Sécurité des machines au Québec : enjeux et solutions
Sécurité des machines au Québec : enjeux et solutions
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pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc.
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fonds communs de placement selon l'étude PALTrak (Morningstar Research Inc.) au 31/12/04.
SOMMAIRE
Mars 2006 Vol. XLIII n° 2 3,50$
M Ordre
il | des ingénieurs
IliLiiir du Québec PLAN Dossier
L'Ordre des ingénieurs du
Directeur
RÉDACTION
Daniel Bolsmenu
sécurité des machines
Québec (fondé en 1920) Coordonnatrice
des éditions Geneviève Terreault Par Jean-Marc Papineau
a comme mission Directeur artistique Michel Dubé
Le statut des personnes dont il est fait de géant en deux décennies au Québec, comme l'illustrent
Bureau 2 0 0 5 - 2 0 0 6 mention dans P L A N était exact au moment des ingénieurs qui en ont fait leur cheval de bataille.
(20 ingénieurs élus) de l'entrevue.
Montréal :
Guy Arbour, ing.
24 Cultiver la sécurité
Micheline Bétournay, ing. Ce numéro a été tiré à par Jeanne Morazain
Christian Camirand, ing.
Le risque zéro n'existe pas, d'où l'importance de gérer
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Claude Martineau, ing.
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Bibliothèque nationale du Canada
Lyne Plante, ing.
ISSN 0 0 3 2 - 0 5 3 6
Éditorial
Louise Quesnel, ing.
Québec : 20 Rendements et valeurs unitaires - Fonds FÉRIQUE
Gaétan Lefebvre, ing.
Jean-Marie Mathieu, ing., avocat Droits de reproduction, totale ou 26 Signature numérique
Gaétan Samson, ing.
Estrie :
partielle, réservés
L'impact de la technologie sur l'information
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Florent Meloche, ing.
Outaouais :
de l'Ordre des ingénieurs du Québec 28 Examen professionnel et permis
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Centre-du-Québec:
Louis Fortin, ing.
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Est-du-Québec :
André Collin, ing.
34 Législation et jurisprudence
(4 administrateurs nommés par Dans le présent document, le masculin Négligence criminelle : personne n'est à l'abri
l'Office des professions du Québec) est utilisé sans aucune discrimination et
Madeleine Baril
uniquement pour alléger le texte.
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Des dr
Au Québec, entre 1999 et 2003, les accidents attribuables d a n s la Loi sur la s a n t é et la sécurité du travail. « Ce genre
à la m a c h i n e r i e o n t c o û t é la vie à 101 travailleurs ; d e p u i s de publicité est u n a r g u m e n t s u p p l é m e n t a i r e qui devrait
la fin des a n n é e s 1990, o n recense c h a q u e a n n é e près de les inciter à prendre en m a i n la sécurité de leurs m a c h i n e s »,
13 000 accidents du travail dus à l'utilisation de m a c h i n e s . estime Denis G r e n o n .
Causés u n e fois sur d e u x par des pièces en m o u v e m e n t , La CSST veille au grain avec ses m o d e s t e s m o y e n s ,
ces accidents entraînent mutilation, écrasement ou section- soit q u e l q u e 3 0 0 inspecteurs pour un bassin de 240 000 éta-
n e m e n t de différentes parties d u corps. Environ la m o i t i é blissements. « La sécurité des machines relève des employeurs
de ces a c c i d e n t s se p r o d u i t au cours des o p é r a t i o n s selon la Loi sur la s a n t é et la sécurité
habituelles ou de l'entretien c o u r a n t et s'explique par l'ab- du travail, souligne Jacqueline Caboret.
sence ou l'inefficacité de protecteurs, ou encore par u n e L'amélioration de la sécurité est u n
mauvaise utilisation de ces protecteurs. L'autre moitié résulte e n j e u d o n t la CSST n e p e u t s'occuper
de p r o b l è m e s de verrouillage p e n d a n t les réparations. Ces seule. 11 importe, par exemple, q u e les
accidents s u r v i e n n e n t d a n s tous les secteurs d'activité, ingénieurs s'approprient cette question
mais leur f r é q u e n c e est plus élevée d a n s les scieries et les et soient encore plus sensibilisés à
mines. l ' i m p o r t a n c e de la c o n c e p t i o n des
«Le n o m b r e d ' a c c i d e n t s du travail a d i m i n u é considé- machines, de sorte que les travailleurs
r a b l e m e n t au cours des 25 dernières années, i n d i q u e l'in- n ' a i e n t pas accès à des pièces en
génieur Denis G r e n o n , directeur de la santé-sécurité de la mouvement. » Jacqueline Caboret
l ' h i s t o r i q u e et les causes d e s a c c i d e n t s i m p l i q u a n t des • La CSST poursuivra systématiquement les fautifs lorsque les inspecteurs constateront l'existence d'un danger
lié à l'accès à des pièces en mouvement.
m a c h i n e s ; elle possède aussi l'expertise p o u r y remédier. Cela
• La CSST publiera dans les journaux les condamnations dont les employeurs feront l'objet.
lui p e r m e t d ' i n f o r m e r les écoles et les f a c u l t é s d e g é n i e de
p r o b l è m e s a u x q u e l s la f o r m a t i o n des f u t u r s i n g é n i e u r s p e u t Les machines dangereuses,
remédier. Depuis q u e l q u e s mois, l'Ordre offre par ailleurs à c'est inacceptable!
