Chapitre2 Topologie
Chapitre2 Topologie
Département de Mathématiques
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2 décembre 2021
Chapitre 2 : Espaces métriques
Définition (2.1)
Soit X un ensemble quelconque et d : X × X −→ R+ une fonction qui vérifie les trois
conditions suivantes pour tout x , y , z ∈ X :
C1 ) d (x , y ) = 0 ⇐⇒ x = y ; ( propriété de séparation).
C2 ) d(x,y)=d(y,x) ; ( propriété de symétrie).
C3 ) d (x , y ) ≤ d (x , z ) + d (z , y ) ; ( inégalité triangulaire).
La fonction d est appelée distance(ou métrique) et le couple (X, d ) est appelé espace
métrique.
Exemple (2.1)
1 Sur Rn on a les distances suivantes :
1
n n 2
2
(a) d1 (x , y ) = Σ |xi − yi |, (b) d2 (x , y ) = Σ (xi − yi ) ,
i =1 i =1
1
n p
p
(c) d∞ (x , y ) = sup (|xi − yi |), (d) dp (x , y ) = Σ |xi − yi | , p>1
i =1,...,n i =1
2 Sur C ([a, b], R)(l’ensemble des fonctions continues sur l’intervalle fermée [a,b])
on a les distances suivantes :
Rb Rb 1
(a) d1 (f , g ) = |f (t ) − g (t )|dt, (b) d2 (f , g ) = [ (f (t ) − g (t ))2 dt ] 2 ,
a a
Rb 1
(c) d∞ (f , g ) = sup (|f (t ) − g (t )|), (d) dp (f , g ) = [ |f (t ) − g (t )|p dt ] p , p ≥ 1
t ∈[a,b] a
Exemple (2.2)
Soit X un ensemble quelconque. La distance δ définie par :
6 y
1 si x =
δ(x , y ) = (1)
0 si x = y
est appelée la distance discrète. L’espace métrique muni de cette distance est appelé
espace métrique discret.
Exemple (2.3)
L’application du : R −→ R+ définie par d (x , y ) = |x − y | est une distance sur R et est
appelée la distance usuelle de R.
Proposition (2.1)
Soit (X, d ) un espace métrique. Alors, pour tout x , y , z ∈ X on a :
|d (x , z ) − d (y , z )| 6 d (x , y ). (2)
Preuve :
d (x , z ) − d (y , z ) 6 d (x , y ). (∗)
D’autre part on a :
−d (x , y ) 6 d (x , z ) − d (y , z ). (∗∗)
D’après (∗) et (∗∗) l’inégalité (2) est vérifiée.
Définition (2.2)
Soit A une partie non-vide d’un espace métrique (X, dX ). La restriction
dA : A × A −→ R+ de dX sur A, c-à-d : dA (x , y ) = dX (x , y ) pour tout (x , y ) ∈ A × A, est
une distance sur A. La distance dA est appelée la distance induite et (A, dA ) est appelé
sous-espace métrique de (X, dX ).
Définition (2.3)
Soient (X, d ) un espace métrique, a ∈ X et r ∈ R∗+ .
1) On appelle boule ouverte de centre a et de rayon r l’ensemble défini par :
Bf (a, r ) = {x ∈ X / d (a, x ) ≤ r } .
S (a, r ) = {x ∈ X / d (a, x ) = r } .
Exemple (2.4)
1) Dans R les distances d1 , d2 et d∞ sont égaux et on a :
• B (a, r ) = {x ∈ R / |x − a| < r } =]a − r , a + r [.
• Bf (a, r ) = {x ∈ R / |x − a| ≤ r } = [a − r , a + r ].
• S (a, r ) = {x ∈ R / |x − a| = r } = {a − r , a + r } .
2) Dans R2 , si d = d2 alors :
• B (a, r ) est l’ensemble des points strictement a l’intérieur du disque de centre a
et de rayon r ,
• S (a, r ) est le cercle de centre a et de rayon r .
• Bf (a, r ) = B (a, r ) ∪ S (a, r ).
