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Fascicule 4

Le document traite de la distinction entre croissance économique, qui est une augmentation quantitative de la production, et développement, qui implique des transformations structurelles qualitatives. Il présente également les indicateurs de mesure de la croissance et du développement, tels que le PIB, l'IDH et l'IPH, tout en soulignant les limites de ces indicateurs. Enfin, il aborde les facteurs explicatifs de la croissance économique, notamment le travail et le capital, ainsi que leur impact sur la productivité.

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Fascicule 4

Le document traite de la distinction entre croissance économique, qui est une augmentation quantitative de la production, et développement, qui implique des transformations structurelles qualitatives. Il présente également les indicateurs de mesure de la croissance et du développement, tels que le PIB, l'IDH et l'IPH, tout en soulignant les limites de ces indicateurs. Enfin, il aborde les facteurs explicatifs de la croissance économique, notamment le travail et le capital, ainsi que leur impact sur la productivité.

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RESUME DE COURS TL2

Chapitre 1 : Croissance et Développement

Introduction :
La croissance économique est l’objectif principal de toute politique économique.
Ainsi, durant le quart de siècle qui a suivi la seconde guerre mondiale, l’économie internationale a
connu une augmentation forte et soutenue de la production de biens et services, autrement dit une
croissance économique.
Elle est différente du développement même si ces deux notions sont liées.
La croissance économique est l’augmentation soutenue sur une longue période de la
production d’un pays. C’est une notion purement quantitative. Ainsi la croissance peut être
réalisée de deux manières différentes : A partir d’une augmentation des quantités de facteurs
utilisés dans le processus de production. Il s’agit d’une croissance extensive ; Ou à partir d’une
amélioration de l’efficacité des facteurs utilisés, on parle de croissance intensive.
- le Développement (ou la croissance économique au sens large) : Le développement est
l’ensemble des transformations (modifications ou changements) des structures économiques et
sociales qui accompagnent et prolongent la croissance. Ces modifications structurelles sont d'ordre
démographique (baisse de la natalité, allongement de la durée de la vie,…), économique
(amélioration des infrastructures, industrialisation, hausse du niveau de vie grâce à l’augmentation
du PA, modification de la répartition de la population active et celle de la production dans
les différents secteurs d’activités), et social (progrès dans l'éducation, la santé, les conditions de
travail, réduction
des inégalités et de la pauvreté…). C’est ainsi que François Perroux le définit comme « une
combinaison de changements mentaux et sociaux d’une population qui la rend apte à faire
croître cumulativement et durablement son produit réel global. » le développement est une
notion qualitative alors que la croissance est une notion purement quantitative.
La croissance est une condition nécessaire pour le bon déroulement du processus de
développement, mais celui –ci est indispensable à la poursuite de la croissance.
La plupart des économistes accordent beaucoup de vertus à la croissance économique : elle permet
surtout de créer des emplois, vertu essentielle dans un contexte de chômage encore important. Il
convient dès lors de se demander : quels sont les indicateurs qui nous permettent d’apprécier cette
croissance et quel en sont ces principaux facteurs.
Toutefois, la croissance, bien qu’elle ait des vertus (effets positifs), comporte aussi des limites
(effets négatifs).
Section 1 : les concepts fondamentaux :
1. Définitions :
 Expansion : l’expansion économique est une phase de l’évolution de l’économie globale se
caractérisant par une augmentation relativement forte de la production réel (ou en volume ou à prix
constant) sur une période courte ou moyenne.
 Récession : la récession économique est un ralentissement de la croissance de l’activité
économique après une période d’expansion.
 Dépression : est une phase de la conjoncture et du cycle économique marquée par la tendance à la
baisse de l’activité économique, ce qui entraine un taux de croissance négatif.
 Tendance ou trend : Manifestation durable d’un phénomène économique mesurée par taux de
croissance annuel moyen.

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2. Mesure de la croissance :
L’évolution en pourcentage du PIB ou du PNB peut être mesurée par le taux de croissance en courte
période et sur une longue période, on pourra calculer le taux de croissance annuel moyen (TCAM).
V A−V D
TC= ∗100
VD

[( ) ]
1
VA n
TCAM = −1 ∗100
VD
Section 2 : les indicateurs de développement :
Pour mesurer le développement économique, on peut utiliser plusieurs indicateurs à savoir
économiques, sociaux et démographiques.
1. Les indicateurs économiques :
Les indicateurs économiques les plus utilisés sont le PIB et le PNB par habitant.
 Calcul du PIB : le PIB peut être calculé de trois manières différentes :
 Selon l’approche de la production :
PIB=∑ VAB+TVA + DD
 Selon l’approche des revenus :
PIB=∑ RS+ EBE+ ILP−Subventions
 Selon l’approche de la demande :
PIB=CF+ FBCF + ΔS + X −M
 Calcul du PNB :
PNB=PIB+ SRF
PNB
PNB /HBT =
Populat ion totale
Par ailleurs, Il existe d’autres indicateurs qui nous permettent de déterminer le niveau de
développement d’un pays : la consommation d’énergie, l’importance des biens d’équipements et la
répartition sectorielle des activités économiques.

1.1. Les limites des indicateurs économiques :


 Problème de comparaison :
Dans le temps : il est difficile de comparer des PIB sur une longue période. Car l’inflation rend les
calculs peu fiables puisque la valeur de la monnaie utilisée varie. Il faut alors pour l’éliminer, faire
des calculs en volume (en utilisant les francs constants d’une année donnée), qui s’opposent au
calcul en valeur (utilisant les francs courants).
Le PIB en volume ou réel ou encore PIB en francs constants est le PIB corrigé de l’inflation alors
que le PIB en valeur ou nominal ou encore PIB courant est le PIB évalué avec le prix du moment.
PIB nominal
PIBréél =
IPC
 Dans l’espace : si les méthodes de comptabilisations sont différentes d’un pays à un autre, il
s’avère difficile d’effectuer une comparaison entre les PIB ou le PNB. De plus l’utilisation d’un
taux de change officiel sous-estime la production nationale des pays en développement relativement
à celle des pays développés. C’est pour cela qu’on calcule le PNB en parité de pouvoir d’achat.
 Une économie informelle non comptabilisée :
De nombreuses activités domestiques (éducation des enfants, travaux ménagers) privées
d’expressions monétaires, le petit commerce, le travail au marché noir ne sont pas comptabilisés
dans le PIB. De même que de nombreuses activités illicites ou licites mais délibérément dissimulées
pour échapper à l’impôt ne sont pas pris en compte dans le PIB, car faisant partie à ce que les
économistes appellent l’économie souterraine. Si elles étaient comptabilisées, elles augmenteraient
près de 40% la valeur du PIB.
 Problème d’interprétation :
Le PNB de la Chine en 1985 était de 310 dollars US contre 710 dollars pour la Lybie, soit 23 fois
plus en faveur de cette dernière. En prenant en compte uniquement le PNB, on peut penser de façon
précipitée que la Lybie est plus développée que la chine. Mais si on interroge les indicateurs
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sociaux, on se rendrait compte que c’est tout à fait le contraire. Car le PNB par habitant est une
moyenne pondérée qui ne tient pas en compte des inégalités de revenus.
Ainsi, au Sénégal, si on dit que le PNB par habitant est de 600 dollars, cela ne veut pas dire que tout
le monde a 600 dollars.
2. Les indicateurs sociaux :
2.1. L’IDH :
 Définition : créé en 1990 par le PNUD, l’IDH est un Indicateur composite de trois éléments
fondamentaux : la durée de vie, mesurée par l’espérance de vie à la naissance ; le niveau
d’instruction, mesuré par un indicateur alliant pour 2/3 le taux d’alphabétisation des adultes et pour
1/3 le taux brut de scolarisation (tous niveaux confondus) ; et enfin le niveau de vie mesuré par le
PIB /habitant exprimé par en PPA. Il est toujours compris entre 0 et 1.
 Calcul de l’IDH :
Longévité Espérance de vie à la 25 ans 85 ans A =
naissance (EVAN) EVAN−25
Savoir Taux d’alphabétisation des 0 % 100 % 60
adultes (TAA) B =
Taux brut de scolarisation 0 % 100 % 2TAA +TBS
(TBS) 3
Niveau de Logarithme décimal du PIB 100 USD 40000 USD E =
vie Par hbts en PPA LogPIB−2
2,602
A + B+ E
IDH =
3
 Interprétation :
Entre 0 et 0,5, on a les pays à niveau de développement faible ; (inférieur à 0,5)
Entre 0,5 et 0,8, on a les pays à niveau de développement moyen ;
Entre 0,8 et 1, on a les pays à niveau de développement élevé (supérieur à 0,8).

Exemple de calcul de l’IDH


Pays Espérance de Taux Taux de Pib réel par
vie à la d’alphabétisation scolarisation PPA
naissance des adultes en % tous niveau
confondus en %
Allemagn 77,2 99 88,1 21260
e
69,8 82,9 68,9 3130
Chine
Calculer l’IDH pour ces deux pays puis interpréter les résultats
2.2. L’IPH (Indice de pauvreté humain) :
L’IPH est un indicateur calculé par le PNUD en 1997. Il se fonde sur trois variables :
 la première mesure le pourcentage des personnes risquant de décéder avant l’âge de 40 ans ;
 La seconde, le pourcentage d’adultes analphabètes ;
 Et la troisième concerne l’absence d’accès à des conditions de vie descentes et comprend elle-même
trois variables (pourcentage d’individus privés d’eau potable, pourcentage d’individus privés
d’accès aux services de santé et le pourcentage des enfants de moins de cinq ans souffrant de
malnutrition)
2.3. Le seuil de pauvreté :
 Le seuil de pauvreté absolu : est fixé à un dollar par jour et par personne par la banque mondiale ;
 Le seuil de pauvreté relatif : est lorsque le revenu par tête d’un pays est inférieur au revenu moyen
mondial par tête.
3. Les indicateurs démographiques :
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 Espérance de vie à la naissance : c’est le nombre d’années vécu en moyenne par les individus
d’un groupe. C'est-à-dire la vie moyenne.
 Transition démographique : processus de passage d’un régime démographique caractérisé par une
forte natalité et une forte mortalité à un régime nouveau caractérisé par une faible natalité et une
faible mortalité. Il se décompose en deux temps :
 Phase A : réduction de la mortalité grâce à de meilleurs conditions d’hygiène et le maintien de la
fécondité ;
 Phase B : ajustement progressif de la fécondité et réduction à terme de la natalité, le décalage
provenant d’un effet d’inertie (natalité et mortalité très faibles).
Taux de natalité ; taux de mortalité ; taux de fécondité ; taux de croissance démographique se
référer au cours de seconde.
Section 3 : les facteurs explicatifs de la croissance économique :
La croissance économique est déterminée essentiellement par deux facteurs : les facteurs primaires
et les facteurs résiduels.
1. Les facteurs primaires (économiques ou naturels) :
La croissance économique s’explique traditionnellement par les facteurs de production : le capital et
le travail et surtout de l’efficacité de leur combinaison repérée par la productivité aussi bien au
niveau quantitatif qu’au niveau qualitatif.
1.1. Le facteur travail :
Le travail est une activité humaine qui concourt à la réalisation des biens et services. Il joue un rôle
fondamental dans la croissance tant par son volume que par sa qualité.
1.1.1. Le volume de travail :
Il peut être mesuré par le nombre de travailleurs ou par le nombre d’heures effectués. La quantité de
travail effectivement utilisée est déterminée par la population active occupée c’est dire l’ensemble
des personnes qui exercent une activité rémunérée. Si elle augmente dans un pays (toutes choses
égales par ailleurs), il est logique que la production augmente. Ce qui favorise la croissance
économique. Cette corrélation positive entre population active occupée et volume de production
permet de considérer le volume de travail comme déterminant dans la croissance.

