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Sécurité des machines au Québec : enjeux et solutions

Le dossier sur la sécurité des machines souligne que près de 13 000 accidents du travail surviennent chaque année au Québec, mettant en avant l'importance de trouver des solutions concrètes et de gérer les risques. Le document aborde également des sujets tels que la négligence criminelle et l'obligation de respecter les normes de sécurité. L'Ordre des ingénieurs du Québec, en collaboration avec la CSST, cherche à sensibiliser les ingénieurs à la sécurité des machines pour protéger le public.

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Sécurité des machines au Québec : enjeux et solutions

Le dossier sur la sécurité des machines souligne que près de 13 000 accidents du travail surviennent chaque année au Québec, mettant en avant l'importance de trouver des solutions concrètes et de gérer les risques. Le document aborde également des sujets tels que la négligence criminelle et l'obligation de respecter les normes de sécurité. L'Ordre des ingénieurs du Québec, en collaboration avec la CSST, cherche à sensibiliser les ingénieurs à la sécurité des machines pour protéger le public.

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La revue de l'Ordre des ingénieurs du Québec

DOSSIER SÉCURITÉ DES MACHINES

Les machines sont responsables annuellement


de près de 13 000 accidents du travail au
Québec. Trouver des solutions concrètes,
gérer le risque, éviter des drames à
humains, voilà plusieurs dès A k '
sujets clés, le tout appuyé de
témoignages d'ingénieurs. -jL

Pratique illégale et sécurité des machines, p. 30


L'obligation de bien connaître et respecter
les normes de sécurité, p. 32 WÊÊ
Négligence criminelle : personne jj^r
n'est à l'abri, p. 34

Ordre des ingénieurs du Québec


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Les ratios de frais de gestion varient d'une année à l'autre. Veuillez lire le prospectus avant de faire un placement. Les
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pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc.
* FÉRIQUE : moyenne pondérée selon l'actif des fonds, basée sur leur ratio de frais respectif au 31/12/04; INDUSTRIE : moyenne des ratios de frais de tous les
fonds communs de placement selon l'étude PALTrak (Morningstar Research Inc.) au 31/12/04.
SOMMAIRE
Mars 2006 Vol. XLIII n° 2 3,50$
M Ordre
il | des ingénieurs
IliLiiir du Québec PLAN Dossier
L'Ordre des ingénieurs du
Directeur

RÉDACTION
Daniel Bolsmenu
sécurité des machines
Québec (fondé en 1920) Coordonnatrice
des éditions Geneviève Terreault Par Jean-Marc Papineau
a comme mission Directeur artistique Michel Dubé

d'assurer la protection Révision technique Jean-Pierre Trudeau, ing. 8 Tolérance zéro


du public en contrôlant
Révision Rédaction Scriptoria
Ces dernières années, les machines ont été responsables
Correction Dominique Vallerand

l'exercice de la profession PUBLICITÉ France Cadieux


annuellement de près de 13 000 accidents du travail au
dans le cadre de ses lois Québec.

constitutives et de mettre P L A N est publié neuf tois par an par


10 Zones à risque
la Direction des communications et des
la profession au service La situation est préoccupante en matière de sécurité
affaires publiques de l'Ordre des ingénieurs
de l'intérêt du public.
du Québec. des machines. Témoignage de trois ingénieurs.
P L A N vise à informer les membres sur

les conditions de pratique de la profession


14 Sur le terrain
Comité administratif 2 0 0 5 - 2 0 0 6 d'ingénieur et sur les services de l'Ordre.
Deux ingénieurs rendent compte de leur expérience en
Président :
P L A N vise aussi à contribuer à l'avance- milieu de travail et font part de leur vision des choses en
Gaétan Samson, ing. ment de la profession et à une protection
matière de sécurité dans les entreprises.
Vice-président en titre et accrue du public. Les opinions exprimées

dans P L A N ne sont pas nécessairement


aux Affaires professionnelles :
Jean-Marie Mathieu. ing„ avocat
celles de l'Ordre. Les produits, méthodes et
17 Attention danger
Vice-présidente aux Affaires publiques
services annoncés sous forme publicitaire Des ingénieurs s'emploient à trouver des solutions
et corporatives :
Sandra Gwozdz, ing.
dans P L A N ne sont en aucune façon concrètes pour sécuriser les équipements.
Vice-président aux Finances et trésorier approuvés, recommandés, ni garantis

Claude Martineau, ing. par l'Ordre. 21 Sécurité tous azimuts


Représentante du public :
La recherche en sécurité des machines a progressé à pas
Madeleine Baril

Le statut des personnes dont il est fait de géant en deux décennies au Québec, comme l'illustrent
Bureau 2 0 0 5 - 2 0 0 6 mention dans P L A N était exact au moment des ingénieurs qui en ont fait leur cheval de bataille.
(20 ingénieurs élus) de l'entrevue.

Montréal :
Guy Arbour, ing.
24 Cultiver la sécurité
Micheline Bétournay, ing. Ce numéro a été tiré à par Jeanne Morazain
Christian Camirand, ing.
Le risque zéro n'existe pas, d'où l'importance de gérer
55 0 0 0 exemplaires.
Maud Cohen, ing.
Micheline Crevier, ing.
Zaki Ghavitian, ing.
le risque. Survol des formations offertes.
Sandra Gwozdz, ing. Dépôt légal
Nadia Lalancette, ing. Bibliothèque nationale du Québec
Claude Martineau, ing.
7
Bibliothèque nationale du Canada
Lyne Plante, ing.
ISSN 0 0 3 2 - 0 5 3 6
Éditorial
Louise Quesnel, ing.
Québec : 20 Rendements et valeurs unitaires - Fonds FÉRIQUE
Gaétan Lefebvre, ing.
Jean-Marie Mathieu, ing., avocat Droits de reproduction, totale ou 26 Signature numérique
Gaétan Samson, ing.
Estrie :
partielle, réservés
L'impact de la technologie sur l'information
® Licencié de la marque P L A N , propriété
Florent Meloche, ing.

Outaouais :
de l'Ordre des ingénieurs du Québec 28 Examen professionnel et permis
Jean-baptiste Gavazzi, ing.
30 Encadrement professionnel
Pratique illégale et sécurité des machines
Abitibi-Témiscamingue :
Gare Windsor, b u r e a u 3 5 0
Sylvain Dallaire, ing.
1 1 0 0 , rue De La Gauchetière Ouest

32
Saguenay-Lac-Saint-Jean:
Gaétan Tremblay, ing.
M o n t r é a l (Québec) H3B 2 S 2 Éthique et déontologie
L'obligation de bien connaître et respecter
Tél. : 514 8 4 5 - 6 1 4 1 • 1 8 0 0 4 6 1 - 6 1 4 1
Mauricie-Bois-Francs-
Télécopieur: 514 8 4 5 - 1 8 3 3
Centre-du-Québec:
Louis Fortin, ing.
[Link] les normes de sécurité
[Link]
Est-du-Québec :
André Collin, ing.
34 Législation et jurisprudence
(4 administrateurs nommés par Dans le présent document, le masculin Négligence criminelle : personne n'est à l'abri
l'Office des professions du Québec) est utilisé sans aucune discrimination et
Madeleine Baril
uniquement pour alléger le texte.
41 SERVIQ
Guy Levesque, infirmier
Pierre Parent 42 Régionale des ingénieurs de Montréal
Georges Roy, pharmacien

Secrétaire et directeur général :


Denis Leblanc, ing.

PLAN Mars 2006 • 5


planifier avec le bleu,
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ÉDITORIAL Gaétan Samson, ing., président

Sécurité des machines = Machine safety =


sécurité des personnes everyone's safety

L e présent numéro de PLAN est entièrement consacré à la


sécurité des machines. Cependant, c'est plutôt la sécurité des
personnes en présence des machines qui préoccupe l'Ordre,
pour une meilleure protection et sécurité du public. Nous parta-
geons cette préoccupation avec la Commission de la santé et de
T his issue of PLAN is entirely dedicated to machine safety.
However, it is rather the safety of the people who work
in the presence of machines that concerns the OIQ, for
better protection and safety of the public. We share this con-
cern with the Commission de la santé et de la sécurité du tra-
la sécurité du travail (CSST) qui, récemment, a déployé un plan vail (CSST), which recently deployed an action plan with
d'action auprès des employeurs sous le slogan « Les machines employers under the slogan "Les machines dangereuses, c'est
dangereuses, c'est inacceptable! » Entre 1999 et 2003, la CSST inacceptable!" (Dangerous machines are unacceptable!). Between
a dénombré plus de 100 morts dans des accidents mettant en 1999 and 2003, the CSST counted more than 100 deaths in
cause des machines. Cette statistique inquiétante confirme l'am- accidents involving machines. This unsettling statistic con-
pleur du problème et nous croyons que les ingénieurs sont une firms the seriousness of the problem and we believe that engi-
partie de la solution. neers are a part of the solution.
Plus de 35 % des ingénieurs œuvrent au sein d'industries More than 35% of engineers are active in Québec industries
québécoises qui fabriquent ou utilisent des machines. Ces that manufacture or use machines. These industries regularly
industries utilisent régulièrement les services d'ingénieurs en use the services of engineers in private practice to plan and
pratique privée pour planifier et concevoir les nouvelles usines design new factories and change existing facilities. Engineers
et modifier les installations existantes. Les ingénieurs de la in public practice, and particularly those working for the CSST,
fonction publique et particulièrement ceux à l'emploi de la CSST are also in contact with this industry. All, without exception,
sont également en contact avec l'industrie. Tous, sans excep- should be concerned by machine safety.
tion, doivent se sentir concernés par la sécurité des machines. Finding concrete solutions, managing risk, avoiding human
Trouver des solutions concrètes, gérer le risque, éviter des dramas and research at the IRSST are several of the key topics
drames humains, la recherche à l'IRSST, voilà plusieurs des in this important issue of PLAN and are all supported by the
sujets clés de cet important dossier de PLAN, le tout appuyé personal experiences of engineers.
de témoignages d'ingénieurs. An analysis of investigations conducted by the Syndic
Une analyse des enquêtes menées par le Bureau du syndic reveals some troubling facts. It appears from the analysis that
révèle des faits troublants. 11 en ressort que trop souvent encore all too often engineers are not aware enough of the importance
des ingénieurs ne sont pas assez conscients de l'importance du of the role they must play to ensure the safety of workers and
rôle qu'ils doivent jouer pour assurer la sécurité des travailleurs those who operate machines.
et opérateurs de machines. Machines are the cause of 13,000 accidents per year on
Les machines sont à l'origine de 13 000 accidents en moyenne average. Fortunately, there are no deaths or serious injuries in
par année. Fort heureusement, il n'y a ni mort ni blessé grave most cases. However, I truly believe that it is the OIQ's duty
dans la plupart des cas; cependant, je crois profondément to do useful work and remind engineers of the serious conse-
qu'il est du devoir de l'Ordre de faire œuvre utile et de rappeler quences that can result from not giving top priority to safety.
aux ingénieurs la gravité des conséquences qui peuvent résul- The Engineers Act and Code of Ethics of Engineers require
ter lorsqu'on ne met pas la sécurité au premier rang des pri- engineers to respect the laws, standards and codes that apply
orités. La Loi sur les ingénieurs et le Code de déontologie to various work environments. Furthermore, multidiscipli-
imposent aux ingénieurs l'obligation de respecter les lois, nary team work requires engineers to be even more vigilant to
normes et codes qui s'appliquent à différents environnements ensure that machine safety is always taken into consideration
de travail. Par ailleurs, le travail au sein d'équipes multidisci- and to show leadership. Engineers must be aware of their
plinaires exige de l'ingénieur qu'il redouble de vigilance pour responsibility and influence the decision-makers and owners
s'assurer que la sécurité des machines est toujours prise en so that safety becomes everyone's concern.
compte et qu'il exerce son leadership. Les ingénieurs doivent On the other hand, many industries also realize the impor-
être conscients de leur responsabilité et influencer les décideurs tance of their workers' safety and the added-value that it brings
et propriétaires afin que la sécurité soit l'affaire de tous. them. According to one of the engineers interviewed in this
De leur côté, plusieurs industries réalisent l'importance de issue, "studies show that every dollar invested in health and
la sécurité des travailleurs et de la plus-value qu'elle leur confère. safety generates a return of one to ten dollars." That is one
Selon l'un des ingénieurs interviewés dans le présent dossier, more reason for machine safety to be the top priority of the
«des études indiquent que chaque dollar investi en santé et engineers who design factories, machines, mechanical arrange-
sécurité engendre un retour de un à dix dollars ». C'est une rai- ments, etc.
son de plus pour que la sécurité des machines soit au premier In my opinion, it is the joint action of all engineers involved
rang des priorités des ingénieurs qui conçoivent les usines, les in the industrial field that will be the determining factor in
machines, les arrangements mécaniques, etc. reducing the number of victims of accidents involving
C'est donc l'action concertée de tous les ingénieurs impli- machines.
qués dans le domaine industriel qui pourra, à mon avis, être As always, I would be thrilled to receive your comments at
déterminante en vue de réduire le nombre de victimes d'acci- the usual address: b u l l e t i n @ o i q . q c . c a
dents mettant en cause les machines.
Comme d'habitude, je serais ravi de recevoir vos commen-
taires à l'adresse habituelle : bulletin@[Link]
PLAN Mars 2006 • 7
S E € U 11 I E DES MACHINES

Des dr

Ces dernières années, les machines ont été responsables annuellement


de près de 13 000 accidents du travail au Québec.
DOSSIER PAR JEAN-MARC PAPINEAU

Au Québec, entre 1999 et 2003, les accidents attribuables d a n s la Loi sur la s a n t é et la sécurité du travail. « Ce genre
à la m a c h i n e r i e o n t c o û t é la vie à 101 travailleurs ; d e p u i s de publicité est u n a r g u m e n t s u p p l é m e n t a i r e qui devrait
la fin des a n n é e s 1990, o n recense c h a q u e a n n é e près de les inciter à prendre en m a i n la sécurité de leurs m a c h i n e s »,
13 000 accidents du travail dus à l'utilisation de m a c h i n e s . estime Denis G r e n o n .
Causés u n e fois sur d e u x par des pièces en m o u v e m e n t , La CSST veille au grain avec ses m o d e s t e s m o y e n s ,
ces accidents entraînent mutilation, écrasement ou section- soit q u e l q u e 3 0 0 inspecteurs pour un bassin de 240 000 éta-
n e m e n t de différentes parties d u corps. Environ la m o i t i é blissements. « La sécurité des machines relève des employeurs
de ces a c c i d e n t s se p r o d u i t au cours des o p é r a t i o n s selon la Loi sur la s a n t é et la sécurité
habituelles ou de l'entretien c o u r a n t et s'explique par l'ab- du travail, souligne Jacqueline Caboret.
sence ou l'inefficacité de protecteurs, ou encore par u n e L'amélioration de la sécurité est u n
mauvaise utilisation de ces protecteurs. L'autre moitié résulte e n j e u d o n t la CSST n e p e u t s'occuper
de p r o b l è m e s de verrouillage p e n d a n t les réparations. Ces seule. 11 importe, par exemple, q u e les
accidents s u r v i e n n e n t d a n s tous les secteurs d'activité, ingénieurs s'approprient cette question
mais leur f r é q u e n c e est plus élevée d a n s les scieries et les et soient encore plus sensibilisés à
mines. l ' i m p o r t a n c e de la c o n c e p t i o n des
«Le n o m b r e d ' a c c i d e n t s du travail a d i m i n u é considé- machines, de sorte que les travailleurs
r a b l e m e n t au cours des 25 dernières années, i n d i q u e l'in- n ' a i e n t pas accès à des pièces en
génieur Denis G r e n o n , directeur de la santé-sécurité de la mouvement. » Jacqueline Caboret

