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Ep Iii

Ce support de cours en électronique de commande s'adresse aux étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Douala, leur enseignant les bases de l'électronique de commande, la lecture de schémas et l'analyse de circuits. Il couvre des chapitres sur les circuits de commande électriques analogiques et numériques, la génération de signaux de commande, et les circuits d'interface. L'objectif est de familiariser les étudiants avec les concepts fondamentaux nécessaires à la compréhension et à la manipulation des convertisseurs de puissance.

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UNIVERSITE DE DOUALA

Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Douala

Département : Génie Electrique et Systèmes Intelligents (GESI)

Support de cours

D’électronique de commande Des


convertisseurs: ENPU 3
Filières : GESI4_EEAT4

Par :
Nyobé Yomé JM. _ Assala

M. Manyol

Ndoumbé Matéké Max

Sci_Ing. Electronique industrielle et systèmes


Support de cours d’électronique de commande : ENPU3

Avant-propos

Ce support de cours s’adresse aux étudiants des filières GESI et EEAT niveau 4 –Semestre 2
département Génie Electrique et Systèmes Intelligents (GESI) et spécialité Science de
l'Ingénieur EEAT.

Il a pour but :
- D’initier les étudiants aux notions de base d’électronique de commande.
- De les familiariser à la lecture d’un schéma d’électronique de commande.
- De faire l’analyse et la synthèse d’un circuit d’électronique de commande.

Ce support de cours s’articule sur les quatre chapitres suivants :

Chapitre I : CIRCUITS DE COMMANDE ELECTRIQUES ANALOGIQUES ET


NUMERIQUES

Chapitre II : ETUDE DES MONTAGES UTILISES DANS LES CIRCUITS DE


COMMANDES

Chapitre III : TRANSMITION ET ISOLEMENT DES SIGNAUX

Chapitre IV : ETUDE DES BLOCS DE COMMANDE DES CONVERTISSEURS


DE PUISSANCE STATIQUE

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Support de cours d’électronique de commande : ENPU3

CIRCUITS DE COMMANDE ELECTRIQUES


ANALOGIQUES ET NUMERIQUES
I- LA COMMANDE ELECTRIQUE
I-1- Présentation

La commande électrique donne toutes les possibilités de contrôle et de régulation d’un système utilisant un
convertisseur de puissance.

Cette commande peut être basée sur des signaux analogiques. Dans ce cas, on utilise des amplificateurs
opérationnels et des transistors.
La commande peut aussi être basée sur des signaux numériques. On utilise alors des compteurs, des
mémoires mortes ou vives, des processeurs, comme le microcontrôleur, ou des processeurs spécialisés (ou
dédiés).
Pour procéder à la commande à l’ouverture ou à la fermeture des composants, des circuits d’interface
analogiques sont indispensables. On parle de déclencheur (ou amorceur) pour la commande d’un thyristor ou
d’un triac, et d’un driver pour la commande d’un transistor MOS ou IGBT.

I-2- Propriétés des signaux de commande

Les signaux sont généralement périodiques, de période T constante. Un signal analogique y(t) ou yN(nt) agit
sur la durée t1 de conduction du composant de puissance commandé. La relation est le plus souvent linéaire
du type :

► t1 = ay(t) + 𝑏 pour une commande analogique ;


► t1 = AyN (nTe ) + 𝐵 pour une commande numérique ;
Où a, b, A et B sont des constantes.
Le signal analogique y(t) est généralement une tension quasi continue, lentement variable, selon l’évolution
de la commande du système relié au convertisseur.
En pratique, si on considère y(t) comme la superposition d’une composante sinusoïdale de fréquence fc à la
composante continue, il est nécessaire que la valeur maximale de fc soit toujours très faible devant 1/T.

y(t) Composante
Sinusoïdale
Composante
continue
t
0 T

Fig N° 1.1 : y(t) la superposition Cd’une composante sinusoïdale et une composante continue

Les constantes a et b de la relation linéaire sont fixées par le choix des grandeurs caractéristiques en
électronique analogique : type de montage, valeur des résistances, de la tension d’alimentation, choix des
diodes zéner …
Le signal numérique yN (nTe ) de N bits échantillonné à la période Te est obtenu généralement en sortie d’une
mémoire, d’un convertisseur analogique-numérique, d’un registre de processeur, d’un port série ou parallèle
relié à un bus de données. La période Te représente souvent le temps de calcul d’un processeur. Mais, pour

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

un système numérique, il faut s’imposer une période d’échantillonnage Te égale ou supérieure à T, avec un
nombre entier de périodes T.
La grandeur entière n positive ou nulle représente le numéro de l’échantillon, ce qui revient à dire que la nTe
représente la variable temps échantillonné. Le nombre N de bits est le plus souvent une puissance de 2.
Si yN (nTe ) comporte une composante sinusoïdale, de fréquence fc , le bon fonctionnement du système
commandé par le convertisseur impose la condition :
1 1
𝑓𝑐 ≪ ≤
𝑇𝑒 𝑇
Les constantes A et B de la relation linéaire sont fixées généralement par le choix des grandeurs
caractéristiques en électronique logique : type de montage, valeurs lues en mémoire, valeurs lues dans un
registre, dans une instruction de programme.

I-3- Propriétés d’un circuit d’interface


La commande électrique doit :

►assurer le plus rapidement possible la commutation du composant pour réduire les pertes par
commutation, c’est-à-dire rendre minimales les durées tr et tf ;
►imposer une tension Vcond chute de tension en conduction à l’état passant la plus faible possible, pour
réduire les pertes par conduction ;
►et, dans le cas du transistor, maintenir l’état bloqué dans des conditions telles que le courant de fuite
est négligeable.
D’autre par, l’isolement galvanique est indispensable entre le circuit électronique de commande et le circuit
d’action sur le composant électronique de puissance.
En pratique, deux méthodes sont appliquées :
♦ isolement par transformateur d’impulsions ;
♦ isolation par liaison optique ; opto-coupleur ou fibre optique.

II- GENERATION DES SIGNAUX DE COMMANDE


II-1- Circuit analogique
La commande électronique doit permettre la réalisation d’un signal de tension vint (t) dont la durée vérifie la
relation linéaire :

𝑡1 = 𝑎 𝑦(𝑡) + 𝑏
Où t1 est la durée de commande à la fermeture de l’interrupteur, la période T de la commande étant constante
(0 ≤ 𝑡1 ≤ 𝑇).
Le principe de la commande utilisée est le suivant :

-
+
vtri (t)
Générateur de signal
triangle Comparateur vint (t)

y(t)

Fig N° 1.2 : Principe de générateur de signaux analogique

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

Le générateur de signal triangulaire fournit entre +V0 et –V0 un signal double rampe. Généralement la pente
en montée est égale, en valeur absolue, à la pente en descente. La période T du signal est imposée constante.
Le comparateur permet d’obtenir les signaux suivants :

vtri (t)
+V0
y(t)
t
0

-V0
vint (t)

+V1

t
0 t1 t1
T T
Fig N° 1.3 : les signaux de générateur analogique

Le signal vint(t) sera ensuite appliqué à l’entrée du circuit d’interface de l’interrupteur commandé.
On trouve facilement la relation linéaire :
𝑇 𝑇 𝑇 𝑇
𝑡1 = (2𝑉 ) 𝑦(𝑡) + 2 donc 𝑎 = 2𝑉 𝑒𝑡 𝑏 = 2
0 0
Dans certaines applications, on définit le rapport cyclique :
𝑡1 1 𝑦(𝑡)
∝= = 2( + 1) 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤∝≤ 1
𝑇 𝑉0
II-2- Circuit numérique
La commande électronique doit permettre la réalisation d’un signal de tension vint(t) dont la durée vérifie la
relation linéaire :

𝑡1 = 𝐴𝑦𝑁 (𝑛𝑇𝑒 ) + 𝐵
Le principe de la commande utilisée est le suivant :
yN(nTe)
Nbits Décompteur

Horloge
Période T Chargeme
nt

Fin de décomptage R Q Vint(t)

Horloge S
Période TCLK

Début de la mise en
conduction
Validation du décompteur

Fig N° 1.4 : Principe de générateur de signaux numérique

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

Si T est la période de commande du convertisseur, et TCLK la période de l’horloge, on s’impose la relation :


𝑇 = [2𝑁 − 1]𝑇𝐶𝐿𝐾
Car, pratiquement, la valeur maximale possible pour yN est 2N-1.

Toute les « T » secondes, on charge le décompteur avec la valeur de yN exprimée par N bits. Le même signal
de chargement, très bref, arrive sur l’entrée « S » de bascule R-S, et la sortie Vint(t) est à « 1 ».Cette sortie
sert aussi à valider le fonctionnement du décompteur.
En fin de décompte, la valeur numérique interne du décompteur est nulle, un signal très bref arrive sur
l’entrée « R » de la bascule R-S, et la sortie Vint(t) est à « 0 ». Le décompteur est alors bloqué, et Vint(t) nulle
jusqu’au chargement suivant.

t
t1 t1

t
t1
T

Chargement de yN Fin de décompte

Fig N° 1.5 : les signaux de générateur numérique

La durée t1 pendant laquelle Vint(t) est à « 1 » est donnée par :


𝑡1 = 𝑦𝑁 (𝑛𝑇𝑒 ). 𝑇𝐶𝐿𝐾
Ce qui donne B=0 et A=TCLK
Introduisons le rapport cyclique :
𝑡1 𝑦𝑁 (𝑛𝑇𝑒 ). 𝑇𝐶𝐿𝐾 1
∝= = 𝑁 =( 𝑁 ) 𝑦 (𝑛𝑇𝑒 )
𝑇 [2 − 1]𝑇𝐶𝐿𝐾 2 −1 𝑁
Comme la variation minimal de yN est 1, la variation minimale Δα du rapport cyclique est de l’ordre
de1⁄2𝑁 .

II-3- Commande numérique de type « arc cosinus »

La commande électronique de certains convertisseurs comme les redresseurs à thyristors doit être adaptée au
type de relation obtenue pour le transfert de la puissance. Ces convertisseur sont synchrones par rapport à la
tension vs(t) (sinusoïdale) de la source alternative redressée, et la commande fait varier le retard t0 à
l’amorçage du ou des thyristors.

La période T du convertisseur est égale à Ts, ou un sous-multiple de Ts, période de vs(t). Le signal d’horloge
de période Ts est isolé galvanique ment de la source alternative. On se place ici dans le cas où :

𝑇𝑠 = 2𝑇 = 2[2𝑁 − 1]𝑇𝐶𝐿𝐾

Car la commande n’a lieu que sur la première demi-période de la sinusoïde.

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XM(nTe) yN(nTe)
Mbits Nbits
Mémoir Décompteur
e

Vs(t) Synchronisati
on Chargeme
Horloge nt
Tension
sinusoïda Période TS Q
le Fin de décomptage R
̅
Q
Horloge S Vint(t)
Période
TCLK

Début de la mise en
conduction
Validation du décompteur

Fig N° 1.6 : Principe de Commande numérique de type « arc cosinus »

Le décompte, de durée t0 , est la durée du signal obtenu sur la sortie Q de la bascule R-S. La commande des
thyristors à lieu à partir de l’instant [Link] signal d’interface sera donc𝑄̅ .
La relation entre la durée du décompte t0 et la commande numérique d’entrée XM(nTe) est non linéaire.
On utilise une mémoire (vive ou mort) adressée sur M bits, où les mots inscrits et lus sont exprimés sur N
bits. Généralement M≥N avec Met N nombres pairs.
La relation la plus utilisée est la suivante :

y(N bits)
Le numéro maximal d’adresse mémoire est 𝑋𝑀𝑎𝑥 = 2𝑀 − 1.
2N-1
La valeur maximale lue est 𝑌𝑀𝑎𝑥 = 2𝑁 − 1. On trouve la
relation approchée :

2N-1-1 2𝑁 𝑥𝑀 (𝑛𝑇𝑒 ) − 2𝑀−1 + 1


𝑦𝑁 (𝑛𝑇𝑒 ) = 𝐼𝑛𝑡 [( ) 𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠 ( )]
𝜋 2𝑀−1

x (M bits) Où Int[… ]représente la partie entière de l’expression entre


0 2 M-1
-1 M
2 -1 crochet

La durée t0 de retard à l’amorçage sera :


𝑡0 = 𝑦𝑁 (𝑛𝑇𝑒 )𝑇𝐶𝐿𝐾

On introduit l’angle de retard à l’amorçage δ = ωs . t0 avec ωs= 2π/TS.

