nom: Philippe Bonan, Eleonore Dominguez, Lauranne Schmitt
année: AI 3
bambou
Introduction
« Léger, résistant, facile à mettre en oeuvre, à la croissance rapide et au charme visuel délicat, le
bambou est essentiel à la vie quotidienne de bien des personnes dans le monde.
Il est parmis les plantes celle qui offre les plus grand nombre de possibilités d’utilisations. Il sert
à l’homme pour fabriquer des outils de travail, des jouets, des armes, des instruments de mu-
sique, du papier, des médicaments, des aliments, pour le génie civil et, enfin, pour les maisons
: un milliard d’êtres humains habite une maison partiellement ou entièrement en bambou. »
Géry Langlais, Maisons de bambou
PRESENTATION: Le bambou multi-usages
Végétal à usage multiple, composé de fibre de cellulose,le bambou possède une résistance mécanique verticale d’une tonne par centimètre carré.
Souple, léger, flexible...il est inoxydable, imperméable, et imputrécible.
Les bambous sont des Les chaumes ( tronc)
graminées, monocoty- sont la partie noble du
lédones de la famille [Link] l’espèce,
des poacceae (les leur taille peut aller de
pousses sortent avec 10 cm à 30 mètres. La va-
leur diamètre définitif). riation de leur aspect
Bambous nains (-1,50 m) & petits (de 1,50 à 3 m)
Ils se répartissent en 80 est infinie: noeuds plus
genres, cumulant de ou moins epacés et vi-
1400 à 1500 espèces. sibles, couleurs diverses,
unité de teinte ou motifs
Bambous moyens (de 3 à 9 m) Leur culture nécessite divers ( rayures, taches,
chaleur et Humidité, etc.), brillance ou matité,
mais ils résistent trés et même parfois odeur
bien aux hivers rigou- d’encens.
Bambous Géants ( de 9 à 30 m)
reux (jusqu’à -30 de-
grès pour certains). Les branches apparais-
Leur croissance peut sent à chaque noeud,
atteindre 1 m par jour. mais en nombre va-
riable. Leur pousse laisse
Ils sont composés un sillon visible sur le
de quatre parties; les chaume. l’usage, plus res-
rhizomes, les chaumes, treint, se limitait jadis aux
les branches, et les futs de flêches.
feuilles.
Les feuilles ( réputées
Les rhizomes (racines) chez les bambous nains)
sont principalement disposent aussi d’une
de deux types: grande varieté de cou-
- cespiteux ( courts et leur et de proportions.
renflés) donnant un Tantôt vertes ou pana-
aspect «en touffe» à la chées, leur taille va de 5 à
plante. 50 cm de long.
- traçants ( fins et longs), Toujours en forme de fer
trés vivaces, ils peu- de lance, leur epaisseur
vent prendre plusieurs et leur densité est néan-
mètres par saison. moins trés variable.
REVETEMENTS DECORATIFS: panneaux
Yotsume Kuzushi
Amikae Ajiro
Ces panneaux de bam-
Nawame Sukashi Ajiro
bou tressé sont tradition-
Mutsume Koire
nellement utilisés au Ja-
Asanoha
pon pour habiller murs et
Mutsume
plafonds.
Ils servent également de
charte graphique à de
nombreuses autres ap- Niju Mutsume
Yotsume
plication en décoration,
textile, et sont souvent
revisités par les créateurs
contemporains. Renzoku Ajiro
Nawamezashi
Tobi Gozame
Hana Ajiro
Ajiro
Matsuba Ami
Réedition contemporaine de Renga
ces motifs
REVETEMENTS DECORATIFS: parquet et habillage de surface
On compte jusqu’à 16 étapes dans le processus de fabrication du parquet bambou que l’on
peut résumer ainsi : on commence par scier la tige de bambous en lames ; ensuite, pour garan-
tir que le parquet ne deviendra pas la cible des insectes, il fait l’objet d’un traitement spécial.
