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TD 12: Nombres Réels: Exercice 12.1 Exercice 12.2

Le document présente une série d'exercices sur les propriétés des nombres réels, notamment sur les bornes supérieures et inférieures des ensembles. Il inclut des démonstrations concernant les parties de R, les fonctions bornées, et les critères de densité. Les solutions détaillées des exercices fournissent des preuves mathématiques rigoureuses pour chaque affirmation.

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TD 12: Nombres Réels: Exercice 12.1 Exercice 12.2

Le document présente une série d'exercices sur les propriétés des nombres réels, notamment sur les bornes supérieures et inférieures des ensembles. Il inclut des démonstrations concernant les parties de R, les fonctions bornées, et les critères de densité. Les solutions détaillées des exercices fournissent des preuves mathématiques rigoureuses pour chaque affirmation.

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TD 12 : NOMBRES RÉELS

EXERCICE 12.1 Soient 𝐴, 𝐵 deux parties de R, non vides, avec 𝐵 majorée et 𝐴 ⊂ 𝐵. PD


Montrer que 𝐴 admet une borne supérieure, et que sup(𝐴) ⩽ sup(𝐵).
EXERCICE 12.2 Montrer que les parties de R suivantes sont bornées. Déterminer leurs bornes inférieures et supérieures : PD
1 1 1 1
       
1. 𝐴 = (−1)𝑛 + ,𝑛∈N 2. 𝐵 = − , (𝑛, 𝑝) ∈ N∗ × N∗, 𝑛 ⩽ 𝑝 3. 𝐶 = (−1)𝑛 1 − , 𝑛 ∈ N∗
𝑛+1 𝑛 𝑝 𝑛

EXERCICE 12.3 Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties non vides minorées de R. AD


1. Montrer que 𝐴 ∪ 𝐵 est minorée, et montrer que inf (𝐴 ∪ 𝐵) = min(inf 𝐴, inf 𝐵).
2. Montrer que si 𝐴 ∩ 𝐵 ≠ ∅, alors max(inf (𝐴), inf (𝐵)) ⩽ inf (𝐴 ∩ 𝐵). Est-ce toujours une égalité ?
3. On pose 𝐴 + 𝐵 = {𝑎 + 𝑏, (𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴 × 𝐵}. Montrer que 𝐴 + 𝐵 est minorée et que inf (𝐴 + 𝐵) = inf (𝐴) + inf (𝐵).
EXERCICE 12.4 Parties adjacentes de R D
Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties non vides de R. On suppose que

∀(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴 × 𝐵, 𝑎 ⩽ 𝑏 et ∀𝜀 > 0, ∃(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴 × 𝐵, 𝑏 − 𝑎 < 𝜀.

Montrer que 𝐴 admet une borne supérieure, 𝐵 admet une borne inférieure et sup(𝐴) = inf (𝐵).
EXERCICE 12.5 Soit 𝐴 une partie majorée de R contenant au moins deux éléments. On suppose que 𝑥 ∈ 𝐴 et 𝑥 ≠ sup 𝐴. AD
Montrer que sup(𝐴 \ {𝑥 }) = sup 𝐴.
EXERCICE 12.6 Soit 𝑓 : R → R une fonction bornée. On définit deux fonctions 𝑔 et ℎ sur R en posant, pour tout PD
𝑥 ∈ R,
𝑔(𝑥) = inf {𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 } et ℎ(𝑥) = sup{𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 }.
Montrer que 𝑔 et ℎ sont bien définies, que 𝑔 ⩽ ℎ, et étudier les monotonies de 𝑔 et ℎ.

EXERCICE 12.7 Montrer que 𝐸 = {𝑟 3, 𝑟 ∈ Q} est dense dans R. PD


EXERCICE 12.8 Soit 𝐴 une partie majorée de R, et soit 𝑀 = sup 𝐴. On suppose par ailleurs que 𝐴 ne possède pas de AD
plus grand élément. Montrer que pour tout 𝜀 > 0, l’intervalle ]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [ contient une infinité d’éléments de 𝐴.
Ce résultat reste-t-il vrai si 𝑀 ∈ 𝐴 ?

