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DM14

Ce document traite de la réflexion d'ondes électromagnétiques de forte intensité sur des surfaces métalliques, en particulier l'or, et des phénomènes d'ionisation associés. Il explore les propriétés de conduction des métaux, les équations de Maxwell, et les conditions nécessaires pour éviter l'endommagement des surfaces par ionisation. Le document inclut des calculs sur la puissance limite d'ondes incidentes et des comparaisons avec des données expérimentales.

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Ce document traite de la réflexion d'ondes électromagnétiques de forte intensité sur des surfaces métalliques, en particulier l'or, et des phénomènes d'ionisation associés. Il explore les propriétés de conduction des métaux, les équations de Maxwell, et les conditions nécessaires pour éviter l'endommagement des surfaces par ionisation. Le document inclut des calculs sur la puissance limite d'ondes incidentes et des comparaisons avec des données expérimentales.

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Lycée Henri IV MP*

DM 14
pour le jeudi 16 février 2023
???
Lasers de forte puissance
???

DM n◦ 14 Ondes EM
II Réflexion sur une surface métallique, ionisation, puissance limite
Lors de la réflexion d’une onde électromagnétique de forte intensité sur une surface métallique (comme dans le
cas du réseau de la partie I), celle-ci risque d’être endommagée du fait de l’ionisation du milieu sous l’effet du
champ électrique. Dans cette partie, le but est de déterminer l’ordre de grandeur de la puissance maximale de
l’onde incidente pour éviter ce phénomène.
Le métal (de l’or) occupe tout le demi-espace z > 0, le demi espace z < 0 étant de l’air assimilé au vide. L’onde
incidente est supposé monochromatique et se propage dans le vide suivant l’axe Oz dans le sens des z croissants
(incidence normale). La longueur d’onde dans le vide de cette onde est λ = 1050 nm.

II.A – Propagation d’une onde électromagnétique dans le métal


II.A.1) Conductivité du milieu
Le métal est constitué d’ions et d’électrons libres. On note n le nombre d’électrons libres par unité de volume,
q = −e la charge d’un électron et m sa masse. La vitesse d’un électron au point M à l’instant t est notée ~v (M, t).
On adopte le modèle suivant (modèle de Drude) :
− les électrons sont traités dans le cadre de la mécanique classique ;
− le déplacement des électrons est faible devant la longueur d’onde et l’accélération des électrons en M est
∂~v
(M, t) ;
∂t
m
− les électrons subissent de la part du réseau cristallin une force de la forme − ~v (M, t), où τ est une constante
τ
caractéristique du milieu ;
− l’effet du champ magnétique sur un électron est négligeable.
a) En appliquant le principe fondamental de la dynamique à un électron, donner l’équation différentielle
vérifiée par ~v (M, t).
On se place pour toute la suite dans le cas d’un régime sinusoïdal forcé de pulsation ω : ~v (M, t) = Re (~v (M, t))
avec ~v (M, t) = ~v (M )ejωt .
Donner l’expression de ~v (M, t) en fonction du champ électrique complexe E(M,~ t).
b) Justifier que la contribution des ions au vecteur densité de courant électrique J(M,
~ t) est négligeable.
c) Montrer que l’on peut écrire :
σ0
~
J(M, t) = σ E(M,
~ t) avec σ =
1 + jωτ

où σ0 est une constante réelle à exprimer en fonction des données. À quoi correspond σ0 ?
d) On donne : masse volumique de l’or µ = 19300 kg · m−3 ; masse molaire de l’or M = 197 g · mol−1 ;
σ0 = 4,5 × 107 S · m−1 .
En supposant que chaque atome donne un électron libre, calculer la densité d’électrons n dans l’or ainsi que la
constante τ .
Montrer, en tenant compte des applications numériques précédentes, que l’on peut simplifier l’expression de la
conductivité à :
nq 2
σ = −j

II.A.2) Nature de l’onde
On suppose que le milieu n’est pas magnétique et qu’à tout instant et en chaque point la densité volumique de
charge électrique est nulle.
a) Écrire les équations de Maxwell vérifiées par les champs électrique et magnétique dans le conducteur.
b) En déduire l’équation d’onde vérifiée par le champ électrique.
c) On cherche à étudier la propagation d’un champ de la forme E(M,~ t) = E(0)ej(ωt−kz) ~ux .
Montrer que k doit être solution de
ω 2 − ωp2
k2 =
c2
où c est la vitesse de la lumière dans le vide et ωp une constante caractéristique du matériaux dont on donnera
l’expression.
d) Calculer ωp et montrer que ω 2 est négligeable devant ωp2 .
e) En déduire k en fonction de ωp et c ainsi que les expressions des champs électrique et magnétique. Quelle
est la nature de l’onde ?
f) Calculer numériquement la distance caractéristique sur laquelle les champs sont non négligeables. Justifier
l’hypothèse milieu semi-infini.

26 avril 2011 17:02 Page 4/5


II.B – Réflexion d’une onde électromagnétique
Nous voulons exprimer l’amplitude complexe du champ dans le conducteur en fonction de l’amplitude de l’onde
incidente.

onde incidente onde transmise

O z

onde réfléchie
métal
Figure 7

Les champs électriques des ondes incidente et réfléchie dans le vide sont respectivement :
~ (z, t) = E0 ejω(t−z/c) ~ux
E et ~ (z, t) = rE0 ejω(t+z/c) ~ux
E
i r

où r est le coefficient, éventuellement complexe, de réflexion.


II.B.1) Donner les expressions des champs magnétiques correspondants.
II.B.2) Quelles relations les champs électriques et magnétiques des ondes incidente, réfléchie et transmise
doivent-ils vérifier ?
II.B.3) En déduire l’expression du coefficient de réflexion. Que peut-on dire de l’amplitude de l’onde réfléchie
par rapport à celle de l’onde incidente ?
II.B.4) Donner l’expression de l’amplitude E(0) = |E(0)| du champ électrique à la surface du conducteur
en fonction de E0 , ω et ωp .
II.B.5) On note v0 la vitesse maximale atteinte par les électrons dans le conducteur. En tenant compte des
ordres de grandeur de ω et ωp , montrer que :
r
ε0
v0 = 2 E0
nm

II.C – Ionisation dans le métal, limite en puissance


Les électrons accélérés risquent d’ioniser par impact les atomes voisins, l’équilibre de la matière ainsi rompu
provoque l’éjection de particules hautement ionisés et la destruction du dépôt.
II.C.1) Sachant que l’or a pour numéro atomique Z = 79 et un rayon atomique r = 140 pm, estimer l’ordre
de grandeur de l’énergie nécessaire pour provoquer une ionisation. Calculer cette énergie.
En fait les tables donne une énergie de l’ordre de 9 eV. Comment peut-on expliquer l’écart entre les deux valeurs.
On prendra la valeur tabulée pour la suite des calculs.
II.C.2) En supposant que lors d’un choc électron-ion toute l’énergie cinétique de l’électron est transmise à
l’ion, quelle est l’ordre de grandeur de la vitesse susceptible de créer une ionisation supplémentaire.
II.C.3) Quelle est l’amplitude du champ électrique de l’onde incidente susceptible de donner lieu à une telle
vitesse ?
II.C.4) Quelle est la puissance moyenne de cette onde sachant que la section du faisceau est de l’ordre de
260 cm2 ?
II.C.5) Expérimentalement, pour une impulsion de une picoseconde, on mesure un seuil d’endommagement
de 0,5 J · cm−2 . Comparer au résultat précédent et commenter la pertinence du modèle.

Données
Célérité de la lumière dans le vide c = 3,00 × 108 m · s−1
Perméabilité du vide µ0 = 4π10−7 (SI)
Permittivité du vide ε0 = 8,85 × 10−12 (SI)
Charge de l’électron q = −e = −1,60 × 10−19 C
Masse de l’électron m = 9,11 × 10−31 kg
Constante d’Avogadro NA = 6,02 × 1023 mol−1

• • • FIN • • •

26 avril 2011 17:02 Page 5/5

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