Mémoire
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Titre
L’impact de la digitalisation
sur la fonction RH
Je suis reconnaissant envers toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont
contribué à l'élaboration de ce modeste travail de recherche. Leur soutien
sincère a été d'une aide précieuse et je les en remercie chaleureusement.
Sommaire
INTRODUCTION GÉNÉRALE...........................................................................1
LE CADRE CONCEPTUEL................................................................................5
INTRODUCTION.................................................................................................7
CONCLUSION...................................................................................................36
INTRODUCTION...............................................................................................37
CONCLUSION...................................................................................................53
INTRODUCTION...............................................................................................54
CONCLUSION...................................................................................................76
DEUXIEME PARTIE : L’IMPACT DE LA DIGITALISATION SUR LA
FONCTION RH : ETUDE EMPIRIQUE...........................................................78
INTRODUCTION...............................................................................................80
CONCLUSION...................................................................................................93
INTRODUCTION...............................................................................................94
CONCLUSION.................................................................................................114
CONCLUSION GÉNÉRALE...........................................................................116
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Définitions de la digitalisation..........................................................11
Tableau 2: Récapitulation de l’évolution des TIC :............................................30
Tableau 3: Définitions de la GRH :.....................................................................39
Tableau 4: Evolution de la GRH (BERNARD Just, 2010).................................41
Tableau 5Mise en Pratique des Objectifs Stratégiques de la Gestion des
Ressources Humaines..........................................................................................60
Tableau 6: Caractéristique des trois principaux paradigmes de recherche et
positions épistémologiques des chercheurs.........................................................82
Tableau 7: Sexe...................................................................................................88
Tableau 8: Tranche d'âge.....................................................................................88
Tableau 9: Niveau d'expérience..........................................................................89
Tableau 10: Nombre d'années au sein de l'entreprise actuel..............................90
Tableau 11: e-recrutement...................................................................................92
Tableau 12: e-learning.........................................................................................92
Tableau 13: communication interne....................................................................93
Tableau 14: Les méthodes employées pour postuler à un poste.........................95
Tableau 15: : Les avantages de la digitalisation du processus de recrutement...96
Tableau 16: : Les types d’entretiens dans le processus de recrutement..............98
Tableau 17: La formation est aussi efficace que l’apprentissage en présentiel..99
Tableau 18: : Les sujets de formation en ligne les plus pertinents pour la carrière
...........................................................................................................................100
Tableau 19: Les formations en lignes sont personnalisées en fonction de besoin
individuels des apparents..................................................................................100
Tableau 20: La formation en ligne impacte l’évolution de carrière..................101
Tableau 21: Investir plus qu’un jour pour une formation certifiéeInvestir plus
qu’un jour pour une formation certifiée............................................................103
Tableau 22: Temps consacrer par jour pour une certification en ligne.............104
Tableau 23: Résultats de l’introduction d’outils digitaux facilitant la
communication interpersonnelle au sein de l’entreprise...................................105
Tableau 24: : Les outils utilisés dans une entreprise pour la communication
interne................................................................................................................107
Tableau 25: : Gérer les feedbacks des employés concernant les outils de
communication interne......................................................................................111
Tableau 26: Les effets de chaque variable.......................................................112
Tableau 27: Validation des hypothèses.............................................................113
LISTE DES FIGURES
Figure 1: L’évolution du Web.............................................................................28
Figure 2: Le modèle conceptuel de la recherche :...............................................76
Figure 3La démarche hypothético-déductive......................................................84
LISTE DES
ABREVIATION
Dans ces dernières années, nous vivons dans une ère du digital où le monde évolue autour
de programmes et d’outils digitaux.
« Il faut voir la transformation digitale comme une aventure, amenant le dirigeant à repenser
sa culture d’entreprise, le défi consiste non seulement à développer sa visibilité à travers la
création d’un site web ou grâce aux réseaux sociaux, mais aussi à réviser le fonctionnement
interne de l’entreprise, où le digital peut répondre à de nombreux besoins » selon Kevin
Bordas.
Une transformation réellement réussie est censée assurer une organisation cohérente et
« intelligente » capable de prévenir l’attrition des clients, d’anticiper les attentes des clients
potentiels, de développer une offre exclusive, etc.
La transformation digitale est l’utilisation des nouvelles technologies digitales, telles que les
réseaux sociaux, les téléphones mobiles, l’analytique ou les systèmes intégrés, afin de
permettre des améliorations majeurs de l’entreprise, telles que l’amélioration de
l’expérience client, la rationalisation des opérations ou la création de nouveaux modèles
économique (Fitzgerald et all).
1
C’est pour cela, les initiatives de mise en place de la transformation digitale dans une
entreprise présente un centre d’intérêt ambitieux aussi bien pour toute partie prenante de
l’entreprise.
Nous pouvons définir les ressources humaines comme un ensemble d’activités de gestion
visant à mobiliser et à développer les ressources humaines pour atteindre une productivité
plus élevée et une meilleure qualité de travail. Il vise principalement à améliorer les
compétences, la motivation, l’information et l’organisation (Pascal.L, 2022).
Dans une entreprise, qu’elle soit commerciale, de service industrielle ou publique, la GRH
est considérée comme un ensemble d’activités créatrices de valeur pour l’entreprise elle-
même en termes de résultats nets et pour ses salariés, en termes d’avantages et de conditions
d’emploi/contrat (Chytiri, 2019).
2
D’après Jean Marie (2017), l’informatisation de la fonction des ressources humaines a
entrainé une amélioration de la productivité et de la qualité du service fourni à l’entreprise
ainsi qu’aux travailleurs.
Dans la période de crise sanitaire, des dirigeants et salariés d’entreprises ont soumis au test
et était conscient de l’importance de la fonction du digital et son rôle et ont assisté à la
digitalisation de tous les aspects de la fonction RH, y compris tout ce qui touche à
l’administration, au recrutement, à la formation.
Dans le cadre de ce travail nous adoptons une approche scientifique qui vise à examiner la
littérature existante sur les concepts de la digitalisation et de la fonction RH.
Ainsi, nous sommes en mesure de formuler nos hypothèses et d’établir notre modèle de
recherche en décrivant la méthodologie et le type de recherche utilisés pour répondre à notre
question de recherche. Notre objectif est de fournir une réponse à la question de recherche
suivante :
Quel est l’impact de la digitalisation sur les pratiques de gestion des ressources
humaines ?
Pour ce faire un plan de cinq chapitres est mis en œuvre, notre travail de recherche s’inscrit
dans le paradigme épistémologique positiviste et il s’articulera autour de deux volets :
Le premier volet portera sur le cadre théorique et conceptuel de notre recherche et il sera
composé de trois chapitres :
3
Dans le premier chapitre nous allons tenter d’interroger la littérature sur les définitions de
concept de la digitalisation dont en troue dans la section 1 la digitalisation (revue de la
littérature) et la section 2 s’occupera de la transformation digitale de l’entreprise.
Le second chapitre s’occupera de la GRH dont la première section portera sur les concepts
clés de la GRH et la seconde section sera sur la transformation et les défis de la GRH.
Dans le troisième chapitre nous allons discuter la relation entre la digitalisation et la GRH
dans la première section on trouvera l’impact de la digitalisation sur la fonction RH et dans
la seconde section nous allons présenter nos hypothèses et le modèle conceptuelle.
Le deuxième volet de notre recherche portera sur le test des hypothèses et la discussion des
résultats et il sera composé de deux chapitres : le premier chapitre sera intitulé «La
méthodologie de la recherche» quant au deuxième chapitre, sera consacré à la présentation
de L’analyse et interprétation des résultats de la recherche.
4
PREMIERE PARTIE :
Le cadre conceptuel
5
Introduction de la première partie
La fonction RH est au cœur de la révolution numérique dans les organisations, Intégrant les
technologies digitales pour divers usages, tels que les communications internes et externes.
Le terme "digital" a remplacé "numérique" il y a environ dix ans, englobant les applications
informatiques sur les objets connectés.
Rossi (2018) met en évidence le rôle crucial des nouvelles technologies de gestion et
d'organisation dans les entreprises modernes, souvent qualifiées d'entreprises "du futur".
Ces dispositifs numériques sont devenus une composante essentielle de l'environnement
quotidien des entreprises au cours de la dernière décennie.
L'objectif de cette première partie est de définir le cadre théorique de notre recherche en
démontrant théoriquement l'impact de la digitalisation sur la fonction RH.
Le travail sera structuré en trois chapitres principaux. Le premier chapitre examinera les
définitions de la digitalisation et se penchera sur la transformation digitale des entreprises.
Le deuxième chapitre abordera les concepts clés de la Gestion des Ressources Humaines
(GRH) ainsi que ses transformations et défis. Enfin, le troisième chapitre explorera la
relation entre la digitalisation et la GRH, en analysant l'impact de la digitalisation sur la
fonction RH et en présentant nos hypothèses et notre modèle conceptuel.
6
Chapitre 1 : Le digital
Introduction
Aujourd'hui, le digital est devenu une réalité pour chacun d'entre nous. On en parle
constamment, il est omniprésent et fait partie intégrante de notre quotidien, tant personnel
que professionnel. Cependant, derrière ce terme familier se cache un phénomène d'une
ample importance, provoquant d'importants changements dans notre vie. Le digital se
présente comme un paradoxe : il est partout et pourtant difficile à saisir dans toute sa
complexité.
La transformation digitale va bien au-delà d'un simple effet de mode. Elle révèle une réalité
qui perturbe les entreprises traditionnelles. Il est crucial de la rendre compréhensible en lui
donnant un sens concret et facile à saisir. Cette transformation ne se limite pas à la simple
utilisation de la technologie ou des réseaux sociaux comme Facebook, elle implique un
changement fondamental dans la mentalité de l'entreprise et dans son fonctionnement
(Jacques Bungert, Marc Simoncini et Jacques-antoine Granjon, 2013).
7
Section 1 : la digitalisation : Revue de la littérature.
Le terme digital décrit quelque chose en relation avec les technologies numérique ou
informatique. Les technologies digitales sont omniprésentes dans notre vie quotidienne, et
ont transformé de nombreux aspects de notre vie, y compris la communication, le travail,
l’éducation, la santé et bien d’autre domaine.
Ce concept est désormais considérée comme une technologie polyvalente affectant tous les
secteurs de l’économie (OCDE, 2013), il est à l’origine de transformations fondamentales
dans les domaines économique, social et culturel (Brynjolfsson et McAfee, 2014).
Les raisons qui justifient la grande importance accordée à ce phénomène de nos jours c’est
que depuis quelques années, les entreprises sont confrontées à la nécessité de transformer
pour rester efficace et compétitif, la deuxième raison s’inscrit dans le cadre de l’évolution
des recherches liées à la digitalisation.
Dans cette recherche il est utile de clarifier un ensemble de concept de base et avoir une
précision terminologique.
8
1.1. La numérisation :
Ce terme consiste à traiter une information sous une forme codée en nombres, il est apparu
dans les villes de France au tout début de l’informatique. La numérisation fait classiquement
référence au format numérique des documents (archives, procédures, fichier clients etc…) et
à l’équipement (ordinateurs, Smartphones etc…).
« La numérisation est le codage d'informations analogiques dans un format digital (en zéros
et en uns) de sorte que les ordinateurs puissent stocker, traiter et transmettre ces
informations.» (Dougherty.D 2011 ; Loebbecke.K 2015).
« La révolution numérique peut être définie comme une accélération générale du rythme du
changement technologique dans l'économie, entraînée par une expansion massive de notre
capacité à stocker, traiter et communiquer des informations à l'aide d'appareils
électroniques.» (Enrique.F.M, 2018).
« L’usage du numérique est devenu, dans la vie professionnelle comme dans la vie hors
travail, une pratique ordinaire.» (Martin, Dagiral, 2016).
Besson et all (2017) la décrit comme la combinaison de trois phénomènes, l’une est
l’automatisation, dématérialisation et la réorganisation des schémas d’intermédiation, qui
affecte tous les processus d’affaires, allant du modèle économique aux relations avec les
parties prenantes.
« La transformation digitale, elle constitue un concept plus large, elle est un résultat direct
de la combinaison des technologies de l'information et de la plupart des dispositifs et
processus internes.» (Ebert & Duarte, 2018 ; Sebastian et al ; 2017).
Allouche (2020) a défini la transformation digitale comme un processus qui dirige une
entreprise et qui intègre les technologies digitales dans toutes ses opérations pour améliorer
9
ses performances, il s’agit d’une approche centrée sur les données dépend de manière
significative de l’extraction d’un ensemble d’algorithmes plus ou moins développé.
Selon Bloomberg, 2018 La transformation digitale est centrée sur le client et nécessite des
changements, structure organisationnelle transversale ainsi que la mise en œuvre des
technologies numériques.
1.3. La digitalisation :
Aujourd’hui, avec la révolution digitale, le passage à la digitale est devenu essentiel pour
toute entreprise souhaitant réussir le marché. Pour certains experts, la digitalisation est un
changement induit par les technologies digitales dans tous les aspects de la vie humaines
(Stoltermane et Fors, 2004).
10
économie et notre société (Negroponte, 1995 ; Lobokke et al, 2015, Schreckling et Steiger,
2016 ; E&Y, 2011).
Auvray (2018) affirme que : «Qui dit digitalisation d’une entreprise, dit mise en place de
nouveaux canaux internes et externes de communication, valorisation de la culture
collaborative et de la prise d’initiative, fonctionnement transverse au-delà des comportements
organisationnelles, agilité c’est-à-dire réactivités et capacité d’adaptation des processus».
Digitalisation
11
Regroupe toutes les situations dans laquelle les TIC sont utilisées
pour améliorer les échanges, les interactions entre le gouvernement
Moon (2002)
et le gouvernement d’autres parties prenantes, telles que les
citoyens, entreprises et autres organisations.
Weerakkody et all Apparait comme un levier de transformation pour faire évoluer les
(2011) processus orienté vers les besoins des usagers.
Lorino (1999) La relation entre ressources consommées par une opération (ses
coûts) et l’importance des besoins sociaux qu’il le rend possible (sa
valeur).
En se basant sur ces définitions qui ont été citées, nous pouvons dire que la digitalisation a
joué un rôle important dans la vie de toute organisation depuis toujours. Cependant la
digitalisation a pris de plus en plus d’importance dans la vie de toute organisation dans ces
dernières années en raison de l’évolution rapide des technologies numériques et de leur
impact sur les entreprises.
12
2.1.1 Définition du concept de l’apprentissage organisationnel.
Dans le dictionnaire Larousse (1994), on trouve que l’apprentissage peut être défini comme
suit « formation professionnelle des jeunes en vue d’apprendre un métier, temps pendant
lequel on est apprenti…Ensemble des méthodes permettant d’établir chez les êtres vivants
des connections entre certains stimuli et certaines réponses ».
En effet le même auteur affirme que les psychologues gravitent autour de l’idée que
l’apprentissage est un changement au niveau des structures de comportement issu de
l’expérience vécue par une personne qui peut être acquis grâce à l’observation ou la
pratique lecture, par contre les économistes ont un point de vue différent de la notion
d’apprentissage.
13
2.1.2. Les dimensions de l’apprentissage organisationnel :
Pour devenir une organisation apprenante, il est essentiel d’établir des mécanismes qui
encouragent à la fois la vision individuelle des membres et celle de l’équipe.
Selon pierre Barrere (2006), la vision partagée est une vision qui permet à une équipe ou
aux membres d’une organisation de rester unis, de se reconnaitre mutuellement et de se
développer malgré les obstacles internes et externes. Le développement d’une vision
partagée est une étape cruciale, car elle favorise une orientation à long terme et souligne
l’importance de l’apprentissage en lien avec la réalisation de cette vision (Senge, 1990). De
plus elle peut influencer la capacité d’apprentissage de l’organisation (Goh, 1998).
Selon Gephart et Marsick, la culture organisationnelle se compose des normes et des valeurs
qui influencent le comportement des employés. Elle est le produit de divers éléments tant
internes qu’externes.
Cette culture peut persister à travers le temps, même lorsque les employés et les dirigeants
changent. Ainsi elle peut favoriser l’apprentissage devenir un référentiel pour
l’organisation. D’après Marie Hélène Abel (2013), une organisation apprenante possède une
culture organisationnelle qui encourage et permet l’apprentissage à différents niveaux :
individu, groupe et organisation.
Lorsqu’une organisation rassemble et partage son capital intellectuel, elle peut atteindre un
niveau d’apprentissage au niveau des systèmes (Gephart et Marsick, 1996).
Le partage des connaissances est un élément essentiel pour favoriser l’apprentissage au sein
d’une organisation apprenante. De plus, l’utilisation de la technologie est également
employée pour stimuler l’apprentissage et faciliter le partage des connaissances.
14
[Link] Le système de pensée :
[Link] Le leadership :
Garvin soutient également que « un leadership efficace est celui qui met en place des
systèmes et des processus permettant aux membres de l’organisation de gérer leur
apprentissage de manière plus efficace.
Le leadership joue un rôle essentiel au sein d’une organisation apprenante en influençant les
comportements d’apprentissage, en fournissant des systèmes facilitant l’apprentissage, en
encourageant le partage des connaissances et des idées, en favorisant la Co-leadership et en
allouant des ressources pour démontrer l’engagement de l’organisation envers
l’apprentissage (Gephart et Marsick, 1996).
Selon Goh (1998), le leadership a pour rôle de mettre en place les conditions propices à la
création d’une capacité d’apprentissage efficace au sein de l’organisation.
[Link] La compétence :
15
La capacité d’apprentissage se réfère à la façon dont une organisation mobilise ses
compétences pour intégrer les connaissances. Elle englobe également la manière dont
l’organisation reconnait la valeur de la connaissance, comment elle l’intègre et comment
elle l’exploite (Nicolas, R, 2000).
L’apprentissage en équipe est le processus par lequel une équipe aligne et développe sa
capacité à atteindre les résultats souhaités par ses membres. C’est un élément fondamental
de toutes les organisations apprenantes. Il repose sur la discipline de développer une vision
partagée et s’appuie également sur la maitrise personnelle (Senge, 1990).
Selon le même auteur, les équipes plutôt que les individus constituent l’unité principale
d’apprentissage dans les organisations compétitives, elles bénéficient de l’avantage
d’apprendre ensemble. Les organisations apprenantes favorisent généralement le travail en
équipe et l’apprentissage en équipe commence par le partage de la culture, la
communication ouverte et le dialogue.
Cette théorie développée par Everett Rogers, se concentre sur la façon dont les innovations
se propagent dans une société. Elle met en évidence différents facteurs qui influencent
l’adoption d’une innovation, tels que l’avantage relatif perçu, la comptabilité, la complexité,
la possibilité d’essayer l’innovation et la communication interpersonnelle. Cette théorie peut
être utilisé pour analyser comment la digitalisation se diffuse au sein des organisations et de
la société en identifiant les facteurs qui influencent son adoption et sa mise en œuvre.
Selon Chanaron (1999), l’innovation technologique concerne les changements apportés aux
aspects physiques des biens, services, produits ou procédés, tandis que l’innovation
managériale concerne les modifications apportées aux méthodes de coordinations et de
motivation des éléments d’une structure sociale qui garantissent son fonctionnement.
L’innovation managériale peut être définit comme quelque chose de nouveau qui est mise
en place dans une organisation et qui change la façon dont les informations sont disponibles
pour prendre des décisions. Cela peut être un programme, un produit ou une technique et
cela peut affecter la qualité, la quantité, la localisation ou la nature des informations
disponibles (Alcouffe et al, 2003).
