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Mémoire Présenté Pour L'obtention de La Licence en Rééducation Et Réhabilitation

Ce mémoire de fin d'études examine la prise en charge kinésithérapique des patients ayant subi une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) par la technique DT4, en se basant sur un questionnaire distribué à 29 kinésithérapeutes. Les résultats montrent un niveau de connaissance faible concernant le protocole de rééducation approprié, soulignant la nécessité de formations adaptées pour améliorer les compétences des professionnels. Des recommandations ont été formulées pour renforcer la prise en charge post-ligamentoplastie et optimiser les résultats pour les patients.

Transféré par

Ayoub Hb
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Thèmes abordés

  • évaluation kinésithérapique,
  • rééducation musculaire excentr…,
  • rééducation post-opératoire,
  • rééducation proprioceptive,
  • réhabilitation précoce,
  • obstacles à la rééducation,
  • épidémiologie,
  • kinésithérapie,
  • technique Kenneth-Jones,
  • rééducation post-chirurgicale
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Mémoire Présenté Pour L'obtention de La Licence en Rééducation Et Réhabilitation

Ce mémoire de fin d'études examine la prise en charge kinésithérapique des patients ayant subi une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) par la technique DT4, en se basant sur un questionnaire distribué à 29 kinésithérapeutes. Les résultats montrent un niveau de connaissance faible concernant le protocole de rééducation approprié, soulignant la nécessité de formations adaptées pour améliorer les compétences des professionnels. Des recommandations ont été formulées pour renforcer la prise en charge post-ligamentoplastie et optimiser les résultats pour les patients.

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  • évaluation kinésithérapique,
  • rééducation musculaire excentr…,
  • rééducation post-opératoire,
  • rééducation proprioceptive,
  • réhabilitation précoce,
  • obstacles à la rééducation,
  • épidémiologie,
  • kinésithérapie,
  • technique Kenneth-Jones,
  • rééducation post-chirurgicale

ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE LA SANTE

DIRECTION REGIONALE DE LA SANTE A LA REGION FES MEKNES

INSTITUT SUPERIEURE DES PROFESSIONS INFIRMIERES

ET DES TECHNIQUES DE SANTE

Mémoire présenté pour l’obtention de la licence en

rééducation et réhabilitation

Option : kinésithérapie

Promotion : 2021/2024

Elaboré par : Encadré par :

Ouassila Haddafi Mr Omri Mohammed

Abdelilah
Ilham Faleh

Kinésithérapeute au
Manal El Malki
service F0 CHU Fès
Liste des tableaux :

Tableau 1 : suggestions pour améliorer la prise en charge kinésithérapique de ligamentoplastie

Dt4.

1
Liste des graphiques :

Graphique N°1 : l'ancienneté.

Graphique N°2 : réception des kinésithérapeutes des patients présentant une ligamentoplastie

du genou.

Graphique N°3 : la technique la plus utilisé.

Graphique N°4 : réception des patients immédiatement après leur sortie du service.

Graphique N°5 : réception d'une ordonnance détaillée par le type de ligamentoplastie utilisé.

Graphique N°6 :la connaissance de la particularité de la nouvelle méthode de ligamentoplastie

Dt4

Graphique n°7 :la connaissance de la prise en charge kinésithérapique d'une ligamentoplastie

du genou par Dt4.

Graphique N°8 : l'idée sur les avantages de la méthode Dt4 sur la prise en charge

kinésithérapique.

Graphique N°9 : organisations des journées scientifiques pour une meilleure prise en charge

thérapeutique du patient présentant une ligamentoplastie Dt4.

2
Liste d’abréviations :

LCA : ligament croisé antérieur

HAS : haute autorité de santé

DIDT : droit interne demi tendineux

DT4 : demi tendineux sur 4

LLE : ligament latéral externe

LLI : ligament latéral interne

LCP : ligament croisé postérieur

SNC : système nerveux centrale

AMI : arthrogenic muscle inhibition

TLS : tape loking screw

IJ : ischio-jambiers

CCO : chaine cinétique ouverte

CCF : chaine cinétique fermé

Q : quadriceps

3
Liste des annexes :

Annexes 1 : les figures

Annexes 2 : le questionnaire

4
Sommaire :

Résumé

Remerciement

Dédicaces

Introduction

I. Phase conceptuelle :

i. Problématique

ii. Recension des écrits :

1. Rappel anatomique

a. Genou

b. Ligament croisé antérieur

c. Ligament croisés postérieur

2. Épidémiologie

3. Mécanisme de lésion et conséquence

4. Facteurs de risques

5. Diagnostic de la rupture du LCA

6. Différentes techniques chirurgicales

7. Intérêt de la rééducation

Traitement kinésithérapique

 Bilan kinésithérapique

 Protocole de rééducation

II. Cadre référence

5
III. But de recherche

IV. Question de recherche

V. Phase méthodologie :

I. Devis de recherche

1. Type d’étude

2. Milieu d’étude

3. Population cible

4. Instrument de collecte de données

5. Déroulement de la collecte des données

6. Méthode d’analyse des données

II. Aspect d’éthique de la recherche

III. Phase empirique :

1. Présentation et analyse des résultats du questionnaire destinés au kinésithérapique

2. Interprétation et discussion

3. Obstacles

4. Suggestions

5. Forces et limites

Conclusion

Annexes

6
Résumé :

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un projet de fin d'études vise à examiner et décrire en détail

la prise en charge offerte par les kinésithérapeutes exerçant dans les services externes de l'IBN

BAYTAR Fès et du CHU Fès, spécifiquement dans le cas de la ligamentoplastie réalisée par la

technique DT4. La ligamentoplastie est une intervention chirurgicale visant à reconstruire un

ligament lésé, en l'occurrence le ligament croisé antérieur (LCA). La technique DT4 est une

approche thérapeutique spécifique utilisée dans ce contexte.

Nous avons opté pour l'utilisation d'un questionnaire comme principal instrument

d'investigation afin de recueillir un maximum d'informations dans un laps de temps réduit. Ce

questionnaire a été distribué à 29 kinésithérapeutes, dont 20 travaillant au service de rééducation

de l'IBN BAYTAR et 9 au service F0 du CHU de Fès.

En nous appuyant sur les références théoriques et empiriques évoquées dans la revue de

littérature, nous avons pu conceptualiser les connaissances concernant la prise en charge

kinésithérapeutique après une ligamentoplastie de type DT4, que nous avons organisées en six

phases distinctes : la phase hospitalière (journée 1 à journée 2), la phase 2 (de la journée 2 à la

journée 21), la phase 3 (de la journée 21 à la journée 45), la phase 4 (de la sixième semaine aux

trois mois), la phase 5 (du troisième au quatrième mois), et enfin la réathlétisation (du

cinquième au sixième mois).

L'objectif principal de ce travail était de détailler le niveau de connaissance des

kinésithérapeutes concernant la prise en charge post-ligamentoplastie de type DT4. L'analyse

des questionnaires distribués à cette population a révélé un niveau de connaissance qualifié de

"faible" quant au protocole adéquat pour cette méthode, mettant en évidence un manque de

connaissances générales parmi les praticiens. Cette recherche a ainsi permis d'identifier les

connaissances les mieux maîtrisées ainsi que celles qui présentent des lacunes chez les

7
professionnels. Ces résultats pourraient servir de base pour orienter et organiser des formations

adaptées aux besoins identifiés.

En conclusion, basée sur les conclusions de cette étude, des recommandations ont été formulées

afin d'améliorer les connaissances des professionnels concernant la prise en charge post-

ligamentoplastie de type DT4.

MOTS CLÉS : ligamentoplastie type DT4, connaissance, la prise en charge

8
Remerciements

Nous avons entamé le travail qui marque la fin de notre parcours, par la grâce d'Allah,

et c'est grâce à sa bienveillance que nous l'avons achevé. Ainsi, à lui reviennent toutes les

louanges.

Ce projet de recherche n'aurait pas pu être réalisé sans le soutien et les conseils inestimables

de nombreuses personnes qui nous ont accompagné avec rigueur et engagement tout au long de

la réalisation de ce mémoire. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers ces

personnes qui ont contribué de manière significative à la réussite de ce travail.

Nous tenons tout d'abord à exprimer nos sincères remerciements à notre professeur et

encadrant, Monsieur Omri Mohammed Abdelilah, pour sa constante attention et son précieux

soutien tout au long de la rédaction de notre mémoire. Sa confiance et son encouragement ont

été essentiels pour mener à bien cette recherche avec passion et enthousiasme. Nous souhaitons

exprimer notre profonde gratitude pour sa guidance de qualité, les connaissances qu'il a

partagées avec nous tout au long de notre formation, ses conseils avisés, sa patience, sa

disponibilité et le temps précieux qu'il a consacré à notre projet. C'est grâce à lui que ce travail

a pu aboutir. Nous vous remercions du fond du cœur pour tout votre soutien.

Nous souhaitons exprimer notre sincère gratitude aux membres du jury pour avoir

accepté d'évaluer ce travail. Leur expertise et leurs commentaires seront d'une grande valeur

pour l'enrichissement de cette recherche. Nous tenons également à remercier chaleureusement

toute l'équipe pédagogique d’Institut Supérieur des Professions Infirmières et des Techniques

de Santé Fès pour leur dévouement à l'éducation et leur engagement envers les étudiants ont

grandement contribué à notre formation et à notre développement personnel. Nous sommes

reconnaissantes de leur accompagnement.

9
Nous aimerons exprimer notre profonde gratitude envers Monsieur Taher EL

Mansouri, coordinateur de la filière rééducation et réhabilitation, pour son soutien et son

encouragement constants tout au long de cette période d'études. Sa bienveillance, ses conseils

et ses efforts précieux. Votre dévouement envers notre réussite a été remarquable. Aussi que

votre rôle en tant que coordinateur et professeur a été essentiel dans notre parcours éducatif

votre expertise et votre guidance nous permis de grandir et de nous développer en tant

qu’étudiantes. Nous tenons également à remercier notre famille pour leur soutien inconditionnel

et leurs encouragements tout au long de notre parcours.

Nous aimerons exprimer notre profonde gratitude à Monsieur Taouil Mohamed et Madame

Ilham Raji pour leurs volonté de partager des connaissances avec nous. Ainsi que tous les

enseignants de nos parcours éducatifs, et nous tenons à remercier tous les kinésithérapeutes de

l'hôpital Ibn Baytar et CHU de Fès pour leur accompagnement tout au long de cette expérience

avec beaucoup de patience et pédagogie.

Nous sommes reconnaissantes de pouvoir compter sur leur présence et leur soutien.

Finalement, Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers tous les participants qui

ont généreusement consacré de leur temps pour répondre à notre questionnaire.

10
Dédicaces :

Nous dédions ce modeste travail

Ceux qui nous ont fait voir le jour, à ceux qui n'ont pas cessé de faire

Des sacrifices afin que nous puissions avoir tous ce

Dont on a besoin, et même plus.

A nos parents pour leur amour et sacrifice. Aucun mot ne peut traduire notre amour et

reconnaissance pour tous vos sacrifices et votre soutien inconditionné.

Puisse Dieu le tout puissant vous protéger du mal et vous procurer une longue et heureuse vie

Nos sœurs et frères pour ses soutiens moral et leurs conseils précieux tout au long de nos

études.

Aussi bien à toute la famille ….

A nos respectueux formateurs pour leur aide et soutien

Pour leur encadrement et intérêt.

A nos amis (es) pour leur fidélité

Et à toutes les personnes que nous aimant et respectant.