Ce n’est qu’après, que les lames sont séchées puis rabotées. Enfin, ces lames sont collées les
unes aux autres, sous haute pression.
C’est au moment du séchage que le processus de carbonisation permet de donner différentes
teintes au parquet bambou. Naturel, caramel, noir, ambré, fumé, miel blond… certains fabri-
cants en proposent plus de 18 différentes !
Pour chauffage au sol
Pour l’aménagement extérieur
Pour des raisons tech-
niques, le parquet de bam- Les sols extérieurs sont réalisés en bambou
bou spécial chauffage au pressé (strand woven). Le traitement quant à
sol, n’existe qu’en version lui diffère : on emploie une huile naturelle spé-
bambou [Link] ciale qui confère au matériau une plus grande
parquets de bambou pour Pressé (Strand Woven) résistance aux intempéries (pluie, soleil).
le chauffage au sol sont
épais de 10 mm, afin de Ce parquet est réalisé à partir de fibres conti-
Classiques
permettre à la chaleur de nues d’un bois spécial de bambou et fortement
Trois caractéristiques distinguent les parquets
se dégager dans la pièce. pressées. Après abattage du bambou à une
de bambou classiques : la couleur, la texture
Le parquet pour chauffage certaine hauteur, les grandes pièces réservées
et le laquage.
au sol est un feuilletage de pour la production de parquets classiques, les
La couleur naturelle du bambou est claire.
trois couches horizontales fibres restantes sont cuites dans un traitement
Pour obtenir les teintes foncées du parquet
de lattes de bambou, la liquide pour éliminer tous les sucres et/ou in-
fumé, il faut traiter le bambou à haute tempé-
couche intermédiaire étant sectes. On procède ensuite au séchage, puis
rature. Sous l’action de la chaleur, les sucres
posée perpendiculaire- les fibres sont engluées et posées en bales, ce
des fibres de bambou carbonisent et pren-
ment aux deux autres, afin qui donne cet aspect de “corde tressée”. Les
nent cette jolie teinte foncée.
de contrer les jeux de di- bales sont ensuite placées entre de lourdes
Il existe deux façons de disposer les lattes de
latation sous l’action de la plaques pour être très fortement pressées.
canne de bambou pour former les lames de
chaleur. Enfin, on procède à la cuisson au four jusqu’à
parquet, horizontalement ou verticalement.
Quelle que soit la pose, les propriétés du par- faire durcir et sécher complètement les blocs.
quet restent identiques, mais l’aspect final est Quand on les sort des presses, les blocs sont
différent. La disposition horizontale laisse ap- prêts à débiter comme des troncs pour faire
paraître les nœuds caractéristiques du bam- des parquets classiques. Grâce à ce procédé,
bou tous les 15-20 centimètres sur la longueur les parquets “corde tissée” (strand woven)
des lames parquet, tandis qu’en disposition sont deux fois plus résistants que les autres
verticale, le parquet présente l’aspect d’un parquets de bambou traditionnels.
plancher de bois classique (chêne, hêtre etc.). 1 - plafond en lattes de bambou
Les parquets de bambou sont vernis en usine 2 - façade en «tissage de cannes»
3 - façade en panneaux type contre-
dans des cabines à peinture. plaqué.
DESIGN et DERIVES
Vannerie traditionnelle
Technique de préparation du
Exemples de réali-
2- La couche superieure (verte) est sations
enlevée, puis les chaumes sont sê- 3- outils de découpe cali-
1- étuvage des chaumes chés. brés.
4- découpe du chaume en ba- 5- les baguettes sont redécoupées 6- tressage de la vannerie.
guettes. puis affinées.
Une fois terminées, les vanneries sont déposées dans des sêchoirs . Ensuite, elles seront éventuellement teintées
et/ou vernies.
