Mémoire Présenté Pour L'obtention de La Licence en Rééducation Et Réhabilitation
Thèmes abordés
Mémoire Présenté Pour L'obtention de La Licence en Rééducation Et Réhabilitation
Thèmes abordés
rééducation et réhabilitation
Option : kinésithérapie
Promotion : 2021/2024
Abdelilah
Ilham Faleh
Kinésithérapeute au
Manal El Malki
service F0 CHU Fès
Liste des tableaux :
Dt4.
1
Liste des graphiques :
Graphique N°2 : réception des kinésithérapeutes des patients présentant une ligamentoplastie
du genou.
Graphique N°4 : réception des patients immédiatement après leur sortie du service.
Graphique N°5 : réception d'une ordonnance détaillée par le type de ligamentoplastie utilisé.
Dt4
Graphique N°8 : l'idée sur les avantages de la méthode Dt4 sur la prise en charge
kinésithérapique.
Graphique N°9 : organisations des journées scientifiques pour une meilleure prise en charge
2
Liste d’abréviations :
IJ : ischio-jambiers
Q : quadriceps
3
Liste des annexes :
Annexes 2 : le questionnaire
4
Sommaire :
Résumé
Remerciement
Dédicaces
Introduction
I. Phase conceptuelle :
i. Problématique
1. Rappel anatomique
a. Genou
2. Épidémiologie
4. Facteurs de risques
7. Intérêt de la rééducation
Traitement kinésithérapique
Bilan kinésithérapique
Protocole de rééducation
5
III. But de recherche
V. Phase méthodologie :
I. Devis de recherche
1. Type d’étude
2. Milieu d’étude
3. Population cible
2. Interprétation et discussion
3. Obstacles
4. Suggestions
5. Forces et limites
Conclusion
Annexes
6
Résumé :
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un projet de fin d'études vise à examiner et décrire en détail
la prise en charge offerte par les kinésithérapeutes exerçant dans les services externes de l'IBN
BAYTAR Fès et du CHU Fès, spécifiquement dans le cas de la ligamentoplastie réalisée par la
ligament lésé, en l'occurrence le ligament croisé antérieur (LCA). La technique DT4 est une
Nous avons opté pour l'utilisation d'un questionnaire comme principal instrument
En nous appuyant sur les références théoriques et empiriques évoquées dans la revue de
kinésithérapeutique après une ligamentoplastie de type DT4, que nous avons organisées en six
phases distinctes : la phase hospitalière (journée 1 à journée 2), la phase 2 (de la journée 2 à la
journée 21), la phase 3 (de la journée 21 à la journée 45), la phase 4 (de la sixième semaine aux
trois mois), la phase 5 (du troisième au quatrième mois), et enfin la réathlétisation (du
"faible" quant au protocole adéquat pour cette méthode, mettant en évidence un manque de
connaissances générales parmi les praticiens. Cette recherche a ainsi permis d'identifier les
connaissances les mieux maîtrisées ainsi que celles qui présentent des lacunes chez les
7
professionnels. Ces résultats pourraient servir de base pour orienter et organiser des formations
En conclusion, basée sur les conclusions de cette étude, des recommandations ont été formulées
afin d'améliorer les connaissances des professionnels concernant la prise en charge post-
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Remerciements
Nous avons entamé le travail qui marque la fin de notre parcours, par la grâce d'Allah,
et c'est grâce à sa bienveillance que nous l'avons achevé. Ainsi, à lui reviennent toutes les
louanges.
Ce projet de recherche n'aurait pas pu être réalisé sans le soutien et les conseils inestimables
de nombreuses personnes qui nous ont accompagné avec rigueur et engagement tout au long de
la réalisation de ce mémoire. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers ces
Nous tenons tout d'abord à exprimer nos sincères remerciements à notre professeur et
encadrant, Monsieur Omri Mohammed Abdelilah, pour sa constante attention et son précieux
soutien tout au long de la rédaction de notre mémoire. Sa confiance et son encouragement ont
été essentiels pour mener à bien cette recherche avec passion et enthousiasme. Nous souhaitons
exprimer notre profonde gratitude pour sa guidance de qualité, les connaissances qu'il a
partagées avec nous tout au long de notre formation, ses conseils avisés, sa patience, sa
disponibilité et le temps précieux qu'il a consacré à notre projet. C'est grâce à lui que ce travail
a pu aboutir. Nous vous remercions du fond du cœur pour tout votre soutien.
Nous souhaitons exprimer notre sincère gratitude aux membres du jury pour avoir
accepté d'évaluer ce travail. Leur expertise et leurs commentaires seront d'une grande valeur
toute l'équipe pédagogique d’Institut Supérieur des Professions Infirmières et des Techniques
de Santé Fès pour leur dévouement à l'éducation et leur engagement envers les étudiants ont
9
Nous aimerons exprimer notre profonde gratitude envers Monsieur Taher EL
encouragement constants tout au long de cette période d'études. Sa bienveillance, ses conseils
et ses efforts précieux. Votre dévouement envers notre réussite a été remarquable. Aussi que
votre rôle en tant que coordinateur et professeur a été essentiel dans notre parcours éducatif
votre expertise et votre guidance nous permis de grandir et de nous développer en tant
qu’étudiantes. Nous tenons également à remercier notre famille pour leur soutien inconditionnel
Nous aimerons exprimer notre profonde gratitude à Monsieur Taouil Mohamed et Madame
Ilham Raji pour leurs volonté de partager des connaissances avec nous. Ainsi que tous les
enseignants de nos parcours éducatifs, et nous tenons à remercier tous les kinésithérapeutes de
l'hôpital Ibn Baytar et CHU de Fès pour leur accompagnement tout au long de cette expérience
Nous sommes reconnaissantes de pouvoir compter sur leur présence et leur soutien.
Finalement, Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers tous les participants qui
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Dédicaces :
Ceux qui nous ont fait voir le jour, à ceux qui n'ont pas cessé de faire
A nos parents pour leur amour et sacrifice. Aucun mot ne peut traduire notre amour et
Puisse Dieu le tout puissant vous protéger du mal et vous procurer une longue et heureuse vie
Nos sœurs et frères pour ses soutiens moral et leurs conseils précieux tout au long de nos
études.
Merci infiniment
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Introduction
Lorsqu’on aborde le sujet du sport, il est essentiel de reconnaître à quel point il peut être
bénéfique pour la santé physique et mentale. Le sport offre une multitude d'avantages, allant de
Une des blessures les plus redoutées, en particulier dans les sports impliquant des mouvements
est la rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Le LCA est un ligament crucial qui stabilise
le genou et empêche le tibia de glisser vers l'avant par rapport au fémur. Lorsqu'il se rompt, cela
peut entraîner une instabilité significative du genou et des difficultés à poursuivre certaines
activités sportives.
Bien que le sport soit une activité extrêmement enrichissante et bénéfique pour la santé, il est
important de reconnaître et de prendre en compte les risques associés, tels que la rupture du
Les conséquences d'une rupture du LCA peuvent être graves, nécessitant souvent une
intervention chirurgicale suivie d'une longue période de rééducation. Même après la guérison,
les athlètes peuvent ressentir une diminution de leur performance sportive ou une augmentation
La ligamentoplastie est une opération qui consiste à reconstruire le ligament croisé antérieur du
genou, rompu par une entorse grave et à rétablir une stabilité dans l’articulation.