Tout qui ont fait un effort pour nos aider à

Organiser notre travail.

Merci infiniment

11
Introduction

Lorsqu’on aborde le sujet du sport, il est essentiel de reconnaître à quel point il peut être

bénéfique pour la santé physique et mentale. Le sport offre une multitude d'avantages, allant de

l'amélioration de la condition cardiovasculaire à la réduction du stress en passant par le

renforcement musculaire. Cependant, il est également important de reconnaître qu'il comporte

certains risques, notamment celui des blessures.

Une des blessures les plus redoutées, en particulier dans les sports impliquant des mouvements

brusques ou des changements de direction rapides comme le football, le basketball, ou le ski,

est la rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Le LCA est un ligament crucial qui stabilise

le genou et empêche le tibia de glisser vers l'avant par rapport au fémur. Lorsqu'il se rompt, cela

peut entraîner une instabilité significative du genou et des difficultés à poursuivre certaines

activités sportives.

Bien que le sport soit une activité extrêmement enrichissante et bénéfique pour la santé, il est

important de reconnaître et de prendre en compte les risques associés, tels que la rupture du

ligament croisé antérieur.

Les conséquences d'une rupture du LCA peuvent être graves, nécessitant souvent une

intervention chirurgicale suivie d'une longue période de rééducation. Même après la guérison,

les athlètes peuvent ressentir une diminution de leur performance sportive ou une augmentation

du risque de développer de l'arthrose à long terme.

La ligamentoplastie est une opération qui consiste à reconstruire le ligament croisé antérieur du

genou, rompu par une entorse grave et à rétablir une stabilité dans l’articulation.

C’est une des opérations les plus pratiquées en chirurgie du sport. Il y a 30 000 victimes chaque

année en France, essentiellement des personnes jeunes.

12
On a choisi de s’intéresser, dans ce mémoire, à la chirurgie du genou et principalement à la

ligamentoplastie du ligament croisé antérieur.

Cette prise en charge a beaucoup évolué au cours de ces quarante dernières années grâce aux

progrès des techniques chirurgicales qui ont simplifié les suites opératoires et facilité la prise

en charge kinésithérapique (Fabri, 2008).

L’apport de l’arthroscopie, les nouveaux greffons, l’amélioration des ancrages, les meilleures

connaissances histologiques et mécaniques des plasties ont permis de diminuer les

complications.

Durant notre période de stage dans le centre de rééducation de IBN Baitar ou au niveau du

centre de rééducation du CHU, on a pris en charge des patients après ligamentoplasties de type

DIDT, Kenneth Jones.

On s’est intéressée à la technique chirurgicale DT4 parce qu’on n’en avait jamais entendu

parler.

On était curieuses de mieux connaitre les différentes phases de rééducation d’une

ligamentoplastie et les points particuliers liés à la DT4.

13
I. Phase conceptuelle

14
i. Problématique :

La lésion du Ligament Croisé Antérieur (LCA) est une pathologie fréquente qui a touché en

2008, selon les chiffres de l'HAS, 1 Français sur 35 000. Le mécanisme lésionnel survient dans

la grande majorité des cas lors de la pratique sportive, mais il est possible de la retrouver lors

de mouvements traumatiques plus violents. La rupture survient volontiers chez le patient jeune,

avec un retentissement fonctionnel variable. La laxité occasionnée par la rupture du LCA peut

être source d'instabilité. Cette dernière peut se manifester au cours d'activités sportives avec

pivots, lors d'activités quotidiennes ou rester muette. L'instabilité fonctionnelle justifie la

reconstruction chirurgicale, selon les recommandations diffusées en 2008 par l'HAS. [2]

Chaque année en France, 36 540 ligamentoplasties de genoux sont réalisées. Sur l'ensemble de

ces opérations, 90% concernent la Reconstruction du LCA (RLCA), 10% concernent le

ligament croisé postérieur, et la grande majorité est réalisée sous arthroscopie (79%). (1)

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) représente près de 50% de ces blessures du genou

(Kaeding et al., 2017). Sa rupture survient surtout lors de la pratique de sports

multidirectionnels ou de glisse, mais elle peut aussi avoir lieu lors d'accidents de la route ou du

travail (Moses et al., 2012). Au total, on décompte plus de 35 000 ruptures de LCA en France

chaque année (Colombet et al., 2007) et près de 120 000 cas par an aux Etats-Unis (Kaeding et

al., 2017). Ce chiffre est en constante augmentation ces dernières années, essentiellement chez

les sportifs de 15 à 25 ans (Kaeding et al., 2017) et chez les athlètes de haut-niveau (Moses et

al., 2012). Cette pathologie représente un coût économique considérable (Cournapeau et al.,

2013; Tamalet & Rochcongar, 2016), qu'il soit primaire (ie. lié aux soins, à l'arrêt de travail

etc.) ou secondaire (i.e. lié à l'invalidité ou à l'apparition d'arthrose sur le long terme (Dunn et

al., 2015; Simon et al., 2015).(2)

15
La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) du genou constitue la principale lésion du sport

moderne, surtout celles qui impliquent des contraintes en rotation des membres inférieurs tels

que le football, le basketball et le ski. L’incidence annuelle des ruptures du LCA est estimée à

environ 35000 cas en France. (15)

Selon Dr Romain Letartre le nombre de ligamentoplastie a augmenté plus de trois fois de 1990

(12000ligamentoplasties) en 2014 (45000 ligamentoplasties)

La fréquence des ruptures du LCA varie selon les pays de 70 à 85 ruptures du LCA pour 100 000

habitants

En France, en 2006, 35 500 ligamentoplasties de genou ont été réalisées et 42 219 en 2013

selon l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation.(16)

En Norvège, 85 ruptures du LCA pour 100 000 individus par an (16 à 39 ans) avec un nombre

plus important chez les filles dans la tranche d’âge 15/19 ans.

En Suisse, il y a environ 81 lésions du LCA pour 100 000 individus par an (10 à 64 ans).

Aux Etats-Unis, sur 200 000 à 250 000 ruptures du LCA chaque année, 130 000 LCA sont

opérés (6)(7). L’incidence annuelle de la ligamentoplastie (45,1/100 000 habitants) a augmenté

de 37% entre 1994 et 2006, et en particulier pour le sexe féminin (+77%) et les moins de 20

ans. Dans les pays scandinaves, elle varie de 32 à 38/100 000.

Dans les pays scandinaves, la ligamentoplastie concerne majoritairement les hommes : 57% en

Norvège, 58% en Suède, 60% au Danemark (4). L’âge médian varie de 25 ans en Suède à 30

ans au Danemark et le délai médian entre la rupture et la chirurgie varie de 7 et 10 mois (6)

La cicatrisation du LCA ne pourrait pas être espérée, on doit effectuer une reconstruction de ce

ligament en utilisant une greffe libre. Le choix du transplant dans la chirurgie du LCA reste un

problème d’actualité.

16
L’avancée rapide des techniques chirurgicales, grâce aux progrès de l’imagerie notamment,

permet des prises en charges rééducatives plus précises. Pour améliorer ces prises en charge, il

faut que les kinésithérapeutes soient au courant de ces avancées, pour « s’y retrouver dans la

jungle des protocoles » (17)

Des protocoles précis de rééducation postopératoire ont été validés et démontrent au quotidien

leur efficacité. Ils permettent un retour plus précoce aux activités sportives ainsi qu’une reprise

rapide des activités de la vie quotidienne sans risque pour la greffe.

La technique DT4 serait utilisée dans 10% des interventions en France(18), une part non

négligeable, mais n’est pas pour autant connue de tous.

Cependant une technique plus récente et apportant une stabilisation ligamentaire optimale au

genou reconstruit consiste à ne prélever que le tendon Demi-Tendineux pour reconstruire le

LCA. Il s’agit là de la technique dite de reconstruction du LCA par DT4 qui en plus d’apporter

une grande robustesse et une grande rigidité au ligament reconstruction permettant une

stabilisation ligamentaire parfaite du genou à l’avantage d’épargner le tendon Droit Interne qui

n’est pas prélevé, laissé en place intact et lui permettant ainsi de ne pas affaiblir d’avantage les

muscles Ischio-Jambiers et facilitant par la même la rééducation post-opératoire.

Le DT4 présente l'avantage d'utiliser un seul tendon ce qui permet d'optimiser la récupération

musculaire. De plus l'ancrage est plus large et la cicatrice plus fine. En outre, les avancées

chirurgicales permettent désormais des ancrages plus solides et un délai de mise en charge

optimisé.

Une étude qui a été réalisée entre janvier 2014 et mars 2015 au sein du service de chirurgie

orthopédique et traumatologique A du CHU Hassan II pour 08 patients opérés pour une rupture

primaire du LCA qui ont bénéficié d’une reconstruction sous arthroscopie du ligament croisé

17
antérieur selon technique monofaisceau DT4 pour but de dégagé ses intérêts et comparer les

résultats par rapport à d’autres techniques de ligamentoplasties notamment la Kenneth-Jones.

Le résultat final c’était que la ligamentoplastie par technique DT4 associée à un protocole de

rééducation et de réentraînement accélérés permet d’obtenir de bons résultats fonctionnels par

rapport à la Kenneth Jones.(15)

Il faut que les kinésithérapeutes suivent cette évolution pour ne pas voir cette rééducation

reprise par d’autres professionnels. L’avenir, avec des navigations informatisées ou des

reconstructions des deux faisceaux du LCA, laisse espérer des suites opératoires encore plus

simples.

C’est pour cela ; le but de notre recherche et de trouver les moyens et l’environnement efficace

pour assurer la stabilité et la fonction du genou après ligamentoplastie du ligament croisé

antérieur de type DT4

Pour répondre à cette problématique, on commencera par les rappels des connaissances

nécessaires à la prise en charge d’une ligamentoplastie du LCA, ainsi que par la présentation

de la technique DT4. Puis, le protocole de rééducation adéquat pour cette méthode.

18
ii. Recension des écrits :

1. Rappel anatomique :

a. Le genou

Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur, qui assure les variations de

distance entre le corps et le sol. C'est principalement une articulation à 1 degré de liberté : la

flexion-extension. Elle comporte cependant un 2ème degré de liberté : la rotation axiale qui

n’est permise qu’en flexion.

Il travaille principalement en compression et doit posséder une stabilité et une mobilité

importantes. Ce qui est rendu possible par un appareil stabilisateur ingénieux et un faible

emboîtement des surfaces articulaires, l'exposant aux entorses et aux luxations. En effet, le

genou doit réaliser un compromis entre la stabilité podale sous-jacente et l’équilibre corporel

sus-jacent, ce qui, en cas de conflit, le rend vulnérable : « tenir face à la stabilité au sol, et tenir,

face à l’équilibre en charge du reste du corps ». De plus, l’importance des bras de levier fémoral

et crural favorise le risque de traumatismes indirects.

Le genou est un complexe de trois articulations comprenant l’articulation fémoro-tibiale,

l’articulation fémoro-patellaire et l’articulation tibio-fibulaire supérieure. Elles mettent en

présence l’extrémité inférieure du fémur, l’extrémité supérieure du tibia et de la fibula et la

patella.

