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Math 1 MP2025 Cor

Le document traite des inégalités de Khintchine, de Hölder et de Cauchy-Schwarz dans le contexte des variables aléatoires. Il présente des démonstrations mathématiques et des applications de ces inégalités, notamment pour des variables aléatoires indépendantes suivant la loi de Rademacher. Des résultats sur les intégrales et les espérances sont également discutés, illustrant la convergence et les propriétés des fonctions associées.

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Le document traite des inégalités de Khintchine, de Hölder et de Cauchy-Schwarz dans le contexte des variables aléatoires. Il présente des démonstrations mathématiques et des applications de ces inégalités, notamment pour des variables aléatoires indépendantes suivant la loi de Rademacher. Des résultats sur les intégrales et les espérances sont également discutés, illustrant la convergence et les propriétés des fonctions associées.

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Concours commun Mines et Ponts 2025

CORRIGÉ DE MATHÉMATIQUES MP - MPI


[email protected] 1

Inégalités de Khintchine

Inégalité de Hölder
1 1
+ = 1. Soient X, Y ∈ L0 (Ω) que l’on suppose toutes les deux positives.
 
Soient p, q ∈ 1, +∞ tels que
p q
1 . Inégalité de Young.
Si x = 0 ou y = 0, l’inégalité est triviale.
Supposons x > 0 et y > 0.
−1
La fonction ln : R∗+ → R est concave ( car sa dérivée seconde est x 7→ 2 < 0 ). L’inégalité de concavité donne ,
x
1  
pour tous a, b > 0 et λ = ∈ 0, 1 ,
p
  
ln λa + (1 − λ)b ≥ λ ln a + (1 − λ) ln b

donc
a b 1  1 
ln + ≥ ln a + ln b
p q p q
1  1  1 1
comme ln a + ln b = ln a p b q alors
p q
a b 1 1
+ ≥ ap bq .
p q
Cette inégalité appliquée à : a = xp et b = y q s’écrit

xp y q
+ ≥ xy
p q

xp y q
Ainsi ∀x, y ∈ R+ , xy ≤ + .
p q

2 . Inégalité de Hölder pour les variables aléatoires :

• Soient X, Y ∈ L0 (Ω) positives.


Si E X p = 0, comme X p ≥ 0, alors X p = 0 presque sûrement (p.s.), donc X = 0 p.s. Alors XY = 0 p.s., et


E XY = 0. L’inégalité est donc vérifiée. De même si E Y q = 0.


 

1. Mes corrigés sont ici https://tinyurl.com/4up84xze 23-04-2025

1
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1/p 1/q
• Supposons kXkp = E X p = 1 et kY kq = E Y q = 1.
D’après Q1, pour tout ω ∈ Ω, on a

X(ω)p Y (ω)q
X(ω)Y (ω) ≤ +
p q

ce qu’on peut écrire


Xp Y q
X Y ≤ +
p q
L’espérance est une application linéaire et croissante , donc :

1  1 1 1
E X p + E Y q = + = 1.
 
E XY ≤
p q p q

Comme kXkp = 1 et kY kq = 1, on a bien E XY ≤ kXkp kY kq .
p  q 
• Si kXkp > 0 et kY kq > 0 , posons X 0 = X
kXkp et Y 0 = Y
kY kq . On a E X 0 = 1 et E Y 0 = 1. D’après le
X 0Y 0 X0 0

cas précédent on a E ≤ 1. Substituons et Y par leurs expressions :

X Y 1
 

E = E XY ≤ 1
kXkp kY kq kXkp kY kq

1/p 1/q
donc E XY ≤ kXkp kY kq = E X p E Yq


3 . Si p = q = 2,

• On a alors 1/p + 1/q = 1/2 + 1/2 = 1. Les conditions sont vérifiées. L’inégalité de Hölder devient :
1/2 1/2
E XY ≤ E X 2 E Y2

.

C’est l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour l’espérance.


• Preuve directe :
 2  2
Considérons le polynôme en t ∈ R : P t = E X − tY . Puisque X − tY ≥ 0, son espérance est positive
 
ou nulle : P t ≥ 0 pour tout t. Développons P t :

P t = E X 2 − 2tXY + t2 Y 2 = E X 2 − 2tE XY + t2 E Y 2 .
    


