La conscience
Définitions :
Larousse :Conscience : Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son
existence et de celle du monde extérieur.
Devoir :Être tenu, obligé, de faire quelque chose
Être :existence d'une personne, la réalité ou la vérité d'une chose
personne : Latin persona, masque de l’acteur
Conscience : Cum scientia (=être présent à son savoir)
Un être conscient, c’est un être qui se représente avec lucidité son propre état, mais aussi l’ensemble
des objets qui l’entourent.
Conscience immédiate : conscience que possède les être vivants doués de sensibilités
affecté par leur environnement
=> connaître sa présence au monde et la présence du monde = avoir conscience
Conscience réfléchie : Capacité à se représenter le monde soi même comme un moroir intérieur
=>représentation de soi par soi
Conscience morale : Des actions selon mes valeurs, avec 1 sens du Bien et du mal
morale : Le terme de « morale » vient du latin mores qui signifie « mœurs ». Elle désigne un
ensemble de normes et de règles relatives au bien et au mal, propres à une société ou à un groupe.
En philosophie, la morale tente de définir quelle est la finalité de l'action humaine pour en déduire
des conduites à tenir.
Problème : D’où vient la conscience morale ?
1ère hypothèse : Nous posséderions un sens inné du bien et du mal
Problème : L devrait être universelle
or différentes lois, coutumes
Ex descartes, ipséité
2 ème : Acquise, dpd de ceux qui m e l’ont tramsmise
de manière
Consciente :
problème : L serait relative => impossibilité de s’accorder,
problème de cohésio
Inconsciente : Construction sociale
=>Conditionnement
problème : peut être perçue comme innée
=>déterminisme,pas de liberté
3ème : déduire le bien commun par la raison
Problème : une approche pragmatique de la vérité
=>absence de sentiment
=>ne prend pas en compte la complexité de la nature humaine
Sentiment : Rousseau
Focus sur la conscience morale :
A l’intérieur y’aurait un autre que moi en moi , une sorte de petite voix ex ange etd émon dans BD
Pour Rousseau ,csc morale est innée
identification bien et du mal, prédispostion au bien
La conscience est donc aussi ce par quoi nous nous reconnaissons comme des individus
moraux aspirant au bien. Rousseau approfondit cette idée dans l’Émile : la raison nous permet
seulement de connaître le bien et le mal, sans influencer nos choix à leur égard, tandis que
la conscience est ce grâce à quoi nous pouvons aimer le bien, rejeter le mal, et agir en conséquence.
L’Homme possède 1 sens inné du bien et du mal, pas une connaissance mais 1 sentiment =>
impossible de l’enseigner
Pour le GRAND KANT :
La morale s’exerce dans la Liberté
La voix morale exerce 1 violence sur nous, 1 contrainte, 1 impératif
Je contraint ma liberté pour ce qui est juste/ bien même si cela implique une
contrainte à mes désirs
La conscience morale ne dépend pas d’une éducation extérieure, L fait partie de nous,
=>Même si on ne l’écoute pas , ns sommes habités par M
L’Homme démontre que l’Homme est libre d’obéir ou de désobeir
ex Hitler aurait donc eu une morale mais ne l’aurait pas écouté
Pour lui l’homme = créature de désir qui n’appartient pas à la nature
Pour Kant, rien n’est plus important qu’une bonne volonté
ex Un homme très gentil par nature ne serait pas morale car ce n’est pas sa volonté
Pour lui, la loi morale dépende de la bonne volonté
Impératif catégorique : inconditionnel
Il n’est pas 1 calcul d’intèrêt car L-Homme s’oblige librement à respecter la loi
moraleseul l’impératif catégoriqique relève du devoir morale
Les exemples de Kant expliquent pourquoi la bonne volonté est une expression de la liberté. Si un
homme est enclin à la luxure, il s’abstiendra s’il est menacé d’être pendu alors qu’il assouvit ses désirs. Or,
ce renoncement n’est pas moral car correspond à une crainte d’être puni. Il s’agit d’un impératif
hypothétique: je renonce car j’ai peur d’être puni. Cependant, cet exemple montre que l’homme
possède en lui un pouvoir de renoncement à ses désirs et qu’il peut le faire de lui-même. Dès lors, il ne
s’agirait plus de calculer ce qui satisfait un intérêt mais de s’obliger librement à obéir à la loi morale.