 L’articulation fémoro-tibiale : c’est une articulation bi-condylienne qui permet la

flexion et l’extension. C’est l’interface entre les condyles fémoraux, les ménisques

et les plateaux tibiaux. (Figure1)

19
 L’articulation fémoro-patellaire : c’est une articulation de type ginglyme située à la

zone de contact entre la face postérieure de la patella et la surface patellaire du

fémur. (Figure2)

 L’articulation tibio-fibulaire supérieure : c’est une surface plane qui possède une

capsule propre et autorise des glissements et des bâillements. (Figure 3)

En raison du porte-à-faux du col fémoral, l'axe de la diaphyse fémorale forme avec l'axe du

squelette jambier un angle obtus ouvert en dehors de 170 à 175° c'est le valgus physiologique.

(Figure 4)

Malgré sa sollicitation en charge, le genou présente des surfaces articulaires non congruentes

et non-concordantes. Ainsi la stabilité du genou n'est obtenue que grâce à un système capsulo-

ligamentaire complexe, renforcé d'un ensemble musculo-tendineux périarticulaires.

Le genou est stabilisé par un système comprenant des éléments périphériques (la capsule et les

ligaments latéraux) des éléments centraux (les ligaments croisés), des éléments d'interposition

entre les surfaces articulaires (les fibro-cartilages méniscaux).

- La capsule articulaire qui est tendue frontalement et lâche sagittalement, ce qui

correspond à la mobilité du genou.

- La synoviale qui tapisse la face profonde de la capsule, et présente un important repli,

la tente des ligaments croisés au sein de la fosse intercondylaire.

- Les ménisques : leur structure souple et légèrement déformable favorise un

amortissement des contraintes. (Figure 5) (3)

- Les ligaments :

20
La stabilité tridimensionnelle du genou est conditionnée à la fois par une stabilisation dite

"passive, et une stabilisation "active". La stabilisation "passive" est constituée par les formes

osseuses, l'intensité et la direction des contraintes imposées à l'articulation, et les formations

capsulo-ligamentaires. La stabilisation "active" dépend de la qualité des muscles péri

articulaires qui intervient lors des phénomènes d'anticipation et de rétrocontrôle. (4)

En avant, l’appareil extenseur avec le quadriceps, la rotule et le tendon rotulien freinent le

glissement des condyles fémoraux en avant lors de la flexion, c’est la stabilité sagittale.

Les renforcements capsulaires et musculaires postérieurs internes et externes, les ischio-

jambiers, assurent la stabilité rotatoire du genou dans les deux plans : frontal et horizontal. Ce

groupe musculaire est composé de trois muscles : le semi-tendineux, le semi-membraneux et le

biceps fémoral.

Entre le fémur et le tibia, des ménisques sont intercalés et ont un rôle stabilisateur, ils

fragmentent la charge appliquée au système et améliorent la lubrification cartilagineuse.

A cette organisation musculaire, il faut rajouter un système informatif et mécanique central très

performant : les ligaments croisés. Ils s’entrecroisent dans le plan frontal et dans le plan sagittal,

ils sont parallèles dans le plan horizontal. Ils vont se déformer quels que soient les mouvements

du genou.

Les ligaments latéraux participent aussi à l’équilibre de l’articulation. Le système ligamentaire

assure la contention du genou en freinant les mouvements. Ses propriétés mécaniques et

élastiques permettent une stabilisation passive de l’articulation. Les ligaments latéraux,

périphériques, sont au nombre de deux : le ligament latéral externe (LLE) et le ligament latéral

interne (LLI). Ils assurent la stabilité latérale et contrôlent la rotation externe tibiale.

21
• Le ligament collatéral fibulaire ou LLE nait de l’épicondyle latéral et se porte obliquement en

bas et en arrière. Il se termine sur le versant antéro-latéral de la tête fibulaire.

• Le ligament collatéral tibial ou LLI nait de l’épicondyle médial et se porte obliquement en bas

et en avant. Il se termine sur la face médiale du tibia.

Les ligaments croisés, au nombre de deux, sont extra synoviaux mais intracapsulaires. Ils

assurent la stabilité antéro-postérieure de l’articulation.

b. Le ligament croisé antérieur

Le LCA s’insère en avant des épines tibiales jusqu’à la face médiale du rebord postérieur du

condyle fémoral latéral. Il présente ainsi un trajet oblique vers le haut, l’arrière et le dehors.

(Figure6)

Longtemps décrit comme étant constitué de deux faisceaux, un antéromédial et un autre

postérolatéral, il a plus récemment été démontré qu’il n’y avait qu’un unique faisceau plat

enroulé comme un ruban, et dont la position varie en fonction de l’angle de flexion du genou.

Constitué principalement de fibres de collagène de type I entourées de liquide synovial, le LCA

mesure environ 38millimètres de longueur et 10mm de largeur. Mais ces valeurs peuvent varier

en fonction du mouvement sollicitant le genou, notamment par les forces de traction du

ligament (12). Il peut résister à un allongement de 4 à 10% avant rupture.

La vascularisation du LCA est assurée par les artères géniculées moyenne et inférieure. tandis

que son innervation vient du nerf tibial livrant des informations notamment proprioceptives au

système nerveux central (SNC). Les différents récepteurs impliqués (corpuscules de Ruffini et

de Pacini, terminaisons nerveuses libres) renseignent ainsi le SNC sur la position de

l’articulation dans l’espace.

22
Grâce à son orientation spécifique, le LCA est le frein principal à la translation antérieure du

tibia sous le fémur en limitant à 85% ce mouvement. Il contrôle également la rotation médiale

du segment jambier par rapport au fémur dans une position proche de l’extension. Les forces

de traction s’exerçant sur le LCA sont maximales lors de l’hyperextension et dans les

amplitudes extrêmes de flexion. Nous notons cependant que la rotation médiale automatique du

tibia augmente également la tension exercée sur le ligament en tout début de flexion, favorisant

ainsi la stabilité de l’articulation. Les ligaments croisés ont également un rôle secondaire dans

le plan frontal en limitant le valgus et le varus dans tous les degrés de flexion. (Sollicitation

des muscles ischio-jambiers en phase initiale) (5)

c. .Le ligament croisé postérieur

Le ligament croisé postérieur est situé dans la fosse intercondylaire du fémur.

En haut il se fixe sur la face latérale du condyle médial du fémur. Il descend en croisant dans

les plans frontal et sagittal le ligament croisé antérieur. Il est séparé de ce dernier par une bourse

séreuse inter ligamentaire. Il se termine sur l'aire intercondylaire postérieure du tibia.( Figure7)

Le ligament croisé postérieur forme avec le ligament croisé antérieur le « pivot central » de

l'articulation fémoro-tibiale. Ils s'opposent à un déplacement du tibia vers l'arrière par rapport

au fémur, appelé traditionnellement tiroir postérieur du tibia ainsi qu'à une rotation excessive

[1].

Sa mise en tension maximale se fait pour un angle de flexion de 90-120° du genou et se trouve

plus relâché en extension.

C'est un ligament puissant, plus épais que le ligament croisé antérieur, fait de deux faisceaux

de fibres, antérieur et postérieur. (6)

23
LCA et LCP constituent le pivot central du genou : leurs rôles sont de permettre le mouvement

de roulement et de glissement des condyles fémoraux sur les plateaux tibiaux, ainsi que

d’assurer et de contrôler la stabilité antéropostérieure et rotatoire de l’articulation.

Les ligaments croisés sont responsables du rappel des condyles lors des mouvements :

- En flexion : LCA glissement du condyle en avant associé au roulement en arrière

- En extension : Le condyle est rappelé en arrière lors de son roulement en avant par le LCP

- En rotation : Les ligaments croisés interdisent la rotation du genou en extension

- Rotation interne les ligaments croisés s’enroulent entre eux et bloque rapidement la rotation

interne

- Rotation externe tendent à être parallèles ne frêne pas la rotation externe

Le LCA a un rôle proprioceptif puisqu’il contient des récepteurs (1% de sa surface) :

corpuscules et terminaisons de Ruffini, organes tendineux de Golgi et corpuscule de Pacini,

surtout sur ses insertions tibiale et fémorale. Ces mécanorécepteurs auraient des afférences sur

les muscles de la cuisse.

Des mécanorécepteurs déclenchent notamment des arcs réflexes aves les Ischio-jambiers.

Aucune reconstruction ne peut rétablir complètement cette proprioception.

2. Epidémiologie

Lors de la pratique sportive, les traumatismes peuvent survenir par un choc direct ou indirect et

agir sur les parties molles (tendons, ligaments, nerfs) ou sur les parties dite "dures" (tibia, fémur,

patella, ménisques).

24
Le genou traumatique est plus fréquent chez l'adulte que chez le jeune en raison des contraintes

de poids et des forces qui sont plus faibles chez les jeunes, ainsi que des différences de laxité et

de l'élasticité des structures ligamentaires.

Il est difficile d’estimer le nombre de ruptures du LCA puisque cela nécessiterait que la

blessure soit systématiquement référencée. L’intervention chirurgicale est notifiée et actée dans

les registres officiels mais une lésion n’est pas toujours suivie d’une reconstruction chirurgicale,

le traitement pouvant être alors dit « conservateur ». On estime cependant qu’il y a par exemple

plus de 120.000 ruptures du LCA chaque année aux Etats-Unis. L’incidence annuelle moyenne

est comprise entre 0,03% et 0,04% pour la plupart des pays ayant un registre de blessures. Elle

est plus importante (entre 0,15% et 3,67%) chez les sportifs pratiquant un sport collectif à risque

parmi le football, le rugby, le handball, le basket-ball et le football américain. D’autres sports

comme le ski alpin présentent également un risque augmenté de rupture du LCA. Le risque de

rupture est par ailleurs vingt fois plus élevé en compétition qu’à l’entrainement, et plus élevé

chez les femmes que chez les hommes. Au niveau chirurgical, en 2018 en France, on

dénombrait 49 240 interventions, une tendance à la hausse puisqu’il y en avait environ 15 000

en 1996 et 35 000 en 2010. Aux Etats-Unis, environ 150.000 reconstructions du LCA sont

réalisées tous les ans. L’âge moyen des patients opérés est peu élevé et la population en majorité

sportive. En effet, suite à une première rupture du LCA, 35% des sportifs opérés ne parviennent

pas à retrouver leur niveau de performance antérieur à la blessure. Une nouvelle rupture du

LCA, peut par ailleurs survenir dans l’année qui suit une ligamentoplastie, concernant le LCA

opéré pour 3 à 22% des athlètes et une le LCA controlatéral pour 3 à 24%. Une reconstruction

du LCA représente par ailleurs un facteur de risque important pour l’apparition d’une lésion

myoaponévrotique au niveau des IJ du côté opéré. En ce qui concerne l’évaluation subjective

du genou (symptômes et évaluation fonctionnelle) par les patients à deux ans post-opératoires,

plus de 50% d’entre eux ont un score IKDC (International Knee Documentation Comittee) de

25
C ou D quel que soit le type de greffe. Une valeur encore à hauteur d’environ 30% huit ans

après la ligamentoplastie. (7)

3. Mécanismes de lésion et conséquences

Les quatre mécanismes lésionnels du LCA communément décrits (30,31) sont :

- Un mouvement de valgus associé à une flexion de genou et une rotation externe

représentant 50% des lésions, (figure 8)

- Un varus associé à une flexion et une rotation interne de genou, pour 9% des lésions,

(figure 9)

- Une hyperextension en cas par exemple de shoot dans le vide au football ou de réception

de saut en gymnastique, concernant 6% des ruptures, (figure 10)

- 35% des lésions sont liées à des mécanismes lésionnels imprécis.

Les contraintes sur le LCA sont majoritairement augmentées lorsque la contraction importante

du quadriceps est associée à un valgus excessif avec une compression de l’articulation, comme

lors d’une réception de saut. Près d'un tiers des ruptures se produisent sur une action en pivot,

le reste lors d’actions de réception de saut, de décélération ou de changement de direction en

course. Dans 80% des cas la rupture intervient en l’absence de contact.

