Introduction À La Psychologie L1 - 2020
Introduction À La Psychologie L1 - 2020
II – La science du comportement
Conventionnellement, les débuts de la psychologie scientifique ou « psychologie
expérimentale » sont datés de la fondation du 1 er laboratoire de psychologie, en 1879 par
Wundt à Leipzig (Allemagne). Les débuts de la psychologie scientifique sont plus tôt
caractérisés par un objectif de mesure qui se situe dans le sillage des laboratoires de
physiologie et de physique. Mais la coupure avec la philosophie n’apparaît pas aussitôt.
Les changements radicaux qui fondent conceptuellement la psychologie scientifique
seront provoqués par l’américain John Watson dans les années 1920 et apparaît même comme
une conséquence des idées darwiniennes. Le principe est d’étudier l’homme avec les mêmes
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méthodes objectives que celles utilisées pour étudier l’animal qui ne peut s’observer lui –
même, ce qui consacre la naissance du mouvement behavioriste qui va dominer et influencer
systématiquement toute la psychologie scientifique jusqu’ à la fin des années 1950.
L’observation objective par définition suppose un accord entre plusieurs observateurs et
ne peut s’appliquer que sur deux sortes de variable vérifiables.
Les variables de situation : les stimuli ;
Les variables de comportement : les réponses.
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Chapitre II : le champ de la psychologie
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II- Les Principales spécialisations en psychologie
La présentation des principales spécialités de la psycho permet d’avoir un certain apperçu de
la diversité des objets d’étude de cette discipline.
a) La Psychologie Clinique
Elle cherche à comprendre et expliquer le fonctionnement psychique humain et ses
troubles. Elle étudie de façon approfondie les cas individuels aussi bien dans le registre du
normal que du pathologique. Elle utilise fondamentalement la méthode clinique.
b) La Psychologie Pathologique
Elle correspond à l’étude des maladies et des troubles de fonctionnement de la
personnalité avec des visées diagnostiques et thérapeutiques.
c) La Psychologie du Développement
Elle a pour objet l’origine, l’évolution (changement marquant un progrès) et
l’involution (changement marquant une détérioration) de l’être humain dans ses aspects
cognitifs et affectifs.
d) La Psychologie Sociale
Elle s’intéresse à la perception que l’individu a de son environnement social, aux
relations interindividuels et aux relations intergroupes. Elle tient compte à la fois des
processus individuels (perception – mémoire etc.) et de l’insertion sociale des individus (statut
du groupe d’appartenance – valeurs – normes etc.)
e) La Psychologie Cognitive
Elle étudie les grandes fonctions psychologiques de l’être humain : perception –
mémoire – apprentissage – langage etc. Elle cherche à en dégager les lois générales. Elle
utilise le plus souvent la méthode expérimentale.
f) La Psychologie Différentielle
Elle a pour objectif de décrire et d’expliquer les différences de conduites entre les
individus et entre les groupes en analysant les caractéristiques qui leur sont propres.
g) La Psychophysiologie
Elle a pour objet l’étude des relations entre phénomènes biologiques et psychologiques
appliquée aux fonctions mentales et aux comportements.
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- l’analyse des différents types de leadership montre leur incidence sur les inter recherches et
le niveau de performance individuelle ou collective.
Grace aux résultats obtenus, il est possible d’optimiser les formes d’organisation des relations
humaines.
3. Les enquêtes.
Les enquêtes permettent d’étudier les attitudes des opinions préjugés et représentations
que tout individu ou groupe d’individus est susceptible d’avoir à propos d’un objet social.
A l’aide de techniques quantitatives (entretiens individuels ou de groupe) et ou quantitatives
(questionnaires, sondage) il est possible d’analyser les évolutions sociales.
A l’heure actuelle se développe, l’étude des représentations sociales, savoirs
socialement élaborés et partagés par des groupes en fonction des normes et valeurs qui leur
sont propres.
L’enquête consiste à comparer des données verbales recueillies par questionnaire ou
entretien auprès de différents groupes d’individus (échantillons), choisis en fonction des
variables retenues par l’étude.
L’analyse de contenu permet de décrire et d’interpréter des matériaux verbaux. Elle
peut ainsi concerner des idées politiques ou des manuels scolaires par exemple.