C o m m i s s i o n de la santé et de la sécurité du travail (CSST)


d a n s la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. 11 y a eu beau- Prévention avant t o u t
c o u p de travail accompli, mais il e n reste b e a u c o u p à effec- C'est la raison p o u r laquelle l'Ordre des ingénieurs d u
tuer. » « Autant le Québec a fait d u c h e m i n en matière de Q u é b e c a décidé de miser sur la p r é v e n t i o n en p u b l i a n t
sécurité au volant, a u t a n t il reste à i m p l a n t e r u n e culture u n dossier sur la sécurité de la m a c h i n e r i e . « D a n s le cadre
de prévention d a n s les m i l i e u x de travail en matière de de son m a n d a t de p r o t e c t i o n du public, l'Ordre juge im-
sécurité des m a c h i n e s , déclare J a c q u e l i n e Caboret, direc- p o r t a n t de rappeler aux ingénieurs - en particulier à ceux
trice de la p r é v e n t i o n - i n s p e c t i o n à la CSST depuis avril qui travaillent d a n s le secteur indus-
2005. Nous visons particulièrement les travailleurs de moins triel - leurs devoirs et leurs obliga-
de 25 ans, qui subissent u n e fois et d e m i e plus souvent t i o n s e n regard de la sécurité des
des accidents de travail q u e leurs aînés. » t r a v a i l l e u r s et d u p u b l i c d a n s la
La CSST a a d o p t é au p r i n t e m p s 2 0 0 5 u n e p o l i t i q u e de c o n c e p t i o n et la m o d i f i c a t i o n des
t o l é r a n c e zéro à l'égard de la sécurité de la m a c h i n e r i e . machines, m e n t i o n n e l'ingénieur
« N o s inspecteurs n ' o n t plus s e u l e m e n t la r e s p o n s a b i l i t é Denis Leblanc, secrétaire et directeur
d'arrêter la p r o d u c t i o n dès qu'ils p r e n n e n t c o n n a i s s a n c e général de l'Ordre. N o u s avons cons-
d ' u n danger i m m i n e n t , dit J a c q u e l i n e Caboret, ils doi- taté q u e certains de n o s m e m b r e s
vent aussi s'assurer q u e les mesures correctives sont prises connaissaient très peu leurs obliga-
de f a ç o n p e r m a n e n t e . Par e x e m p l e , d a n s le cas des pièces Denis Leblanc, ing. tions ainsi q u e les règles de l'art d a n s
m o b i l e s ; ce n'est pas suffisant d'installer des protecteurs, ce d o m a i n e , par e x e m p l e les n o r m e s
il faut s'assurer qu'ils ne seront pas enlevés ultérieurement. » de conception. » Précisons q u ' e n c o m p l é m e n t de ce dossier,
La tolérance zéro n'est pas q u ' u n voeu pieux. Ainsi, la l'Ordre fait paraître sur son site extranet u n e liste de sources
CSST publie dans différents journaux la liste des employeurs d ' i n f o r m a t i o n : guides, répertoires, sites Internet ou orga-
fautifs qui o n t été c o n d a m n é s à payer les a m e n d e s prévues nisations spécialisées.

8 • PLAN Mars 2006 /


Rôle p r i m o r d i a l
L'article 2i) de la Loi sur les i n g é n i e u r s s t i p u l e q u e «les
o u v r a g e s o u é q u i p e m e n t s i n d u s t r i e l s i m p l i q u a n t la sécu-
rité d u p u b l i c ou d e s e m p l o y é s » f o n t p a r t i e des t r a v a u x Dangers liés à l'accès à des pièces en mouvement
c o n s t i t u a n t le c h a m p d e p r a t i q u e d e s i n g é n i e u r s . « Le rôle
Obligations des milieux de travail Rôle de la CSST et de ses partenaires
des i n g é n i e u r s en m a t i è r e de s é c u r i t é d e la m a c h i n e r i e est
• In mçkrfttn Hàxnn * m
p r i m o r d i a l , s o u t i e n t D e n i s L e b l a n c . Les i n g é n i e u r s s o n t r< dngeri de l»çor p»
n» <*jttemachmfi qu'ifs Wrna M qu'fc
au c œ u r d u p r o c e s s u s d e c o n c e p t i o n , de m i s e e n m a r c h e ,
d ' o p é r a t i o n et de m o d i f i c a t i o n d e s m a c h i n e s . Ils o n t u n e
i n f l u e n c e d i r e c t e sur la s é c u r i s a t i o n d e s m a c h i n e s qui
relève d e leur c h a m p de p r a t i q u e . Les i n g é n i e u r s e n g é n i e
m é c a n i q u e , en génie industriel, en génie informatique, en
g é n i e é l e c t r i q u e et e n g é n i e de l ' a u t o m a t i s a t i o n s o n t parti-
v?^ J
Interventions de la CSST
c u l i è r e m e n t c o n c e r n é s par la s é c u r i t é des m a c h i n e s . » • La CSST applique, envers les employeurs et les fournisseurs, une politique de « tolérance zéro » lorsque
les pièces en mouvement des machines sont accessibles et peuvent causer des lésions graves à des travailleurs.
L ' O r d r e privilégie d i f f é r e n t e s s o l u t i o n s à c o u r t et à l o n g • La CSST poursuit les fautifs lorsque les inspecteurs constatent l'existence d'un danger lié à l'accès
à des pièces en mouvement
t e r m e s p o u r a m é l i o r e r la s i t u a t i o n . « L'Ordre a facilité l'éta-
• Si les dispositifs de protection des machines ont été retirés ou trafiqués, des peines plus sévères peuvent
b l i s s e m e n t de r e l a t i o n s e n t r e les écoles et les f a c u l t é s de être réclamées pour l'employeur ou pour le travailleur responsable de cet acte

g é n i e et la CSST, signale D e n i s Leblanc. La CSST c o n n a î t À partir de 2 0 0 6

l ' h i s t o r i q u e et les causes d e s a c c i d e n t s i m p l i q u a n t des • La CSST poursuivra systématiquement les fautifs lorsque les inspecteurs constateront l'existence d'un danger
lié à l'accès à des pièces en mouvement.
m a c h i n e s ; elle possède aussi l'expertise p o u r y remédier. Cela
• La CSST publiera dans les journaux les condamnations dont les employeurs feront l'objet.
lui p e r m e t d ' i n f o r m e r les écoles et les f a c u l t é s d e g é n i e de
p r o b l è m e s a u x q u e l s la f o r m a t i o n des f u t u r s i n g é n i e u r s p e u t Les machines dangereuses,
remédier. Depuis q u e l q u e s mois, l'Ordre offre par ailleurs à c'est inacceptable!
ses m e m b r e s u n atelier sur le professionnalisme afin de mieux CSST La prévention.
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PLAN Mars 2006 • 9
DOSSIER SECURITE DES M A C H I N E S

La situation est préoccupante en matière de sécurité


des machines. Témoignage de trois ingénieurs.

« Plusieurs p e r s o n n e s , p a r m i lesquelles des ingénieurs, n e les besoins en sécurité des m a c h i n e s de... 4 500 entre-
c o n n a i s s e n t q u e très peu, et parfois pas du tout, la régle- prises ! Il est arrivé à u n autre constat : « O n se rend c o m p t e
m e n t a t i o n sur la santé et la sécurité du travail, ni m ê m e q u e t r o p de m a c h i n e s s o n t conçues, achetées et modifiées
l'existence des n o r m e s en cette matière», déclare l'ingé- sans q u ' u n ingénieur c o m p é t e n t soit associé au dossier.
nieur Mathieu C h a m p o u x , conseiller t e c h n i q u e chez ASP C'est assez d é c o u r a g e a n t par m o m e n t s . » Q u a n d n o u s lui
Métal Électrique. Cette association sectorielle paritaire de d e m a n d o n s de n o u s f o u r n i r le n o m d ' i n g é n i e u r s a y a n t ap-
Longueuil, sur la rive sud de Montréal, offre des services p o r t é u n e c o n t r i b u t i o n n o t a b l e en matière de sécurité des
de consultation et de f o r m a t i o n en santé-sécurité aux fabri- m a c h i n e s , M a t h i e u C h a m p o u x n o u s d o n n e cette r é p o n s e
cants québécois de produits électriques et métalliques. t r o u b l a n t e : « Il n ' y a en a pas b e a u c o u p . »
Depuis son arrivée d a n s cet orga-
nisme en 2001, Mathieu C h a m p o u x Méconnaissance des règles de l'art
a visité q u e l q u e 250 entreprises et Au cours des deux dernières années, le Bureau du syndic de
usines p a r t o u t au Québec. En cinq l'Ordre des ingénieurs du Q u é b e c a dû m e n e r plusieurs
ans, il en a vu des vertes et des pas enquêtes c o n c e r n a n t la c o n d u i t e professionnelle des ingé-
mûres ! «Je peux vous dire que ce q u ' o n nieurs relativement à la sécurité des m a c h i n e s . « O n s'aper-
voit d a n s les usines n'est pas t o u j o u r s çoit q u e les ingénieurs travaillant en industrie c o n n a i s s e n t
rassurant, dit-il. Dans certains cas, o n très peu, voire pas du tout les règles de
se croirait à u n e autre é p o q u e , puis- l'art en cette matière, s o u t i e n t l'ingé-
qu'on est entouré d'équipement conçu nieur Louis Tremblay, syndic de l'Ordre.
sans a u c u n e considération p o u r la Mathieu Champoux, inq. Par exemple, certains ingénieurs igno-
protection des travailleurs ! La sécu- rent totalement l'existence de la n o r m e
rité des m a c h i n e s est u n e question qui n'est pas souvent CSA Z432-04 (Canadian Standard Asso-
intégrée dans la pratique des entreprises. À tous les niveaux, ciation). Le fait q u e des ingénieurs
la direction et les employés n ' o n t pas le réflexe de penser appelés à concevoir ou à modifier des
à sécuriser leurs é q u i p e m e n t s , q u e ce soit au m o m e n t de machines ne connaissent m ê m e pas
la conception, de l'achat, de l'installation ou à l'occasion cette n o r m e m e tracasse é n o r m é m e n t .
de modifications. Le résultat est q u e b e a u c o u p de machines Il s'agit p o u r t a n t d ' u n e n o r m e de base Louis Tremblay, inq.
présentent de sérieuses lacunes sur le plan de la sécurité et en sécurité des machines. Elle indique
qu'il existe des zones dangereuses sans m o y e n s de protec- n o t a m m e n t c o m m e n t déterminer les besoins des utilisateurs,
tion. Régulièrement, les entreprises v o n t a t t e n d r e q u e se établir les limites des machines, évaluer les situations dange-
produise u n accident avant d'intervenir, ou q u e la C o m - reuses ainsi que les risques. C'est u n e situation inquiétante,
mission de la santé et de la sécurité du travail s'en mêle et d'autant plus que les ingénieurs concernés par nos enquêtes
exige des c h a n g e m e n t s rapides. Les gens sont alors pris au sont d a n s la t r e n t a i n e et o n t u n e dizaine d ' a n n é e s d'expé-
dépourvu, ils agissent d a n s la p a n i q u e et l'urgence, et leurs rience. Nous décidons parfois, au terme d ' u n e enquête, de
décisions n e sont pas nécessairement o p t i m a l e s d a n s ce déposer u n e plainte contre u n ingénieur devant le Comité de
contexte. » Mathieu C h a m p o u x est l'une des d e u x seules discipline. Nous estimons q u e ces cas revêtent u n caractère
ressources d o n t ASP Métal Électrique dispose pour couvrir exemplaire, ce qui contribue à prévenir ce genre de situation. »

10 • PLAN Mars 2006 /


Ces q u e l q u e s e n q u ê t e s d u s y n d i c d e l ' O r d r e n e s o n t q u e L'inspection est vue c o m m e u n e procédure coercitive, mais il
la p o i n t e de l'iceberg, s o u l i g n e Louis T r e m b l a y . « Histori- s'agit en réalité de l'exercice de p r é v e n t i o n par excellence. »
q u e m e n t , au Bureau d u syndic, q u a n d n o u s c o m m e n ç o n s à Malgré t o u t e s les s i t u a t i o n s t r o u b l a n t e s q u ' i l n e cesse
n o u s p e n c h e r sur plusieurs cas de m ê m e n a t u r e , c'est sou- de d é c o u v r i r e n usine, M a t h i e u C h a m p o u x se dit o p t i m i s t e
v e n t le reflet d ' u n e t e n d a n c e p r o b l é m a t i q u e . Voilà p o u r - p o u r l'avenir. « O n t e n d à d i f f u s e r de plus e n p l u s d ' i n f o r -
q u o i il i m p o r t e d e c o n s c i e n t i s e r e n c o r e plus les i n g é n i e u r s m a t i o n sur la sécurité des m a c h i n e s , constate-t-il. L ' a m é -
à leurs o b l i g a t i o n s p r o f e s s i o n n e l l e s telles q u ' e l l e s s o n t lioration de la s i t u a t i o n passe par u n e f o r m a t i o n a p p r o p r i é e
d é f i n i e s d a n s la s e c t i o n " Devoirs et o b l i g a t i o n s e n v e r s le a f i n d ' a c c r o î t r e la c r é d i b i l i t é d e s i n g é n i e u r s e n m a t i è r e
p u b l i c " d u C o d e de d é o n t o l o g i e . Le p r e m i e r article de cette d e sécurité des m a c h i n e s . D ' a u t a n t
section se lit ainsi : " D a n s t o u s les aspects d e s o n travail, — qu'ils s o n t s o u v e n t d a n s c e t t e déli-
l'ingénieur doit respecter ses o b l i g a t i o n s envers l ' h o m m e et v
cate p o s i t i o n e n t r e l'arbre et l'écorce,
tenir c o m p t e des c o n s é q u e n c e s de l'exécution de ses t r a v a u x e n t r e la sécurité et la p r o d u c t i v i t é , ce
sur l ' e n v i r o n n e m e n t et sur la vie, la s a n t é et la p r o p r i é t é ) f q u i r e n d leur travail s p é c i a l e m e n t
de t o u t e p e r s o n n e . " Il s'agit d e l ' u n des plus i m p o r t a n t s ' difficile.»
d e v o i r s de l ' i n g é n i e u r . »
Évolution difficile
M ê m e s o n d e c l o c h e positif d u c ô t é
«On se rend compte que trop de de l'ingénieur junior T o n y Venditti,
machines sont conçues, achetées et Tony Venditti, ing. jr c h a r g é de r e c h e r c h e t e c h n i q u e depuis
1990 p o u r l'Association secto-
modifiées sans qu'un ingénieur rielle F a b r i c a t i o n d ' é q u i p e m e n t

compétent soit associé au dossier. C est assez décou- d e t r a n s p o r t et d e m a c h i n e s


(ASFETM), u n o r g a n i s m e qui four-
rageant par moments. » nit des services de conseil, d ' i n f o r -
m a t i o n , d ' a s s i s t a n c e t e c h n i q u e et
Louis T r e m b l a y est u n f e r v e n t p a r t i s a n de formation à quelque 1 200 en-
de la p r é v e n t i o n . « Il i m p o r t e q u e l ' O r d r e fasse e n c o r e plus treprises québécoises, n o t a m m e n t à celles d e l'aérospatiale.
de p r é v e n t i o n e n m a t i è r e d e sécurité des m a c h i n e s , dit-il. T o n y V e n d i t t i a a p p r o f o n d i la q u e s t i o n de la sécurité des
Ce travail n ' i n c o m b e d'ailleurs pas juste au syndic, mais aussi, m a c h i n e s alors q u ' i l p r é p a r a i t u n e maîtrise à l'École de
et particulièrement, au C o m i t é d ' i n s p e c t i o n professionnelle. t e c h n o l o g i e s u p é r i e u r e . Son m é m o i r e , d é p o s é e n 2 0 0 5 ,
p o r t a i t sur la sécurité d e s presses plieuses à m é t a l . Il a éga-
l e m e n t suivi u n e session de f o r m a t i o n spécialisée e n éva-
l u a t i o n des r i s q u e s d o n n é e par l ' I n s t i t u t d e r e c h e r c h e
Robert-Sauvé e n s a n t é et e n sécurité d u travail (IRSST) e n
1997, p u i s u n e a u t r e e n 2 0 0 0 . « N o u s s o m m e s sur la b o n n e
voie, estime-t-il. Le d o m a i n e d e la sécurité des m a c h i n e s
a considérablement évolué depuis u n e dizaine d ' a n n é e s
et cela va se p o u r s u i v r e . Les n o r m e s et les a n a l y s e s d e
r i s q u e s o n t a u j o u r d ' h u i b e a u c o u p p l u s claires, précises
et é l a b o r é e s . C e q u i a b e a u c o u p a i d é à a m é l i o r e r la situa-
t i o n , ce s o n t t o u s les e f f o r t s d e s e n s i b i l i s a t i o n q u i o n t été
faits, e n p a r t i c u l i e r p a r l'IRSST. N o s c o n n a i s s a n c e s e n m a -
tière de sécurité des m a c h i n e s o n t r é e l l e m e n t a u g m e n t é
et elles s o n t p l u s l a r g e m e n t d i f f u s é e s . »

