0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
297 vues103 pages

Programme Elargie Vaccination 2021 - 022558

Le document présente un cours sur le Programme Elargi de Vaccination (PEV) au Burkina Faso, détaillant son historique, ses objectifs, et les processus d'immunisation. Il aborde également la gestion des vaccins, les populations cibles, et les manifestations post-vaccinales indésirables. Le PEV vise à vacciner les populations contre des maladies évitables, contribuant ainsi à la réduction de la morbidité et de la mortalité.

Transféré par

Banen Blanco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
297 vues103 pages

Programme Elargie Vaccination 2021 - 022558

Le document présente un cours sur le Programme Elargi de Vaccination (PEV) au Burkina Faso, détaillant son historique, ses objectifs, et les processus d'immunisation. Il aborde également la gestion des vaccins, les populations cibles, et les manifestations post-vaccinales indésirables. Le PEV vise à vacciner les populations contre des maladies évitables, contribuant ainsi à la réduction de la morbidité et de la mortalité.

Transféré par

Banen Blanco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chargé de l’enseignement

Monsieur Salfo OUEDRAOGO


Conseiller de Santé en Management de la qualité et
de la protection des soins
Direction de la Qualité des Soins et de la Sécurité
des patients (DQSS)
Service : Hygiène Hospitalière et de la Sécurité des
Soins
Plan du cours sur le PEV
Introduction
I. Généralités sur le PEV ;
II. Processus d’immunisation
III. Administrer les antigènes
IV. Prendre en charge les MAPI
V. Gestion des vaccins et consommables ;
VI. Gestion de la chaîne du froid ;
VII. Sécurité des injections ;
VIII.Surveillance épidémiologique
Conclusion
Introduction
• La déclaration d’Alma- Ata en 1978 a fait de la vaccination une
composante des Soins de Santé Primaires (SSP).
• A cet effet, le Burkina Faso a mis en place en 1979 un Programme Elargi
de Vaccination (PEV). Ce programme vise à vacciner les populations
cibles contre les principales maladies endémo- épidémiques évitables
par l’immunisation. Le PEV est l’un des programmes prioritaires du
Ministère de la Santé. Ses interventions en matière de réduction de la
morbidité et de la mortalité s’inscrivent dans la croissance accélérée et
le développement durable (CADD).
• La coordination de ce programme est assurée par la Direction de la
Prévention par les vaccinations (DPV)
Section I
• I.Généralités
. sur le PEV
• . HISTORIQUE DU PEV
• Mai 1974 : Assemblée Mondiale de la santé instituait le programme élargi de vaccination
(PEV).
• Septembre 1978 : conférence d’Alma-Ata ; la vaccination dans les composantes des soins de
santé primaires (SSP),
• 1979 : 1er document de plan du PEV du Burkina fut élaboré
• 1980 : démarrage du PEV à Bobo-Dioulasso (juin 1980), puis a atteint Ouagadougou (1981) et les
zones médicales de Tougan, Kaya, Nouna, Koupéla, Kongoussi, Boulsa (1982).
• 1984 : vaccination commando avec 2 antigènes (VAR et VAA)
• Janvier 2006: passage de 7 à 9 maladies cibles avec l’introduction du HepB et du Hib
• Novembre 2013: Introduction de nouveaux vaccins (PCV13, Rota).
• Octobre 2014 introduction de la deuxième dose de VAR dans la vaccination de routine
• 1er Mai 2015 introduction du vaccin rougeole-rubéole (RR) dans la vaccination de routine en lieu et
place du VAR
• 06 Mars 2017 introduction du MenA
• 20 Juillet 2018 introduction du VPI
• Les maladies cibles du PEV
• En 1979, au nombre de six. : La tuberculose, la diphtérie, le tétanos,
la coqueluche, la poliomyélite, la rougeole
• Pour des raisons épidémiologiques, le Burkina a pris en compte la
Fièvre jaune à partir 1984.
• En janvier 2006 : l’hépatite virale B, les infections à hémophilus
influenzae type b
• En novembre 2013 la prise en compte du pneumocoque, les
diarrhées à rota virus sur la liste des maladies cibles du PEV.
• Mai 2015 prise en compte de la rubéole dans les maladies cibles
PEV.
• Mars 2017 prise en compte de la méningite à Méningocoque A.
• Les maladies cibles du PEV au nombre de treize sont :
• la tuberculose
• la poliomyélite
• la diphtérie
• le tétanos
• la coqueluche
• l’hépatite virale B
• les infections à pneumocoque
• les infections à hémophilus influenzae type b
• les diarrhées à rota virus
• la rougeole
• la fièvre jaune
• la Rubéole
• La méningite à Méningocoque A
Les populations cibles du PEV de routine
• Les enfants âgés de 0-23 mois
• Les femmes enceintes.
CALENDRIER VACCINAL DES ENFANTS DE 0 A 23 MOIS
• Les vaccins ou antigènes du PEV
• Les différents antigènes du PEV sont :
• BCG = Bacille Calmette et Guérin
• VPO = Vaccin Polio Oral
• VPI = Vaccin Polio Inactivé
• DTC-HepB-Hib = Diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, Hémophilus
influenzae type B,
• Le PCV-13 ou Pneumo (Streptococcus pneumoniae appelé pneumocoque)
• Le Rotateq® (contre la diarrhée à rota virus chez les enfants)
• RR = Vaccin rougeole et rubéole
• VAA = Vaccin Antiamaril ou contre la fièvre jaune
• Td = Vaccin antitétanique et anti diphtérie
• MenA = Vaccin contre la méningite à méningocoque A
CALENDRIER VACCINAL DES FEMMES ENCEINTES
II. Processus d’immunisation
• Prémunir l’organisme, c’est créer chez lui un état d’immunité.
L’immunité est caractérisée par la présence dans le sang d’anticorps
spécifiques. L’immunité peut être :
• Naturelle : congénitale, lié à la race, à un groupe d’individus.
• Acquise : soit spontanément par une maladie apparente ou
inapparente, soit artificiellement :
• D’une manière passive : sérothérapie
• D’une manière active : vaccination
II.Processus d’immunisation (suite)
2.1. Sérothérapie : elle consiste à injecter à un organisme des anticorps
tout préparés, réalisant une immunité passive.
Les caractères de l’immunité sérique :immédiate : l’organisme peut
utiliser aussitôt les anticorps injectés
durée : 15 jours à 21 jours
2.2. Vaccinothérapie : consiste à injecter à un organisme un antigène
capable de provoquer la fabrication d’anticorps spécifiques mais
incapable de déterminer la maladie
Les caractères de l’immunité vaccinale.
• Longue à s’établir : l’organisme doit fabriquer ses propres anticorps.
• Durable : elle est acquise avec la participation de l’organisme. .
III. Antigènes et voie d’administration
• Contact Age Antigènes
• 1 Naissance BCG (intradermique ), VPO 0 (oral)
• 2 8 semaines DTC-HepB-Hib1(IM), Pneumo1(IM), Rota1,VPO1
• 3 12 semaines DTC-HepB-Hib2, Pneumo2, Rota 2 (VO),VPO2
• 4 16 semaines DTC-HepB-Hib3, Pneumo3, Rota 3,VPO3,
VPI (IM)
• 5 9 à 11 mois révolu RR1 et VAA (sc)
• 6 15 mois – 18 mois RR2, MenA (IM)
III. Antigènes et voie d’administration (suite)
• Contact Antigènes Date d’administration souhaitée
Protection conférée % Durée de la protection acquise
• 1 Td1 (IM) Nulle Nulle
• 2 Td 2 4 semaines au moins après Td 1.
• Le Td 2 doit être administré au moins 2 semaines avant
l'accouchement pour que la protection soit transférée à l'enfant à la
naissance 80% 3 ans
• 3 Td 3 Six (6) mois au moins après Td 2 95% 5 ans
• 4 Td 4 12 mois au moins après Td 3 99% 10 ans (à partir du
quinzième jour suivant la date de la quatrième dose)
• 5 Td 5 12 mois au moins Td 4 99% A VIE
IV. Prise en charge des MAPI
• 4.1. Principes de base
• La sécurité des injections concerne toute activité vaccinale utilisant des objets
piquants. Les mesures ci-dessous sont communes à la routine et aux
campagnes de masse.
• Une seringue et aiguille à usage unique stériles (2ml, 5ml ou 10ml) pour la
reconstitution du vaccin pour chaque flacon de vaccin.
• Seul le solvant fourni par le fabriquant du vaccin doit être utilisé.
• Le solvant doit avoir été conservé au frais avant la reconstitution du vaccin.
• Les flacons de vaccin reconstitués doivent être détruits à la fin de la séance
de vaccination ou 6 heures après leur reconstitution si la séance dépasse les
6 heures.
• Une seringue et une aiguille stériles doivent être utilisées pour chaque
• injection.
• Seules les seringues auto bloquantes doivent être utilisées.
• Les seringues doivent être remplies juste avant l’injection et non pas
remplies à l’avance avant la séance de vaccination.
• Une quantité suffisante de seringues et d’aiguilles doit être disponible
sur chaque site de vaccination avant le début de la séance (quantité
seringues auto bloquantes = population cible x 1.1).
• Les seringues et aiguilles usagées doivent être mises dans une boîte de
sécurité immédiatement après usage.
• Ne jamais ré capuchonner les aiguilles après usage.
• Chaque équipe de vaccination doit disposer d’une boîte de sécurité pour 100
seringues-aiguilles usagées.
• Des directives pour le transport et le stockage des seringues et aiguilles usagées
doivent être connues du personnel de santé (délais, supervision, lieu de
stockage).
• Les seringues utilisées pour la reconstitution du vaccin et les
injections doivent être stockées dans une boîte de sécurité,
protégé du public avant leur collecte en vue d’incinération.
• La destruction doit avoir lieu dans un incinérateur ou dans un
endroit clos non accessible au public.
4.2. Les manifestations post-vaccinales indésirables (MAPI)
• Après l’administration des antigènes du PEV certaines
complications peuvent survenir. Mais ce sont des cas rares
• Mineur
• Majeur
4.2.Les manifestations post-vaccinales indésirables (MAPI)
.
Vaccins Complications

