec un taux de 58,3% et 41,7% n’étaient
pas satisfaits de l’accueil donc ceci doit attirer l’attention des agents de santé pour revoir la
qualité de leur accueil notamment vis-à-vis des élèves.
La disponibilité des agents de santé était assez bonne dans l’ensemble avec un taux de 65,1%,
mais le lycée El Madani qui disposait d’une infirmerie jugeait les agents de santé
indisponibles avec un taux de 80,5% et ceci confirmait la non régularité de l’infirmière.
Concernant la qualité des soins prodigués, 21,7% des élèves enquêtés n’étaient pas satisfaits
et ces insatisfactions concernaient l’absence d’écoute (45,4%), le mauvais accueil (26,3%), la
non disponibilité (20,2%) et l’accès difficile (11,1%).

Parmi les élèves fréquentant l’infirmerie de l’établissement, les insatisfactions portaient aussi
sur l’absence d’écoute à 46,1%, le mauvais accueil à 30,8% et la non disponibilité à 23,1%.
Ces résultats s’expliqueraient par l’absence de formation des agents de santé s’occupant de la
santé des élèves.

5.1.8. Attentes des élèves vis à vis des services de santé scolaire:

Les attentes des élèves par rapport aux services de santé des établissements portaient sur
l’écoute à 38,9%, la demande de construction d’infirmerie à 33,7% réclamée surtout par les
élèves de Jean Richard, la disponibilité à 16,6%, l’accueil à 8,6% et l’accessibilité à 1,7%.Les
attentes des élèves enquêtés disposant d’une infirmerie portaient également sur l’écoute à
65,9%, la disponibilité des agents à 19,5% et l’accueil à 14,6%.

Nos résultats sont comparables à ceux obtenus par MF. JARRAYA en 2004 lors d’une étude
réalisée à Sfax (Tunisie) en 2004 sur les attentes de 625 lycéens par rapport aux services de
santé scolaire dont 54% étaient insatisfaits des services de santé scolaire offerts alors que
notre étude avait enregistré 21,7% d’insatisfaction.
Les attentes des élèves de Sfax vis-à-vis des services de santé scolaire concernaient surtout la
disponibilité du médecin, la qualité du contact à savoir l’écoute (85%), le dialogue (82%), la
compréhension des vrais problèmes (82%), mais aussi la concertation (61%), l’information
(51%) en cas de problèmes de santé et la qualité de l’accueil (50%) [1].
Les différentes attentes des élèves vis-à-vis des services de santé s’expliquaient par les
différents problèmes propres à chaque établissement dans notre contexte.
L’absence d’écoute pouvait s’expliquer par la non formation des agents de santé chargés des
problèmes des adolescents qui demandent le plus souvent une formation médicale appropriée.
La demande d’infirmerie, l’accessibilité et l’indisponibilité des agents pouvaient s’expliquer
par l’inexistence ou la non dotation des établissements scolaires d’infirmerie et d’agents de
santé avec les moyens matériels nécessaires pour la prise en charge des problèmes des élèves.

