Partie 1 : Réfraction d'un faisceau d'électrons.
1.1. On applique le théorème de l’énergie cinétique au mouvement des électrons :
1 2
2
mv 0 =e .U AC
v 0=
2. e . U AC
m √
=8400 km . s−1
1.2. Le volume (1) constitue une cavité dans un conducteur en équilibre.
Le champ électrique est donc nul dans l’espace (1).
Les électrons ne sont soumis à aucune force; leur vitesse est donc constante.
⃗
v =⃗
Soit 1
v 0 ou v 1=v 0 .cosϕ . i⃗ +v 0 .sin ϕ. ⃗j
⃗
U AB
⃗ i⃗
⃗ ⃗
1.3. En appliquant E =− gradV , on obtient :
E=
d
−e . U AB
⃗ ⃗ ⃗
F= ⃗i
1.4. La force électrostatique qui s’applique sur les électrons est : f =−e E soit d
⃗ d ⃗v −e . U AB dv dv
F =m . ⃗i =m. x i⃗ +m. y ⃗j
1.5. On applique le PFD : dt d dt dt . On en déduit :
dv y
=0 v y =cte=v 0 . sin1 ϕ
dt
dv x−e . U AB −e . U AB e . U AB
= vx = t + v 0 .cos ϕ 1 ⃗
v =⃗
v1 − t . ⃗i
dt m. d m. d m.d
1 e . U AB
X =− t +v 0 .cos ϕ 1 .t
t 2 m. d
⃗r =∫ ⃗v .dt
1.6. Il est clair que 0 Y =v 0 . sin ϕ 1 .t
1.7. En éliminant t entre les deux coordonnées X et Y de M, il vient :
1 e . U AB
X =− Y 2 + v 0 . cot g ϕ 1 . Y
2 m. d . v 20 . sin 2 ϕ 1
1.8. La figue ci-contre montre que :
X' Y
IM '= =
cos ϕ 1 sin ϕ1 X '=Y .cot g ϕ1
1 e . U AB
X −X '=− Y2
2 m . d . v 20 . sin2 ϕ1
1.9. On calcule
Mis à part UAB, toutes les grandeurs qui interviennent au second membre de
cette relation sont positives. Donc :
U AB >0 ⇒ X < X '
U AB <0 ⇒ X > X '
1.10. D’où l’allure des trajectoires représentées ci-contre.
1.11. D’après l’expression de ⃗v :
( )
2
−e . U AB
v 2=v 2X +vY2 = t+v 0 . cos ϕ 1 + ( v 0 . sin 1 ϕ ) 2
m. d
Soit en développant :
v 2−v 20 =−2
m.d
−(
e . U AB 1 e .U AB 2
2 m. d
t +v 0 . cos ϕ 1 t )
1 e . U AB 2
− t +v 0 . cos ϕ1 t= X
La quantité 2 m. d et, sur la grille G2, X =d .
√
e . U AB e .U AB
v 2−v 20 =−2 .d v 2=v 0 1−2
Donc : m.d soit : m . v 20 La vitesse v est indépendante de d.
2
1.12 On a :
⃗v =v X . i⃗ +v y . ⃗j
v . ⃗j =v X . ⃗
⃗ i . ⃗j +v y . ⃗j . ⃗j =v y =v 1 .sin ϕ 1 . Par conséquent
v . ⃗j =v 1 .sin ϕ 1 =cte
⃗
1.13. A la sortie de la grille G2 la norme de la vitesse est v2 et l’angle entre
⃗
v 2 et ⃗
IX est égal à 2.
Donc, à la sortie :
v . ⃗j =v 2 .sin ϕ 2 v 2 . sin ϕ 2 =v1 . sin ϕ 1
⃗
1.14. La région (2) est aussi une cavité dans un conducteur en équilibre. Donc, comme dans la région
(1), les électrons ne sont soumis à aucune force; le mouvement est donc rectiligne uniforme.
La trajectoire des électrons est donc une droite.
