M. Mamadou SANGARE
M. Mamadou SANGARE
MALI
Supérieur et de la Recherche Un Peuple - Un But -
Une Foi
Scientifique
Evaluation
Evaluationdedelalaperception
perceptionetetdes
des
connaissances
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élèveset
etenseignants
enseignants
vis-à-vis
vis-à-visde
dela
lasanté
santéscolaire
scolaireàà
Bamako.
Bamako.
Présentée et soutenue publiquement le ……/……/ 2011 devant
la Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie
CHU
CHUdu
duPoint-G
Point-G
DEDICACES
Je remercie DIEU, le tout miséricordieux de m’avoir donné la santé physique et intellectuelle
pour venir à bout de ce travail.
Je dédie ce travail :
A mon père ABOU SANGARE
Tu m’as donné une bonne éducation et m’as inscrit à l’école, si je suis là aujourd’hui c’est
grâce à tes efforts de tous les jours, tes encouragements, ton soutien moral et financier qui
n’ont jamais fait défaut. Père je ne saurais assez te remercier, ce travail est le vôtre.
A ma mère ADIARA SANGARE
Une mère exemplaire tu l’es, tu as supporté à un moment toutes mes caprices, ma réussite
d’aujourd’hui est due en grande partie à l’éducation et aux conseils que tu as su me prodigué.
Mère, je suis fier de t’avoir comme maman, je prie Dieu pour qu’il vous donne longue vie afin
que nous puissions d’avantage bénéficier de tes conseils.
A mes sœurs et frères : Seydou, Oumar, Djénéba, Bintou, Awa et Amidou
Vous avez montré par vos actes et vos soutiens moraux que le lien de sang ne ment pas et que
nous sommes une famille soudée. La réussite de ce travail vous revient.
Remerciements
REMERCIEMENTS
Gloire et louange à DIEU, l’éternel.
Cher maître,
Nous avons admiré vos qualités scientifiques et humaines tout au long de ce travail. Nous
avons été séduits par votre qualité d’accueil et d’encadrement.
Homme de principe, votre rigueur scientifique fait de vous un maître exemplaire et reconnu
de tous.
Votre souci du travail bien fait nous a amené à croire en nos propres capacités. Nous vous
prions d’accepter ici l’expression de notre profonde gratitude.
A notre maître et juge
Docteur Issa DIALLO
• Ancien conseiller gouvernemental local de l’ONG « les voix du Mali » Projet de
plaidoyer pour la lutte contre le paludisme.
• Trésorier général du Collège Malien de la Réflexion sur la Médecine du Sport.
• Professeur d’état de karaté do-shotokan.
• Membre fondateur et 1er président du comité universitaire pour la coordination
des Arts martiaux à la faculté de médecine (CUCAM/ FMPOS).
• Candidat Master Santé Publique.
Cher maître,
C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail malgré vos
multiples occupations.
Vos qualités humaines et pédagogiques, votre rigueur et votre sens élevé des responsabilités
font de vous un maître exemplaire.
Trouvez ici cher maître l’expression de notre grand respect.
A notre maître et juge :
Dr. Djimé DEMBELE
Médecin généraliste
Médecin chef du centre médical Karahimbé
Cher maître,
Nous avons été honorés que vous acceptiez de juger ce travail. Votre humilité, votre grande
disponibilité et votre dévouement imposent respect et admiration.
Vous nous avez toujours cultivé le travail bien fait, la patience et la sincérité.
Trouvez ici, cher maître, le témoignage de notre sincère reconnaissance.
A notre Maître et Directeur de thèse
Pr Mamadou KONE
Professeur titulaire dans l’enseignement de la physiologie
Directeur général adjoint du CNOU
Médecin du sport
Membre du comité scientifique international de la revue française de médecine du sport
(Med sport)
Membre du groupement latin et méditerranéen de médecine du sport.
Cher maître,
Vous nous avez fait l’honneur de diriger cette thèse, pour la confiance que vous nous avez
accordée en nous proposant ce sujet et pour votre aide précieuse dans la réalisation de ce
travail.
Votre pédagogie pour transmettre vos connaissances et vos qualités humaines font de vous
l’un des maîtres les plus appréciés de cette faculté.
Recevez ici cher maître, l’expression de notre profonde gratitude et de notre grand respect.
SOMMAIRE
Table DES MATIERES
1. INTRODUCTION ...............................................................................16
2. GENERALITES :.................................................................................21
2.1. Santé scolaire au Mali .................................................................22
3. METHODOLOGIE : ............................................................................25
3.1. Cadre d’étude : ............................................................................25
3.2. Description du cadre d’étude:.......................................................25
3.3. Type et période d’étude: ..............................................................25
3.4. Population d’étude : .....................................................................25
3.5. Echantillon :..................................................................................25
3.6. Technique et supports de collecte des données : .......................26
3.7. VARIABLES : ...............................................................................26
3.8. ASPECTS ETHIQUES : ...............................................................26
3.9. DIAGRAMME DE GANTT OU CHRONOGRAMME :...................27
4. RESULTATS .....................................................................................29
5. Discussion : .......................................................................................41
5.1. Élève :...........................................................................................41
5.2. Enseignants :................................................................................43
6. Conclusions.......................................................................................48
7. Recommandations..............................................................................50
8. Références bibliographiques ............................................................53
9. ANNEXES :.........................................................................................56
SIGLES ET ABREVIATIONS
Sigles et abréviations :
A.I : Aucune idée
C.H.S : conseil d’hygiène et de santé
CSCOM : Centre de santé communautaire.