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PLAN Mars 2006 • 9
DOSSIER SECURITE DES M A C H I N E S
« Plusieurs p e r s o n n e s , p a r m i lesquelles des ingénieurs, n e les besoins en sécurité des m a c h i n e s de... 4 500 entre-
c o n n a i s s e n t q u e très peu, et parfois pas du tout, la régle- prises ! Il est arrivé à u n autre constat : « O n se rend c o m p t e
m e n t a t i o n sur la santé et la sécurité du travail, ni m ê m e q u e t r o p de m a c h i n e s s o n t conçues, achetées et modifiées
l'existence des n o r m e s en cette matière», déclare l'ingé- sans q u ' u n ingénieur c o m p é t e n t soit associé au dossier.
nieur Mathieu C h a m p o u x , conseiller t e c h n i q u e chez ASP C'est assez d é c o u r a g e a n t par m o m e n t s . » Q u a n d n o u s lui
Métal Électrique. Cette association sectorielle paritaire de d e m a n d o n s de n o u s f o u r n i r le n o m d ' i n g é n i e u r s a y a n t ap-
Longueuil, sur la rive sud de Montréal, offre des services p o r t é u n e c o n t r i b u t i o n n o t a b l e en matière de sécurité des
de consultation et de f o r m a t i o n en santé-sécurité aux fabri- m a c h i n e s , M a t h i e u C h a m p o u x n o u s d o n n e cette r é p o n s e
cants québécois de produits électriques et métalliques. t r o u b l a n t e : « Il n ' y a en a pas b e a u c o u p . »
Depuis son arrivée d a n s cet orga-
nisme en 2001, Mathieu C h a m p o u x Méconnaissance des règles de l'art
a visité q u e l q u e 250 entreprises et Au cours des deux dernières années, le Bureau du syndic de
usines p a r t o u t au Québec. En cinq l'Ordre des ingénieurs du Q u é b e c a dû m e n e r plusieurs
ans, il en a vu des vertes et des pas enquêtes c o n c e r n a n t la c o n d u i t e professionnelle des ingé-
mûres ! «Je peux vous dire que ce q u ' o n nieurs relativement à la sécurité des m a c h i n e s . « O n s'aper-
voit d a n s les usines n'est pas t o u j o u r s çoit q u e les ingénieurs travaillant en industrie c o n n a i s s e n t
rassurant, dit-il. Dans certains cas, o n très peu, voire pas du tout les règles de
se croirait à u n e autre é p o q u e , puis- l'art en cette matière, s o u t i e n t l'ingé-
qu'on est entouré d'équipement conçu nieur Louis Tremblay, syndic de l'Ordre.
sans a u c u n e considération p o u r la Mathieu Champoux, inq. Par exemple, certains ingénieurs igno-
protection des travailleurs ! La sécu- rent totalement l'existence de la n o r m e
rité des m a c h i n e s est u n e question qui n'est pas souvent CSA Z432-04 (Canadian Standard Asso-
intégrée dans la pratique des entreprises. À tous les niveaux, ciation). Le fait q u e des ingénieurs
la direction et les employés n ' o n t pas le réflexe de penser appelés à concevoir ou à modifier des
à sécuriser leurs é q u i p e m e n t s , q u e ce soit au m o m e n t de machines ne connaissent m ê m e pas
la conception, de l'achat, de l'installation ou à l'occasion cette n o r m e m e tracasse é n o r m é m e n t .
de modifications. Le résultat est q u e b e a u c o u p de machines Il s'agit p o u r t a n t d ' u n e n o r m e de base Louis Tremblay, inq.