C’est une des opérations les plus pratiquées en chirurgie du sport. Il y a 30 000 victimes chaque
12
On a choisi de s’intéresser, dans ce mémoire, à la chirurgie du genou et principalement à la
Cette prise en charge a beaucoup évolué au cours de ces quarante dernières années grâce aux
progrès des techniques chirurgicales qui ont simplifié les suites opératoires et facilité la prise
L’apport de l’arthroscopie, les nouveaux greffons, l’amélioration des ancrages, les meilleures
complications.
Durant notre période de stage dans le centre de rééducation de IBN Baitar ou au niveau du
centre de rééducation du CHU, on a pris en charge des patients après ligamentoplasties de type
On s’est intéressée à la technique chirurgicale DT4 parce qu’on n’en avait jamais entendu
parler.
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I. Phase conceptuelle
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i. Problématique :
La lésion du Ligament Croisé Antérieur (LCA) est une pathologie fréquente qui a touché en
2008, selon les chiffres de l'HAS, 1 Français sur 35 000. Le mécanisme lésionnel survient dans
la grande majorité des cas lors de la pratique sportive, mais il est possible de la retrouver lors
de mouvements traumatiques plus violents. La rupture survient volontiers chez le patient jeune,
avec un retentissement fonctionnel variable. La laxité occasionnée par la rupture du LCA peut
être source d'instabilité. Cette dernière peut se manifester au cours d'activités sportives avec
reconstruction chirurgicale, selon les recommandations diffusées en 2008 par l'HAS. [2]
Chaque année en France, 36 540 ligamentoplasties de genoux sont réalisées. Sur l'ensemble de
ligament croisé postérieur, et la grande majorité est réalisée sous arthroscopie (79%). (1)
La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) représente près de 50% de ces blessures du genou
multidirectionnels ou de glisse, mais elle peut aussi avoir lieu lors d'accidents de la route ou du
travail (Moses et al., 2012). Au total, on décompte plus de 35 000 ruptures de LCA en France
chaque année (Colombet et al., 2007) et près de 120 000 cas par an aux Etats-Unis (Kaeding et
al., 2017). Ce chiffre est en constante augmentation ces dernières années, essentiellement chez
les sportifs de 15 à 25 ans (Kaeding et al., 2017) et chez les athlètes de haut-niveau (Moses et
al., 2012). Cette pathologie représente un coût économique considérable (Cournapeau et al.,
2013; Tamalet & Rochcongar, 2016), qu'il soit primaire (ie. lié aux soins, à l'arrêt de travail
etc.) ou secondaire (i.e. lié à l'invalidité ou à l'apparition d'arthrose sur le long terme (Dunn et
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La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) du genou constitue la principale lésion du sport
moderne, surtout celles qui impliquent des contraintes en rotation des membres inférieurs tels
que le football, le basketball et le ski. L’incidence annuelle des ruptures du LCA est estimée à
Selon Dr Romain Letartre le nombre de ligamentoplastie a augmenté plus de trois fois de 1990
La fréquence des ruptures du LCA varie selon les pays de 70 à 85 ruptures du LCA pour 100 000
habitants
En France, en 2006, 35 500 ligamentoplasties de genou ont été réalisées et 42 219 en 2013
En Norvège, 85 ruptures du LCA pour 100 000 individus par an (16 à 39 ans) avec un nombre
plus important chez les filles dans la tranche d’âge 15/19 ans.
En Suisse, il y a environ 81 lésions du LCA pour 100 000 individus par an (10 à 64 ans).
Aux Etats-Unis, sur 200 000 à 250 000 ruptures du LCA chaque année, 130 000 LCA sont
de 37% entre 1994 et 2006, et en particulier pour le sexe féminin (+77%) et les moins de 20
Dans les pays scandinaves, la ligamentoplastie concerne majoritairement les hommes : 57% en
Norvège, 58% en Suède, 60% au Danemark (4). L’âge médian varie de 25 ans en Suède à 30
ans au Danemark et le délai médian entre la rupture et la chirurgie varie de 7 et 10 mois (6)
La cicatrisation du LCA ne pourrait pas être espérée, on doit effectuer une reconstruction de ce
ligament en utilisant une greffe libre. Le choix du transplant dans la chirurgie du LCA reste un
problème d’actualité.
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L’avancée rapide des techniques chirurgicales, grâce aux progrès de l’imagerie notamment,
permet des prises en charges rééducatives plus précises. Pour améliorer ces prises en charge, il
faut que les kinésithérapeutes soient au courant de ces avancées, pour « s’y retrouver dans la
Des protocoles précis de rééducation postopératoire ont été validés et démontrent au quotidien
leur efficacité. Ils permettent un retour plus précoce aux activités sportives ainsi qu’une reprise
La technique DT4 serait utilisée dans 10% des interventions en France(18), une part non
Cependant une technique plus récente et apportant une stabilisation ligamentaire optimale au
LCA. Il s’agit là de la technique dite de reconstruction du LCA par DT4 qui en plus d’apporter
une grande robustesse et une grande rigidité au ligament reconstruction permettant une
stabilisation ligamentaire parfaite du genou à l’avantage d’épargner le tendon Droit Interne qui
n’est pas prélevé, laissé en place intact et lui permettant ainsi de ne pas affaiblir d’avantage les
Le DT4 présente l'avantage d'utiliser un seul tendon ce qui permet d'optimiser la récupération
musculaire. De plus l'ancrage est plus large et la cicatrice plus fine. En outre, les avancées
chirurgicales permettent désormais des ancrages plus solides et un délai de mise en charge
optimisé.
Une étude qui a été réalisée entre janvier 2014 et mars 2015 au sein du service de chirurgie
orthopédique et traumatologique A du CHU Hassan II pour 08 patients opérés pour une rupture
primaire du LCA qui ont bénéficié d’une reconstruction sous arthroscopie du ligament croisé
17
antérieur selon technique monofaisceau DT4 pour but de dégagé ses intérêts et comparer les
Le résultat final c’était que la ligamentoplastie par technique DT4 associée à un protocole de
Il faut que les kinésithérapeutes suivent cette évolution pour ne pas voir cette rééducation
reprise par d’autres professionnels. L’avenir, avec des navigations informatisées ou des
reconstructions des deux faisceaux du LCA, laisse espérer des suites opératoires encore plus
simples.