CSREF : Centre de santé de référence.
FMPOS : Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie.
FRESH : Focusing resources for an effective school health.
OMS: Organisation mondiale de la santé.
JNV : Journée nationale de vaccination.
PRODEC : Programme décennal pour le développement de l’éducation.
S.I : sensibilisation et information
UNESCO : Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
UNICEF : Organisation des nations unies pour l’enfance.
Introduction
1. INTRODUCTION
L’école a la responsabilité particulière, en liaison étroite avec la famille, de veiller à la santé
des jeunes qui lui sont confiés et de favoriser le développement harmonieux de leur
personnalité. Elle participe également à la prévention et à la promotion de la santé en assurant
aux élèves, tout au long de leur scolarité, une éducation à la santé, en articulation avec les
enseignements, adaptée à la fois à leurs attentes et à leurs besoins ainsi qu’aux enjeux actuels
de santé publique. L’école sert à la formation des futurs cadres pour le pays. Pour se
développer de manière stable et harmonieuse, les cadres doivent être sains tant physiquement
que mentalement. La bonne santé à l’école est forcément liée à la présence de ressources
humaines qualifiées et disponibles, de bonnes infrastructures sanitaires et surtout d’une bonne
organisation du système et de la prise en charge des patients. C’est pourquoi la prise en
compte de la santé des élèves ne peut-être l’affaire de quelques spécialistes mais concerne
l’ensemble de la communauté éducative. La mission de promotion de la santé en faveur des
élèves a pour objectif essentiel et spécifique de veiller à leur bien être, de contribuer à leur
réussite scolaire et de les accompagner dans la construction de leur personnalité individuelle
et collective [17 ]. Le bas niveau des effectifs, l'absentéisme, la médiocrité des résultats et les
abandons en début d'études sont dus pour une large part à la mauvaise santé et à la
malnutrition. La Déclaration mondiale sur l'éducation pour tous l'a mis en évidence. Des
programmes visant à assurer de bonnes conditions de santé, d'hygiène et de nutrition aux
enfants d'âge scolaire sont donc indispensables si l'on veut promouvoir l'éducation de base
pour tous [11].
Etant donné l’incapacité des enfants à apprendre lorsqu’ils ont faim ou lorsqu’ils sont
malades, la promotion de l’état général de santé, d’hygiène et de nutrition des enfants doit être
l’affaire de la politique scolaire. Mais de bonnes politiques de santé scolaire devraient aussi
assurer un environnement physique sain et sûr et un environnement psychosocial positif, et
devraient traiter des problèmes tels que les mauvais traitements ; la discrimination et le
harcèlement ; l’abus de drogues, d’alcool et de tabac ; la violence et l’intimidation ; la
prestation d’une éducation à la santé et de tous les aspects des services de santé scolaire.
En garantissant par exemple la continuité de l’éducation des jeunes filles enceintes ou ayant
des enfants à charge ou en défendant les droits des élèves ou du personnel enseignant, affectés
par le VIH, les politiques peuvent contribuer à promouvoir l’inclusion et l’équité dans
l’environnement scolaire. Les politiques scolaires de régulation du comportement des
enseignants et des élèves en matière de santé, constituent des moyens importants de
renforcement de l’éducation à la santé : en s’abstenant de fumer à l’école, par exemple, les
enseignants peuvent servir de modèles positifs à leurs élèves. Les efforts pour accroître le taux
d’accès à l’éducation ou pour améliorer la fréquentation et réduire, les abandons scolaires,
pourraient manquer de produire les résultats escomptés à moins que les écoles n’élaborent et
n’appliquent des politiques de santé qui garantissent un environnement scolaire sain, propre,
qui offre des chances égales d’éducation. Cela est particulièrement valable pour les efforts en
direction des filles et autres groupes défavorisés.
Pour plusieurs raisons, les écoles devraient offrir ou orienter les élèves vers les services de
santé et de nutrition de base: d’abord, bien sûr, à cause de l’effet négatif d’une mauvaise santé
et une mauvaise nutrition sur les résultats scolaires, mais aussi parce les écoles sont dans une
certaine mesure éminemment qualifiées pour offrir ces services.
Les écoles offrent un accès sans égal au groupe cible, elles sont dotées du personnel qualifié
et ont tendance à être des endroits où la communauté dans son ensemble se retrouve.
Heureusement, l’expérience des années récentes a montré comment cela est possible par des
manières sûres et rentables.
