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Applications Affines et Transformations

Le document traite des transformations du plan et de l'espace, en se concentrant sur les applications affines, leurs propriétés, ainsi que sur les translations et homothéties. Il définit les applications affines, explique leurs caractéristiques, et présente des exemples et conséquences, notamment la conservation des barycentres. Enfin, il aborde les translations et homothéties, en décrivant leurs définitions et propriétés spécifiques.

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Applications Affines et Transformations

Le document traite des transformations du plan et de l'espace, en se concentrant sur les applications affines, leurs propriétés, ainsi que sur les translations et homothéties. Il définit les applications affines, explique leurs caractéristiques, et présente des exemples et conséquences, notamment la conservation des barycentres. Enfin, il aborde les translations et homothéties, en décrivant leurs définitions et propriétés spécifiques.

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Transformations du plan et de l'espace

I-) Généralités sur les applications affines


1-) Le contexte

→ 
→ 

E désigne l'espace affine dans lequel est choisi un repère orthonormal direct (O; i , j , k )
ce qui permet d'identifier E à IR3 en associant à chaque point M son triplet de coordonnées.
→ →
E désigne l'espace vectoriel des vecteurs MN avec (M, N)∈E2.
→
E est un espace vectoriel euclidien isomorphe à IR3.
→
On dit que E est l'espace vectoriel sous-jacent à E.
Si D est la droite affine (A, u)

alors la droite vectorielle Vect( u)

s'appelle la direction de D


et on note D = A + Vect( u).
Si P est le plan affine (A, u,
→ 
v→) alors le plan vectoriel Vect( u,
→ 
v→) s'appelle la direction de P
et on note P = A + Vect( u,→  →
v ).
→ →
Si AB = u→ on note B = A + u→ ou encore u→ = AB = B – A.

2-) Applications affines


a-) Notation
Si f est une →
application de E dans E, on note M' au lieu de f(M) l'image du point M,
→
la notation M'N' étant plus lisible que la notation f(M)f(N).
b-) Définition et caractérisation
→
Soit ϕ un endomorphisme de E, on dit que f est une application affine de E
→ →
∈E2, M'N' = ϕ(MN).
de partie linéaire ϕ si et seulement si ∀(M, N)∈

Théorème: f est une application affine de partie linéaire ϕ


→ → →
si et seulement si ∀M∈
∈E, OM' = ϕ(OM) + OO' .

En effet: → Si f est une application


→
affine
→
de partie linéaire
→
ϕ
→ →
alors ∀ M∈E, O'M' = ϕ(OM) donc O'O + OM' = ϕ(OM)
→ → →

→ → →


et OM' = ϕ( OM) + OO'
→ Si ∀ M∈E, OM' = ϕ(OM) + OO'
→ → →
 OB' = ϕ( OB) + OO'
2 
alors ∀(A, B)∈E ,  → → →
= ϕ(OA)→
 OA'→ + OO'
donne, par soustraction, A'B' = ϕ(AB) donc f est affine de partie linéaire ϕ.
Conséquence: si on connait la partie linéaire ϕ de f
alors f est déterminée par la connaissance d'un point M et de son image M'.
→ → → →
Notation: la relation OM' = OO' + ϕ(OM) se note plus simplement M' = O' + ϕ(OM) .

c-) Exemple
x  x'   2x – 3y + 5z – 1 
f :  y  →

 y'  = 
  
x+z+3  est une application affine de l'espace.

z  z'   2y – z + 1 
Sa partie linéaire est l'endomorphisme ϕ de IR3 canoniquement associé
 2 -3 5  x  x   -1 
à la matrice A =  1 0 1  et f  y  = ϕ y  +  3 .
   