5.1.9. Niveau de connaissances des élèves en santé, hygiène, nutrition


et assainissement :
Nous avions constaté un bon niveau de connaissance des élèves en matière de santé,
d’hygiène, de nutrition et d’assainissement.
L’étude a révélé que 88,6% connaissaient le mode de transmission du paludisme et 93,7% son
mode de prévention et ce résultat est nettement supérieur à celui trouvé par [Link] lors
d’une étude réalisée dans les écoles fondamentales à Bamako en 1999, son étude a trouvé que
51,4% des élèves connaissaient le mode de transmission du paludisme à savoir les moustiques
et 47,3% le mode de prévention à savoir la moustiquaire imprégnée [4].
En ce qui concernait la bilharziose, 80% des élèves maîtrisaient son mode de transmission et
80,6% son mode de prévention.
Quant au VIH/SIDA, 72% des élèves connaissaient le mode de transmission du VIH/SIDA et
69,8% son mode de prévention. Nos résultats sont comparables à ceux de [Link] dans son
étude, 78,1% des élèves pensaient que le VIH/SIDA se transmettait par les objets tranchants
et 68,6% avaient cité comme moyen préventif le préservatif [4].
M.M. TRAORE a trouvé dans son étude en 2009 que les élèves avaient cité comme mode de
transmission, les objets tranchants à 72,7% suivi par la transmission sexuelle à 54,7% et le
moyen préventif le plus cité était le préservatif à 88,3% [3].
Malgré ces bons résultats si on ne met pas en place un bon programme de santé scolaire ces
maladies pourraient entraîner des absentéismes et des échecs scolaires.
Concernant l’hygiène, 99,4% des élèves enquêtés pratiquaient le lavage des mains au savon
après la toilette et avant les repas.
Par rapport à la nutrition, 50,3% connaissaient les trois classes d’aliments (glucides, lipides,
protides) propices au développement de l’organisme et 100% des élèves utilisaient de l’eau
potable pour une bonne santé par contre [Link] a trouvé dans son étude que presque la
totalité des élèves ne connaissaient ni les classes d’aliments ni leur rôle pour l’organisme [4].
Quant à l’assainissement, 39,4% utilisaient des poubelles et 37,7% organisaient des journées
de salubrité pour un assainissement durable de leur établissement.
Le bon niveau de connaissance des élèves en matière de santé, de nutrition, d’hygiène et
assainissement s’expliquerait par l’accès aux médias (télévisions, radios), les nouvelles
technologies de l’information et certaines matières scolaires comme la biologie et l’économie
familiale qui abordent fréquemment ces sujets.

5.2. Enseignants :

5.2.1. Age :
Les enseignants étaient âgés de 28 à 59 ans dont 57,1% étaient dans la tranche d’âge 28-40
ans et 42,9% dans la tranche d’âge 41-59 ans.
5.2.2. Sexe et établissement :
Sur les 35 enseignants enquêtés, 74,3% étaient de sexe masculin et 25,7% s de sexe féminin
dans l’ensemble des établissements.
Dans le lycée Askia Mohamed, 80,0% des enseignants étaient de sexe masculin contre 20,0%
de sexe féminin ; dans le lycée El Madani, nous avions aussi 75,0% de sexe masculin contre
25% de sexe féminin et dans l’école fondamentale Jean Richard, nous avions également une
prédominance masculine à 62,5% contre 37,5% de sexe féminin.
Dans tous les établissements enquêtés, nous avions une prédominance masculine et ceci
s’explique par le comportement socio-culturel de la population où les hommes occupent la
plupart des postes et à une faible scolarisation des filles malgré des efforts consentis dans ce
domaine.

5.2.3. Poste des enseignants :


Parmi les enseignants interrogés, 91,6% étaient des enseignants de cours et nous avons
également interrogé un directeur, un surveillant et un censeur.
Nos entretiens avec les administrations des établissements avaient mis en évidence la
méconnaissance d’une politique nationale de santé scolaire et on avait pas imaginé une telle
chose avant l’étude. Certaines administrations avaient dit qu’elles allaient profiter de notre
passage pour aller plaider auprès des autorités afin d’obtenir une infirmerie fonctionnelle et la
formation des enseignants pour l’éducation à la santé des élèves.
Certains enseignants avaient clairement affirmé que la santé des élèves n’était pas leur affaire
que c’est à l’administration de s’en occuper.