D’abord, les écoles doivent faire face aux problèmes qui prévalent et qui sont considérés
comme importants par la communauté. Ensuite, elles doivent faire appel à d’autres secteurs
(comme la santé et l’assainissement) et à des partenaires de la communauté (dont les
entreprises et les organisations de la société civile) qui peuvent contribuer par leur expertise et
par leurs ressources. Enfin, elles doivent adopter et suivre un protocole (normal) standard
pour assurer que les services produisent les effets escomptés.
Alors que les répercussions positives de l’éducation se manifestent plusieurs années après, les
impacts positifs de l’amélioration de la santé des enfants sont immédiatement apparents aux
parents et aux autres membres de la communauté. Partout où les écoles sont perçues comme
ayant un rôle prépondérant dans la protection de la santé et du bien-être des enfants, les
familles et les membres de la communauté vont collaborer. [20]
La politique nationale de santé à l’école découle des conclusions de la conférence mondiale
sur l’éducation à Dakar en avril 2000.A cette conférence les états ont décidé d’articuler leurs
interventions en matière de santé à l’école autour du concept FRESH (Focusing resources for
an effective school health) qui signifie (accorder la priorité à un programme efficace de santé
à l’école).Cette initiative a été accompagnée par la Banque mondiale, l’OMS, l’UNESCO, et
l’UNICEF.
Pour mettre en œuvre les recommandations de cette conférence le ministère de l’éducation
nationale a inscrit dans son programme décennal pour le développement de l’éducation
(PRODEC), le volet santé à l’école et qui est considéré comme l’un des éléments
d’amélioration de la qualité de l’apprentissage et du taux de fréquentation dont l’objectif était
d’améliorer la qualité de l’apprentissage et du rendement des élèves par l’acquisition de
comportements sains en matière de santé, d’hygiène, de nutrition, d’éducation à la vie
familiale et de la santé reproductive, en mettant un accent particulier sur la lutte contre le
VIH/SIDA, le trachome, le paludisme, la bilharziose, afin de promouvoir l’éducation de base
pour tous [13 ].
Une étude réalisée à Sfax (Tunisie) en 2004, sur les attentes des élèves vis-à-vis des services
de santé scolaire a montré que 54% étaient insatisfaits des services de santé scolaire offerts.
Leurs attentes concernaient surtout la disponibilité du médecin, la qualité du contact à savoir
l’écoute (85%), le dialogue (82%), la compréhension des vrais problèmes (82%) mais aussi la
concertation (61%) et l’information (51%) en cas de problèmes de santé et la qualité de
l’accueil (50%) [1].
Au Mali la plupart des études ont porté sur le tabagisme scolaire, les connaissances et
comportements sexuels des élèves vis-à-vis du VIH/SIDA, des thèmes d’hygiène et de
nutrition, etc. En ne tenant pas en compte la santé scolaire dans sa globalité définie par l’OMS
comme suit : la santé scolaire comporte trois axes complémentaires que sont les services de
santé scolaires, l’éducation pour la santé et l’environnement scolaire.
C’est dans ce cadre que nous avons initié cette étude dont les objectifs sont :
Objectifs
Objectif général :
Evaluer les connaissances et des pratiques de santé scolaires au sein des établissements
scolaires.
Objectifs spécifiques :
− Déterminer la qualité de soins des services de santé scolaires à savoir l’accueil, la
disponibilité, l’accessibilité, etc…
− Identifier les types de collaboration entre les agents de santé et les enseignants.
− Déterminer les connaissances et les attitudes des élèves en matière de santé,
d’hygiène, de nutrition et d’assainissement.
Généralités
2. GENERALITES :
La situation de la santé continue à être précaire dans les pays en voie de développement.
C’est pour cette raison que l’OMS de par sa vocation a entrepris diverses actions mondiales
pour promouvoir la santé. Parmi celles-ci s’insère l’initiative mondiale de la santé à l’école.
Cette initiative découle de la conjugaison de plusieurs facteurs qui sont entre autres :
La fragilité et la vulnérabilité des élèves aux maladies infectieuses en général et celles liées à
l’eau et à l’assainissement. Le sida constitue de nos jours la plus grande menace pour la
jeunesse.
Le fait que les écoles soient des cadres propices pour promouvoir la santé des enfants et de
leurs communautés dans la mesure où :
− Les enfants sont plus ouverts aux nouvelles idées que les adultes, transmettent leurs
connaissances et leurs expériences aux autres membres de la communauté.
− Les écoliers sont plus facilement accessibles à travers les établissements scolaires.
− Des enseignants peuvent dans un cadre d’apprentissage, apporter des appuis
nécessaires.
L’initiative de l’OMS pour la santé à l’école a débuté vers 1950 avec la définition des bases
théoriques d’une action mondiale concertée sur les services de santé scolaires [17].
En 1956 l’OMS et l’UNESCO ont publiés le document « Helping a billion children to learn
about health » suite à une consultation internationale sur l’apprentissage de la santé [13].
Depuis 1986 et suite à la charte d’OTTAWA, l’OMS encourage la participation de tous les
secteurs de développement dans la promotion de la santé.