C’est pour cela ; le but de notre recherche et de trouver les moyens et l’environnement efficace
Pour répondre à cette problématique, on commencera par les rappels des connaissances
nécessaires à la prise en charge d’une ligamentoplastie du LCA, ainsi que par la présentation
18
ii. Recension des écrits :
1. Rappel anatomique :
a. Le genou
Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur, qui assure les variations de
distance entre le corps et le sol. C'est principalement une articulation à 1 degré de liberté : la
flexion-extension. Elle comporte cependant un 2ème degré de liberté : la rotation axiale qui
importantes. Ce qui est rendu possible par un appareil stabilisateur ingénieux et un faible
emboîtement des surfaces articulaires, l'exposant aux entorses et aux luxations. En effet, le
genou doit réaliser un compromis entre la stabilité podale sous-jacente et l’équilibre corporel
sus-jacent, ce qui, en cas de conflit, le rend vulnérable : « tenir face à la stabilité au sol, et tenir,
face à l’équilibre en charge du reste du corps ». De plus, l’importance des bras de levier fémoral
patella.
flexion et l’extension. C’est l’interface entre les condyles fémoraux, les ménisques
19
L’articulation fémoro-patellaire : c’est une articulation de type ginglyme située à la
fémur. (Figure2)
L’articulation tibio-fibulaire supérieure : c’est une surface plane qui possède une
En raison du porte-à-faux du col fémoral, l'axe de la diaphyse fémorale forme avec l'axe du
squelette jambier un angle obtus ouvert en dehors de 170 à 175° c'est le valgus physiologique.
(Figure 4)
Malgré sa sollicitation en charge, le genou présente des surfaces articulaires non congruentes
et non-concordantes. Ainsi la stabilité du genou n'est obtenue que grâce à un système capsulo-
Le genou est stabilisé par un système comprenant des éléments périphériques (la capsule et les
ligaments latéraux) des éléments centraux (les ligaments croisés), des éléments d'interposition
- Les ligaments :
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La stabilité tridimensionnelle du genou est conditionnée à la fois par une stabilisation dite
"passive, et une stabilisation "active". La stabilisation "passive" est constituée par les formes
glissement des condyles fémoraux en avant lors de la flexion, c’est la stabilité sagittale.
jambiers, assurent la stabilité rotatoire du genou dans les deux plans : frontal et horizontal. Ce
biceps fémoral.
Entre le fémur et le tibia, des ménisques sont intercalés et ont un rôle stabilisateur, ils
A cette organisation musculaire, il faut rajouter un système informatif et mécanique central très
performant : les ligaments croisés. Ils s’entrecroisent dans le plan frontal et dans le plan sagittal,
ils sont parallèles dans le plan horizontal. Ils vont se déformer quels que soient les mouvements
du genou.
périphériques, sont au nombre de deux : le ligament latéral externe (LLE) et le ligament latéral
interne (LLI). Ils assurent la stabilité latérale et contrôlent la rotation externe tibiale.
21
• Le ligament collatéral fibulaire ou LLE nait de l’épicondyle latéral et se porte obliquement en
• Le ligament collatéral tibial ou LLI nait de l’épicondyle médial et se porte obliquement en bas
Les ligaments croisés, au nombre de deux, sont extra synoviaux mais intracapsulaires. Ils
Le LCA s’insère en avant des épines tibiales jusqu’à la face médiale du rebord postérieur du
condyle fémoral latéral. Il présente ainsi un trajet oblique vers le haut, l’arrière et le dehors.
(Figure6)
postérolatéral, il a plus récemment été démontré qu’il n’y avait qu’un unique faisceau plat
enroulé comme un ruban, et dont la position varie en fonction de l’angle de flexion du genou.
mesure environ 38millimètres de longueur et 10mm de largeur. Mais ces valeurs peuvent varier
La vascularisation du LCA est assurée par les artères géniculées moyenne et inférieure. tandis
que son innervation vient du nerf tibial livrant des informations notamment proprioceptives au
système nerveux central (SNC). Les différents récepteurs impliqués (corpuscules de Ruffini et
22
Grâce à son orientation spécifique, le LCA est le frein principal à la translation antérieure du
tibia sous le fémur en limitant à 85% ce mouvement. Il contrôle également la rotation médiale
du segment jambier par rapport au fémur dans une position proche de l’extension. Les forces
de traction s’exerçant sur le LCA sont maximales lors de l’hyperextension et dans les
amplitudes extrêmes de flexion. Nous notons cependant que la rotation médiale automatique du
tibia augmente également la tension exercée sur le ligament en tout début de flexion, favorisant
ainsi la stabilité de l’articulation. Les ligaments croisés ont également un rôle secondaire dans
le plan frontal en limitant le valgus et le varus dans tous les degrés de flexion. (Sollicitation
En haut il se fixe sur la face latérale du condyle médial du fémur. Il descend en croisant dans
les plans frontal et sagittal le ligament croisé antérieur. Il est séparé de ce dernier par une bourse
séreuse inter ligamentaire. Il se termine sur l'aire intercondylaire postérieure du tibia.( Figure7)
Le ligament croisé postérieur forme avec le ligament croisé antérieur le « pivot central » de
l'articulation fémoro-tibiale. Ils s'opposent à un déplacement du tibia vers l'arrière par rapport
au fémur, appelé traditionnellement tiroir postérieur du tibia ainsi qu'à une rotation excessive
[1].
Sa mise en tension maximale se fait pour un angle de flexion de 90-120° du genou et se trouve
C'est un ligament puissant, plus épais que le ligament croisé antérieur, fait de deux faisceaux
23
LCA et LCP constituent le pivot central du genou : leurs rôles sont de permettre le mouvement
de roulement et de glissement des condyles fémoraux sur les plateaux tibiaux, ainsi que
Les ligaments croisés sont responsables du rappel des condyles lors des mouvements :
- En extension : Le condyle est rappelé en arrière lors de son roulement en avant par le LCP
- Rotation interne les ligaments croisés s’enroulent entre eux et bloque rapidement la rotation
interne
surtout sur ses insertions tibiale et fémorale. Ces mécanorécepteurs auraient des afférences sur
Des mécanorécepteurs déclenchent notamment des arcs réflexes aves les Ischio-jambiers.
2. Epidémiologie
Lors de la pratique sportive, les traumatismes peuvent survenir par un choc direct ou indirect et
agir sur les parties molles (tendons, ligaments, nerfs) ou sur les parties dite "dures" (tibia, fémur,
patella, ménisques).
