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DS4bis C

Le document présente un corrigé d'un devoir sur l'électromagnétisme, abordant la réalisation d'un champ magnétique uniforme et les propriétés des champs créés par des bobines d'Helmholtz. Il inclut des calculs sur les champs magnétiques, la puissance dissipée par effet Joule, et des applications numériques concernant les caractéristiques d'une boussole et le principe du moteur synchrone. Les résultats montrent que la composante radiale du champ magnétique est négligeable par rapport à la composante longitudinale.

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MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

Corrigé du DS n°4 bis Centrale - Mines

1 À propos de champs magnétiques. D’après Mines Ponts PSI


2016 et MP 2019
Partie I − Réalisation d’un champ magnétique uniforme

1. Voir le cours

2. Le plan (M, →

er , →

ez ) est un plan d’antisymétrie des courants, donc un plan de symétrie de


B contenant M . Le champ magnétique en M appartient donc à ce plan de symétrie ce
qui implique Bθ = 0.
De plus, il y a invariance de la distribution de courant par toute rotation aurour de Oz,
ce qui entraîne que les fonctions Bhr et Bhz ne dépendent pas de l’angle θ.
Enfin, le plan (Oxy)⊥Oz est un plan de symétrie des courants, donc un plan d’antisy-


métrie de B . Si M (r, θ, z) et M 0 (r, θ, −z) sont deux points symétriques par rapport à ce
plan, alors :
−→ −→
Bh (M 0 ) = − symOxy Bh (M )
d’où :
Brh (r, −z) →

er + Bhz (r, −z) →

ez = − [ Brh (r, z) →

er − Bhz (r, z) →

ez ]

Il en résulte que (projection sur →



ez ) Bhz (r, −z) = Bhz (r, z). La fonction Bhz (r, z) est
bien paire par rapport à la coordonnée z.
On montre qu’en un point M situé sur l’axe Oz, à l’abscisse z, le champ magnétique


Bh (z) créé par les bobines d’Helmholtz s’écrit :
(ñ ã ô−3/2 ñ ã ô−3/2 )

→ −→ 1 2 1 2
Å Å
z z
Bh (z) = N B0 1+ − + 1+ +
R 2 R 2

3. Le champ magnétique créé par un fil infini parcouru par un courant I est donné par

− 0I →
− −

(théorème d’Ampère) : B = µ2πr eθ . Par analogie dimensionnelle, la quantité B0 = kB0 k
est donc donnée par :
µ0 I
B0 =
2R

4. On pose X = z/R. Les termes en X et en X 3 se compensent et il ne reste dans le


développement limité que :


→ 8 288 z 4
ï ò
Bh (z) = N B0 √ 2− →

ez
5 5 125 R4

(Sur l’axe (Oz), le champ magnétique est bien sûr colinéaire à →−


ez car si M est sur cet axe,

− →

le plan (M, eθ , ez ) est un autre plan d’antisymétrie des courants de sorte que Brh = 0).
En O, z = 0 et on a donc :
8
Bh (z = 0) = N B0 √ × 2
5 5

1
MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

Il s’ensuit que la variation relative du Bh (z) au voisinage de z = 0 s’écrit :

Bh (z) − Bh (0) 144 z 4


= < 2/100
Bh (0) 125 R4
ce qui implique :
125
Å ã1/4
AN
|z| < R = 5,4 cm
72 × 100
Il s’agit donc d’une zone relativement étendue de part et d’autre de O.
16
On calcule Bh (z = 0) = N B0 √ = 1,2 mT
5 5
5. Il y a N tours de fil par bobine donc 2N tours de fil au total. La longueur totale de fil
est donc 2N × 2πR = 94 m et la résistance totale du fil est donc :

2N × 2πR
Rtot = = 0,39 Ω
γ a2

On en déduit que la puissance dissipée par effet Joule dans les deux bobines s’écrit :

PJ = Rtot I 2 ≈ 6 W

6. Manifestement b0 (z) = Bh (z) (valeur sur l’axe Oz) et c0 (z) = 0 puisque la composante


radiale de Bh s’annule sur l’axe.