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PLAN Mars 2006 • 11


Diffusion de l ' i n f o r m a t i o n
Tony Venditti fait partie de ceux qui veillent à diffuser l'in- Associations sectorielles paritaires
f o r m a t i o n en sécurité des machines. L'an dernier, il a Les associations sectorielles paritaires (ASP) sont des
d o n n é u n e dizaine d'ateliers de f o r m a t i o n à l ' i n t e n t i o n organismes créés en vertu de la Loi sur la santé et la sécu-
d ' u n e c e n t a i n e d'employés, d o n t des ingénieurs, des opé- rité du travail; leur m a n d a t est de prévenir les accidents
rateurs, des techniciens en m a i n t e n a n c e ou des respon- et les maladies du travail, en privilégiant l'élimination à
sables en santé et sécurité du travail. Il a aussi réalisé en la source des dangers en milieu de travail. Actuellement,
2005 u n e dizaine de m a n d a t s d'analyse de risque pour au Québec, il y a 12 ASP dans divers secteurs d'activités
a u t a n t d'entreprises utilisatrices de m a c h i n e s et de fabri- économiques.
cants d ' é q u i p e m e n t s de transports et de machines, et ce, Pour information : [Link]
à la d e m a n d e des entreprises elles-mêmes. «C'est dix fois
plus qu'il y a cinq ans à peine», note-t-il. é t a n t d o n n é q u e la sécurité des m a c h i n e s relève directe-
Tous les ingénieurs devraient, selon Tony Venditti, m e n t de leur c h a m p de pratique. « Ce serait c e r t a i n e m e n t
suivre u n atelier de f o r m a t i o n en évaluation des risques, u n e a v e n u e à considérer, dit-il, q u o i q u e l'on observe aussi
u n e é v o l u t i o n de ce côté : les univer-
sités intègrent la sécurité des m a c h i n e s
d a n s le p r o g r a m m e d ' é t u d e s en génie. »

Analyse de risque
T o n y Venditti se base sur la m é t h o d e
d ' a n a l y s e de risque d é v e l o p p é e par
l'IRSST - qui s'inspire elle-même d ' u n e
m é t h o d e v e n a n t de la Caisse régionale
d ' a s s u r a n c e m a l a d i e d'île-de-France
(CRAMIF), u n organisme français - basée
sur les normes EN 1050 et ISO 14121,
Sécurité des machines - Principes pour l'ap-
préciation du risque. Cette m é t h o d e per-
m e t d'évaluer les risques en se f o n d a n t
sur u n e grille de critères préétablis. « Le
grand n o m b r e de m é t h o d e s pose des
problèmes, on le constate sur le terrain,
indique-t-il. Les fabricants se d e m a n -
d e n t si la m é t h o d e choisie est celle qui
c o n v i e n t le m i e u x à leur situation parti-
culière. Il y a encore tout un travail de ré-
flexion à faire sur cette problématique. »
Depuis 1997, nous Les entreprises qui f o n t appel à l'as-
sistance t e c h n i q u e q u e f o u r n i t T o n y
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mité de leurs équipements, connaître les
responsabilité n o r m e s applicables et trouver les dispo-
sitifs de protection les plus appropriés.
professionnelle C h a q u e analyse de risque d é b o u c h e
invariablement sur la découverte de dif-
innovatrice pour les férentes lacunes en matière de sécurité
des machines, n o t a m m e n t l'absence de
petites entreprises dispositifs de protection pour e m p ê c h e r
des ingénieurs l'accès aux zones dangereuses des ma-
chines. «Il est s o u v e n t difficile de bien
conseils au Québec protéger l'accès à ces zones ou d'éliminer
le danger p e n d a n t u n e i n t e r v e n t i o n
h u m a i n e d a n s certaines zones, m e n -
t i o n n e Tony Venditti. Mais le n œ u d du
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12 • PLAN Mars 2006 /


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En 2001, deux accidents graves se sont produits à l'usine «J'ai dû c o n d a m n e r certains é q u i p e m e n t s ou en cadenasser
Whirlpool de M o n t m a g n y , après 20 ans d'activité sans au- t e m p o r a i r e m e n t d'autres jusqu'à ce q u e soient c o m p l é t é s
c u n accident de travail, causant des blessures corporelles des travaux m a j e u r s d ' a m é l i o r a t i o n , dit-il. J'ai t o u j o u r s p u
majeures. Un employé a perdu deux doigts, et u n autre, u n e c o m p t e r sur le soutien de mes patrons. Mais t r o p d ' e n t r e -
main, alors qu'ils m a n œ u v r a i e n t des presses mécaniques. prises o n t t e n d a n c e à laisser la sécurité au travail entre les
«C'est m o i qui ai dû retirer la m a i n de l'outillage, c'est m a i n s d ' u n e seule p e r s o n n e ou d ' u n comité. Il faut sensibi-
q u e l q u e chose que l'on n'oublie jamais. Je peux vous dire liser les directions d'entreprise à ces questions. »
que l'on n e passe pas toujours de b o n n e s nuits dans les mois Force est de constater q u e les ingénieurs en génie indus-
qui suivent u n tel accident», confie l'ingénieur François triel sont d a n s u n e situation paradoxale. La sécurité des
Lafond, pour qui la grande hantise est q u ' u n accident mor- machines relève de leur responsabilité, mais cette q u e s t i o n
tel survienne dans son milieu de travail. n'est pas abordée en détail p e n d a n t leur f o r m a t i o n univer-
Il a été d é m o n t r é d a n s le premier cas que l'employé sitaire. «Je dirais q u e n o u s s o m m e s i n s u f f i s a m m e n t prépa-
n'avait pas les deux m a i n s sur les b o u t o n s de c o m m a n d e rés, compte tenu de la réglementation qui évolue beaucoup »,
et qu'il ne s'était pas c o n f o r m é aux procédures d'opération. déclare François Lafond, titulaire d ' u n d i p l ô m e en génie
Alors que dans le deuxième cas, ce sont les procédures d'ins- industriel de l'Université du Québec à Trois-Rivières o b t e n u
pection au m o m e n t du démarrage des é q u i p e m e n t s qui en 1987 et aujourd'hui directeur de production chez Laflamme
n'avaient pas été respectées. Portes et fenêtres. « L'ensemble des in-
Les regards se sont tournés vers François Lafond, respon- cidents et des accidents survenus au ^^ÊBt^
sable de la m a i n t e n a n c e et de la sécurité des é q u i p e m e n t s cours des dernières a n n é e s au Québec
au sein de l'entreprise. « Q u a n d survient un accident, c'est i n d i q u e q u ' u n e meilleure f o r m a t i o n
automatique, je me sens directement concerné, confie-t-il. en sécurité des machines est u n besoin
Il faut alors sécuriser les lieux jusqu'à ce q u e d é b u t e l'en- qui va en grandissant. » ^EflML
quête de la Commission de la santé et de la sécurité du tra-
vail (CSST). Aucun blâme n'a été porté c o n t r e l'entreprise Formation inadéquate
relativement à ces deux accidents. » « Ai-je reçu u n e formation adéquate à ^Ê
Au fil des années, François Lafond a eu à a f f r o n t e r diffé- l'université en regard de la sécurité des
rentes situations où la sécurité était clairement compromise. machines ? Absolument pas, la question Serbe Desbiens, ing.

14 • PLAN Mars 2006 /


c o m m e u n e m p ê c h e u r de t o u r n e r en r o n d . « N o u s v e n o n s
c h a n g e r des habitudes, reconnaît-il. Et n o u s e n t r o n s par-
fois en conflit avec l'employeur, qui veut n a t u r e l l e m e n t
faire des profits, et avec les opérateurs de machines, pour
qui u n c h a n g e m e n t visant à accroître la sécurité se traduit
souvent par u n e opération supplémentaire ou un changement
de la m é t h o d e de travail. Mais à force de diffuser l'infor-
m a t i o n , les gens c o m p r e n n e n t g é n é r a l e m e n t la nécessité
des c h a n g e m e n t s . »
Au fil de sa carrière au Centre de recherche industrielle du
Québec (CRIQ), puis chez Inglis Canada, Steris et Whirlpool,
François Lafond a d û a p p r e n d r e par l u i - m ê m e et créer son
propre réseau d'expertise. «Ce qui m ' a aidé, c'est de tra-
vailler p o u r la m u l t i n a t i o n a l e Whirlpool, qui disposait de
beaucoup de contacts aux États-Unis, dit-il. J'ai eu recours
à la CSST, à différents organismes d'associations paritaires
et au p e r s o n n e l d u siège social de W h i r l p o o l p o u r trouver
des entreprises ou des c o n s u l t a n t s spécialisés d a n s diffé-
rents aspects de la sécurité des m a c h i n e s . Car l'expertise
dans ce d o m a i n e est rare chez nous. Q u a n d des accidents de
travail s u r v i e n n e n t , la CSST est excellente p o u r rédiger des
rapports sur les causes, mais son expertise est limitée sur
le plan des solutions. »
La plus g r a n d e p r o b l é m a t i q u e à laquelle u n ingénieur
c o m m e François Lafond doit faire face a trait aux n o r m e s .
« Les n o r m e s g o u v e r n e m e n t a l e s qui s'appliquent au secteur
industriel c h a n g e n t c h a q u e année, indique-t-il. Notre situa-
t i o n ressemble à celle d ' u n c o n d u c t e u r d ' a u t o m o b i l e qui
a la responsabilité de connaître la signification des nouveaux
p a n n e a u x de signalisation, mais à qui o n n e t r a n s m e t pas
systématiquement l'information. Il a le devoir d'aller la cher-

« La sécurité des machines repose cher lui-même. C'est la m ê m e chose pour nous. Cela dit, la
p r i n c i p a l e difficulté n ' e s t pas
beaucoup sur des dispositifs élec- t a n t d'obtenir l ' i n f o r m a t i o n que

triques qui visent à contrôler le danger. L'élimination


de l'interpréter, car les experts
p o u v a n t le faire sont difficiles à
du danger à la source est trouver. »
Après presque 20 ans de car-
n'était m ê m e pas à l'ordre du jour. Le seul la meilleure mesure de rière, François Lafond constate

prévention en sécurité.
cours où l'on abordait des n o t i o n s de sécu- qu'il est plus ardu a u j o u r d ' h u i
rité portait sur la sécurité sur les chantiers de sécuriser les machines. « Avec
de c o n s t r u c t i o n », relate l'ingénieur Serge l ' a p p a r i t i o n des m é t h o d e s de
Desbiens, diplômé en génie électrique de
l'Université de Sherbrooke depuis 1989 et superviseur du
groupe d'ingénierie de projets chez Waterville TG, u n fabri-
cant de bandes d'étanchéité destinées aux automobiles,
depuis 1998. À ce titre, il lui i n c o m b e de fournir des équi-
p e m e n t s fiables et sécuritaires, u n e tâche qu'il exerce avec
u n e équipe d'ingénieurs et de techniciens chargés des ana-
lyses de risques. « La sécurité des m a c h i n e s repose b e a u c o u p
sur des dispositifs électriques qui visent à contrôler le dan-
ger, et je n e crois pas q u e ce soit nécessairement u n e b o n n e
chose. L'élimination du danger à la source est la meilleure
m e s u r e de p r é v e n t i o n en sécurité. Cela dit, je crois q u e le
danger d i m i n u e au fil des a n s parce q u e la sécurité est
d a v a n t a g e prise en c o m p t e au m o m e n t de la c o n c e p t i o n
de nouvelles m a c h i n e s . »
Son rôle, Serge Desbiens le voit c o m m e celui d ' u n poli-
cier; il a aussi l'impression d'être q u e l q u e f o i s considéré

PLAN Mars 2006 • 15


« Mettre l'équipement
en place, c'est une bagatelle. Ce n'est
rien comparativement à ce qu'il
faut déployer comme ressources pour
changer la culture.»
travail japonaises et
la fabrication en petits lots de p r o d u c t i o n , les é q u i p e m e n t s
servent m a i n t e n a n t à de m u l t i p l e s f o n c t i o n s , dit-il. Par
exemple, u n e m ê m e presse peut recevoir jusqu'à 35 matrices,
ce qui oblige à effectuer f r é q u e m m e n t des ajustements, u n e
responsabilité qui relève de l'opérateur. Par ailleurs, plus
o n sécurise u n é q u i p e m e n t , plus les employés se s e n t e n t
en sécurité. Et ce s e n t i m e n t les porte à devenir négligents.
Si l'on n'est pas très rigoureux d a n s le suivi de l'application
des procédures de m a i n t e n a n c e et d ' o p é r a t i o n des ma-
chines, le réflexe des employés est de c o n t o u r n e r les procé-
dures à la m o i n d r e occasion. Mettre l'équipement en place,
c'est u n e bagatelle. Ce n'est rien comparativement à ce qu'il
faut déployer c o m m e ressources pour changer la culture. »

Éliminer le d a n g e r à la source
En janvier 2006, Serge Desbiens a c o m m e n c é à d o n n e r u n
atelier de f o r m a t i o n i n t e r n e aux q u e l q u e 25 employés de
son groupe d'ingénierie ainsi qu'à ceux du groupe de soutien

CIPE
Centre d ' I n n o v a t i o n s en
Programmes Éducatifs

FORMATEURS RECHERCHÉS
à la p r o d u c t i o n , d o n t le rôle est d ' a m é l i o r e r la p r o d u c -
Le Centre d'innovations en programmes éducatifs (CIPE) dispense depuis
tion et l'ergonomie. Serge Desbiens pense q u ' u n e soixan-
une décennie des cours intensifs de courte durée à l'intention des
ingénieurs. Déjà plus de 300 cours d'un à trois jours ont été offerts, avec taine de p e r s o n n e s au total s'inscriront à cet atelier, qu'il
l'appui de l'Institut canadien des Ingénieurs, à travers le Canada, en a lui-même conçu. «J'en ai eu l'idée après avoir reçu des
étroite collaboration avec les associations d'ingénieurs locales. questions de base concernant divers aspects de la sécurité des
m a c h i n e s de la part des employés. L'objectif est de m e t t r e
Le CIPE a déployé ses activités au Québec en 2004, en français, et a offert
en relief q u e les principes de base derrière la sécurité sont
avec succès des cours intensifs en génies mécanique, civil et électrique.
d'éliminer le danger à sa source, de respecter des n o r m e s
Nous recherchons activement des ingénieurs possédant des qualifications sévères et de concevoir l ' é q u i p e m e n t de f a ç o n sécuritaire.
établies dans des domaines de pointe correspondant à des besoins de Il faut aussi combattre certaines tendances humaines c o m m e
formation spécialisés, notamment dans l'industrie, pour ANIMER des ses- la routine et la négligence. C'est notre plus g r a n d e n n e m i ,
sions intensives, typiquement d'une ou de deux journées, dans les régions
de Montréal et de Québec. On vous offre la possibilité d'offrir quelques cours car le niveau de conscience du danger chez les employés
par année, suivant les conditions les plus avantageuses sur le marché. d i m i n u e i n v a r i a b l e m e n t avec le temps. »
Chez Waterville TG, la prise de conscience du danger
S.v.p., contactez Guy Arbour, ing., au 514.745.7300, ou via gaibour@[Link],
en communiquant le sujet qui vous intéresse et en décrivant le marché
s'est faite b r u t a l e m e n t après u n accident mortel en 1994.
d'ingénieurs qu'il peut desservir. Votre demande sera traitée en toute La difficulté dans u n e entreprise c o m m e celle-là, c'est que les
confidentialité. produits sont fabriqués avec près de... 4 0 0 0 é q u i p e m e n t s
différents répartis d a n s u n e dizaine d'usines, y c o m p r i s
celles des sous-traitants. Et u n e partie de cet é q u i p e m e n t
/ T \ CIP£ - Centre d'Innovations en Programmes Éducatifs
date de plus de 20 a n s ! «Il est clair q u e l'on ne p e u t pas
f ® \ tPIC - Educational Program Innovations Center
voir tous les dangers potentiels, dit Serge Desbiens. Mais nous
S I Tél.: 1-888-364-2338
avons instauré, il y a six ans, u n e procédure p o u r analyser
\ ^ ^ S Télécopieur: 1-800-866-6343
Courriel: epic@[Link] systématiquement les risques pour tout nouvel équipement,
Site web: [Link] après chacune des modifications et des mises à jour. » •

16 • PLAN Mars 2006 /


DOSSIER SÉCURITÉ DES M A C H I N E S

"Attention
DANGER
Des ingénieurs s'emploient à
trouver des solutions concrètes
pour sécuriser les équipements.