16
Rogers (1994), la diffusion est un processus par lequel une innovation est communiquée à
travers certains canaux au fil du temps parmi les membres d’un système social. C’est un
type particulier de communication, dans la mesure où les messages sont liés à de nouvelles
idées. La communication est un processus au cour duquel les participants créent et partagent
des informations les uns avec les autres afin d’arriver à une compréhension mutuelle.
Wolfe (1994), explique que les études qui appartiennent aux domaines de la diffusion de
l’innovation visent à répondre à la question de savoir comment une innovation se répand
parmi une population d’adoptants. Ces recherches cherchent à comprendre la forme de la
courbe de diffusion de l’innovation dans le temps et à identifier les facteurs qui influencent
cette forme.
La diffusion de l’innovation est définie par Rogers (1995) comme un processus duquel une
innovation est transmise à travers des canaux spécifiques, en fonction du temps et parmi les
membres d’un système social particulier.
Selon Wolfe (1994), la plupart des recherches sur l’innovation managériale, y compris en
comptabilité et contrôle de gestion, se concernent sur trois perspectives distinctes : la
diffusion, l’adoption et la mise en œuvre de l’innovation, chacune apportant des résultats
intéressants pour répondre à des questions de recherches différentes et complémentaires.
Selon Rogers (1995), il y a cinq éléments qui déterminent si une nouvelle technologie sera
adoptée ou diffusée : l’avantage relatif, la compatibilité, la complexité, la testabilité et
l’observabilité. L’avantage relatif est si une innovation est perçue comme meilleur que
celles qui existent déjà. La compatibilité est si elle est consistante avec les valeurs existantes
et normes des utilisateurs. La complexité est si elle est facile à comprendre et utiliser. La
testabilité est la possibilité de la tester avant de l’utiliser. L’observabilité est si les résultats
et bénéfices de l’innovation sont clairs.
Selon le même auteur, pour prédire l’adoption d’une innovation, il faut prendre en compte
plusieurs caractéristiques telles que les avantages relatifs, la compatibilité avec les
croyances et les normes, le niveau de complexité, la possibilité de tester l’innovation et
17
l’observabilité. Des études ont montré que la combinaison de ces caractéristiques favorisait
l’adoption de l’innovation. De plus Tornatzky et Klein (1982) ont démontré que la
compatibilité et les avantages relatifs étaient positivement liés à l’adoption, tandis que la
complexité y était négativement liée.
Moore et Benbasat (1991), ont étudié l’adoption des technologies informatiques en ajoutant
le concept d’image et en distinguant deux dimensions de l’attribut d’observabilité. Ils ont
testé leur modèle et ont constaté que les éléments les plus influents étaient le volontarisme,
les normes sociales et l’ensemble des caractéristiques mentionnées précédemment.
Les travaux de recherches menés par Chapuis et Bovis, Valhovic en 2016 sont fondés sur
les études de Rogers (1983), qui ont mis en évidences l’importance de la communication,
des changements organisationnels et des caractéristiques individuelles des acteurs dans
l’adoption réussie d’une innovation.
Dans les travaux de Rogers, l’être humain est considéré comme un élément central dans
l’analyse de la diffusion des innovations. Selon cette perspective, la diffusion est le
processus par lequel une innovation est progressivement communiquée à travers des canaux
spécifiques dans le temps, auprès des membres d’un système social donné.
Bien que ces approches puissent paraitre au premier abord descriptif ou explicatif, elles
peuvent en réalité être influencées par certains facteurs, tels que l’avantage relatif par
rapport à l’existant, la comptabilité, la complexité, la possibilité d’essai limité et
l’observabilité.
Rogers (2003) souligne que les entreprises peuvent influencer certains de ces facteurs pour
faciliter la diffusion d’une innovation. De plus, Rogers se penche sur l’utilisation des
caractéristiques des consommateurs pour stimuler la diffusion de l’innovation, en particulier
en s’appuyant sur les adopteurs précoces qui sont souvent des leaders d’opinions.
Bien qu’Everett Rogers s’intéresse aux facteurs qui facilitent ou freinent la diffusion d’une
innovation, il accorde peu d’attention aux interactions entre clients et l’entreprise qui lance
l’innovation. En revanche, l’approche tourbillonnaire (Akrich et al, 1988) offre une
perspective complémentaire utile pour comprendre et influencer la phase d’amorçage, et
pousse ces principes plus loin.
18
La recherche exploratoire menée par Fichman (2000) a permis de regrouper les facteurs
d’adoption de l’innovation en trois catégories :
La première catégorie regroupe les facteurs pertinents pour les technologies et leur contexte
de diffusion, qui ont un impact plus direct sur le taux et le modèle de diffusion.
La deuxième catégorie inclut les facteurs pertinents pour les organisations et leur contexte
d’adoption, qui déterminent leur propension à adopter plusieurs innovations au fil du temps.
Rogres (1983) définit l’innovation comme une nouvelle idée, pratique ou objet qui est
considéré comme nouveau par individu ou par d’autres personnes qui adoptent cette
innovation.
L’lorsqu’une personne ou un groupe souhaite utiliser une nouvelle innovation, ils peuvent
passer par cinq étapes :
Ce modèle d’acceptation des technologies (TAM) est basé sur la théorie de l’action
raisonnée de Fishbein et Ajzen (1975). Ils cherchent à expliquer pourquoi les gens acceptent
19
ou rejettent les nouvelles technologies, en mettant l’accent sur les facteurs qui influencent
l’acceptation des ordinateurs et d’autres technologies.
Selon Ajzen et Fishbein (1975), dans leur théorie de l’action raisonnée, deux facteurs de
base sont considérés : la motivation comprenant l’intérêt personnel et l’influence social des
autres, et la capacité représentant ce qui est réalisable en fonction des efforts à fournir.
Selon Davis (1989), le modèle d’acceptation des technologies (TAM) met en évidence deux
facteurs clés de l’acceptation des ordinateurs : l’utilité perçue et la facilité d’utilisation
perçue.
L’utilité perçue est définie comme la probabilité subjective de l’utilisateur potentiel que
l’utilisation d’un système d’application spécifique améliorera ses performances
professionnelles dans un contexte organisationnel.
En ce qui concerne la facilité d’utilisation perçue, elle se réfère au degré auquel l’utilisateur
potentiel s’attend à ce que le système cible soit facile à utiliser, sans effort important.
Ces deux déterminants jouent un rôle essentiel dans la compréhension de l’acceptation des
technologies.
Atarodi et al (2019) ont centré leurs travaux sur le modèle d’acceptation des technologies
(TAM), leur analyse s’est articulée autour de quatre thématiques : la validité du TAM,
l’évolution du rôle de chaque variable, l’influence des variables et des modérateurs externes
ainsi que le développement intellectuel du TAM.
Dans leurs études, Kamhi et Salahddine (2020), ont réalisé une synthèse de la littérature
portant sur le modèle d’acceptation technologique (Davis, 1989), la théorie unifiée de
l’acceptation et de l’utilisation des technologies de Venkatesh (2003), et enfin le modèle
d’acceptation technologie TAM3 de Venkatesh et Bala (2008), ce dernier modèle combine à
la fois les déterminants de l’utilité perçue et les déterminants de la facilité d’utilisation
perçue.
20
ludique de l’ordinateur. Elle englobe les croyances que l’on a concernant et leur
utilisation.
L’ajustement : Cette catégorie représente le retour d’information des utilisateurs
après avoir utilisé le système en question.
La notion de la digitalisation existe depuis des siècles, ce concept a été introduit pour la
première fois par Gottfried Leibniz en 1679, Gottfried Leibniz est un philosophe et
mathématicien allemand du XXIIe siècle, a contribué à l’élaboration des bases du système
binaire, qui est utilisé dans l’informatique moderne.
Le terme digitalisation a été popularisé et a été utilisé dès les années 2000 avec l’avènement
de l’ordinateur et d’internet (Patel et McCarthy, 2000), mais les technologies numériques et
les processus de digitalisation ont évolué au fil du temps pour devenir de plus en plus
intégrés dans les entreprises et les sociétés modernes.
Depuis le milieu des années 2010, le vocabulaire managérial a été envahi par des termes tels
que ‘‘digitale’’, ‘‘digitalisation’’, ‘‘transformation digitale’’, qui ont progressivement
remplacé le terme français ‘‘numérique’’ (Ughetto, 2018).
21
Selon le même auteur, aujourd’hui ces deux termes sont largement acceptés et compris par
le grand public et par les professionnels de secteur, ils sont désormais presque comme des
synonymes et peuvent être utilisés indifféremment pour décrire les technologies et les
produits qui utilisent des signaux binaires.
Chaque action de l’entreprise mentionnée a pour but d’avoir une influence positive, que l’on
peut appeler « Objectif intermédiaire », sur les objectifs finaux tels que la performance
globale et la pérennité de l’entreprise.
Quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, l’objectif primordial de toute entreprise
est d’atteindre des niveaux de performance optimaux afin de garantir sa survie et de générer
des profits. Nous distinguons ainsi la performance et la pérennité comme objectifs ultimes
d’une transformation digitale entreprise par une entreprise. Cette transformation peut être
qualifiée d’innover, car selon le Robert innover signifie introduire quelque chose de
nouveau dans un domaine.
- Optimiser les processus, en réduisant leur taille et leur complexité, en éliminant les
activités non créatrices de valeur et en favorisant la transversalité des services
(Janssen et Estevez, 2013).
- Améliorer l’efficacité du travail, en accélérant le traitement des demandes grâce à
une circulation de l’information fluide (Weerakkody et all, 2011).
22
- Amélioration de la qualité du travail grâce à la co-production et au décloisonnement
es services (Linders, 2012 et Margetts, 2015).
Selon Dudezert (2018) la transformation digitale des entreprises est motivée par plusieurs
facteurs, dont la création de valeur pour les clients dans le contexte numérique, l’attraction
et la fidélisation des talents, la rédaction des couts grâce à la dématérialisation des processus
productifs et l’anticipation des changements nécessaires pour maintenir un avantage
concurrentiel dans le nouvel environnement numérique et éviter l’ubérisation.
Dudezert (2018) souligne que pour créer de la valeur pour les clients dans le contexte
numérique, les entreprises doivent utiliser les technologies numériques pour améliorer
l’expérience utilisateur, la personnalisation et la rapidité des services. Les entreprises
doivent également attirer et fidéliser les talents en adoptant des pratiques innovantes, telles
que le télétravail, la flexibilité et l’utilisation de nouvelles technologies. La
dématérialisation des processus productifs permet aux entreprises de réduire les couts en
éliminant les tâches manuelles et en améliorants l’efficacité. Enfin, pour éviter l’ubérisation,
les entreprises doivent anticiper les changements nécessaires pour s’adapter aux nouvelles
technologies et aux nouveaux modèles d’affaires numériques.
Dans un contexte de plus en plus interconnecté la compétition entre les entreprises digitales
perturbe les modèles économiques obligeant ainsi les dirigeants à se trouver inévitablement
vers la transformation digitale. Cette évolution n’est pas récente et représente une nécessité
particulièrement pour les entreprises qualifiées de traditionnelles qui n’ont pas émergé dans
23
l’ère digitale. Etant fondées sur des modèles anciens, elles doivent entreprendre avec succès
leur transformation afin de demeurer compétitives sur le marché (Laugier Edouard, 2016).
1. L’entreprise digitale
Selon Fitzgerald et al (2014), une entreprise digitale est une entreprise qui exploite les
technologies numériques telles que les réseaux sociaux et les technologies mobiles pour
optimiser son activité commerciale.
Une entreprise digitale est une entreprise qui utilise les technologies pour améliorer ses
interactions avec les clients, les fournisseurs et les ressources humaines (K, C, Laudon,
2012).
Une entreprise digitale est une entreprise qui utilise les TIC pour améliorer de manière
significative sa performance (Westerman et al, 2012).
Selon Stolterman et Fors (2004), l’entreprise digitale est le résultat de l’impact de la digitale
sur tous les aspects de la vie humaine, qui se traduit par une utilisation accrue des
technologies numériques pour améliorer les performances de l’entreprise.
Selon la définition générale, l’administration électronique consiste à utiliser les TIC par les
organisations afin de mettre à disposition des citoyens, des entreprises et des autres agences
des informations et des services, comme la décrit Nam (2014).
Les technologies qui facilitent la transformation digitale englobent des éléments tels que la
technologie mobile, les réseaux sociaux, le Cloud computing, les Big Data et internet des
objets. Ces différentes technologies seront explorées dans les paragraphes suivants.
La technologie mobile :
24
Selon Bucki (2016), la technologie mobile est un terme utilisé de manière générale pour
désigner différents dispositifs qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des données et à
des informations depuis n’importe quel endroit. Parfois appelée interaction homme
machine, la technologie mobile permet le transfert de données, d’audio et de vidéo sur un
réseau à l’aide d’un appareil mobile.
Selon Schlesinger (2014), les réseaux sociaux regroupent l’ensemble des médias
technologies et application numériques qui permettent aux utilisateurs d’internet d’échanger
des opinions, des expériences, des informations et des connaissances.
Contrairement aux réseaux traditionnels, les réseaux sociaux incluent tous les médias
technologiques et applications numériques qui permettent aux utilisateurs d’internet
d’échange des opinions, des expériences, des informations et des connaissances
(Schlesinger, 2014).
Statista rapporte qu’en 2017, en ce qui concerne l’utilisation des services proposés,
Facebook était la plus grande plateforme de réseaux sociaux avec plus de 2 milliards
d’utilisateurs. Elle était suivie par YouTube qui comptait 1.5 milliard d’utilisateurs, ainsi
que whatsApp et Facebook Messenger qui avait tous les deux 1.3 milliard d’utilisateurs.
Le Cloud computing :
Selon Armbrust et al (2010), le Cloud computing englobe à la fois les applications fournies
sous forme de services via internet et l’infrastructure matérielle et logicielle des centres de
données qui fournissent ces services. Ces services étaient auparavant désigne sous terme de
logiciel en tant que service. Certains fournisseurs utilisent également des termes tels que
25
infrastructure en tant que service et plate- forme en tant que service pour décrire leurs
produits.
Selon Manyika et al (2011), les Big Data sont définis comme des ensembles de données
dont la taille dépasse la capacité des systèmes de gestion de bases de données traditionnels à
les capturer, stocker, gérer et analyser.
Les auteurs soutiennent également que le phénomène des Big Data varie d’un secteur à
l’autre. De plus le périmètre des Big Data se situe généralement quelques téraoctets et
plusieurs pétaoctets.
Des exemples tels que Google et Facebook traitent des quantités de données atteignant des
certaines de pétaoctets, tandis que Taobao une filiale du groupe Alibaba, génère
quotidiennement des données de plusieurs dizaines de téraoctets (Chen et al, 2014).
La gestion des Big Data pour les gestionnaires de données implique de relever les défis liés
aux trois dimensions des données connus sous le nom de ’’3V’’ : le volume, la vélocité et la
variété (Laney, 2001). Plusieurs auteurs ont décrit et définis les Big Data en se basant sur
ces caractéristiques (Chen et al, 2012. Et al 2014).
Le Big Data représente une source de création de valeur considérable pour les entreprises et
la société dans son ensemble. Cependant, les données ne sont pas utiles tant qu’elles ne sont
pas exploitées et analysées (Moody et Walsh, 1999).
Bien que le terme Big Data soit souvent associé à la quantité de données, il est important de
souligner que les entreprises se concentrent avant tout sur leur capacité à analyser ces
données afin d’en tirer profit. Pour les entreprises la qualité des données est prioritaire par
leur quantité (Zouhri, 2019).
L’adoption des techniques d’analyse liées aux Big Data permettra aux entreprises
d’améliorer leurs processus de prise de décision et de bénéficier d’avantages concurrentiels
(Ross et al, 2013. Reddy, 2014).
Selon la définition de Miorandi (2012), l’internet des objets fait référence à la connexion
d’objets physiques courant équipés de capteurs, leur permettant de mesurer différentes
26
caractéristiques de leur environnement et de partager ces mesures via un réseau de capteurs
sans fil.
Ces objets également connus sous le nom ‘‘d’objets intelligents’’ ou ‘‘d’agents lot’’,
doivent être identifiables de manière unique capables d’effectuer des calculs simples à
complexes de communiquer et doivent inclure des fonctionnalités permettant de détecter et
de mesure les paramètres de leur environnement.
L’internet des objets (LOT) représente une évolution du concept de Machine to machine
(M2M) grâce à la coordination de machines, d’appareils et d’applications provenant de
différents fournisseurs et connectés à internet via différents réseaux. Ces dispositifs
intelligents, combinés à des technologies telles que l’intelligence artificielle, l’apprentissage
automatique et le cloud computing ont un impact significatif sur notre monde en permettant
le développement de nouveaux services intelligents (Miorandi et al, 2012).
Selon Bucherer et Uckelmann (2011), l’internet des objets offre aux entreprises un moyen
de transformer progressivement leurs opérations commerciales.
L’évolution du Web
Les nouvelles technologies du web ont données naissance à une jeune génération
d’utilisateurs d’internet qui réinventent les règles de l’interaction sociale et de la conduite
des affaires.
Cette génération utilise des outils tels que les wikis, les blogs, les médias sociaux pour créer
de nouvelles méthodes d’interaction sociale au sein des organisations, comme l’a souligné
ZYL (2009).
27
Le World Wide Web continue de se développer de manière dynamique. Le passage du Web
2.0 au Web 3.0 représente une évolution importante. Le Web 2.0 était caractérisé par
l’interactivité, la publication de contenu et la personnalisation des sites Web. Avec
l’avènement du Web 3.0 qui a été favorisé par l’essor des appareils mobiles et des
applications basées sur l’analyse de données de nouvelles fonctionnalités ont émergé. Par
exemple le Web 3.0 permet la visualisation et le traitement de données en trois dimensions
ainsi que l’intégration croissante d’informations géographiques visuelles. Cela ouvre de
nouvelles possibilités d’expérience en ligne et de compréhension des données.
Selon une étude menée par Hall et Tiropanis (2012), le Web ne se limite pas à être une
technologie en constante évolution pour le contenu mais il implique également des
individus qui génèrent du contenu, communiquent et interagissent au sein d’environnement
collaboratifs.
Selon Fuchs et al (2010), le Web peut être défini comme un système techno social dans
lequel les individus interagissent en utilisant des réseaux technologiques. Le terme système
techno social fait référence à un système qui rend force la cognition, la communication et la
coopération humaines comme le soulignent (Aghaei et al, 2012).
Balagué et Fayon (2016), l’entreprise 1.0 se caractérise par une organisation et des relations
hiérarchiques des procédures complexes et rigides et une information gardée. L’entreprise
2.0 adopte une organisation horizontale, des procédures simples et flexibles, des relations
entre tout et une information partagée. L’entreprise 3.0 va encore plus loin en élargissant sa
participation avec le crowdsourcing en développant toutes les formes possible de télétravail
et en qualifiant l’information selon sa signification (Web sémantique). Les outils évoluent
également : l’entreprise 2.0 utilise des outils de types réseaux d’entreprise tandis que
l’entreprise 3.0 utilise sociaux d’entreprises et des univers virtuels 3D. Enfin l’entreprise, en
utilisant la qualification des données (web sémantique) pour fournir des formations précises
et ciblées.