L’obéissance à la loi morale ne sera donc plus une contrainte mais une obligation (libre) Un
résistant par exemple peut choisir de ne pas trahir les siens et même accepter la mort. Il s’agit d’un
impératif catégorique. Seul un impératif catégorique possède une valeur morale et on ne peut s’y
soustraire.
Problème : Si gràce à la conscience immédiate, nous savons que nous existons, savons
nous ce que nous sommes ?
La connaissance de soi est présentée dès les origines de la philosophie comme un impératif
suprême, dont la formulation la plus célèbre est le « Connais-toi toi-même » inscrit à l’entrée du
temple de Delphes.
•Conscience de soi et connaissance de soi se distinguent comme les deux questions : « qui sommes-
nous ? » et « que sommes-nous ? ». Si la conscience de soi semble être un état spontané, naturel,
la connaissance de soi en revanche requiert un effort, car il ne me suffit pas de savoir que j’existe en
tant qu’individu pour connaître la nature qui me constitue.
•Pour autant, conscience de soi et connaissance de soi sont complémentaires : l’une a besoin de
l’autre pour s’accomplir entièrement.
Focus sur la Conscience réfléchie :
Dire « je positionne en sujet »
représentation de je par je
notion d’identité =être même à travers le temps
= être identique à soi même
Or nous changeons pourtant nous sommes identiques
Notion d’ipséité : rester le ou la même tout en changeant, réunir être et le devenir
2 façons d’aborder problème :
Descartes que notre âme est d’une nature entièrement distincte du corps, à laquelle nous
pouvons accéder par un raisonnement méthodique. L’âme est pourtant susceptible de sentir,
d’imaginer, d’être émue : elle n’est pas séparée du corps, elle en est distincte (différente), mais elle
lui est unie.
Exemple de la cire : qualité accidentelle = forme et texture
qualité essentielle = composition chimique
Ici conscience permet d’analyser changement matière et donc de connaître, établit une distance
critique
Hume que le moi est inconnaissable, ou plus exactement inaccessible à la raison : la raison,
en effet, doit toujours s’appuyer sur l’expérience, et cette expérience ne nous livre aucune réalité
purement spirituelle, aucun « cogito » qui soit seulement « de la pensée » et pas une réalité que l’on
peut sentir.
a conscience de soi est aussi la conscience d’être et de demeurer la même personne, identique à
travers le temps. Et ce, malgré les changements qui affectent mon corps.
•Mais si le corps est le seul support de mon identité, et que lui-même change constamment, qu’est-
ce qui garantit que de ma naissance à ma mort, je reste la même personne ? Si je ne suis que mon
corps, et que mon corps ne cesse de changer, comment puis-je affirmer que je reste la
même personne ?
Locke répond à cette interrogation par la thèse selon laquelle la conscience de nos actions et de
nos états présents et passés, conscience elle-même conservée par la mémoire, assure la continuité de
l’identité personnelle. L’identité, c’est la conscience de soi, qui est aussi mémoire de soi.
Kant, en revanche, présente le « je pense » comme ce qui garantit la cohérence passée et présente
de toutes nos représentations, intellectuelles et sensibles, et cette forme se manifeste aussi à travers
l’unité de notre pensée.
La Conscience de de soi comme fondement de toute connaissance possible
La philosophie de Descartes consiste à dégager un fondement absolument certain pour toutes nos
connaissances.
•Il parvient, au terme d’un raisonnement méthodique, à établir que la seule connaissance dont je ne
puisse pas douter, c’est de ma propre existence, qui s’atteste à travers le fait que je suis précisément
en train de penser : si je peux douter de tout, c’est que je pense, et si je pense, c’est que je suis.
C’est le sens de la formule « je pense donc je suis », cogito ergo sum en latin.
Problème : Non pas “je pense”mais “ça pense en moi” “Une pensée ne
vient pas quand je veux, mais quand elle veut”
Nietzsche:
le “je pense” dépend de la grammaire qui pose un je maître de ses pensées.
La pensée peut être inconsciente.