Promouvoir la santé, c’est donner à tous les secteurs davantage de maîtrise et de moyens afin
d’améliorer leur propre état de santé. Ce principe a été à la base de l’élaboration et de la mise
en œuvre par l’OMS de ce qui est désormais appelé « Initiative mondiale de la santé ». L’un
des objectifs de cette initiative est la création des « écoles-santé ». Cette initiative fait de
l’école, un cadre idéal permettant à l’enfant d’acquérir des connaissances relatives à
l’hygiène, à l’assainissement et à la santé. Elle permet aussi de susciter chez l’enfant
l’émergence de comportement et d’attitudes pratiques favorisant l’amélioration de son état de
santé d’une part et des communautés d’autre part. La santé scolaire se confond avec la santé
en général. En effet des études ont démontré qu’il existe un lien entre la santé, les résultats
scolaires, la qualité de la vie et la productivité économique. La bonne santé est une ressource
majeure pour le développement social, économique et individuel, une importante dimension
de la qualité de vie. [17]
La santé scolaire est une composante de la santé communautaire, peut être son premier
maillon.
En 1991 le contenu d’une éducation sanitaire complète en milieu scolaire et les mesures à
prendre sont définis pour renforcer la mise en place de la santé scolaire, en 1995 la réunion
du comité d’experts sur l’éducation parachève ces dispositifs en matière de santé scolaire
[15].
Suite au lancement de l’Initiative mondiale de la santé, les actions suivantes ont été réalisées :
En 1995 : l’atelier de Ouagadougou sur l’hygiène en milieu scolaire et l’atelier à Gaborone
dans le but de constituer le réseau « Ecole-Santé »
En 1996, la consultation de cap Town en faveur de Task-Force chargé du premier réseau
formé à Gaborone.
En 1998 : l’atelier d’ACCRA pour des échanges d’expériences en matière « d’Ecole-Santé »
En 1999 : Mise en place du réseau anglophone d’Ecole-Santé suite à l’atelier de Nyanga
(juillet) et la mise en place du réseau francophone et lusophone d’Ecole-Santé suite à l’atelier
de Bamako (septembre) [14,15]
L’initiative de l’OMS a été renforcée par la déclaration du sommet mondial pour les enfants
en recommandant vivement aux pays en voie de développement, entre autres l’élaboration de
plan d’action pour promouvoir la santé scolaire.
Selon l’OMS, les devoirs d’une Ecole-Santé sont :
− Améliorer la santé des élèves, du personnel scolaire ainsi que celle des familles et des
membres de la communauté.
− Promouvoir la santé et l’apprentissage avec tous les moyens disponibles.
− Inviter tous les partenaires à joindre leurs efforts pour que l’école devienne un lieu
propice au développement de la santé.
− Offrir un environnement sain, une éducation sanitaire et des services de santé
scolaires.
− Appliquer des principes et des pratiques qui respectent la fierté humaine.
L’OMS préconise la stratégie suivante pour la création des Ecole-Santés :
− Renforcer l’aptitude à se mobiliser en faveur de l’amélioration des programmes de
santé scolaire ;
− Mettre en place des réseaux d’alliances par la création d’Ecole-Santé ;
− Renforcer les capacités nationales ;
− Favoriser les études sur l’amélioration des programmes de santé scolaire. [16]
Le lycée El Madani Dravé est situé près de l’église Saint Thérèse de Lafiabougou et du centre
de santé de référence de la commune IV. Le lycée a été créé en 1997 et compte un effectif de
1400 élèves, 35 professeurs, un proviseur, un censeur, un surveillant et une infirmière. On y
compte également 24 salles de classes, un provisorat, un censorat, une salle de surveillance,
une infirmerie, quatre toilettes et une cantine. Le lycée El Madani Dravé est une structure
scolaire privée.
L’école Jean Richard est située au centre commercial à l’ouest de l’école française Liberté et à
l’est du musée national dans la commune III. L’école fut créée en octobre 1965 et compte
actuellement un effectif de 466 élèves, 14 professeurs et un directeur. L’école a 7 salles de
classes, une direction, trois toilettes mais elle ne possède ni infirmerie, ni cantine.
C’est une structure scolaire publique.
3.5. Echantillon :
Pour construire un échantillon qui soit représentatif, on procède soit par un tirage aléatoire,
soit par un contrôle de certains critères. Dans cette étude l’échantillonnage au hasard simple
est la méthode que nous avons utilisée pour le choix de notre échantillon étant donné qu’il est
celui par lequel tous les échantillons possibles (de même taille) ont la même probabilité d’être
choisis et tous les éléments de la même population ont une chance égale de faire partir de
l’échantillon. Ne connaissant pas au départ les effectifs exacts des élèves et éducateurs, nous
nous sommes limités au vu de sa taille très élevée à 175 élèves et 35 éducateurs inégalement
répartis entre les établissements.
3.5.1. Critères d’inclusion :
Tout le personnel soignant, tous les encadreurs et les élèves se trouvant dans l’établissement
pendant la période d’étude.
3.7. VARIABLES :
Les variables utilisées pour notre étude sont : l’âge, le sexe, les élèves, les éducateurs, le
personnel soignant, le niveau d’étude (classe), l’établissement, l’infirmerie.
