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Cours Isolants

L'isolation thermique vise à réduire les pertes de chaleur dans les bâtiments, avec des pertes significatives par la toiture, les murs et les fenêtres. La conductivité thermique d'un matériau, mesurée par le coefficient lambda, détermine son efficacité isolante, tandis que l'épaisseur et la durée de vie du matériau influencent également sa performance. Une isolation efficace peut réduire les besoins énergétiques de plus de 60% par rapport à un bâtiment non isolé.

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Cours Isolants

L'isolation thermique vise à réduire les pertes de chaleur dans les bâtiments, avec des pertes significatives par la toiture, les murs et les fenêtres. La conductivité thermique d'un matériau, mesurée par le coefficient lambda, détermine son efficacité isolante, tandis que l'épaisseur et la durée de vie du matériau influencent également sa performance. Une isolation efficace peut réduire les besoins énergétiques de plus de 60% par rapport à un bâtiment non isolé.

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Introduction

De manière liminaire, rappelons que l’isolation thermique consiste à limiter les échanges thermiques entre
l’intérieur d’un bâtiment / d’un logement et le milieu extérieur afin que la chaleur ne s’échappe pas à
l’extérieur du bâtiment / du logement.

Les pertes de chaleur ne sont pas les mêmes selon la paroi concernée. Les parois par lesquelles ces
pertes sont proportionnellement les plus importantes sont la toiture (qui représente environ 30% des pertes de
chaleur), les murs (20 à 25 %), les baies et fenêtres (13 à 15 %) et les sols en contact avec le milieu
extérieur (7 à 10%). A ces pertes de chaleur via les parois s’ajoutent d’autres pertes telles que les ponts
thermiques (environ 5 %), les pertes par le renouvellement de l’air et par les fuites d’air (par exemple, via la
2
cheminée) (20 %) .

L’isolation extérieure, qui protège l’enveloppe extérieure d’un bâtiment du froid comme du chaud, la
température intérieure restant stockée dans les murs, est celle qui est la plus efficace car elle supprime les
ponts thermiques. Globalement, notons qu’une isolation thermique efficace, qu’elle soit réalisée par
l’extérieur ou non, permet de réduire les besoins en énergie de plus de 60% par rapport au même bâtiment
non isolé.

1. Mesurer le pouvoir isolant d’un matériau


Le pouvoir isolant d’un matériau dépend du matériau lui-même, mais aussi de son épaisseur et de sa durée
de vie. Une fois ces paramètres connus, la conductivité thermique du matériau, puis la transmission
thermique et la résistance thermique d’une paroi donnée peuvent être calculées. Nous présentons ici les
éléments théoriques permettant de mesurer le pouvoir isolant d’un matériau.

1.1. Conductivité thermique d’un matériau


La conductivité thermique d’un matériau est mesurée par lambda, le coefficient de conductivité thermique
d’un matériau homogène. Lambda est mesuré en watt par mètre kelvin (W/mK) : ce coefficient indique la
quantité de chaleur qui traverse un mètre carré de ce matériau, épais d’un mètre, pendant une seconde.
Plus la valeur de lambda est forte, plus le matériau est conducteur de chaleur ; plus elle est faible, plus le
pouvoir isolant du matériau est important. Un matériau est considéré comme isolant lorsque sa valeur
lambda est inférieure à 0,065 W/mK.
1.1.1. Le type de matériau
Dans la pratique, il existe une valeur lambda propre à chaque matériau et à chaque constructeur, ce qui
permet de les comparer. Dans les Enquêtes sur la Qualité de l’Habitat, nous disposons de catégories de
matériaux. Il convient alors d’utiliser des valeurs standards pour estimer le niveau d’isolation thermique des
parois.

1
L’agrégation en elle-même est réalisée dans le cadre de la construction d’indicateur d’isolation thermique,
documentée dans le DT 2014-05 (Lemaire, 2014).
2
Cf. http://www.terrevivante.org/uploads/Image/0f/WEB_CHEMIN_1028_1225904721.jpg
Document Technique n° 2014-08 Page 6

1.1.2. L’épaisseur du matériau


Outre le matériau en lui-même, il convient de tenir compte de l’épaisseur du matériau isolant. D’une part, la
connaissance de la conductivité thermique d’un matériau permet de choisir l’épaisseur de manière adéquate
pour atteindre un niveau d’isolation thermique donné. D’autre part, connaître l’épaisseur du matériau isolant
en place permet de constater la conductivité thermique effective du matériau existant. Par exemple, un
panneau isolant A avec un lambda de 0,024 W/mK isole deux fois mieux qu’un isolant B ayant un lambda de
0,050 W/mK. Cela signifie qu’il faut placer une double épaisseur de l’isolant B pour obtenir la même valeur
d'isolation que pour le panneau isolant A.
1.1.3. La durée de vie du matériau
Au-delà du matériau et de son épaisseur, il convient également de tenir compte de la durée de vie du
matériau. En effet, la transmission thermique d’un matériau diminue lorsque ce matériau dépasse une
certaine durée de vie. Par ailleurs, plusieurs éléments peuvent diminuer cette durée de vie, en accélérant
l’augmentation de la conductivité thermique de l’isolant ou en diminuant son épaisseur. Parmi ces éléments,
on trouve :
- les conditions météorologiques (par exemple : dégradation des matériaux du fait des intempéries) ;
- l’eau et l’humidité (par exemple : matériau mouillé et non séché du fait de fuites ou de remontées
d’eau dans les murs, ou du fait que le matériau est traversé par la vapeur engendrée dans le
3
logement du côté chauffé ) ;
- la présence de rongeurs, qui trouvent parfois refuge dans les produits d'isolation, qu'il s'agisse d'une
4
laine minérale, végétales ou animale ;
- une mauvaise utilisation des matériaux (par exemple : une détérioration de l’épaisseur d’un isolant
placé sur le sol alors qu’il n’est pas conçu pour cet usage et subir des charges) ;
- le tassement dans le temps pour des matériaux plus souples (par exemple : les isolants en
rouleaux) ;
- les propriétés chimiques et physiques propres à chaque matériau.

Globalement, il est possible de considérer qu’un isolant est totalement efficace durant 10 ans, puis qu’il voit
son efficacité diminuer entre 10 et 25 ans et qu’au-delà de 25 ans son efficacité est fortement diminuée voire
nulle.

1.2. Transmission thermique d’une paroi


5
La transmission thermique est mesurée par U, le coefficient de transmission thermique . Mesuré en watt par
mètre carré kelvin (W/m²K), ce coefficient indique, pour une paroi d’épaisseur donnée, la quantité de chaleur
qui passe par seconde et par mètre carré, avec une différence de température de un kelvin (soit un degré
Celsius), entre les deux côtés de cette paroi. Plus le coefficient de transmission thermique est faible, plus
son pouvoir isolant est grand, et inversement. Lorsque l’isolation est totale (par exemple, lorsque l’ensemble
de la toiture est isolée), on calcule U de la manière suivante :
lambda
U=
épaisseur du matériau
Cette formule doit être adaptée lorsque l’isolation est partielle. Une isolation de la moitié des murs extérieurs
implique, par exemple, que l’on double la valeur de U (un coefficient multiplicateur de 2 est appliqué).
Dans la pratique, une paroi est généralement constituée de plusieurs matériaux différents et de diverses
épaisseurs. Pour calculer la valeur totale de U, il faut donc additionner la valeur U pour chaque couche de
matériaux successive. Dans les Enquêtes sur la Qualité de l’Habitat, le calcul de la transmission thermique
est basé uniquement sur le matériau isolant mentionné par la personne enquêtée. Cela implique que, de
manière conservatoire, l’isolation thermique n’est pas surestimée si on applique l’ensemble de ces formules
aux Enquêtes sur la Qualité de l’Habitat.

3
L’utilisation d’un pare-vapeur permet de se prémunir d’une détérioration de l’isolant du fait de la vapeur
allant du logement vers l’extérieur.
4
L’installation de grillages anti-intrusion permet de se prémunir contre leur présence.
5
On parle également de déperdition thermique. Les deux termes sont interchangeables.

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Document Technique n° 2014-08 Page 7

1.3. Résistance thermique d’une paroi


La résistance thermique d’une paroi est mesurée par R, le coefficient de résistance thermique. Mesuré en
mètre carré kelvin par watt (m²K/W), ce coefficient indique le niveau de résistance qu’offre une paroi au
passage de la chaleur. La résistance thermique caractérise donc la performance thermique du matériau :
plus R est élevé, plus la transmission de la chaleur au travers du matériau est faible. Lorsque l’isolation est
totale (par exemple, lorsque l’ensemble de la toiture est isolée), on calcule R de la manière suivante :
1 épaisseur du matériau
R= =
U lambda
Cette formule doit être adaptée lorsque l’isolation est partielle. Une isolation de la moitié des murs extérieurs
implique, par exemple, que l’on divise la valeur de R par deux (un coefficient multiplicateur de 0,5 est
appliqué).
Dans la pratique, une paroi est généralement constituée de plusieurs matériaux différents et de diverses
épaisseurs. Pour calculer la valeur totale de R, il faut donc additionner la valeur R de chaque couche de
matériaux (isolement, parement, finition, etc.). Dans les Enquêtes sur la Qualité de l’Habitat, le calcul de la
résistance thermique est uniquement basé sur le matériau isolant mentionné par la personne enquêtée. Cela
implique que, de manière conservatoire, l’isolation thermique n’est pas surestimée si on applique l’ensemble
de ces formules aux Enquêtes sur la Qualité de l’Habitat.

2. L’isolation thermique de la toiture


2.1. Localisation de l’isolation
Selon que la toiture soit inclinée ou plate, l’isolation est placée de manière différente. Il n’existe pas de
différence en termes d’isolation thermique entre ces deux types de toitures. Tandis que le type de toiture est
indiqué dans l’EQH 2006-2007, il ne l’est pas dans l’EQH 2012-2013 : nous ne pouvons donc pas en tenir
compte pour la construction de variables comparables sur ce point entre les deux enquêtes. La localisation
de l’isolant, quant à elle, n’est pas renseignée, ni dans l’EQH 2006-2007 ni dans l’EQH 2012-2013.
2.1.1. Isolation de la toiture inclinée6
L’isolant doit être placé à la limite de l'espace protégé. Aussi, il y a deux manières d’isoler une toiture
inclinée : soit l’isolation est réalisée dans le versant de la toiture, soit elle est réalisée au niveau du plancher
des combles. Lorsqu’il n’est pas prévu que les combles soient occupés, et donc chauffés, le plancher de
celui-ci constitue la limite supérieure de l'espace protégé : c'est alors à ce niveau que doit être posé l'isolant.
Par ailleurs, cela permet d'utiliser une surface d'isolant moindre que s'il fallait isoler les versants de toiture,
d'éviter d'avoir à traiter toutes les infiltrations d'air souvent nombreuses dans les combles inoccupés, et de
permettre la ventilation des combles en été. Lorsqu’il est prévu que les combles soient occupés et chauffés,
ils doivent être isolés via le toit incliné, qui est dans ce cas la limite de l'espace protégé : c'est alors à ce
niveau que doit être posé l'isolant.

• Isolation dans le versant7


En fonction de l'état de la charpente, de la couverture et de l'espace intérieur, l’isolation dans le versant sera
réalisée par l'intérieur (par exemple, avec une isolation entre ou sous les chevrons) ou par l'extérieur (grâce
à des éléments autoportants). Lorsque l’état initial est trop dégradé, notamment de la charpente, on doit
envisager de reconstruire complètement la toiture.

L’isolation par l’extérieur est beaucoup plus contraignante, car dès que l’on enlève la couverture, la plupart
des ouvrages de raccord (cheminée, gouttières, pignons) doivent être refaits. De plus, avec les techniques
d'isolation par l'extérieur, on court le risque de mouiller la structure du toit pendant les travaux d'amélioration.
Enfin, cela implique une surélévation du bâti, ce qui, dans certains cas, peut poser problème au niveau

6
On parle également de toiture avec versants.
7
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des toitures inclinées est une synthèse des éléments
mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique des bâtiments du
secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10321

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urbanistique (raccord au bâtiment contigu). C’est donc plutôt l’isolation par l’intérieur qui est choisie, même si
la performance thermique de cette isolation est moins élevée que dans le cas d’une isolation par l’extérieur.

• Isolation du plancher des combles8


Lorsque les combles ne sont pas occupés, l’isolation peut se faire directement au niveau du plancher. Le
choix des matériaux d’isolation varie en fonction du type de plancher et de l’utilisation prévue des combles
(cf. infra).
2.1.2. Isolation de la toiture plate9
Il y a quatre manières de réaliser l’isolation d’une toiture plate : on parle de toiture chaude, de toiture
inversée, de toiture froide et de toiture combinée. Dans le cadre d’une toiture chaude, l'isolant est placé en
sandwich entre deux couches étanches (le pare-vapeur en dessous et la membrane d’étanchéité au-dessus).
Dans le cadre d’une toiture inversée, l’isolant est placé au-dessus de la membrane d'étanchéité existante,
10
qui fait alors également office de pare-vapeur . Dans le cadre d’une toiture froide, l'isolant est placé en
11
dessous du support de l'étanchéité avec une lame d'air ventilée interposée . Enfin, dans le cadre d’une
toiture combinée, il s’agit d’articuler les techniques d’une toiture chaude et d’une toiture inversée. L'isolation
est mise en place en deux couches, la première étant recouverte par la membrane d'étanchéité et la
12
seconde étant placée au-dessus de la membrane d'étanchéité .

Au sein des types d’isolation d’une toiture plate, c’est l’isolation combinée qui est la plus performante, suivie
par la toiture chaude, puis la toiture inversée et la toiture froide, cette dernière étant à présent déconseillée.

2.2. Choix du matériau selon la localisation et conductivité


thermique
Outre une préférence personnelle pour un type de matériau en particulier, le choix des matériaux utilisés
pour isoler la toiture varient selon le type de toiture ainsi que selon l’utilisation des combles (cf. Tableau 1).
Tableau 1 : Type de matériau selon la localisation de l’isolant pour la toiture
Type de toiture Localisation de l’isolant Matériau
Toiture inclinée Dans le versant Sur l’extérieur Panneaux auto-portants
Sur l’intérieur Panneaux rigides ou semi-rigides de laines
Isolant naturel souple en rouleaux
Au niveau du Peu utilisés et où Isolant souple comme des rouleaux de
plancher des peu de stockage matériaux naturels
combles est réalisé
Où sont Isolants plus rigides comme des panneaux
entreposés des synthétiques
objets lourds
Avec un plancher Isolation dans la structure avec des isolants
en bois en vrac ou insufflés
suite du tableau page suivante

8
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique du plancher des combles est une synthèse des
éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique des
bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10326
9
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des toitures plates est une synthèse des éléments
mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique des bâtiments du
secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=9531
10
Dans ce cadre, l'isolant est mouillé par les eaux pluviales, ce qui diminue ses performances.
11
Régulièrement mis en œuvre auparavant, ce système est actuellement complètement dépassé et est à
proscrire, car ce système provoque presque inévitablement de la condensation interne.
12
Cela protège la membrane d'étanchéité contre les chocs thermiques et le rayonnement ultraviolet, ce qui
ralentit le vieillissement de cette membrane.

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Type de toiture Localisation de l’isolant Matériau


Toiture plate Quelle que soit la localisation Isolant rigide capable de supporter une
charge comme le poids humain (par
exemple : mousses synthétiques, panneaux)
de liège, verre cellulaire, certaines laines
minérales).
Isolant qui n’absorbe pas l’eau (par exemple :
panneaux de verre cellulaire, mousses
synthétiques).
Source : tableau réalisé à partir de http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10321, http://www.energieplus-
lesite.be/index.php?id=10326 et http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=9531

13
Dans l’EQH 2012-2013, cinq catégories d’isolants sont proposées (cf. Tableau 2) . Afin d’attribuer un
coefficient de conductivité thermique à chacune de ces catégories, nous calculons la moyenne des différents
isolants figurant dans chaque catégorie.
Tableau 2 : Conductivité thermique des catégories d’isolants dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013
Lambda
Catégorie Lambda moyen par catégorie
Isolants (W/mK)
d’isolants d’isolants (W/mK)
De à
Laine de verre 0,031 0,044
Laine minérale 0,037
Laine de roche 0,031 0,044
Polystyrène expansé 0,031 0,045
Polystyrène extrudé 0,028 0,038
Isolants
Polyéthylène extrudé 0,035 0,045 0,032
synthétiques
Polyuréthane/Polyisocyanurate 0,023 0,029
Cellulose 0,037 0,045
Isolants naturels Fibres de bois 0,037 0,054
Fibres de lin 0,037 0,040
Fibres de chanvre 0,040 0,041
Fibres de coco 0,047 0,050 0,041
Laine de mouton 0,035 0,045
Laine de coton 0,040 0,040
Liège 0,032 0,042
Matériau insufflé Ouate de cellulose 0,037 0,045 0,041
Verre cellulaire 0,038 0,050
Autres Perlite 0,045 0,050 0,054
Vermiculite 0,060 0,080
Source : tableau réalisé à partir de
http://www.ibgebim.be/uploadedFiles/Contenu_du_site/Particuliers/01_Gestes/09_Mes_primes/Primes_énergie_2012/FR_B1_2012_R.
pdf?langtype=2060

Si l’on interprète en soi la variable indiquant le type de matériau utilisé pour isoler la toiture, il apparaît que
ce sont les laines minérales qui présentent la meilleure performance thermique, puis les isolants
synthétiques, puis les isolants naturels et les matériaux insufflés. C’est la catégorie d’isolants « autres » qui
présente la plus mauvaise performance thermique.
14
Sous un angle sanitaire, certaines sources décrivent les isolants synthétiques comme très inflammables et
pouvant dégager des produits nocifs pour la santé lors d’incendies, d’où une préférence pour les isolants
naturels.

13
Dans l’EQH 2006-2007, quatre catégories sont proposées, la catégorie « matériau insufflé » étant agrégée
dans la catégorie « autre ».
14
Description du comportement de certains isolants face au feu sur
http://www.google.be/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=12&ved=0CDwQFjABOAo&url=http%3A
%2F%2Fwww.rhodanienne-des-

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2.3. Choix de l’épaisseur de l’isolant à placer en toiture


Le choix de l’épaisseur de l’isolant placé en toiture dépend de l’espace disponible, du prix du matériau et de
la performance thermique que l’on souhaite atteindre.

Dans l’EQH 2012-2013, nous disposons de trois intervalles d’épaisseur pour l’isolation : « de 3 à 6 cm »,
« de 7 à 12 cm », et « égale ou supérieure à 13 cm ». Par convention, afin de ne pas surestimer les
performances thermiques, nous prenons la valeur minimale de chaque intervalle, soit 3 cm, 7 cm et 13 cm.
Si l’on interprète en soi la variable indiquant l’épaisseur de l’isolation de la toiture, il apparaît qu’une
épaisseur plus importante assure une meilleure performance thermique qu’une épaisseur faible.

Une autre manière d’interpréter cette variable est de situer l’épaisseur constatée avec l’épaisseur qui serait
souhaitable pour obtenir un niveau donné de performance thermique (cf. Tableau 3). Par exemple, selon les
er
seuils définis par la Région wallonne au 1 janvier 2014 pour octroyer une prime d’isolation, la résistance
15
thermique doit être au minimum de 3,5 m²K/W . Sous cet angle, il est plutôt opportun de comparer la
catégorie « égale ou supérieure à 13 cm » à l’agrégation des catégories d’épaisseurs inférieures.
Tableau 3 : Selon l’isolant, épaisseur à placer en toiture pour obtenir une prime en 2014
Catégorie d’isolants Epaisseur moyenne à placer (en mètre) pour obtenir un R de 3,5 m²K/W
Laine minérale 0,13
Isolants synthétiques 0,11
Isolants naturels 0,14
Matériau insufflé 0,14
Autres 0,19

2.4. Coefficient de transmission thermique de la toiture


Dans l’EQH 2012-2013, nous bénéficions également de l’information concernant le degré de couverture de
l’isolation thermique (en l’occurrence, s’il s’agit d’une isolation totale ou partielle) ainsi que de l’année de
16
pose de l’isolant . Cela nous permet de calculer un coefficient de transmission thermique qui prend en
compte de nombreux aspects de l’isolation existante pour la toiture.

Lorsque l’isolation est partielle, le coefficient de transmission thermique doit être augmenté car l’isolation
thermique est moins performante que si l’isolation était totale. Dans la mesure où le degré exact de
couverture partiel n’est pas précisé dans l’EQH 2012-2013, nous choisissons d’appliquer, par convention, un
17
coefficient multiplicateur de 1,030 en référence aux 30% de pertes de chaleur via la toiture . Lorsque la
toiture n’est pas isolée du tout, il convient de se baser sur des valeurs de U standards dans la littérature. Par
18
convention, nous considérons qu’une toiture non isolée aura un U moyen de 2 W/m²K .

Afin de tenir compte de la durée de vie des isolants, nous appliquons un coefficient multiplicateur dans le
cadre de l’EQH 2012-2013. Pour l’isolation des toitures, nous identifions quatre intervalles de durée de vie
des matériaux afin de prendre en compte les dégradations possible du matériau en lui-même, mais aussi les
aléas pouvant intervenir (cf. supra). Ainsi, nous considérons qu’un isolant est totalement efficace durant 10
ans, puis voit son efficacité diminuer entre 10 et 20 ans, diminution qui s’accélère 20 et 25 ans, et au-delà de
25 ans son efficacité est fortement diminuée voire nulle.

bois.com%2Fbdd%2Ffichiers%2Fpages%2Ffiles%2FIsolant.pdf&ei=sQH7U7-
lC4Ph4QSH_YDwDQ&usg=AFQjCNGKCdKkPilE-8G6fMDuLN22KEfpqg
15
Cf. http://energie.wallonie.be/fr/isolation-du-toit-2014.html?IDC=6390&IDD=91459
16
Pour l’EQH 2006-2007, nous disposons uniquement du degré de couverture ; l’année de pose de l’isolant
n’est pas renseignée.
17
Nous procédons de même pour l’EQH 2006-2007, où le degré de couverture partielle n’est pas non plus
précisé.
18
Cf. http://opti-en.com/batiment.html

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3. L’isolation thermique des murs extérieurs


3.1. Localisation de l’isolation
L’isolation des murs extérieurs peut être réalisée par l’extérieur, dans la coulisse ou par l’intérieur.

La localisation de l’isolation des murs extérieurs est mentionnée dans l’EQH 2012-2013, ce qui permet d’en
tenir compte dans le calcul final du coefficient de transmission thermique (cf. infra). Pour interpréter la
localisation de l’isolant en soi, notons que, toute chose égale par ailleurs, une isolation par l’extérieur est
plus performante qu’une isolation dans la coulisse. L’isolation par l’intérieur est la moins performante a priori,
toute chose égale par ailleurs.

• Isolation par l’extérieur19


Plusieurs techniques sont possibles pour réaliser une isolation par l’extérieur. Le choix de la technique
dépend du type de structure. La technique la plus courante est de coller ou de fixer des panneaux isolant
mécaniquement au support, puis de revêtir les panneaux d’un enduit de finition. Une autre technique est de
remplacer l’enduit de finition par un bardage. Enfin, une troisième technique consiste à créer un mur creux
isolé : l’isolant est fixé mécaniquement au mur plein, puis un mur de parement est monté devant l'isolant tout
en étant également relié mécaniquement au mur porteur via des crochets.

L’isolation par l’extérieur est idéale, car elle permet une continuité de l’isolant et donc d’éviter l’existence de
ponts thermiques. Elle permet également de ne pas perdre de chaleur à l’intérieur du logement et
d’augmenter le niveau d’étanchéité de la façade. Toutefois, il n’est pas toujours possible de la réaliser. Par
ailleurs, elle nécessite l’obtention d’une autorisation des services d’urbanisme.

• Isolation dans la coulisse20


Plusieurs techniques sont possibles pour réaliser une isolation dans la coulisse. D’une part, le mur creux
peut être rempli avec des panneaux isolants. D’autre part, il peut être rempli par des injections. Enfin, il peut
être rempli par l’insufflation d’isolants en vrac.

Les avantages d’une isolation par remplissage de la coulisse sont que les finitions intérieures et extérieures
sont conservées, et qu’il n’y a pas d’encombrement au niveau de l’espace intérieur. Mais les contraintes
thermiques et hydriques à mettre en œuvre pour le parement sont élevées, notamment avec un risque
d’apparition de fissures en cas de gel. Par ailleurs, l’épaisseur d’isolant qu’il est possible d’insérer est limitée
et des ponts thermiques sont présents (au niveau des linteaux et/ou crochets d’attache) mais dans une
moindre mesure en comparaison avec une isolation par l’intérieur.

• Isolation par l’intérieur21


Pour réaliser une isolation des murs extérieurs par l’intérieur, on isole via des panneaux ou, plus récemment,
via de la mousse isolante projetée.

L’isolation par l’intérieur cause plusieurs désavantages. Premièrement, il y a des ponts thermiques, car
certains endroits ne peuvent pas être recouverts par l’isolant. Deuxièmement, ce type d’isolation peut être la

19
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des murs extérieurs par l’extérieur est une synthèse
des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique des
bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10353
20
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des murs extérieurs par la coulisse est une
synthèse des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique
des bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10356
21
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des murs extérieurs par l’intérieur est une synthèse
des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité énergétique des
bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10352

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source de l’apparition de condensation ; l’installation d’un pare-vapeur permet de pallier ce désavantage.


Enfin, ce type d’isolation diminue l’inertie du bâtiment, ce qui implique un risque accru de surchauffe ; les
bâtiments fortement isolés doivent avoir un système de ventilation.

3.2. Choix du matériau selon la localisation de l’isolant et sa


conductivité thermique
Outre une préférence personnelle pour un type de matériau en particulier, le choix des matériaux utilisés
pour isoler les murs extérieurs varient selon la localisation de l’isolation (cf. Tableau 4).
Tableau 4 : Type de matériau selon la localisation de l’isolant pour les murs extérieurs
Localisation de l’isolant Technique Matériau
Extérieur Collage ou fixation Panneaux de polystyrène extrudé ou expansé
mécanique de l’isolant au Panneaux semi-rigides de laine minérale
mur + enduit Panneaux de verre cellulaire
Panneaux de polyuréthane
Panneaux de fibre de bois
Collage ou fixation Panneaux de polystyrène Bardage en
mécanique de l’isolant au extrudé ou expansé ardoise, lamelles
mur + bardage Panneaux semi-rigides de métalliques ou
laine minérale plastiques,
Panneaux de verre cellulaire revêtement bois
Panneaux de polyuréthane
Panneaux de fibre de bois
Création d’un mur creux Panneaux de polystyrène extrudé ou expansé
isolé Panneaux semi-rigides de laine minérale
Panneaux de verre cellulaire
Panneaux de polyuréthane
Panneaux de fibre de bois
Dans la coulisse Mur porteur intérieur Panneaux rigides
Injection Mousses d’urée-formaldéhyde, de polyuréthane
Perles de polystyrène expansé avec de la colle
Insufflation Laine minérale hydrogénée en flocons
Perles de polystyrène expansé
Perles de perlite siliconée
Cellulose
Intérieur Panneaux rigides et semi- Panneaux de polystyrène expansé
rigides Laine minérale semi-rigide
Polyuréthane expansé
Mousses projetées Mousse de polyuréthane
Mousse expansive Icynene à base d’huile
végétale
Source : tableau réalisé à partir de http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10353, http://www.energieplus-
lesite.be/index.php?id=10356, http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=10352 et http://www.icynene.be/produits/icynene-mousse-
isolante-ldc-50/

Dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013, quatre catégories d’isolants sont proposés. Afin d’attribuer un
coefficient de conductivité thermique à chacune de ces catégories, nous calculons la moyenne des différents
isolants figurant dans chaque catégorie (cf. Tableau 2).

Si l’on interprète en soi la variable indiquant le type de matériau utilisé pour isoler les murs extérieurs, il
apparaît que ce sont les laines minérales qui présentent la meilleure performance thermique, puis les
isolants synthétiques, puis les isolants naturels et les matériaux insufflés. C’est la catégorie d’isolants
« autres » qui présente la plus mauvaise performance thermique.

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22
Sous un angle sanitaire, certaines sources montrent que les isolants synthétiques sont très inflammables
et peuvent dégager des produits nocifs pour la santé lors d’incendies, d’où une préférence pour les isolants
naturels.

3.3. Choix de l’épaisseur de l’isolant à placer par rapport aux


murs en contact avec l’extérieur
Le choix de l’épaisseur de l’isolant pour les murs extérieurs dépend de la localisation de l’isolant, du prix du
matériau et de la performance thermique que l’on souhaite atteindre.

Dans l’EQH 2012-2013, nous disposons de trois intervalles d’épaisseur pour l’isolation : « de 1 à 3 cm »,
« de 4 à 6 cm » et « égale ou supérieure à 7 cm ». Par convention, afin de ne pas surestimer les
performances thermiques, nous prenons la valeur minimale de chaque intervalle, sauf pour le premier
intervalle, car placer 1 cm d’isolant n’est pas du tout significatif et est équivalent à un mur non isolé. Ainsi,
nous retenons les valeurs suivantes : 3 cm, 4 cm et 7 cm. Si l’on interprète en soi la variable indiquant
l’épaisseur de l’isolation des murs extérieurs, il apparaît qu’une épaisseur plus importante assure une
meilleure performance thermique qu’une épaisseur faible.

Une autre manière d’interpréter cette variable est de situer l’épaisseur constatée avec l’épaisseur qui serait
souhaitable pour obtenir un niveau donné de performance thermique. Par exemple, selon les seuils définis
er
par la Région wallonne au 1 janvier 2014 pour octroyer une prime d’isolation, la résistance thermique doit
être au minimum de 2 m²K/W pour une isolation par l’extérieur et de 1,5 m²K/W pour une isolation dans la
23
coulisse ou par l’intérieur (cf. Tableau 5 et Tableau 6) .
Tableau 5 : Selon l’isolant, épaisseur à placer pour une isolation par l’extérieur des murs extérieurs pour
obtenir une prime en 2014
Catégorie d’isolants Epaisseur moyenne à placer (en mètre) pour obtenir un R de 2 m²K/W
Laine minérale 0,07
Isolants synthétiques 0,06
Isolants naturels 0,08
Autres 0,11
Tableau 6 : Selon l’isolant, épaisseur à placer pour une isolation dans la coulisse ou par l’intérieur des
murs extérieurs pour obtenir une prime en 2014
Catégorie d’isolants Epaisseur moyenne à placer (en mètre) pour obtenir un R de 1,5 m²K/W
Laine minérale 0,06
Isolants synthétiques 0,05
Isolants naturels 0,06
Autres 0,08

3.4. Coefficient de transmission thermique des murs extérieurs


Dans l’EQH 2012-2013, nous bénéficions également de l’information concernant le degré de couverture de
l’isolation thermique (en l’occurrence, s’il s’agit d’une isolation totale ou partielle) ainsi que de l’année de
24
pose de l’isolant . Cela nous permet de calculer un coefficient de transmission thermique qui prend en
compte de nombreux aspects de l’isolation existante pour les murs extérieurs.

22
Tableau comparatif de la résistance au feu de certains isolants consulté sur
http://www.google.be/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0CHUQFjAI&url=http%3A%2F%2
Fwww.rhodanienne-des-
bois.com%2Fbdd%2Ffichiers%2Fpages%2Ffiles%2FIsolant.pdf&ei=VUv3U7u1Dqem0QWHq4CQAg&usg=A
FQjCNGKCdKkPilE-8G6fMDuLN22KEfpqg
23
Cf. http://energie.wallonie.be/nl/isolation-des-murs-2014.html?IDC=6390&IDD=91457
24
Pour l’EQH 2006-2007, nous disposons uniquement du degré de couverture ; l’année de pose de l’isolant
n’est pas renseignée.

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Lorsque l’isolation est partielle, le coefficient de transmission thermique doit être augmenté car l’isolation
thermique est moins performante que si l’isolation était totale. Dans la mesure où le degré exact de
couverture partiel n’est pas précisé dans l’EQH 2012-2013, nous choisissons d’appliquer, par convention, un
25
coefficient multiplicateur de 1,025 en référence aux 25% de pertes de chaleur via les murs extérieurs .
Lorsque les murs extérieurs ne sont pas isolés du tout, il convient de se baser sur des valeurs de U
standards dans la littérature. Par convention, nous considérons que des murs extérieurs non isolés auront
26
un U moyen de 2 W/m²K .

Notons que, dans le cas des murs, une isolation partielle n’est pas systématiquement négative car une
habitation peut être jointive et, dans ce cas, il est inutile d’isoler les surfaces concernées car elles ne sont
pas en contact direct avec le climat extérieur mais avec le mur mitoyen du voisin qui est censé chauffer son
bâtiment. La perte de chaleur y est donc quasi nulle. Le fait de savoir si le bâtiment dans lequel est situé le
logement est jointif ou non est une information disponible dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013.
Cependant, ne sachant pas si la réponse fournie par les personnes enquêtées à la question du degré
d’isolation des murs extérieurs (à savoir, en indiquant si l’isolation est totale, partielle ou absente) tient
compte d du fait que certains murs puissent être protégés et donc isolés par les murs du/des voisins il ne
nous est pas possible d’intégrer cette information dans le calcul du coefficient de transmission thermique.

Afin de tenir compte de la durée de vie des isolants, nous appliquons un coefficient multiplicateur dans le
cadre de l’EQH 2012-2013. Pour l’isolation des murs extérieurs, nous identifions quatre intervalles de durée
de vie des matériaux afin de prendre en compte les dégradations possibles du matériau en lui-même, mais
aussi les aléas pouvant intervenir (cf. supra). Ainsi, nous considérons qu’un isolant est totalement efficace
durant 10 ans, puis voit son efficacité diminuer entre 10 et 20 ans, diminution qui s’accélère 20 et 25 ans, et
au-delà de 25 ans son efficacité est fortement diminuée voire nulle.

Enfin, afin de tenir compte de la place de l’isolant dans le calcul du coefficient de transmission thermique, il
convient d’utiliser un coefficient multiplicateur afin d’augmenter la valeur de U lorsque l’isolation est réalisée
via la coulisse (par rapport à une isolation par l’extérieur), et d’autant plus lorsque l’isolation est réalisée par
l’intérieur (par rapport à une isolation par l’extérieur, mais aussi dans la coulisse). Dans tous les cas,
rappelons que l’application d’un coefficient multiplicateur ne doit pas entraîner une valeur plus élevée que
celle pour un mur qui ne serait pas isolé du tout.

4. L’isolation thermique du sol en contact avec le milieu


extérieur
4.1. Localisation de l’isolation
Il existe trois moyens d’isoler un plancher existant, notamment selon qu’un local est situé sous le sol en
contact avec l’extérieur ou non. Notons que, toute chose égale par ailleurs, une isolation par le haut, sur
dalle, est celle qui apporte la meilleure performance énergétique. Puis vient l’isolation par le bas, enfin
l’isolation entre les éléments de structure du plancher lorsque celui-ci est en bois. La localisation de
l’isolation du sol en contact avec le milieu extérieur n’est pas précisée dans l’EQH 2006-2007 ou dans l’EQH
2012-2013.
4.1.1. Isolation par le haut27
L’isolation par le haut consiste à poser l’isolant sur le plancher et de le recouvrir d’un revêtement. L’isolation
par le haut nécessite la pose d’une nouvelle finition et l’enlèvement éventuel de la finition existante.
L’encombrement de l’isolant doit donc être pris en compte en termes de hauteur des pièces et

25
Nous procédons de même pour l’EQH 2006-2007, où le degré de couverture partielle n’est pas non plus
précisé.
26
Cf. http://opti-en.com/batiment.html
27
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des sols en contact avec l’extérieur par le haut est
une synthèse des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité
énergétique des bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16870

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d’ouverture/fermeture des portes car l’isolation par le haut implique que les hauteurs sous linteaux de portes
ou sous plafonds diminuent. L’idéal est de pouvoir le mettre en œuvre au moment de la construction.
4.1.2. Isolation par le bas28
L’isolation par le bas peut être mise en œuvre lorsqu’il y a un local sous le plancher du rez-de-chaussée.
L’isolant est alors fixé sur le plafond de la cave et éventuellement recouvert d’un parachèvement.
4.1.3. Isolation entre les éléments de structure du plancher29
L’isolation entre les éléments de structure du plancher consiste à placer l’isolant entre les solives les
éléments de structure du plancher. L’isolation dans la structure n’est possible que pour les planchers à
ossature bois.

4.2. Choix des matériaux selon la localisation de l’isolant et sa


conductivité thermique
Outre une préférence personnelle pour un type de matériau en particulier, le choix des matériaux utilisés
pour isoler les sols en contact avec l’extérieur varient selon la localisation de l’isolation (cf. Tableau 7).
Tableau 7 : Type de matériau selon la localisation de l’isolant pour les murs extérieurs
Localisation de l’isolant Matériau
Par le haut Panneaux isolants capable de supporter le poids des meubles et des
(sur dalle) personnes
Mortiers isolants
Par le bas Panneaux isolant rigides ou semi-rigides en fibre de bois,
polyuréthane, polystyrène extrudé, polyéthylène, laine minérale ou
cellulose
Mousse projetée
Entre les éléments de structure Isolant souple, rigide (panneaux) ou en vrac (perlite, ouate de
(pour les planchers en bois) cellulose)

Dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013, trois catégories d’isolants sont proposées (cf. Tableau 8). Afin
d’attribuer un coefficient de conductivité thermique à chacune de ces catégories, nous calculons la moyenne
des différents isolants figurant dans chaque catégorie.
Tableau 8 : Conductivité thermique des catégories d’isolants dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013
Lambda
Catégorie Lambda moyen par catégorie
Isolants (W/mK)
d’isolants d’isolants (W/mK)
De à
Fibres de bois 0,037 0,054
Polyuréthane 0,023 0,029
Polystyrène expansé 0,031 0,045
Polystyrène extrudé 0,028 0,038 0,038
Panneaux
Polyéthylène extrudé 0,035 0,045
isolants
Chanvre 0,040 0,041
Laine minérale 0,031 0,044
Cellulose 0,037 0,045 suite du tableau page suivante

28
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des sols en contact avec l’extérieur par le bas est
une synthèse des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à l’aide à la décision en efficacité
énergétique des bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16869
29
Le contenu de ce paragraphe sur l’isolation thermique des sols en contact avec l’extérieur par les
éléments de structure du plancher est une synthèse des éléments mentionnés sur le site Energie + dédié à
l’aide à la décision en efficacité énergétique des bâtiments du secteur tertiaire : http://www.energieplus-
lesite.be/index.php?id=16871

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Lambda
Catégorie Lambda moyen par catégorie
Isolants (W/mK)
d’isolants d’isolants (W/mK)
De à

Mortiers isolants
Vermiculite expansé 0,060 0,080
0,07

Mousse de
Polyuréthane 0,023 0,029 0,026
polyuréthane
Source : tableau réalisé à partir de
http://www.ibgebim.be/uploadedFiles/Contenu_du_site/Particuliers/01_Gestes/09_Mes_primes/Primes_énergie_2012/FR_B1_2012_R.
pdf?langtype=2060

Si l’on interprète en soi la variable indiquant le type de matériau utilisé pour isoler le sol en contact avec le
milieu extérieur, il apparaît que c’est la mousse de polyuréthane qui présente la meilleure performance
thermique, puis les panneaux isolants. Ce sont les mortiers isolants qui présentent la plus mauvaise
performance thermique. Notons que l’utilisation de mortier isolant n’a du sens que lors de la construction
mais pas en rénovation, ou uniquement en cas de rénovation lourde.

4.3. Choix de l’épaisseur de l’isolant à placer au sol


Le choix de l’épaisseur de l’isolant pour le sol en contact avec le milieu extérieur dépend de la localisation de
l’isolant, du prix du matériau et de la performance thermique que l’on souhaite atteindre.

Dans l’EQH 2012-2013, nous disposons de trois intervalles d’épaisseur pour l’isolation : « de 1 à 3 cm »,
« de 4 à 6 cm » et « égale ou supérieure à 7 cm ». Par convention, afin de ne pas surestimer les
performances thermiques, nous prenons la valeur minimale de chaque intervalle, sauf pour le premier
intervalle, car placer 1 cm d’isolant n’est pas du tout significatif et est équivalent à un sol non isolé. Ainsi,
nous retenons les valeurs suivantes : 3 cm, 4 cm et 7 cm. Si l’on interprète en soi la variable indiquant
l’épaisseur de l’isolation du sol en contact avec le milieu extérieur, il apparaît qu’une épaisseur plus
importante assure une meilleure performance thermique qu’une épaisseur faible.

Une autre manière d’interpréter cette variable est de situer l’épaisseur constatée avec l’épaisseur qui serait
souhaitable pour obtenir un niveau donné de performance thermique. Par exemple, selon les seuils définis
er
par la Région wallonne au 1 janvier 2014 pour octroyer une prime d’isolation, la résistance thermique doit
être au minimum de 2 m²K/W pour une isolation par le bas et de 1,5m²K/W pour une isolation par le haut/sur
30
dalle (cf. Tableau 9 et Tableau 10) .
Tableau 9 : Selon l’isolant, épaisseur à placer pour une isolation par le bas du sol en contact avec le
milieu extérieur pour obtenir une prime en 2014
Epaisseur moyenne à placer (en mètre) pour obtenir un R de 2
Catégorie d’isolants
m²K/W
Panneaux isolants 0,08
Mortiers isolants -
Mousse de polyuréthane 0,06
Tableau 10 : Selon l’isolant, épaisseur à placer pour une isolation par le haut du sol en contact avec le
milieu extérieur pour obtenir une prime en 2014
Epaisseur moyenne à placer (en mètre) pour obtenir un R de 1,5
Catégorie d’isolants
m²K/W
Panneaux isolants 0,06
Mortiers isolants 0,11
Mousse de polyuréthane 0,04
Nota Bene : dans le cas d’une isolation par le haut, sur dalle, la prime n’est octroyée que si l’isolation est réalisée par un entrepreneur
ou une entreprise du secteur.

30
Cf. http://energie.wallonie.be/fr/isolation-des-sols-2014.html?IDC=6390&IDD=91458

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4.4. Coefficient de transmission thermique du sol en contact avec


le milieu extérieur
Dans l’EQH 2012-2013, nous bénéficions également de l’information concernant le degré de couverture de
l’isolation thermique (en l’occurrence, s’il s’agit d’une isolation totale ou partielle) ainsi que de l’année de
31
pose de l’isolant . Cela nous permet de calculer un coefficient de transmission thermique qui prend en
compte de nombreux aspects de l’isolation existante pour le sol en contact avec le milieu extérieur.

Lorsque l’isolation est partielle, le coefficient de transmission thermique doit être augmenté car l’isolation
thermique est moins performante que si l’isolation était totale. Dans la mesure où le degré exact de
couverture partiel n’est pas précisé dans l’EQH 2012-2013, nous choisissons d’appliquer, par convention, un
coefficient multiplicateur de 1,010 en référence aux 10% de pertes de chaleur via le sol en contact avec le
32
milieu extérieur . Lorsque ce sol n’est pas isolé du tout, il convient de se baser sur des valeurs de U
standards dans la littérature. Par convention, nous considérons qu’un sol en contact avec le milieu extérieur
33
non isolé aura un U moyen de 2 W/m²K .

Afin de tenir compte de la durée de vie des isolants, nous appliquons un coefficient multiplicateur dans le
cadre de l’EQH 2012-2013. Pour l’isolation du sol en contact avec le milieu extérieur, nous identifions quatre
intervalles de durée de vie des matériaux afin de prendre en compte les dégradations possible du matériau
en lui-même, mais aussi les aléas pouvant intervenir (cf. supra). Ainsi, nous considérons qu’un isolant est
totalement efficace durant 10 ans, puis voit son efficacité diminuer entre 10 et 20 ans, diminution qui
s’accélère 20 et 25 ans, et au-delà de 25 ans son efficacité est fortement diminuée voire nulle.

5. L’isolation thermique des baies et fenêtres


5.1. Choix des châssis et des vitrages
Au-delà de préférences personnelles pour certains matériaux, le choix des châssis et des vitrages ne
dépend pas que d’objectifs en termes d’isolation thermique. En effet, plusieurs autres fonctions doivent être
remplies (l’apport de lumière, l’apport occasionnel d’air, une isolation acoustique, l’étanchéité à l’eau et à
l’air), ce qui ajoute des critères pour choisir les baies et fenêtres.

5.2. Transmission thermique des baies et fenêtres


La transmission thermique des baies et fenêtres dépend de la transmission thermique de ce qui les
compose : le châssis et le vitrage.
5.2.1. Transmission thermique des châssis
Dans l’EQH 2012-2013, nous disposons de quatre types de châssis (cf. Tableau 11). Si l’on interprète en soi
la variable indiquant le type de châssis, il apparaît que ce sont les châssis en bois qui ont la meilleure
performance thermique (la transmission thermique la plus basse), puis les châssis en PVC. Viennent ensuite
les châssis métallique avec une coupure thermique. Enfin, les châssis métallique sans coupure thermique
sont ceux qui présentent la transmission thermique la plus élevée.

31
Pour l’EQH 2006-2007, nous disposons uniquement du degré de couverture ; l’année de pose de l’isolant
n’est pas renseignée.
32
Nous procédons de même pour l’EQH 2006-2007, où le degré de couverture partielle n’est pas non plus
précisé.
33
Cf. http://opti-en.com/batiment.html

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Tableau 11 : Transmission thermique des types de châssis dans l’EQH 2006-2007
et l’EQH 2012-2013
Types de châssis Transmission thermique (W/m²K)
Châssis en bois 2,18*
Châssis en PVC 2,2
Châssis métallique avec coupure thermique 4,51
Châssis métallique sans coupure thermique 5,9
* : moyenne entre le châssis en bois de feuillus et le châssis en bois de résineux
Source : tableau réalisé à partir de http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16807#c20934686

5.2.2. Transmission thermique des vitrages


Dans l’EQH 2012-2013, nous disposons de quatre types de vitrages (cf. Tableau 12). Si l’on interprète en soi
la variable indiquant le type de vitrage, il apparaît que le triple vitrage est le plus performant, tandis que le
moins performant est le simple vitrage.
Tableau 12 : Transmission thermique des types de vitrages dans l’EQH
2006-2007 et l’EQH 2012-2013
Types de vitrages Transmission thermique (W/m²K)
Simple vitrage 6
Double vitrage ordinaire 3
Double vitrage basse émissivité 1,1
Triple vitrage 0,6
Source : tableau réalisé à partir de http://www.energieplus-
lesite.be/index.php?id=16807#c20934686

5.3. Coefficient de transmission thermique des baies et fenêtres


5.3.1. Coefficient de transmission thermique des baies et fenêtres standards
Pour connaître le coefficient de transmission thermique des baies et fenêtres, il faut combiner les
informations concernant la transmission thermique des châssis à celles concernant la transmission
thermique des vitrages. Pour une fenêtre standard, le châssis occupe en moyenne 30% de la surface totale
d’une baie ou d’une fenêtre, et le vitrage en occupe en moyenne 70%. Le coefficient de transmission
34
thermique des baies et fenêtres se calcule donc de la manière suivante :

/ ê = 0,3 ∗ "#â%% % + 0,7 ∗ ( )

Les valeurs du coefficient de transmission thermique des baies et fenêtres selon la combinaison châssis /
vitrage à l’œuvre figurent dans le Tableau 13. Il apparaît que, pour chaque type de châssis, la combinaison
avec le triple vitrage est celle qui est la plus performante en termes d’isolation, tandis que la moins
performante concerne le simple vitrage. Il apparaît également que, pour chaque type de vitrage, la
combinaison avec un châssis bois ou PVC est celle qui est la plus performante en termes d’isolation, tandis
que les moins performantes sont celles comprenant un châssis métallique.
Tableau 13 : Coefficients de transmission thermique des baies et fenêtres selon leur composition
coefficient de transmission thermique
Châssis Vitrage
(W/m²K)
Bois Simple vitrage 4,82
Double vitrage ordinaire 2,75
Double vitrage super isolant 1,42
Triple vitrage 1,07
suite du tableau page suivante

34
Cf. http://app.bruxellesenvironnement.be/guide_batiment_durable/docs/ENE06_FR.pdf
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coefficient de transmission thermique


Châssis Vitrage
(W/m²K)
PVC Simple vitrage 4,86
Double vitrage ordinaire 2,76
Double vitrage super isolant 1,43
Triple vitrage 1,08
Châssis métallique avec Simple vitrage 5,55
coupure thermique Double vitrage ordinaire 3,45
Double vitrage super isolant 2,12
Triple vitrage 1,77
Châssis métallique sans Simple vitrage 5,97
coupure thermique Double vitrage ordinaire 3,87
Double vitrage super isolant 2,54
Triple vitrage 2,19

Une autre manière d’interpréter ces combinaisons est de les situer par rapport à la transmission thermique
maximale souhaitable pour obtenir un niveau donné de performance thermique. Par exemple, selon les
er
seuils définis par la Région wallonne au 1 janvier 2014 pour octroyer une prime de rénovation ou de
réhabilitation des menuiseries extérieures, la transmission thermique doit être au maximum de 2 W/m²K pour
35
l’ensemble de la baie ou de la fenêtre . Cela implique que seules cinq des combinaisons mentionnées
supra sont éligibles : châssis bois avec du double vitrage super isolant, châssis bois avec du triple vitrage,
châssis PVC avec du double vitrage super isolant, châssis PVC avec du triple vitrage, châssis métallique
36
avec coupure thermique et du triple vitrage .
5.3.2. Coefficient de transmission thermique des baies et fenêtres complexes
Notons que la formule supra, et les valeurs du coefficient de transmission thermique qui en découle, ne sont
valables que pour des fenêtres standards, d’un seul tenant et sans grille de ventilation. Pour calculer le
coefficient de transmission thermique d’une baie ou d’une fenêtre complexe, la formule en elle-même est
37
plus développée . Il convient de calculer la valeur de la transmission thermique pour chacune des fenêtres,
l’aire de la grille de ventilation étant également prise en compte, puis d’additionner ces valeurs (au prorata
des surfaces concernées et en tenant compte des déperditions linéiques aux rives des vitrages et panneaux)
pour l’ensemble de la baie ou de la fenêtre concernée.

Dans l’EQH 2006-2007 et dans l’EQH 2012-2013, le fait que les baies et fenêtres soient standards ou
complexes n’est pas spécifié. Par convention, nous utilisons donc la formule de calcul du coefficient de
transmission thermique dans le cas des baies et fenêtres standards.
5.3.3. La prise en compte de la durée de vie des châssis et des vitrages
Dans l’EQH 2012-2013, nous bénéficions également de l’information concernant le degré de couverture de
l’isolation thermique (en l’occurrence, s’il s’agit d’une isolation totale ou partielle) ainsi que de l’année de
38
pose des baies et fenêtres .

Lorsque l’isolation est partielle, le coefficient de transmission thermique doit être augmenté car l’isolation
thermique est moins performante que si l’isolation était totale. Dans la mesure où le degré exact de
couverture partiel n’est pas précisé dans l’EQH 2012-2013, nous choisissons d’appliquer, par convention, un
39
coefficient multiplicateur de 1,015 en référence aux 15% de pertes de chaleur via les baies et fenêtres .

35
Cf. http://energie.wallonie.be/fr/la-reglementation-peb.html?IDC=6232
36
Notons que cette dernière combinaison n’est pas commercialisée car le triple vitrage est trop lourd pour un
châssis en aluminium.
37
Cf. http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16893
38
Pour l’EQH 2006-2007, nous disposons uniquement du degré de couverture ; l’année de pose de l’isolant
n’est pas renseignée.
39
Nous procédons de même pour l’EQH 2006-2007, où le degré de couverture partielle n’est pas non plus
précisé.

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Notons que les châssis et les vitrages n’ont pas la même durée de vie a priori. Tandis que les châssis ont
une durée de vie estimée à un minimum de quatre décennies (cf. Tableau 14), la durée de vie des vitrages
40
est moindre. Le triple vitrage a une durée de vie assez limitée (15 ans en moyenne), même s’il est bien
utilisé et correctement entretenu. La garantie d'efficacité des doubles vitrages, telle que prévue dans les
41
agréments techniques, est de 10 ans , tandis que la durée de vie réelle rejoint celle du triple vitrage, soit
42
environ 15 ans . Enfin, le simple vitrage étant obsolète, il est considéré comme une absence d’isolation des
baies et fenêtres.
Tableau 14 : Durée de vie estimée selon le type de châssis
Type de châssis Durée de vie estimée
Bois de 40 à 60 ans (si le bois est bien traité)
PVC de 40 à 50 ans
Métallique de 60 ans ou plus
Source : tableau réalisé à partir de
http://app.bruxellesenvironnement.be/guide_batiment_durable/docs/MAT04_FR.pdf
Nota Bene : Les durées de vie des menuiseries sont restent difficiles à estimer, à la fois par manque de
recul et par manque d’études statistiques des mises en déchet.

Afin de tenir compte de la durée de vie des isolants, nous appliquons un coefficient multiplicateur dans le
cadre de l’EQH 2012-2013. Pour l’isolation des baies et fenêtres, nous identifions quatre intervalles de durée
de vie des matériaux afin de prendre en compte les dégradations possibles des châssis et des vitrages en
eux-mêmes, mais aussi les aléas pouvant intervenir (cf. supra). Nous considérons que l’isolation des baies
et fenêtres est totalement efficace durant 10 ans (durée de la majorité des garanties constructeurs), puis voit
son efficacité diminuer entre 10 et 15 ans (la durée de vie et l’efficacité des vitrages sont estimées à 15 ans),
puis entre 15 et 25 ans (la durée de vie et l’efficacité des châssis sont estimées à 25 ans) et au-delà de 25
43
ans l’efficacité de l’isolation thermique des baies et fenêtres est fortement diminuée voire nulle .

Dans la mesure où les types de vitrages renvoient à des périodes d’installations spécifiques (cf. Tableau 15),
il est également possible d’interpréter cette variable de l’EQH 2012-2013 sous cet angle, autrement en
termes d’âge du parc de logements ou pour indiquer que des travaux de rénovation ont été réalisés alors
que la période de construction du logement est bien plus ancienne.
Tableau 15 : Caractéristiques et période d’installation selon le type de vitrage
Type de Période
Caractéristiques
vitrage isolant d’installation
Début des années
Double vitrage constitué de deux feuilles de verre, séparées par un espace
1970 à début des
ordinaire hermétique clos
années 2000
aussi appelé « vitrage à haut rendement » ou « vitrage à basse
émissivité », il est constitué comme le double vitrage ordinaire,
Double vitrage Début des années
avec une couche métallique placée à l'intérieur du double vitrage :
super isolant 1980 à aujourd’hui
elle bloquera une partie du transfert de chaleur par rayonnement,
diminuant ainsi le flux total de chaleur au travers de la fenêtre
Début des années
Triple vitrage formé par trois feuilles de verre séparant deux espaces d'air
2000 à aujourd’hui
Source : tableau réalisé à partir de http://multiglass.be/Fiche%20technique%20double%20vitrage.pdf

40
Cf. http://maison-passive.comprendrechoisir.com/comprendre/triple-vitrage
41
Cf. http://multiglass.be/Fiche%20technique%20double%20vitrage.pdf
42
Cf. http://www.ideesmaison.com/Le-Mag-de-la-Maison/A-la-Une/Construction-materiaux/Choisir-le-bon-
vitrage/Double-vitrage-et-coefficient-U.html
43
La limite de 25 ans est choisie en dépit d’une longévité plus importante des châssis, car les joints, en
revanche, ne tiennent pas aussi longtemps, ce qui rend l’isolation inefficace quel que soit le châssis.

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6. Conclusion
A partir des coefficients de transmission thermique pour les parois principales et d’informations
complémentaires, il est possible de calculer un niveau d’isolation K pour caractériser l’isolation thermique de
44
l’ensemble de l’enveloppe d’un bâtiment. La formule globale tient notamment compte de l’isolation
thermique de chaque paroi du bâtiment en contact avec un environnement froid (qu’il s’agisse du milieu
extérieur, d’un vide sanitaire, d’une cave), de la surface de ces différentes parois et de la forme du bâtiment.

Dans l’EQH 2006-2007 et l’EQH 2012-2013, les informations nécessaires au calcul du niveau d’isolation K
ne sont pas disponibles. Sous réserve que les éléments nécessaires soient collectés, il serait envisageable
de disposer d’une vue d’ensemble de l’isolation thermique globale des logements occupés en Wallonie.
Tableau 16 : Evolution des valeurs maximales de U pour les différentes parois selon les exigences PEB
Exigences PEB Exigences Exigences PEB Exigences Exigences PEB
er er er er er
du 1 PEB du 1 du 1 PEB du 1 à partir du 1
Parois du volume
septembre 2008 mai 2010 septembre 2011 juin 2012 janvier 2014
protégé
U max (W/m²K)
Toitures 0,3 0,3 0,3 0,27 0,24
Murs 0,5 0,4 0,4 0,32 0,24
Planchers du sol en
contact avec 0,9 0,4 0,4 0,35 0,30
l’extérieur
Baies et fenêtres 2,5 2,5 2,5 2,20 2
Source : tableau réalisé à partir de http://energie.wallonie.be/fr/la-reglementation-peb.html?IDC=6232
Champs : ces valeurs concernent l'ensemble des bâtiments (sauf exceptions explicitement visées par la réglementation) pour tous les
travaux de construction, de reconstruction et de transformation nécessitant l'obtention d'un permis d'urbanisme.

Bibliographie
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