3) Dans R3 , si d = d2 alors :
• B (a, r ) est l’ensemble des points strictement a l’intérieur de la sphère de centre
a et de rayon r .
• S (a, r ) est la sphère de centre a et de rayon r .
• Bf (a, r ) = B (a, r ) ∪ S (a, r ).
4) Dans R2 , on a :
• Bd1 ((0, 0), 1) = (x1 , x2 ) ∈ R2 / d1 ((x1 , x2 ) , (0, 0)) = |x1 | + |x2 | < 1 ,
n o
p
• Bd2 ((0, 0), 1) = (x1 , x2 ) ∈ R2 / d2 ((x1 , x2 ) , (0, 0)) = (x1 )2 + (x2 )2 < 1 ,
• Bd∞ ((0, 0), 1) = (x1 , x2 ) ∈ R2 / d∞ ((x1 , x2 ) , (0, 0)) = max (|x1 |, |x2 |) < 1 .
Donc, pour les distances d1 , d2 et d∞ la boule unitaire Bf ((0, 0), 1)prend les
formes suivantes :
+1 +1
+1
-1 -1 +1 -1 -1 +1
-1
-1 -1
Définition (2.4)
Soient (X, d ) un espace métrique et O , F , Vx des parties de X.
1) (O est ouvert dans X ) ⇐⇒ (O = 0/ ) ou (∀ x ∈ O , ∃ r > 0 tel que B (x , r ) ⊆ O).
2) (F est fermé dans X ) ⇐⇒ ( {X F est ouvert dans X).
3) (Vx est un voisinage de x ) ⇐⇒ ( ∃ r > 0 tel que B (x , r ) ⊆ Vx ).
Proposition (2.2)
Une boule ouverte est une partie ouverte.
Preuve.
Soit B (a, r1 ) une boule ouverte de X. Alors, pour tout x ∈ B (a, r1 ) on a d (a, x ) < r1 . En
posant r2 = r1 − d (a, x ) on obtient : B (x , r2 ) ⊂ B (a, r1 ).
Remarque (2.2)
D’après la proposition précédente, une boule fermée est une partie fermée.
Proposition (2.3)
Dans un espace métrique, toute partie ouverte est une réunion de boules ouvertes.
Preuve.
Soit O un ouvert de (X, d ). Alors pour tout x ∈ O il existe r > 0 tel que B (x , r ) ⊆ O ce
qui implique que O = ∪ {x } ⊆ ∪ B (x , r ) ⊆ O d’où O = ∪ B (x , r ).
x ∈O x ∈O x ∈O
Proposition (2.4)
Soit T la famille des ouverts dans un espace métrique (X, d ). Alors, T est une
topologie sur X telle que la famille des boules ouvertes est une base de cette topologie.
Preuve.
C1 ) X, 0/ ∈ T (Évidente).
C2 ) Soit {Oi : i ∈ I } une famille de T . Alors, pour tout x ∈ ∪ Oi , il existe i0 ∈ I tel que
i ∈I
x ∈ Oi0 ce qui implique qu’il existe r > 0 tel que B (x , r ) ⊆ Oi0 d’où B (x , r ) ⊆ ∪ Oi
i ∈I
ce qui montre que ∪ Oi ∈ T .
i ∈I
C3 ) Soient O1 , O2 ∈ T . Alors, on a :
B (x , r ) ⊆ B (x , r1 ) ∩ B (x , r2 ) ⊆ O1 ∩ O2 ,
En fin, la proposition (2.3) montre que la famille des boules ouvertes est une base de
cette topologie.
Proposition (2.5)
La sphère S (x , r ) est un fermé de (X, d ).
Preuve.
Le complément de S (x , r ) est l’union {X Bf (x , r ) ∪ B (x , r ) qui est un ouvert
car c’est l’union de deux ouverts. Donc la sphère est un fermé.
