0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues62 pages

II Partie: Les Reseaux de Telecommunication Et Administration Plan

Le document traite des réseaux de télécommunication, en se concentrant sur le réseau PSTN (Public Switched Telecommunication Network) et son évolution, ainsi que sur le réseau ISDN (Integrated Service Digital Network). Il décrit le fonctionnement, l'architecture et la gestion des appels dans le réseau PSTN, tout en abordant l'historique des télécommunications et l'importance de la numérisation. Enfin, il mentionne l'évolution du RNIS vers des débits plus élevés et l'intégration de services multimédias.

Transféré par

pngtree815
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues62 pages

II Partie: Les Reseaux de Telecommunication Et Administration Plan

Le document traite des réseaux de télécommunication, en se concentrant sur le réseau PSTN (Public Switched Telecommunication Network) et son évolution, ainsi que sur le réseau ISDN (Integrated Service Digital Network). Il décrit le fonctionnement, l'architecture et la gestion des appels dans le réseau PSTN, tout en abordant l'historique des télécommunications et l'importance de la numérisation. Enfin, il mentionne l'évolution du RNIS vers des débits plus élevés et l'intégration de services multimédias.

Transféré par

pngtree815
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

IIe Partie : LES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION ET

ADMINISTRATION PLAN

1. Le réseau PSTN
2. Le réseau ISDN
3. Evolution des réseaux cellulaires

Le réseau GSM
Le réseau GPRS
Le réseau UMTS
Le réseau de future génération

4. Les réseaux informatiques sans fil 5. Administration des réseaux

I. LE RESEAU PSTN (Public Switched Telecommunication


Network) ou RTC (Réseau Téléphonique Commuté)

1.1. DEFINITION
Le réseau PSTN (Public Switched Telecommunication Network) ou le réseau RTC en français
(Réseau Téléphonique Commuté) est un réseau qui s’appui sur les lignes téléphoniques
classique avec comme équipement modem analogique qui permettra le transfert des données.
Le modem va permettre la modulation du signal numérique (binaire) de l’ordinateur en un
signal analogique et vice versa, c’est pourquoi le modem est un acronyme de
modulateur/démodulateur.

Comme le modem utilise la ligne téléphonique comme support, il doit établir une
communication (numéro de téléphone du service opérateur) afin d’établir la
connexion. Apres l’établissement de la connexion, il doit établir l’authentification
via le protocole réseau PPP (Point to Point Protocole) ou SLIP (Serial Line
Internet Protocol).

Le RTC est de moins en moins utilisé sur les architectures WAN du fait de sa
lenteur et de son coût (max 56kbits/s). Par exemple, au niveau WAN, le RTC
représentera les abonnés nomades qui se trouvent sur une zone non couverte par
l’ADSL par exemple.

1.2. HISTORIQUE

Le transfert de la voix est à l’origine des premiers réseaux de transmissions


utilisant le principe de commutation de circuits. Le réseau téléphonique commuté
met en relation deux abonnés à travers une liaison dédié pendant toute l’échange.
Bien que destiné au transfert de la voix, le réseau téléphonique permet aussi la
transmission de données. Par conséquent, le concepteur de réseau doit s’appuyer
sur le moyen de télécommunication offert par les opérateurs de
télécommunication et leurs infrastructures excitantes.

En 1976 après qu’Alexandre GRAHAM BELL eut déposé son brevet d’invention
de la téléphonie (précédent de quelques heures seulement sont rival, ELISHA
GRAY) il y eut une vague énorme de demande. Au début, les téléphones étaient
vendus par paires et il appartenait au client de les relier à l’aide d’un fil électrique.
La voix de retour se faisait par la terre. Si l’heureux propriétaire d’un téléphone
souhaitait conserver avec n autres interlocuteurs, il fallait être recordé par de fil
aux n domiciles. C’est ainsi qu’un espace d’un an, les villes se trouvèrent reprises
dans l’enchevêtrement sauvage des fils passant par-dessous, dans toit, et arbres.
Ils étaient clairs qu’un modèle d’interconnexion au chaque téléphone relie tous les
autres qui n’étaient viables.
Fort heureuse Bell réagit à cette situation en fondant la société Bell (Telephone
Company), qui inaugura sa première centrale téléphonique (à New Havent dans
Connecticut) en 1876. La société amena un fil électrique à chaque domicile au
bureau d’abonnés. Pour effectuer un appel, le client devrait tourner une manivelle
qui produisait une sonnerie au niveau de central téléphonique, qui attirait
l’attention d’une coopératrice. Celle-ci se chargeait de changer manuellement la
ligne de l’appelant à celle de correspondant appelé au moyen de câble de fonction
sur un tableau de commutation.
Très rapidement, d’autres centraux furent crée un peu partout. Et comme les
clients souhaitaient pouvoir appeler des correspondants d’autres villes, il a fallu
interconnecter ces centraux.
Il se posait de nouveau un problème ; celui de raccordement de tous les centraux
entre eux au moyen des fils électriques devient impossible à gérer. Ainsi naquit
l’idée de créer un central de second niveau. Cette hiérarchie finit par comporter
cinq niveaux.

Vers 1890, les trois principaux éléments du système téléphonique étaient les
centres téléphoniques, les locaux, les liaisons câblées entre les clients, les centraux
et les connexions longues distances entre les centraux. Bien que des améliorations
aient été apportées depuis en chacun des éléments, le système Bell est resté
pratiquement inchangé pendant plus de cent ans.

A l’origine de l’ère téléphonique, la connexion physique était établie


manuellement par un opérateur qui raccordait la ligne en entrée et en sortie au
moyen d’un câble de jonction sur tableau de commutation. Certains spécialistes
de la téléphonie ont constaté une certaine défaillance du système entre autre : la
manque de confidentialité de l’identité de l’appelant et de l’appelé, la longue
attente (durée de raccordement, l’erreur de raccordement) suite à la défaillance
humaine ou mauvais raccordement volontaire initié par l’opératrice dans l’objectif
de déformer ou de débloquer les messages au profit des autres abonnés, etc.

Profitant cet incident dont voici une anecdote intéressant, liée à l’invention du
premier équipement automatique de circuit. Fut précisément au 19e siècle en 1989
aux Etats-Unis dans la ville de MISSOURI par un entrepreneur des pompes
funèbres nommé ALMAN B STROWGER. Peu après l’invention de la
téléphonie, on raconte que lorsque quelqu’un (le frère du défunt) décidait appeler
l’opérateur et lui demander « passez moi s’il vous plait l’entreprise de pompe
funèbre ». Fâcheusement pour M. STROWGER l’opératrice était justement la
femme de son concourant. Il a comprit rapidement qu’il fallait soit inventer un
système de commutation téléphonique automatique, soit mettre la clé sous porte.
Il choisit la première option. Cet appareil qui porta le nom d’auto commutation
électromagnétique de STROWGER, fut utilisé dans le monde entier près de cent
ans.

Bien que les premiers concepts de commutation automatiques apparurent en 1989


; ce n’est qu’en 1970 que le réseau téléphonique français fut entièrement
automatisé.

1.3. FONCTIONNEMENT DE RESEAU PSTN

L’origine des premiers réseaux de transmission fut marquée par le transfert de la


voix. Le réseau PSTN ou RTPC (Réseau Téléphonique Public Commuté) a
essentiellement pour objectif le transfert de la voix. Ce réseau met en relation deux
abonnés à travers une liaison dédiée pendant tout l’échange.
Ci-dessous dans la figure 1 suivante est présentée l’architecture des principes de
fonctionnement d’un réseau PSTN.
Fig. 1. Fonctionnement du réseau PSTN

Une boucle locale ou liaison d’accès correspond à l’ensemble de moyens mis en


œuvre par un opérateur pour collecter le trafic des utilisateurs. Dans un cas
restreint, une boucle locale est le câble de raccordement usagé-réseau.
L’infrastructure du réseau de boucle locale correspond à celle de la distribution de
service voix. Cette infrastructure est aujourd’hui partagée entre les accès aux
réseaux voix et les réseaux de données.
Ce réseau utilise la technique de commutation de circuits qui consiste à juxtaposer
bout à bout des voies physiques de communication. La liaison étant maintenue
durant tout l’échange.
La numérisation de la voix a permis le multiplexage temporel de communication.
La commutation de circuit ou spatiale a était remplacée par la commutation
d’intervalle de temps (IT) ou commutation temporelle.
En mettant en relation un IT d’une trame en entrée avec un IT d’une autre trame
en sortie, la commutation de temporelle émut un circuit. La communication est
full duplex, une bande passante de 64 kbit/s ; dans chaque sens, est donc réservée
durant toute la communication.
Les supports de transmission sont constitués des voies numériques multiplexées
selon une hiérarchie appelée « hiérarchie plésiochrone » (PDH : Plesiochronous
Digital Hierarchy). Malgré la numérisation du réseau, la liaison des abonnés
résidentiels est restée essentiellement analogique. C’est le commutateur de
rattachement qui réalise la fonction de numérisation et de dénumération de la voix.
La voix pour être numérisée, elle doit d’abord être échantillonnée par un
échantillonneur, puis quantifier par un quantificateur.
Le commutateur de rattachement assure les fonctions de réception et de
mémorisation de la numérotation (enregistrer), celle-ci est analysée et traduite par
un traducteur qui va définir les conditions de taxations et déterminer le routage.
Enfin, le sélecteur recherche une ligne disponible (joncteur et affecte les
ressources (circuit IT)).

1.4. ARCHITECTURE

Le réseau PSTN a une organisation hiérarchique à trois niveaux structurés en


zones. Chaque zone correspond à un niveau de concentration et un principe de
taxation. On distingue :
Zone à autonomie d’acheminement (ZAA) : c’est la zone la plus basse de
la hiérarchie. Elle comporte un ou plusieurs commutateurs à autonomie
d’acheminement (CAA) qui eux même desservent les commutateurs locaux
(CL). Les commutateurs locaux ne sont que des simples concentrateurs des
lignes auxquels sont raccordés les abonnés finals. La ZAA est un réseau
étoilé, elle constitue le réseau de desserte.
Zone de transit secondaire (ZTS) comporte des commutateurs de transits
secondaire (CTS). Il n’y a pas des abonnés reliés directement aux CTS. Le
réseau étant imparfaitement maillé lorsqu’un CAA source ne peut atteindre
directement le CAA destinataire, ils assurent le brassage de circuits.
Zone de transit principale (ZTP) : cette zone assure la commutation des
liaisons longues distance. Chaque ZTP comprend un commutateur de
transit principal (CTP). Au moins un CTP est relié à un commutateur de
transit international (CTI).
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement
possibles pour atteindre un abonné.

