Mathématiques pour la Physique : Convolutions et Transformées
Mathématiques pour la Physique : Convolutions et Transformées
Analyse S3
•· ·:•·.- . ..
Transformée de Fourier
Transformée de Laplace
2016/2017
Pr o: EL KAHLAOUI
Chapitre
2 .1 Définition
Définition 2:1.1 On appelle produit de convol.ution d'une fonction f par une fonction
g, la fonction j * g définie, si elle existe, -pour t E IR par
U (t) = { _o si t 0 ~
1 si t > O.
Exemple 2.1.2 Le produit de convolution exp* exp n)existe pas car, pour t E m, on
a
+00 e é- dB = 1+00
(exp*exp) (t)
1
= _
00
0 8
_ éd0 = +oo.
00
2.2 Propriétés
')
ù
4 CHAPITRE 2. CONVOLUTION DES FONCTIONS
Proposition 2.2.5 Soient f et g E L 1 . Sig est dérivable sur IR telle qu'il existe une
constante A[ >0 ~Jérifi~nt lg' s; M sur
1 IR,, alors f * g est dérivable sur IR, et on a
Proposition 2.2.6 Soient f et g deux fonctions paires définies sur IR. Si f *g existe
sur IR,, alors la fonction f * g est paire .
. Remarqul? 2.2.3 Le produit de convolution, s'il existe, de deux fonctions impaires est
~ - .pov~\JL • ;g_ pI\U:WJ- J I (.t,.','\.Q. f'(UA.Q, Zl: -R <ru.k. ~ poJ✓-S... (:_ ( Q.~\- J.,j-1\'~
2.2. PROPRIÉTÉS 5
Définition 2.2.1 Le support d'une fonction f réelle de la ~iar-iable réelle, noté supp(f)
est le complémenaire du plus grand ouvert sur lequel f est nulle. s,,pp
.
·l -: : ec..
. \...
':) è ~:. ;,-, :ylcvvd :";wu.;,: 'v l .
U : IR --+ IR
l si x?O
U(x) ~{ 0 si x<O
A
g : IR ---+ IR
-1:::,; X$ 1
X ;-+ . g(x) = { XÜ2 si
si !xi> 1.
alors supp(g) = [-1,1].
3. Pour la fonction
k :IR--+ IR
x --+ k(x) = x2,
supp(k) =R
Proposition 2.2. 7 Soient À un scalaire non nul, f et g deux fonctions définies sur IR
et à valeurs dans IR. Nous avons les propriétés suivantes
- supp(Af) . supp(f).
- sup(J x g) == supp(J) n supp(g).
- supp(J + g) C supp(f) U supp(g).
Alors, on a
supp (f * g) c [-2fr, 2a) .
2. 3 Exercices
Dans tous les exercices ci-dëssous, U désignera. la fonction d ;Heaviside défiuie sur JR
. par
X 2:'. Ü
U(x) ={ 01 si
si X< O.
Exercice 2.3.1 Soit f la fonctions réelle de la variable réelle d~fi,nie sur 1R par
X si O<x<l
f(x) . { 0 si x E] - oo, OJ U [l, +oo[.
Définir la fonction U * f.
· Exercice
.
.
2.3.3 Soient a>
. 0, f et g les fonctions définies pour tout t E JR par
.
Exercice 2.3.4 Soient f et g deux jonctions localement intégrables. Montrer que, pour
tout X E fil, on a
(Uf*Ug) (x) =U(x) lx f(t)g(x-t)dt.
•
Chapitre
Trar1sformatio11 de Fourier
+oo
:F (f) (t) =
l
-oo e-i2r.tx f(x) dx.
Exemple .3 .1.1 Soit la fonction porte II, définie sur IR, par
si XE f_!2 1
!1·2
. Il (x) - { : 1 1
si X (jt -
2, 2 .
9
10 CHAPITRE 3. TRANSFORNIATION DE FOURIER
. F(f)(t) = .F(f)(-t).
Dn v9it que dans le cas où f est à valeurs réelles, alors le conjugué de sa transformée .·
· de Fourier coïncide avec sa transformée de Fourier réciproque.
Proposition 3.1.1 Soient f et g E L1. Les fonctions f F(g ), F(J)g sont dans L1 et
1-:
,.
00
f(u):F(g) (u) du= 1: 00
F(j)(x)g(x) dx.
3.2 Propriétés
F(f)(t) = 2 Jo
r+= f(x) cos(21ït:r.:)dx..
En exercice, établir un résultat similaire dans le cas où la fonction f est impaire.