L’observation analyse des comportements reproduisant dans des conditions spontanées
(observer les rites de séparation sur un) aménagées (observer les intersections mère –enfant
dans une situation créée à cet effet).
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Chapitre IV : la psychologie développementale
Elle étudie le développement et le comportement humain de la naissance à la
vieillesse. Elle s’efforce d’identifier clairement et de décrire en différentes phases les
conduites caractéristiques de la petite enfance, l’enfance, de l’adolescence, de l’âge adulte et
de la vieillesse Il convient de distinguer les trois domaines que sont la psychologie
développementale, la psychologie de l’enfant et la psychologie génétique.
La psychologie du développement
Elle considère le développement comme l’histoire des changements dans la conduite
d’un individu. Elle a pour objectif l’analyse des mécanismes de ces changements et permet la
réunification des savoirs offerts par la psychologie de l’enfant et la méthode de la psychologie
génétique.
La psychologie de l’enfant
Elle vise à appréhender l’enfant dans sa globalité. Elle se trouve donc au croisement
de différents champs d’étude, du registre social et du psychologique. Elle peut être envisagée
comme une pratique et une théorie.
Une pratique
Sous l’angle d’une pratique, la psychologie de l’enfant a pour objet d’étude l’enfant
dans son milieu, dans ses comportements propres (premier réflexion à la naissance) et dans
ses interactions avec les éléments du monde extérieur (étude des relations mère –enfant). On
parle alors qu’une psychologie appliquée. Elle possède ses méthodes et ses propres outils
comme l’examen psychologique de l’enfant.
Une théorie
Sous l’angle d’une théorie, elle devient la recherche fondamentale sur l’enfant, dont
l’étendue des connaissances tout particulièrement chez le nourrisson est actuellement en
pleine expansion. Cette recherche s’effectue généralement en laboratoire auprès d’enfants
accompagnés de leurs parents ou à travers l’étude de films familiaux à des fin d’analyse
rétrospective (cas des études sur l’autisme, par exemple)
La psychologie génétique
Ce mode d’investigation ne se contente pas de décrire les traits typiques du
comportement à tel âge, mais essaie d’en expliquer la genèse. Il met en évidence le comment
et le pourquoi des modifications successives du comportement au cours de la vie d’un être
humain. La psychologie génétique induit donc un morcellement dans l’appréhension de
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l’enfant, car elle s’applique à différents niveaux : le développement moteur, intellectuel et
affectif.
I- Les caractéristiques de la psychologie du développement
L’étude du développement psychologique concerne les transformations qui affectent
l’être humain de sa conception à sa mort. L’objectif est de décrire et d’expliquer les
modifications améliorations et détériorations des différentes capacités humaines.
Evolution et Involution
Le développement est décrit soit en terme d’évolution, c’est – à – dire de
transformations progressives, soit en terme d’involution, c’est – à – dire des modifications
régressives d’une fonction par exemple, on étudie les progrès de la mémorisation chez
l’enfant et la diminution des performances mnémoniques avec le vieillissement.
Actuellement la psychologie du développement s’intéresse à tous les âges de la vie et
non aux seuls périodes de l’enfance et de l’adolescence, attractives en raison de leurs
transformations rapides et manifestes.
L’enfant avant 6 ans, longtemps décrit comme incompétent à communiquer, est
maintenant considéré comme pouvant établir et maintenir des relations et des interactions non
seulement avec les adultes mais aussi avec ses pairs.
L’étude de l’enfant d’âge scolaire (6-12 ans) et de l’adolescence (12-18 ans) est
tournée vers la socialisation et les difficultés d’insertion sociale et scolaire.
L’entrée dans l’âge adulte, la maturité et le vieillissement sont des périodes qui ont des
modes spécifiques de fonctionnement psychique. Plusieurs crises sont susceptibles
d’apparaître pendant l’âge adulte.