En utilisant div Bh = 0 on obtient :

1 ∂(r2 c1 (z) + r3 c2 (z) + ...) ∂(Bh + rb1 (z) + r2 b2 (z) + ...)


+ =0
r ∂r ∂z
donc, en regroupant les termes en puissances de r, il vient :
dBh db1
Å ã
2c1 (z) + +r + 3c2 (z) + ... = 0
dz dz
expression dans laquelle le +... représente des sommes de termes faisant intervenir des
puissance de r supérieures ou égales à 2. Cette équation devant être vérifiée pour tout r (à
condition bien sûr que r soit suffisamment petit), on en tire les deux équations ci-dessous :
1 dBh db1
c1 (z) = − (z) et + 3 c2 (z) = 0 (1)
2 dz dz

−→ −→ → −
De même, en utilisant rot Bh = 0 , équation de Maxwell-Ampère valable dans une région

− →

de l’espace située en dehors des courants ( j = 0 ), on obtient en projetant l’équation
sur →

eθ :

∂Bhr ∂Bhz ∂(rc1 (z) + r2 c2 (z) + ...) ∂(Bh (z) + rb1 (z) + r2 b2 (z) + ...)
− = 0 ⇐⇒ − =0
∂z ∂r ∂z ∂r
d’où, en regroupant à nouveau les termes par puissance croissante de r, et en négligeant
les termes de degré supérieur ou égal à 2 en r, on aboutit à :
dc1
Å ã
−b1 (z) + r (z) − 2b2 (z) + ... = 0
dz

2
MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

Cette équation étant à nouveau valable pour tout r, il en résulte que :


1 dc1
b1 (z) = 0 et b2 (z) = (z) (2)
2 dz
Finalement, les équations (1) et (2) conduisent aux résultats suivants :

1 dBh 1 dc1 1 d2 Bh
b1 (z) = 0 ; c1 (z) = − (z) ; b2 (z) = (z) = − (z) et c2 (z) = 0
2 dz 2 dz 4 dz 2

7. Applications numériques. Les résultats de la question précédente conduisent à écrire que :

r dBh r 2 d 2 Bh µ0 N I 8 288 z 4
ï ò
Brh (r, z) = − (z) − (z) avec Bh (z) = √ 2−
2 dz 4 dz 2 2R 5 5 125 R4
Il s’ensuit que :
• Brh (r, 0) = 0. On retrouve bien que la composante radiale est nulle en O (en effet,
d’après Q.2, Brh (r, z) est impaire par rapport à z).
• En z = 1 cm, on calcule tout d’abord la valeur numérique du terme du premier ordre
en r :
(1) r dBh r µ0 N I 8 288 × 4 z 3
Bhr (r, z) = − (z) = √
2 dz 2 2R 5 5 125 R4
(1)
Pour r = z = 1cm, on trouve Bhr = 5,5× 10−5 mT.
On calcule ensuite la composante du second ordre en r :

(2) r2 d2 Bh r2 µ0 N I 8 288 × 4 × 3 z 2 3 r (1)


Bhr (r, z) = − (z) = √ = B (r, z)
4 dz 2 4 2R 5 5 125 R 4 2 z hr
(1)
qui pour r = z = 1cm est légèrement plus élevée que Bhr (r, z). Numériquement on
(2)
obtient : Bhr (r, z) = 8,25×10−5 mT. Finalement, en ajoutant les deux termes, on
obtient :
Bhr (r, z) ≈ 1,4 × 10−4 mT  1,2 mT



On peut donc conclure que la composante radiale de B est nulle ou bien négligeable
devant la composant longitudinale Bhz . Autour du point O, le champ magnétique est
donc quasiment dirigé selon →

ez en tout point.