Afin d’optimiser l’utilisation des faisceaux, on distingue deux types de faisceaux


:

Le faisceau de premier choix : pour un numéro donné, ce faisceau est choisi


de telle manière qu’il conduise l’appel vers le commutateur le plus proche
de l’manière qu’il conduise l’appel vers le commutateur le plus proche de
l’abonné appelé en empruntant les faisceaux de plus faible hiérarchie.
Le faisceau de second choix : constituent les faisceaux de débordement La
figure 2 ci après décrit l’architecture du réseau PSTN.
Terminaux des abonnés

Fig.2 architecture hiérarchique du réseau PSTN Notons


que :
CL : commutateur local
CAA : commutateur à autonomie d’acheminement
CTS : commutateur de transit secondaire
CTP : commutateur de transit principal
CTI : commutateur de transit international
ZTP : zone de transit principal
ZTS : zone de transit secondaire

1.5. ETABLISSEMENT ET GESTION DES APPLES

1.5.1. Gestion du réseau

Il y a trois fonctions principales dans la gestion du réseau PSTN :


La distribution : c’est la fonction qui comprend essentiellement la
liaison de l’abonné ou boucle locale qui relie l’installation de l’abonné
au centre de transmission de rattachement. Cette ligne assure la
transmission de la voix (fréquence vocale 300 à 3400 Hz)
La commutation : c’est la fonction essentielle du réseau, elle consiste à
mettre en relation deux abonnés, maintenir la liaison pendant tout
l’échange et libérer les ressources à la fin de celui-ci. C’est le réseau qui
détermine les paramètres de taxation et impute le cout de la
communication à l’appelant ou à l’appelé.
La transmission : c’est la partie support de transmission dans le réseau
de télécommunication ; cette fonction est rempli soit par un système
filaire en cuivre, par la fibre optique ou soit par un faisceau hertzien.

1.5.2. Etablissement des appels téléphoniques

1. La mise en relation entre deux usagers

Pour mettre en relation deux abonnés, il faut un protocole qui organise le dialogue
entre les terminaux d’usagers et le réseau. (Signalisation usager/réseau) ; elle
comporte deux ensembles de mécanisme :

Le premier c’est un échange d’information hors de communication, destiné


à établir celle-ci ou à libérer les ressources. C’est la signalisation.
Le second c’est la communication téléphonique proprement dite. Lors
de l’appel, notons deux variantes :
La première correspond à l’incapacité à l’incapacité de réseau à écouler la
demande, l’appelant en est averti par un message du style « par suite
d’encombrement… ».
La seconde correspond à l’occupation de la ligne appelée, l’appelant a alors en
retour, une tonalité spécifique dite tonalité d’occupation.
2. La signalisation

Nous distinguons deux types de signalisations :

Signalisation voie par voie ou CAS (Channel Associated Signalling) :

Une voie de communication correspond une voie de signalisation. La


signalisation est associée à la communication ce qui nécessite
l’établissement de circuit pour qu’transmise. Cette signalisation est dite en
mode événement. C'est-à-dire qu’à un événement spécifique, est associé un
état électrique (impulsion…). La numérotation est transmise sur les fils de
voix. La signalisation voie par voie a pratiquement disparue des réseaux
publics mais subsiste sur la ligne de raccordement d’un usager analogique et
dans de nombreuses installations téléphoniques privées.

La signalisation par canal sémaphore ou signalisation CCS (Common


Channel signalling) :
Cette signalisation utilise un canal dédié (multiplexage avec les voies de
communication) pour signaler tous les événements relatifs à un ensemble
de circuits, la numérotation est acheminée sur le canal sémaphore en mode
message. Les informations de signalisation sont transmises hors de
communication, ce qui autorise de nombreux téléservices.
Les protocoles de signalisation peut être normalisé ou propriétaire
(protocole propre à un constructeur).
II. LE RESEAU ISDN (Integrated Service Digital Network) ou
RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Service)

2.1. Evolution du réseau RNIS

RNIS ouvert en 1987 dans les cotes d’Armor et disponible sur tout le territoire
depuis 1990, le RNIS n’a pas eu à ses débuts en raison du cout de l’abonnement
et de communication plus chère, un franc succès.
Il n’a connu un réel développement que lorsque France Télécom a retiré de son
offre commerciale professionnelle le raccordement MIC.
Aujourd’hui, la tarification de communication est unique quelque soit l’opérateur
et le type de raccordement (RNIS ou analogique).

Développé dans le concept du réseau unique pour tous les services, le RNIS
devrait évoluer vers des débits plus élevés.
Le RNIS large bande (B-ISDN : Broadband-ISDN) s’appuyant sur la
commutation des cellules (ATM) devrait offrir des débits allant de 155 à 622
Mbit/s et des télé services du type vidéo haute définition pourraient alors être
disponibles.
Ce pendant l’Internet et son protocole TCP/IP semble mieux placer aujourd’hui
pour concrétiser le réseau multimédia du futur.

2.2. Le concept numérique et Intégration de service

La numérisation du réseau nécessite une conversion analogique / numérique en


entrée et numérique /analogique en sortie. La numérisation autorise le
multiplexage, d’où l’idée de réaliser des liaisons numériques de bout en bout, une
seule ligne physique peut alors acheminer plusieurs communications
téléphoniques.
On peut acheminer une signalisation en mode message via un protocole de haut
niveau.
De ce fait, la signalisation peut être enrichie et autoriser des nombreux services
nouveaux. C’est le RNIS.
Le RNIS est une approche service du réseau devenu alors le réseau unique qui
permet à partir d’un seul raccordement de disposer à la fois des services voix
(téléphonie), vidéo (visiophonie, téléconférence), de transmission des données en
mode paquet ou autre et de la transmission de l’écrit (télécopie).
La visiophonie : est un service vidéo associé à la téléphonie, les correspondants
se voient durant la communication.
La téléconférence : consiste en l’organisation des conférences vidéo à partir d’un
studio de télévision.
Le raccordement des terminaux différents (voix, données, images) sur une même
ligne nécessite une signalisation spécifique et enrichi qui permette à la fois
l’identification du terminal et le type de service requise.
C’est ainsi que le RNIS distingue les canaux de transmission (transport) des
données ou canaux B établis appel par appel (circuits commutés), du canal de
signalisation ou canal D établi de manière permanente et transportant les
informations nécessaires à l’établissement du circuit (adresse, type de service,
etc.).
Lors de l’émission d’un appel ; ce dernier est pris en compte par le protocole de
signalisation.
La demande d’établissement de circuit est acheminée en dehors de toute
communication établie. Elle transporte les informations en relation avec le
numéro de l’appelé, le type de service invoqué etc.

2.3. Structure et architecture du réseau RNIS

Un terminal RNIS utilise deux connexions :


Dans la figure 3 suivante est décrite la structure d’un réseau RNIS.

Canal commuté

Canal B
Réseau
Canal des données utilisateur
RNIS
Canal D

Canal de signalisation

Fig.3 structure d’un réseau RNIS (connexion d’un terminal RNIS)


Une connexion commutée à un canal B (Bearer Channel) utilisée pour le
transport d’informations utilisateur à 64 Kbit/s (voix, données et images) ;
une connexion permanente sur le canal de signalisation (canal D : Data
channel) de 16 ou 64 kbit/s. des débits plus importants peuvent être obtenus
par agrégation de plusieurs canaux B ; on parle alors des canaux H (High
Speed Channel) qui offre un débit de 384 kbit/s (Ho), 1536 kbit/s (H 11) ou
de 1920 kbit/s.
La connexion permanente du terminal du canal de signalisation rend
obsolète la notion de terminal occupé ; le terminal pourra toujours être
alerté d’un appel entrant et recevoir via le canal D des messages
(minimessage).

RNIS est donc un système de transmission utilisant deux réseaux distincts ; un


réseau de transmission (commutation de circuit) et un réseau de signalisation
(commutation de paquets). Les réseaux sont fonctionnellement différents. Ce
pendant ils utilisent les mêmes capacités de transport (multiplexage) mais les
commutateurs sont différents biens que situés sur les mêmes sites.

L’accès au réseau RNIS s’effectue par l’intermédiaire d’interfaces normalisées


appelées points de référence (recommandation 1411 du CCITT) et dépendant du
type de terminal à raccorder. Les terminaux n’accèdent pas directement au réseau,
ils y sont raccordés via des interfaces.
L’équipement d’interfaçage entre l’installation d’abonné et le réseau porte le nom
de TNR (Terminaison Numérique de réseau) ou TNL (Terminaison
Numérique de Ligne) selon le type d’abonnement au réseau. La TNA
(Terminaison Numérique d’abonné) est un équipement facultatif. Généralement,
un commutateur téléphonique privé (PABX : Private Branched eXchange).
Lorsque l’installation de l’abonné ne comporte pas la TNA, les points de référence
S et T sont confondus.
La figure 4 suivante décrite les points de références des accès au RNIS.
Liaison d’abonné ou
R boucle locale
Terminal non
Adaptateur
RNIS
S T U V R
N
TNA TNR TNL
I
S

Terminal RNIS
Installation d’abonné Réseau

Fig.4 point de référence des accès au RNIS

Les divers points de référence sont par ordre alphabétique du privé vers le réseau
public :
Point R : interface pour les terminaux non RNIS. C’est notamment les cas
des terminaux dotés d’une interface V24/28, X21, V35,…
Point S : point d’accès universel, pour les équipements compatibles RNIS ;
Point T : matérialise la limite entre le réseau public et l’installation
d’abonné, c’est aussi la frontière de responsabilité entre l’opérateur et
l’abonné ;
Point U : symbolise la limite entre le réseau de transport et la liaison
d’abonné.
L’offre RNIS se décline selon la combinaison des trois types de canaux mis à
disposition :
1. Les canaux B : sont les canaux de transfert d’information ; le débit nominal
est de 64 kbit/s.
2. Le canal D à 16 ou 64 kbit/s selon le nombre de canaux B offerts est dédié
au transfert de la signalisation (Protocole D). la bande non utilisée par la
signalisation peut être utilisée pour transférer les données en mode paquets
(accès au réseau X.25).
3. Les canaux H : combinaison de n canaux à 64 kbit/s, offre un débit de n*64
kbit/s. on distingue les canaux Ho, H11, H12.
Les canaux B sont commutés et établis appel par appel sans garantie du
chemin.
Noter que selon le nombre de chemins offerts, on distingue trois types
d’accès :
To : accès de base (BRI : Basic Rate Interface) offre un débit de 192
kbit/s dont 144 utiles, soit 2 canaux B et un canal D à 16 kbit/s.
T1 : non disponible en France ;
T2 : accès primaire (PRI : Primary Rate Interface) offre 15, 20, 25
ou 30 canaux B et un canal D à 64 kbit/s. soit pour 30 canaux B un
débit de 2048 kbit/s dont 1920 utiles.

2.4. Les services de RNIS

Soient trois types de services que donne accès le réseau RNIS.


Les services supports : pour le transfert d’information (couche 1 à 3 du
modèle OSI). ;
Les télé services : services complets (téléphonie, télécopie,…) (couche 1 à
7 du modèle OSI) ;
Des compléments de services : étendent des possibilités de service transport
ou de télé services.