L’allongement de la durée de la vie conduit à distinguer au moins deux grandes
périodes dans le vieillissement, celle marquée par des changements sociaux comme la retraite
et celle où dominent les changements physiques peuvent conduire par exemple à une
diminution de l’autonomie
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Le développement moteur permet la maitrise de l’environnement et l’autonomie des
déplacements chez le bébé, les deux aspects essentiels en sont la posture qui permet le
contrôle des positions du corps dans l’espèce et l’acquisition de la marche ainsi que la
préhension des objets avec la main.
b) Le développement cognitif
L’organisation et la structuration des connaissances acquises à propos de
l’environnement sont à mettre en relation avec les caractéristiques des stimuli perçus par
l’individu, les progrès cognitifs procèdent des actions mentales exercées sur eux
c) La construction du sentiment d’identité personnelle
Les étapes successives de la différentiation permettent à l’être humain de se concevoir
comme un individu distinct d’autrui mais ayant cependant certaines ressemblances avec
lui.
Le sentiment d’identité personnelle est formé par les représentations qu’un sujet a de son
individualité. Le sentiment d’identité personnelle dépend de la construction de
l’organisation psychique nécessaire pour passer d’un état de dépendance caractéristique
du nouveau – né à un état d’indépendance propre à l’adulte. Ce passage est fonction des
relations nécessaires avec les membres du groupe familial puis des autres systèmes
relationnels.
d) Le développement social et socialisation
Le développement social concerne tous les modes d’échanges, de relations,
d’interactions avec autrui et les formes de communication qui s’y apportent
On parle de socialisation lorsque le sujet apprend les modes de communication
propres au milieu d’appartenance et les normes et les systèmes de valeurs qui lui permettent le
contrôle et la régulation de ses conduites
III – Les Théories fondatrices
Les grandes théories de la psychologie du développement ont pour objectif de décrire et
d’expliquer l’adaptation de l’être humain à son milieu de vie, physique et social.
a) Les approches globales du développement
A. Gesell a décrit, pour chaque âge, les acquisitions nouvelles que tout enfant réalise, afin
de montrer qu’elles sont mises en œuvre selon un programme génétiquement déterminé et que
la maturation est essentielle au développement.
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H. Wallon a souligné comment le milieu social prend le relais du milieu biologique et
constitue un facteur clé du développement car la construction de la personne se fait par
l’interaction avec autrui.
b) Piaget et la théorie constructiviste de l’intelligence
Cet auteur a montré la spécificité de la pensée de l’enfant à chaque étape de son
développement et comment l’intelligence se construit par les actions exercées par le sujet sur
l’environnement. Il décrit les trois grands stades du développement de l’intelligence chez
l’enfant qui sont les suivants :
l’intelligence sensorimotrice (de la naissance à 24 mois) : son développement repose
sur un ensemble d’acquisitions et de coordinations rendues possibles grâce au
développement moteur et sensoriel de l’enfant.
la pensée pré – opératoire et opératoire (de 2 à 11/12 ans) : vers 2 ans, l’enfant
devient capable d’évoquer des objets ou des événements absents au moyen de signes
et de symboles mais sa pensée reste sous l’emprise de la perception qui l’empêche de
coordonner entre elles deux machines successives (pensée intrusive). A partir de 5-6
ans, l’enfant devient capable d’articuler et de coordonner entre elles différentes
représentations et la réversibilité caractérise le stade opératoire.
la pensée formelle (de 11-12 ans à 14-16 ans) : à partir de cet âge, l’adolescent peut
raisonner sur toutes les hypothèses possibles, indépendamment des données observées
et utilise donc un raisonnement hypothético – déductif.
Selon J. Piaget deux processus sous – tendent cette construction de l’intelligence :
- l’assimilation qui consiste en l’intégration d’éléments nouveaux de connaissance dans
la structure mentale de l’individu ;
- l’accommodation qui est l’activité par laquelle la structure actuelle du sujet se modifie,
en permettant son adaptation à l’environnement.
c) Psychanalyse et développement.
Les successeurs de S. Freud ont observé directement des enfants et ont contribué à
faire évoluer la théorie psychanalytique dans ses perspectives développementales : on doit en
particulier à R .Spitz des travaux relatifs à la relation mère – enfant et aux effets de la
privation des soins maternels.
d) Attachement et développement des liens sociaux.
J. Bowlby, se référant à la psychologie animale, défend la thèse selon laquelle le
besoin de contact social est primaire chez l’être humain. L’évolution ultérieure des relations
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sociales dépend de la manière dont ce besoin a été satisfait et a permis l’établissement d’un
lien privilégié, plus ou moins sécurisant, avec la mère ou son substitut.
e) L’approche psychosociale
L. S. Vygotski montre que tout apprentissage est d’abord réalisé en relation avec
autrui puis se reconstruit au niveau individuel : le langage est un facteur déterminant du
développement cognitif.
