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MinéralogieL1S1 Introduction

La minéralogie étudie les minéraux, qui sont des solides naturels avec une composition chimique définie et une structure atomique ordonnée. Les minéraux se forment par divers processus tels que la cristallisation d'un liquide ou la précipitation chimique, et possèdent des propriétés distinctes comme la dureté, le clivage, et la densité. Cette discipline est essentielle dans les sciences de la Terre et a des applications dans d'autres domaines comme la chimie et la métallurgie.

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MinéralogieL1S1 Introduction

La minéralogie étudie les minéraux, qui sont des solides naturels avec une composition chimique définie et une structure atomique ordonnée. Les minéraux se forment par divers processus tels que la cristallisation d'un liquide ou la précipitation chimique, et possèdent des propriétés distinctes comme la dureté, le clivage, et la densité. Cette discipline est essentielle dans les sciences de la Terre et a des applications dans d'autres domaines comme la chimie et la métallurgie.

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INTRODUCTION A LA MINERALOGIE

INTRODUCTION
La minéralogie a pour but l'étude des minéraux, éléments ou composés naturels. Un
minéral est un solide naturel, homogène, possédant une composition chimique
définie et une structure atomique ordonnée.

Solide : à l'exception du mercure natif, aucun liquide n'est considéré comme un


minéral.

Naturel : il est possible de reproduire artificiellement des minéraux : historiquement


commencée avec les pierres précieuses artificielles, la synthèse des cristaux(quartz,
diamant) est devenue une industrie importante ; mais ces produits résultant de
l'activité humaine ne sont absolument pas des minéraux au sens vrai du terme.

Homogène : un minéral est composé d'une seule phase solide et aucune méthode
physique de séparation ne peut permettre d'en isoler des composés plus simples ; de
nombreuses espèces minérales se sont révélées être des mélanges quand on a pu
disposer de méthodes précises d'examen.

Composition chimique définie : les exceptions à cette règle proviennent de


l'existence de solutions solides permettant des variations de composition entre deux
ou plusieurs termes extrêmes et de possibilités de remplacement d'un élément par
un autre.

Structure atomique ordonnée : un minéral est un solide cristallisé, constitué par un


arrangement périodique d'atomes d'éléments donnés..

Les minéraux, sauf de rares exceptions (oxalates, mellates, citrates...), sont des
composés inorganiques. Les houilles, les hydrocarbures solides sont des roches, des
mélanges qui peuvent être séparés physiquement en constituants plus simples.

La minéralogie doit recenser, reconnaître, définir les propriétés et les conditions


d'apparition et d'évolution des espèces minérales.
Les roches, les minerais, les sols sont surtout d'origine minérale, le rôle et
l'importance de la minéralogie dans les sciences de la Terre sont évidents. Mais elle
a aussi apporté son concours à d'autres disciplines : chimie, métalllurgie, physique
du solide. Il suffit de rappeler que les techniques radiocristallographiques viennent
directement des recherches minéralogiques .

La minéralogie se situe donc au carrefour des sciences d'observation et des


sciences exactes et, à ce titre, elle est une discipline étroitement liée au
développement de la civilisation actuelle.

Les différents domaines de la minéralogie découlent de la définition même de


l'espèce minérale : de la géométrie du réseau et de la nature des atomes le
constituant dérivent la cristallographie, la cristallochimie, la physico-chimie du solide
naturel, la minéralogie descriptive et déterminative, la minéralogie industrielle.
L'étude des conditions de formation et d'évolution des minéraux constitue la
minéralogie génétique et une partie importante de la géochimie.

Origines des minéraux

Les principaux processus qui conduisent à la formation de minéraux sont les


suivants.

• Cristallisation d'un liquide qui, par refroidissement, passe de


l'état liquide à solide.

Exemples : passage de l'eau à la glace; cristallisation par


refroidissement d'un magma.

• Précipitation chimique à partir d'une solution sursaturée par rapport à un


minéral.

Exemples : la formation des agathes; la formation des dépôts de


cavernes, les minéraux de la séquence évaporitique.

• Cristallisation de vapeurs.
Exemple : la cristallisation du soufre autour des fumerolles

(émanations de gaz riches en H2S provenant de la chambre


magmatique) sur les volcans.

La cristallisation par refroidissement d'un magma

Chaque minéral possède son point de fusion qui correspond aussi à son
point de cristallisation à une pression donnée. Plusieurs minéraux de la
croûte terrestre cristallisent à partir d'un magma, c'est-à- dire, de la roche
fondue. Cette cristallisation obéit à certaines règles. Dans un magma dont la
température est supérieure à 1200° C, comme au niveau du manteau
supérieur par exemple, les minéraux sont tous sous leur phase liquide. Si ce
magma est introduit dans la croûte terrestre, il subit un abaissement de
pression et se refroidit progressivement. Avec un abaissement de la
température du magma, les minéraux dont la température de cristallisation
devient progressivement plus basse cristallisent.
Les minéraux de la séquence évaporitique

Plusieurs cristaux, et parmi les plus beaux spécimens, se forment aussi à


partir de solutions sursaturées en certains éléments chimiques, c'est-à-dire
une solution qui contient plus de sels qu'elle ne peut en dissoudre. Les
cristaux précipitent à partir de la solution selon divers processus.
L'évaporation est un de ces processus. Un bon exemple est la suite de
minéraux qui précipitent quand s'évapore de l'eau de mer. Les schémas qui
suivent illustrent de façon très simplifiée comment se forme cette suite.