Une rupture du LCA bouleverse l’équilibre entre moyens de stabilisation passifs et actifs,

entrainant une forte instabilité du genou, avec secondairement de possibles atteintes méniscales

et cartilagineuses. Suite au traumatisme, la phase inflammatoire aigüe, les douleurs ressenties,

26
et l’épanchement articulaire sont fréquemment à l’origine d’une sidération musculaire

quadricipitale, appelée « Arthogenic Muscle Inhibition » (AMI) par [Link] et P. McNair .

Cette inhibition du quadriceps par le système nerveux central, est associée à la perte du rôle

stabilisateur essentiel que représente le LCA, et augmente l’instabilité du genou. (8)

4. Les Facteurs de risques :

Les facteurs intrinsèques sont les facteurs propres à l’individu tels que le sexe, l’âge, l’anatomie,

le comportement.

Les facteurs extrinsèques sont liés à l’environnement de l’individu (équipements, surface de

jeu, conditions météorologiques), au sport pratiqué, à l’alimentation, etc. Le type de sport

pratiqué est un élément clé pour la réalisation de cette revue. En effet, l’incidence des ruptures

du LCA varie d’un sport à l’autre.

Diagnostic de la rupture du ligament croisé antérieur :

Son diagnostic repose sur l'examen clinique par la recherche du signe de "lachman". Il est

réalisable même dans l'urgence, après l'accident.

Le test de Lachman :

Le genou est en légère flexion de 30°, éventuellement posé sur le genou de l'examinateur. La

main gauche maintient la cuisse et la main droite cherche à tirer (tiroir) le tibia vers l'avant

(flèche) en comparant les deux côtés. Une absence de mobilité vers l'avant (ou petite mobilité

avec arrêt dur va dans le sens d'un ligament croisé antérieur intact.

Tandis qu'un tiroir, une mobilité, un petit "jeu" avec arrêt mou signe la présence d'un

"Lachman" et donc la rupture complète du ligament croisé antérieur. (Figure 11 et 12)

27
Il est important pour le patient ressentir cette différence lors de l'examen car cela lui permet

de comprendre (et d'accepter) le diagnostic.

Autres tests cliniques :

Ces tests sont utilisés à froid, à distance de l'accident.

Le tiroir antérieur :

Le tiroir antérieur, lorsqu'il est présent, témoigne le plus souvent d'une rupture ancienne. Il se

recherche, le genou fléchi à l'angle droit, en tirant sur le tibia vers l'avant. S'il bouge plus que

de l'autre côté, on parle de tiroir antérieur. (Figure 13)

Le signe de lachman est plus spécifique et suffit.

Le pivot-shift :

Le test du "pivot-shift" consiste à rechercher un petit "ressaut", en manipulant le genou en

torsion, tout en le pliant. Lorsqu'il est positif, le patient reconnait ce qu'il ressent, lorsque son

genou est instable. Il est spécifique de la rupture du ligament croisé antérieur. (Figure 14)

Sa présence fait discuter le rajout d'une plastie extra-articulaire, appelée ténodèse externe, ou

plastie de Lemaire, à la plastie intra-articulaire programmée.

Le Gnrb :

Pour être complet, citons l'examen appelé le GNRB, dérivé du KT-1000, qui permet une mesure

manuelle du tiroir, précise et reproductible.

Ce test est particulièrement intéressant pour les études cliniques, pour tester le résultat de telle

ou telle technique.

Il me semble inutile au quotidien, pour le patient.

28
En conclusion

Le diagnostic de rupture du ligament croisé antérieur repose donc sur l'examen clinique par la

recherche du lachman, complété par une IRM. (Figure 15) (9)

5. Les différentes techniques chirurgicales

Les premières expériences chirurgicales du ligament croisé antérieur datent de la fin du 19ème

siècle. Durant plus de 100 ans, nombre de techniques différentes auront été essayées, de

l’utilisation de plasties fonctionnelles non-anatomiques, jusqu’aux auto-greffes plus récentes

en passant par l’utilisation d’un ligament synthétique. Ces dix dernières années, deux

techniques ont été privilégiées. Tout d’abord, les plasties anatomiques utilisant le tendon

patellaire, dérivées de la technique de Kenneth-Jones, (figure16) qui utilisent maintenant le

tiers central du tendon permettent d’obtenir une bonne solidité conférée par sa fixation os-os.

Les deux tiers moyens du tendon sont prélevés ainsi qu’une baguette osseuse d’environ 10 mm.

Cela donne un transplant d’une résistance supérieure à celle du LCA chez un sujet jeune. Les

avantages de cette technique sont donc d’assurer une meilleure ligamentisation et une bonne

résistance. Toutefois, des inconvénients sont également observés comme des douleurs

patellaires ultérieures s’apparentant à un syndrome patellaire et étant préjudiciable dans le cas

de sport à 7 impulsion. (10)

La technique DIDT (Droit Interne-Demi Tendineux) à quatre brins qui, comme son nom

l’indique, utilise les tendons de ces deux muscles faisant partie de la patte d’oie. (Figure 17)

Ces deux muscles ont un rôle de fléchisseurs au niveau du genou, en association avec le biceps

fémoral qui, non utilisé, permettra de conserver une fonctionnalité du genou après l’opération.

Les tendons du Droit interne et du Demi tendineux sont donc prélevés et repliés chacun en deux

faisceaux permettant d’obtenir ensuite un néo-ligament à quatre brins. Parmi les avantages de

29
cette technique nous pouvons citer l’accessibilité des tendons utilisés pour le transplant ainsi

que la conservation de l’intégrité de l’appareil extenseur. Néanmoins, nous constatons un

hématome plus important des tissus mous de même qu’une ligamentisation de moins bonne

qualité en comparaison à la technique utilisant le tendon patellaire.(11)

Mac Intosh Cette intervention de reconstruction du LCA est aussi appelée « Mac Intosh au

fascia Lata » (Figure 18). Le fascia Lata est une aponévrose (membrane fibreuse) qui est située

sur la face extérieure de la cuisse. Le principe de l’opération est d’en prélever une bandelette

pour remplacer le LCA. Cette intervention réalise en plus de la reconstruction du LCA, une

bretelle externe qui contrôle également la rotation. (12)

La méthode DT4 Il s’agit d’une reconstruction du LCA par une autogreffe ayant pour

avantage de n’utiliser qu’un seul tendon : le demi-tendineux. Après une courte incision

cutanée à la face interne du tibia, il est prélevé à l’aide d’un stripper, plié en 4 donnant une

greffe à 4 brins courte de 5 cm environ et de 7 à 9 mm de diamètre (figure 19). Cette

technique utilise un procédé de tunnelisation et de fixation appelé le Tape Locking Screw

(TLS). Le principe de TLS est d’utiliser un seul tendon ischio-jambier en greffe courte

(économie de greffe)

Il est intéressant de voir qu’historiquement, l’utilisation unique du DT a été une des

premières méthodes utilisées (Lange (1903) utilise le DT et un fil de soie, Macey (1939) utilise

le DT tunnelisé). Le DT4 / TLS® utilise cette solution initiale avec des techniques plus

modernes.

La conséquence sur le prélèvement est donc moindre. Ce transplant est plicaturé en 4 ce qui lui

assure un diamètre moyen plus large de 9mm supérieur au DIDT (8mm). Il est fixé par un

système sans vis ce qui lui assure un contact total à 360° dans l’os et donc une plus grande

surface d’attache. Les tunnels créés dans l’os sont courts, ne communiquent pas avec l’extérieur

30
ce qui préserve le stock osseux, diminue le risque de saignement. En pratique les suites

immédiates sont plus simples, moins douloureuses. Cela du fait de cette moindre agressivité

chirurgicale et également par une plus petite cicatrice chirurgicale que les autres techniques.

On notera que le DT4 est en fait apparu avant le DIDT mais que ce dernier a ensuite pris le

dessus notamment car le transplant pouvait être plus long (or il a été prouvé que le transplant

plus court du DT4 ne donnait pas de fragilité). De plus, la technique du DT4 a un temps

opératoire un peu plus long et nécessite pour le chirurgien d’être plus précis. En revanche, il

apparaît bien évident que le fait de ne récolter qu’un seul tendon au lieu de deux, permet de

diminuer les effets indésirables postopératoires en préservant le gracile. Par ailleurs, le tendon

du DT étant très long et étant prélevé sur toute sa longueur,

cela permet de ne pas prélever le tendon du gracile (ou DI), cela entraine donc une «économie

de greffe ».

Puis a été mis en avant le DT4 TLS (Tape Locking Screw) qui utilisait le transplant de dehors

en dedans et permettait une remise en charge plus précoce. Enfin, est apparu le DT4 cage dont

le principe est de fixer le tendon dans la logette osseuse par l’intermédiaire d’une bandelette de

polyéthylène passée dans le transplant. L’avantage supplémentaire de cette technique est donc

la solidité de la fixation.

L’intervention est menée sous anesthésie générale ou locorégionale. Un garrot est placé à la

racine de la cuisse le temps de l’intervention afin de limiter le saignement. Des cicatrices vont

permettre de prélever le tendon qui servira à reconstruire le ligament croisé antérieur, elles vont

également permettre d’accéder à l’intérieur du genou pour y amener une caméra et les

instruments nécessaire à l’intervention.

Dans le cadre de la méthode DT4, la greffe tendineuse est prélevée sur le tendon du semi-

tendineux à la partie inférieure de la cuisse selon une voie d'abord antérieure ou postérieure.

31
Cette opération séduit dans son concept car un seul tendon des ischio-jambiers est prélevé,

conservant le gracile et favorisant la régénération tendineuse du néo-tendon sur un trajet proche

de celui du tendon initial, préservant également l'appareil extenseur et facilitant ainsi les suites

post-opératoires.

Le DT4 ou le DT4 TLS sont l'évolution du DiDt, car plusieurs arguments techniques sont à

l'avantage de cette technique :

On ne prélève qu'un seul tendon des ischios jambiers (ce qui modère ceux qui pensaient qu'il

était gravissime de prélever 2 des 3 "tendons" des ischios)

Le tendon est enroulé en 4 voire 5 brins parallèles avec tous mécaniquement la même

résistance

théorique

La prétention du ligament ce qui va annuler l'effet (plastique) mécanique du ligament qui

pourrait se distendre juste après la plastie

Les trous osseux sont plus petits et donc le support d'accrochage est moins "attaqué"

L'entrée de la vis se fait du dehors vers le dedans et le diamètre est inférieur

Le néo ligament est tracté par des fils tressés ce qui permet d'avoir un moyen de serrage de la

plastie sur l'os moins agressif, les fils sont ensuite coupés à ras de la vis cependant point négatif

Il y a du matériel qui sera peut-être à retirer = les 2 vis en titane

Selon Fabri, dans les années 2000, les problèmes de détente du DIDT ont été corrigés par la

pré-tension du transplant, pour épuiser l’élasticité.

Les fixations ont été améliorées avec notamment les systèmes corticaux, pour « une solidité

mécanique irréprochable ». Il existe différents modes de fixation. Des études permettent de

vérifier l’efficacité de l’un ou l’autre, sans avoir toujours de résultat significatif. Le choix de la

32
fixation dans la technique DT4 TLS® est bon car atraumatique (pas d’altération du greffon), et

optimal avec une « résistance supérieure à celle nécessaire pour la marche ».

La différence majeure dans la technique DT4 par rapport aux autres se retrouve dans le geste

chirurgical, créant des facilités de rééducation mais aussi étant plus conservateur. La

rééducation est proche d’un DIDT, avec des résultats fonctionnels plus rapides.

La technique DT4 a l’avantage du DIDT, à savoir une faible morbidité (moins de douleur

antérieure) et moins de problèmes de laxité grâce à l’élongation du greffon et une fixation de

qualité. Le fait d’avoir un transplant à quatre brins est important, les résultats sont différents

des transplants à deux brins. En effet, la laxité résiduelle est moins importante et la tenue

mécanique meilleure.

L’étude rétrospective de (Fu et al. 2008) évaluée à 2 ans post ligamentoplastie, montre que ce

mode opératoire renvoie une bonne restauration de la stabilité articulaire,

Résumons donc les avantages de la méthode DT4 / TLS :

Moins de douleurs antérieures (tendinopathies, agenouillement, insensibilité…)

Pas de problèmes de déficit quadricipital

Un seul tendon concerné (récupération optimum des fléchisseurs)

Une incision courte et fine

Remise en charge précoce

Fixation solide

Mini-invasif – un seul prélèvement. Le droit interne va servir de tuteur à la repousse du

demi tendineux.

Fixation traumatique de la greffe (pas écrasée).

Fixation corticale sur le tibia (faiblesse du spongieux).

33
Cicatrisation à 360° en presse-fit : Grande surface de contact entre os / tendon.

Peu de matériel : Bouton en titane, matériel inerte, pas de matériel bio résorbable.

Résistance mécanique

6. Intérêt de la rééducation

La rééducation prend une part équivalente à l’acte chirurgical dans le résultat fonctionnel » (19)

La réussite ou l’échec du retour au sport dépend de nombreux facteurs dont la rééducation post

opératoire.

La HAS a établi des recommandations concernant la rééducation et le suivi des patients après

ligamentoplastie du LCA. Le chemin qui va de la blessure à la reprise est long et complexe,

avec nécessité d’obtenir l’adhésion et la participation du patient afin d’aboutir au succès et

éviter les complications.

Le but principal est de restaurer la stabilité du genou sans restreindre la mobilité, en travaillant

sur les plans antalgique, cutanéo-trophique, articulaire, musculaire, proprioceptif, fonctionnel

sans oublier l’aspect éducatif.

Les protocoles sont très variables, L’HAS ne donne pas de délai précis dans ces évolutions, et

reconnait qu’il n’y a pas de supériorité entre les protocoles dits classiques et accélérés.

En conclusion : La rééducation doit s’adapter à la chronologie de la cicatrisation et de la

ligamentisation de la greffe. Le protocole standard de rééducation respect cette chronologie,

avec comme but, l’obtention d’un genou sec, stable, indolore, mobile, associant un contrôle

musculaire et des capacités fonctionnelles adaptées aux activités antérieurement pratiquées.

(1 3)

34
L’évolution passe par quatre stades : nécrose a vasculaire, revascularisation, prolifération,

prolifération cellulaire et enfin « remodelage collagène ». Après sa mise en place, les propriétés

mécaniques de la greffe vont chuter dans des propensions importantes qui, avec le temps, se

rétabliront partiellement. La connaissance de ces phénomènes est importante pour la

compréhension et l’élaboration des protocoles de rééducation post opératoires, ainsi que pour

déterminer les phases d’activité après chirurgie ligamentaire reconstructrice.

35
Traitement kinésithérapique

36
Dans la rééducation après DT4, l’appui autorisé au premier jour évite l’amyotrophie et

permet de conserver un schéma de marche et une mise en contrainte sans risque de la greffe

pour aider son remodelage.(20) L’absence d’attelle empêche l’inhibition des récepteurs de

proprioception. Le travail de la mobilité libre permet d’éviter les adhérences, de garder

l’élasticité des muscles et tendons, et permet l’entretient de la circulation. Ceci favorise une

rééducation simple et explique une récupération initiale rapide.(20)

La rééducation après cette technique, étant une variante de celle après DIDT, elle a les

mêmes différences avec la rééducation après Kenneth Jones. A savoir que le renforcement des

IJ est différent (annexe XV). Il faut protéger le muscle (DT uniquement) dont le tendon a été

sectionné puis le solliciter en excentrique dès J10 et l’étirer pour aider à sa cicatrisation. (21)

Le prélèvement d’un tendon est considéré comme une véritable lésion musculaire.(20) Le

travail excentrique et l’étirement des IJ font donc effectivement partie intégrante du protocole

après DT4. Il faut penser à renforcer le compartiment interne (poplité/semi membraneux) pour

stabiliser la rotation externe. La stabilité est indispensable à récupérer en rééducation.

Pour DT4 ou TLS : travail des ischios jambiers à partir de 9 jours en mode freiné (=excentrique)

après le bloc et doucement au début

De plus, Piret parle de « retour rapide à la fonction ». Besnard parle lui plutôt d’une récupération

articulaire précoce. (22)

Tout d’abord le kinésithérapeute doit considérer le patient dans son ensemble avec ses

caractéristiques physiques, ses croyances, ses pensées, son environnement social, ses relations

personnelles. Le patient a également un rôle primordial dans cette relation : il est acteur de son

traitement et doit se prendre en charge. La compliance et l’efficacité du traitement nécessite son

adhésion, sa coopération, sa participation, son engagement, sa motivation : « raisons, intérêts,

éléments qui poussent quelqu’un dans son action » (Larousse) et sa détermination : « acte de

37
volonté, décision, résolution » (Larousse). Le thérapeute et le patient sont interdépendants, ils

travaillent ensemble sur le chemin de la rééducation.

Interrogatoire :

L’interrogatoire nous permet de recueillir les informations nécessaires à la compréhension de

l’installation de la pathologie afin de cerner ce malade dans sa globalité, comme étant un

élément à part entière sur le plan familial, social et professionnel.

L’interrogatoire permet de préciser :

L’âge ; la situation sociale ; l’environnement social et géographique ; la profession ; le

dossier, l’histoire de la maladie ; les antécédents familiaux, médicaux et chirurgicaux.

 Les bilans kinésithérapiques

Bilan morphologique :

Ce bilan permet de mentionner tous ce qui apparaît anormal.

La peau.

- Couleur de la peau (rouge, noire, cyanosée, violacée, bleu-jaune…).Cela permet de détecter

les signes de phlébite.

- Aspect de la peau (La desquamation de la peau (sèche, fine, lisse, troubles, et phanères).

- Cicatrices ; Les escarres +++ ; les œdèmes et Les varices et varicosités

Bilan de la douleur :

-La nature de la douleur : mécanique, inflammatoire.

- Niveau.

38
- L’irradiation.

- Facteurs déclenchant.

- Facteurs sédatif

Bilan articulaire :

Dans ce bilan on va apprécier la valeur fonctionnelle de l’articulation du genou en donnant une

situation active et passive à une date donnée. Le bilan articulaire doit être fait obligatoirement,

pendant (J2 après l’intervention) et après le traitement pour permettre d’abord de suivre

l’évolution de la maladie et savoir l’efficacité ou l’inefficacité de la rééducation. Il doit être

objectif et comparable avec le côté sain pour cela il faut :

- Contrôler les mouvements des articulations sus et sous-jacent.

- Connaître les possibilités fonctionnelles normales de l’articulation du genou.

- Adopter un système de mesure le plus utile et qui est comparable.

- Savoir faire les mesures nécessaires aussi objectivement que possible.

Bilan musculaire :

Le bilan musculaire est une évaluation de la puissance de chaque muscle pris individuellement,

dans le but de connaître le degré de la paralysie, il doit être de façon bilatérale et comparative.

Il permet de contrôler la force musculaire. Rechercher une éventuelle lésion tendineuse ou

musculaire et observer les contractures. Les cotations pour un testing manuel du muscle sont

enregistrées en score Numérique de zéro, qui représente l’absence d’activité, à cinq une réponse

normale ou aussi normale que peut l’évaluer un test manuel.

Le système de cotation évalue l’action de l’ensemble des muscles mobilisés par le mouvement

testé.

39
Cotation à zéro : aucune contraction à lumière rasante.

Cotation à 1 : présence d’une contraction minime mais pas de mouvement.

Cotation à 2 : amplitude complète sans pesanteur.

Cotation à 3 : amplitude complète contre pesanteur.

Cotation à 4 : amplitude complète du mouvement contre pesanteur et contre résistance

partielle.

Cotation à 5 : amplitude complète du mouvement contre pesanteur et contre une résistance

max.

Bilan de la sensibilité :

La sensibilité superficielle est évaluée sur le membre inférieur par le test du pique- touche, de

même que la sensibilité profonde qui est évaluée selon le test du Sens Positionnel de l’Hallux.

(14)

Bilan fonctionnel :

Le bilan fonctionnel est une évaluation des incapacités du patient. Il permet d’analyser un

certain nombre de fonctions globales. Parmi ses fonctions on note :

La possibilité de marche Avec ou sans canne ; La longueur du pas ; Les possibilités de monter

et descendre l’escalier ; La possibilité de vie intime ; La possibilité d’appui unipodal ; La

possibilité d’accroupissement et de relèvement ; La possibilité de changements de directions….

40
 Protocole de rééducation :

PROTOCOLE DE REEDUCATION PRE-OPERATOIRE :

Récupération trophique et diminution de l’œdème.

Récupération d’une bonne qualité de contraction (verrouillage) du quadriceps,

préparation

musculaire de tout le membre inférieur lésé.

Récupération des amplitudes articulaires du genou, extension et flexion (pas de flexum).

Reprise de confiance dans le genou lésé, avec travail de déstabilisation légère et de

proprioception.

Phase hospitalière (J1 à J2) :

Réveil musculaire de l’appareil extenseur (travail isométrique et dans les derniers degrés

d’extension).

Travail doux et progressif des amplitudes articulaires en flexion/extension (avec et sans

arthromoteur) auto limitée par les douleurs, cryothérapie.

Reprise de la marche progressivement, avec travail du déroulement du pas

Utilisation les premiers jours de cannes anglaises (éviter la boiterie)

► Période 1 : Phase I (J2 à J21) :

Cette phase correspondant à une phase de gain d’amplitude, de renforcement musculaire avec

précaution ainsi qu’un éveil proprioceptif sont effectués. Le renforcement du quadriceps en

CCO se fait par un travail statique sans résistance pour récupérer l’extension totale, puis contre

résistance manuelle. Ce renforcement est complété par des exercices de co-contraction en CCF.

Le travail des IJ est commencé prudemment. A la fin de la phase, l’amplitude de genou

souhaitée est de 0 à 120° avec un genou sec et indolore, une marche lente sans boiterie et sans

41
CA. Pendant la phase de repos, l’entretien de la flexion du genou et la cryothérapie sont

poursuivis.

Moyens :

-Lutte contre les troubles circulatoires et inflammatoires : massage circulatoire, cryothérapie

pluriquotidienne, bas de contention, mise en déclive, physiothérapie, travail musculaire.

-Recherche du verrouillage en extension complète du genou.

-Mobilisation rotulienne.

-Mobilisation articulaire douce et progressive sans passage en force

-Début de travail musculaire en chaîne cinétique fermée

-Travail du schéma de marche.

Incidents possibles :

 Hydarthrose, hématome ;

 Problèmes veineux ;

 Retard de cicatrisation ;

 Genou hyperalgique.