BCG  Infection généralisée


 Ostéite
 Adénite suppurée
DTC-HepB-Hib  Difficultés respiratoires
 Choc réactionnel anaphylactique
 convulsion
Pneumo-13  Fièvre
 Réactions locales au site d’injection
 Céphalées,,,
4.3.Les manifestations post-vaccinales indésirables (MAPI)
(suite)
Vaccins Complications
.
Rota  Invagination intestinale ;Hématochézie (sang dans les selles)
Bronchiolite ;Fièvre Convulsions

VAA  Réaction allergique grave ;Épisodes neurologue

RR  Encéphalopathie ;Convulsions fébriles ;réactions allergiques et


anaphylactiques (1-2h),; Septicémie (1-3 jours), Abcès au point
d’injection (2-5 jours après vaccination).

VPO  Poliomyélite paralytique post-vaccinale (PPAV)


VPI  des crampes abdominales, une difficulté respiratoire une
boursouflure du visage
 une enflure de la gorge, éruptions cutanées
V. Gestion des vaccins
• 5.1.Vaccins et types de vaccins
• Un vaccin est une substance qui, lorsqu’elle est administrée à
un individu, le protège contre une maladie déterminée. Le vaccin
permet à l’organisme de produire des anticorps protecteurs
spécifiques à la maladie visée. Les anticorps ainsi produits circulent
dans le sang et neutralisent toute agression ultérieure causée par
les microbes de cette maladie.
• Il existe trois types de vaccins : les vaccins inactivés (ou tués), les
vaccins vivants atténués, les sous-unités (anatoxines et antigènes
purifiés).
• Ces différents types de vaccins peuvent être présentés sous forme
liquide ou lyophilisée en fonction de la stabilité et autres
caractéristiques de l’antigène concerné.
• Hormis le Vaccin Polio Oral (VPO) tous les vaccins liquides sont très
sensibles à la congélation et sont détruits de manière irréversible par
le gel.
• Les vaccins lyophilisés au contraire sont insensibles à la
congélation et conservent toutes leurs propriétés mêmes après
plusieurs opérations de congélation et décongélation tant qu’ils
n’ont pas été reconstitués.
• Une fois reconstitué, il perd son activité très rapidement, même s’il
est conservé au froid.
• Des associations, combinaisons vaccinales sont possibles en
fonction des spécificités des vaccins. Exemple : le PENTAVALENT
Vaccins et types de vaccins
Vaccins Types de vaccin
BCG Atténué
Diphtérie et Tétanos (DT) Sous unité (Anatoxine Diphtérie et Tétanos (DT) Sous unité (Anatoxine
Coqueluche Inactivé Inactivé
VPO Vivant atténué Vivant atténué

Rougeole Vivant atténué


Anti amaril Vivant atténué
Hépatite B) Sous unité (Récombinant)
Haemophilus influenzea b Sous unité (Poliosidique )
Pneumocoque 13 Sous unité
Rotavirus Vivant atténué
MenAfriVac Sous unité (conjugué)
5.2. Estimation des besoins en vaccins