DESIGN et DERIVES
Design
produit et Véhi-
mobilier
On le retrouve
également dans
Qu’ils soient uti-
les véhicules,
lisés bruts, en
notamment les
contreplaqué, en
embarcation
plaquage, pour
traditionnels.
ses fibres, ou en
Plus étonnant,
extrait, les bam-
il se fait aussi
bous ont de nom-
une place dans
breux usages
les créations
pour le quotidien.
contempo-
On le retrouve
raines, tel ce
dans le mobilier,
cardre de vélo,
la vaisselle, les ins-
ou encore ce
truments de mu-
prototype de
sique, le textile,
voiture élec-
les cosmétiques,
trique, qui ne
le papier.
pèse que 60 kg
!
ARCHITECTURE VIVANTE
Le bambou se travaille trés bien vivant, cer-
tains architectes ou paysagistes créent ainsi
des structures ou des abris de type architec-
tural.
Ceux de Marcel Kalberer (spécialiste depuis
les années 80) constituent un habitat naturel,
vivant et évolutif : ils peuvent prendre la forme
de tunnels, coupoles ou pavillons.
Velez
ARCHITECTURE
Noeuds ancestraux
B
Il semble y avoir deux tendances dans l’ar-
chitecture moderne en bambou : A
Certains architectes utilisent le bambou
comme matériau alternatif qui peut se
connecter à des éléments industriels stan-
dardisés comme des plaques d’acier, des vis
et des boulons.
D’autres y cherchent une technique mo- A : Connexion en osier.
derne nécessitant peu de connections et qui
B : Variation de
peut être produite à moindre frais avec des
connexion en osier.
ouvriers non qualifiés.
C : Schéma de l’emboî-
La friction de corde serrée : tement du lien avec le
La friction de corde serrée est la mé- bâton
thode la plus commune de connexion
D : Exemple de
du bambou. On peut l’appeler aussi
connexions avec liens
lien d’arrimage car elle permet de en bambou.
fixer solidement un élément à un autre.
La corde est traditionnellement consti- E : Lien d’arrimage.
tuée de matériaux naturels comme la Au Japon le bambou (Take) était tradition-
F : Bandes de bambou
fibre de coco, des bandes de rotin ou nellement utilisé comme élément principal
C D E tressées.
de bambou (pour des liens serrées, des toitures des maisons rurales de la ré-
des bandes de bambou vivant sont gion de Musashi dont il demeure la carac-
utilisées). Les cordes constituées de téristique. Il était, et demeure, toujours très
fibres de bambou tordues sont pro- prisé pour les balustrades et palissades.
duites dans des longueurs pouvant Pendant plusieurs siècles, dans tous ces
mesurer jusqu’à 350m et elles sont pays, il servit également pour la plu-
plus résistantes que des cordes stan- part des canalisations rurales et urbaines.
dard. Avec une force de tension de Cet usage particulier est encore très carac-
720 kg/cm ³ une corde de l’épaisseur téristique de l’approvisionnement en eau
d’un bras peut tenir bon à 14 tonnes. de la plupart des temples bouddhistes.
Aujourd’hui on peut aussi utiliser G La majorité des jardins Zen comportent encore
comme liens des matériaux indus- ces fameuses canalisations de bambou très dé-
triels comme du fil de fer (zinc recou- coratives et souvent recherchées pour leur son
vert) ou des cordes en plastique. F propice à la méditation...
ARCHITECTURE
A gauche : échafaudage de réfection de la do-
rure d’un Stupa ( dôme de temple ) au Myanmar
Noeuds ancestraux qui épouse les formes arrondies de l’édifice.
Au centre : sculpture Starry Mandala. Chaque
Applications année depuis 1986, à la fin de l’été, des milliers
de jeunes et de moins jeunes s’installent en un
gigantesque campement dans le Désert Black
Rock du Nevada pour une semaine de festivités,
de partage d’une culture d’entraide et de per-
for- mances artistiques: robots cracheurs de feu,
chars allégoriques, véhicules mutants jongleurs,
festi- valiers nus déguisés, temples construits
pour la durée de l’événement. Le tout finit par
une mise à feu d’une sculpture humanoïde en
bois.