Période
d’examen Novembre 2009 à Avril 2010 à Juin 2010 à Octobre 2010 à Août 2011 à Octobre 2011 à
Mars 2010 Mai 2010 Septembre 2010 Juillet 2011 Septembre 2011 Novembre 2011
Activités
+
Références
bibliographiques
+
Elaboration du
protocole
+
Collecte des
données
Rédaction du +
draft
Correction du
Pr Koné + + +
+ + +
Correction du Dr
Dembélé
+
Correction du
Dr Diallo
+
Correction du
Pr Dao
Correction du Pr +
de français
Résultats
4. RESULTATS
Tranche d’âge
Etablissement Total
13 – 15 ans % 16 – 23 ans %
Lycée Askia Mohamed 0 0 71 100 71
Lycée El Madani 1 2,4 40 97,6 41
Ecole Jean Richard 57 90,5 6 9,5 63
Total 58 33,1 117 66,9 175
La classe modale était 16 -23 ans, avec un âge moyen de 17,30 ans.
SEXE
Etablissement Total
Masculin % Féminin %
Lycée Askia Mohamed 57 80,3 14 19,7 71
Lycée El Madani 32 78,0 9 22,0 41
Ecole Jean Richard 27 42,9 36 57,1 63
Total 116 66,3 59 33,7 175
Tableau III : Répartition des élèves selon leur niveau d’étude et par établissement.
ETABLISSEMENT
Total
Askia El Madani Jean Richard
Classe
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
ème
8 0 0 0 0 31 49,2 31 17,7
9ème 0 0 0 0 32 50,8 32 18,3
10ème 3 4,2 0 0 0 0 3 1,7
11ème 29 40,8 0 0 0 0 29 16,6
12ème 39 54,9 41 100 0 0 80 45,7
TOTA 71 100 41 100 63 100 175 100
L
ETABLISSEMENT SCOLAIRE
Structure Lycée Askia Lycée El Madani Ecole Jean Total
sanitaire Mohamed Richard
E % E % E % E %
CSCOM 27 38,0 17 41,5 23 36,5 67 38,3
Hôpitaux 20 28,2 2 4,9 15 23,8 37 21,7
Cliniques 17 23,9 1 2,4 18 28,6 36 19,9
CSREF 7 9,9 8 19,5 7 11,1 22 12,6
Infirmerie 0 0 13 31,7 0 0 13 7,5
Total 71 100 41 100 63 100 175 100
La structure de santé la plus utilisée était les CSCOM soit 38,3% des élèves enquêtés.
Etablissement et accessibilité
Structures Lycée Askia Lycée El Ecole Jean Total
de santé Mohamed Madani Richard
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
CSCOM 20 7 13 4 22 1 55 31,4 12 6,9%
%
CSREF 5 2 6 2 6 1 17 9,7% 5 2,9%
Hôpitaux 7 13 1 1 4 11 12 6,8% 25 14,3%
Cliniques 11 6 1 0 14 4 26 14,8 10 5,7%
%
Infirmerie 0 0 4 9 0 0 4 2,3% 9 5,2%
Total 43 28 25 16 46 17 114 65,0 61 35,0%
%
Les CSCOM étaient les structures de santé les plus accessibles soit 31,4%.
Satisfaction à l’accueil
Etablissement TOTAL
Oui % Non %
Lycée Askia Mohamed 42 59,1 29 40,9 71
Lycée El Madani 23 56,1 18 43,9 41
Ecole Jean Richard 37 58,7 26 41,3 63
TOTAL 102 58,3 73 41,7 175
Les élèves enquêtés n’étaient pas satisfaits de l’accueil dans les différentes structures
sanitaires fréquentées avec un taux de 41,7%.
Tableau VII : Répartition des élèves enquêtés selon la disponibilité et l’établissement
Disponibilité des agents
Etablissement TOTAL
Oui % Non %
Lycée Askia Mohamed 57 80,3 14 19,7 71
Lycée El Madani 8 19,5 33 80,5 41
Ecole Jean Richard 49 77,8 14 22,2 63
TOTAL 114 65,1 61 34,9 175
Les élèves des établissements du lycée Askia Mohamed et de l’école Jean Richard jugeaient
que les agents de santé étaient disponibles, ceux du lycée El Madani disposant d’une
infirmerie trouvaient les agents de santé non disponibles avec un taux de 80,5%.
Tableau VIII : Répartition des élèves enquêtés selon la qualité de soins et l’établissement
La qualité des soins était non satisfaisante dans 21,7% des cas.
La non écoute des élèves enquêtés étaient la cause principale de leur non satisfaction soit
45,4%.
Tableau X : Répartition des élèves selon les attentes
Selon les attentes des élèves vis à vis des services de santé, on pouvait énumérer l’écoute
(38,9%) et la demande de construction d’une infirmerie (33,7%).
Tableau XI : Répartition des élèves en fonction de l’existence des cours centrés sur la
santé, l’hygiène, la nutrition et l’assainissement.
Parmi les élèves interrogés, 52,6% avaient des cours centrés sur la santé.