P3 : Si a E IR, alors
• Vt E IR, F(f(x - a))(t) = e- 2 i1rat F(f(x))(t);
• Vt E IR, :F(e 2i1ra~'f(x)) (t) =F(f(x))(t-a).
P4 : Si a E IR~, aloi;s
P5: Soit n E IN". Si, pour tout k E {1, ... , n}, la fonction
· P6 : Soit n E W. Bi, pour tout k E {0, 1, ... , n}, ia fonction j(k) est continue et
intégrable, alors
.
où J,,. est-la.symétrisée de f défil'iie, pour tout x E IR, par f,,.(x) = f(-x).
P9 : Formule de réciprocité de Fourier
12 CHAPITRE 3. TRANSFOMfATION DE FOUfilER
Remarquons que si de plus f est continue, les égalités du théorème 2.2.1 sont
vérifiér.s partout daus IR. La proposition suivante est une consèquence immédiate
du théorème 2.2.1.
Proposition 3.2.1 (a) Soit f E L1. Si F(.f) = 0, alors
f =0 p.p,
3 .3 Exercices
1
1 si itl ::; 2
II(t) =
. 1
0 si it! > 2'
sin 7rX
Sachant que la transform.ie de Fourier de la fonction x f--t - - est la fonction porte
1fX
, . l ,/ , d D d l j . -( cos ?rX).
• IT , d eterm:mer a transJormee e J.·ouner e a onction x
.
f----4. 1
11' x--
2
~: :
x E [0, l]
A (x )' = ·{ :: X E [-1,0]
•.. 0 sz x E] - oo, -l[U]l, +oo[
x--+ U(x)e-=.
- ·. { !sin(1rx)! si !xi:$ 1
f(x) =
. 0 si !xi > 1.
(a) Vérifier que pour tout x E IR, on, a f(x) = g(x) sin (11'x).
(b) En déduire la transformée de Fourier de f.
si
si
lxl > ! .
l2 <lx!<:!
-
!xi<½
- 2
Transformation de Laplace
4.1 Généralités
4.1.1 Introduction
4. 1.2 Définition
Soit une fonction f : 1R --+ IR, ou (/} supposée nulle sur lR:; et localement intégrable
sur [O, +oo[.
F(p) = { e-ptf(t)dt.
J [o,+oo[ •
On écrit F0J) = [, [!] (p) ou encore F(p) C f(t ) et on dit que Fest l'image de f.
15
16 · CHAPITRE 4. TRANSFORMATION DE LAPLACE
fn(t ) = U(t)in
C, [fol (p) = r
J[o,+oo{
fo(t)e-ptdt
_[e~;J: 00
1
t:, [U] .(p) = p-.
Pour tout n ~ 0, posons In(P) = 1+= e-pt fn(t)dt. Pour tout n ~ 1 et 'Re(p) > 0,
a1:1'orçons une intégration par parfies. Nous_ avons
ni
C, [fn] (p) = pn~l ·
4.2 Existence
Proposition 4.2.1 i) Supposons qu'il existe z E ([J tel que L [f] (z) e.'"liste. Alors
,C [f} (p) existe pour tout nombre complexe p tel que R.e(p) > R-e(z).
ii) L'ensemble E = {R.e(z)/ L fj] (z) existe} a l"'ime des formes suivantes
+oo si E = 0, •
a, = { -oo si E = IR,, .
a si E =]0:., +oo[ ou (a, +oo(.
Exemple 4.2.1 1. On sait que pour p E ([; tel que R.e(p) > 0, on a
L [Ul (p)
-
= !.
p
f(t) = eatu(t).
S2 p E ([) est tel que 'R..e(p) > Re(a), !),lors
L: [f] (p) =
e(a-p)tl +oc
[
a-p
0
Remarque 4.2.1 . Dans la transjo'T'11),ation de Laplace1 le nombre a:1 joue un rôle ana-
logue à celui du rayon de convergence d'une série entière. La droite verticale du plan
complexe Re(p) = a1 le partage en deux demi-plans Pi et P2 tels que
et
P2 = {p E C/ F(p) n'existe pas si 'Re(p) <of}
où F est la transformée de Laplace de f. Lorsque 'Re(p) = °'f, la conclusion n'est pas
immédiate et une étude complémentaire est nécessaire.
Définition 4.2.2 On dit que la Jonction f est d'ordre exponentiel (ai) si et seulerr;,ent
si
:31\1 > 0, :lto > 0/Vt > to : !J(t)! :s; Me 0
t.
au voisinage de +oo.
· Remarque 4.2.2 La plupart des fonctions utilisées dans la pratique sont d 1ordre ex-
ponentiel (a) où a est à préciser.
.