28
Internet 2.0
Internet 0.0 L'ére post Internt 4.0 Internet 6.0
L'ére du pc, web web mobile, Indépendant
bureau social symbiotique existence
Le développement vers le web 4.0 et le web 5.0 est également envisagé, le web 4.0 permet
le transfert des fonctionnalités en ligne vers le monde physique, offrant aux agents
intelligents la capacité d’effectuer des taches de manière autonome et de superviser des
opérations locales ou à distance, tandis que le web 5.0 utilise la neurotechnologie pour
interpréter les indicateurs biométriques et lire les émotions des utilisateurs. Les différentes
technologies comme l’hypertexte pour le web 1.0, les blogs et les groupes de discussion
pour le web 2.0, et les wikis pour le web 3.0 ont joué des rôles clés dans ces évolutions.
Actuellement le web 3.0 est en cours de développement.
Dans cette partie, nous aborderons l’émergence des TIC ainsi que leur intégration dans le
contexte des entreprises.
29
Il y a environ vingt ans la notion de technologies de l’information et de la communication
(TIC) a émergé avec le développement et la coexistence de trois domaines techniques : les
télécommunications, l’audiovisuelle et l’informatique. Ces domaines ont finalement été
réunis pour créer l’ère multimédia.
Les TIC englobent l’ensemble des technologies électroniques utilisées pour le traitement, la
transformation et le stockage de l’information y compris les ordinateurs, les
communications et les réseaux. Selon Robert Reic (1990), les NTIC se distinguent des
technologies antérieures par leur capacité à offrir des performances supérieures en matière
de traitement et de communication de l’information.
Selon Boutary et al (2000) les TIC désignent un ensemble de technologies qui permettent de
traiter, modifier et échanger de l’information. Elles se divisent en deux catégories : les
technologies liées à internet qui facilitent la collecte et la communication de l’information,
et les applications informatiques qui simplifient la communication des données et des
interlocuteurs, favorisent l’échange d’informations et améliorent l’entreprise et son
environnement.
Depuis les années 1990, les TIC ont connu une évolution rapide. Le tableau ci-dessous
présente les principales caractéristiques de cette évolution récente. Il met en évidence les
différentes innovations technologiques qui se sont succédé depuis les années 1970 tous les
dix ans.
31
informationnels
grâce à la
collaboration en
ligne
Les nouvelles TIC ont révolutionné les entreprises, offrant des opportunités de changement
vers le numérique. Cette transformation a rendu les entreprises plus efficaces et a créer de
nouveaux modes de communication avec les clients. Toute entreprise consciente de ces
opportunités devrait s’engager dans une transformation numérique (Dudézert, 2018).
Le concept d’administration électronique est né dans les pays développés dans les années
1990, avec l’émergence des TIC en tant que vecteur majeur de réforme des organisations,
comme l’ont souligné Weerakkody et Dhillon (2008).
Il est indéniable que les TIC ont eu un impact significatif sur les pratiques
organisationnelles, de communication et de contrôle au sein des entreprises. En effet, les
TIC ont permis une emprise directe sur divers processus tels que l’organisation, l’animation
et le contrôle, comme l’ont souligné J. champeaux et C. Bret (2000).
Selon nombreux auteurs, les TIC ont introduit de nouvelles règles du jeu dans les relations
de l’entreprise avec ses partenaires, tels que les clients, les fournisseurs, les institutions
financières et autres. En effet, l’ensemble de ces relations est affecté par les TIC, comme
l’ont souligné S. Bellier. [Link], E. Josserand, et I. Leroy en 2002.
Au cours des dernières années, les chercheurs et les professionnels se sont intéressés à la
relation entre l'utilisation des technologies de l'information (TI) et la performance des
32
entreprises. La corrélation entre l'investissement dans les TI et son impact sur la
performance organisationnelle reste un sujet d'étude important (Devaraj et Kohli, 2003).
Les études ont démontré une corrélation positive et significative entre l'informatique et la
performance de l'entreprise (Albadvi et al, 2007).
Les investissements dans les TIC ont été identifiés comme l'une des sources les plus
importantes de croissance au niveau des secteurs et des nations, selon Jorgenson et al.
(2003). Plusieurs études ont également montré que les TIC peuvent contribuer à améliorer
la performance organisationnelle. Dans ce contexte, l'utilisation d'un modèle orienté
processus permet de mesurer à la fois l'investissement en TIC (Input) et les résultats obtenus
(Output), tout en fournissant des informations sur les multiples utilisations des TIC.
Mebarki N. (2013) a souligné que la mise en œuvre de trois types de processus alimentés
par un système TIC permet d'identifier cette articulation.
Mesurer l’impact réel des investissements en TIC sur la compétitivité des entreprises est une
tâche complexe malgré les progrès significatifs dans ce domaine. Les études ont montré que
le système d’information est influencé par quatre pôles interconnectés : la stratégie, la
culture, la structure et les technologies, ce qui rend difficile l’attribution de la part de
chaque pole dans les performances globales de l’entreprise (Mottier et Munari, 2001).
Les entreprises compétitives peuvent apporter leur soutien pour d’autres entreprises à
développer et à exploiter leurs ressources humaines.
Les entreprises compétitives peuvent apporter leur soutien pour d’autres entreprises à
développer et à exploiter leurs ressources humaines. Plusieurs études ont été menées sur
l’impact des TIC sur les organisations comme le soulignent Albadvi et al (2007). Ces
recherches ont mis en évidences les effets des TIC sur la performance, le processus et la
structure de l’organisation. En outre Jorgenson et al (2008) ont noté que les TIC sont un
facteur clé de progrès et contribuent à améliorer la performance des entreprises, des secteurs
et des économies.
Les TIC facilitent le partage de l’information au sein de l’organisation ce qui permet une
délégation de la prise de décision et plus de souplesse dans le contrôle comme la souligné
Mohamed Kossaï (2013). En effet les TIC sont considérés comme un outil indispensable
pour maintenir un avantage entrepreneurial au sein de l’organisation.
33
Les TIC constituent un élément clé pour améliorer la performance de l’organisation en
permettant aux collaborateurs de participer activement à des projets innovants et de
favoriser la création de valeur pour l’entreprise.
Selon les recherches menées par l’organisation des nations unies (ONU) et la conférence
des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) en 2004, les impacts des
TIC peuvent être mesurés à trois niveaux différents : les ménages, les entreprises et le
gouvernement. Toutefois la mesure de ces impacts qu’ils soient directs ou indirects reste
passer d’une simple logique d’administration du personnel à une véritable gestion des
ressources humaines (Abdallah Thierno, 2012).
Selon certains experts la digitalisation correspond à une transformation induite par les
technologies numériques dans les différentes sphères de la vie humaines (Stolterman et
Fors, 2004).
La mise en place ou l’utilisation des nouvelles technologies au sein d’une entreprise peut
avoir un impact sur sa culture interne ainsi que sur son comportement à l’égard de ses
parties prenantes.
Une étude menée par Ulrike Stefanie et al (2018) s’est intéressée aux entreprises qui ont
adopté une transformation digitale afin de progresser et suivre dans un marché caractérisé
par une forte concurrence. Les chercheurs sont focalisé leur étude sur le changement
organisationnels induits par la transformation digitale lesquels ont engendré des
modifications dans la gestion du leadership, les modes de pensée et les actions des
entreprises.
Les auteurs soulignent les changements significatifs nécessaires pour soutenir cette
transformation tels que la transition d’une structure hiérarchique traditionnelle vers une
organisation flexible et décentralisée avec un leadership axé sur l’équipe et le projet afin de
s’adapter à un environnement complexe et en constante évolution. De plus, de nouvelles
34
structures de travail et de leadership sont requises pour gérer la transition générationnelles
des structures de travail et de leadership sont requises pour gérer la transition
générationnelle des baby-boomers vers les générations Y et Z qui sont nées avec la
technologie numérique.
Selon Cazals (2018), la digitalisation a joué un rôle essentiel en incluant les entreprises à
remettre en question leurs pratiques et à innover. Ainsi, pour les responsables de la gestion
il ne s’agit plus seulement de gérer de l’innovation mais plutôt de cultiver l’agilité.
Emile Blanc (2018), souligne que tout changement organisationnel engendre nécessairement
un changement culturel et que les nouvelles technologies et la digitalisation jouent un rôle
essentiel dans la transformation à la fois organisationnelle et culturelle des entreprises avec
un impact direct sur leur performance.
Selon Fethi Ferhane (2019), affirme que la transformation digitale constitue une stratégie
permettant d’améliorer la performance de l’entreprise et attirer de nouveaux
investissements. Cependant il souligne également les risques associés à ce changement tels
que la perturbation des processus commerciaux et des pratiques établies.
L’ERP est reconnu comme un puissant outil d’intégration de partage des informations et
d’amélioration de la fluidité des processus au sein des organisations (El Amrani et al, 2006.
Kocoqlu et Moatti, 2010).
L’ERP est un progiciel développé par un éditeur de logiciel qui se compose d’une couche
générique destinée à répondre aux besoins de plusieurs clients, ainsi que d’une couche
spécifique conçue pour s’adapter aux particularités d’une organisation donnée grâce à un
paramétrage ( Frédéric Fontane, 2002).
35
L’ERP également connu sous le nom de progiciel intégré peut être défini comme une
application qui combine des modules configurables et intégrés dans le but d’intégrer et
optimiser les processus de gestion de l’entreprise Il offre un référentiel unique et se fonde
sur des règles de gestions standardisées (Reix et al, 2011).
L’adoption d’un ERP engendre de nombreux enjeux pour les PME qu’ils soient financiers
ou organisationnels ce qui en fait un choix stratégique majeur dans la vie de ces
organisations. Il existe plusieurs éléments qui soutiennent la reconnaissance du caractère
stratégique des ERP pour les PME, tout d’abord les montants substantiels investis dans la
mise en œuvre des ERP en font un engagement à long terme pour les entreprises ce qui en
fait une décision de nature stratégique (Mourain, 2007).
Lorsque les entreprises cherchent à adopter des solutions qui permettent une intégration
étroite des données, elles ont possibilité de mettre en œuvre des systèmes de planification
des ressources d’entreprise (entreprise Resource planning ou ERP) (Yusuf, K. Frédéric, M.
2010).
L’ERP est devenu une solution viable pour les PME qui souhaitent rationaliser et intégrer
leur système d’information de manière plus efficace. Cependant, la mise en place d’un ERP
demeure un projet à enjeux significatifs en raison de sa complexité de son cout élevé et des
implications potentielles qu’ils engendrent (Deltour et Sargis, 2010. Deixonne, 2011).
Conclusion
Dans notre conclusion, nous avons mis en avant l'importance cruciale de la digitalisation
dans le monde des affaires contemporain. Ce processus de transformation numérique
façonne profondément la façon dont les entreprises opèrent, interagissent et évoluent. Il
36
représente un élément essentiel pour l'innovation et la compétitivité des organisations. La
digitalisation offre des opportunités considérables tout en imposant des défis aux
professionnels des ressources humaines. C'est devenu un impératif pour les entreprises
cherchant à prospérer dans un environnement de plus en plus technologique et connecté.
Dans la suite de notre travail, nous nous focaliserons exclusivement sur le deuxième
chapitre consacré à la gestion des ressources humaines (GRH). Nous explorerons en
profondeur les concepts et les défis essentiels de la GRH
Introduction
37
L'emploi offre un point d'accès privilégié pour saisir les défis fondamentaux de la société
depuis les débuts de la sociologie en tant que discipline distincte, les penseurs classiques se
sont penchés sur l'importance du travail au sein de la société et sur son rôle en tant que
pilier du tissu social (Murray et al, 2004).
Les premières analyses sociologiques se sont penchées sur les transformations du travail,
abordant des sujets tels que le salariat, les formes de domination et la division sociale et
technique. La sociologie du travail a utilisé ces études pour comprendre des aspects
tangibles des grands enjeux sociaux, comme la qualification et les inégalités liées à
l'organisation du travail (Murray et al, 2004).
Grankpa (2000) définit la gestion des ressources humaines comme l'ensemble des choix
tactiques et professionnelles concernant les employés, qu'ils travaillent pour une entreprise
lucrative ou non lucrative. Cela implique l'application de règles, de techniques et de moyens
appropriés pour superviser les activités professionnelles de ces individus.
La gestion des ressources humaines dans une organisation implique toutes les initiatives
visant à gérer les compétences et la motivation des individus afin de favoriser la réalisation
des missions, des stratégies et des objectifs de l'entreprise (Dolan et al. 2002).
Dans le deuxième chapitre, nous aborderons la gestion des ressources humaines (GRH). La
première section se concentrera sur les principaux concepts de la GRH, tandis que la
seconde se penchera sur ses transformations et les défis auxquels elle est confrontée.
La gestion des ressources humaines consiste à s’occuper des besoins et des intérêts à la fois
de l’organisation et des employés. Il existe différentes définitions de cette activité, certains
étant plus complète que l’autre.
38
1. Définition :
Bovin et al (2004), les ressources humaines englobent tous les phénomènes liés aux rapports
de travail individuels ou collectifs, à la fois au sein de l’entreprise et dans l’ensemble du
secteur industriel et de société en général.
Selon Loïc Gadin et all (2012) : « la gestion des ressources humaines est l’ensemble des
activités qui permettent à une organisation de disposer des ressources humaines
correspondant à ses besoins en quantités et qualité ».
La gestion des ressources est essentiel pour aider l’entreprise à relever les défis, s’adapter à
son environnement, devenir agile et compétitive. Elle vise à développer et mobiliser les
compétences des salariés en ligne avec la stratégie de l’entreprise, à accompagner les
changements et les transformations et à favoriser la motivation, l’implication et
l’engagement des salariés (Jean, M, P, 2013).
Ce concept établit les stratégies et les méthodes en matière de ressources humaines, les
structures organisationnelles et les moyens logistiques de soutien pour développer les
compétences requises afin d’atteindre les objectifs de l’entreprise (Moreno, M, 2008).
Selon Watson (2010), la GRH consiste à utiliser de manière managériale les efforts, les
connaissances, les compétences et les comportements que les individus apportent à une
entreprise humaine coordonnée avec autorité dans le cadre d’un contrat d’emploi afin
d’accomplir les tâches de travail de manière à assurer la pérennité de l’entreprise à l’avenir.
Dans une perspective stratégique, la GRH est envisagée comme une combinaison
minutieusement élaborée de telles pratiques dans le but d’améliorer l’efficacité
organisationnelle et d’obtenir de meilleurs résultats de performance.
Cette approche est définie par Wright et McMahan (1992) comme étant la planification et la
mise en œuvre des ressources Humaines pour aider une organisation à atteindre ses
objectifs.
La recherche en gestion des ressources humaines s’intéresse dans son sens le plus large aux
décisions prises par les organisations parmi une variété de politiques, de pratiques et de
structures de gestion des employés (Sisson, 1990 ; Broxall et Purcell, 2003).
39
La gestion des ressources humaines d’une organisation englobe toutes les actions
entreprises pour gérer les compétences et les motivations des individus dans le but de
soutenir la réalisation des missions de la stratégie et des objectifs de l’organisation (Dolan et
al, 2002).
Grankpa (2000), englobe les décisions tactiques et professionnelles relatives aux individus
travaillant dans une entreprise qu’elle soit à but lucratif ou non. Elle implique l’utilisation
des règles, des techniques et des moyens appropriés pour gérer ces individus dans leur
activité professionnelle.
Selon Ngay aben (2009), la GRH implique d’acquérir les bonnes personnes pour les placer
aux postes appropriés et les motiver à donner le meilleur d’eux même pour l’entreprise.
L’objectif est de créer un environnement de travail satisfaisant pour ces individus.
GRH
40
objectifs dans les délais fixés.
41
au sein des organisations.
La gestion des ressources humaines est liée à l’évolution du concept de ressource humaine
qui a longtemps été mise de côté et peu valorisée. Selon l’historique des origines de la GRH
établi par Marciano (1995), le temps ressource humaine aurait été introduit par Drucker
(1954) dans son livre intitulé ‘‘ the practice of management’’. Drucker a introduit le concept
selon les travailleur doivent être considérés comme une ressource humaine au sein de
l’organisation similaire aux autres ressources.
Selon Drucker (1954), les ressources humaines se distinguent par leur capacité à
coordonner, à intégrer, à exercer un jugement et à faire preuve d’imagination. Il met ainsi en
évidence l’importance pour les gestionnaires de prendre en compte les besoins des employés
dans l’organisation de leur travail, en concevant des postes qui représentent un défi et qui
favorisent leur développement professionnel.
Une autre contribution majeure à l’évolution du concept de GRH, Bakke (1958) a élevé la
GRH au rang d’une fonction de gestion à part entière, au même titre que les fonctions de
marketing, de fiance, de comptabilité et de production. Selon Bakke la fonction de GRH
engloberait à la fois la gestion du personnel, les relations humaines, les relations
industrielles, l’organisation du travail et la formation des dirigeants.
Face aux pressions économiques, technologiques et sociales, les organisations ont adopté
des stratégies de gestion qui ont évolué au fil du temps en fonction des contextes. Ces
stratégies se sont appuyées successivement sur la fonction ‘‘personnel’’ et la fonction
‘‘ressources humaines’’. Les liens entre ces deux fonctions ont connu des variations au
cours des différentes périodes (Kochan et Cappelli, 1982).
42
Avant la guerre mondiale l’intendant s’occupe de la gestion du personnel. L’organisation
scientifique du travail de Taylor a ensuite ouvert la voie à l’émergence des services du
personnel centrés sur le recrutement, la répartition des tâches et les problèmes de
performance. Le concept de poste issu du modèle taylorien-fordien a joué un rôle clé dans la
gestion du personnel à cette époque (Peretti. J.M, 2013).
Développement de la réglementation
sociale, recrutement, formation et
Fin 1ère Guerre mondiale
apprentissage.
43
On cherche la possibilité de faire de
nouveaux gains de productivités.
Fin 2éme Guerre mondiale
Les travaux de d’Elton Mayo dans les
années 30 et la création de l’école des
relations humaines initient un changement
d’approche.
44
L’évolution de la fonction RH se manifeste par le passage de la fonction du personnel,
caractérisée par une approche administrative des ressources humaines vers la GRH et le
management des RH.
La gestion des ressources humaines vise à soutenir l’organisation dans l’atteinte de ses
objectifs en alignant les stratégies RH sur la stratégie globale de l’entreprise. Elle favorise
une culture d’excellence et veille à ce que l’organisation dispose des talents compétents et
engagés nécessaires à sa réussite. Elle encourage une relation de travail positive et promeut
une approche éthique dans la gestion des personnes (Antoine et al, 2018).
La mission de la GRH des ressources humaines est d’assurer une adéquation efficace et
durable entre les activités à accomplir et les personnes chargées de les réaliser (Maurice
Thévenet, 2009).
Les objectifs de la gestion des ressources humaines sont variés et influencent les activités
RH pour soutenir la réalisation des objectifs de l’organisation. Ils incluent l’équité en
emploi, impactant des domaines tels que le recrutement et la formation. De plus les
performances des gestionnaires sont évaluées en fonction de critères tels que la part de
marché et le niveau de profit.
Dyer et Holder (1988) ont établi une liste antérieure d’objectifs RH, les classant en termes
de contribution (comportements attendus des employés), de composition (effectifs, ratio de
dotation en personnel et mélange de compétences), de compétence (niveau général
d’aptitude souhaité) et d’engagement (niveau d’attachement et d’identification des
employés). Guest (1987) a suggéré que les quatre objectifs de la GRH étaient l’intégration
stratégique, l’engagement élevé, la qualité élevé et la flexibilité. Boxall (2007) a proposé
que la mission de la GRH soit de soutenir la validité de l’entreprise en établissant un
système de gestion du travail rentable et socialement légitime.
Selon Tayson et Fell (1991), il existe trois grands types de DRH basés sur les taches
dominantes de l’organisation :
45
- L’exécutant : Gère un département avec un personnel important dédié aux tâches
administratives récurrentes.