5.2.4. Formation des enseignants à l’éducation à la santé :


Au cours de notre étude, nous avions constaté que 91,4% des enseignants enquêtés n’avaient
reçu aucune formation sur l’éducation à la santé des élèves contre 8,6% qui avaient reçu une
formation sur l’éducation à la santé des élèves.
Cette absence de formation des enseignants peut s’expliquer par l’absence d’un module de
formation de la santé scolaire dans leur programme de formation de base.
Les enseignants ayant reçu une formation avaient comme objectifs : éduquer et former les
élèves sur les thèmes de santé, d’hygiène et d’assainissement.
Les enseignants qui n’avaient pas reçu de formation procédaient de leur manière pour
l’éducation à la santé des élèves comme la sensibilisation et l’information sur les thèmes de
santé soit un taux de 25%, les conseils d’hygiène soit un taux de 40,6% et enfin 34,4% des
enseignants ne pratiquaient pas l’éducation à la santé des élèves.
Nos résultats concernant la pratique de l’éducation à la santé sont comparables à ceux d’une
étude réalisée en France entre avril et décembre 2001 sur les pratiques et représentations de
l’éducation à la santé des élèves concernant un échantillon de 286 enseignants du primaire.
Cette étude a enregistré les résultats suivants : 27% des enseignants avaient reçu une
formation sur l’éducation à la santé et 73% des enseignants n’avaient pas reçu de formation.
Parmi les enseignants qui pratiquaient l’éducation à la santé, on avait 86% des enseignants
ayant reçu une formation contre 67% des enseignants non formés donc cela met en exergue
l’importance de la formation dans la pratique de l’éducation à la santé.
Concernant les enseignants qui ne pratiquaient pas l’éducation à la santé, les obstacles
majeurs tournaient autour du manque de temps (92,8%), le manque de formation (76,8%) et le
manque de matériel (70,7%) [2].
Ces différents résultats ont mis en évidence l’importance de la formation des enseignants dans
la pratique de l’éducation à la santé.
5.2.5. Rôles des enseignants dans une politique de santé scolaire :
A propos de la responsabilité des enseignants dans une politique de santé scolaire, 37,1% des
enseignants interrogés pensaient qu’il s’agissait d’un accompagnement actif, 17,1% parlaient
d’information et de communication et enfin 45,7% n’avaient aucune idée sur leur
responsabilité. Nos résultats sont similaires à ceux d’une étude réalisée en France, concernant
les rôles des enseignants dans l’éducation à la santé des élèves, 8% considéraient que ça ne
fait pas partie de leurs missions, 30% pensaient que leur rôle s’arrête à l’information et 62%
estimaient un rôle d’éducation globale de la personne. [2]
Ces résultats ont mis en exergue l’importance de la collaboration entre les secteurs
responsables de la santé scolaire ainsi que l’information sur les rôles de chacun des acteurs à
savoir les enseignants et les agents de santé.

5.2.6. Existence d’un volet de santé dans les programmes :


Concernant le volet de santé, 85,7% des enseignants avaient affirmé l’inexistence d’un volet
de santé dans les programmes scolaires.
Parmi les enseignants enquêtés, 14,3% affirmaient avoir un volet santé dans leur programme
avec comme objectifs : éducation des élèves sur les mesures préventives de certaines maladies
et les conseils d’hygiène, de nutrition et de santé.
Ceci peut s’expliquer par l’existence de certaines matières comme la biologie, l’enseignement
ménager à travers celles-ci les élèves apprennent certaines notions de la santé.

5.2.7. Entretien avec les enseignants sur les infirmeries :


Par rapport aux infirmeries des établissements, tous les éducateurs interrogés des
établissements Askia Mohamed et El Madani étaient au courant de l’existence d’une
infirmerie dans leur établissement et ceux de l’établissement Jean Richard savaient également
l’inexistence d’une infirmerie chez eux.
Tous les enseignants du lycée Askia Mohamed savaient que l’infirmerie n’avait pas d’agent
de santé au moment de l’enquête et ceux du lycée El Madani étaient au courant de la présence
d’un agent dans leur infirmerie ainsi que son programme et les soins qu’il prodigue
(consultations et soins infirmiers).

5.2.8. Entretien avec l’infirmière :


Nous avions également interrogé l’infirmière du lycée El Madani, elle nous a fait savoir
qu’elle a été engagée par l’établissement et que ses activités étaient basées sur les soins
curatifs et d’orienter les élèves vers d’autres centres de santé en cas de problèmes dépassant sa
compétence. Elle nous a fait savoir qu’elle n’a pas reçu de formation particulière pour exercer
cette fonction.
Concernant l’amélioration de la santé des élèves, 54,3% des éducateurs ont remarqué une
nette amélioration de la santé des élèves et 31,4% des éducateurs n’étaient pas intéressés par
la santé de leurs élèves.