En écrivant que Ts ≈ 2N+1 TCLK et que 2M-1-1 ≈ 2M-1 on obtient :


𝑥𝑀 (𝑛𝑇𝑒 )
cos 𝛿 ≈ −1
2𝑀−1
On obtient une relation linéaire entre cosδ et xM.

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III- CIRCUITS D’INTERFACE


III-1- Déclencheur à thyristors

Le déclencheur est une interface permettant l’envoi d’impulsion de commande à la fermeture de


l’interrupteur dipôle thyristor. Les impulsions doivent cesser en fin de la demi-sinusoïde. On présente ici le
principe d’un déclencheur monophasé où l’isolement galvanique est obtenu par transformateur d’impulsions.

vS(t) : tension secteur de référence


A
vint(t)
i1 RG iG G t
Alimentation m K 0 TS/2 TS
du v1 vGK(t)
vint(t)
vpuls(t) primaire
t
0 t0 TS/2 TS+ t0
Masse : circuit Masse : cathode TS
Impulsions de électronique de du thyristor
fréquence fpuls et commande
de largeur Tdpuls t
0 t0 TS/2 TS+ t0
Fig N° 1.7 : Principe de l’isolement galvanique par transformateur d’impulsions TS

La tension d’interface vint(t) est à l’état « 1 » entre t0 et Ts/2. C’est dans cet espace de temps que le thyristor
doit être commandé à la fermeture. L’alimentation du primaire effectue une fonction « ET » entre vint(t) et
1
vpuls(t) tension formée d’une suite d’impulsion de fréquence fpuls et de durée 𝑇𝑑𝑝𝑢𝑙𝑠 < 2𝑓 destinées à
𝑝𝑢𝑙𝑠

provoquer l’amorçage du thyristor.


Le constructeur donne les valeurs optimales de Tdpuls , de IG et de VGK à réaliser en sortie du déclencheur,
pour que chaque impulsion provoque l’amorçage du thyristor (à condition que la tension anode-cathode VGK
soit >0) .
L’alimentation du primaire du transformateur doit permettre une bonne transmission des impulsions, ce qui
impose :
*la fréquence fpuls dans la « bande passante » du transformateur ;
*la tension primaire alternative ;
*le niveau de v1(t) suffisant pour provoquer l’amorçage du thyristor (avec un choix judicieux de RG),
mais insuffisant pour provoquer la saturation du transformateur.

III-2- Driver à transistor MOS ou IGBT


Le driver est une interface permettant l’envoi d’un signal de commande à la fermeture et à l’ouverture de
l’interrupteur dipôle transistor. On présente ici le principe d’un driver où l’isolement galvanique est obtenu
par opto-coupleur.

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

C
RD +VCC
NPN
iG RG G
vint(t)

Photo transistor PNP vGE(t) E


plus amplificateur -VCC PN
de courant
Masse : circuit
électronique de
commande Masse : émetteur

Fig N° 1.8 : Principe de l’isolement galvanique par opto-coupleur

La tension d’interface vint(t) est l’état « 1 » durant t1, temps de conduction du transistor.
La photodiode transmet par signal infrarouge la commande jusqu’au phototransistor; le signal obtenu est
ensuite amplifié en courant (« bufférisé ») pour permettre l’attaque des deux transistors.
On utilise un montage push-pull à deux transistors bipolaires complémentaires. Pour la commande à la
fermeture (saturation) du transistor IGBT, le transistor PNP est bloqué, et le transistor NPN doit fournir un
courant du grille iG >0 au moins égal à la valeur iGM préconisée par les caractéristiques du transistor de
puissance. En effet, si le driver impose la tension VGE =VGElim le courant iG=iGM . Durant tr , le « palier
Miller » du transistor IGBT ou MOS est franchi dans les meilleurs conditions.
Pour la commande à l’ouverture (blocage) du transistor IGBT le transistor NPN est bloqué et le transistor
PNP doit fournir un courant de grille iG < 0 ou moins égal (en valeur absolue) à iGM.
En définitive, la durée de l’état fermé du transistor de puissance doit être sensiblement égale à t1.

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ETUDE DES MONTAGES UTILISER DANS


LES CIRCUITS DE COMMANDES
I- INTRODUCTION
Dans un système complet, l’électronique de commande assure :

► le fonctionnement d’un convertisseur d’énergie imposant la commutation périodique des interrupteurs


électronique; suivant le type de convertisseur et la technologie des composants de puissance, on emploie
entre autre des oscillateurs de rapport cyclique réglable, des générateurs d’impulsions de fréquence
autonome ou bien synchronisés sur le secteur, des oscillateurs à sorties multiples ou éventuellement
décalables…

► la gestion des signaux de rétroaction (dans le cas d’un système bouclé) ; ces signaux sont délivrés par des
capteurs appropriés qui permettent l’isolement galvanique par rapport au circuit de puissance ; ensuite
interviennent des montages atténuateurs, des filtres, des réseaux correcteurs…

► la protection en courant, soit par limitation et boucle prioritaire de courant, soit par mise en œuvre d’un
disjoncteur électronique.

Le fonctionnement de l’électronique de commande nécessite une ou plusieurs alimentations stabilisées, dont


nous supposerons connues la conception et la réalisation.
Ce chapitre permet l’analyse (justification et fonctionnement physique des différents sous-ensembles) de
blocs de commande des convertisseurs sont présentés sous forme synoptique ou développée.

La forme synoptique correspond à un premier stade de conception qui s’attache à l’aspect fonctionnel. Un
schéma développé n’est que l’une des variantes possibles parmi les nombreuses solutions ; l’essentiel est
évidemment de satisfaire au problème de la conception d’un déclencheur tout en respectant la fiabilité et une
relative simplicité.

II- OSCILLATEURS DE RELAXATION : Réglage par potentiomètre


II-1- Introduction

Ce sont des montages dépourvus de signal d’entrée qui produisent dés leur mise sous tension des signaux
périodiques. L’une des sorties est proche d’un signal rectangulaire de période T et de rapport cyclique α ; les
autre sorties éventuelles peuvent être de forme différente (rampe par exemple) mais sont de même période.

Niveau haut
Front Front montant
descendant Niveau bas t 𝑡1
𝑇 = 𝑡1 + 𝑡2 𝑒𝑡 𝛼 =
t1 t2 t1 𝑇
T

Fig N°2.1 : Signal rectangulaire.

Un tel oscillateur possède un rôle d’horloge ; les paramètres T et α sont fixés par le choix de composants
passifs ou d’une tension de réglage. Généralement pour les hacheurs nous travaillons avec T ajusté et α
variable ; on utilise essentiellement, pour la commande des interrupteurs électroniques, le niveau haut pour
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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

les montages à transistors et les fronts pour les montages à thyristors; par contre pour les onduleurs α fixe et
T variable.

II-2- Oscillateurs de relaxation à base d’A.O ou circuits astable

Ces circuits sont simplement des comparateurs inverseurs symétriques qui génèrent eux mêmes le signal
d'entrée ve(t) en chargeant une capacité C.

II-2-1- Montage

+Vsat
-
C ε
+ -Vsat
ve(t)
vs(t)
R0
R1

Fig N°2.2 : Signal rectangulaire.

II-2-2- Analyse de fonctionnement


L’A.O fonctionne en comparateur ; c’est a dire de manière no-linéaires. Sa tension de sortie vs(t) ne peut
𝑅1
prendre que deux valeurs : -Vsat ou +Vsat 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝛽 = 𝑅 .
1 +𝑅0

𝑅1 𝑅1
On a: 𝑉+ = 𝑉 𝑜𝑛 𝑎 𝛽 = 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑉 + = 𝛽𝑉𝑆 ;
𝑅1 +𝑅0 𝑆 𝑅1 +𝑅0
𝑒𝑡 𝑉 − = 𝑉𝑒 = 𝑉𝐶 (𝑉𝐶 tension aux bornes du condensateur)
 Situation 1 :
On suppose qu’à l’instant t=0, le condensateur est déchargé 𝑉𝑒 = 𝑉𝐶 = 𝑉 − = 0,𝑉𝑆 = +𝑉𝑠𝑎𝑡 et 𝑉 + =
𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡
donc 𝜀 > 0 ⇒ 𝛽𝑉𝑆 − 𝑉𝑒 > 0 ⇒ 𝑉𝑒 < (𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝑉𝐻 )
A partir de cet instant, le condensateur se charge à travers R, quand 𝑉 − = 𝑉𝑒 devient égal à 𝑉 + = 𝛽𝑉𝑆 ,
la sortie 𝑉𝑆 bascule de l’état haut +𝑉𝑆𝑎𝑡 vers l’état bas et on aura 𝑉𝑆 = −𝑉𝑠𝑎𝑡 à l’instant t1.
 Situation 2 :
A partir de l’instant t1, le condensateur se décharge à travers R, et 𝑉𝑆 = −𝑉𝑠𝑎𝑡 donc 𝑉 + = −𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡
𝜀 < 0 ⇒ −𝛽𝑉𝑆 − 𝑉𝑒 < 0 ⇒ 𝑉𝑒 > (−𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝑉𝐿 ) et la sortie vs(t) bascule de nouveau de −𝑉𝑠𝑎𝑡 à
+𝑉𝑠𝑎𝑡 à l’instant [Link] décrit la portion de la courbe M1M2 indiqué dans le chronogramme.

Lorsque vc(t) atteint la valeur 𝑉 + = −𝛽𝑉𝑠𝑎𝑡 , l’A.O bascule à nouveau à +𝑉𝑠𝑎𝑡 et on reprend le processus
avec cette fois-ci 𝑣𝑐 = −𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 au moment de commutation. On décrit alors la boucle M2M3 et le processus
se répète indéfiniment.

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

II-2-3- Calcul de la période T

Il est évident que 𝑇 = 𝑡(𝑀3 ) − 𝑡(𝑀1 ) = 2[𝑡(𝑀2 ) − 𝑡(𝑀1 )]. Si l’on prend l’origine des temps au point M2
(t=t2), la loi de charge est de la forme 𝑣𝐶 (𝑡) = 𝐴 𝑒 −𝑡/𝑅𝐶 + 𝑉𝑆𝑎𝑡 car on a :

1 𝑑𝑣𝑐 (𝑡)
𝑣𝑠 (𝑡) = 𝑣𝑐 (𝑡) + 𝑅. 𝑖(𝑡) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣𝑐 (𝑡) = ∫ 𝑖 𝑑𝑡 ⇒ 𝑖(𝑡) = 𝐶.
𝐶 𝑑𝑡
𝑒𝑟
𝑒𝑡 𝑣𝑠 (𝑡) = 𝑉𝑠𝑎𝑡 (1 𝑏𝑎𝑠𝑐𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡)
𝑑𝑣𝑐 (𝑡)
Donc on aura 𝑅𝐶 + 𝑣𝑐 (𝑡) = + 𝑉𝑠𝑎𝑡 équation différentielle du 1er ordre avec second membre
𝑑𝑡

♦ Solution générale : 𝑣𝑒 (𝑡) = 𝑣𝑐 (𝑡) = [𝐴. 𝑒 −𝑡/𝑅𝐶 ] + 𝑉𝑠𝑎𝑡


Avec [𝐴. 𝑒 −𝑡/𝑅𝐶 ]: solution libre et +𝑉𝑠𝑎𝑡 : solution forcée

♦ Calcul de constante A :
à t=0 ; 𝑣𝑒 (0) = −𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝐴 − 𝑉𝑠𝑎𝑡 ⇒ 𝐴 = −[1 + 𝛽]𝑉𝑆𝑎𝑡

Solution : 𝑣𝑒 (𝑡) = 𝑣𝑐 (𝑡 ) = 𝑉𝑠𝑎𝑡 [1 − (1 + 𝛽)𝑒 −𝑡/𝑅𝐶 ]

𝑇
Au point M3 on peut écrire : 𝑣𝑐 (𝑡3 ) = 𝑣𝑐 ( ) = +𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝑉𝑠𝑎𝑡 [1 − (1 + 𝛽)𝑒 −𝑇/2𝑅𝐶 ] ce qui donne
2
l’expression de la période:
1+𝛽 1
𝑇 = 2𝑅𝐶 𝐿𝑛 (1−𝛽) si 𝑅1 = 𝑅0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝛽 = 2 ⇒ 𝑻 = 𝟐𝑳𝒏(𝟑). 𝑹𝑪 ≅ 𝟐, 𝟐𝑹𝑪

II-2-4- Chronogrammes
vs(t)
+Vsat

-Vsat
v+(t)
+𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝑉𝐻
t

−𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 = 𝑉𝐿
vC(t)
+𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 M1 M3
t
0 t1 t2 t3
−𝛽𝑉𝑆𝑎𝑡 M2
T

Fig N°2.3 : Signal rectangulaire.

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

II-3-Oscillateur avec le circuit intégré NE555


II-3-1- Présentation

Le composant NE555 (répertorié temporisateur ou timer) est un circuit intégré comportant deux
comparateurs et une logique de sortie ; il est alimenté par une tension VCC.
Son synoptique est donné par la figure suivante :
8 4 1 : Masse
Porte
inverseuse 2 : Seuil bas

3 : Sortie
5 Q 3
-
6 + S 4 : Remise à zéro de la sortie.

5 : Contrôle des seuils.


2 -
+ R 6 : Seuil haut.
7
Comparateur 7 : Transistor de décharge.
Bascule
8 : Alimentation positive.

1
Fig N°2.4 : Synoptique du circuit intégré NE555
2
Si la borne 5 n’est pas polarisée extérieurement, son potentiel prend la valeur 3 𝑉𝑐𝑐 ; les seuils de
2 1
comparaison sont 3 𝑉𝑐𝑐 et 3 𝑉𝑐𝑐 .
Tant que le seuil haut n’est pas atteint par valeurs croissant (sur la borne 6), alors la sortie 3 est à son niveau
haut Vcc et la borne 7 se comporte comme un circuit ouvert.
Tant que le seuil bas n’est pas atteint par valeurs décroissant (sur la borne 2), alors la sortie 3 est au niveau
0v et la borne 7 se comporte comme un court-circuit avec la masse : plus exactement le transistor intégré
placé entre les bornes 7 et 1 devient saturable.
𝑈𝑐
Si l’on applique une tension Uc sur la borne 5, les seuils sont modifiés et prennent les valeurs Uc et ; le
2
fonctionnement du composant reste inchangé par ailleurs.

II-3-2- Montage pratique

+VCC +VCC
R1
4 8 6 7 4 8
7 3 3
2
R2 (C1) (C2)
D1 NE555 NE555
6
D2 vs(t) v’s(t)
2 1 1
vC(t) C

Fig N°2.5 : Oscillateur de relaxation avec sorties complémentaires

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II-3-3- Analyse de fonctionnement


La charge du condensateur s’effectue par le trajet (source →R1 →D1→C), ce qui correspond à la situation 1
2
avec R = R1 et 𝑉𝐻 = 3 𝑉𝐶𝐶 .La décharge du condensateur a lieu par la maille (C→ D2 → R2 → Transistor T7),
1
ce qui correspond à la situation 2 avec R = R2 et𝑉𝐿 = 3 𝑉𝐶𝐶 .
II-3-4- Calcul de la période T
Si l’on ne tient pas compte de la tension de seuil des diodes, on obtient :
Temps de charge : 𝑇1 = 𝑅1 𝐶𝑙𝑛2
Temps de décharge : 𝑇2 = 𝑅2 𝐶𝑙𝑛2
Période : 𝑻 = 𝑻𝟏 + 𝑻𝟐 = (𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 )𝑪𝒍𝒏𝟐
𝑅1
Rapport cyclique : 𝛼 = 𝑅1 +𝑅2
Remarque :
• Si R1 et R2 sont montées à somme constante (potentiomètre) la période est ajustable seulement par
C ; ces résistances n’influent que sur le rapport cyclique.
• La diode D2 est facultative, mais sa présence rend α rigoureusement indépendant de VCC dans la
1 2
mesure où les rapports internes 3 𝑒𝑡 3
sont bien respectés par fabrication.
II-3-5- Variantes de montage
- Générateur d’impulsions : tant que R1« R2, on peut admettre que le réglage de la période ne dépend
que de R2 alors que R1 détermine la largeur de l’impulsion;
- Obtention de signaux complémentaires : il suffit de monter le composant (C2) en inverseur selon la
figure du montage ;
2
Quand 𝑣6 = 𝑣2 = 𝑉𝐶𝐶 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑣𝑠′ = 0 (𝑐𝑎𝑟 𝑣6 > 3 𝑉𝐶𝐶 )
1
Quand 𝑣6 = 𝑣2 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑣𝑠′ = 𝑉𝐶𝐶 (𝑐𝑎𝑟 𝑣6 < 3 𝑉𝐶𝐶 )
La borne 7 est polarisée au travers de quelques kilo-ohm par précaution.
- En réalité, il s’agit du branchement d’un NE555 en comparateur à deux seuils, mais dans le cas
particulier d’un signal d’entrée rectangulaire, cela revient à l’emploi en inverseur logique.
II-3-6- Chronogrammes vs(t)
+VCC

t
0
v’s(t)
+VCC

t
0
vC(t)
2
+ 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐻
3
1
+ 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐿 t
3
0 T1 T2

T
Fig N°2.6 : Forme d’onde de tension pour le montage de l’NE 555

N. Max Page 13
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II-4- Oscillateur avec utilisation d’inverseurs C.M.O.S.


II-4-1- Présentation

Le composant est alimenté par une tension positive VCC. Les circuits CMOS 4069 et HCMOS HC 7404
présentent six inverseurs sous le même boitier.
𝑉𝐶𝐶
Chaque inverseur doit être considéré comme un comparateur à un seuil, environ en négligeant la
2
dispersion de fabrication.
II-4-2- Oscillateur à seuils réglables
II-4-2-1- Montage :

R2

r1 R1
(3) (1) (2)
r2

vs(t) ve(t) v1(t) v2(t) v3(t)


C

Fig N°2.7 : Oscillateur à trois inverseurs C.M.O.S.


II-4-2-2- Fonctionnement:

L’ensemble des inverseurs (1) et (2) en cascade est un conformateur de niveau, c’est-à-dire :

𝑉𝐶𝐶
𝑣1 < ⇒ 𝑣2 = 𝑉𝐶𝐶 ⇒ 𝑣3 = 0.
2
𝑉𝐶𝐶
𝑣1 > ⇒ 𝑣2 = 0 ⇒ 𝑣3 = 𝑉𝐶𝐶 .
2
Avec les résistances R1 et R2, on réalise un comparateur à deux seuils dont l’entrée est le signal ve et la sortie
v3, mais il s’agit d’un montage non inverseur.
En remarquant que :
𝑣𝑒 𝑅2+ 𝑣3 𝑅1
𝑣1 =
𝑅1 + 𝑅2
On en déduit les conditions de basculement :
𝑉𝐶𝐶
• à partir de v3 = 0, il faut 𝑣1 > 2
𝑅1 +𝑅2
Donc 𝑣𝑒 < 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐻
2𝑅2
𝑉𝐶𝐶
• à partir de v3 = VCC, il faut 𝑣1 < 2
𝑅2 −𝑅1
Donc 𝑣𝑒 < 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐿
2𝑅2
Par ailleurs, on doit observer l’inégalité 0 < 𝑉𝐿 < 𝑉𝐻 < 𝑉𝐶𝐶 d’où la condition nécessaire de fonctionnement :
𝑅2 > 𝑅1 .
La tension ve aux bornes du condensateur évolue entre les seuils VL et VH ; si l’on suppose que le
comparateur n’influe pas sur le circuit rC (c’est-à-dire si R1 > r1 ou r2), on obtient pour la période
d’oscillation une durée égale à :
𝑹𝟐 + 𝑹𝟏
𝑻 = (𝒓𝟏 + 𝒓𝟐 )𝑪 𝒍𝒏
𝑹𝟐 − 𝑹𝟏

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L’ajustement de la période se fait par [Link] prévoit une résistance de butée pour que l’inégalité 𝑅2 > 𝑅1 soit
toujours respectée.
Le montage à diodes séparatrices et potentiomètre r1, r2 permet un réglage du rapport cyclique, à période
constante.
Remarque :
L’ensemble des inverseurs (1) (2) (3) et des résistances R1R2 constitue un comparateur inverseur à deux
seuils et nous ramène donc au schéma de principe donné en introduction.

II-4-3- Oscillateur à deux inverseurs


II-4-3-1- Montage :

e1 s1 e2 s2

vs(t)

Rp R C

v(t)

Fig N°2.8 : Oscillateur à deux inverseurs C.M.O.S.,


sans réglage
II-4-3-2- Fonctionnement:
Signalons un montage à deux portes inverseuses qui fonctionnent avec le principe suivant donné.
Les sorties s1 et s2 valent VCC ou 0v, alors que e1≈v est une tension variable avec la constante de temps RC.
La résistance RP sert à fixer le potentiel de l’entrée e1 et à limiter les pointes de courant lors des
commutations ; si RP > R elle influe peu sur la période d’oscillation.
𝑉𝐶𝐶
Supposons 𝑠2 = 0v; alors 𝑠1 = 𝑉𝐶𝐶 et 𝑣 ≈ 𝑒1 < (le cas particulier v=0 correspond à la mise sous
2
tension du montage) ; le condensateur se charge dans la maille comportant le circuit RC et un transistor
MOS par inverseur.
𝑉𝐶𝐶
Quand e1 atteint par valeurs croissantes, les inverseurs basculent : 𝑠1 = 0; 𝑠2 = 𝑉𝐶𝐶 ; cette discontinuité
2
3𝑉𝐶𝐶
de s2 doit être retransmise sur l’autre armature de C ; v atteint alors en principe (en fait cette valeur
2
passe rapidement à VCC si l’entrée de chaque porte MOS est protégée par des diodes d’écrêtage).
Le condensateur se décharge dans la maille comportant le circuit RC et les autres transistors MOS.
𝑉𝐶𝐶
Quand e1 atteint par valeurs décroissantes, les inverseurs basculent de nouveau : 𝑠1 = 𝑉𝐶𝐶 ; 𝑠2 = 0;
2
𝑉𝐶𝐶
la discontinuité décroissante de s2 se répercute et v prend la valeur − (ramenée à 0 par les diodes
2
d’écrêtage).

Remarques et améliorations (Fig N°2.9)


Suivant la valeur de RP, la période d’oscillation est comprise entre 1,4 et 2,2RC pour le schéma de principe.
Le rapport cyclique se règle encore par potentiomètre et diodes séparatrices ; la période se règle par la
résistance variable P, avec répercussion sur les limites de α ; en cas de déformation des signaux
rectangulaires (influence de la résistance de sortie), on utilisera une autre porte inverseuses à vide qui ne sera
pas affectée par les pointes de courant dans le circuit RC ; on disposera éventuellement du signal
complémentaire avec une dernière porte.

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e1 s1 e2 s2 e3 s3 e4 s4

Rp P
v’s(t) v’’s(t)
C

v(t)
r2 r1

Fig N°2.9 : Oscillateur réglable, avec mise en forme de la tension de sortie

II-4-3-3- Chronogrammes :
s2(t)
+VCC

t
0
s1(t)
+VCC

t
0
v(t)
3
+ 𝑉𝐶𝐶
2

1
+ 𝑉𝐶𝐶
2
t
0
1
− 𝑉𝐶𝐶
2

3
+ 𝑉𝐶𝐶
2

1
+ 𝑉𝐶𝐶
2
t
0 T/2
1
− 𝑉𝐶𝐶
2
T
Fig N°2.10 : Oscillogramme principaux des montages

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III- OSCILLATEURS DE RELAXATION : réglage par tension


III-1-Introduction

Dans cette partie nous étudions des oscillateurs de relaxation dont les caractéristiques de période et/ou de
rapport cyclique sont réglables par modification d’une tension continue de commande, notée UC.

Cette tension est délivrée par une source basse impédance, à savoir :
• alimentation stabilisée.
• Amplificateur opérationnel monté en suiveur, pour des montages d’essai.
Cependant l’utilisation fondamentale concerne les montages bouclés. En effet, dans les asservissements la
grandeur contrôlée, traduite sous forme de tension, vient réagir sur la commande.

III-2- Réglage de période par tension


III-2-1- Montage

+VCC +VCC
R1
4 8
3
J K +VCC Q
7 H

R2 (C1) (C2)
D1 NE555 4027
6
5
D2 𝑄̅
2 1 RA1 RA0 GND
UC(t)
v (t) C

Fig N°2.11 : Générateur de signaux carrés, de période réglable par tension.

III-2-2- Analyse de fonctionnement


Considérons le montage déjà étudié et imposons la tension UC sur la borne 5 ; par sécurité de bon
fonctionnement, UC est choisie dans l’intervalle [2; 𝑉𝐶𝐶 − 2]𝑉.
𝑈
L’oscillation de tension v aux bornes du condensateur évolue entre les seuils de basculement 2𝐶 𝑒𝑡 𝑈𝐶 .
Les caractéristiques du signal rectangulaire recueilli sur la borne 3sont
𝑈
𝑉𝐶𝐶 − 𝐶
• durée du niveau haut : 𝑇1 = 𝑅1 𝐶𝑙𝑛 𝑉 2
,
𝐶𝐶 −𝑈𝐶
• durée du niveau bas : 𝑇2 = 𝑅2 𝐶𝑙𝑛2.

On voit que la tension UC agissant uniquement sur T1 influe à la fois sur la période et le rapport cyclique, et
ceci de façon non proportionnelle ; ce montage est donc peu intéressant si la linéarité de la loi 𝑇 = 𝑓(𝑈𝐶 )
est souhaitée.

On s’affranchit de la variation du rapport cyclique en créant un signal carré ; pour cela on emploie une
bascule utilisée en diviseur de fréquence par 2 ; les sorties de cette bascule commutent pour chaque front
montant sur son entrée d’horloge.

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1
Les signaux délivrés en 𝑄 et 𝑄̅ sont de rapport cyclique 2 et de période 𝑇 = 2(𝑇1 + 𝑇2 ) variant de façon
monotone croissante avec 𝑈𝐶 .
Le montage proposé dans la figure suivante est un autre oscillateur de relaxation qui présente le cycle de
fonctionnement suivante :
• charge du condensateur à courant constant,
• décharge rapide au travers d’une résistance de limitation et du transistor intégré.

+VCC +VCC
RE
4 8 J K +VCC
3 H Q

(C1) (C2)
r NE555 4027
7
5
6
𝑄̅
RP 2 1 RA1 RA0 GND
UC(t)
v (t) C

Fig N°2.12: Générateur de signaux carrés, avec proportionnalité période-tension


III-2-3- Caractéristiques de l’oscillation
La durée de la charge du condensateur :

𝐶𝑈𝐶 𝑅𝐸 𝐶 𝑈𝐶
𝑇1 = =
2𝐼 2 𝑉𝑍 − 𝑉𝐸𝐵
Elle est comprise entre 0,1 et 0,5ms ;
La durée de la décharge du condensateur :
𝑇2 = 𝑟𝐶 𝑙𝑛2
Avec r « RE on obtient donc une période d’oscillation pratiquement proportionnelle à la tension de
commande ; on peut recueillir plusieurs signaux :
• une dent de scie (base de temps)aux bornes du condensateur,
• un signal rectangulaire de rapport cyclique voisin de 1, sur la sortie borne3.
L’obtention d’un signal carré, mais de période double, est possible avec l’emploi de la bascule JK.

III-3-Rapport cyclique réglable par tension


III-3-1- Montage et analyse de fonctionnement

Aux bornes du condensateur, l’oscillation obtenue est une rampe périodique comprise entre les seuils
1 2
𝑉 et 3 𝑉𝑐𝑐 ;
3 𝑐𝑐
Sa période est voisine du temps de charge du condensateur tant que r «RE et vaut :

𝑹𝑬 𝑪 𝑽𝑪𝑪
𝑻 ≈ 𝑻𝟏 =
𝟑 𝑽𝒁 − 𝑽𝑬𝑩

N. Max Page 18
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Cette rampe est comparée à la tension continue UC ; pour qu’il y ait basculement de la sortie du comparateur,
on doit avoir nécessairement :
1 2
𝑉𝐶𝐶 < 𝑈𝐶 < 𝑉𝐶𝐶
3 3
Calculons le rapport cyclique de la tension de sortie, en faisant appel aux triangles semblables apparaissant
sur la figure des chronogrammes.
𝑉
𝑈𝐶 − 3𝐶𝐶 3𝑈𝐶
𝛼= = −1
2 1 𝑉𝐶𝐶
𝑉 − 𝑉
3 𝐶𝐶 3 𝐶𝐶

+VCC +VCC
RE RC
4 8 5 +VCC
3 - S
(C1) (C2)
r NE555
7 LM311
6 + VS(t)
RP 2 1 -VCC GND
UC(t)
v (t) C

Fig N°2.13 : Générateur de signaux rectangulaires, de rapport cyclique fonction linéaire d’une tension.

III-3-2- Chronogrammes
vC(t)
2
+ 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐻
3
1
+ 𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝐿
3
t
0
UC(t)
2
+ 𝑉𝐶𝐶
3
1
+ 𝑉𝐶𝐶
3
t
0
vs(t)
+VCC

t
0 𝛼𝑇 = 𝑇 T2
1

Fig N°2.14 : Oscillogrammes relatifs aux comparateurs

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III-4- Convertisseur tension-fréquence


III-4-1- Montage RC
IT V3(t)

C
IC
+Vsat
-
R1 V2(t)
I1 V1(t) +Vsat
TR
-
RB
+ -Vsat
+ -Vsat S2
UC R2 R4
S1 R5
R3

Fig N°2.15 : Convertisseur tension-fréquence

III-4-2- Analyse de fonctionnement


Les oscillateurs commandés par tension (V.C.O.) existent sous forme intégrée, comme dans la boucle
verrouillage 4046.
Examinons une réalisation à composants discrets ; représentée dans la figure précédente. Le premier étage à
Amplificateur Opérationnel est monté en source de courant constant d’intensité I1 réglable par la tension de
commande UC.
Le deuxième étage à A.O. est un comparateur à deux seuils ; l’état de sa sortie permet de bloquer ou de
saturer le transistor TR.
Suivant la conduction du transistor, le condensateur se charge ou se décharge à courant constant, d’où
l’obtention d’un signal triangulaire en S1 contenu entre les deux seuils de A.O.2 ; en effet :
TR bloqué ⇒ 𝐼𝐶 = 𝐼1 > 0 et S1 décroit.
TR saturé ⇒ 𝐼𝐶 = (𝐼1 − 𝐼𝑇 ) < 0 et S1 croit.
𝐼𝑇 > 𝐼1 est une condition nécessaire d’oscillation,
𝐼𝑇 = 2𝐼1 est la condition d’obtenir d’un signal symétrique.
► Calcul des courants
𝑅3 𝑅5
Posons 𝜆=𝑅 et λ′ = 𝑅
2 +𝑅3 4 +𝑅5
+ −
Pour A.O.1 𝑉 = 𝑉 = 𝜆𝑈𝐶
𝑈𝐶 (1−𝜆) 𝑈 𝑉𝐶𝐶
𝐼1 = et 𝐼𝑇 = 𝜆 𝑅𝐶 𝑜𝑛 𝑎 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝐼𝑇 > 𝛽𝐼𝐵 ≈ 𝛽
𝑅1 𝐶 𝑅𝐵
► Calcul des temps d’oscillation
Considérons la sortie d’A.O.2.

S2=-VCC pendant T2 tel que : 𝐼1 𝑇2 = 𝐶. 2𝜆′ . 𝑉𝐶𝐶

S2=+VCC pendant T1 tel que : (𝐼𝑇 − 𝐼1 )𝑇1 = 𝐶. 2𝜆′ . 𝑉𝐶𝐶

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D’où finalement :
1 1
𝑇 = 𝑇1 + 𝑇2 = 𝐶. 2𝜆′ . 𝑉𝐶𝐶 ( + )
𝐼1 𝐼𝑇 − 𝐼1
1
Comme I1 et IT sont proportionnels à UC, on voit bien qu’il en est de même de la fréquence 𝑓 = 𝑇 du
montage.
1
Simplifions les expressions dans le cas particulier 𝛼 = 2 ∶

𝐼𝑇 = 2𝐼1 ⇒ 𝑅1 𝜆 = 2𝑅𝐶 (1 − 𝜆)
1 𝑈𝐶
Si, de plus, on adopte arbitrairement 𝜆 = 𝜆′ = 2 et 𝑅1 = 2𝑅𝐶 𝑜𝑛 𝑎𝑢𝑟𝑎 𝑈𝐶 𝑇 = = 4𝑅1 . 𝐶. 𝑉𝐶𝐶
𝑓
III-4-3- Chronogrammes :

V1(t)
+𝜆UC
t
0
V2(t)

+0,6 t
0
-0,6
V3(t)
+ 𝜆 UC
t
0
S1(t)

+𝜆 VCC

t
0

-𝜆′ VCC
S2(t)
+VCC

t
0

-VCC T1
T2

Fig N°2.16 : Oscillogramme principaux des montages

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𝑽
III-4-4- Application : source à 𝑭 constant

La tension Uc lorsqu’elle agit simultanément sur un déclencheur en arc cosinus (en redressement
commandé) permet d’obtenir une source de tension de niveau moyen qui lui est proportionnelle, l’amplitude
des tensions alternatives étant imposée.
𝑈
La fréquence de sortie du convertisseur 𝑓𝐶 sert à commander un onduleur autonome.
V
La source alternative de puissance à F constant, dont le synoptique est représenté à la figure suivante, a
comme utilisation principale l’alimentation d’une machine synchrone dont on choisira par f la vitesse de
synchronisme ; son couple nominal est conservé quelle que soit la vitesse.

Synchronisation 50Hz V=k’ UC


f = k UC
U0+ΔU(t) U0=kUC
V
DECLENCHEUR
~ =
FILTRE
LINEAIRE
= ~ f
Impulsions

ISOLEMENT

f
CONVERTISSEUR
UC 𝐹 COMMANDE
ONDULEUR
𝑈𝐶

𝑉𝑒𝑓𝑓
FigN.2.17 : Principe d’une source alternative à 𝑓
constant

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TRANSMITION ET ISOLEMENT
DES SIGNAUX
I- GENERATEURS D’IMPULSIONS
I-1- Introduction

Ce sont des cas particuliers d’oscillateurs de relaxation, dont le rapport cyclique est voisin de zéro ; le signal
complémentaire de rapport cyclique voisin de l’unité est quelquefois employé.

Leur fréquence est réglable (utilisation pour les hacheurs et onduleurs autonomes) ou est imposée par le
secteur (redressement commandé et onduleur assisté).
En électronique de puissance, ces générateurs sont destinés à l’amorçage de thyristors. Une
impulsion « standard » possède une durée de 100μs et fournit une intensité de 100mA ; la durée (encore
appelée largeur) des impulsions est réduite dans le cas d’une commande par trains d’impulsions.
En électronique de commande, les impulsions servent essentiellement à provoquer le changement d’état de
monostable, ou de bascules, nous avons déjà rencontré des montages qui sont des générateurs d’impulsions.

I-2- Production d’un train d’impulsions


La réalisation d’un train ou peigne d’impulsions consiste à associer deux générateurs de signaux
rectangulaires :
► Un oscillateur haute fréquence, de 2 à 20KHz en vue d’amorcer un thyristor, et de rapport
cyclique compatible avec la transmission des impulsions,

► Un oscillateur basse fréquence, autonome ou synchronisé sur le réseau 50Hz.

La sortie de l’oscillateur B.F. est reliée à la borne d’inhibition de l’oscillateur H.F, ainsi les impulsions ne
peuvent avoir lieu que pendant les niveaux hauts de la sortie B.F.
La figure suivante montre une réalisation avec deux composants NE555 ; on remarquera la liaison entre la
borne 3 de C1 et la borne 4 de C2.

I-2-1- Montage

+VCC +VCC
R1 R1
4 8 4 8
7 3 7 3

R2 (C1) R2 (C2)
D1 NE555 D1 NE555
6 6
S1(t) S2(t)

2 1 2 1

C C’

Fig N°3.1 : Production de trains d’impulsions périodiques

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I-2-2- Chronogrammes

S1(t)
+VCC

t
S2(t)
+VCC

t
Fig N°3.2 : Trains d’impulsions périodiques produites par les NE555.

I- 2-3- Exemples d’utilisation

- En redressement commandé monophasé : le signal B.F. de fréquence 50Hz est produit pendant
l’intervalle de temps commun aux alternances positives d’une sinusoïde de référence et d’une
sinusoïde retardée ;

- En redressement commandé triphasé : le signal B.F. est au niveau haut pendant l’intervalle de temps
correspondant à 120° séparant les instants d’égalité d’une tension de commande avec deux sinusoïdes
synchrones de l’alimentation;

- Pour un onduleur monophasé à thyristor, on dispose de deux signaux B.F. complémentaires ce qui
permet l’amorçage successif des deux diagonales du pont

OSCILLATEUR RAS OSCILLATEUR TRANSMISSION Th1

B.F. H.F. ISOLEMENT Th3

OSCILLATEUR TRANSMISSION Th2


INVERSEUR RAS
H.F. ISOLEMENT Th4

Fig N°3.3 : Synoptique de la commande d’un onduleur à thyristors

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I-3- Production d’un train d’impulsions synchronisé sur le secteur.

Le composant TCA 785 est un exemple de circuit intégré spécialisé. Il produit des signaux rectangulaires de
même période que la tension de synchronisation et d’instant de départ réglable par potentiomètre ou par
tension.
I-3-1- Montage et branchement

VCC=15v

56kΩ sorties 2,2kΩ


2,2kΩ
15kΩ 2,2kΩ
16 13 15 14
2,2kΩ
11 10kΩ
TCA
100kΩ 785 12
5 2,2kΩ
2,2kΩ 10
α β
6 9 47nF
50Hz
~ isol 4,7kΩ
8 1
2,2kΩ 1nF
47kΩ
1kΩ RAZ 2,2kΩ
2,2kΩ

Fig N°3.4 : Mise en œuvre d’un déclencheur à TCA785

D’un point de vue fonctionnel, on distingue :


- L’alimentation stabilisée avec sa masse en 1 et sa borne positive (8 à 18v) en 16 ;
- L’entrée de synchronisation borne 5quirecoit un signal bidirectionnel et de faible amplitude ;
- L’entrée d’inhibition des impulsions borne 6, obtenue par un niveau bas ;
- Le générateur de rampes synchronisé[Link] rampes, observables aux bornes du condensateur C10 sont
initialisées aux passages à zéro de la tension [Link] pente est éventuellement réglable par résistance
R9 ; elle dépend de la tension de référence interne mesurable sur la borne 8, de valeur environ 3v. Si
la pente est trop grande, la rampe sera écrêtée à VCC, d’où un signal U10 en forme de trapèze au lieu
d’un signal triangulaire.
- L’entrée de la tension de comparaison sur la borne 11 ; dans un montage d’essai on peut se contenter
d’un montage potentiométrique à partir de l’alimentation stabilisée ;
- Les bornes de sortie : on utilisera seulement les bornes 14 et 15 qui sont active et positive de la
tension de synchronisation.

I-3-2- Fonctionnement

Le signal de sortie commence à l’instant d’égalité de la tension U11 et de la rampe U10 ; il cesse à la fin de
l’alternance de la tension U5, sauf si la borne 12 n’est plus reliée directement à la masse. Chacune des sorties
délivre un signal de période 20ms (synchronisation sur le secteur). Si l’on souhaite un signal double
alternance, en vue d’amorcer un pont mixte ou un gradateur monophasé, on réunira les sorties par un
montage OU à diodes.

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L’obtention d’un train d’impulsions se fait en soumettant les deux entrées d’une porte ET respectivement à :
- Un signal U14 ou U15 issu du TCA785.
- Un signal rectangulaire haute fréquence, provenant par exemple d’un autre montage.

Les avantages de la commande par train d’impulsions sont la fiabilité de l’amorçage des thyristors lorsque le
circuit de puissance est fortement inductif, et la facilité de transmission par transformateur d’impulsions.
𝑈11
Expression du temps de retard : Δ𝑡 = 𝑅9 𝐶10 𝑈8
Soit un angle de retard : 𝛿 = 𝜔Δ𝑡

I-3-3- Chronogrammes

v5(t)

10ms 20ms t
0

U10
U11
t
0
V15(t)

t
0 α β
V14(t)

t
0 α β α : C12 en service ;
Δ𝑡 Δ𝑡 β : borne 12 à la masse

Fig N°3.5 : Allure des tensions aux bornes de TCA 785.

Remarque :
L’utilisation essentielle est le redressement commandé. L’isolation galvanique de synchronisation par un
transformateur (220/24v 25VA par exemple) est obligatoire. Suivant le système étudié, il faudra ou non
compléter par une isolation galvanique du train d’impulsions. Cette isolation des sorties n’est facultative que
dans le cas de l’amorçage de thyristors en cathode commune ; la masse du déclencheur est reliée aux
cathodes ; chaque sortie alimente une gâchette au travers d’une résistance de limitation du courant, et d’une
diode de protection.

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II- TRANSMITION ET ISOLEMENT DES SIGNAUX


II-1- Introduction

Dans les montages d’électronique de puissance, il faut assurer le fonctionnement correct des interrupteurs
électroniques commandés ; les signaux de commande sont issus de cartes électroniques alimentées sous
basse tension, alors que le circuit de soumis à de fortes tensions continues ou alternatives.

L’isolement de la commande par rapport à la puissance est souvent obligatoire (cas de la commande
simultanée de deux interrupteurs placés sur la même diagonale d’un pont ; cas de deux thyristors dont les
cathodes ne sont pas équipotentielles ; cas de deux transistors dont les émetteurs ou les sources ne sont pas
équipotentiels).

Il reste souhaitable dans les autres cas d’avoir un isolement complet, en entrée et en sortie, des cartes
d’électronique de commande pour les raisons ci-dessous :
♦ sécurité pour l’opérateur quand la masse de la commande n’est pas définie par rapport au secteur ;
♦ facilité d’observation des oscillogrammes (visualisation des points tests pour la maintenance) sans
avoir à isoler l’oscilloscope ;
♦ insensibilité à certains parasites et aux courants de fuite du circuit de puissance.

Les inconvénients sont les suivants :


► il faut prévoir un minimum d’encombrement pour les transformateurs de synchronisation, pour ceux
servant à réaliser les alimentations stabilisées.
► de plus il faut mettre en œuvre des composants appropriés à la transmission fidèle des signaux
analogiques ou impulsionnels.

Par ailleurs, dans la plupart des montages bouclés se pose le problème de la rétroaction d’un signal image
d’une grandeur électrique du circuit de puissance, vers l’électronique de commande. En principe leurs
masses respectives ne sont pas reliées. Un bon capteur de courant ou de tension doit posséder les qualités
suivantes :
- Assurer un isolement galvanique,
- Avoir une réponse linéaire, pour un signal analogique,
- Avoir des temps de commutation négligeables pour un signal impulsionnels,
- Ne pas provoquer de chute de tension, ni de prélèvement de puissance, ni de déformation du signal à
transmettre.

L’étude des transformateurs classiques de tension et d’intensité est supposée connue.

II-2- Capteur à effet HALL

II-2-1- Constitution

Il consiste en un circuit magnétique, une plaquette de semi-conducteur placée dans un entrefer, un montage
à Amplificateur Opérationnel réalisant une conversion tension-courant et deux enroulements montés en flux
soustractif ; l’enroulement de ns spires parcouru par le courant d’entrée Is est déjà installé, et non accessible ;
le courant d’entrée IE doit passer par un orifice prévu à cet effet.

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IE ⃗
𝐵
R2 I’s
n
(a) (a)
R1 +VCC R Rm VS
IS +
Vh r
- 𝐼
nS -VCC
r Vh

Fig N°3.6 : Capteur à effet Hall

II-2-2- Fonctionnement et dimensionnement

En présence d’un champ magnétique transversal B, la plaquette parcourue par un courant constant I
(également non accessible) présente suivant sa troisième dimension une d.d.p de quelque mv proportionnelle
au produit BI et à des constantes du matériau; ce phénomène constitue l’effet Hall.

Ici la tension Vh est proportionnelle à B, donc aussi à la quantité nIE –ns Is en vertu du théorème d’Ampère ;
le capteur possède un système électrique bouclé de sorte que la tension Vh comparable au signal d’erreur
dans un asservissement, soit toujours voisine de 0 ; dans ces conditions, le courant Is recopie le courant IE
quelle que soit sa forme.

Aux bornes de la résistance de mesure, on recueille une tension proportionnelle à IE(t), en grandeur et signe,
sous réserve que la saturation des A.O ne soit pas atteinte.

A partir de la forme commerciale, il faut pour la mise en œuvre :

- Câbler un fil ou n spires parcourues par le courant à mesurer ;


- Brancher une alimentation stabilisée symétrique ±12v.
- Installer une résistance de mesure Rm telle que, pour l’intensité maximale prévue :
𝑘(𝑅𝑠 + 𝑅𝑚 )𝐼𝑚𝑎𝑥 < 12𝑉
𝑛
En appelant 𝑘 = 𝑛 le rapport de transformation ; le constructeur indique Rs : résistance interne de
𝑠
sortie du capteur.

II-3- Etude d’une photo coupleur en signaux analogique

Ce composant est l’association, sous un même boitier, d’une diode électroluminescence émettant dans
l’infrarouge, et d’un phototransistor ; la tenu en isolement entre la diode et le transistor vaut typiquement
1 à 3kv.
La diode supporte à l’état passant une intensité de 50mA avec une chut de tension d’environ 1,2v, mais elle
ne peut supporter qu’une faible tension négative (-3) à l’état bloqué.

N. Max Page 28
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Le transistor supporte 30v à 70v à l’état bloqué et présente une amplification en courant α voisine de 1 par
rapport au courant dans la diode ; plus précisément à cause des rendements des conversions d’énergie
électrique en énergie lumineuse qui sont faibles et non constants :
𝑖 𝑇 = 𝛼(𝑖𝐷 − 𝑖𝐷0 )𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑖𝐷0 ≈ 3𝑚𝐴

Considérons le montage donné dans la figure suivante dans lequel sI est la tension d’entrée proportionnelle
au courant à mesurer:

U
+VCC
I iD
R3
Rd RC

sI R1 +VCC
iT -

VS +
R2 -VCC
V
I

-VCC
Fig N°3.7 : Utilisation d’un photocoupleur en capteur analogique pour un courant ou une tension.

