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Les TDs Avec Solutions

Le document présente le corrigé des travaux dirigés en transfert thermique pour la filière SMP, parcours Mécanique et énergétique, année universitaire 2019-2020. Il aborde les unités thermiques, les exercices sur la conversion de températures entre différents systèmes, ainsi que des calculs liés à la chaleur dissipée par une résistance électrique. Les professeurs A. Aharoune et M. El Yaqouti sont responsables de ce corrigé.

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Département de Physique

*************

Corrigé des travaux dirigés


de
Transfert thermique
Filière : SMP
Parcours : Mécanique et énergétique (ME6)
Semestre 6

Professeurs :
A . AHAROUNE et M. EL YAQOUTI

Année Universitaire : 2019-2020


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

Transfert Thermique
Corrigé de la série n°1 : Généralités

I. Les unités thermiques

Rappels :
Système international :

Température :
𝑇(𝐾) = 𝑇(°𝐶) + 273.15
∆𝑇(𝐾) = 𝑇2 (𝐾) − 𝑇1 (𝐾) = (𝑇2 (°𝐶) + 273.15) − (𝑇1 (°𝐶) + 273.15) = ∆𝑇(°𝐶)

Quantité de chaleur :
1 𝐽𝑜𝑢𝑙𝑒 ≡ 0.239 𝑐𝑎𝑙 ≡ 0.948 10−3 𝐵𝑡𝑢

Flux thermique :
𝑐𝑎𝑙 𝑘𝑐𝑎𝑙
1 𝑊 ≡ 0.239 ≡ 0.86 ≡ 3.4121 𝐵𝑡𝑢. ℎ−1
𝑠 ℎ
Densité de flux :
1𝑊. 𝑚−2 ≡ 23.9 10−6 𝑐𝑎𝑙. 𝑐𝑚−2 . 𝑠 −1 ≡ 0.86 𝑘𝑐𝑎𝑙. 𝑚−2 . ℎ−1 ≡ 0.317 𝐵𝑡𝑢. 𝑓𝑡 −2 . ℎ−1
Avec 𝑓𝑡 ≡ 0.3048 𝑚 (Pieds en français).

Coefficient global de transmission thermique :


1 𝑊. 𝑚−2 𝐾 −1 ≡ 23.9 10−6 𝑐𝑎𝑙. 𝑐𝑚−2 . 𝑠 −1 . °𝐶 −1 ≡ 0.86 𝑘𝑐𝑎𝑙. 𝑚−2 . ℎ−1 °𝐶 −1
≡ 0.317 𝐵𝑡𝑢. 𝑓𝑡 −2 . ℎ−1 °𝐹 −1
Résistance thermique :
1𝐾. 𝑊 −1 ≡ 4.1855 °𝐶. 𝑠. 𝑐𝑎𝑙 −1 ≡ 1.163°𝐶. ℎ. 𝑘𝑐𝑎𝑙 −1 ≡ 0.526°𝐹. ℎ. 𝐵𝑡𝑢−1

Système ANGLO-SAXON :

Température :
𝑇(°𝑅) = 1.8 𝑇(𝐾) = 1.8(𝑇(°𝐶) + 273.15) = 1.8 𝑇(°𝐶) + 491.67
𝑇(°𝐹) = 1.8 𝑇(°𝐶) + 32
∆𝑇(°𝐹) = 𝑇2 (°𝐹) − 𝑇1 (°𝐹) = (1.8 𝑇2 (°𝐶) + 32) − (1.8 𝑇1 (°𝐶) + 32)
= 1.8(𝑇2 (°𝐶) − 𝑇1 (°𝐶)) = 1.8∆𝑇(°𝐶)
Donc : ∆𝑇(°𝐹) = 1.8 ∆𝑇(°𝐶)

Quantité de chaleur :
1 𝐵𝑡𝑢 ≡ 1055𝐽 avec : Btu est British Thermal Unit

Flux de chaleur (Puissance) :


1 𝐵𝑡𝑢. ℎ−1 ≡ 0.293 𝑊

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 1


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

Densité de flux :
1 𝐵𝑡𝑢. 𝑓𝑡 −2 . ℎ−1 ≡ 3.15 𝑊. 𝑚−2

Coefficient global de transmission thermique :


1 𝐵𝑡𝑢. 𝑓𝑡 −2 . ℎ−1 . °𝐹 −1 ≡ 5.68 𝑊. 𝑚−2 . 𝐾 −1

Résistance thermique :
1 °𝐹. ℎ. 𝐵𝑡𝑢−1 ≡ 1.9 𝐾. 𝑊 −1

Exercice 1 :
1) Exprimer en Kelvin, degrés Fahrenheit et degrés Rankine (température absolue dans le
système anglo-saxon) les températures de 0°C, 50°C, 100°C, -17.78°C, -273.15°C.
2) Déterminer la température à laquelle le nombre qui l’exprime est le même en °C et °F.
Même question en K et en °R.

Solution :
1) Les températures dans les systèmes d’unités anglo-saxon et international :
On a :
𝑇(𝐾) = 𝑇(°𝐶) + 273.15, 𝑇(°𝑅) = 1.8 𝑇(°𝐶) + 491.67 𝑒𝑡 𝑇(°𝐹) = 1.8 𝑇(°𝐶) + 32

Donc :
𝑻(°𝑪) 𝑻(𝑲) 𝑻(°𝑭) 𝑻(°𝑹)
100 373.15 212 671.67
50 323.15 122 581.67
0 273.15 32 491.67
-17.78 255.37 0 459.67
-273.15 0 -459.67 0

2) Déterminons la température à laquelle le nombre qui l’exprime est le même en °C et °F :


On a :
𝑇(°𝐹) = 1.8 𝑇(°𝐶) + 32
On pose :
𝑇(°𝐶) = 𝑇(°𝐹) = 𝑥 ⟹ 𝑥 = 1.8𝑥 + 32

32
⟹ −0.8𝑥 = 32 ⟹ 𝑥=− = − 40
0.8
c-à-d :
𝑇(°𝐹) = 𝑇(°𝐶) = −40
Donc :
−40 °𝐶 = −40 °𝐹
 Déterminons la température à laquelle le nombre qui l’exprime est le même en K et °R :
On a :
𝑇(°𝑅) = 1.8 𝑇(𝐾)
On pose :
𝑇(°𝑅) = 𝑇(𝐾) = 𝑥 ⟹ 𝑥 = 1.8𝑥 ⟹ 𝑥=0
Donc :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 2


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

0 °𝐶 = 0 °𝐹
Exercice 2 :
1) On rencontre dans la littérature anglo-saxonne, la chaleur massique exprimée en
Btu/lbF (Btu : British thermal unit, lbf : pound force). Calculer sa valeur dans le S.I.
ainsi qu’en C.G.S. On donne l1b=453.5g, lBtu=l055 J.
2) En utilisant les facteurs de conversion entre W et Btu/h, m et ft, K et R, exprimer la
constante de Stefan-Boltzmann σ = 5.67 ×10−8 W/ m2.K4 et le coefficient de h
(W/m2.°C) en unité anglo-saxonne Btu / h. ft2.R4 .
Les facteurs de conversion de W, m, et K sont donnés dans le tableau suivant :
1 W = 3.41214 Btu / h
1 m = 3.2808 ft Facteur de conversion
1 K = 1.8 R
3) En utilisant les facteurs de conversion entre °C et °F, le coefficient de conversion
entre W et de Btu/h, m et ft, exprimer le coefficient de h (W/m2.°C) en unité anglo-
saxonne (Btu/h.ft2.°F).

Solution :
1) La valeur de la chaleur massique :
𝐵𝑡𝑢 1055 𝐽
1 =
𝑙𝑏. 𝐹 0.4535 𝐹
Or le facteur de conversion entre °C et °F est donné par :
1°𝐶 ≡ 1.8 °𝐹
Donc :
𝐵𝑡𝑢 1055 𝐽 𝐽 𝐽 0.239 𝑐𝑎𝑙 𝑐𝑎𝑙
1 = = 4187 = 4187 = 4187 =1
𝑙𝑏. 𝐹 0.4535 1°𝐶 𝑘𝑔. °𝐶 𝑘𝑔. °𝐶 1000 𝑔. 𝐾 𝑔. °𝐶
1.8
2) la constante de Stefan-Boltzmann :
𝐵𝑡𝑢
𝑊 3.4121 𝐵𝑡𝑢
𝜎 = 5.67 10 −8
= 5.67 10 −8 ℎ = 0.171 10−8
2
𝑚 𝐾 4 (3.2808 𝑓𝑡) (1.8 °𝑅)
2 4 ℎ. 𝑓𝑡 2 . 𝑅 4

3) Le coefficient de h :
𝐵𝑡𝑢
𝑊 3.41214 𝐵𝑡𝑢
1 2 = ℎ = 0.1761
𝑚 °𝐶 (3.2808 𝑓𝑡) (1.8 °𝐹)
2 4 ℎ. 𝑓𝑡 2 . °𝐹

Exercice 3 :
Une résistance électrique de forme cylindrique (D=0,4cm, L=1,5cm) sur un circuit imprimé
dissipe une puissance de 0,6 W. En supposant que la chaleur est transférée de manière
uniforme à travers toutes les surfaces. Déterminer :
1) la quantité de chaleur dissipée par cette résistance au cours d'une période de 24 heures ;
2) le flux de chaleur ;
3) la fraction de la chaleur dissipée par les surfaces du haut et du bas.

Les données :
𝐷 = 0.4 𝑐𝑚 𝑃 = 𝑄̇ = 0.6 𝑊
𝐿 = 1.5 𝑐𝑚

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 3


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

Hypothèses :
La chaleur est transférée d’une manière uniforme à travers toutes les surfaces.

1) Déterminons la quantité de chaleur dissipée par la résistance au cours d’une période de 24h :

𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑄̇𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 ∆𝑡
A.N :
𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 0.6 × 24 = 14.4 𝑊ℎ = 14.4 × 3600 = 51.84 𝑘𝐽

2) Déterminons le flux de chaleur à la surface de la résistance :

On a :
𝑄̇𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
𝜑 = 𝑞̇ =
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
Or :
2
𝐷 𝐷 2
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 2𝜋𝑅𝐿 + 2 × 𝜋𝑅 = 2𝜋 𝐿 + 2 × 𝜋 ( )
2 2
A.N :
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 2.136 𝑐𝑚2
Donc :
𝑄̇𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 0.6 𝑊
𝜑 = 𝑞̇ = = = 0.2809 2 = 2809 𝑊/𝑚2
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 2.136 𝑐𝑚

3) Déterminons la fraction de la chaleur dissipée par les surfaces du haut et du bas :

𝑄𝑏𝑎𝑠−ℎ𝑎𝑢𝑡 𝜑 𝑆𝑏𝑎𝑠−ℎ𝑎𝑢𝑡 𝑆𝑏𝑎𝑠−ℎ𝑎𝑢𝑡 0.251


= = = = 0.118
𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝜑 𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 2.136
Donc :
𝑄𝑏𝑎𝑠−ℎ𝑎𝑢𝑡
= 11.8 %
𝑄𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙

Le transfert de chaleur par le haut et le bas des surfaces est faible.

Exercice 4 :
Un réservoir contient 3m3 d’eau chaude à Ti=80°C. Il est parfaitement calorifugé sauf sur une
partie dont la surface est S=0.3m2. On constate qu’où bout de Δt=5 heures, la température de
l’eau a baissé de 0.6°C quand la température ambiante est de 20°C. En supposant que la
capacité calorifique du réservoir est
de 103 kcal/°C.
Calculer :
1) la quantité de chaleur perdue en 5 heures ;
2) le flux de chaleur à travers le couvercle ;
3) la densité de flux thermique à travers le couvercle ;
4) la résistance thermique du couvercle.

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 4


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

Solution :

Les données :
𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 0) = 𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 0) = 𝑇𝑖 = 80 °𝐶 𝑉𝑒𝑎𝑢 = 3 𝑚3 , 𝑆 = 0.3 𝑚2
𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ) = 𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 5ℎ) = 𝑇𝑓 = 80 − 0.6 = 79.4 °𝐶 𝑇𝑎𝑚𝑏 = 20 °𝐶
𝐶𝑟é𝑠 = 103 𝑘𝑐𝑎𝑙/ °𝐶, 𝐶𝑒𝑎𝑢 = 1 𝑘𝑐𝑎𝑙/ °𝐶 𝜌𝑒𝑎𝑢 = 1000 𝑘𝑔/𝑚3

1) La quantité de chaleur perdue en 5h :

Rappel :
𝑄 = 𝐶 Δ𝑇 = 𝐶 (𝑇𝑓 − 𝑇𝑖 ) = 𝑚 𝑐 (𝑇𝑓 − 𝑇𝑖 )
Avec :
𝐶: est la capacité calorifique ;
𝑐: est la capacité calorifique massique.

On a :
𝑄(𝑡 = 5ℎ) = 𝑄𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ) + 𝑄𝑟é𝑠 (𝑡 = 5ℎ)

c-à-d que :
𝑄(𝑡 = 5ℎ) = 𝐶𝑒𝑎𝑢 (𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 0)) + 𝐶𝑟é𝑠 (𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 0))

Donc :
𝑄(𝑡 = 5ℎ) = 𝑚𝑒𝑎𝑢 𝑐𝑒𝑎𝑢 [𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 0)] + 𝐶𝑟é𝑠 [𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 0)]

Or :
𝑚𝑒𝑎𝑢
𝜌𝑒𝑎𝑢 = ⟹ 𝑚𝑒𝑎𝑢 = 𝜌𝑒𝑎𝑢 𝑉𝑒𝑎𝑢
𝑉𝑒𝑎𝑢
D’où :
𝑄(𝑡 = 5ℎ) = 𝜌𝑒𝑎𝑢 𝑉𝑒𝑎𝑢 𝑐𝑒𝑎𝑢 [𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 0)] + 𝐶𝑟é𝑠 [𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 5ℎ) − 𝑇𝑟é𝑠 (𝑡 = 0)]

A.N :
𝑄(𝑡 = 5ℎ) = 1000 × 3 × 1 × [79.4 − 80] + 103 × [79.4 − 80]

𝑄(𝑡 = 5ℎ) = −2.4 103 𝑘𝑐𝑎𝑙 = −2.4 103 × 4.185 𝑘𝐽 = 10044 𝑘𝐽

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 5


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°1, ME6 2019-2020

2) Calculons le flux de chaleur à travers le couvercle :

On a :
𝑄(𝑡 = 5ℎ)
𝜙(𝑡 = 5ℎ) =
Δ𝑡
A.N :
− 2.4 103 𝑘𝑐𝑎𝑙 − 2.4 103 × 4185
𝜙(𝑡 = 5ℎ) = = = −558 𝑊
5h 5 × 60 × 60
3) Calculons la densité de flux thermique à travers le couvercle :
On a :
𝜙(𝑡 = 5ℎ)
𝜑(𝑡 = 5ℎ) =
S
A.N :
−558 𝑊
𝜑(𝑡 = 5ℎ) = = −1860 𝑊/𝑚2
0.3 m2

4) la résistance thermique du couvercle :


Par analogie thermique électrique on a :
Δ𝑈 = 𝑅é𝑙𝑒𝑐 𝐼 ⇔ ∆𝑇 = 𝑅𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝜙
Donc :
∆𝑇 𝑇𝑎𝑚𝑏 − 𝑇𝑒𝑎𝑢 (𝑡 = 5ℎ)
𝑅𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 = =
𝜙 𝜙(𝑡 = 5ℎ)
A.N :
20 − 79.4
𝑅𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 = = 0.1064 °𝐶/𝑊
−558

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 6


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Transfert Thermique
Corrigé de la série n°2 : Conduction

I. Conduction de la chaleur en régime stationnaire : Problèmes unidimensionnelles


Exercice 1 : Mur plan
Calculer la densité du flux et les températures T1 et T2 d'un mur d’une épaisseur de 10 cm.

𝑇∞,0 = 500 °𝐶 ℎ∞,0 = 20 𝑊/𝑚2 𝐾 𝜆 = 1 𝑊/𝑚 𝐾


𝑇∞,1 = 20 °𝐶 ℎ∞,1 = 5 𝑊/𝑚2 𝐾

On double l'épaisseur de ce mur : que deviennent les pertes () et les températures T1 et T2 ?

1) Calcul de la densité de flux et des températures 𝑇1 et 𝑇2


 Calcul de la densité de flux

Dans le milieu 1 :

On a :
𝜑 = ℎ∞,0 (𝑇∞,0 − 𝑇1 )
Donc :
1
𝑇∞,0 − 𝑇1 = 𝜑
ℎ∞,0

Dans le milieu 2 :

On a aussi :
𝑑𝑇
𝜑 = −𝜆
𝑑𝑥
𝑇2 𝑥=𝑒
𝜑 𝜑
⇒ −𝑑𝑇 = 𝑑𝑥 ⇒ − ∫ 𝑑𝑇 = ∫ 𝑑𝑥
𝜆 𝑇1 𝑥=0 𝜆

𝜑 𝜑
⇒ −(𝑇2 − 𝑇1 ) = (𝑒 − 0) ⇒ 𝑇1 − 𝑇2 = 𝑒
𝜆 𝜆
Donc :
𝜑
𝑇1 − 𝑇2 = 𝑒
𝜆

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Dans le milieu 3 :

On a :
𝜑 = ℎ∞,1 (𝑇2 − 𝑇∞,1 )
Donc :
1
𝑇2 − 𝑇∞,1 = 𝜑
ℎ∞,1
Nous obtenons donc le système suivant :
1
𝑇∞,0 − 𝑇1 = 𝜑
ℎ∞,0
𝑒
𝑇1 − 𝑇2 = 𝜑
𝜆
1
𝑇2 − 𝑇∞,1 = 𝜑
{ ℎ∞,1

La somme des trois équations de notre système donne :


1 𝑒 1
𝑇∞,0 − 𝑇∞,1 = ( + + )𝜑
ℎ∞,0 𝜆 ℎ∞,1

Finalement la densité de flux est donnée par :


𝑇∞,0 − 𝑇∞,1
𝜑=
1 𝑒 1
+ +
ℎ∞,0 𝜆 ℎ∞,1
A.N :
500 − 20
𝜑= = 1371.42 𝑊/𝑚2
1 0.1 1
20 + 1 + 5
2ème méthode :
Le schéma électrique équivalent :

𝑇∞,0 𝑇1 𝑇2 𝑇∞,1

1 1 1
ℎ∞,0 𝑆 𝜆𝑆 ℎ∞,1 𝑆
𝑒
D’après le schéma électrique équivalent, on a :
Δ𝑇 = 𝑅𝑡ℎ 𝜙
Ceci implique que :
Δ𝑇 𝑇∞,0 − 𝑇∞,1
𝜙= =
𝑅𝑡ℎ 1 𝑒 1
+ +
ℎ∞,0 𝑆 𝜆 𝑆 ℎ∞,1 𝑆
D’où, la densité de flux sera donné par :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 8


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

𝜙 𝑇∞,0 − 𝑇∞,1
𝜑= =
𝑆 1 𝑒 1
+ +
ℎ∞,0 𝜆 ℎ∞,1

 Calcul des températures 𝑇1 et 𝑇2 :

D’après la question (1), on a :


1
𝑇∞,0 − 𝑇1 = 𝜑
ℎ∞,0
Donc :
1
𝑇1 = 𝑇∞,0 − 𝜑
ℎ∞,0

A.N :
1
𝑇1 = 500 − × 1371.42 = 431.42 °𝐶
20
On a aussi :
1
𝑇2 − 𝑇∞,1 = 𝜑
ℎ∞,1
Donc :
1
𝑇2 = 𝑇∞,1 + 𝜑
ℎ∞,1
A.N :
1
𝑇2 = 20 + × 1371.42 = 294 °𝐶
5
2) Calcul de la densité de flux et des températures 𝑇1 et 𝑇2 si on double l’épaisseur du mur :
 Calcul de la densité de flux

On a :
𝑇∞,0 − 𝑇∞,1
𝜑 = 𝜑𝑒 =
1 𝑒 1
+ +
ℎ∞,0 𝜆 ℎ∞,1

Si on double l’épaisseur du mur, la densité de flux s’écrit :


𝑇∞,0 − 𝑇∞,1
𝜑2𝑒 =
1 2𝑒 1
+ +
ℎ∞,0 𝜆 ℎ∞,1
A.N :
500 − 20
𝜑2𝑒 = = 1066.67 𝑊/𝑚2
1 2 × 0.1 1
20 + 1 + 5

 Calcul des températures 𝑇1 et 𝑇2 :

On a :
1
𝑇∞,0 − 𝑇1,2𝑒 = 𝜑2𝑒
ℎ∞,0
A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 9
Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Donc :
1
𝑇1,2𝑒 = 𝑇∞,0 − 𝜑2𝑒
ℎ∞,0

A.N :
1
𝑇1,2𝑒 = 500 − × 1066.67 = 446.67 °𝐶
20
On a aussi :
1
𝑇2,2𝑒 − 𝑇∞,1 = 𝜑2𝑒
ℎ∞,1
Donc :
1
𝑇2,2𝑒 = 𝑇∞,1 + 𝜑2𝑒
ℎ∞,1
A.N :
1
𝑇2,2𝑒 = 20 + × 1066.67 = 233.33 °𝐶
5
Remarques :
- 𝑇1 a augmenté ;
- 𝑇2 a diminué ;
𝜑𝑒 −𝜑2𝑒 1371.42−1066.67
- %𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 = × 100 = × 100 = 22.22%, donc la densité de flux a
𝜑𝑒 1371.42
diminué de 22.22% et non la moitié.