«Trop souvent, les gens n ' a p p l i q u e n t pas les m o y e n s pro- C o m p é t e n c e s rares


posés p o u r r e n d r e l ' é q u i p e m e n t plus sécuritaire parce « La d e m a n d e est très forte et o n n e peut pas y r é p o n d r e
qu'ils les trouvent trop contraignants », déclare l'ingénieur t o t a l e m e n t à l ' h e u r e actuelle », dit Alain Brassard ; il a d'ail-
Alain Brassard, expert en sécurité des m a c h i n e s et chargé leurs l ' i n t e n t i o n de porter au cours des p r o c h a i n s m o i s de
de p r o j e t s senior p o u r le G r o u p e q u a t r e à six le n o m b r e d'ingénieurs d u Groupe Cadec affec-
Cadec de Laval, l ' u n e des très rares tés à ce créneau. « Les ingénieurs aptes à offrir des services
firmes québécoises à offrir des services p o u r sécuriser les m a c h i n e s n e c o u r e n t pas les rues, car p e u
d'analyse de risque, de c o n c e p t i o n et d ' i n g é n i e u r s o n t les c o m p é t e n c e s requises p o u r le faire au
d ' i m p l a n t a t i o n de m e s u r e s sécuri- sortir de l'université, et rares sont ceux qui les acquièrent
taires, ainsi q u e de validation. « Cette plus tard d a n s leur carrière. N o u s d e v o n s les f o r m e r nous-
situation illustre l'importance de tra- m ê m e s . Il faut de q u a t r e à six m o i s a v a n t q u ' u n e m p l o y é
vailler avec les responsables au sein des d e v i e n n e p l e i n e m e n t a u t o n o m e d a n s ce type de travail. »
entreprises, à c o m m e n c e r par les opé- Au m o m e n t de cette e n t r e v u e avec PLAN à la mi-
rateurs de machines, p o u r trouver les d é c e m b r e 2005, Alain Brassard était en train d'accomplir
solutions appropriées et les mettre en Alain Brassard, ing. u n m a n d a t p o u r u n fabricant de cigarettes qui souhaitait
pratique. » r e n d r e p l e i n e m e n t sécuritaire u n e usine construite il y a
Alain Brassard a c o m m e n c é à déve- u n e q u i n z a i n e d ' a n n é e s . L'analyse
lopper le créneau de la sécurité des des risques a d é b o u c h é sur la rédac-
m a c h i n e s en 2 0 0 1 , à la suite de t i o n d ' u n e d o c u m e n t a t i o n consi-
c o n s u l t a t i o n s avec des m a n u f a c t u - dérable rassemblée d a n s 12 reliures
riers et des fournisseurs. Ce créneau à a n n e a u x c o m p o r t a n t de 100 à
l'occupe à plein t e m p s depuis l'été 2 0 0 feuilles c h a c u n ; de 20 à 50 solu-
2003, après qu'il eut c o m p l é t é le pro- tions possibles o n t été envisagées
g r a m m e de f o r m a t i o n sur l'apprécia- p o u r c h a c u n des é q u i p e m e n t s de
t i o n et la réduction des risques d o n n é l'usine, qui en c o m p t e u n e trentaine.
par l'Institut de recherche Robert- L'une des s o l u t i o n s r e t e n u e s
Sauvé en santé et en sécurité du tra- consiste à installer u n protecteur cou-
vail (IRSST), p r o g r a m m e de formation v r a n t u n système d ' e n t r a î n e m e n t
qu'il offre m a i n t e n a n t l u i - m ê m e à e n t r e u n m o t e u r et u n convoyeur,
différentes organisations. Depuis deux u n dispositif indispensable qui se
ans et demi, il a réalisé des m a n d a t s retrouvera sur plusieurs types de
d ' a n a l y s e de risque p o u r six e n t r e - y: m a c h i n e s de l'usine. «Nous a v o n s
prises et des m a n d a t s d ' i m p l a n t a t i o n Q découvert en p r o c é d a n t à l'analyse
d e m e s u r e s sécuritaires p o u r trois | de risque que, d ' u n e part, l'absence
entreprises. S de ce dispositif en différents endroits

PLAN Mars 2006 • 17


Prévention et prise en charge
Au Québec, les organisations doivent principalement se conformer Il faut bien comprendre que la CSST cherche à prévenir les acci-
aux exigences de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Adoptée dents, même si elle doit trop souvent intervenir à la suite d'un pro-
en 1979, cette loi préconise l'élimination à la source des risques blème. En mode prévention, la CSST répond d'ailleurs à toutes les
pour la santé des travailleurs. Elle précise les droits des travailleurs, demandes qui lui sont adressées pour conseiller les entreprises en
établit des façons de gérer la santé et la sécurité au sein des organi- matière de santé et sécurité. La CSST intervient également à la suite
sations. « Cette loi a pour objectif de donner des moyens au milieu de plaintes. Il faut mentionner que les travailleurs sont protégés par
de travail pour contrôler les situations les plus dangereuses », ajoute la Loi, et les plaintes sont toujours confidentielles. La CSST compte
Normand Paulin, ing., directeur adjoint de la prévention-inspection 295 inspecteurs qui effectuent environ 8000 visites par année, ce qui
à la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec correspond à moins de 5 % des établissements touchés par la Loi.
(CSST), un organisme mis en place par la Loi. Quand des manquements surviennent, l'inspecteur examine com-
La Loi sur la santé et la sécurité du travail établit un cadre juridique ment l'employeur s'est acquitté de sa responsabilité. Quels efforts
qui est précisé davantage dans le Règlement sur la sécurité et la a-t-il déployés ? Il cherche à savoir si l'employeur a donné les bonnes
santé du travail. Mais, loi ou règlement, il s'agit avant tout d'une instructions ou si une personne responsable, un ingénieur par
volonté de prévention. « Le législateur a voulu favoriser la prise en exemple, a omis de les appliquer pour quelque motif que ce soit.
charge de la santé et de la sécurité par le milieu de travail, ce qui La CSST n'entreprend pas de poursuites criminelles. Ce sont les
inclut employeurs et employés», rappelle Normand Paulin. autorités policières qui entameront une enquête lorsqu'il y a décès
Cette législation précise que la responsabilité de la santé et de la ou blessures graves. Toutefois, la Loi sur la santé et la sécurité du
sécurité incombe à l'employeur. «Toutefois, note Normand Paulin,
travail confère à la CSST le pouvoir d'interdire l'utilisation d'un
les ingénieurs jouent un rôle conseil, en soutien à la direction des
équipement jugé dangereux et d'imposer des mesures correctives.
établissements. Ils sont très sollicités pour optimiser les procédés,
En vertu de cette loi, la CSST peut aussi émettre des constats d'in-
ce qui implique régulièrement l'ajout d'éléments sécuritaires.»
fractions pour lesquels les amendes peuvent atteindre 50 000 $
Théoriquement, l'ingénieur est donc responsable s'il va à l'encontre
dans le cas d'un établissement qui récidive. «Tout investissement
des directives en matière de santé et sécurité. D'ailleurs, la plupart
en sécurité se rentabilise très rapidement, rappelle Normand Paulin.
du temps, la CSST signalera le cas d'un ingénieur fautif à l'Ordre
Si une machine n'est pas sécuritaire, les problèmes causés par un
des ingénieurs du Québec, lequel fera alors intervenir le Comité
seul accident viendront annuler facilement les économies réalisées,
d'inspection professionnelle ou le syndic.
sans compter les coûts humains.»

Ne manquez pas l'information


complémentaire à c e dossier spécial s u r
LA S É C U R I T É D E S M A C H I N E S
sur l ' e x t r a n e t éÉÉËÉIMli
« m m s
Vous y trouverez :
Tableau des avantages et utilisation des
différentes méthodes d'analyse de risque
U S
Également :
• Répertoire des sites liés à la sécurité
é t a i t p r o b l é m a t i q u e et, d ' a u t r e p a r t , q u e d e s d i s p o s i t i f s e x i s -
des machines tants n'étaient pas adéquats parce qu'ils ne remplissaient
• Suggestions de formations pas c o m p l è t e m e n t leur rôle. Cela avait p o u r effet d e d o n -
ner aux utilisateurs u n faux s e n t i m e n t de sécurité. C'est
parfois pire q u e de n e pas avoir de protecteur d u tout. »

Retour sur l'investissement


L ' a n a l y s e d e s r i s q u e s réalisée p o u r le c i g a r e t t i e r a n é c e s s i t é
q u e l q u e 2 0 0 h e u r e s d e t r a v a i l et a c o û t é p r è s d e 2 0 0 0 0 $.
P o u r i m p l a n t e r les m e s u r e s v i s a n t à a c c r o î t r e la s é c u r i t é
d a n s l'usine, u n e q u i n z a i n e de p e r s o n n e s o n t travaillé pen-
d a n t p l u s i e u r s m i l l i e r s d ' h e u r e s ; le c o û t d e c e s o p é r a t i o n s
s ' é l è v e à p r è s d e 4 0 0 0 0 0 $. « D e s é t u d e s i n d i q u e n t q u e c h a q u e
d o l l a r i n v e s t i e n s a n t é et s é c u r i t é e n g e n d r e u n r e t o u r d e
u n à d i x d o l l a r s », f a i t v a l o i r A l a i n B r a s s a r d , q u i f a i t a c t u e l -
[Link] l e m e n t p a r t i e , e n c o m p a g n i e d e s o n c o n f r è r e d e l'IRSST

18 • PLAN Mars 2006 /


Différentes méthodes
d'analyse de risque
Par Mathieu C h a m p o u x , ing.
A n a l y s e p r é l i m i n a i r e des risques (APR)
M é t h o d e inductive visant à estimer les risques en ayant
au préalable repéré les p h é n o m è n e s dangereux, les
situations dangereuses et les événements dangereux
pouvant e n g e n d r e r un accident, et à évaluer les d o m -
mages résultant de ces accidents.
M é t h o d e « Q u e se passe-t-il si... ? » ( W h a t if...?)
Méthode inductive visant à déterminer les conséquences
sur la santé et la sécurité q u e peuvent avoir les défail-
lances techniques et les erreurs humaines commises en
utilisant un é q u i p e m e n t au moyen de la question : « Que
se passe-t-il si... ?».

A n a l y s e p a r a r b r e des d é f a i l l a n c e s ( A D D )
M é t h o d e d é d u c t i v e p e r m e t t a n t d ' e s t i m e r les risques
en a y a n t p r é a l a b l e m e n t d é t e r m i n é , p o u r c h a c u n des Rex Chong, ing., et Éric Labelle, ing.

é v é n e m e n t s d a n g e r e u x redoutés, les d i f f é r e n t e s c o m -
b i n a i s o n s de défaillances m e n a n t à la réalisation de Rex C h o n g est l ' u n des d e u x ingénieurs de T h o m a s &
cet é v é n e m e n t . L ' e n c h a î n e m e n t logique de ces défail- Betts qui o n t reçu, à la fin de l'hiver 2005, la f o r m a t i o n en
lances est e x p r i m é par l ' e m p l o i de p o r t e s logiques, et analyse de risque d o n n é e par l'ingénieur Mathieu C h a m p o u x
l ' e n s e m b l e est illustré sous f o r m e a r b o r e s c e n t e . de ASP Métal Électrique. « La sécurité des m a c h i n e s d a n s
HAZOP n o t r e u s i n e a pris u n e o r i e n t a t i o n structurée, il y a d e u x
M é t h o d e inductive visant à déterminer, à partir de mots ans, au m o m e n t o ù n o u s avons c o n s t a t é q u e les accidents
clés, les conséquences sur la santé et la sécurité q u e peu- de travail liés aux m a c h i n e s a u g m e n t a i e n t . U n e dizaine
vent entraîner certains écarts par rapport aux conditions d ' e m p l o y é s , d o n t des opérateurs de machines, o n t suivi le
normales de f o n c t i o n n e m e n t de l'équipement. Avec m ê m e p r o g r a m m e de f o r m a t i o n q u e moi. Nous avons com-
cette m é t h o d e , les causes expliquant de telles déviations m e n c é à effectuer u n e analyse de risque en avril 2005. Le
sont é g a l e m e n t d o c u m e n t é e s . b u t était de classifier et de quantifier les risques, et d'iden-
tifier les i n t e r v e n t i o n s prioritaires à faire d a n s u n c o n t e x t e
A r b r e des é v é n e m e n t s objectif et n o n émotif. »
Méthode inductive permettant d'estimer les risques en « Nous trouvions que n o u s avions du c h e m i n à faire en
ayant préalablement établi sous forme arborescente les dif- regard de la fréquence et de la gravité des accidents de tra-
férentes conséquences résultant d'un é v é n e m e n t initial. vail d a n s notre usine, m e n t i o n n e l'ingénieur Éric Labelle,
A n a l y s e des m o d e s d e d é f a i l l a n c e , chef d u service Ingénierie et services techniques chez Thomas
d e leur e f f e t et d e leur c r i t i c i t é ( A M D E C ) & Betts. Nous n o u s sommes d o n n é c o m m e objectif de faire
Méthode inductive visant à estimer les risques. Préala- en sorte que nos employés arrivent à la retraite en santé. Nous
blement à cette estimation, les différentes défaillances qui avons élaboré u n plan de santé et sécurité du travail en parte-
peuvent survenir dans les composants ou les fonctions nariat entre l'ingénierie et les ressources humaines. Je dois
de l'équipement sont d'abord déterminées, et ensuite dire que, c o m m e ingénieur, je n'étais pas bien outillé au départ,
leurs causes et leurs conséquences sont documentées. car ma formation initiale était insuffisante pour gérer u n tel
dossier. Par contre, j'avais des connaissances utiles en ergo-
(Voir sur l'extranet : [Link] pour nomie. On s'est documenté, n o t a m m e n t en Europe, où l'on
les avantages et l'utilisation de ces méthodes) a remarqué qu'ils sont plus avancés que n o u s en matière de
santé et sécurité du travail. O n s'est beaucoup p e n c h é n o n
Joseph-Jean Pâques, d ' u n c o m i t é chargé d'évaluer les n o u - seulement sur les machines, mais aussi sur le c o m p o r t e m e n t
velles n o r m e s i n t e r n a t i o n a l e s en sécurité des m a c h i n e s h u m a i n qui est u n facteur essentiel. »
dangereuses. L'analyse de risque a d é b u t é par les postes de travail liés
«L'analyse des risques est u n exercice c o û t e u x sur le à la production et se terminera avec les postes de travail ratta-
c o u p c o m p t e t e n u du temps qu'il faut y consacrer, mais c'est chés à la m a i n t e n a n c e . Au m o m e n t de l ' e n t r e v u e avec
c e r t a i n e m e n t rentable à long terme, n e serait-ce q u e si le PLAN à la mi-décembre 2005, l'exercice était achevé d a n s
n o m b r e d'accidents s'en trouve réduit», dit l'ingénieur Rex environ 30 postes de travail sur la c i n q u a n t a i n e q u e c o m p t e
C h o n g , ingénieur m a n u f a c t u r i e r depuis août 1999 à l'usine l'usine de Saint-Jean-sur-Richelieu. Et u n e t r e n t a i n e de
T h o m a s & Betts de Saint-Jean-sur-Richelieu, où l'on fabrique risques o n t été identifiés, plusieurs postes de travail en pré-
des produits utilisés par les électriciens. sentant plus d'un.