• La détermination des besoins en vaccins, la planification de


l’approvisionnement, et la gestion optimale des stocks doivent être
envisagées pour éviter des ruptures ou des situations de sur stock.
• Une surestimation des besoins conduit à des gaspillages (péremptions
massives de vaccins) ou à une utilisation peu optimale des ressources.
• Une sous-estimation des besoins conduit à des ruptures de stock, donc
à des ruptures de services, avec comme conséquence une désaffection
des populations vis-à-vis des centres de vaccination et une mauvaise
performance du programme.
5.2.Estimation des besoins en consommables du
PEV (suite )
• L’estimation des besoins en consommables se fait en même temps que celle
des vaccins et de manière proportionnelle, selon le principe de Bundling.
• Les consommables en vaccination sont constitués de :
 seringues autobloquantes de 0,05 ml pour l’administration du BCG ;
 les seringues auto bloquantes de 0,5 ml pour l’administration des autres
antigènes ;
 les seringues à usage unique de 2 ml pour la reconstitution du BCG ;
 les seringues à usage unique de 5 ml pour la reconstitution du VAA et du
VAR ;
 les boîtes de sécurité de 5,10 ou 15 litres pour la collecte de seringues et
aiguilles usagées.
5.3.Dispositions générales pour l’utilisation des
consommables
• Une (1) seringue autobloquante stérile par enfant pour
l’administration de chaque antigène ;
• une (1) seringue et aiguille à usage unique stériles pour la
reconstitution de chaque flacon de vaccin lyophilisé.
5.4. Politique des flacons entamés (PFE)
• La politique des flacons entamés réglemente le rejet ou la
REUTILISATION pour des séances ultérieures de vaccination, des
flacons de vaccins multidoses entamés, c’est-à-dire des flacons
dans lesquels il a été prélevé une ou plusieurs doses.
5.4.Politique de l'OMS en matière de flacons
multidoses (suite)
• La nouvelle politique ne s'applique qu'aux vaccins suivants :
VPO, VAT et PENTA qui contiennent une concentration
suffisante d'un conservateur.

• N.B. : les vaccins Pneumo et Rota qui sont en présentation


monodose, ne sont pas concernée par la PFE.
5.4.Politique de l'OMS en matière de flacons
multidoses (suite )
• Pour ces vaccins, la nouvelle politique est que :
les flacons multidoses entamés de VPO, VAT et PENTA, dans
lesquels ont été prélevées une ou plusieurs doses pourront être
réutilisés lors de séances ultérieures de vaccination pendant une
période de 4 semaines au maximum,
sous réserve que les conditions suivantes soient intégralement
respectées ; la date de péremption ne doit pas être dépassée ;
5.4.Politique de l'OMS en matière de flacons
multidoses (suite)
les vaccins doivent être conservés dans la chaîne du froid dans des
conditions appropriées ;
• les flacons ne doivent pas avoir été immergés dans l'eau ;
• toutes les doses doivent avoir été prélevées dans des conditions
d'asepsie ;
• si le flacon est muni d'une pastille de contrôle du vaccin (PCV),
celle-ci ne doit pas indiquer que le vaccin est à jeter.
5.4. Politique de l'OMS en matière de flacons
multidoses (suite )
• Pour les vaccins lyophilisés (BCG, VAA, VAR) la marche à suivre
pour la manipulation des vaccins reconstitués obéit à la règle
stricte des six (06) heures, en raison notamment de l’absence de
conservateur dans la préparation.
• En effet, les flacons de vaccin reconstitué doivent être jetés
impérativement à la fin de chaque séance de vaccination ou, en
tout état de cause, au bout de six heures
5.5. Suivi de la gestion des vaccins et consommables
• Au niveau régional et dans certains districts, le suivi comprend les
deux aspects suivants:
• Utilisation du registre informatisé de gestion des intrants ;
• Utilisation du registre manuel de gestion.
Le registre informatisé de gestion des intrants
• Le registre informatisé de gestion des intrants du PEV encore
appelé OGIS-PEV est un fichier Excel
• Le registre manuel de gestion des intrants A l’image du registre
informatisé, le registre manuel comprend pour chaque antigène et
article de consommable, des rubriques de mouvements
(entrées/sorties
• 5.6.Régistre
• «DATE» ;
• «ORIGINE/DESTINATION» séparée en 2 colonnes : « Indications
• supplémentaires » et « Principale indication » ;
• «MOUVEMENTS», séparée en 2 colonnes : « Entrées » et « Sorties » ;
• «IDENTIFICATION DU VACCIN», séparée en 2 colonnes : « Lot » et
«Péremption»
• «STOCK» séparée en 2 colonnes : «GENERAL» et « Lot courant » ;
• «LABORATOIRE»
• «OBSERVATIONS»
• «STOCKS CRITIQUES» dans ces cellules reportées les quantités
• de vaccins ou consommables correspondant aux stocks « Minimum », «
Alerte »
• et «Maximum» pour le dépôt régional.
• 5.7.Les stocks critiques
• Le « Stock Minimum » : C’est la quantité minimale de vaccin qui
permet de faire face à d’éventuels « imprévus » correspondant à 25%
du stock de la période. Il est aussi appelé « stock de réserve ». Il
détermine le niveau de stock minimum à ne pas atteindre au risque
de connaître une rupture.
• NB : lorsque la gestion de vaccins est bonne, ce stock doit toujours
être disponible à la réception d’une nouvelle commande.
• Le « Stock d’alerte » /« Stock de commande »: attire l’attention du
gestionnaire qu’il faut lancer une nouvelle commande si l’on ne veut
pas rentrer dans son « stock minimum ».
• Il est encore appelé - Stock maximum : C’est la quantité maximum de vaccin à
ne pas dépasser au risque d’avoir un sur stockage.
• Les valeurs de ces stocks critiques, calculés pour la période de stockage (en
• chiffre) et qui ne changent pas au cours d’une même année, doivent être
• mentionnées dans les cases laissées à cet effet.
Récapitulatif
• Généralité sur le PEV (Historique)
• Maladies cibles du PEV
• Populations cibles du PEV
• Les calendriers vaccinaux
• Processus d’immunisation( sérothérapie et vaccinothérapie )
• Les antigènes et les voies d’administration
• Sécurité des injections : MAPI et prise en charge
• Gestion des déchets
• Gestion des vaccins
• Politique des flacons entamés
Section 2 :Organisation des séances de
vaccination

• L’organisation d’une séance de vaccination nécessite


l’établissement d’un calendrier au préalable, qu’il soit hebdomadaire
ou mensuel et quel que soit la stratégie adoptée (fixe, avancée).
Plusieurs raisons militent en faveur de l’établissement du calendrier
I.Activités à réaliser avant la séance de vaccination
• Thèmes de causeries sur les nouveaux vaccins et l’introduction de la
deuxième dose de RR et du MenA
• Information et mobilisation des populations et des autres agents (ASBC)
• Plaidoyer auprès des autorités (administratives, politiques, coutumières et
religieuses);
• Estimation de la cible attendue
• Rendre disponible les ressources (vaccin, consommables, matériel
roulant,
• Établissement et diffusion du programme de vaccination en collaboration
avec les populations
• Il faut respecter le programme annoncé.
• Choisir un lieu approprié pour la séance de vaccination : un bâtiment,
l’ombre des arbres ou un hangar avec des bancs ou des chaises
I. Activités à réaliser pendant la séance de vaccination (suite )
• Causerie avec les mères sur différents thèmes
• Les nouveaux vaccins (Pneumo, Rota et MenA) et Introduction de la
deuxième dose de RR
• Remplissage des carnets/cartes de vaccination ;
• Conservation du vaccin dans les conditions requises de température et
à l’ombre
• Administration du vaccin en suivant les instructions données
• Surveillance d’éventuelles MAPI ;
• Prise en charge des MAPI
• Fixation d’un rendez-vous
I.Activités à réaliser après la séance de vaccination (suite).