1.1.2. La qualité du travail :


Il est possible d’accroître la production sans augmenter la quantité de travail. Ce qui passe par
l’amélioration de l’efficacité du travail et aussi de la productivité du travail. L’amélioration de
productivité du travail peut être causée par divers éléments :
 La division du travail : partage du travail soit au sein d’un groupe, en fonction des critères tels que
l’âge, le sexe, la qualification ; soit au sein de l’entreprise.
 Meilleur organisation du travail : taylorisme (terme employé pour dénommé l’organisation
préconisée par Taylor, ingénieur américain 1856-1915, caractérisée par la séparation des tâches de
conception et d’exécution). Fordisme : terme employé pour définir une organisation technique du
travail caractérisée d’une part par un approfondissement du taylorisme et d’autre part par les
éléments suivants : production de masse, fort gain de productivité, redistribution de la valeur
ajoutée favorable aux salariés et consommation de masse. Ce concept a été développé par Henry
Ford.
 L’éducation, la formation et l’expérience ;
 Allongement de la durée hebdomadaire du travail ;
 Amélioration de la santé des populations.
1.2. Le facteur capital :
Le capital désigne l’ensemble des biens nécessaire à la production. Composé généralement de
capital fixe et de capital circulant, Il joue un rôle essentiel dans la croissance aussi bien par son
volume que par sa qualité
1.2.1. Le volume du capital :
Il représente l’ensemble des investissements réalisé dans un pays en un moment donné. La
formation de capital est donc obtenue grâce aux dépenses d’investissements et aux stocks de capital.
 Investissement et croissance : l’investissement est l’ensemble des dépenses engagées pour
acquérir des biens de production en vue d’en tirer un bénéfice. Ces dépenses contribuent à

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constituer, entretenir et de développer le potentiel productif de l’entreprise. L’investissement agit


sur la croissance par les mécanismes du multiplicateur et de l’accélérateur.
 Effet multiplicateur : J. M Keynes a démontré que l’accroissement de l’investissement entraine
une augmentation plus que proportionnel du revenu. En effet à court terme, les dépenses
d’investissements produisent une hausse de la demande globale puisqu’elles sont une composante
de celle-ci. Il faut donc produire davantage de machines, de biens et services favorisés par la
distribution de nouveaux revenus. Ainsi, la dépense initiale d’investissement se traduit par une
succession de flux de revenus et de dépenses. C’est ce mécanisme qu’on appelle le multiplicateur
d’investissement. Il montre en définitive qu’une dépense d’investissement supplémentaire se traduit
par une augmentation plus que proportionnelle du niveau de la demande. Il faut ajouter que l’effet
multiplicateur est d’autant plus grand que la propension marginale à consommer est forte. C'est-à-
dire que les ménages consacrent à leur consommation une fraction élevée de leur supplément de
revenu.
 Effet accélérateur (effet d’offre): l’accélérateur décrit l’amplification de la consommation sur
l’investissement. En effet, lorsque les revenus augmentent à la suite d’un investissement
additionnel, la demande en biens de consommation augmente aussi. Cette situation amène les
entreprises à acquérir d’autres biens de production (si leur capacité de production était pleinement
utilisée) pour répondre à la demande. Ainsi, selon le principe de l’accélérateur, une augmentation de
la demande entraine une augmentation plus forte de l’investissement. A moyen terme,
l’investissement agit directement sur l’offre permettant ainsi d’améliorer la productivité d’où son
rôle important dans la croissance.
Dans la réalité, l’effet multiplicateur et l’effet accélérateur ne peuvent pas jouer de façon isoler. Il y
a une combinaison des deux effets que Samuelson appelle l’effet oscillateur. L’effet oscillateur
permet d’expliquer les différentes fluctuations économiques par la combinaison de la propension
marginale à consommer et du coefficient de capital.
1.2.2. La qualité du capital :
L’aspect qualitatif du capital réside dans le rajeunissement du capital qui assure l’incorporation du
progrès technique d’où l’importance de celui-ci dans la croissance économique.
 Progrès technique et croissance : le progrès technique est l’ensemble des améliorations apportées
aux méthodes et aux moyens de production qui permettent à l’homme de maitriser la nature en
réduisant l’effort humain. Il est en amont et en aval de l’investissement car d’une part elle influe
fortement sur les transformations à long terme de la société et d’autre part il résulte de certaines
dépenses d’investissement. Le progrès techniques s’identifie aux inventions et a l’innovation.
 Les inventions : sont des découvertes scientifiques qui résultent de recherche fondamentale c'est-à-
dire au niveau des principes théoriques sans application concrète.
 Quant à l’innovation : c’est l’application réussie d’une invention. Il faut noter qu’il est bien rare
qu’une invention ne déclenche pas une foule d’innovations grâce à la recherche développement »
financée le plus souvent par les entreprises. Il existe plusieurs types d’innovations telles que :
l’innovation des procédés (innovation dans les techniques de production) innovation
organisationnelle (organisation de l’entreprise et du travail) innovation du produit (produit
nouveaux ou incorporant une nouveauté).
Les résultats du progrès techniques permettent de réaliser des gains de productivités qui seront de
plus en plus favorable à l’accélération de la croissance matérialisée par une baisse des prix, une
diminution de la durée du travail et une augmentation des profits et des salaires. Toutefois le
progrès technique peut à court terme engendrer des effets négatifs sur l’économie comme la
suppression d’emplois.
2. Les facteurs résiduels (facteurs immatériels ou facteurs extra économiques) :
Ils désignent tous les autres facteurs qui contribuent à la croissance autre que le travail et le capital.
Comme facteurs résiduel on peut retenir :
2.1 . L’environnement socio culturel :
La croissance économique est également tributaire des grands idéaux qui sous-tendent les
comportements des membres de la société. Puisque les valeurs et les normes en vigueur dans une
société influencent l’ensemble des comportements donc évidemment les comportements
économiques. Le sociologue allemand Marx Weber (1864 1920) a soutenu que la réussite

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économique de certains pays Anglo-saxons (Etats-Unis) et l’Allemagne peut s’expliquer par les
valeurs du protestantisme favorable à l’esprit d’entreprise, au travail et à l’épargne mais aussi par
les valeurs du capitalisme. Par ailleurs la croissance économique du Japon avait un soubassement
culturel voire religieux marqué par le culte du travail, la discipline, la loyauté, le rejet des inégalités,
la cohésion du groupe etc.…
2.2 . Autres facteurs résiduels :
 Les degrés d’intervention de l’Etat ;
 Stabilité des institutions politiques ;
 Système de protection sociale ;
 Ressources naturelles ;
 Facteurs juridiques (législation du travail, concurrence, liberté de commerce).
Section 4 : Les effets de la croissance :
La croissance économique s’accompagne souvent de conséquences économiques sociales et
politiques. Certaines vont dans le sens d’une amélioration du bien-être des populations tandis que
d’autres entravent considérablement le progrès économique et sociale.
1. Les effets positifs de la croissance :
Ce sont des effets qui vont dans le sens de l’amélioration du niveau de vie. Ils sont divers et variés
justifient l’enthousiasme des nations dans la recherche de la croissance économique. Ils peuvent être
classés en effets quantifiables et en effets non quantifiables.
1.1. Les effets quantifiables (mesurables) :
Les effets quantifiables peuvent revêtir un aspect économique ou socio politique.
 Une augmentation des revenus : la croissance économique s’accompagne d’une augmentation et
d’une diversification des productions. Une augmentation qui entraine un accroissement des revenus
et du coup celui du pouvoir d’achat et donc de la demande. Cette situation amène une croissance qui
s’auto-entretient car une hausse de la demande engendre une hausse de la production permettant la
distribution de revenus supplémentaires (effet multiplicateur).
 Une hausse de l’emploi : dans une approche schématique de l’économie, toute croissance
économique (par une hausse de la demande) entraine une hausse de la production. Cette
augmentation de l’offre de biens et services rend possible le recrutement de personnes afin de
réaliser cette production supplémentaire. Ceci réduira automatiquement le chômage. Cependant
certaines fuites (obstacles) entravent cette mécanique bien huilée, notamment la consommation des
produits étrangers (importations) une sous-utilisation des capacités productives et l’arrivée de
nouveaux candidats sur le marché du travail (femmes au foyer, étudiants…).
 Augmentation des recettes fiscales : une croissance du PIB produit mécaniquement un faible taux
de croissance du déficit public, puisqu’il est exprimé en fonction du PIB. De plus la croissance
permet de nouvelles recettes fiscales. En effet toute hausse de la consommation entraine une forte
perception de TVA. Pour la partie de la consommation qui porte sur des biens et services nationaux,
la hausse de la production génère de plus grandes recettes fiscales relatives aux résultats des
sociétés.
 Les retombées sociales importantes : la croissance économique peut avoir des répercussions non
moins importantes dans la société. En effet l’amélioration des possibilités financières de l’Etat une
augmentation des investissements sociaux en terme d’infrastructures scolaires et une meilleur
couverture sanitaire (augmentation du nombre de médecins par habitants). Surtout la croissance
permet de lutter contre la pauvreté et de promouvoir la cohésion sociale (politique de redistribution
des revenus).
1.2. Les effets positifs non quantifiables :
 Sur le plan social : la croissance économique aboutit à des changements de mentalités et de
comportements qui concourent à une amélioration du niveau de vie. De même l’automatisation et la
mécanisation permettent de réduire considérablement l’effort humain et de gagner un temps de
travail substantiel.
 Sur le plan politique : la croissance économique peut favoriser la stabilité politique et la crédibilité
des institutions garant des libertés individuelles, de l’avancée de la démocratie et gage d’un
développement meilleur et durable. Ce climat demeure propice aux investissements et à l’esprit
d’entreprise.