5.2.9. Collaboration des enseignants avec les agents de santé :


Par rapport à la collaboration entre enseignants et agents de santé, 60,0% des éducateurs
n’avaient jamais collaboré avec les agents de santé pour raison que les élèves sont autonomes
concernant leur santé.
Concernant les 40% des enseignants collaborant avec les agents de santé, les types de
collaboration concernaient les échanges sur les thèmes de santé à 28,6% et des conseils de
santé, d’hygiène et de nutrition à 71,4%. Cette collaboration ne se faisait pas dans un cadre
interprofessionnel mais dans un cadre amical ou familial.
Concernant la collaboration des enseignants avec une structure sanitaire, 71,4% n’avaient
jamais collaboré avec un centre de santé et notamment l’ensemble des enseignants de l’école
fondamentale.
Les enseignants avaient diverses raisons pour leur non collaboration, les établissements Askia
Mohamed et Jean Richard avaient laissé l’autonomie aux élèves concernant leur santé, mais
ceux du lycée El Madani disposant d’une infirmerie avaient adopté la stratégie d’orienter les
élèves vers les centres de santé environnants en cas de problèmes dépassant la compétence de
l’infirmerie.
Cette non collaboration des enseignants avec les agents de santé pouvait s’expliquer par la
méconnaissance de la santé scolaire notamment l’éducation à la santé des élèves et son
impact sur les résultats scolaires et tout cela est lié à l’absence d’un bon programme de santé
scolaire où les rôles de chacun des acteurs doivent être bien différenciés.

[Link] locales d’amélioration de la santé des élèves :


Par rapport aux politiques locales d’amélioration de la santé des élèves, 45,7% des
enseignants faisaient la sensibilisation sur les problèmes de santé et 40,0% organisaient des
journées de salubrité et les débats sur les thèmes de santé.
Ces différentes activités étaient pratiquées dans tous les établissements.
Quand il n’y a pas une bonne politique de santé scolaire, les établissements scolaires pour ne
pas rester insensibles aux problèmes de santé des élèves sont obligés d’adopter leurs propres
stratégies pour pallier à ces problèmes.

[Link] d’informations des enseignants lors des JNV :


Par rapport aux méthodes d’information lors des journées nationales de vaccination ou de
distribution massive des antiparasitaires, 91,4% des enseignants étaient informés par la
direction qui recevait des lettres écrites de la part des autorités sanitaires locales (CSREF) et
8,6% n’étaient informés que par des télévisions ou des réseaux de télécommunications (SMS).
Conclusion
6. CONCLUSIONS
Au terme de notre étude nous pouvons conclure que :
− La tranche d’âge de 16 à 23 ans était la plus représentée avec une fréquence de 66,9%
chez les élèves et la tranche d’âge de 28 à 40 ans avec un taux de 57,1% chez les
éducateurs.
− Le sexe masculin était le plus représenté dans les deux cas avec un taux de 66,3% chez
les élèves et 74,3% chez les éducateurs.
− Il n’existe pas de services de santé scolaire appropriés et les services de santé qui
assuraient ce rôle ne répondaient pas aux attentes en matière de qualité des soins.
− La collaboration entre enseignants et agents ne se faisait pas dans un cadre
interprofessionnel mais elle est amicale ou familiale alors que cette collaboration est
indispensable à la réussite de toute bonne politique de santé scolaire.
− Le programme de santé scolaire qui doit être élaboré d’un accord commun entre le
ministère de la santé et celui de l’éducation n’était pas connu au niveau des
établissements donc ceci nous permet de dire que les deux ministères étant les
principaux décideurs de la santé scolaire n’assumaient pas leur responsabilité.
− Le niveau de connaissances des élèves en matière de santé, de nutrition, d’hygiène et
d’assainissement était vraiment encourageant car ils connaissaient les modes de
transmission et de prévention de la plupart des maladies infectieuses susceptibles
d’entraîner des absentéismes scolaires répétés et durables.
Enfin nous pouvons dire que la santé scolaire dans sa globalité était méconnue au niveau des
établissements scolaires surtout par les bénéficiaires à savoir les élèves et les enseignants car
la politique nationale de santé scolaire n’était pas connue par ceux-ci et les pratiques de santé
scolaire ne se faisaient pas dans un cadre réglementaire ni professionnel.
Recommandations
7. RECOMMANDATIONS
 Aux décideurs de la santé scolaire (Ministères de la Santé et de
l’Education) :
− d’élaborer un programme de santé scolaire en spécifiant les rôles des différents acteurs
dans un cadre de collaboration interinstitutionnelle,
− de faire en sorte que ce programme soit suivi et évalué périodiquement,
− d’offrir une formation spécifique aux agents s’occupant de la santé des élèves en
ouvrant une filière de médecine scolaire à la FMPOS,
− d’intégrer l’éducation à la santé dans les programmes des instituts de formation des
maîtres,
− de construire les infirmeries dans les écoles en les dotant de matériels et de personnels
qualifiés,
− de dépister systématiquement des affections oculaires et auditives chez tous les élèves
du primaire car elles sont responsables de beaucoup d’échecs scolaires à ce niveau.