Contre-indications :

 Travail actif en chaîne ouverte contre résistance du quadriceps et des ischiojambiers ;

 Recurvatum interdit.

► Période 2 : Phase II (J21 à J45) :

Le travail des IJ pendant cette phase est intensifié en statique et en dynamique, avec introduction

de sa composante rotatoire. En CCF, les Q, IJ et TS sont renforcés par un travail auxotonique

(dans les trois modes : concentrique (déplacement), excentrique (freinage) et statique

(stabilisation)). Le renforcement global et la reprogrammation neuromusculaire sont intensifiés.

L’activité professionnelle non sportive est reprise.

42
Moyens :

-Lutte contre les troubles circulatoires et inflammatoires : idem pour la phase précédente

-Récupération de la mobilité articulaire en travail actif sans limitation sans passage en force

-Acquisition d’un bon contrôle musculaire avec travail progressif en co-contraction.

-Rééducation de la marche.

-Reprise du vélo en centre dès que les amplitudes articulaires le permettent.

-Après le premier mois : Début de travail proprioceptif uniquement dans l’axe (sans plateau

hyper mobile), progressivement et si l’état du genou le permet

-Travail musculaire isométrique progressif

Incidents possibles :

 Genou chaud et hydarthrose ;

 Douleurs (antalgique niveau 2 ou 3 et surveillance biologique) ;

 Raideur (si arrêt de la progression : demander avis chirurgical pour mobilisation)

 Déficit musculaire (s’explique par l’ancienneté de la pathologie ?).

Contre-indication :

Pas de travail du quadriceps contre résistance en chaîne ouverte.

► Période 3 : de la sixième semaine jusqu’au 3e mois : consolidation

Objectifs : :

Cette phase correspond à la phase de récupération de la confiance du patient en son genou. Le

travail musculaire du quadriceps et des ischio-jambiers en Co contraction peut être accentué et

raisonnablement intensifié en tenant compte des phénomènes de «ligamentisation ».

Les activités proprioceptives deviennent prioritaires, ainsi que la rééducation gestuelle et les

activités d’endurance (marche, vélo, steps, natation en crawl et dos crawlé).

43
En fin de période, la proprioception devient dynamique en bi puis unipodal, avec matériel

facilitant

Moyens :

-Travail de la force musculaire en progression (stepper, demi squats, presse entre 30° et 90°

de flexion).

-Travail musculaire isométrique en augmentant le temps de contraction.

-Travail proprioceptif avec développement du contrôle neuro-musculaire et de la

proprioception.

-Récupération de la mobilité articulaire

-Travail musculaire en chaîne cinétique fermée des ischio-jambiers avec progression douce

(attention aux douleurs sur le site de prélèvement tendineux).

-Balnéothérapie éventuelle.

Incidents possibles :

 Sensibilité rotulienne ;

 Genou inflammatoire ;

 Tendinite de l’appareil extenseur

Contre-indication :

Activités dynamiques en puissance maximale.

► Période 4 : du 3ème au 4ème mois

Objectifs :

Le travail dynamique du Q en CCO est débuté dans cette phase. Le renforcement isocinétique

concentrique et excentrique des différents muscles est utile après évaluation des faiblesses. La

protection du compartiment interne est entreprise par la sollicitation du couple semi-

44
membraneux et poplité (freinateur de la rotation externe du genou). Le travail proprioceptif est

intensif (sauts, pliométries..). Le reconditionnement physique est global. L’examen clinique du

genou doit être normal avec une stabilité acquise dans tous les plans.

Moyens :

-Athlétisation des différents groupes musculaires.

-Cf. phase III en augmentant progressivement la charge de travail.

-Surveiller toujours la trophicité de l’articulation.

-Augmentation du travail proprioceptif

► Période 5 : réathlétisation 5eme jusqu’au 6eme mois

L’ancrage est acquis, la résistance du transplant devient de plus en plus performante.

À partir du 4e et du 5e mois, le tendon retrouve sa résistance. Des activités plus importantes

peuvent être entreprises à la fois en puissance et en endurance.

Le footing est rajouté au programme de reprise d’activités, dont la base reste natation, vélo,

rééducation musculaire et travail en endurance, puissance et activités proprioceptives

dynamiques.

Objectifs :

À partir du 4e et du 5e mois, le tendon retrouve sa résistance.

Des activités plus importantes peuvent être entreprises à la fois en puissance et en

endurance. Le footing est rajouté au programme de reprise d’activités, dont la base

reste natation, vélo, rééducation musculaire et travail en endurance, puissance et

activités proprioceptives dynamiques.

45
Moyens :

-Travail musculaire de tout le membre inférieur avec progression importante de la charge.

-Proprioception sur plan instable (trampoline, etc).

 Athlétisation des différents groupes musculaires ;

 Quadri stand, presse, banc de musculation, etc. ;

 Travail isocinétique + + + ;

 Travail dynamique avec sauts et changements de direction en souplesse ;

 Poursuite du footing avec accélérations, natation type crawl avec palmes, vélo…

 Activités de réinsertion physique progressive.

Incidents possibles :

 Sensibilité rotulienne ;

 Genou inflammatoire ;

 Tendinite de l’appareil extenseur

46
Conclusion

Ce protocole est une ligne de conduite dont on peut s’écarter au besoin mais il faut respecter la

chronologie des étapes. Il faut s’adapter à chaque patient et à sa vitesse de progression. La prise

en charge peut aussi varier en fonction des consignes du chirurgien, de l’âge du patient, des

lésions ligamentaires, méniscales ou cartilagineuses associées, de l’épanchement intra-

articulaire et des douleurs, des motivations professionnelles et sportives.

Les objectifs de la rééducation donc sont :

A court terme sont de diminuer les douleurs, de lutter contre les troubles trophiques,

cutanés et vasculaires d’entretenir la mobilité des deux articulations du genou et d’effectuer un

renforcement global du membre opéré.

A moyen terme, nos objectifs sont d’obtenir des amplitudes articulaires similaires au côté

controlatéral, de renforcer les muscles stabilisateurs du genou, d’obtenir un genou stable ainsi

qu’une marche sans boiteries et sans aides techniques.

Enfin, l’objectif principal à long terme est de préparer au mieux le retour du patient à ses

activités et à la compétition.

47
II. Cadre de référence :

48
III. But de recherche :

Décrire la prise en charge kinésithérapique de la ligamentoplastie par DT4 aux services externes

de rééducation Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès .

IV. Question de la recherche :

Quelle est la prise en charge kinésithérapique de la ligamentoplastie de type DT4 ?

49
V. Phase méthodologique

50
I. Devis de la recherche :

1. Type d'étude :

C'est une étude descriptive quantitative du premier niveau qui a pour but de décrire la prise en

charge kinésithérapique de la ligamentoplastie par DT4 Aux services externes de Rééducation

Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès.

2. Milieu d'étude :

Le terrain d'étude choisie pour le recueil des informations Aux services externes de

Rééducation Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès.

Présentation du centre hospitalier IBN AL BAYTAR :

Le centre hospitalier à travers les années :

Le centre hospitalier IBN AL BAYTAR a été créé en 1960 au sein de la

Base militaire de Fès puis a été transféré à sa localité actuelle en1975.

Pôle régional de rééducation, hôpital IBN AL BAITAR est reconnu comme Un établissement

de qualité qui répond d’abords a une mission de Service public également à la spécialisation

dans le domaine de Rééducation de la rhumatologie et de la neurologie.

L’établissement a connu 3 grands évènements :

● En 2006, la construction du centre régional d’appareillage

Orthopédique par le conseil régional Fès-Meknès

51
● En octobre 2007, la construction du centre régional De rééducation et de réhabilitation

fonctionnelle par la fondation Mohammed de solidarité, inauguré par sa majesté le roi

Mohammed 6

● En 2008, l’équipement de l’établissement en matériels médicotechniques des services de

rééducation, d’hospitalisation et d’appareillage permettant ainsi de satisfaire les attentes

Croissantes de population en matière de soins.

Quelques éléments de gestion :

L’hôpital IBN AL BAITAR spécialisé, de recours, géré de manière autonome, d’une capacité

d’accueil en hospitalisation de 60 lits théoriques, dont 50 lits fonctionnels Actuellement, sans

oublier le côté rééducation externe qui représente 50% de l’activité de l’établissement.

En 2008, le budget global a atteint 200.000.000 DHS ET L’établissement a totalisé 842

admissions Ces hospitalisations ont représenté 11045 JH, soit en taux d’occupation moyen de

65.31% et une durée moyenne de séjour de 20.18 Pa ailleurs, HIB dessert toute la population

de la région Fès boulomane qui est estimée en 2009 1.652.000 habitants.

Les effectifs, on distingue :

Le personnel médical composé de :

● 4 médecins rhumatologues

● 1 médecin rééducateur

● 2 médecins neurologues

● 1 médecin de sport

● 1 médecin généraliste

52
Le personnel paramédical composé de :

● 3majors de services rééducation, hospitalier et atelier orthopédique)

● 7infirmiers

● 5infirmiers auxiliaires

● 20 kinésithérapeutes

● 3 psychomotriciennes

● 1orthophoniste

● 3orthoprothésistes

Description du milieu :

Actuellement HIB est en cours de réaménagement, le service de rééducation est implanté

provisoirement à l’hôpital AL GHASSANI AU 1 er étage. Le service de rééducation est

réparti en 2 ; le service interne et externe.

Présentation de CHU :

C’est un hôpital à vocation générale. Il est le plus grand des cinq hôpitaux du CHU Hassan II

en termes de superficie, de capacité litière et même en termes de la diversité des spécialités

qu’il abrite, tant médicales que chirurgicales. La prise en charge au sein de l’hôpital des

spécialités concerne essentiellement les adultes. La prise en charge des enfants de moins de

15ans reste exceptionnelle, et ce, dans certaines disciplines telle la neurochirurgie. L’hôpital

dispose de 19 services hospitaliers dont 10 chirurgicaux et 8 médicaux. Outre le service des

urgences munis de soins intensifs, bloc opératoire et radiologie, il dispose également de deux

Réanimations polyvalentes et deux blocs opératoires centraux.

53
Le service F0, au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Fès, se consacre à la rééducation

des patients. Il occupe une place essentielle dans la restauration et l'amélioration des capacités

fonctionnelles des individus à la suite d'une maladie.

uridisciplinaire

comprenant huit kinésithérapeutes, une orthophoniste, un psychomotricien, un médecin

physique, ainsi que d'autres professionnels spécialisés. Son objectif central demeure d'assister

les patients dans leur parcours de réhabilitation afin de faciliter leur réintégration vers une

autonomie quotidienne.

3. Population cible :

La population étudiée comprend tous les kinésithérapeutes travaillant Aux services externes

de rééducation Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès.

4. Instrument de collecte des données :

Le questionnaire est une technique appropriée pour faire la collecte des données concernant une

étude, du fait qu'il permet de s'adresser à un grand nombre des personnes à la fois et faciliter

l'exploration de leurs réponses, aussi il offre à la population concernée plus de temps pour réfléchir

sur les questions et de répondre aisément grâce à l’anonymat qu’il présente.

Le questionnaire dans cette étude a été élaboré dans le but de décrire la prise en charge

kinésithérapique de la ligamentoplastie par DT4 Aux services externes de rééducation Ibn Al-

Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès.

5. Le déroulement de La collecte des données :

La collecte des données s'est déroulée dans une période de 05 jours allant du 27mai2024 au

31mai2024. Après avoir testé et validé. Les kinésithérapeutes choisis pour l'étude ont montré leur

collaboration et leur engagement pour prendre part à cette étude avec un taux de réponses de 100%.