Burning Man est souvent qualifié par des initiés
comme l’événement le plus branché des Etats-
Unis.
Ci-dessous : reconstitution en bambou à échelle
1/20e du stade de Pékin d’Herzog et De Meuron
Echafaudages en bambou
Le bambou permet une construction très rapide et à
moindre prix. L’humidité ambiante et la présence tout
à fait habituelle des cyclones tropicaux prouva très
rapidement que lorsque l’échafaudage de bambou
se mettait à tanguer dans tous les sens, l’échafaudage
en acier était déjà par terre depuis la veille, provo-
quant, de plus, des dégâts humains et matériels consi-
dérables.
Bambous et bouts de ficelles valent donc mieux que
ferrailles et poutrelles, même si cela peut sembler sur-
prenant. Ainsi, dans toute la Chine du Sud et dans tout
le sud-est asiatique les bétonneurs se le tiennent pour
dit et font désormais la plus totale confiance aux spé-
cialistes de l’échafaudage ancestral.
Effectivement, il faut connaître une bonne trentaine de
nœuds et ligatures essentielles dont certains ne pour-
ront être défaits qu’avec un coupe-coupe chauffé à
rouge pour monter un échafaudage.
ARCHITECTURE
Noeuds contemporains Structures légères
Pour ses toits de bambou à
Fukuoka, Shoei Yoh place un tube
d’acier dans le bambou et le
connecte aux tubes grâce à des
écrous. Le tube doit pouvoir ré-
sister à la pression exercée par
les écrous serrés.
Un nœud est vissé à l’extrémité
de la barre d’acier, elle-même
soudée au tube. À cause des
nombreux boulons, ce type de
connexion est aussi approprié
pour des charges plus impor-
tantes.
Le résultat est très technique
mais parait étrangement sursty-
lisé.
Les tubes de Renzo Piano
sont connectés à un élé-
ment en acier spéciale-
ment dessiné via un câble
attaché.
Un câble qui passe à tra-
vers les trous faits dans
le bambou relie la barre
d’acier au tube de bam-
Au centre : Dôme géodésique
bou, au lieu que cela soit
réalisé en bambou par Buckmins-
ter Fuller. fait avec une simple vis.
Un travail artisanal, mais, Eléments de bambous faits lors d’un coucours portant
Fuller et Otto Frei élargiront les
à cause de l’utilisation du sur le matériau. Recherches sur le thème de l’origami.
applications du bambou à un
nouveau domaine : celui des struc- câble, il semble que cette
tures légères. technique ne fonctionne
que pour de petites
charges.
ARCHITECTURE
L’emboîtement Les connexions à fiche(s) :
Les éléments emboîtés sont souvent utilisés
avec des connexions (nouages) en corde. Dans
ce cas les vis et les boulons doivent transférer
des forces tractives et compressives. Cela se
fait par les différentes sortes de profils lorsqu’il
s’agit de connexions en bois.
Les connexions en bois tenon-mortaise, tradition-
nellement utilisées pour des charpentes sont ra-
rement utilisées pour des structures en bambou.
Par contre on utilise très souvent les boulons en
y adjoignant l’arrimage ou l’emboîtement qui
permettent de mieux tenir les choses en place.
L’inconvénient de ces connexions c’est que l’on
n’utilise pas le diamètre entier pour transmettre A Taïwan, généralement
les forces. De plus, les trous ne doivent pas être la sécurité des habitants
trop proches des extrémités des bambous, au est assurée en ajoutant
risque que les plugs les cassent. Différents types une clôture métallique
de trous sont découpés dans le bambou et ren- à chaque fenêtre. Ici,
dent possible l’assemblage des tiges rondes ROEWU architecture a mis
entre elles. en place un concept plus
subtil : un écran variable
Le clou métallique est un élément de perfo-
de bambous. 2Tant donné
ration. Si le bambou est mort, il risque plus fa- le fait que la maison soit
cilement d’être fissuré par le clou. Deux types placée dans une zone ur-
de bambou ne sont pas concernés par ce pro- baine dense et possède
blème : le Guadua Angustifolia et le Chusquea des murs mitoyens sur
d’Amérique centrale et du sud. deux cotés, l’acquisition
de la lumière et de l’air
Exemple de charpente en bambou emboîté. est possible grâce à l’ou-
verture sur la rue. Dans
ce cas, l’écran de bam-
bou fournit autant une
sensation de vie privée
que de sécurité aux oc-
cupants de cette maison.
