Applications Affines et Transformations
Applications Affines et Transformations
c-) Exemple
x x' 2x – 3y + 5z – 1
f : y →
y' =
x+z+3 est une application affine de l'espace.
z z' 2y – z + 1
Sa partie linéaire est l'endomorphisme ϕ de IR3 canoniquement associé
2 -3 5 x x -1
à la matrice A = 1 0 1 et f y = ϕ y + 3 .
0 2 -1 z z 1
Une translation est donc une application affine dont la partie linéaire est l'identité.
Réciproquement
→ →
si f→
est une application affine dont la partie →
linéaire est l'identité,
alors OM' = OM + OO' donc f est la translation de vecteur OO'.
Une application affine dont la partie linéaire est l'identité est une translation.
Conséquences
→ Une translation est une transformation.
→ →
→ M'N' = MN.
→ tu ° t v = t v ° tu = tu + v
→
→
→
→
→
→
→ tu –1 = t–u
→
→
→
Note: si u ≠ 0 alors aucun point n'est invariant.
2-) Homothéties
Soit A un point fixe de E et λ un réel non nul, l'homothétie de centre A
E →E
et de rapport λ est l'application h(A, λ) : → →
M → M' / AM' = λAM
→ → → → → → → → → → →
∀M∈E, OM' = OA + AM' = OA + λ(AO + OM) = OA + AO' + λOM = λOM + OO'.
Une homothétie est donc une application affine dont la partie linéaire est l'homothétie hλ.
Réciproquement si f→
est une →
application
→
affine dont la partie linéaire est l'homothétie hλ,
donc si ∀M∈E, OM' = λOM + OO'
→ si λ = 1 alors f est une translation.
→ → → → →
→ si λ ≠ 1 alors il y a un seul point invariant car OA = λOA + OO' ⇔ OA = 1 OO'.
1–λ
→ → →
OA = λOA
+ OO' → →
→ donne, par soustraction, AM' = λAM
Dès lors → →
OM' = λOM + OO'
et f est l'homothétie de centre A et de rapport λ.
Conséquences:
→ Une homothétie (de rapport non nul) est une transformation.
→ →
→ M'N' = λ.MN
→ La composée d'une translation et d'une homothétie de rapport λ ≠ 1
est une homothétie de rapport λ.
→ La composée de deux homothéties de rapports λ et λ'
est une translation si λλ' = 1 ou une homothétie de rapport λλ' si λλ' ≠ 1.
Note: pour une homothétie de rapport λ ≠ 1, le centre est le seul point invariant.
Dans cette définition, il est clair que l'image de M ne dépend pas du vecteur u→ choisi
pour la paramétrage de D. Il reste à vérifier qu'il ne dépend pas non plus du point A.
→
Soit B un autre point de D, BA∈Vect( u).
→
A B H D
→
u
M'
→ →
Comme AO' = σu(AO), →
→ → → → → → → → → → →
OM' = OA + AM' = OA + σu(AM) = OA + σu(AO + OM) = σu(OM) + OA + AO'
→
→
→
→
La réflexion d'axe D = (A, u) est une isométrie affine dont la partie linéaire
→
est la réflexion vectorielle d'axe Vect( u). C'est donc un antidéplacement.
Danger: La réciproque est fausse !
en notant u→
∆) = D
le vecteur orthogonal à ces droites tel que: tu (∆ →
→ Si det(A) = 1 et A ≠ I2
cosθ = a
alors ϕ est la rotation vectorielle d'angle θ ≠ 0 [2π] avec
sinθ = c
Par suite, f est une rotation affine d'angle θ.
On obtient son centre en recherchant son unique point invariant.
→
u
M M2
M1 M'
→
u
On constate que: σD ° tu = tu ° σD
→
→
→ →
Pour obtenir u et D, on cherche
→
un point
→
M tel que MM'∈E1.
→
On en déduit: D = (M, MM')
→
et u = MM'.
Note: la résolution de MM'∈E1 donne une équation cartésienne de D.
3 1
2 2
y' = x – y + 2
1 1 3
C'est une application affine dont la matrice est A =
2 3 -1
A est une matrice symétrique et orthogonale dont c'est la matrice d'une réflexion vectorielle.
x = 12 x + 23 y – 1 x – 3y = – 2
Le système s'écrit et il est incompatible.
3 1 3x – 3y = – 4
y= 2 x–2y+2
Il n'y a pas de point invariant donc il s'agit d'une symétrie glissée.
– 12 x + 23 y – 1
MM' donc MM'∈E1 ⇔ – 12 x + 23 y – 1 = 3 23 x – 32 y + 2
→ →
3 3
2 x–2y+2
ce qui donne: 4x – 4 3y + 2 + 4 3 = 0 et M – 1, 1 convient.
2
θ
→ r(A, θ) = σD ° σ∆ si D ∩ ∆ = {A} et si (∆, D) = [π].
2
Théorème 2
Toute isométrie plane peut s'écrire comme le produit d'au plus 3 réflexions.
→
en notant rθ la rotation vectorielle d'axe Vect( u) et d'angle θ.
Note: Les points invariants d'une rotation sont les points de l'axe D.
Théorème (admis)
Les déplacements de l'espace sont les translations, les rotations et les vissages.
On vérifie aisément que cette définition est indépendante du paramétrage choisi pour P
→ →
et que la réflexion par rapport à P = (A, u, v ) est une isométrie affine dont la partie linéaire
→ →
est la réflexion vectorielle par rapport à Vect( u, v ). C'est donc un antidéplacement.
Théorème: Si A et B sont deux points distincts de l'espace,
il existe une unique réflexion qui échange A et B.
C'est la réflexion selon le plan médiateur du segment [AB].
en notant u→
Π) = P
le vecteur orthogonal à ces plans tel que: tu (Π→
→ Si I = E alors f = idE.
→ Si I = {Ω}
• Si A = – I3, c'est la symétrie par rapport à Ω. C'est un antidéplacement.
→
• Sinon ϕ est la composée d'une rotation d'axe D d'angle θ non nul (modulo π)
et de la réflexion par rapport à P = D ⊥.
→ →
→ →
On note D = (Ω, D ) et P = (Ω, P ).
f est la composée de la rotation d'axe D et d'angle θ et de la réflexion
par rapport à P. C'est un antidéplacement.
θ
→ r(D, θ) = σP ° σΠ si P ∩ Π = {D} et si (Π, P) = [π].
2
Théorème 2
Toute isométrie de l'espace peut s'écrire sous la forme d'un produit de réflexions