 Aux responsables des administrations scolaires :


− de recruter des enseignants ayant reçu des formations pour l’éducation à la santé,
− de faire en sorte que les enseignants puissent bénéficier des ateliers de formation sur
l’éducation à la santé,
− de collaborer avec les CSCOM pour la prise en charge de la santé des élèves si l’école
ne possède pas d’infirmerie.

 Aux établissements enquêtés :


− de mettre en place un programme local de santé scolaire intégrant les
enseignants, les élèves et les parents d’élèves.
− de solliciter l’aide des parents d’élèves ou de tout autre organisme
intéressé par la santé scolaire pour pouvoir soutenir les programmes.
− de collaborer avec les CSCOM pour la prise en charge de la santé des
élèves.
− de faire en sorte que les enseignants puissent bénéficier des formations
sur l’éducation à la santé de façon continue.
− d’équiper les infirmeries de personnels qualifiés et de matériels
adéquats.
 Aux encadreurs et élèves :
− d’adhérer et de se conformer aux programmes de santé scolaire,
− de veiller à la réussite de ces programmes en les soutenant activement.
Références
bibliographiques
8. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. CAIRN- Attentes des élèves de Sfax (Tunisie) 2004 vis à vis des services de santé
scolaire. Article S. Pub 0430447 de MF. Jarraya 2004.

2. CAIRN- Education à la santé à l’école : pratiques et représentations des enseignants


du primaire. Article S. Pub 0240403 de D. Jourdan 2002.

3. Comportements sexuels, connaissances et attitudes des jeunes lycéens face aux IST et
VIH/SIDA dans les écoles secondaires de la commune III du district de Bamako.
Thèse méd. 2009. N°310. Mory Moussa Traoré.

4. Connaissances sanitaires des enfants scolarisés : cas des élèves de la 6ème année du
district de Bamako. Thèse méd.1999. N°57 Fatoumata Dicko.

5. OMS : Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé (1986)

6. Concentrer les ressources sur une santé scolaire efficace (focusing resources on
effective school health). Une approche FRESH pour réaliser l’éducation pour tous.
[Link]/new/fr/éducation.

7. Décision n° 00-0299/MS-SG portant création d’un groupe de travail sur la santé


scolaire. Juin 2000.

8. Décret n°0D1-219/P-RM du 24 mai 2001fixant l’organisation et les modalités de


fonctionnement de la direction nationale de la santé du mali(DNS).

9. Décret n° 02311/P-RM du 04 juin 2002 fixant le régime de rémunération des actes


médicaux et d’hospitalisation dans les établissements publics de santé du mali.

10. FRESH : Accorder la priorité à un programme efficace de santé scolaire. Politiques en


santé scolaire et services de santé scolaire. [Link]/new/fr/éducation.
11. FRESH : Privilégier un programme efficace de santé scolaire : une nouvelle manière
d’améliorer la qualité et d’accroître l’équité dans le domaine de l’éducation.
[Link]/new/fr/éducation.

12. Loi n°02-049/AN-RM du 22juillet 2002 portant loi d’orientation sur la santé.

13. Ministère de la Santé du Mali : Analyse documentaire sur la santé scolaire au mali.
Octobre 2000.

14. Ministère de la Santé, des personnes âgées et de la solidarité (1999). Atelier sous
régional sur la formation des réseaux (Ecoles santé) dans les pays francophones,
lusophones et hispanophones. Bamako Septembre 1999.