Exercice 2 : Mur cylindrique


Un tube à vapeur de longueur L=4.5 m, de rayon intérieur r1=50 mm, de rayon extérieur r2=60
mm et de conductivité thermique =4,16 W/m.K. Le fluide dans le tuyau est à une température
moyenne de 120°C, et la moyenne du coefficient de convection de chaleur sur la surface
intérieure est h=0.22 W/m2.K.
1) Si la température moyenne à surface extérieur est T2=71°C, exprimer l'équation de la
chaleur et les conditions aux limites dans le cas d’un régime stationnaire et pour une
conduction unidimensionnelle ;
2) Déduire la variation de la température dans la conduite par la résolution de l’équation
différentielle ;
3) Calculer le flux de chaleur à travers le tuyau.
𝐿 = 4.5 𝑚 𝑇∞ = 120 °𝐶 ℎ = 0.22 𝑊/𝑚2 𝐾
𝑟1 = 50 𝑚𝑚 = 0.05 𝑚 𝑇2 = 71 °𝐶
𝑟2 = 60 𝑚𝑚 = 0.06 𝑚 𝜆 = 4.16 𝑊/𝑚 𝐾

Solution :
Les données :
𝐿 = 4.5 𝑚 𝑇∞ = 120 °𝐶 ℎ = 0.22 𝑊/𝑚2 𝐾
𝑟1 = 50 𝑚𝑚 = 0.05 𝑚 𝑇2 = 71 °𝐶
𝑟2 = 60 𝑚𝑚 = 0.06 𝑚 𝜆 = 4.16 𝑊/𝑚 𝐾

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 10


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

𝑇2

𝑟2
Vapeur 𝑟1

1) L’équation de la chaleur

Hypothèses :
𝜕𝑇
- Le régime est stationnaire ( = 0) ;
𝜕𝑡
- La conduction est unidimensionnelle car le tuyau est long par rapport à son épaisseur et il
y a une symétrie de révolution cylindrique (𝑇 = 𝑇(𝑟)) ;
- La conductivité thermique est constante (𝜆 = 𝑐𝑡𝑒);
- Il n’y a pas de génération de chaleur dans le tuyau (𝑞̇ = 0).
On a :
1𝜕 𝜕𝑇 1 𝜕 𝜕𝑇 𝜕 𝜕𝑇 𝜕𝑇
(𝜆𝑟 ) + 2 (𝜆 ) + (𝜆 ) + 𝑞̇ = 𝜌𝐶𝑝
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝜃 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑡
Or :
𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝑇
=0, 𝑞̇ = 0 et = = 0 (car: 𝑇 = 𝑇(𝑟))
𝜕𝑡 𝜕𝜃 𝜕𝑧
Donc :
1 𝜕 𝜕𝑇 𝜕 𝜕𝑇 𝜕 𝜕𝑇 𝜕 𝜕𝑇
(𝜆𝑟 𝜕𝑟 ) = 0 ⇒ (𝜆𝑟 𝜕𝑟 ) = 0 ⇒ 𝜆 𝜕𝑟 (𝑟 𝜕𝑟 ) = 0 ⇒ (𝑟 𝜕𝑟 ) = 0
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟

Finalement, nous obtenons :


𝑑 𝑑𝑇
(𝑟 ) = 0
𝑑𝑟 𝑑𝑟
 Les conditions aux limites :
CL1 : Pour 𝑟 = 𝑟1
𝑑𝑇
−𝜆 | = ℎ (𝑇∞ − 𝑇(𝑟 = 𝑟1 ))
𝑑𝑟 𝑟=𝑟1
CL2 : Pour 𝑟 = 𝑟2
𝑇(𝑟 = 𝑟2 ) = 𝑇2 = 71 °𝐶

2) Déterminons la variation de la température dans la conduite :

D’après l’équation différentielle de la chaleur, on a :


𝑑 𝑑𝑇
(𝑟 ) = 0
𝑑𝑟 𝑑𝑟
𝑑𝑇 𝑑𝑇 𝐶1
⇒ 𝑟 𝑑𝑟 = 𝐶1 ⇒ = Avec 𝑟 ≠ 0
𝑑𝑟 𝑟

𝐶1 𝐶1 𝑑𝑟
⇒ 𝑑𝑇 = 𝑑𝑟 ⇒ ∫ 𝑑𝑇 = ∫ 𝑑𝑟 = 𝐶1 ∫
𝑟 𝑟 𝑟

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 11


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Donc :
𝑇(𝑟) = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟) + 𝐶2
Avec : 𝐶1 et 𝐶2 sont des constantes.

Appliquant les conditions aux limites afin de déterminer les constantes 𝐶1 et 𝐶2 :

CL1 : Pour 𝑟 = 𝑟1
𝑑𝑇
−𝜆 | = ℎ (𝑇∞ − 𝑇(𝑟 = 𝑟1 ))
𝑑𝑟 𝑟=𝑟1
Or on a :
𝑑𝑇 𝑑 𝐶1 𝑑𝑇 𝐶1
−𝜆 = −𝜆 (𝐶1 𝑙𝑛(𝑟) + 𝐶2 ) = −𝜆 ⇒ −𝜆 | = −𝜆
𝑑𝑟 𝑑𝑟 𝑟 𝑑𝑟 𝑟=𝑟1 𝑟1
Et :
𝑇(𝑟 = 𝑟1 ) = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟1 ) + 𝐶2
Donc :
𝐶1
−𝜆 = ℎ (𝑇∞ − (𝐶1 𝑙𝑛(𝑟1 ) + 𝐶2 ))
𝑟1

CL2 : Pour 𝑟 = 𝑟2
𝑇(𝑟 = 𝑟2 ) = 𝑇2 = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟2 ) + 𝐶2

Nous obtenons le système suivant :


𝐶1
−𝜆 = ℎ (𝑇∞ − (𝐶1 𝑙𝑛(𝑟1 ) + 𝐶2 ))
{ 𝑟1
𝑇2 = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟2 ) + 𝐶2
D’où les solutions de 𝐶1 et 𝐶2 sont :
𝑇2 − 𝑇∞
𝐶1 =
𝑟 𝜆
𝑙𝑛 (𝑟2 ) +
1 ℎ 𝑟1

𝑇2 − 𝑇∞
𝐶2 = 𝑇2 − ( ) 𝑙𝑛(𝑟2 )
𝑟 𝜆
𝑙𝑛 (𝑟2 ) +
{ 1 ℎ 𝑟1

Remplaçons 𝐶1 et 𝐶2 dans l’expression de 𝑇(𝑟), nous obtenons :

𝑇2 − 𝑇∞ 𝑇2 − 𝑇∞
𝑇(𝑟) = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟) + 𝐶2 = 𝑙𝑛(𝑟) + 𝑇2 − ( ) 𝑙𝑛(𝑟2 )
𝑟2 𝜆 𝑟2 𝜆
𝑙𝑛 (𝑟 ) + 𝑙𝑛 (𝑟 ) +
1 ℎ 𝑟1 1 ℎ 𝑟1
C-à-d que :
𝑇2 − 𝑇∞
𝑇(𝑟) = (𝑙𝑛(𝑟) − 𝑙𝑛(𝑟2 )) + 𝑇2
𝑟2 𝜆
𝑙𝑛 (𝑟 ) +
1 ℎ 𝑟1
Finalement :
𝑇2 − 𝑇∞ 𝑟
𝑇(𝑟) = 𝑙𝑛 ( ) + 𝑇2
𝑟 𝜆 𝑟2
𝑙𝑛 (𝑟2 ) +
1 ℎ 𝑟1

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

A.N :
71 − 120 𝑟 𝑟
𝑇(𝑟) = 𝑙𝑛 ( ) + 71 = −0.13𝑙𝑛 ( ) + 71 °𝐶
0.06 4.16 0.06 0.06
𝑙𝑛 ( )+
0.05 0.22 × 0.05
3) Le flux de chaleur à travers le tuyau :
On a :
𝑑𝑇
𝜙 = −𝜆 𝑆
𝑑𝑟
Or : 𝑆 = 2𝜋 𝑟 𝐿 et 𝑇(𝑟) = 𝐶1 𝑙𝑛(𝑟) + 𝐶2

Donc :
𝑑𝑇 𝑑 𝐶1
𝜙 = −𝜆 𝑆 = −𝜆 × 2𝜋 𝑟 𝐿 × (𝐶1 𝑙𝑛(𝑟) + 𝐶2 ) = −𝜆 × 2𝜋 𝑟 𝐿 × = −2𝜋𝐿𝜆 𝐶1
𝑑𝑟 𝑑𝑟 𝑟
On a aussi :
𝑇2 − 𝑇∞
𝐶1 =
𝑟 𝜆
𝑙𝑛 (𝑟2 ) +
1 ℎ 𝑟1
Donc :
𝑇2 − 𝑇∞ 𝑇∞ − 𝑇2
𝜙 = −2𝜋𝐿𝜆 =
𝑟 𝜆 1 𝑟 1
𝑙𝑛 (𝑟2 ) + 𝑙𝑛 (𝑟2 ) +
1 ℎ 𝑟1 2𝜋𝐿𝜆 1 2𝜋𝑟1 𝐿 ℎ

A.N :
71 − 120
𝜙= = 15.22 𝑊
1 0.06 1
𝑙𝑛 ( )+
2𝜋 × 4.5 × 4.16 0.05 2𝜋 × 0.05 × 4.5 × 0.22

Exercice 3 : Mur composé


Un mur de 4 m de haut et 6 m de long est composé de deux plaques d'acier (a= 15 W / m.°C) de 2 cm
d'épaisseur chacune, séparés par 1 cm d'épaisseur et 20 cm de largeur des barres d'acier espacé de 99
cm. L'espace entre les plaques d'acier est rempli d’isolant de fibre de verre (i= 0,035 W/m°C). Si la
différence de température entre la surface intérieure et celle de l’extérieure du mur est 22°C :
1) déterminer le flux de chaleur échangé à travers le mur ;
2) déterminer le flux de chaleur échangé à travers le mur si on ignore les barres d'acier entre les
plaques, car ils n'occupent que 1 pour cent de surface d’échange.

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Solution :
Les données :
𝑙𝑎 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 = 4𝑚 𝑒𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 0.02 𝑚 𝜆𝑎 = 15 𝑊/𝑚°𝐶
𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 = 6𝑚 𝑒𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 = 𝑒𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 = 0.2 𝑚 𝜆𝑖 = 0.035 𝑊/𝑚°𝐶

1) Déterminons le flux de chaleur échangé à travers le mur.

Les hypothèses :
 Le transfert de chaleur est stationnaire ;
 Le transfert de chaleur à travers le mur est unidimensionnel ;
 Les conductivités thermiques sont constantes ;
 Les surfaces des différentes parois sont maintenues à des températures constantes.

6𝑚

1𝑐𝑚

99𝑐𝑚

4𝑚 𝑇1 𝑇2

2𝑐𝑚 20𝑐𝑚

Nous considérons que l’analyse de 1m de hauteur et 1m de largeur (𝑆 = 1𝑚2 ) est représentative


de tout le mur
Pour une surface de 𝑆 = 1𝑚2 , on a :
∆𝑇
∆𝑇 = 𝑅𝑡ℎ 𝜙 ⇒ 𝜙=
𝑅𝑡ℎ

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Déterminons la résistance thermique 𝑅𝑡ℎ :


Le schéma électrique équivalent :
𝑅2
𝑇1 𝑅1 𝑅4 𝑇2

𝑅3

Avec :
𝑒𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 0.02
𝑅1 = 𝑅4 = 𝑅𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = = = 0.00133 °𝐶/𝑊
𝜆𝑎 𝑆𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 15 × 1

𝑒𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 0.2
𝑅2 = 𝑅𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 = = = 1.333 °𝐶/𝑊
𝜆𝑎 𝑆𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 15 × (1 × 0.01)

𝑒𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 0.2
𝑅3 = 𝑅𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 = = = 5.772 °𝐶/𝑊
𝜆𝑖 𝑆𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 15 × (1 × 0.99)

Ce qui est équivalent à :

𝑇1 𝑅1 𝑅2 //𝑅3 𝑅4 𝑇2

𝑅 𝑅
Avec : 𝑅2 //𝑅3 = 𝑅 2+𝑅3
2 3
D’où :

𝑅𝑡ℎ = 𝑅1 + 𝑅2 //𝑅3 + 𝑅4
𝑇1 𝑇2

Finalement, le flux de chaleur pour une surface de 1𝑚2 est donnés par :
∆𝑇 ∆𝑇 ∆𝑇
𝜙= = =
𝑅𝑡ℎ 𝑅1 + 𝑅2 //𝑅3 + 𝑅4 𝑅 + 𝑅2 𝑅3 + 𝑅
1 𝑅 +𝑅 2
4
3
A.N :
22
𝜙= = 20.26 𝑊
1.333 × 5.772
0.00133 + + 0.00133
1.333 + 5.772

Le flux de chaleur échangé à travers le mur est :


𝜙𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝜙
A.N :
𝜙𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = (4 × 6) × 20.26 = 486.3 𝑊

2) Le flux de chaleur échangé à travers le mur si on ignore les barres d’acier entre les plaques :

Pour une surface de 𝑆 = 1𝑚2 , on a :


∆𝑇
∆𝑇 = 𝑅𝑡ℎ 𝜙 ⇒ 𝜙=
𝑅𝑡ℎ

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Déterminons la résistance thermique 𝑅𝑡ℎ :

Si on ignore les barres d’acier, le schéma électrique équivalent du mur est donné par le schéma
suivant :

𝑇1 𝑅1 𝑅3 𝑅4 𝑇2

Ce qui est équivalent à :

𝑅𝑡ℎ = 𝑅1 + 𝑅3 + 𝑅4
𝑇1 𝑇2

Donc :
∆𝑇 ∆𝑇
𝜙= =
𝑅𝑡ℎ 𝑅1 + 𝑅3 + 𝑅4
A.N :
22
𝜙= = 3.81 𝑊
0.00133 + 5.772 + 0.00133
Le flux de chaleur échangé à travers le mur si on ignore les barres d’acier est :
𝜙𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝜙
A.N :
𝜙𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = (4 × 6) × 3.81 = 91.44 𝑊

Remarque :
20.26−3.81
Le flux de chaleur qui traverse les barres d’acier entre les plaques est 20.26 × 100 = 81.20%
du transfert de chaleur qui traverse le mur malgré le faible espace qu’ils occupent.

II. Conduction vive en régime permanent


Exercice 4 :
Un mur simple plan est le siège d’une production de chaleur en son milieu x=0. La température
est imposée sur une face et le flux sur l'autre face.
𝜕 2𝑇 𝑞𝑝̇
2
= − , 𝑇 = 𝑇0 𝑠𝑖 𝑥 = 0, 𝜑 = 𝜑1 𝑠𝑖 𝑥 = 𝑒
𝜕𝑥 𝜆
Quelle est la température de la face arrière ? (Expression littérale uniquement)

Solution :
Les données :
 Production de chaleur en 𝑥 = 0 ;
 La température est imposée sur une face et le flux sur l’autre face

Déterminons la température de la face arrière :

On a l’équation de la conduction de la chaleur est donnée par l’expression suivante :


𝑞̇ 1 𝜕𝑇
∇2 𝑇 + =
𝜆 𝛼 𝜕𝑡

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𝜕2 𝑇 𝑑2 𝑇
Puisque la conduction est unidimensionnelle, donc : ∇2 𝑇 = =
𝜕𝑥 2 𝑑𝑥 2
𝜕𝑇
Or le régime est stationnaire, donc : = 0.
𝜕𝑡
D’où :
𝑑 2 𝑇 𝑞̇
+ =0
𝑑𝑥 2 𝜆
C-à-d que:
𝑑2𝑇 𝑞̇ 𝑑𝑇 𝑞̇
⇒ = − ⇒ =− 𝑥+𝑎
𝑑𝑥 2 𝜆 𝑑𝑥 𝜆
Donc :
𝑞̇ 2
𝑇(𝑥) = − 𝑥 + 𝑎𝑥 + 𝑏
2𝜆
Avec a et b sont des constantes.

Déterminons a et b :
C.L 1 : si 𝑥 = 0 on a : 𝑇(𝑥 = 0) = 𝑇0

𝑞̇
𝑇(𝑥 = 0) = − × 0 + 𝑎 × 0 + 𝑏 = 𝑇0
2𝜆
Donc :
𝑏 = 𝑇0

C.L 2 : si 𝑥 = 𝑒 on a : 𝜑(𝑥 = 𝑒) = 𝜑1
On a :
𝑑𝑇 𝑑 𝑞̇ 𝑞̇
𝜑(𝑥) = −𝜆 ⟹ 𝜑(𝑥) = −𝜆 (− 𝑥 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏) = −𝜆 (− 𝑥 + 𝑎𝑥) = 𝑞̇ 𝑥 − 𝜆𝑎
𝑑𝑥 𝑑𝑥 2𝜆 𝜆

Donc :
𝑞̇ 𝑒 − 𝜑(𝑥 = 𝑒)
𝜑(𝑥 = 𝑒) = 𝑞̇ 𝑒 − 𝜆𝑎 ⟹ 𝑎=
𝜆
D’où :
𝑞̇ 2 𝑞̇ 𝑒 − 𝜑(𝑥 = 𝑒)
𝑇(𝑥) = − 𝑥 + 𝑥 + 𝑇0
2𝜆 𝜆
Finalement, la température de la face arrière :

𝑞̇ 2 𝑞̇ 𝑒 − 𝜑(𝑥 = 𝑒) 𝑞̇ 2 𝜑(𝑥 = 𝑒)
𝑇(𝑥 = 𝑒) = − 𝑒 + 𝑒 + 𝑇0 = 𝑒 − 𝑒 + 𝑇0
2𝜆 𝜆 2𝜆 𝜆

Exercice 5 :
Une paroi composée de 2 milieux homogènes de conductibilité 1 et 2, et d’épaisseur L1 et L2
respectivement. La première paroi est le siège d’une distribution de sources volumiques qv = 50
W/cm³.
Les conditions aux limites sont :
- Condition de Dirichlet à gauche T=T0
- Condition de Newton (convection) à droite
𝑑𝑇
−𝜆 = ℎ (𝑇 − 𝑇𝑓 )
𝑑𝑥

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Le contact est parfait entre les deux milieux. On demande les distributions de T et de flux
thermique dans chacun des milieux, et le contrôle par analogie électrique.

𝜆1 = 0.8 𝑊/𝑐𝑚°𝐶 𝑇0 = 600 °𝐶 ℎ = 0.5 𝑊/𝑐𝑚2 °𝐶


𝜆2 = 0.2 𝑊/𝑐𝑚°𝐶 𝐿1 = 4 𝑐𝑚 𝑆 = 1 𝑐𝑚2
𝑇𝑓 = 200 °𝐶 𝐿2 = 3 𝑐𝑚 𝑞̇ = 50 𝑊/𝑐𝑚3

Les données :
𝜆1 = 0.8 𝑊/𝑐𝑚°𝐶 𝑇0 = 600 °𝐶 ℎ = 0.5 𝑊/𝑐𝑚2 °𝐶
𝜆2 = 0.2 𝑊/𝑐𝑚°𝐶 𝐿1 = 4 𝑐𝑚 𝑆 = 1 𝑐𝑚2
𝑇𝑓 = 200 °𝐶 𝐿2 = 3 𝑐𝑚 𝑞̇ = 50 𝑊/𝑐𝑚3

Hypothèse : le contact est parfait entre les deux milieux

Déterminons les distributions de la température T et du flux thermique dans chacun des milieux :

 Dans le milieu 1 :

On a :

𝑑 2 𝑇1 𝑞̇ 𝑑 2 𝑇1 𝑞̇ 𝑑𝑇1 𝑞̇
+ =0 ⟹ = − ⟹ =− 𝑥+𝑎
𝑑𝑥 2 𝜆1 𝑑𝑥 2 𝜆1 𝑑𝑥 𝜆1

Donc :
𝑞̇
𝑇1 (𝑥) = − 2𝜆 𝑥 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏
1
Avec : a et b sont des constantes.

La densité de flux :
𝑑𝑇1 (𝑥) 𝑑 𝑞̇
𝜑1 (𝑥) = −𝜆1 ⟹ 𝜑1 (𝑥) = −𝜆1 𝑑𝑥 (− 2𝜆 𝑥 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏 )
𝑑𝑥 1
Donc :
𝜑1 (𝑥) = 𝑞̇ 𝑥 − 𝜆1 𝑎

 Dans le milieu 2 :
Le milieu 2 est un milieu sans source de chaleur, donc l’équation de la chaleur devient :
𝑑2 𝑇2 𝑑𝑇2
= 0 ⟹ =𝑐
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥
Donc :
𝑇2 (𝑥) = 𝑐𝑥 + 𝑑
Avec : c et d sont des constantes.