 0 2 -1  z z  1 

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 1


3-) Propriétes des applications affines (on garde les notations précédentes)
a-) Image d'un vecteur
−→ →
A'B' = ϕ(AB) par définition d'une application affine.

b-) Image du translaté d'un point


= f(M) + ϕ( u)



→ 
→ 

f (M + u)
→ →
A = M + u ⇔ MA = u ⇒ M'A' = ϕ(u) ⇔ A' = M' + ϕ(u)

→ 

Preuve:
Conséquence: L'image d'une droite par une application affine est une droite
ou un point.
→ 

Plus précisément, l'image de la droite

(A, u) est f(A) + Vect(ϕ( u))
et ce n'est une droite que si ϕ( u) ≠ 0 (c'est à dire si u∉Kerϕ)

→ 

De même l'image du plan (A, u, v ) est f(A) + Vect(ϕ( u), ϕ( v ))



→ 
→ 
→ 

et ce n'est un plan que si la famille (ϕ( u), ϕ( v )) est libre.



→ 

c-) Conservation des barycentres


Une application affine conserve les barycentres.
Si G = Bar{(A, a), (B, b), ...} alors G' = Bar{(A', a), (B', b), ...}.
Preuve: G = Bar{(A,
→
a), →
(B, b), ...} →
⇔ [Link]→ + [Link]→+ ... = 0 →
⇒ ϕ(a. GA + b.→
→
GB + ...) =→0
⇔ a.G'A' + b.G'B' + ... = 0
⇔ G' = Bar{(A', a), (B', b), ...}
Conséquences: → Une application affine conserve les milieux (isobarycentres).
→ L'image du segment [AB] est le segment [A'B']
car [AB] est l'ensemble des barycentres de A et B
affectés de coefficients positifs.
d-) Composition
Si f et g sont deux applications affines de parties linéaires respectives ϕ et ψ
alors g ° f est une application affine de partie linéaire ψ ° ϕ.
→ → →
Preuve: ∀(A, B)∈E2, g[ f(A)]g[ f(B)] = ψ[ f(A)f(B) ] = ψ[ϕ(AB)]

e-) Bijection affine


Une application affine est bijective si et seulement si sa partie linéaire est bijective
et, dans ce cas, la partie linéaire de f –1 est ϕ–1.
Preuve: Si ϕ est bijective , → → → → → →
∀B∈E, f(M) = B ⇔ ϕ(OM) + OO' = OB ⇔ ϕ(OM) = O'B ⇔ M = ϕ–1(O'B)
donc f →
est bijective.
→ → →
Puis A'B' = ϕ(AB) ⇔ AB = ϕ–1(A'B')
indique que la partie linéaire de f –1 est ϕ–1.
Si ϕ n'est→
pas bijective alors→elle n'est pas surjective (dimension finie)
donc ϕ(OM) ne décrit pas E quand M décrit E
et, par suite, f ne peut être surjective.
Vocabulaire: Un application affine bijective s'appelle une transformation.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 2


II-) Translations et homothéties
1-) Translations
→




Soit u un vecteur fixe de E,
 E → E


la translation de vecteur u est l'application tu :  →



 M → M + u

→ → → →


Comme OO' = u, ∀M∈E, OM' = OM + OO'.

Une translation est donc une application affine dont la partie linéaire est l'identité.
Réciproquement
→ →
si f→
est une application affine dont la partie →
linéaire est l'identité,
alors OM' = OM + OO' donc f est la translation de vecteur OO'.
Une application affine dont la partie linéaire est l'identité est une translation.

Conséquences
→ Une translation est une transformation.
→ →
→ M'N' = MN.
→ tu ° t v = t v ° tu = tu + v

 →
 →
 →
 →
 →

→ tu –1 = t–u

 →



Note: si u ≠ 0 alors aucun point n'est invariant.