Tableau XIV : Répartition des élèves selon le niveau de connaissance sur le VIH/SIDA :
transmission et prévention
Parmi les élèves interrogés, 72% avaient choisi comme mode de transmission les objets
tranchants souillés et les rapports sexuels non protégés et 69,8% comme mode de prévention,
l’éviction des objets tranchants souillés, l’abstinence, la fidélité, l’utilisation du condom.
Tableau XV : Répartition des élèves en fonction de leur point de vue sur les questions
d’hygiène, de nutrition et d’assainissement :
Geste élémentaire après la toilette et avant les Effectifs Pourcentage
repas
Se laver les mains au savon 174 99,4
Aucune idée 1 0,6
Total 175 100
Concernant les interrogés, 99,4% maîtrisaient le geste élémentaire à effectuer après la toilette
et avant le repas, 50,3% connaissaient les trois principales classes d’aliments et 100% l’eau
idéale pour une bonne santé.
Tableau XVI : Répartition des élèves en fonction de leur point de vue sur
l’assainissement de leur établissement
Parmi les élèves enquêtés, 39,4% utilisaient des poubelles pour l’assainissement de leur
établissement
Tableau XVII : Répartition des enseignants en fonction du sexe et de l’établissement:
SEXE
Etablissement TOTAL
Masculin % Féminin %
Askia Mohamed 12 80,0 3 20,0 15
El Madani 9 75,0 3 25,0 12
Jean Richard 5 62,5 3 37,5 8
TOTAL 26 74,3 9 25,7 35
Concernant le sexe, dans tous les établissements nous avons constaté une prédominance
masculine avec un taux de 74,3% des enseignants enquêtés.
Concernant les enseignants enquêtés, 57,1% étaient âgés de 28-40 avec un âge moyen de
42,63 ans
Par rapport à leur formation, 91,4% des enseignants n’avaient jamais reçu de formation
concernant l’éducation à la santé des élèves.
Tableau XXI : Répartition des enseignants non formés en fonction de leur méthode
d’éducation à la santé des élèves :
Concernant les méthodes d’éducation à la santé des élèves, 40,6% des enseignants
prodiguaient des conseils d’hygiène et de santé.
Par rapport au volet de santé, 85,7% des enseignants ignoraient l’existence d’un volet de santé
dans les programmes.
Tableau XXIII : Répartition des enseignants en fonction de leurs remarques sur
l’amélioration de la santé des élèves :
Sur ce plan, 54,3% des éducateurs avaient remarqué une nette amélioration de la santé des
élèves.
Tableau XXIV : Répartition des enseignants par rapport à leurs collaborations avec les
agents de santé :
Par rapport à la collaboration, 60,0% des enseignants n’avaient jamais collaboré avec les
agents de santé.
Concernant la collaboration des enseignants avec une structure sanitaire, 71,4% n’avaient
jamais collaboré avec un centre de santé.
Par rapport aux politiques locales d’amélioration de la santé des élèves, 45,7% avaient adopté
la sensibilisation sur les problèmes de santé.
Tableau XXVIII : Répartition des enseignants en fonction de leur responsabilité dans
une politique de santé scolaire
Responsabilité des enseignants dans la politique de santé
scolaire
Etablissement TOTAL
Accompagnement Information et Aucune idée
actif communication
5 33,3% 3 20,0% 7 15
Askia Mohamed 46,7%
8 66,7% 3 25,0% 1 12
El Madani 8,3%
0 0,0% 0 0,0% 8 8
Jean Richard 100,0%
TOTAL 13 37,1% 6 17,1% 16 35
45,7%
Les enseignants n’avaient aucune idée sur leur responsabilité dans 45,7% des cas.
Tableau XXIX : Répartition des enseignants en fonction des types d’information lors des
journées nationales :
Types de messages d’information des enseignants
Etablissement lors des journées nationales de vaccination TOTAL
Oui % Non %
Askia Mohamed 15 100,0 0 0,0 15
El Madani 12 100,0 0 0,0 12
Jean Richard 5 62,5 3 37,5 8
TOTAL 32 91,4 3 8,6 35
Par rapport aux méthodes d’information lors des journées nationales de vaccination ou de
distribution massive des antiparasitaires, 91,4% des enseignants étaient informés par la
direction qui recevait des lettres écrites de la part des autorités sanitaires locales et 8,6% ne
recevaient des informations que de la part des télévisions ou des réseaux de
télécommunications.
Discussion
5. DISCUSSION :
5.1. Élève :
LIMITES DE L’ETUDE :
Au cours de cette étude nous avons répertorié un certain nombre de difficultés à savoir :
− Difficultés d’accès aux intéressés durant les périodes de cours.
− Certaines autorités scolaires par crainte de perturber les cours nous ordonnaient
d’expliquer le contenu et l’intérêt de l’étude, de laisser les élèves le remplir au
domicile.
− Nombreux sont ceux qui ne nous ont jamais ramené les copies.
5.1.1. Age :
Les élèves étaient âgés de 13 à 23 ans avec un âge moyen de 17,30 ans et la tranche d’âge 16
– 23 ans était majoritaire avec 66,9 % des élèves enquêtés par contre [Link] dans
son étude avait trouvé la tranche d’âge de 15-19 ans comme majoritaire à 86,6% [4].