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La densité de flux :
𝑑𝑇2 (𝑥) 𝑑
𝜑2 (𝑥) = −𝜆2 ⟹ 𝜑2 (𝑥) = −𝜆2 𝑑𝑥 (𝑐𝑥 + 𝑑 )
𝑑𝑥
Donc :
𝜑2 (𝑥) = −𝜆2 𝑐

Finalement, nous obtenons le système suivant :


𝑞̇
𝑇1 (𝑥) = − 𝑥 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏
2𝜆1
𝜑1 (𝑥) = 𝑞̇ 𝑥 − 𝜆1 𝑎
𝑇2 (𝑥) = 𝑐𝑥 + 𝑑
{ 𝜑2 (𝑥) = −𝜆2 𝑐

Déterminons les constantes a, b, c et d :

Les conditions aux limites :

Pour 𝑥 = 0
𝑞̇
𝑇1 (𝑥 = 0) = − × 0 + 𝑎 × 0 + 𝑏 = 𝑇0
2𝜆1
Donc :
𝑏 = 𝑇0

Pour 𝑥 = 𝐿1
La continuité de la température :
𝑇1 (𝑥 = 𝐿1 ) = 𝑇2 (𝑥 = 𝐿1 )
Donc :
𝑞̇
− 𝐿 2 + 𝑎𝐿1 + 𝑏 = 𝑐𝐿1 + 𝑑
2𝜆1 1
La continuité du flux :
𝜑1 (𝑥 = 𝐿1 ) = 𝜑2 (𝑥 = 𝐿1 )
Donc :
𝑞̇ 𝐿1 − 𝜆1 𝑎 = −𝜆2 𝑐

Pour 𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 :
𝑑𝑇2
−𝜆2 | = ℎ [𝑇2 (𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 ) − 𝑇𝑓 ]
𝑑𝑥 𝑥=𝐿1+𝐿2

Or :
𝑑𝑇2 𝑑 𝑑𝑇2
−𝜆2 = −𝜆2 (𝑐𝑥 + 𝑑) = −𝜆2 𝑐 ⟹ −𝜆2 | = −𝜆2 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑥=𝐿1 +𝐿2
Et :
𝑇2 (𝑥) = 𝑐𝑥 + 𝑑 ⟹ 𝑇2 (𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 ) = 𝑐(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝑑

Donc :

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−𝜆2 𝑐 = ℎ [𝑐(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝑑 − 𝑇𝑓 ]

⟹ 𝑐[ℎ(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝜆2 ] = −ℎ 𝑑 + ℎ 𝑇𝑓

ℎ ℎ 𝑇𝑓
⟹ 𝑐=− 𝑑+
ℎ(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝜆2 ℎ(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝜆2

Nous obtenons le système suivant :


𝑏 = 𝑇0
𝑞̇
− 𝐿1 2 + 𝑎𝐿1 + 𝑏 = 𝑐𝐿1 + 𝑑
2𝜆1
𝑞̇ 𝐿1 − 𝜆1 𝑎 = −𝜆2 𝑐
ℎ ℎ 𝑇𝑓
𝑐=− 𝑑+
{ ℎ(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝜆2 ℎ(𝐿1 + 𝐿2 ) + 𝜆2

Applications numériques :
𝑏 = 600
4𝑎 + 100 = 4𝑐 + 𝑑
{
200 − 0.8𝑎 = −0.2𝑐
𝑐 = −0.1351𝑑 + 27.027

Ce qui est équivalent à :


𝑏 = 600
4𝑎 − 4𝑐 − 𝑑 = −100
{
−0.8𝑎 + 0.2𝑐 = −200
𝑐 + 0.1351𝑑 = 27.027

La solution du système ci-dessus est donnée par :


𝑎 = 198.86
𝑏 = 600
{
𝑐 = −204.55
𝑑 = 1713.65

D’où les distributions de la température T et du flux :

On a :
𝑞̇
𝑇1 (𝑥) = − 𝑥 2 + 𝑎𝑥 + 𝑏
2𝜆1
A.N :
50
𝑇1 (𝑥) = − 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600 = −31.25 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600
2 × 0.8
On a:
𝜑1 (𝑥) = 𝑞̇ 𝑥 − 𝜆1 𝑎
A.N :
𝜑1 (𝑥) = 50𝑥 − 0.8 × 198.86 = 50𝑥 − 159.09

On a :

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𝑇2 (𝑥) = 𝑐𝑥 + 𝑑

A.N :
𝑇2 (𝑥) = −204.55𝑥 + 1713.65
On a :
𝜑2 (𝑥) = −𝜆2 𝑐
A.N :
𝜑2 (𝑥) = −0.2 × (−204.55) = 40.91 𝑊/𝑚2

Finalement:
𝑇1 (𝑥) = −31.25 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600
𝜑1 (𝑥) = 50𝑥 − 159.09
𝑇2 (𝑥) = −204.55𝑥 + 1713.65
{ 𝜑2 (𝑥) = 40.91 𝑊/𝑚2

Traçage de 𝜑(𝑥) :
On a :
𝜑1 (𝑥) = 50𝑥 − 159.09 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0, 𝐿1 ]
{
𝜑2 (𝑥) = 40.91 𝑠𝑖 𝑥 > 𝐿1

L’équation 𝜑1 (𝑥) = 50𝑥 − 159.09 est l’équation d’une droite. Pour cela, il faut avoir les
coordonnées de 2 points de la droite :

- Pour 𝑥 = 0, 𝜑1 (𝑥 = 0) = 50 × 0 − 159.09 = −159.09 ;


159.09
- 𝜑1 (𝑥) = 0 ⟹ 50𝑥 − 159.09 = 0 ⟹ 𝑥 = = 3.1818
50

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Traçage de 𝑇(𝑥) :
On a :
𝑇1 (𝑥) = −31.25 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0, 𝐿1 ]
{𝑇2 (𝑥) = −204.55𝑥 + 1713.65 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [𝐿1 , 𝐿1 + 𝐿2 ]
𝑇𝑓 𝑠𝑖 𝑥 > 𝐿1 + 𝐿2

- Pour 𝑥 ∈ [0, 𝐿1 ], 𝑇1 (𝑥) = −31.25 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600, C’est l’équation d’une


parabole.
𝑇1 (𝑥) = −31.25 𝑥 2 + 198.86𝑥 + 600 = 𝛼𝑥 2 + 𝛽𝑥 + 𝛾
On a :
𝑑𝑇1 (𝑥) 𝑑 𝛽
= (𝛼𝑥 2 + 𝛽𝑥 + 𝛾) = 2𝛼𝑥 + 𝛽 = 0 ⟹ 𝑥 = − = 3.1818
𝑑𝑥 𝑑𝑥 2𝛼

Et

𝑇1 (𝑥 = 0) = 600°𝐶

𝛽
𝑇1 (𝑥 = − ) = 𝑇1 (𝑥 = 3.1818) = −31.25 × (3.1818)2 + 198.86 × 3.1818 + 600
2𝛼
= 916.36°𝐶

𝑇1 (𝑥 = 𝐿1 ) = 𝑇1 (𝑥 = 4) = 895.44°𝐶

𝑥 𝛽
0 − = 3.1818 𝐿1
2𝛼

𝑇1 + 0 −
916.36
Variation de
𝑇1 (𝑥)
600 895.44

Pour 𝑥 ∈ [𝐿1 , 𝐿1 + 𝐿2 ], 𝑇2 (𝑥) = −204.55𝑥 + 1713.65 c’est l’équation d’une droite. Pour cela,
il faut avoir les coordonnées de 2 points de la droite :

- Pour 𝑥 = 𝐿1 , 𝑇2 (𝑥 = 𝐿1 ) = 𝑇1 (𝑥 = 𝐿1 ) = 895.44°𝐶

- Pour 𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 , 𝑇2 (𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 ) = 𝑇2 (𝑥 = 4 + 3) = 281.8°𝐶

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 Contrôle par analogie électrique


Rappels :
La loi d’ohm :

𝐴 𝑹é𝒍𝒆𝒄 𝐵 𝑇𝐴 𝜙 𝑹𝒕𝒉 𝑇𝐵
𝑖

𝑈𝐴𝐵

𝑈𝐴𝐵 = 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑅é𝑙𝑒𝑐 i Δ𝑇 = 𝑇𝐴 − 𝑇𝐵 = 𝑅𝑡ℎ 𝜙

La loi des nœuds :

∑ 𝐼𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡 = ∑ 𝐼𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 ⟹ 𝐼1 + 𝐼2 = 𝐼3 + 𝐼4 + 𝐼5

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Schéma électrique équivalent :

𝑇0 𝑇𝐿1 𝑇𝐿1+𝐿2 𝑇𝑓

𝑞̇ 𝐿1 𝑆
𝑞̇ 𝐿1 𝑆
2
2

𝑞̇ 𝑉 = 𝑞̇ 𝐿1 𝑆

 En 𝑥 = 𝐿1 :
Appliquant la loi des nœuds :
𝑞̇ 𝐿1 𝑆
𝜙1 + = 𝜙2
2
Or :
𝐿1 𝑇0 − 𝑇𝐿1
𝑇0 − 𝑇𝐿1 = 𝑅1 𝜙1 = 𝜙 ⟹ 𝜙1 =
𝜆1 𝑆 1 𝐿1
𝜆1 𝑆
Et :
𝐿2 1 𝑇𝐿1 − 𝑇𝑓
𝑇𝐿1 − 𝑇𝑓 = (𝑅2 + 𝑅𝑒𝑥𝑡 ) 𝜙2 = ( + ) 𝜙2 ⟹ 𝜙2 =
𝜆2 𝑆 ℎ 𝑆 𝐿2 1
+
𝜆2 𝑆 ℎ 𝑆
Donc :
𝑄𝑉 𝐿1 𝑆 𝑇0 − 𝑇𝐿1 𝑞̇ 𝐿1 𝑆 𝑇𝐿1 − 𝑇𝑓
𝜙1 + = 𝜙2 ⟹ + =
2 𝐿1 2 𝐿2 1
+
𝜆1 𝑆 𝜆2 𝑆 ℎ 𝑆
Finalement :
𝑇0 𝑇𝑓 𝑞̇ 𝐿1 𝑆
𝐿1 + 𝐿2 1 + 2
𝜆1 𝑆 𝜆2 𝑆 + ℎ 𝑆
𝑇𝐿1 =
1 1
𝐿1 + 𝐿2 1
𝜆1 𝑆 𝜆2 𝑆 + ℎ 𝑆
A.N :
𝑇𝐿1 = 895.44 °𝐶
En 𝑥 = 𝐿1 + 𝐿2 :
On a :
𝑇𝐿1 − 𝑇𝐿1+𝐿2 𝑇𝐿1 − 𝑇𝐿1+𝐿2
𝜙2 = =
𝑅2 𝐿2
𝜆2 𝑆
Et on a aussi :
𝑇𝐿1+𝐿2 − 𝑇𝑓 𝑇𝐿1+𝐿2 − 𝑇𝑓
𝜙2 = =
𝑅𝑒𝑥𝑡 1
ℎ𝑆

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c-à-d que :
𝑇𝐿1 − 𝑇𝐿1+𝐿2 𝑇𝐿1+𝐿2 − 𝑇𝑓
=
𝐿2 1
𝜆2 𝑆 ℎ𝑆
Donc :
𝑇𝐿1 𝑇𝑓
𝐿2 + 1
𝜆 𝑆 ℎ𝑆
𝑇𝐿1+𝐿2 = 2
1 1
𝐿2 + 1
𝜆2 𝑆 ℎ 𝑆
A.N :
𝑇𝐿1+𝐿2 = 281.8 °𝐶

III. Régime transitoire : Milieu thermiquement mince

Rappels :
 La longueur caractéristique :
La longueur caractéristique 𝐿𝑐 est définie par le rapport du volume du corps et de sa surface ou
encore pour une ailette, par le rapport de sa section à son périmètre :

𝑉𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠 𝑆
𝐿𝑐 = 𝑆 ou 𝐿𝑐 = 𝑃𝑎𝑖𝑙𝑒𝑡𝑡𝑒
𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠 𝑎𝑖𝑙𝑒𝑡𝑡𝑒

 Nombre de Biot :
Le nombre de Biot est un nombre sans dimension utilisé dans les calculs de transfert thermique
en régime transitoire. Il est donné par :
ℎ. 𝐿𝑐
𝐵𝑖 =
𝜆
Avec :
- ℎ est le coefficient d’échange ;
- 𝐿𝑐 est la longueur caractéristique ;
- 𝜆 est la conductivité thermique du corps.
On a :
𝐿𝑐
ℎ. 𝐿𝑐 𝐿𝑐 𝐿𝑐 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
𝐵𝑖 = = ℎ= ℎ𝑆 = 𝑆 =
𝜆
𝜆 𝜆 𝜆𝑆 1 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
ℎ𝑆

- Si le nombre de Biot d’un système est petit devant 1 (on utilisera (𝐵𝑖 < 0.1), c'est-à-dire que :
𝑅𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
< 0.1, cela signifie que 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 est négligeable devant 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 . Donc la température
𝑅
𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

peut être considérée comme uniforme à l’intérieur du corps à tout instant (pas de gradient de
température à l’intérieur du corps) ;

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

- Une valeur de 𝐵𝑖 ≫ 1 signifie que les gradients de température sont non négligeables au sein
du corps (la température n’est pas uniforme à l’intérieur du corps).

 Corps thermiquement mince :


On dit que le milieu (ou un corps) est thermiquement mince si et seulement si : 𝐵𝑖 < 0.1, c'est-
à-dire que la température peut être considérée comme uniforme à l’intérieur du corps à tout
instant (pas de gradient de température à l’intérieur du corps).

Exercice 6 : Longueur caractéristique d’un milieu thermique


Déterminer les relations de la longueur caractéristique d'un mur d'épaisseur 2L, un très long
cylindre de rayon r0 et une sphère de rayon ro.

Solution :
 Déterminons la longueur caractéristique d’un mur d’épaisseur 2L :

On a dans le cas d’un mur plan :


𝑉𝑚𝑢𝑟
𝐿𝑐,𝑚𝑢𝑟 𝑝𝑙𝑎𝑛 =
𝑆é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒
b
Avec 𝑉 est le volume du mur et 𝑆é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒 est la surface d’échange (les
deux surfaces par lesquelles le mur échange de la chaleur avec le milieu
extérieur).

D’où : a
2𝐿(𝑎. 𝑏) 2L
𝐿𝑐,𝑚𝑢𝑟 𝑝𝑙𝑎𝑛 = =𝐿
2(𝑎. 𝑏)

 Déterminons la longueur caractéristique d’un très long cylindre :


On a :
𝑉𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 2r0
𝐿𝑐,𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 =
𝑆𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒

Or : 𝑉𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 = 𝜋 𝑟0 2 ℎ et 𝑆𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 = 2 𝜋 𝑟0 ℎ
h
D’où :
𝜋 𝑟0 2 ℎ 𝑟0
𝐿𝑐,𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 = =
2 𝜋 𝑟0 ℎ 2

 Déterminons la longueur caractéristique d’une sphère :

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On a dans le cas d’un mur cylindrique :


𝑉𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒
𝐿𝑐,𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 =
𝑆𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒

4
Or : 𝑉𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒 = 𝜋 𝑟0 3 et 𝑆𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒 = 4 𝜋 𝑟0 2
3
r0
D’où :
4
3 𝜋 𝑟0 3 𝑟0
𝐿𝑐,𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 = 2
=
4 𝜋 𝑟0 3

Exercice 7 : Milieu thermiquement mince


La température d’un gaz est mesurée par un thermocouple. La jonction de ce dernier est
supposée sphérique de diamètre D=1,2 mm. Les propriétés thermiques de la jonction sont : 𝜆 =
35 𝑊/𝑚. °𝐶, 𝜌 = 8500 𝑘𝑔/𝑚3 et 𝐶𝑝 = 320 𝐽/𝑘𝑔. °𝐶 . Le coefficient de convection entre la
jonction et le gaz est : ℎ = 65 𝑊/𝑚2 . °𝐶.

Déterminer le temps qu’il faut pour que le thermocouple


Affiche 99% de la différence de tempérance initiale
Jonction

Solution :

 Déterminons le temps qu’il faut pour que le thermocouple affiche 99% de la différence de
température initiale :

Le système étudié est {𝒍𝒂 𝒋𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏} :


Effectuant le bilan d’énergie autour du corps (la Jonction) : La puissance reçue par la jonction est
égale au flux de chaleur échangé avec l’extérieur par convection :

𝑇∞ , h

𝜙 = ℎ 𝑆 (𝑇∞ − 𝑇) Jonction

𝑄
𝐿𝑎 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑟𝑒ç𝑢𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = = ℎ 𝑆 (𝑇∞ − 𝑇)
𝑑𝑡
Avec : 𝑇 est la température du corps (la jonction), 𝑇∞ est la température du gaz et 𝑄 est la chaleur
reçue par la jonction.

Or : 𝑄 = 𝑚 𝐶𝑝 𝑑𝑇 et 𝑚 = 𝜌 𝑉 ⇒ 𝑄 = 𝜌 𝑉 𝐶𝑝 𝑑𝑇

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c-à-d que :
𝑄 𝜌 𝑉 𝐶𝑝 𝑑𝑇
= = ℎ 𝑆 (𝑇∞ − 𝑇)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Donc :
𝑑𝑇
𝜌 𝑉 𝐶𝑝 = −ℎ 𝑆 (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑡
Si le corps (la jonction) est un milieu thermiquement mince, ceci implique qu’il n’y a pas de gradient
de température au sein du corps, donc: 𝑇 = 𝑇(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑇(𝑡).
Pour cela, il faut calculer le nombre de Biot :
On a :
ℎ. 𝐿𝑐
𝐵𝑖 =
𝜆
4 𝐷
𝑉 𝜋 𝑟3 𝑟 𝐷
Or : 𝐿𝑐 = = 3
=3= 2
=
𝑆 4 𝜋 𝑟2 3 6

1.2 10−3
A.N : 𝐿𝑐 = = 0.0002 𝑚
6

ℎ.𝐿𝑐 65×0.0002
Donc : 𝐵𝑖 = = = 0.00037
𝜆 35

Puisque 𝐵𝑖 < 0.1, donc le milieu est thermiquement mince. D’où :

𝑇 = 𝑇(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑇(𝑡)

𝑑𝑇
On a: 𝜌 𝑉 𝐶𝑝 = −ℎ 𝑆 (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑡

𝑑𝑇 ℎ𝑆
⇒ =− (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑡 𝜌 𝑉 𝐶𝑝

On a aussi :
𝑑𝑇 𝑑(𝑇−𝑇∞ ) 𝑑𝑇∞
= Car : =0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡

Donc :
𝑑(𝑇 − 𝑇∞ ) ℎ𝑆
⇒ =− (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑡 𝜌 𝑉 𝐶𝑝

𝑑(𝑇 − 𝑇∞ ) ℎ𝑆
⇒ =− 𝑑𝑡
𝑇 − 𝑇∞ 𝜌 𝑉 𝐶𝑝

On pose: 𝜃 = 𝑇 − 𝑇∞ , nous obtenons :


𝑑𝜃 ℎ𝑆
⇒ =− 𝑑𝑡
𝜃 𝜌 𝑉 𝐶𝑝

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𝑑𝜃 ℎ𝑆
⇒ ∫ = −∫ 𝑑𝑡
𝜃 𝜌 𝑉 𝐶𝑝

ℎ𝑆
⇒ 𝑙𝑛(𝜃) = − ( 𝜌 𝑉 𝐶 ) 𝑡 + 𝐶1 Avec 𝐶1 est une constante
𝑝

ℎ𝑆 ℎ𝑆
−( )𝑡+𝐶1 −( )𝑡
𝜌 𝑉 𝐶𝑝 𝜌 𝑉 𝐶𝑝
⇒ 𝜃 = 𝑒 𝑙𝑛(𝜃) = 𝑒 = 𝑒 𝐶1 × 𝑒
ℎ𝑆
−( )𝑡
⇒ 𝜃 = 𝐶2 × 𝑒 𝜌 𝑉 𝐶𝑝
Avec 𝐶2 = 𝑒 𝐶1 une deuxième constante
𝑡
ℎ𝑆 −𝜌 𝑉 𝐶
−( )𝑡 𝑝
𝜌 𝑉 𝐶𝑝
⇒ 𝜃 = 𝐶2 × 𝑒 = 𝐶2 𝑒 ℎ𝑆

𝜌 𝑉 𝐶𝑝
On pose : 𝜏 = ℎ𝑆

𝑡
⇒ 𝜃 = 𝐶2 𝑒 −𝜏

Déterminons la constante 𝐶2 :

Pour : 𝑡 = 0 , on a : 𝑇(𝑡 = 0) = 𝑇𝑖 ,
𝑡
On a: 𝜃 = 𝑇 − 𝑇∞ = 𝐶2 𝑒 −𝜏 ,
0
c-à-d que : 𝜃(𝑡 = 0) = 𝜃𝑖 = 𝑇(𝑡 = 0) − 𝑇∞ = 𝑇𝑖 − 𝑇∞ = 𝐶2 𝑒 −𝜏 = 𝐶2
Donc :
𝑡 𝑡 𝑡
𝜃 = 𝐶2 𝑒 −𝜏 = (𝑇𝑖 − 𝑇∞ )𝑒 −𝜏 = 𝜃𝑖 𝑒 −𝜏
Finalement :
𝑡 𝑡
𝜃 = 𝜃𝑖 𝑒 −𝜏 ou 𝑇 − 𝑇∞ = (𝑇𝑖 − 𝑇∞ )𝑒 −𝜏

Cherchons l’expression de 𝑡:
On a :
𝜃 𝑡
= 𝑒 −𝜏
𝜃𝑖
𝑡 𝜃
⇒ − 𝜏 = 𝑙𝑛 (𝜃 )
𝑖

𝜌 𝑉 𝐶𝑝
Or : 𝜏 = , 𝜃 = 𝑇 − 𝑇∞ et 𝜃𝑖 = 𝑇𝑖 − 𝑇∞
ℎ𝑆

Donc :
𝜃 𝜌 𝑉 𝐶𝑝 𝜃 𝜌 𝑉 𝐶𝑝 𝑇 − 𝑇∞
𝑡 = − 𝜏 𝑙𝑛 ( ) = − 𝑙𝑛 ( ) = − 𝑙𝑛 ( )
𝜃𝑖 ℎ𝑆 𝜃𝑖 ℎ𝑆 𝑇𝑖 − 𝑇∞
𝑉
Or : 𝐿𝑐 = 𝑆 , c-à-d que le volume : 𝑉 = 𝐿𝑐 𝑆

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Remplaçons l’expression du volume dans l’équation qui donne le temps, nous obtenons :
𝜌 𝐿𝑐 𝑆 𝐶𝑝 𝜃 𝜌 𝐿𝑐 𝐶𝑝 𝜃 𝜌 𝐿𝑐 𝐶𝑝 𝑇 − 𝑇∞
𝑡=− 𝑙𝑛 ( ) = − 𝑙𝑛 ( ) = − 𝑙𝑛 ( )
ℎ𝑆 𝜃𝑖 ℎ 𝜃𝑖 ℎ 𝑇𝑖 − 𝑇∞
Déterminons le temps qu’il faut pour que le thermocouple affiche 99% de la différence de
température initial :
Le thermocouple affiche 99% de la différence de température initial, c'est-à-dire que :

𝜃 = (1 − 0.99)𝜃𝑖 = 0.01 𝜃𝑖 ou 𝑇 − 𝑇∞ = (1 − 0.99)(𝑇𝑖 − 𝑇∞ ) = 0.01(𝑇𝑖 − 𝑇∞ )


𝜌 𝐿𝑐 𝐶𝑝 𝜃99% 𝜌 𝐿𝑐 𝐶𝑝 0.01𝜃𝑖 𝜌 𝐿𝑐 𝐶𝑝
𝑡99% = − 𝑙𝑛 ( )=− 𝑙𝑛 ( )=− 𝑙𝑛(0.01)
ℎ 𝜃𝑖 ℎ 𝜃𝑖 ℎ
A.N :
8500 × 0.0002 × 320
𝑡99% = − ln(0.01) = 38.5 𝑠
65

IV. Ailette
Exercice 8 : Ailette
Prenons une cuillère en acier inoxydable (= 15 W/m.°C), partiellement immergé dans l'eau
bouillante à 93°C dans une cuisine à 24°C. Le manche de la cuillère est une section de
0,2cm*1,3cm, et s'étend dans l'air de 18cm de la surface libre de l'eau. Si le coefficient de transfert
de chaleur à la surface de la cuillère exposée à l’air est h=17 W/m2.°C, déterminer la différence
de température à la surface du manche de la cuillère. Indiquez vos hypothèses.