présentent de sérieuses lacunes sur le plan de la sécurité et en sécurité des machines. Elle indique
qu'il existe des zones dangereuses sans m o y e n s de protec- n o t a m m e n t c o m m e n t déterminer les besoins des utilisateurs,
tion. Régulièrement, les entreprises v o n t a t t e n d r e q u e se établir les limites des machines, évaluer les situations dange-
produise u n accident avant d'intervenir, ou q u e la C o m - reuses ainsi que les risques. C'est u n e situation inquiétante,
mission de la santé et de la sécurité du travail s'en mêle et d'autant plus que les ingénieurs concernés par nos enquêtes
exige des c h a n g e m e n t s rapides. Les gens sont alors pris au sont d a n s la t r e n t a i n e et o n t u n e dizaine d ' a n n é e s d'expé-
dépourvu, ils agissent d a n s la p a n i q u e et l'urgence, et leurs rience. Nous décidons parfois, au terme d ' u n e enquête, de
décisions n e sont pas nécessairement o p t i m a l e s d a n s ce déposer u n e plainte contre u n ingénieur devant le Comité de
contexte. » Mathieu C h a m p o u x est l'une des d e u x seules discipline. Nous estimons q u e ces cas revêtent u n caractère
ressources d o n t ASP Métal Électrique dispose pour couvrir exemplaire, ce qui contribue à prévenir ce genre de situation. »
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d ' a n a l y s e de risque d é v e l o p p é e par
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m é t h o d e v e n a n t de la Caisse régionale
d ' a s s u r a n c e m a l a d i e d'île-de-France
(CRAMIF), u n organisme français - basée
sur les normes EN 1050 et ISO 14121,
Sécurité des machines - Principes pour l'ap-
préciation du risque. Cette m é t h o d e per-
m e t d'évaluer les risques en se f o n d a n t
sur u n e grille de critères préétablis. « Le
grand n o m b r e de m é t h o d e s pose des
problèmes, on le constate sur le terrain,
indique-t-il. Les fabricants se d e m a n -
d e n t si la m é t h o d e choisie est celle qui
c o n v i e n t le m i e u x à leur situation parti-
culière. Il y a encore tout un travail de ré-
flexion à faire sur cette problématique. »
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invariablement sur la découverte de dif-
innovatrice pour les férentes lacunes en matière de sécurité
des machines, n o t a m m e n t l'absence de
petites entreprises dispositifs de protection pour e m p ê c h e r
des ingénieurs l'accès aux zones dangereuses des ma-
chines. «Il est s o u v e n t difficile de bien
conseils au Québec protéger l'accès à ces zones ou d'éliminer
le danger p e n d a n t u n e i n t e r v e n t i o n
h u m a i n e d a n s certaines zones, m e n -
t i o n n e Tony Venditti. Mais le n œ u d du
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problème est ailleurs. La prévention doit
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En 2001, deux accidents graves se sont produits à l'usine «J'ai dû c o n d a m n e r certains é q u i p e m e n t s ou en cadenasser
Whirlpool de M o n t m a g n y , après 20 ans d'activité sans au- t e m p o r a i r e m e n t d'autres jusqu'à ce q u e soient c o m p l é t é s
c u n accident de travail, causant des blessures corporelles des travaux m a j e u r s d ' a m é l i o r a t i o n , dit-il. J'ai t o u j o u r s p u
majeures. Un employé a perdu deux doigts, et u n autre, u n e c o m p t e r sur le soutien de mes patrons. Mais t r o p d ' e n t r e -
main, alors qu'ils m a n œ u v r a i e n t des presses mécaniques. prises o n t t e n d a n c e à laisser la sécurité au travail entre les
«C'est m o i qui ai dû retirer la m a i n de l'outillage, c'est m a i n s d ' u n e seule p e r s o n n e ou d ' u n comité. Il faut sensibi-
q u e l q u e chose que l'on n'oublie jamais. Je peux vous dire liser les directions d'entreprise à ces questions. »
que l'on n e passe pas toujours de b o n n e s nuits dans les mois Force est de constater q u e les ingénieurs en génie indus-
qui suivent u n tel accident», confie l'ingénieur François triel sont d a n s u n e situation paradoxale. La sécurité des
Lafond, pour qui la grande hantise est q u ' u n accident mor- machines relève de leur responsabilité, mais cette q u e s t i o n
tel survienne dans son milieu de travail. n'est pas abordée en détail p e n d a n t leur f o r m a t i o n univer-
Il a été d é m o n t r é d a n s le premier cas que l'employé sitaire. «Je dirais q u e n o u s s o m m e s i n s u f f i s a m m e n t prépa-
n'avait pas les deux m a i n s sur les b o u t o n s de c o m m a n d e rés, compte tenu de la réglementation qui évolue beaucoup »,
et qu'il ne s'était pas c o n f o r m é aux procédures d'opération. déclare François Lafond, titulaire d ' u n d i p l ô m e en génie
Alors que dans le deuxième cas, ce sont les procédures d'ins- industriel de l'Université du Québec à Trois-Rivières o b t e n u
pection au m o m e n t du démarrage des é q u i p e m e n t s qui en 1987 et aujourd'hui directeur de production chez Laflamme
n'avaient pas été respectées. Portes et fenêtres. « L'ensemble des in-
Les regards se sont tournés vers François Lafond, respon- cidents et des accidents survenus au ^^ÊBt^
sable de la m a i n t e n a n c e et de la sécurité des é q u i p e m e n t s cours des dernières a n n é e s au Québec
au sein de l'entreprise. « Q u a n d survient un accident, c'est i n d i q u e q u ' u n e meilleure f o r m a t i o n
automatique, je me sens directement concerné, confie-t-il. en sécurité des machines est u n besoin
Il faut alors sécuriser les lieux jusqu'à ce q u e d é b u t e l'en- qui va en grandissant. » ^EflML
quête de la Commission de la santé et de la sécurité du tra-
vail (CSST). Aucun blâme n'a été porté c o n t r e l'entreprise Formation inadéquate
relativement à ces deux accidents. » « Ai-je reçu u n e formation adéquate à ^Ê
Au fil des années, François Lafond a eu à a f f r o n t e r diffé- l'université en regard de la sécurité des
rentes situations où la sécurité était clairement compromise. machines ? Absolument pas, la question Serbe Desbiens, ing.