P t est un polynôme du second degré en t.
Si E Y 2 = 0, alors Y = 0 p.s., E XY = 0, l’inégalité est vraie.
 

Si E Y 2 > 0, alors P t est un trinôme du second degré qui reste toujours positif ou nul. Son discriminant
 

∆ doit être négatif ou nul. On a


2
− E X2 E Y 2
 
∆ = 4 E XY ≤ 0.

donc
2
≤ E X2 E Y 2 .
 
E XY

Comme X, Y ≥ 0 alors E XY ≥ 0 , ce qui donne :
q q 1/2 1/2
E Y 2 = E X2 E Y2
 
E XY ≤ E X2 .

2
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Une inégalité de déviation

  
Soit Xi i∈J1,nK
une suite de v.a.i. indépendantes suivant la loi de Rademacher (P Xi = 1 = P Xi = −1 = 1/2).

4 . On utilise les développements en série entière : On a pour tout t ∈ R


∞ ∞ n ∞
 X t2k t2 /2
X t2 /2 X t2n
ch t = et e = =
2n n!

k=0
2k ! n=0
n! n=0

On compare les coefficients des termes t2k .


(2k)!
On a si k = 0 , 2k .k!
= 1.
Si k ≥ 1 alors
(2k)! (2k)(2k − 1)...(k + 1)
k
=
2 .k! 2k
h 
et on a ≥ 1 pour tout h ∈ k + 1, ..., 2k , donc
2
(2k)!
≥1
2k .k!
1 1
Par conséquent, ≤ k . Comme tous les termes des séries sont positifs, on peut sommer les inégalités terme
(2k)! 2 .k!
à terme :
∞ ∞
X t2k X t2k 2
= et /2

ch t =  ≤ k
k=0
2k ! k=0
2 k!
d’où le résultat .
n
5 . Soit t ≥ 0 et (c1 , . . . , cn ) ∈ Rn . Posons S =
P
ci Xi .
i=1

• On a
 n
 X 
E etS

= E exp t ci Xi
i=1
n
Y
etci Xi .

= E
i=1

Les variables aléatoires Xi sont indépendantes donc les variables aléatoires Yi = etci Xi sont donc aussi
indépendantes. L’espérance du produit de variables indépendantes est le produit des espérances donc :
n
Y
E etS = E etci Xi .
 

i=1

• Calculons E etci Xi .

1
Xi prend les valeurs 1 et −1 avec probabilités chacune, donc par le théorème du transfert :
2
etci + e−tci
E etci Xi = etci (1) P Xi = 1 + etci (−1) P Xi = −1 =
   
= ch tci .
2

3
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• Conclusion :
On a
n
Y
E etS =
 
ch tci .
i=1
et d’après la question Q4
2
tci /2 2 c2 /2
= et

ch tci ≤ e i .

Ce qui donne
n n
t2 X
 
Y 2 c2 /2
E etS ≤ et c2i .

i = exp
i=1
2 i=1
d’où le résultat.

6 . Soit t ≥ 0, x ≥ 0 et (c1 , . . . , cn ) ∈ Rn .
n n
ci Xi , Y = exS et V 2 = c2i .
P P
Posons S =
i=1 i=1


E Y
etx

• Comme Y est positive et a = > 0 , l’inégalité de Markov pour Y et a donne : P Y ≥ a ≤ a , donc

E exS

xS tx 
P e ≥e ≤ .
etx
2 V 2 /2
En utilisant le résultat de Q5 , E exS ≤ ex

.
2 V 2 /2
ex 2 V 2 /2
P exS ≥ etx ≤ = e−tx ex

.
etx
• Le résultat est valable pour la famille (−c1 , . . . , −cn ) , donc
2 V 2 /2
P e−xS ≥ etx ≤ e−tx ex

.