1. Les services supports : c’est le service de transfert d’information de bout


en bout. Soit trois types de services supports :
C’est le service qui offre une qualité vocale comme RTC qui utilise
une bande analogique de 300 – 3400 Hz.
Dans ce service, la continuité numérique n’est pas garantie de bout
en bout c'est-à-dire certains artères peuvent être analogiques.
Service numérique sur le canal B (transparent aux protocoles) ; ce
sont les services CCBNT et CCBT respectivement : circuit commuté
B non transparent et circuit commuté B transparent. Les services
CCBNT et CCBT sont offerts sur le canal B. c’est le terminal
appelant qui effectue la demande de qualité de service en
positionnant l’élément d’information (mode de fonctionnement) du
message d’établissement à 16 pour le service CCBT ou 32 pour le
service CCBNT. Un appel téléphonique est toujours établi en
CCBNT.
Le mode paquet sur le canal D : toutes les bandes passantes du canal
D ne sont pas intégralement utilisées pour la signalisation. Ce lieu
étant établi de manière permanente, la bande disponible peut être
utilisée pour réaliser un accès permanent aux réseaux en mode
paquets X.25.
2. Télé service : ce sont des services de bout en bout entre deux terminaux
couvrant l’intégralité des fonctions des couches 1 à 7. La signalisation
assure la compatibilité entre les terminaux vis-à-vis des services invoqués.
Par exemple : a un appel entrant provenant d’un télécopieur groupe 3, seul
répondra un télécopieur groupe 3. les téléservices normalisés sont : la
téléphonie 3,1 khz, la téléphonie 7 khz, le vidéotex (minitel), la télécopie
groupe 3 et 4 ; la vidéoconférence.
Ces services sont accessibles par un terminal RNIS (interface S) ou un
terminal analogique via un adaptateur audiofréquence.
3. Complément de service : c’est un enrichissement de l’offre téléphonique.
Ils concernent les services supports et télé services. On distingue :
Cout total, indication de cout : l’usager peut obtenir en fin de
communication le cout total de la communication ou durant la
communication suivre l’évolution du cout de celle-ci. Ces prestations
ne fournissent que le cout global exprimé en unité téléphonique (UT)
de la communication au temps.
Présentation d’appel, double appel et va et vient : durant la
communication si un nouvel appel survient, l’usager en est averti
(présentation d’appel). Celui ci peut achever la communication en
cours et prendre la nouvelle, ou mettre la communication en cours en
attente et prendre la nouvelle (double appel). L’usager peut aussi
passer alternativement de l’un à l’autre (va et vient). L’usager ne
peut prendre un troisième appel.
Identification d’appel, non identification, identification d’appel
malveillant : un appel entrant est présenté avec l’identification de
l’appelé (identification d’appel) sauf si l’appelant a souscrit au
complément de service « non identification d’appel ». l’identification
d’appel malveillant permet à un usager de faire identifier par
l’opérateur, l’auteur d’un appel malveillant.
Portabilité : c’est la faculté dont dispose l’usager durant un appel de
suspendre une communication et de reprendre celle-ci plus tard sur
le même poste au même endroit ou sur le même poste déplacé dans
l’installation ou encore sur un autre poste de la même installation. La
suspension de l’appel n’interrompt pas la facturation. Elle est limitée
à 3 minutes.
Renvoi d’appel, transfert d’appel : un utilisateur peut faire
réacheminer ses appels sur un autre poste de l’installation (renvoi
d’appel) ou sur un autre poste d’une autre installation (transfert
d’appel national). Le renvoi d’appel peut être inconditionnel sur
occupation ou sur non réponse.
Mini message (signalisation d’usager à usager) : cette faculté
permet aux usagers de s’échanger des messages de 32 caractères
(mini message) en dehors de toute communication lors des phases
d’établissement ou de libération de la communication.
Services restreints : ce complément de service permet de limiter
l’usage d’un poste aux communications locales, de voisinage ou
nationales.
Sous adresses : cette information complète l’adresse du terminal soit
pour distinguer celui-ci, soit sélectionner sur celui-ci un service
particulier (exemple : terminal multimédia). La sous adresse peut
contenir jusqu’à 40 caractères 1A5.
Sélection Directe à l’Arrivée (SDA) : SDA permet de joindre
directement un terminal de l’installation sans nécessiter le recours à
un standardiste. C’est l’équipement local de l’abonné (PABX) qui
effectue la relation entre le numéro SDA appelé et le numéro interne
du poste demandé. Généralement ces deux numéros correspondent.
Le numéro local attribué au poste correspondant alors au MCDU du
réseau public (quatre derniers chiffres du numéro public de
l’abonné).
Un numéro SDA est un service, le nombre de SDA d’une installation
est indépendant du nombre de lignes de raccordement
(canaux B) de l’installation. Les numéros SDA fournis peuvent être
consécutifs ou disjoints.

2.5. Signalisation et le réseau RNIS

RNIS utilise 3 signalisations transportées dans deux protocoles :


Signalisation usager / réseau ou protocole D ;
Signalisation usager/usager pour les télé services ;
Signalisation interne au réseau transportée par un réseau de signalisation
(signalisation usager / réseau et usager / usager).
Les données de signalisation (niveau 3) entre le réseau et l’usager sont échangées
en mode paquets. Le niveau 2 utilise une variante de HDLC, le protocole LAP-D
(Liink Access Protocol on the D channel). Les terminaux RNIS sont reliés en bus
multipoint ; il est nécessaire de les distinguer.
L’adressage des terminaux (TEI : Terminal End point Identifier) et la désignation
de service requis (SAPI : Service Access Point Identifier) se substituent au champ
adresse de HDLC (protocole en point à point).
Accès au canal D

Reliés en bus, les terminaux accèdent au canal D en compétition. Les conflits


d’accès au canal D sont résolus par le protocole CSMA/CR (Carrier Sense
Multiple Access/ Contention Resolution : Accès multiple avec écoute de porteuse
et résolution des collisions). Le niveau 2 a les fonctions suivantes :
- Ouverture et fermeture de session ;
- Détection et récupération des erreurs ; - Numérotation des trames ; -
Contrôle de flux.
Le niveau 3 : le protocole D gère les connexions :
- Etablissement : Alerte, connexion, établissement ;
- Maintien : message d’information de l’appel (reprise, suspension) ; -
Libération : déconnexion, libération, fin de libération.
Il assure le transfert d’information usager / usager et la mise en œuvre de
complément de service.

Modèle OSI comparé à l’architecture du système de signalisation

S S S Service SSEM
S S S S S
Sous système Application U U U S S
utilisateur
D T R G E
Présentation T M

Session SSCS
SSTM Niveau 3
Sous système Transport de transfert
SSTM Niveau 2
SSTM Niveau 1
Réseau

Liaison
Fig.5 modèle OSI comparé du
Physique
système de signalisation.

SSTM : Sous Système de Transfert de Message ou MTP (Message


Transfert Part) correspondent aux couches 1 à 3 du modèle OSI.
Niveau 1 : définit le transfert d’information dans un canal de 64
kbit/s
Niveau 2 : assure le transfert fiable des messages entre
équipement du réseau. Protocole LAP-D permet la détection et la
reprise sur erreur des trames et le contrôle de flux.
Le niveau 3 assure l’acheminement des messages dans le réseau
(routage, réseau en mode datagramme).
SSU : Sous Système Utilisateur ou UP (User Part) comportent :
SSUD : Sous Système Utilisateur des Données qui est utilisé pour
la signalisation dans le réseau à commutation des données en
mode circuits (ce sous système n’est pas utilisé en RNIS)
SSUT : Sous Système Utilisateur Téléphonique : assure la
signalisation des communications téléphoniques
SSUR : Sous Système Utilisateur RNIS : définit les procédures
de commandes d’appels dans RNIS ;
SSCS : Sous Système de Commandes de Connexion de
signalisation : permet l’échange de message de signalisation hors
mode circuit ;
SSGT : Sous Système de Gestion des Transactions : permet
d’assurer la mise en œuvre de complément de service de
mécanisme de sécurité comme la gestion des groupes fermés
d’usagers.
SSEM : Sous Système Exploitation Maintenance comporte les
procédures de surveillance du réseau.
III. LES RESAUX CELLULAIRES

L’objet de ce chapitre est de définir les réseaux cellulaires, le concept cellulaire ;


l’évolution des réseaux cellulaires et leurs fonctions. Et puis nous parlerons du
réseau GSM en particulier.

3.1. DEFINITION DU RESEAU CELLULAIRE

Un réseau cellulaire est un réseau hertzien dans lequel le territoire couvert est découpe
en cellule. Cette couverture permet d’offrir de communication en utilisant un
minimum de fréquence (si vous utiliser une, quelqu’un dans la cellule à cote peut
utiliser simultanément la même).

3.2. CONCEPT CELLULAIRE

Les réseaux des premières générations possédaient des cellules de grande


taille 50km de rayon au centre des quelles se situait une station de base
(antenne d’émission) .Ce système allouait une bande de manière statique à
chaque utilisateur qui se trouvait dans la cellule qu’il en ait besoin ou non.
Ce système ne permettait donc de fournir un service qu’à un nombre
d’utilisateur égal au nombre de bande de fréquence disponible. La première
amélioration consista à allouer un canal à un utilisateur uniquement à
partir du moment où celui-ci en avait besoin, permettant ainsi d’augmenter
« statistiquement »le nombre d’abonnées étant entendu que tout le monde
ne téléphone pas en même temps .De plus, afin d’éviter les interférences
deux cellules adjacentes ne peuvent pas utiliser la même fréquence. Cette
organisation du réseau utilise donc le spectre fréquentiel d’une manière
sous-optimale. C’est pour résoudre ces différents problèmes qu’est apparu
le concept

3.2.1 DEFINITION

Une cellule radio est une zone géographique couverte par une antenne de
transmission. Le territoire est divise en « cellules »desservies chacune par une station
de base .L’ensemble de ces cellules forment un réseau. Le concept cellulaire est
introduit dans les années 1970 dans les laboratoires de BELL aux usa. Le système
cellulaire a été conçu pour augmenter la mobilité des terminaux.
Graphiquement, on présente une cellule par un hexagone car cette forme approche
celle d’un cercle. Les cellules n’ont pas une forme circulaire.
De plus, afin de permettre à un utilisateur passant d’une cellule à une autre de garder
sa communication, il est nécessaire que la zone de couverture se recouvre de 10 à 15
%, ce qui renforce la contrainte de ne pas avoir une même bande de fréquence dans
deux cellules voisines.

Pour éviter les interférences à plus grandes distances entre cellules utilisant les
mêmes fréquences, il est également possible d’asservir la puissance d’émission de la
station de base en fonction de la distance qui la sépare de l’utilisateur.

La figure 6 décrit la présentation des cellules.

Fig.6. Présentation des cellules.

En résumé, la couverture d’une cellule se caractérise:


Par sa puissance de son émetteur – récepteur. Si son émetteur –récepteur est
très puissant, alors son champ d’action sera très vaste. Mais sa bande de
fréquence peut-être rapidement sature par des communications. Par contre,
en utilisant des cellules plus petites (émetteur-récepteur) moins puissant alors
la même bande de fréquence pourra être réutilise plus tard ; ce qui augmente
les nombres de communications possibles.

Par la fréquence de porteuse utilisée pour l’émission radioélectrique.

Par le réseau auquel elle est interconnectée.

Il faut noter que la taille des cellules n’est pas la même sur tout le territoire.
En effet, pour concevoir un émetteur-récepteur, il faut tenir compte :
Du nombre d’utilisateur potentiel dans la zone ;
De la configuration du terrain (relief géographique, présence d’immeubles,..)