- L’administrateur de contrat : travail en collaboration avec les managers et les
partenaires sociaux, détenant une connaissance approfondie de la doctrine.
- L’architecte : a une équipe plus petite et se concentre dur l’adaptation des
compétences des employés à la stratégie de l’entreprise en définissant les politiques
RH mise ne œuvre par les opérationnels.
Dave Ulrich et Wayne Brockbank (2005), ont également identifié les principaux rôles du
DRH liés à la stratégie :
- L’avocat des employés : défend les intérêts des salariés et favorise une relation
gagnant-gagnant entre l’entreprise et l’employés.
- Le développeur de capital humain : concentré sur la croissance des compétences
individuelles pour répondre aux besoins futurs de l’entreprise.
- L’expert fonctionnel : maitrise des connaissances RH pour créer des solutions et
développer des programmes adaptés aux besoins de l’entreprise.
- Le partenaire stratégique : collabore avec les managers opérationnels pour atteindre
les objectifs de l’entreprise.
- Le leader RH : valorise la fonction et établit un programme RH efficace pour
l’entreprise en assurant une gestion structurée des activités RH.
4. Les activités de la RH :
D’après Grawtz (2004), la carrière se définit comme l’évolution des statuts, rôles et
responsabilités au sein d la vie professionnelle. La gestion des carrières est un élément
essentiel de la politique d’emploi des organisations comprenant la planification individuelle
par les employés et la gestion anticipée des besoins futurs par l’entreprise.
Peretti (2005), ajoute que la gestion des carrières doit prendre en compte les besoins de
l’entreprise, les potentiels des individus ainsi que leurs souhaits personnels. Cela implique
46
d’évaluer l’autonomie et l’employabilité des employés en répondant à la fois aux exigences
organisationnelles et aux aspirations individuelles.
Selon Martory et Crozet (2013), la gestion des carrières également appelée développement
du potentiel humain de l’entreprise a pour objectif d’harmoniser au mieux les besoins en
ressources humaines des structures, les attentes envers le travail et les potentiels ainsi les
aspirations des employés.
Selon les recherches de Bird et al (2002), et Baruch et Rosenstein (1992), la gestion des
carrières se réfère à l’évolution professionnelle d’un individu au sein d’une organisation qui
est caractérisée par une série d’expériences variées tout au long de sa vie. Une approche
soutenue par Kuijpers et Scheerens (2006), consiste à mesurer les compétences individuelles
des employés afin de les développer et de favoriser leur progression de carrière. Ces
chercheurs soulignent également que le succès d’une carrière repose sur la détection et le
développement de compétences non spécifiques à un poste de travail particulier.
Le concept de compétence est devenu omniprésent dans les discours du management. Il est
également présent dans la récente réforme de la formation ou l’accent est mis depuis deux
ans sur le plan de développement des compétences remplaçant ainsi le plan de formation.
L’évolution des compétences est maintenant envisagée dans le contexte spécifique du
métier et de la mission ce qui nécessite une clarification des attentes de l’organisation
(Charles, Pauvers et Schieb, B, 2010).
Les compétences des individus vont progressivement être reconnues comme une ressource
précieuse. Coninck et Zarifian (1995), décrit généralement la compétence comme un
ensemble de savoir-faire opérationnels validés.
Les connaissances et l’expérience des employés dans différents métiers pratiques dans le
domaine professionnel, plutôt que de se limiter aux qualifications requises pour les
fonctions effectivement exercées (Anact, 2000).
D’après Boterf (2018), la compétence peut être considérée comme un savoir agir, elle
caractérise les capacités des individus de manière prédictive en intégrant diverses modalités
qui sont identifiables et applicables dans différents contextes de gestion.
47
La gestion des compétences est une approche globale et structurée qu’une entreprise adopte
pour identifier, évaluer, développer et utiliser les compétences individuelles et collectives
requises aujourd'hui et au future, conformément à la définition donnée par Pemartin (1999).
4.3. Recrutement :
Le recrutement est une fonction essentielle du département des ressources humaines, étant
la première étape du parcours des employés. Le processus de recrutement englobe diverses
étapes telles que l’analyse des besoins, la recherche et l’attraction de talents, la présélection
et la sélection, la formalisation du contrat ainsi que l’accueil et l’intégration du candidat
retenu (Elkam et Faridi, 2022).
Les pratiques de recrutement sont largement reconnues comme des variables stratégiques
dans le domaine de la gestion des ressources humaines (Grimand, 2013 et Veiga, 1999). La
nécessité de recruter de nouveaux employés se présente inévitablement à toute organisation
qu’elle soit confrontée à des besoins immédiats ou qu’elle planifie ses ressources à long
terme.
Recruter de nouveaux talents est une décision stratégique essentielle pour une entreprise
impliquant un investissement humain et financier important. Il est crucial de mettre en place
des moyens pertinents pour un recrutement efficace et une bonne adaptation des candidats à
leurs postes de travail (Allani, S. Arcand et Bayad, 2005).
La formation scolaire était considéré comme adéquate pour exercer pleinement son activité
professionnelle mais cette situation a évolué (Baudoin, 1992). De nos jours, il est largement
reconnu que les connaissances deviennent rapidement obsolètes ce qui nécessite une
formation continue pour être efficace dans son métier (Ben Ammar Mmlouk, 1995).
48
investissement essentiel. Cependant, d’autres peuvent négliger son importance en la
considérant simplement comme un cout supplémentaire (Plane, 2004)
Les initiatives de formation entreprises par les entreprises offrent aux employés une
opportunité d’amélioration et de développement professionnel en renforçant leurs
compétences à la fois sur le plan personnel et professionnel. Cela permet aux salariés
d’acquérir une valeur accrue au sein de l’organisation et potentiellement au-delà.
Parler des ressources humaines ne signifie pas considérer les individus comme des
ressources, mais reconnaître qu'ils possèdent des ressources essentielles. La mission du
département des ressources humaines est de développer et mobiliser les compétences des
employés. Intégrer cette dimension dans la stratégie de l'entreprise est une nécessité
reconnue. Les structures et les employés offrent un avantage concurrentiel à leur
organisation. Les entreprises doivent avoir une stratégie de développement humain et social
en accord avec leur stratégie économique et leur responsabilité sociale. Elles attendent de la
fonction ressources humaines une contribution significative. Le directeur des ressources
humaines (DRH) est un "partenaire d'affaires" qui aide l'entreprise à relever des défis, à
s'adapter à son environnement et à devenir agile et compétitive (Jean-Marie Peretti, 2019).
Il est crucial d'analyser les défis majeurs auxquels l'organisation est confrontée, notamment
en tenant compte des évolutions économiques, technologiques, démographiques et
éducatives. Cette évaluation permet de concevoir des politiques et des pratiques RH
adaptées au contexte organisationnel, en anticipant les conséquences de ces défis sur la
gestion des ressources humaines.
Selon Louise Lemire et Yves Chantal (2018), dans le passé l’utilisation de l’expression de
gestion du personnel implique une approche collective ou les employés étaient perçus
comme une charge conséquente. En revanche avec l’introduction du terme gestion des
ressources humaines le modèle a évolué vers une approche plus individualisée valorisant les
individus en tant que ressources à développer au sein des organisations.
49
dernières années les directions des ressources humaines ont évolué vers un rôle plus
stratégique en alignant les compétences et les aspirations des employés sur les besoins de
l’organisation. Les RH jouent un rôle essentiel dans la gestion du capital humain et sont de
plus en plus intégrées aux états-majors ministériels (Serge Vallemont, 2005).
La fonction des ressources humaines et le rôle des managers ont évolué vers une orientation
plus centrée sur les besoins individuels, leur intérêt est désormais porté sur le
développement des compétences et la préparation des futurs employés (Cerdin, 2018).
De nos jours, on observe un intérêt croissant pour le rôle de l’organisation dans la gestion
de l’avenir des individus, mettant ainsi l’accent sur la projection et la planification à long
terme.
Ainsi il incombe au directeur des ressources humaines d’harmoniser les besoins futures de
l’entreprise avec les attentes à venir des collaborateurs (Zongo, 2008). Pour ce faire, le
responsable RH doit établir des contacts solides avec les employés afin de bien cerner les
aspirations en matière de développement.
50
La théorie des ressources humaines stratégiques établit comme principe fondamental que
pour devenir un avantage concurrentiel, un actif organisationnel doit présenter, certaines
caractéristiques spécifiques. Ces caractéristiques comprennent la capacité de générer de la
valeur, d’être un atout rare sur le marché des facteurs d’être facilement imitable et d’être un
atout are sur le marché des facteurs d’être difficilement imitable et d’être non substituable
(Arcand et al, 2004).
La théorie du capital humain est une autre théorie qui met en évidence la capacité de la
gestion des ressources humaines à devenir un avantage stratégique pour l’organisation,
Selon Schultz (1961), considérer les ressources humaines comme une ressource à part
entière au sein de l’organisation est essentiel et négliger cette dimension a été une erreur
économique majeur par le passé. Les individus qui exercent le travail plus que toute autre
combinaison de machines représentent un capital économique significatif de la création des
produits et le fonctionnement des opérations. Les connaissances et compétences des
employés qui sont au cœur de la gestion des ressources humaines sont une source de valeur
et d’avantage concurrentiel un moyen d’amélioration la performance globale de
l’organisation (McMahan et al, 1999).
Au XXème siècle, le terme motivation en tant qu’Object de recherche est apparu pour la
première fois avec les travaux des psychologues Tolman (1932) et Lewin (1936). Les
premières études sur la motivation ont été influencées par Taylor qui considérait que les
ouvriers étaient motivés par le salaire en échange de leur travail. Cependant, c’est avec les
51
travaux d’Elton Mayo (1940) de l’école que les gens étaient motivés lorsqu’ils se sentaient
liés à un groupe social partageant des objectifs attrayants.
La théorie des besoins d’Abraham Maslow est très célèbre et présente une vision
systématique des besoins humains au travail classés selon une pyramide, selon Maslow la
motivation d’une personne est guidée par la satisfaction de ses besoins. Il distingue cinq
groupes de besoin de sécurité, les besoins de sociaux comme l’amitié, le besoin d’estime et
le besoin de s’épanouir et de réaliser son potentiel.
D’autre part les facteurs extrinsèques ou facteurs d’hygiène sont liés au contexte du travail
et semblent toujours être associés à l’insatisfaction. Ils incluent les politiques de gestion, la
supervision technique, les relations, les relations interpersonnelles, les conditions physiques
de travail, le salaire, les avantages sociaux, le statut, la sécurité de l’emploi et la vie
personnelle. Ces facteurs sont liés aux besoins de conservation et leur absence peut causer
de l’insatisfaction. La présence de ces facteurs engendre la satisfaction au travail alors que
leur absence laisse les travailleurs dans un état neutre (Roussel, 2001).
Pour motiver les salariés Herzberg propose de leur donner un travail qui les stimule et les
intéresse avec des taches variées un certain degré d’autonomie et des responsabilités. Il
insiste sur l’importance de leur accorder plus de pouvoir et de liberté dans leur travail ainsi
que de leur offrir des opportunités de développement professionnel. Cela les aidera à se
sentir plus impliqués et motivés (Roussel, 2001).
52
2.2.3 McGregor (1960) :
La théorie de McGregor oppose les caractéristiques des individus démotivés à celles des
individus motivés. Selon la théorie X, les individus ne sont pas intrinsèquement motivés par
leur travail, ils évitent les responsabilités n’ont pas d’ambition et n’aime pas le changement.
Ils ont besoin de consignes strictes, de contrôles et de sanctions. Dans ce contexte une
organisation doit être contraignante avec des procédures détaillées, une parcellisation des
taches, une sélection rigide et un management autoritaire.
La théorie de MacGregor distingue deux types d’individus : ceux de la théorie ‘‘X’’ sont
démotivés, évitent les responsabilités et nécessitent un management autoritaire avec des
consignes strictes et des contrôles. En revanche dans la théorie ‘‘Y’’ les individus sont
naturellement motivés, autonomes et créatifs. Cette approche encourage un regroupement
des tâches une décentralisation des responsabilités et la délégation pour atteindre
l’excellence par la motivation, MacGregor met en évidence l’interaction, sa structure, le
style de management et les motivations du personnel.
La théorie de l’échange social (Blau, 1964 ; Gouldner, 1960) examine les attitudes et les
comportements des employés ainsi que leur impact sur la performance. Elle joue un rôle
critique dans la théorisation et la recherche empirique pour comprendre les mécanismes de
médiation.
Selon Laurent Granger (2023), au cours des dernières années, le rôle de la fonction des
ressources humaines s’est considérablement renforcé dans la stratégie des entreprises. Au-
53
delà d’une simple fonction opérationnelle, la RH est désormais intégrée à la stratégie
globale de l’entreprise mettant en avant l’importance de l’homme dans toutes les décisions.
Par conséquent, la fonction RH collabore étroitement avec les autres départements pour
aligner les politiques et les pratiques sur les objectifs globaux de l’entreprise. Elle est
impliquée dans la planification stratégique, la gestion du changement, la gestion des
performances, la gestion des talents, la culture d’entreprise, la diversité et l’inclusion et
d’autres aspects clés de la stratégie organisationnelle (Laurent Granger, 2023).
3. Facteurs de transformation :
Selon Guest (1987), ce renouvellement de la GRH est motivé par cinq nouveaux défis : la
recherche d’un avantage compétitif, l’émergence des modèles de l’excellence initié par
Peters et Watermen (1982), la crise du modèle traditionnel de GRH, le déclin syndical et les
changements dans la conception et la nature du travail. D’autres chercheurs tels que Guérin
et Wils (1992), ont également énuméré d’autres raisons à ce phénomène.
Les changements dans la gestion des ressources humaines sont influencés par plusieurs
facteurs. Selon les auteurs Peter et Waterman (1982), Guérin et Wils (1992) et Guest
(1987), ces facteurs comprennent les évolutions économiques, les avancées technologiques,
les transformations démographiques et l’évolution du niveau d’éducation de la population.
Ces éléments ont contribué à remodeler les pratiques et les approches en matière de gestion
des ressources humaines.
4. Défis de GRH :
Pour définir des politiques et des pratiques RH adaptées au contexte, il est important
d’identifier les principaux défis auxquels l’organisation est confrontée et d’évaluer leurs
conséquences en matière de GRH.
Les mutations technologiques ont un impact sur la gestion des ressources humaines. Les
qualifications deviennent rapidement obsolètes en raison de l’acquisition et le
54
développement des compétences nécessaires pour bénéficier pleinement des nouvelles
technologies. Ils doivent anticiper les conséquences de l’introduction de ces technologies
sur la gestion des emplois et des compétences (Peretti. J.M, 2013).
Les mutations technologiques ont des impacts majeurs sur les entreprises. Tout d'abord,
elles transforment profondément l'organisation du travail et la structure des entreprises,
nécessitant une adaptation continue de la fonction RH pour accompagner ces changements.
Ensuite, ces évolutions technologiques accroissent la productivité, mais peuvent également
entraîner des sureffectifs dans certains secteurs, exigeant une surveillance constante de la
productivité. De plus, les compétences requises évoluent constamment, obligeant les
entreprises à investir dans la formation et l'adaptation des salariés. Enfin, le coût des
équipements augmente en raison de leur obsolescence rapide, conduisant à la nécessité
d'amortir ces investissements sur des périodes plus courtes grâce à divers aménagements du
temps de travail.
L’insertion professionnelle des jeunes peu qualifiés est également menacée. Les progrès
actuels dans le domaine de la formation ne sont pas suffisants pour répondre aux exigences
des nouvelles technologies et les entreprises doivent également surmonter des déficits
structurels en manière de qualification.
Conclusion
Dans cette conclusion du chapitre sur la Gestion des Ressources Humaines, il est clair que
l'évolution de la GRH vers un rôle stratégique au sein des organisations est le fruit des
55
nouveaux défis économiques, technologiques, démographiques et sociaux. Ces
transformations ont entraîné la nécessité d'adopter des politiques et des pratiques RH
adaptées, capables de répondre aux enjeux actuels et futurs. En analysant ces défis, les
organisations peuvent mieux anticiper les impacts sur leur gestion des ressources humaines
et mettre en place des stratégies efficaces pour assurer un avantage concurrentiel sur le
marché. La gestion stratégique des ressources humaines devient ainsi un pilier essentiel
pour le succès et la pérennité des organisations dans un environnement en constante
évolution.
56
Chapitre 3 : Relation entre la digitalisation et la fonction RH
Introduction
Pour rester compétitives et productives, les entreprises ont trouvé dans la technologie un
allié puissant. Les avancées technologiques ont révolutionné les communications
organisationnelles, permettant des interactions efficaces via les sites web, les conférences
virtuelles et les courriers électroniques. Les pratiques courantes des ressources humaines,
telles que les inscriptions, l'aide en ligne, la gestion d'accueil et d'orientation, ainsi que les
systèmes de suivi des ressources humaines (SIRH) et les processus de gestion de la
performance, ont également été profondément influencées par ces technologies (Amechi et
Long, 2015).
Face à ce changement constant, notre recherche s'est concentrée sur l'impact général de la
digitalisation au sein des entreprises. Nous avons examiné de près comment ces avancées
technologiques ont remodelé les processus RH traditionnels, créant ainsi un environnement
professionnel plus efficace et innovant.
Notre étude s'est inscrite dans cette dynamique de transformation, visant à comprendre
comment la digitalisation a influencé les pratiques RH dans les entreprises en général. Nous
avons exploré les défis et les opportunités que la digitalisation présente pour l'avenir de la
gestion des ressources humaines, dans un contexte où l'adaptation technologique est
devenue essentielle pour toutes les organisations.
57
Section 1 : L’impact de la digitalisation sur la fonction RH
Dans notre ère en constante évolution, les entreprises se voient obligées de s'ajuster à un
paysage en mutation. Cette adaptation requiert l'adoption de méthodes de travail et de
processus novateurs. Afin de demeurer compétitives et productives, les entreprises ont
embrassé la technologie comme un atout majeur. Les progrès technologiques ont bouleversé
les communications organisationnelles, facilitant des interactions efficaces à travers les sites
web, les conférences virtuelles et les courriers électroniques. De même, les pratiques
courantes des ressources humaines, telles que les inscriptions, le support en ligne, la gestion
de l'accueil et de l'orientation, ainsi que les systèmes de suivi des ressources humaines
(SIRH) et les processus de gestion de la performance, ont été profondément transformées
par ces avancées technologiques (Amechi et Long, 2015).
1. La digitalisation de la fonction RH :
Cependant, cette transformation digitale a exigé des responsables de revoir les programmes
élaborés par le service RH et de réévaluer les outils utilisés pour la prise de décision et la
communication, entre autres. Ce processus organisé vise à garantir l'efficacité, l'efficience et
l'objectivité organisationnelle (Vaneeta Aggarwa et al. 2017).
58
De nouvelles solutions comme le e-learning, l’externalisation de la paie en ligne et le
recrutement via les réseaux professionnels sont apparues. Cette digitalisation permet
d’accompagner le changement avec réactivité en s’adaptant aux contextes et en tirant parties
nouveaux outils efficaces (Yaacoubi et Yamani, 2018).
Le recrutement en ligne a débuté avec l’émergence des sites d’emploi et des outils de
sourcing numériques marquant ainsi le début de ce que l’on nomme l’e-recrutement.