Kengo Kuma réalise une synthèse orient et oc-
ARCHITECTURE cident, invention et tradition, son architecture
ne souhaite pas produire d’objet mais donner
un sens à la construction et la fondre le plus
possible dans son [Link] maison
de bambou de Kengo Kuma près de Pékin
Ambiance et emboitement : Kengo Kuma exprime la synthèse entre l’architecture et le
paysage, entre l’intervention humaine et le tra-
vail de la nature.
Faite de bambou, matériau de construction lo-
cal et traditionnel, de papier de riz, d’ardoise
et de verre, la Great (Bamboo) Wall House
séduit par sa poésie et par la finesse de son
expression.
En façade les tiges de bambous se dressent,
parallèles et espacées de manière variable, fil-
trant la vue ou l’offrant plus largement selon les
endroits, faisant varier l’ambiance lumineuse
intérieure. L’intérieur se trouve ainsi tour à tour
plus protégé, ouvert par endroits comme « ta-
misé » ou s’offre complètement au paysage
en un jeu de lumières et d’ombres qui assu-
ment le rôle de matériaux proprement dits.
emboitements tradition-
L’idée de l’intégration, de la fusion entre
l’architecture et le territoire -parfaitement
incarnée selon Kuma par la Grande Mu-
raille- guide le projet de la Great (Bam-
boo) Wall House : « (...) notre objectif
était celui d’appliquer la nature de la
Grande Muraille à l’acte d’habiter. C’est
la raison pour laquelle la construction
s’appelle ‘MUR’ et non pas ‘MAISON’ ».
ARCHITECTURE
Tissage / Tressage Exemples contempo-
CI-dessous : Maison
Vannerie à Madagascar repo-
sant sur une fonda- Ci-contre : Dans le village de Noh Bo, cette
Usage ancestral tion en terre mainte- organisation humanitaire spécialisée dans les
nue par un coffrage actions architecturales a ainsi offert aux en-
en planches de fants en détresse des espaces de vie pour ap-
bambou. Sol recou- prendre, dormir et jouer.
vert de planches de
bambou, mur en Ci-dessous : Sculpture à la bambouseraie
tressage de lattes d’Anduze
de bambou. Le
faîtage de toiture
porte la marque
des modernisations
successsives : lattes
de bambou recou-
Ci-dessus : Habitation sur pilotis en Birmanie. Toiture en bardeaux vertes de tôle on-
de bambou, cloisons en panneaux de bambou tressé. dulée, elle-même
maintenue par un
chaume.
Le bambou entre dans la composition de nombreux ma-
tériaux composites destinés aux charpentes, sols, cloisons
des bâtiments les plus récents. Il se fait donc moins visible
que de par le passé où bon nombre de constructions
étaient principalement réalisées en bambou.
Dans toute la Chine du Sud, en Indochine, dans toute la
presqu’île malaise, dans le sud de l’Inde et jusqu’en Corée
et au Japon il servait à la fois de charpente, de cloison, de
couverture et était associé à d’autres matériaux comme le
pisé, le torchis, le chaume de blé ou de riz, les palmes...
ARCHITECTURE
Tissage contemporain : Shigeru Ban
Au centre : Pavillon de
Forest Park. Canopée
tissée de 45,7 m de long
rappelant le tulle ou la
dentelle. Shigeru Ban a
réussi à contourner les
défauts du bambou, no-
tamment son épaisseur
irrégulière, en créant un
bambou stratifié. Ici, il re-
cherchait un moyen effi-
cace d’allier le bambou principe du tissage
stratifié à la technique de
l’ajiro. C’est la longueur
maximale du bambou
stratifié, en général de
2,4 m, détermina la me-
sure de base du pavillon.