2-) Homothéties
Soit A un point fixe de E et λ un réel non nul, l'homothétie de centre A
 E →E
et de rapport λ est l'application h(A, λ) :  → →
 M → M' / AM' = λAM

Note: si λ = 1 alors h(A, 1) = t0 = idE →


→ → → → → → → → → → →
∀M∈E, OM' = OA + AM' = OA + λ(AO + OM) = OA + AO' + λOM = λOM + OO'.
Une homothétie est donc une application affine dont la partie linéaire est l'homothétie hλ.
Réciproquement si f→
est une →
application
→
affine dont la partie linéaire est l'homothétie hλ,
donc si ∀M∈E, OM' = λOM + OO'
→ si λ = 1 alors f est une translation.
→ → → → →
→ si λ ≠ 1 alors il y a un seul point invariant car OA = λOA + OO' ⇔ OA = 1 OO'.
1–λ
→ → →
OA = λOA
 + OO' → →
→ donne, par soustraction, AM' = λAM
Dès lors →  →
OM' = λOM + OO'

et f est l'homothétie de centre A et de rapport λ.

Conséquences:
→ Une homothétie (de rapport non nul) est une transformation.
→ →
→ M'N' = λ.MN
→ La composée d'une translation et d'une homothétie de rapport λ ≠ 1
est une homothétie de rapport λ.
→ La composée de deux homothéties de rapports λ et λ'
est une translation si λλ' = 1 ou une homothétie de rapport λλ' si λλ' ≠ 1.

Note: pour une homothétie de rapport λ ≠ 1, le centre est le seul point invariant.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 3


III-) Généralités sur les isométries affines
1-) Définition

Une application affine est une isométrie si et seulement si ∀(M, N)∈


∈E2, M'N' = MN .

Ex: → Une translation est une


→
isométrie
→
affine
car ∀(M, N)∈E2, M'N' = MN entraîne ∀(M, N)∈E2, M'N' = MN.
→ rapport λ→
Une homothétie de → ≠ ±1 n'est pas une isométrie affine
car ∀(M, N)∈E2, M'N' = λMN entraîne M'N' = |λ|.MN ≠ MN.

2-) Partie linéaire d'une isométrie affine


Une application affine est une isométrie si et seulement si sa partie linéaire
est un automorphisme orthogonal.
→ →
Preuve: On sait que, pour une application affine,
→
ϕ(MN)
M'N' =→
donc M'N' = MN se traduit par ||ϕ(MN) || = ||MN||.

Conséquences: • Les isométries affines sont des bijections.


• La matrice d'une isométrie affine est une matrice orthogonale.
• La composée de deux isométries est encore une isométrie.

3-) Déplacements, antidéplacements


Soit f une isométrie affine, ϕ sa partie linéaire et A la matrice de ϕ dans la base de référence,
→ ϕ) = det(A) = 1 alors on dit que f est une déplacement.
Si det(ϕ
→ ϕ) = det(A) = -1 alors on dit que f est un antidéplacement.
Si det(ϕ

Ex: Une translation a pour partie linéaire l'identité et det(I3) = 1


donc une translation est un déplacement.

Remarques: • La composée de deux déplacements est un déplacement.


• La composée de deux antidéplacements est un déplacement.
• La composée d'un déplacement par un antidéplacement
est un antidéplacement.

• La réciproque d'un déplacement est un déplacement.


• La réciproque d'un antidéplacement est un antidéplacement.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 4


IV-) Les isométries planes
1-) Exemples fondamentaux
a-) Les translations
Elles ont été étudiées ci dessus.

b-) Les rotations


Soit A un point fixe et θ un réel, la rotation de centre A et d'angle θ
 P → P
est l'application r(A, θ) :  → →
 M → M' / AM' = rθ(AM)

en notant rθ la rotation vectorielle d'angle θ.

Note: si θ = 0 [2π] alors r(A, θ) = idP.


→ →
Comme AO' = rθ(AO),
→ → → → → → → → → → →
OM' = OA + AM' = OA + rθ(AM) = OA + rθ(AO + OM) = rθ(OM) + OA + AO'
→ → →
donc OM' = rθ(OM) + OO'
La rotation de centre A et d'angle θ est une isométrie affine dont la partie linéaire
est la rotation vectorielle d'angle θ. C'est donc un déplacement.