Pour J. Bruner le rôle de la culture est fondamental. Il montre la nature et les effets
des interactions adulte – enfant : en particulier les types d’aide que les adultes sont
susceptibles d’apporter à l’enfant en fonction de l’âge.
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conduites préformés qui lui permettent d’établir et de maintenir des liens avec les personnes
de son entourage (pleurs, cris, mimiques, vocalisations)
c) La diversité des influences du milieu
L’enfant peut connaître les objets grâce aux activités perceptives et à l’action qu’il
exerce sur eux. Pour Jean Piaget il y a développement de l’intelligence par l’intermédiaire des
actions que le sujet exerce sur le milieu extérieur.
Les influences sociales sont celles que les personnes qui interagissent avec l’enfant et
qui contribuent activement à sa socialisation en lui fournissant des indications verbales, des
stimulations, des renforcements. Les personnes de l’entourage peuvent être également des
référents, c’est – à – dire des figures d’identification et des modèles à imiter.
Les réalités socio-économiques et culturelles influencent fortement le développement.
La méthode de comparaison des vrais et faux jumeaux permet de mieux comprendre la part
des facteurs héréditaires et des facteurs du milieu.
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Chapitre V : La Psychologie cognitive
La psychologie cognitive étudie les processus mentaux sous jacents à des activités
telles que la perception, l’apprentissage, la mémoire ou le langage. Elle utilise essentiellement
la méthode expérimentale.
Le terme ‘’cognition’’ désigne l’ensemble des activités et des processus qui se
rapportent à l’élaboration et à l’organisation des représentations mentales, ainsi qu’à leur
utilisation et à leur modification.
Ces représentations stockées en mémoire guident le traitement de l’information et
aident à l’action. Certaines d’entre elles sont transitoires, mettant en œuvre des traitements
spécifiques à une tâche. D’autres peuvent s’intégrer dans la mémoire à long terme sous forme
de connaissances, habiletés, croyances ou stéréotypes.
a) La perception
La perception nous permet de construire des représentations du monde environnement.
Elle imprègne des traitements complexes de l’information, du décodage sensoriel à la
formation d’images mentales. Ces images prennent sens à partir des caractéristiques des
stimulations et nos anticipations sur leur contenu.
Le monde qui nous entoure est composé de matière et d’énergie, dont les paramètres
caractéristiques sont la longueur d’onde, l’intensité, etc. Nos organes des sens nous permettent
de recevoir ces stimulations. Les modalités sensorielles nous renseignent sur des aspects
différents de ce monde, selon qu’il s’agit de sens de proximité (le toucher, le goût) ou à
distance (la vue, l’ouïe, l’odorat).
La perception nous permet de recevoir, de traiter puis d’interpréter les informations
physiques pour entrer en relation avec un monde qui doit être cohérent et intelligible. Nous
construisons donc sans nous rendre compte nue représentation mentale des objets qui nous
entourent.
b) La mémoire
La mémoire permet de coder des informations de les organiser, de les stocker et de les
récupérer au besoin. On distingue classiquement une mémoire de travail, temporaire qui
assure un premier traitement et une mémoire à long terme.
c) La mémoire de travail
Le terme « mémoire de travail » remplace actuellement celui de « mémoire à court
terme » pour décrire ce qui permet, par exemple, de mémoriser un numéro de téléphone le
temps d’aller le composer. Il s’agit d’un système qui maintient les informations (stockage
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temporaire à capacité limitée) peuvent qu’un certain travail cognitif s’effectue
compréhension, apprentissage, commande motrice.
Un processeur central commanderait la boucle articulatoire (répétition mentale du
mémoire perplexe) et le traitement des informations visuelles conduisant à une représentation
mentale des objets.
d) La mémoire à long terme
La mémoire déclarative correspond à tout ce qui est explicitement un souvenir, sous
forme verbale ou d’image. On distingue une mémoire épisodique, dans laquelle sont
consignés les événements autobiographiques et leur chronologie est une mémoire
sémantique correspondent au vocabulaire et aux règles linguistiques.