PLAN Mars 2006 • 19


«Il faut trouver des solu-
tions acceptables pour
tout le monde, qui rendent l'opération des machines
pleinement sécuritaire sans trop
Machinerie compliquer la vie des opérateurs. »
non-sécuritaire
Certaines découvertes ont étonné
Rex C h o n g et Éric Labelle. «On s'est rendu aussi vite q u ' o n n e l'avait pensé au départ.
compte que des opérateurs n'utilisaient pas Q u a n d les solutions sont longues à implan-
certaines machines à bon escient, dit Rex ter, n o u s m e t t o n s en place des mesures tem-
Chong. Ou q u e d'autres essayaient de con- poraires pour réduire le niveau de risque. »
t o u r n e r certaines règles de sécurité, pas de « Il faut aussi composer, précise Éric Labelle,
façon malintentionnée, mais parce que la avec les zones grises existantes. Certaines
conception de la machine ou son utilisation exigences prévues d a n s les n o r m e s sont
ne correspondait pas aux besoins identifiés. » difficilement applicables. Il s'agit de savoir
Et son patron, Éric Labelle, d ' a j o u t e r : «J'avais jusqu'où, c o m m e entreprise, n o u s s o m m e s
la perception que nos équipements avaient été prêts à aller. »
conçus par les fabricants de façon plus sécu- 11 est clair que l'employeur de Rex C h o n g
ritaire. J'ai été surpris, p o u r n e pas dire cho- et d'Éric Labelle est prêt à aller loin. D'ores
qué, de réaliser q u e ce n'était pas le cas. et déjà, il a été décidé q u e l'analyse de
Encore récemment, on a reçu un équipement, risque appliquée à l'usine de Saint-Jean-sur-
et il a fallu y apporter des a j u s t e m e n t s à l'in- Richelieu va être é t e n d u e à toutes les usines
terne p o u r qu'il r é p o n d e à n o s critères de c a n a d i e n n e s de ce fabricant de p r o d u i t s
sécurité. Ça se produit d a n s la m a j o r i t é des électriques. •
cas. » L'identification et l'application de
solutions sécuritaires n e sont pas t o u j o u r s
évidentes. «Il faut trouver des solutions ERRATUM
acceptables pour t o u t le m o n d e , des solu-
Veuillez prendre note q u ' u n e erreur typo-
tions qui r e n d e n t l'opération des m a c h i n e s
graphique s'est glissée dans le premier
p l e i n e m e n t sécuritaire sans t r o p compli-
paragraphe de la page 14 de l'article
quer la vie des opérateurs. Il y a souvent u n e
Urgence en la demeure p u b l i é d a n s PLAN
perception de conflit e n t r e la sécurité, la
en janvier-février 2006. La phrase aurait
facilité d'utilisation des m a c h i n e s et les
dû se lire «Le niveau des mers s'est élevé
besoins de la p r o d u c t i o n . En j o n g l a n t avec
en moyenne de 0,1 à 0,2 mètre au cours
ces différents paramètres, la recherche et la
du 20 e siècle (...).»
mise en place de solutions à la suite de notre
analyse de risque n ' a v a n c e n t f i n a l e m e n t pas Toutes nos excuses aux lecteurs de PLAN.

Fonds FÉRIQUE
Rendements et valeurs unitaires
Fonds F É R I Q U E

V a l e u r s unitaires
DISTRIBUTIONS
1 AN 3 ANS 5 ANS 10 A N S 31 DÉC 2005 31 JAN. 2006 EN JAN. 2006
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OBLIGATIONS 4,2 6,3 6,3 6,6 38,517 î 38,294 î 0,000 î
ÉQUILIBRÉ 13,0 12.2 4,4 8,2 46,731 $ 47,657 $ 0,000 î
ACTIONS 26,7 21,7 8,2 11.5 62,919 $ 65,933 î 0,000 $
AMÉRICAIN 1,2 4,8 -5,7 5,8 7,897 $ 7,950 î 0,000 î
EUROPE 9,0 n.d n.d n.d. 11,287 $ 11,658 $ 0,000 î
ASIE 22,1 n.d n.d n.d. 15,011 $ 15,789 $ 0,000 $
INTERNATIONAL 9,6 12,5 -1,6 4,8 6,108 $ 6,267 î 0,000 $
Les rendements el valeurs unitaires des Fonds FÉRIQUE sont publiés dans les pages financières des principaux lournaux, sous la rubrique fonds communs de placement, de même que-
sur notre site internet www ferique com Les rendements et valeurs indiqués tiennent compte des frais de gestion et d'exploitation payables par les Fonds, mais ne tiennent pas compte
de toutes autres commissions d'achat et de tachai, de frais de placement et de frais optionnels qui pourraient s'appliquer, qui auraient poui eflel de réduire le rendement. Saul avis
contraire, chaque taux de rendement indiqué représente le rendement annuel historique composé à la lin de la période Les taux de rendement indiqués tiennent compte des fluctuations
de la valeur des parts et du ^investissement de toutes les distributions el ne tiennent pas compte de l'impôt sur le revenu payable par un porteur de parts, qui aurait pour effet de réduire
le rendement. Leur valeur fluctue souvent el leur rendement passé n'est pas indicatil de leur rendement futur. Veuillez lire le prospectus des Fonds FÉRIQUE avant de faire un placement

20 • PLAN Mars 2006 /


SECURITE DES M A C H I N E S

Extrcict 2
Montag» 8
Eitrcice 3
OMMMMINT t ' HonUj» 6

INItHHUPTFUH
(WERHUPTfUR

Patrik Doucet, ing.

La recherche en sécurité des r e c h e r c h e en sécurité des m a c h i n e s de l'Institut c o m p t e

machines a progressé à pas a u j o u r d ' h u i huit professionnels de recherche à plein temps ;


ils travaillent en collaboration avec des partenaires externes,

de géant en deux décennies au p r i n c i p a l e m e n t les d é p a r t e m e n t s de génie m é c a n i q u e des


universités québécoises et d'autres organisations semblables

Québec, comme l'illustrent des à l'IRSST établies ailleurs d a n s le m o n d e .


En q u e l q u e 25 ans d'activité, l'IRSST a m e n é plus d ' u n e
ingénieurs qui en ont fait leur c e n t a i n e de recherches qui o n t c o n d u i t à l'apparition de
n o u v e a u x produits sécuritaires, de dispositifs de protection,
cheval de bataille. de guides de conception ou d'utilisation de diverses machines,
d'outils d ' a p p r é c i a t i o n des risques, o u encore à l'élabora-
tion de nouvelles normes nationales et internationales. L'un
« La sécurité des m a c h i n e s est u n des chercheurs de l'Institut, Joseph-Jean Pâques, est en outre
d o m a i n e qui a évolué très vite depuis à l'origine d ' u n e c o n f é r e n c e i n t e r n a t i o n a l e sur la sécurité
u n e v i n g t a i n e d ' a n n é e s au Québec, des systèmes industriels automatisés. D o n n é e pour la pre-
affirme l'ingénieur Joseph-Jean Pâques, mière fois à M o n t r é a l en 1999, la c o n f é r e n c e a lieu tous
c h e r c h e u r de l ' é q u i p e sécurité- les d e u x ans d a n s différentes villes d u globe.
ingénierie de l'Institut de recherche
Robert-Sauvé en santé et en sécurité Six c h a m p s de recherche
d u travail (IRSST). C'est u n d o m a i n e L'IRSST est structuré a u t o u r de six c h a m p s prioritaires de
qui c h a n g e selon la façon d o n t la recherche. Depuis la fin des a n n é e s 1980, la sécurité des
société perçoit le risque : or le niveau outils, des m a c h i n e s et des procédés industriels est l ' u n de
de tolérance à cet égard a passablement |oseph-Jean Pâques, ing. ces c h a m p s prioritaires qui s'articule a c t u e l l e m e n t a u t o u r
baissé. » de huit t h é m a t i q u e s : l'appréciation du risque m a c h i n e ;
L'IRSST a c o m m e n c é à faire des recherches sur la sécu- les dispositifs de verrouillage ; la m a i n t e n a n c e ; la concep-
rité des m a c h i n e s peu après sa c r é a t i o n en 1980. Les tion sécuritaire des machines et outils ; les systèmes de com-
recherches d a n s ce secteur o n t p o u r but de développer les m a n d e et l ' a u t o m a t i s a t i o n ; l'ergonomie et la sécurité des
connaissances en lien avec les m é t h o d e s d ' a p p r é c i a t i o n et chariots élévateurs; la glissance des planchers et la sécurité
de réduction des risques, de les appliquer à la c o n c e p t i o n d a n s les mines. « Dans certains d o m a i n e s , c o m m e l'appré-
de solutions, puis d'évaluer leur fiabilité. L'équipe de ciation des risques associés aux machines industrielles, nous

PLAN Mars 2006 • 21


sommes à l'avant-garde, souligne Paul- Des i n g é n i e u r s c o m m e J o s e p h - J e a n P â q u e s et Réal
Émile Boileau, d i r e c t e u r de l ' é q u i p e Bourbonnière f o n t figure d'oiseaux rares, ils s o n t les premiers
sécurité-ingénierie de l'IRSST. Si b i e n à le r e c o n n a î t r e . Ils s o n t arrivés d a n s le d o m a i n e de la sécu-
q u e des p r o f e s s i o n n e l s e n s a n t é et Ëijy rité des m a c h i n e s par h a s a r d , m a i s y r e s t e n t par p a s s i o n .
sécurité de d i f f é r e n t s pays p r e n n e n t <{ £»§> v». J f «Il n ' e x i s t e pas de f o r m a t i o n e n sécurité des m a c h i n e s et
c o n t a c t avec n o u s . » je n ' a i pas l ' i m p r e s s i o n q u e , de f a ç o n générale, l ' i n d u s t r i e
Les r e c h e r c h e s de l'IRSST c o u v r e n t : o u les i n g é n i e u r s y a c c o r d e n t l ' i n t é r ê t q u e cela m é r i t e » ,
u n large éventail de m a c h i n e s . « Il y dit l ' i n g é n i e u r stagiaire et c h e r c h e u r L a u r e n t G i r a u d qui,
a des types de m a c h i n e s sur lesquels au m o m e n t d e l ' e n t r e v u e avec PLAN, v e n a i t d e t e r m i n e r
n o u s a v o n s m e n é des t r a v a u x d e la p r é p a r a t i o n d ' u n g u i d e sur la sécu-
r e c h e r c h e et d é v e l o p p e m e n t et d o n t Paul-Émile Boileau rité liée à l'utilisation des c o n v o y e u r s ,
o n n ' e n t e n d plus parler, ce qui est b o n l ' u n e des pièces d ' é q u i p e m e n t les plus J r ^ ^ ^ ^
signe en règle générale, dit Joseph-Jean Pâques. Par contre, à risque. « M a i s les u n i v e r s i t é s s o n t
certaines p r o b l é m a t i q u e s o u des types de m a c h i n e s s o n t m i s m a i n t e n a n t p l u s sensibilisées à la
sur le tapis de f a ç o n r é c u r r e n t e , c o m m e le verrouillage o u p r o b l é m a t i q u e de la sécurité des ma-
les presses à m é t a l p o u r lesquels o n devra c e r t a i n e m e n t c h i n e s qu'il y a 2 0 ans. Et l'IRSST a
établir de nouvelles m é t h o d e s de p r o t e c t i o n . D a n s l'avenir, réalisé u n p r o j e t sur le t r a n s f e r t de i^L^ygl S
je crois q u ' i l f a u d r a élargir les c h a m p s de r e c h e r c h e . » Et c o m p é t e n c e s q u i a p e r m i s de f o r m e r JJJ
d e r e n c h é r i r Paul-Émile Boileau : « Il reste b e a u c o u p d e plus de 5 0 0 p e r s o n n e s et c o n t r i b u é à | /
travail à a c c o m p l i r d a n s t o u t ce q u i t o u c h e à l ' i n t é g r a - intégrer c e r t a i n e s n o t i o n s S u r la sécu- Laurent Giraud, ing. stag,
t i o n de la s é c u r i t é dès la c o n c e p t i o n des m a c h i n e s , a i n s i rité des m a c h i n e s d a n s des cours de
q u ' e n ce q u i c o n c e r n e les s y s t è m e s d e c o m m a n d e s et f o r m a t i o n , d o n t n o t a m m e n t à l'Université de S h e r b r o o k e . »
l'automatisation. » « La sécurité des m a c h i n e s , c'est m o n cheval de bataille»,
U n a c c i d e n t d e travail est rare- lance l'ingénieur Patrik Doucet, d o n t t o u t e la carrière repose
^ É t t É ^ m e n t a t t r i b u a b l e à u n e cause u n i q u e . sur cette problématique : sa maîtrise a porté sur l'amélioration
i^J/fÊ^k gij « C'est la plus g r a n d e difficulté d a n s
n o t r e travail. N o u s arrivons assez vite
a u x limites de la t e c h n i q u e q u a n d
e n t r e en ligne de c o m p t e l'interaction
de l'organisation d u travail», explique
l ' i n g é n i e u r Réal B o u r b o n n i è r e , pro-
fessionnel s c i e n t i f i q u e à l'IRSST. «J'ai
la c h a n c e d ' a c c o m p l i r u n travail très
Réal Bourbonnière, ing. motivant. Nous avons beaucoup à
faire : il y a plusieurs c h o s e s à c h a n -
ger, t o u t u n m o n d e à m o d e l e r et des g e n s à sensibiliser,
signale-t-il. La f o r m a t i o n d e m e u r e le p i v o t central de la
sécurité de la m a c h i n e r i e . Si cette q u e s t i o n n ' e s t pas réglée,
o n risque de s e u l e m e n t é t e i n d r e des feux, de se r e t r o u v e r
avec des p r o b l è m e s r é c u r r e n t s et f i n a l e m e n t d e t o u r n e r e n
r o n d . » « La sensibilisation passe b e a u c o u p par la réglemen-
tation, a j o u t e Paul-Émile Boileau. La C o m m i s s i o n de la
s a n t é et de la sécurité d u travail, par e x e m p l e , a mis e n
place e n m a r s 2 0 0 5 son p l a n d ' a c t i o n de t o l é r a n c e zéro e n
m a t i è r e de sécurité des m a c h i n e s . »

LE PIEU V I S S É INDUSTRIEL
L'installation du système de fondation géoforée s'effectue
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22 • PLAN Mars 2006 /


JK1 ,'H|
J H f -/ de la sécurité d a n s la c o n c e p t i o n d ' é q u i p e m e n t s destinés
K^^Br*-*"*- i iiiiii^mi —
à l'industrie papetière. Il a été c o f o n d a t e u r , en 1998, d ' u n e
' i MWÊÊ entreprise de f o r m a t i o n en sécurité industrielle et, depuis
H j s e p t e m b r e 2000, il enseigne l'intégration de la sécurité des
machines dans la conception à titre de professeur en génie
m é c a n i q u e à l'Université de Sherbrooke.

M a r i e r la t h é o r i e et la p r a t i q u e
Dans ses cours, Patrik Doucet marie la théorie avec la pra-
tique. P e n d a n t les quatre dernières sessions, les étudiants
réalisent u n projet de c o n c e p t i o n d a n s lequel ils d o i v e n t
intégrer les multiples aspects de la sécurité. « Dans ce domaine,
le travail en é q u i p e est primordial, i n d i q u e Patrik Doucet.
O n n e parviendra pas à améliorer la sécurité de f a ç o n subs-
tantielle si les ingénieurs n e réussissent pas à travailler effi-

Réduction du risque cacement avec toutes les personnes concernées. Les ingénieurs
sont le pivot entre les exigences de la direction et la réalité
des opérateurs de machines. Ils doivent trouver des solutions
Par Mathieu Champoux, ing.
qui satisfont aux deux parties. L'aspect le plus difficile est d'in-
La démarche de réduction du risque suggérée par la norme
tégrer la sécurité dans de l'équipement qui c o m m e n c e seule-
ISO 12100-1 illustre les moyens de réduction du risque à
privilégier selon un ordre hiérarchique d'efficacité. m e n t à prendre forme sur papier. Mon rôle consiste à aider les
Selon cette démarche, les mesures de prévention visant étudiants à repérer les situations potentiellement dangereuses.
à réduire à la source le risque, ce que l'on n o m m e dans le Une fois le prototype construit, ça n o u s saute aux yeux, mais
«jargon » les mesures de prévention intrinsèques, sont celles c'est trop tard, car le prototype est souvent le produit final. »
qui présentent la plus grande efficacité en ce qui concerne Patrik Doucet investit aussi b e a u c o u p de t e m p s d a n s la
la réduction du risque et elles devraient être envisagées pri- c o n c e p t i o n de matériel pédagogique qu'il veut s t i m u l a n t
oritairement. Parmi les mesures intrinsèques, la plus efficace p o u r ses é t u d i a n t s . Ce matériel, qu'il a c o n ç u d a n s le cadre
est sans contredit la suppression m ê m e du p h é n o m è n e dan- d ' u n projet de recherche de l'IRSST, est a u j o u r d ' h u i diffusé
gereux. Cependant, d'autres mesures intrinsèques souvent dans d'autres universités québécoises et transmis à des orga-
moins radicales peuvent être mises en œuvre et permet- n i s m e s à b u t n o n lucratif c o m m e les associations secto-
tent de réduire très n e t t e m e n t le risque à la source en mo- rielles paritaires. •
difiant les caractéristiques de l'équipement. Par exemple :
réduction des forces et des vitesses de fonctionnement de
la machine, élimination des arêtes vives, etc.
Dans l'ordre hiérarchique d'efficacité dans la réduction
du risque, les protecteurs viennent immédiatement après
Appreciation
la mise en place des mesures intrinsèques, que ceux-ci du
risque
soient fixes, munis de dispositifs de verrouillage ou d'in-
terverrouillage. Ensuite, toujours selon la démarche de
réduction du risque proposée par la norme ISO 12100-1,
c'est l'implantation de dispositifs de protection qui per-
met d'obtenir la meilleure efficacité. On c o m p t e parmi les
dispositifs de protection les c o m m a n d e s bimanuelles, les
rideaux optiques, les tapis sensibles, etc.
Les procédures et méthodes de travail, les équipements
de protection individuelle tout comme la formation du per-
sonnel sont considérés c o m m e les moyens présentant le
moins d'efficacité pour réduire les risques. C'est pourquoi
on doit surtout y recourir en combinaison avec des mesures
offrant un plus grand potentiel de réduction du risque.
Cependant, à quelques occasions, ceux-ci sont parfois les seuls
éléments pouvant être mis de l'avant pour réduire le risque.

Références :
Sécurité des machines - Notions fondamentales, principes généraux
de conception - Partie I : « Terminologie de base, méthodologie. ISO
12100-1:2003 », Organisation internationale de normalisation,
Genève, 2004.
Guide de conception des circuits de sécurité : introduction aux caté-
gories de la norme ISO 13849-1:1999, Institut de recherche
Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST), Montréal,
2005, 74 p.

PLAN Mars 2006 • 23


SECURITE DES MACHINES

Le risque zéro n'existe pas, d'où Un bref survol des facultés et écoles de génie m o n t r e e n

l'importance de gérer le risque.


effet q u ' a u baccalauréat, la gestion du risque est générale-
m e n t abordée d a n s u n cours de u n , d e u x ou trois crédits

Survol des formations offertes.


en santé et sécurité, ce qui inclut la sécurité des m a c h i n e s
et des procédés. Ce cours n'est pas d o n n é partout, ni tou-
jours obligatoire. Aux études supérieures, seule l'École
PAR JEANNE MORAZAIN P o l y t e c h n i q u e offre u n p r o g r a m m e structuré qui c o n d u i t
à l'obtention d ' u n diplôme d'études supérieures spécialisées
(DESS) en gestion des risques t e c h n o l o g i q u e s et dévelop-
p e m e n t durable.
« La sécurité des m a c h i n e s c o m m e n c e au m o m e n t de la
conception», affirme d ' e n t r é e de jeu l'ingénieur Gaston
Lafontaine, un expert reconnu en gestion de risque. Fort bien,
u n e m a c h i n e bien c o n ç u e est f o r c é m e n t sécuritaire p o u r
l'opérateur et les p e r s o n n e s qui gravitent autour. Mais la
sécurité ne s'arrête pas là. Les équipements doivent être fiables,
ce qui implique qu'ils soient bien entretenus, et les h u m a i n s
qui les utilisent doivent aussi être fiables, c'est-à-dire se
c o m p o r t e r de façon à d i m i n u e r la probabilité d'accidents.
Cela dit, le risque zéro n'existe pas. D'où l ' i m p o r t a n c e
d'être en mesure de gérer le risque. Les ingénieurs le f o n t -
ils ? Pas suffisamment, r é p o n d Gaston Lafontaine : « De par
sa formation, l'ingénieur a des c o m p é t e n c e s t e c h n i q u e s
qu'il applique avec un souci de gestion du risque. Toutefois,
le t e m p s que l'on consacre à la gestion du risque d a n s la
f o r m a t i o n universitaire est n e t t e m e n t insuffisant. »

24 • PLAN Mars 2006 /


L'Ordre des ingénieurs du Québec veille au grain
L'Ordre offre, en c o l l a b o r a t i o n avec l ' U n i v e r s i t é de A m é l i o r e r la f i a b i l i t é
Sherbrooke, u n e f o r m a t i o n i n t e n s i v e en gestion des L'accent est mis sur les f a ç o n s d ' a m é l i o r e r la fiabilité
risques q u e Gaston L a f o n t a i n e a c o n t r i b u é à élaborer et h u m a i n e et celle des é q u i p e m e n t s , et ce, p o u r c h a q u e
qu'il d o n n e t o u j o u r s . «En trois jours, n o u s faisons u n f o n c t i o n de la p r a t i q u e du génie : faisabilité, c o n c e p t i o n
t o u r d ' h o r i z o n c o m p l e t a p p u y é par u n e b o n n e dose et d é v e l o p p e m e n t , fabrication, installation et mise en
d'exercices p r a t i q u e s en partie puisés d a n s l'expérience œ u v r e , e x p l o i t a t i o n , mise au rebut. Afin de d i m i n u e r la
des participants. » probabilité d ' a c c i d e n t , plusieurs mesures sont mises de
Le processus de gestion des risques c o m p o r t e plusieurs l'avant, d o n t des p r o g r a m m e s de sensibilisation, l'adop-
étapes. Il faut d ' a b o r d repérer les dangers, puis imaginer t i o n de p r o c é d u r e s applicables et écrites d a n s u n langage
des scénarios d ' a c c i d e n t se r a p p o r t a n t à ces dangers. Les c o m p r é h e n s i b l e , u n suivi s y s t é m a t i q u e et régulier des
scénarios qui e n t r a î n e n t les c o n s é q u e n c e s les plus graves p e r f o r m a n c e s des p e r s o n n e s qui o n t été f o r m é e s pour
sont alors analysés sous d e u x aspects : la probabilité d ' u n gérer le risque. «Toutefois, souligne Gaston Lafontaine,
accident et la gravité des conséquences. Prenons l'exemple la meilleure f a ç o n d ' a m é l i o r e r la fiabilité h u m a i n e est
d ' u n é c r a s e m e n t d ' a v i o n , la probabilité est faible, mais d ' i n c u l q u e r d a n s t o u t e l'organisation u n e culture de la
les c o n s é q u e n c e s s o n t extrêmes. Il s'agit e n s u i t e de trou- p r é v e n t i o n p o u r q u e c h a q u e e m p l o y é , depuis le prési-
ver des s o l u t i o n s p o u r réduire le n i v e a u de risque. O n d e n t , soit c o n s c i e n t q u e la gestion d u risque est p r i m o r -
procède ensuite à u n e n o u v e l l e analyse, en t e n a n t p o u r diale p o u r l'entreprise. »
acquis q u e la s o l u t i o n est a p p l i q u é e . Si le risque résiduel C e t t e f o r m a t i o n i n t e n s i v e en gestion des risques n e
est jugé acceptable, la s o l u t i o n sera r e t e n u e ; s'il n e l'est s'adresse pas q u ' a u x ingénieurs. Elle c o n v i e n t aussi aux
pas, u n e autre s o l u t i o n devra être trouvée, s i n o n il fau- autres spécialistes et cadres d o n t la tâche inclut u n e telle
dra a b a n d o n n e r le projet ou l'activité. «À c h a c u n e des f o n c t i o n . Elle se d o n n e g é n é r a l e m e n t au c a m p u s de
étapes, n o u s d i s p o s o n s d'outils et de t e c h n i q u e s p o u r Longueuil de l'Université de Sherbrooke. Un p r o g r a m m e
n o u s assurer q u e rien ne n o u s é c h a p p e , précise Gaston spécial de f o r m a t i o n , a d a p t é à la situation particulière
L a f o n t a i n e . De plus, c o m m e la t o l é r a n c e au risque n'est d ' u n groupe, est aussi offert en entreprise, sur d e m a n d e ,
pas la m ê m e p o u r tous, le processus exige de consulter lorsque le n o m b r e le justifie ( m i n i m u m de 12 personnes).
les parties intéressées. »

Du côté de la f o r m a t i o n c o n t i n u e
offerte par l'entremise des associations
sectorielles, la m a n n e est m i n c e p o u r
PRODUITS DE
les i n g é n i e u r s québécois : q u e l q u e s m-— '

sessions de f o r m a t i o n p o i n t u e s de
q u e l q u e s h e u r e s sur certains aspects
particuliers de la gestion du risque.
Il faudrait faire davantage. Les in-
génieurs o n t u n e responsabilité pro-
fessionnelle à l'égard de la p r é v e n t i o n Gaston Lafontaine, ing.
du risque, et il n e suffit pas d'agir selon
les règles de l'art, n o u s dit Gaston L a f o n t a i n e : « N o u s dis-
p o s o n s a u j o u r d ' h u i de systèmes qui n o u s p e r m e t t e n t de
gérer le risque de façon structurée à toutes les étapes d ' u n
projet de f a ç o n q u e rien n e n o u s é c h a p p e . » •
Catalogue de
Contrôle de Interrupteur pour Tapis de produits de
Avis de radiation sécurité porte de sécurité sécurité OMRON.

En vertu de l'article 86 (I) ii) du Code des professions, le Comité adminis-


tratif de l'Ordre des ingénieurs du Québec a radié du tableau des membres,
en date du 20 janvier 2006, la personne dont le nom suit, pour non-conformité
au Règlement sur l'assurance-responsabilité professionnelle des membres
de l'Ordre des ingénieurs du Québec.
André Delisle, domicile professionnel à Sainte-Foy
Le présent avis est donné conformément à l'article 182.9 du Code des
professions.
Contactez-nous pour un séminaire en sécurité
ou c o m m a n d e r notre plus récent g u i d e d e produits.
Denis Leblanc, ing. •rn^mmÊÊÊtti^^KmÊimmiKiÊ^mÊÊÊmm---
Secrétaire de l'Ordre des ingénieurs du Québec Omron Canada Inc.
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I des ingénieurs Lachine, QC. H8T 3J1 W l IIIXwl I®
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PLAN Mars 2006 • 2 5


SIGNATURE NUMÉRIQUE

La Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information

L'impact de la technologie sur (Information


Vous souvenez-vous d'Alberto Korda, ce photographe cubain qui La LCCJTI, fidèle au principe de neutralité, ne mentionne ni la
a capté dans les années soixante le célèbre cliché de Che Guevara ? façon de faire ni la nature des informations devant être consignées
Cette photo a été reproduite à des millions d'exemplaires sans que au cours du processus de conversion ou de transfert de support.
son auteur, décédé en 2001, ne touche quelque redevance que La jurisprudence n'est guère plus éloquente, et la loi d'applica-
ce soit. Véritable icône de la contre-culture d'après-guerre, son tion se fait toujours attendre. Il faut donc s'en remettre à son bon
œuvre s'est retrouvée bien sûr dans des journaux et des maga- jugement pour déterminer ces éléments. Toutefois, la personne
zines, mais aussi sur des affiches, des t-shirts et des jeans, en posi- qui conteste devant les tribunaux la validité d'un document tech-
tif, négatif ou en couleurs. Même le chanteur français Renaud se nologique devra faire la preuve que l'intégrité du document a été
l'est fait tatouer sur la peau I compromise, ce qui n'est pas toujours une mince affaire.
Faisant maintenant partie de l'imagerie populaire, l'œuvre quitte Pour que l'information soit fiable, l'intégrité du document doit
son support photographique pour atterrir sur papier, coton, céra- être maintenue tout au long de son cycle de vie, soit de sa créa-
mique, plastique ou simples électrons. Pourtant, jamais il ne tion jusqu'à sa destruction. Dans l'appréciation de l'intégrité, il est
viendrait à l'idée de quiconque de nier qu'il puisse s'agir de la même tenu compte, notamment, des mesures prises pour protéger le
photo du Che, captée par Korda en 1960. La première impression document au cours de son cycle de vie, par exemple des mesures
de cette photo dort probablement dans un musée cubain, mais contrôlant l'accès au répertoire contenant le document, du chiffre-
l'œuvre, le document, a désormais sa propre vie et est pour tous ment des données confidentielles, etc. Cette loi traite également
et à jamais distinct de son support d'origine. de la façon de conserver les informations, du transfert du docu-
Comme la photo de Korda, la dématérialisation est loin d'être ment et de son archivage, en exigeant que la confidentialité des
un phénomène récent. Mais elle revêt une importance toute nou- données sensibles soit protégée adéquatement.
velle avec l'avènement en masse des technologies de l'informa-
tion. C'est pour régir cette nouvelle réalité que le législateur La signature n u m é r i q u e
québécois adoptait en 2001 la Loi concernant le cadre juridique En matière professionnelle, la notion de la protection des données
des technologies de l'information (ci-après LCCJTI). Cette loi ainsi que l'identification de l'auteur d'un document revêt une
regroupe en un seul texte législatif les dispositions touchant divers importance cruciale. De plus, comme la meilleure preuve demeure
aspects des documents consignés sur d'autres supports que le l'écrit signé, on tente naturellement de transposer cette façon de
papier, comme les communications électroniques, la signature faire dans le monde des technologies de l'information. La LCCJTI
numérique ou encore les règles de preuve. reprend donc essentiellement les mêmes conditions que celles
Nous vous proposons ici un survol rapide de cette loi qui fait retrouvées dans l'environnement papier et applique par équiva-
de l'information sa principale préoccupation, reléguant à un rôle lence ces notions au support technologique.
accessoire le support sur laquelle elle repose. Pour établir un lien durable entre l'auteur et le document tech-
nologique, plusieurs moyens existent. Le législateur décrit la
Le principe de l'équivalence f o n c t i o n n e l l e façon d'établir ce lien comme tout procédé ou moyen par lequel
et de la neutralité t e c h n o l o g i q u e on confirme l'identité de l'auteur et son lien avec le document.
La LCCJTI est basée sur deux principes fondamentaux, soit l'équi- Le procédé utilisé pour signer un document technologique devra
valence fonctionnelle et la neutralité technologique. L'équivalence répondre également aux exigences du Code civil. Il faudra donc
fonctionnelle cherche à régir les situations nouvelles en les assi- que la signature consiste en une marque personnelle utilisée de
milant à d'autres situations similaires, déjà connues. On cherche façon courante pour manifester le consentement.
ainsi à maintenir l'application de normes juridiques à travers les Fidèle aux principes de neutralité, la LCCJTI ne favorise pas de
changements technologiques. La LCCJTI y parvient en dissociant technologie particulière pour remplir ces fonctions. Toutefois, en
juridiquement le document de son support, de façon à ce que les ce qui concerne l'établissement du lien avec le document techno-
mêmes règles s'appliquent au contenu, peu importe le contenant. logique, elle vient spécifiquement encadrer la signature numé-
Ceci permettrait par exemple de maintenir le traitement juridique rique. Ainsi, une signature numérique basée sur une infrastructure
de la photo du Che en ne s'attardant qu'à la nature de l'informa- à clés publiques permet de respecter les exigences de cette loi en
tion qui la compose plutôt qu'au support qui sert à la véhiculer. matière d'identification de l'auteur et de protection de la confi-
La neutralité technologique cherche plutôt à éviter que la loi dentialité et de l'intégrité des données.
ne se modèle trop à une technologie spécifique en esquissant de
grands principes qui auront de meilleures chances de survivre à En conclusion
l'évolution des technologies. Le photographe Korda a goûté avant l'heure aux bons et mauvais
côtés de la dématérialisation d'un document. En volant d'un sup-
La valeur juridique et la preuve d u d o c u m e n t port à l'autre, son célèbre cliché lui aura certes acquis une grande
technologique notoriété, mais cette volatilité l'aura empêché de tirer profit de son
Ainsi donc, la valeur juridique d'un document n'est ni augmentée œuvre. De telles situations, exceptionnelles à l'ère de l'imprimerie,
ni diminuée pour la seule raison qu'un support ou une techno- se produisent quotidiennement en cette époque technologique.
logie est privilégiée. De plus, il conservera la même valeur juri- Le danger que des données ou des œuvres protégées connaissent
dique malgré son support s'il reste intègre et s'il respecte les le même sort aujourd'hui est donc très élevé.
règles de droit générales et particulières qui lui sont applicables. La LCCJTI vient apporter certains moyens pour encadrer ces
Le critère d'intégrité sera satisfait lorsqu'il sera possible de véri- nouvelles technologies et conférer une plus grande sécurité aux
fier que l'information contenue dans le document n'a pas été transactions électroniques. Son impact et son influence ont été
altérée et qu'elle est maintenue dans son intégralité ou, si vous déterminants pour l'Ordre des ingénieurs du Québec dans le
préférez, qu'elle n'a pas été modifiée. Dans ce sens, la LCCJTI exige choix d'une signature numérique émanant d'une infrastructure à
de documenter tout processus de conversion ou de changement clé publique qui respecte le cadre juridique de cette loi.
de support afin de prouver que le contenu est demeuré intact et
de préserver ainsi la valeur juridique du document.

26 • PLAN Mars 2006 /


NOTARIUS
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documents, les falsifier ou prétendre en être
l'auteur si ceux-ci n'ont pas de protection
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crédibilité qui est en jeu.

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transférés électroniquement contre toute tentative ingénieurs du Québec pour vous lier de façon
d'infiltration et de falsification. L'usage de la irréfutable à vos dossiers électroniques. Elle
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documents est une alternative aux traditionnels données qui s'y retrouvent et en garantit
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des ingénieurs
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du Québec
Examen professionnel et permis

Examen professionnel : avis à tous les ingénieurs stagiaires et juniors


Conformément au Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec,
les prochaines séances d'examen auront lieu comme suit :

RÉGION DATE DATE LIMITE D'INSCRIPTION

Sept-îles Samedi 27 mai 2006, 13 h 27 mars 2006

Saguenay (arrondissement de Chicoutimi) Samedi 17 juin 2006, 13 h 17 avril 2006

Montréal Samedi 26 août 2006,13 h 26 juin 2006

Québec Samedi 9 septembre 2006,13 h 9 juillet 2006

Sherbrooke Samedi 14 octobre 2006, 13 h 14 août 2006

Pour vous inscrire à l'une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription incluse dans la brochure intitulée Guide de l'examen professionnel que vous
avez reçue lors de votre inscription au tableau de l'Ordre. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à l'examen
professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.
En conformité avec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais.
Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.

Permis d'ingénieur délivrés par le Bureau de l'Ordre des ingénieurs du Québec


du 13 décembre 2005 au 23 janvier 2006
Afshin, Ahmad Chagnon, Steve Fortin, Bertrand Lemay, Alexandre Roy, Elisabeth
Alarie, Eric Champagne, Karine Fortin, Cari Lemieux, Guillaume Roy, Mathieu
Alexandre, Isabelle Charron, Isabelle Fortin, Rémi Lessard, Jérôme Rubbo, Vittorio
Arradi, Lotfi Chartier, Lucie Gagnon, Frédéric Lévesque, Guyanne Schiissler, Jeffrey
Assouad, Christian Cherfaoui, Abdelhalim Gagnon, Marie Claude Lopez de Leon, Serli, Franco
Bach, Neal Cloutier, Jonathan Gagnon, Réjean Melvin Estuardo Skalli, Houcine
Beauchemin, Eric Cojocaru, Daniel-Alfredo Gaudreau, Eric Martel, Francis St-Arneault, David
Beaudet, Pierre Albert Côté, Benoit Gauthier, Benoit Massé, Luc Sylvestre, Olivier
Bédard, Alexandre Côté, Jean-Pierre Gauthier, Simon Mousseau, David Tardif, Jean-Philippe
Bégin, jean-Claude Côté, Martin Gendron, Gabriel Mwango, Chapi Taverna, Paolo
Bensouda, Karima Coulombe, Simon Girard, Dominic Natale, Davide Tellier, Audrey
Bérard, Steve Danilidis, Peter Gueddas, Tarek Nicholls, Debbie Testa, André
Bilodeau, Manon De Blois, Kate Hamel, Eric Pagé, Serge Thériault, Geneviève
Biais, Patrice Demers, Kevin Hamilton, Alexandre Pagé, Thierry Thiam, Amadou Oumar
Boily, Hugo Dépatie, Isabelle Han, Meimei Paquet, Martin Thibault, Francis
Bossé, Mario Dionne, Hugo Hébert, Christian Paradis, Nathalie Tousignant, François
Bouchard, Pascal Dionne, Jérôme lliescu, Victor Paul, Eddy Tremblay, Caroline
Bourassa, Cari Dubé, Richard Jacques, Gabriel Pedneault, Marie Line Tremblay, Marie-Pierre
Boutin, Jean-Daniel Dubois, Guillaume Jean, Nadia Perreault, Frédéric Tremblay, Sandra
Branzan, Alexandra Duchesne, Jean-François Kaddour, Idir Philibert, Norman Trottier, Pierre
Brassard, Hugo Dumais, Cari Khodja, Rafik Pinard, Pierre Truchon, Fanny
Brin, Geneviève Dumesle, Alex Laflamme, Edith Piplakis, Michael Turcotte, Jean-Philippe
Camiré, Julien El Hosini, Beyan Lamarre, Hugues Poirier, Maxime Xu, Jianhong
Camiré, Michel Faucher, Jonathan Lanctôt, Benoit Quenneville, Martin
Cantin, Richard Fiset-Asselin, Louis-Philippe Larbrisseau, Patrick Roby, Jean-Sébastien
Cavanagh-Morin, Guillaume Fortier, Patrick Leclerc, Sophie Roy, David

Informez-nous! Selon l'article 60 du Code des professions, tout membre de l'Ordre doit aviser le secrétaire de tout changement
relatif à son domicile et aux lieux où il exerce sa profession, et ce, dans les trente jours de ce changement.
Tout professionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions, informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre qu'il fait ou a fait
I objet d'une décision judiciaire ou disciplinaire visée à l'article 55.1, dans les dix jours à compter de celui où il en est lui-même informé.
Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé parental, retour aux études, etc.) doit également être signifiée au secrétaire
de I Ordre, dans les trente jours, au début et à la fin de cette période. Veuillez noter que seuls les membres qui auront eu une période d'inactivité
minimale de six mois et qui auront informé l'Ordre de tout changement à leur statut dans les trente jours pourraient obtenir un crédit applicable
sur la cotisation annuelle.

28 • PLAN Mars 2006 /


A

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i l 31
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Pratique illégale
et sécurité des machines
n 2003, une compagnie et son soi-disant directeur de l'ingé- Des lacunes dangereuses

E nierie ont plaidé coupable à une accusation de pratique illé-


gale qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour
des travailleurs affectés à une machine industrielle présentant
Ce n'est pas par caprice que la Loi exige des plans signés et scel-
lés par un ingénieur pour ce type d'équipement. Toute machinerie
comporte des risques, et il est primordial de recourir aux services
des lacunes importantes en matière de sécurité. Heureusement, d'un professionnel compétent qui sera en mesure de maximiser
il n'y a pas eu d'accident, sans doute parce que des modifications la sécurité des opérateurs. L'ingénieur appliquera toutes les
importantes ont été apportées après quelques mois d'opération. normes nécessaires pour minimiser les risques. Il s'agit d'un
Cet événement permet de rappeler que, en vertu de la Loi domaine complexe qui ne laisse pas de place à l'approximation
sur les ingénieurs, ce genre de travaux appartient au champ de ou à l'improvisation.
pratique des ingénieurs. En effet, l'article 2 de la Loi énumère Dans le cas qui nous intéresse, des vices de conception pas
la liste des travaux qui constituent le champ de pratique de l'in- nécessairement visibles aux yeux de profanes auraient pu provo-
génieur. Le paragraphe i précise que « les ouvrages
ou équipements industriels impliquant la sécurité du
public ou des employés » font partie de cette liste.
Cette disposition fait en sorte que seul un membre
Toute machinerie comporte des risques, et il
de l'Ordre peut concevoir des plans relatifs à la réali- est primordial de recourir aux services d'un
sation de ces travaux. En outre, ces plans doivent
être dûment signés et scellés par un ingénieur. professionnel compétent qui sera en mesure
Or ni le «directeur de l'ingénierie» ni qui que
ce soit d'autre au sein de l'entreprise fautive n'est de maximiser la sécurité des opérateurs.
membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec. L'en-
quête a aussi démontré que la compagnie n'avait
pas confié en sous-traitance de mandat à un ingénieur. Les quer un accident causant des lésions graves à un travailleur. La
plans portaient les initiales du «directeur de l'ingénierie » de la firme prise en défaut a conçu et installé un convoyeur de même
compagnie incriminée. qu'une presse qui permet de coller une membrane élastomère
En agissant ainsi, cette dernière a enfreint l'article 24 de la sur un panneau de fibres de bois. La presse est constituée de
Loi sur les ingénieurs en utilisant un plan qui n'était pas signé rouleaux dont la pression favorise l'action de la colle. Les travaux
et scellé par un membre de l'Ordre pour des travaux réservés ont été effectués entre mai et juillet 2002. À la fin de 2002, des
aux ingénieurs. Pour sa part, l'individu commettait une infrac- lacunes en matière de sécurité ont été constatées ainsi que l'ab-
tion au paragraphe 22.1 de la Loi sur les ingénieurs. En effet, sence de plans signés et scellés par un ingénieur.
sans être membre en règle de l'Ordre, il a exécuté des actes Il a été mentionné, entre autres, que « les boutons d'arrêt sont
réservés aux ingénieurs en préparant, pour le compte de son raccordés ouverts et en parallèle ». Ceci s'explique par la concep-
employeur, un plan de travaux pour un équipement industriel tion même de la machine, où la colleuse peut fonctionner seule,
impliquant la sécurité des employés. sans le convoyeur. Un tel dispositif fait en sorte que « toute défail-
Les deux infractions étaient passibles respectivement d'une lance à la circuiterie électrique ne sera jamais détectée » et que l'équi-
amende allant de 600 $ à 10 000 $ et de 600 $ à 6 000 $. La com- pement continuera à fonctionner même s'il y a la nécessité de l'arrêter.
pagnie ainsi que le concepteur des plans ont reconnu leur culpa- En optimisant le procédé, des modifications ont été apportées
bilité. L'individu a été condamné à payer une amende de 600 $ au convoyeur et à la presse afin de rendre celle-ci plus sécuri-
ainsi que des frais de 100 $ tandis que la compagnie qui l'engage taire. Ainsi, le garde d'un des rouleaux de la presse ne suivait pas
a été condamnée à verser 1200 $, en plus de frais similaires. celui-ci, ce qui laissait une ouverture entre les rouleaux où une
Notons que, la firme avait déjà reçu la visite d'un conseiller main de l'opérateur aurait pu se trouver coincée. Les ingénieurs
de l'Ordre au mois d'août 2001. L'intervention faisait suite à la ont également modifié le bouton d'arrêt ainsi que la façon de
publication dans les journaux d'une offre d'emploi dans laquelle stopper la machine en cas d'urgence.
la firme parlait de son service d'ingénierie. L'annonce invitait les L'absence de plans signés et scellés par un ingénieur pour
candidats à faire parvenir leur curriculum vitae au directeur de l'in- des équipements industriels impliquant la sécurité du public et
génierie. Après avoir constaté qu'aucun ingénieur n'était à l'em- des employés constitue donc une infraction à la Loi sur les
ploi de cette compagnie et que celle-ci n'accordait pas de contrats ingénieurs. Mais au-delà des sanctions pénales et même des pour-
à des ingénieurs externes, le conseiller a rappelé à un des co- suites criminelles (voir chronique Législation et jurisprudence), des
propriétaires et au « directeur de l'ingénierie >» qu'ils ne pouvaient considérations humaines entrent en jeu. Les raccourcis dans la
agir ainsi. Pour sa défense, la compagnie a expliqué qu'elle conception et la réduction à court terme des coûts de fabrica-
envisageait d'engager un ingénieur à moyen terme, un argument tion peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé et
qui ne tenait évidemment pas la route. Le conseiller avait recom- la sécurité des travailleurs. Tout dirigeant d'entreprise devrait
mandé de rectifier rapidement la situation. Un an plus tard, rien en être conscient et s'engager à minimiser les risques en faisant
n'avait changé. appel aux services d'ingénieurs.

30 • PLAN Mars 2006 /


Centre d'innovations en programmes éducatifs CIPf

Cours intensifs réservés aux ingénieurs


Le Centre d'innovations en programmes éducatifs (CIPE) est un organisme accrédité qui offre depuis une décennie plus
de 300 cours intensifs, séminaires et ateliers de formation dans une vaste gamme de sujets en génies civil, électrique
et mécanique. CIPE dispense des Unités de formation continue et confère l'éligibilité à divers remboursements d'impôts
pour la formation. La plupart des cours durent de une à trois journées.

Voici quelques sujets populaires qui reviennent dans les régions de Montréal et de Québec pour les trois prochains mois.