Ila environ une décennie publier des annonces dans les journaux était la norme pour
recevoir des CV. C’était couteux, lent et peu pratique tant pour les entreprises que pour les
candidats. L’avènement des sites d’offres d’emploi a révolutionné le processus de
recrutement permettant de publier une offre en quelques minutes et de recevoir des
informations précieuses aux recruteurs tout en facilitant la diffusion des opportunités en
ligne. Aujourd’hui grâce au numérique les professionnels des RH disposent d’outils
puissant pour effectuer des recrutements de qualité rapidement et à moindre cout (Lamiri et
Belmoufeq, 2022).
Les fonctions d'un Système d'Information sont constituées de composants interconnectés qui
permettent de collecter, traiter, stocker et diffuser l'information. Ces fonctions soutiennent
la prise de décision, facilitent la coordination et simplifient le contrôle au sein de
l'organisation, (Laudon ; Laudon, 2006).
Récemment, l'attention s'est fortement portée sur les systèmes d'information numérisés,
exploitant matériel, logiciels et télécommunications, ainsi qu'une variété de techniques.
L'objectif est de transformer les données collectées en divers produits informatifs soulignent
(O'Brien et ses collaborateurs en 1995).
59
la fonction RH. L’utilisation accrue des technologies de l’information et de la
communication a un impact direct et significatif sur la performance des entreprises.
Kalika (2002), met en évidence deux aspects majeurs de la performance induite par les
TIC :
- Sur le plan économique, les TIC réduisent considérablement les couts tout en
améliorant la productivité individuelle.
- Sur le plan organisationnel, les TIC facilitent la circulation et le partage de
l’information au sein de l’entreprise renforçant la coordination et la collaboration
entre les différents services.
L’impact des TIC sur le fonctionnement organisationnel repose sur leurs divers avantages
Rex (2000) :
60
tels que les intranets, les progiciels de gestion intégrés, ainsi que les Systèmes d'Information
des Ressources Humaines (SIRH).
Ces auteurs soulignent que les nouveaux outils permettent d’automatiser les taches à faible
valeur ajoutée, telles que la gestion administrative du personnel ou les premières étapes du
recrutement. En libérant du temps, cela permet aux gestionnaires des ressources humaines
de se concentrer sur d’autres misions. Selon Jean Marie Peretti (2017), l’information de la
fonction RH a amélioré la productivité et la qualité du service rendu à l’entreprise et aux
travailleurs.
Mark. L. Hall et Moritz (2003), avancent que l’intégration du SIRH favorise l’efficacité
opérationnelle et réduit les couts. Permettant ainsi à la fonction RH de générer des bénéfices
grâce à des données plus précises qui améliorent la prise de décision. Les employés ont
indubitablement joué un rôle clé dans le succès des organisations depuis l’émergence de la
fonction RH à la fin des années 1960 et au début des années 1970.
Les systèmes d’information pour la gestion des ressources humaines simplifient l’accès à
l’information en connectant tous les acteurs via un réseau. Ces outils rassemblent et mettent
à disposition des données éparpillée dans l’entreprise, couvrant divers aspects
organisationnels tels que la législation sociale et les conventions collectives. Grace à ces
systèmes numériques, l’abondance d’information disponible est constamment enrichie
facilitant ainsi la prise de décision.
Les nouveaux outils numériques ont révolutionné la production des données permettant une
génération permanente et une augmentation exponentielle de l’information disponible.
Grace aux systèmes d’information des ressources humaines, les profils et le suivi de carrière
des collaborateurs ainsi que les requêtes adressées ai SIRH sont désormais facilement
accessible tout comme les tableaux de bord dans la gestion du temps et des activités
(Baudoin et al, 2019).
61
La digitalisation des RH implique également la gestion efficace des énormes flux de
données souvent appelés « Big Data », en préservant leur cohérence. L’organisation
automatisée des données pertinentes offre à la direction une vue globale de la situation de la
gestion des ressource humaines au sein de l’entreprise améliorant ainsi la gestion des
données et des décisions stratégiques basées sur ces informations internes (Baudoin et al,
2019).
Actuellement les directeurs des RH des multinationales peuvent obtenir divers états sur
leurs effectifs dans différentes filiales grâce à une simple requête. Cela inclut des
informations telles que les effectifs de chaque structure, les rémunérations moyennes par
catégorie de salariés et la répartition des âges. Les responsables RH avec des droits d’accès
appropriés peuvent comparer ces données avec d’autres structures du même groupe
favorisant ainsi la coopération et le partage des meilleurs pratiques (Mintzberg, 1990).
La décentralisation est un acte organisationnel qui défit clairement les niveaux hiérarchiques
responsables des actions et des prises de décision, un phénomène souvent associé à la
révolution digitale dans de nombreux secteurs d’activité.
De nos jours, les entreprises utilisent de plus en plus la technologie pour simplifier les
processus. Cela signifie que les gens peuvent obtenir ce dont ils ont besoin sans avoir à
parler à de nombreuses personnes en charge. Les employés peuvent faire des demandes sans
avoir à atteindre l’approbation de plusieurs personnes. Cela rend les choses plus faciles et
plus rapides pour tout le monde au travail.
62
La fonction RH subit actuellement d’importants changements dus à la digitalisation des
entreprises. Cela se traduit par une simplification des processus internes et une amélioration
des performances externes des entreprises. L’automatisation de certaines taches RH permet
de gagner du temps, d’améliorer la réactivité et de suivre de près chaque collaborateur sur
des questions cruciales (Dudezert, 2018).
L’introduction des outils numériques dans les RH a simplifié de nombreux processus. Elle a
automatisé les recrutements, facilité la mobilité interne avec des candidatures en ligne et
encouragé de nouveaux modes de travail y compris le télétravail. Chaque collaborateur peut
désormais suivre sa carrière et ses formations en ligne favorisant ainsi une communication
transparente au sein de l’entreprise (Dudezert, 2018).
Les quartes objectives définis par Blancheot et Wacheux (2002), illustrent les divers aspects
de la dimension stratégique de la GRH. Celle-ci peut créer de la valeur en attirant,
développant, mobilisant et préservant les compétences nécessaires dans l’entreprise.
63
de la formation, des évolutions
professionnelles et de la communication
64
Le SIRH en tant qu’outil complet de gestion des ressources humaines partage les mêmes
objectifs stratégiques que la GRH. Il peut être définit comme une application visant à
acquérir, développer, mobiliser et fidéliser les compétences nécessaires à l’entreprise.
L’introduction du SIRH entraine des économies significatives en libérant la DRH des tâches
administratives. Les enquêtes au sein de la fonction RH indiquent que 60% du temps est
consacré à ces opérations. Ainsi les SIRH visent à responsabiliser les salariés (Jean Marie
Pretti, 2001). Les professionnels des RH considèrent l’aspect humain comme essentiel,
l’information étant un outil pour simplifier les tâches administratives et améliorer
l’implication stratégique de l’entreprise (Storhaye, 2016).
3.1 E-recrutement :
L'intégration des médias sociaux dans le processus de recrutement constitue un enjeu crucial
pour diverses raisons. Traditionnellement, le recrutement s'appuie sur deux sources
principales : le CV et le réseau professionnel.
Depuis la fin des années 1990, Internet a joué un rôle central dans le processus de
recrutement, permettant aux organisations d'élargir leurs bases de données de CV à travers
trois principaux outils : les sites d'emploi ou jobboards, les sites dédiés aux "carrières" et les
logiciels de gestion des candidatures. Malgré l'omniprésence de la technologie dans le
recrutement, les recherches dans ce domaine sont rares et principalement axées sur les
candidats (Bartram, 2000 ; Parry et Wilson, 2009).
D'un point de vue employeur, Parry et Wilson (2009) ont examiné les raisons pour
lesquelles les entreprises adoptent les sites dédiés aux carrières et les plateformes d'emploi.
Parry et Tyson (2008) ont également mené plusieurs études de cas, démontrant que
l'utilisation conjointe de sites de recrutement en ligne et de logiciels de gestion des
65
candidatures offre de nombreux avantages aux entreprises, notamment en termes de coûts,
d'efficacité, de fiabilité et de service.
Ces études confirment que l'avènement d'Internet a bénéficié aussi bien aux recruteurs, en
termes de diffusion rapide, à grande échelle et à moindre coût des offres d'emploi, d'accès
aux CV et de traitement des candidatures, qu'aux candidats, en termes d'accès facilité aux
offres d'emploi et de diffusion de leurs CV et candidatures. Cependant, cela a également
rendu le marché du travail plus transparent tout en le rendant plus "bruyant", créant ainsi un
dilemme transparence-bruit" (Fondeur, 2006). Internet a non seulement favorisé
l'augmentation du nombre d'offres d'emploi, mais a également conduit à une banalisation de
l'acte de candidature, réduisant le niveau d'autocensure des candidats et entraînant une
augmentation des candidatures qualifiées de "non qualifiées" (Fondeur, 2006).
Aujourd'hui, les médias sociaux constituent une solution innovante pour atténuer le
problème de bruit généré par le recrutement en ligne. Ils offrent aux entreprises et aux
candidats l'opportunité de mobiliser plus efficacement leur réseau social dans le processus
de recrutement. Ces plateformes permettent non seulement de maintenir et d'étendre les
réseaux existants, mais aussi d'accéder à de nouvelles opportunités de mise en relation et de
cooptation. Grâce à cela, les informations pertinentes peuvent être filtrées plus
efficacement.
66
De nouvelles stratégies émergent dans le monde professionnel, mettant en avant l'utilisation
des médias sociaux par les entreprises et les agences de recrutement. Cependant, ces
méthodes demeurent largement inexploitées dans la recherche académique.
Certains chercheurs se penchent spécifiquement sur les candidats, analysant leurs profils
(Kluemper et Rosen, 2009 ; Dekay, 2009) et leurs interactions sur les réseaux sociaux
numériques (RSN) (Fondeur et Lhermitte, 2006). D'autres explorent les implications des
médias sociaux pour les ressources humaines et le recrutement en se basant sur des données
secondaires (Joos, 2008 ; Roberts et Roach, 2009, Malita et al. 2010).
Il est complexe de définir précisément la Génération Y, car elle engendre des réactions
contradictoires et suscite de nombreux débats. Cette génération, également connue sous les
termes de « Digital Native » ou « Always on », est caractérisée davantage par des
comportements que par un groupe d'âge précis (Besson & Digout, 2012). Les opinions
divergent quant à sa tranche d'âge, certains la situant entre 20 et 25 ans, d'autres entre 20 et
35 ans, voire entre 11 et 30 ans (Besson & Digout, 2012).
La Génération Y est compétitive et active sur internet, diffusant des informations et créant
du buzz. Elle privilégie les réseaux et la coopération plutôt que la hiérarchie stricte, et elle
aspire à l'innovation tout en recherchant la stabilité et la sécurité (Besson & Digout, 2012).
67
réseaux sociaux fréquentés par cette génération, tout en étant attentifs à leur e-réputation.
Ces plateformes facilitent les échanges entre les employeurs et les candidats, permettant
ainsi aux recruteurs d'obtenir une vision globale du parcours et des compétences des
individus de la Génération Y (Besson & Digout, 2012).
Selon Parry et Wilson (2009), les employeurs ont adopté les sites carrières et les sites
emplois pour diverses raisons. Parry et Tyson (2008) ont mené des études de cas montrant
que l'utilisation conjointe d'un site de recrutement en ligne et d'un logiciel de gestion des
candidatures offrait plusieurs avantages aux entreprises en termes de coûts, d'efficacité, de
fiabilité et de service.
Évaluation des avantages présentés par les réseaux sociaux professionnels dans la littérature
et par les consultants.
Un des Points forts majeurs des réseaux professionnels résident dans leur diversité de
profils accessibles. Ces plateformes, utilisées par un vaste public, offrent un vaste réservoir
de candidats potentiels pour les cabinets de recrutement. La clé résidant dans l'optimisation
de cet accès.
L'un des principaux objectifs de ces plateformes est de permettre aux candidats de mettre en
avant leur profil professionnel et de mettre en lumière leurs compétences. Des réseaux
comme Viadeo et LinkedIn sont de vastes bases de données de CV, largement utilisées par
les recruteurs pour trouver des candidats. Une enquête réalisée par Viadeo en France en juin
2010 confirme cette tendance, révélant que 40 % des utilisateurs français du service avaient
68
réussi à obtenir un entretien d'embauche grâce à ce réseau professionnel. De plus, dans un
cas sur deux, ces entretiens aboutissaient à une embauche (Viadeo, 2010).
Les réseaux sociaux professionnels comme Viadeo et LinkedIn aident les cabinets de
recrutement à élargir leur réseau en contactant des profils pertinents. Utilisant la messagerie
de Viadeo, ces cabinets ciblent rapidement une trentaine de candidats qualifiés, augmentant
ainsi leur visibilité et leurs chances de trouver les meilleurs talents (Viadeo, 2010).
LinkedIn, le réseau social professionnel leader mondial, facilite l'accès aux candidats
internationaux, étant présent dans plus de 200 pays. Cette portée mondiale s'avère précieuse
pour les cabinets de recrutement internationaux ainsi que pour ceux à la recherche de talents
mobiles, notamment dans le domaine de l'ingénierie. Les réseaux sociaux professionnels
sont devenus des atouts essentiels pour ces cabinets, contribuant à leur image tout en offrant
un vaste réservoir de candidats. Aujourd'hui, aucun cabinet de recrutement ne peut se
permettre de négliger ces plateformes, car cela entraînerait une perte significative
d'opportunités et de profils qualifiés (Viadeo, 2010).
La présence sur les réseaux sociaux professionnels augmente la visibilité des candidats et
des cabinets. Par exemple, être actif sur Viadeo a un impact plus fort qu'un simple dépôt de
CV sur un site d'emploi. Ces plateformes exigent des utilisateurs de divulguer leur nom,
renforçant ainsi leur présence sur les moteurs de recherche comme Google. Elles améliorent
ainsi la visibilité des candidats. Pour les cabinets de recrutement astucieux, cet outil est
particulièrement avantageux car il facilite la découverte de profils et de CV pertinents avec
un minimum d'effort (Viadeo, 2010).
4. E-learning :
Le terme « e-learning », d'abord mentionné dans certaines thèses américaines dans les
années 1980, a connu une diffusion rapide au début de l'année 1998. En Europe, il a fait son
apparition en mars 1998 avec l'« Initiative E-learning » de la Commission européenne,
69
lancée sur la recommandation de l’E-learning Industrie Groupe, dirigé par des entreprises
industrielles d'origine américaine.
Un domaine en pleine expansion depuis les années 2000, l'e-Learning a été officiellement
reconnu dans le Petit Robert, se définissant comme l'"apprentissage et la formation via
Internet". C'est l'un des domaines de recherche les plus importants et prometteurs
actuellement (Garrison et Anderson, 2003).
Ainsi, le terme "e-learning" englobe aujourd'hui tous les dispositifs de formation basés sur
des réseaux locaux, étendus ou Internet pour la diffusion, l'interaction et la communication.
Cette définition englobe les méthodes d'enseignement à distance en temps réel, telles que les
"classes virtuelles" et les cours en visioconférence, ainsi que les approches en temps différé
qui intègrent l'autoformation à divers degrés (Clark et Mayer, 2007).
En raison de cette définition étendue, divers termes ont été introduits pour décrire des
formes spécifiques d'e-learning. Trois classifications fréquemment utilisées sont exposées
ci-dessous :
70
4.1.1 La formation synchrone
Implique des interactions en temps réel entre les apprenants et les tuteurs dans un
environnement virtuel. Ces échanges peuvent se faire à l'oral ou par écrit, via des outils tels
que le chat, les web-conférences ou la visioconférence. De plus, les formations synchrones
offrent la possibilité de partager des applications et d'interagir avec celles-ci lorsque le
tuteur donne accès aux documents partagés, favorisant ainsi une expérience d'apprentissage
collaborative et interactive (EDU, 2009).
Se déroule en ligne, permettant aux apprenants d'accéder aux contenus sans avoir de contact
simultané en temps réel avec les formateurs ou les autres apprenants. Cette méthode
implique l'utilisation de forums de discussion pour poser des questions, participer à des
activités pédagogiques collaboratives et résoudre des exercices en groupe. Elle inclut
également l'usage de la messagerie électronique et l'échange de cours multimédias que les
apprenants peuvent explorer de manière autonome. Ce mode d'apprentissage offre la
flexibilité de se former à son propre rythme, en fonction des besoins et des disponibilités de
chaque individu (BOB, 2005 ; EDU, 2009).
4.1.3 Le Blended-Learning,
Egalement connu sous le nom de formation mixte ou hybride, combine à la fois des
éléments de formation en présentiel et à distance. Cette approche permet d'améliorer,
d'étendre et de compléter une formation dispensée en personne. En général, le Blended-
Learning transfère les aspects théoriques de la formation dans des modules d'apprentissage
en ligne (e-learning), tandis que la formation en personne se concentre sur les aspects
pratiques et interactifs (EDU, 2009).
Les cours en ligne sont élaborés, administrés et exploités au moyen de systèmes de gestion
d'e-learning appartenant à diverses catégories :
71
spécifiques pour les modules de formation et les assignent à des groupes d'apprentissage
définis (ORZ, 2010).
Ces systèmes incluent des fonctionnalités telles que la transmission en temps réel de la voix
et de la vidéo entre les participants, un tableau blanc partagé, un espace pour la projection
de diapositives ou d'autres supports visuels, des interactions textuelles, y compris les
conversations et les échanges de messages, ainsi que des moyens permettant aux apprenants
de signaler leurs questions. Une autre catégorie parfois distinguée (Finkelstein, 2006).
Partagent des similarités avec les Learning Management Systems (LMS), mais ils se
distinguent par leur capacité à fournir des feedbacks intelligents aux utilisateurs.
Les ITS utilisent des techniques d'intelligence artificielle pour comprendre, informer et
orienter l'apprenant après la réalisation de ses exercices ou tests. Ils cherchent à reproduire
le rôle d'un tuteur en guidant et formant les apprenants de manière efficace. Dans ce
contexte, les tuteurs humains sont souvent remplacés par des entités intelligentes appelées
"agents", capables de surveiller et d'orienter l'apprenant tout au long de son processus
d'apprentissage (Dal, 2009).
72
4.3. Les Formes d'Interaction dans l'e-Learning
En e-Learning, l'interaction peut se produire de trois manières principales, comme décrit par
Hathaway en 2007 :
4.4.1 Avantages
4.4.2 Inconvénients
L'e-Learning présente des défis tels que le manque d'accès à Internet, les problèmes
techniques comme les interruptions de réseau et les attaques de virus, ainsi que l'absence
physique d'un enseignant, pouvant entraîner un sentiment d'isolement. De plus, il exige une
maîtrise adéquate des outils informatiques et d'Internet pour une participation efficace, ce
qui peut constituer un obstacle pour certains apprenants. Ces enjeux soulignent l'importance
d'une assistance technique et pédagogique appropriée pour garantir le succès de l'e-Learning
(Clark et Mayer, 2007).
73
4.5. Les Objectifs de l'e-Learning : Un Aperçu
Il explore les applications efficaces d'outils à large bande comme la vidéoconférence, tout
en favorisant l'apprentissage des langues étrangères pour encourager la compréhension
mutuelle entre les peuples. De plus, il offre aux apprenants la possibilité de diversifier leurs
méthodes d'apprentissage grâce aux nouvelles technologies multimédias d'Internet,
améliorant ainsi leurs performances par l'échange d'informations cruciales entre les
intervenants (Clark et Mayer, 2007).
Les premiers outils d'apprentissage par ordinateur de l'ère "pré-internet" n'ont pas obtenu le
succès escompté, principalement en raison de l'isolement ressenti par les apprenants. L'e-
Learning moderne tire pleinement parti des opportunités offertes par le web, proposant des
formations personnalisées et orientées, reposant en partie sur des échanges dynamiques
variés. Évoquer la rapidité du changement est désormais une notion courante (Lebrun,
2005).