Solution :
Les données :
𝜆 = 15 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑇𝑒𝑎𝑢 = 𝑇𝑏 = 93°𝐶 𝐿 = 18 𝑐𝑚
𝑇𝑎𝑖𝑟 = 𝑇∞ = 24°𝐶 𝑆𝑚𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 = 𝑆 = 0.2 × 1.3 = 0.26 𝑐𝑚2 ℎ = 17 𝑊/𝑚2 . °𝐶

Déterminons la différence de température à la surface du manche de la cuillère, c'est-à-dire il faut


déterminer ∆𝑇 = 𝑇𝑏 − 𝑇(𝑥 = 𝐿).
Les hypothèses :

- La température de la partie immergée de la cuillère est égale à la température de l’eau


𝑇(𝑥 = 0) = 𝑇𝑒𝑎𝑢 = 𝑇𝑏 ;
- La température de la cuillère varie le long de la cuillère 𝑇 = 𝑇(𝑥) ;
- Le transfert de chaleur à partir de l’extrémité de la cuillère est négligeable ;
- 𝜆 = 𝑐𝑡𝑒 et ℎ = 𝑐𝑡𝑒 ;
- Le transfert de chaleur par rayonnement est supposé négligeable.

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𝒉, 𝑻∞

S(x) S(x+dx)
0.2 cm
Tb
1. 3 cm

0 x x+dx L X

Le bilan thermique d’un volume de contrôle 𝑑𝑉 entre la section en 𝑥 et la section en 𝑥 + 𝑑𝑥 :

𝜙𝑥 = 𝜙𝑥+𝑑𝑥 + 𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣,𝑥

𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣,𝑥

𝜙𝑥=0 𝜙𝑥 𝜙𝑥+𝑑𝑥
𝑋
𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣,𝑥
𝑑𝑥

Avec :
𝑑𝑇
𝜙𝑥 = −𝜆 𝑆(𝑥) 𝑑𝑥 | est le flux de chaleur transmis par conduction en 𝑥 ;
𝑥

𝑑𝑇
𝜙𝑥+𝑑𝑥 = −𝜆 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) 𝑑𝑥 | est le flux de chaleur transmis par conduction en 𝑥 + 𝑑𝑥 ;
𝑥+𝑑𝑥

𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣,𝑥 = ℎ 𝑆é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒 (𝑇 − 𝑇∞ ) = ℎ 𝑝(𝑥) 𝑑𝑥 (𝑇 − 𝑇∞ ) est le flux de chaleur évacué par


convection à la frontière entre 𝑥 et 𝑥 + 𝑑𝑥 avec 𝑝(𝑥) est le périmètre de l’ailette.

On a: 𝜙𝑥 = 𝜙𝑥+𝑑𝑥 + 𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣,𝑥
𝑑𝑇 𝑑𝑇
⇒ 𝜆 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) | − 𝜆 𝑆(𝑥) | = ℎ 𝑝(𝑥) 𝑑𝑥 (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑥 𝑥+𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑥
𝑑𝑇 𝑑𝑇
𝜆 ( 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) | − 𝑆(𝑥) | )
𝑑𝑥 𝑥+𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑥
⇒ = ℎ 𝑝(𝑥) (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑥
𝑑𝑇
𝑑(𝑆 )
⇒ 𝜆 𝑑𝑥 = ℎ 𝑝(𝑥) (𝑇 − 𝑇 )

𝑑𝑥
Or, dans notre cas : 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) = 𝑆(𝑥) = 𝑆 = 𝑐𝑡𝑒 et 𝑝(𝑥) = 𝑝 = 𝑐𝑡𝑒, donc :
𝑑𝑇
𝑑( )
⇒ 𝜆𝑆 𝑑𝑥 = ℎ 𝑝 (𝑇 − 𝑇 )

𝑑𝑥

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𝑑2 𝑇 ℎ 𝑝
⇒ = (𝑇 − 𝑇∞ )
𝑑𝑥 2 𝜆 𝑆
𝑑2𝑇 ℎ 𝑝
⇒ − (𝑇 − 𝑇∞ ) = 0
𝑑𝑥 2 𝜆 𝑆
Or on a :
𝑑2 𝑇 𝑑2 (𝑇−𝑇∞ )
= Car 𝑇∞ = 𝑐𝑡𝑒
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 2

Donc :
𝑑2 (𝑇 − 𝑇∞ ) ℎ 𝑝
− (𝑇 − 𝑇∞ ) = 0
𝑑𝑥 2 𝜆𝑆
ℎ𝑝
On pose : 𝜃(𝑥) = 𝑇(𝑥) − 𝑇∞ et 𝑚2 = 𝜆𝑆

𝑑2 𝜃(𝑥)
⇒ − 𝑚2 𝜃(𝑥) = 0
𝑑𝑥 2
Cette équation différentielle d’ordre 2 est linéaire à coefficients constants admet une solution
générale de la forme :

𝜃(𝑥) = 𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 + 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥

Avec : 𝐶1 et 𝐶2 sont deux constantes à déterminer.

 Déterminons 𝐶1 et 𝐶2 :
Les conditions aux limites :

- CL1 : pour = 0 , on a : 𝑇(𝑥 = 0) = 𝑇𝑏

On a: 𝜃(𝑥) = 𝑇(𝑥) − 𝑇∞ = 𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 + 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥


Donc :

𝜃(𝑥 = 0) = 𝑇(𝑥 = 0) − 𝑇∞ = 𝑇𝑏 − 𝑇∞ = 𝐶1 𝑒 𝑚×0 + 𝐶2 𝑒 −𝑚×0 = 𝐶1 + 𝐶2


D’où :

𝐶1 + 𝐶2 = 𝑇𝑏 − 𝑇∞ (1)

𝑑𝑇
- CL2 : pour 𝑥 = 𝐿 , on a : −𝜆 𝑆 | =0 (le flux est négligeable)
𝑑𝑥 𝑥=𝐿

𝑑𝑇
c-à-d que : | =0
𝑑𝑥 𝑥=𝐿

On a: 𝜃(𝑥) = 𝑇(𝑥) − 𝑇∞ = 𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 + 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥

⇒ 𝑇(𝑥) = 𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 + 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥 + 𝑇∞

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𝑑𝑇(𝑥) 𝑑(𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 +𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥 +𝑇∞ )


⇒ = = 𝑚𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 − 𝑚𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥 = 𝑚(𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 − 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥 )
𝑑𝑥 𝑑𝑥

Donc :
𝑑𝑇
| = 𝑚(𝐶1 𝑒 𝑚𝐿 − 𝐶2 𝑒 −𝑚𝐿 ) = 0 ⇒ 𝐶1 𝑒 𝑚𝐿 − 𝐶2 𝑒 −𝑚𝐿 = 0
𝑑𝑥 𝑥=𝐿

D’où :

𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿 ou 𝐶2 = 𝐶1 𝑒 2𝑚𝐿 (2)

D’après (1) et (2), nous obtenons le système suivant :


𝐶1 + 𝐶2 = 𝑇𝑏 − 𝑇∞ 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿 + 𝐶2 = 𝑇𝑏 − 𝑇∞ 𝐶2 (1 + 𝑒 −2𝑚𝐿 ) = 𝑇𝑏 − 𝑇∞
{ ⇒ { ⇒ {
𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿 𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿 𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿

𝑇 −𝑇
∞ 𝑒 𝑚𝐿 (𝑇 −𝑇 ) 𝑒 𝑚𝐿 (𝑇𝑏 −𝑇∞ )
𝐶2 = 1+𝑒𝑏 −2𝑚𝐿 ∞
𝐶2 = 𝑒 𝑚𝐿 (1+𝑒𝑏 −2𝑚𝐿 𝐶2 =
⇒ { ⇒ { ) ⇒ { 𝑒 𝑚𝐿 +𝑒 −𝑚𝐿
−2𝑚𝐿
𝐶1 = 𝐶2 𝑒 𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿 𝐶1 = 𝐶2 𝑒 −2𝑚𝐿

𝑇𝑏 − 𝑇∞ 𝑇𝑏 − 𝑇∞
𝐶2 = 𝑒 𝑚𝐿 𝐶2 = 𝑒 𝑚𝐿
𝑒 + 𝑒 −𝑚𝐿
𝑚𝐿
𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿
⇒ 𝑒 𝑚𝐿 (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) −2𝑚𝐿 ⇒ {
𝑇𝑏 − 𝑇∞
𝐶1 = ( 𝑚𝐿 )𝑒 𝐶1 = 𝑒 −𝑚𝐿 𝑚𝐿
{ 𝑒 + 𝑒 −𝑚𝐿 𝑒 + 𝑒 −𝑚𝐿

Remplaçons les expressions de 𝐶1 et 𝐶2 dans l’expression donnant 𝜃(𝑥) :


𝑇𝑏 − 𝑇∞ 𝑇𝑏 − 𝑇∞
𝜃(𝑥) = 𝐶1 𝑒 𝑚𝑥 + 𝐶2 𝑒 −𝑚𝑥 = (𝑒 −𝑚𝐿 ) 𝑒 𝑚𝑥
+ (𝑒 𝑚𝐿
) 𝑒 −𝑚𝑥
𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿 𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿
𝑒 −𝑚𝐿 𝑒 𝑚𝑥 + 𝑒 𝑚𝐿 𝑒 −𝑚𝑥
⇒ 𝜃(𝑥) = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ]
𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿

𝑒 𝑚(𝑥−𝐿) + 𝑒 −𝑚(𝑥−𝐿)
⇒ 𝜃(𝑥) = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ]
𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿

𝑒 𝑚(𝑥−𝐿) + 𝑒 −𝑚(𝑥−𝐿)
⇒ 𝜃(𝑥) = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ 2 ]
𝑒 𝑚𝐿 + 𝑒 −𝑚𝐿
2
Rappels :
𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑥) =
2

Donc :
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚(𝑥 − 𝐿))
𝜃(𝑥) = 𝑇(𝑥) − 𝑇∞ = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ]
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿)

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Finalement, l’expression de la température est donnée par :

𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚(𝑥 − 𝐿))
𝑇(𝑥) = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ] + 𝑇∞
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿)

ℎ𝑝
Avec : 𝑚 = √ 𝜆 𝑆

La différence de la température à la surface extrême de la cuillère est :

𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚(𝐿 − 𝐿))
∆𝑇 = 𝑇𝑏 − 𝑇(𝑥 = 𝐿) = 𝑇𝑏 − ((𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ] + 𝑇∞ )
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿)

𝑐𝑜𝑠ℎ(0) 1
∆𝑇 = 𝑇𝑏 − ((𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [ ] + 𝑇∞ ) = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) − (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) ( )
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿) 𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿)

1
∆𝑇 = (𝑇𝑏 − 𝑇∞ ) [1 − ]
𝑐𝑜𝑠ℎ(𝑚𝐿)

Applications numériques :

ℎ𝑝 17 × ( 2(0.002 + 0.013))
𝑚=√ =√ = 36.16 𝑚−1
𝜆𝑆 15 × (0.002 × 0.013)

1
∆𝑇 = (93 − 24) [1 − ] = 68.8 °𝐶
𝑐𝑜𝑠ℎ(36.16 × 0.18)

V. Méthode du coefficient de forme

Rappels :
L’équation de la conduction bidirectionnelle de chaleur en régime permanent et sans source
interne de chaleur s’écrit sous cette forme :
𝜕 2𝑇 𝜕 2𝑇
+ =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2

Il existe plusieurs méthodes pour résoudre cette équation, nous pouvons utiliser une méthode
appelé : Méthode du coefficient de forme. Selon cette méthode, le flux de chaleur échangé
entre deux surfaces maintenues à des températures constantes 𝑇1 et 𝑇2 est :

𝜙 = 𝜆 𝐹 (𝑇1 − 𝑇2 )

Avec : 𝐹 est le coefficient de forme.

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Exercice 8 : Facteur de forme


Un réservoir sphérique en acier de diamètre D=1,4 m rempli avec l'eau glacé à 0 ° C est enterré sous terre
à un endroit où la conductivité thermique du sol est = 0,55 W/m.° C. La distance entre le centre du
réservoir et la surface du sol est 2,4 m. Pour la surface du sol à une température T sol=18 ° C, déterminer
le flux de chaleur cédé à l'eau glacé dans le réservoir. Que serait votre réponse si la surface du sol été
isolée ?

Solution :
Les données :
𝜆 = 0.55 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑇𝑒𝑎𝑢 = 𝑇1 = 0°𝐶 𝑇𝑠𝑜𝑙 = 18°𝐶
𝐷 = 1.4 𝑚 𝑑 = 𝑧 = 2.4 𝑚

 Déterminons le flux cédé à l’eau glacé dans le réservoir :

Les hypothèses :
- Le transfert de chaleur est à deux dimensions ;
- 𝜆 = 𝑐𝑡𝑒 ;
- La surface du réservoir est supposée être à la même température que celle de l'eau glacé en
raison de la résistance négligeable de l'acier.
Le flux de chaleur échangé entre les deux surfaces est donné par :

𝜙 = 𝜆 𝐹 (𝑇1 − 𝑇2 )

D’après le tableau en annexe le facteur de forme pour cette configuration est donné par la formule
suivante (Voir annexe) :

2𝜋 𝐷 𝐷
𝐹= 𝑠𝑖 𝑧 >
𝐷 2
1 − 4𝑧

𝐷 1.4
On a : 𝑧 = 2.4 𝑚 et 2 = = 0.7 𝑚
2

𝐷
Donc la condition 𝑧 > est vérifiée.
2

Applications numériques :

2𝜋 𝐷 2𝜋 × 1.4
𝐹= = = 10.3 𝑚
𝐷 1.4
1 − 4𝑧 1 −
4 × 2.4

𝜙 = 𝜆 𝐹 (𝑇1 − 𝑇2 ) = 0.55 × 10.3 × (18 − 0) = 102 𝑊

 Déterminons le flux cédé à l’eau glacé dans le réservoir si la surface du sol est isolée :

Le flux de chaleur échangé entre les deux surfaces est donné par :

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𝜙 = 𝜆 𝐹 (𝑇1 − 𝑇2 )

D’après le tableau en annexe le facteur de forme pour cette configuration est donné par la formule
suivante (Voir annexe) :

2𝜋 𝐷 𝐷
𝐹= 𝑠𝑖 𝑧 >
𝐷 2
1 + 4𝑧

Applications numériques :

2𝜋 𝐷 2𝜋 × 1.4
𝐹= = = 7.68 𝑚
𝐷 1.4
1 − 4𝑧 1 +
4 × 2.4

𝜙 = 𝜆 𝐹 (𝑇1 − 𝑇2 ) = 0.55 × 7.68 × (18 − 0) = 76 𝑊

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V.I. Conduction 2D par différences finies

Rappels :
Dans un milieu isotrope, en régime permanent et sans source de chaleur :
- L’équation de conduction bidirectionnelle est donnée par :
𝜕 2𝑇 𝜕 2𝑇
+ =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
- La discrétisation de cette équation est donnée par :
𝑇(𝑖 + 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖 − 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖, 𝑘 + 1) + 𝑇(𝑖, 𝑘 − 1) − 4𝑇(𝑖, 𝑘) = 0
Avec : Δ𝑥 = Δ𝑦

Dans un milieu isotrope, en régime permanent et avec source de chaleur :


- L’équation de conduction bidirectionnelle est donnée par :
𝜕 2 𝑇 𝜕 2 𝑇 𝑞̇
+ + =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜆
- La discrétisation de cette équation est donnée par :
𝑞̇
𝑇(𝑖 + 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖 − 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖, 𝑘 + 1) + 𝑇(𝑖, 𝑘 − 1) − 4𝑇(𝑖, 𝑘) + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆
Avec : Δ𝑥 = Δ𝑦

Exercice 9 : Conduction 2D par différences finies


Soit un problème thermique bidimensionnel représenté sur la figure ci-dessous. La conductivité
thermique du matériau est180 W/m.°C. Le milieu considéré est le siège d’une production volumique
de chaleur 𝑞̇ = 107 𝑊/𝑚3 . Utiliser la méthode de différence finie d'un maillage Δ𝑥 = Δ𝑦 = 0.1 𝑚 et
en supposant que le transfert de chaleur est stationnaire à deux dimensions, déterminer les températures
des nœuds 1, 2, 3 et 4.

Solution :
Les données :
𝜆 = 180 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑔̇ = 107 𝑊/𝑚3 Δ𝑥 = Δ𝑦 = 0.1 𝑚

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 38


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

 Déterminons les températures des nœuds 1, 2, 3 et 4 :

Hypothèses :

- le transfert de chaleur est stationnaire à 2 dimensions ;


- 𝜆 = 𝑐𝑡𝑒.

D’après les données de l’exercice, ne remarquons que notre système admet un axe de symétrie
géométrique et thermique :

L’axe de symétrie conduit à :


𝑇1 = 𝑇2 et 𝑇3 = 𝑇4

L’équation de conduction dans notre cas est donnée par :

𝜕 2 𝑇 𝜕 2 𝑇 𝑞̇
+ + =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜆

La discrétisation de cette équation est donnée par :


𝑞̇
𝑇(𝑖 + 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖 − 1, 𝑘) + 𝑇(𝑖, 𝑘 + 1) + 𝑇(𝑖, 𝑘 − 1) − 4𝑇(𝑖, 𝑘) + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆

Pour le nœud 1 :
𝑞̇
100 + 120 + 𝑇2 + 𝑇3 − 4𝑇1 + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆
Or : 𝑇1 = 𝑇2 ,

Donc :
𝑞̇
100 + 120 + 𝑇1 + 𝑇3 − 4𝑇1 + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆
A.N :
107
100 + 120 + 𝑇3 − 3𝑇1 + × (0.1)2 = 0
180
Nous obtenons :
𝑇3 − 3𝑇1 + 775.56 = 0 (1)

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 39


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Pour le nœud 3 :
𝑞̇
150 + 200 + 𝑇1 + 𝑇4 − 4𝑇3 + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆
Or : 𝑇3 = 𝑇4,
𝑞̇
150 + 200 + 𝑇1 + 𝑇3 − 4𝑇3 + (Δ𝑥)2 = 0
𝜆
A.N :
𝑇1 − 3𝑇3 + 905.56 = 0 (2)

D’après (1) et (2), nous obtenons le système suivant :

𝑇 − 3𝑇1 + 775.56 = 0
{ 3
𝑇1 − 3𝑇3 + 905.56 = 0

La résolution de ce système nous permet d’obtenir :

𝑇1 = 𝑇2 = 404.03 °𝐶 et 𝑇3 = 𝑇4 = 436.53 °𝐶

[Link]. Méthode de séparation des variables en régime périodique


Exercice 10 :
On se propose d’étudier le comportement thermique d’une dalle épaisse de béton soumise à un
flux de chaleur. La dalle forme le plancher du rez-de-chaussée du bâtiment à chauffer ; elle est
en béton dense, de propriétés thermo physiques homogènes (conductivité thermique, masse
volumique, chaleur massique).
On s’intéresse ici au comportement thermique de la dalle d’épaisseur e, que l’on peut caractériser
en régime stationnaire par sa réponse à une densité de flux de chaleur 0(t) imposée sur sa face
inférieure(x=0). Les dimensions transversales de la dalle sont très grandes devant e, de sorte que
le problème peut être supposé unidimensionnel. La direction perpendiculaire à la surface S de
la dalle est repérée par la cote verticale x à partir du fond (Figure 1). La température de l’air
ambiant dans le bâtiment est homogène, de valeur moyenne Ti. La face inférieure de la dalle est
parfaitement isolée thermiquement.