De la nature des constructions (maison, building, immeubles en béton,)

De la localisation (rurale, suburbaine ou urbaines) et donc de la densité des


constructions ;

Deux cellules adjacentes ne peuvent utilisées la même bande de fréquence.


La distance entre deux cellules ayant la même bande doit être de 2 à 3 fois le
diamètre d’une cellule.

Dans une zone rurale ou le nombre d’abonnée est faible et le terrain relativement plat,
les cellules seront plus grandes qu’en ville où les nombres d’utilisateurs est très
important sur une zone et ou l’atténuation due aux bâtiments est forte.
Un operateur devra donc tenir compte de contrainte du relief topographiques et des
contraintes urbanistique pour dimensionner les cellules de son réseau.

Les cellules sont regroupes en motifs ou cluster.

3.3. MOTIFS DE REUTILISATION DANS UN RESEAU


CELLULAIRE 3.3.1. DEFINITION

Un motif cellulaire est l’ensemble des cellules dans lequel chaque fréquence de la
bande est utilisée une et une seule fois. La figure 7 décrit un motif à k=3.

2
1
3

Fig.7 Exemple de motif cellulaire à k=3.

Les schémas de réutilisation des fréquences doivent tenir compte à la fois des
puissances d’émission et des interférences (deux zones utilisant les mêmes fréquences
ne doivent pas se perturber).
La figure 8 décrit la zone d’interférence.

Zone
d’ombre

Cellule Cellule

Zone d’interférence

Figure 8 décrit la zone d’interférence.

3.4. PRINCIPE GENERAL DES RESEAUX CELLULAIRES

Le territoire est couvert par des équipements servant d’émetteurs et des récepteurs
(Antennes).

La couverture des ces équipements représente une cellule. Cette couverture permet
un recouvrement partiel d’une cellule sur l’autre qui assure la continuité. Ce
recouvrement permet la transmission d’une cellule à l’autre.

Chaque cellule est constituée d’une station de base à laquelle on associe un certain
nombre de canaux de fréquence l’ensemble de ces cellules forment un seul réseau.
La communication sur les réseaux cellulaires utilise un mode de transmission radio.

3.5. MODE DE FONCTIONNEMENT DES RESEAUX CELLULAIRE

Chaque cellule est composée d’une station de base(BTS) qui sert d’émetteur et de
récepteur. Elle se charge de la couverture de la transmission radio au niveau de la
cellule.

Les stations de base (BTS) sont fédérées par des contrôleurs(BSC).

Les réseaux cellulaires sont également équipés de commutateur vers d’autres réseaux
(MSC).

Les MSC servent de passerelles et assurent l’interconnexion vers d’autre réseau filaire
de communication (RTPC, RNIS, INTERNET).
Nous avons une base de données VLR (visitor location register) qui permet également
de mettre à jour et d’enregistrer la localisation des visiteurs dans une cellule.
La figure 9 décrit le fonctionnement d’un réseau cellulaire.

Figure 9 Fonctionnement d’un réseau cellulaire.

3.6. EVOLUTION DES RESEAUX CELLULAIRES.

En 1876 Alexandre Graham Bell inventa le téléphone. Depuis lors les techniques des
réseaux cellulaires ne cessent d’évoluer. La technologie s’associe avec la disponibilité
des personnes pour crée le nouveau profil. D’où plusieurs téléphones mobiles se sont
succèdes.

3.6.1 LA PREMIERE GENERATION (1G).

Les premiers réseaux cellulaires ont été déployés aux Etats-Unis vers les années 80
avec le système AMPS (Advanced Mobile Phone System).
La 1G a une bande de fréquence compris entre 800 et 900 Mhz avec 832 canaux. Elle
utilise comme technique d’accès l’AMRF et en Europe en 1981 avec le système NMT
(Nordica Mobile Téléphone) qui offrent de fréquence de 450 Mhz puis de 900Mhz
desservant 180 canaux. Ces réseaux dits de premières générations, utilisaient un
système de transmission analogique et un multiplexage fréquentiel
FDMA (Fréquence Division Multiple Access). La densité d’abonnées restait
relativement faible et la mobilité facile à gérer puisque les cellules étaient de grande
taille (50 (km) de rayon) au centre desquelles se situait une station de base (antenne
d’émission) et la largeur de la bande de fréquence dépend du système, elle est
généralement compris entre 15 et 30 KHz.

Ces réseaux souffrent toutefois de plusieurs limitations, dont :

a. La faible capacité d’appels ;

b. Les spectres limite ;

c. Aucune possibilité d’expansion du spectre ;

d. La confidentialité minimale ;

e. La protection inadéquate contre la fraude ;

f. La piètre communication des données.

La figure 10 décrit l’architecture d’un réseau de la première génération

Portée de 50 Km

Centre de communication
du service mobile

Terminal mobile
RTC
Station de base

Fig.10 Description de l’architecture d’un réseau de la première génération.


3.6.2 LA DEUXIEME GENERATION (2G)

La 2G a été conçus aux milieux des années 80. Elle utilise une transmission
numérique qui a l’avantage d’augmenter le débit grâce aux codes correcteurs
d’erreurs.
Le principal système est le GSM (Global System for Mobile communication) qui est
base sur une technique d’accès FDMA/TDMA (Fréquency Division Multiple Access
/ Time Division Multiple Access). De 900 MHz, 1,8 GHz ou 1,9 GHz, appelées
respectivement GSM 900/ 1800/ 1900 ; il prend en charge le service voix et les
services de données sans fils suivants :
Le GSM fonctionne dans la bande de fréquence ci-dessus offrant des services :
a. Service d’envoi de messages courts SMS ;

b. Service de modem sans fil ;

c. Service du protocole WAP.

Il existe d’autres systèmes de deuxième génération comme le DCS 1800(Digital


Cellular System 1800) qui fonctionne dans la bande de fréquence de 1800MHZ. Aux
Etats –Unis, le système utilisé est le PCS (Personnal Communication Services)
fonctionnant dans la bande de 1900MHz et enfin au japon, le système déployé est le
PDC (Personnal Digital Cellular).

L’IS-95 c’est une version Américaine normalisée pour la seconde génération.


L’interface air utilise la technique CDMA .Il a trois mécanismes différents pour le
contrôle de puissance sur le lien montant.

Un contrôle en boucle ouvert et un contrôle en boucle fermé sont disponibles sur le


lien descendant. Il utilise un codage de la parole à 8K bit /s et une à 13K bit /s.

3.6.3. LA DEUXIEME GENERATION ET DEMI (2.5 G).

GPRS (General Packet Radio Service) est une technologie orientée paquets destinée
à fonctionner sur le réseau GSM.

Jusqu’à la fin de l’année 1999, les services de la parole ont représenté la majorité du
trafic dans les réseaux GSM.

La transmission des données reste marginale et le débit ne peut pas dépasser 9,6
Kbit/S. L’organisme de la normalisation ETSI (Europe an Télécommunication
Standards Institute) a standardisé deux nouveaux services pour le GSM, le HSCSD
(High Speed Circiut Switched Data) et le GPRS. Dans le HSCSD le débit peut
attendre 64Kbit /s et avec le GPRS on peut attendre le débit de l’ordre de 160Kbit/S
pour la transmission des données, elle autorise un accès au WAP plus confortable et
à un internet allégé (e-mails sans jointe et navigation sur le web).

Le réseau GPRS n’implique qu’une mise à jour du logiciel des base du réseau GSM
(BTS et BSC) et l’introduction de nouveaux équipements dédiés réseau mode paquets
pour l’accès aux réseaux de données. Ces équipements sont :

- Le PCU (Packet Contrôler Unit) implanté au niveau des contrôleurs de


stations(BSC), assure l’adaptation des unités se données issues du mobile au format
paquets et inversement ;
- LES SGSM (Serving GPRS Support Node) est l’interface logique entre un
abonné GSM et le réseau de données interne. C’est un routeur, il assure le routage
des données et la gestion de la mobilité (enregistrement des abonnés, authentification
du mobile droit d’accès, taxation…) ;

- Le GGSN (Gateway GPRS Support Node) c’est un routeur d’accès aux autres
réseaux de données.

- Un RGPRS (Register GPRS) c’est une base de données du type HLR dédié au
réseau GPRS pour la gestion et la localisation des abonnés.

GPRS offre un débit maximal de 114 Kbit/S. Il est comme une solution transitoire
dans l’attente du réseau multimédia de la 3 G.
Concrètement, le GPRS n’étant qu’une amélioration du GSM, la voix continue de
transiter sur le réseau GSM, tandis que les données circulent via le GPRS, selon le
principe de transmission par paquets.

3.6.4. LA 2.75 GENERATION (2.75G).

Une évolution de la norme GSM a mené un nouveau service appelé EDGE


(Enhaced Data Rate for the GSM Evolution) qui envisage des débits de l’ordre de 384
Kbit/s étape intermédiaire entre le GPRS et l’UMTS. Certains voient en ce standard
un concurrent de l’UMTS, d’autre un complément.

3.6.5. LA TROISIEME GENERATION (3G)


L’UMTS constitue une évolution naturelle des systèmes de communication entre
mobile .Sa bande de fréquence est autour des 2Ghz avec une largeur de bande de 230
Mhz. L’accès au canal utilise la technique de W-CDMA (Wide bande CDMA)

L’UMTS n’est qu’un élément de la famille IMT-2000 dite de troisième génération.


Les réseaux mobile de troisième génération offrent des services de voix ainsi que des
services de transmissions de données jusqu’à 384Kbit/s. Avec une vitesse de
déplacement de plus de 500Km/h, jusqu’à 512Kbit/s en extérieur urbain avec une
vitesse de 126 Km/h et jusqu’à 2Mbit/s à moins de 10Km/h de la base radio grâce au
débit élèves de cette génération, des services multimédia sophistiqués peuvent être
fourni. UMTS, un système universel de la troisième génération qui est une solution
Européo-japonaise avec :

- une interface radio basée sur le WCDMA avec du FDD : UTRA – FDD.

- une interface radio basée sur le TDMA –CDMA avec du TDD : UTRA- TDD.
* CDM 2000 : Est la solution américaine dérivée d’IS-95.

* UWC 136 : c’est l’évolution de GSM (EDGE, Enhanced Data for the
Global) choisie par les operateurs qui ont numérisé leur réseau
analogique AMPS (DAMPS). L’UMTS définie un nouveau réseau
d’accès et une interface radio totalement nouvelle.
La figure 11 Décrit l’architecture de 3G

GSM

Réseau cœur circuit

RNC
Node B

IU-CS EIR HLR AUC


IUr

IUb

Réseau cœur Paquet

RNC IU-PS

IUb

GPRS

Node B

Fig.11 architecture de 3G
* Node B : équivalent de la BTS ;
* RNC : équivalent du BSC ;

* Utilisation d’un réseau de transport dans le réseau d’accès : ATM dans


un premier temps, IP dans le second temps.

* Interface IuB entre le Nœud B et le RNC.

* Nouvelle Interface lur entre les RNC (permet le soft-handover).

* Interface Iu entre le RNC et le réseau cœur.