EXERCICE 12.9 Endomorphismes croissants de (R, +) AD


Soit 𝑓 : R → R telle que ∀(𝑥, 𝑦) ∈ R2 , 𝑓 (𝑥 + 𝑦) = 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (𝑦).
On pose 𝛼 = 𝑓 (1).
1. Déterminer 𝑓 (0).
2. Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑓 (𝑛) = 𝛼𝑛.
3. Montrer que pour tout 𝑛 ∈ Z, 𝑓 (𝑛) = 𝛼𝑛.
4. Montrer que pour tout 𝑟 ∈ Q, 𝑓 (𝑟 ) = 𝛼𝑟 .
5. Soit 𝑥 ∈ R.
(a) Montrer qu’il existe deux suites (𝑎𝑛 ) et (𝑏𝑛 ), à valeurs rationnelles, de limite 𝑥, telle que ∀𝑛 ∈ N, 𝑎𝑛 ⩽ 𝑥 ⩽ 𝑏𝑛 .
(b) On suppose 𝑓 croissante. Montrer que 𝑓 (𝑥) = 𝛼𝑥.
6. Déterminer toutes les applications croissantes 𝑓 : R → R telles que pour tout (𝑥, 𝑦) ∈ R2 , 𝑓 (𝑥 + 𝑦) = 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (𝑦).
EXERCICE 12.10 Un critère de densité AD
Soit 𝐴 une partie de R telle que :

i) ∀𝑥 ∈ R, ∃(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴2, 𝑎 < 𝑥 < 𝑏 𝑎 +𝑏


ii) ∀(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴2, ∈ 𝐴.
2
Prouver que 𝐴 est dense dans R.

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CORRECTION 1

CORRECTION DES EXERCICES DU TD 12


SOLUTION DE L’EXERCICE 12.1
Soit 𝑀 = sup(𝐵). Alors 𝑀 est un majorant de 𝐵, et donc de 𝐴, qui est donc une partie
majorée de R.
Elle admet donc une borne supérieure, qui est le plus petit de ses majorants.
Mais 𝑀 étant un majorant de 𝐴, sup(𝐴) ⩽ 𝑀.

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.2


1 1
1. Pour tout 𝑛 ∈ N, −1 ⩽ (−1)𝑛 + ⩽ 1 + ⩽ 2.
𝑛+1 1
Donc déjà 𝐴 est bornée, et étant non vide, admet une borne supérieure et une borne
inférieure.
Puisque 2 ∈ 𝐴, c’est un majorant de 𝐴 qui est dans 𝐴 : c’est le plus grand élément de 𝐴, et
donc sa borne supérieure.
Prouvons que −1 = inf (𝐴). Nous savons déjà qu’il s’agit d’un minorant de 𝐴.
Utilisons la caractérisation epsilonesque de la borne inférieure. Soit 𝜀 > 0.
1 1
Soit alors 𝑛 ∈ N tel que <𝜀 ⇔𝑛+1 > .
2𝑛 + 2 2𝜀
1 1
Alors (−1) 2𝑛+1 + = −1 + < −1 + 𝜀.
2𝑛 + 2 2𝑛 + 2
Et donc nous venons de prouver qu’il existe 𝑎 ∈ 𝐴 tel que −1 ⩽ 𝑎 < −1 + 𝜀.
Ceci étant vrai pour tout 𝜀 > 0, −1 = inf (𝐴).
1 1
2. Pour tout (𝑛, 𝑝) ∈ N∗ × N∗ , on a 0 ⩽ − < 1, et donc 𝐵 est bornée.
𝑛 𝑝
Elle est évidemment non vide, donc admet une borne supérieure et une borne inférieure.
1 1
Montrons que 1 = sup(𝐴). Soit 𝜀 > 0, et soit 𝑝 ∈ N∗ tel que 𝑝1 < 𝜀. Alors − > 1 − 𝜀.
1 𝑝
Et puisque 1 est un majorant de 𝐵, nous venons de prouver qu’il existe 𝑏 ∈ 𝐵 tel que
1 − 𝜀 < 𝑏 ⩽ 1, et donc sup 𝐵 = 1.

Puisque 0 ∈ 𝐵, et que nous avons déjà prouvé que 0 est un minorant de 𝐵, 0 est le plus petit
élément de 𝐵, et donc sa borne inférieure.
1
 
3. Pour tout 𝑛 ∈ N, −1 ⩽ (−1) 1 −
𝑛 ⩽ 1, donc 𝐶 est majorée.
𝑛
1
 
1 2𝑛
Et pour tout 𝜀 > 0, si 𝑛 est tel que 2𝑛 < 𝜀, alors 1 − 𝜀 < (−1) 1− ⩽ 1 et −1 ⩽
2𝑛
| {z }
  ∈𝐶
1
(−1) 2𝑛+1 1 − 2𝑛+1 < −1 + 𝜀.
Et donc comme pour les questions précédentes, on en conclut que inf 𝐶 = −1 et sup 𝐶 = 1.

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.3


1. Soit 𝑚 = min(inf 𝐴, inf 𝐵), et soit alors 𝑥 ∈ 𝐴 ∪ 𝐵.
▶ Si 𝑥 ∈ 𝐴, alors 𝑥 ⩾ inf 𝐴 ⩾ 𝑚.
▶ Si 𝑥 ∈ 𝐵, alors 𝑥 ⩾ inf 𝐵 ⩾ 𝑚.
Donc 𝑚 est un minorant de 𝐴 ∪ 𝐵, de sorte que inf (𝐴 ∪ 𝐵) existe, et inf (𝐴 ∪ 𝐵) ⩾ 𝑚.

Considérons à présent 𝑀 un minorant 𝐴 ∪ 𝐵.


1 inf (𝐴) est le plus grand des
Alors il s’agit d’un minorant de 𝐴, et donc1 𝑀 ⩽ inf (𝐴).
Et de même il s’agit d’un minorant de 𝐵, donc 𝑀 ⩽ inf (𝐵). minorants de 𝐴.
Et donc 𝑀 ⩽ 𝑚.
On en déduit que 𝑚 est plus grand que tout minorant de 𝐴∪𝐵 : c’est le plus grand minorant
de 𝐴 ∪ 𝐵, à savoir inf (𝐴 ∪ 𝐵).
2. Si 𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵, alors 𝑥 ∈ 𝐴, et donc 𝑥 ⩾ inf (𝐴) et 𝑥 ∈ 𝐵 donc 𝑥 ⩾ inf 𝐵.
Logique !
Par conséquent, 𝑥 ⩾ max(inf 𝐴, inf 𝐵)
Ainsi, 𝐴 ∩ 𝐵 est minorée par max(inf 𝐴, inf 𝐵), et en particulier est minorée et possède une Être plus grand que deux
nombres c’est être plus grand
borne inférieure. que le maximum des deux.
Cette borne inférieure étant le plus grand des minorants, on a donc inf (𝐴 ∩ 𝐵) ⩾

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2 TD 12

max(inf 𝐴, inf 𝐵).


Il ne s’agit pas toujours d’une égalité, comme le prouve l’exemple 𝐴 = {1, 2}, 𝐵 = {0, 2},
car alors inf (𝐴 ∩ 𝐵) = min(𝐴 ∩ 𝐵) = 2 et max(inf 𝐴, inf 𝐵) = 1.
3. Soit 𝑥 ∈ 𝐴 + 𝐵. Alors il existe 𝑎 ∈ 𝐴 et 𝑏 ∈ 𝐵 tel que 𝑥 = 𝑎 + 𝑏.
Et donc 𝑥 ⩾ inf (𝐴) + inf (𝐵). Donc 𝐴 + 𝐵 est minorée, par inf (𝐴) + inf (𝐵), et donc possède
2 Encore une fois : la borne
une borne supérieure, qui est donc2 supérieure ou égale à inf (𝐴) + inf (𝐵).
𝜀 inférieure est le plus grand
Soit 𝜀 > 0. Alors il existe 𝑎 ∈ 𝐴 tel que inf (𝐴) ⩽ 𝑎 < inf (𝐴) + . des minorants.
2
𝜀
De même, il existe 𝑏 ∈ 𝐵 tel que inf (𝐵) ⩽ 𝑏 < inf (𝐵) + .
2
Et donc si on pose 𝑥 = 𝑎 + 𝑏 ∈ 𝐴 + 𝐵 tel que inf (𝐴) + inf (𝐵) ⩽ 𝑎 + 𝑏 < inf (𝐴) + inf (𝐵) + 𝜀.
On reconnaît alors la caractérisation d’une borne inférieure : inf (𝐴 + 𝐵) = inf (𝐴) + inf (𝐵).

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.4


Puisque 𝐵 est non vide, il existe au moins un élément dans 𝐵, qui est alors un majorant
de 𝐴. Donc 𝐴 est majorée, non vide par hypothèse, et par conséquent admet une borne
supérieure.
De même, tout élément de 𝐴 est un minorant de 𝐵, qui admet donc une borne inférieure.

On a alors, ∀(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴 × 𝐵, 𝑎 ⩽ 𝑏.
Et donc, tout élément 𝑎 de 𝐴 est un minorant de 𝐵.
Mais par définition, inf 𝐵 est le plus grand des minorants de 𝐵, donc pour tout 𝑎 ∈ 𝐴,
𝑎 ⩽ inf 𝐵.
Et donc inf 𝐵 est un majorant de 𝐴. Or sup 𝐴 est le plus petit des minorants de 𝐴, donc Remarque
sup 𝐴 ⩽ inf 𝐵.
À ce stade, nous n’avons pas
utilisé l’hypothèse impliquant
Prouvons à présent que l’inégalité que nous venons d’obtenir ne peut être stricte, et des 𝜀, et uniquement le fait
supposons par l’absurde que sup(𝐴) < inf (𝐵), et soit alors 𝜀 = inf (𝐵) − sup(𝐴) > 0. que tout élément de 𝐴 est
Alors, ∃(𝑎, 𝑏) ∈ 𝐴 × 𝐵 tels que 𝑏 − 𝑎 < 𝜀 ⇔ 𝑏 < 𝑎 + 𝜀. Mais alors plus petit que tout élément de
𝐵.

sup 𝐴 𝜀
inf 𝐵
• • • •
𝑎 𝑏
<𝜀

FIGURE 12.1 – On ne peut avoir sup 𝐴 < inf 𝐵.

inf (𝐵) ⩽ 𝑏 < 𝑎 + 𝜀 ⩽ sup(𝐴) + 𝜀 = inf (𝐵).

Ceci est absurde, donc sup(𝐴) = inf (𝐵).

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.5


On a déjà 𝐴 \ {𝑥 } ⊂ 𝐴, donc si 𝑦 ∈ 𝐴 \ {𝑥 }, alors 𝑦 ⩽ sup 𝐴.
Donc 𝐴 \ {𝑥 } est borné, et sup(𝐴 \ {𝑥 }) ⩽ sup 𝐴.

Par ailleurs, sup(𝐴\{𝑥 }) est un majorant de 𝐴\{𝑥 }. Si on avait sup(𝐴\{𝑥 }) ⩽ 𝑥, alors 𝑥 serait Rappel
un majorant de 𝐴 tout entier, puisque 𝑥 ⩽ 𝑥 et pour tout 𝑦 ∈ 𝐴 \ {𝑥 }, 𝑦 ⩽ sup(𝐴 \ {𝑥 }) ⩽ 𝑥. Un plus grand élément, lors-
Donc 𝑥 serait le plus grand élément de 𝐴, et donc 𝑥 = sup(𝐴). qu’il existe, est toujours une
Ceci est contraire à l’hypothèse de l’énoncé, donc 𝑥 < sup(𝐴 \ {𝑥 }). borne supérieure.
Et donc sup(𝐴 \ {𝑥 }) est un majorant de 𝐴. Puisque sup(𝐴) est le plus petit de ces majorant
sup(𝐴) ⩽ sup(𝐴 \ {𝑥 }) et donc sup(𝐴) = sup(𝐴 \ {𝑥 }).

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.6


Commençons par remarquer que les deux fonctions 𝑔 et ℎ sont bien définies puisque si
𝑚 et 𝑀 sont respectivement un minorant et un majorant de 𝑓 , alors pour tout 𝑦 ∈ R,
𝑚 ⩽ 𝑓 (𝑦) ⩽ 𝑀.
Et donc en particulier, pour tout 𝑥 ∈ R et pour tout 𝑦 ⩾ 𝑥, 𝑚 ⩽ 𝑓 (𝑦) ⩽ 𝑀.
Donc {𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 } est une partie de R non vide (elle contient 𝑓 (𝑥)), à la fois majorée et
minorée, donc elle possède une borne supérieure et une borne inférieure.