Partie II − Mesure des caractéristiques d’une boussole




8. C’est lorsque le moment magnétique → −
m est colinéaire au champ magnétique B (O) et de
même sens. →−
m est donc dirigé selon +→
−ez (en supposant I > 0).
9. On a le schéma suivant :


m
θ
Ox • z


Bh (O)

3
MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

On a :

− →
− 16
m = m (cos θ →

ez − sin θ →

ey ) donc Γ = − m N B0 √ sin θ →

ex
5 5
Le théorème du moment cinétique (TMC) appliqué à la boussole donne alors, dans la
limite des petits mouvements où sin θ ≈ θ :
16 16 m N B0
J θ̈ = − m N B0 √ θ donc θ̈ + √ θ=0
5 5 5 5J
Il s’agit d’un oscillateur harmonique de période propre :

5 5J
τosc = 2π
16 mN B0

10. On sait que [m] = A.m2 et J = kg.m2 . On en déduit que [κ] = A.kg−1 . On a d’autre
part :

4π 2 5 5 AN
κ= 2 = 3,6 × 105 A.kg−1
τosc 16N B0

Partie III. − Principe du moteur synchrone

11. Si on remarque que :


 π 1 1
cos ω0 t ± = cos(ω0 t) √ ∓ sin(ω0 t) √
4 2 2
on obtient :

− B2 
k B (O, t)k2 = 0 (cos(ω0 t) + sin(ω0 t))2 + (cos(ω0 t) − sin(ω0 t))2 = B02

2


et, en notant ϕ(t) l’angle que fait le vecteur B (O, t) avec →

ey à l’instant t, on a :
π
ϕ(t) = ω0 t +
4
On peut donc écrire plus simplement :


B (O, t) = B0 [ sin (ϕ) →

ez + cos (ϕ) →

ey ]


Ainsi le vecteur B (O, t) est un vecteur tournant dans le sens trigonométrique, avec la
vitesse angulaire ω0 . Sa norme reste constante au cours de la rotation.


B (O, t) peut être généré à partir de 2 bobines d’axes respectifs →

e z et →

e y , et alimentées
par des courants sinusoïdaux déphasés de 2 .
π

12. a) À l’instant t on a :

− π π
m = m cos ωt + − α →−
ey + m sin ωt + − α →−
   
ez
4 4
On calcule produit vectoriel avec le champ magnétique tournant dont l’expression
est donnée à la question 6. et on utilise le formulaire donné en début d’énoncé pour
trouver ;

− mB0 h  π 
Γ (t) = cos ( (ω + ω0 )t − α) + cos (ω − ω0 )t + − α
2 i2
π
− sin (ω + ω0 )t + − α − sin ( (ω − ω0 )t − α) → −

ex
2

4
MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

b) Si ω 6= ω0 les valeurs moyennes de tous les cos et sin sont nulle. La seule possibilité
pour qu’elles ne soient pas nulles est ω = ω0 . Les valeurs moyennes des termes en
cos( (ω + ω0 )t + ...) et sin( (ω + ω0 )t + ...) restant nulles, il ne reste alors que :



ω = ω0 et h Γ i = mB0 sin α →

ex


− −
c) On veut que h Γ i.→
ex > 0 et il s’ensuit que sin α > 0, ce qui impose α ∈]0, π[
13. a) Le schéma est donné ci-dessous :

− −
h Γ i.→
ex

mB0

mB0 • •
2

α
0 α1 π/2 α2 π

Si on applique le théorème du moment cinétique à la boussole, sachant que ω =


Cste, on obtient (en désignant par J le moment d’inertie de la boussole par rapport
à l’axe de rotation Ox) :


− − mB0 1
J ω̇ = 0 = h Γ i.→
ex − d’où sin α =
2 2
ce qui donne les deux solutions α1 = π/6 et α2 = π − π/6 = 5π/6.
b) Provisoirement on a donc ω < ω0 puisque la boussole est ralentie, donc la boussole
va "prendre du retard" par rapport au champ tournant, et α va donc légèrement
augmenter.
— Si le point de fonctionnement était situé en α1 , d’après la figure, le fait qu’α
augmente va conduire à une augmentation du couple moteur Γ, de sorte que la
boussole va "rattraper son retard".
— Si le point de fonctionnement était situé en α2 , d’après la figure, le fait qu’α
augmente va conduire à une diminution du couple moteur Γ, de sorte que la
boussole va "prendre encore davantage de retard" et va se désynchroniser avec
le champ magnétique. La boussole va rapidement s’arrêter de tourner dans ce
cas.
Finalement, seul α1 est donc une position de fonctionnement moteur stable.