On trouve successivement :
(𝑠𝐼−𝑉𝑆 )
- dans la diode : 𝑖𝐷 = 𝑅𝑑
avec 𝑉𝑠 ≈ 1,2𝑉.
- sur le collecteur : 𝑉𝐶 = 𝑉𝐶𝐶 − 𝑅𝐶 𝑖 𝑇
𝑉𝑆 𝑠𝐼
𝑉𝐶 = 𝑉𝑐𝑐 + 𝑅𝑐 𝛼 (𝑖𝐷0 + ) − 𝑅𝑐 𝛼
𝑅𝑑 𝑅𝑑

Par ailleurs, le montage sommateur effectue l’opération :


𝑅 𝑅
𝑉 = − 𝑅3 𝑉𝑐 + 𝑅3 𝑉𝐶𝐶
1 2

On peut mettre la tension de sortie V sous la forme :


𝑉 = 𝐾1 𝐼 + 𝐾2
K1 se modifie par action sur Rc.
K2 = 0 s’obtient par réglage sur R2.

Les inconvénients de ce montage sont la chute de tension de l’ordre de 2,5v dans le circuit de puissance
(d’où quelquefois la nécessité d’un préamplificateur avec alimentation séparée pour disposer d’un signal
suffisant …) et une mauvaise linéarité car le coefficient α n’est pas rigoureusement constant.

De plus à cause de la dispersion de fabrication sur α, il faut modifier les résistances ajustables en cas de
remplacement du photo coupleur.

A la place du signal sI on peut mesurer une grande tension continue U en dimensionnant Rd en conséquence.

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Dans les figures suivantes on a une meilleure utilisation du photo coupleur dans une commande avec
isolement :

+E

RB
+E T’P

RC Lch RC
Rch RD
RD D0

Lch
TP e(t) D0 Rch
e(t)
S
S RB
MC MP
MC MP
Fig N°3.9 : Configuration élémentaires de hacheur
Fig N°3.8 : Configuration élémentaires de hacheur
un quadrant avec un interrupteur PNP
un quadrant avec un interrupteur NPN

+E

RB RC
T’P D
RC Lch Rch
RD
D0
Ph1
Ph1
Ph2
e(t)
Ph2 D TP
S RB
MC MP
Fig N°3.10 : Commande synchrone pour demi-onduleur ou hacheur réversible.

II-4- Transformateur d’impulsion

II-4-1- Constitution et montage d’étude d’un transformateur d’impulsion

C’est un tore de ferrite, d’encombrement voisin de 1cm3 sur lequel sont bobinés deux ou trois enroulements.
Le primaire est associé à un transistor en régime de commutation, en vue de transmettre des impulsions
rectangulaires positives. En fonctionnement périodique, on dispose d’un générateur de période Tg de niveau
haut VCC pendant une durée T1.

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VCC
R D1
G
D0
D2
Dz
m K
RB IB

e(t)

Fig N°3.11 : Montage d’étude d’un transformateur d’impulsion.

II-4-2- Analyse de fonctionnement


Un cycle de fonctionnement périodique se compose de trois étapes :

II-4-2-1- Passage de l’impulsion


Dans le transistor existe un courant un courant base d’intensité constante :

(𝑉𝐶𝐶 − 𝑉𝐵𝐸 )
𝐼𝐵 =
𝑅𝐵
et un courant collecteur sous forme de rampe :
(𝑉𝐶𝐶 . 𝑡)
𝐼𝑐 (𝑡) =
𝐿1
En effet, le primaire se comporte comme son inductance propre, et puisque le courant primaire est de valeur
initiale nulle, le transistor est saturé , ce qui place l’enroulement primaire sous la tension VCC.
Le circuit magnétique (C.M) étant en régime de flux variable, une tension secondaire mVCC est produite.
En configuration de déclencheur de thyristor, en appelant R1 la résistance apparente d’utilisation R+Rgk, on
𝑚𝑉𝐶𝐶 𝑚2 𝑉𝐶𝐶
crée un courant secondaire d’où un courant ramené qui se supperpose à la rampe de courant,
𝑅1 𝑅1
laquelle coïncide avec le courant magnétique :
𝑉𝐶𝐶 . 𝑡 𝑚2
𝐼𝐶 (𝑡) = + .𝑉
𝐿1 𝑅1 𝐶𝐶

II-4-2-2- Démagnétisation
Quand l’impulsion à transmettre passe au niveau bas, le transistor se bloque. Le courant primaire se boucle
dans l’association de diodes, plaçant ainsi cet enroulement sous tension négative de valeur

−𝑉2 = −(𝑉𝑍 + 0,6).

La tension secondaire mV2 donne naissance à un courant se refermant dans R et D2.


La décroissance du courant primaire est linéaire tant que la diode Zener conduit ; après son annulation, le
courant secondaire décroit jusqu’à ce que D2 se bloque.

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𝑉𝐶𝐶
La durée de cette étape est de l’ordre de 𝑇1 = puisque les tensions relatives aux enroulements sont
𝑉2
alternatives. Le collecteur du transistor est porté au potentiel 𝑉𝐶𝐶 + 𝑉2 .

II-4-2-3- Repos
Tous les courants sont nuls. Le transistor est bloqué sous la tension VCC et le flux est nul dans le C.M.

II-4-3- Conditions de bon fonctionnement


♦ Saturation du transistor pendant l’étape (4-2-1) :

𝐼𝐶 (𝑇1 ) < 𝛽𝐼𝐵

𝑉𝐶𝐶 𝑚2 𝑉𝐶𝐶 𝑉𝐶𝐶


𝑇1 + <𝛽
𝐿1 𝑅1 𝑅𝐵

Si le transistor passe en fonctionnement linéaire avant la fin de l’impulsion, alors :


- Le C.M soumis à un flux constant ne produit plus de tension secondaire ;
- Le primaire présente une impédance apparente faible et le transistor va dissiper de la chaleur puisque
VCE > 0.

♦ Non saturation du C.M. pendant l’étape (4-2-1) :


L’amplitude du courant magnétisant doit laisser le C.M. en régime de flux variable :
𝑉𝐶𝐶 𝑇1 𝑛1 Φ𝑠𝑎𝑡
< 𝐼𝑠𝑎𝑡 =
𝐿1 𝐿1
𝑉𝐶𝐶 𝑇1 < 𝑛1 Φ𝑠𝑎𝑡 = (𝐸𝑇)
La surface de l’impulsion à transmettre doit être inférieure au produit (ET) caractéristique du transformateur.
En cas de dépassement, on observe les mêmes incidents que ceux cités ci-dessus.

♦ Nécessité de l’étape de repos.


L’étape de repos doit exister pour que les phénomènes soient répétitifs, sinon on obtient la saturation du
[Link] bout de quelques périodes.

On en déduit un rapport cyclique maximal des impulsions :


𝑉𝑍
𝛼𝑚𝑎𝑥 =
𝑉𝑍 + 𝑉𝐶𝐶
Si l’on travaille à la limite du produit (ET), on a de plus la fréquence maximale des impulsions :
1 𝑉𝐶𝐶
= 𝑇1 (1 + )
𝑓𝑚𝑎𝑥 𝑉𝑍

Les caractéristiques-constructeur sont :


- Le produit (ET) : flux de saturation dans le bobinage primaire,
- Le rapport de transformation m,
- L’inductance propre du primaire L1.

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Lors de la conception d’un circuit tel que celui de la figure présidente, l’utilisateur doit s’assurer
successivement :

- Que la surface des impulsions à transmettre est inferieure au (ET) du transformateur,


- Que le choix de la diode Zener est compatible avec le rapport cyclique des impulsions.
- Que le choix de R au secondaire permet l’amorçage certain d’un thyristor,
- Que le transistor peut supporter un courant collecteur que l’on peut estimer au double du courant
magnétisant,
- Que RB est bien choisie pour un courant de base provoquant la saturation du transistor…

II-4-4- Chronogrammes

commande T1 commande T1
𝑉𝐶𝐶 𝑉𝐶𝐶
𝑇1 . 𝑇1 .
𝑉𝑆 + 𝑉𝑍 𝑉𝑆 + 𝑉𝑍
t t
0 0
V2(t) V2(t)
mVCC mVCC

t t
0 0
-mVCC -mVCC
i2(t) i2(t)

IC ID IC ID
t t
0 0

Fig N°3.12 : Les oscillogrammes Fig N°3.13 : Les oscillogrammes


illustrant le fonctionnement à illustrant le fonctionnement en
vide charge

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ETUDE DES BLOCS DE COMMANDE


DES CONVERTISSEURS DE PUISSANCE STATIQ

I- DECLENCHEUR POUR REDRESSEMENT COMMANDE

I-1-Introduction
La structure d’un déclencheur comporte obligatoirement :
- Une alimentation stabilisée pour les circuits intégrés.
- Un transformateur pour apporter la tension de synchronisation et assurer l’isolement en entrée.
- Un transformateur d’impulsion pour transmettre un signal adapté aux caractéristiques de gâchette des
thyristors, et assurer l’isolement en sortie.
- Enfin un étage provoque le retard entre la sinusoïde de référence et l’apparition des impulsions.

En version industrielle, on dispose des améliorations ci-dessous :


 Choix entre une commande interne de tension (les butées sont fournies par des résistances fixes
entourant un potentiomètre) pour les montages en boucle ouverte, et une commande par tension
externe (les butées alors d’un montage à diodes) pour les systèmes en boucle fermée.
 Réalisation d’un train d’impulsions dont on contrôle l’instant de départ,
 Sorties synchrones grâce à l’emploi de transformateurs d’impulsions à double secondaire.
 Disjoncteur électronique provoquant l’arrêt des impulsions ou bien commutant la tension de
commande sur la valeur de butée maximal.

Nous avons déjà rencontré le déclencheur à TCA 785 qui provoque un retard proportionnel à une tension ;
nous allons aborder un déclencheur plus intéressant.

I-2- Commande linéaire ; commande en arc cosinus


Le but est d’obtenir une tension redressée dont la valeur moyenne U0 varie linéairement avec la tension de
commande Uc ; les tensions alternatives du circuit de puissance étant imposées par le réseau et un
transformateur d’entrée éventuellement.
La valeur théorique de la tension redressée, en débit ininterrompu à la sortie du montage redresseur varie en
cosδ pour les montages tout thyristors et en (1+cosδ) pour les montages mixtes.
On voit que si la tension de commande Uc peut s’identifier à UCM cosδ, alors la proportionnalité U0 = kUc
est obtenue.

L’intérêt de la commande linéaire est que la fonction de transfert du montage redresseur se réduit en régime
permanent à une constante, ce qui facilite la modélisation d’un asservissement et permet de prédéterminer le
gain de boucle ; ceci reste vrai si les fluctuations de Uc sont de constante de temps élevée devant la période
du secteur.

En termes d’asservissement les harmoniques de tension redressée sont une entrée de perturbation ; leurs
effets doivent être éliminés par filtrage avant toute rétroaction.

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- Etude du comparateur
L’impulsion d’amorçage d’un thyristor est synchrone du basculement d’un comparateur ; ses entrées sont
soumises respectivement à :
 La tension de commande Uc continue, ou lentement variable, et comprise entre deux butées,
 Une tension 𝑈̂ cos(𝜔𝑡); cette tension est en quadrature avance sur la fonction sin(𝜔𝑡).

Ici t=0 correspond à l’instant de commutation naturelle (début de conduction d’une diode dans le montage
homologue ou l’on aurait substitué des diodes aux thyristors).
La tension aux bornes du thyristor, bloqué sous tension positive et en attente d’amorçage, évolue en sin(𝜔𝑡).
Au cours d’électronique de puissance on a étudié les tensions anode-cathode des thyristors, et la
« cosinusoïde » en quadrature avance à appliquer au comparateur.

Relation entre butées de tension et butées d’angle de retard :


𝑈𝐶𝑀 = 𝑉 ̂𝑐 cos 𝛿𝑚
𝑈𝑐𝑚 = 𝑉̂𝑐 cos 𝛿𝑀 ; en principe𝛿𝑀 = 150°.

I-3- Circuit de commande d’un redresseur monophasé commandé


I-3-1- Montage d’un déclencheur d’un thyristor.
Considérons le montage de principe suivant, c’est un déclencheur mono alternance qui produit une seul
impulsion toutes les 20ms à un instant réglable, par la tension UC de l’alternance positive de la tension de
synchronisation.