On a l’inclusion des évenements :


h i h i h i h i
ex|S| > etx ⊂ ex|S| ≥ etx ⊂ e−xS ≥ etx ∪ exS ≥ etx

donc
2 V 2 /2
P ex|S| > etx ≤ P e−xS ≥ etx + P exS ≥ etx ≤ 2e−tx ex
  
.
2 V 2 /2
d’où P ex|S| > etx ≤ 2e−tx ex

.
n n
7 . On garde les mêmes notations : S = ci Xi et V 2 = c2i . On a supposé V 2 > 0 .
P P
i=1 i=1
Soit t ≥ 0 et x > 0.
On a
h i
ex|S| > etx = [|S| > x]

La question Q6 donne
2 V 2 /2
P( |S| > x ≤ 2e−tx ex


λ2 V 2
Considérons la fonction gt : λ 7→ 2 − λt pour λ > 0.
On a gt0 (λ) = λV 2 − t, elle s’annule en λ0 = t
V2
, où gt atteint son minimum . La valeur minimale est donc

t t2
 
gt =−
V2 2V 2

4
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Donc
2 V 2 /2 2 /2V 2
P |S| > x ≤ 2e−tx ex ≤ 2e−t


D’où le résultat demandé.

Inégalités de Khintchine

Soit p ∈ 1, +∞ . Soit (Xi )i∈J1,nK une suite v.a.r. Rademacher, indépendantes. Soit (c1 , . . . , cn ) ∈ Rn .
 

8 . Soit X une v.a. r positive et finie. Soit FX (t) = P(X > t) pour t ≥ 0.

• Convergence de l’intégrale :
I En 0 :
Comme p ≥ 1alors t 7→ tp−1 est bornée au voisinage de 0 de plus on a |FX (t)| = |P(X > t)| ≤ 1 , donc la
fonction t 7→ tp−1 FX (t) est intégrable au voisinage de 0 .
I En +∞ :
X une variable aléatoire finie ( X(Ω) est un ensemble fini ) et elle est bornée. Soit M = max X(Ω), donc
X(ω) ≤ M pour tout ω ∈ Ω , par suite. FX (t) = P(X > t) = 0 si t ≥ M . Donc on a
Z x Z M
p−1
t FX (t)dt → tp−1 FX (t)dt
0 x→+∞ 0

D’où la convergence de l’intégrale .



• Soit X une v.a. réelle positive et finie. Posons X(Ω) = x1 , x2 , . . . , xm avec

0 ≤ x1 < x2 < · · · < xm = M (M = max X(Ω))

On a
m
xpk P(X = xk )
X
E(X p ) =
k=1
On décompose l’intégrale (en prenant x0 := 0) :
Z +∞ Z xm m Z
X xk
p−1 p−1
pt FX (t)dt = pt P(X > t)dt = ptp−1 P(X > t)dt
0 0 k=1 xk−1
 
Pour tout t ∈ xk−1 , xk on a P(X > t) = P(X ≥ xk ) (constante), donc
Z +∞ m Z xk m
P(X ≥ xk )(xpk − xpk−1 ).
X X
ptp−1 FX (t)dt = P(X ≥ xk ) ptp−1 dt =
0 k=1 xk−1 k=1
Simplifions cette somme
m m m
P(X ≥ xk )(xpk − xpk−1 ) = P(X ≥ xk ) xpk − P(X ≥ xk ) xpk−1
X X X

k=1 k=1 k=1


m m−1
P(X ≥ xk ) xpk − P(X ≥ xj+1 ) xpj
X X
= (Changement j = k − 1)
k=1 j=0
m−1
xpk P(X ≥ xk ) − P(X ≥ xk+1 ) + xpm P(X ≥ xm ) − xp0 P(X ≥ x1 )
X 
=
k=1

5
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Or, l’événement X ≥ xk est la réunion disjointe de X = xk et X ≥ xk+1 . Donc,

P(X ≥ xk ) = P(X = xk ) + P(X ≥ xk+1 )

Ce qui implique :
P(X ≥ xk ) − P(X ≥ xk+1 ) = P(X = xk )
   
De plus, comme xm est la plus grande valeur, l’événement X ≥ xm est simplement X = xm , donc
P(X ≥ xm ) = P(X = xm ).
On obtient alors
m m−1
P(X ≥ xk )(xpk − xpk−1 ) = xpk P(X = xk ) + xpm P(X = xm )
X X

k=1 k=1
par suite
Z +∞ m
xpk P(X = xk ) = E(X p )
X
ptp−1 FX (t)dt =
0 k=1
Z ∞ Z +∞
Ainsi E(X p ) = p tp−1 P(X > t)dt = p tp−1 FX (t)dt.
0 0

n
9 . On suppose c2i = 1.
P
i=1
Z ∞ 2 /2
• Convergence de l’intégrale t3 e−t dt :
0
1
 