« La sécurité des machines repose cher lui-même. C'est la m ê m e chose pour nous. Cela dit, la
p r i n c i p a l e difficulté n ' e s t pas
beaucoup sur des dispositifs élec- t a n t d'obtenir l ' i n f o r m a t i o n que
prévention en sécurité.
cours où l'on abordait des n o t i o n s de sécu- qu'il est plus ardu a u j o u r d ' h u i
rité portait sur la sécurité sur les chantiers de sécuriser les machines. « Avec
de c o n s t r u c t i o n », relate l'ingénieur Serge l ' a p p a r i t i o n des m é t h o d e s de
Desbiens, diplômé en génie électrique de
l'Université de Sherbrooke depuis 1989 et superviseur du
groupe d'ingénierie de projets chez Waterville TG, u n fabri-
cant de bandes d'étanchéité destinées aux automobiles,
depuis 1998. À ce titre, il lui i n c o m b e de fournir des équi-
p e m e n t s fiables et sécuritaires, u n e tâche qu'il exerce avec
u n e équipe d'ingénieurs et de techniciens chargés des ana-
lyses de risques. « La sécurité des m a c h i n e s repose b e a u c o u p
sur des dispositifs électriques qui visent à contrôler le dan-
ger, et je n e crois pas q u e ce soit nécessairement u n e b o n n e
chose. L'élimination du danger à la source est la meilleure
m e s u r e de p r é v e n t i o n en sécurité. Cela dit, je crois q u e le
danger d i m i n u e au fil des a n s parce q u e la sécurité est
d a v a n t a g e prise en c o m p t e au m o m e n t de la c o n c e p t i o n
de nouvelles m a c h i n e s . »
Son rôle, Serge Desbiens le voit c o m m e celui d ' u n poli-
cier; il a aussi l'impression d'être q u e l q u e f o i s considéré
Éliminer le d a n g e r à la source
En janvier 2006, Serge Desbiens a c o m m e n c é à d o n n e r u n
atelier de f o r m a t i o n i n t e r n e aux q u e l q u e 25 employés de
son groupe d'ingénierie ainsi qu'à ceux du groupe de soutien
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tion et l'ergonomie. Serge Desbiens pense q u ' u n e soixan-
une décennie des cours intensifs de courte durée à l'intention des
ingénieurs. Déjà plus de 300 cours d'un à trois jours ont été offerts, avec taine de p e r s o n n e s au total s'inscriront à cet atelier, qu'il
l'appui de l'Institut canadien des Ingénieurs, à travers le Canada, en a lui-même conçu. «J'en ai eu l'idée après avoir reçu des
étroite collaboration avec les associations d'ingénieurs locales. questions de base concernant divers aspects de la sécurité des
m a c h i n e s de la part des employés. L'objectif est de m e t t r e
Le CIPE a déployé ses activités au Québec en 2004, en français, et a offert
en relief q u e les principes de base derrière la sécurité sont
avec succès des cours intensifs en génies mécanique, civil et électrique.
d'éliminer le danger à sa source, de respecter des n o r m e s
Nous recherchons activement des ingénieurs possédant des qualifications sévères et de concevoir l ' é q u i p e m e n t de f a ç o n sécuritaire.
établies dans des domaines de pointe correspondant à des besoins de Il faut aussi combattre certaines tendances humaines c o m m e
formation spécialisés, notamment dans l'industrie, pour ANIMER des ses- la routine et la négligence. C'est notre plus g r a n d e n n e m i ,
sions intensives, typiquement d'une ou de deux journées, dans les régions
de Montréal et de Québec. On vous offre la possibilité d'offrir quelques cours car le niveau de conscience du danger chez les employés
par année, suivant les conditions les plus avantageuses sur le marché. d i m i n u e i n v a r i a b l e m e n t avec le temps. »
Chez Waterville TG, la prise de conscience du danger
S.v.p., contactez Guy Arbour, ing., au 514.745.7300, ou via gaibour@[Link],
en communiquant le sujet qui vous intéresse et en décrivant le marché
s'est faite b r u t a l e m e n t après u n accident mortel en 1994.