La mémoire non déclarative (ou procédure) concerne toutes les connaissances non
verbales que l’on utilise sans s’en rendre compte. Par exemple, certains patients amnésiques
sont capables d’actions impliquent de toute évidence de la mémoire, puisqu’ils peuvent
améliorer une performance d’une séance à l’autre, sans se souvenir pour autant de la séance
précédente.
e) L’intelligence
Actuellement, on considère que l’intelligence est la capacité à établir des relations, tout sur le
plan cognitif que social, et qu’elle doit être envisagée sur de multiples dimensions. Ainsi on
s’accorde à considérer que l’intelligence est pluridimensionnelle : un seul type de
caractéristique ne suffit pas pour rendre compte de sa diversité.
Ni la logique pure, ni la rapidité, ni l’étendue des savoirs ne constituent des indices
catégoriques. L’intelligence peut être définie comme la fonction d’établissement de relations.
C’est un système de structuration des connaissances, non la somme des connaissances.
Plus la complexité de ce qui est appréhendé augmente, plus le niveau de structuration est
élaboré, plus l’activité mise en œuvre requiert de l’intelligence.
Le terme d’intelligence géométrique a été utilisé pour contester qu’on limite
l’intelligence aux seules aptitudes intellectuelles, codées en bonnes et mauvaises réponses. La
plupart des tests dits d’intelligence mesurant cette capacité à raisonner de façon plus ou
moins abstraite et en dehors de tout contexte situationnel.
Pourtant l’intelligence sociale est tout aussi essentielle : l’intelligence s’exprime
également par l’adéquation des réponses avec les problèmes posés par l’environnement. Or
l’environnement humain est essentiellement social et les relations des hommes avec leurs
congénères impliquent des processus intelligents.
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f) L’apprentissage
L’acquisition de nouvelles conduites ou connaissances se fait par l’intermédiaire de
mécanismes de conditionnement et d’apprentissage complexes mettant en jeu des
représentations symboliques.
Certains apprentissages sont de nature sociale. Il y a apprentissage lorsque, sous
l’effet d’interactions avec l’environnement, un organisme modifie systématiquement et
durablement sa conduite ou ses connaissances.
Certains de ces apprentissages concernent des conduites élémentaires, entièrement
sous la dépendance de stimuli présents dans l’environnement. D’autres concernent des
conduites complexes mettant en jeu la signification que l’individu attribue aux stimuli et qui
guide sa réponse.
g) Le langage
Les études en psycholinguistique décrivent les étapes de la perception et de la
production du langage, qu’il soit oral ou écrit. On commence à mettre en évidence les
mécanismes mentaux complexes impliqués dans la compréhension d’un énoncé.
La psycholinguiste, branche de la psychologie, étudie le sujet qui parle, écrit,
écoute ou lit pour comprendre les processus cognitifs sous – jacents à ces activités à la
différence des linguistes qui étudie la langue en elle-même et par elle-même. Les langues
sont des systèmes de signes vivants avec une histoire et une évolution. Le langage est la
fonction d’expression de la pensée, qui permet à tout homme de communiquer à l’aide de
signes particuliers, oraux ou graphiques.
Le langage sert à communiquer des affections, à modifier le comportement d’autrui
(ordres, demandes), à décrire une situation ou à argumenter des points de vue. On étudie
indépendamment ce qui sous entend le langage écrit et oral, ainsi que la perception (entendre)
et la production (parler). L’acquisition du langage fait également l’objet d’un grand
nombre de recherches.
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Chapitre VI- LA PSYCHOPATHOLOGIE
la structure névrotique, centrée sur une organisation autour du conflit œdipien, des
mécanismes de défense de type refoulement et un respect de la réalité ;
Chaque individu s’organise selon l’une ou l’autre, sans être malade pour autant.
S’il l’est, sa pathologie suivra les lignes correspondant à sa structure.
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Une angoisse est considérée comme pathologique lorsqu’elle conduit à des restrictions
trop importantes dans la vie de tous les jours (aspect quantitatif), lorsque le vécu douloureux
devient insupportable, ou lorsque l’état d’angoisse se chronicise. La subjectivité de la
frontière entre normal et pathologique rend l’appréciation difficile, du fait d’une tolérance à
son égard très variable d’un individu à l’autre.
