Catalogue Farid BELKAHIA
Catalogue Farid BELKAHIA
FARID BELKAHIA
Ce projet est né de cette ambition : organiser pour l’une des
grandes figures des arts plastiques en Afrique et dans le monde
arabe une exposition qui sort des sentiers battus. Réfléchir à un
concept original qui, tout en permettant de donner à voir plusieurs
périodes de Farid Belkahia, réussisse à convier le public à une
expérience nouvelle. En somme, mettre en place un événement
à la hauteur de la carrière d’un artiste qui travaille de façon ininter-
rompue depuis plus de 60 ans.
L’Atelier 21
This project was born out of the following ambition: to organize, for
one of the most important figures in plastic arts in Africa and in the
Arab world, an exhibition off the beaten path. The original exhibition
concept, while allowing one to explore different periods of
Farid Belkahia’s work, succeeds in inviting the public into a challen-
ging experience. In short, this event exposes Belkahia at the height
of his career, a career that has extended for more than 60 years.
The art gallery, L’Atelier 21, aims to reproduce this workshop expe-
rience by reconstructing Farid belkahia’s work area in the gallery
8
itself. The artist has agreed to this proposal, which architect
and designer Philippe Delis also supports, despite the difficulty
of extracting a part of the workshop in Marrakech and rooting this
part in an art gallery in Casablanca.
L’Atelier 21
Comme un soleil à son lever
Mostafa Nissabouri
En 1984, Belkahia et moi avions été réunis autour d’un projet
d’édition qui devait à l’époque, en exclusivité et pour la première
fois au Maroc, associer poésie et peinture. Il s’agissait avec la mise
en présence de deux formes d’expression différentes, sur un terrain
tout à fait analogue, d’aller au delà de la collaboration en mode
collectif propre à ce qui se désignait à tort et à travers par
«problématique culturelle» et qui avait tant accaparé les esprits
la décennie précédente. Il s’agissait aussi de réamorcer
des itinéraires interrompus en chemin, des ambulations différées
à partir desquelles une grande part de nous-mêmes, démesurée,
persistait dans l’imagination à l’état confus, hors du temps, quand
elle ne remontait pas à la surface en impressions irraisonnées.
«Dérive des continents», 2004 «Dérive des continents», 2004 «Dérive des continents», 2004
Teinture sur peau Teinture sur peau Teinture sur peau
155 cm 155 cm 145 cm
24
«Dérive des continents», 2004 «Dérive des continents», 2004 «Dérive des continents», 2004
Teinture sur peau Teinture sur peau Teinture sur peau
155 cm 155 cm 145 cm
26
Sans titre
Teinture sur peau
194 x 140 cm
Sans titre, 1990-1992
Technique mixte sur papier
15,5 x 19 cm
Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992
Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier
34 15,5 x 19 cm 15,5 x 19 cm 15,5 x 19 cm 15,5 x 19 cm
Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992
Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier
15,5 x 19 cm 19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm
Sans titre, 1990-1992
Technique mixte sur papier
15,5 x 19 cm
36
Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992 Sans titre, 1990-1992
Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier Technique mixte sur papier
19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm 19 x 15,5 cm 15,5 x 19 cm
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«Jérusalem», 1994
Teinture sur peau
161 x 421 cm
44
Sans titre
Teinture sur peau
171 x 176 cm
46
Sans titre
Teinture sur peau
196 x 146,5 cm
48
«A l’occasion du cinquantième anniversaire des Nations-Unies pour le droit à la dignité de l’Homme», 1994
Teinture sur peau
248 x 289 cm
52
«Hommage à Courbet»
Teinture sur peau
135 x 253 cm
54
Sans titre
Teinture sur peau
152,5 x 145 cm
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Ses référents et les enjeux qui faisaient sens à ses yeux étaient
autres que ceux des jeunes Européens de son âge. Ils n’étaient
pas les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale ni la dialectique
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du libéralisme et du marxisme, mais les problématiques liées au
colonialisme. Ils étaient ceux d’un autre point de vue sur le monde,
centré au nord de l’Afrique et non à l’ouest de l’Europe.
Farid Belkahia se mit très tôt chercher à explorer l’Asie (voyage
en Chine en 1978), l’Amérique (voyage aux Etats-Unis en 1971)
et surtout l’Afrique noire (pour la réalisation d’un film sur le cuir en
compagnie de Mohammed Benaïssa en 1970 et plus tard en tant
que responsable de la sélection des artistes subsahariens pour
l’exposition Rencontres africaines en 1994 à l’Institut du monde
arabe) pour équilibrer sa relation à l’Europe. Le voyage en Tché-
coslovaquie ne fut pas la première de ces échappées en dehors
du carcan colonial. En 1958, il se rendit en Syrie, en passant par
l’Egypte et le Liban, les principaux foyers du nationalisme arabe,
pour retrouver ce qu’il considérait comme ses racines. Nasser était
au pouvoir, fort de la victoire symbolique que représentait la natio-
nalisation du canal de Suez ; une République arabe unie regroupant
l’Egypte et la Syrie était en construction ; la monarchie irakienne
soutenue par l’Angleterre venait d’être renversée.