Remarque (2.3)
Puisque tout espace métrique est un espace topologique, alors les notions et les
définitions qu’on a vu dans le premier chapitre restent valable pour ce chapitre sauf la
définition d’un ouvert qu’on a remplacé par la définition (2.4)(1).
Proposition (2.6)
Soient (X, d ) un espace métrique, x ∈ X et r ∈ R∗+ .
1) X et 0/ sont des ouverts et fermés à la fois de (X, d ).
2) Toute union arbitraire d’ouverts de (X, d ) est un ouvert de (X, d ).
3) Toute intersection finie d’ouverts de (X, d ) est un ouvert de (X, d ).
4) Toute intersection arbitraire fermés de (X, d ) est un fermés de (X, d ).
5) Toute union finie de fermés de (X, d ) est un fermé de (X, d ).
6) Toute partie finie de (X, d ) est un fermé de (X, d ).
Preuve.
(Exercice.)
Proposition (2.7)
Soient (X, d ) un espace métrique, x ∈ X
1) Toute boule ouverte est un voisinages de tous ses points.
2) La réunion quelconque de voisinages de x est un voisinage de x.
3) L’intersection finie de voisinages de x est un voisinages de x.
4) X est un voisinage de tout x ∈ X.
Preuve.
r r
Puisque x 6= y , alors d (x , y ) = r > 0. Si on prend V = B (x , ) et W = B (y , ) on
3 3
obtient V ∩ W = 0/ et donc X est séparé (Hausdorff).
Remarque (2.4)
D’après la proposition précédente on conclut que tout espace métrique est séparé
(Hausdorff).
Définition (2.5)
Soit (X, d ) un espace métrique et A ⊂ X.
1) x ∈ Int (A) ⇐⇒ ∃r > 0, B (x , r ) ⊆ A.
2) x ∈ Ext (A) ⇐⇒ ∃r > 0, B (x , r ) ⊆ {R A.
3) x ∈ Adh(A) ⇐⇒ ∀r > 0, B (x , r ) ∩ A 6= 0/ .
4) x ∈ A0 ⇐⇒ ∀r > 0, (B (x , r ) − {x }) ∩ A 6= 0/ .
5) x ∈ Is(A) ⇐⇒ ∃r > 0, B (x , r ) ∩ A = {x }.
6) Fr (A) = Adh(A) ∩ Adh({X A)
Remarque (2.5)
Les propriétés de ces points qu’on a vu dans le premier chapitre restent valable dans
ce chapitre.
Définition (2.6)
Soit (X, d ) un espace métrique. Pour tout A, B ⊂ X la quantité positive définie par :
Remarque (2.6)
1) D’après la définition précédente on a d (A, B ) = d (B , A).
2) d (A, B ) n’est pas une distance sur l’ensemble P (X) des partie de X. Par exemple,
dans (R, |.|) si A = [−2, 4] et B = [4, 6] alors on a d (A, B ) = 0 mais A 6= B.
3) ∀A, B ⊂ X, A ∩ B 6= 0/ =⇒ d (A, B ) = 0. La réciproque de l’implication
précédente
n+1
n’est pas toujours vraie. Par exemple, dans (R, |.|) si A = , n ∈ N∗ et
n
n+1
B = {1} alors on a d (A, B ) = inf |1 − | = 0 mais A ∩ B = 0/ .
n∈N∗ n
Proposition (2.9)
Soient A une partie d’un espace métrique (X, d ) et x ∈ X, alors on a :
1) x ∈ Adh(A) ⇐⇒ d (x , A) = 0.
2) x ∈ Ext (A) ⇐⇒ d (x , A) > 0.
Preuve.
1)
=⇒) x ∈ Adh(A) =⇒ ∀ε > 0, B (x , ε) ∩ A 6= 0/ =⇒ ∀ε > 0, d (x , A) < ε =⇒ d (x , A) = 0.