24
Le genou traumatique est plus fréquent chez l'adulte que chez le jeune en raison des contraintes
de poids et des forces qui sont plus faibles chez les jeunes, ainsi que des différences de laxité et
Il est difficile d’estimer le nombre de ruptures du LCA puisque cela nécessiterait que la
blessure soit systématiquement référencée. L’intervention chirurgicale est notifiée et actée dans
les registres officiels mais une lésion n’est pas toujours suivie d’une reconstruction chirurgicale,
le traitement pouvant être alors dit « conservateur ». On estime cependant qu’il y a par exemple
plus de 120.000 ruptures du LCA chaque année aux Etats-Unis. L’incidence annuelle moyenne
est comprise entre 0,03% et 0,04% pour la plupart des pays ayant un registre de blessures. Elle
est plus importante (entre 0,15% et 3,67%) chez les sportifs pratiquant un sport collectif à risque
comme le ski alpin présentent également un risque augmenté de rupture du LCA. Le risque de
rupture est par ailleurs vingt fois plus élevé en compétition qu’à l’entrainement, et plus élevé
chez les femmes que chez les hommes. Au niveau chirurgical, en 2018 en France, on
dénombrait 49 240 interventions, une tendance à la hausse puisqu’il y en avait environ 15 000
en 1996 et 35 000 en 2010. Aux Etats-Unis, environ 150.000 reconstructions du LCA sont
réalisées tous les ans. L’âge moyen des patients opérés est peu élevé et la population en majorité
sportive. En effet, suite à une première rupture du LCA, 35% des sportifs opérés ne parviennent
pas à retrouver leur niveau de performance antérieur à la blessure. Une nouvelle rupture du
LCA, peut par ailleurs survenir dans l’année qui suit une ligamentoplastie, concernant le LCA
opéré pour 3 à 22% des athlètes et une le LCA controlatéral pour 3 à 24%. Une reconstruction
du LCA représente par ailleurs un facteur de risque important pour l’apparition d’une lésion
du genou (symptômes et évaluation fonctionnelle) par les patients à deux ans post-opératoires,
plus de 50% d’entre eux ont un score IKDC (International Knee Documentation Comittee) de
25
C ou D quel que soit le type de greffe. Une valeur encore à hauteur d’environ 30% huit ans
- Un varus associé à une flexion et une rotation interne de genou, pour 9% des lésions,
(figure 9)
- Une hyperextension en cas par exemple de shoot dans le vide au football ou de réception
Les contraintes sur le LCA sont majoritairement augmentées lorsque la contraction importante
du quadriceps est associée à un valgus excessif avec une compression de l’articulation, comme
lors d’une réception de saut. Près d'un tiers des ruptures se produisent sur une action en pivot,
Une rupture du LCA bouleverse l’équilibre entre moyens de stabilisation passifs et actifs,
entrainant une forte instabilité du genou, avec secondairement de possibles atteintes méniscales
26
et l’épanchement articulaire sont fréquemment à l’origine d’une sidération musculaire
Cette inhibition du quadriceps par le système nerveux central, est associée à la perte du rôle
Les facteurs intrinsèques sont les facteurs propres à l’individu tels que le sexe, l’âge, l’anatomie,
le comportement.
pratiqué est un élément clé pour la réalisation de cette revue. En effet, l’incidence des ruptures
Son diagnostic repose sur l'examen clinique par la recherche du signe de "lachman". Il est
Le test de Lachman :
Le genou est en légère flexion de 30°, éventuellement posé sur le genou de l'examinateur. La
main gauche maintient la cuisse et la main droite cherche à tirer (tiroir) le tibia vers l'avant
(flèche) en comparant les deux côtés. Une absence de mobilité vers l'avant (ou petite mobilité
avec arrêt dur va dans le sens d'un ligament croisé antérieur intact.
Tandis qu'un tiroir, une mobilité, un petit "jeu" avec arrêt mou signe la présence d'un
27
Il est important pour le patient ressentir cette différence lors de l'examen car cela lui permet
Le tiroir antérieur :
Le tiroir antérieur, lorsqu'il est présent, témoigne le plus souvent d'une rupture ancienne. Il se
recherche, le genou fléchi à l'angle droit, en tirant sur le tibia vers l'avant. S'il bouge plus que
Le pivot-shift :
torsion, tout en le pliant. Lorsqu'il est positif, le patient reconnait ce qu'il ressent, lorsque son
genou est instable. Il est spécifique de la rupture du ligament croisé antérieur. (Figure 14)
Sa présence fait discuter le rajout d'une plastie extra-articulaire, appelée ténodèse externe, ou
Le Gnrb :
Pour être complet, citons l'examen appelé le GNRB, dérivé du KT-1000, qui permet une mesure
Ce test est particulièrement intéressant pour les études cliniques, pour tester le résultat de telle
ou telle technique.
28
En conclusion
Le diagnostic de rupture du ligament croisé antérieur repose donc sur l'examen clinique par la
Les premières expériences chirurgicales du ligament croisé antérieur datent de la fin du 19ème
siècle. Durant plus de 100 ans, nombre de techniques différentes auront été essayées, de
en passant par l’utilisation d’un ligament synthétique. Ces dix dernières années, deux
techniques ont été privilégiées. Tout d’abord, les plasties anatomiques utilisant le tendon
tiers central du tendon permettent d’obtenir une bonne solidité conférée par sa fixation os-os.
Les deux tiers moyens du tendon sont prélevés ainsi qu’une baguette osseuse d’environ 10 mm.
Cela donne un transplant d’une résistance supérieure à celle du LCA chez un sujet jeune. Les
avantages de cette technique sont donc d’assurer une meilleure ligamentisation et une bonne
résistance. Toutefois, des inconvénients sont également observés comme des douleurs
La technique DIDT (Droit Interne-Demi Tendineux) à quatre brins qui, comme son nom
l’indique, utilise les tendons de ces deux muscles faisant partie de la patte d’oie. (Figure 17)
Ces deux muscles ont un rôle de fléchisseurs au niveau du genou, en association avec le biceps
fémoral qui, non utilisé, permettra de conserver une fonctionnalité du genou après l’opération.
Les tendons du Droit interne et du Demi tendineux sont donc prélevés et repliés chacun en deux
faisceaux permettant d’obtenir ensuite un néo-ligament à quatre brins. Parmi les avantages de
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cette technique nous pouvons citer l’accessibilité des tendons utilisés pour le transplant ainsi
hématome plus important des tissus mous de même qu’une ligamentisation de moins bonne
Mac Intosh Cette intervention de reconstruction du LCA est aussi appelée « Mac Intosh au
fascia Lata » (Figure 18). Le fascia Lata est une aponévrose (membrane fibreuse) qui est située
sur la face extérieure de la cuisse. Le principe de l’opération est d’en prélever une bandelette
pour remplacer le LCA. Cette intervention réalise en plus de la reconstruction du LCA, une
La méthode DT4 Il s’agit d’une reconstruction du LCA par une autogreffe ayant pour
avantage de n’utiliser qu’un seul tendon : le demi-tendineux. Après une courte incision
cutanée à la face interne du tibia, il est prélevé à l’aide d’un stripper, plié en 4 donnant une
(TLS). Le principe de TLS est d’utiliser un seul tendon ischio-jambier en greffe courte
(économie de greffe)
premières méthodes utilisées (Lange (1903) utilise le DT et un fil de soie, Macey (1939) utilise
le DT tunnelisé). Le DT4 / TLS® utilise cette solution initiale avec des techniques plus
modernes.
La conséquence sur le prélèvement est donc moindre. Ce transplant est plicaturé en 4 ce qui lui
assure un diamètre moyen plus large de 9mm supérieur au DIDT (8mm). Il est fixé par un
système sans vis ce qui lui assure un contact total à 360° dans l’os et donc une plus grande
surface d’attache. Les tunnels créés dans l’os sont courts, ne communiquent pas avec l’extérieur
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ce qui préserve le stock osseux, diminue le risque de saignement. En pratique les suites
immédiates sont plus simples, moins douloureuses. Cela du fait de cette moindre agressivité
chirurgicale et également par une plus petite cicatrice chirurgicale que les autres techniques.
On notera que le DT4 est en fait apparu avant le DIDT mais que ce dernier a ensuite pris le
dessus notamment car le transplant pouvait être plus long (or il a été prouvé que le transplant
plus court du DT4 ne donnait pas de fragilité). De plus, la technique du DT4 a un temps
opératoire un peu plus long et nécessite pour le chirurgien d’être plus précis. En revanche, il
apparaît bien évident que le fait de ne récolter qu’un seul tendon au lieu de deux, permet de
diminuer les effets indésirables postopératoires en préservant le gracile. Par ailleurs, le tendon
cela permet de ne pas prélever le tendon du gracile (ou DI), cela entraine donc une «économie
de greffe ».
Puis a été mis en avant le DT4 TLS (Tape Locking Screw) qui utilisait le transplant de dehors
en dedans et permettait une remise en charge plus précoce. Enfin, est apparu le DT4 cage dont
le principe est de fixer le tendon dans la logette osseuse par l’intermédiaire d’une bandelette de
polyéthylène passée dans le transplant. L’avantage supplémentaire de cette technique est donc
la solidité de la fixation.
L’intervention est menée sous anesthésie générale ou locorégionale. Un garrot est placé à la
racine de la cuisse le temps de l’intervention afin de limiter le saignement. Des cicatrices vont
permettre de prélever le tendon qui servira à reconstruire le ligament croisé antérieur, elles vont
également permettre d’accéder à l’intérieur du genou pour y amener une caméra et les
Dans le cadre de la méthode DT4, la greffe tendineuse est prélevée sur le tendon du semi-
tendineux à la partie inférieure de la cuisse selon une voie d'abord antérieure ou postérieure.
31
Cette opération séduit dans son concept car un seul tendon des ischio-jambiers est prélevé,
de celui du tendon initial, préservant également l'appareil extenseur et facilitant ainsi les suites
post-opératoires.
Le DT4 ou le DT4 TLS sont l'évolution du DiDt, car plusieurs arguments techniques sont à
On ne prélève qu'un seul tendon des ischios jambiers (ce qui modère ceux qui pensaient qu'il
Le tendon est enroulé en 4 voire 5 brins parallèles avec tous mécaniquement la même
résistance
théorique
La prétention du ligament ce qui va annuler l'effet (plastique) mécanique du ligament qui
Les trous osseux sont plus petits et donc le support d'accrochage est moins "attaqué"
Le néo ligament est tracté par des fils tressés ce qui permet d'avoir un moyen de serrage de la
plastie sur l'os moins agressif, les fils sont ensuite coupés à ras de la vis cependant point négatif
Selon Fabri, dans les années 2000, les problèmes de détente du DIDT ont été corrigés par la
Les fixations ont été améliorées avec notamment les systèmes corticaux, pour « une solidité
vérifier l’efficacité de l’un ou l’autre, sans avoir toujours de résultat significatif. Le choix de la
32
fixation dans la technique DT4 TLS® est bon car atraumatique (pas d’altération du greffon), et
La différence majeure dans la technique DT4 par rapport aux autres se retrouve dans le geste
chirurgical, créant des facilités de rééducation mais aussi étant plus conservateur. La
rééducation est proche d’un DIDT, avec des résultats fonctionnels plus rapides.
La technique DT4 a l’avantage du DIDT, à savoir une faible morbidité (moins de douleur
qualité. Le fait d’avoir un transplant à quatre brins est important, les résultats sont différents
des transplants à deux brins. En effet, la laxité résiduelle est moins importante et la tenue
mécanique meilleure.
L’étude rétrospective de (Fu et al. 2008) évaluée à 2 ans post ligamentoplastie, montre que ce
Fixation solide
demi tendineux.
33
Cicatrisation à 360° en presse-fit : Grande surface de contact entre os / tendon.
Peu de matériel : Bouton en titane, matériel inerte, pas de matériel bio résorbable.
Résistance mécanique
6. Intérêt de la rééducation
La rééducation prend une part équivalente à l’acte chirurgical dans le résultat fonctionnel » (19)
La réussite ou l’échec du retour au sport dépend de nombreux facteurs dont la rééducation post
opératoire.
La HAS a établi des recommandations concernant la rééducation et le suivi des patients après
Le but principal est de restaurer la stabilité du genou sans restreindre la mobilité, en travaillant
Les protocoles sont très variables, L’HAS ne donne pas de délai précis dans ces évolutions, et
reconnait qu’il n’y a pas de supériorité entre les protocoles dits classiques et accélérés.
avec comme but, l’obtention d’un genou sec, stable, indolore, mobile, associant un contrôle
(1 3)
34
L’évolution passe par quatre stades : nécrose a vasculaire, revascularisation, prolifération,
prolifération cellulaire et enfin « remodelage collagène ». Après sa mise en place, les propriétés
mécaniques de la greffe vont chuter dans des propensions importantes qui, avec le temps, se
compréhension et l’élaboration des protocoles de rééducation post opératoires, ainsi que pour
35
Traitement kinésithérapique
36
Dans la rééducation après DT4, l’appui autorisé au premier jour évite l’amyotrophie et
permet de conserver un schéma de marche et une mise en contrainte sans risque de la greffe
pour aider son remodelage.(20) L’absence d’attelle empêche l’inhibition des récepteurs de
l’élasticité des muscles et tendons, et permet l’entretient de la circulation. Ceci favorise une
La rééducation après cette technique, étant une variante de celle après DIDT, elle a les
mêmes différences avec la rééducation après Kenneth Jones. A savoir que le renforcement des
IJ est différent (annexe XV). Il faut protéger le muscle (DT uniquement) dont le tendon a été
sectionné puis le solliciter en excentrique dès J10 et l’étirer pour aider à sa cicatrisation. (21)
Le prélèvement d’un tendon est considéré comme une véritable lésion musculaire.(20) Le
travail excentrique et l’étirement des IJ font donc effectivement partie intégrante du protocole
après DT4. Il faut penser à renforcer le compartiment interne (poplité/semi membraneux) pour
Pour DT4 ou TLS : travail des ischios jambiers à partir de 9 jours en mode freiné (=excentrique)
De plus, Piret parle de « retour rapide à la fonction ». Besnard parle lui plutôt d’une récupération
Tout d’abord le kinésithérapeute doit considérer le patient dans son ensemble avec ses
caractéristiques physiques, ses croyances, ses pensées, son environnement social, ses relations
personnelles. Le patient a également un rôle primordial dans cette relation : il est acteur de son
éléments qui poussent quelqu’un dans son action » (Larousse) et sa détermination : « acte de
37
volonté, décision, résolution » (Larousse). Le thérapeute et le patient sont interdépendants, ils
Interrogatoire :
Bilan morphologique :
La peau.
- Aspect de la peau (La desquamation de la peau (sèche, fine, lisse, troubles, et phanères).
Bilan de la douleur :
- Niveau.
38
- L’irradiation.
- Facteurs déclenchant.
- Facteurs sédatif
Bilan articulaire :
situation active et passive à une date donnée. Le bilan articulaire doit être fait obligatoirement,
pendant (J2 après l’intervention) et après le traitement pour permettre d’abord de suivre
Bilan musculaire :
Le bilan musculaire est une évaluation de la puissance de chaque muscle pris individuellement,
dans le but de connaître le degré de la paralysie, il doit être de façon bilatérale et comparative.
musculaire et observer les contractures. Les cotations pour un testing manuel du muscle sont
enregistrées en score Numérique de zéro, qui représente l’absence d’activité, à cinq une réponse
Le système de cotation évalue l’action de l’ensemble des muscles mobilisés par le mouvement
testé.
39
Cotation à zéro : aucune contraction à lumière rasante.
partielle.
max.
Bilan de la sensibilité :
La sensibilité superficielle est évaluée sur le membre inférieur par le test du pique- touche, de
même que la sensibilité profonde qui est évaluée selon le test du Sens Positionnel de l’Hallux.
(14)
Bilan fonctionnel :
Le bilan fonctionnel est une évaluation des incapacités du patient. Il permet d’analyser un
La possibilité de marche Avec ou sans canne ; La longueur du pas ; Les possibilités de monter
40
Protocole de rééducation :
préparation
proprioception.
Réveil musculaire de l’appareil extenseur (travail isométrique et dans les derniers degrés
d’extension).
Cette phase correspondant à une phase de gain d’amplitude, de renforcement musculaire avec
CCO se fait par un travail statique sans résistance pour récupérer l’extension totale, puis contre
résistance manuelle. Ce renforcement est complété par des exercices de co-contraction en CCF.
souhaitée est de 0 à 120° avec un genou sec et indolore, une marche lente sans boiterie et sans
41
CA. Pendant la phase de repos, l’entretien de la flexion du genou et la cryothérapie sont
poursuivis.
Moyens :
-Mobilisation rotulienne.
Incidents possibles :
Hydarthrose, hématome ;
Problèmes veineux ;
Retard de cicatrisation ;
Genou hyperalgique.
Contre-indications :
Recurvatum interdit.
Le travail des IJ pendant cette phase est intensifié en statique et en dynamique, avec introduction
42
Moyens :
-Lutte contre les troubles circulatoires et inflammatoires : idem pour la phase précédente
-Récupération de la mobilité articulaire en travail actif sans limitation sans passage en force
-Rééducation de la marche.
-Après le premier mois : Début de travail proprioceptif uniquement dans l’axe (sans plateau
Incidents possibles :
Contre-indication :
Objectifs : :
Les activités proprioceptives deviennent prioritaires, ainsi que la rééducation gestuelle et les
43
En fin de période, la proprioception devient dynamique en bi puis unipodal, avec matériel
facilitant
Moyens :
-Travail de la force musculaire en progression (stepper, demi squats, presse entre 30° et 90°
de flexion).
proprioception.
-Travail musculaire en chaîne cinétique fermée des ischio-jambiers avec progression douce
-Balnéothérapie éventuelle.
Incidents possibles :
Sensibilité rotulienne ;
Genou inflammatoire ;
Contre-indication :
Objectifs :
Le travail dynamique du Q en CCO est débuté dans cette phase. Le renforcement isocinétique
concentrique et excentrique des différents muscles est utile après évaluation des faiblesses. La
44
membraneux et poplité (freinateur de la rotation externe du genou). Le travail proprioceptif est
genou doit être normal avec une stabilité acquise dans tous les plans.
Moyens :
Le footing est rajouté au programme de reprise d’activités, dont la base reste natation, vélo,
dynamiques.
Objectifs :
45
Moyens :
Travail isocinétique + + + ;
Poursuite du footing avec accélérations, natation type crawl avec palmes, vélo…
Incidents possibles :
Sensibilité rotulienne ;
Genou inflammatoire ;
46
Conclusion
Ce protocole est une ligne de conduite dont on peut s’écarter au besoin mais il faut respecter la
chronologie des étapes. Il faut s’adapter à chaque patient et à sa vitesse de progression. La prise
en charge peut aussi varier en fonction des consignes du chirurgien, de l’âge du patient, des
A court terme sont de diminuer les douleurs, de lutter contre les troubles trophiques,
A moyen terme, nos objectifs sont d’obtenir des amplitudes articulaires similaires au côté
controlatéral, de renforcer les muscles stabilisateurs du genou, d’obtenir un genou stable ainsi
Enfin, l’objectif principal à long terme est de préparer au mieux le retour du patient à ses
activités et à la compétition.
47
II. Cadre de référence :
48
III. But de recherche :
Décrire la prise en charge kinésithérapique de la ligamentoplastie par DT4 aux services externes
49
V. Phase méthodologique
50
I. Devis de la recherche :
1. Type d'étude :
C'est une étude descriptive quantitative du premier niveau qui a pour but de décrire la prise en
2. Milieu d'étude :
Le terrain d'étude choisie pour le recueil des informations Aux services externes de
Pôle régional de rééducation, hôpital IBN AL BAITAR est reconnu comme Un établissement
de qualité qui répond d’abords a une mission de Service public également à la spécialisation
51
● En octobre 2007, la construction du centre régional De rééducation et de réhabilitation
Mohammed 6
L’hôpital IBN AL BAITAR spécialisé, de recours, géré de manière autonome, d’une capacité
admissions Ces hospitalisations ont représenté 11045 JH, soit en taux d’occupation moyen de
65.31% et une durée moyenne de séjour de 20.18 Pa ailleurs, HIB dessert toute la population
● 4 médecins rhumatologues
● 1 médecin rééducateur
● 2 médecins neurologues
● 1 médecin de sport
● 1 médecin généraliste
52
Le personnel paramédical composé de :
● 7infirmiers
● 5infirmiers auxiliaires
● 20 kinésithérapeutes
● 3 psychomotriciennes
● 1orthophoniste
● 3orthoprothésistes
Description du milieu :
Présentation de CHU :
C’est un hôpital à vocation générale. Il est le plus grand des cinq hôpitaux du CHU Hassan II
qu’il abrite, tant médicales que chirurgicales. La prise en charge au sein de l’hôpital des
spécialités concerne essentiellement les adultes. La prise en charge des enfants de moins de
15ans reste exceptionnelle, et ce, dans certaines disciplines telle la neurochirurgie. L’hôpital
urgences munis de soins intensifs, bloc opératoire et radiologie, il dispose également de deux
53
Le service F0, au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Fès, se consacre à la rééducation
des patients. Il occupe une place essentielle dans la restauration et l'amélioration des capacités
uridisciplinaire
physique, ainsi que d'autres professionnels spécialisés. Son objectif central demeure d'assister
les patients dans leur parcours de réhabilitation afin de faciliter leur réintégration vers une
autonomie quotidienne.
3. Population cible :
La population étudiée comprend tous les kinésithérapeutes travaillant Aux services externes
Le questionnaire est une technique appropriée pour faire la collecte des données concernant une
étude, du fait qu'il permet de s'adresser à un grand nombre des personnes à la fois et faciliter
l'exploration de leurs réponses, aussi il offre à la population concernée plus de temps pour réfléchir
Le questionnaire dans cette étude a été élaboré dans le but de décrire la prise en charge
kinésithérapique de la ligamentoplastie par DT4 Aux services externes de rééducation Ibn Al-
La collecte des données s'est déroulée dans une période de 05 jours allant du 27mai2024 au
31mai2024. Après avoir testé et validé. Les kinésithérapeutes choisis pour l'étude ont montré leur
collaboration et leur engagement pour prendre part à cette étude avec un taux de réponses de 100%.
54
6. Méthode d’analyses des données :
Les données des questionnaires récupérés ont été saisies et analysées sous forme de graphiques au
L'aspect éthique est très important à considérer dans un travail de recherche, il doit être présent dans
toutes les étapes d'élaboration d'une étude. Ce travail s'est déroulé dans le respect des principes
suivants : a) Comme il est su, la recherche doit faire allusion aux textes étaux écrits déterminant une
reconnaissance des références. Cette recherche s'inscrit dans cette tendance éthique de respecter les
normes des citations et des définitions ; b) L'autorisation des responsables Aux services externes de
rééducation Ibn Al-Baytar Al-Ghassani et service F0 CHU Fès. Pour accéder à l’information ; c)
55
VII. Phase empirique
56
1. Présentation des résultats du questionnaire :
Première question :
L’ancienneté du kinésithérapeute :
L’ancienneté :
Deuxième question :
57
Graphique N°2 : réception des kinésithérapeutes des patients présentant une
ligamentoplastie du genou :
On constate que presque la majorité des kinésithérapeutes interrogés ont déjà reçu des patients
Troisième question :
On constate que les kinésithérapeutes reçoivent des patients opérés des différentes méthodes :
Dont 86,4%par Kenneth-Jones ;36,4% par DIDT ; 31,8% par technique DT4 et 18% par Mac
Intoch .
58
Quatrième question :
Est-ce que vous recevez ces patients immédiatement après leur sortie du service ?
Graphique N°4 : réception des patients immédiatement après leur sortie du service
On constate que la moitié des kinésithérapeutes reçoivent des patients immédiatement après
Cinquième question :
Est-ce que vous recevez une ordonnance détaillée Par le type de ligamentoplastie
utilisé ?
ligamentoplastie utilisé :
On remarque que la majorité des kinésithérapeutes affirment qu’ils ne reçoivent pas des
59
Sixième question :
ligamentoplastie DT4 ?
ligamentoplastie DT4
On remarque que la plupart des kinésithérapeutes résument les particularités de cette méthode
Septième question :
60
Graphique N°7 : la connaissance de la prise en charge kinésithérapique d’une
On constate que les 60,7% des kinésithérapeutes ne connaissent pas la prise en charge
Huitième question :
Avez-vous une idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge
kinésithérapique ?
Graphique N°8 : l’idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge
kinésithérapique
On constate que les 57,1% kinésithérapeutes n’ont pas une idée sur les avantages de
DT4
61
Si oui lesquels ?
D’après les kinésithérapeutes interrogés les avantages de la méthode DT4 sur la prise en
Moins douloureuse
Cicatrisation rapide
Neuvième question :
D’après vous, quels sont les facteurs qui entravent la bonne prise en charge
D’après les kinésithérapeutes interrogés les facteurs qui entravent la bonne prise en
62
Charge de travail
Pas d’hygiène
Dixième question :
Est-ce que vous êtes d’accord pour l’organisation des journées scientifiques pour
une meilleure prise en charge thérapeutique du patient présentant une
Graphique N°9 : l’organisation des journées scientifiques pour une meilleure prise
On remarque que tous les kinésithérapeutes sont d’accord avec l’organisation des
63
Onzième question :
Tableau N°1 : Quelles sont vos suggestions pour améliorer la prise en charge
kinésithérapeutes
Ce tableau montre que la majorité des kinésithérapeutes affirment que la formation continue
64
2. Interprétation et discussion :
L’analyse des résultats du questionnaire nous a permis de déterminer les connaissances des
en charge kinésithérapique En se basant sur les composants parus dans le cadre de référence
79,3% des kinésithérapeutes reçoivent des patients qui présentent une ligamentoplastie,
ce qui montre que cette intervention est devenue fréquente. Cela correspond à Dr
En outre après avoir mené notre enquête sur les différentes formes de chirurgie, 86,4%
des kinésithérapeutes travaillant avec des patients ayant subi une ligamentoplastie type
Kenneth Jones, par contre sauf 31,8 % des kinés qui reçoivent des patients traités par la
En ce qui concerne la réception des patients immédiatement après leur sortie du service,
50 % entre eux affirme cela, tandis que les autres 50 % ne les reçoivent pas
immédiatement.
chirurgie, ce qui montre qu'il n'y a pas une collaboration entre le médecin et le
kinésithérapeute.
du genou par DT4, 60,7% des kinésithérapeutes ne savent pas la prise en charge
adéquate.
65
Selon (Fuet Al) l'une des avantages majeurs de cette ligamentoplastie type DT4 réside
dans une bonne restauration de la stabilité articulaire. Alors, après notre enquête menée,
57,1% des kinésithérapeutes n’ont aucune idée sur les avantages de la DT4.
De passage à une organisation des journées scientifiques pour une meilleure prise en
charge thérapeutique des patients présentant une ligamentoplastie de type DT4 , 100
3. Les obstacles :
Au ministère de santé :
Aux kinésithérapeutes :
Charge de travail
Aux médecins :
Aux patients :
4. Suggestions :
66
Travailler en collaboration avec le médecin traitant
Sensibilisation du patient.
Forces :
Un échantillon important
La pertinence du sujet
Limites :
En raison d'un emploi du temps chargé, la recherche a été menée alors que
La visée d'étude qui est purement descriptif et ne vise pas à établir des
corrélations
67
Suggestions et recommandations
Les résultats de notre étude récoltés par nos instruments de recueil de données, nous ont
permit de rassembler des suggestions émises par les personnes enquêtées et de réfléchir sur
d’autres recommandations.
Introduire la balnéothérapie.
68
Conclusion :
La prise en charge de la rupture du ligament croisé antérieur (LCA) nécessite une approche
par la méthode DT4, parmi d'autres techniques chirurgicales, offre une option thérapeutique
efficace pour restaurer la stabilité du genou et permettre au patient de retrouver ses activités
quotidiennes et sportives.
chirurgie et permettre au patient de retrouver une fonctionnalité maximale de son genou. Cette
efficace après une blessure au ligament croisé antérieur. Cependant, chaque cas est unique, et
essentiel que le traitement soit individualisé et supervisé par des professionnels de la santé
69
Annexes :
70
Figure 3 : articulation tibio-fibulaire
71
Figure 5 : les ménisques
72
Figure7 : le ligament croisé postérieur
73
Figure 9 : le varus
Figure 10 : hyperextension
74
Figure 11 : test de Lachman
75
Figure 14 : le pivot-shift
76
Figure 16 : technique Kenneth-Jones
77
Figure 17 : technique DIDT
78
Figure 18 : technique Mac Intosh
79
QUESTIONNAIRE
À l'intention du personnel kinésithérapeute exerçant au niveau de
service externe IBN BAYTAR AL-GHASSANI. Et service F0 CHU
Fès
Vos réponses ainsi que votre expérience sont une contribution précieuse à la
récolte des données qui serviront de base à l'élaboration de ce mémoire de fin
d'étude.