Partie III − Pôles géographiques et magnétiques

14. C’est parce que le moment magnétique de la boussole s’aligne sur la composante horizon-
tale du champ magnétique local qui est dirigé vers le nord magnétique. Cet équilibre est


stable si →

m est dans le même sens que B

5
MP1&2 Janson de Sailly Corrigé du DS n°4bis Électromagnétisme

15. On utilise la formule donnée par l’énoncé pour obtenir :



→ →

M = M0 →

ez = M0 cos θ →

er − M0 sin θ →

eθ et R = RT →

er

ce qui conduit à :

− − − →→ − −
→−

− − µ0 3( R .→
er )(M . R ) − RT2 (M .→
er ) µ0 M0 2 cos θ
Br = B .→
er = =
4π RT5 4π RT3

− − − →→ − −
→−

− →− µ0 3( R .→
eθ )(M . R ) − RT2 (M .→
eθ ) µ0 M0 sin θ
Bθ = B . eθ = =
4π RT5 4π RT3

− →
et Bϕ = B .−
eϕ = 0. On retrouve donc la formule du cours :


− µ0 M 0
B (P ) = (2 cos θ →

er + sin θ →

eθ )
4π RT3

16. Les lignes de champ magnétique étant dirigées du Sud vers le Nord, on a (en se souvenant
de l’allure des ligne de champ d’un dipôle données dans le cours) : M0 < 0. Pour s’en


convaincre, on peut aussi regarder la direction et le sens de B à l’équateur, c’est à dire
pour θ = π/2 :
−→ µ 0 M0 →
− µ0 M 0 →−
BE = eθ (θ = π/2) = − ez
4π RT3 4π RT3
Or ce champ doit être dirigé vers le nord, ce qui impose M0 < 0. On en déduit que :

µ0 |M0 | 4πRT3 BE AN
BE = d’où M0 = − = − 7,9 × 1024 A.m2
4πRT3 µ0

• Au pôle magnétique nord, θ = 0 et :

2µ0 |M0 |
|BN | = = 2BE = 6,0 × 10−5 T
4πRT3

• Au pôle magnétique sud, θ = π et l’intensité du champ magnétique est la même (en


valeur absolue) :
2µ0 |M0 |
|BS | = = 2BE = 6,0 × 10−5 T
4πRT 3

17. On fait un schéma pour l’hémisphère nord, localement au voisinage du sol. On a donc
θ ∈ ]0 π/2[, donc cos θ > 0 et sin θ > 0. Cependant nous avons M0 < 0, ce qui conduit au
schéma ci-dessous :


er
Nord Sud


e→ →


N
D


B
Sol

6
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On voit donc que D < 0 dans l’hémisphère nord. On a de plus :

Br 2 cos θ 2 cos(π/2 − λ)
tan(D) = − =− =− = −2 tan λ
Bθ sin θ sin(π/2 − λ)

D (en °)
pôle sud
90

75

60

45

30

15

−15

−30

−45

−60

−75
pôle nord
−90 λ (en °)
−90 −75 −60 −45 −30 −15 0 15 30 45 60 75 90

À proximité des pôles, la composante horizontale devient très faible devant la compo-
sante verticale et la stabilité de la direction n’est plus assurée par fluctuation du champ
horizontal très sensible eu égard à la faiblesse de sa valeur. Si le soleil est visible, on peut
déterminer avec une boussole si on est dans l’hémisphère nord (en particulier aux lati-
tudes grandes et moyennes : le soleil est du côté sud alors que c’est l’inverse dans l’autre
hémisphère).

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