Réciproquement, si f est une application affine dont la partie linéaire est


→ → →
une rotation vectorielle rθ, donc si: ∀M∈P, OM' = rθ(OM) + OO'.
→ Si θ = 0 [2π] alors f est une translation.
→ Sinon, il y a un seul point invariant A
→ → → → → → →
car OA = rθ(OA) + OO' ⇔ (idP – rθ)(OA) = OO' ⇔ OA = (idP – rθ)–1.(OO')
1 – cosθ sinθ
En effet, det(idP – rθ) = = 2(1 – cosθ) ≠ 0
– sinθ 1 – cosθ
→ → →
 OA = rθ(OA) + OO' → →
Dès lors  → → → donne, par soustraction, AM' = r (AM)
θ
 OM' = rθ(OM) + OO'
et f est la rotation de centre A et d'angle θ.
→ →
Notes: • AM' = AM et (AM, AM') = θ [2π π]
Pour tout point M autre que le centre A, A∈ ∈med[MM'].
• r(A, θ)–1 = r(A, – θ).
• r(A, θ) ° r(A, θ') = r(A, θ') ° r(A, θ) = r(A, θ + θ').
• La composée de deux rotations de centres différents est
→ une translation si θ + θ' = 0 [2π π],
→ une rotation d'angle θ + θ' si θ + θ' ≠ 0 [2π π].
→
Théorème: Les isométries positives de IR2 étant les rotations,
les déplacements du plan sont les translations et les rotations.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 5


c-) Les réflexions

→ 

Soit D = (A, u) une droite du plan, la réflexion d'axe D est l'application
 P → P
σD :  → →
 M → M' / AM' = σu (AM)


en notant σu la réflexion vectorielle d'axe Vect( u).





Dans cette définition, il est clair que l'image de M ne dépend pas du vecteur u→ choisi
pour la paramétrage de D. Il reste à vérifier qu'il ne dépend pas non plus du point A.
→
Soit B un autre point de D, BA∈Vect( u).

→ → → → ⊥ → →


∀M∈P, AM = AH + HM avec AH∈Vect( u) →
et HM∈Vect( u)
→ → → → →
et σu(AM) = AH – HM d'où M1' = A + AH – HM

BM = (BA + AH) + HM avec (BA + AH)∈Vect( u) et HM∈Vect( u) ⊥


→ → → → → → 
→ → 

→ → → → → → → → →


et σu(BM) = (BA + AH) – HM d'où M2' = B + BA + AH – HM = A + AH – HM = M1'.

A B H D


u

M'
→ →
Comme AO' = σu(AO), →

→ → → → → → → → → → →
OM' = OA + AM' = OA + σu(AM) = OA + σu(AO + OM) = σu(OM) + OA + AO'

→ 
→ 

→ → →


donc OM' = σu(OM) + OO' →



La réflexion d'axe D = (A, u) est une isométrie affine dont la partie linéaire


est la réflexion vectorielle d'axe Vect( u). C'est donc un antidéplacement.
Danger: La réciproque est fausse !

Théorème: Si A et B sont deux points distincts du plan,


il existe une unique réflexion affine qui échange A et B.
C'est la réflexion selon la médiatrice du segment [AB].

Notes: • Les points invariants de σD sont les points de la droite D.


• σD–1 = σD d'où σD ° σD = idP .
• Si D et ∆ sont sécantes en A alors σD ° σ∆ = r(A, 2θθ)
en notant θ l'angle (∆
∆, D).
• Si D et ∆ sont parallèles alors σD ° σ∆ = t2u →


en notant u→
∆) = D
le vecteur orthogonal à ces droites tel que: tu (∆ →

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 6


2-) Classification des isométries planes

→ 

Le plan est rapporté à un repère orthonormal direct (O; i , j ).
 x' = ax + by + α
f est donnée par une forme analytique  et on suppose f ≠ 0.
 y' = cx + dy + β
→  → a b
La partie linéaire de f est l'endomorphisme ϕ dont la matrice dans la base ( i , j ) est A =  c d .
 
α
De plus: f(O) = O' .
β
On commence par vérifier que la matrice A est orthogonale.