15. OMS (1995)= Education sanitaire et hygiène du milieu des écoles de l’Afrique de
l’ouest francophone. Rapport d’un atelier régional sur les problèmes et possibilités
d’amélioration. EIER Ouagadougou 19-21 avril 1994.

16. OMS, l’école et son rôle dans l’éducation sanitaire et la promotion de la santé en
général. Rapport d’un comité OMS d’experts sur le rôle de l’école dans l’éducation
sanitaire et la promotion de la santé en général. OMS, série de rapports techniques,
Genève 1997.

17. OMS (1998) Initiative mondiale de l’OMS pour la santé à l’école=aider les écoles à
devenir les écoles -santé (Aide mémoire n°92).

18. PRSP 2005-2009 cahier des charges 2008, 16 Santé scolaire et d’éducation à la
santé. Contexte et problématique de santé.

19. Territoire du soudan français (1957). Rapport sur le fonctionnement du service


médical des écoles.
20. UNESCO. Education : composante principale FRESH (Politiques en santé scolaire et
services de santé scolaire). [Link]/new/fr/éducation.
Annexes
9. ANNEXES :
QUESTIONNAIRE :
Questionnaire d’enquête :
Elèves :
N° identification : [ ]
Age : [ ] ans
Sexe : masculin [ ], féminin [ ]
Classe :
Etablissement :

Existe-t-il une infirmerie au sein de votre établissement ? Oui [ ] Non [

Si oui : La structure est-elle fonctionnelle ? Oui [ ] Non [ ]

Si oui, ya-t-il un agent de santé ? Oui [ ] Non [ ]

Si non : quand vous tombez malades, où faites-vous vos consultations médicales ?


Centre de santé communautaire [ ]
Centre de santé de référence [ ]
Hôpital [ ]
Cliniques privées (clinique et cabinet médical) [ ]
Infirmerie de l’établissement [ ]

Quelle est-elle l’accessibilité de cette structure ? Facile [ ] Difficile [ ]

Comment les élèves sont-ils accueillis par l’agent de santé ? Bon [ ] Mauvais [ ]
Pas d’idée [ ]

Cet agent est-il disponible pour vous ? Oui [ ] Non [ ]

Etes-vous satisfaits de la qualité des soins prodigués ? Oui [ ] Non [ ]

Qu’attendez-vous des services de santé au niveau de votre établissement

Dans vos programmes, y a-t-il des cours centrés sur la santé, l’hygiène et la nutrition ? Oui [
] Non [ ]

Comment se transmet le paludisme ?

Que faites-vous pour éviter le paludisme ?

Comment se transmet la bilharziose urinaire ?

Que faites-vous pour éviter la bilharziose urinaire ?

Comment se transmet le VIH/SIDA?

Quels sont les comportements à adopter pour éviter le VIH/SIDA ?


Que faites-vous après avoir quitté la toilette ou avant de manger un repas ?
Quelles sont les trois classes d’aliments dont l’organisme humain a besoin pour son
développement ?
Quelle sorte d’eau doit-on boire pour une bonne santé ?

Que faites-vous pour que votre établissement reste toujours propre ?

Pour les enseignants :


Age :
Sexe :
Etablissement :
Avez-vous été formés par rapport à l’éducation pour la santé des élèves ? Oui [ ] Non [ ]
Si oui, quels étaient les objectifs de cette formation ?

Si non, comment faites- vous pour l’éducation pour la santé des élèves ?

Dans vos programmes y a-t-il un volet pour la santé ? Oui [ ] Non [ ]


Si oui, quels sont les objectifs de ce volet ?

Avez-vous une infirmerie au sein de votre établissement ? Oui Non

Cette infirmerie est-elle fonctionnelle ? Oui [ ] Non [ ]

Y a-t-il un agent de santé dans cette infirmerie ? Oui [ ] Non [ ]

Quel est le niveau de formation de cet agent ? Médecin [ ] Infirmier (ère) [ ]

Quelles sont ses activités ?


Consultations médicales [ ] Pansements [ ]
Piqûres [ ] Le tout [ ]

Quelle est la fréquence de sa prestation ?