5.1.2. Sexe :
Quant au sexe, nous avions une prédominance masculine dans l’ensemble avec un taux de
66,3%. Cette prédominance masculine s’expliquait par la réalisation de l’étude dans des
écoles mixtes où les garçons sont les plus scolarisés.
5.1.3. Etablissement :
Parmi les élèves enquêtés 40,6 % venaient du lycée Askia Mohamed, 36 % de l’école Jean
Richard et 23,4 % du lycée EL Madani.
5.1.5. Infirmerie :
Il existait une infirmerie dans chacun des deux établissements secondaires (Askia Mohamed
et El Madani) et la majorité des élèves enquêtés étaient au courant de leur existence. L’école
fondamentale ne disposait pas d’infirmerie. Concernant la fonctionnalité des infirmeries seul
le lycée El Madani disposait d’une infirmerie fonctionnelle et sa fréquentation était de 31,7%
de l’ensemble des élèves du dit établissement. Cette sous fréquentation de l’infirmerie était
liée à la non régularité de l’infirmière mais aussi à l’absence de matériels adéquats pour
assurer les soins primaires.
5.1.6. Services de santé fréquentés par les élèves :
Concernant la fréquentation des structures de santé dans l’ensemble, 38,3% des élèves
enquêtés fréquentaient les CSCOM, 21,7% les hôpitaux, 19,9% les cliniques privées, 12,6%
les CSREF et enfin seulement 7,5% les infirmeries des établissements.
Le lycée El Madani qui disposait d’une infirmerie n’était fréquentée que par 31,7% de ses
élèves enquêtés. Cette sous fréquentation de l’infirmerie pouvait s’expliquer par la proximité
du CSREF de la commune IV et du CSCOM et la non régularité l’infirmière. Par rapport aux
établissements scolaires, la majorité des élèves étaient consultés au CSCOM avec un taux de
38,0% pour le lycée Askia, 41,5% pour le lycée El Madani et 36,5% pour l’école Jean
Richard. Cette augmentation de la fréquentation des CSCOM était due à leur proximité et à
leur accès facile.
Parmi les élèves fréquentant l’infirmerie de l’établissement, les insatisfactions portaient aussi
sur l’absence d’écoute à 46,1%, le mauvais accueil à 30,8% et la non disponibilité à 23,1%.
Ces résultats s’expliqueraient par l’absence de formation des agents de santé s’occupant de la
santé des élèves.
5.1.8. Attentes des élèves vis à vis des services de santé scolaire:
Les attentes des élèves par rapport aux services de santé des établissements portaient sur
l’écoute à 38,9%, la demande de construction d’infirmerie à 33,7% réclamée surtout par les
élèves de Jean Richard, la disponibilité à 16,6%, l’accueil à 8,6% et l’accessibilité à 1,7%.Les
attentes des élèves enquêtés disposant d’une infirmerie portaient également sur l’écoute à
65,9%, la disponibilité des agents à 19,5% et l’accueil à 14,6%.
Nos résultats sont comparables à ceux obtenus par MF. JARRAYA en 2004 lors d’une étude
réalisée à Sfax (Tunisie) en 2004 sur les attentes de 625 lycéens par rapport aux services de
santé scolaire dont 54% étaient insatisfaits des services de santé scolaire offerts alors que
notre étude avait enregistré 21,7% d’insatisfaction.
Les attentes des élèves de Sfax vis-à-vis des services de santé scolaire concernaient surtout la
disponibilité du médecin, la qualité du contact à savoir l’écoute (85%), le dialogue (82%), la
compréhension des vrais problèmes (82%), mais aussi la concertation (61%), l’information
(51%) en cas de problèmes de santé et la qualité de l’accueil (50%) [1].
Les différentes attentes des élèves vis-à-vis des services de santé s’expliquaient par les
différents problèmes propres à chaque établissement dans notre contexte.
L’absence d’écoute pouvait s’expliquer par la non formation des agents de santé chargés des
problèmes des adolescents qui demandent le plus souvent une formation médicale appropriée.
La demande d’infirmerie, l’accessibilité et l’indisponibilité des agents pouvaient s’expliquer
par l’inexistence ou la non dotation des établissements scolaires d’infirmerie et d’agents de
santé avec les moyens matériels nécessaires pour la prise en charge des problèmes des élèves.
5.2. Enseignants :
5.2.1. Age :
Les enseignants étaient âgés de 28 à 59 ans dont 57,1% étaient dans la tranche d’âge 28-40
ans et 42,9% dans la tranche d’âge 41-59 ans.
5.2.2. Sexe et établissement :
Sur les 35 enseignants enquêtés, 74,3% étaient de sexe masculin et 25,7% s de sexe féminin
dans l’ensemble des établissements.
Dans le lycée Askia Mohamed, 80,0% des enseignants étaient de sexe masculin contre 20,0%
de sexe féminin ; dans le lycée El Madani, nous avions aussi 75,0% de sexe masculin contre
25% de sexe féminin et dans l’école fondamentale Jean Richard, nous avions également une
prédominance masculine à 62,5% contre 37,5% de sexe féminin.