Farid Belkahia découvrit un Machrek en pleine ébullition comme
son propre imaginaire.
«Mohammed V dans la lune», 1953 Le colonialisme, Farid Belkahia en fit l’expérience au Maroc, mais
Huile sur papier aussi à Paris. Pour cette raison, ses rapports avec les étudiants
52 x 45 cm de l’Ecole des beaux-arts furent initialement très conflictuels. Mais
Collection Bank Al Maghrib, Rabat c’est surtout dans son pays, qu’il ressentit la hiérarchisation que
le système colonial cherchait sans cesse à consolider au détriment une nation formée de leurs seuls citoyens. Elle faisait la promotion
des indigènes. Malgré un parcours scolaire de qualité, voulu par d’un ancrage culturel territorialisé, respectueux des frontières
son père, il fut découragé de faire des études supérieures par les héritées de l’ère coloniale. L’Irak ba‘athiste devint à compter des
autorités coloniales. Comme nombre de jeunes Marocains de sa années 1960 le fer de lance de cette vision. L’art et les musées
génération, il fut poussé à devenir enseignant à peine sorti du lycée. y prirent alors toute leur importance pour faire émerger une arabité
En 1953, il accepta un poste à Ouarzazate, dans la seule école irakienne, s’abreuvant aux eaux du Tigre et de l’Euphrate, au
de la ville. folklore kurde, chiite, aux bas-reliefs mésopotamiens comme à la
peinture islamique de l’Ecole de Bagdad. La figure de proue
En 1954, peu de temps avant son arrivée en France, il peignit de ce mouvement, le peintre et sculpteur Jawad Salim (1919-1961)
une toile qu’il intitula Mohammed V dans la lune. Elle témoignait promut ainsi comme modèle à suivre le peintre de manuscrits
de ses propres sentiments et d’un engagement politique. Un an du XIIIe siècle Yahya ibn Mahmud Al-Wasiti, parce qu’il était de
auparavant, Mohammed V avait été déposé par la France Bagdad et non comme la plupart des grands maîtres qui suivirent
et contraint à l’exil en Corse puis à Madagascar. Il avait alors du monde iranien.
semblé à nombre de ses sujets que le visage du sultan privé de
royaume sur terre était devenu visible dans la lune. Farid Belkahia Il est difficile de faire entrer Farid Belkahia dans l’une de ces deux
donna a cette forme d’expression collective d’émotion politique catégories qui servent pourtant à classer la plupart des artistes
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et de résistance à la domination coloniale sa seule représentation arabes. En 1965, il abandonna la peinture sur toile tendue sur
visuelle. En 1956, le Maroc devint indépendant. En 1962, Farid un cadre et commença à travers le métal, et plus précisément
Belkahia se vit proposer la direction de l’Ecole des beaux-arts de le cuivre, en le repoussant à la manière des dinandiers du monde
Casablanca par Mahjoub Ben Seddik, nationaliste indépendantiste musulman. En 1974, il alla plus loin dans cet éloignement du média
opposé au protectorat français et fondateur du premier syndicat fondamental de l’art moderne européen en réalisant de manière
populaire du royaume. Farid Belkahia en forma l’équipe en tirant systématique des œuvres sur peau fixée sur des panneaux de bois.
les leçons de sa propre expérience européenne. Il voulait que Là encore, le matériau choisi pouvait apparaître comme une volonté
l’établissement donne plus de liberté à la créativité des étudiants. d’ancrage dans une technique pour laquelle le Maroc jouissait
En acceptant cette position administrative, Farid Belkahia participait d’une réputation internationale, la maroquinerie. Il créa son propre
à la mise en œuvre d’une politique développementaliste comme en répertoire de signes en reprenant des caractères berbères. Mais
connurent la plupart des pays décolonisés. Mais une particularité le signe qui domine toute son œuvre c’est cet universel qu’est
mérite ici d’être soulignée. le corps humain, et en particulier celui de la femme.