74
des méthodes, des stratégies et des dispositifs partageant certaines caractéristiques : ils se
concentrent sur l'apprenant et lui donnent accès à des informations constamment actualisées.
L'entreprise future ne pourra atteindre ses missions et objectifs que si elle renforce sa
capacité à communiquer, à informer et à impliquer ses employés. (Jean-Marie Peretti, 2015)
Les études récentes sur la digitalisation et la communication interne (Cho, Furey et Mohr,
2017 ; Madsen, 2018 ; Verčič et Vokić, 2017) révèlent une tendance à la décentralisation
croissante de la communication interne, attribuable à l'introduction de nouveaux canaux de
communication. Les individus modifient leurs habitudes de communication et accèdent à
l'information à tout moment.
75
En effet, la technologie a révolutionné les modes de communication entre les managers et
les employés au sein de nombreuses organisations (Gustafsson, Stark et Åman, 2018). Elle a
également facilité les relations entre individus et groupes au sein d'une entreprise grâce à
l'utilisation de la communication interne digitale et de divers outils technologiques. Voici
quelques-uns des outils de communication interne numériques proposés par Kovaitė, K.,
Šūmakaris, P., et Stankevičienė, J. (2020) :
- Messagerie instantanée ;
- Téléconférences audio/vidéo ;
- Blogs internes ;
- Intranet ;
- Profils d'employés en ligne ;
- Réseaux sociaux d'entreprise.
Dans cette étude, nous nous penchons sur l'analyse des relations entre la communication
interne, la transformation digitale et la performance au travail. Nous examinons séparément
la contribution de chaque élément : d'une part, l'impact de la communication interne sur la
performance professionnelle, et d'autre part, l'influence de la digitalisation sur cette
performance. L'objectif est d'identifier les bénéfices de l'implémentation d'une
communication interne digitale au sein des entreprises sur leur performance au travail.
La communication interne, selon Jean-Marie Peretti (2015), est essentielle pour que
l'entreprise atteigne ses objectifs. Elle implique informer, impliquer et mobiliser les équipes
autour des objectifs de l'organisation. Cette communication favorise l'adhésion et la
cohésion, éléments cruciaux pour l'efficacité organisationnelle. Selon Christian Michon
(1994), la communication interne est un levier de management influant sur les
performances. Aujourd'hui, la performance ne se mesure pas uniquement par les chiffres,
mais aussi par le bien-être des employés, favorisé par des pratiques telles que la
communication, la formation et la satisfaction au travail.
76
Les chercheurs en relations humaines tels qu'Herzberg, McGregor et Trist ont mis en
évidence l'impact positif de l'amélioration des conditions de travail sur la productivité des
employés. La communication interne joue un rôle crucial dans la motivation des employés
et leur performance au travail, en instaurant la confiance et en favorisant une culture
organisationnelle positive (Mumby, 2013 ; Berger, 2008).
Les interactions entre individus et entre individus et l'organisation sont des éléments clés de
la performance au travail, comme l'ont souligné Veltz et Zarifian (1994). Ils mettent en
avant l'idée que la performance découle de ces interactions organisationnelles. De plus, des
études psychologiques démontrent que la satisfaction, la motivation et l'implication des
employés ont un impact direct sur leur productivité. Ainsi, un employé bien informé et
impliqué tend à être plus performant au sein de l'organisation.
6. Les défis et les enjeux liés à la transformation digitale des ressources humaines :
Dans l’ère numérique, la gestion des ressources humaines doit relever de nouveaux défis.
Ces changements nous poussent à adapter et à nous réinventer pour répondre aux besoins
individuels, collectifs et organisationnels.
La transformation digitale des entreprises modifie non seulement les outils utilisés mais
aussi les comportements et les habitudes de travail. Selon Tambe et al (2012), les
technologies de l’information rendent les entreprises plus ouvertes favorisent ainsi leur
capacité à innover. Cela entraine l’émergence de nouvelles méthodes de travail, améliorant
la qualité de vie au travail. Les professionnels des ressources humaines doivent donc être
compétents dans l’utilisation des outils numériques mis à leur disposition.
Cette transition vers un nouveau modèle organisationnel est façonnée par une technologie
résultant d’un processus influencé par des idéologies et des dynamiques de pouvoir. Selon
Noble (1995), le discours managérial sur le progrès servirait en quelque sorte de stratégie de
communication, légitimant ainsi des changements organisationnels majeurs au non d’une
modernisation indispensable.
77
salariés grâce à l’analytique RH, à mette en place une stratégie de recrutement efficace et à
élaborer un plan de formation virtuel réalisable (Tambe et al, 2018).
Dans cette partie, nous allons détailler notre modèle de recherche, en nous appuyant sur les
relations que nous avons analysées et expliquées précédemment.
78
La recherche scientifique quantitative repose sur l'évaluation d'hypothèses. Une hypothèse
constitue une supposition ou une prédiction qui décrit une relation potentielle entre les
variables étudiées. Il s'agit d'une explication envisageable d'une question de recherche,
sujette à des tests statistiques. Typiquement, une étude quantitative comporte plusieurs
hypothèses, sélectionnées par le chercheur en fonction des données collectées et des
informations disponibles.
Les hypothèses de mémoire sont des propositions qui expliquent les phénomènes de
mémoire. Elles sont souvent utilisées dans les études de la psychologie et des sciences
sociales pour comprendre comment les individus stockent, retrouvent et utilisent leur
mémoire. Voici quelques exemples des hypothèses de mémoire (Atkinson et shiffrin, 2014).
2. Modèle conceptuel :
Dans notre modèle de recherche, la digitalisation et les pratiques de gestion des ressources
humaines (RH) sont représentées. La digitalisation agit en tant que variable indépendante,
influençant les pratiques RH qui servent de variable dépendante. (Voir la figure ci-dessous)
La digitalisation : GRH :
TIC H e-Recrutement
SIRH e-formation
Communication interne
79
Figure 2: Le modèle conceptuel de la recherche :
Conclusion
Dans le deuxième chapitre, notre attention s'est portée sur l'exploration des liens entre deux
domaines distincts : la digitalisation et ses implications pour la gestion des ressources
humaines. À travers l'analyse approfondie de diverses études, nous avons éclairci les
relations entre les différentes facettes de la digitalisation et les pratiques en gestion des
ressources humaines.
80
Conclusion de la partie théorique
Dans cette première partie, notre exploration a porté sur la complexité du monde des
affaires dans un contexte de transformation numérique. Cette évolution a imposé aux
entreprises le défi majeur de s'adapter au digital pour assurer leur survie et leur
compétitivité. Notre objectif dans cette section était d'analyser l'impact de la digitalisation
sur les pratiques en gestion des ressources humaines (RH) à travers un examen approfondi
de la littérature.
Nous avons débuté en clarifiant le concept de digitalisation, mettant en lumière ses diverses
définitions et ses implications pour les entreprises. En se basant sur un modèle conceptuel
solide, nous avons exploré les multiples facettes de la digitalisation des RH, en mettant en
avant ses diverses dimensions telles que la gestion électronique des documents, le
recrutement en ligne, la formation numérique et la communication interne via des
plateformes digitales.
Dans notre exploration, nous avons également analysé les différents niveaux de
digitalisation, allant de l'automatisation des processus RH à l'utilisation de l'intelligence
artificielle pour l'analyse des données liées aux employés. Nous avons mis en évidence les
avantages et les défis associés à cette transition numérique, soulignant son influence
croissante sur la gestion des talents, l'engagement des employés et la productivité
organisationnelle.
Cette analyse approfondie nous a permis de formuler des hypothèses solides sur l'impact
positif de la digitalisation sur les pratiques en RH. Ces hypothèses, basées sur les tendances
actuelles et les études de cas pertinentes, constituent le socle sur lequel reposera notre étude
empirique à venir. Elles ouvrent la voie à une compréhension approfondie des dynamiques
entre la digitalisation et la gestion des ressources humaines, dans le contexte complexe et en
constante évolution des entreprises d'aujourd'hui.
Nous avons établi une hypothèse afin de représenter ces relations logiques :
81
DEUXIEME PARTIE :
L’impact de la digitalisation
sur la fonction RH : Etude
empirique
82
Introduction de la partie empirique
Dans la première partie de notre recherche, nous avons exploré les fondements théoriques et
conceptuels liés à la digitalisation de la fonction RH. Cette étude nous a permis de
développer un modèle conceptuel.
La deuxième partie de notre recherche se concentre sur une approche empirique visant à
confirmer ou infirmer les hypothèses issues de la littérature et à confronter notre modèle
conceptuel à la réalité du contexte des entreprises tunisiennes opérant dans le domaine de la
digitalisation des ressources humaines.
Cette partie se divise en deux chapitres : le premier détaille nos choix méthodologiques, y
compris le mode d'échantillonnage, l'opérationnalisation des variables.
Le deuxième chapitre se concentre sur leur validation des hypothèses ainsi que les méthodes
d'analyse adoptées pour tester nos hypothèses spécifiques à la digitalisation de la fonction
[Link] présentation et l'analyse des résultats obtenus dans le contexte de la transformation
digitale des ressources humaines au sein des entreprises tunisiennes.
83
Chapitre 1 : Méthodologie de la recherche
Introduction
Dans la première partie de ce mémoire nous avons exposé le cadre théorique énoncé les
hypothèses de recherche et défini la structure pour relier les hypothèses concernant l’impact
de la digitalisation sur les pratiques de gestion des ressources humaines. L’objectif de ce
chapitre est de détailler notre méthodologie ainsi que l’approche adoptée pour examiner nos
hypothèses dans ce contexte.
Le chapitre actuel est organisé en deux sections principales la première section aborde nos
décisions méthodologiques, le type d’enquête choisi et la méthode d’échantillonnage
sélectionnée, la deuxième section se penche sur la manière dont nous opérationnalisons les
variables de notre étude.
Pour commencer nous évaluons la fiabilité de nos échelles de mesure et décrivons notre
échantillon. Ensuite nous examinerons la dimensionnalité de nos variables à travers une
analyse descriptive. Enfin nous mettrons nos hypothèses à l’épreuve dans un troisième
temps.
84
Section 1 : Choix méthodologique et mode d’échantillonnage :
Tout travail de recherche repose sur une perspective particulière, utilise une méthodologie et
offre des résultats dans le but de comprendre, expliquer, prédire ou changer la réalité
(Thiétart et al, 2014).
Dans cette section nous commencerons par expliquer pourquoi nous avons fait ces choix
méthodologique puis nous présenterons la méthode d’échantillonnage que nous avons fait
ces choix méthodologiques puis nous présenterons la méthode d’échantillonnage que nous
avons utilisée.
La méthodologique était couramment définis comme l’étude des méthodes employées pour
développer des connaissances, elle fait partie intégrante de l’épistémologie (Marie Laure et
al, 2012). Le recours à une méthode de recherche découle souvent d’une décision
méthodologique et épistémologique (Ben Aissa, 2001).
Cela implique que l’épistémologie a pour but l’étude des sciences (Martinet, 1990), en
d’autres termes l’épistémologie est définie comme l’étude de la création des connaissances
valides. L’épistémologie est perçue comme une réflexion active qui se concentre sur la
manière dont les connaissances sont produites et justifiées (Thétart, R, A, 2003).
Chaque recherche repose sur une méthodologie fournissant des résultats ayant pour but de
prédire, de prescrire de comprendre ou d’expliquer la sélection du paradigme
épistémologique (Thiétart et al, 2014). Le premier a pour but dessein d’expliquer la
sélection du paradigme épistémologique, le deuxième a pour but d’introduire l’approche
d’échantillonnage choisie tandis que le troisième paradigme est dédié à expliquer les
caractéristiques de l’échantillonnage en question.
85
pour collecter des données en vue de tester de manière objective les théories (Fourati,
2006).
Une étude est considérée comme adoptant une approche positiviste lorsqu’elle remplit
certains spécifiques. D’après Lemoigne, J, L (2007) et Tietart et al (2014), l’épistémologie
se focalise sur trois questions :
Positionnement
Epistémologique
86
permettant de travers un processus situation particulière
représenter la réalité. de construction ou non
Selon Bertacchini, Y (2009), Gavard, Perret et all (2012) et Thietart, R, A et al (2014), les
chercheurs positivistes considèrent généralement que la connaissance représente la réalité
telle qu’elle est, une réalité qui existe en dehors des personnes qui l’observent. En d’autres
termes le positivisme repose sur l’idée que le monde social a une existence objective des
perceptions individuelles.
Ainsi cela signifie l’emploi de modèles d’analyse et de mesure qui sont objectifs et stricts.
Ces chercheurs ont mis en évidence que pour les positivistes la réalité possédé une nature
intrinsèque cette réalité est soumis à des lois universelles.
Burrell et Morgan (1979), Landolsi, H (2017), ont expliqué que l’épistémologie positiviste
vise à comprendre et prédire ce qui se déroule dans le domaine social en identifiants des
modèles réguliers et des relations de cause à effet entre ses éléments constitutifs. Dans ce
paradigme le rôle du chercheur consiste à collecter des données décrivant des faits
spécifiques à mesurer, la fréquence d’apparition de certains phénomènes et à rechercher les
relations de cause à effet appelées hypothèses.
Dans le même esprit Maurant valet (2010) a expliqué que dans le paradigme positiviste on
examine des hypothèses et on analyse les séquences de cause à effet. En d’autre termes les
chercheurs qui adhères à cette approche cherchent généralement à tester des théories dans le
but d’améliorer la capacité à prévoir les phénomènes (Bertacchini, Y, 2009).
87
La méthode par laquelle un chercheur acquiert les connaissances nécessaires pour sa
recherche influence sa démarche méthodologique qualifiée par Mengue (2001) comme
l’itinéraire de recherche, cette démarche englobe les étapes de choix de production de
collecte, de traitement et d’analyse des données (taoukif, 2014).
D’après ces auteurs, ce type de raisonnement conduit le chercheur à répliquer une théorie
que ce soit pour la confirmer ou la refuser mais il ne favorise pas la création de nouvelles
découvertes. Dans ce contexte le processus de recherche d’un positiviste suit un modèle
linéaire et constant (Voir la figure).
88
confrontant à des situations réelles censées être représentatives, c’est-à-dire qu’il les teste
dans la réalité (Koukprmedji, A, 2014 ; Tietart, R, A, 2014).
Gavart-Perret et all (2012), Landolsi, H, (2017), ont décrit ce processus de manière plus
approfondie et l’ont nommé processus de recherche basé sur une approche hypothético-
déductive.
Evard et all (2003) ; Khayati, S (2010), ont expliqué que le type d’étude à entreprendre doit
être déterminé en fonction de l’objectif de la recherche.
L’objectif de notre recherche concorde avec celui des études qu’elles soient de nature
théorique ou empirique. En effet dans le cadre de cette recherche nous visons à évaluer un
modèle conceptuelle élaboré à partir de la formulation de plusieurs hypothèses théoriques.
Ces hypothèses démontrent qu’il existe un impact direct de la digitalisation sur les pratiques
de la fonction RH.
Ces hypothèses ont été formulées en basant sur l’élaboration d’idées et de concepts qui
relèvent d’un cadre théorique spécifique.
Il existe d’autres différences entre les études menées avec une approche qualitative et celles
réalisées avec une approche quantitative. Le choix de l’investigation doit être adapté à
l’orientation de la recherche (Evrard et all, 2003).
Ces méthodes constituent à utiliser des données chiffrées décrire, analyser et expliquer
divers phénomènes d’ordre social ou individuel à partir d’information recueillies auprès
d’un échantillon représentatif d’une population (Trudel et Autonuis, 1991).
89
lorsque la littérature académique a déjà établi un cadre théorique bien établi (Giordano, Y et
Jolibert, A, 2016).
Dans notre contexte, nous avons opté pour une démarche d’enquête et nous avons choisi le
questionnaire comme instrument de collecte de données. Cette décision découle de plusieurs
facteurs notamment le fait que le questionnaire est l’outil de collecte de données le plus
couramment utilisé dans le domaine de la gestion (Debout, C, 2012). De plus il s’aligne
parfaitement avec les caractéristiques de notre recherche à la fois en termes de
positionnement épistémologique (le positivisme) et de méthodologie (démarche
hypothético-déductive).
En plus de ses nombreux avantages tels que la possibilité de quantifier les résultats de la
recherche, d’estimer les variables latentes, de faciliter la comparaison avec d’autres études,
d’être adaptable à une dispersion géographique des répondants et de garantir l’objectivité du
chercheur (Boukhari, 2008 ; Khayati, 2010).
90
Le questionnaire comme décrit par Thietart, R, A (1999), est un outil essentiel pour
collecter des données primaire particulièrement adapté aux recherches quantitatives en
raison de sa capacité à traiter de grands échantillons et à établir des relations statistiques ou
des comparaisons chiffrées.
Pour garantir la pertinence, l’utilité et la fiabilité des données il est essentiel de suivre trois
étapes clés :
Notre enquête cible les parties prenantes des entreprises publiques parmi eux c’est la Caisse
de Dépôt et de Consignation (CDC). L'objectif est de collecter des réponses pour étudier la
relation entre le digital et la fonction RH.
La collecte des données s’est déroulée durant le mois d’octobre. Au début de l’enquête 42
questionnaires ont été distribués auprès des dirigeants des administrations publiques à la fin
nous avons reçue 41 questionnaires.
Notre questionnaire de recherche est structuré en des thèmes commençant tout à bord par :
91
confidentialité de leurs réponses tout en exprimant notre gratitude pour le temps
qu’ils consacrent à l’enquête et leur précieuse collaboration
Information générales : Correspond à des questions relatives au genre, âge, poste
occupé et niveau d’expérience
Savoir de l’Ere digital : Rassemblement des compétences et connaissances des
répondants dans le domaine du digital en général
Impact de la digitalisation sur la fonction RH : Questions sur la relation de digital et
la fonction RH
La dernière est réservée à la mesure des variables liées à la digitalisation de la
fonction RH : communication interpersonnel, formation en ligne et le recrutement en
ligne
2. L’échantillonnage
L’échantillonnage est une portion représentative de la population que l’on examine. C’est
un fragment soigneusement choisi d’un ensemble plus vaste utilisé pour évaluer l’ensemble
et tirer des conclusions sur cette population (Colin, 1970).
Dans notre recherche nous avons mis l’accent sur la diversification de l’échantillon. Cela
garanti l’hétérogénéité des réponses en interrogeant des dirigeants dispersés dans divers
administrations.
Information générales :
Tableau 7: Sexe
N Pourcentage %
Féminin 27 65.9%
Masculin 14 34.1%
92
Ces données indiquent que 27 répondants soit 65.9% de l’échantillon sont des féminin
tandis que 14 répondants représentant 34.1% sont de sexe masculin. Cela montre une
diversité de genre dans les réponses collectées par le questionnaire avec une majorité de
femme parmi les répondants.
N Pourcentage %
Ces chiffres indiquent la répartition des répondants selon les tranches d’âge. Parmi les
répondants 26 répondants (63.4%) sont entre 20 et 30 ans, 9 répondants (22%) sont entre 40
et 50 ans et 2 répondants (4.9%) sont 50 ans ou plus. Cela montre une concentration
significative de répondants dans la tranche d’âge de20 à 30 ans avec une variabilité moindre
dans les autres tranches d’âge.