1) Rappeler la loi de Fourier unidimensionnelle liant la densité du flux de chaleur (x, t) et la


température T(x, t). Quelle est la dimension de  ? En déduire l’unité de la conductivité
thermique .
2) En effectuant un bilan thermique de la tranche élémentaire [x, x + dx] de la dalle entre un
instant t quelconque et t + dt, établir les équations différentielles vérifiées par (x,t) et par
T(x,t).

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 40


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

3) En déduire que l’équation de diffusion thermique est


𝜆 𝑑2 𝑇(𝑥,𝑡) 𝑑𝑇(𝑥,𝑡)
= . Exprimer la diffusivité thermique a de la dalle, à l’aide des grandeurs
𝜌𝑐 𝑑𝑥 2 𝑑𝑡
thermo physiques de la dalle.
Quelle est l’unité de a ?
4) L’échange de chaleur par convection entre la face supérieure de la dalle et l’air ambiant est
bien représenté par la loi de Newton, (e, t) = h [T(e, t) − Ti] où h est considéré comme
constant et uniforme sur toute la surface. Quelle est l’unité de h ?
5) On suppose qu’un flux constant 0 est maintenu en x = 0. Après un temps t très long, on
peut considérer le régime comme établi, de sorte que  (x) et T(x) sont indépendants du temps.

a) Montrer que le profil thermique de la dalle est alors donné par :


𝑒 1 𝜑0
𝑇(𝑥) = 𝑇𝑖 + 𝜑0 (𝜆 + ℎ) − 𝑥.
𝜆
b) Calculer l’écart de température T(e) − Ti, pour 0 = 20,1 W· m−2 et h = 6, 7 SI. =1,75
SI, e=0,26m, a=9.10-7SI.
6) En première approximation le flux de chaleur émis par le circuit solaire au fond de la dalle
peut être approché par une fonction sinusoïdale du temps de sorte que
𝜑(𝑥 = 0, 𝑡) = 𝜑0 (𝛿 + 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡)) = 𝜑0 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡) où  est fonction du numéro du jour dans
l’année, t le temps écoulé depuis le lever du soleil, la pulsation du cycle jour-nuit de période J =
1 jour solaire (J = 24 heures).

Dans la suite des calculs, on se placera aux cas ou =0.


a) Quelle est la nature du régime thermique de la dalle ?
𝑑2 𝑇(𝑥,𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥,𝑡)
b) Pour résoudre l’équation de diffusion thermique : 𝑑𝑥 2 = 𝑎 𝑑𝑡 , on choisit la méthode
de séparation des variables. Dans ce cas, montrer que cette équation peur être réécrite sous la
𝑎 𝑑2 𝑔 1 𝑑𝑓
forme suivante 𝑔 𝑑𝑥 2 = 𝑓 𝑑𝑡 .
c) En admettant des solutions de formes exponentielles complexes comme et et sachant que ,
montrer que le système admet comme solution complexe 𝐴𝑒𝑥𝑝(𝑖𝑘𝑥) et 𝐵𝑒𝑥𝑝(𝑖𝑘𝑥)sachant
(1−𝑖)2 𝜔
que 𝑖 = − , montrer que le système admet comme solution complexe 𝑘 = ±√2𝑎 (1 − 𝑖).
2
d) On ne retient que la solution complexe pour k qui possède une partie réelle négative
𝜔
𝑘 = −√2𝑎 (1 − 𝑖), justifier ce choix.
e) Montrer que la solution finale complexe est :
𝜔 𝜔
𝑇̅(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑒𝑥𝑝 [−√ 𝑥] 𝑒𝑥𝑝 [𝑖 (𝜔𝑡 − √ 𝑥)]
2𝑎 2𝑎

f) Déduire la température réelle 𝑇(𝑥, 𝑡) = ℜ𝑒 [𝑇̅(𝑥, 𝑡)] et discuter le résultat.

Solution :
1) La loi de Fourier unidimensionnelle :
La loi de Fourier est donnée par l’expression suivante :
𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
𝜑(𝑥, 𝑡) = −𝜆
𝑑𝑥

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 Dimension de 𝜑(𝑥, 𝑡) :
𝐽

𝑊 𝑠 𝐽 𝑁. 𝑚 𝑁 𝑘𝑔. 𝑚. 𝑠 −1 𝑘𝑔
𝐿 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝜑 = 2 = 2 = = = = = 3
𝑚 𝑚 𝑠 𝑚2 𝑠 𝑚2 𝑠. 𝑚 𝑠. 𝑚 𝑠
Donc :
[𝜑] = 𝑀. 𝑇 −3
 L’unité de la conductivité thermique :
On a :
𝑑𝑇 𝜑
𝜑 = −𝜆 ⟹ 𝜆=−
𝑑𝑥 𝑑𝑇
𝑑𝑥
Donc :
𝑊
2 𝑊
𝐿′ 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝜆 = 𝑚 =
°𝐶 𝑚°𝐶
𝑚
2) Les équations différentielles vérifiées par 𝜑(𝑥, 𝑡) et 𝑇(𝑥, 𝑡) :

𝑒
𝜙(𝑥 + 𝑑𝑥)
𝑥 + 𝑑𝑥
𝑑𝑥 𝑥
𝜙(𝑥)
0

Effectuant le bilan thermique de la tranche élémentaire de la dalle comprise entre 𝑥 et 𝑥 + 𝑑𝑥


entre un instant 𝑡 et 𝑡 + 𝑑𝑡 :

[𝜙(𝑥) − 𝜙(𝑥 + 𝑑𝑥)]𝑑𝑡 = Δ𝑄


Avec : Δ𝑄 est l’énergie stockée dans la tranche élémentaire de la dalle et .

Donc :
Δ𝑄
𝜙(𝑥) − 𝜙(𝑥 + 𝑑𝑥) =
𝑑𝑡
Or :

Δ𝑄 = 𝑚 𝑐 𝑑𝑇 , 𝜙(𝑥) = 𝜑(𝑥) 𝑆(𝑥) et 𝜙(𝑥 + 𝑑𝑥) = 𝜑(𝑥 + 𝑑𝑥) 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥)

Avec : m et c sont respectivement la masse et la chaleur massique de la tanche de la dalle et 𝑑𝑇 =


𝑇(𝑡 + 𝑑𝑡) − 𝑇(𝑡).

c-à-d que :

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𝑚 𝑐 𝑑𝑇
𝜑(𝑥) 𝑆(𝑥) − 𝜑(𝑥 + 𝑑𝑥) 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) =
𝑑𝑡
Or :
𝑚 = 𝜌 𝑉 = 𝜌 𝑆(𝑥) 𝑑𝑥 et 𝑆(𝑥) = 𝑆(𝑥 + 𝑑𝑥) = 𝑆
Ce qui est équivalent à :
𝜌 𝑆 𝑑𝑥 𝑐 𝑑𝑇
𝜑(𝑥) 𝑆 − 𝜑(𝑥 + 𝑑𝑥) 𝑆 =
𝑑𝑡
C-à-d que :
𝑑𝑇
𝜑(𝑥 + 𝑑𝑥) − 𝜑(𝑥) = −𝜌 𝑐 𝑑𝑥
𝑑𝑡
𝜑(𝑥 + 𝑑𝑥) − 𝜑(𝑥) 𝑑𝑇
⟹ = −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑡

𝑑𝜑 𝑑𝑇
⟹ = −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑡
Or :
𝜑 = 𝜑(𝑥, 𝑡) et 𝑇 = 𝑇(𝑥, 𝑡)

Finalement :
𝑑𝜑(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
= −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑡
3) L’équation de diffusion thermique :
On a :
𝑑𝜑(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
= −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑡
D’après la loi de Fourier on a :
𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
𝜑(𝑥, 𝑡) = −𝜆
𝑑𝑥
Donc :
𝑑 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
(−𝜆 ) = −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑡
Puisque 𝜆 = 𝑐𝑡𝑒, donc :
𝑑 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
−𝜆 ( ) = −𝜌 𝑐
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑡
Finalement :
𝜆 𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
=
𝜌 𝑐 𝑑𝑥 2 𝑑𝑡

 La diffusivité thermique a de la dalle :

On a :
𝜆 𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
2
=
𝜌 𝑐 𝑑𝑥 𝑑𝑡
c-à-d que :
𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
=
𝑑𝑥 2 𝜆 𝑑𝑡
𝜌𝑐
Cette équation s’écrit sous la forme :

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𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
2
=
𝑑𝑥 𝑎 𝑑𝑡
𝜆
Avec : 𝑎 = 𝜌 𝑐 est la diffusivité thermique.
 L’unité de la diffusivité thermique :
𝑊 3 2 2 2

𝑙 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑎 = 𝑚. °𝐶 = 𝑊 𝑚 . 𝑘𝑔. °𝐶 = 𝑊. 𝑚 = 𝑊. 𝑚 = 𝑚
𝑘𝑔 𝐽 𝑚. °𝐶 𝑘𝑔. 𝐽 𝐽 𝑊. 𝑠 𝑠
𝑚3 𝑘𝑔. °𝐶
4) L’unité de h :
On a :
𝜑
𝜑 = ℎ(𝑇 − 𝑇∞ ) ⟹ ℎ=
𝑇 − 𝑇∞
Donc :
𝑊
𝑚 2 𝑊
[ℎ] = = 2
𝐾 𝑚 𝐾

5)
a) Montrons que le profil thermique de la dalle est donné par :
𝑒 1 𝜑0
𝑇(𝑥) = 𝑇𝑖 + 𝜑0 ( + ) − 𝑥
𝜆 ℎ 𝜆
On a :
𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
2
=
𝑑𝑥 𝑎 𝑑𝑡
𝑑𝑇(𝑥,𝑡)
Puisque le régime est stationnaire (𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇(𝑥) ⟹ 𝑑𝑡
= 0), donc :

𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑 2 𝑇(𝑥) 𝑑𝑇(𝑥)


⟹ = =0 ⟹ =𝑏
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 2 𝑑𝑥
Donc :
𝑇(𝑥) = 𝑏𝑥 + 𝑐
Avec : b et c sont des constantes.
 Détermination des constantes b et c :

Les conditions aux limites :


- Pour 𝑥 = 0, 𝜑(𝑥 = 0) = 𝜑0 :
On a :
𝑑𝑇 𝑑
𝜑(𝑥) = −𝜆 = −𝜆 (𝑏𝑥 + 𝑐) = −𝜆𝑏
𝑑𝑥 𝑑𝑥
Donc :
𝜑(𝑥 = 0) = 𝜑0 = −𝜆𝑏
D’où :
𝜑0
𝑏=−
𝜆
- Pour 𝑥 = 𝑒, la conservation de flux ⟹ 𝜑(𝑥 = 𝑒) = ℎ[𝑇(𝑥 = 𝑒) − 𝑇𝑖 ] = 𝜑0
On a :
𝑇(𝑥) = 𝑏𝑥 + 𝑐 ⟹ 𝑇(𝑥 = 𝑒) = 𝑏 𝑒 + 𝑐
c-à-d que :
𝜑0 = ℎ[𝑏 𝑒 + 𝑐 − 𝑇𝑖 ]

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Donc :
𝜑0
𝑐= − 𝑏𝑒 + 𝑇𝑖

Or :
𝜑0
𝑏=−
𝜆
D’où :
𝜑0 𝜑0
𝑐= + 𝑒 + 𝑇𝑖
ℎ 𝜆
Finalement :
𝜑0 𝜑0 𝜑0
𝑇(𝑥) = 𝑏𝑥 + 𝑐 = − 𝑥+ + 𝑒 + 𝑇𝑖
𝜆 ℎ 𝜆
Donc :
𝜑0 1 𝑒
𝑇(𝑥) = − 𝑥 + 𝜑0 ( + ) + 𝑇𝑖
𝜆 ℎ 𝜆

b) Calcul de l’écart de température 𝑇(𝑥 = 𝑒) − 𝑇𝑖

On a :
𝜑0 1 𝑒
𝑇(𝑥) = − 𝑥 + 𝜑0 ( + ) + 𝑇𝑖
𝜆 ℎ 𝜆
c-à-d que :
𝜑0 1 𝑒
𝑇(𝑥 = 𝑒) = − 𝑒 + 𝜑0 ( + ) + 𝑇𝑖
𝜆 ℎ 𝜆
Donc :
𝜑0 1 𝑒 𝜑0 𝜑0 𝑒
𝑇(𝑥 = 𝑒) − 𝑇𝑖 = − 𝑒 + 𝜑0 ( + ) + 𝑇𝑖 − 𝑇𝑖 = − 𝑒 + + 𝜑0
𝜆 ℎ 𝜆 𝜆 ℎ 𝜆
D’où :
𝜑0
𝑇(𝑥 = 𝑒) − 𝑇𝑖 =

A.N :
20.1
𝑇(𝑥 = 𝑒) − 𝑇𝑖 = = 3°𝐶
6.7
6)
a) La nature du régime thermique avec 𝛿 = 0 :
On a :
𝜑(𝑥 = 0, 𝑡) = 𝜑0 (𝛿 + 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡)) = 𝜑0 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡)

Donc le régime thermique est périodique.

𝑑 2 𝑇(𝑥,𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥,𝑡)
b) Montrons que l’équation de diffusion thermique 𝑑𝑥 2
=𝑎 𝑑𝑡
peut-être écrite sous
𝑎 𝑑2 𝑔 1 𝑑𝑓
la forme suivante : 𝑔 𝑑𝑥 2 = 𝑓 𝑑𝑡 .

Nous utilisons la méthode de séparation des variables. On pose : 𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑔(𝑥) 𝑓(𝑡)

On a :
𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 1 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡)
=
𝑑𝑥 2 𝑎 𝑑𝑡
Or :

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

𝑑2 𝑇(𝑥, 𝑡) 𝑑2 (𝑔(𝑥) 𝑓(𝑡)) 𝑑2 (𝑔(𝑥) )


= = 𝑓(𝑡)
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 2
Et :
1 𝑑𝑇(𝑥, 𝑡) 1 𝑑( 𝑓(𝑡) 𝑔(𝑥)) 1 𝑑( 𝑓(𝑡))
= = 𝑔(𝑥)
𝑎 𝑑𝑡 𝑎 𝑑𝑡 𝑎 𝑑𝑡
Donc :
𝑑2 (𝑔(𝑥) ) 1 𝑑( 𝑓(𝑡))
𝑓(𝑡) 2
= 𝑔(𝑥)
𝑑𝑥 𝑎 𝑑𝑡
Finalement :
𝑎 𝑑2 (𝑔(𝑥) ) 1 𝑑( 𝑓(𝑡))
2
=
𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡

c) En admettant des solutions de formes exponentielles complexes :

𝑓(𝑡) = 𝐴𝑒 𝑖𝑤𝑡 et 𝑔(𝑥) = 𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥

𝑤
Montrons que le système admet comme solution complexe : 𝑘 = ±√2𝑎 (1 − 𝑖)

On a :
𝑎 𝑑2 (𝑔(𝑥) ) 1 𝑑( 𝑓(𝑡))
2
=
𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡
c-à-d que :
𝑎 𝑑2 (𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥 ) 1 𝑑( 𝐴𝑒 𝑖𝑤𝑡 )
=
𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥 𝑑𝑥 2 𝐴𝑒 𝑖𝑤𝑡 𝑑𝑡

𝑎 1
⟹ 𝑖𝑘𝑥
𝐵(𝑖𝑘)2 𝑒 𝑖𝑘𝑥 = 𝑖𝑤𝑡 𝐴. (𝑖𝜔). 𝑒 𝑖𝑤𝑡
𝐵𝑒 𝐴𝑒

⟹ 𝑎 (𝑖𝑘)2 = 𝑖𝜔

⟹ −𝑎 𝑘 2 = 𝑖𝜔

Sachant que :
(1 − 𝑖)2
𝑖=−
2
Donc :
(1 − 𝑖)2
−𝑎 𝑘 2 = − 𝜔
2
𝜔
⟹ 𝑘2 = − (1 − 𝑖)2
2𝑎

𝜔
⟹ 𝑘 = ±√ (1 − 𝑖)
2𝑎

D’où :
𝜔 𝜔
𝑘 = +√ (1 − 𝑖) 𝑜𝑢 𝑘 = −√ (1 − 𝑖)
2𝑎 2𝑎

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 46


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d) Choix entre les deux solutions


On a :
𝜔 𝜔
𝑘 = +√2𝑎 (1 − 𝑖) 𝑜𝑢 𝑘 = −√2𝑎 (1 − 𝑖) et 𝑔(𝑥) = 𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥

𝜔
 Pour 𝑘 = 𝑘1 = +√2𝑎 (1 − 𝑖) :
𝜔 𝜔 𝜔
𝑖√ (1−𝑖)𝑥 𝑖√ 𝑥 √ 𝑥
𝑔(𝑥) = 𝑔1 (𝑥) = 𝐵𝑒 𝑖𝑘1 𝑥 = 𝐵𝑒 2𝑎 = 𝐵𝑒 2𝑎 𝑒 2𝑎

𝜔 𝜔 𝜔
√ 𝑥
⟹ 𝑔1 (𝑥) = 𝐵 (𝑐𝑜𝑠 (√ 𝑥) + 𝑖 𝑠𝑖𝑛 (√ 𝑥)) 𝑒 2𝑎
2𝑎 2𝑎
𝜔 𝜔 𝜔 𝜔
√ 𝑥 √ 𝑥
⟹ 𝑔1 (𝑥) = 𝐵 𝑐𝑜𝑠 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎 + 𝑖 𝐵 𝑠𝑖𝑛 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎
2𝑎 2𝑎
La partie réelle de 𝑔1 (𝑥): :
𝜔 𝜔
√ 𝑥
ℜ𝑒 [𝑔1 (𝑥)] = 𝐵 𝑐𝑜𝑠 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎
2𝑎

lim ℜ𝑒 [𝑔1 (𝑥)] ⟶∞


𝑥⟶+∞
Donc pas convergence.