Dans tous les établissements enquêtés, nous avions une prédominance masculine et ceci
s’explique par le comportement socio-culturel de la population où les hommes occupent la
plupart des postes et à une faible scolarisation des filles malgré des efforts consentis dans ce
domaine.
3. Comportements sexuels, connaissances et attitudes des jeunes lycéens face aux IST et
VIH/SIDA dans les écoles secondaires de la commune III du district de Bamako.
Thèse méd. 2009. N°310. Mory Moussa Traoré.
4. Connaissances sanitaires des enfants scolarisés : cas des élèves de la 6ème année du
district de Bamako. Thèse méd.1999. N°57 Fatoumata Dicko.
6. Concentrer les ressources sur une santé scolaire efficace (focusing resources on
effective school health). Une approche FRESH pour réaliser l’éducation pour tous.
[Link]/new/fr/éducation.
12. Loi n°02-049/AN-RM du 22juillet 2002 portant loi d’orientation sur la santé.
13. Ministère de la Santé du Mali : Analyse documentaire sur la santé scolaire au mali.
Octobre 2000.
14. Ministère de la Santé, des personnes âgées et de la solidarité (1999). Atelier sous
régional sur la formation des réseaux (Ecoles santé) dans les pays francophones,
lusophones et hispanophones. Bamako Septembre 1999.
15. OMS (1995)= Education sanitaire et hygiène du milieu des écoles de l’Afrique de
l’ouest francophone. Rapport d’un atelier régional sur les problèmes et possibilités
d’amélioration. EIER Ouagadougou 19-21 avril 1994.
16. OMS, l’école et son rôle dans l’éducation sanitaire et la promotion de la santé en
général. Rapport d’un comité OMS d’experts sur le rôle de l’école dans l’éducation
sanitaire et la promotion de la santé en général. OMS, série de rapports techniques,
Genève 1997.
17. OMS (1998) Initiative mondiale de l’OMS pour la santé à l’école=aider les écoles à
devenir les écoles -santé (Aide mémoire n°92).
18. PRSP 2005-2009 cahier des charges 2008, 16 Santé scolaire et d’éducation à la
santé. Contexte et problématique de santé.
Comment les élèves sont-ils accueillis par l’agent de santé ? Bon [ ] Mauvais [ ]
Pas d’idée [ ]
Dans vos programmes, y a-t-il des cours centrés sur la santé, l’hygiène et la nutrition ? Oui [
] Non [ ]
Si non, comment faites- vous pour l’éducation pour la santé des élèves ?
Collaborez- vous avec une structure sanitaire pour la prise en charge de la santé de vos
élèves ? Oui [ ] Non [ ]
Quels sont les types de collaboration ?
Quelle est votre politique locale pour l’amélioration de la santé des élèves ?
Lors des journées nationales de vaccination et/ou des campagnes de déparasitage massif
recevez-vous des messages d’information de la part des autorités sanitaires de votre localité
que les élèves seront vaccinés contre telle maladie tel jour ?
Oui [ ] Non [ ]
INTRODUCTION :
La santé scolaire demeure un problème de santé publique dans les pays en de voie de
développement. Le but de cette étude était de d’identifier les pratiques ainsi que les
connaissances des élèves et enseignants vis-à-vis de la santé scolaire au sein des
établissements scolaires.
METHODES :
Nous avons mené une étude transversale, descriptive d’avril 2010 à mai 2010 en introduisant
une fiche d’enquête individuelle pour les élèves, les enseignants et personnels soignants au
niveau des établissements enquêtés. Ces fiches contenaient une série de questionnaire
touchant la santé scolaire dans sa globalité.
RESULTATS :
L’étude a révélé que les services de santé étaient insuffisants ou inexistants, l’éducation à la
santé n’était pratiquée que par une minorité car 91,4% des enseignants n’avaient pas été
formés et que 45,7% des enseignants ignoraient leur responsabilité dans une politique de santé
scolaire.
CONCLUSION :
Au terme de cette étude nous pouvons conclure que la santé scolaire n’était pas bien connue
au niveau des établissements scolaires tant par les élèves que par les enseignants et cela est
due à l’absence d’une bonne politique de santé scolaire.
MOTS CLES :
Santé scolaire_ Enseignants_ Elèves_ Etablissement scolaire.
FICHE SIGNALETIQUE
INTRODUCTION:
School health remains a public health problem in developing countries of the developing
world. The purpose of this study was to identify practices and knowledge of students and
teachers to the school health in schools.
METHODS:
We conducted a cross-sectional, descriptive of April 2010 to May 2010 by introducing a
separate survey form for students, teachers and health workers at the establishments surveyed.
These sheets contain a series of questionnaires related to health education as a whole.
RESULTS:
The study found that health services were inadequate or nonexistent, the health education was
practiced by a minority because 91.4% of teachers were not trained and that 45.7% of teachers
unaware of their responsibility in a school health policy.
CONCLUSION:
After this study we can conclude that school health was not well known at school as the
students by teachers and this is due to the lack of proper school health policy.
KEYWORDS: