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Thème 3 ES Terminale Biodiversité Cours 1.....

La biodiversité actuelle résulte d'une longue histoire évolutive et se décline en trois échelles : écosystèmes, espèces et individus. Des méthodes modernes comme le barcoding moléculaire et le metabarcoding permettent d'estimer la richesse spécifique et l'abondance des espèces, essentielles pour comprendre les écosystèmes. Une mauvaise méthode d'échantillonnage peut fausser ces estimations, rendant crucial le choix des techniques d'étude.

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Thème 3 ES Terminale Biodiversité Cours 1.....

La biodiversité actuelle résulte d'une longue histoire évolutive et se décline en trois échelles : écosystèmes, espèces et individus. Des méthodes modernes comme le barcoding moléculaire et le metabarcoding permettent d'estimer la richesse spécifique et l'abondance des espèces, essentielles pour comprendre les écosystèmes. Une mauvaise méthode d'échantillonnage peut fausser ces estimations, rendant crucial le choix des techniques d'étude.

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Thème 3 : La biodiversité et son évolution

La biodiversité actuelle correspond à la diversité qui existe aujourd’hui dans le monde vivant. Elle varie au cours du temps et est issue d’une
longue histoire, celle de la vie. Ses variations peuvent être décrites et analysées avec des modèles mathématiques.

Recensement de la biodiversité d’un écosystème


Pour comprendre le fonctionnement d’un écosystème, les différentes espèces qui y vivent doivent être identifiées. Plusieurs techniques,
complémentaires, permettent d’estimer la richesse en espèces, ou richesse spécifique, de cet écosystème.

Découvrez une vidéo de la Fondation Tara Océan sur la biodiversité et le séquençage ADN : https://assets.lls.fr/pages/11094724/tara-ocean.mp4

Comment inventorier la biodiversité ?

Consigne : Construire un texte argumenté.


1/ Exploitez les données issues d’explorations scientifiques pour estimer la biodiversité et indiquez les avantages de travailler à partir
de séquences d’ADN.
2/ Montrez que l’étude de l’abondance et celle de la richesse spécifique sont complémentaires l’une de l’autre pour décrire la
biodiversité.
3/ Indiquez également en quoi une mauvaise méthode d’échantillonnage peut fausser l’estimation de la biodiversité.
4/ Après avoir comparé les différentes méthodes d’étude de la biodiversité, déterminez quelle méthode permet de détecter le plus
grand nombre d’espèces.
(La richesse spécifique est le nombre d’espèces d’un écosystème)

La biodiversité terrestre résulte d’une longue histoire évolutive et comprend les trois échelles du vivant : écosystème, spécifique et génétique.
Si 1 700 000 espèces sont connues en 2019, on estime qu’il en existerait des millions voire des milliards.

La biodiversité est la diversité des êtres vivants présents sur Terre et sa dynamique. Cette biodiversité existe à trois échelles :

o la diversité des écosystèmes regroupe la diversité des organismes qui vivent en un lieu donné et les interactions qui existent
entre ces organismes ou les échanges avec leur milieu de vie ;
o la diversité des espèces qui peuplent un écosystème ;
o la diversité des individus au sein d’une même espèce.

Les campagnes d’étude de la biodiversité et les outils actuels de biologie permettent de mieux recenser cette biodiversité.
L’espèce : un concept pour décrire la biodiversité :

 Le concept d’espèce a été inventé par les êtres humains pour décrire la biodiversité en regroupant des individus selon des critères
déterminés.
 Une espèce est généralement définie comme un ensemble d’individus capables de se reproduire entre eux (interféconds) et dont la
descendance est fertile. Pourtant, cette définition n’est pas toujours adaptée : on s’appuie surtout sur la morphologie pour les espèces
fossiles et sur le métabolisme et la génétique pour les microorganismes.

La diversité génétique entraîne la diversité des individus :

 Au sein d’une espèce, chaque individu porte les mêmes gènes dans ses molécules d’ADN. Ces gènes peuvent exister sous différentes
formes nommées allèles. Ces différents allèles coexistent et expliquent en partie la diversité des individus au sein d’une espèce : la
diversité génétique des individus repose sur des différences entre les molécules d’ADN.
 Les allèles sont issus de mutations qui sont apparues au fil des générations et qui ont été transmises à la descendance.

Des méthodes d’étude modernes de la biodiversité : barcoding moléculaire et metabarcoding

Principe de la méthode de barcoding moléculaire.

Le barcoding moléculaire consiste à identifier une espèce en comparant une courte séquence de son ADN à toutes les séquences connues d’ADN
rassemblées dans une banque de données, comme si l’on « scannait » son code-barres génétique. En comparant toutes les séquences d’ADN
retrouvées dans un échantillon d’eau ou de sol à cette banque de données, les chercheurs peuvent identifier les espèces qui se trouvent dans cet
échantillon : c’est le metabarcoding. Ces méthodes sont cependant coûteuses et ne peuvent pas remplacer complètement les reconnaissances
sur le terrain.
De 2009 à 2013, les équipes de recherche à bord du Tara ont réalisé une étude approfondie par metabarcoding de la diversité des
microorganismes marins. La carte ci-dessous présente l’abondance relative des différents taxons dans trois des lieux étudiés.
Le nombre total d’espèces peut être extrapolé à
partir du nombre d’espèces connues dans
chaque taxon.
Les estimations dépendent des méthodes de calcul
choisies. Pour des espèces plus difficiles à étudier
(petite taille, évolution rapide, etc.) comme les
bactéries, l’estimation de ce nombre est moins
fiable. Les recherches menées vont dans le sens
de plusieurs centaines de milliards d’espèces de
bactéries.

Aperçu de la biodiversité spécifique mondiale avec quelques groupes


Source : Mora C. et al., Plos Biology, 2011.

Taxons Nombres d’espèces décrites Nombre d’espèces estimées

Métazoaires (animaux) 1 124 516 9 920 000

Eumycètes (champignons) 44 368 616 320

Angiospermes 224 244 314 600


(plantes à fleurs)
EXERCICE 1

Estimer la biodiversité :

Au cours d’une sortie scolaire, des élèves sont invités à comparer la biodiversité de deux écosystèmes : une
chênaie (forêt de chênes) et une pinède (forêt de pins). Leur étude (identification, estimation de la biodiversité et de
l’abondance) se limite aux arbres. Après avoir délimité des échantillons de même surface (1 000 m2) dans les deux
écosystèmes, ils ont identifié les différentes espèces d’arbres et noté leur effectif dans les tableaux ci-dessous :

Chênaie Pinède
Espèces Effectifs Espèces Effectifs
Chêne vert 6 Pin d’Alep 12
Chêne pubescent 4 Pin maritime 8
Erable de Montpellier 6 Olivier 1
Olivier 3 Arbre de Judée 1
Effectifs des différents arbres identifiés sur 1 000m2

1/ parmi ces affirmations, indiquer lesquelles sont correctes


- La chênaie a une richesse spécifique supérieure à celle de la pinède.
- La pinède a une richesse spécifique supérieure à celle de la chênaie.
- Les deux écosystèmes présentent la même richesse spécifique.
- On ne peut pas comparer la richesse spécifique de ces deux écosystèmes.

2/ calculez l’abondance relative (en %) des différentes espèces d’arbres dans ces deux écosystèmes et présenter
le résultat de vos calculs sous la forme de deux diagrammes circulaires. Les pinèdes présentent souvent un
aspect monotone. Les pins étant
3/ expliquez pourquoi la richesse spécifique ne peut à elle seule refléter la biodiversité d’un écosystème. quasiment les seuls arbres
rencontrés.
EXERCICE 2

En mars 2015, une opération d’inventaire de la biodiversité a été effectuée dans le massif du Mitaraka situé
dans le parc amazonien de Guyane. Des résultats ont été publiés pour des groupes d’insectes autres que
les coléoptères.

Nom du groupe d’insectes Nombre d’individus triés Nombre estimé d’espèces


Fourmis 217 78
Vespidés 160 28
ichneumonidés 276 200
Lépidoptères diurnes 685 266
Lépidoptères nocturnes 2305 754
Orthoptères 900 180
odonates 191 65
Inventaire des effectifs de groupes d’insectes en Guyane

1/ calculez l’abondance relative (en %) des différentes espèces d’insectes dans cet écosystème et
présenter le résultat de vos calculs sous la forme d’un diagramme circulaire.

2/ quelle est la richesse spécifique de cet écosystème ? Pic Coudreau, massif du Mitaraka.
3/ évaluez l’importance de la biodiversité de cet écosystème et les recommandations possibles de la
gestion de cet espace.

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