Proposition 4.2.3 Si f est d'ordre exponentiel (a) 1 alors a
i'abscisse de convergence de f
~
a 1 où Œf représente
et sa transformée dé Laplace p r-t F(p) existe pour tout
p tel que ne(y) > a.
Théorème 4.2.1 Soit f une Jonction localement intégrable et admettant une trans-
formée de Laplace d'abscisse de corwergence a f. Alors la fonction .C [J] est holomorphe
dans le demi-plan
{p E ([}j 'Re(p) > O'.f}
et on a
(L [!])' (p) = L [(-t)J(t)] (p).
4.2. EXISTENCE 19
Remarque 4.2.3 Pour tout m > 0, on peut facilement déduire du théorème 3.2.1
l'expression de la dérivée d 'ordre m de la, transformée de Laplace. En effet pour tout
complexe p de partie réelle strictement supérieure à af , on a.
Une répon~e partielle à cette question est donnée par le théorème ci-dessous
· Notons que pour n'importe quelle fonction F, on ne peut pas toujours trouver une
fonction f telle que J:, [f] = F. Cependant si celle-ci existe, elle est unique.
b. = {z E ([)j Re(z) = a}
peut se faire par la méthode des résidus.
2. La fonction F étant holomorphe dans le demi-plan Re(p) > a 1 , tous les points
singuliers de la Jonction p ~ ePt F(y) sont situés à gauche de la droite b..
Définition 4.2.3 Si F est la transformée de Laplace de- f , on dit que f esHa trans-
formée de Laplace inverse de F et on écrit f (t) = .c- 1 [F}. On dit aussi que la Jonction
f est ['original de la fonction F.
--·--- -
4.3 Propriétés
Sauf mentîou c:ontrairc, tout,p_c; les fonctions considérées dans cet.te section sont sup-
posées localement intégrables.
• e-pa
L [U(t - a)) (p) = -.
p
4.4. APPLICATIONS 21
Propriété 4.3.4 Considérons une fonction f périodique de période T > 0 et m.ûle sur
] - oo> ü[. Pour tout complexe p de partie réelle strictement positive, on a
.
1 T
e-pt J(t)dt
4.4 Applications
y(O) = 1. (4.3)
1
pY(p) -y(O) + 3Y(p) =. -p+ .
2
1
(p+ 3)Y(p) =- +1
p+ 2
1
Y(p) = - ? .
p+-
Finalement
4.6 Exercices
est
p2 -1
p )-t (p2 + 1)2'
F( ) - 3p
p - p2 + 6p+ 8
Exemple 1.1.1 Uxy - u = 0 est une PDE linéaire de secon~ ordre homogène.
2
CHAPITRE I EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
Uxy - Uyy - 2u = x 2 est une PDE linéaire de second ordre non homogène.
uuxyy - (Uyy) 2 - ev. = 0 est une PDE non-linéaire de troisème ordre homogène.
•- On va noter
J(c) = lim f(x) et f(c+)
:z: ➔ c-
= lim f (x).
:z: ➔ c+
Définition I.2.1 Une fonction f est continue par morceaux sur l'intervalle [a, b] si :
1. f est définie et continue sur (a, b) sauf en. un nonfbre fini de points de (a, b) où la limite
à droite et à gauche en ces points
• 2. J(a+) et f(b-) existent.
~(f(x-f+ J(x-)) = ao + f(
n=l
ancos(n~x) + bnsin(n~x)).
0. EL KAHLA0Ul 3
CHAPITRE I EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
ao = Ll 1L - ·L f(x)dx.
A
·
an= L ·
1 {L f(x)cos(y)dx,
n 1rx
bn= L
11L · .. n1rx
-Lf(x)sin(y)dx.
-L
Remarque I.2.3 Les intégrales ci-dessus sont calculées sur n'importe quel intervalle de
longueur 2L
00
J (x) = L (bnsin(n;x )) . .
n=l
avec
bn =L
21L O
.
f (x)sin(-y:)dx.
mrx
a0
f(x ) = 2 +~
L (
ancos( Lmrx)) .
= l
avec
2 {L n1rx
an = L Jo f (x )cos(-y;- )dx.
0. EL K AHLAOUI 4
CHAPITRE I EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
Dans cette section, nous donnons les solutions des 4 systèmes particuliers de SL suivants
que nous utiliserons dans la résolution de certaines EDP. ·
{ X"+ >..X = O
(SLi ) X(O) = X (L) = O (conditions aux limites )
{ X"+ >.X 0
(SLz) X'(O) = X'(L) - 0 (conditions aux limites)
{ X""+>.X - O
(SL 3 ) X(O) = X'(L) - O (conditions aux limites)
{ X"+ll - O
(SL 4 ) X'(O) = X(L) - O (conditions aux limites)
C'est la même équation différentielle avec de~ conditions aux limites différentes.