N %
2 ans-5ans 9 22.4%
N %
1an-2ans 18 43.9%
2ans-5ans 7 17.1%
5ans-10ans 10 24.4%
10ans-20ans 5 12.2%
94
Notre objectif de recherche est de valider nos hypothèses fondant notre modèle conceptuel,
en suivant une approche hypothético-déductive. Pour ce faire, nous avons choisi une
méthode d'analyse des données et des instruments de mesure spécifiques.
La méthode descriptive de recherche est utilisée pour décrire une population ou une
situation avec précision. La recherche quantitative descriptive est un outil d’étude de
marché populaire qui nous permet de recueillir des données pour définir un segment
démographique
Cette section présentera d’abord le choix des échelles de mesures, ensuite la méthode
d’analyse des données.
Pour mesurer les variables de notre modèle, nous utilisons des échelles fiables, validées et
éprouvées dans des recherches antérieures. Notre choix d'utiliser des échelles existantes
s'explique par le fait que ces instruments de mesure ont déjà été validés et publiés, et leur
validité scientifique est reconnue. Toutefois, il est important de noter que ces échelles
peuvent être fortement influencées par le contexte dans lequel elles ont été initialement
créées (Thiétart, 2014).
95
Pour pallier cette limitation, nous avons utilisé certaines échelles telles qu'elles étaient
initialement définies par leurs auteurs, tandis que nous avons apporté des modifications
légères à d'autres afin de les adapter à notre sujet.
Les travaux de littérature nous ont permis de définir cette variable comme suite e-
recrutement est apparu au début du 21e siècle et se réfère au recrutement électronique. Il
englobe la transformation des procédures de recrutement en processus dématérialisés grâce
à l'utilisation d'Internet.
Question Auteur
Question Auteur
96
l’apprentissage en présentiel
Investir plus qu’un jour pour une formation Clark et Mayer (2007)
certifiée
Question Auteur
Les outils utilisés dans une entreprise pour Kovaité, Sumakaris et Stankevicienne
la communication interne (2020)
Gérer les feedbacks des employés Jean Marie Peretti (2015) et Lipiainen et al
concernant les outils de communication (2014)
interne
Conclusion
97
Dans ce chapitre, nous avons exposé la méthodologie de notre recherche. Nous avons opté
pour une approche épistémologique positiviste et avons utilisé une méthodologie de
recherche quantitative. Cette méthodologie impliquait l'administration d'un questionnaire à
un échantillon de 41 dirigeants et responsables d'entreprises publiques en Tunisie.
Dans le chapitre suivant, nous nous concentrerons sur la réponse à la question centrale en
présentant et en discutant des résultats de l'analyse des données collectées auprès de notre
échantillon.
98
Introduction
Les études quantitatives sont couramment utilisées pour tester des hypothèses existantes
dans une approche hypothético-déductive. Les chercheurs ont tendance à opter pour des
enquêtes par questionnaire en raison de leur capacité à généraliser les résultats.
De plus, ces questionnaires sont souvent conçus par les chercheurs eux-mêmes pour
s'aligner au mieux sur le contexte de la recherche. Les chercheurs exploitent fréquemment
des bases de données, offrant des approximations des concepts étudiés, pour des raisons de
praticité (Thiétart, 2014).
Les données recueillies par le biais du questionnaire serviront à valider les échelles de
mesure et les variables du modèle conceptuel, garantissant ainsi leur validité scientifique.
Ces données seront ensuite analysées pour confirmer ou infirmer les hypothèses établies.
99
L'analyse statistique initiale, également appelée analyse descriptive ou statistiques
descriptives, constitue une étape essentielle dans l'exploration des données. Elle débute
généralement par une analyse descriptive, qui permet de comprendre les données,
d'identifier les exceptions et les erreurs, et d'explorer les relations entre les variables. Cette
phase implique de conserver les données brutes dans un format facilement compréhensible
et analytique. Cela nécessite de réorganiser, trier et ajuster les données afin qu'elles puissent
offrir des informations pertinentes sur leur contenu (Fabyio Villegas).
L'analyse descriptive joue un rôle central dans l'analyse statistique des données. Elle permet
de tirer des conclusions sur la répartition des données, de repérer d'éventuelles erreurs ou
valeurs aberrantes, et de mettre en évidence des schémas entre les variables. Cette étape
prépare ainsi le terrain pour des analyses statistiques plus approfondies à venir (Fabyio
Villegas).
L’objectif de notre travail recherche est à la base de tester la validité de nos hypothèses sur
1. Analyse descriptive
Quelle méthode avez-vous utilisée pour soumettre votre candidature à votre poste actuel ?
N %
100
Recruté avant l'arrivée de ces 1 2,4%
outils
Selon les résultats obtenus, il ressort que la majorité des répondants (41,5%) ont utilisé les
réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn pour soumettre leur candidature à leur
poste actuel. Cela met en évidence l'importance croissante des plateformes professionnelles
en ligne dans le processus de recrutement. Par ailleurs, 24,4% des répondants ont eu recours
à une agence de recrutement, indiquant que les services spécialisés restent un canal de
recherche d'emploi significatif. Le site de recrutement de l'entreprise a été utilisé par 22,0%
des répondants, soulignant l'importance des outils en ligne directement liés à l'employeur.
En revanche, l'utilisation des réseaux sociaux personnels et d'autres méthodes directes
semble moins répandue, représentant ensemble seulement 7,3% des réponses. Ces données
mettent en lumière l'influence croissante du numérique, en particulier des réseaux sociaux
professionnels, dans le processus de candidature et de recrutement.
N %
101
mieux son entretien, D'avoir
plus d'informations sur le
poste
102
Faciliter les chances d'être 3 7,3%
embauché
Les résultats montrent que la majorité des répondants (14,6%) considèrent qu'avoir des
informations à la fois sur l'entreprise et sur le poste est essentiel lorsqu'ils soumettent leur
candidature. De plus, 12,9% des participants estiment que ces informations sont cruciales
pour mieux se préparer à l'entretien. Un pourcentage similaire (12,9%) croit que ces
informations peuvent faciliter leurs chances d'être embauchés.
D'autre part, 9,8% des répondants mettent l'accent sur l'importance de se préparer
minutieusement pour l'entretien, tandis que 7,3% estiment que cela peut être combiné avec
des informations sur l'entreprise pour augmenter leurs chances d'embauche. La nécessité
d'obtenir des informations sur le poste spécifique auquel ils postulent est également
soulignée par 14,6% des participants.
Dans l'ensemble, ces réponses mettent en évidence l'importance cruciale pour les candidats
d'avoir un aperçu complet et précis à la fois sur l'entreprise et sur le poste lorsqu'ils
soumettent leur candidature, préparent leur entretien ou cherchent à augmenter leurs
chances d'être sélectionnés pour le poste. Ces informations semblent jouer un rôle
significatif dans le processus de candidature et d'embauche.
103
Tableau 16: Les types d’entretiens dans le processus de recrutement
N %
Les données montrent que la grande majorité des participants (56,1%) ont eu un entretien
direct lors de leur processus de recrutement. Un nombre égal de participants (22,0%) ont eu
des entretiens téléphoniques et des entretiens vidéo en direct. Ces résultats indiquent que les
entretiens en personne sont le mode de sélection le plus couramment utilisé, suivi de près
par les entretiens téléphoniques et vidéo en direct. Cela suggère une diversité dans les
méthodes d'entretien utilisées par les employeurs, peut-être en raison des contraintes
logistiques ou des préférences des candidats et des recruteurs.
Est-ce que vous pensez que la formation en ligne peut être aussi efficace que l'apprentissage
en présentiel ?
N %
Considérablement 13 31,7%
Faiblement 5 12,2%
Modérément 19 46,3%
104
Les résultats indiquent que la majorité des participants (46,3%) considèrent que la formation
en ligne est efficace de manière modérée, tandis que 31,7% estiment qu'elle est efficace de
manière considérable. Seuls 12,2% pensent qu'elle est efficace faiblement, et 4,9% estiment
qu'elle n'est pas du tout efficace. Un petit pourcentage de participants (4,9%) pense qu'elle
est très efficace.
Ces résultats suggèrent que la plupart des participants sont enclins à croire que la formation
en ligne peut être aussi efficace que l'apprentissage en présentiel, avec une grande partie
d'entre eux attribuant un niveau modéré à considérable d'efficacité à la formation en ligne.
Cependant, il y a une minorité qui reste sceptique quant à son efficacité, ce qui met en
évidence la diversité des opinions sur ce sujet.
Quels sujets de formation en ligne trouvez-vous les plus pertinents pour votre carrière
actuelle ?
Tableau 18: Les sujets de formation en ligne les plus pertinents pour la carrière
N %
Communication et 8 19.5%
compétences
interpersonnelles
105
Les données indiquent que la majorité des participants (29,3%) considèrent les sujets de
formation en ligne liés à la technologie et aux compétences digitales comme les plus
pertinents pour leur carrière actuelle. Les compétences techniques spécifiques à leur domaine
(22,0%) sont également jugées importantes. Cela suggère que les professionnels accordent
une grande valeur à l'amélioration de leurs compétences technologiques et digitales, ainsi qu'à
l'acquisition de compétences spécifiques à leur domaine, soulignant ainsi l'importance de
rester compétitif dans un monde professionnel en évolution rapide.
1.2.3. Les formations en lignes sont personnalisées
Pensez-vous que les formations en ligne devraient être personnalisées en fonction des besoins
individuels des apprenants ?
N %
La majorité écrasante des participants (51,2%) est d'avis que les formations en ligne devraient
être personnalisées dans une certaine mesure en fonction des besoins individuels des
apprenants. Cela met en évidence l'importance accordée à l'adaptabilité des programmes de
formation en ligne pour répondre aux besoins spécifiques de chaque apprenant, soulignant
ainsi le désir d'une approche éducative plus personnalisée et ciblée. Un nombre significatif de
participants (41,5%) estime même qu'une personnalisation totale est nécessaire, soulignant
ainsi l'importance de cette approche dans le contexte de l'apprentissage en ligne. Seuls
quelques participants (7,3%) estiment qu'une personnalisation n'est pas nécessaire, indiquant
ainsi une minorité d'opinions contraires dans l'échantillon.
1.2.4. La formation en ligne et l’évolution de carrière
106
Tableau 20: La formation en ligne impacte l’évolution de carrière
N %
107
travail
Les réponses indiquent que la formation en ligne a un impact significatif sur l'évolution de
carrière des participants. La majorité des participants (29,2%) estiment que la formation en
ligne améliore leurs compétences professionnelles. De plus, 19,5% estiment que la formation
en ligne facilite leur accès à de nouvelles opportunités professionnelles, tandis que 17,1%
pensent qu'elle les aide à progresser dans leur domaine d'expertise. Certains participants
(9,8%) pensent que la formation en ligne les aide à progresser dans leur domaine d'expertise
et facilite leur accès à de nouvelles opportunités professionnelles. Ces résultats soulignent
l'importance de la formation en ligne pour le développement professionnel et l'avancement de
carrière des individus.
108
Tableau 21: Investir plus qu’un jour pour une formation certifiée Investir plus qu’un
jour pour une formation certifiée
N %
Les réponses indiquent que la majorité des participants (56,1%) sont prêts à investir plusieurs
jours dans leur formation ou certification uniquement si celles-ci sont très importantes pour
leur travail. D'autre part, 29,3% des participants sont prêts à consacrer plusieurs jours à leur
formation ou certification, quelle qu'elle soit. Seulement 7,3% n'ont pas la flexibilité de
prendre plusieurs jours pour une formation ou certification au sein de l'entreprise, tandis que
le même pourcentage préfère des formations ou certifications qui peuvent être complétées en
une journée ou moins. Ces résultats mettent en évidence l'importance de la pertinence et de la
valeur perçue des formations ou certifications pour les individus dans le cadre de leur travail.
1.2.6. Certification en ligne par jour
109
En moyenne, combien de temps par jour seriez-vous prêt(e) à consacrer aux certifications en
ligne ?
Tableau 22: Temps consacrer par jour pour une certification en ligne
N %
La grande majorité des participants (68,3%) sont disposés à consacrer entre une et deux
heures par jour aux certifications en ligne, indiquant une préférence pour un engagement
modéré dans ce type de formation. En revanche, 17% sont prêts à investir entre deux et trois
heures par jour, montrant un niveau d'engagement légèrement plus élevé. Seuls 12,2% sont
prêts à consacrer moins d'une heure par jour, tandis que seulement 2,4% seraient prêts à
investir plus de trois heures par jour. Ces résultats suggèrent une tendance générale vers des
engagements de temps modérés pour les certifications en ligne.
1.3. Communication interne
Quels résultats tangibles avez-vous observés depuis l'introduction d'outils digitaux facilitant la
communication interpersonnelle au sein de votre entreprise ?
Tableau 23: Résultats de l’introduction d’outils digitaux facilitant la communication
interpersonnelle au sein de l’entreprise
N %
Augmentation de 3 7.3%
l'engagement des employés
Augmentation de 3 7,3%
l'engagement des employés,
110
Renforcement de la
transparence de l'information
au sein de l'entreprise
Augmentation de 2 4,9%
l'engagement des employés,
Renforcement de la
transparence de l'information
au sein de l'entreprise,
Réduction des malentendus
et des erreurs de
communication au sein de
l'entreprise
Augmentation de 2 4,9%
l'engagement des employés,
Renforcement de la
transparence de l'information
au sein de l'entreprise,
Renforcement de la
confiance entre la direction et
les employés
Renforcement de la 2 4,9%
confiance entre la direction et
les employés
Renforcement de la 12 29,3%
transparence de l'information
au sein de l'entreprise
Renforcement de la 6 14,6%
111
transparence de l'information
au sein de l'entreprise,
Réduction des malentendus
et des erreurs de
communication au sein de
l'entreprise
Renforcement de la 1 2,4%
transparence de l'information
au sein de l'entreprise,
Réduction des malentendus
et des erreurs de
communication au sein de
l'entreprise, Renforcement de
la confiance entre la direction
et les employés
Renforcement de la 3 7.3%
transparence de l'information
au sein de l'entreprise,
Renforcement de la
confiance entre la direction et
les employés
Les résultats indiquent que depuis l'introduction d'outils digitaux facilitant la communication
interpersonnelle au sein de leur entreprise, les participants ont observé plusieurs résultats
tangibles. La majorité des répondants (29,3%) ont noté un renforcement de la transparence de
l'information au sein de l'entreprise. De plus, 17,1% ont constaté une réduction des
malentendus et des erreurs de communication. Environ 7,3% ont observé une augmentation
de l'engagement des employés, ainsi qu'une amélioration de la confiance entre la direction et
les employés. Certains participants (14,6%) ont remarqué à la fois le renforcement de la
transparence de l'information et la réduction des malentendus et des erreurs de
communication. En outre, 7,3% ont observé une combinaison de ces bénéfices, incluant le
112
renforcement de la transparence de l'information et la confiance entre la direction et les
employés. Ces résultats mettent en lumière les divers avantages tangibles apportés par
l'utilisation d'outils digitaux dans le contexte de la communication interne au sein des
entreprises des participants.
Quels outils sont utilisés dans votre entreprise pour la communication interne ?
Tableau 24: : Les outils utilisés dans une entreprise pour la communication interne
N %
113
listes de diffusion, Réunions
virtuelles et visioconférences
(ex Zoom, Skype Entreprise),
Téléphone
114
diffusion. Réunions virtuelles
et visioconférences (ex
Zoom, Skype Entreprise).,
Réseaux sociaux d'entreprise
(ex : Facebook)., Téléphone
115
Skype Entreprise).
Les résultats indiquent que les entreprises utilisent une variété d'outils pour la communication
interne. Les emails professionnels et les listes de diffusion sont les outils les plus couramment
utilisés, choisis par 17,1% des participants. Les plateformes de messagerie instantanée telles
que Microsoft Teams sont également largement utilisées, avec 14,6% des réponses. Les
réunions virtuelles et visioconférences (par exemple, Zoom, Skype Entreprise) sont utilisées
par 9,8% des répondants.
Certains participants ont noté l'utilisation conjointe de plusieurs outils. Par exemple, 7,3%
utilisent à la fois les plateformes de messagerie instantanée et les emails professionnels, tandis
que 4,9% combinent les emails professionnels, les listes de diffusion et les réunions
virtuelles/visioconférences. Certains ont également intégré les réseaux sociaux d'entreprise
tels que Facebook dans leur communication interne.
Ces résultats mettent en évidence la diversité des outils utilisés par les entreprises pour
faciliter la communication interne, reflétant l'importance de disposer d'une gamme variée
d'options pour répondre aux besoins de communication spécifiques de chaque organisation.
1.3.3. les feedbacks des employés
Comment votre entreprise gère-t-elle les feedbacks des employés concernant les outils de
communication internes ?
Tableau 25: Gérer les feedbacks des employés concernant les outils de communication
interne
N %
116
feedback régulières
Les résultats indiquent que les entreprises adoptent diverses approches pour gérer les
feedbacks des employés concernant les outils de communication internes. La majorité des
entreprises (39%) ont mis en place un système en ligne pour recueillir les commentaires des
employés, ce qui suggère une démarche proactive pour recueillir les opinions et les
suggestions des employés de manière organisée et centralisée.
D'autres entreprises (22%) encouragent les employés à parler directement à la direction,
mettant en avant une communication ouverte et directe entre les employés et la direction pour
résoudre les problèmes liés aux outils de communication.
En revanche, 26,8% des entreprises déclarent ne pas avoir de système formel de gestion des
feedbacks, ce qui peut indiquer un manque de structure dans la gestion des retours des
employés concernant les outils de communication internes.
Enfin, 12,2% des entreprises organisent des sessions de feedback régulières, ce qui suggère
une approche plus périodique et planifiée pour recueillir les opinions des employés sur les
outils de communication.
Ces résultats mettent en lumière les différentes approches adoptées par les entreprises pour
gérer les feedbacks des employés, reflétant l'importance de prendre en compte les opinions
des employés dans l'amélioration continue des outils de communication internes.
2. Validation des échelles de mesure des variables dépendantes
Nous avons élaboré un modèle conceptuel comprenant trois variables dépendantes et quatre
variables indépendantes, basé sur la littérature existante et des études antérieures. Pour
vérifier ces hypothèses, nous avons opté pour la méthode de régression linéaire. Cela nous
permettra d'appliquer des analyses de régression spécifiques à chaque hypothèse afin de
confirmer leur validité.
2.1. Impacte de chaque variable
Variable Effet
117
essentielles,
Familiariser avec les nouvelles
technologies et participation active et
interactive entre les apprenants.
Hypothèses Résultats
118
comme LinkedIn, jouent un rôle central dans le
processus de candidature, confirmant
Hypothèse 1 : La digitalisation a un impact
l'importance croissante des outils numériques
positif sur la fonction RH
dans le domaine du recrutement et de la gestion
des ressources humaines.
Conclusion
119
Dans ce chapitre, nous avons examiné les données recueillies auprès de notre échantillon à
l'aide du questionnaire. Notre analyse a confirmé la fiabilité de toutes nos échelles de
mesure. De plus, nous avons constaté que les entreprises publiques de notre échantillon
favorisent la digitalisation de la GRH.
Pour expliquer l'impact positif de la digitalisation sur les pratiques en RH, nous avons
exploré les différentes dimensions de la digitalisation. Cette analyse nous a conduits à
formuler quatre hypothèses pour notre échantillon. Les tests réalisés ont validé ces quatre
hypothèses dans le contexte des entreprises étudiées.
Au début de notre étude, nous avons délimité notre champ de recherche en se concentrant sur
les entreprises publiques, formant ainsi notre cadre d'analyse. Notre décision méthodologique
de suivre l'approche positiviste et d'opter pour une étude quantitative a été justifiée. Pour
recueillir les données nécessaires, nous avons choisi l'outil d'investigation sous la forme d'un
questionnaire.