𝜔
 Pour 𝑘 = 𝑘2 = −√2𝑎 (1 − 𝑖) :
𝜔 𝜔 𝜔
−𝑖√ (1−𝑖)𝑥 −𝑖√ 𝑥 −√ 𝑥
𝑔(𝑥) = 𝑔2 (𝑥) = 𝐵𝑒 𝑖𝑘2 𝑥 = 𝐵𝑒 2𝑎 = 𝐵𝑒 2𝑎 𝑒 2𝑎

𝜔 𝜔 𝜔
−√ 𝑥
⟹ 𝑔2 (𝑥) = 𝐵 (𝑐𝑜𝑠 (−√ 𝑥) + 𝑖 𝑠𝑖𝑛 (−√ 𝑥)) 𝑒 2𝑎
2𝑎 2𝑎
𝜔 𝜔 𝜔 𝜔
−√ 𝑥 −√ 𝑥
⟹ 𝑔2 (𝑥) = 𝐵 𝑐𝑜𝑠 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎 − 𝑖 𝐵 𝑠𝑖𝑛 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎
2𝑎 2𝑎
La partie réelle de 𝑔2 (𝑥): :
𝜔 𝜔
−√ 𝑥
ℜ𝑒 [𝑔2 (𝑥)] = 𝐵 𝑐𝑜𝑠 (√ 𝑥) 𝑒 2𝑎
2𝑎

lim ℜ𝑒 [𝑔1 (𝑥)] ⟶0


𝑥⟶+∞
Donc on a une convergence.
Donc on retient cette solution complexe possédant une partie réelle négative. D’où :
𝜔
−𝑖√ (1−𝑖)𝑥
𝑔(𝑥) = 𝐵𝑒 2𝑎

e) Montrons que la solution finale complexe est :

𝜔 𝜔
𝑇̅(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑒𝑥𝑝 [−√ 𝑥] 𝑒𝑥𝑝 [𝑖 (𝜔𝑡 − √ 𝑥)]
2𝑎 2𝑎

On a :
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑔(𝑥) 𝑓(𝑡)
c-à-d que :

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

𝜔 𝜔
−𝑖√ (1−𝑖)𝑥 𝑖𝑤𝑡 −𝑖√2𝑎 (1−𝑖)𝑥
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝐵𝑒 2𝑎 𝐴𝑒 𝑖𝑤𝑡 = 𝐴𝐵𝑒 𝑒

Détermination des constantes A et B :


- Les conditions aux limites :
Pour 𝑥 = 0 et 𝑡 = 0, on a :
𝜔
−𝑖√ (1−𝑖)×0
𝑇(𝑥 = 0, 𝑡 = 0) = 𝑇0 = 𝐴𝐵𝑒 𝑖𝑤×0 𝑒 2𝑎 = 𝐴𝐵
c-à-d que :
𝜔 𝜔 𝜔
−𝑖√ (1−𝑖)𝑥 −𝑖√ 𝑥 −√ 𝑥
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑒 𝑖𝑤𝑡 𝑒 2𝑎 = 𝑇0 𝑒 𝑖𝑤𝑡 𝑒 2𝑎 𝑒 2𝑎

D’où :
𝜔 𝜔
𝑇̅(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑒𝑥𝑝 [−√ 𝑥] 𝑒𝑥𝑝 [𝑖 (𝜔𝑡 − √ 𝑥)]
2𝑎 2𝑎

f) La température réelle 𝑇(𝑥, 𝑡) :

On a :
𝜔 𝜔
𝑇(𝑥, 𝑡) = ℜ𝑒 [𝑇̅(𝑥, 𝑡)] = ℜ𝑒 [𝑇0 𝑒𝑥𝑝 [−√ 𝑥] 𝑒𝑥𝑝 [𝑖 (𝜔𝑡 − √ 𝑥)]]
2𝑎 2𝑎
c-à-d que :
𝜔 𝜔 𝜔
𝑇(𝑥, 𝑡) = ℜ𝑒 [𝑇0 𝑒𝑥𝑝 [−√ 𝑥] (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡 − √ 𝑥) + 𝑖 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − √ 𝑥))]
2𝑎 2𝑎 2𝑎
Donc :
𝜔 𝜔
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡 − √ 𝑥) 𝑒𝑥𝑝 (−√ 𝑥)
2𝑎 2𝑎
 Discutions :
Rappels :
Une onde progressive unidimensionnelle suit l’équation suivante :

𝜓(𝑥, 𝑡) = 𝐴𝑐𝑜𝑠(𝑤𝑡 − 𝑘𝑥 + 𝜑)
Avec :
2𝜋
- k est le nombre d’onde 𝑘 = avec 𝜆 est la longueur d’onde ou la période spatiale ;
𝜆
2𝜋
- 𝜔 est la pulsation 𝜔 = 𝑇
avec T est la période temporelle ;

La vitesse de propagation de l’onde :


𝜆
𝑉=
𝑇

On a :

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𝜔 𝜔
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇0 𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡 − √ 𝑥) 𝑒𝑥𝑝 (−√ 𝑥)
2𝑎 2𝑎
𝜔
(−√2𝑎𝑥)
- 𝑒 traduit l’amortissement ;
2𝜋
- La période temporelle 𝑇 = 𝜔
;
- La longueur d’onde ou la période spatiale :
2𝜋 2𝜋
𝑘= ⟹ 𝜆=
𝜆 𝑘
Or on a :
𝜔
𝑘=√
2𝑎
Donc :
2𝜋
𝜆=
𝜔

2𝑎
- La vitesse de propagation :
2𝜋
𝜔
𝜆 √2𝑎 2𝜋 𝜔 2𝑎
𝑉= = = × = 𝜔√ = √2𝑎𝜔
𝑇 2𝜋 𝜔 2𝜋 𝜔
𝜔 √
2𝑎
Exercice 11 :
Un long arbre cylindrique de 20 cm de diamètre en acier inoxydable 304L initialement à une
température uniforme de 600 °C est laissé refroidir lentement dans une chambre maintenue à
200 °C avec un coefficient de convection thermique moyen h=80 W/m2.°C.

1) Déterminer la température au centre de l'arbre après 45 min de début du processus de


refroidissement.
2) Déterminer la quantité de chaleur échangée par unité de longueur de l'arbre au cours de
cette période.
Les propriétés de l’acier inoxydable 304L à la température ambiante sont= 14,9 W/m.°C,
= 7900 kg/m, Cp=477 J/kg.°C, et a= 3,95 10-6 m2/s .

Solution :
Les données :
𝐷 = 20 𝑐𝑚 ℎ = 80 𝑊/𝑚2 . °𝐶 𝐶𝑝 = 477 𝐽/𝑘𝑔. °𝐶
𝑇𝑖 = 600°𝐶 𝜌 = 7900 𝑘𝑔/𝑚3 𝑎 = 3.95 10−6 𝑚2 /𝑠
𝑇∞ = 200°𝐶 𝜆 = 14.9 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝐿 = 1 𝑚

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

1) Détermination de la température du centre de l’arbre après 45 min, c-à-d il faut déterminer


𝑇(𝑟 = 0, 𝑡 = 45 × 60𝑠) :
Afin de déterminer la température du centre 𝑇(𝑟 = 0, 𝑡 = 45 × 60𝑠), nous utilisons l’abaque
𝑇 −𝑇 𝛼𝑡 1 𝑘
suivant (𝜃0 = 𝑇0−𝑇∞ = 𝑓 (𝑟 2) pour différents 𝐵 = ℎ 𝑟 avec : 𝑘 = 𝜆)
𝑖 ∞ 0 𝑖 0

1 𝛼𝑡 𝑇0 −𝑇∞ 𝑇(𝑟=0,𝑡)−𝑇∞
Pour cela, il faut calculer et 𝜏 = afin de trouver 𝜃0 = =
𝐵𝑖 𝑟0 2 𝑇𝑖 −𝑇∞ 𝑇𝑖 −𝑇∞
On a :
ℎ 𝑟0 ℎ 𝑟0
𝐵𝑖 = =
𝑘 𝜆
A.N :
80 × 0.1
𝐵𝑖 = = 0.537
14.9
1 1
⟹ = = 1.86
𝐵𝑖 0.537
On a :
𝛼𝑡
𝜏=
𝑟0 2
A.N :
3.95 10−6 × 45 × 60
𝜏= = 1.07
0.12
Nous obtenons :
1
= 1.86
{𝐵𝑖
𝜏 = 1.07
D’après l’abaque ci-dessous, nous obtenons :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 50


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

𝑇0 − 𝑇∞ 𝑇(𝑟 = 0, 𝑡) − 𝑇∞
𝜃0 = = = 0.4
𝑇𝑖 − 𝑇∞ 𝑇𝑖 − 𝑇∞
Donc :
𝑇0 = 𝑇(𝑟 = 0, 𝑡) = 𝑇∞ + 0.4 (𝑇𝑖 − 𝑇∞ )
A.N :
𝑇0 = 200 + 0.4 (600 − 200) = 360 °𝐶

Après 45 min, la température du centre de l’arbre passe de 600°C à 360°C.

2) Détermination de la quantité de chaleur échangée par unité de longueur de l’arbre au cour de


cette période (45 min) :

Afin de déterminer la quantité de chaleur échangée par unité de longueur de l’arbre, nous utilisons
𝑄
l’abaque ci-dessous ( 𝑄 = 𝑓(𝐵𝑖 2 𝜏) ):
𝑚𝑎𝑥

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 51


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

ℎ2 𝛼 𝑡
Calculons 𝐵𝑖 et 𝐵𝑖 2 𝜏 = :
𝑘2
On a :
ℎ 𝑟0 ℎ 𝑟0
𝐵𝑖 = =
𝑘 𝜆
A.N :
80 × 0.1
𝐵𝑖 = = 0.537
14.9
On a :
2 ℎ2 𝛼 𝑡 802 × 3.95 10−6 × 45 × 60
𝐵𝑖 𝜏 = = = 0.3074
𝑘2 14.9
Donc :
𝐵𝑖 = 0.537
{ 2 ℎ2 𝛼 𝑡
𝐵𝑖 𝜏 = = 0.3074
𝑘2

D’après l’abaque :
𝑄
= 0.62 ⟹ 𝑄 = 0.62 𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑚𝑎𝑥

Calculons 𝑄𝑚𝑎𝑥 :
𝑄 = 𝑚 𝑐𝑝 (𝑇𝑖 − 𝑇∞ )
Or :
𝑚
𝜌= ⟹ 𝑚 = 𝜌 𝑉 = 𝜌 𝜋 𝑟0 2 𝐿
𝑉
D’où :
𝑄 = 𝜌 𝜋 𝑟0 2 𝐿 𝑐𝑝 (𝑇𝑖 − 𝑇∞ )
A.N :
𝑄 = 7900 × 𝜋 × 0.12 × 1 × 477 (600 − 200) = 47353.9 𝐽

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 52


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°2, ME6 2019-2020

Finalement :
𝑄 = 0.62 𝑄𝑚𝑎𝑥
A.N :
𝑄 = 0.62 × 47353.9 = 29 359.4 𝐽

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 53


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

Transfert Thermique
Corrigé de la série n°3 : Rayonnement

Rappels :
 Emittance totale d’une source :
𝑑𝜙
𝑀 = 𝑑𝑠 en 𝑊/𝑚2

 Emittance totale d’un corps noir :


𝑀𝑇0 = 𝜎 𝑇 4

C’est la loi de Stefan BOLTZEMANN avec : 𝜎 = 5.67 10−8 𝑊/𝑚2 . 𝐾 4

 Emittance des corps réels :


- Emittance totale :
𝑀𝑇 = 𝜀 𝑀𝑇0 = 𝜀 𝜎 𝑇 4
Avec : 𝜀 est l’émissivité hémisphérique du corps ;

- Emittance monochromatique :
𝑀𝜆𝑇 = 𝜀𝜆 𝑀𝑇0 = 𝜀𝜆 𝜎 𝑇 4
Avec : 𝜀𝜆 est l’émissivité hémisphérique monochromatique du corps ;
+∞
𝑀𝑇 = ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
0

Exercice 1 : la lampe
Une lampe de 100 W est alimentée sous 220 V. Elle est constituée d’un filament de tungstène placé au
centre d’une ampoule sphérique de 8 cm de diamètre à l’intérieur de laquelle on fait le vide.
Pour que la lumière soit assez blanche, il est nécessaire que la température du filament soit de 2600 K.
1. Déterminer le diamètre et la longueur du filament si le facteur d’émission total hémisphérique
du tungstène est de 0.3 (résistivité du tungstène cm) ;
2. Déterminer la puissance rayonnée dans le visible (entre 0.4 et 0.7 m) si le facteur d’émission
spectral hémisphérique est de 0.45 dans ce domaine.
3. Quelle est la puissance absorbée par l’ampoule en supposant que le verre est parfaitement
transparent jusqu’à 2.7 m et se comporte comme un corps noir au-delà, en admettant que le
facteur d’émission spectral hémisphérique du tungstène est de 0.2 dans tout le domaine au-delà
2.7 m.
4. Déterminer la température de l’ampoule si le facteur d’émission total hémisphérique du verre est
de 0.93 en négligeant les pertes de chaleur par convection naturelle.

Solution :
Les données :
𝑃é𝑙𝑒𝑐 = 100 𝑊 𝐷𝑎 = 8 𝑐𝑚

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 54


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝑈 = 220 𝑉 𝑇 = 2600 𝐾

1) Détermination du diamètre 𝐷𝑓 et la longueur 𝐿𝑓 du fil si le facteur d’émission 𝜖 𝑇𝑢 = 0.3


et 𝜌 = 88 𝜇Ω/𝑐𝑚.

𝐷𝑓
𝐿𝑓

𝐷𝑎

On a :
𝑃é𝑙𝑒 = 𝜙 = 𝑆𝑓𝑖𝑙 𝑀𝑇
Or :
𝐷
𝑀𝑇 = 𝜖 𝑇𝑢 𝑀𝑇0 = 𝜖 𝑇𝑢 𝜎 𝑇 4 et 𝑆𝑓𝑖𝑙 = 2𝜋 𝑟𝑓 𝐿𝑓 = 2𝜋 ( 2𝑓 ) 𝐿𝑓 = 𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓

⇒ 𝑃é𝑙𝑒 = 𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 𝜖 𝑇𝑢 𝜎 𝑇 4

Donc :
𝑃é𝑙𝑒
𝐷𝑓 𝐿𝑓 = 𝜋 𝜖 (1)
𝑇𝑢 𝜎 𝑇4

La puissance électrique consommée par la lampe est donnée par :


𝑈 𝑈2
𝑃é𝑙𝑒𝑐 = 𝑈𝐼 = 𝑈 =
𝑅é𝑙𝑒𝑐 𝑅é𝑙𝑒𝑐
𝐿𝑓 𝐷 2
Or : 𝑅é𝑙𝑒𝑐 = 𝜌 𝑆 avec 𝜌 est la résistivité électrique du Tungstène et 𝑆𝑓 = 𝜋 𝑟𝑓 2 = 𝜋 ( 2𝑓 ) est
𝑓
la surface du fil.
𝑆𝑓

𝐷𝑓

𝐿𝑓

C-à-d :
2 𝐷𝑓 2
𝑈 𝜋 ( 2) 𝜋 𝑈 2 𝐷𝑓 2
2 2
𝑈 𝑈 𝑆𝑓
𝑃é𝑙𝑒𝑐 = = = =
𝐿𝑓 𝜌 𝐿𝑓 𝜌 𝐿𝑓 4 𝜌 𝐿𝑓
𝜌𝑆
𝑓
Donc :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 55


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝐷𝑓 2 4 𝜌 𝑃é𝑙𝑒𝑐
= (2)
𝐿𝑓 𝜋 𝑈2
Nous obtenons le système suivant :
𝑃é𝑙𝑒𝑐
𝐷𝑓 𝐿𝑓 =
𝜋 𝜖 𝑇𝑢 𝜎 𝑇 4
2
𝐷𝑓 4 𝜌 𝑃é𝑙𝑒𝑐
=
{ 𝐿𝑓 𝜋 𝑈2
Application numériques :
100
𝐷𝑓 𝐿𝑓 = = 4.1 10−5 𝑚2 = 𝛼
𝜋 × 0.3 × 5.67 10−8 (2600)4
𝐷𝑓 2 4 × 88 × 10−6 × 10−2 × 100
= = 2.314 10−9 = 𝛽
𝐿
{ 𝑓 𝜋 × (220) 2

𝛼
𝐷𝑓 𝐿𝑓 = 4.1 10−5 𝑚2 = 𝛼 𝐷𝑓 = 𝐿
𝛼
𝐿𝑓 = 𝐷
𝛼 𝐿𝑓 = 𝐷
𝑓
⇒ { 𝐷𝑓 2 ⇒ { 𝑓
⇒ { 𝑓
⇒ {
= 2.314 10−9 = 𝛽 𝐷𝑓 2 = 𝛽 𝐿𝑓 𝐷𝑓 2 = 𝛽 𝐿𝑓 𝐷𝑓 2 = 𝛽 (𝐷 )
𝛼
𝐿𝑓
𝑓

𝛼 𝛼 𝛼
𝐿𝑓 = 𝐷 𝐿𝑓 = 𝐷 𝐿𝑓 = 3
√𝛼 𝛽
⇒ { 𝑓
⇒ { 𝑓
⇒ {
3 3 3
𝐷𝑓 = 𝛼 𝛽 𝐷𝑓 = √𝛼 𝛽 𝐷𝑓 = √𝛼 𝛽
Finalement :

𝐿𝑓 = 0.898 𝑚
{
𝐷𝑓 = 4.56 10−5 𝑚

2) Détermination de la puissance rayonnée dans le visible (entre 𝜆1 = 0.4𝜇𝑚 et 𝜆2 = 0.7𝜇𝑚)


si le facteur d’émission spectral hémisphérique est 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = 0.45 :

On a :
𝜆2 =0.7 𝜆2 =0.7 𝜆2 =0.7
0 0
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = ∫ 𝑆 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = ∫ 𝑆 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝑆 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
𝜆1 =0.4 𝜆1 =0.4 𝜆1 =0.4
Avec 𝑆 est la surface latérale du fil (considéré comme un cylindre de longueur 𝐿𝑓 et de
diamètre 𝐷𝑓 :
𝐷𝑓
𝑆 = 2 𝜋 𝑟𝑓 𝐿𝑓 = 2 𝜋 ( ) 𝐿𝑓 = 𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓
2
Donc :
𝜆2 =0.7 𝜆2 =0.7
0 0
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = 𝑆 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
𝜆1 =0.4 𝜆1 =0.4

0 𝜆2 =0.7
0 0
⇒ 𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 [∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
𝜆1 =0.4 0

𝜆1 =0.4 𝜆2 =0.7
0 0
⇒ 𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 [− ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
0 0

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 56


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝜆2 =0.7 𝜆1 =0.4
0 0
⇒ 𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 [∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 − ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
0 0

𝜆 =0.7 0 𝜆 =0.4 0
 Calculons ∫0 2 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 et ∫0 1 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 :

𝜆 =0.7
0 𝜆 =0.4
0
Pour calculer ∫0 2 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 et ∫0 1 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆, nous utilisons la courbe de la fraction d’énergie
rayonnée par un corps noir entre 0 et 𝜆, c-à-d :𝐹0−𝜆𝑇 = 𝑓(𝜆𝑇).

Avec :
0 𝜆
∫0 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
𝐹0−𝜆𝑇 =
𝜎 𝑇4
Ceci implique que :
𝜆
0
∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝐹0−𝜆𝑇 𝜎 𝑇 4
0
Dans notre cas :

𝜆2 =0.7 0 𝜆1 =0.4 0
∫0 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝐹0−𝜆2 𝑇 𝜎 𝑇 4 et ∫0 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝐹0−𝜆1 𝑇 𝜎 𝑇 4

Puisque :
𝜆2 =0.7 𝜆1 =0.4
0 0
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 [∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 − ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
0 0
Donc :
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 [𝐹0−𝜆2 𝑇 𝜎 𝑇 4 − 𝐹0−𝜆1 𝑇 𝜎 𝑇 4 ]
D’où :

𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝜎 𝑇 4 [𝐹0−𝜆2 𝑇 − 𝐹0−𝜆1 𝑇 ]

Déterminons 𝐹0−𝜆2 𝑇 et 𝐹0−𝜆1 𝑇 :

- Pour 𝜆1 = 0.4 𝜇𝑚,

On a :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 57


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝜆1 𝑇 = 0.4 × 2600 = 1040 𝜇𝑚. 𝐾

D’après la courbe 𝐹0−𝜆𝑇 = 𝑓(𝜆𝑇) ci-dessous, nous remarquons qu’il est difficile de lire la valeur
𝐹0−𝜆1 𝑇 qui est l’image de 𝜆1 𝑇 = 1040 𝜇𝑚. 𝐾.

𝐹0−𝜆1 𝑇 =? ?

𝜆1 𝑇 = 1040 𝜇𝑚. 𝐾

Pour cela, nous utilisons le tableau ci-dessous (Voir annexe). Ce dernier nous permet de lire les
valeurs numériques de la courbe 𝐹0−𝜆𝑇 = 𝑓(𝜆𝑇):

Utilisation du tableau :
Afin d’utiliser le tableau, il faut écrire 𝜆𝑇 sous forme d’une somme, c-à-d que : 𝜆𝑇 = 𝑎 + 𝑏 et
ensuite déterminer la valeur de 𝐹0−𝜆𝑇 .

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 58


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

a b
Dans notre cas, on a :
𝜆1 𝑇 = 1040 = 1000 + 40 = 𝑎 + 𝑏
Avec : 𝑎 = 1000 et 𝑏 = 40

D’après le tableau, nous constatons que :


0.05
𝐹0−𝜆1 𝑇 = 0.05% = = 0.0005
100

- Pour 𝜆2 = 0.7 𝜇𝑚,

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 59


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

On a :
𝜆2 𝑇 = 0.7 × 2600 = 1820 𝜇𝑚. 𝐾
Cette dernière valeur (𝜆2 𝑇 = 1820 𝜇𝑚. 𝐾) n’existe pas dans le tableau mais elle est comprise entre
les deux valeurs 1800 et 1840 :

1800 < 1820 < 1840

Donc d’après le tableau (voir ci-dessous), nous obtenons :

3.94% < 𝐹0−𝜆2 𝑇 < 4.42%

Pour trouver la valeur de 𝐹0−𝜆2 𝑇 , nous calculons une valeur moyenne des deux bornes, d’où :

3.94 + 4.42 4.18


𝐹0−𝜆2 𝑇 = = 4.18% = = 0.0418
2 100

On a :
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 𝐷𝑓 𝐿𝑓 ) 𝜀𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝜎 𝑇 4 [𝐹0−𝜆2 𝑇 − 𝐹0−𝜆1 𝑇 ]

A.N :
𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = (𝜋 × (4.56 10−5 ) × 0.898) × 0.45 × (5.67 10−8 ) × (2600)4 [0.0418 − 0.0005 ]

Finalement : 𝑃𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = 6.2 𝑊

3) Détermination de la puissance absorbée par l’ampoule en supposant que le verre est


parfaitement transparent jusqu’à 𝜆3 = 2.7𝜇𝑚 et se comporte comme un corps noir au-
delà, en admettant que le facteur d’émission spectral hémisphérique du Tungstène est de
0.2 dans le domaine au-delà de 2.7𝜇𝑚.

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 60


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

0 Parfaitement 𝜆3 = 2.7𝜇𝑚 Corps noir 𝜆


Transparent 𝜀𝑇𝑢 = 0.2

La puissance absorbée par l’ampoule est donnée par :


𝜆3 =2.7 ∞
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆<2.7 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆>2.7 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
0 𝜆3 =2.7

Avec 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆<2.7 est le coefficient d’absorption du verre pour 𝜆 < 2.7𝜇𝑚 et 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆>2.7 est le
coefficient d’absorption du verre pour𝜆 > 2.7𝜇𝑚.