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2. Les effets négatifs de la croissance :


La croissance économique n’a pas que des répercussions positives sur le tissu économique et social.
Elle peut être à l’origine d’effets pervers plus ou moins mesurables appelés : les coûts de la
croissance.
2.1 . Les coûts quantifiables :
Ce sont des effets pour lesquels, il existe un indicateur de mesure même si certains peuvent être
imparfaits.
 Le risque inflationniste : L’annonce d’une meilleure croissance économique, s’accompagne
souvent de propos alarmistes sur le risque inflationniste lié à une surchauffe économique. La
croissance entraine ainsi une hausse des prix des biens et une inflation par les coûts de production
(matières premières, salaires etc.). Puisqu’une forte croissance économique (chine et inde) peut
causer une hausse de produits internationaux (hausse du pétrole brut) ; ceci tenterait à établir une
corrélation entre la croissance et l’inflation par les coûts.
 La crise écologique : le volet environnemental est le plus exposé aux retombées nocives de la
croissance.
 La surexploitation des matières premières : la croissance par le biais du progrès technique,
conduit à une surexploitation des matières premières et des énergies non renouvelables. Ce qui
amène la diminution de la fertilité des sols et un épuisement de ces ressources rares. Ce qui accroît
d’une part la menace qui pèse sur la survie des générations futures. D’autre part, cette situation peut
aboutir à une chute des investissements entrainant du coup une baisse de la production et par
conséquent l’emploi.
 La pollution : le développement du machinisme et de l’industrie lourde, ont des effets négatifs sur
l’environnement. La pollution atmosphérique et maritime (les marées noires), le déversement des
déchets toxiques et radioactifs, causent des maladies aux thérapies onéreuses et jusque-là inconnues
par l’humanité.
 Le réchauffement de la planète et la déforestation : la production industrielle utilise de plus en
plus de gaz. Ce qui provoque un réchauffement de la planète dû à l’émission de gaz à effet de serre.
Entrainant ainsi une détérioration de la couche d’ozone indispensable à la survie de l’homme sur
terre. Quant à la déforestation, elle est causée par une exploitation abusive de la flore pour satisfaire
les besoins en bois et en charbon de certaines industries. Cette situation installe à long terme la
sécheresse, accentuant ainsi le déficit vivrier et une augmentation des importations en céréales
surtout dans les pays en développement.
2.2 . Les coûts difficilement quantifiables :
 Détérioration du cadre de vie : les résultats de la croissance génèrent des coûts liés à la
détérioration du cadre de vie. Cette détérioration est caractérisée par le banditisme, l’insécurité, la
criminalité, l’usage de la drogue, la prostitution, l’apparition de nouvelles maladies etc. A cela, il
faut ajouter l’individualisme exacerbé qui gangrène la plus part des sociétés nanties.
 Les effets négatifs sur l’homme : le développement du machinisme a modifié considérablement le
rapport entre l’homme et la connaissance. En effet, le progrès technique réduit les connaissances de
l’homme pour qu’il puisse vivre dans les conditions de la vie moderne. De même, il peut miner la
cohésion sociale car il ne suffit pas que le système productif progresse pour qu’il ait mieux être.
Enfin, en période de forte croissance, le travail humain prend de l’importance et lieu d’être
libérateur et épanouissement, il devient le plus souvent aliénant.
Ces effets négatifs de la croissance sur l’environnement ont amené certain penseurs à prôner la
croissance zéro. C'est-à-dire une croissance avec un taux nul qui n’empêcherait pas les mutations.
Ce qui pourrait permettre de limiter les dégâts de la croissance et de rétablir l’équilibre de
l’écosystème. D’autres plus radicaux proposent la décroissance comme moyen de mettre fin à la
destruction écologique. Solution difficilement envisageable car pouvant être à l’origine de
problèmes socio-économiques. Par ailleurs, l’économie publique, par le biais de la réglementation
qui vise à taxer les entreprises qui sont à l’origine des externalités, suggère :
 Les droits à polluer : sont les taxes qui visent à réduire les effets négatifs sur l’environnement
causés par les entreprises. Autrement dit les entreprises pollueuses doivent acheter des titres qui
leurs donnent droit de mener de activités polluantes.

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 L’écotaxe : c’est un impôt sur l’environnement (taxe verte), qui frappe les produits néfastes sur
l’environnement pour favoriser des produits moins polluants. cette taxe sert à financer la protection
de l’environnement.
 L’éco-audit : l’éco-audit est une mesure concrète tendant à améliorer les performances écologiques
d’une entreprise en fin d’assumer sa responsabilité environnementale.
Enfin, l’aide aux pays en développement (accordées par les pays pollueurs) pour financer le
développement économique et social des pays concernés.
Section 5 : croissance économique et croissance démographique :
La relation entre la croissance et celle de la démographie a été développée par différents auteurs.
Toutefois, les effets de la croissance démographique sur le développent sont diversement appréciés.
1. Analyse théorique de la population :
1.1. La théorie malthusienne :
L’idée essentielle est qu’il y a une disproportion entre l’accroissement de la population et
l’accroissement de la production (les subsistances). Selon Malthus, la population suit une
progression géométrique alors que les subsistances connaissent un rythme de progression
arithmétique. D’où la nécessité de limiter les naissances en respectant la contrainte morale : recule
de l’âge du mariage ou abstention.
Cependant cette théorie malthusienne a été critiquée :
 L’augmentation de la population est entrainée par d’autres facteurs tels que les progrès de la
médecine, l’hygiène et l’alimentation, entrainant ainsi une baisse de la mortalité alors que le taux
de natalité stagne ;
 L’homme peut devenir producteur. Il n’est pas uniquement consommateur tel que le conçoit
Malthus ;
 Engels pense que Malthus a oublié de prendre en compte le progrès technique. En effet, avec les
résultats de la révolution scientifique et technique, l’homme peut améliorer ses rendements et
produire plus. Il n’y a pas à être pessimiste comme Malthus.
1.2. La théorie de Sauvy :
Selon Sauvy, il n’y a pas de corrélation directe entre croissance démographique et croissance
économique, puisque tous les cas existent. En effet, on peut avoir le cas d’une faible croissance
démographique avec en parallèle une faible croissance économique (exemple avec la France entre
les deux guerres) ou bien encore la situation d’une forte croissance de la population avec une faible
croissance économique (exemple avec le tiers-monde) ou enfin le cas d’une faible croissance
démographique et d’une forte croissance économique (exemple avec le Japon dans les années
soixante-dix, quatre-vingt).
A partir du concept d’optimum de population Sauvy entend montrer le niveau de population
maximisant le produit par tête
En effet,on admet en général que, pour une population très faible, la production par habitant est
faible, qu'elle augmente avec l'accroissement de la population jusqu'à un certain point, au-delà
duquel la production par habitant diminuerait avec l'accroissement de la population. En d'autres
termes, compte tenu des conditions techniques, il existerait un optimum de population qui, un jour
ou l'autre, risque d'être dépassé.
Donc finalement, pour A. Sauvy, il est nécessaire de faire une étude cas par cas, puisqu’il n’existe
pas de cas général où la corrélation entre croissance démographique et croissance économique
serait directe. Tout dépend du pays et de sa situation (pyramide des âges, choix sociaux et
politiques, etc.…).
2. Effet de la croissance démographique dans le développement :
La croissance démographique peut avoir des effets positifs aussi bien que négatifs dans les pays en
développement.
2.1. Les effets négatifs :
2.1.1. Croissance démographique et formation brute de capital :
Dans les pays en développement, les revenus sont souvent faibles, tandis qu’on constate une forte
pression démographique. Ce qui entraine une croissance de la consommation provoquant ainsi une
faible épargne et donc de l’investissement. De plus l’augmentation de la population entraine une

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progression rapide des dépenses d’éducation et de santé qui pèsent lourdement sur le budget des
Etats.
2.1.2. Croissance démographique et emploi :
La pression démographique entraine de nouveaux demandeurs d’emplois sur le marché du travail.
Ce qui aggrave le chômage qui a déjà atteint des proportions inquiétantes dans les pays en
développement. Ce gonflement du potentiel de mains d’œuvres jeunes, alors que la productivité
n’augmente pas, peut entrainer des conséquences sociales, économiques et politiques énormes
(augmentation des dépenses publiques, chômage, insécurité, dégradation des meurs etc.).
2.2. Les effets positifs :
Dans une conjoncture économique favorable, la croissance démographique peut jouer positivement
à la fois sur la demande et sur l’offre des agents économiques.
2.2.1. Effet sur la demande :
La croissance démographique entraine une augmentation des biens et donc de la consommation.
Elle peut aussi provoquer une hausse de l’investissement à terme d’infrastructures et d’équipements
de nouveaux locaux. La croissance démographique peut donc avoir un effet positif sur la capacité
de travail des individus mais aussi sur l’aptitude à l’égard de l’épargne et de l’investissement. Ce
qui facilite la réalisation d’économies d’échelles et l’intensification de l’effort productif.
Enfin, elle peut être aussi à l’origine de la création d’entreprises modernes et la réalisation de
projets de développement grâce à l’élargissement de la taille du marché et par la hausse des prix.
La croissance démographique augmente également la valeur du capital foncier et immobilier.
2.2.2. Effet sur l’offre :
La modification de l’offre de travail liée à l’accroissement démographique, sont à la source de deux
mécanismes générateurs de gain de productivité :
 Le remplacement de générations travailleuses analphabètes ou semi-analphabètes par une
génération nouvelle mieux formée, plus ouvertes à la modernité. Ce processus de renouvellement
naturel de la population active est d’autant plus rapide que la croissance démographique est forte
et les progrès de l’instruction sont marqués.
 La migration géographique et sectorielle liée à la pression géographique dans les campagnes. Ce
transfert de la population active d’une agriculture en baisse de productivité vers les secteurs à
haute productivité à généralement pour résultat une progression de la productivité moyenne. Le
gonflement de la main d’œuvre non agricole peut en outre entrainer une hausse des prix des biens
alimentaires susceptibles de réduire la rigidité de l’offre agricole et facilité l’adoption d’une
stratégie de politiques industrielles de biens manufacturés à forte intensité de mains d’œuvres.

Chapitre 2 : Le sous-développement

Introduction
Le sous-développement est un concept assez mal aisé à définir. Il est plutôt facile à repérer
un certains nombres de facteurs appelés critères du sous-développement. On peut retenir cependant
que le sous-développement est une situation dans laquelle l’Etat et la société ne disposent pas de
moyens nécessaires pour satisfaire les besoins essentiels de la population. On peut aussi le définir
comme la situation d’une économie qui n’arrive pas à couvrir les coûts de l’homme.
Statistiquement, c’est l’état d’un pays dont le revenu par habitant et par an est inférieur au revenu
moyen et annuel mondial.
Section 1 : Les caractéristiques du sous-développement
Longtemps, on a opposé les pays développés aux pays sous-développés. Aujourd’hui, les
PSD ne forment plus un exemple homogène car, il existe aussi entre eux de très fortes inégalités de
développement. A ces pays sous-développés on leur attribue le nom de tiers monde. Il regroupe 121
Etats, de l’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique. Le tiers monde est une expression créée par le
démographe Alfred Sauvy au début des années 50 pour désigner, par analogie avec la notion

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politique de « tiers Etats » les pays qui cherchaient une alternative politique et économique « une
troisième voie » face aux mondes capitalistique et socialiste.
A la notion de PSD on préfère l’expression pays en voie de développement (PVD) ou tout
simplement pays en développement (PED).
Cette notion de sous-développement est récente. Ce sont les « laissés »pour compte de la
croissance aspirant à un développement cohérent et autonome. Il faut bien voir que la notion de
sous-développement change en fonction des pays observés : elle est hétérogène.
Les dimensions du sous-développement sont multiples :
1) Elles sont économiques
Des PIB / HBT faibles, un endettement important, un commerce spécialisé dans les produits
agricoles, ou dans les produits à faibles valeurs ajoutées, des infrastructures insuffisantes… On peut
noter aussi une proportion très importante de la population active dans les secteurs primaire et
secondaire et une part très importante de la production primaire dans le PNB.
2) Elles sont démographiques
Une démographie importante (taux de natalité élevé) et un taux de mortalité élevé avec une
espérance de vie faible.
3) Elles sont sociales
Il s’agit des problèmes de sous nutrition ou de mal nutrition, un accès aux soins difficile, un
taux de scolarisation faible (surtout chez les filles) des conditions de vie rudes (mauvais logement,
accès à l’eau…)
4) Elles sont structurelles
a) Des économies en retard et désarticulées
Ce sont des économies en retard par rapport aux économies développées. Ce sont des
économies désarticulées : un secteur industriel moderne et extraverti côtoie un secteur traditionnel
d’autosubsistance. Entre les deux se situe une zone d’économie informelle concentrée dans les
grandes villes.
b) Des économies dépendantes des pays développées
Ces économies sont soumises à une dépendance :
b-1 /commerciale : Les pays développés sont leurs seuls clients et ce sont ces derniers qui
fixent les prix, à l’exception de ceux du pétrole.
La dépendance commerciale s’observe au plan :
 de la composition des produits exportés et importés : les PVD exportent en majorité des produits de
base. Il s’agit surtout de produits miniers et agricoles. Le volume des exportations de ces pays
dépend surtout de la pluviométrie, c’est ainsi que dans les pays de l’Afrique subsaharienne, on
constate une baisse des recettes d’exportation due à une série de sécheresse observées depuis le
début des années 80. La production dans ces pays est peu diversifiée (monoproduction). Ils
exportent généralement un ou deux produits. Pour ce qui est de la composition des importations, les
PVD sont de gros importateurs de produits manufacturés.
 de l’orientation géographique de nos exportations : les PVD commercent particulièrement avec les
pays développés. C’est ainsi que les pays africains de la zone franc ont comme partenaire la France.
Cela peut être expliqué d’abord par l’histoire (coloniale), ensuite par l’existence d’une parité fixe
entre notre monnaie le FCFA et l’euro et enfin par la convention liant la CEE (communauté
économique européenne) aux pays ACP (Afrique caraïbe pacifique). . Le commerce entre pays du
Sud est très faible ; ce qui fait que nos économies sont extraverties (tournées vers l’extérieur) et
l’intégration économique tant souhaitée tarde à se réaliser.
 de la fixation des prix des matières premières : les prix des produits de bases sont décidés par les
pays développés. En effet ces prix sont fixés dans des bourses de commerce, c'est-à-dire un
ensemble de téléphones et de télex où le sort des matières est défini sans pour autant que les PVD
ne soient représentés. C’est pourquoi les prix de ces produits fluctuent, entrainant une détérioration
des termes de l’échange (DTE). En effet, en exportant des produits sous évalués et en important des
produits surévalués, les pays du tiers-monde subissent un échange inégal. De même que notre
modèle de consommation dépend de l’extérieur, d’où une dépendance alimentaire.

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b-2/alimentaire : nous avons un modèle de consommation tourné vers l’étranger au


détriment des produits vivrières. La conséquence est que nous assistons à une accentuation du
déficit de notre Balance de paiement.
Au Sénégal la base alimentaire est le riz.
b-3/ financière : une épargne intérieure faible oblige les économies sous développées à
s’endetter auprès des banques privées et des organisations internationales contrôlées par les pays
riches. Cette situation d’endettement ne reste sans conséquence à cause de la lourdeur des taux
d’intérêt et l’obligation pour les pays débiteurs d’appliquer des politiques d’ajustement structurel.
Ces pays sont souvent des zones monétaires (comme la zone franc CFA) qui sont pilotés par
les pays développés. C’est ainsi que lorsque la France dévalue sa monnaie, cela se répercute
directement sur le franc CFA avec toutes les conséquences négatives que nous savons :
augmentation de la dette, inflation, conflits sociaux, etc.
b-4/ économique : dans les PVD l’essentiel de l’appareil de production appartient aux
étrangers. Les grandes décisions qui gouvernent ces entreprises sont donc prises à l’extérieur et nos
économies sont extraverties. Le caractère extraverti de nos économies est une source de sous-
développement car l’extraversion entraine l’échange inégal et la détérioration des termes de
l’échange. La combinaison de ces deux effets accentue le déficit structurel de nos balances de
paiement, entrainant du coup le recours à l’emprunt extérieur avec un processus d’endettement.
Les politiques économiques appliquées dans les PSD sont souvent imposés par les bailleurs
de fonds (FMI, banque mondiale). Il s’agit de politique d’ajustement structurel avec tout leur
cortège d’effets négatifs, tant sur le plan économique que social. Cette dépendance économique des
pays du tiers-monde est aggravée par une dépendance technologique.
b-5/ technologique : avec le transfert de technologies, les PVD sont obligés d’acheter des
licences et des brevets pour s’adapter aux nouvelles techniques qui permettent la modernisation.
Cette dépendance technologique va entrainer la dépendance culturelle (modèle de consommation
calqué sur le modèle occidental ou américain).

5) Une typologie des pays en développement


La banque mondiale a établi un seuil d’appartenance aux PED à partir du PNB par habitant.
Mais ce critère n’est pas très significatif car certains PED se situent au-delà de cette limite tandis
que d’autres pays développés (certains pays de l’Est par exemple) peuvent se trouver en deçà de ce
seuil.
Face à la diversité des PED, les organisations internationales retiennent une classification de
ces pays selon leur niveau de développement.
On distingue ainsi :
 Les nouveaux pays industriels (NPI) : il n’existe pas de liste officielle des NPI. Il s’agit des quatre
« dragons » d’Asie (Corée de Sud, Taïwan, Singapour et Hong-Kong) ainsi que quelques pays
d’Amérique latine (Mexique, Brésil, Argentine). Les NPI se caractérisent par les éléments suivants :
un rythme de croissance économique très rapide, une part très importante par rapport aux autres
PED du secteur manufacturier dans le PNB ; une part croissante des services ; un degré d’ouverture
sur l’extérieur très élevé (entre 60 et 70%). Des excédents commerciaux conséquents. Ce sont les
filiales des entreprises multinationales qui sont à l’origine du développement des NPI, ces
délocalisations étant destinées à profiter du faible niveau des salaires. La très forte croissance
économique de tous ces pays et de quelques autres (Thaïlande, Indonésie, Chine notamment) durant
les années 90 a rendu quelque peu caduque cette notion de NPI. L’ensemble de ces économies
situées en Asie, en Amérique latine ou Europe centrale sont aujourd’hui qualifiées de « pays
émergent ». Cette notion visant à caractériser leur important taux de croissance (entre 5% et 10%
par an) et le fort développement de leur marchés boursiers (jusqu’à la crise financière de 1997-
1998).
 Les pays de l’OPEP (organisation des pays producteurs de pétrole) : ce sont des pays dont 30% au
moins des exportations en marchandises sont constituées de ventes de pétrole et de gaz. Leur
économie est fortement dépendante de l’évolution du prix du pétrole.
 Les pays les moins avancés (PMA) : ils regroupent les pays les plus défavorisés de la planète pour
lesquels des mesures particulières doivent être prises. Autour d’une quarantaine, principalement

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situés en Afrique, les PMA se caractérisent par un faible niveau de revenu par habitant, un taux
d’alphabétisation inférieur à 20%, un très faible poids du secteur industriel (moins de 10% du PNB)
et des perspectives de développement extrêmement limitées.
Section 2 : Les causes du sous-développement
Le sous-développement a été analysé de façon différente selon les courants de pensée
économique. Pour certains c’est un phénomène naturel et démographique (malédiction) ; pour
d’autres c’est un phénomène conjoncturel, c’est-à-dire un retard (mal nécessaire). Mais aussi, le
sous-développement est considéré comme un produit du développement et résulterait donc d’une
exploitation et d’une domination que les pays du centre exercent sur les pays périphériques. Cette
dernière analyse a été faite particulièrement par François Perroux, Samir-Amir et les marxistes. Le
sous-développement est dû aussi à un cercle vicieux.
1- Les facteurs naturels et démographiques
L’absence de richesse du sous-sol ainsi que les effets défavorables d’un climat tropical ont
souvent été présentés comme des causes naturelles du sous-développement. Pourtant, certains pays
ont réussi à combattre ces handicaps : Australie au Sud des Etats-Unis pour les effets du climat ;
Japon pour l’absence de ressources naturelles ; tandis que certains PED ne présentent pas ces
handicaps. La forte croissance démographique ne constitue pas davantage une explication du
phénomène car dans de nombreux pays d’Asie ou d’Amérique latine, la croissance de la population
a accompagné et favorisé la croissance économique.
2- La thèse du retard de développement
Les économistes libéraux considèrent que le sous-développement n’est qu’un retard au
développement.
Ainsi, Walt Whitman Rostow (né en 1916) dans son livre : les étapes de la croissance (1960),
présente le développement comme une évolution linéaire devant forcément passer par les mêmes
étapes :
 Dans la société traditionnelle la productivité du travail est faible car les techniques sont
rudimentaires. L’économie est essentiellement agricole et les mentalités ne sont pas favorables au
développement car un fatalisme à long terme règne : les individus sont persuadés que leurs enfants
et leurs petits-enfants auront approximativement des conditions d’existence identiques ;
 Durant les préalables au développement, les conquêtes de la science moderne entraînent de grands
progrès économiques qui vont favoriser les premiers développements de l’agriculture et de
l’industrie. Les marchés mondiaux s’ouvrent et, surtout les mentalités se transforment, le fatalisme
recule et «de nouveaux types d’hommes animés de l’esprit d’entreprise apparaissent ».
L’investissement augmente, notamment dans les transports. Un Etat centralisé et efficace se
substitue aux pouvoirs régionaux traditionnelles. Mais toutes ces formations se produisent à un
rythme modéré.
 Durant la phase de démarrage ou take off « en l’espace d’une ou deux décennies, la structure
fondamentale de l’économie et la structure sociale et politique de la société se transforment de telle
façon que le taux de croissance de l’économie pourra par la suite rester constant » L’investissement
et l’épargne doublent et passent d’à peu près de 5% du revenu national à plus de 10%. Des
industries nouvelles comme le textile ou la métallurgie se développement rapidement et amènent un
accroissement considérable des revenus ;
 Le progrès technique et la modernisation (la maturité) se diffusent à l’ensemble de l’économie
durant la période de la marche vers la maturité. Les anciennes industries plafonnent, mais de
nouvelles industries comme la chimie ou l’industrie électrique se développent ;
 L’ère de la consommation de masse représente la dernière étape ; les principaux secteurs de
l’économie deviennent la production de biens et services. La population s’urbanise et la main
d’œuvre est de plus en plus qualifiée. L’Etat-providence assume la prise en charge collective de la
plupart des risques.
Cette analyse, d’inspiration libérale, montre ainsi que les pays du tiers-monde sont à un
stade où se trouvaient autre fois les pays aujourd’hui développés, le sous-développement n’est
qu’un retard du développement. Ces retards actuels de développement s’expliquent alors par une
main-d’œuvre abondante et peu qualifiée, un taux très faible de la croissance et une absence de
véritables entrepreneurs.

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Tous les pays atteindront l’étape ultime de la consommation de masse ; mais pour hâter cette
échéance, il est nécessaire que les différentes nations mettent en place les principes du libéralisme et
acceptent de s’ouvrir sur l’extérieur.
3- Le sous-développement conséquence du développement
D’autres économistes refusent de considérer que les PED suivent les traces des pays développés
avec un siècle de retard, car l’économie mondiale leur paraît dominée hier comme aujourd’hui par
ces mêmes pays développés. Le sous-développement correspond alors au « blocage de
croissance », selon l’expression de François Perroux, résultant de la domination des pays
développés. Le sous-développement des uns serait alors la conséquence du développement des
autres. Plusieurs manifestations de ce processus sont ainsi mises en avant :
 « L’échange inégal » qui maintient les pays en développement dans la production de produits de
base (d’origine agricole et minière) et les condamne à servir de débouchés aux produits
manufacturés des pays industrialisés ;
 Le développement des cultures d’exploitation réservés aux marchés étrangers (coton, arachides,
tabac…) permettent d’améliorer le niveau de subsistance des populations ;
 La dégradation des termes de l’échange qui appauvrit les PED puisqu’ils achètent de plus en plus
cher des produits étrangers alors que les prix des produits qu’ils exportent eux-mêmes diminuent ;
 Le développement du dualisme économique et social ; c'est-à-dire la coupure, la fragmentation des
structures économiques et sociales en deux groupes séparés (opposition entre un secteur moderne et
un secteur traditionnel, dans l’agriculture comme dans l’industrie ; opposition entre les villes et les
campagnes, etc.)
4- Le cercle vicieux
Pour Ragnar Nurske, le sous-développement serait dû à un cercle vicieux. Dans Problèmes
of Capital Formation in Underdéveloped Countries (1953), Ragnar Nurske explique que la pauvreté
et le sous- développement sont des phénomènes auto-entretenus. En raison de la pauvreté et d’un
revenu national insuffisant, les PED ne dégagent pas d’épargne nécessaire pour financer
l’investissement productif qui pourrait générer le développement. Le manque d’investissement ainsi
que la malnutrition limitent la productivité du travail. L’insuffisance de l’épargne nationale pourrait
être comblée par des capitaux étrangers, mais cela risque de générer un cercle vicieux ; celui du
surendettement.

L’inconsistance de la demande due au faible pouvoir d’achat est un obstacle supplémentaire


à la hausse de la production. La pauvreté conduit au sous-développement qui est un obstacle à
l’investissement. Comme le dit Nurske « un pays est pauvre parce qu’il est pauvre ».
Comme Rostow, Nurske considéré que le développement agricole est un préalable
nécessaire à une croissance industrielle harmonieuse. Mais de nombreux PED ont tendance à
orienter leur économie vers une branche unique leur fournissant des recettes d’exploitation. Que
cette branche soit agricole, minière ou industrielle, les investissements sont spécialisés et les effets
d’entraînement sur le reste de l’économie sont faibles. La volonté de profiter des avantages
comparatifs pour exporter peut donc, selon Nurske, constituer un réel obstacle au développement.

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Chapitre 3 : Echanges extérieurs

Introduction :
La balance des paiements est un moyen d’analyse économique de premier plan. Elle est un
document comptable récapitulant tous les échanges (marchandises, invisibles, capitaux) d’un pays
avec le reste du monde pendant une période donnée qui est souvent l’année.
Cependant, la balance des paiements nous permet de déterminer les indicateurs du commerce
extérieur. Elle est toujours équilibrée par définition. L’étude de cet équilibre requiert d’abord
l’analyse de la structure de la balance des paiements et les différentes politiques optées par les pays
pour restaurer cet équilibre.
Section 1 : les indicateurs du commerce extérieur :
Ces indicateurs permettent d’apprécier la nature, l’évolution et la structure des relations
commerciales et financières que l’économie nationale entretienne avec l’extérieur.
1. Les indicateurs classiques du commerce international:
L’ouverture internationale d’un pays est son degré de participation aux échanges nationaux,
comparativement à son poids économique. Elle se mesure grâce à un certain nombre d’outils.
1.1. Le degré d’ouverture (coefficient de dépendance ou taux d’ouverture) :
Le degré d’ouverture d’une économie nationale s’exprime par le rapport entre la moyenne des
importations et des exportations et le PIB.
X +M
2 X +M
¿= ∗100 Oubien ¿= ∗100
PIB 2 PIB
Il est variable d’un pays à un autre. Cependant, le volume des exportations et des importations, ne
reflète pas totalement le degré d’ouverture. Tout dépend du montant du PIB.
1.2. Le taux de couverture (TC) :
Le taux de couverture exprime le rapport entre le volume des exportations FAB et le volume des
importations CAF. Il nous permet de savoir si un pays bénéficie ou non des échanges avec
l’extérieur.
Exportation FAB
TC= ∗100
Importation CAF
Un taux de couverture compris entre 95 et 100%, correspondrait à une situation d’équilibre du
commerce permettant ainsi de desserrer la contrainte extérieure.
NB :
 Les importations sont évaluées CAF (coût, assurance, fret ou CIF : cost, insurance, freight),
incorpore le montant du transport international et le coût de l’assurance sur ce transport jusqu’au
lieu d’importation.
 Les exportations sont évaluées FOB (free on bord ; FAB : franco à bord) ne prend pas les coûts de
transport et d’assurance jusqu’à destination.
 Contrainte extérieure : limitation de la marge de manœuvre de politiques économiques par
l’internationalisation de l’économie.
1.3. Le taux d’exportation :
Il exprime le rapport entre le des exportations et le volume du PIB, donc la production intérieure
vendue à l’étranger.
Exportations
TX= ∗100
PIB
1.4. Le taux de pénétration :
Généralement calculer sur un seul produit, il rapporte les importations au marché intérieur. Il
exprime ainsi, la part de la demande intérieure couverte par les produits importés.

Importations
TPE= ∗100
Demande intérieure
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Demande intérieure(DIB) ou Marché intérieur = PIB + M – X


= CF + FBCF + VS
=C+I
Le taux de pénétration du marché intérieur est le complément du taux de pénétration étranger
(TPE).
Exemple : en France TPE (automobile) est de 45%, signifie sur 100 voitures neuves achetées, les
45 sont importées par la France et les 55 sont produites au niveau local au cours de cette année.
1.5. La part de marché :
Une part de marché se définit comme la part des ventes d’un pays sur le marché intérieur d’un autre
pays et plus généralement dans le marché mondial.
'
Exportationsd un pays
PM = ∗100
Total des exportations mondiales
Le total des exportations mondiales est la demande mondiale.
Cependant, le calcul de la part de marché peut cibler un marché précis (automobile, matières
premières etc.)
1.6. Elasticité des importations par rapport aux exportations :
En période d’expansion, l’augmentation des exportations induit une augmentation des importations
car la hausse de la production nécessite d’importer des biens d’équipements et de produits semi-
finis. Cette élasticité mesure donc la sensibilité des importations par rapport aux variations des
exportations. Elle est exprimée par la variation relative des importations par rapport à celle des
exportations.
Variation relative des importations
eM =
X
Variationrelative des exportations
∆ M /M
eM =
X
∆X/X
1.7. Elasticité des importations par rapport au PIB :
L’accroissement de la croissance économique entraine un accroissement des importations (biens
d’équipements, produits intermédiaires) surtout dans un contexte de spécialisation internationale.
Ainsi, pour mesurer l’effet de la croissance économique sur la croissance des importations, on
calcule l’élasticité des importations par rapport au PIB.
Variation relative des importations
eM=
PIB
Variationrelative du PIB
∆M/M
eM=
PIB
∆ PIB/ PIB
1.8. Les termes de l’échange :
Les termes de l’échange désignent la capacité d’une économie à couvrir ses dépenses
d’importations par ses recettes d’exportations.
' Indice des prix des exportations
Indice des termesde l échange ( ITE )= ∗100
Indice des prix des impor tations
Interprétation des termes de l’échange : Si ITE est supérieur à 100, on parle d’amélioration des
termes de l’échange. Un même volume d’exportations dégage un revenu en devises qui permet
d’importer une quantité plus importante de produits.
Si l’indice est inférieur à 100, il y a une détérioration des termes de l’échange. Les produits
importés deviennent de plus en plus chers par rapport aux produits exportés et il faut donc exporter
d’avantage pour importer le même volume de produits.
Une détérioration des termes de l’échange entraine une baisse des revenus réels perçus à
l’exportation. Il s’avère donc néfaste pour les pays concernés.
Exemple : En 1955, dans un pays x, pour acquérir un tracteur, il fallait exporter 4 tonnes de café.
En 1970, pour un même tracteur, il a fallu vendre 20 tonnes de café.
Ainsi, en 15 ans, il a fallu vendre 5 fois plus de tonnes de café pour acquérir le même volume de
tracteurs.
2. La compétitivité :

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On appelle compétitivité la capacité d’une entreprise où d’une économie à faire face à ses
concurrents sur le marché interne et sur le marché externe. C’est donc l’aptitude à conquérir des
parts de marché. Car l’objectif d’une entreprise ou d’un pays est de maintenir et si possible accroitre
ses parts de marché. On distingue traditionnellement la compétitivité prix et la compétitivité
structurelle (compétitivité hors prix).
2.1. La compétitivité prix :
Elle traduit la capacité à proposer sur le marché des produits à des prix inférieurs à ceux de ses
concurrents. Elle peut être interne ou externe.
2.2. La compétitivité structurelle :
Elle désigne la capacité à conquérir des parts de marché indépendamment du niveau des prix,
dépendant donc de critères plus qualitatifs et liés à l’internationalisation du marché, ainsi qu’à la
complexité de la concurrence. Elle est principalement fonction de la différentiation des produits, la
qualité et l’innovation du produit, la relation avec la clientèle, l’adaptation à la demande. Cette
compétitivité est plutôt de l’ordre du long terme et elle demande du temps pour se construire.
Section 2 : la structure la balance des paiements :
La balance des paiements est composée de plusieurs balances particulières, qui sont regroupées sous
des comptes différents. Elle suit une certaine logique d’enregistrement et présente différents soldes.
1. Les comptes de la balance des paiements (BP) :
La balance des paiements se compose de trois comptes principaux : le compte des transactions
courantes; le compte capital; le compte financier et d’un poste appelé erreurs et omissions nettes.
1.1 Le compte des transactions courantes (opérations ou paiements courants) (BTC):
La balance des transactions courantes dégage le solde des échanges de marchandises, de services et
des revenus.
1.1.1 La balance commerciale (BC) :
Elle concerne les mouvements de marchandises. C'est-à-dire le commerce extérieur qui prend en
compte les exportations (entrée de devises) et les importations (sortie de devises).
Le solde de la balance commerciale est très important du fait qu’il représente généralement les 2/3
de la balance des paiements et qu’il traduit le dynamisme d’une économie.
1.1.2 La balance des services (BS) :
Elle enregistre toute opération comprenant des entrées ou des sorties relatives de devises tels que :
les assurances, transport, brevets, licences, marques, coopération technique, intérêts, dividendes, les
transferts de salaires, voyages et tourisme.
1.1.3 La balance des transferts unilatéraux (ou prestations gratuites) (BTU) :
Elle prend en compte les transferts sans contrepartie comme les dons publics et privés ; aides au
développement, les transferts de revenus des travailleurs étrangers vers leurs pays d’origine.
1.1.4 La balance des invisibles (BI) :
Ils sont dit invisible parce qu’ils ne portent pas toujours sur des échanges « matérielles ». En fait, le
solde de la balance des invisibles, est égal au solde de la balance des services plus le solde de la
balance des transferts unilatéraux.( BI = BS + BTU )
NB :≤solde de la balance des transactions courantes
BTC=solde de la balance commerciale ( BC ) +solde de la balance des invisibles (BI )

1.2 Le compte de la balance des capitaux (BK):


Le compte de capital est composé de la balance des capitaux à long terme et de la balance des
capitaux à court terme.

1.2.1La balance des capitaux à long terme (BKLT):


Elle recense deux grands types d’opérations :
 Les opérations de crédit : elles comprennent les crédits commerciaux à long terme et les prêts à
échéance de plus d’un an.
Les crédits commerciaux long servent à financer les prêts accordés par des entreprises résidentes à
des entreprises non résidentes (avoirs) ou inversement (crédits à l’exportation).

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 Les opérations d’investissement : elles correspondent aux investissements directs, aux


investissements de portefeuille, aux autres investissements et les produits financiers dérivés.
 Les investissements directs couvrent les opérations effectuées par les investisseurs afin d’acquérir
ou d’accroitre des titres de participation au capital d’entreprises étrangères et de détenir une
influence dans sa gestion. Par convention, l’investisseur doit détenir au moins 10% des droits de
vote ou à défaut 10% du capital social de l’entreprise investie.
 Les investissements de portefeuille comprennent les opérations sur valeurs mobilières étrangères
(titres négociables, actions, obligations).
 Les autres investissements regroupent : les prêts du FMI, les prêts consentis au titre de l’aide au
développement et les prêts de refinancement.
 Les produits financiers dérivés : ils sont destinés à la couverture des risques.
1.2.2 La balance des capitaux à court terme (BKCT):
Elle enregistre :
 Les autres crédits commerciaux et les prêts divers de moins d’un an.
 Les mouvements de capitaux à court terme du secteur privé non bancaire. Ce sont des capitaux
spéculatifs et volatiles à la recherche de placements courts et rémunérateurs.
 Les mouvements de capitaux à court terme du secteur public trésor, banque centrale).
1.3 Variation de la position monétaire extérieure (VPME)( ou variation des avoirs en réserve de
devises) :
Elle est exprimée à travers les variations de réserves qui sont composées des avoirs de réserves et
réserves de change.
 Les avoirs de réserves : sont des avoirs extérieurs (par exemple l’or monétaire) qui sont à la
disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires pour leur permettre de financier
le déséquilibre des paiements ou d’intervenir pour en réduire l’ampleur.
 Les réserves de change : sont des liquidités internationales ou devises détenues par les banques
centrales, qui leurs permettent d’intervenir sur le marché des changes et de financer les échanges
internationaux.
 Les DTS.
 Les mouvements monétaires : ce sont des engagements des autorités monétaires.
1.4 Le poste Erreurs et omissions nettes (EON):
Le poste «EON » correspond à la régularisation des opérations qui n’ont pas pu être correctement
enregistrées. Il permet ainsi d’ajuster les balances en cas d’écarts inexpliqués dû à des difficultés
d’enregistrement des erreurs statistiques à des trafics illicites.
NB : la variation de la position monétaire extérieure est égale à l’opposé du solde de la balance
globale.( BG = - VPME)
2. Interprétation des soldes des différentes balances :
2.1 La balance des transactions courantes :
Elle constitue sans aucun doute le meilleur indicateur de l’état des échanges entre un pays et le reste
du monde. Son excédent ou son déficit reflète dans une large mesure la compétitivité de l’appareil
productif.
Ainsi, un solde de la balance des transactions courantes durablement positif (BTC˃0) implique que
le pays exporte plus qu’il en import. Elle constitue sans aucun doute le meilleur indicateur de l’état
des échanges entre un pays et le reste du monde.
Ce qui entraine une accumulation de devises permettant une hausse des investissements et le
financement des déficits des autres pays (cas des pays émergents). S’il s’agit d’un pays en
développement, le surplus exportable est souvent destiné aux remboursements de la dette.
L’investissement sera alors négligé et le développement.
Par ailleurs, un solde négatif (BTC˂0) pourrait s’expliquer par la faiblesse de l’appareil productif
qui ne serait pas en mesure de satisfaire la demande locale et/ou trouverait des difficultés à écouler
ses produits du fait de la concurrence dans le cas des PED ce déficit se traduit par un accès limité
aux marchés de capitaux, une dépendance à l’aide, soumission aux politiques d’ajustement
imposées par Bretton Woods. Cependant dans ces mêmes pays, le solde de la balance des transferts
unilatéraux est généralement positif. Car ces pays reçoivent plus de transferts qu’ils n’en versent du

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fait de l’existence de problèmes économiques et sociaux qui réclament le concours de la


communauté internationale.
2.2 Le solde de la balance des capitaux :
Le solde de la balance des capitaux à long terme est plus significatif. Car il démontre l’intérêt que le
reste du monde accorde à l’économie nationale. Effet les investissements directs mesurent
l’attraction exercée par l’économie nationale sur les entreprises étrangères. De la même manière,
lorsque les flux nets de dettes sont positifs, cela signifie que le pays reçoit plus de prêts qu’il n’en
rembourse et qu’il présente une certaine crédibilité (solvabilité) auprès des bailleurs de fonds
internationaux et inversement.
Néanmoins, un solde positif de la balance des capitaux, n’implique pas toujours une bonne santé
économique. Il peut traduire la confiance accordée à un pays (cas des USA dans les années 80), un
financement par emprunt trop important ou déficit des transactions courantes (économie essoufflée),
le financement de la croissance économique par les capitaux étrangers (cas des économies
émergentes).
Par contre, un déficit n’indique pas obligatoirement une situation délicate. Il peut signifier selon les
cas : d’une fuite des capitaux, d’une hausse des investissements à l’étranger dont les transactions
courantes sont excédentaires (cas des USA dans les années 50-65 et le Japon des années 80).
Quant aux mouvements de capitaux à court terme, un solde positif s’explique par une importance
des recettes d’exportations et des crédits commerciaux. Cette situation traduit un dynamisme
conjoncturel des échanges extérieurs d’un pays.
2.3 Le solde de la balance de base (BB):
Il permet de déterminer la capacité (+) ou le besoin (-) de financement d’un pays.
Si le solde est positif, la nation a une capacité de financement. Elle dispose alors de moyens de
paiements internationaux supérieurs à ses besoins. Elle peut aussi accroitre ses réserves de change,
faire des placements, accroitre ses IDE, rembourser sa dette etc.
Si le solde de la balance est négatif, la nation a un besoin de financement. Les ressources qu’elle tire
des échanges internationaux ne suffisent pas à financer ses dépenses extérieures. Elle devra donc
puiser sur ses réserves de changes si elles sont suffisantes ou bien faire appel aux capitaux
étrangers.
Un excédent de la balance commerciale peut traduire une situation économique saine dans la
mesure où une hausse des exportations, devenues plus compétitives, entraine une entrée de devises.
Ainsi, le pays s’enrichit et accroit l’investissement et la production. Mais un excédent commercial
peut signifier une croissance faible et donc peu d’importations (faiblesse de l’appareil productif).
On parle dans ce cas de récession.
Un excédent financier n’est pas forcément signe de bonne santé d’une économie. Il peut signifier
selon le cas :
 La confiance accordée à un pays par les firmes multinationales ou par les organismes de placements
qui viennent s’y installer.
 Une économie « jeune » finançant sa croissance en recourant aux capitaux étrangers.
Par ailleurs, un déficit financier n’indique pas obligatoirement une situation délicate. Il peut être la
conséquence d’implantation à l’étranger d’entreprises dynamiques du pays.
Section 3 : équilibre extérieur et ajustement de la balance des paiements :
Lorsque la balance des paiements est en déséquilibre, les nations adoptent des politiques le plus
souvent appelées politiques de change (action des pouvoirs publics visant à modifier le taux de
change) pour tenter de restaurer l’équilibre. Ces politiques peuvent porter sur diverses variables
telles que les prix, le revenu, le taux de change.
1. Ajustement par les prix :
Pour un pays, un déficit de la balance des paiements signifie que la demande de devises est
supérieure à l’offre de devises. Ce qui conduit dans un système de changes flottants à la
dépréciation de la monnaie nationale, entrainant une baisse du prix relatif des exportations, ainsi, les
exportations augmentent d’où une tendance au retour à l’équilibre. Cet ajustement automatique et
mécanique fonctionne à condition que : les différentiels (taux) d’inflation soient proches, les gains

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de productivité soient semblables et que les taux d’intérêts soient comparables. Ce processus est
aussi réversible.
2. Ajustement par les revenus :
Un déficit de la balance des paiements implique le plus souvent une faiblesse des exportations. Ce
qui provoque un effet multiplicateur amoindri (analyse keynésienne). La multiplication plus faible
des revenus va engendrer des besoins moins importants en biens nationaux, mais aussi en biens
importés. La baisse drastique des importations, amène que le déséquilibre a tendance à se résorber.
3. La manipulation des taux de change :
La manipulation des taux de change peut prendre la forme d’une dévaluation ou d’une réévaluation.
3.1. La dévaluation :
La dévaluation est une décision officielle des autorités (monétaires) qui consiste à baisser la parité
d’une monnaie par rapport à une autre monnaie ou par rapport à une monnaie étrangère. Elle n’est
possible que dans un système de change fixe et vise à augmenter le taux de change officiel, lorsqu’il
exprime la valeur de la monnaie étrangère.
La dévaluation a pour objectif d’accroitre les exportations et de réduire les importations.
En effet, tout porte à croire qu’une baisse du taux de change nominal stimule les exportations et
compresse les importations qui sont plus couteuse.
En réalité, ces mécanismes peuvent se révéler plus complexe et prennent du temps pour se mettre en
marche.
Explication du phénomène : les effets d’une dévaluation ne sont pas immédiats. Dans un premier
temps la valeur des importations augmentent car celles-ci deviennent plus chères et les agents ne
réduisent par leurs achats en produits étrangers. Les exportations dont le volume ne s’accroit pas
aussitôt rapportent moins de devises. C’est seulement après un certain délai que le solde des
échanges s’améliore avec l’augmentation du volume des exportations
3.1.1. Les effets de la dévaluation :
Les effets d’une dévaluation peuvent être positifs comme négatifs.
3.1.1.1. Effets positifs de la dévaluation :
 Effets quantité ou de substitution : La dévaluation de la monnaie entraine la baisse des prix des
marchandises locales conduisant à une augmentation de la demande extérieure. En outre la
dévaluation entraine le renchérissement des marchandises étrangères réduisant ainsi la demande
nationale en produits étrangers d’où une diminution des importations. Par conséquent, ces deux
effets vont contribuer à l’amélioration de la balance commerciale.
 La promotion des produits locaux : la baisse de la parité de la monnaie nationale rend les
importations plus onéreuses. Les consommateurs s’orientent donc vers les produits locaux. Cette
situation provoque une hausse de la demande locale en produits domestiques. D’où l’augmentation
de la production et donc des investissements. La consommation locale permet entre autre de
diminuer le volume des importations et par conséquent de réduire le déficit commercial.
 La réduction du déficit budgétaire : l’augmentation des exportations génèrent des recettes
budgétaires supplémentaires (hausse des réserves) de même sur plan touristique, la destination
nationale devient plus attrayante entrainant une entrée des devises. Parallèlement les dépenses
diminuent à cause de la réduction des importations. Ce qui se traduit par une amélioration du solde
budgétaire.
 La hausse des exportations, la promotion des produits locaux, la réduction du déficit budgétaire
permettent de disposer de ressources financières supplémentaires destinées à l’investissement. Un
investissement rentable à cause de la demande (externe et interne) en produits locaux. La reprise de
la croissance va ainsi permettre de restaurer la crédibilité de l’économie.
3.1.1.2. Effets négatifs d’une dévaluation :
 Effet de valorisation : si l’appareil productif est faible, les recettes d’exportations ne pourront pas
augmenter car celles-ci ne sont pas compétitives. Les exportations peuvent même baisser alors que
les importations étant nécessaire au bon fonctionnement de l’économie (importations
incompressibles) augmentent en valeur. Ce qui entraine une aggravation du déficit de la balance
commerciale.