Tous les jours [ ] Une fois par semaine [ ]
Une fois par mois [ ] Une fois par trimestre [ ]
Collaborez-vous avec les agents de la santé pour l’amélioration de la santé des élèves ? Oui [
] Non [ ]
Si oui, quels sont les types de collaboration ?
Si non, pourquoi ?

Collaborez- vous avec une structure sanitaire pour la prise en charge de la santé de vos
élèves ? Oui [ ] Non [ ]
Quels sont les types de collaboration ?

Quelle est votre politique locale pour l’amélioration de la santé des élèves ?

Quelle est la responsabilité des enseignants dans la politique de santé scolaire ?

Lors des journées nationales de vaccination et/ou des campagnes de déparasitage massif
recevez-vous des messages d’information de la part des autorités sanitaires de votre localité
que les élèves seront vaccinés contre telle maladie tel jour ?
Oui [ ] Non [ ]

Quels sont les types de messages d’information ?


Messages verbaux [ ]
Des lettres écrites adressées à l’administration [ ]
Des médias : Télévision [ ] Radio [ ] Réseau de télécommunication [ ]
Fiche signalétique
FICHE SIGNALETIQUE

Nom : SANGARE Prénom : Mamadou


Adresse Email : madouasangaré@[Link]
Téléphone : +223(66597926)
Année de soutenance : 2011
Pays d’origine : Mali Ville : Bamako
Titre : Evaluation de la perception et des connaissances des élèves et enseignants vis-à-
vis de la santé scolaire à Bamako.
Lieu de dépôt : Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie ( FMPOS)
Secteurs d’intérêt : Santé publique, médecine scolaire.

INTRODUCTION :
La santé scolaire demeure un problème de santé publique dans les pays en de voie de
développement. Le but de cette étude était de d’identifier les pratiques ainsi que les
connaissances des élèves et enseignants vis-à-vis de la santé scolaire au sein des
établissements scolaires.
METHODES :
Nous avons mené une étude transversale, descriptive d’avril 2010 à mai 2010 en introduisant
une fiche d’enquête individuelle pour les élèves, les enseignants et personnels soignants au
niveau des établissements enquêtés. Ces fiches contenaient une série de questionnaire
touchant la santé scolaire dans sa globalité.
RESULTATS :
L’étude a révélé que les services de santé étaient insuffisants ou inexistants, l’éducation à la
santé n’était pratiquée que par une minorité car 91,4% des enseignants n’avaient pas été
formés et que 45,7% des enseignants ignoraient leur responsabilité dans une politique de santé
scolaire.
CONCLUSION :
Au terme de cette étude nous pouvons conclure que la santé scolaire n’était pas bien connue
au niveau des établissements scolaires tant par les élèves que par les enseignants et cela est
due à l’absence d’une bonne politique de santé scolaire.
MOTS CLES :
Santé scolaire_ Enseignants_ Elèves_ Etablissement scolaire.
FICHE SIGNALETIQUE

Name: SANGARE SURNAME: Mamadou


Email Address: madouasangaré@[Link]
Phone: +223 (66597926)
Year of completion: 2011
Country of origin: Mali City: Bamako
Title: Evaluation of perception and knowledge of students and teachers to the School
Health in Bamako.
Place of filing: Faculty of Medicine, Pharmacy and Dentistry (FMPOS)
Areas of interest: Public health, school health.

INTRODUCTION:

School health remains a public health problem in developing countries of the developing
world. The purpose of this study was to identify practices and knowledge of students and
teachers to the school health in schools.
METHODS:
We conducted a cross-sectional, descriptive of April 2010 to May 2010 by introducing a
separate survey form for students, teachers and health workers at the establishments surveyed.
These sheets contain a series of questionnaires related to health education as a whole.

RESULTS:

The study found that health services were inadequate or nonexistent, the health education was
practiced by a minority because 91.4% of teachers were not trained and that 45.7% of teachers
unaware of their responsibility in a school health policy.

CONCLUSION:

After this study we can conclude that school health was not well known at school as the
students by teachers and this is due to the lack of proper school health policy.

KEYWORDS:

Health school_ Teachers_ Students_ schools.

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