Rappel: si A = λI2 avec λ∉{0, 1} alors f est une homothétie affine


mais ce n'est pas une isométrie (sauf si λ = -1).
→ → 

→ Si A = I2 alors c'est la translation de vecteur OO' (l'identité si OO' = 0).

→ Si det(A) = 1 et A ≠ I2
 cosθ = a
alors ϕ est la rotation vectorielle d'angle θ ≠ 0 [2π] avec 
 sinθ = c
Par suite, f est une rotation affine d'angle θ.
On obtient son centre en recherchant son unique point invariant.

→ Si det(A) = -1 (dans ce cas la matrice A est symétrique),


alors ϕ est une réflexion vectorielle d'axe E1 que l'on détermine.
On recherche ensuite les invariants de l'application affine f.
• Si on a une droite D de points invariants, f est la réflexion d'axe D.
Dans ce cas, on vérifie que E1 est la direction de D.
• Sinon aucun point n'est invariant et f est une symétrie glissée,
c'est à dire la composée commutative d'une réflexion par rapport à une droite D
de direction E1 et d'une translation de vecteur u∈E
→ →
1 (donc u est parallèle à D).
(résultat admis).



u
M M2

M1 M'


u
On constate que: σD ° tu = tu ° σD

→ 


→ →
Pour obtenir u et D, on cherche
→
un point
→
M tel que MM'∈E1.
→
On en déduit: D = (M, MM')
→
et u = MM'.
Note: la résolution de MM'∈E1 donne une équation cartésienne de D.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 7


x
 x' = 12 x + 23 y – 1 
Ex: Etude de l'application f : M y  → M' 
 

3 1
 2 2
y' = x – y + 2 
1 1 3
C'est une application affine dont la matrice est A =  
2 3 -1 
A est une matrice symétrique et orthogonale dont c'est la matrice d'une réflexion vectorielle.

 x = 12 x + 23 y – 1  x – 3y = – 2
Le système  s'écrit  et il est incompatible.
3 1  3x – 3y = – 4
y= 2 x–2y+2
Il n'y a pas de point invariant donc il s'agit d'une symétrie glissée.

(x, y)∈E1 ⇔ x = y 3. L'axe de cette réflexion vectorielle est E1 = Vect(( 3, 1)).

 – 12 x + 23 y – 1
MM' donc MM'∈E1 ⇔ – 12 x + 23 y – 1 = 3 23 x – 32 y + 2
→ →

3 3  
 2 x–2y+2
ce qui donne: 4x – 4 3y + 2 + 4 3 = 0 et M – 1, 1 convient.
 2 

Avec ces valeurs on obtient u = – 3 +4 2 3, – 34 + 2.



 

f = σD ° tu avec D = (M, u),





M – 1, 1 et u→ = – 3 + 2 3, – 3 + 2 .
 2   4 4 

3-) Décomposition d'une isométrie plane en produit de réflexions


Théorème 1
Tout déplacement du plan peut s'écrire comme le produit de 2 réflexions.
→ tu = σD ° σ∆ si D et ∆ sont orthogonales à u→ et si tu/2(∆) = D.

 

θ
→ r(A, θ) = σD ° σ∆ si D ∩ ∆ = {A} et si (∆, D) = [π].
2

Théorème 2
Toute isométrie plane peut s'écrire comme le produit d'au plus 3 réflexions.

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 8


V-) Les isométries de l'espace
1-) Exemples fondamentaux
a-) Les translations
Elles ont été étudiées avant.

b-) Les rotations, les vissages




Soit D = (A, u) 

une droite fixe orientée par u et θ un réel,

E → E
la rotation d'axe D et d'angle θ est l'application r(D, θ) :  → →

M → M' / AM' = rθ(AM)



en notant rθ la rotation vectorielle d'axe Vect( u) et d'angle θ.

On vérifie que cette définition ne dépend pas du paramétrage choisi pour D


et que la rotation d'axe D et d'angle θ est une isométrie affine dont la partie linéaire
est la rotation vectorielle d'axe Vect( u) et d'angle θ. C'est donc un déplacement.