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 L’inflation : elle s’explique pour deux raisons ; la première est d’ordre spéculatif, c'est-à-dire
cherchant à tirer profit par anticipation de l’évolution du niveau général des prix. La seconde est
l’augmentation des prix des produits importés (inflation importée).
 La surévaluation de la dette extérieure : une dévaluation entraine une surévaluation de la dette
extérieure. En effet, la baisse de la parité d’une monnaie entraine une hausse du taux de change par
rapport aux autres monnaies. Ce qui se traduit par une augmentation de la valeur de la dette
publique réelle libellée en monnaie étrangère.
 La perte du pouvoir d’achat : les revenus augmentent moins vite que les prix. Les consommateurs
voient donc leur capacité d’achat diminuée.
 Les troubles sociaux : la baisse du pouvoir d’achat peut amener les organisations syndicales à
revendiquer une hausse des salaires (indexés les salaires sur la hausse des prix). Cette situation peut
déboucher sur des tensions sociales (grèves, manifestations etc.) qui ont des effets nuisibles sur le
système productif déjà exsangue.
3.1.2. Les mesures d’accompagnement :
Ce sont des décisions politiques, économiques, sociales et financières prises dans le but d’atténuer
les effets négatifs de la dévaluation. Elles peuvent être externes ou interne.
3.1.2.1. Les mesures internes :
 Augmentation des salaires sans hypothéquer les bénéfices de la dévaluation (lutter contre la baisse
du pouvoir d’achat).
 Fixation des prix des produits de premières nécessités pour permettre leur accessibilité à la majorité
de la population.
 La politique de promotion de produits locaux (campagne publicitaire, baisse des taxes, accès facile
aux crédits par les entreprises).
3.1.2.2. Les mesures externes :
 Accroissement de l’aide internationale : entrée massive de capitaux pour soutenir la dévaluation.
 Annulation d’une partie de la dette extérieure pour éviter la sortie massive de capitaux.
 Renforcement de la coopération internationale.
3.2. La réévaluation :
Techniquement la réévaluation est la symétrie de la dévaluation. Elle consiste à une modification à
la hausse de la parité d’une monnaie nationale par rapport à une autre devise.
3.2.1. Les causes :
D’une part un pays peut être amené à réévaluer sa monnaie à la demande de ses partenaires
économiques et commerciaux car il a un excédent permanant par rapport à ces pays (exemple
l’Allemagne dans l’ancienne CEE).
D’autre part, un pays peut pratiquer une réévaluation pour lutter contre l’inflation.
3.2.2. Les effets :
Une réévaluation entraine une monnaie nationale plus chère et une monnaie étrangère moins chère.
Ce qui se traduit par une hausse des importations contre aux exportions qui baissent.
La réévaluation permet d’apprécier la monnaie nationale (monnaie forte). Cette monnaie forte
permet l’attraction de placements et donc plus de disponibilités financières nécessaires à
l’investissement d’où l’accroissement de la production.
3.3. La réglementation commerciale :
Elle consiste en un ensemble de mesure visant à rétablir l’équilibre de la balance des paiements.
Lorsque la balance des paiements est déficitaire, une réglementation commerciale visera à limiter
les importations et accroitre les exportations. Pour réduire les importations, on applique des mesures
tarifaires et tarifaires. Les mesures sont des actions qui portent sur les taxes et les droits de douanes.
Une hausse des droites de douanes décourage les importations. Les mesures sont tarifaires
concernent un ensemble d’actions pouvant aller du contingentement à la prohibition. Pour accroitre
les exportations, des actions peuvent entreprises : augmenter les subventions d’exportations, réduire
la fiscalité et les coûts de production des entreprises exportatrices.
3.4. La compensation internationale :
Elle vise à financer les importations par les recettes d’exportations. Un déficit des échanges
extérieurs entre deux pays pourra ainsi se régler de deux manières :

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 La banque centrale du pays déficitaire ne paiera que la valeur du déficit à la banque centrale du pays
excédentaire.
 Le pays déficitaire peut chercher à compenser son déficit par un excédent équivalent de l’année
précédente. Cet excédent est appelé excédent compensatoire.
La compensation internationale peut être bilatérale ou multilatérale.
3.5. Les changes flottants :
Le déséquilibre d’une balance des paiements peut être rétabli par les changes flottants. Les
monnaies sont donc considérées dans ce cas comme des marchandises.
Une balance des paiements déficitaire implique que la monnaie nationale est demandée à
l’extérieur. La baisse de la valeur de la monnaie qui découle de la diminution de la demande
étrangère en monnaie nationale va conduire à l’établissement d’un taux de change correspondant à
un niveau bas de la monnaie. La baisse de la parité de la monnaie pourra ainsi conduire à
l’augmentation des exportations et la diminution des importations permettant la réduction du déficit
pouvant aboutir à l’équilibre de la balance des paiements et inversement.

Section 3 : les théories du commerce international


Le commerce international représente l’ensemble des échanges internationaux de biens et de
service. L’impact du commerce international dans le processus du développement des pays fait
l’objet d’analyse théorique contradictoire. D’un coté les théories du libre échange et de l’autre coté
les théories du protectionnisme.
1- Les théories libres échangistes
Le libre échange est une théorie du commerce international qui a été développé par les auteurs
classiques qui préconise la liberté du commerce entre les pays et la suppression de toutes les
entraves aux échanges. Pour ces auteurs le commerce international favorise tous les pays qui y
participent, c’est ce que l’on appelle un jeu à somme positive.
a- Les avantages absolus d’Adam Smith
Selon Adam Smith chaque pays doit se spécialiser dans la production de biens pour lesquels il
réalise un avantage absolu. C’est à dire les biens qu’il produit avec les coûts de productions les plus
faibles. On l’appelle aussi théorie des coûts absolus.
b- Les avantages comparatifs de David Ricardo
On l’appelle aussi théorie des coûts comparatifs ou relatifs. Pour David Ricardo, chaque pays doit
se spécialiser dans la production des biens pour les quels il réalise l’avantage relatif le plus élevé ou
le désavantage relatif le plus faible.
c- Théories de la spécialisation internationale ou théorie HOS :
Pour ces auteurs (Hecksher, Ohlin, Samuelson), chaque pays doit se spécialiser dans la production
utilisant les facteurs dont il dispose en abondance et importer des biens produits avec des facteurs
qu’il possède en moindre quantité. On appelle également la théorie des dotations factorielles.
2- La théorie protectionniste
C’est une doctrine économique selon laquelle le marché national doit être protégé. C’est une
politique économique visant à favoriser les activités nationales et à pénaliser la concurrence
étrangère. Le principal théoricien du protectionniste fut l’économiste allemand Frederick List qui
défendait l’idée d’un protectionnisme temporaire et limité afin de protéger les « industries
naissantes ». L’Etat doit protéger ses industries naissantes de la concurrence d’industries étrangères
plus compétitives. C’est ce qu’il appelait le protectionnisme éducateur.
Pour List, ces industries ne pouvaient lutter à armes égales avec les industries des pays développés
et pour éviter leur disparition il était nécessaire de les mettre à l’abri de la concurrence.
Il existe plusieurs instruments du protectionnisme :
 les droits de douane : ce sont des taxes perçues par l’état lors du passage des marchandises
importés à la frontière.
 Les contingentements : c’est la fixation par l’Etat et de manière autoritaire le volume
d’importations autorisées
 Le dumping : c’est une technique commerciale qui consiste pour une entreprise à vendre moins
cher un produit à l’étranger que chez soi.

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 Les autres mesures : les mesures administratives décourageantes, les prohibitions commerciales qui
sont de véritables interdictions d’importer (l’embargo par exemple).

3- Les avantages et les inconvénients du libre échange et du protectionnisme


a- Les avantages et les inconvénients du libre échange
Le libre échange a des avantages mais aussi des inconvénients
 Les avantages du libre échange :
Il permet d’entretenir la concurrence et l’innovation : Le libre-échange permet à de nouvelles
entreprises d'entrer sur le marché ce qui accentue la concurrence, et entretient l'esprit
d'innovation non seulement entre producteurs nationaux, mais aussi entre les divers pays
entraînant une amélioration des produits.
Le libre-échange favorable à l'amélioration du pouvoir d'achat et du niveau de vie des
ménages.
Étant donné que le pays spécialisé produit des biens à un coût unitaire plus faible par rapport à un
autre pays, ce dernier peut diminuer ses prix. Les ménages de ce pays ont recours aux
importations moins chères.
Il favorise la coopération entre les Etats, la paix,………
Il permet une division internationale du travail(DIT) et par conséquent la production globale est
maximisée
Il peut lutter contre l’inflation par le fait que les prix sont limités
 Les effets négatifs du libre échange :
Le libre échange comporte un certains nombre d’inconvénients
Il provoque l’échange inégal (profite aux pays forts).
Il peut retarder voir éliminer les entreprises jeunes ou naissantes.
Avec le libre échange, les termes de l’échange se détériore ce qui peut amener une exploitation voir
une destruction de l’artisanat et de l’industrie dans les pays pauvres.
b- Les avantages et les inconvénients du protectionnisme
 Les avantages :
Le protectionnisme permet aux entreprises en difficulté de disposer de temps pour se
restructurer et éventuellement se reconvertir dans d'autres domaines.
Le protectionnisme permet aux entreprises naissantes de disposer de temps pour améliorer leur
compétitivité afin d'affronter la concurrence internationale.
Le protectionnisme est favorable à la croissance :
 Il permet de sauver des emplois dans les secteurs en difficulté face à la concurrence .
 La possibilité de réaliser une politique de relance sans contraintes.
 Il permet de détourner les consommateurs vers les produits locaux car avec les droits de douanes les
prix des produits importés vont coûter plus chères. Avec les droits de douane l’état va renforcer ces
caisses et peut moderniser les secteurs en difficulté en améliorant le niveau de vie de la population
et en prenant en charge la demande sociale.
 Pour contourner aussi les droits de douane, les investisseurs viennent s’implanter sur place donc le
protectionnisme permet d’attirer les IDE.
 Les inconvénients :
Le protectionnisme est source d'inflation : il peut entrainer la hausse des prix qui pénalise
l’économie
Le protectionnisme pratiqué par un pays peut faire l'objet de mesures de rétorsion par les
autres pays .
Il ne favorable pas l’innovation
Le protectionnisme n'est pas favorable à la compétitivité des entreprises.
Le protectionnisme n'est pas favorable au pouvoir d'achat des ménages.

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Section 4 : les mouvements internationaux de capitaux


Au cours des années 1980, la situation économique et sociale des pays en voies de développement
s’est fortement dégradée. Aux chocs internes (sécheresse, famine guerre ….) aux quelles ses pays
étaient traditionnellement confrontés, viennent s’ajouter des chocs externes (détérioration des
termes de l’échange, baisse des cours de matières premières, augmentation du prix du pétrole).
Ainsi ces pays sont caractérisés par un manque de moyen financier et un déficit généralisé de leur
balance des paiements. Pour financer leurs économies, ils sont obligés de recourir aux mouvements
internationaux de capitaux qui sont constitués :
 L’aide au développement
 L’endettement
 L’Investissement direct étranger (IDE)
1- L’aide au développement
L’aide est une assistance que les pays riches apportent aux pays pauvres pour soutenir leurs efforts
de développement. Son objectif est de promouvoir le développement économique et social des pays
aidés
Au sens strict elle représente les dons et prêts du secteur public effectués auprès des PED à des
conditions meilleurs que celles du marché. L’aide est publique lorsqu’elle provient de l’Etat ou des
institutions internationales
Au sens large, on y ajoute les dons des ONG, les crédits à l’exportation,...
L’aide est dite bilatérale quand elle s’effectue entre deux nations. Elle est multilatérale si elle
transite par le biais d’organisations internationales.
Lorsqu’un pays donateur impose des conditions aux bénéficiaires (pays donateurs) l’aide est dite
liée. Dans le cas contraire elle est non liée
La dette publique est dite multilatérale lorsqu’elle est contractée par un état auprès d’un comme le
FMI et la Banque mondiale.
Malgré l’aide qui est reçu, la situation des pays en développement ne ferait que s’aggraver.
Généralement cette aide est mal utilisée, ainsi les pays donateur considèrent cette dernière comme
inefficace.
2- L’endettement
Les pays en développement se sont excessivement endettés. Pour la plupart de ces pays l’épargne
interne est faible pour faire face à des investissements, il faut faire appel à l’aide extérieur ou à
l’endettement. La dette représente le montant des emprunts contractés par un débiteur auprès d’un
créancier. En effet, la dette extérieure est l’ensemble des emprunts des agents économiques d’un
pays vis-à-vis des créanciers (préteurs) étrangers.
L’encours de la dette correspond au montant total des dettes, y compris les intérêts
Le service de la dette correspond au montant versé chaque année pour rembourser ses dettes (capital
et intérêt).
Les pays endettés sont dés fois obligés d’appliquer des mesures d’austérités qui ont des
conséquences sociales négatives importantes.
3- L’investissement direct étranger(IDE)
Un investissement direct étranger est un investissement réalisé à l’extérieur se traduisant par une
prise de participation dans une société en détenant au moins 10% du capital social afin d’acquérir
un pouvoir de décision dans la gestion de cette entreprise.
Par contre on parle d’investissement de portefeuille lorsqu’il s’agit d’achat d’actions des parts d’une
société étrangère dans l’optique de la rentabiliser et non pour contrôler réellement l’entreprise.
Les IDE jouent un rôle important dans le développement des pays du monde grâce aux volumes de
capitaux qu’ils injectent dans ces économies.