d'ingénieurs qu'il peut desservir. Votre demande sera traitée en toute La difficulté dans u n e entreprise c o m m e celle-là, c'est que les
confidentialité. produits sont fabriqués avec près de... 4 0 0 0 é q u i p e m e n t s
différents répartis d a n s u n e dizaine d'usines, y c o m p r i s
celles des sous-traitants. Et u n e partie de cet é q u i p e m e n t
/ T \ CIP£ - Centre d'Innovations en Programmes Éducatifs
date de plus de 20 a n s ! «Il est clair q u e l'on ne p e u t pas
f ® \ tPIC - Educational Program Innovations Center
voir tous les dangers potentiels, dit Serge Desbiens. Mais nous
S I Tél.: 1-888-364-2338
avons instauré, il y a six ans, u n e procédure p o u r analyser
\ ^ ^ S Télécopieur: 1-800-866-6343
Courriel: epic@[Link] systématiquement les risques pour tout nouvel équipement,
Site web: [Link] après chacune des modifications et des mises à jour. » •
"Attention
DANGER
Des ingénieurs s'emploient à
trouver des solutions concrètes
pour sécuriser les équipements.
A n a l y s e p a r a r b r e des d é f a i l l a n c e s ( A D D )
M é t h o d e d é d u c t i v e p e r m e t t a n t d ' e s t i m e r les risques
en a y a n t p r é a l a b l e m e n t d é t e r m i n é , p o u r c h a c u n des Rex Chong, ing., et Éric Labelle, ing.
é v é n e m e n t s d a n g e r e u x redoutés, les d i f f é r e n t e s c o m -
b i n a i s o n s de défaillances m e n a n t à la réalisation de Rex C h o n g est l ' u n des d e u x ingénieurs de T h o m a s &
cet é v é n e m e n t . L ' e n c h a î n e m e n t logique de ces défail- Betts qui o n t reçu, à la fin de l'hiver 2005, la f o r m a t i o n en
lances est e x p r i m é par l ' e m p l o i de p o r t e s logiques, et analyse de risque d o n n é e par l'ingénieur Mathieu C h a m p o u x
l ' e n s e m b l e est illustré sous f o r m e a r b o r e s c e n t e . de ASP Métal Électrique. « La sécurité des m a c h i n e s d a n s
HAZOP n o t r e u s i n e a pris u n e o r i e n t a t i o n structurée, il y a d e u x
M é t h o d e inductive visant à déterminer, à partir de mots ans, au m o m e n t o ù n o u s avons c o n s t a t é q u e les accidents
clés, les conséquences sur la santé et la sécurité q u e peu- de travail liés aux m a c h i n e s a u g m e n t a i e n t . U n e dizaine
vent entraîner certains écarts par rapport aux conditions d ' e m p l o y é s , d o n t des opérateurs de machines, o n t suivi le
normales de f o n c t i o n n e m e n t de l'équipement. Avec m ê m e p r o g r a m m e de f o r m a t i o n q u e moi. Nous avons com-
cette m é t h o d e , les causes expliquant de telles déviations m e n c é à effectuer u n e analyse de risque en avril 2005. Le
sont é g a l e m e n t d o c u m e n t é e s . b u t était de classifier et de quantifier les risques, et d'iden-
tifier les i n t e r v e n t i o n s prioritaires à faire d a n s u n c o n t e x t e
A r b r e des é v é n e m e n t s objectif et n o n émotif. »
Méthode inductive permettant d'estimer les risques en « Nous trouvions que n o u s avions du c h e m i n à faire en
ayant préalablement établi sous forme arborescente les dif- regard de la fréquence et de la gravité des accidents de tra-
férentes conséquences résultant d'un é v é n e m e n t initial. vail d a n s notre usine, m e n t i o n n e l'ingénieur Éric Labelle,
A n a l y s e des m o d e s d e d é f a i l l a n c e , chef d u service Ingénierie et services techniques chez Thomas
d e leur e f f e t et d e leur c r i t i c i t é ( A M D E C ) & Betts. Nous n o u s sommes d o n n é c o m m e objectif de faire
Méthode inductive visant à estimer les risques. Préala- en sorte que nos employés arrivent à la retraite en santé. Nous
blement à cette estimation, les différentes défaillances qui avons élaboré u n plan de santé et sécurité du travail en parte-
peuvent survenir dans les composants ou les fonctions nariat entre l'ingénierie et les ressources humaines. Je dois
de l'équipement sont d'abord déterminées, et ensuite dire que, c o m m e ingénieur, je n'étais pas bien outillé au départ,
leurs causes et leurs conséquences sont documentées. car ma formation initiale était insuffisante pour gérer u n tel
dossier. Par contre, j'avais des connaissances utiles en ergo-
(Voir sur l'extranet : [Link] pour nomie. On s'est documenté, n o t a m m e n t en Europe, où l'on
les avantages et l'utilisation de ces méthodes) a remarqué qu'ils sont plus avancés que n o u s en matière de
santé et sécurité du travail. O n s'est beaucoup p e n c h é n o n
Joseph-Jean Pâques, d ' u n c o m i t é chargé d'évaluer les n o u - seulement sur les machines, mais aussi sur le c o m p o r t e m e n t
velles n o r m e s i n t e r n a t i o n a l e s en sécurité des m a c h i n e s h u m a i n qui est u n facteur essentiel. »
dangereuses. L'analyse de risque a d é b u t é par les postes de travail liés
«L'analyse des risques est u n exercice c o û t e u x sur le à la production et se terminera avec les postes de travail ratta-
c o u p c o m p t e t e n u du temps qu'il faut y consacrer, mais c'est chés à la m a i n t e n a n c e . Au m o m e n t de l ' e n t r e v u e avec
c e r t a i n e m e n t rentable à long terme, n e serait-ce q u e si le PLAN à la mi-décembre 2005, l'exercice était achevé d a n s
n o m b r e d'accidents s'en trouve réduit», dit l'ingénieur Rex environ 30 postes de travail sur la c i n q u a n t a i n e q u e c o m p t e
C h o n g , ingénieur m a n u f a c t u r i e r depuis août 1999 à l'usine l'usine de Saint-Jean-sur-Richelieu. Et u n e t r e n t a i n e de
T h o m a s & Betts de Saint-Jean-sur-Richelieu, où l'on fabrique risques o n t été identifiés, plusieurs postes de travail en pré-
des produits utilisés par les électriciens. sentant plus d'un.