• Sur le site

• Dans la FS

• Administration simultanée de vaccins


II. Les supports de collecte

2.1. Tenue de l’échéancier


• Il s’agit d’avoir un système de classement dans lequel une
carte de vaccination par enfant est gardée au niveau du
centre de santé. Le numéro d'enregistrement de l'enfant
est noté sur sa carte de vaccination afin de comparer et
faciliter la mise à jour avec le registre de vaccination lors
d'une séance de vaccination,
2.2.Les outils de suivi
III. La chaîne du froid
3.1.Définition

• La chaîne du froid est l’ensemble des éléments qui permettent de


maintenir les vaccins à la bonne température jusqu'à leur utilisation.

• Elle constitue un élément essentiel pour la réussite d’un programme


de vaccination.
3.2. COMPOSANTES DE LA CHAINE DU FROID
• Ressources humaines, matérielles et financières,les réfrigérateurs,
les congélateurs, les camions frigorifiques, les glacières, les porte
vaccins, les accumulateurs, les thermomètres, les thermographes
• Normes et procédures
3.2. Composante de la chaine de froid (suite )
Les éléments de la chaîne du froid
Ressources humaines
Ressources matérielles
 Le matériel fixe :
chambres – froides (DPV Ouagadougou)
Des congélateurs ( t° négative entre 0°C à - 20°C)
Des réfrigérateurs (t° positive entre + 2°C à + 8°C).
 Le matériel de transport (caisses isothermes, glacières, portes
vaccins, accumulateurs de froid.)
 Le matériel de contrôle (Équipements de Suivi de Température :
thermomètre à tige, thermomètre à cadran,numérique ou thermographes
 , moniteurs de température électronique :Freeze-tag, LogTag,Q-tag®,Le
Fridge-Tag® ).
• Des pastilles de contrôle des vaccins (PCV) .
La PCV est un carré sensible à la chaleur placé à l’intérieur d’un cercle qui change
de couleur sous l’influence combinée de la chaleur et du temps

Stade I Stade II stade III Stade IV


La Pastille de Contrôle des Vaccins
Ressources matérielles
Les moyens de transport : des camions frigorifiques ,des véhicules ,des motos.

Notion de chaîne du froid lente (Active) et notion de chaîne du froid rapide


(Passive)

 Chaîne du froid lente (Active) :un système qui produit du froid sur place, grâce
notamment à un appareil frigorifique (Chambres froides, congélateurs ou
réfrigérateurs).

 Chaîne du Froid rapide (Passive): pas de production continue du froid, sert à la


conservation de courte durée (transport de vaccins, séances de vaccination,
transport d’échantillons)
Autres ressources
Ressources financières
Les normes :La conservation des vaccins
Vaccins National jusqu'à 6 Région/District Périphérique Jusqu’à 1 mois
mois jusqu'à 3 mois (CSPS)
VPO - 15°c à – 20°C ou + 2°C + 8°C
VAA , RR, BCG, MenA
DTC-HepB- Hib, + 2°C à + 8°C
Pneumo + 2°C à + 8°C
Rotateq®
Td, VPI
Diluant Température ambiante + 2°C à +8°C au moins un
jour avant l’utilisation
3.3.Normes et procédures
Ranger les vaccins de telle sorte que l’air puisse circuler.
Marquer d’un signe les ampoules et les flacons qui sont sortis
du réfrigérateur.
Ranger les vaccins qui ont été rapportés d’une séance de
vaccination et non utilisés à gauche.
Placer toujours un Fridge-Tag® à l’intérieur du réfrigérateur
(étagère du milieu).

09/10/2021 50
C
O
N
Ices-Box rangés
G verticalement sur la Petite
E surface
L
A
T
E
U
R

Il est souhaitable de ranger le vaccin


liquide DTC-HepB-Hib à la deuxième
R
E
étagère (moyen) compte tenu de son type
VPO VAR VAA
F de PCV (PCV7)
R
DTCHepB-
I BCG Hib
F.E
G
E
R PCV-
A
VAT 13
Rota VPI

T
Diluants
E
U Ices-Box
R Ne pas y mettre des
ices-box congelés

09/10/2021 51
VAT DTC-HePB-hib VPI PCV-13 Rotateq

VPO VAA RR BCG MenA

ACCUMULATEURS DE FROID

Cas de refrigérateur horizontal/Bahut


09/10/2021 52
Les normes :La conservation des vaccins

 Certains vaccins peuvent être congelés sans problèmes : VPO, VAA,


RR, BCG, MenA. Le DTC-HepB-Hib, Pneumo, Rotateq®, Td

 Les solvants sont détruits par la congélation.