2
t3 e−t /2
   
La fonction ϕ : t 7→ est continue sur 0, +∞ et ϕ(t) = o 2 , donc ϕ est intégrable sur 0, +∞
t→+∞ t
. D’où la convergence de l’intégrale .
n n
• Soit S = ci Xi . On suppose V 2 = c2i = 1. On applique la formule de Q8 à la variable aléatoire |S|4 .
P P
i=1 i=1
Z ∞
E(S 4 ) = E(|S|4 ) = 4 t4−1 P(|S| > t)dt.
0

De Q7 on a
2 /2
P(|S| > t) ≤ P(|S| ≥ t) ≤ 2e−t (V 2 = 1 ).

Z ∞ 2 /2
Ce qui donne E(S 4 ) ≤ 8 t3 e−t dt .
0
Z ∞ 2 /2
Une intégration par parties donne 8 t3 e−t dt = 16 .
0
n
10 . Soit S =
P
ci Xi .
i=1

• On a par linéarité de l’espérance :


n X
X n n X
X n
E(S 2 ) = E
 
ci cj Xi Xj = ci cj E Xi Xj .
i=1 j=1 i=1 j=1


• Calcul de E Xi Xj .
Si i = j, E Xi Xj = E Xi2 . Puisque Xi prend les valeurs 1 ou −1, donc Xi2 = 1et E Xi2 = 1.
  

6
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Si i 6= j, les variables Xi et Xj sont indépendantes , donc E Xi Xj = E Xi E Xj .
Calculons E(Xi ) :

E Xi = 1 · P(Xi = 1) + (−1) · P(Xi = −1) = 1 · (1/2) − 1 · (1/2) = 0.

Donc, si i 6= j, E Xi Xj = 0 × 0 = 0.

Ainsi E Xi Xj = δi,j .
• Conclusion :
La somme se simplifie :
n
X X n
X n
X
E S2 = ci ci E Xi2 + c2i · 1 = c2i .
 
ci cj (0) =
i=1 i6=j i=1 i=1

n
D’où E S 2 = c2i .
 P
i=1
s
n n
11 . Soit S = c2i .
P P
ci Xi . Soit V =
i=1 i=1
1/p
On veut montrer kSkp ≤ βp kSk2 (avec kSkp = E |S|p ).
D’après Q10, on a
1/2 1/2
kSk2 = E S 2 = V2 = V.

Si V = 0, alors tous les ci sont nuls, S = 0, et l’inégalité est vraie pour tout βp .
ci
Supposons V > 0. Soit c0i = . Alors
V n n
1 X
(c0i )2 = 2
X
c2i = 1
i=1
V i=1
n
Soit S 0 = c0i Xi = 1
P
V S.
i=1
Par un raisonnement similaire à la question Q9 on obtient pour tout p ≥ 1 :
Z ∞ 2 /2
p
E S0 ≤ 2p tp−1 e−t dt = Kp .
0
p
1
≤ Kp et E |S|p ≤ Kp V p .

Ce qui donne E V S
1/p 1/p
En prenant βp = Kp on a (E |S|p ≤ βp V .
Ainsi kSkp ≤ βp kSk2 .
n
12 . On suppose p ≥ 2. Montrons quekSk2 ≤ kSkp avec S =
P
ci Xi .
i=1
Si p = 2, l’inégalité est évidente .
Supposons p > 2, prenons q = p/2 > 1 et r > 0 tel que
1 1 q−1 p−2
=1− = =
r q q p
Appliquons l’inégalité de Hölder à |S|2 = |S|2 · 1, avec les exposants q = p/2 et r = p/(p − 2) :
 q 
1/q
E |S|2 = E |S|2 · 1 ≤ E |S|2 . (E[1r ])1/r
 

 q 
On a E |S|2 = E S 2 et E |S|2 = E |S|2q = E |S|p , donc
   

1/q
E |S|2 ≤ E |S|p

·1

7
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Substituons q = p/2 :
2/p
E |S|2 ≤ E |S|p


Ainsi
1/2 1/p
E |S|2 ≤ E |S|p

Ce qui s’écrit aussi kSk2 ≤ kSkp . .