1.15. Avec 1 = 45°, on calcule v2 dans les deux cas.
√
e .U AB 2 . e .U AC
v 2=v 0 1−2 v 0=
On a établi : m . v 2
0 avec m v =v 1
et 0
√
v 2=v 1 1−
U AB
U AC
v2
=0 ,775
Il vient : UAB = 80 V v1
sin ϕ2 =0 , 913 et
ϕ 2 =66 °
v2
=1 , 265
UAB = -120 V v1
sin ϕ2 =0 , 559 et
ϕ 2 =34 °
1.16. Loi de Descartes en optique :
n1 . sin i 1=n2 .sin i 2
n2
n=
Et l’indice de réfraction du milieu 2 par rapport au milieu 1 est n= n1
v U AB =80 V : n=0 , 775
n= 2
Par analogie, ici : v 1 ; ce qui donne : U AB =−120 V : n=1 , 265
1.17. Si le faisceau incident est divergent, les grilles permettent d’éviter que le faisceau s’élargisse trop.
Partie 2 : Plaques de déflexion
2.1. Les plaques P créent un champ électrique :
V P 1 −V P 2
⃗
E= . (−⃗j )
d
Les électrons sont soumis à la force
⃗F =−e. ⃗E
⃗ e
F = . U Y . ⃗j
Soit : d
2
⃗ d ⃗r
F =m 2
2.2. En projetant la relation dt sur les axes Oy et Oz et en intégrant deux fois, il vient :
1 e 1 e UY 2
y= .U .t2 y= . .z
2 m. d Y et
z=v 0 . t
2 m. d v 20
2.3. Après sa sortie des plaques, l’électron n’est soumis à aucune force; sa trajectoire est donc rectiligne
et colinéaire au vecteur ⃗v en sortie.
1 e UY 2 e e ℓ
y S=
. 2 .ℓ v YS= U Y . t S= UY.
v
A la sortie : ZS
=v 0 ; z S =ℓ=v . t
0 S ;
2 m .d v 0 ; md md v 0 .
2
y− y S vYS e . U Y . ℓ e . UY . ℓ 1 e . UY . ℓ
= = y= . z+
z−z S v ZS m. d . v 20 m. d . v 20 2 m . d . v2
L’équation de la trajectoire s’écrit donc : ou 0
ℓ
z=
Pour y = 0, la relation précédente donne : 2
La trajectoire est donc une droite dont le prolongement passe par le point K.
2.4. Les coordonnées du point S sont telles que :
X S =0 et Y S =D. tg ϕ
X S =0
e . UY . ℓ
Y S =D.
Soit : m. d . v 20
2.5. Si les plaques P et Q sont simultanément sous tension, le calcul se fait de la même manière. On
obtient :
e.UX 1 e.UX 2
v X= .t x= .t
m.d 2 m. d
⃗v [ e . UY ⃗r [ e .U Y 2
vY= .t y= .t
m. d m. d
v Z =v 0 et z=v 0 . t
e .U X ℓ
. v X=
m. d v 0
⃗
v1 [ e .U Y ℓ
vY = .
ℓ m .d v 0
t=
2.6. A la sortie du dispositif de déflexion z=ℓ et v0 v Z =v 0 et
2
1 e .U X .ℓ
x=
2 m.d .v 20
⃗
O1 M 1 [ e.U Y .ℓ 2
y=
m .d .v 20
z=ℓ
2.7. Pour t>t1 , le mouvement de l’électron est rectiligne uniforme.
2
e .U X . ℓ 1 e.UX .ℓ
x= .t−
m . d . v0 2 m .d . v 2
0
2
e .U Y . ℓ 1 e .U Y . ℓ
y= .t− 2
m. d . v 0 2 m. d . v 0
Par analogie avec la question 2.3. on peut écrire : z=v 0 . t
2.8. Ces trois relations sont l’équation paramétrique d’une droite ( le paramètre est t). L’intersection de
z
t=
cette droite avec les plans x = 0 et y = 0 se fait dans les deux cas pour 2 v0 .
ℓ
z=
Cette droite passe donc par le point de coordonnées ( x = 0; y = 0; 2 ). La droite passe donc par K.
e .U X . ℓ
X S =D .
m . d . v 20
e . UY . ℓ
Y S =D.
2.9. Même calcul qu’en 2.4. Il vient : m. d . v 20
2.10. A.N.
X S =8 , 5 mm Y S =14 , 6 mm
Partie 3 : Balayage horizontal ; base de temps
UX
uX = .t
3.1. Entre t = 0 et t = T0, T0
ℓ
Δt ≃ =1 , 7 ns
3.2. La durée Δt de passage des électrons entre les plaques vaut sensiblement : v0
On constate que
Δt << T
0
On peut considérer que la déviation créée par les plaques est instantanée.
3.3. Pour
uY =100 V la déviation est constante et vaut Y 1 =12 ,2 mm
1
u =100 . sin ( 100 πt ) T 2= =0 , 02 s
Pour Y , on constate que la période T2 du signal ( f )
est double de T0. Par conséquent, la première demi-période est inscrite sur l’écran lors
d’un premier balayage, la deuxième demi-période lors du balayage suivant. A cause de
la persistance des impressions lumineuse, l’utilisateur de l’appareil voit les deux
courbes simultanément.
D’où les schémas ci-contre.
3.4. Pendant le temps Δt , il faut que le déplacement du spot ΔY soit inférieur à
Δy 0 =1 mm .
Or ΔY =k. U Y . 2 π f . cos ( 2 π f . t ) . Δt . Dans le cas le plus défavorable cos (2 π f .t ) =1
Δy 0
f m= =7 ,8 MHz
La condition s’écrit donc :
ΔY =k . U Y . 2 π f . Δt ≤Δy 0 k .U Y .2 π . Δt