54
6. Méthode d’analyses des données :

Les données des questionnaires récupérés ont été saisies et analysées sous forme de graphiques au

niveau de google Forms qui en a facilité l'interprétation.

II. Aspect éthique de la recherche :

L'aspect éthique est très important à considérer dans un travail de recherche, il doit être présent dans

toutes les étapes d'élaboration d'une étude. Ce travail s'est déroulé dans le respect des principes

suivants : a) Comme il est su, la recherche doit faire allusion aux textes étaux écrits déterminant une

reconnaissance des références. Cette recherche s'inscrit dans cette tendance éthique de respecter les

normes des citations et des définitions ; b) L'autorisation des responsables Aux services externes de

rééducation Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès. Pour accéder à l’information ; c)

Le consentement des éducateurs avant le recueil des informations ; d) Le respect du droit à

l’anonymat et à la confidentialité des éducateurs lors de la présentation des résultats ; e) La protection

des participants à l'étude contre l'inconfort et le préjudice.

55
VII. Phase empirique

56
1. Présentation des résultats du questionnaire :

Première question :

 L’ancienneté du kinésithérapeute :

Graphique N°1 : répartition du kinésithérapeute selon leur ancienneté :

L’ancienneté :

Parmi les kinésithérapeutes interrogés,31 % ont moins de 10ans d’ancienneté ,48,3%

plus de 10ans et 20,7 plus de 20 ans.

Deuxième question :

 Avez-vous déjà reçu des patients présentant une ligamentoplastie du genou ?

57
Graphique N°2 : réception des kinésithérapeutes des patients présentant une

ligamentoplastie du genou :

On constate que presque la majorité des kinésithérapeutes interrogés ont déjà reçu des patients

présentant une ligamentoplastie du genou.

Troisième question :

 Si oui quelle est la technique la plus utilisé ?

Graphique N°3 : La technique la plus utilisé

On constate que les kinésithérapeutes reçoivent des patients opérés des différentes méthodes :

Dont 86,4%par Kenneth-Jones ;36,4% par DIDT ; 31,8% par technique DT4 et 18% par Mac
Intoch .

58
Quatrième question :

 Est-ce que vous recevez ces patients immédiatement après leur sortie du service ?

Graphique N°4 : réception des patients immédiatement après leur sortie du service

On constate que la moitié des kinésithérapeutes reçoivent des patients immédiatement après

leur sortie du service tandis que les autres kinésithérapeutes non

Cinquième question :

 Est-ce que vous recevez une ordonnance détaillée Par le type de ligamentoplastie

utilisé ?

Graphique N°5 : Réception d’une ordonnance détaillée par le type de

ligamentoplastie utilisé :

On remarque que la majorité des kinésithérapeutes affirment qu’ils ne reçoivent pas des

ordonnances détaillées du type de chirurgie utilisé.

59
Sixième question :

 Est-ce que vous connaissez la particularité de la nouvelle méthode de

ligamentoplastie DT4 ?

Graphique N°6 : la connaissance de la particularité de la nouvelle méthode de

ligamentoplastie DT4

On remarque que 58 ,6% des kinésithérapeutes ne connaissent pas la particularité de la

nouvelle méthode de ligamentoplastie DT4

 Si oui quelle est cette particularité ?

On remarque que la plupart des kinésithérapeutes résument les particularités de cette méthode

dans qui suit :

 Permet de commencer la rééducation très tôt

 La reprise de l’activité sportive

 Prélèvement d’un seul tendon demi-tendineux

Septième question :

 Est-ce que vous connaissez la prise en charge kinésithérapique d’une

ligamentoplastie du genou par DT4 ?

60
Graphique N°7 : la connaissance de la prise en charge kinésithérapique d’une

ligamentoplastie du genou par DT4

On constate que les 60,7% des kinésithérapeutes ne connaissent pas la prise en charge

kinésithérapique d’une ligamentoplastie du genou par DT4

Huitième question :

 Avez-vous une idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge

kinésithérapique ?

Graphique N°8 : l’idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge

kinésithérapique

On constate que les 57,1% kinésithérapeutes n’ont pas une idée sur les avantages de

DT4

61
 Si oui lesquels ?

D’après les kinésithérapeutes interrogés les avantages de la méthode DT4 sur la prise en

charge kinésithérapique sont :

 Moins douloureuse

 Le genou reste intact

 Cicatrisation rapide

 Reprise sportive précoce

Neuvième question :

 D’après vous, quels sont les facteurs qui entravent la bonne prise en charge

kinésithérapique des ligamentoplasties du genou ?

D’après les kinésithérapeutes interrogés les facteurs qui entravent la bonne prise en

charge kinésithérapique des ligamentoplasties du genou sont :

 Les délais de rendez vous

 Manque de matériels spécifiques

 Rareté des cas

 Les mauvaises conditions de travail

 Prise en charge tardive

 Manque de formations continue

 Manque de collaboration entre le kinésithérapeute et le médecin traitant

 Le retard du patient arrive dans état tardive

 La rééducation post chirurgicale

 Mal discipliné du patient

62
 Charge de travail

 Les problèmes de récidive

 Pas d’hygiène

 La non Précision de la technique utilisée

 Le mal suivi de patients

Dixième question :

 Est-ce que vous êtes d’accord pour l’organisation des journées scientifiques pour
une meilleure prise en charge thérapeutique du patient présentant une

ligamentoplastie de type DT4 ?

Graphique N°9 : l’organisation des journées scientifiques pour une meilleure prise

en charge thérapeutique du patient présentant une ligamentoplastie de type DT4

On remarque que tous les kinésithérapeutes sont d’accord avec l’organisation des

journées scientifiques pour une meilleure prise en charge thérapeutique du patient

présentant une ligamentoplastie de type DT4

63
Onzième question :

 Quelles sont vos suggestions pour améliorer la prise en charge kinésithérapique de

ligamentoplastie de type DT4 ?

Tableau N°1 : Quelles sont vos suggestions pour améliorer la prise en charge

kinésithérapique de ligamentoplastie de type DT4

Les suggestions La fréquence Le pourcentage

Les Formations continues 22 75,87 %

Collaboration entre médecins et 2 6,90%

kinésithérapeutes

Contenu pédagogique 1 3,44%

Etude de cas 1 3,44%

Prise en charge précoce 2 6,90%

Hygiène de vie 1 3,44%

Ce tableau montre que la majorité des kinésithérapeutes affirment que la formation continue

est la meilleure suggestion pour améliorer la prise en charge kinésithérapique de

ligamentoplastie de type DT4

64
2. Interprétation et discussion :

L’analyse des résultats du questionnaire nous a permis de déterminer les connaissances des

kinésithérapeutes interrogés sur la technique de ligamentoplastie du genou DT4 et sur sa prise

en charge kinésithérapique En se basant sur les composants parus dans le cadre de référence

retenu par cette étude ;cela a révélé que :

79,3% des kinésithérapeutes reçoivent des patients qui présentent une ligamentoplastie,

ce qui montre que cette intervention est devenue fréquente. Cela correspond à Dr

Romain Letarte qui affirme que le nombre de ligamentoplastie a augmenté de 3 plus de

fois de 1990 en 2014.

En outre après avoir mené notre enquête sur les différentes formes de chirurgie, 86,4%

des kinésithérapeutes travaillant avec des patients ayant subi une ligamentoplastie type

Kenneth Jones, par contre sauf 31,8 % des kinés qui reçoivent des patients traités par la

nouvelle méthode de DT4.

En ce qui concerne la réception des patients immédiatement après leur sortie du service,

50 % entre eux affirme cela, tandis que les autres 50 % ne les reçoivent pas

immédiatement.

La majorité affirme qu’ils ne reçoivent aucune ordonnance détaillée de type de

chirurgie, ce qui montre qu'il n'y a pas une collaboration entre le médecin et le

kinésithérapeute.

Relative à la connaissance de la prise en charge kinésithérapique d'une ligamentoplastie

du genou par DT4, 60,7% des kinésithérapeutes ne savent pas la prise en charge

adéquate.

65
Selon (Fuet Al) l'une des avantages majeurs de cette ligamentoplastie type DT4 réside

dans une bonne restauration de la stabilité articulaire. Alors, après notre enquête menée,

57,1% des kinésithérapeutes n’ont aucune idée sur les avantages de la DT4.

De passage à une organisation des journées scientifiques pour une meilleure prise en

charge thérapeutique des patients présentant une ligamentoplastie de type DT4 , 100

% des kinésithérapeutes sont en accord.

3. Les obstacles :

 Au ministère de santé :

 Manque d’une formation continue

 Mauvaises conditions de travail

 Manque de matériels spécifiques

 Retard des rendez- vous

 Aux kinésithérapeutes :

 Pas de contact entre le kinésithérapeute et le médecin traitant

 Charge de travail

 Manque de connaissance des nouvelles techniques chirurgicales.

 Aux médecins :

 Absence de prescription de type de la chirurgie

 Aux patients :

 Mal suivi du patient

 Retard des patients

4. Suggestions :

 Assurer une formation continue

 Assurer le matériel nécessaire pour une bonne prise en charge

66
 Travailler en collaboration avec le médecin traitant

 Prise en charge précoce.

 Sensibilisation du patient.

5. Forces et limites de recherche :

Forces :

 Une étude effectuée au sein du service de chirurgie orthopédique et

traumatologique à CHU Hassan II

 Un échantillon important

 La collaboration des kinésithérapeutes

 Le taux de réponse 100%

 La pertinence du sujet

 Cette étude pourrait ouvrir de nouvelles perspectives et encourager d'autres

investigations sur le sujet.

Limites :

 Manque des écrits empiriques

 En raison d'un emploi du temps chargé, la recherche a été menée alors que

plusieurs travaux et stages étaient déjà programmés et en cours

 La visée d'étude qui est purement descriptif et ne vise pas à établir des

corrélations

67
Suggestions et recommandations

Les résultats de notre étude récoltés par nos instruments de recueil de données, nous ont

permit de rassembler des suggestions émises par les personnes enquêtées et de réfléchir sur

d’autres recommandations.

 Programmer des formations continues sur la prise en charge kinésithérapeute des

ligamentoplastie du genou et organisation des journées scientifiques.

 Travailler en collaboration avec le médecin traitant.

 Avoir une bonne connaissance du protocole de la rééducation

 Collaboration entre le chirurgien et le kinésithérapeute.

 Prise en charge précoce par le kinésithérapeute

 Introduire la balnéothérapie.

 voir des kinésithérapeutes spécialisés dans la ligamentoplastie du genou

 Une bonne chirurgie.

 Limiter le nombre des patients à traiter

 Prise en charge multidisciplinaire.

68
Conclusion :

La prise en charge de la rupture du ligament croisé antérieur (LCA) nécessite une approche

multidisciplinaire, alliant chirurgie et rééducation kinésithérapique. La reconstruction du LCA

par la méthode DT4, parmi d'autres techniques chirurgicales, offre une option thérapeutique

efficace pour restaurer la stabilité du genou et permettre au patient de retrouver ses activités

quotidiennes et sportives.

La rééducation kinésithérapique post-opératoire est essentielle pour optimiser les résultats de la

chirurgie et permettre au patient de retrouver une fonctionnalité maximale de son genou. Cette

rééducation comprend généralement des exercices de renforcement musculaire, d'amplitude de

mouvement, de proprioception et de contrôle neuromusculaire.