(Remarque :On peut utilise l’inégalité de Jensen. Pour r = p/2 ≥ 1, la fonction φ(x) = xr est convexe sur R+ ,
alors on a : φ(E(S 2 )) ≤ E(φ(S 2 )), soit (E(S 2 ))p/2 ≤ E((S 2 )p/2 ) = E(|S|p )...)

13 . On suppose 1 ≤ p < 2 .
On résout l’équation d’inconnue θ.
1 θ 1−θ
= +
2 p 4
On a
1 θ 1−θ p
= + ⇔ 2p = 4θ + p(1 − θ) ⇔ =θ
2 p 4 4−p
x     p 1   
L’application x 7→ est croissante sur 1, 2 , donc si p ∈ 1, 2 , θ = 4−p ∈ 3, 1 . D’où θ ∈ 0, 1 .
4−x
14 . On suppose 1 ≤ p < 2 .
n
P
Soit S = ci Xi . On veut montrer
i=1

E S 2 ≤ (E |S|p )2θ/p (E |S|4 )(1−θ)/2 .


  

On a
1 θ 1−θ
= +
2 p 4
donc
1 1
1= + 
p/2θ 2/(1 − θ)
Ecrivons
E S 2 = E |S|2θ |S|2(1−θ)
 

p 2
et utilisons l’inégalité de Hölder avec les exposants a = et b = :
2θ 1−θ
1/a 1/b
E S2 E((|S|2θ )a ) E((|S|2(1−θ) )b )


1/a 1/b
≤ E(|S|2θa ) E(|S|2b(1−θ) )

Comme 2θa = p et 2b(1 − θ) = 4 alors


2θ/p (1−θ)/2
E S 2 ≤ E(|S|p ) E(|S|4 )


15 . On suppose 1 ≤ p < 2 .
Montrer qu’il existe α̃p > 0 tel que α̃p kSk2 ≤ kSkp .
De l’inégalité de Q14 , avec θ = p/(4 − p) on a :
2θ/p (1−θ)/2
E S 2 ≤ E(|S|p ) E(|S|4 )

.

8
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soit encore
2 2θ 2(1−θ)
S 2
≤ S p
S 4
(1)

d’après Q11 on a :
kSk4 ≤ β4 kSk2 .

on remplace dans l’inégalité (1) :

2 2θ
S 2
≤ S p
(β4 S 2 )2(1−θ) .
2(1−θ) 2θ 2(1−θ)
≤ β4 . S p S 2

Si kSk2 = 0, l’inégalité est triviale.


2(1−θ)
Si kSk2 > 0, on divise par k S 2
:

2θ 2−2(1−θ) 2(1−θ) 2θ
S 2
= S 2
≤ β4 S p
.

par suite
(1−θ)/θ
S 2
≤ β4 S p
p 1−θ 2(2−p)
Comme θ = 4−p alors θ = p . Donc

2(2−p)/p
S 2
≤ S β
p 4
.

−2(2−p)/p 2(p−2)/p R∞ 2 /2 1/4


Posons α̃p = β4 = β4 . Comme β4 > 0 (en fait β4 = 8 0 t3 e−t dt = 2) , α̃p (égale à 4(p−2)/p )
est bien défini et strictement positif.
Ainsi α̃p S 2
≤ S p
.

16 . Dans cette question on revient au cas général : p ≥ 1.


De Q12 on a S 2
≤ S p
si p ≥ 2.
De Q15 on a α̃p S 2
≤ S p
si 1 ≤ p < 2.
En posant αp = 1 si p ≥ 2 et αp = α̃p si 1 ≤ p < 2, on obtient αp S 2
≤ S p
pour tout p ≥ 1, avec αp > 0.