A droite : Maison en
vannerie conçue sur le
même principe. Pour
créer cet abri, Shigeru
Ban s’inspire du tissage
et plus particulièrement
de la mise en oeuvre
de l’ajiro. Dans ce pro-
jet, il met en place des
modules emboîtés qui
constitueront le plafond
en contreplaqué tissé.
Ces modules sont pré-
fabriqués et assemblés
sur place. La courbe na-
turelle qu’ils dessinent
est due à la longueur et Mise en place du treillis par des élèves.
à l’épaisseur du contre-
plaqué.
ARCHITECTURE
Testes des proprietes du bambou
Différents tests visant à déterminer si le ma-
tériaux est conforme aux exigences strictes
de la construction montrent les potentiels du
bambou. Ici, divers espèces de bambous ont
été testés en comparaison avec le douglas,
essence de bois couramment utilisé dans la
construction. Les résultats issus des testes de
compression, flexion, cisaillement et tension
se révèlent tous supérieurs à ceux du douglas.
Le bambou se révèle cinquante fois plus résis-
tant que le chêne, plus léger que l’acier et le
béton. Certaines espèces peuvent atteindre
30 m de haut pour 25 cm diamètre. Exploitable
après 5 ans de pousse, il est 25 fois plus ren-
table qu’une forêt classique.
ARCHITECTURE
Fixations contemporaines : Simon Velez
Pavillon avec 4000 bambous pour l’exposition d’Hanovre dans le
cadre de l’ONG Zero Emissions research and Initiatives (ZERI). Satis-
fait les exigences des réglementations européennes en matière de
construction. Technique nouvelle avec mortier et boulons : les tech-
niques traditionnelles sont étonnamment stable et résistantes cepen-
dant les systèmes de fixations fait de lianes montrent des faiblesses et
des usures dû aux intempéries et aux frottements. Velez perce de part
en part les tige de bambous afin de les boulonner ensemble puis il
rempli les nœuds de mortier pour solidifier la fixation.
ARCHITECTURE
Fixations contemporaines : Simon Velez
Elévation du pavillon et ses détails d’assemblage.
Plusieurs tiges de bambous de gros calibre sont regrou-
pées et solidarisées à l’aide de tige métalliques boulon-
nées. Plus on monte dans la structure plus les éléments
s’affinent.
ARCHITECTURE
Inconvénients du bambou
Le bambou a l’inconvénient
d’être irrégulier. Dans certains cas
il exige d’être transformé, manu-
facturé en usine le rendant simi-
laire au bois. Cependant cela im-
plique des procedés chimiques
non sans conséquences pour
l’environnement.
Du fait que le bambou pousse en grande partie dans l’hémisphère sud, il nécessite d’être importé via cargot sur les chantiers affectant sa nature
écologique.
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• BAMBOUS Yves CROUZET (textes) - Paul STAROSTA (photographe) Editions DU CHENE ISBN : 2-85108-963-3
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• BAMBUS Christine RECHT - Max F. WETTERWALD - Werner SIMON Editions EUGEN ULMER
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• LES BAMBOUS Yves CROUZET Editions RUSTICA 1999 ISBN : 2 840 38 275 X
• MUSIC0THERAPIE ET FLUTES DE BAMBOU Giovanni MASTROPAOLO Institut Maïeutique - Lausanne
• THE BAMBOO BOOK Roger STOVER Endangered Species Press, California, Juillet 1983
• THE BAMBOO FENCES OF JAPAN ISAO YOSHIKAWA & OSAMU SUZUKI Graphic-sha publishing Co, Tokyo 1988, 140 p.
• THE BOOK OF BAMBOO David FARRELLY San Francisco - Sierra Club Books