.
Théorème I.3.1 Soit f(x) une fonction définie sur l'intervalle [O, LJ. Sif etf' sont continues
par morceaux sur [ü, LJ, alors f (x) peut être développée en termes de fonctions propres de
chacun de ces SL systèmes except pour la ligne 2. ·
Pour tout x tel ff_Ue f continue en x, on a
f(x) = f
n=l
c.iX,.(x). avec Cn = 11L J(x)Xn(x)dx.
Etc' est valide pour O < x < L. Dans le cas de la ligne 2 ; la série commence en n = O.
0. EL KAHLAOUI 5
CHAPITRE I EQUATIONS AU X DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈ RES
=· L21L f ()
00
n1rx)
. =
! (X) c
. ..E.
2 + ) , Cn cos,(L
.c_.; . avec c.,, O
x cos r, L
nnx) d
x.
n= l
La "séparation des variables" consiste à chercher la fonction inconnue sous forme d' un
produit de fonctions de chacune des variables, ce qui nous ramène à des équations différen-
tielles ordinaires.
Nous allons illustrer cette idée sur deux exemples.
L.u- >. 2 ~: = O.
Dans le cas particulier d'un milieu à une seule coordonnée, càd d'une tige rectiligne, l'équa-
tion se réduit à
éJu
{}t
= k.fJô:z:2-u
2
•
)
0< X < L '· t > 0 . (1)
{ u(O, t) = 0, t > 0
u(L, t) = 0 , t > 0
(température zéro à gauche.)
(temperature zéro à droite .)
u (x, O) = f(x ) ; 0 < x < L
(2)
(3)
(distributioninitialedetempérawre). (4)
L'idée de la séparation des variables est de supposer que la solution est de la forme
0 . EL K AHLAOUI 6
CHAPITRE I EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
X"'(x) + >.X(x) =0
X(O) = 0
X(L) =O
C'est la ligne 1 du tableau, les valeurs propres sont
r/.1f]2 ·
·. Àn = [L · , n = l, 2, ...
n= 1, 2, ...
Donc
0. EL KAHLAOUI 7
CHAPITRE l EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
• 11.n(x, t) = x,.°(x)Tn(t) = e- k[nr"'J2 tsin ["Zt ] . sont solutions de (1) satisfaisant (2) and
(3).Puisque la PDE est linéaire, la combinaison linéaire de toutes les solutions un(x, t)
est aussi une solution
u(x,t ) = '"'
00
L-tbne- 1-[n"~]
· --:r:- t sin
2
[nrr.T]
L .
n=l
Nous aurons à prouver que la série infinie converge, et qu'elJe vérifie les conditions
pourqu'elle soit continue et dérivable terme à terme.
• Pour trouver bn, on doit utiliser la condition initiale
- u (x, 0) = f(x).
00
I:>nsin [nnx]
L . = f(x ).
n=1
C'est l'équation des cordes vibrantes : une corde AB de longueur L, fixée en ses extrémités
.
A et B, peut subir des vibrations régies par l'équation
a2,y2 i a2y2
----=Ü
8x 2 a2 8t2
où y(x, t) représente à l'instant t l'élongation par rapport à la droite AB du point M d'abs-
cisse x de la corde.
L'équation des ondes généralise 1' équation des cordes vibrantes
i a2y2
D.y---=0
a2 éJt2
Ellé régit; en particulier, les mouvements d'un gaz compressible au voisinage d' une
position d'équilibre, p étant le potentiel des vitesses.
0. EL KAHLAOUI 8
EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
82
-1L
fü2
2
= c2 If'éJx2
~
0 < x < L , t ;> 0
·y-
0, EL KAHLAOUI 9
CHAPITRE I EQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES PARTICULIÈRES
1.5 Exercices
Exercice 2) Soit
X2 Ü <X< 1
j(x) = {. 2 1 <X$ 2
est une fonction définie sur [O, 2). Dessiner sur l'intervalle [-6, 8] le graphe de la série de
Fourier de cosinus de f, la série de Fourier de sinus de Jet la série de Fourier complète de
f. (Ne pas calculer de coefficients).
. e2,,;2
Eft2 = C2&2y2
ax 2 Ü < X < L, t > 0
y(O, t) = 0, t > 0
y(L, t) = 0, t > 0 conditions aux limites
y(x, 0) = x(L - x), 0 < x < L
Yt(x, 0) = 0, 0 < x < L conditions initiales
0. EL KAHLAOUI 10