Le monde arabe au XXe siècle a connu deux formes de nationa- La recherche d’une authenticité, d’une identité propre est
lismes habituellement nommées la qawmiyya (de : la nation) présente dans la mise en récit que Farid Belkahia fait de son travail.
et la (de : la patrie). La , dont le pré- La tradition est pour lui une ressource importante. Mais il n’a pas
sident égyptien Gamal ‘Abd Al-Nasser fut la personnalité politique cherché à créer une modernité alternative, autre, arabe, berbère ou
la plus structurante, défendait une arabité dépassant les particula- islamique, à l’instar de Jawad Salim. L’Ecole de Casablanca qu’il
rismes des régions et des Etats modernes. Nasser ne faisais jamais dirigea de 1965 à 1974 avait pour objectif de former des Marocains
référence à l’Egypte pharaonique dans ses discours, ni au folklore. pour leur permettre de participer à l’aventure de l’art moderne,
Le Caire fit la promotion d’une haute culture arabe partageable dont Farid Belkahia a toujours su qu’elle était ancrée dans l’histoire
« des montagnes de l’Atlas au golfe Persique ». européenne. Il ne s’agissait pas de partir de formes marocaines
d’expression et d’en faire émerger de nouvelles qualifiables d’art
La se rapprochait davantage des nationalismes euro- moderne ou contemporain marocain, par nationalisme. Le choix de
péens. Elle visait à consolider les Etats en leur faisant correspondre l’œuvre qu’il a accepté de voir le représenter au Centre Pompidou
est à cet égard significatif. Il s’agit d’un hommage à un intellectuel Dans la salle numéro 39 du Centre Pompidou, Hommage à Gaston
européen et non à un penseur arabe ou islamique. Il n’est alors Bachelard côtoie sur un même mur une toile du peintre iranien
guère surprenant de voir que Farid Belkahia ne fut pas retenu par Hossein Zenderoudi (1937-). Fondateur dans les années 1950
le comité de sélection de Magiciens de la terre en 1989. Cette à Téhéran de l’Ecole de la Saqqakhaneh ou Fontaine publique,
exposition qui se tint au Centre Pompidou et à la grande Halle il est probablement avec son compatriote Bahman Mohasses
de la Villette, à Paris, du 18 mai au 14 août 1989, est aujourd’hui (1931-2010), disparu récemment, l’un des deux peintres les plus
considérée, à tort, comme le point de départ de la mondialisation remarquables de l’histoire de l’art moderne iranien. Comme Farid
en cours de l’art contemporain. Elle passe pour être le premier pas Belkahia, Hossein Zenderoudi est un ancien élève de l’Ecole des
vers une reconnaissance par l’Occident de la création artistique du beaux-arts de Paris. Et comme lui, il a exploré en profondeur la
reste du monde. Or c’est tout le contraire que chercha à faire cet capitale française au point de s’y installer définitivement dans les
événement. Furent rejetés tous les artistes extra-occidentaux qui années 1960, d’y fonder une famille et de changer de prénom pour
avaient depuis la fin du XIXe siècle cherché à participer à l’aventure devenir, comme le cartel de sa pièce au Centre Pompidou l’indique,
occidentale de l’art moderne et contemporain. A côté d’artistes Charles Hossein Zenderoudi. C’est le marché de l’art à Dubai et les
européens et américains aussi importants que Marina Abramovic, nouveaux collectionneurs iraniens qui s’y pressent depuis Téhéran
Alighero Boetti, Christian Boltanski, Louise Bourgeois, Sigmar Polke depuis une décennie, qui ont rappelé au monde l’importance de cet
ou encore Anselm Kiefer, furent montrés des peintres aborigènes, ancien peintre de l’ère impériale, éclipsé dans son pays natal dans
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des créateurs d’objets votifs africains et pour l’ensemble du monde les années 1980 et 1990 par la révolution islamique et la guerre
arabe un seul artiste, un calligraphe irakien, Youssef Thanoun. Son Iran-Irak. Le nouvel accrochage du Centre Pompidou, Modernités
œuvre était un rouleau de papier de plusieurs mètres sur lequel plurielles, n’a rien à voir avec Magiciens de la terre. Il n’est plus
ce maître calligraphe avait reproduit dans le style thuluth et de l’expression d’une Europe qui parle, mais d’une Europe en crise
manière académique, la 49ème sourate du verset 13 du Coran, culturelle et économique qui doit se contenter d’entendre ces bruits
précédée de la bismillah. venus des pays émergents et qu’elle tente de comprendre et de
refléter, avec au nombre de ses objectifs premiers d’en capter une
Youssef Thanoun a par la suite totalement disparu de la scène partie des nouvelles richesses financières.