Une première conséquence



Soit Xi i∈N
une suite de v.a.r.i. Rademacher.
2
17 . Soit ϕ l’application définie sur L0 (Ω)
 
par ϕ X, Y = E XY .
L0 (Ω) est l’espace vectoriel des v.a. r sur (Ω, P(Ω), P).
Vérifions les propriétés d’un produit scalaire.

• Symétrie :
   
ϕ Y, X = E Y X = E XY = ϕ X, Y .

• Bilinéarité : Par symétrie, il suffit de vérifier la linéarité à gauche.


Soient X1 , X2 , Y ∈ L0 (Ω), a, b ∈ R.
   
ϕ aX1 + bX2 , Y = E aX1 + bX2 Y = E aX1 Y + bX2 Y .

9
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Par linéarité de l’espérance :


    
ϕ aX1 + bX2 , Y = aE X1 Y + bE X2 Y = aϕ X1 , Y + bϕ X2 , Y .

• Positive : ϕ X, X = E X 2 . Puisque X 2 ≥ 0 alors E X 2 ≥ 0.


  

• Définie : Si ϕ X, X = 0, alors E X 2 = 0. Comme X 2 est une v.a. positive, E X 2 = 0 implique X 2 = 0


  

presque sûrement. Ceci signifie X = 0 presque sûrement. Par hypothèse, on confond v.a.r nulle et v.a.r

presque sûrement nulle. Donc ϕ X, X = 0 implique X = 0 .
( On confond donc L0 (Ω) avec l’ensemble quotient L0 (Ω)/R avec R la relation d’égalité presque sûrement
des v.a.r qui est une relation d’équivalence sur L0 (Ω) )

ϕ est bien un produit scalaire sur L0 (Ω).



18 . Soit l’application ψ : u ∈ R(N) →
P
ui Xi , avec les Xi qui sont des variables aléatoires indépendantes et
i=0
qui suivent une loi de Rademacher.

• R(N) est l’espace des suites réelles nulles à partir d’un certain rang. Si u = ui ∈ R(N) , alors il existe

i∈N
 ∞ K
Pu
Ku ∈ N tel que ui = 0 pour i > Ku . ψ u =
P
ui Xi = ui Xi . C’est une somme finie de variables
i=0 i=0
aléatoires, donc c’est une variable aléatoire et ψ u ∈ L0 (Ω).
ψ prend bien ses valeurs dans L0 (Ω).

• Le produit scalaire sur R(N) est hu, vi = ui vi . (C’est une somme finie). Le produit scalaire sur L0 (Ω) est
P
  i=0
ϕ X, Y = E XY .
= hu, vi , pour tout u, v ∈ R(N) .
 
Montrons que ϕ ψ u , ψ v
Soient u, v ∈ R(N) . Il existe K = max Ku , Kv tel que ui = vi = 0 pour i > K donc


K
X K
X
 
ψ u = ui Xi et ψ v = vj Xj .
i=0 j=0

et on a
   
ϕ ψ u ,ψ v = E ψ u ψ v
K
X K
 X 
= E ui Xi . vj Xj .
i=0 j=0
K X
X K

= E ui vj Xi Xj
i=0 j=0
K X
X K

= ui vj E Xi Xj
i=0 j=0

Comme vu en Q10 on a E Xi Xj = δij donc

K
X
 
ϕ ψ u ,ψ v = ui vi = hu, vi.
i=0
 
Donc ϕ ψ u , ψ v = hu, vi, ψ conserve le produit scalaire (c’est une isométrie linéaire ).

10
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19 . R est l’image de R(N) par ψ, donc c’est un sous-espace vectoriel de L0 (Ω).


K
Soit Y ∈ R, il est de la forme Y =
P
ci Xi . Les inégalités de Khintchine (Q11, Q12, Q15) affirment que pour
  i=0
tout p ∈ 1, +∞ , il existe des constantes αp , βp > 0 telles que pour tout Y ∈ R :

αp kY k2 ≤ kY kp ≤ βp kY k2

Ceci montre que toute norme k·kp est équivalente à la norme k·k2 sur R.
 
Ainsi pour tout p, q ∈ 1, +∞ , les normes k·kp et k·kq sont équivalentes sur R.