3.6.6. LA QUATRIEME GENERATION 4G

L’industrie mondiale de télécommunication y pense déjà et la quatrième génération


de téléphonie mobile serait prévue pour un lancement à l’horizon.

Des tests sont déjà conduits sur une technologie intitulée OFDM (Orthogonal
Frequency D ivivion Multiplexing) permettant d’atteindre des pics de débit, de 300
méga bit/s. Dans un avenir plus proche, les spécialistes s’intéressent déjà à une
évolution de l’UMTS, la technologie HSDPA (High Speed Down Link Package
Access) qui garantirait enfin les 2Mbps de débit réel initialement espéré par UMTS.

La figure 12 suivante décrit l’évolution des réseaux cellulaires

Fig.12 évolution des réseaux cellulaires


3.7. LES FONCTIONS CELLULAIRE

3.7.1. GESTION DE L’ITINERANCE (ROAMING)

L’itinérance ou Roaming permet au réseau de transmettre un appel (appel entrant).


L’appelant n’a aucune connaissance de la position géographique de l’appelé. Elle
contient deux méthodes dont l’un permet de faire la mise à jour et l’autre le paging.

Deux principes de bases sont opposés pour appeler un abonné.


Il s’agit de :

* Emettre les appels sur toutes les cellules du système = paging (égal à paging).

*connaitre à tout moment la localisation du mobile grâce à une procédure de mise à


jour de localisation (Location Updating procédure) possible grâce à une balise. La
combinaison de ces deux méthodes nous donne une zone de localisation (Location
Area)

La figure 13 Illustre la zone de la localisation (LA)

Fig.13 zone de la localisation (LA).

A. GESTION DES ABONNEES

a. HLR (Home Location Register) c’est un enregistreur de location nominal qui


contient :

- Le profil de l’abonné (Identité, service souscrit, restriction) ; -

Localisation de l’abonné.
b. VLR (Visitor Location Register) enregistreur de localisation d’accueil, elle
contient :

- La liste des abonnés gérés par le VLR ;

- Le profil de chaque abonné géré par le VLR c’est-à-dire l’identité,


service souscrits, restrictions.
- La zone de localisation de chaque abonné gérée par le VLR (numéro
de la zone où se trouve l’abonné).

Le déroulement d’une mise à jour de localisation nécessite un canal en


émission périodique avec identification de la zone de localisation ; voie
balise (on beacon Channel, broadcast control Channel).

Elle a pour phases :

- L’écoute d’une voix balise ;

- La lecture de la zone de localisation ;

- Comparaison avec la précédente zone mémorisée c’est-à-dire si la


zone est différente :

- Envoie d’un message de mise à jour de localisation (mise à jour


des VLR et HLR si nécessaire).

- Retour sur la voix balisée en attente de possibles appels.

3.7.2. CONSEQUENCES DE LA GESTION DE L’ITINERANCE

- Augmentation considérable de la signalisation dans le réseau fixe ;

- Base de données à intégrer dans le réseau ;

3.8. AVANTAGE ET INCONVENIENT SUR DE CONCEPT


CELLULAIRE.

3.8.1. LES AVANTAGES


Les avantages sur le concept cellulaire sont les suivants :

- Il permet de desservir de façon continue un très large territoire.

- Il permet d’utiliser des puissances d’émission moins importantes.


- Il permet en diminuant la taille des cellules de réutiliser les fréquences à des
emplacements plus proches. 3.8.2. INCONVENIENT Comme inconvénient
:

- Le travail de planification est fastidieux et délicat (fait par l’opérateur).


3.9. LE RESEAU GSM

Le GSM (Global Service for Mobile). C’est un système de téléphonie mobile


le plus populaire dans le monde. Un de plus grand avantage est le Roaming
international permettant à l’utilisateur la mobilité dans plus de 168 pays à travers
le monde.
Première norme de téléphonie cellulaire de seconde génération. Il a un mode
de communication numérique. Il émet sur une fréquence de 900MHZ ; GSM
1800MHZ ; GSM 1900MHZ.

3.9.1. LES OBJECTIFS DU RESEAU GSM

Au départ il y avait un grand nombre des standard incompatible, tel que : AMPS,
NMT, TACS, C-NETZ et le service était limité aux territoires nationaux et il y
avait pas d’économie d’échelle pour le constructeur.
D’où est né la norme GSM qui est un service de téléphonie mobile des voix et des
données compatible avec les réseaux fixes sur l’ensemble du territoire Européen
avec comme objectif :
Offrir un vaste éventail de services de télécommunication compatibles
avec ceux des réseaux fixe ;
Offrir des services spécifiques dues à la mobilité des usagers ;
Assurer la compatibilité d’accès à n’ importe quel utilisateur ;
Obtenir une bonne efficacité spectrale ;
Assurer la localisation automatique des mobiles et la couverture globale
de l’ensemble du réseau.
L’efficacité de transmission numérique ;
La protection (confidentialité pour usager et sécurité pour les operateurs)

Le rôle d’un réseau de radiotéléphonie c’est la communication entre un abonné


mobile et un autre du RTC caractérisée par un accès très spécifique, la liaison
radio.
3.9.2. HISTORIQUE ET NORME DU RESEAU GSM

[Link]. Historique du réseau GSM

L’histoire de la téléphonie mobile (numérique) débute réellement en 1982. En


effet à cette date , le Groupe Spécial Mobile est crée par la Conférence Européenne
des administrations des Postes et Télécommunications (CEPT) afin d’élaborer les
normes de communication mobile pour l’Europe dans la bande de fréquence de
890 à 915(MHz) pour l’émission à partir des stations mobile et 935MHz pour
l’émission à partir de station fixe.
Il y eut bien des systèmes des mobilophonie analogique (MOB 1 et MOB 2, arrêté
en 1999), mais le succès de ce réseau ne fut pas au rendez-vous.

Les années 80 voient le développement du numérique tant au niveau du traitement


des signaux, avec pour dérivées des techniques de transmission fiable, grâce à un
encodage particulier des signaux préalablement à l’envoi dans un canal, et
l’obtention de débit de transmission raisonnables pour les signaux (par ex : 9,6 bit
/s pour un signal de parole).

Ainsi, en 1987, le Groupe GSM fixe le choix technologique relatif a l’usage des
télécommunications mobiles : transmission numérique, multiplexage temporel
des canaux radio, chiffrement des informations ainsi qu’un nouveau codage de la
parole.

En 1989 GSM est transféré au comité « SMG » de


l’European Télécommunication Standart Instituded « ETSI » c’est ce comité qui
mettra au point le module d’identité d’abonné SIM (Subscriber Identity Module).

Il faut attendre en 1991 pour que la première communication expérimentale par


GSM ait lieu. Au passage, le sigle GSM change de signification et devient Global
System for Mobile communication et les spécialisations sont adaptées pour des
systèmes fonctionnant dans la bande des 1800MHz.

En Belgique, c’est en 1994 que le premier réseau GSM (proximus) est déployé ;
mobistar et orange (rebaptisé base) viendront plus tard.

Aujourd’hui, le nombre de numéro attribués pour la communication GSM dépasse


largement le nombre de numéro dédiés à des lignes fixes et cette tendance se
poursuit.
[Link]. Norme du réseau GSM

Première norme de téléphonie cellulaire de seconde génération tout numérique.


Son début de normalisation en 1982. La première norme en 1991, une
normalisation toujours active.
« Groupe Spécial Mobile » puis « Global System for Mobile ».
GSM 900MHZ, GSM 1800MHZ, GSM 1900MHZ : système unifiés.
La différence entre ces trois normes est sur l’aspect du déploiement, mais
architecture et interface identique.
Les options techniques fixées par le GSM : Transmission
numérique ;
Multiplexage temporel de canaux radio ;
Cryptage des informations sur le canal radio ;

3.9.3. ARCHITECTURE DU RESEAU GSM


La radio téléphonie cellulaire GSM est un système qui présente une architecture
découpée en sous- systèmes.
Le but d’un GSM est de mettre en communication deux abonnés mobiles. Ou un
abonné mobile avec un abonné fixe en passant par l’interface radio. Nous
subdivisons son architecture en trois parties.

1. Le Sous –système radio ou BSS (Base Station Sub-System)

Ce sous-système assure la transmission radioélectrique et qui gère les ressources


radio. Il a en son sein des BTS (Base Transceiver Station) ; des BSC (Base Station
Controller) et la MS (Mobile Station) et sa carte SIM.

2. Le sous – systeme d’acheminement ou NSS (Network Sub –System)

Ce sous- système est chargé de l’établissement des appels et de la gestion de la


mobilité.
Le NSS est constitué de : MSC (Mobile Switching Center) ; HLR (Home Location
Register) ; VLR (Visitor Location Register) ; AUC ( Authentication Center) ; EIR
(Equipment Identity Register).
3. Le sous – systeme d’exploitation et de maintenance ou OSS (Opération
Sub-System)

Ce sous- système prend en charge la gestion administrative, commerciale et


technique.
La figure 14 suivante décrit l’architecture de base du réseau GSM

Fig.14 Architecture de base du réseau GSM


Fig.15 Architecture de base du réseau GSM avec les fonctions de chaque
groupe d’équipement.

L’architecture GSM présentée dans la figure 3.10 ci haut, en encadré bleu, ce sont
les éléments de couverture, en ellipse bleu les éléments de gestion, en ellipse bleue
pointillée les éléments du réseau GSM qui seront utilisés pour le réseau GPRS et
UMTS.
La mise en place d’un réseau GSM en mode (circuit) va permettre à un opérateur
de proposer des services voix à ses clients en donnant l’accès à la mobilité tout en
conservant une interface avec le réseau fixe RTC existant.

Fig.16 architecture avec transfert de données par GSM à 9,6 Kbps

[Link].1. Le sous – système radio ou BSS

Le BSS assure la transmission radioélectrique, il gère la ressource radio. Il a en


son sein 3 parties importantes.
Nous pouvons citer :
Le BTS (Base Transceiver Station) ;
Le BSC (Base Station Controller) ;
Le MS (Mobile Station) et sa carte SIM (Subscriber Identity Modile) ;
La figure 17 représente le BSS

Fig.17 représentation d’une BSS


[Link].1. Le BTS

Les BTS sont des antennes, des émetteurs et récepteurs ayant peu d’intelligence.
Ils assurent la couverture radio d’une zone géographique appelée
« cellule » ils associent à une cellule et se situent au centre d’une cellule. La
communication entre le téléphone et le BTS est réalisée par l’interface µm, ou
Air ou bien Radio.

Les BTS ont un rôle très important. Ils effectuent le multiplexage TDMA, le saut
de fréquence, le chiffrement, la modulation/ démodulation.

Ils gèrent tout au plus 8 connections simultanée par cellule.

La figure 18 présente un BTS.


Fig.18 Un BTS

[Link].2. Le BSC

Le BSC gère plusieurs BTS. Il a comme rôle de gérer la ressource radio


(configuration des canaux, transfert intercellulaire) d’une ou plusieurs stations de
base. Il établie le lien physique (via l’interface A) entre les BTS et le commutateur
de service mobile (MSC : Mobile Switching Center). Pour les fonctions de
communication de signaux en provenance des stations de base. Le BSC agit
comme un concentrateur puisqu’il transfert la communication de signaux en
provenant de différentes station de base vers la sortie unique. Le BSC opère les
transferts intercellulaires des utilisateurs dans sa zone de couverture. C'est-à-dire
quand une station mobile passe d’une cellule à une autre, elle doit alors
communiquer avec la station de base qui va prendre en charge l’abonné et lui
communiquer les informations nécessaire tout en avertissant la base de données
locales VLR de la nouvelle location de l’abonné.