 Rangement des vaccins


Rangement des vaccins dans un réfrigérateur
au niveau CSPS
• Conserver le VPO, RR, VAA, BCG, MenA sur les étagères les plus hauts
près du compartiment congélateur.
• Garder le DTC-HepB- Hib, VPI, Pneumo, Rotateq® et le Td sur l’étagère
du milieu pour qu’ils soient éloignés du comportement congélateur.
• Garder le diluant du BCG, du VAA, du RR et du MenA sur les dernières
étagères.
• Garder les accumulateurs de réserve en bas.
• Rangement des vaccins dans un porte vaccin
3.4.Entretien d’un réfrigérateur
3.4.1.Tâches journalières
 vérifier la Température deux fois par jour (matin et soir) et l’enregistrer
sur la feuille de température.
 Vérifier que la flamme est bleue, à la hauteur convenable.
 Vérifier que vous avez des accumulateurs de froid et de la glace pour le
travail du lendemain.
 Surveiller continuellement pour déceler la moindre panne ; réparer si
possible à défaut informer l’échelon supérieur.
3.4.2. Tâches hebdomadaires
 Vérifier si les vaccins sont bien rangés
 Dépoussiérez le condenseur ou le groupe frigorifique
3.4.3. Tâches mensuelles
3.5.Technique de dégivrage d’un réfrigérateur
• Transférer les vaccins et le Fridge-Tag® dans des porte-vaccin bien
garnis d’accumulateurs de froid conditionnés en respectant les
consignes de rangement des vaccins
• Débrancher si réfrigérateur électrique ou fermer la bouteille de gaz.
• Ouvrer les portières.
• Tremper un chiffon dans l’eau et essayer la glace
• Une fois la glace fondue, nettoyer et sécher l’intérieur de l’appareil
• Rebrancher l’appareil si réfrigérateur électrique ou allumer le gaz.
• Fermer la porte.
• Attendre que la température intérieure soit comprise entre +2°C et
+ 8°C pour remettre les vaccins et diluants.
3.6. Maintien de la chaîne du froid en cas de rupture
 Rupture de la chaîne du froid inférieur à 2 heures.
 En cas de rupture de la chaîne du froid inférieur à 2 h, il faut garder
fermer le réfrigérateur et attendre le retour ou le rétablissement de la
source d’énergie.
 Rupture de la chaîne du froid > à 2 heures
 En cas de rupture de la chaîne du froid supérieur à 2 h, ranger les
accumulateurs de froid conditionnés à l’intérieur des porte-vaccin et
stocker les vaccins et le Fridge-Tag® en attendant le retour ou le
rétablissement de la source d’énergie.
 Rupture de la chaîne du froid > à 24 heures
 En cas de rupture de la chaîne du froid supérieure à 24 heures, ranger
les vaccins et le Fridge-Tag® dans des porte-vaccin munis
d’accumulateurs de froid conditionnés à l’intérieur et transférer les
vaccins dans un autre réfrigérateur
3.7.Evaluer la couverture vaccinale
Évaluer l’état actuel des services de vaccination
 Déterminer la population et le secteur à desservir
 Identifier les ressources disponibles
 Apprécier la couverture vaccinale actuelle
 Calculer la population cible annuelle
 Calculer le nombre de doses de vaccin administrées dans l’année
 Déterminer la couverture par antigène
 Analyser et interpréter les informations relatives à la couverture
3.7. Evaluer la couverture vaccinale (suite )
3.7.1. Suivi de la couverture vaccinale
 Déterminer les objectifs de couverture
• Fixer les objectifs de couverture pour les enfants de 0-11 mois
• Fixer les objectifs de couverture pour les naissances vivantes (cible BCG)
• Fixer les objectifs de couverture VAT pour les femmes enceinte (enfants
protégés à la naissance)
3.7.2. Les étapes pour l’augmentation de la couverture vaccinale
 Décrire l’état actuel des services de vaccination
 fixer les objectifs de couverture
 Quelles sont les raisons de la faible couverture vaccinale
 Planifier l’augmentation de la couverture vaccinale
 Prendre les mesures nécessaires
3.8. Monitorage
3.8.1. Définition

 Le monitorage est une surveillance continue de l’exécution des activités


d’un programme. Il doit être réalisé périodiquement par le personnel
d’exécution des activités pour s’assurer que les activités sont menées
comme prévues

 Le monitorage est un processus à réaliser tous les six mois par les agents

d’exécution eux-mêmes avec la participation de leurs superviseurs et de la

communauté locale.
3.8. Monitorage (suite )
3.8.1. Avantage
 La communauté et à l’équipe de santé locale l’occasion de discutent des
 problèmes de fonctionnement des services de santé, identifient leurs causes et
réfléchissent ensemble aux stratégies correctrices à mettre en œuvre
 Le monitorage aide à identifier des problèmes au fur et à mesure qu’ils se posent
et à choisir les stratégies correctrices à mettre en oeuvre au niveau local pour
résoudre ces problèmes.
 Il permet de détecter des obstacles qui s’opposent à l’atteinte des objectifs.
 Enfin, il permet d’apporter des solutions à ces problèmes par un réajustement des
stratégies.
3.8.Monitorage (suite)
3.8.2. Les étapes du monitorage:

 Préparer le monitorage

 identifier les populations objet du monitorage ;

 déterminer la périodicité du monitorage ;

 choisir les indicateurs du monitorage ;

 identifier les sources et supports de données ;


3.8. Monitorage (suite )
 Calculer la taille de la population à étudier ;

 établir le calendrier d’exécution.

3.8.3. Exécuter le monitorage

• rassembler les données nécessaires ;

• faire le dépouillement des données ;

• calculer la valeur des indicateurs ;

• analyser les résultats du monitorage ;

• identifier les causes des problèmes mis en évidence par le monitorage


3.8. Monitorage (suite)
3.8.4Les déterminants du monitorage
 Population objet du monitorage : C’est l’ensemble des enfants de l’aire
du CSPS qui ont atteint leur première année d’âge au cours de la
période monitorée.
 Disponibilité en vaccins, diluants et consommables : C’est le
pourcentage de temps sans rupture de stock de vaccins, de diluants et
de consommables.
 Accessibilité : C’est la population cible objet du monitorage vivant dans
un rayon de 5 km autour du CSPS et les populations vivant à plus de 5
km et ayant bénéficié d’une stratégie avancée efficace
3.8. Monitorage (suite )
 Utilisation : C’est la population cible objet du monitorage ayant reçue au
moins une dose de vaccin avant son premier anniversaire.
 Couverture adéquate : C’est la population cible objet du monitorage
complètement vaccinée avant le premier anniversaire selon le
calendrier vaccinal.
 Couverture effective : C’est la population cible objet du monitorage
ayant la couverture adéquate et vaccinée avec les qualités techniques
requises par le programme. Ces qualités techniques sont en rapport
avec la conservation des vaccins, la stérilité du matériel et
l’administration des vaccins.
IV. Surveillance épidémiologique des maladies
cibles du PEV
4.1. Définition/generalites
• La Surveillance Epidémiologique consiste à mesurer par un recueil (passif,
actif ou par des enquêtes) la morbidité et la mortalité liées à l'une ou l'autre
des maladies – cibles du PEV.
• But : apprécier l’impact de la vaccination et évaluer le niveau de contrôle des
maladies – cibles du PEV.
• La bonne gestion des activités de vaccination exige une surveillance constante
de l’incidence de la maladie qui est l’indicateur privilégié pour mesurer l’impact
du programme.
• La Surveillance Epidémiologique est un aspect fondamental dans la gestion du
PEV.
• Les renseignements fournis peuvent aider à faire les plans d'activités,
permettre de contrôler l'efficacité de la vaccination et à identifier les problèmes.
Pour être efficace, la Surveillance épidémiologique doit s'effectuer au niveau
de toutes les structures de santé.
• Pour une bonne utilisation, les informations fournies doivent être exactes et
régulières
4.1.LES MALADIES SOUS SURVEILLANCE
• la Poliomyélite ;
• - la Rougeole ;
• - La Fièvre Jaune ;
• - le Tétanos néonatal ;
• - la Coqueluche ;
• - les méningites à haemophilus influenza ;
• - les méningites à pneumocoque ;
• - les diarrhées à rotavirus.
Les raisons ???
4.2. Raisons
 Rougeole : de toutes les maladies évitables par la vaccination, la
rougeole est actuellement la plus morbide pour les enfants. Un
plan d’élimination est en cours d’élaboration.