Sartre : La conscience n’est pas un état mais une mise en relation, entre conscience
et rapport aux autres
ex : quand je pense à moi=> représentation de moi par moi
Sartre pense qu’il n’y a pas d’essence mais un néant d’être
être => existence dans la temporalité ( être dans le temps (ex : estar)
permanence, immuable (ser)
Pour Sartre , l ‘existence précède l’essence=> que nous sommes un néant d’être
=>pas de orédestination de déterminisme
=>liberté absolue
2 modes d’être
En-soi:n’existe pas, dans déni
Pour-soi : accepter d’être un néant, de projeter son existenceUn
Un champ des possibles
Critiques : Limites de l’Hommes : Origine sociale, limites physiques
Ns sommes dans un monde que ns n’avons pas choisi
Circonstances posent limites champ des possibles, liberté absolue dans ce champ
Maladie ferme certains champs mais en ouvrent de nouveau
Sartre : « Nous n’avons jamais été aussi libre que sous l’occupation »
Pk ? Car le choix possède 1 très grande importance
« Toute conscience est conscience de quelque chose » »L
« L’existence précède l’essence »
« Je est un autre « (Rimbaud)
La pensée de John Locke
Si réellement nous possédions des idées innées, comment expliquer que nous n’en ayons conscience et
surtout comment l’idée “un consentement universel” peut-il exister si on prend en
considération la diversité des opinions d’après John Locke. De ce fait, si les idées ne sont pas innées, elles
sont nécessairement acquises.
Apercevoir =/ percevoir
Nous pouvons percevoir sans avoir nécessairement conscience de le faire
Apercevoir implique prise de conscience de la perception
aperception = je sais ce que je vois=> conscience réfléchie
perception consciente
associe la perception à la conscience
écarte l’idée de substance, car seules les perceptions et aperceptions permettent au moi de se penser en
qualité de personne
identité = mémoire des aperceptions
=>La personne peut se considérer comme même à travers le temps, sujet de droit=> responsabilité de ses
actes
pour avoir une identité, faut être conscient qu’on existe
Ceci peut poser un certain nombre de difficultés par rapport à la responsabilité. Si une personne n’est pas
elle-même en dormant, ou sous l’influence de l’alcool ou de drogue, est-elle la même personne et
surtout peut-elle être considérée comme responsable de ses actes?
Précis sur les Constructions sociales /
Selon le sociologue Emile Durkheim, la morale serait conditionnée par les liens qui unissent les
hommes entre eux. Plus les liens sont nombreux et forts et plus la morale est solide. Dans tous les cas,
Durkheim refuse de la considérer comme l’expression d’une liberté, dans la mesure où elle se définit
par des liens de dépendance. De même, elle ne peut pas être source d’émancipation de
l’individu dans la mesure où elle l’incite à faire partie d’un tout. Par conséquent la morale est créée par la
société et ne peut pas exister en dehors de celle-ci et encore moins faire partie intégrante de l’individu.
Ex : nature => en dehors de la société, Homme né doit tuer vivant pour se nourrir
pour certaines personnes pas morales = pas bien alors que pour lui c ni bien ni mauvais
Nos actes, nos choix de valeurs comme nos goûts ou nos convictions (manière de marcher, de
parler), que Bourdieu nomme les habitus sont intégrés dans la conscience et dictent une vision du
monde. Par exemple dans La Distinction, Bourdieu analyse que l’affirmation d’un goût pour la musique
de Mozart ou les concerts de Johnny Halliday exprime une stratégie sociale de distinction. Elle affirme un
dégoût pour le goût des autres, pose un idéal de beauté, une lutte pour une différenciation sociale. Selon
Bourdieu, l’inconscient est lié à l’oubli et aux habitus. Le moi est modelé et construit par cette société
dont il n'est peut-être en fin de compte que le reflet.
Le sujet se construit également à partir de ses expériences et des connaissances qu'il acquiert grâce à
l'éducation. Tous les paramètres qui servent à la constitution du sujet indiquent que ce dernier ne peut exister
sans un rapport aux objets qui l'entourent. Son identité dépend de tous ces facteurs. De plus, comme le
montre l’expérience de Stanley Milgram réalisée en 1963, l’être humain est conditionné pour obéir à des
autorités qu’il juge légitimes et ceci le déresponsabilise.