Or : 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆<2.7 = 0 car le verre est parfaitement transparent pour 𝜆 < 2.7 et 𝛼𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒,𝜆>2.7 = 1
car le verre se comporte comme un corps noir.
𝜆3 =2.7 ∞ ∞
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 0 × 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + 1 × 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
0 𝜆3 =2.7 𝜆3 =2.7

∞ ∞ ∞
0 0
⇒ 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝑆 ∫ 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆
𝜆3 =2.7 𝜆3 =2.7 𝜆3 =2.7

0 ∞
0 0
⇒ 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
𝜆3 =2.7 0

𝜆3 =2.7 ∞
0 0
⇒ 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [− ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 + ∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
0 0

∞ 𝜆3 =2.7
0 0
⇒ 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 −∫ 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆]
0 0

𝜆0 𝜆 =2.7 0
Or on a : ∫0 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝐹0−𝜆𝑇 𝜎 𝑇 4 donc : ∫0 3 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝐹0−𝜆3 𝑇 𝜎 𝑇 4

0
Et ∫0 𝑀𝜆𝑇 𝑑𝜆 = 𝜎 𝑇 4
Donc :
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [𝜎 𝑇 4 − 𝐹0−𝜆3 𝑇 𝜎 𝑇 4 ] = 𝑆 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [1 − 𝐹0−𝜆3 𝑇 ]𝜎 𝑇 4

La puissance électrique absorbée par le fil du Tungstène (la lampe) est égale au flux de chaleur
perdu par rayonnement (c’est une puissance) :
𝑃é𝑙𝑒𝑐
𝑃é𝑙𝑒𝑐 = 𝜀𝑇𝑢 𝑆 𝜎 𝑇 4 ⇒ 𝑆 𝜎 𝑇4 =
𝜀𝑇𝑢

𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑆𝜎 𝑇 4 𝜀𝑇𝑢,𝜆>2.7 [1 − 𝐹0−𝜆3 𝑇 ]

Donc :
𝑃é𝑙𝑒𝑐
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝜀 [1 − 𝐹0−𝜆3 𝑇 ]
𝜀𝑇𝑢 𝑇𝑢,𝜆>2.7
A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 61
Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

Détermination de 𝐹0−𝜆3 𝑇 :

Pour 𝜆3 = 2.7 𝜇𝑚 :

On a : 𝜆3 𝑇 = 2.7 × 2600 = 7020 𝜇𝑚. 𝐾


Cette dernière valeur (𝜆3 𝑇 = 7020 𝜇𝑚. 𝐾) n’existe pas dans le tableau mais elle est comprise entre
les deux valeurs 7000 et 7040 :

7000 < 7020 < 7040

Donc d’après le tableau (voir ci-dessous), nous obtenons :

80.90% < 𝐹0−𝜆2 𝑇 < 81.04%

Pour trouver la valeur de 𝐹0−𝜆3 𝑇 , nous calculons une valeur moyenne des deux bornes, d’où :

80.90 + 81.04 80.97


𝐹0−𝜆3 𝑇 = = 80.97% = = 0.8097
2 100

On a:
𝑃é𝑙𝑒𝑐
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝜀 [1 − 𝐹0−𝜆3 𝑇 ]
𝜀𝑇𝑢 𝑇𝑢,𝜆>2.7
A.N :
100
𝑃𝑎𝑏𝑠 = × 0.2 × (1 − 0.8097) = 12.7 𝑊
0.3

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 62


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

4) Détermination de la température de l’ampoule si le facteur d’émission total hémisphérique


du verre est 𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 = 0.93 en négligeant les pertes de chaleur par convection naturelle.

On a le régime est stationnaire, ceci implique que la puissance absorbée par le verre est égale à la
puissance rayonnée par le verre vers l’extérieure. D’où :
0 4
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑃𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛é𝑒 = 𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑆𝑎 𝑀𝑇,𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 = 𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑆𝑎 𝜎 𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒

Avec : 𝑆𝑎 est la surface de l’ampoule.

4
𝑃𝑎𝑏𝑠
𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 =
𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑆𝑎 𝜎

𝐷 2
Or : 𝑆𝑎 = 4 𝜋 𝑟𝑎 2 = 4 𝜋 ( 2𝑎) = 𝜋 𝐷𝑎 2

D’où :
4 𝑃𝑎𝑏𝑠
𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 = √
𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 (𝜋 𝐷𝑎 2 ) 𝜎
A.N :

4 12.7
𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 = √ = 330.82 𝐾
0.93 × (3.14 × (5.67 10−8 )2 ) 𝜎

Exercice 6 : Ecran de rayonnement coaxial


Un écran de rayonnement coaxial est placé entre deux cylindres coaxiaux, qui sont maintenues à des
températures uniformes. Le flux net chaleur par rayonnement entre les deux cylindres est à déterminer et
à comparer à celui sans écran thermique.

𝐷2 = 0.3 𝑚
𝐷3 = 0.2 𝑚 𝜀2 = 0.4
𝜀3 = 0.2
𝑇2 = 500 𝐾
𝑇3 =? ? ?

𝐷1 = 0.1 𝑚
𝜀1 = 0.7
𝑇1 = 750 𝐾

Solution :
Les données :
𝐷1 = 0.1 𝑚 𝐷2 = 0.3 𝑚 𝐷3 = 0.2 𝑚
𝜀1 = 0.7 𝜀2 = 0.4 𝜀3 = 0.2
𝑇1 = 750 𝐾 𝑇2 = 500 𝐾 𝑇3 =? ? ?

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 63


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

1) Détermination du flux net échangé par rayonnement entre les deux cylindres 1 et 2 par
unité de longueur (la longueur des cylindres 𝐿 = 1𝑚) et avec l’écran :

Hypothèses :
- Le régime est stationnaire ;
- Les surfaces sont opaques, diffuse et grises ;
- Le transfert de chaleur par convection n’est pas considéré.

Le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇01 𝐽1 𝐽3 𝑀𝑇03 𝐽3 ′ 𝐽2 𝑀𝑇02

1 − 𝜀1 1 1 − 𝜀3 1 − 𝜀3 1 1 − 𝜀2
𝑆1 𝜀1 𝑆1 𝐹13 𝑆3 𝜀 3 𝑆3 𝜀 3 𝑆3 𝐹32 𝑆2 𝜀 2

𝑀𝑇01 − 𝑀𝑇02
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖3 1 1 − 𝜖2
𝑆1 𝜖1 + 𝑆1 𝐹13 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝐹32 + 𝑆2 𝜖2

𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖3 1 1 − 𝜖2
𝑆1 𝜖1 + 𝑆1 𝐹13 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝐹32 + 𝑆2 𝜖2
Avec :
𝐷1
𝑆1 = 2 𝜋 𝑟1 𝐿 = 2 𝜋 𝐿 = 𝜋 𝐷1 𝐿 = 3.14 × 0.1 × 1 = 0.314 𝑚2
2
𝐷2
𝑆2 = 2 𝜋 𝑟2 𝐿 = 2 𝜋 𝐿 = 𝜋 𝐷2 𝐿 = 3.14 × 0.3 × 1 = 0.942 𝑚2
2
𝐷3
𝑆3 = 2 𝜋 𝑟3 𝐿 = 2 𝜋 𝐿 = 𝜋 𝐷3 𝐿 = 3.14 × 0.2 × 1 = 0.628 𝑚2
2
𝐹13 = 𝐹32 = 1
A.N :
5.67 10−8 (7504 − 5004 )
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 − 0.7 1 1 − 0.2 1 − 0.2 1 1 − 0.4
0.314 × 0.7 + 0.314 × 1 + 0.628 × 0.2 + 0.628 × 0.2 + 0.628 × 1 + 0.942 × 0.4

𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = 703 𝑊

2) Détermination du flux net échangé par rayonnement entre les deux cylindres 1 et 2 par
unité de longueur (la longueur des cylindres 𝐿 = 1𝑚) et sans écran :

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 64


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝐷2 = 0.3 𝑚
𝜀2 = 0.4
𝑇2 = 500 𝐾

𝐷1 = 0.1 𝑚
𝜀1 = 0.7
𝑇1 = 750 𝐾

Par analogie électrique thermique, nous obtenons le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇01 𝐽1 𝐽2 𝑀𝑇02

1 − 𝜀1 1 1 − 𝜀2
𝑆1 𝜀1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜀2

𝑀𝑇01 − 𝑀𝑇02 𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )


𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖2 1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖2
+ + + +
𝑆1 𝜖1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜖2 𝑆1 𝜖1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜖2

𝜎(𝑇14 − 𝑇24 ) 𝑆1 𝜎 (𝑇14 − 𝑇24 )


⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = =
1 1 − 𝜖1 1 𝑆1 1 − 𝜖2 1 𝑆 1−𝜖
( + + ( ) ( )) + (𝑆 1 ) ( 𝜖 2 )
𝑆1 𝜖1 1 𝑆2 𝜖2 𝜖1 2 2

Or :
𝑆1 𝜋 𝐷1 𝐿 𝐷1
= =
𝑆2 𝜋 𝐷2 𝐿 𝐷2

𝑆1 𝜎 (𝑇14 − 𝑇24 )
⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 𝐷1 1 − 𝜖2
𝜖1 + (𝐷2 ) ( 𝜖2 )

A.N :

0.314 × 5.67 10−8 × (7504 − 5004 )


⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = = 2343 𝑊
1 0.1 1 − 0.4
0.7 + (0.3) ( 0.4 )

3) Comparaison entre 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 et 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 :

D’après les applications numériques, nous remarquons que 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 < 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 . Le
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛
ratio devient : = 0.3
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

Exercice 6 :
Deux écrans thermiques fins d’émissivités 3=0.10 et 4=0.15 sont, des deux côtés, placés entre
deux très grandes plaques parallèles, qui sont maintenues aux températures uniformes T1=600K
et à T2=300K et ont les émissivités 1=0.6 et 2=0.7, respectivement.
Déterminez les flux nets échangé entre les deux plaques (1 et 2) avec et sans écrans thermiques
par unité de surface des plaques. Déterminez les températures des écrans thermiques T3 et T4 à
l’équilibre thermique.
𝜀1 = 0.6 𝑇1 = 600 𝐾

𝜀3 = 0.1 𝑇3 =? ?

𝜀4 = 0.15 𝑇4 =? ?

𝜀2 = 0.7 𝑇2 = 300 𝐾

Solution :
Les données :
𝜀1 = 0.6 𝜀2 = 0.7 𝜀3 = 0.1 𝜀4 = 0.15
𝑇1 = 600 𝐾 𝑇2 = 300 𝐾 𝑇3 =? ? 𝑇4 =? ?

1) Détermination du flux net échangé entre les deux plaques (1) et (2) sans écrans thermiques
par unité de surface des plaques :
𝜀1 = 0.6 𝑇1 = 600 𝐾

𝜀2 = 0.7 𝑇2 = 300 𝐾

Le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇01 𝐽1 𝐽2 𝑀𝑇02

1 − 𝜀1 1 1 − 𝜀2
𝑆1 𝜀1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜀2

Le flux net échangé entre les deux plaques (1) et (2) est donné par :
𝑀𝑇01 − 𝑀𝑇02 𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖2 1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖2
+ +
𝑆1 𝜖1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜖2 𝑆1 𝜖1 + 𝑆1 𝐹12 + 𝑆2 𝜖2

Or on a : 𝑆1 = 𝑆2 = 𝑆 et on a aussi les surfaces sont très grandes, ceci implique que 𝐹12 = 1

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = 𝑆
1 − 𝜖1 1 − 𝜖2
𝜖1 + 1 + 𝜖2
La densité de flux net est donnée par :
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = =
𝑆 1 − 𝜖1 1 − 𝜖2
𝜖1 + 1 + 𝜖2
Donc :
𝜎(𝑇14 − 𝑇24 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 =
1 1
𝜖1 𝜖2 − 1
+
A.N :
5.67 10−8 × (6004 − 3004 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = = 3288 𝑊/𝑚2
1 1
0.6 + 0.7 − 1
2) Détermination du flux net avec écrans thermiques :

𝜀1 = 0.6 𝑇1 = 600 𝐾

𝜀3 = 0.1 𝑇3 =? ?

𝜀4 = 0.15 𝑇4 =? ?

𝜀2 = 0.7 𝑇2 = 300 𝐾

Le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇01 𝑀𝑇03 𝑀𝑇04 𝑀𝑇02

1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖3 1 1 − 𝜖4 1 − 𝜖4 1 1 − 𝜖2
𝑆1 𝜖1 𝑆1 𝐹13 𝑆3 𝜖3 𝑆3 𝜖3 𝑆3 𝐹34 𝑆4 𝜖4 𝑆4 𝜖4 𝑆2 𝐹24 𝑆2 𝜖2

On a :
𝑀𝑇01 − 𝑀𝑇02
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖3 1 1 − 𝜖 4 1 − 𝜖4 1 1 − 𝜖2
𝑆1 𝜖1 + 𝑆1 𝐹13 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝜖3 + 𝑆3 𝐹34 + 𝑆4 𝜖4 + 𝑆4 𝜖4 + 𝑆2 𝐹24 + 𝑆2 𝜖2

Les surfaces sont très grandes :

𝐹13 = 𝐹34 = 𝐹24 = 1 et 𝑆1 = 𝑆2 = 𝑆3 = 𝑆4 = 𝑆


Ceci implique que :

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝜎(𝑇41 − 𝑇42 )
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖3 1 1 − 𝜖 4 1 − 𝜖4 1 1 − 𝜖2
+ + + + + + + +
𝑆 𝜖1 𝑆 𝐹13 𝑆 𝜖3 𝑆 𝜖3 𝑆 𝐹34 𝑆 𝜖4 𝑆 𝜖4 𝑆 𝐹24 𝑆 𝜖2
C-à-d que :
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 𝜎(𝑇41 − 𝑇42 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = =
𝑆 1 1 1 1 1 1
(𝜖 + 𝜖 − 1) + (𝜖 + 𝜖 − 1) + (𝜖 + 𝜖 − 1)
1 3 3 4 4 2
D’où :
𝜎(𝑇41 − 𝑇42 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 =
1 1 2 2
𝜖1 + 𝜖2 + 𝜖3 + 𝜖4 − 3
A.N:
5.67 10−8 × (6004 − 3004 )
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = = 206 𝑊/𝑚2
1 1 2 2
0.6 + 0.7 + 0.1 + 0.15 − 3

3) Détermination de la température 𝑇3 :
D’après le schéma électrique équivalent, nous obtenons :
𝑀0𝑇1 − 𝑀0𝑇3
𝜙1→3 =1−𝜖 = 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠
1 1 1 − 𝜖3
+ +
𝑆 1 𝜖1 𝑆1 𝐹13 𝑆 3 𝜖3

Or : 𝑆1 = 𝑆3 = 𝑆 et 𝐹13 = 1, donc:

𝜙1→3 𝑀0𝑇1 − 𝑀0𝑇3 𝜎 (𝑇14 − 𝑇34 )


𝜑1→3 = =1−𝜖 = = 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠
𝑆 1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖1 1 − 𝜖3
+ + +1+
𝜖1 𝐹13 𝜖3 𝜖1 𝜖3

𝜎 (𝑇14 − 𝑇34 ) 𝜎 (𝑇14 − 𝑇34 )


⟹ 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = 1−𝜖 =
1 1 − 𝜖3 1 1
𝜖1 𝜖3 − 1
𝜖1
+1+
𝜖3 +

1 1
⟹ 𝜎 (𝑇14 − 𝑇34 ) = 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 ( + − 1)
𝜖1 𝜖3

1 1
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 (𝜖 + 𝜖 − 1)
1 3
⟹ 𝑇34 = 𝑇14 −
𝜎
Donc :
1 1
𝜑 (𝜖1 𝜖3 − 1)
√ 4
4
𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 +
𝑇3 = 𝑇1 −
𝜎
A .N :
1 1
4
206 × ( + 0.1 − 1)
√ 0.6
𝑇3 = 6004 − = 549 𝐾
5.67 10−8

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

4) Détermination de la température 𝑇4 :
D’après le schéma électrique équivalent, nous obtenons :

𝑀0𝑇4 − 𝑀0𝑇2
𝜙4→2 =1−𝜖 = 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠
4 1 1 − 𝜖2
+ +
𝑆 4 𝜖4 𝑆2 𝐹24 𝑆 2 𝜖2

Or : 𝑆2 = 𝑆4 = 𝑆 et 𝐹24 = 1, donc:

𝜙4→3 𝑀0𝑇 − 𝑀0𝑇 𝜎 (𝑇44 − 𝑇24 )


𝜑4→2 = = 1 − 𝜖 4 1 21 − 𝜖 = 1 − 𝜖 = 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠
𝑆 4 2 4 1 − 𝜖2
+ + +1+
𝜖4 𝐹24 𝜖2 𝜖4 𝜖2

𝜎 (𝑇44 − 𝑇24 ) 𝜎 (𝑇44 − 𝑇24 )


⟹ 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 = 1 − 𝜖 =
4 1 − 𝜖2 1 1
𝜖4 + 𝜖2 − 1
+1+
𝜖4 𝜖2

1 1
⟹ 𝜎 (𝑇44 − 𝑇24 ) = 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 ( + − 1)
𝜖4 𝜖2

1 1
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 (𝜖 + 𝜖 − 1)
4 2
⟹ 𝑇44 = 𝑇24 +
𝜎
Donc :
1 1
4
𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠 ( + − 1)
√ 𝜖4 𝜖2
𝑇4 = 𝑇24 +
𝜎
A .N :
1 1
4
206 × ( + 0.7 − 1)
√ 0.15
𝑇4 = 3004 + = 429 𝐾
5.67 10−8

Exercice 3 : L’ampoule
Un thermocouple protégé par le papier d'aluminium d’émissivité 2=0.15 est utilisé pour mesurer la
température de gaz chauds coulant dans un conduit dont les murs sont maintenus à Tw=380 K. Le
thermomètre montre une lecture de température Tth=530 K. En supposant l’émissivité de la jonction
de thermocouple =0.7 et le coefficient de transfert de chaleur de convection h=120 W/m2 °C,
déterminez la température réelle du gaz. Qu’il est la température du gaz si aucune protection de
radiation n'a été utilisée ?

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

Solution :
Les données :

𝑇𝑊 = 380 𝐾 𝜀1 = 0.7 Pour ℎ = 120 𝑊/𝑚2 °𝐶


𝑇𝑡ℎ = 530 𝐾 𝜀2 = 0.15

1) Détermination de la température réelle du gaz avec protection :

A l’équilibre thermique, la densité de flux échangée par le thermocouple par convection est égale à
celle échangée par rayonnement :

𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = 𝜑𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

c-à-d que :
𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = ℎ(𝑇𝑔𝑎𝑧 − 𝑇𝑡ℎ )

Ceci implique que :


𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 𝑇𝑡ℎ +

 Détermination de 𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 :

Le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇0𝑡ℎ 𝐽1 𝐽2 𝑀𝑇02 𝐽2 ′ 𝐽3 𝑀𝑇0𝑤

1 − 𝜀1 1 1 − 𝜀2 1 − 𝜀2 1 1 − 𝜀3
𝑆1 𝜀1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜀 2 𝑆2 𝜀 2 𝑆2 𝐹23 𝑆3 𝜀 3

Avec :

- 𝑆1 est la surface de la sonde ;


- 𝑆2 est la surface de l’écran ;
- 𝑆3 est la surface du conduit ;
- 𝑆1 ≈ 𝑆2 et 𝑆3 ≫ 𝑆1 .

On a :
𝑀𝑇0𝑡ℎ − 𝑀𝑇0𝑤
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖2 1 − 𝜖2 1 1 − 𝜖3
+ + + + +
𝑆1 𝜖1 𝑆1 𝐹12 𝑆2 𝜖2 𝑆2 𝜖2 𝑆2 𝐹23 𝑆3 𝜖3
4
𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 1−𝜖 1 1−𝜖 1−𝜖 1 𝑆 1−𝜖
(𝑆 ) ( 𝜖 1 + 𝐹 + 𝜖 2 + 𝜖 2 + 𝐹 + (𝑆1 ) ( 𝑆 𝜖 3 ))
1 1 12 2 2 23 3 3 3

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

4
𝜎 𝑆1 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1−𝜖 1 1−𝜖 1−𝜖 1 𝑆 1−𝜖
( 𝜖 1 + 𝐹 + 𝜖 2 + 𝜖 2 + 𝐹 + (𝑆1 ) ( 𝑆 𝜖 3 ))
1 12 2 2 23 3 3 3

𝑆1
Or : 𝑆3 ≫ 𝑆1 ⇒ → 0 et 𝐹12 = 𝐹23 = 1
𝑆3

4
𝜎 𝑆1 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 − 𝜖1 1 − 𝜖2 1 − 𝜖2
𝜖1 + 1 + 𝜖2 + 𝜖2 + 1
4
𝜎 𝑆1 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
⇒ 𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 =
1 2
𝜖1 + 𝜖2 − 1
4
𝜙𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
⇒ 𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = =
𝑆1 1 2
+ −1
𝜖1 𝜖2

A.N :

5.67 10−8 (5304 − 3804 )


𝜑𝑛𝑒𝑡,𝑎𝑣𝑒𝑐 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = = 239.2 𝑊/𝑚2
1 2
0.7 + 0.15 − 1
On a déjà vu que :
𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 𝑇𝑡ℎ +

A.N :
239.2
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 530 + = 531.99 𝐾
120
2) Détermination de la température réelle du gaz sans protection.