artistique occidentale, sans jamais avoir occupé de place dans la
scène artistique moderne du monde arabe et sans non plus se voir Se faire le reflet des nouvelles catégories apparues ailleurs, c’est
accorder de place dans la nouvelle scène moyen-orientale dont précisément ce dont Modernités plurielles, contrairement à
Dubai est depuis 2005-2008 devenu la capitale à rayonnement Magiciens de la terre, s’est fait l’écho, en juxtaposant Belkahia et
mondial. Magiciens de la terre donna à voir l’aboutissement d’un Zenderoudi, un Arabe et un Iranien, venus des deux extrémités
rapport européocentré au reste du monde, une relation faite de du monde arabo-musulman classique, du Maghreb Al-Aqsa qu’est
prescriptions. La première génération d’artistes modernes arabes, le Maroc et d’un Machrek Al-Aqsa que serait l’Iran. Le marché
mais aussi chinois, indiens et iraniens avait du point de vue de de l’art « dans le Golfe » est arabe et iranien. Il a fait tomber le
l’institution française fait fausse route. Une nouvelle création devait mur dressé par le colonialisme et les nationalismes des Etats-na-
naître à partir de traditions, généralement religieuses, sélectionnées tions modernes « importés » d’Europe, en créant une plateforme
par un commissariat parisien qui voulait leur indiquer le chemin à artistique commune aux deux mondes, rendant visible une nouvelle
suivre. Shakir Hassan Al-Sa‘id (1924-2004), l’un des plus grands carte dessinée par les nouveaux flux économiques de l’après-
représentants de la hurufiyya - nom donné aux peintres arabes Guerre froide.
pratiquant le lettrisme - était toujours vivant et installé à Bagdad,
mais il ne fut pas sélectionné lui non plus, pas plus que les peintres- C’est d’ailleurs aux Emirats arabes unis puis au Qatar que
calligraphes iraniens, de l’école naqqashi-khat, comme Mohammad le Parisien que je suis a pu pour la première fois voir des œuvres
Ehsa‘i (1940-) et Hossein Zenderoudi (1937-). de Farid Belkahia exposées. En décembre 2010, l’une
des expositions inaugurales de Mathaf, le Musée arabe d’art
moderne – qui comme son nom l’indique n’est pas un musée d’art
moderne arabe et qui en accord avec ce principe révolutionnaire
possède des œuvres d’artistes iraniens comme Hossein Zende-
roudi – lui avait consacré toute une pièce. En son centre se trouvait
une sculpture monumentale intitulée Les portes de l’infini. Je me
suis dit en la voyant que c’était la carte la plus juste du nouveau
Moyen-Orient que j’étais en train d’observer depuis la fenêtre
de l’art et des musées. Dans ces cités portuaires où le commerce
entre marchands arabes et ‘ajams – terme utilisé à compter du
XIIe siècle dans le monde arabe pour désigner les Persans - est
plus ancien que l’histoire, une porte s’était ouverte dans les années
1990 au milieu de la muraille des identités modernes, entre l’Iran et
le monde arabe, avec la promesse de la renaissance d’un dialogue
infini entre l’image et le verbe. C’est aussi à ce dialogue que j’ai
depuis le privilège de participer avec Farid. Qu’il trouve aussi ici
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toutes les marques de ma reconnaissance et de mon amitié.
Alexandre Kazerouni
Chercheur et enseignant à Sciences Po Paris
Auteur du Miroir des cheikhs (2013), une thèse de doctorat en science politique sur les musées et le marché de l’art
dans les principautés arabes du golfe Persique.
Farid Belkahia est né le 15 novembre 1934 à Marrakech. Il a fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris de 1955 à 1959. 1977 Galerie Structure BS, Rabat, Maroc
Il a été ensuite formé, de 1959 à 1962, à l’art de la scénographie dans l’institut de théâtre de Prague. En 1965-66, il perfectionne Galerie l’Atelier, Rabat, Maroc
son apprentissage à l’Académie Brera de Milan. 1973 , Galerie l’Atelier, Rabat, Maroc
1972 Galerie Design Steel, Paris, France
De retour au Maroc, Farid Belkahia a occupé le poste de directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca de 1962 à 1974. , Galerie l’Atelier, Rabat, Maroc
, Galerie du Café Théâtre, Casablanca, Maroc
Après une période de peinture expressionniste, Farid Belkahia a orienté son art vers des schémas plus géométriques et a diversifié 1967 , Galerie municipale, Casablanca, Maroc
les supports de sa peinture. Après une longue période de cuivre de 1962 à 1974, Il s’est intéressé à la peau teintée avec 1965 Galerie municipale, Casablanca, Maroc
des pigments naturels, tels que le henné ou l’écorce de grenade, entre autres. Ses œuvres, teintes sur peau, sont essentielles dans 1962 Galerie Bab Rouah, Rabat, Maroc
l’histoire de la peinture au Maroc. Elles sont le lieu d’une conjonction entre un support traditionnel et des formes modernes. 1960 Exposition à Tanger, Rabat, Casablanca, Marrakech, Maroc
«Tout renouvellement, toute modernité passe par la tradition», souligne le peintre. 1957 Galerie Bab Rouah, Rabat, Maroc
55-57 Galerie Mamounia, Rabat, Maroc
Farid Belkahia vit et travaille à Marrakech. 1953 Première exposition, Marrakech, Maroc