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CORRECTION 3

Soit 𝑥 ∈ R. Puisque 𝑓 (𝑥) ∈ {𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 }, on a 𝑔(𝑥) ⩽ 𝑓 (𝑥) ⩽ ℎ(𝑥), et donc en particulier


𝑔(𝑥) ⩽ ℎ(𝑥), si bien que 𝑔 ⩽ ℎ.
Par ailleurs, si 𝑥 ⩽ 𝑥 ′ , alors 𝐴𝑥 ′ = {𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 ′ } ⊂ {𝑓 (𝑦), 𝑦 ⩾ 𝑥 } = 𝐴𝑥 .
3 Par définition.
Et donc 𝑔(𝑥), qui est3 un minorant 𝐴𝑥 est également un minorant de 𝐴𝑥 ′ . Et par conséquent,
𝑔(𝑥 ′ ), qui est le plus grand des minorants de 𝐴𝑥 ′ est plus grand que 𝑔(𝑥).
Donc 𝑔(𝑥) ⩽ 𝑔(𝑥 ′ ), si bien que 𝑔 est croissante.

Et sur le même principe, ℎ(𝑥) est un majorant de 𝐴𝑥 , et donc de 𝐴𝑥 ′ , si bien qu’il est plus Remarque
grand que le plus petit des minorants de 𝐴𝑥 ′ , à savoir ℎ(𝑥 ′ ). Et donc ℎ(𝑥 ′ ) ⩽ ℎ(𝑥), donc ℎ Puisque 𝐴𝑥 ′ ⊂ 𝐴𝑥 , c’est un
est décroissante. cas particulier de l’exercice
1.·
SOLUTION DE L’EXERCICE 12.7
Soient donc 𝑎 < 𝑏 deux réels distincts.√ √ √3
Alors, par stricte croissance de 𝑥 ↦→ 3 𝑥, on a 3 𝑎 < 𝑏.
√ √3
Et donc par densité de Q dans R, il existe 𝑟 ∈ Q tel que 3 𝑎 < 𝑟 < 𝑏.
Et par stricte croissance de la fonction cube, on a donc 𝑎 < 𝑟 3 < 𝑏, avec 𝑟 3 ∈ 𝐸.
Ainsi, entre deux réels distincts se trouve toujours un élément de 𝐸, si bien que 𝐸 est dense
dans R.
Rappel
SOLUTION DE L’EXERCICE 12.8 Un majorant de 𝐴 qui est
Puisque 𝐴 ne possède pas de plus grand élément, c’est donc que 𝑀 ∉ 𝐴. dans 𝐴 est nécessairement le
plus grand élément de 𝐴.
Notons également que par la caractérisation «epsilonesque» des bornes supérieures, pour
tout 𝜀 > 0, ]𝑀 −𝜀, 𝑀] contient au moins un élément de 𝐴, et puisque 𝑀 ∉ 𝐴, ]𝑀 −𝜀, 𝑀 [∩𝐴 ≠
∅.
Supposons alors par l’absurde qu’il existe 𝜀 > 0 tel que ]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴 soit fini.
Notons alors 𝑥 = max (]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴) le plus grand de ces éléments.
Alors 𝑥 < 𝑀, si bien que 𝑥 n’est pas un majorant de 𝐴, et donc il existe 𝑦 ∈ 𝐴 tel que 𝑥 < 𝑦.
Mais alors 𝑀 − 𝜀 < 𝑥 < 𝑦 < 𝑀, si bien que 𝑦 ∈]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴, avec 𝑦 > 𝑥. Ceci vient
contredire le fait que 𝑥 soit le plus grand élément de ]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴.

On en déduit donc que pour tout 𝜀 > 0, ]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴 est infini.

Si 𝑀 ∈ 𝐴, ce résultat peut rester vrai (par exemple si 𝐴 = [0, 1]), mais peut aussi être faux
par exemple dès que 𝐴 est fini (puisqu’alors pour tout 𝜀 > 0, ]𝑀 − 𝜀, 𝑀 [∩𝐴 ⊂ 𝐴 est fini).