Note: Les points invariants d'une rotation sont les points de l'axe D.

Un vissage est la composée commutative d'une rotation et d'une translation


dont le vecteur appartient à la direction de l'axe de la rotation.

Théorème (admis)
Les déplacements de l'espace sont les translations, les rotations et les vissages.

c-) Les réflexions



→ 
Soit P = (A, u, v→) un plan, la réflexion par rapport à P est l'application
 E → E
σp :  → →
 M → M' / AM' = σ(AM)

en notant σ la réflexion vectorielle par rapport à Vect( u,



→ 
v→).

On vérifie aisément que cette définition est indépendante du paramétrage choisi pour P

→ →
et que la réflexion par rapport à P = (A, u, v ) est une isométrie affine dont la partie linéaire

→ →
est la réflexion vectorielle par rapport à Vect( u, v ). C'est donc un antidéplacement.
Théorème: Si A et B sont deux points distincts de l'espace,
il existe une unique réflexion qui échange A et B.
C'est la réflexion selon le plan médiateur du segment [AB].

Notes: • Les points invariants de σP sont les points du plan P.


• σP–1 = σP d'où σP ° σP = idE.
• Si P et Π sont sécants selon D alors σP ° σΠ = r(D, 2θθ)
en notant θ l'angle (Π
Π, P).
• Si P et Π sont parallèles alors σP ° σΠ = t2u →


en notant u→
Π) = P
le vecteur orthogonal à ces plans tel que: tu (Π→

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 9


2-) Classification des isométries de l'espace (résultats hors programme)
f est donnée par une forme analytique X' = AX + O' et on suppose f ≠ 0.

ϕ est l'endomorphisme canoniquement associé à la matrice A qui est orthogonale.

On commence par rechercher l'ensemble I des points invariants en résolvant X = AX + O'.

→ Si I = E alors f = idE.

→ Si I est un plan P alors f est la réflexion par rapport à P.


Dans ce cas, la matrice A est symétrique et dimE1 = 2 car E1 est la direction de P.

→ Si I est une droite D alors f est une rotation d'axe D.


L'angle de cette rotation est celui de la partie linéaire ϕ de f.

→ Si I = {Ω}
• Si A = – I3, c'est la symétrie par rapport à Ω. C'est un antidéplacement.
→
• Sinon ϕ est la composée d'une rotation d'axe D d'angle θ non nul (modulo π)
et de la réflexion par rapport à P = D ⊥.
→ →

→ →
On note D = (Ω, D ) et P = (Ω, P ).
f est la composée de la rotation d'axe D et d'angle θ et de la réflexion
par rapport à P. C'est un antidéplacement.

→ Si I = ∅ (pas de points fixes)


→
• Si A = I3, c'est la translation de vecteur OO'.

• Si det(A) = 1 c'est un vissage r(D, θ) ° tu.



La rotation vectorielle permet de donner→ la direction E1 de l'axe et l'angle θ.


On cherche ensuite un point M→tel que MM'∈E 1
→
et on en déduit que: D = (M, MM') et tu = MM'.

• Sinon on la matrice A est symétrique


et ϕ est une symétrie vectorielle par rapport au plan E1.
Dans ce cas, l'isométrie affine est une symétrie glissée
qui est la composée d'une réflexion par rapport à un plan P dirigé par E1
et d'une translation de vecteur u→ →
appartenant à E1. C'est un antidéplacement. →


On cherche un point M tel que MM'∈E1 et on en déduit: P = M + E1 et u = MM'.

3-) Décomposition d'une isométrie de l'espace en produit de réflexions


Théorème 1
→ tu = σP ° σΠ si P et Π sont orthogonaux à u→ et si tu/2(Π) = P.

 

θ
→ r(D, θ) = σP ° σΠ si P ∩ Π = {D} et si (Π, P) = [π].
2

Théorème 2
Toute isométrie de l'espace peut s'écrire sous la forme d'un produit de réflexions

Transformations du plan et e l'espace --*-- Page 10

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