 Tétanos Néonatal : Le tétanos maternel et néonatal a été éliminé


au Burkina Faso depuis janvier 2012. Cependant, un accent
particulier doit être mis sur la surveillance.
4.2.Raison les maladies sous surveillance (suite)

• Poliomyélite : Conformément à l’objectif mondial d’éradication de la


polio, le Burkina a renforcé son système de surveillance à travers la
surveillance des PFA.
• Cette éradication est possible car il existe des ressources
(financières,matérielles et humaines) pour interrompre la circulation du
polio virus sauvage.
• De plus le seul réservoir du virus est l’Homme.
4.2. LES MALADIES SOUS SURVEILLANCE :raison
(suite)

• Coqueluche : Il existe toujours des cas de coqueluche malgré les


bonnes performances de la couverture en DTC-HepB-Hib3 au Burkina.
• Fièvre Jaune : La maladie existe dans la sous région et de façon
endémique au Burkina d’où l’intérêt d’une surveillance stricte.
• Méningites à haemophilus influenza : les infections à hoephilus
influenzae du type b sont fréquentes et graves chez le nourrisson et le
jeune enfant avant 5 ans.
4.2. LES MALADIES SOUS SURVEILLANCE :raison (suite )
• Les méningites à pneumocoque : les infections à pneumocoques sont
d’une grande fréquence, surtout chez les nourrissons et les sujets âgés.
Au Burkina, le poids des infections à pneumocoque est très préoccupant.
On estime qu’environ 20 000 enfants de 0 à 5 ans meurent chaque
année de pneumonie. Apres la campagne de vaccination de masse avec
le MenAfriVac en 2010 le facies épidémiologique de la méningite est
prédominé par le pneumocoque.

• Les diarrhées à rotavirus : le Rotavirus est la première cause de


mortalité due à la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans dans le
monde. Il est à l’origine de plus de 450 000 décès chaque année.
4.2. LES MALADIES SOUS SURVEILLANCE :raison (suite )
• Les MAPI : Compte tenu du nombre croissant des antigènes dans le PEV
d’une part et du nombre croissant des injections à réaliser d’autre part, la
surveillance des MAPI devient une nécessité pour la qualité et la sécurité
des injections.