La combinaison de la reconstruction du LCA par la méthode DT4 et d'une rééducation

kinésithérapique appropriée peut offrir d'excellents résultats fonctionnels et une récupération

efficace après une blessure au ligament croisé antérieur. Cependant, chaque cas est unique, et

le succès de cette approche dépendra de divers facteurs, notamment la gravité de la blessure,

l'état de santé général du patient et sa conformité au programme de rééducation. Il est donc

essentiel que le traitement soit individualisé et supervisé par des professionnels de la santé

spécialisés dans le domaine de la chirurgie orthopédique et de la rééducation.

69
Annexes :

Annexes 1 : les figures :

Figure 1 : articulation féméro-tibiale

Figure 2 : articulation féméro-patellaire

70
Figure 3 : articulation tibio-fibulaire

Figure 4 :le valgus physiologique

71
Figure 5 : les ménisques

Figure 6 : le ligament croisé antérieur

72
Figure7 : le ligament croisé postérieur

Figure 8 :le valgus

73
Figure 9 : le varus

Figure 10 : hyperextension

74
Figure 11 : test de Lachman

Figure 12 : test de Lachman

Figure 13 : le tiroir antérieur

75
Figure 14 : le pivot-shift

Figure 15 :le Gnrb

76
Figure 16 : technique Kenneth-Jones

77
Figure 17 : technique DIDT

78
Figure 18 : technique Mac Intosh

Figure 19 : technique DT4

79
QUESTIONNAIRE
À l'intention du personnel kinésithérapeute exerçant au niveau de
service externe IBN BAYTAR AL-GHASSANI. Et service F0 CHU
Fès

Dans le cadre de l'élaboration du travail de fin

D’étude du cycle de la licence Rééducation réhabilitation, option kinésithérapie,


J'ai le plaisir de mettre à votre disposition un questionnaire anonyme.

Dont le souci d'aboutir à une meilleure prise en charge kinésithérapique des


patients présentant une ligamentoplastie par la méthode DT4. Cette étude a
pour but de Décrire la prise en charge adoptée par les kinésithérapeutes du
service externe IBN BAYTAR et service FO CHU à Fès face à une rupture de
ligament croisé antérieur traitée chirurgicalement par DT4.

Vos réponses ainsi que votre expérience sont une contribution précieuse à la
récolte des données qui serviront de base à l'élaboration de ce mémoire de fin
d'étude.

Pour des raisons d'éthique et de confidentialité, le questionnaire est anonyme et


les réponses seront recueillies sous anonymat.

Merci d'avance pour votre collaboration.

80
Question n°1 :

1. L’ancienneté :

 Moins de 10ans

 Plus de 10ans

 Plus de 20ans

Question n°2 :

2. Avez-vous déjà reçu des patients présentant une ligamentoplastie du genou ?

Oui Non

Question n° 3 :

3. .Si oui quelle est la technique la plus utilisé :

 technique de Kenneth-Jones

 Technique de DIDT

 Technique de Mac Intoch

 Technique de DT4

Question n°4 :

4. Est-ce que vous recevez ces patients immédiatement après leur sortie du service ?

Oui Non

81
Question n°5 :

5. Est-ce que vous recevez une ordonnance détaillée Par le type de ligamentoplastie

utilisé ?

Oui Non

Question n°6 :

6. Est-ce que vous connaissez la particularité de la nouvelle méthode de

ligamentoplastie DT4 ?

Oui Non

Si oui quelle est cette particularité ?

……………………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………….

Question n°7 :

7. Est-ce que vous connaissez la prise en charge kinésithérapique d’une

ligamentoplastie du genou par DT4 ?

Oui Non

Question n°8 :

8. Avez-vous une idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge

kinésithérapique ?

Oui Non

82
Si oui lesquels ?

…………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………

……………………………………………………….

Question n°9:

9. D’après vous, quels sont les facteurs qui entravent la bonne prise en charge

kinésithérapique des ligamentoplasties du genou ?

…………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………

…………………………………………..

Question n°10 :

10. Est-ce que vous êtes d’accord pour l’organisation des journées scientifiques pour

une meilleure prise en charge thérapeutique du patient présentant une

ligamentoplastie de type DT4 ?

Oui Non

83
Question n°11 :

11. Quelles sont vos suggestions pour améliorer la prise en charge kinésithérapique de

ligamentoplastie de type DT4 ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

………………………. Merci pour votre collaboration

84
Bibliographie :

(1) DOC-202406146WA020614_144204 pdf

(2) [Link]

(3) DOC-20240516-WA0025_240614_132414.pdf

(4) DOC-20240614-WA0206_240614_144204 pdf

(5) Sollicitation des muscles ischio-jambiers en phase_240614_132545.pdf

(6) [Link]

:text=Le%20ligament%20crois%C3%A9%20post%C3%A9rieur%20est,par%2

0une%20bourse%20s%C3%A9reuse%20interligamentaire.)

(7) Sollicitation des muscles ischio-jambiers en phase_240614_132545.pdf

(8) Sollicitation des muscles ischio-jambiers en phase_240614_132545.pdf

(9) [Link]

[Link]

(10) DOC-20240516-WA0025_240614_132414.pdf

(11) DOC-20240516-WA0025_240614_132414.pdf modifié

(12) [Link]

(13) [Link]

ligamentoplastie-du-lca-ligament-croise-anterieur/

(14) d56c6254-aafc-4f6c-a970-91061760d0c5%20(2)_240516_235824.pdf

(15) Ligamentoplastie du LCA aux ischiojambiers sous arthroscopie avec


fixation de l’implant par le système TLS – Pr Faouzi Boutayeb-
(16) Evaluation de l’apport de séance éducative chez les patients opérés d’une

reconstruction du LCA

(17) Keyser B, Taiar R, Benhmida S. Rééducation après ligamentoplastie. Kiné


actualité 2011 ; 1229 :
20-5

85
(18) Alidrissi N, Elyaacoubi M, Berrada M S, et al. Ligamentoplastie du LCA
aux ischiojambiers sous
arthroscopie avec fixation de l’implant par le système TLS. Principes et résultats
de 38cas. J.
traumatol. sport 2011 ; 28 :159-64
(19) . Juillaguet F, Monnet S, Laboute E, Gaio G. Étude comparée des effets de la
mobilisation active
aidée après ligamentoplastie du croisé antérieur avec et sans balnéothérapie.
Kinésithér. Sci.
2011 ; 518 : 29-30 35-40
(20) Piret Q. Un nouveau concept de ligamentoplastie du genou : incidence sur
la kinésithérapie.
Kinésithér. Sci. 2008 ; 488 : 15-21
(21) Speirs A, Billuart F. Place des ischio-jambiers dans la rééducation des
ligamentoplasties du LCAE (2eme partie). Kinesither. Sci. 2004 ; 444 : 45-7
(22) Besnard N, Cazenave M, Hryszkiewicz J, Lagadec T. La TLS, une
technique novatrice de
ligamentoplastie du genou au service d’une rééducation ambitieuse Kinésithèr.
Sci. 2010 ; 509 :
5-12
(23)

86

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Accurate anatomical positioning is crucial in ACL reconstruction to restore knee functionality. Surgeons must consider the attachment sites of the ACL on the tibia and femur, ensuring the graft lies within the anatomical footprint of the native ligament. Proper tunnel placement is vital to replicate the ACL's biomechanical behavior, influencing postoperative stability and reducing graft failure risk. Misplacement can lead to complications, such as altered kinematic patterns or graft impingement, compromising surgical success and patient outcomes .

The patellar tendon ligamentoplasty, deriving from the Kenneth-Jones technique, uses a central third of the tendon with a bony component, providing strong osseous fixation and high graft resilience; however, it can result in patellofemoral pain and longer recovery due to its more invasive nature. Conversely, the DT4 technique uses a single haustral tendon in a less invasive graft without bone plugs, reducing postoperative pain and promoting faster healing. Its lower soft tissue disturbance aids a quick rehabilitation start but requires surgical precision for graft placement .

The DT4 technique typically involves less donor site morbidity compared to the DIDT method, as it uses a single tendon, reducing collateral damage. In contrast, the DIDT technique employs multiple tendons, which may increase soft tissue trauma and potential deficits in muscle function post-surgery. The smaller scar and reduced tissue handling in DT4 further minimize comorbid factors like pain or hematoma formation, promoting smoother recovery and lower complication rates .

The DT4 method for ACL reconstruction offers advantages such as less postoperative pain and quicker recovery due to minimal soft tissue disruption. It uses a single haustral tendon, causing fewer complications than techniques requiring multiple tendons. The DT4 method also allows early onset of rehabilitation and a swift return to sports. A smaller scar, reduced bleeding risk, and a lower incidence of complications like soft tissue hematomas are attributed to its less invasive approach. Despite requiring precise execution, the DT4 technique's precise tendon harvesting limits donor site morbidity and promotes functional outcomes by preserving muscle functionality .

Obstacles such as a lack of continuing education, poor interprofessional communication, inadequate equipment, and delayed intervention timings impede effective DT4 ligamentoplasty implementation. Addressing these issues involves fostering better communication channels between healthcare providers, ensuring timely patient referrals, and investing in educational programs to bridge knowledge gaps and improve technical competency. Regular scientific meetings can also enhance dissemination of best practices and encourage collaborative care approaches .

Continuous education is favored due to its ability to keep physiotherapists updated with the latest advancements and techniques in DT4 ligamentoplasty care. This ongoing learning enhances their competency in applying evidence-based practices, thus optimizing treatment protocols and patient outcomes. By staying informed, physiotherapists can address specific challenges and adapt their strategies to the evolving landscape of ligament rehabilitation .

The anterior cruciate ligament (ACL) and posterior cruciate ligament (PCL) form the 'central pivot' of the femorotibial joint. They manage rolling and gliding motions of the femoral condyles on the tibial plateaus, ensuring anteroposterior and rotatory stability of the joint. During flexion, the ACL allows anterior gliding with posterior rolling of the condyle, and in extension, the PCL facilitates posterior rollback. Additionally, these ligaments restrain excessive rotational movements, particularly blocking internal rotation by twisting around each other. This proprioceptive function, although minimally re-established in reconstructions, aids in reflexive muscular responses to stabilize the knee .

The ACL's proprioceptive function is crucial for knee stability, as it contains mechanoreceptors like Ruffini endings and Golgi tendon organs that provide feedback on joint position and motion to the central nervous system, enhancing reflexive muscular stabilizations. Reconstruction surgeries can restore mechanical stability but often fail to fully replicate this proprioceptive input, as no reconstruction completely restores the original proprioception, despite some mechanoreceptors repositioning in the graft. Consequently, patients may experience diminished proprioceptive feedback post-surgery, impacting the dynamic stability of the knee .

Organizing scientific days dedicated to DT4 ligamentoplasty can potentially enhance the knowledge and skills of healthcare professionals. Physical therapists unanimously agree that such events will advance therapeutic care by fostering better understanding of DT4 techniques, sharing best practices, and encouraging collaborative research. They could also facilitate cross-disciplinary interaction, leading to more cohesive care strategies and improved patient outcomes due to a standardized approach to post-operative rehabilitation .

Physiotherapists identified several factors hindering effective rehabilitation for knee ligamentoplasties: delayed scheduling, insufficient specialized equipment, rare occurrence of specific cases reducing exposure, suboptimal working conditions, delayed patient referrals post-surgery, inadequate continuing education, lack of interdisciplinary collaboration between physiotherapists and treating physicians, poor adherence by patients to rehabilitation protocols, and workload pressures. These factors collectively contribute to less effective rehabilitation outcomes .

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