[Link].3. Le MS et sa carte SIM.

La station mobile est composée d’une part du terminal mobile, et d’autre part du
module d’identité (SIM). Le MS est l’appareil utilisé par l’abonné. Différents
types de terminal sont prescrits par la norme en fonction de leur application, et
leur puissance (de 0,8w à 20W).
Chaque MS est identifié par un code unique IMEI (International Mobile
Equipment Identity). Ce code est vérifie à chaque utilisation et permet la détection
et l’interdiction des terminaux volés.
Le téléphone portable fait usage des ondes hertziennes ou électromagnétiques qui
se déplacent à la vitesse de la lumière.

Le SIM est une carte à puces qui contient dans sa mémoire le code IMSI
(International Mobile Subscriber Identity) qui identifie l’abonné de même que les
renseignements relatifs à l’abonnement (Services auxquels l’abonné a droit). Cette
carte peut être utilisée sur plusieurs appareils téléphoniques.

La figure 19 décrit le MS et sa carte SIM

Fig.19 description d’un MS et sa carte SIM.

[Link]. Le sous- système d’acheminement ou NSS.

Le NSS est chargé de l’établissement des appels et la gestion de la mobilité. Le


NSS est composé de :

Un mobile switching center (MSC) ;


Un home location register (HLR) ;
Un visitor location register (VLR) ;
Un équipement identity register (EIR) ;
Un centre d’authenticité (AUC)
Un commutateur d’entrée de service mobile (GMSC) ;
Une unité de transfert GSM (GIWU) ;

[Link].1. Le MSC.

Cet élément peut être considérer comme le cœur d’un système cellulaire puisqu’il
fait la gestion des appels. Il gère tout ce qui est lie à l’identité des abonnés, à leur
localisation. Le MSC agit en somme comme un nœud d’un réseau commuté. Il est
relié au sous-système radio via l’interface A.
Son rôle est d’assurer la communication entre les abonnées du réseau mobile et
ceux du réseau commuté public(RTC) ou de son équivalent numérique, RNIS.
Il gère l’établissement des communications entre un mobile et un autre MSC, la
transmission de messages courts (SMS) et l’exécution du HANDOVER.
Le MSC dialogue avec les bases HLR et VLR pour gérer la mobilité des usagers,
vérifier les caractéristiques des abonnés visiteurs lors d’un appel de départ,
transfert des informations de localisation.

[Link].2. Le Registre des abonnes locaux (HLR : Home Location Register).

Il s’agit d’une base de données contenant les informations sur les abonnées
appartenant à la région desservie par le commutateur de service mobile (MSC).
Cette base de données contient la position courante de ses abonnés. HLR
contient :

Toutes les informations relatives aux abonnés, le type d’abonnement, la clé


d’authentification ki cette clé est connue d’un seul HLR et d’une seule
carte SIM ; le service souscrit, le numéro de l’abonné (IMSI).
Un certain nombre de donnée dynamique telle que la position de l’abonné
dans un réseau en fait, son VLR et l’état de son terminal (Allumé, éteint, en
communication, libre).

[Link].3. Le Registre des abonnes visiteur (VLR)

Le VLR contient temporairement des informations sur les abonnés qui visitent une
région desservie par un MSC autre que celui auquel ils sont abonnés. Ces
informations proviennent du HLR auquel l’abonné est enregistré et indique les
services auxquels l’abonnée à droit. Ce transfert d’information ne se fait qu’une
seule fois et n’est effacé que lorsque l’abonné ferme son appareil ou quitte la
région du MSC courant. En procédant ainsi, la VLR n’a pas à interroger le HLR
chaque fois qu’une communication est demandée par ou pour l’abonné visiteur. Il
est à noter que le VLR est toujours associés à un MSC.

[Link].4. Le registre d’identification d’équipement (EIR : Equipment


Identity Register)

Cette base de données représente les terminaux utilisés dans le réseau. Il contient
la liste de tous les terminaux valides. Une consultation de ce registre permet de
refuser l’accès au réseau à un terminal qui a été déclaré perdu ou volé.

[Link].5. Le centre d’authentification (AUC : Authentification Center)

L’AUC est une base de données protégée qui contient une copie de la clé secrète
inscrit sur le SIM de chaque abonné. Cette clé est utilisée pour vérifier
l’authenticité de l’abonné et pour l’encryptage des données envoyées.

[Link].6. Une unité de transfert GSM (GIWU)

GIWU correspond à une interface à divers réseaux pour les communications des
données. Au cours des ces communications, la transmission de la voix et des
données peut alterner.

[Link].7. Le commutateur de service mobile (GMSC-Gateway MSC).

C’est une interface entre le réseau mobile et les réseaux filières, réseau commuté
public, internet, etc...
Il est chargé d’acheminer les appels du réseau fixe à un usager GSM. C’est
passerelle qui effectue le routage des appels venant du RTC vers le MSC du
destinateur .Il est activé au débit de chaque appel d’un abonné fixe vers un mobile.
La figure 20 montre la vue d’un NSS.

Fig.20 Vue d’un NSS.


[Link]. Le sous-système d’exploitation et de maintenance

Le sous-système d’exploitation et de maintenance prend en charge la gestion


administrative, commerciale et technique. Il est branché au différent élément du
sous-système réseau de même qu’au contrôleur de station de base (BSC). Par une
vue d’ensemble du réseau le NSS contrôle le trafic au niveau du BSS.

3.9.4. REGIONS GEOGRAPHIQUES D’UN RESEAU GSM

Une cellule correspond à la région couverte par une station de base (BTS). Une
région de repérage (LA – Location Area) est un groupe des cellules. C’est la
région par la quelle on localise un abonné. Chaque LA est servi par un ou
plusieurs contrôleurs de station de base (BSC), mais par un seul MSC.
Dans la figure 21 suivante est représentée les différentes zones géographiques aux
quelles on peut relier un réseau GSM.
PLMN SERVICE AREA

MSC/VLR Service Area (MSC)

Location Area

Cellule

Fig.21 les différentes zones géographiques aux quelles on peut relier un réseau
GSM.

La figure 22 Illustre chaque LA est servi par un ou plusieurs contrôleurs de station


de base (BSC), mais par un seul MSC. Une région de service MSC/VLR est un
groupe de LA sous le contrôle d’un seul MSC.
LA LA LA

MSC/VL

LA LA LA

Fig.22 Chaque LA est servi par un ou plusieurs BSC.

La figure 23 Illustre un ensemble de région de service MSC/ VLR.

MSC IV III
VLR
MSC
VLR

MSC VLR
MSC VLR

I II

Fig.23 Des régions de service MSC/VLR.

Finalement, un réseau mobile d’une région public (PLMN) est la région desservie
par un opérateur de réseau.

3.9.5. PILE PROTOCOLAIRE GSM.

La fonction d’un GSM comprend non seulement la transmission de données mais


également l’enregistrement, l’authentification, le routage et la mise à jour de
localisation de ses abonnés.
Ces fonctions sont réalisées par le sous-système réseau en utilisant la mobil
application Part (MAP).
La figure 24 Illustre la pile protocolaire GSM.
Fig.24 La pile protocolaire GSM.

Le protocole de signalisation est structuré en 3 couches.


Il s’agit de :
La couche 1 ou physique, fait la transmission physique de l’information,
le codage, la correction d’erreur, la modulation. Cette couche utilise la
structure de canaux.
La couche 2 ou liaison de donnée, elle contrôle les données de signalisation
et s’occupe du transfert en bloc des données de signalisation. La couche 3
ou réseau gère la connexion des liaisons de communication.

Au niveau applicatif, on distingue les protocoles suivants qui, au travers de


différents éléments du réseau, relient un mobile à un centre de communication
(MSC).

Le protocole Call – Control (CC) ce protocole prend en charge le traitement


des appels tels que l’établissement, la terminaison et la supervision. Une de
fonction la plus importante du cc est le routage des appels pour joindre un
abonné mobile RNIS(MSISON) qui inclut : le code du pays ;
le code national de destination identifiant l’operateur du réseau de
l’abonné à joindre ;
le code de l’abonné enregistré au HLR ;
Le protocole Shot Message Service (SMS) celui-ci permet l’envoie de
courts messages au départ d’un mobile. La longueur d’un SMS est limité à
160 caractères de 7 bits soit 140 bytes.
Le protocole Supplementary Service (SS) prend en charge les compléments
de services. La liste de ses services est longue mais, à titre d’exemples,
citons le calling Line Identification Présentation (CLIP), le Callig Line
Identification Restriction (CLIR) et le Call Forwarding Unconditional
(CFU)
Le protocole Mobility Management (MM) il gère l’identification,
l’authentification, la sécurité sur le réseau et la localisation d’un terminal.
Cette application se trouve dans le sous-réseau de commutation (NSS) et
dans le mobile car ils doivent tous deux connaitre la position du mobile
dans le réseau.
Le protocole Radio Ressource management (RR) s’occupe de la radio. Il
interconnecte un BTS et un BSC car ce dernier géré l’attribution des
fréquences radio dans une zone.
Les trois premiers protocoles applications prés-cités (CC, SMS et SS) ne sont
implémentés que dans les terminaux mobiles et les commutateurs ; leurs messages
voyagent de façon transparente à travers le BSC et le BTS.
Par ailleurs, la gestion de ressources radio (RR) qui a comme rôle d’établir,
maintenir et libérer un lien entre station mobile et le commutateur de service
mobile (MSC).

Le MSC est impliqué dans une sous-fonction du RR qui est le transfert de


communication intercellulaire (HANDOVER). Les principales procédures
permettant de remplir ces responsabilités sont :

Assignation, changement et libération d’un canal de communication


(fréquence) ;
Transfert de communication intercellulaire(HANDOVER) ;
Sauts de fréquence (frequency hopping) 217sauts par seconde ;
Contrôle du niveau de puissance ; Transmission et réceptions interrompue
; ‘’Timimg advance’’. Seule la procédure de transfert intercellulaire, l’une
des plus importantes de la fonction RR est présentée ici.

Transfert de communication intercellulaire (HANDOVER/han off).

Le fait qu’un abonné se déplace peut engendrer le besoin de changer de canal


(fréquence) et /ou de cellule spécialement lorsque la qualité de la communication
se détériore. La procédure de changement de canal est appelée transfert de
communication intercellulaire.
Transfert de canal dans une même cellule ;
Transfert de cellule contrôlé par la même BSC ;
Transfert des cellules appartenant au même MSC mais contrôlé par
différents BSC ;
Transfert de cellule contrôlé par des MSC différents.