Fonds FÉRIQUE
Rendements et valeurs unitaires
Fonds F É R I Q U E
V a l e u r s unitaires
DISTRIBUTIONS
1 AN 3 ANS 5 ANS 10 A N S 31 DÉC 2005 31 JAN. 2006 EN JAN. 2006
REVENU COURT TERME 2,3 2,3 2,6 3,6 34,213 $ 34,304 î 0,000 î
OBLIGATIONS 4,2 6,3 6,3 6,6 38,517 î 38,294 î 0,000 î
ÉQUILIBRÉ 13,0 12.2 4,4 8,2 46,731 $ 47,657 $ 0,000 î
ACTIONS 26,7 21,7 8,2 11.5 62,919 $ 65,933 î 0,000 $
AMÉRICAIN 1,2 4,8 -5,7 5,8 7,897 $ 7,950 î 0,000 î
EUROPE 9,0 n.d n.d n.d. 11,287 $ 11,658 $ 0,000 î
ASIE 22,1 n.d n.d n.d. 15,011 $ 15,789 $ 0,000 $
INTERNATIONAL 9,6 12,5 -1,6 4,8 6,108 $ 6,267 î 0,000 $
Les rendements el valeurs unitaires des Fonds FÉRIQUE sont publiés dans les pages financières des principaux lournaux, sous la rubrique fonds communs de placement, de même que-
sur notre site internet www ferique com Les rendements et valeurs indiqués tiennent compte des frais de gestion et d'exploitation payables par les Fonds, mais ne tiennent pas compte
de toutes autres commissions d'achat et de tachai, de frais de placement et de frais optionnels qui pourraient s'appliquer, qui auraient poui eflel de réduire le rendement. Saul avis
contraire, chaque taux de rendement indiqué représente le rendement annuel historique composé à la lin de la période Les taux de rendement indiqués tiennent compte des fluctuations
de la valeur des parts et du ^investissement de toutes les distributions el ne tiennent pas compte de l'impôt sur le revenu payable par un porteur de parts, qui aurait pour effet de réduire
le rendement. Leur valeur fluctue souvent el leur rendement passé n'est pas indicatil de leur rendement futur. Veuillez lire le prospectus des Fonds FÉRIQUE avant de faire un placement
Extrcict 2
Montag» 8
Eitrcice 3
OMMMMINT t ' HonUj» 6
INItHHUPTFUH
(WERHUPTfUR
LE PIEU V I S S É INDUSTRIEL
L'installation du système de fondation géoforée s'effectue
MISE EN PLACE : en moins de 15 minutes, dans des aires d'accès limité.
Capacité portante admissible jusqu'à 400 kN.
? INSTANTANÉE Fondation g é o f o r é e L'ALTERNATIVE D E G É N I E
" SANS EXCAVATION
SANS VIBRATIONS
M a r i e r la t h é o r i e et la p r a t i q u e
Dans ses cours, Patrik Doucet marie la théorie avec la pra-
tique. P e n d a n t les quatre dernières sessions, les étudiants
réalisent u n projet de c o n c e p t i o n d a n s lequel ils d o i v e n t
intégrer les multiples aspects de la sécurité. « Dans ce domaine,
le travail en é q u i p e est primordial, i n d i q u e Patrik Doucet.