⇐= ) (Par négation) Supposons que x ∈ / Adh(A), alors il existe r > 0 tel que
B (x , r ) ∩ A = 0/ d’où on obtient :
∀y ∈ A, d (x , y ) > r ,
Définition (2.7)
Soit A une partie d’un espace métrique (X, d ). On dit que A est bornée si il existe une
boule B (x , r ) de centre x et de rayon r > 0 telle que A ⊂ B (x , r )
Remarque (2.7)
D’après la définition précédente on conclut que les boules finies et les parties finies
sont bornées.
Définition (2.8)
On appelle diamètre d’une partie A de X qu’on le note par diam(A) la quantité
suivante :
diam(A) = sup d (x , y ). (4)
x ,y ∈A
Proposition (2.10)
Une partie A d’un espace métrique (X, d ) est bornée si et seulement si diam(A) < ∞.
Preuve.
=⇒) Supposons que A est bornée, alors il existe r > 0 tel que A ⊆ B (x , r ) d’où on
obtient : diam(A) 6 2r < +∞.
⇐=) Supposons que diam(A) < +∞, alors pour tout x ∈ A on a A ⊂ B (x , diam(A)) ce
qui montre que A est bornée.
6. Métriques équivalentes
Définition (2.9)
Soient d et d 0 deux métrique définies sur un ensemble X. On dit que d et d 0 sont
équivalentes si et seulement si toute boules ouvertes pour chacune des métriques
contient une boule ouverte pour l’autre et ce pour tout x ∈ X. Autrement dit,
l’application IdX : (X, d ) −→ (X, d 0 ) est un homéomorphisme.
Définition (2.10)
Soient d et d 0 deux métrique définies sur un ensemble X. On dit que d et d 0 sont
équivalentes si et seulement si elles induisent la même topologie sur X, c’est-à-dire si
et seulement si les boules ouvertes pour d et les boules ouvertes pour d 0 sont des
bases de la même topologie sur X.
Remarque (2.8)
La relation " d est équivalente à d 0 " est une relation d’équivalence dans toute famille
de distances définies sur un ensemble X.
Proposition (2.11)
Soient d et d 0 deux métrique définies sur un ensemble X. On dit que d et d 0 sont
équivalentes( où Lipschitz-équivalentes ) si il existe k1 , k2 ∈ R∗+ tels que :
k1 d 0 6 d 6 k2 d 0 . (5)
Exemple (2.5)
Les distances d1 , d2 et d∞ définies sur R2 sont équivalentes puisque : 1)
√
d∞ 6 d1 6 n.d∞ , 2) d∞ 6 d2 6 n.d∞ , 3) d2 6 d1 6 n.d2 .
Remarque (2.9)
La réciproque dans la proposition précédente n’est pas toujours vraie.
Définition (2.11)
n
Soient {(Xi , di ) : i = 1, ..., n} une famille d’espaces métriques et x , y ∈ X = Π Xi .
i =1
Alors, les quantités suivantes :
n 1
1) D1 (x , y ) = ( Σ di2 (xi , yi )) 2 ,
i =1
2) D2 (x , y ) = sup di (xi , yi ),
i =1,...,n
n
3) D3 (x , y ) = Σ di (xi , yi ),
i =1
Remarque (2.10)
Les trois distance produit précédentes sont équivalentes car
√
D2 6 D1 6 D3 6 nD1 6 nD2 .
Proposition (2.12)
n n
1) Si Oi est un ouvert dans Xi , i = 1, ..., n, alors Π Oi est ouvert dans X = Π Xi .
i =1 i =1
n n
2) Si Fi est un fermé dans Xi , i = 1, ..., n, alors Π Fi est fermé dans X = Π Xi .
i =1 i =1
n
3) Si O est un ouvert dans X = Π Xi , i = 1, ..., n, alors il existe r > 0 tel que
i =1
n
Π B (xi , r ) ⊂ O .
i =1
Exemple (2.6)
Puisque R, ]x , y [, ] − ∞, z [ sont des ouverts dans R, alors R2 , ]x , y [×R,
]x , y [×] − ∞, z [ sont des ouvert dans R2 .