L'eau de mer contient une panoplie importante d'ions en solution, dont des ions
positifs tels le calcium, le sodium et le potassium, des ions négatifs tels le chlore,
2- 2-
et des radicaux négatifs comme CO3 et SO4 . L'évaporation ne se débarasse
que de l'eau, ce qui fait qu'au fur et à mesure de l'évaporation, la solution
devient de plus en plus saline, c'est-à-dire que les sels se concentrent de plus
en plus.
Propriétés des minéraux
La dureté : C’est la propriété d’un minéral de rayer unautre.

Test Dureté Minéral


Friable sous l’ongle 1 Talc
Rayé par l’ongle 2 Gypse
Rayé par une pièce de 3 Calcite
monnaie
Facilement rayé avec un 4 Fluorite
couteau
Rayé au couteau 5 Apatite
Rayé avec une lime 6 K – feldspath (orthose)
Raye une vitre 7 Quartz
Rayé par un outil au 8 Topaze
tungstène (métal)
Rayé par le carbure de 9 Corindon
silicium
Rayé par un autre diamant 10 Diamant

Clivage et cassure

Un minéral peut se briser irrégulièrement (cassure), ou bien, préférentiellement,


suivant des plans liés à la structure (clivage).

Les clivages peuvent être plus ou moins faciles, plus ou moins parfaits : gypse et
mica présentent des clivages faciles et très parfaits. La direction d'un clivage est
donnée par l'indice de la face à laquelle il est parallèle, par exemple : clivage cubique
(100) de la galène, clivage octaédral (111) de la fluorine. Le clivage, qui est une
caractéristique de certaines espèces, est utile à leur reconnaissance ; par contre,
certains échantillons d'une espèce non clivable peuvent présenter de faux clivages,
appelés plans de fracture préférentielle, dus souvent à un début d'altération ou
coïncidant avec des plans de macle.

La simple cassure peut être relativement caractéristique. On distingue des cassures


conchoïdale (quartz), esquilleuse (amphibole), lamellaire (brucite).

Couleur

Il y a une grande variété de couleurs chez les minéraux, mais c'est là un


critère qui est loin d'être absolu. Des spécimens de couleurs différentes
peuvent représenter le même minéral, comme le quartz qui présente
plusieurs variétés selon la couleur qui va de l'incolore limpide (quartz cristal
de roche), au blanc laiteux, au violet (améthyste), au jaune (citrine),etc.,
alors que des spécimens qui ont tous la même couleur peuvent représenter
des minéraux tout à fait différents, comme ces minéraux à l'éclat métallique
qui ont tous la couleur de l'or: la pyrite qu'on appelle l'or des fous, la
chalcopyrite qui est un minerais duquel on extrait le cuivre, et l'or.
Éclat

L'éclat des minéraux, c'est l'aspect qu'offre leur surface lorsqu'elle réfléchit la
lumière. On distingue deux grandes catégories: l'éclat métallique, brillant
comme celui des métaux, et l'éclat non métallique que l'on décrit par des
termes comme vitreux (comme le verre), gras (comme si la surface était
enduite d'huile ou de graisse), adamantin (qui réfléchit la lumière comme le
diamant), résineux (comme la résine), soyeux (comme la soie), etc.

Trait

Il s'agit en fait de la couleur de la poudre des minéraux. Cette propriété se


détermine sur la trace laissée par le minéral lorsqu'on frotte ce dernier sur
une plaque de porcelaine non émaillée (en autant que la dureté de la plaque
est supérieure à celle du minéral - voir dureté). Par exemple, l'hématite, un
minéral dont on extrait le fer, possède une couleur noire en cassure fraîche
mais un trait brun rougeâtre sur la plaque de porcelaine. La pyrite, de couleur
jaune or, laisse un trait noir.

Densité :

La densité est le poids d’un corps par rapport au poids du même volume d’eau. Avec
une densité de 2,65 le quartz est 2,65 fois plus lourd que l’eau. La densité des
minéraux varie entre 1 et 20. Les valeurs inférieures à 2 sont celles des corps
considérés comme légers, celles entre 2 et 4 sont des valeurs moyennes, celles au-
dessus 4 concernent les minéraux lourds. Dans le domaine scientifique et le domaine
de l’exploitation minière tous les minéraux de densité supérieure à 2,9 sont
considérés comme minéraux lourds.

Les gemmes de grande valeur et les métaux précieux ont une densité nettement à
supérieur à celle du sable constitué de quartz et de feldspath. Dans les eaux
courantes ou près des côtes , ils sont de ce fait déposés avant les minéraux de sable
plus légers, et se concentrent en gîtes appelés placers.