L’angoisse est un signal d’alarme témoignant d’un conflit interne ou avec le monde
extérieur, une réponse à une situation vécue comme dangereuse. Des manifestations
d’angoisse sont présentes dans toutes les pathologies mentales, à divers degrés. On décrit
des angoisses névrotiques (angoisses organisées et associées à des symptômes structurés
autour d’un fonctionnement névrotique), et
Les troubles de l’humeur se manifestent soit sur un versant dépressif, soit sur un
versant maniaque. Ils peuvent être consécutifs à des évènements traumatiques réels ou
s’intégrer dans une pathologie névrotique ou psychotique.
Ces symptômes peuvent être présents dans beaucoup de pathologies mentales, avec
des retentissements variables :
Les névroses peuvent contenir des éléments dépressifs, parfois au premier plan, avec
un sentiment de n’être pas à la hauteur, de ne pas se sentir digne d’être aimé, une
autodépréciation.
Les psychoses peuvent également contenir des éléments dépressifs. Un facteur réel,
parfois important, parfois anodin, peut aussi déclencher un mouvement régressif de repli
complet sur soi. Des thèmes délirants d’autoaccusation, de honte peuvent apparaître.
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Les états maniaques
A l’autre extrémité, on parle d’ « états maniaques » quand on peut relever une
exaltation de l’humeur, une excitation psychique et motrice ; une hyperactivité
débordante, incessante et décousue, une multiplication de passages à l’acte (achats
inconsidérés, agitation, projets insensés, etc.) ; une fuite des idées, une logorrhée
(discours fleuve), des coq-à-l’âne, une distractibilité ; une augmentation de l’estime
de soi et des idées de grandeur ; une diminution du besoin de dormir, voire des
insomnies totales pendant plusieurs jours sans impressions de fatigue.
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LA PSYCHANALYSE FREUDIENNE
1. La métapsychologie freudienne
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primaires). Lorsqu’il y a une médiatisation par des représentations, dans le
cas d’activité de pensée, par exemple, l’énergie est liée à ces représentations
(processus secondaires).
La libido est pour Freud l’énergie correspondant aux pulsions « qui ont à faire avec
tout ce que l’on peut comprendre sous le terme d’amour ( ….) C’est la manifestation
dynamique dans la vie psychique de la pulsion sexuelle ». Elle est donc à la base de tout
mouvement psychique qui va dans le sens de la vie, dépassant largement ce qui
concerne la sexualité génitale.
Stade oral : chez le nourrisson, la bouche est investie comme zone érogène,
lieu du plaisir procuré par la satisfaction des besoins alimentaires. La relation à
la mère s’organise autour de manger/être mangé, dans une dimension
primitive d’incorporation.
Stade sadique anal : la possibilité de maîtriser ses sphincters et les activités de
rétention/expulsion amène au déplacement de la zone érogène prévalente vers
l’anus. La relation à la mère va s’organiser autour du jeu de donner/retenir ses
excréments, amenant une signification symbolique de ce « cadeau ».
Stade phallique : la zone érogène prévalente se déplace vers les zones
génitales (activités masturbatoires). C’est également le moment de la
reconnaissance de la différence des sexes, sur le mode de « j’en ai un/je n’en
ai pas ». Le phallus représente le pénis, pour le garçon comme pour la fille,
dans une dimension symbolique beaucoup plus large que l’organe anatomique
lui-même. Survient alors le complexe d’Œdipe, qui se traduit
schématiquement par l’amour du parent de sexe opposé la haine du parent de
même sexe considéré comme rival.
Après le complexe d’Œdipe, l’enfant entre en période de latence, qui correspond
à la scolarité primaire. Une partie de l’énergie libidinale, désexualisée, se déplace vers
la curiosité intellectuelle et vers les autres enfants (amitiés).
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L’organisation génitale adulte se construit au décours de l’adolescence, par le
déplacement de l’investissement libidinal le plus souvent vers un partenaire de sexe
opposé et de même génération, et l’acceptation de la possibilité de maternité/paternité.
Anna Freud et tous les tenant de l’ego psychology ont insisté sur la fonction adaptative
des mécanismes de défense : ils permettent au moi, qui les met en œuvre, de concilier les
poussées pulsionnelles et les exigences du monde extérieur.
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Références bibliographiques : quelques œuvres psychologiques
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