O n n e parviendra pas à améliorer la sécurité de f a ç o n subs-
tantielle si les ingénieurs n e réussissent pas à travailler effi-
Réduction du risque cacement avec toutes les personnes concernées. Les ingénieurs
sont le pivot entre les exigences de la direction et la réalité
des opérateurs de machines. Ils doivent trouver des solutions
Par Mathieu Champoux, ing.
qui satisfont aux deux parties. L'aspect le plus difficile est d'in-
La démarche de réduction du risque suggérée par la norme
tégrer la sécurité dans de l'équipement qui c o m m e n c e seule-
ISO 12100-1 illustre les moyens de réduction du risque à
privilégier selon un ordre hiérarchique d'efficacité. m e n t à prendre forme sur papier. Mon rôle consiste à aider les
Selon cette démarche, les mesures de prévention visant étudiants à repérer les situations potentiellement dangereuses.
à réduire à la source le risque, ce que l'on n o m m e dans le Une fois le prototype construit, ça n o u s saute aux yeux, mais
«jargon » les mesures de prévention intrinsèques, sont celles c'est trop tard, car le prototype est souvent le produit final. »
qui présentent la plus grande efficacité en ce qui concerne Patrik Doucet investit aussi b e a u c o u p de t e m p s d a n s la
la réduction du risque et elles devraient être envisagées pri- c o n c e p t i o n de matériel pédagogique qu'il veut s t i m u l a n t
oritairement. Parmi les mesures intrinsèques, la plus efficace p o u r ses é t u d i a n t s . Ce matériel, qu'il a c o n ç u d a n s le cadre
est sans contredit la suppression m ê m e du p h é n o m è n e dan- d ' u n projet de recherche de l'IRSST, est a u j o u r d ' h u i diffusé
gereux. Cependant, d'autres mesures intrinsèques souvent dans d'autres universités québécoises et transmis à des orga-
moins radicales peuvent être mises en œuvre et permet- n i s m e s à b u t n o n lucratif c o m m e les associations secto-
tent de réduire très n e t t e m e n t le risque à la source en mo- rielles paritaires. •
difiant les caractéristiques de l'équipement. Par exemple :
réduction des forces et des vitesses de fonctionnement de
la machine, élimination des arêtes vives, etc.
Dans l'ordre hiérarchique d'efficacité dans la réduction
du risque, les protecteurs viennent immédiatement après
Appreciation
la mise en place des mesures intrinsèques, que ceux-ci du
risque
soient fixes, munis de dispositifs de verrouillage ou d'in-
terverrouillage. Ensuite, toujours selon la démarche de
réduction du risque proposée par la norme ISO 12100-1,
c'est l'implantation de dispositifs de protection qui per-
met d'obtenir la meilleure efficacité. On c o m p t e parmi les
dispositifs de protection les c o m m a n d e s bimanuelles, les
rideaux optiques, les tapis sensibles, etc.
Les procédures et méthodes de travail, les équipements
de protection individuelle tout comme la formation du per-
sonnel sont considérés c o m m e les moyens présentant le
moins d'efficacité pour réduire les risques. C'est pourquoi
on doit surtout y recourir en combinaison avec des mesures
offrant un plus grand potentiel de réduction du risque.
Cependant, à quelques occasions, ceux-ci sont parfois les seuls
éléments pouvant être mis de l'avant pour réduire le risque.
Références :
Sécurité des machines - Notions fondamentales, principes généraux
de conception - Partie I : « Terminologie de base, méthodologie. ISO
12100-1:2003 », Organisation internationale de normalisation,
Genève, 2004.
Guide de conception des circuits de sécurité : introduction aux caté-
gories de la norme ISO 13849-1:1999, Institut de recherche
Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST), Montréal,
2005, 74 p.
Le risque zéro n'existe pas, d'où Un bref survol des facultés et écoles de génie m o n t r e e n
Du côté de la f o r m a t i o n c o n t i n u e
offerte par l'entremise des associations
sectorielles, la m a n n e est m i n c e p o u r
PRODUITS DE
les i n g é n i e u r s québécois : q u e l q u e s m-— '
sessions de f o r m a t i o n p o i n t u e s de
q u e l q u e s h e u r e s sur certains aspects
particuliers de la gestion du risque.
Il faudrait faire davantage. Les in-
génieurs o n t u n e responsabilité pro-
fessionnelle à l'égard de la p r é v e n t i o n Gaston Lafontaine, ing.
du risque, et il n e suffit pas d'agir selon
les règles de l'art, n o u s dit Gaston L a f o n t a i n e : « N o u s dis-
p o s o n s a u j o u r d ' h u i de systèmes qui n o u s p e r m e t t e n t de
gérer le risque de façon structurée à toutes les étapes d ' u n
projet de f a ç o n q u e rien n e n o u s é c h a p p e . » •
Catalogue de
Contrôle de Interrupteur pour Tapis de produits de
Avis de radiation sécurité porte de sécurité sécurité OMRON.
Pour vous inscrire à l'une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription incluse dans la brochure intitulée Guide de l'examen professionnel que vous
avez reçue lors de votre inscription au tableau de l'Ordre. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à l'examen
professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.