Les deux premiers types de transfert sont dits internes car seul la BSC y est
impliquée.
Les deux autres types de transfert, appelés externes, sont gérés par les MSC
impliques un aspect important de la norme GSM est que le MSC original , le
MSC d’attache demeure responsable pour la plupart des fonctions reliées aux
appels, à l’exception d’un transfert subséquent à un autre BSC sous le contrôle
d’un nouveau MSC. Ce dernier appelé MSC de relais.
Un transfert intercellulaire peut être irrité aussi bien par une station mobile
que par un MSC (comme moyen pour équilibrer le trafic d’appels). Pour initier
un transfert, la station mobile contrôle continuellement la puissance de son signal
auprès des cellules environnantes. La liste de cellules avec les quelles la station
mobile teste est fournie par la station de base. La mesure de la puissance permet
de décider laquelle des cellules est la meilleure, de manière à maintenir la qualité
du lien de communication.

Deux algorithmes de base sont utilisés pour le transfert intercellulaire.

L’algorithme de la « performance minimum acceptable », lorsque la


qualité de la transmission diminue , le niveau de puissance de la station
mobile est augmentée jusqu’à ce que cette augmentation n’ait plus
d’effet sur la qualité du signal. Alors un transfert est réalisé.
L’algorithme de « l’économie de puissance » ; cet algorithme effectue un
transfert au lieu d’augmenter la puissance, de manière à obtenir une
communication de qualité.
La figure 25 montre le routage d’une communication d’une station fixe vers une
station mobile
Fig. 25 le routage d’une communication d’une station fixe vers une station
mobile.

Opération Administration et Entretien (OAM).

Cette fonction permet à l’operateur du réseau de contrôle le système en plus de


modifier la configuration des éléments du système. L’OSS est la clé centrale
mais le sous-système radio (BSS) et le sous –système réseau(NSS) contribuent
à cette fonction en fournissant de l’information à l’OSS, en plus d’effectuer des
tests eux-mêmes.
3.9.6. CARACTERISTIQUES DE BASE DU RESEAU GSM

[Link]. Interface radio

Cette interface est celle entre la station mobile et l’infrastructure fixe. Elle est
appelée Um. C’est l’une des interfaces les plus importantes d’un système GSM.
Sur l’interface radio, la liaison entre le téléphone mobile et la station de base
fonctionne selon un procédé combinant le multiplexage en fréquence et le
multiplexage temporel. C’est le point de contact entre téléphone et le BTS ; il
permet l’itinérance.
La mobilité radio est la possibilité de déplacer le terminal en gardant la
communication.
D’où les fonctions essentielles dans un réseau radio –mobile sont :

L’itinérance ou roaming c’est la capacité qu’utilise le réseau en tout point


de la zone de service (pouvoir d’appeler et être appelé).
L’itinérance internationale ou international Roaming, c’est la capacité
d’utiliser un autre réseau que celui auquel on est abonné. Les interfaces
A-BIS, A et X.25

Présentons brièvement les trois types d’interfaces qui relient le BSC


respectivement à la station de base (interface A-BIS), au commutateur (interface
A) et au centre d’exploitation et de maintenance (interface X.25).

[Link]. L’interface A-bis

Cette interface relie le BSC au BTS. La couche physique est définie par liaison
PCM et la couche liaison de donnée est composé du protocole Link Acces
Protocole D-Channel (LAPD).Comme le canal de liaison PCM a un débit unitaire
de 64 kb/s et que le débit par canal radio GSM est de 13kb/s il faut donc adapter
le débit. Cette fonction est appelé transcodage et il est réalisé dans une unité appelé
Transcoding Rate and adapter Unit (TRAU).

Deux solutions sont techniquement possibles et rencontrées dans le réseau GSM.

Multiplexer 4 canaux à 13kb/s pour produire un canal à 64kb/s. Faire


passer le débit de chaque canal à 64kb/s.

L’avantage de multiplexer est de diminuer le débit entre la station de base et le


BSC ou le trafic est fortement concentré.
La seconde solution offre par contre l’avantage de banaliser les équipements en
ramenant tous les équipements à 64kb/s. Souvent la deuxième solution est utilisée
au niveau de commutateur et la première au niveau du BSC afin de garder du
faible débit de la parole.

[Link]. L’interface A

L’interface A communique entre BSC et le commutateur (MSC) ; la couche


physique est toujours définie par une liaison à PCM à 2 Mb/S mais c’est le
protocole CCITT numéro 7 qui est utilisé pour la couche liaison de donnée.
[Link]. Interface X25

Cette interface relie le BSC au centre d’exploitation et de maintenance (OMC) ;


elle possède la structure en 7 couches du modèle OSI.

3.9.7. Le duplexage

Les abonnés se communiquent dans les deux sens des transmissions, mais sur un
seul et unique canal. Il est basé sur le FDD (Fréquence Division Duplex) et le
TDD (Time Division Duplex) ; le sens descendant dit downlink (forwak) et dans
le sens montant dit l’uplink (reverse).
FDD : (Frequency Division Duplex)
Sens montant et sens descendant sur des fréquences différentes.
Bien adopté aux cellules de grande dimension.

TDD (Time Division Duplex)


Sens montant et descendant à des instants différents.

Possibilité d’allocution dissymétrique.


Bien adapter aux cellules de petite dimension

3.9.8. Le multiplexage
1. Définition

Le multiplexage est une technique qui permet de faire passer plusieurs


communications à travers un seul et même canal. Il est subdivisé en trois parties
à savoir :
La répartition en fréquence AMRF (Frequency Division Multiple Access :
FDMA) : Elle contient un canal physique simplex, c'est-à-dire une seul
fréquence.
La répartition en temps AMRT (Time Division Multiple Access : TDMA)
: Elle contient un canal physique simplex, c'est-à-dire un slot (intervalle
de temps sur une fréquence).
La répartition par code AMRC (Code Division Multiple Access : CDMA)
: Elle contient un canal physique simplex, c'est-à-dire un seul code.

2. Performances comparées de TDMA/FDMA/CDMA

En premier approximation (c'est-à-dire sans tenir compte des intervalles et/ ou


bande de garde), le système TDMA et FDMA ont les mêmes performances. En
effet les implications au niveau de l’interférence, et donc du planning de fréquence
en cellule est le même.
On peut alors se baser simplement sur l’efficacité spectrale dans une cellule, et
que l’on repartît les données en fréquence ou en temps ne change rien.
En CDMA les choses sont un peu plus subtil, puisque on peut utiliser les mêmes
fréquences dans toutes les cellules. Par contre, on ne peut pas obtenir des codes
orthogonaux pour utilisateur de cellules différentes (d’autant plus que ca
demanderait de synchroniser les cellules entre elles, ce qui est très compliqué). Il
faut donc faire une analyse complète (et statistique) des interférences, en fonction
de la qualité des codes utilisées.
En fonction de tout cela, certains prétendent que le CDMA permet une plus
grande capacité, sans entrer dans le détail, cet affirmation n’est correcte que si on
utilise des algorithmes très puissant. La figure 26 décrit le principe d’un
multiplexage.
E1 E1

MUX MUX
E2 E2
DEMUX DEMUX

E3 E3

Fig. 26 principe de multiplexage

3.9.9. Bande de fréquence GSM

Les systèmes de téléphonie mobile GSM 9OO et DCS 1800 fonctionnent


respectivement à de fréquences voisines de 900 et 1800 MHz, pour permettre à
ceux abonnées d’émettre leur message.
Dans le cas du réseau GSM 900, la bande de fréquence comprise entre 880 et
915 MHz est utilisée pour la transmission du téléphone mobile vers
l’antennerelais, tandis que la bande compris entre 925 et 960 MHz est dans les
sens inverse.

Dans la terminologie GSM la transmission du téléphone mobile vers


l’antennerelais est appelée « voie montante »ou « up-link ».

La transmission de l’antenne –relais vers l’antenne vers le téléphone mobile est,


quant elle appelée « voie descendante »ou « down-link ».

Il faut signaler que les deux bandes de 10MHz comprises entre 925 et 935MHz,
d’autre part sont souvent appelée « extended band » pour des raisons historiques.

Chaque équipement terminal Emetteur /Récepteur dispose d’une partie de la


bande passante pour communiquer. Le partage est réalisé par le
multiplexeur/démultiplexeur.

3.9.10. Modulation GSM

En raison de la forte variabilité de l’amplitude des signaux dans un environnement


GSM, on préfère recourir à une technique de modulation angulaire GMSK «
Gaussian Minimum Shift Keing ».
GSMK est la technique de modulation utilisée pour le signal à haute fréquence. Il
s’agit d’une variante d’une modulation MSK appartenant a la famille des
modulations des fréquences (FM) numériques. On utilise la GMSK, en raison de
la transition rapide entre deux fréquences.

La modulation GMSK consiste en une modulation de fréquence à deux états


portant non pas sur la séquence originale mais sur une nouvelle séquence dont le
bit n est produit comme le résultat de la fonction du OU exclusif (XOR) entre le
bit courant et le bit précédent. Après application du XOR, le signal est filtré. Elle
est réalisée en faisant passer le signal binaire, avant modulation, au travers d’un
filtre passe-bas ; ce filtre passe-passe remplace les fronts montants et descendants
par une transmission progressive, ce qui diminue la largeur spectrale du signal
modulé.

La modulation GMSK a comme avantage d’occuper une largeur de bande moins


important que la modulation FSK. Une porteuse GSM modulé occupe une largeur
de 200KHz (100KHz de chaque coté de la fréquence de la porteuse non modulé)

Débit binaire : 270.833 Kbps

1bit=3.7µs

La figure 27 représente la modulation GMSK

Fig.27 représentation de la modulation GMSK.

3.9.11. Les canaux physiques et logiques GSM

[Link]. Canaux physique

0. Définition
Les canaux physiques sont des voies qu’on crée sur un support physique par les
techniques de multiplexage pour véhiculer les informations (voix et données) d’un
point à un autre dans un réseau.
Le réseau GSM met en œuvre deux techniques de création des canaux physiques.
Il s’agit :
Le multiplexage fréquentiel appelé AMRF (Accès Multiple à Répartition
des Fréquences) ou FDMA en anglais (Frequency Division Multiple
Access) ;
Le multiplexage temporel, appelé AMRT (Accès Multiple à Répartition de
Temps) ou TDMA en anglais

1. AMRF en GSM

L’AMRT divise en 124 canaux de 200 Khz de large chacun, les deux plages
de fréquences (890 – 915 Mhz) pour le terminal vers la station de base et
(935 – 960 Mhz) pour la station de base vers le terminal, pour offrir 124
voies de communication duplex en parallèle, chaque sens de
communication possédant une voie qui lui est réservée. Sur la figure 28
suivante est illustrée une bande de fréquence de 100Khz divisé en cinq
canaux de 20Khz.