Définition (2.12)
Un espace métrique (X, dX ) est isométrique à l’espace métrique (Y, dY ) si et
seulement si il existe une bijection f : X −→ Y qui conserve les distances. Autrement
dit,
∀x , y ∈ X, dY (f (x ), f (y )) = dX (x , y ). (6)
Proposition (2.13)
Soient (X, dX ) et (Y, dY ) deux espaces métriques. Si (X, dX ) et (Y, dY ) sont
isométriques, alors (X, dX ) et (Y, dY ) sont également homéomorphes.
Exemple (2.7)
L’application f : (R, |.|) −→ (R, |.|) définie par f (x ) = x ± b, b ∈ R est un isométrique.
Remarque (2.11)
La réciproque dans la proposition précédente n’est pas vraie.
Exemple (2.8)
Soient (X, dX ) et (Y, dY ) sont deux espacesmétriques tels que card (X) = card (Y),
2 si x 6= y
dX = δ ( la distance discrète) et dY (x , y ) = Alors, (X, dX ) et (Y, dY ) ne
0 si x = y
sont pas isométriques car la distance entre deux points dans chaque espace sont
différent. Mais, comme on a vu dX et dY induisent la topologie discrète et deux
espaces dicrets de même cardinal sont homéomorphe.
1. Application continue
Définition (2.13)
Soient (X, dX ), (Y, dY ) deux espaces métriques et f : X −→ Y. On dit que f est
continue x0 si et seulement si :
et on dit que f est continue sur une partie non vide de X si elle est continue en tout
point x0 de cette partie.
Remarque (2.12)
En posant U = B (x0 , α) et V = B (f (x0 ), ε)) on obtient la définition (1.22).
Exemple (2.9)
Soit (X, d ) un espace métrique. Toute application fa : X −→ R+ définie par
fa (x ) = d (a, x ), tel que a ∈ X, est continue sur X car
|fa (x ) − fa (y )| = |d (a, x ) − d (a, y )| 6 d (x , y ) (voir proposition (2.1)) ce qui montre que
(7) est vérifiée pour α = ε.
Exemple (2.10)
Soient du et δ la topologie usuelle et la topologie discrète sur X, respectivement. Alors,
l’application f : (R, du ) −→ (R, δ) définie par f (x ) = x n’est pas continue sur R car si
x 6= x0 et ε < 1 on obtient δ(f (x ), f (x0 )) = δ(x , x0 ) = 1 et donc (7) n’est pas vérifiée.
Définition (2.14)
Soient (X, dX ), (Y, dY ) deux espaces métriques et f : X −→ Y. On dit que f est
uniformément continue sur X si et seulement si :
Exemple (2.11)
L’application f : (R, |.|) −→ (R, |.|) définie par f (x ) = x est uniformément continue(il
suffit de prendre α = ε).
Exemple (2.12)
L’application f : (R, |.|) −→ (R, |.|) définie par f (x ) = x 2 est continue mais n’est pas
r
uniformément continue car pour tout r > 0 si on pose x = n ∈ N et y = n + on
2
r r2
obtient |x − y | = < r et |f (x ) − f (y )| = + nr > nr .
2 4
Proposition (2.14)
Toute application uniformément continue est continue.
3. Application Lipschitzienne
Définition (2.15)
Soient (X, dX ) et (Y, dY ) deux espaces métriques et k ∈ R∗+ . On dit que f : X −→ Y
est k-lipschitzienne si,
∀x , y ∈ X, dY (f (x ), f (y )) 6 kdX (x , y ), (9)
Proposition (2.15)
Si I ⊆ R et f : I −→ R une fonction dérivable telle que |f 0 | 6 k pour tout x ∈ I, alors f
est k-lipschitzienne. De plus, si |f 0 | 6 k < 1 alors f est une contraction.
Preuve.
On a :
Zy
|f (x ) − f (y )| = | f 0 (t )dt | 6 k |x − y |,
x
Proposition (2.16)
Toute application k-lipschitzienne ou contractante est uniformément continue.
Remarque (2.13)
Tout isométrique est uniformément continue (car est une application 1-lipschitzienne).
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