La plupart des MAPI sont enregistrées plusieurs heures après la


vaccination lors des consultations curatives. L’interrogatoire, l’examen du
malade pourraient permettre de faire la relation entre l’état du sujet et la
vaccination reçue. Aussi, les examens complémentaires et l’appui des
spécialistes pourraient contribuer à incriminer ou pas le vaccin.
4.3.Les maladies cibles du PEV
La tuberculose
 Définition
 La tuberculose est une maladie contagieuse à évolution lente. Elle est une
cause importante de décès. On distingue plusieurs formes,
• Définition de cas suspect : C’est toute personne ayant une toux de plus
de 2 semaines ou plus.
• Définition de cas confirmé : un frottis positif de tuberculose pulmonaire :
un patient suspect ayant au moins deux échantillons de crachats positifs de
BAAR ;
• Prévention de la maladie : le meilleur moyen de prévention est la
vaccination avec le vaccin BCG à la naissance.
4.3. Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.1. La poliomyélite
• Définition
• La poliomyélite est une maladie contagieuse causée par un virus appelé
polio virus sauvage qui affecte surtout les enfants de moins de cinq ans.
Le polio virus sauvage n’infecte que les êtres humains.
• La transmission de la polio se fait principalement par voie féco- orale. Le
virus se transmet d’une personne à une autre par les biais des mains et
d’aliments contaminés.
4.3. Les maladies cibles du PEV
• Définition de cas suspect
• Tout enfant de moins de 15 ans présentant une paralysie flasque aigue ou toute
• personne souffrant d’une maladie paralytique à n’importe quel âge et chez qui le
• clinicien suspecte la poliomyélite.
• Définition de cas confirmé
• Cas suspect avec isolement du poliovirus sauvage dans les selles.
• Prévention de la maladie
• Le meilleur moyen de prévention est la vaccination. Il existe deux types de
vaccins
• anti poliomyélitique : le vaccin polio oral (VPO) et le vaccin polio injectable (VPI).
• Dans les pays endémiques, c’est le vaccin polio oral qui est utilisé. L’immunité
• s’acquière à l’issue de la 3ème dose de VPO conformément au calendrier
vaccinal en
• vigueur chez plus de 95% des sujets vaccinés.
4.3.Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.2. La diphtérie
 Définition
La Diphtérie est une maladie contagieuse caractérisée par une infection des
amygdales, du pharynx, du nez et de la peau. Elle frappe particulièrement
les enfants de moins de 2 ans.
• Définition de cas suspect
• Tout enfant présentant une laryngite, une pharyngite ou une amygdalite et
la présence d’une membrane adhérente sur les amygdales, le pharynx
et/ou le nez.
• Définition de cas confirmé
• Isolement de corynébactérium diphteriae à partir d’un échantillon clinique,
ou
• multiplication par quatre du titre sérique des anticorps.
4.3.Les maladies cibles du PEV
4.3.2. La diphtérie
 Prévention de la maladie
Le meilleur moyen de prévention est la vaccination avec le vaccin
antidiphtérique. Au Burkina Faso, on utilise le DTC-HepB-Hib. L’immunité
s’acquière à l’issue de la troisième dose de ce vaccin conformément au
calendrier vaccinal en vigueur chez plus de 95% des sujets vaccinés.
4.3.3.Le tétanos
 Définition
Le tétanos est une toxi-infection très meurtrière. On distingue : le
TETANOS NEONATAL (du nouveau-né) qui apparaît dans les 4
semaines qui suivent la naissance ; le tétanos du grand enfant et de
l’adulte.
4.3.Les maladies cibles du PEV
4.3.3. Le tétanos
 Définition de cas suspect
Tout nouveau né pouvant téter et pleurer pendant les deux premiers jours
de sa vie, et qui, entre le 3e et 28e jour devient incapable de téter
normalement, devient raide ou/et a des convulsions.
• Définition de cas confirmé :la confirmation au laboratoire n’est pas
nécessaire.
• Prévention de la maladie
Le meilleur moyen de prévention du tétanos est la vaccination avec le VAT.
L’immunité est acquise seulement par la vaccination.
4.3.Les maladies cibles du PEV
4.3.4.La coqueluche
 Définition
• La coqueluche est une maladie respiratoire très grave qui se manifeste
par des accès de toux (quintes).
• Elle touche surtout les enfants de 2 ans et peut entraîner souvent la mort
chez les plus jeunes.
• Définition de cas suspect
• Personne présentant une toux pendant au moins deux semaines, avec
au moins un des signes suivants : accès de toux paroxystique (quintes) ;
• - reprise inspiratoire ; vomissement après toux.
4.3. Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.5. La coqueluche
 Définition de cas confirmé
Isolement du germe (Bordetella pertussis) au laboratoire.
 Prévention de la maladie
Le meilleur moyen de prévention est la vaccination avec le vaccin anti
coquelucheux.
Au Burkina Faso, on utilise l’association DTC-HepB-Hib. L’immunité
s’acquière à l’issue de la troisième dose de DTC-HepB-Hib chez plus
de 80% des sujets
vaccinés.
4.3.Les maladies cibles du PEV (suite)
4.3.6La rougeole
 Définition
La rougeole est une maladie fébrile éruptive due aux paramyxovirus
(Morbilivirus).Elle est extrêmement contagieuse et d’apparition brutale
rapide. Elle est très meurtrière et tue le plus grand nombre d’enfants avant
l’âge de 2 ans. Elle est surtout redoutable par ses complications.
• Définition de cas suspect (39°C, éruption macculo papuleuse
généralisée toux ; ou coryza (nez qui coule) ; ou conjonctivite (yeux
rouges),
• Définition de cas confirmé
 Prévention de la maladie :la vaccination avec le vaccin anti rougeoleux.
• L’immunité s’acquière à l’issue de la vaccination conformément au
calendrier
• vaccinal en vigueur..
4.3. Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.7.La fièvre jaune
 Définition
La fièvre jaune est une Maladie hémorragique aiguë d’origine virale
causée par le virus amaril (flavivirus) à transmission interhumaine, par
l’intermédiaire de moustiques domestiques appartenant à l’espèce Aedes
(épidémies urbaines) ou transmis aux humains à partir du réservoir
constitué par les primates, par l’intermédiaire de moustiques appartenant à
des espèces sylvatiques (cycle sylvatique).
• Définition de cas suspect
• Un sujet souffrant de forte fièvre (plus de 39°C) avec une jaunisse (ictère)
survenant
• dans les deux semaines qui suivent le début des premiers symptômes.
4.3.Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.7. La fièvre jaune
• Définition de cas confirmé
• Un cas suspect avec confirmation de laboratoire (anticorps IGM positif ou
isolement
• viral) ou lien épidémiologique avec un cas confirmé ou avec une
épidémie de la
• maladie.
• Prévention de la maladie
• Le meilleur moyen de prévention est la vaccination avec le vaccin
antiamaril.
• L’immunité s’acquière à l’issue de l’administration du VAA et est efficace à
plus de
• 99%.
4.3.Les maladies cibles du PEV
4.3.8. L’hépatite b
 Définition
L’hépatite B est une infection virale du foie. Une infection aigue si elle n’est pas
fatale, se résorbera ou évoluera vers une infection chronique susceptible de conduire
des décennies plus tard à une cirrhose ou à un cancer du foie. Par contre si
l’infection se résorbe, le patient développera une immunité à vie contre le virus de
l’hépatite B.
• Définition de cas suspect
• Malade présentant des signes de jaunisse aigue avec urines foncées, anorexie,
• malaise générale et une sensibilité au niveau de l’hypochondre droit.
• Définition de cas confirmé
• Prévention
Il est recommandé d’administrer trois doses de vaccins anti hépatite B à tous les
nourrissons avant l’âge d’un an.
Au Burkina Faso, le vaccin anti hépatite B est incorporé dans le DTC-HepB-Hib.
Les maladies cibles du PEV
4.3.9.Les infections a haemophilus influenzae de type b
 Définition
• L’haemophilus infuenzae de type b est l’un des six bacilles d’une même
espèce et constitue la première cause de méningite chez les enfants de
moins de cinq ans et la deuxième cause de pneumonie bactérienne grave
chez l’enfant. La maladie à Hib se manifeste également sous forme
d’arthrite septique, d’ostéomyélite, de septicémie et d’épiglottite.
• Définition de cas suspect
• Le diagnostic de la pneumonie à Hib étant difficile, nous privilégierons la
définition
• des méningites bactériennes. C’est toute poussée aiguë de fièvre, des
céphalées,
• une raideur de la nuque et une conscience altérée.
• Définition de cas confirmé
Les maladies cibles du PEV
4.3.9Les infections a haemophilus influenzae de type b
 Prévention
Le meilleur moyen de prévention est la vaccination avec le vaccin anti Hib qui
constitue une des composantes du DTC-HepB-Hib. Trois doses de vaccin anti Hib
confèrent une immunité pour plus de 95% des sujets vaccinés.
4.3.10 Les infections à pneumocoque
 Définition
• Les infections à pneumocoque sont un groupe de pathologies causées par une
• bactérie dénommée Streptococcus pneumoniae, appelé couramment
• pneumocoque. L’ agent pathogène très rependu chez l’homme. Le
Streptococcus pneumoniae est une bactérie commensale
• des voies aériennes supérieures de l’homme.
Les maladies cibles du PEV
4.3.10. Les infections à pneumocoque
 Définition de cas suspect
Tout enfant de plus de 30 mois ou toute personne adulte avec apparition
brutale d’une fièvre ≥ 38,5°C avec un des signes suivants: raideur de la
nuque, trouble neurologique ou tout autre signe méningé.
Tout nourrisson avec apparition brutale d’une fièvre ≥ 38,5°C avec un des
signes suivants: raideur de la nuque ou nuque molle, bombement de la
fontanelle, plafonnement du regard, convulsion ou tout autre signe
méningé.
Les maladies cibles du PEV
4.3.10. Les infections à pneumocoque
 Définition de cas probable
• Tout cas suspect chez qui la ponction lombaire (PL) ramène un liquide
• céphalorachidien (LCR) d’aspect macroscopique louche, trouble, purulent
ou xanthochromique ou avec la présence de diplocoques à Gram positif à
l’examen microscopique, ou si le compte de leucocytes est supérieur à 10
cellules/mm3.
• Définition de cas confirmé
• Tout cas suspect ou probable chez qui l’agent causal (Streptococcus
pneumoniae) a
• été mis en évidence à partir du LCR par culture ou par polymerase chain
reaction
• (PCR) ou par la détection de l’antigène spécifique dans le LCR (latex).
Les maladies cibles du PEV
4.3.10. Les infections à pneumocoque
 Prévention
La vaccination représente le moyen de prévention efficace
Il existe deux catégories de vaccins antipneumococciques : le vaccin
polysaccharidique non conjugués (PNEUMO 23) destiné aux sujets de
plus de deux ans et les vaccins conjugués (PCV7, PCV10, PCV13) qui
peuvent être utilisés chez les enfants de moins de 2 ans.
Les maladies cibles du PEV (suite )
4.3.11.Les infections à rotavirus
 Définition
L’infection à rotavirus est une maladie diarrhéique sévère causée par un
virus appelé « Rotavirus ». La diarrhée se définie comme une émission
d’au moins trois selles molles ou liquides au cours des dernières 24
heures avec ou sans déshydratation.
• Définition de cas suspect : un enfant de moins de 5 ans présentant une
gastro entérite.
• Définition de cas confirmé : un cas suspect où l’on démontre la
présence de rotavirus dans les selles par l’entremise du dosage par une
technique immunoenzymatique par le laboratoire.
Les maladies cibles du PEV
4.3.11.Les infections à rotavirus
• Prévention
• La prévention de la maladie à rotavirus peut se faire par :
• - l’allaitement maternel exclusif qui permet de réduire les risques
• d’infections à rotavirus et leur durée ;
• - l’hygiène corporelle et des aliments qui limitent la transmission du
• rotavirus ;
• - la vaccination à l’aide d’un vaccin oral à virus vivant sous forme
• monovalent ou pentavalent. Elle est la plus efficace.
4.4.PRINCIPAUX INDICATEURS
Maladies Indicateurs Norme