Une deuxième conséquence

On suppose n = 2k avec k ∈ N∗ .
20 . Soit a = (a1 , . . . , ak ) ∈ Rk .
 k
• Considérons l’espace probabilisé Ω = − 1, 1 , de cardinal n , muni de la tribu P(Ω) et de la probabilité
= 1/n = 1/2k pour tout ε = (ε1 , . . . , εk ) ∈ Ω.
 
uniforme P, où P ε

• Pour i = 1, . . . , k, soit Xi : Ω → − 1, 1 la variable aléatoire définie par Xi (ε) = εi .
Vérifions que les Xi sont des variables de Rademacher indépendantes sur (Ω, P(Ω), P) :
 k
Soit (λ1 , . . . , λk ) ∈ − 1, 1 on a
    1
P X1 = λ1 , ..., Xk = λk = P λ1 , . . . , λ k =
2k

et si λ ∈ − 1, 1

2k−1
 
 Card ε1 , . . . , ε k ∈ Ω εi = λ 1
P Xi = λ =  = k =
Card Ω 2 2
k
• Considérons la variable aléatoire S =
P
ai Xi sur Ω .
i=1
L’espérance de |S|p : on a
X
E |S|p = |S ε |p P ε
   
( formule d’espérance cas fini )
ε∈Ω

donc
k
X X p 1
E |S|p =

εi a i ·
 k i=1
n
ε∈ −1,1

Ce qui donne
k
p 1/p 1 X X p 1/p
kSkp = E S = εi ai
n  k i=1
ε∈ −1,1

D’après Q10 on a
k
X k 2
E S2 = a2i = ||a||R2


i=1
k
par suite kSk2 = ||a||R2 .

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D’après Q19 il existe α1 , β1 > 0 tels que

α1 kSk2 ≤ kSk1 ≤ β1 kSk2 .


k
k 1 X X k
α1 ||a||R2 ≤ εi ai ≤ β1 ||a||R2 .
n  k i=1
ε∈ −1,1

D’où la relation .
k
21 . Soit Ω = − 1, 1 . Ordonnons les n = 2k éléments de Ω de manière arbitraire : ε(1) , ε(2) , . . . , ε(n) .

k (j)
Considérons l’application linéaire T : Rk → Rn définie par : T (a1 , . . . , ak ) = (x1 , . . . , xn ), où xj =
P
εi a i .
i=1
k
C’est-à-dire, la j-ième composante de T (a) est la valeur S(ε(j) ) avec S =
P
ai Xi .
i=1
Rn
• Calculons T (a) 2
:

n n k k
Rn 2 X X X (j) 2 X X 2
T (a) 2
= x2j = εi ai = εi a i .
j=1 j=1 i=1 ε∈Ω i=1

Le calcul fait dans Q20 donne


k
X X 2 1
E S2 =

εi ai ·
 k i=1
n
ε∈ −1,1

donc
Rn 2
= nE S 2 .

T (a) 2
k Rk 2 Rn 2 Rk 2
D’après Q10, E S 2 = a2i =
 P
a 2
, donc T (a) 2
=n a 2
.
i=1
Rn √ Rk
Ceci implique T (a) 2
= n a 2
.

• T est injective .
On a
Rn Rk
T (a) = 0 ⇔ T (a) 2
= 0 ⇐⇒ a 2
= 0 ⇐⇒ a = 0.

Donc ker T = 0 et T est injective.
• L’espace F.
Soit F = Im(T ) , c’est un sous-espace vectoriel de Rn et dim(F ) = dim(Rk ) = k.

T est surjective de Rk vers F , donc induit une bijection de Rk vers F.


√ Rk
Soit x ∈ F alors x = T (a) pour un unique a ∈ Rk . On a donc kxk2 = n a 2
.
Considérons la norme 1 de x dans Rn :
n n X
k k
Rk X X (j) X X
x 1
= xj = εi a i = εi ai .
j=1 j=1 i=1 ε∈Ω i=1

D’après Q20, on a :
Rk Rk
nα1 a 2
≤ kxkRn ,1 ≤ nβ1 a 2
.

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donc
1 Rk 1
nα1 √ kxk2 ≤ x 1
≤ nβ1 √ kxk2 .
n n
√ Rk √
Ainsi α1 nkxk2 ≤ x 1
≤ β1 nkxk2 .

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