En conformité avec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais.
Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.
Informez-nous! Selon l'article 60 du Code des professions, tout membre de l'Ordre doit aviser le secrétaire de tout changement
relatif à son domicile et aux lieux où il exerce sa profession, et ce, dans les trente jours de ce changement.
Tout professionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions, informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre qu'il fait ou a fait
I objet d'une décision judiciaire ou disciplinaire visée à l'article 55.1, dans les dix jours à compter de celui où il en est lui-même informé.
Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé parental, retour aux études, etc.) doit également être signifiée au secrétaire
de I Ordre, dans les trente jours, au début et à la fin de cette période. Veuillez noter que seuls les membres qui auront eu une période d'inactivité
minimale de six mois et qui auront informé l'Ordre de tout changement à leur statut dans les trente jours pourraient obtenir un crédit applicable
sur la cotisation annuelle.
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i l 31
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Pratique illégale
et sécurité des machines
n 2003, une compagnie et son soi-disant directeur de l'ingé- Des lacunes dangereuses
Voici quelques sujets populaires qui reviennent dans les régions de Montréal et de Québec pour les trois prochains mois.
Électrique
• Protection par la mise à la terre et la liaison équipotentielle Les 14 et 15 mars 2006 Montréal
• La pratique de la compatibilité électromagnétique Le 21 mars 2006 Montréal
• Les réseaux de transmission micro-ondes Le 7 avril 2006 Montréal
• Réseaux sans-fil, les comprendre, les configurer et les sécuriser Le 4 mai 2006 Montréal
• Certification de produits électriques Le 17 mai 2006 Montréal
• Introduction aux installations électriques (intervenants et normes) Le 30 mai 2006 Montréal
• Protection par la mise à la terre et la liaison équipotentielle Les 31 mai et 1 juin 2006 Québec
Mécanique
• Conception de systèmes de gicleurs automatiques Les 9 et 10 mars 2006 Montréal
• Enveloppe du bâtiment : systèmes et défaillances Les 28 et 29 mars 2006 Montréal
• Propriétés et applications industrielles des alliages de titane Les 30 et 31 mars 2006 Montréal
• Construction et réparation de vaisseaux sous pression Les 3 et 4 avril 2006 Montréal
• Les principes de combustion et les chaudières industrielles Les 25 et 26 avril 2006 Montréal
• Amélioration de l'efficacité énergétique des procédés industriels Les 10 et 11 mai 2006 Montréal
par l'analyse de pincement
• Ventilation industrielle, biomédicale, commerciale et en milieu des transports Les 24 et 25 mai 2006 Montréal
• Sécurité des machines Les 25 et 26 mai 2006 Montréal
• Pompes et systèmes de pompage Les 31 mai et 1 juin 2006 Montréal
Environnement
• Radioprotection appliquée à l'industrie et à la construction Le 7 mars 2006 Montréal
• Contrôle des émissions atmosphériques Les 16 et 17 mars 2006 Montréal
• Le contrôle du bruit industriel : solutions en ingénierie Les 23 et 24 mars 2006 Montréal
• La contamination microbienne dans les bâtiments et leur système Le 12 avril 2006 Montréal
de ventilation: du diagnostic jusqu'à la dècontamination
• Obligations, lois et procédures relatives aux travaux d'enlèvement d'amiante Le 24 mai 2006 Québec
Règles de l'art et n o r m e s ' Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, district de
Le respect des règles de l'art constitue une obligation de la pra- Montréal, n° 22-93-0011, 30 décembre 1994.
tique du génie, peu importe le domaine. L'ingénieur ne peut 2
Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, district de
jamais se soustraire à cette obligation en prétextant, par exemple, Saint-François, n° 22-04-0292, 6 mai 2005.
qu'il ne connaît pas une norme ou une règle particulière.
Inscription en ligne :
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Négligence criminelle
personne n'est à l'abri
epuis mars 2004, le Code criminel canadien comporte des « Elle englobe maintenant à peu près toutes les formes d'entre-
DU 25 F E V R I E R A U 5 M A R S 2006
.. L
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Ordre
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des ingénieurs
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site Web de façon à vous donner la possibilité de partager, de d é b a t t r e et de défendre vos opinions
sur les différents dossiers d'intérêt commun.
P a r ailleurs, afin d'éviter des dépenses inutiles, nous ne répéterons pas c e t t e année le processus
d'inscription de l'année dernière. Tout simplement, ceux qui sont membres vont conserver ce privilège.
P a r contre, vous pouvez maintenant effectuer, s'il y a lieu, toute modification à votre inscription
à SERVIQ (changement de coordonnées, nouvelle inscription, annulation d'inscription, etc.] au
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néanmoins possible. Un document papier vous sera envoyé à c e t e f f e t en cours d'année.
En terminant, il ne me r e s t e qu'à nous souhaiter que les cinq prochaines années nous permettent
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