Correction devoir Libre Reduction
PSI
Partie I
1. On trouve pour tout entier m ≥ 1 : J m = 3m−1 J .
2. Travaillons avec les matrices A et J. On a A = J + I3 . Comme J et I3 commutent, la formule du binôme donne :
!
m m
m k m 1
∀m ∈ N , A = ( I3 + J ) = ∑
∗ m m
J = I3 + ∑ ·3 k −1
J = I3 + (4m − 1) J.
k =0
k k =1
k 3
1
Si on revient aux endomorphismes, cela donne : pour tout m ∈ N∗ , f m = id + (4m − 1) j .
3
Evidemment, cette relation est encore valable pour m = 0 (car dans ce cas, on a id =id ).
3. Un calcul du polynôme caractéristique de A donne : Pf ( X ) = PA ( X ) = −( X − 1)2 ( X − 4). Donc f admet les deux valeurs
propres λ = 1 et µ = 4 .
1 1 1 1
4. D’après la question 2), on peut écrire f m = 1m (id − j) + 4m ( j) pour tout entier m ≥ 0. En posant p = id − j et q = j, on
3 3 3 3
obtient l’existence de la décomposition voulue .
1 1
De plus, on a nécessairement id = p + q (pour m = 0) et f = p + 4q (pour m = 1). Donc p = (4id − f ) et q = ( f − id),
3 3
d’où l’unicité de cette décomposition .
Enfin, comme id et j sont deux endomorphismes linéairement indépendants (d’après leur écriture matricielle), il en est de
même pour p et q.
5. On obtient, en utilisant les expressions de p et q trouvées à la question précédente :
p2 = p, q2 = q, p ◦ q = q ◦ p = 0.
Soit maintenant h = α · p + β · q tel que h2 = f . D’après les relations précédentes, on a
h2 = α2 · p + β2 · q = f = p + 4q.
Comme ( p, q) est une famille libre, cette égalité équivaut à α2 = 1 et β2 = 4.
Donc il y a 4 endomorphismes h solutions, donnés par : h = ± p ± 2q .
6. On détermine les sous-espaces propres de f :
E1 ( f ) = Vect (w1 , w2 ) avec w1 = (1, −1, 0) et w2 = (0, 1, −1),
E4 ( f ) = Vect (w3 ) avec w3 = (1, 1, 1).
Comme dim( E1 ( f )) + dim( E4 ( f )) = 3 = dim(R3 ), f est diagonalisable.
Et (w1 , w2 , w3 ) est une base de vecteurs propres pour f .
Notons Bd = (w1 , w2 , w3 ). Alors :
1 0 0 1 0 0 0 0 0
D = 0 1 0 , MBd ( p) = 0 1 0 et MBd (q) = 0 0 0 .
0 0 4 0 0 0 0 0 1
0 1 0
0 1
7. On peut prendre par exemple : K = et Y = 1 0 0.
1 0
0 0 2
8. Soit h l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base Bd est Y. Alors h2 = f car Y 2 = D. Et h n’est pas combinaison
linéaire de p et q, car Y n’est pas combinaison linéaire de leurs matrices (vues précédemment) dans la base Bd .
9. Soit h tel que h2 = f . Comme f est diagonalisable et que ses valeurs propres sont 1 et 4, le polynôme Q1 ( X ) = ( X − 1)( X − 4)
est un polynôme annulateur de f , donc de h2 .
Donc le polynôme Q2 ( X ) = ( X 2 − 1)( X 2 − 4) = ( X − 1)( X + 1)( X − 2)( X + 2) est un polynôme annulateur de h. Or ce
polynôme est scindé à racines simples, donc d’après le cours, h est diagonalisable.
[Link] Page : 1/ ? ? Tournez la page S.V.P.
Correction devoir Libre Reduction
PSI
Partie II
1. On a, en utilisant les trois relations, ( f − λid) ◦ ( f − µid) = f 2 − (λ + µ) f + (λµ) id = 0. Donc ( X − λ)( X − µ) est un
polynôme annulateur de f , scindé à racines simples. Et f est diagonalisable.
2. A la question précédente, on a trouvé un polynôme annulateur de f qui n’a que λ et µ comme racines. Il en résulte que
Sp ( f ) ⊂ {λ; µ}.
Si µ n’est pas valeur propre de f , la seule valeur propre est donc λ. Comme f est diagonalisable, on a donc f = λ id. En
utilisant les deux premières relations de l’énoncé, on a donc :
λid = λp + µq = λp + λq.
D’où (λ − µ)q = 0, et comme λ 6= µ, q = 0. Ceci est contraire aux hypothèses ; ainsi µ est valeur propre de f .
On montrerait de même que λ est aussi une valeur propre de f . Donc Sp ( f ) = {λ; µ} .
3. D’après la question 1), on a : 0 = ( f − λid) ◦ ( f − µid) = (µ − λ)q ◦ (λ − µ) p. Comme λ 6= µ, on en déduit que q ◦ p = 0.
De même, comme ( f − µid) ◦ ( f − λid) = 0, on trouve p ◦ q = 0.
Enfin, comme id = p + q, on obtient, en composant par p (resp. par q) : p = p2 (resp. q = q2 ).
4. Comme λµ 6= 0, f n’admet pas la valeur propre 0. Donc Ker f = {0}, et comme E est de dimension finie, f est bijective .
−1
De plus, on a vu en 1) que f 2 − (λ + µ) f + (λµ) id = 0. D’où f −1 = ( f − (λ + µ)id). On remplace f et id à l’aide de p et
λµ
1 1
q, ce qui donne finalement : f −1 = p + q .
λ µ
5. La relation f m = λm p + µm q est vérifiée pour m = 0, 1, 2 d’après l’énoncé, et pour m = −1 d’après la question précédente.
Une démonstration par récurrence sans difficulté, d’une part pour m ∈ N, d’autre part pour −m ∈ N, donne (en utilisant le
fait que p ◦ q = q ◦ p = 0) : ∀m ∈ Z, f m = λm p + µm q .
6. Soient deux réels α et β tels que αp + βq = 0. En composant par p, on a αp = 0 donc α = 0 puisque p 6= 0. De même, en
composant par q, on obtient β = 0.
Donc ( p, q) est une famille libre et dim( F ) = 2.
7. Soit h ∈ R( f ) ∩ F. Alors h = αp + βq et comme p ◦ q = q ◦ p = 0, h2 = α2 p + β2√ q = f = λp + µq. Comme ( p, q) est une
√
famille libre, on a α2 = λ et β2 = µ, i.e. (puisque λ et µ sont supposés positifs) α = ± λ et β = ± µ. On obtient 4 possibilités,
√ √
qui réciproquement conviennent toutes. Par conséquent, les 4 solutions sont h = ± λ p ± µ q .
8. Définissons la matrice K diagonale par blocs de la façon suivante :
0 1
K= 1 0 ,
Ik−2
où Ik−2 est la matrice identité de Mk−2 (R) (bien définie car k ≥ 2).
Alors un produit par blocs donne immédiatement K2 = Ik .
9. On va raisonner matriciellement. Appelons k l’ordre de multiplicité de la valeur propre λ (k ≥ 2) et considérons une
1
base de diagonalisation Bd pour f ; c’est également une base de diagonalisation pour p et q car p = ( f − µid) et
λ−µ
1
q= ( f − λid). De plus, dans la base Bd , ces matrices sont définies par blocs comme suit :
µ−λ
λIk 0 Ik 0 0k 0
MBd ( f ) = , MBd ( p ) = et MBd (q) = .
0 µIn−k 0 0n − k 0 In−k
Soit alors p0 l’endomorphisme dont la matrice dans la base Bd est :
K 0
M=
0 0n − k
où la matrice K ∈ Mk (R) a été définie à la question précédente. De plus,
2
• un produit par blocs donne M2 = MBd ( p), donc p0 = p ;
[Link] Page : 2/ ? ? Tournez la page S.V.P.
Correction devoir Libre Reduction
PSI
• des produits par blocs donnent M · MBd (q) = MBd (q) · M = 0n , donc p0 ◦ q = q ◦ p0 = 0n ;
• comme M n’est pas diagonale, p0 ∈/ F = Vect ( p, q).
En résumé, l’endomorphisme p0 ainsi construit répond à la question.
√ √
10. Si dim( E) ≥ 3, alors λ ou µ est d’ordre au moins 2. Supposons par exemple que c’est λ. Posons h = λp0 + µq, où p0 est
l’endomorphisme défini à la question précédente. On a h2 = λp + µq = f par propriétés de p0 et q, et pourtant h ∈
/ F car
p0 ∈
/ F et λ 6= 0.
En conclusion, R( f ) 6⊂ F .
Partie III
`
1. Pour tout P( X ) = ∑ ak X k ∈ R[X ], on a :
k =0
! !
` ` m m ` m
P( f ) = ∑ ak f k
= ∑ ak ∑ λik pi = ∑ ∑ ak λik pi = ∑ P ( λi ) pi .
k =0 k =0 i =1 i =1 k =0 i =1
m
2. Prenons P( X ) = ∏(X − λi ). Alors P(λi ) = 0 pour i = 1, ..., m, et d’après la question précédente P( f ) = 0. Le polynôme P est
i =1
annulateur de f et il est scindé à racines simples. Donc f est diagonalisable .
m
3. D’après la question 1), L` ( f ) = ∑ L` (λi ) pi . Mais L` (λi ) = δ`,i (où δ`,i = 1 si ` = i et 0 si ` 6= i).
i =1
Donc L` ( f ) = p` . De plus,
∏im=1 ( f − λi id) 0
( f − λ` id) ◦ p` = ( f − λ` id) ◦ L` ( f ) = = = 0.
∏1≤ i ≤ m ( λ ` − λ i ) ∏1≤ i ≤ m ( λ ` − λ i )
i 6=` i 6=`
Il en résulte que Im ( p` ) ⊂ Ker ( f − λ` id) .
En outre, le polynôme P( X ) de la question 2) est annulateur de f et a pour racines λ1 , . . . , λm . Donc Sp ( f ) ⊂ {λ1 , . . . , λm }.
Et par hypothèse, pour tout 1 ≤ ` ≤ m, p` 6= 0 donc Im ( p` ) 6= {0E } et Ker ( f − λ` id) 6= {0E }. Ceci signifie que λ` est
effectivement une valeur propre de f .
Finalement, on a bien Sp ( f ) = {λ1 , . . . , λm } .
4. Comme p` ( f ) = L` ( f ), pi ◦ p j = ( Li · L j )( j).
m
• Si i 6= j, le polynôme P( X ) = ∏ ( X − λi ) divise ( Li · L j )( X ). Comme P( f ) = 0, on a donc ( Li · L j )( f ) = 0 et pi ◦ p j = 0 .
i =1
m
• Si i = j, comme id = ∑ pi (relation de l’énoncé pour k = 0), en composant par pi on obtient p2i = pi .
k =1
m
M
5. L’endomorphisme f étant diagonalisable, d’après le cours on a E = Ker ( f − λi id) .
i =1
m
Le fait que chaque pi est un projecteur a été démontré à la question précédente. De plus, comme id = ∑ pi , on a E =
k =1
m m
∑ Im ( pi ). Or on a vu que Im ( pi ) ⊂ Eλi ( f ). D’après la somme directe précédente, on a donc E =
M
Im ( pi ) et Im ( pi ) =
i =1 i =1
Eλi ( f ) pour tout i. Enfin le fait que pi ◦ p j = 0 pour i 6= j montre que les pi sont les projecteurs associés à cette somme directe .
m
6. Ecrivons une combinaison linéaire nulle des ( pi )1≤i≤m : ∑ ai pi = 0. Soit ` ∈ 1; m. En composant par p` , on obtient a` p` = 0,
i =1
d’où a` = 0 car p` n’est pas nul d’après l’énoncé.
Ainsi tous les coefficients ai sont nuls et la famille ( p1 , ..., pm ) est libre. Donc dim( F ) = m .
[Link] Page : 3/ ? ? Tournez la page S.V.P.
Correction devoir Libre Reduction
PSI
m m m
7. Soit h = ∑ αi pi ∈ F telle que h2 = f . Alors h2 = ∑ α2i pi = ∑ λi pi et comme la famille ( p1 , ..., pm ) est libre, α2i = λi pour
i =1 i =1 i =1 ( )
m √
tout i. Réciproquement, tous les h vérifiant cette relation sont solutions. En résumé, R( f ) ∩ F = ∑± λi pi .
i =1
8. a. Si m = n, il y a n sous-espaces propres dans l’espace E de dimension n.
Donc la dimension de chaque sous-espace propre de f est égale à 1 .
b. Si h ∈ R( f ), h ◦ f = h3 = f ◦ h. Donc h et f commutent et d’après le cours, tout espace propre Eλi ( f ) est stable par h.
Soit x un vecteur propre de f , par exemple x ∈ Eλi ( f ) \ {0E }. Comme dim( Eλi ( f )) = 1, h( x ) = µi x et x est vecteur
propre pour h .
c. Soit h ∈ R( f ). D’après la question précédente, pour tout 1 ≤ i ≤ m, il existe µi ∈ R tel que pour tout xi ∈ Eλi ( f ),
h ( xi ) = µi xi .
n
M
Soit x ∈ E. Comme E = Eλi ( f ), x = x1 + · · · + xn avec xi ∈ Eλi ( f ) et
i =1
n n
h ( x ) = h ( x1 + · · · x n ) = ∑ µi xi = ∑ µi pi ( x )
i =1 i =1
m
soit h = ∑ µi pi . Donc R( f ) ⊂ F .
i =1
En reprenant la question III.7), on voit qu’une condition nécessaire et suffisante sur les λi pour que R( f ) soit non vide
est : ∀i ∈ 1; n, λi ≥ 0 .
9. Si m < n, alors il existe i tel que dim( Eλi ( f )) ≥ 2. Si les λi sont positifs ou nuls, on peut alors reprendre le même raisonnement
qu’à la question II.10), qui montre que R( f ) 6⊂ F.
Partie IV
A)
p −1
1. Soit x ∈ E tel que f p−1 ( x ) 6= 0E et ( a1 , ..., a p ) une famille de réels tels que ∑ ak f k (x) = 0.
k =0
En composant par f p−1 , comme f q = 0 pour tout q ≥ p, on obtient a0 f p−1 ( x ) = 0 donc a0 = 0. On recommence en composant
par f p−2 , ..., f , ce qui donne au final a0 = · · · = a p−1 = 0.
Donc la famille ( x, f ( x ), f 2 ( x ), . . . , f p−1 ( x )) est libre . Cette famille a p éléments dans un espace de dimension n, donc p ≤ n
et f n = f n− p ◦ f p = 0 .
2. Si R( f ) 6= ∅, soit h ∈ L( E) tel que h2 = f . Alors h2n = f n = 0 donc h est nilpotent et d’après 1), hn = 0. De plus,
h2p−2 = f p−1 6= 0 donc 2p − 2 ≤ n − 1, i.e. 2p − 1 ≤ n .
3. / N,
On sait d’après le cours que pour α ∈
+∞ α ( α − 1 ) · · · ( α − k + 1 ) k n −1 α ( α − 1 ) · · · ( α − k + 1 ) k
∀ x ∈] − 1; 1[, (1 + x )α = ∑ k!
x = ∑
k!
x + O( xn )
k =0 k =0
1 1
1 ( − 1) · · · ( 21 − k + 1)
au voisinage de 0. Ici, α = et pour tout k ∈ 0; n − 1, ak = 2 2 .
2 √ k!
n
4. D’après la question précédente, pour −1 < x < 1, 1 + x = Pn ( x ) + x γ( x ) où γ est une fonction bornée au voisi-
nage de 0. En élevant au carré, cela donne 1 + x = ( Pn ( x ) + x n γ( x ))2 = Pn2 ( x ) + x n (2Pn ( x )γ( x ) + x n γ( x )2 ) = P2n ( x ) +
x n η ( x ) pourune f onctionη bornée au voisinage de 0.
Posons alors Qn ( x ) = Pn2 ( x ) − x − 1 ; c’est une fonction polynôme. D’après la relation précédente, x 7→ Qn ( x )/x n est une
fonction bornée au voisinage de 0. Ceci n’est possible que si Qn ( X ) n’admet pas de terme en X k pour k ∈ 0; n − 1, ce qui
entraı̂ne X n divise Qn ( X ) .
On écrira dans la suite Qn ( X ) = X n · Sn ( X ) où Sn est une fonction polynôme.
[Link] Page : 4/ ? ? Tournez la page S.V.P.
Correction devoir Libre Reduction
PSI
5. • D’après les résultats des questions précédentes, ( Pn ( f ))2 − f − id = ( Pn2 )( f ) − f − id = f n ◦ Sn ( f ). Or f n = 0 d’après 1),
donc ( Pn ( f ))2 = f + id, i.e. Pn ( f ) ∈ R( f + id). Donc R( f + id) 6= ∅ .
• Plus généralement, ( Pn (α f ))2 − α f − id = ( Pn2 )(α f ) − α f − id = (α f )n ◦ Sn (α f ). Comme f n = 0, ( Pn (α f ))2 = α f + id, i.e.
Pn (α f ) ∈ R(α f + id). Donc R(α f + id) 6= ∅ .
1 1
• Comme β 6= 0, soit h ∈ R( f + id) (c’est possible d’après ce qui précède). Alors h2 = f + id et comme β > 0,
β β
( β h)2 = f + βid. Donc β h ∈ R( f + βid) et R( f + βid) 6= ∅ .
p p
B)
1. La matrice T − λIn est triangulaire supérieure avec des zéros sur la diagonale ; il en résulte que rg ( T − λIn ) ≤ n − 1. Un
calcul matriciel simple montre que rg (( T − λIn )k ) ≤ n − k pour k ∈ 2; n et en particulier pour k = n : rg (( T − λIn )n ) = 0,
i.e. ( T − λIn )n = 0 .
Remarquons que cette question peut se traiter directement en utilisant le théorème de Cayley-Hamilton, mais que ce théorème
est hors programme en PC.
2. Comme f est un endomorphisme de E dont le polynôme caractéristique est scindé, il est trigonalisable. De plus, comme f
n’admet qu’une seule valeur propre λ, il existe une base dans laquelle la matrice T de f est triangulaire supérieure, dont tous
les coefficients diagonaux sont égaux à un réel λ. D’après la question précédente, ( T − λIn )n = 0n et ( f − λid)n = 0. Donc
E = Ker ( f − λid)n .
D’après la partie A), comme ( f − λid)n = 0, R ( f − λid) + λid 6= ∅ (question A)5) en prenant β = λ et en remplaçant f
3.
par f − λid). Donc si λ > 0 alors R( f ) 6= ∅ .
[Link] Page : 5/ ? ? Tournez la page S.V.P.