120
Dans le cadre de notre approche empirique, nous avons délibérément sélectionné des
entreprises publiques comme sujet de notre enquête.
Mon choix de sujet, l'impact de la digitalisation sur la fonction RH, découle de l'importance
capitale des technologies numériques dans la transformation des entreprises. Étant au cœur de
toute organisation, la fonction RH subit des changements significatifs avec l'avènement de la
digitalisation. En explorant ce sujet, je vise à comprendre ces transformations, à identifier les
meilleures pratiques et à offrir des solutions concrètes aux entreprises cherchant à optimiser
leur gestion des ressources humaines dans ce contexte numérique en constante évolution.
Nous avons sondé 42 dirigeants, responsables et cadres supérieurs au moyen d'un
questionnaire. Ensuite, nous avons exposé les méthodes statistiques que nous avons
employées pour évaluer nos hypothèses de recherche.
L'analyse descriptive confirme notre hypothèse principale : la digitalisation a un effet positif
sur la fonction RH.
Conclusion générale
Les dirigeants et les employés d'entreprises ont été soumis à un test et ont pris pleinement
conscience de l'importance cruciale du numérique dans leurs activités. Ils ont observé de près
la transformation digitale de tous les aspects de la fonction Ressources Humaines (RH),
englobant des domaines tels que l'administration, le recrutement et la formation.
121
La digitalisation de la Gestion des Ressources Humaines (GRH) se caractérise par l'utilisation
maximale du potentiel offert par la numérisation. Cela s'accomplit à travers diverses solutions
numériques RH déjà disponibles sur le marché ou à développer. Cette approche vise à
atteindre des objectifs stratégiques et opérationnels au sein de l'entreprise (Strhmeier, 2020).
Cependant, il est important de noter que l'impact de la digitalisation peut varier d'une
entreprise à l'autre en fonction des outils spécifiques utilisés et de la manière dont ils sont
intégrés dans les processus organisationnels. Une analyse plus approfondie des outils et des
stratégies numériques au sein de chaque entreprise serait nécessaire pour une compréhension
plus précise de leur impact. Néanmoins, les données globales confirment l'évolution
incontournable vers une utilisation accrue des technologies numériques dans le monde
professionnel, ouvrant de nouvelles opportunités et défis pour les entreprises et les
professionnels.
Devant ce constat, notre étude a été entreprise pour explorer le lien entre la digitalisation et la
gestion des ressources humaines. Nous avons cherché à comprendre la manière dont les
avancées digitales influent sur les différentes variables des RH. Pour ce faire, nous avons
examiné diverses bases théoriques liées à l'intersection du digital et de la gestion des
ressources humaines.
Dans la première partie de notre étude, nous explorons les bases théoriques et conceptuelles.
Nous examinons les différentes définitions de la digitalisation ainsi que son impact sur les
entreprises. Nous nous intéressons également à la Gestion des Ressources Humaines (GRH),
en mettant en lumière les concepts clés et les défis liés à ce domaine. De plus, nous analysons
la relation entre la digitalisation et la GRH, en évaluant l'influence de la digitalisation sur la
fonction RH et en formulons nos hypothèses et notre modèle conceptuel.
Dans la deuxième partie de notre recherche, nous procédons au test de nos hypothèses et à
l'analyse des résultats obtenus. Cette phase comprend la méthodologie de notre recherche
ainsi que l'interprétation des données recueillies, mettant en évidence les conclusions tirées de
notre étude sur l'impact de la digitalisation sur la Gestion des Ressources Humaines.
122
Dans l'ensemble, les données recueillies confirment l'impact positif de la digitalisation dans
divers domaines professionnels, notamment la gestion des ressources humaines, la
communication interne, la formation et le processus de recrutement.
Bibliographie
Aloulou, H. Smaoui, H, Z. Vitari, C. (2022), « Digitalisation frugale de la gestion des
ressources humaines : Genèse d’un concept », Hal open science, page de 1 à 25.
123
Afef, C, (2020), « La transformation digitale : quel rôle pour la fonction RH ? », Recherche
et cas en science de gestion, N°18, page 47 à 69.
Bouwman, H. et all. (2018), «L'impact de la digitalisation sur les business model», Emerald
insight, Politique numérique, réglementation et gouvernance, Vol 20, page 105 à 120.
Boudi, Y et Qachar, A. (2018), « L’usage des médias sociaux dans les pratiques du
management des ressources humaines : e-recrutement », Morrocan journal of
entrepreneurship, Innovation and management, Vol 3, N° 2, page 20 à 24.
124
Dony, S. Maurel, C. (2022), « La digitalisation, un levier de gestion de l’austérité dans les
collectivités locales ? », Gestion et management public, AIRMAP, Vol 10, N°2, Page 9 à
31.
Geneviève, R. et all. (2020), «La gestion des ressources humaines dans les PME : une
analyse systématique de la littérature», Revue internationale P.M.E, page 101 à 137.
125
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Frameworks, page 13 à 32.
Loïc, G. et all. (2012), « Gestion des ressources humaines », dans GRH, page 5 à 26.
126
Safa, M. (2014), « Gestion des ressources humaines et responsabilité sociétale des
entreprises en Tunisie», ITCEQ, N°23, page 2 à 28.
Thèse :
Liens :
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[Link]
127
TABLE DES MATIERES
DÉDICACES..............................................................................................................................2
REMERCIEMENTS...................................................................................................................3
SOMMAIRE...............................................................................................................................4
LISTE DES TABLEAUX...........................................................................................................6
LISTE DES FIGURES...............................................................................................................8
LISTE DES ABREVIATION.....................................................................................................9
INTRODUCTION GÉNÉRALE................................................................................................1
PREMIERE PARTIE :................................................................................................................5
LE CADRE CONCEPTUEL......................................................................................................5
CHAPITRE 1 : LE DIGITAL.....................................................................................................7
INTRODUCTION......................................................................................................................7
SECTION 1 : LA DIGITALISATION : REVUE DE LA LITTÉRATURE..............................7
1. DÉFINITION ET CLARIFICATION D’UN ENSEMBLE DE CONCEPTS DE BASE.. 8
1.1. LA NUMÉRISATION :...................................................................................................8
1.2. LA TRANSFORMATION DIGITALE :........................................................................9
1.3. LA DIGITALISATION :...............................................................................................10
2. LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE L’ADOPTION DE LA DIGITALISATION.12
2.1. APPRENTISSAGE ORGANISATIONNEL :...............................................................12
2.1.1 DÉFINITION DU CONCEPT DE L’APPRENTISSAGE ORGANISATIONNEL.......12
2.1.2. LES DIMENSIONS DE L’APPRENTISSAGE ORGANISATIONNEL :....................13
[Link]. LA VISION PARTAGÉE :..........................................................................................13
[Link]. L’ÉMERGENCE D’UNE CULTURE ORGANISATIONNELLE :..........................14
[Link] LE PARTAGE DE CONNAISSANCE :......................................................................14
[Link] LE SYSTÈME DE PENSÉE :......................................................................................14
[Link] LE LEADERSHIP :......................................................................................................14
[Link] LA COMPÉTENCE :...................................................................................................15
[Link] LE TRAVAIL ET L’APPRENTISSAGE EN ÉQUIPE :.............................................15
2.2 THÉORIE DE LA DIFFUSION DE L’INNOVATION :..................................................16
2.2.1 PROCESSUS DE DIFFUSION DE L’INNOVATION :................................................19
2.3 LA THÉORIE DE MODÈLE D’ACCEPTATION DE LA TECHNOLOGIE :...............19
3. ORIGINE ET ÉMERGENCE DU CONCEPT DE LA DIGITALISATION....................20
4. OBJECTIFS POURSUIVIS GRÂCE À LA DIGITALISATION :..................................21
4.1. OBJECTIFS INTERMÉDIAIRES :..............................................................................22
4.2. OBJECTIFS FINAUX :.................................................................................................22
4.3. OBJECTIF INTERNES :...............................................................................................22
4.4. OBJECTIFS EXTERNES :...........................................................................................22
SECTION 2 : LA TRANSFORMATION DIGITALE DES ENTREPRISES.........................23
1. L’ENTREPRISE DIGITALE............................................................................................24
1.1 LA TRANSFORMATION DIGITALE.........................................................................24
1.1.1 LES ASPECTS TECHNOLOGIQUES :.......................................................................24
2. L’ÉVOLUTION DE LA TRANSFORMATION DIGITALE..........................................27
3. LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
(TIC) :.......................................................................................................................................29
3.1 EVOLUTION DES TIC................................................................................................30
3.2 LES EFFETS DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION (TIC) SUR LA PERFORMANCE DES ORGANISATIONS :............32
4. LES IMPACTS DE LA DIGITALISATION SUR L’ENTREPRISE :............................34
4.1. IMPACT DE LA TRANSFORMATION DIGITALE SUR LE COMPORTEMENT
ORGANISATIONNEL :..........................................................................................................34
4.2. IMPACT DE LA TRANSFORMATION DIGITALE SUR LA PERFORMANCE DE
L’ENTREPRISE :.....................................................................................................................35
5. ERP : ENTREPRISE RESSOURCE PLANNING...........................................................35
CONCLUSION.........................................................................................................................36
CHAPITRE 2 : LA GESTION DE RESSOURCE HUMAINE...............................................37
INTRODUCTION....................................................................................................................37
SECTION 1 : LES CONCEPTS DE LA GRH.........................................................................37
1. DÉFINITION :..................................................................................................................37
2. ORIGINE ET ÉVOLUTION DU CONCEPT RH :.............................................................40
2.1. ORIGINE ET BREF HISTORIQUE DE GRH :..............................................................40
2.2. EVOLUTION DU RÔLE DE GRH :................................................................................41
3. LES OBJECTIFS ET MISSION DE LA GRH :...............................................................43
4. LES ACTIVITÉS DE LA RH :.........................................................................................45
4.1. GESTION DES CARRIÈRES :.....................................................................................45
4.2. GESTION DES COMPÉTENCES :..............................................................................45
4.3. RECRUTEMENT :........................................................................................................46
4.4. GESTION DES TALENTS :.........................................................................................47
SECTION 2 : TRANSFORMATIONS ET DÉFIS DE LA GRH............................................47
1. LA NOUVELLE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES :..................................47
2. FONDEMENTS THÉORIQUES DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES :
48
2.1 THÉORIE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES :...................................48
2.2 THÉORIES DE MOTIVATION ET DE SATISFACTION :.......................................49
2.2.1 MASLOW (1954) :........................................................................................................50
2.2.2 HERZBERG (1971) :.....................................................................................................50
2.2.3 MCGREGOR (1960) :.....................................................................................................51
2.2.4 RUTH KANFER (1990) :................................................................................................51
2.3 THÉORIES ACTUELLES DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES....51
2.3.1 LA GESTION STRATÉGIQUE DES RESSOURCES HUMAINES :..........................51
3. FACTEURS DE TRANSFORMATION :........................................................................52
4. DÉFIS DE GRH :..............................................................................................................52
4.1. DÉFIS TECHNOLOGIQUES :.....................................................................................52
4.2. DÉFI DÉMOGRAPHIQUE :.........................................................................................53
4.2.1 LA DIMINUTION DE LA POPULATION ACTIVE ET LA RARETÉ DE
TRAVAILLEURS QUALIFIÉS :............................................................................................53
CONCLUSION.........................................................................................................................53
CHAPITRE 3 : RELATION ENTRE LA DIGITALISATION ET LA FONCTION RH.......54
INTRODUCTION....................................................................................................................54
SECTION 1 : L’IMPACT DE LA DIGITALISATION SUR LA FONCTION RH................54
1. LA DIGITALISATION DE LA FONCTION RH :..........................................................55
2. LE SYSTÈME D’INFORMATION DES RESSOURCES HUMAINES (SIRH)............56
2.1 LE PROGRÈS DE LA FONCTION RH FACE À LA DIGITALISATION PAR LES
SIRH :.......................................................................................................................................57
2.1.1 SIMPLIFICATION DE L’ACCÈS À L’INFORMATION :...........................................58
2.1.2 DÉCENTRALISÉE DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES :.............59
2.1.3 RESTRUCTURATION DES RESSOURCES HUMAINES :........................................59
2.2 RESPONSABILISATION DES PARTIES PRENANTES GRÂCE AU SIRH :.........60
3. DIGITALISATION DE LA GRH : E-RECRUTEMENT, E-LEARNING ET
DIGITALISATION DE LA COMMUNICATION INTERNE................................................62
3.1 E-RECRUTEMENT :....................................................................................................62
3.1.1 L'E-RECRUTEMENT ET LA GÉNÉRATION Y : UN LIEN ESSENTIEL :...............63
3.2 LES BÉNÉFICES DES RÉSEAUX SOCIAUX DANS LE PROCESSUS DE
RECRUTEMENT :...................................................................................................................64
3.2.1 DES PROFILS VARIÉS.................................................................................................65
3.2.2 CRÉATION ET DÉVELOPPEMENT D’UN RÉSEAU :..............................................65
3.2.3 CANDIDATS INTERNATIONAUX : UNE SOURCE DE DIVERSITÉ ET
D'ENRICHISSEMENT POUR LES RECRUTEURS :............................................................65
3.2.4 MEILLEURE VISIBILITÉ DES CANDIDATS ET DES EMPLOYEURS...................66
4. E-LEARNING :.................................................................................................................66
4.1. TYPOLOGIES DU E-LEARNING...............................................................................67
4.1.1 LA FORMATION SYNCHRONE..................................................................................67
4.1.2 LA FORMATION ASYNCHRONE...............................................................................67
4.1.3 LE BLENDED-LEARNING,..........................................................................................68
4.2. GESTION DE E-LEARNING.......................................................................................68
4.2.1. LES LEARNING MANAGEMENT SYSTEMS (LMS)..........................................68
4.2.2. LES CONTENT MANAGEMENT SYSTEMS (CMS)............................................68
4.2.3. LES LEARNING CONTENT MANAGEMENT SYSTEMS (LCMS)....................68
4.2.4. VIRTUAL CLASSROOM SYSTEMS (VCS)..........................................................69
4.2.5. LES INTELLIGENT TUTORING SYSTEMS (ITS)................................................69
4.3. LES FORMES D'INTERACTION DANS L'E-LEARNING........................................69
4.4. LES BÉNÉFICES ET LES LIMITES DE L'E-LEARNING.........................................69
4.4.1 AVANTAGES.................................................................................................................69
4.4.2 INCONVÉNIENTS.........................................................................................................70
4.5. LES OBJECTIFS DE L'E-LEARNING : UN APERÇU...............................................70
4.6 CONCEPTS CLÉS DE E-LEARNING..............................................................................71
5. DIGITALISATION DE LA COMMUNICATION INTERNE :......................................71
5.1 L'IMPACT DE LA DIGITALISATION DE LA COMMUNICATION INTERNE SUR
LA PERFORMANCE AU TRAVAIL.....................................................................................73
6. LES DÉFIS ET LES ENJEUX LIÉS À LA TRANSFORMATION DIGITALE DES
RESSOURCES HUMAINES :.................................................................................................73
SECTION 2 : MODÈLE CONCEPTUEL DE LA RECHERCHE ET LES HYPOTHÈSES..75
1. LES HYPOTHÈSES DE RECHERCHE..........................................................................75
2. MODÈLE CONCEPTUEL :.............................................................................................76
CONCLUSION.........................................................................................................................76
DEUXIEME PARTIE : L’IMPACT DE LA DIGITALISATION SUR LA FONCTION RH :
ETUDE EMPIRIQUE...............................................................................................................78
CHAPITRE 1 : MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE...................................................80
INTRODUCTION....................................................................................................................80
SECTION 1 : CHOIX MÉTHODOLOGIQUE ET MODE D’ÉCHANTILLONNAGE :.....80
1. CHOIX DE L’APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE :......................................................81
1.1. LA PERSPECTIVE ÉPISTÉMOLOGIQUE DE L’ÉTUDE :......................................81
1.1.1. POSITIONNEMENT ÉPISTÉMOLOGIQUE LE POSITIVISME...........................82
1.1.2. MÉTHODE DE RÉFLEXION ET PROCESSUS ADOPTÉ.....................................83
1.2. LE CHOIX DE TYPE D’INVESTIGATION................................................................84
1.2.1. L’OUTIL D’INVESTIGATION (QUESTIONNAIRE)............................................86
1.2.2. ADMINISTRATION DU QUESTIONNAIRE.........................................................87
1.2.3. LA STRUCTURATION DU QUESTIONNAIRE....................................................87
2. L’ÉCHANTILLONNAGE................................................................................................88
2.1. CARACTÉRISTIQUE DE L’ÉCHANTILLON...........................................................88
SECTION 2. CHOIX DES MÉTHODES D’ANALYSE DES DONNÉES ET LES
INSTRUMENTS DE MESURE...............................................................................................90
1. CHOIX DES ÉCHELLES DE MESURE ET OPÉRATIONNALISATION DES
VARIABLES............................................................................................................................91
1.1. OPÉRATIONNALISATION DES VARIABLES DE LA RECHERCHE ET LA
DÉMARCHE DE VÉRIFICATION DES ÉCHELLES DE MESURE....................................91
1.1.1. VARIABLE E-RECRUTEMENT.............................................................................92
1.1.2. VARIABLE E-LEARNING......................................................................................92
1.1.3. VARIABLE DE COMMUNICATION INTERNE...................................................93
CONCLUSION.........................................................................................................................93
CHAPITRE 2 : IMPACTE DE LA DIGITALISATION SUR LA FONCTION RH (ÉTUDE
EMPIRIQUE)...........................................................................................................................94
INTRODUCTION....................................................................................................................94
SECTION 1 : ANALYSE DESCRIPTIVE ET VALIDATION DES ÉCHELLES DE
MESURES................................................................................................................................94
1. ANALYSE DESCRIPTIVE..............................................................................................95
1.1. DIGITALISATION ET RECRUTEMENT...................................................................95
1.1.1. LES MÉTHODES EMPLOYÉES.............................................................................95
1.1.2. LES AVANTAGES...................................................................................................96
1.1.3. LES TYPES D’ENTRETIENS..................................................................................98
1.2. DIGITAL ET FORMATION :.......................................................................................99
1.2.1. LA FORMATION ET L’APPRENTISSAGE...........................................................99
1.2.2. LES SUJETS DE FORMATION EN LIGNE...........................................................99
1.2.3. LES FORMATIONS EN LIGNES SONT PERSONNALISÉES...........................100
1.2.4. LA FORMATION EN LIGNE ET L’ÉVOLUTION DE CARRIÈRE....................101
1.2.5. FORMATION CERTIFIÉE.....................................................................................103
1.2.6. CERTIFICATION EN LIGNE PAR JOUR.............................................................104
1.3. COMMUNICATION INTERNE.................................................................................105
1.3.1. OUTILS DIGITAUX ET COMMUNICATION INTERNE...................................105
1.3.2. LES OUTILS UTILISÉS.........................................................................................107
1.3.3. LES FEEDBACKS DES EMPLOYÉS....................................................................111
2. VALIDATION DES ÉCHELLES DE MESURE DES VARIABLES DÉPENDANTES
112
2.1. IMPACTE DE CHAQUE VARIABLE.......................................................................112
CONCLUSION.......................................................................................................................114
CONCLUSION GÉNÉRALE.................................................................................................116
BIBLIOGRAPHIE..................................................................................................................118
TABLE DES MATIERES......................................................................................................122