SOLUTION DE L’EXERCICE 12.9


1. On a doit avoir, en prenant 𝑥 = 𝑦 = 0, 𝑓 (0) = 𝑓 (0 + 0) = 𝑓 (0) + 𝑓 (0) = 2𝑓 (0).
Et donc 𝑓 (0) = 0.
2. On a déjà 𝑓 (0) = 0 = 0𝛼 et 𝑓 (1) = 𝛼.
Il vient ensuite 𝑓 (2) = 𝑓 (1 + 1) = 𝑓 (1) + 𝑓 (1) = 2𝛼.
Prouvons par récurrence sur 𝑛 que pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑓 (𝑛) = 𝑛𝛼.
La récurrence est largement initialisée. Supposons donc que 𝑓 (𝑛) = 𝑛𝛼.
Alors 𝑓 (𝑛 + 1) = 𝑓 (𝑛) + 𝑓 (1) = 𝑛𝛼 + 𝛼 = (𝑛 + 1)𝛼.
Par le principe de récurrence, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑓 (𝑛) = 𝑛𝛼.
3. Pour 𝑛 ∈ N, le résultat a déjà été prouvé.
Soit donc 𝑛 un entier négatif.
Alors 𝑓 (𝑛) + 𝑓 (−𝑛) = 𝑓 (𝑛 + (−𝑛)) = 𝑓 (0) = 0.
Et donc 𝑓 (𝑛) = −𝑓 (−𝑛). Mais −𝑛 ∈ N, et donc d’après la question précédente, 𝑓 (−𝑛) = −𝑛𝛼.
Et donc 𝑓 (𝑛) = 𝑛𝛼.
𝑝
4. Soit 𝑟 = ∈ Q, avec 𝑝 ∈ Z et 𝑞 ∈ N. Alors 𝑓 (2𝑟 ) = 𝑓 (𝑟 ) + 𝑓 (𝑟 ) = 2𝑓 (𝑟 ).
𝑞
Puis 𝑓 (2𝑟 ) = 𝑓 (𝑟 + 2𝑟 ) = 𝑓 (𝑟 ) + 𝑓 (2𝑟 ) = 𝑓 (𝑟 ) + 2𝑓 (𝑟 ) = 3𝑓 (𝑟 ).
Une récurrence facile prouve alors que pour tout 𝑘 ∈ N, 𝑓 (𝑘𝑟 ) = 𝑘 𝑓 (𝑟 ).
Et donc en particulier, 𝑓 (𝑝) = 𝑓 (𝑞𝑟 ) = 𝑞𝑓 (𝑟 ). Puisque 𝑝 ∈ Z, nous savons que 𝑓 (𝑝) = 𝛼𝑝,
1 𝑝
et donc 𝑓 (𝑟 ) = 𝑓 (𝑝) = 𝛼 = 𝛼𝑟 .
𝑞 𝑞
5.a. Nous pourrions prendre pour 𝑎𝑛 l’approximation décimale par défaut de 𝑥, et pour 𝑏𝑛 son
approximation décimale par excès. Mais il nous faudrait alors prouver qu’elles convergent
vers 𝑥. Ce n’est pas bien dur, mais essayons autre chose.

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4 TD 12

1
 
Soit 𝑛 ∈ N∗ . Alors l’intervalle ouvert 𝑥 − , 𝑥 contient au moins un rationnel. Choisissons-
𝑛
en un, et appelons-le 𝑎𝑛 .
1
On a alors, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑥 − ⩽ 𝑎𝑛 ⩽ 𝑥, de sorte que par le théorème des gendarmes,
𝑛
1
 
nécessairement 𝑎𝑛 −→ 𝑥. De même, en choisissant 𝑏𝑛 rationnel dans 𝑥, 𝑥 + , on
𝑛→+∞ 𝑛
construit une suite de rationnels, supérieure à 𝑥, de limite 𝑥.
5.b. Si 𝑓 est croissante, alors on a, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑓 (𝑎𝑛 ) ⩽ 𝑓 (𝑥) ⩽ 𝑓 (𝑏𝑛 ).
Mais 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 étant rationnels, on peut leur appliquer le résultat de la question 4 : 𝑓 (𝑎𝑛 ) = 𝛼𝑎𝑛
et 𝑓 (𝑏𝑛 ) = 𝛼𝑏𝑛 .
Donc 𝛼𝑎𝑛 ⩽ 𝑓 (𝑥) ⩽ 𝛼𝑏𝑛 .
En passant à la limite, il vient donc 𝑓 (𝑥) = 𝛼𝑥.
" Attention !
6. Nous venons de prouver qu’une telle fonction est nécessairement de la forme 𝑥 ↦→ 𝛼𝑥, Ne pas oublier la synthèse !
avec 𝛼 ∈ R.
Inversement, pour 𝛼 ∈ R, 𝑓 : 𝑥 ↦→ 𝛼𝑥 vérifie bien