On a :
𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 𝑇𝑡ℎ +

Le schéma électrique équivalent :

𝑀𝑇0𝑡ℎ 𝐽1 𝐽2 𝑀𝑇0𝑤

1 − 𝜀1 1 1 − 𝜀3
𝑆1 𝜀1 𝑆1 𝐹13 𝑆2 𝜀3

Le flux net échangé entre la sonde et le conduit est donné par l’expression suivante :
𝑀𝑇0𝑡ℎ − 𝑀𝑇0𝑤 4
𝑆1 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
𝜙𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = =
1 − 𝜖1 1 1 − 𝜖3 1 − 𝜖1 1 𝑆1 1 − 𝜖2
+ + (
𝑆1 𝜖1 + 𝑆1 𝐹12 + 𝑆3 𝜖3 𝜖1 𝐹12 𝑆3 ) 𝜖2
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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°3, ME6 2019-2020

𝑆1
Or : 𝑆3 ≫ 𝑆1 ⇒ → 0 et 𝐹12 = 1
𝑆3
Donc :
4 4
𝑆1 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 ) 𝑆1 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 ) 4
𝜙𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = = = 𝜖1 𝑆1 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )
1 − 𝜖1 1
𝜖1 + 1 𝜖1
D’où :
4
𝜙𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = 𝜖1 𝑆1 𝜎 (𝑇𝑡ℎ − 𝑇𝑤4 )

A.N :
𝜙𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛 = 0.7 × 5.67 10−8 × (5304 − 3804 ) = 2304.14 𝑊/𝑚2

On a déjà vu que :
𝜑𝑟𝑎𝑦,𝑠𝑎𝑛𝑠 é𝑐𝑟𝑎𝑛
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 𝑇𝑡ℎ +

A.N :
2304.14
𝑇𝑔𝑎𝑧 = 530 + = 549.2
120

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 72


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

Transfert Thermique
Corrigé de la série n°4 : Convection

I. Convection externe

Rappels :

 Calcul des flux de chaleur en convection forcée sans changement d’état

L’application de l’analyse dimensionnelle montre que la relation liant le flux de chaleur transféré
par convection aux variables dont il dépend peut être recherchée sous la forme d’une relation
entre 3 nombres adimensionnels :
𝑁𝑢 = 𝑓(𝑅𝑒 , 𝑃𝑟 )
Avec :
ℎ𝐷
𝑁𝑢 = est le nombre de Nusselt ;
𝜆
𝜌𝑢𝐷
𝑅𝑒 = est le nombre de Reynolds ;
𝜇
𝐶𝑝 𝜇
𝑃𝑟 = est le nombre de Prandtl ;
𝜆
Où :
𝐷 est la dimension caractéristique de la géométrie considérée ;
𝑢 est la vitesse moyenne du fluide ;
𝜇 est la viscosité dynamique du fluide ;
𝜆 est la conductivité thermique ;
𝜌 est la masse volumique.

Méthode :
- Calculer 𝑅𝑒 et 𝑃𝑟 ;
- Choisir la corrélation 𝑁𝑢 = 𝑓(𝑅𝑒 , 𝑃𝑟 ) selon le cas ;
𝜆 𝑁𝑢
- Calculer ℎ = et 𝜙 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑝 − 𝑇∞ ).
𝐷

Remarque :
Les propriétés du fluide sont calculées à une température moyenne dite température de film :

𝑇𝑝 + 𝑇∞
𝑇𝑓 =
2

 Calcul du flux de chaleur en convection naturelle sans changement de phase

L’application de l’analyse dimensionnelle montre que la relation liant le flux de chaleur transféré
par convection aux variables dont il dépend peut être recherchée sous la forme :

𝑁𝑢 = 𝑓(𝐺𝑟 , 𝑃𝑟 )

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 73


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

Avec :
ℎ𝐷
𝑁𝑢 = est le nombre de Nusselt ;
𝜆
𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝜌2 𝐿3 𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝐿3
𝐺𝑟 = = est le nombre de Grashof ;
𝜇2 𝜈2
𝐶𝑝 𝜇
𝑃𝑟 = est le nombre de Prandtl ;
𝜆

Où :
1 𝜕𝑉
𝛼 = 𝑉 (𝜕𝑇 ) est le coefficient de dilatation isobare ;
𝑃
𝑔 est la pesanteur ;
𝜇 est la viscosité dynamique du fluide ;
𝜈 est la viscosité cinématique du fluide ;
𝐶𝑝 est la chaleur massique.

Méthode :
- Calculer 𝐺𝑟 et 𝑃𝑟 ;
- Choisir la corrélation 𝑁𝑢 = 𝑓(𝐺𝑟 , 𝑃𝑟 ) selon le cas ;
𝜆 𝑁𝑢
- Calculer ℎ = et 𝜙 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑝 − 𝑇∞ ).
𝐷

Remarque :
Les propriétés du fluide sont calculées à une température moyenne dite température de film :
𝑇𝑝 + 𝑇∞
𝑇𝑓 =
2

Exercice 1 : le collecteur
Un collecteur de 1,5 m et 2 m de large et inclinée de 40° par rapport à l'horizontale reçoit un éclairement
de soleil de 650 W/m2. La température de la vitre de protection est à 40 °C par temps calme lorsque la
température de l'air ambiant est de 20 °C. Calculer le flux perdu à partir de la surface de la vitre du
collecteur. La température du ciel est Tciel=-40°C et l’émissivité de la vitre vitre=0.9. Les propriétés de l'air
à 1 atm et à la température T=30°C sont :

𝜆 = 0.02582 𝑊/𝑚. °𝐶

𝜈 = 1.608 × 10−5 𝑚2 /𝑠

𝑃𝑟 = 0.7422
1
𝑁𝑢 = 0.15(𝐺𝑟 . cos(𝜃) . 𝑃𝑟 )3

Solution :
Les données :
𝑆 = 1.5 × 2 = 3𝑚2 𝑇𝑎𝑖𝑟 = 𝑇∞ = 20°𝐶 𝜆 = 0.02582 𝑊/𝑚. °𝐶
𝜃 = 40 ° 𝑇𝑐𝑖𝑒𝑙 = −40°𝐶 𝜐 = 1.608 10−8 𝑚2 /𝑠
𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 = 40 °𝐶 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 = 0.9 𝑃𝑟 = 0.7422

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 74


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

1
𝑁𝑢 = 0.15(𝐺𝑟 . cos(𝜃) . 𝑃𝑟 )3

Calculons le flux perdu à partir de la surface de la vitre du collecteur :

Hypothèse :
- L’air est un gaz parfait avec des propriétés constantes ;
- La pression atmosphérique locale est de 1 atm ;
- Il n’y a pas de perte de chaleur à la surface arrière de la plaque absorbante.

Le flux perdu par la surface de la vitre est :


𝜙𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 = 𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

 Déterminons 𝝓𝒄𝒐𝒏𝒗𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 :
Le flux perdu par convection est donné par :
𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇∞ )
Or:
ℎ𝐷 𝜆 𝑁𝑢 𝜆 𝑁𝑢
𝑁𝑢 = ⇒ℎ= =
𝜆 𝐷 𝐿𝑐
Donc :
𝜆 𝑁𝑢
𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇∞ ) = ( ) 𝑆 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇∞ )
𝐿𝑐

- Calculons 𝐿𝑐 :

𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 1.5 × 2
𝐿𝑐 = = = 0.429 𝑚2
𝑃é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒 2 × (1.5 + 2)

- Calculons 𝑁𝑢 :

On a :
1
𝑁𝑢 = 0.15 × (𝐺𝑟 . cos(𝜃) . 𝑃𝑟 )3
Avec :
∗ 𝑃𝑟 = 0.7422 ;
∗ cos(𝜃) = cos(40) = 0.766 ;
𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝜌2 𝐿𝑐 3 𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝐿𝑐 3 𝛼 𝑔 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 −𝑇∞ ) 𝐿𝑐 3
∗ 𝐺𝑟 = = 𝜇 2
=
𝜇2 ( ) 𝜐2
𝜌

L’air est un gaz parfait, c-à-d que : 𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇

Calculons 𝛼 :
1 𝜕𝑉 1 𝜕 𝑛𝑅𝑇 𝑛𝑅 1
𝛼 = 𝑉 (𝜕𝑇 ) = 𝑉 (𝜕𝑇 ( )) = 𝑃𝑉 = 𝑇
𝑃 𝑃
𝑃

Le nombre de Grashof doit être calculé pour la température moyenne :


𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 +𝑇∞ 40+20
𝑇= = = 30°𝐶
2 2

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 75


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

1 1
Donc : 𝛼= = = 0.0033 𝐾 −1
𝑇 30+273.15

D’où :
𝛼 𝑔 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 −𝑇∞ ) 𝐿𝑐 3 0.0033×9.81×(40−20)×(0.429)3
𝐺𝑟 = = = 197 702 759
𝜐2 (1.608 10−5 )2
La valeur de 𝑁𝑢 est :
1 1
𝑁𝑢 = 0.15 × (𝐺𝑟 . cos(𝜃) . 𝑃𝑟 )3 = 0.15 × (197 702 759 × 0.766 × 0.7422)3 = 72.39

La valeur de ℎ est :
𝜆 𝑁𝑢 0.02582 × 72.39
ℎ= = = 4.396 𝑊/𝑚2 . °𝐶
𝐿𝑐 0.429

Le flux perdu par convection sera donc :


𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇∞ ) = 4.396 × (1.5 × 2)(40 − 20) = 263.76 𝑊

 Déterminons 𝝓𝒓𝒂𝒚𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 :
Par analogie électrique thermique, nous obtenons le schéma électrique équivalent :

0 0
𝑀𝑇,𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑀𝑇,𝑐𝑖𝑒𝑙

1 − 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 1 1 − 𝜀𝑐𝑖𝑒𝑙
𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑆 𝐹12 𝑆 𝜀𝑐𝑖𝑒𝑙 𝑆𝑐𝑖𝑒𝑙

D’après le schéma électrique ci-dessus, le flux de chaleur perdu par rayonnement peut être exprimé
par :
𝑀0𝑇,𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑀0𝑇,𝑐𝑖𝑒𝑙
𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 =
1 − 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 1 1−𝜀
+ 𝐹 𝑆 + 𝜀 𝑆𝑐𝑖𝑒𝑙
𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑆 12 𝑐𝑖𝑒𝑙 𝑐𝑖𝑒𝑙
c-à-d que :
𝜎 𝑇4𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝜎 𝑇4𝑐𝑖𝑒𝑙
𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 =
1 1 − 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 1 𝑆 1 − 𝜀𝑐𝑖𝑒𝑙
𝑆 ( 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 + 𝐹12 + (𝑆𝑐𝑖𝑒𝑙 ) 𝜀𝑐𝑖𝑒𝑙 )
𝑆
Or : 𝐹12 = 1 et =0
𝑆𝑐𝑖𝑒𝑙

𝜎 𝑇4𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝜎 𝑇4𝑐𝑖𝑒𝑙 𝑆 𝜎 ( 𝑇4𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇4𝑐𝑖𝑒𝑙 ) 𝑆 𝜎 ( 𝑇4𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇4𝑐𝑖𝑒𝑙 )


𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = = 1−𝜀 =
1 1 − 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 1
+1
𝑆 ( 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 + 1) 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒

Donc :
𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 𝜎 𝜀𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 ( 𝑇4𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 − 𝑇4𝑐𝑖𝑒𝑙 ) 𝑆
A.N :
𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 5.67 10−8 × 0.9 × ((40 + 273.15)4 − (−40 + 273.15)4 ) × (1.5 × 2)

𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 1018 𝑊

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 76


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

Finalement, le flux perdu par la surface de la vitre est :


𝜙𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 = 𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 263.76 + 1018 = 1281.76 𝑊

Exercice 2 : Les ailes d’un avion


Un système de chauffage est conçu pour maintenir les ailes d'un avion, à Tailes=0°C, à une vitesse de
croisière de 900 km/h par temps de gel pendant le vol à 12200 m d'altitude où les conditions
atmosphériques normales sont -55,4 °C et 18,8 kPa. L'aile est supposée comme un cylindre de section
transversale elliptique dont le petit axe est de 30 cm et les effets du rayonnement sont présumés
négligeables. L'air est un gaz parfait avec des propriétés constantes.
Déterminer le coefficient moyen de convection et la puissance de chauffage par surface unitaire de l’aile.
Les propriétés de l'air à 18,8 kPa et à la température T=-27,7°C sont :

𝜆 = 0.02152 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑃𝑟 = 0.724


1
𝜈 = 5.961 × 10−5 𝑚2 /𝑠 𝑁𝑢 = 0.248 𝑅𝑒 0.612 𝑃𝑟 3

Solution :
Les données :
𝑇𝑎𝑖𝑙𝑒𝑠 = 0°𝐶 𝑧 = 12200 𝑚 Pour 𝑇 = −27.7°𝐶
𝑃 = 18.8 𝑘𝑃𝑎 𝑇∞ = −55.4°𝐶 𝜆 = 0.02152 𝑊/𝑚. °𝐶
𝑉 = 900 𝑘𝑚/ℎ 𝐷 = 30 𝑐𝑚 𝜐 = 5.961 10−5 𝑚2 /𝑠
1 L’air est un gaz parfait 𝑃𝑟 = 0.724
𝑁𝑢 = 0.248 𝑅𝑒 0.612 𝑃𝑟 3

 Déterminons le coefficient moyen de convection :


ℎ𝐷 𝜆 𝑁𝑢
𝑁𝑢 = ⇒ ℎ=
𝜆 𝐷
Et on a aussi :
1
𝑁𝑢 = 0.248 𝑅𝑒 0.612 𝑃𝑟 3
Avec :
𝑃𝑟 = 0.724
900×1000
𝜌𝑉𝐷 𝑉𝐷 𝑉𝐷 ( )×0.3
𝑅𝑒 = = 𝜇 = A.N: 𝑅𝑒 = 3600
= 1.258 106
𝜇 𝜐 5.961 10−5
𝜌
1 1
𝑁𝑢 = 0.248 𝑅𝑒 0.612 𝑃𝑟 3 = 0.248 (1.258 106 )0.612 (0.724)3 = 1204

Donc :
𝜆 𝑁𝑢 0.02152 × 1204
ℎ= = = 86.39 𝑊/𝑚2 °𝐶
𝐷 0.3

 Déterminons la puissance de chauffage par surface unitaire de l’aile :

La puissance de chauffage = puissance perdue par convection

A. AHAROUNE & M. ELYAQOUTI 77


Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

𝑃𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓𝑎𝑔𝑒 = ℎ (𝑇𝑎𝑖𝑙𝑒 − 𝑇∞ )

A.N :
𝑃𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓𝑎𝑔𝑒 = 86.39 (0 − (−55.4)) = 4786 𝑊/𝑚2

Exercice 3 : L’ampoule
Soit une ampoule de 60 W de 8 cm de diamètre dans une pièce à 25° C. L'émissivité du verre de
l’ampoule est de 0,9. En supposant que 10 % de l'énergie passe à travers le verre de l'ampoule et
le reste est absorbée et dissipée par convection naturelle et par rayonnement. Déterminer la
température d'équilibre du verre. Les surfaces intérieures de la pièce sont supposées à la
température ambiante « 25 C ».
Notons que la solution de ce problème nécessite une approche par itération puisque la détermination du
nombre de Rayleigh et donc du nombre de Nusselt dépend de la température de surface qui est inconnue.
Nous commençons le processus de la solution en "devinant" la température de la surface à 170 ° C pour
l'évaluation des propriétés de l’air et du coefficient de convection h. Vérifier l'exactitude de cette
estimation. Les propriétés de l'air à 1 atm et la température du film prévue de (170 + 25) / 2 = 97,5 °C
sont :
𝜆 = 0.03077 𝑊/𝑚. °𝐶 𝑃𝑟 = 0.7116
1
0.589(𝐺𝑟 𝑃𝑟 )4
𝑁𝑢 = 2 +
𝜈 = 2.279 × 10−5 𝑚2 /𝑠 9 9
4

[1 + (0.469/𝑃𝑟 )16 ]

Solution :
Les données :
𝑃𝑠𝑠 = 60 𝑊 𝑇𝑠𝑢𝑟 = 25°𝐶 Pour 𝑇 = −27.7°𝐶
𝐷 = 8 𝑐𝑚 𝑇∞ = 25°𝐶 𝜆 = 0.03077 𝑊/𝑚. °𝐶
1
𝜐 = 2.279 10−5 𝑚2 /𝑠
0.589(𝐺𝑟 𝑃𝑟 )4
𝑁𝑢 = 2 + 4
𝑃𝑟 = 0.7116
9 9
[1 + (0.469/𝑃𝑟 )16 ]

Déterminons la température d’équilibre du verre :

On a :
4 4 )
90% 𝑃𝑠𝑠 = 𝜙𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝜙𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 − 𝑇∞ ) + 𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑆 𝜎 (𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 − 𝑇𝑠𝑢𝑟

Calculons le coefficient moyen de convection :

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Corrigé des travaux dirigés de transfert thermique, série n°4, ME6 2019-2020

On a :
ℎ𝐷 𝜆 𝑁𝑢
𝑁𝑢 = ⇒ ℎ=
𝜆 𝐷
Or :
1
0.589(𝐺𝑟 𝑃𝑟 )4
𝑁𝑢 = 2 + 4
9 9
[1 + (0.469/𝑃𝑟 )16 ]
Avec :
∗ 𝑃𝑟 = 0.7116 ;
𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝜌2 𝐷3 𝛼 𝑔 Δ𝑇 𝐿𝑐 3 𝛼 𝑔 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 −𝑇∞ ) 𝐷 3
∗ 𝐺𝑟 = = 𝜇 2
=
𝜇2 ( ) 𝜐2
𝜌
L’air est un gaz parfait, c-à-d que : 𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇

Calculons 𝛼 :
1 𝜕𝑉 1 𝜕 𝑛𝑅𝑇 𝑛𝑅 1
𝛼 = 𝑉 (𝜕𝑇 ) = 𝑉 (𝜕𝑇 ( )) = 𝑃𝑉 = 𝑇
𝑃 𝑃
𝑃

Le nombre de Grashof doit être calculé pour la température moyenne :


𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 +𝑇∞ 170+25
𝑇= = = 97.5°𝐶
2 2
1 1
Donc : 𝛼 = 𝑇 = 97.5+273 = 0.002699 𝐾 −1

D’où :
𝛼 𝑔 (𝑇𝑣𝑖𝑡𝑟𝑒 −𝑇∞ ) 𝐿𝑐 3 0.002699×9.81×(170−25)×(0.08)3
𝐺𝑟 = = = 3784610
𝜐2 (2.279 10−5 )2
La valeur de 𝑁𝑢 est :
1 1
0.589(𝐺𝑟 𝑃𝑟 )4 0.589(3784610 × 0.7116)4
𝑁𝑢 = 2 + 4 = 2+ 4 = 20.42
9 9 9 9
[1 + (0.469/𝑃𝑟 )16 ] [1 + (0.469/0.7116)16 ]

La valeur de ℎ est :
𝜆 𝑁𝑢 0.03077 × 20.42
ℎ= = = 7.854 𝑊/𝑚2 . °𝐶
𝐿𝑐 0.08
On a :

4 4 )
90% 𝑃𝑠𝑠 = ℎ 𝑆 (𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 − 𝑇∞ ) + 𝜖𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑆 𝜎 (𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 − 𝑇𝑠𝑢𝑟

A .N :
0.08 2 0.08 2
0.9 × 60 = 7.854 × (4𝜋 ( ) ) (𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 − 25) + 0.9 × 4𝜋 ( ) × 5.67 10−8
2 2
× ((𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 + 273)4 − (25 + 273)4 )

La résolution de cette équation donne :


𝑇𝑣𝑒𝑟𝑟𝑒 = 169.4 °𝐶

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II. Convection forcée interne


Exercice 4 :
L'air pénètre dans un canal rectangulaire. Le coefficient de convection est à déterminer.
Hypothèses :
1. le régime est stationnaire ;
2. Les surfaces intérieures des conduits sont lisses ;
3. L'air est un gaz parfait avec des propriétés constantes ;
4. La pression de l'air dans le conduit est de 1 atm.

Propriétés :
Nous supposons que la température moyenne de l'air est à 40°C. Les propriétés de l'air à cette
température et à 1 atm sont :
𝑃 = 1 𝑎𝑡𝑚 Pour 𝑇∞ = 40°𝐶 𝐶𝑝 = 1007 𝐽/𝑘𝑔. °𝐶)
𝑇𝑠 = 10 °𝐶 𝜆 = 0.02662 𝑊/𝑚. °𝐶 4𝑆
𝐷=
𝑃é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒
𝑉 = 7 𝑚/𝑠 𝜐 = 1.702 10−5 𝑚2 /𝑠
𝑁𝑢 = 0.023 𝑅𝑒 0.8 𝑃𝑟
𝑆 = 0.15 × 0.2 = 0.03𝑚2 𝑃𝑟 = 0.7255

Solution :
 Déterminons le coefficient moyen de convection :
ℎ𝐷 𝜆 𝑁𝑢
𝑁𝑢 = ⇒ ℎ=
𝜆 𝐷
Et on a aussi :
𝑁𝑢 = 0.023 𝑅𝑒 0.8 𝑃𝑟 0.3
On a:
𝜌𝑉𝐷 𝑉𝐷 𝑉𝐷
𝑅𝑒 = = 𝜇 =
𝜇 𝜈
𝜌
4𝑆 4×0.03
Or : 𝐷 = 𝑃é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒 = 2(0.15+0.2) = 0.1714 𝑚

𝑉𝐷 7×0.1714
𝑅𝑒 = = 1.702 10−5 = 70493.53
𝜈

Donc :
𝑁𝑢 = 0.023 𝑅𝑒 0.8 𝑃𝑟 0.3 = 0.023 (70493.53)0.8 (0.7255)0.3 = 158

On a :
𝜆 𝑁𝑢
ℎ=
𝐷
Finalement :
0.02662 × 158
ℎ= = 24.54 𝑊/𝑚2 . °𝐶
0.1714
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