80
Question n°1 :
1. L’ancienneté :
Moins de 10ans
Plus de 10ans
Plus de 20ans
Question n°2 :
Oui Non
Question n° 3 :
technique de Kenneth-Jones
Technique de DIDT
Technique de DT4
Question n°4 :
4. Est-ce que vous recevez ces patients immédiatement après leur sortie du service ?
Oui Non
81
Question n°5 :
5. Est-ce que vous recevez une ordonnance détaillée Par le type de ligamentoplastie
utilisé ?
Oui Non
Question n°6 :
ligamentoplastie DT4 ?
Oui Non
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………….
Question n°7 :
Oui Non
Question n°8 :
8. Avez-vous une idée sur les avantages de la méthode DT4 sur la prise en charge
kinésithérapique ?
Oui Non
82
Si oui lesquels ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………….
Question n°9:
9. D’après vous, quels sont les facteurs qui entravent la bonne prise en charge
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………..
Question n°10 :
10. Est-ce que vous êtes d’accord pour l’organisation des journées scientifiques pour
Oui Non
83
Question n°11 :
11. Quelles sont vos suggestions pour améliorer la prise en charge kinésithérapique de
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
84
Bibliographie :
(2) [Link]
(3) DOC-20240516-WA0025_240614_132414.pdf
(6) [Link]
:text=Le%20ligament%20crois%C3%A9%20post%C3%A9rieur%20est,par%2
0une%20bourse%20s%C3%A9reuse%20interligamentaire.)
(9) [Link]
[Link]
(10) DOC-20240516-WA0025_240614_132414.pdf
(12) [Link]
(13) [Link]
ligamentoplastie-du-lca-ligament-croise-anterieur/
(14) d56c6254-aafc-4f6c-a970-91061760d0c5%20(2)_240516_235824.pdf
reconstruction du LCA
85
(18) Alidrissi N, Elyaacoubi M, Berrada M S, et al. Ligamentoplastie du LCA
aux ischiojambiers sous
arthroscopie avec fixation de l’implant par le système TLS. Principes et résultats
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(19) . Juillaguet F, Monnet S, Laboute E, Gaio G. Étude comparée des effets de la
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Kinésithér. Sci.
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(20) Piret Q. Un nouveau concept de ligamentoplastie du genou : incidence sur
la kinésithérapie.
Kinésithér. Sci. 2008 ; 488 : 15-21
(21) Speirs A, Billuart F. Place des ischio-jambiers dans la rééducation des
ligamentoplasties du LCAE (2eme partie). Kinesither. Sci. 2004 ; 444 : 45-7
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technique novatrice de
ligamentoplastie du genou au service d’une rééducation ambitieuse Kinésithèr.
Sci. 2010 ; 509 :
5-12
(23)
86
Accurate anatomical positioning is crucial in ACL reconstruction to restore knee functionality. Surgeons must consider the attachment sites of the ACL on the tibia and femur, ensuring the graft lies within the anatomical footprint of the native ligament. Proper tunnel placement is vital to replicate the ACL's biomechanical behavior, influencing postoperative stability and reducing graft failure risk. Misplacement can lead to complications, such as altered kinematic patterns or graft impingement, compromising surgical success and patient outcomes .
The patellar tendon ligamentoplasty, deriving from the Kenneth-Jones technique, uses a central third of the tendon with a bony component, providing strong osseous fixation and high graft resilience; however, it can result in patellofemoral pain and longer recovery due to its more invasive nature. Conversely, the DT4 technique uses a single haustral tendon in a less invasive graft without bone plugs, reducing postoperative pain and promoting faster healing. Its lower soft tissue disturbance aids a quick rehabilitation start but requires surgical precision for graft placement .
The DT4 technique typically involves less donor site morbidity compared to the DIDT method, as it uses a single tendon, reducing collateral damage. In contrast, the DIDT technique employs multiple tendons, which may increase soft tissue trauma and potential deficits in muscle function post-surgery. The smaller scar and reduced tissue handling in DT4 further minimize comorbid factors like pain or hematoma formation, promoting smoother recovery and lower complication rates .
The DT4 method for ACL reconstruction offers advantages such as less postoperative pain and quicker recovery due to minimal soft tissue disruption. It uses a single haustral tendon, causing fewer complications than techniques requiring multiple tendons. The DT4 method also allows early onset of rehabilitation and a swift return to sports. A smaller scar, reduced bleeding risk, and a lower incidence of complications like soft tissue hematomas are attributed to its less invasive approach. Despite requiring precise execution, the DT4 technique's precise tendon harvesting limits donor site morbidity and promotes functional outcomes by preserving muscle functionality .
Obstacles such as a lack of continuing education, poor interprofessional communication, inadequate equipment, and delayed intervention timings impede effective DT4 ligamentoplasty implementation. Addressing these issues involves fostering better communication channels between healthcare providers, ensuring timely patient referrals, and investing in educational programs to bridge knowledge gaps and improve technical competency. Regular scientific meetings can also enhance dissemination of best practices and encourage collaborative care approaches .
Continuous education is favored due to its ability to keep physiotherapists updated with the latest advancements and techniques in DT4 ligamentoplasty care. This ongoing learning enhances their competency in applying evidence-based practices, thus optimizing treatment protocols and patient outcomes. By staying informed, physiotherapists can address specific challenges and adapt their strategies to the evolving landscape of ligament rehabilitation .
The anterior cruciate ligament (ACL) and posterior cruciate ligament (PCL) form the 'central pivot' of the femorotibial joint. They manage rolling and gliding motions of the femoral condyles on the tibial plateaus, ensuring anteroposterior and rotatory stability of the joint. During flexion, the ACL allows anterior gliding with posterior rolling of the condyle, and in extension, the PCL facilitates posterior rollback. Additionally, these ligaments restrain excessive rotational movements, particularly blocking internal rotation by twisting around each other. This proprioceptive function, although minimally re-established in reconstructions, aids in reflexive muscular responses to stabilize the knee .
The ACL's proprioceptive function is crucial for knee stability, as it contains mechanoreceptors like Ruffini endings and Golgi tendon organs that provide feedback on joint position and motion to the central nervous system, enhancing reflexive muscular stabilizations. Reconstruction surgeries can restore mechanical stability but often fail to fully replicate this proprioceptive input, as no reconstruction completely restores the original proprioception, despite some mechanoreceptors repositioning in the graft. Consequently, patients may experience diminished proprioceptive feedback post-surgery, impacting the dynamic stability of the knee .
Organizing scientific days dedicated to DT4 ligamentoplasty can potentially enhance the knowledge and skills of healthcare professionals. Physical therapists unanimously agree that such events will advance therapeutic care by fostering better understanding of DT4 techniques, sharing best practices, and encouraging collaborative research. They could also facilitate cross-disciplinary interaction, leading to more cohesive care strategies and improved patient outcomes due to a standardized approach to post-operative rehabilitation .
Physiotherapists identified several factors hindering effective rehabilitation for knee ligamentoplasties: delayed scheduling, insufficient specialized equipment, rare occurrence of specific cases reducing exposure, suboptimal working conditions, delayed patient referrals post-surgery, inadequate continuing education, lack of interdisciplinary collaboration between physiotherapists and treating physicians, poor adherence by patients to rehabilitation protocols, and workload pressures. These factors collectively contribute to less effective rehabilitation outcomes .