La densité se calcule comme suit :

Le poids d’un minéral est mesuré à l’aide d’une balance. Plus la mesure est précise,
plus l’identification du minéral sera sûre.

Le volume peut être déterminé de plusieurs manières, par immersion dans un


récipient gradué, ou à l’aide d’une balance hydrostatique. Cette dernière méthode est
plus précise et aussi plus indiqué pour les petits échantillons. Elle est basée sur le
principe d’Archimède : la poussée verticale est égale au poids de la quantité d’eau
déplacée par le minéral.

Le minéral à déterminer est d’abord pesé à l’air, puis dans l’eau. La différence de
poids exprime le poids de l’eau déplacée en chiffre le volume du minéral.
Exemple :

Poids dans l’air 5,2


Poids dans l’eau 1,3
Différence = volume 1,9

= = 2,7

Il est important que le minéral à déterminer soit sec lors du pesage dans l’air, et qu’il
ne contienne pas de corps étrangers. Cependant certains minéraux présent toujours
des impuretés en faibles quantités ou des variations de composition à l’état naturel.
Les valeurs de densité sont alors variables et ne peuvent être définies que de façon
approximative.
En plus de des mesures à l’aide de la balance hydrostatique, on utilise en
gemmologie , la methode des liqueurs denses pour les déterminations de densités.
Elle se base sur le principe que des objets plongés dans un liquide de même densité
flottent. En utilisant des liqueurs normés de densité connue, ou diluant les liqueurs
de base jusqu’à ce que l’échantillon flotte, on peut obtenir la densité du gemme à
déterminer. La méthode des liqueurs denses est particulièrement indiquée lorsque
l’on veut isoler des gemmes données se trouvant parmi un lot de pierres non
déterminées, ou quand il s’agit d’identifier des pierres artificielles ou des imitations
par rapport à des gemmes véritables.

Luminescence :

La luminescence désigne les phénomènes d’émission de lumière par une substance


soumise à un rayonnement quelconque. La luminescence aux rayons ultraviolets est
appelée fluorescence, très intéressante pour les collectionneurs. Le mot fluorescence
provient du minéral fluorine, avec lequel le phénomène d’émission a été observé
pour la première fois. Lorsqu’une substance continue à émettre la lumière après
qu’on supprime la source de rayonnement, on parle de phosphorescence.
La fluorescence ne se prête généralement pas à la détermination des minéraux car
elle peut être très variable à l’intérieur d’une espèce minérale, certains minéraux
pouvant apparaître sous des couleurs très différentes, alors que d’autres ne
réagissent pas aux rayons UV.
La fluorescence peut être occasionnellement une aide dans la recherche des
minéraux, car elle se manifeste parfois de façon typique dans une localité ou un
gisement. Elle s’est avérée efficace pour la détermination des gemmes, en particulier
l’identification des pierres synthétiques.
Grâce à des réactions de luminescence sous les rayons X, il est possible de
différencier les perles authentiques et les perles de culture. La nacre des perles
d’eau de mer n’est pas luminescente, tandis que celle des perles d’eau douce l’est
fortement. Comme le noyau artificiel des perles de culture est constitué de nacre
d’eau douce, ces dernières contrairement aux perles véritables présentent une
luminescence.
Magnétisme :

Le magnétisme se manifeste différemment selon les minéraux. Par exemple certains


minéraux comme la magnétite attirent eux-mêmes des objets magnétiques, d’autres
minéraux comme la pyrrhotine sont attirés par l’aimant, les troisièmes ne possèdent
pas de propriétés magnétiques.Chez minéraux le magnétisme varie selon la teneur
en fer.

Ténacité :

On entend par ténacité la fragilité des minéraux (fragile, doux, sectile), leur ductilité
(malléable, maniable, ductile), et leur élasticité (flexible élastique, flexible non
élastique ou plastique).

Coloration de la flamme

Certains éléments colorent la flamme qui les brûle, ainsi on peut obtenir des
indications sur la composition chimique d’un minéral en le soumettant au test de la
coloration de la flamme. Les colorations se verront mieux dans une pièce obscure.
Le strontium produit un rouge pourpre, le lithium un rouge carmin, le calcium un
rouge brique, le sodium du jaune, le baryum un vert jaunâtre, le bore du vert, le
cuivre du bleu et du vert, le potassium du violet.

Radioactivité :

On appelle radioactivité la possibilité d’émettre un rayonnement sans apport


d’énergie. IL existe trois sortes de rayons : α, β et Ϫ. Le rayonnement α est le moins
perceptible des trois et s’atténue rapidement. Le rayonnement β est un peu plus
puissant mais a un faible portée et force de pénétration réduite. Le rayonnement Ϫ
est le plus intense, il peut traverser le fer et les parois épaisses.
La mesure du rayonnement s’effectue à l’aide d’un instrument appelé compteur
Geiger.
La prudence s’impose lorsqu’on détient des minéraux radioactifs, car leur
rayonnement peut être dangereux pour la santé. Il ne faut jamais garder les
substances radioactives dans locaux habités. Il est conseillé d’enfermer les
échantillons importants dans des récipients en plomb et se laver soigneusement les
mains après les avoir touchés.

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