Secteur 3 4 5 G
220v/50H 1 2
z 𝜋 K
2 Dérivateur Commutateur Transformateur
Comparateur
Transformateur D’impulsion
Déphaseur
abaisseur

VCC

1 +VCC
- 2 +VCC
- 3
+ 4 m K
-VCC + 5
Secteur -VCC
6Veff
220v/50H
z UC

Fig 4.1 : Déclencheur linéaire pour redressement monophasé monoalternance.

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I-3-2- Réalisation d’un déclencheur double alternance.


Voyons comment obtenir un déclencheur double alternance pour amorcer Th1 à l’instant δ/ω et Th2 à
l’instant (π+δ)/ω.

- On peut penser à doubler complètement le montage vue précédemment à condition de disposer d’une
deuxième tension de synchronisation en opposition de phase sur la précédente ; en pratique ces deux
tension de synchronisation seraient fournies par un transformateur à secondaire à point milieu, ce
point étant relié à la masse du déclencheur. Mais l’inconvénient de cette solution est le nombre total
élevé de composant ; et le repérage nécessaire de la concordance de phase entre la commande et la
puissance.

- Il faut comparer UC à 𝑈 ̂𝑐 cos(𝜔𝑡) quand sin (ωt) > 0 et UC à -𝑈̂𝑐 cos(𝜔𝑡) quand sin (ωt) < 0 pour
produire une autre impulsion 10ms plus tard. D’où l’idée d’un amplificateur de gain ±1 commandé
par le signe de [Link]. ; cet étage à Amplificateur Opérationnel comporte un transistor en
commutation soit bipolaire (penser à le protéger en Vbe < 0 ) soit JFET (penser à écrêter Vgs > 0 par
une diode).

̂𝑐 cos(𝜔𝑡) qui présente les deux signes


A l’état bloqué ce transistor est soumis à la tension 𝑈
̂𝑐 pour ne pas
possibles ; on a donc pendant 5ms Vce < 0 ou Vds < 0. Il faut limiter l’amplitude de 𝑈
détruire le composant.

Ce déclencheur crée des impulsions de sortie toutes les 10ms et convient à l’amorçage des montages
à deux thyristors P2 et PD2 mixte, avec bien sur un transformateur d’impulsions à double secondaire.

Ce montage est représenté dans les figures suivantes ainsi que ses principaux oscillogrammes.

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 Déclencheur linéaire, bi alternance, pour montages à deux thyristors.

+VCC -VCC
100kΩ 22kΩ 47kΩ 22kΩ
47kΩ 47kΩ
1μF
10kΩ +VCC UC
0 +VCC -
- 1 4 ,7kΩ
Secteur +
6Veff + -VCC
220v/50Hz
-VCC +VCC
- 3
22kΩ +VCC
- 100kΩ 2 +
2nF + 2N2222 -VCC
-VCC

22kΩ

22Ω 7
RAZ G
VCC
1kΩ
15kΩ 12kΩ 22kΩ 10kΩ K
8v2
100Ω 4 8 4 8 G’
7 3 3 5 22Ω 8
10nF 4 22kΩ 7 1kΩ
2 NE555 NE555 6 K’
3 2 2 ,7kΩ
6 6 2N1711
15kΩ 1 1
0,33μF 10nF

Fig 4.2 : Déclencheur linéaire, bi alternance pour montages à deux thyristors.

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 Oscillogramme relatifs au déclencheur linéaire, bi alternance, pour montages à deux thyristors.


v0(t)

t
0

v1(t)

t
0

v2(t)

UC
t
0

v3(t)

t
0

v4(t)

t
0
v5(t)

t
0
v6(t)

t
0
v7(t)

t
0
v8(t)

t
0 t1 t1
Δt1 Δt1

T/2 T/2

Fig 4.3 : Oscillogramme relatifs au déclencheur linéaire, bialternance, pour montages à deux thyristors

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I-3-3- Réalisation d’un déclencheur double alternance PD2 complet à 4 thyristors.


Là encore deux solutions sont possibles :
- Utiliser deux montages «déclencheur linéaire, bi alternance, pour montages à deux
thyristors» absolument identiques, entre autres même niveau de tension 𝑈 ̂𝑐 cos(𝜔𝑡) et même tension
de commande UC ; il faut relier les secondaires d’un transformateur d’impulsions aux thyristors
d’une diagonale. Les quatre thyristors reçoivent simultanément des impulsions ; la diagonale à l’état
bloqué va s’amorcer provoquant l’application d’une tension négative aux thyristors qui conduisaient ;
ces derniers se bloquent par commutation naturelle malgré les impulsions, inopérantes sous tension
VAK négative.
- On peut aussi adopter un montage suivant dans lequel on a prévue quelques améliorations :
 Filtrage de la sinusoïde de synchronisation pour s’affranchir des harmoniques du secteur et des
parasites ; c’est l’ensemble filtre d’entrée et déphaseur qui doit fournir un déphasage global de 90°
(par exemple 10°+80° pour le 50Hz).
 Production d’un train d’impulsions pendant une durée fixée par le changement d’état d’un
monostable ; cela facilite l’amorçage des thyristors sur charge fortement inductive.
 Aiguillage du train d’impulsions par une porte ET sur l’un des transformateurs d’impulsions suivant
le signe de synchro. Il est nécessaire de repérer la concordance de phase entre la commande et la
puissance.
 Mise en œuvre du disjoncteur électronique.

U’C UC
ET
4082
Monostable
5 6 7
Secteur 1 𝜋 2 4 OSCILLATEUR H.F.
−1
220v/50Hz 2 4011

ET
4082

Sgn v
3 4069
RAZ

+VCC
- 1 -
- 2 UC
+ +
Secteur + R
6Veff LM311
220v/50Hz
- 6
4 + 5 7
+VCC -VCC
2R
4011
LM311
-
Sgn v
+ 3
-VCC

Fig 4.4 : Déclencheur linéaire pour pont monophasé complet.

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Remarque
Il existe des déclencheurs industriels à commande numérique, dont les éléments essentiels sont :
- Une boucle à verrouillage de phase, pour gérer les signaux de la haute fréquence et les asservir après
division, sur 50Hz ;
- Une mémoire qui réalise la fonction Arc cos ;
- Un compteur pré positionnable à partir de la tension de commande UC et d’un convertisseur
analogique-numérique ;
- Une logique de sortie permettant de commander l’ensemble des thyristors ;
- Une interface de sortie avec des transformateurs d’impulsions.

I-4- Circuit de commande d’un redresseur triphasé commandé


Un déclencheur pour montage P3 ou PD3 mixte demande trois sorties produisant chacune une impulsion tout
les 20ms ; ces sorties sont décalées d’un tiers de période sur la précédente d’où la nécessité de disposer de
tensions de synchronisation elles-mêmes déphasées ; le tableau TAB 4 indique les tensions à utiliser pour
réaliser un déclencheur en Arc Cosinus.
Le montage suivant à pour particularité de fournir trois trains d’impulsions chacun de durée 120° et déphasés
de 120° dans l’ordre de succession des tensions de synchronisation. La borne de remise à zéro des bascules
JK permet une temporisation et une initialisation à Q = 0 de toutes les bascules, lors de la mise sous tension
des cartes électronique.
Le disjoncteur électronique peut agir à différents endroits : RAZ de l’oscillateur produisant les impulsions
Haute fréquence, ou RAZ des bascules JK, ou commutation de UC sur UCM ; cette dernière possibilité est
fortement recommandée en onduleur assisté.

U’C UC
OSCILLATEUR H.F.
RAZ

Secteur - J H
220v/50Hz A.O ET
Ph1 + 4011
K Q

Secteur - J H
220v/50Hz ET
A.O
Ph2 + 4011
K Q

Secteur - J H
220v/50Hz ET
A.O
Ph3 + 4011
K Q
4027
Fig 4.5 : Déclencheur triphasé pour montage P3 ou PD3 mixte.

Commande d’un pont complet PD3 à six thyristors.


 Une solution consiste à utiliser deux déclencheurs tels que figure N° 4.5; les tensions de
synchronisation étant globalement ±V1 , ±V2 , ±V3 on disposera de trois transformateurs de
synchronisation à secondaire à point milieu ; il faut s’assurer du respect des indications du tableau
TAB1.
 Pour la deuxième solution nous allons voir un déclencheur avec lequel chaque thyristor reçoit par
période une impulsion d’amorçage (de retard réglable par tension UC sur une sinusoïde de référence

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appropriée) et une impulsion de confirmation 60° plus tard (voir figure N°4.6). Ce double amorçage
est rendu nécessaire dans les montages où deux thyristor se trouvent électriquement en série dans
chaque étape de fonctionnement ; il s’agit entre autres du pont complet PD3 ; comme le trajet du
courant est modifié tous les 1/6 de période consécutifs, le réamorçage est obligatoire en cas de débit
interrompu, et de tout façon impératif à la mise sous tension (alternative) du convertisseur.
Considérons le montage de principe Figure N°4.7 chaque déclencheur individuel possède un étage
comparateur entre la tension de commande UC et une sinusoïde de référence, un dérivateur
produisant une impulsion lors du basculement du comparateur (voir déclencheur linéaire
Fig 4.1 entre les points tests 2 et 5) et éventuellement un étage monostable de remise en forme de
cette impulsion. Les impulsions doivent en effet avoir une largeur minimale pour assurer l’amorçage
simultané de deux thyristors. En sortie se trouve un transformateur d’impulsions à deux secondaires
isolés.
Cette gâchette de thyristor est reliée à deux secondaires différents ; les diodes séparatrices évitent
toute influence d’un déclencheur sur un autre.
Le tableau TAB 2 donne les tensions de synchronisation à appliquer à chaque déclencheur ;
la figure N°4.8 montre la séquence des impulsions de sortie, pour une alimentation triphasée à
succession directe.
Ce déclencheur convient aussi aux gradateurs triphasés.

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

Synchronisation VC
v1 v3 v2 G1
-mv2
UC K1
UC G’2
u13
K’2
-v2 Fig N°4.1 Fig N°3.11
0 δ +mv2 G’1
vGK K’1
G2
K2
60° Solution fig 5.7 Fig N°4.1 Fig N°3.11
-mv3 G2
K2
vGK G’3
K’3
Fig N°4.1 Fig N°3.11
Solution fig 5.5
+mv3 G’2
K’2
iAK G3
Th1 K3
Fig N°4.1 Fig N°3.11
-mv1 G3
δ δ+120° K3
G’1
iAK K’1
Th1 Fig N°4.1 Fig N°3.11
+mv1 G’3
K’3
G1
δ δ+60° K1
Fig N°4.1 Fig N°3.11
Fig N°4.6 : Contraintes d’amorçage
dans un pont PD3 tout thyristors Fig 4.7 : Déclencheur pour pont PD3 avec impulsions de confirmation.

Th1
v 32 1 N
Th’3

Th2 Th’1 Th1


Th’1 Th1

Th’1
Th’2 Th2
Th3
Th’2 Th2
Th’2
Th’3 Th3
Fig 4.8 : séquence d’amorçage
des thyristors d’un pont PD3

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Support de cours d’électronique de commande ENPU3

TRIPHASEE TRIPHASEE
SOURCE MONOPHASEE
(DIRECT) (INVERSE)
Th1 Th2 Th’1 Th’2 Th1 Th2 Th3 Th’1 Th’2 Th’3 Th1 Th2 Th3 Th’2 Th’3
COMPOSANT Th’1
TENSION
VAK AVANT 𝑣 −𝑣 −𝑣 𝑣 𝑢13 𝑢21 𝑢32 𝑢31 𝑢12 𝑢23 𝑢12 𝑢23 𝑢31 𝑢21 𝑢32 𝑢13
AMORCAGE
TENSION
COMPAREE 𝑢 −𝑢 −𝑢 𝑢 −𝑣2 −𝑣3 −𝑣1 𝑣2 𝑣3 𝑣1 𝑣3 𝑣1 𝑣2 −𝑣3 −𝑣1 −𝑣2
UC

𝑣1 = 𝑉̂ sin 𝜃
2𝜋 𝑣1 = 𝑉̂ sin 𝜃
𝑣2 = 𝑉̂ sin(𝜃 − ) 2𝜋
𝑣 = 𝑉̂ sin 𝜃 3 𝑣2 = 𝑉̂ sin(𝜃 − )
2𝜋 3
REMARQUE 𝑢=𝑈 ̂ sin 𝜃 𝑣3 = 𝑉̂ sin(𝜃 + ) 2𝜋
3 ̂
𝑣3 = 𝑉 sin(𝜃 + )
3

TAB 2 : Tensions de synchronisme pour un déclencheur en Arc Cosinus.