Puissance

20 Khz 40 Khz 60 Khz 80 Khz 100 Khz Fréquence

Fig.28 exemple d’une description de multiplexage en fréquence


Terminal 1
Canal 1 F1

Canal 2 F2 Terminal 2

Terminal 3
Canal 3 F3

Canal 4 F4 Terminal 4

Fig.29 Allocation avec le multiplexage fréquentiel

2. AMRT en GSM

Le temps est alors l’axe principal de synchronisation dans le norme GSM,


chaque trame se divise en huit intervalles temporels. L’intérêt de
multiplexage est de multiplier par huit le nombre de canaux de transmission
disponible par unité de temps. Un canal de transmission radio offre un débit
D par unité de temps, C débit est divisé en huit pour transmettre
successivement les huit communications avec pour chacune un débit D / 8.
Chaque communication occupe un intervalle temporel IT d’une durée de
577 μs. La somme de 8 IT constitue une trame qui est l’unité temporelle de
base. Une trame dure 4,615 ms dans le GSM. Un canal de communication
transporte des données de point à point uniquement dans un sens. La figure
illustre le multiplexage temporel. La trame IT est d’ordre 8. Les figures
3.25 et 3.26 présentent une allocation des canaux avec multiplexage
temporel d’ordre 8.

Terminal 1
IT N°1

Terminal 2
IT N°2

IT N°3 Terminal 3

IT N°4 Terminal 4

Station de base (BTS)


Fig. 30 Allocation des canaux avec multiplexage temporel d’ordre 8

N° IT Canal de communication
0 Canal de communication N°1
1 Canal de communication N°2
2 Canal de communication N°3
3 Canal de communication N°4
4 Canal de communication N°5
5 Canal de communication N°6
6 Canal de communication N°7
7 Canal de communication N°8

Fig. 31 allocation des canaux avec multiplexage temporel d’ordre 8

[Link]. Les canaux logiques

Les canaux logiques sont les voies logiques réalisées sur les canaux
physiques par la technique de multiplexage temporel.
Le réseau GSM a deux familles de canaux logiques. Il s’agit de :
Les canaux de trafic : destinés au transfert des données de
communication ;
Les canaux de signalisation : ces canaux sont destinés pour le
transfert des données des services entre les équipements.
3.10 LE RESEAU GPRS

3.10.1. Présentation et architecture

En premier lieu, GPRS est un réseau IP. Le réseau est donc occupé des routeurs
IP. L’introduction de la mobilité nécessite par ailleurs la précision des deux
nouvelles entités :
Le nœud de service : le SGSN (Serving GPRS Service Node) le nœud de
passerelles : le GGSN (Gateway GPRS Service Node) ; Un troisième
élément c’est le BG (Border Gateway) joue le rôle supplémentaire de sécurité.
Le réseau GPRS vient d’ajouter un certains nombre de modules sur le réseau GSM
sans changer le réseau existant. Ainsi sont conservés un ensemble de modules de
l’architecture GSM, nous verrons par ailleurs que certains modules GSM seront
utilisés pour le fonctionnement du réseau GPRS.
La mise en place de réseau GPRS va permettre à un opérateur de proposer un
service de type data à ses clients. Le réseau GPRS fonctionne en mode paquet.
Fig.32 architecture du réseau GPRS 3.10.2.

Les équipements d’un réseau GPRS

[Link]. Le nœud de service (SGSN)

Il est relié au BSS du réseau GSM. Le SGSN est en connexion avec l’ensemble
d’éléments qui assurent et gèrent les transmissions radios : BTS, BSC, HLR etc.
Le SGSN joue le rôle d’un routeur et gère les terminaux GPRS présent dans une
zone donnée. Il est le contrôleur des terminaux GPRS dans une zone de
surveillance.
[Link]. Le nœud de passerelle : GGSN

Le nœud de passerelle GPRS dénommé GGSN est relié à un ou plusieurs


réseaux des données (Internet etc.)
Il est un routeur qui permet de gérer les transmissions des paquets des données :
Paquets entrant d’un réseau externe, acheminé vers le SGSN du destinateur
;
Paquets sortants vers un réseau externe, émanant d’un destinateur interne
au réseau.
SGSN et GGSN désignent des entités fonctionnelles qui peuvent être implantés
dans un même matériel. L’ensemble de SGSN et GGSN, des routeurs IP et des
liaisons entre équipements est appelé réseau fédérateur GPRS. A noter enfin que
chaque SGSN et GGSN dispose au minimum d’une adresse IP fixe au sein du
réseau.

[Link]. Le module BG pour la sécurité

Les recommandations introduisent le concept BG qui permette de connecter les


réseaux GPRS via un réseau fédérateur et qui assure les fonctions de sécurité entre
ces réseaux.
Ces BG ne sont néanmoins pas spécifiés par les recommandations mais elles
jouent le rôle d’interfaces avec les autres PLMN (Public Land Mobile Network)
permettant ainsi de gérer le niveau de sécurité entre les deux réseaux (entre 2
réseaux des deux opérateurs concurrents par exemple,…).

[Link]. Le routeur IP

L’opérateur peut prendre le parti de gérer et d’administrer lui-même le routeur IP


afin d’ouvrir le réseau GPRS vers les autres réseaux des données externes.

[Link]. Le module PCU sur le BSC et le module CCU sur les BTS

La mise en place d’un réseau GPRS au contraire du réseau UMTS ne nécessite


pas de couvrir le territoire des nouvelles antennes puisque l’architecture GSM est
réutilisée. Néanmoins, des modifications sont apportées en ajoutant des
composants sur les structures de couverture du réseau GSM.
Sur les BTS est ajouté un module CCU (Channel Codec Unit). Cette entité
permet de gérer les envois d’informations vers le module SGSN.
La norme GPRS introduit également un équipement appelé PCU (Packet
Control Unit) généralement situé sur le BTS, le BSC ou le SGSN. Le PCU
a pour fonction de gérer l’échéancier de transmission et l’acquittement des
blocs sur les canaux des données.

[Link]. Le mobile GPRS

L’usage attendu par le réseau GPRS est la possibilité de consulter de manière


interactive des serveurs. Cela nécessite donc un débit plus important sur la voie
descendante que sur la voie montante. N parle de mobile multi-slots : le terminal
doit être en mesure de recevoir ou de transmettre des informations sur plusieurs
intervalles de temps. Le cout engendré par ces contraintes techniques amène
l’opérateur à proposer à ses abonnés des terminaux plus onéreux. L’opérateur
propose généralement un terminal GSM-GPRS capable de gérer les
communications voix et data à des débits acceptables.

[Link]. La carte SIM

La carte SIM utilisée pour l’accès au réseau GPRS est une carte SIM similaire à
celle requise pour accéder au réseau GSM classique. Quelques fichiers sont
simplement ajoutés lors de la phase de personnalisation chez le fabricant de cartes.

3.10.3. Les équipements GSM utilisés

Le réseau GPRS appuie son architecture sur les éléments du réseau GSM.
Les BTS et BSC permettent de couvrir un territoire national pour localiser
les terminaux ;
Le MSV et le VLR permettent également de gérer les problématiques
d’itinérance des abonnés sur les réseaux GSM et GPRS ;
Le SMSC et le GMSC permettent la communication interne au réseau par
l’envoi des messages courts à destination du terminal GPRS ;
Le HLR permet de gérer les problématiques liées à la localisation des
individus (en mode GPRS, fournir une carte de la ville où se trouve
l’abonné) ;
L’EIR permet de gérer les problématiques liées au terminal visé (est-il
compatible avec les donnés que le réseau souhaite lui faire parvenir ?).

Le réseau GPRS est totalement dépendant du bon fonctionnement des


infrastructures du réseau GSM. Le réseau GSM constitue donc en effet une base
pour la mise en place du réseau GPRS

3.10.4. Les interfaces réseau GPRS


L’ensemble des éléments GSM et GPRS est associé pour fournir un service GPRS.
Deux protocoles sont alors utilisés :
Le traditionnel protocole IP qui assure une couverture vers les terminaux
fixes extérieurs au réseau (contenu, Internet) ;
Le protocole SS7 (signal semaphore 7) qui est un protocole interne au
réseau GPRS.

Lorsque le mobile transmet des données vers un terminal fixe, les données sont
transmises via le BSS (BTS + BSC) au SGSN qui envoie ensuite les données vers
le GGSN qui les route vers le destinataire.
Le routage vers des terminaux (terminal mobile vers terminal mobile ou terminal
fixe vers terminal mobile) utilise le principe de l’encapsulation et des protocoles
tunnels. Les données reçues par le GSGN sont transmises au SGSN dont dépend
le mobile destinataire.
Fig.33 transmission des données par un réseau GPRS

Ainsi des données recueillies en protocole IP de l’extérieur via un routeur IP


pourront être communiquées dans des paquets X.25 par le principe du tunnel
encapsulation – désencapsulation. On parle de protocole PDP (Packet Data
Protocol), l’encapsulation consiste ainsi à placer une unité de protocole A dans
une unité de protocole B sans que ce dernier ne se préoccupe du format des
données transportées.

3.10.5. Les apports du réseau GPRS

Le GPRS peut finalement être vu comme un réseau de données à part entière qui
dispose d’un accès radio tout en réutilisant une partie du réseau GSM. Les débits
prévus permettent d’envisager des applications comme la consultation de sites
Internet ou le transfert de fichiers en mode FTP (File Transfert Protocol). Dans la
première version du GPRS seul un service de transmission de point à point (PTP
: Point To Point) sera proposé. Une information envoyée par un terminal vers un
terminal.
Les services point à multipoint (PTM : Point To Multipoint) = une information
envoyée d’un agrégateur de contenu vers 100000 terminaux, seront ensuite
proposés à des communautés ou des zones géographiques. On parle de PTP
Broadcast.
GPRS offre enfin un service de messagerie entre les terminaux.
3.10.6. La gestion de l’itinérance

La gestion de l’itinérance reprend les principes du réseau GSM avec le


regroupement de cellules en zones. Le terminal GPRS peut se trouver dans trois
modes :
Etat de repos : le mobile est éteint,
Etat de surveillance : le mobile est localisé au niveau de la zone de routage.
Le mobile peut être appelé par le SGSN ;
Etat près : le mobile est localisé au niveau de la cellule. Le mobile peut
recevoir des informations ; dans cet état, le terminal est localisable à la
cellule près.
Zone de routage : regroupement de cellules (cellules réseau GSM) en zones. En
état de surveillance puis de près, le terminal ne monopolise pas de canal radio s’il
n’y a pas de transmission ou de réception de données.
La base de données HLR en communiquant avec le module SGSN, gère les
identités des abonnés en ajoutant de nouveaux éléments par rapport au mode GSM
comme le protocole réseau utilisé ou le terminal acquis.

3.10.7. La gestion des sessions

Un mobile GPRS peut gérer différents protocoles réseaux : de même l’usager peut
ouvrir plusieurs sessions pour accéder à plusieurs services simultanément sur un
même terminal.
Le réseau GPRS définis la notion de contexte PDP où sont enregistrés l’ensemble
des données relatives à une session stockée dans le mobile, le SGSN ou le GGSN.
Un contexte PDP contient ainsi :
Le type de réseau utilisé (X.25, IP, …) ;
L’adressage du terminal retenu ;
Le point d’accès au service ;
La qualité de service négocié.
Ainsi lorsque l’abonné au moyen de son mobile appelle plusieurs services.
Plusieurs sessions sont générées en créant plusieurs environnements PDP.
L’environnement PDP pourra être crée par le réseau (pour les données émanant
de l’extérieur à destination d’un abonné) ou par le terminal (pour les données
émanant de l’abonné vers l’extérieur ou vers un autre abonné).

Vous aimerez peut-être aussi