∀(𝑥, 𝑦) ∈ R2, 𝑓 (𝑥 + 𝑦) = 𝛼 (𝑥 + 𝑦) = 𝛼𝑥 + 𝛼𝑦 = 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (𝑦)

et elle est croissante si et seulement si 𝛼 ⩾ 0. Autrement dit


Donc les fonctions cherchées sont les 𝑥 ↦→ 𝛼𝑥, 𝛼 ∈ R+ . Les solutions sont exactement
les fonctions linéaires.
SOLUTION DE L’EXERCICE 12.10
Notons que la seconde hypothèse signifie que 𝐴 est «stable par milieux» : la moyenne de
deux éléments de 𝐴 est encore dans 𝐴.
Soit donc 𝐴 une telle partie, et soient 𝑥 < 𝑦 deux réels distincts. On souhaite prouver qu’il
existe 𝑎 ∈ 𝐴 tel que 𝑎 ∈ 𝐼 =]𝑥, 𝑦 [.
Soient 𝑎, 𝑏 deux éléments de 𝐴 tels que 𝑎 < 𝑥 < 𝑦 < 𝑏, et posons 𝑦1 = 𝑎+𝑏 2 .
Il y a alors trois cas de figure :
— soit 𝑦1 ∈]𝑥, 𝑦 [, auquel cas on a bien élément de 𝐴 dans 𝐼 .
3𝑎+𝑏
— soit 𝑦1 > 𝑦. Dans ce cas, on peut poser 𝑦2 = 4 , et espérer qu’il tombe dans
𝑎+𝑦1
2 =
]𝑥, 𝑦 [.
𝑦1 +𝑏
— soit 𝑦1 < 𝑥. Dans ce cas on peut pose 𝑦2 = 2 = 4 ,
𝑎+3𝑏
et espérer qu’il tombe dans
]𝑥, 𝑦 [.
Mais que faire dans les deux derniers cas si 𝑦2 n’est pas là où on l’attend ?
4 En réalité, il est facile de
En considérant des milieux successifs, il est facile de prouver4 que pour tout 𝑛 ∈ N∗ et pour
𝑏 −𝑎 s’en convaincre, bien plus
tout 𝑘 ∈ ⟦0, 2𝑛 ⟧, 𝑥𝑘(𝑛) = 𝑎 + 𝑘 𝑛 ∈ 𝐴. désagréable de l’écrire...
2
Autrement dit, les points 𝑥 0(𝑛) , 𝑥 1(𝑛) , . . . , 𝑥𝑛(𝑛) partagent le segment [𝑎, 𝑏] en 2𝑛 segments de
même longueur.
Et alors si 𝑛 est tel que 𝑏2−𝑎 < 𝑦 − 𝑥, alors nécessairement, l’un au moins des 𝑥𝑘(𝑛) , pour
Détails
𝑛

0 ⩽ 𝑘 ⩽ 𝑛 est dans ]𝑥, 𝑦 [.


Je vous laisse le soin d’essayer
Ceci prouve donc qu’entre deux réels distincts se trouve toujours un élément de 𝐴, et donc d’écrire les détails, mais il
que 𝐴 est dense dans R. n’est pas trop dur d’obtenir
une formule (avec une partie
𝑥 𝑦 entière) pour obtenir un tel
𝑘.
𝑥 1(3) 𝑥 3(3) 𝑥 5(3) 𝑥 7(3)
• • • • • • • •• • •
𝑎 = 𝑥 0(3) 𝑥 2(3) = 𝑥 1(2) 𝑥 6(3) = 𝑥 3(2) 𝑏 = 𝑥 8(3)
𝑥 4(3) = 𝑥 2(2) = 𝑥 1(1)

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