Titre du cours Date Ville


Civil
• Diagnostic et réparation de surfaces de béton Le 22 mars 2006 Montréal
• Inspection d'immeubles Les 5 et 6 avril 2006 Montréal
• Conception et réhabilitation des ouvrages d'art Les 17-18-19 avril 2006 Montréal
• Réhabilitation et entretien de chaussées flexibles urbaines et rurales Les 27 et 28 avril 2006 Montréal
• Traitement des eaux industrielles Les 3 et 4 mai 2006 Montréal
• Traitement de l'eau potable Les 10 et 11 avril 2006 Montréal
• Concepts et outils en sécurité routière Les 16 et 17 mai 2006 Montréal
« Traitement de l'eau potable Les 29 et 30 mai 2006 Québec

Électrique
• Protection par la mise à la terre et la liaison équipotentielle Les 14 et 15 mars 2006 Montréal
• La pratique de la compatibilité électromagnétique Le 21 mars 2006 Montréal
• Les réseaux de transmission micro-ondes Le 7 avril 2006 Montréal
• Réseaux sans-fil, les comprendre, les configurer et les sécuriser Le 4 mai 2006 Montréal
• Certification de produits électriques Le 17 mai 2006 Montréal
• Introduction aux installations électriques (intervenants et normes) Le 30 mai 2006 Montréal
• Protection par la mise à la terre et la liaison équipotentielle Les 31 mai et 1 juin 2006 Québec

Mécanique
• Conception de systèmes de gicleurs automatiques Les 9 et 10 mars 2006 Montréal
• Enveloppe du bâtiment : systèmes et défaillances Les 28 et 29 mars 2006 Montréal
• Propriétés et applications industrielles des alliages de titane Les 30 et 31 mars 2006 Montréal
• Construction et réparation de vaisseaux sous pression Les 3 et 4 avril 2006 Montréal
• Les principes de combustion et les chaudières industrielles Les 25 et 26 avril 2006 Montréal
• Amélioration de l'efficacité énergétique des procédés industriels Les 10 et 11 mai 2006 Montréal
par l'analyse de pincement
• Ventilation industrielle, biomédicale, commerciale et en milieu des transports Les 24 et 25 mai 2006 Montréal
• Sécurité des machines Les 25 et 26 mai 2006 Montréal
• Pompes et systèmes de pompage Les 31 mai et 1 juin 2006 Montréal

Environnement
• Radioprotection appliquée à l'industrie et à la construction Le 7 mars 2006 Montréal
• Contrôle des émissions atmosphériques Les 16 et 17 mars 2006 Montréal
• Le contrôle du bruit industriel : solutions en ingénierie Les 23 et 24 mars 2006 Montréal
• La contamination microbienne dans les bâtiments et leur système Le 12 avril 2006 Montréal
de ventilation: du diagnostic jusqu'à la dècontamination
• Obligations, lois et procédures relatives aux travaux d'enlèvement d'amiante Le 24 mai 2006 Québec

Les cours se déroulent à l'hôtel Delta Montréal et Delta Québec

Enseignement contractuel sur place en ingénierie


Le programme de formation à contrat du CIPE est offert à toute entreprise ou organisation qui souhaite offrir une formation adaptée de haut
niveau sur les lieux mêmes du travail ou à un endroit désigné. Pour toute information sur nos programmes de formation et sur la perspective
de formation sur les lieux du travail, contactez la directrice du programme, Lillian Musura, au 1 888 374-2338, poste 242, ou télécopiez au 1
800 866-6343 ou encore par courriel à lmusura@[Link], Site Web: [Link]

Pour description complète du cours et inscription en ligne, consultez : [Link].C3


Tél.: 1-877-374-2338 . Fax: 1-800-866-6343 . Courriel: info@[Link]
L'obligation de bien connaître et
respecter les normes de sécurité
n 1993, l'opérateur d'un mélangeur a perdu la vie lorsqu'il De façon générale, les règles de l'art sont considérées c o m m e

E a malencontreusement heurté un interrupteur de type


« champignon » (un bouton poussoir), activant ainsi le bras
chargeur. Le travailleur, qui effectuait alors l'entretien de la
un ensemble de connaissances techniques et de règles de pra-
tiques nécessaires à une application prudente. Elles touchent tous
les aspects de la conception et de la réalisation d'un mandat.
machine, a été écrasé entre le chargeur et le mélangeur alors Elles englobent aussi bien les méthodes de calcul, la connais-
que son corps appuyait toujours sur l'interrupteur. Ce dernier était sance des caractéristiques des matériaux utilisés, la maîtrise des
mal placé et ainsi trop facile à déclencher accidentellement 1 . techniques de construction ou d'assemblage que le respect des
En 2002, moins de six mois après la mise en route d ' u n normes les plus récentes liées au domaine concerné.
convoyeur à bennes alimentant un moulin à caoutchouc, un em- Concevoir un ouvrage selon les règles de l'art signifie égale-
ployé a été gravement blessé. En voulant couper un morceau ment que l'ingénieur met tout en oeuvre pour répondre adéquate-
de caoutchouc obstruant la machine, il a été écrasé au niveau ment aux besoins du client tout en respectant les normes en
de l'abdomen alors qu'il se trouvait entre les rails-guides du vigueur. L'ingénieur ne peut pas concevoir un ouvrage déficient
convoyeur. Normalement, le travailleur n'aurait pas dû avoir accès uniquement dans le but de satisfaire les exigences budgétaires
à cette section du convoyeur 2 . d'un client. L'ouvrage doit être fiable et fonctionner correcte-
ment, ce qui inclut les aspects sécuritaires.
La sécurité : u n e o b l i g a t i o n Une norme est un ensemble de règles fixant les conditions
Moins de dix ans séparent ces deux événements qui ne sont pas de réalisation d'une opération, de l'exécution d'un objet ou de
uniques dans le monde industriel. Dans les deux cas, une mau- l'élaboration d'un produit. La norme technique est le fruit d'un
vaise conception des mesures de sécurité a provoqué un acci- travail de synthèse de plusieurs spécialistes dans un domaine parti-
dent grave. Les deux enquêtes du syndic ont démontré que les culier. Les normes et les règles essentielles à la conception d'ou-
ingénieurs qui avaient apporté des modifications à l'équipement vrage sont consignées dans des codes qui évoluent constamment
connaissaient mal les normes en matière de sécurité des machines. au gré des recherches et de l'expérience. L'ingénieur doit donc
C o m m e nous le verrons un peu plus loin, les deux ingénieurs maintenir ses connaissances à jour.
ont ainsi commis des manquements à leur Code de déontolo-
gie et ils ont écopé de radiations respectives de sept et trois mois. La n o r m e C S A Z 4 3 2 - 0 4
Concevoir une machine est une chose, en concevoir une qui Tout ingénieur devrait connaître les normes en matière de sécu-
ne soit pas un danger pour les travailleurs en est une autre. Tout rité des machines, principalement la n o r m e C S A Z432-04
ingénieur devrait tenir compte de cette dimension de son tra- (anciennement Z342-94). Malheureusement, il y a encore trop
vail. En effet, le Code de déontologie est très clair sur les devoirs d'ingénieurs qui ont tendance à s'en écarter. Cette norme pré-
de l'ingénieur en matière de sécurité. L'article 2.01 établit que cise les caractéristiques des mesures de sécurité qui doivent
« dans tous les aspects de son travail, l'ingénieur doit respecter entourer la machinerie industrielle (présence et dimensions des
ses obligations envers l'homme et tenir compte des conséquences gardes, conception des interrupteurs, etc.). Elle décrit également
de l'exécution de ses travaux sur l'environnement et sur la vie, la démarche à suivre par un ingénieur qui conçoit un équipement.
la santé et la propriété de toute personne». Par exemple, il doit toujours estimer le risque lié à l'utilisation
Outre la rigueur dans l'exécution du travail, cette obligation de la machinerie (il y en a toujours). En respect de la norme,
nécessite une connaissance du domaine et des règles de l'art l'ingénieur évalue donc de façon systématique toutes les situa-
qui lui sont propres. Le Code de déontologie est clair à ce sujet. tions dangereuses possibles. Dans son analyse, il prend en
Ainsi l'article 2.04 stipule-t-il que « l'ingénieur ne doit exprimer compte la gravité des lésions qu'un travailleur pourrait subir et
sons avis sur des questions ayant trait à l'ingénierie que si cet la probabilité que celles-ci se produisent. Cet exercice rigoureux
avis est basé sur des connaissances suffisantes et sur d'hon- permet de préciser l'importance des mesures de sécurité à pren-
nêtes convictions». L'article 3.01.01 complète le tout : « A v a n t dre. Il est vrai que la norme Z432 est importante, mais il est per-
d'accepter un mandat, l'ingénieur doit tenir compte des limites tinent de mentionner également les normes ISO, car les fabricants
de ses connaissances et de ses aptitudes ainsi que des moyens de dispositifs de protection font souvent référence à ce type de
dont il peut disposer pour l'exécuter. » Dans le cas où un ingé- norme et non pas à la norme Z432. (voir [Link].)
nieur ne maîtrise pas bien les normes qui s'appliquent à la sécu- O n le voit, la conception d'un équipement qui présente les
rité des machines, il devrait donc s'abstenir d'émettre une opinion meilleures garanties de sécurité possibles pour les travailleurs ne
et faire appel aux services d'un collègue compétent dans ce s'improvise pas. Tout ingénieur a l'obligation de s'assurer que
domaine. son travail ne mettra pas en péril la santé ou la vie des travailleurs.

Règles de l'art et n o r m e s ' Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, district de
Le respect des règles de l'art constitue une obligation de la pra- Montréal, n° 22-93-0011, 30 décembre 1994.
tique du génie, peu importe le domaine. L'ingénieur ne peut 2
Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, district de
jamais se soustraire à cette obligation en prétextant, par exemple, Saint-François, n° 22-04-0292, 6 mai 2005.
qu'il ne connaît pas une norme ou une règle particulière.

32 • PLAN Mars 2006


/
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jusqu'au 31 mars 2006, au plus tard,
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Pour en savoir plus Foire aux questions : [Link] Ordre


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du Québec
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Législation et jurisprudence

Négligence criminelle
personne n'est à l'abri
epuis mars 2004, le Code criminel canadien comporte des « Elle englobe maintenant à peu près toutes les formes d'entre-

D dispositions pouvant faciliter les poursuites en matière de


négligence criminelle contre des entreprises. Ces change-
ments sont le résultat d'un cheminement qui prend racine en
prises, incluant, par exemple, les municipalités, les syndicats, les
personnes physiques qui sont regroupées sans former une per-
sonne morale», précise Michel Watkins.
1992. Cette année-là, une explosion dans une mine de charbon Le Code inclut aussi toute lésion occasionnée autant aux
de la Nouvelle-Écosse avait coûté la vie à 26 mineurs. Malgré l'exis- employés qu'aux citoyens ou aux travailleurs d'un sous-traitant.
tence de preuves accablantes, la Couronne n'a pu obtenir un « La portée possible d'une accusation de négligence criminelle
verdict de négligence criminelle contre la compagnie proprié- est aussi plus large, poursuit M e Watkins, parce qu'elle peut
taire de la mine Westray ni contre les gestionnaires de la mine concerner les lésions causées à toute personne se trouvant sur
à titre individuel. un lieu de travail. » Par exemple, la Couronne ne pourra pas porter
Le Code criminel reconnaît depuis longtemps la notion de une accusation contre une entreprise dont un employé en état
négligence criminelle. Mais, dans le cas d'une entreprise, le d'ébriété dans le cadre de ses fonctions aurait heurté un piéton.
Code précisait qu'il fallait prouver que l'âme dirigeante, c'est- « L'employé serait bien sûr passible d'une accusation de négli-
à-dire la haute direction d'une compagnie, avait commis per- gence criminelle, remarque l'avocat, mais, techniquement, les
sonnellement le crime. Le cas de la mine Westray a démontré modifications apportées au Code criminel font en sorte que l'em-
qu'il était pratiquement impossible de prouver, par exemple, ployeur de cette personne s'exposerait aussi à des poursuites
que le président de la compagnie avait pris une décision en dans certains cas. »
sachant pertinemment qu'elle pouvait
mettre en danger les travailleurs.
La Loi modifiant le Code criminel « Les modifications incorporent dans le Code
(responsabilité pénale des organisations)
a pour objectif de faciliter les poursuites criminel canadien des obligations de santé et
contre les organisations, peu importe la
forme légale, qui montrent des déficiences de sécurité au travail pour les organisations
en santé et sécurité causant des lésions
ou des décès de travailleurs. « Les modi-
et pour les individus. »
fications incorporent dans le Code criminel
canadien des obligations de santé et de
sécurité au travail pour les organisations et pour les individus, A g e n t s et cadres supérieurs
explique M e Michel Watkins, avocat au Centre patronal de santé L'équation qui peut conduire à des accusations de négligence
et sécurité du travail du Québec. On a ainsi criminalisé des criminelle contre une organisation comporte deux autres élé-
comportements non-sécuritaires qui ne respectent pas les lois ments importants. Le Code criminel canadien prévoit maintenant
et règlements en santé et sécurité au travail et qui causent des qu'il faut, dans un premier temps, prouver qu'un agent de la
lésions graves ou des décès. » compagnie a commis un manquement et, dans un deuxième
temps, montrer que le cadre supérieur n'a pas assumé le devoir
Insouciance t é m é r a i r e de diligence qu'on attend de lui. Pour poursuivre la compagnie
La définition de la négligence criminelle repose toujours sur les en vertu du Code criminel, il faudra que ces deux éléments soient
mêmes fondements : il faut commettre un manquement à un présents.
devoir légal, ici en relation avec les lois et règlements en matière Qu'est-ce qu'un agent ? Comment définit-on le cadre supé-
de santé et sécurité du travail, dans un état d'esprit d'insouciance rieur? C'est ici que les modifications apportées au Code crimi-
téméraire ou déréglée, ce dernier élément étant essentiel. Ce nel touchent directement les ingénieurs. Tous les travailleurs d'une
manquement devra aussi causer une lésion corporelle ou un organisation sont des agents. « Cela signifie que toutes les per-
décès. Si une personne prend toutes les mesures nécessaires pour sonnes dans une organisation, du simple employé au président,
assurer la sécurité des employés, mais qu'il se produit tout de peuvent engager la responsabilité criminelle de l'organisation »,
même un accident grave, il serait difficile de démontrer qu'elle précise Michel Watkins. Le Code confie un rôle particulier aux
a fait preuve de négligence criminelle. La Couronne ne pourra gens qui dirigent un travail. L'article 21 7.1 du Code criminel est
pas non plus porter une telle accusation s'il n'y a pas de lésions explicite à ce sujet : « Il incombe à quiconque dirige l'accomplis-
graves ou de décès même s'il semble que la sécurité des travail- sement d'un travail et l'exécution d'une tâche, ou est habilité
leurs soit menacée. À ce stade, l'intervention relève plutôt à le faire, de prendre les mesures voulues pour éviter qu'il en
d'organismes de prévention comme la CSST. résulte des blessures corporelles pour autrui. »
Les changements au Code criminel font en sorte qu'il est moins Le Code définit ensuite le cadre supérieur non seulement
difficile qu'autrefois de mettre en cause une organisation. comme un haut dirigeant de l'entreprise, mais aussi comme étant
D'abord, le Code définit de façon très large les organisations. toute personne qui assure la gestion d'un important domaine

34 • PLAN Mars 2006 /


d'activité de l'entreprise. Donc, il peut s'agir d'un superviseur,
JOURNEES
d'un chef de section ou d'équipe, d'un directeur de départe-
ment et même d'un coordonnateur en santé et sécurité ou
toute autre dénomination. « Il faudra démontrer que ce cadre
DE L'INGÉNIEIR(E) 2006
supérieur était au courant du problème de santé et sécurité et
qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires ou adéquates pour corri- C'est l'occasion de vous informer
ger la situation », ajoute M e Watkins.
Une organisation pourra donc être reconnue coupable de
sur les changements climatiques et
négligence criminelle lorsque l'équation requise par le Code crimi- sur le développement durable.
nel est complète : un agent a manqué à un devoir légal dans
un esprit d'insouciance à l'égard d'une personne; un cadre
supérieur n'a pas pris les mesures attendues dans les circons-
tances ; il en a résulté un décès ou une lésion grave. L'organisa- Rendez-vous à Québec
tion reconnue coupable sera passible d'une forte amende. Le
juge pourra aussi imposer une obligation d'adopter des mesures
de sécurité et il pourra même condamner l'organisation à pu-
blier les détails de sa condamnation et de sa sentence.
du lUu 16 juio^roc
Rappelons enfin que chaque individu au sein d'une organisa-
tion a le devoir de travailler en sécurité et de ne pas mettre en
péril les autres. Le travailleur qui manque à ce devoir s'expose
lui aussi à des poursuites criminelles. « Outre les conséquences
humaines d'un accident grave, conclut M e Michel Watkins, il
devient encore plus évident que les organisations et les individus
doivent faire preuve de vigilance en matière de santé et sécu-
rité. Il est nettement préférable de prévenir les situations à
risque avant d'être l'objet d'une poursuite pour négligence
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criminelle. » des ingénieu
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d'inscription de l'année dernière. Tout simplement, ceux qui sont membres vont conserver ce privilège.
P a r contre, vous pouvez maintenant effectuer, s'il y a lieu, toute modification à votre inscription
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[Link]. Gérer les modifications à l'inscription de façon plus traditionnelle demeurera
néanmoins possible. Un document papier vous sera envoyé à c e t e f f e t en cours d'année.

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