PFA Taux de PFA non Polio pour
100 000 enfants de moins de 15 ans
≥2%

% des selles collectées dans les 14 jours ≥ 80%


Rougeole % de districts ayant notifié et prélevé ≥ 80%
au moins 1 cas suspect de rougeole

% de cas de rougeole notifiés avec ≥ 80%


prélèvement de sang

Fièvre % de districts ayant notifié et prélevé ≥ 80%


jaune au moins 1 cas d'ictère fébrile

% de cas de d'ictère fébrile notifiés ≥ 80%


avec prélèvement de sang

Méningite à % des cas de méningites prélevés parmi les cas ≥ 80%


pneumocoque notifiés

% des cas de méningites à pneumocoques parmi les ≥ 80%


cas testés

Diarrhée à rota % des selles collectées dans les 2 jours ≥ 80%


virus

% de cas dont les prélèvements ont été reçues au


labo de référence
4.5.OUTILS DE SURVEILLANCE PAR MALADIE
Outils de collecte des données de surveillance et délai de transmission
 Rapport mensuel surveillance Mensuel
 Fiche individuelle de cas : PFA Au quotidien
 Fiche individuelle de cas : Rougeole Au quotidien
 Fiche individuelle de cas : Fièvre jaune Au quotidien
 Fiche individuelle de cas : TMN Au quotidien
 Fiche individuelle de cas : MAPI Au quotidien
 Fiche individuelle de cas d’infection à pneumocoque Au quotidien
 Fiche individuelle de cas d’infection à rota virus Au quotidien
V. Sécurité des injections
• 5.1. Principes de base
• La sécurité des injections concerne toute activité vaccinale utilisant des objets
piquants. Les mesures ci-dessous sont communes à la routine et aux
campagnes de masse.
• Une seringue et aiguille à usage unique stériles (2ml, 5ml ou 10ml) pour la
reconstitution du vaccin pour chaque flacon de vaccin.
Seul le solvant fourni par le fabriquant du vaccin doit être utilisé.
Le solvant doit avoir été conservé au frais avant la reconstitution du vaccin.
Les flacons de vaccin reconstitués doivent être détruits à la fin de la séance
• de vaccination ou 6 heures après leur reconstitution si la séance dépasse les
• 6 heures.
V. Sécurité des injections (suite )
 Une seringue et une aiguille stériles doivent être utilisées pour chaque
injection.
 Seules les seringues auto bloquantes doivent être utilisées.
 Les seringues doivent être remplies juste avant l’injection et non pas remplies
à l’avance avant la séance de vaccination.
 · Une quantité suffisante de seringues et d’aiguilles doit être disponible sur
chaque site de vaccination avant le début de la séance (quantité seringues
auto bloquantes = population cible x 1.1).
 · Les seringues et aiguilles usagées doivent être mises dans une boîte de
sécurité immédiatement après usage.
V. Sécurité des injections
 Ne jamais ré capuchonner les aiguilles après usage.
 Chaque équipe de vaccination doit disposer d’une boîte de sécurité pour 100
seringues-aiguilles usagées.
 Des directives pour le transport et le stockage des seringues et aiguilles
usagées doivent être connues du personnel de santé (délais, supervision, lieu
de stockage).
 Les seringues utilisées pour la reconstitution du vaccin et les injections
doivent être stockées dans une boîte de sécurité, protégé du public avant
leur collecte
en vue d’incinération.
 La destruction doit avoir lieu dans un incinérateur ou dans un endroit clos
non accessible au public.
VI. Communication
 La communication est l’une des composantes du Programme Elargi de
Vaccination.

 C’est un processus dynamique qui permet d’échanger des idées et de


transmettre des informations d’un individu à un autre ou à un groupe
d’individus en vue de l’adoption de comportements favorables au
programme. Elle vise à lever les obstacles humains pour l’atteinte des
objectifs. Elle est indispensable pour susciter la demande de la
vaccination par les populations. Même si le programme a atteint des
performances excellentes, la communication doit être continue et
soutenue pour maintenir les acquis.
5.1. Principes de base de la communication
• La communication se construit de l’existant ;
• L’adulte qui apprend ne veut pas être traité comme un enfant ;
• L’adulte possède le savoir, le savoir faire et le savoir être ;
• - le changement souhaité doit être volontaire afin d’être durable ;
• - tout agent de santé doit prendre le temps d’observer, d’écouter et de
• répondre aux attentes minimales des communautés ;
• - dans la pratique de l’IEC, l’individu, la famille ou la communauté doit être
• considéré comme un partenaire : quelqu’un qui a quelque chose à partager
• avec l’agent de développement pour atteindre un objectif ; c’est un partenaire
• qui a droit au respect ;
• - l’approche de l’individu, de la famille et de la communauté doit être basée sur
• le dialogue et le respect mutuel, gage de l’empathie et du succès.
5.2.Cibles de la communication

 Cible primaire
Mères et pères d’enfants de 0 à 23 mois et des femmes en âge de
procréer
 Cible secondaire
COGES, artistes, crieurs publics, professionnels des médias,
alphabétiseurs, enseignants, membres d’ONG, membres des réseaux
d’associations, agent du secteur privé, etc.
 Cible tertiaire
autorités politiques et administratives, religieuses, élus locaux, ou toutes
autres personnes influentes
5.3.Stratégies de communication PEV
• Plaidoyer
• Mobilisation sociale
• Communication pour le Changement de Comportement
Techniques de communication pratique en PEV
 La causerie éducative
La préparation
Le déroulement
L’évaluation
La clôture
Avantages de la causerie éducative
5.3.Stratégies de communication PEV
Qualités d’un bon animateur
Les conditions pour réaliser une bonne séance éducative
 Le lieu
• La disposition : Les dispositions conseillées sont: en cercle où
l’animateur est assis au même niveau
que les participants, en U, en carré ou en V.
 Le ciné-débats
 La Projection proprement dite (pendant le déroulement du film)
 Les débats
 Canaux et supports de communication
 Facteurs pouvant influencer négativement le comportement des
parents vis-à-vis de la vaccination
Merci pour votre attention
soutenue

Vous aimerez peut-être aussi