II- DECLENCHEUR POUR HACHEUR


II-1- Déclencheur pour hacheur à transistor

Il faut réaliser un générateur de créneaux, le plus souvent de fréquence fixe, de rapport cyclique réglable par
tension ; le plus simple consiste à comparer un signal e(t) en forme de rampes (soit un triangle symétrique,
soit une dent de scie) avec une tension continu UC.

Limiteur I N
B.F
Correcteur P.I.D U
B.O
Disjoncteur I

U’C UC

Anti-saturation

Courant
C.
base
A.
Ecrêtage
Blocage L.
Performant C.
−5𝑉
comparateur

e(t)
FigN°4.9 : Synoptique de la commande d’un hacheur à transistors.

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L’intervalle de variation de UC est maintenu par un circuit d’écrêtage à l’intervalle de variation de e(t) :
𝑒𝑚𝑖𝑛 < 𝑈𝐶𝑚𝑖𝑛 < 𝑈𝐶𝑚𝑎𝑥 < 𝑒𝑚𝑎𝑥
De sorte que le rapport cyclique présente deux butées :
𝑈𝐶 𝑚𝑖𝑛 − 𝑒𝑚𝑖𝑛 𝑈𝐶 𝑚𝑎𝑥 − 𝑒𝑚𝑖𝑛
𝛼𝑚𝑖𝑛 = ; 𝛼𝑚𝑎𝑥 =
𝑒𝑚𝑎𝑥 − 𝑒𝑚𝑖𝑛 𝑒𝑚𝑎𝑥 − 𝑒𝑚𝑖𝑛
Le problème le plus délicat consiste en l’interfaçage de la sortie du comparateur avec le transistor de
puissance à commander.

II-2-Déclencheur pour hacheur à thyristor


Il faut également réaliser un générateur de créneaux de rapport cyclique réglable à la sortie S d’un compteur.
Le thyristor principal Thp est amorcé par une impulsion, ou un train de durée calibrée, synchrone du front
montant de s(t) ; le blocage de Thp coïncide avec l’amorçage du thyristor d’extinction The par une autre
impulsion synchrone du front descendant de s(t). L’interfaçage comporte entre autres deux transformateurs
d’impulsions.

Limiteur I N
B.F
Correcteur P.I.D U
B.O
Disjoncteur I
OSC H.F.

U’C UC ET Thp
4081
Thi

Monostable

4069
comparateur

ET
4081 The
e(t)

Monostable
FigN°4.10 : Synoptique de la commande d’un hacheur à thyristors.

L’intérêt de tels déclencheurs appliqués à un hacheur série est la linéarisation de la fonction de transfert
Δ𝑈0 = 𝐾Δ𝑈𝐶 (Fig N°4.11) en supposant constant le niveau de tension d’entrée Ue du hacheur, et en
négligeant l’erreur systématique sur le rapport cyclique ; dans les hacheurs à thyristors il ya un écart entre le
rapport cyclique de la commande et celui de la tension aux bornes du récepteur.

Les fluctuations éventuelles de la tension UC sont de très basse fréquence par rapport à la fréquence de
hachage.

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Les harmoniques de la tension hachée sont assimilables à une perturbation périodique, et leurs doivent être
éliminés.

+VCC
VCC

UM Um<UM
- -
+ +
U’C UC U’C

UC -VCC -VCC
- -
+ +
U’C UC
Um ≤ UC ≤ UM
Fig 4.11.a : limitation symétrique Fig 4.11.b : limitation dissymétrique
d’une tension de commande. Par butées fixes à diode Zener.
Fig 4.11.c : limitation par par
butées réglables

III- Commande M.L.I. pour un onduleur à transistor


L’intérêt de la commande par Modulation de Largeur d’Impulsion réside dans le contenu harmonique du
signal de commande qui se trouve également au niveau de la tension « ondulée » aux bornes du récepteur

- Un fondamental à la fréquence désirée des tensions alternatives de sortie ; son amplitude est
éventuellement réglable par montage potentiométrique, ou par amplificateur à gain commandé par
tension voir Fig N°4.12 :

-
+

vs
ve

Fig N°4.12 : Amplificateur à gain commande par tension

- Des harmoniques de rang faible nuls ou négligeables, par exemple du rang 3 au rang 15,

- Des harmoniques de rang élevé présents, mais les composantes de courant dont ils sont responsables
sont atténuées spontanément si le récepteur est inductif.

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Une stratégie fréquemment employée consiste à comparer un signal triangulaire de fréquence 2n.f avec un
signal sinusoïdal de fréquence f ; aux instants d’égalité on obtient le basculement du comparateur, donc le
changement d’état logique du signal de commande voir les figures N°4.13 et 4.14.

Amp.
2n Gain.
4040 Filtre Com

Mise en
forme

Oscillateur
comparateur

Mise en
forme
4069
FigN°4.13 : Synoptique de la commande [Link].

Sgn

LM311
Amp.
2n Gain. ET
4040 Filtre Com +
4081
LM311

-
comparateur 4069

Oscillateur
ET
- 4081
LM311
X-1
A.O +
comparateur
FigN°4.14 : Synoptique de la commande [Link].
en inverseur

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Comparons les commandes M.L.I. bipolaire et unipolaire : le synoptique le plus complexe se rapporte au cas
unipolaire, mais à instants de découpage identiques les harmoniques sont en proportion relative moitié. Le
générateur de signaux synchrones rectangulaires et triangulaires doit délivrer des signaux alternatifs pour la
commande bipolaire ; par contre on peut employer des triangles positifs ou nuls dans le cas unipolaire d’où
la diode (facultative) de l’oscillateur montré fig N°4.15. Le résidu harmonique est plus faible avec l’emploi
de la diode.

R2 R1 Sortie

R
+
-
-
+ Sortie

Fig 4.15 : Obtention d’un signal triangulaire positif ou nul.


Avec un onduleur triphasé, la commande bipolaire est la plus facilement réalisable ; la solution analogique
demande des sinusoïdes de référence déphasées de 120°. Il existe des solutions numériques dans lesquelles
on utilise une mémoire qui permet de gérer, en association avec une horloge et un compteur, les instants de
commutation des interrupteurs électroniques.

Le composant HEF 4752, chez Motorola, est un circuit intégré spécifique adapté à la commande des
onduleurs triphasés.

III-1- Présentation du circuit de mise en forme


e1(t)

t
0
e1 e1(t)
ET S
4081
e2

t
0
S(t)

t
0

Fig 4.16 : Raccourcissement d’un signal carré pour obtenir un créneau avec α<0,5

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III-2- Présentation et étude du filtre


Le courant est en pratique représenté par une tension obtenue à la sortie d’un capteur à effet Hall. On admet
que ce capteur est parfait et que la forme d’onde V1 est rigoureusement la même que celle du courant à
étudier. Ce courant est périodique, et son équation sous forme de série de Fourier s’écrit :
𝑖(𝑡) = 𝐼0 + 𝐼1 √2 cos(𝜔𝑡 − 𝜑) + ∑∞ 𝑘=2 𝐼𝑘 √2 cos(𝑘𝜔𝑡 − 𝜑𝑘 ).

En électronique de puissance on s’intéresse le plus souvent à I0 valeur moyenne et à I1 valeur efficace du


fondamental. On utilise un filtre passe-bas pour éliminer les autres termes de pulsation 2𝜔, 3𝜔, … plus élevée
que 𝜔 à condition que la fréquence de coupure f0 du filtre soit telle que :
𝜔
= 𝑓 < 𝑓0 < 2𝑓
2𝜋

Le filtrage n’est performant que si la pente de la fonction de transfert pour 𝑓 > 𝑓0 est très grande, ce qui
implique l’utilisation d’un filtrage d’ordre élevé. D’autre part la fréquence f du courant i(t) est souvent basse
et dépend du convertisseur de puissance ; il faut pouvoir régler facilement la fréquence de coupure f0. Enfin,
il est préférable que dans la bande passante 0 < 𝑓 < 𝑓0 la fonction de transfert soit égale à 1 en module.
C’est ce que réalise le filtre à capacité commutée MF4 (fig 4.17).

Sa fonction de transfert est du type Butterwoth d’ordre 4 ; la pente de la bande atténuée vaut donc -
80dB/décade. Comme les harmoniques de rang pair sont rares en électronique de puissance, ce sont les
harmoniques de rang, 3, 5,7… qui sont éliminés.
1
Le module de la fonction de transfert s’écrit : |𝑇| =
𝜔 8
√1+( )
𝜔0

La fréquence de coupure f0 est le 1/100 d’une fréquence d’horloge fclk.

Vclk
+5v
1
𝑓𝑐𝑙𝑘 =
t 𝑇′
0 T’/2 T’ 2T’ 𝑓𝑐𝑙𝑘
𝑓0 =
100
1 8 +5v
7 -5v
MF4 𝑉𝑆
Ve Vclk 3 6 20 log | |
𝑉𝑒
𝑓
0 20 log
4 5 𝑓0
Vs
-5v
−4 (−80𝑑𝐵 ⁄𝑑é𝑐𝑎𝑑𝑒 )

Fig N°4.17 : Filtre à capacités commutées

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Ainsi la forme d’onde Ve(t) représentée à la figure N°4.18 donne en sortie du filtre la sinusoïde Vs(t).
Le signal « quasi-carré » encore appelé « 1/3 – 2/3 » se rencontre :
- En redressement triphasé en pont ; c’est le courant dans les enroulements secondaires du
transformateur d’entrée,
- Dans les onduleurs triphasés de tension, à commande simple.

Le filtre MF4 peut aussi être utilisé pour obtenir la composante fondamentale d’une ondulation de tension, à
la sortie d’un redresseur commandé par exemple. Il faut prendre soin de ne pas dépasser 5v pour la valeur
absolue de sa tension d’entrée, puisqu’il est alimenté en ±5v. On obtiendra ainsi (la figure N° 4.19.) :
- La valeur moyenne U0 = f(δ).
- L’amplitude de l’ondulation 𝑈1√2 = 𝑓(𝛿).

Ve Uc

+kImax
7𝑇
12 t t
0 𝑇 5𝑇 𝑇 𝑇 0
12 12 2
-kImax VS 𝑈1 √2 𝑎𝑚𝑝𝑙𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒
𝑑𝑢 𝑓𝑜𝑛𝑑𝑎𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙
VS

𝑈𝑒0 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟
𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒
t
t 0
0 𝑇 𝑇
2 Fig N°4.19 : Forme d’onde en redressement
commandé
P3 et résultat du filtrage.
Fig N°4.18 : Forme d’onde 1/3-2/3 après
filtrage.

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BIBLIOGRAPHIE

-[Link], Michel Boês, Daniel Bouix, Jaque Vaillant (2006) : Manuel de Génie Electrique.(Dunod)

-Thiery. Gervais (2002) : Electronique. (Wibert)

-Claude Naudet, Michel Pinard (2000) : Electronique de puissance Etudes expérimentales Essais

de systèmes (Dunod)

-Hubort Lumbroso (1995) : Electronique. (Dunod)

- Daniel Bouix (1993) : Electronique linéaire. (Dunod)

- Jaque Vaillant (1985) : Electronique “Théorie applications laboratoire”. (Dunod)

-H. Bühler (1979) : Électronique de réglage et de commande, Traité d’électricité. (Dunod)

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