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Chapitre 4: Rôle de l’Etat dans le développement


Introduction :
L’Etat désigne l’ensemble des institutions et des services qui permettent de gouverner et
d’administrer un pays (ministère, direction, préfecture mairie etc.). Il dispose d’un certain nombre
de monopoles comme l’utilisation de la légitimité de la contrainte physique (pour faire respecter la
loi), la collecte des impôts et l’élaboration de politiques économiques. L’Etat n’a pas joué le même
rôle ni dans le temps ni dans l’espace. Egalement les analyses théoriques de son rôle sont d’autant
plus controversées.
Section 1 : évolution du rôle de l’Etat : de l’Etat gendarme à l’Etat providence :
Les théoriciens libéraux affirment que dans une économie de marché, l’Etat doit se contenter
d’assurer ses missions régaliennes, c’est ce qu’on a appelé l’Etat gendarme. Mais, dans la première
moitié du 20ème siècle, l’intervention étatique dans le domaine économique et social s’est
développée et l’Etat gendarme fait place à l’Etat providence.
1. La conception libérale de l’Etat : l’Etat gendarme :
1.1. Définition :
Apparu dans la seconde moitié du 20 ème siècle, concept développé par le député libéral Emile
olivier en 1870. Le terme Etat gendarme désigne un Etat qui assure les fonctions régaliennes
(police, armée, justice etc.), le fonctionnement des administrations et la prise en charge des
infrastructures non rentables (routes et les ponts).
Autrement dit, l’Etat doit se consacrer à la défense de la propriété privée contre les agressions
extérieures et intérieures et ne doit intervenir dans l’économie car le marché peut réguler celle-ci.
1.2. Portée et limite de l’Etat gendarme :
Les pays dans lesquels l’Etat gendarme a été appliqué, ont connu des résultats mitigés.
 Le crédo libéral a permis d’améliorer l’activité économique, croissance économique, maitrise de
l’inflation, réduction des déficits extérieurs.
 D’autre part ce système a des effets sociaux néfastes : baisse des revenus, augmentation du
chômage et des inégalités sociales.
2. La conception keynésienne : l’Etat providence :
1.1. Définition :
L’Etat providence est une conception de l’Etat où celui-ci étend son champ d’intervention et de
régulation dans les domaines économiques et sociaux. Elle se traduit par la régulation de la
croissance économique et l’assurance du bien-être social (protection sociale, redistribution des
revenus). Dans un sens plus restreint, cette expression désigne l’intervention étatique dans le
domaine de la protection sociale (protéger les individus contre les risques liés à l’emploi, la
vieillesse et la santé). On parle d’Etat interventionniste ou Etat providence.
1.2. Les trois fonctions de l’Etat providence :
 Allocation des ressources : elle se traduit par la mise en œuvre d’une politique structurelle et la
prise en compte des externalités.
 Redistribution des revenus : elle consiste à prélever des revenus chez les uns pour les affecter à
d’autres (impôts et cotisations sociales, prestations sociales).
 Stabilisation de la conjoncture : elle est caractérisée par la recherche de la croissance équilibrée,
la lutte contre le chômage et l’inflation par la politique conjoncturelle.
3. La conception marxiste : L’Etat d’une classe
Pour les marxistes l’Etat est un instrument de domination d’une classe sur une autre. En effet, dans
la société capitaliste si les bourgeois exploitent les prolétaires c’est parce qu’ils sont aidés pat l’Etat.
Il faut donc remplacer la société de classe par une société sans classe (société communiste)
Actuellement l’Etat doit assurer la fonction :

 l’Etat producteur : L’Etat peut s’impliquer directement dans l’activité économique en produisant
des biens et services collectifs mais aussi en participant dans le capital de certaines entreprises. Un
secteur public et parapublic très important se d développent alors dans certain pays.

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 l’Etat redistributeur: L’Etat assure une fonction sociale de prévention des risques et de
redistribution des revenus. Il prélève des impôts, des cotisations sociales pour les réserver à d’autres
agents économiques. L’objectif est de réduire les inégalités liées à la répartition primaire des
revenus.
 L’Etat régulateur : L’Etat peut stabiliser l’activité économique afin de maintenir les grands
équilibres (emploi, croissance, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur « carrée magique
de Kaldor »

Section 2 : Les politiques économiques.


Le fonctionnement du marché ne permet pas toujours d’avoir une situation satisfaisante. Ainsi,
l’intervention de l’Etat devient alors nécessaire pour réguler (action visant à maintenir à l’équilibre
un système) l’économie et à élaborer une politique économique.
La politique économique est l’ensemble des moyens mis en œuvre par l’Etat pour atteindre les
objectifs fixés dans le but d’améliorer la situation économique d’un pays.
Plusieurs raisons peuvent justifier l’intervention de l’Etat dans la sphère économique, parmi
lesquelles la nécessité de maintenir la cohésion sociale, l’équilibre des marchés ou le libre exercice
de la concurrence.
Les principaux objectifs de la politique économique sont au nombre de quatre (le carré magique).
 La croissance économique : qui est mesurée par le taux de croissance du PIB. Dans ce domaine,
l’objectif de l’Etat est de favoriser une croissance élevée et durable.
 Le plein emploi : qui est évalué par le taux de chômage, l’Etat va aider directement ou
indirectement à créer des emplois.
 La stabilité des prix : traduit par le taux d’inflation, qui s’agit pour l’Etat de garantir le maintien
du pouvoir d’achat des agents économiques en luttant contre l’inflation qui l’érode (ronge).
 L’équilibre extérieur indiqué par le solde la balance des paiements.
1- la politique budgétaire :
La politique budgétaire est l’utilisation des budgets publics (Etat, collectivités territoriales,
organismes de sécurité sociale) à des fins économiques. Elle consiste donc à agir sur les dépenses et
les recettes de l’Etat pour relancer ou freiner l’activité économique. Ainsi, le budget demeure le
principal instrument de la politique budgétaire.
1.1 L’instrument de la politique budgétaire : le budget de l’Etat :
Le budget recense l’ensemble des dépenses et des recettes de l’Etat. Il est un document unique,
universel et établi pour une année civile par une loi de finance. La loi de finance est votée chaque
année par le parlement, qui autorise l’ensemble des recettes (ressources) et des dépenses (charges)
de l’Etat (c'est-à-dire l’exécution du budget).
1.1.1 Les recettes de l’Etat :
Les recettes budgétaires sont de deux natures :
 Les recettes fiscales : qui regroupent l’ensemble des impôts payés par les contribuables (TVA,
impôts sur le revenu, impôt sur les sociétés etc.).
 Les recettes non fiscales : qui regroupent l’ensemble des recettes ne provenant pas d’un impôt ou
d’une taxe (revenu de la propriété et de l’entreprise de l’Etat, intérêts des prêts effectués par l’Etat).
Quant à la dette publique, elle est constituée par l’ensemble des emprunts contractés par l’Etat pour
financer le déficit budgétaire.
1.1.2 Les dépenses de l’Etat :
Elles visent essentiellement à assurer le bon fonctionnement de l’économie, mais elles ont aussi un
rôle à jouer dans la politique économique. Ainsi, l’Etat à travers ses dépenses va orienter
l’économie. On distingue deux types de dépenses de l’Etat :
 Les dépenses courantes de fonctionnement : elles permettent à l’Etat et à l’administration de
fonctionner (les salaires des fonctionnaires etc.).
 Les dépenses d’investissements : elles ont pour objectif de financer des équipements directement
(construction d’immeubles, de routes etc.) ou indirectement (dotations aux entreprises).
Lorsque les dépenses définitives de l’Etat sont supérieures à ses recettes, on parle alors de déficit
budgétaire ou déficit public. Dans le cas contraire on parle d’excédent budgétaire.

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1.2 Analyse de la politique budgétaire :


La politique budgétaire a pour objectif de modifier la demande globale (répartition des revenus) et
ou de modifier les conditions de l’offre globale (soutien et orientation de l’activité des entreprises).
Selon les objectifs poursuivis, elle peut s’agir d’une politique de relance ou d’une politique de
rigueur.

1.2.1 La politique de relance :


Elle consiste soit à augmenter les dépenses publiques, ce qui se traduit par une hausse des
investissements (routes) et autres dépenses (emplois publics). Soit à réduire la fiscalité, ce qui
entraine une augmentation du revenu disponible des ménages et des entreprises et par conséquent
une augmentation de la consommation et de l’investissement.
Ces deux mesures produisent une augmentation de la demande globale qui tend vers un
accroissement de la production et donc une accélération de l’activité économique et un retour aux
équilibres macroéconomiques (relance de la croissance économique).
1.2.2 La politique d’austérité :
Elle vise à corriger des déséquilibres économiques tels que l’inflation, le déficit extérieur,
l’insoutenabilité de la dette publique (économie en « surchauffe »). Une politique de rigueur impose
la réduction de la demande et donc à réduire le déficit budgétaire.
La réduction de ce déficit passe par une diminution des dépenses publiques (compression de la
masse salariale, gèle des investissements publics, suppression des subventions) et par une hausse de
la fiscalité (augmentation des impôts).
Ces effets se traduisent par une baisse de la demande entrainant donc une réduction de l’inflation et
d’une amélioration du solde de la balance commerciale (baisse des importations).
1.3 Les limites de la politique budgétaire :
L’efficacité de la politique budgétaire peut être altérée par plusieurs phénomènes.
 L’augmentation de la demande peut ne pas se répercuter sur le marché intérieur, si la propension à
importer est forte. Ce qui va accentuer la dégradation de la balance commerciale.
 La relance budgétaire, si elle est financée par l’emprunt, peut se traduire par une augmentation des
taux d’intérêt. Ce qui réduit en partie les investissements privés (effet d’éviction) et alourdit la dette
publique (effet «boule de neige»).
 Le déficit budgétaire, si il est financé par création monétaire peut entrainer une inflation liée à
l’augmentation de la masse monétaire.
2- la politique monétaire :
La politique monétaire regroupe l’ensemble des actions menées par les autorités monétaire (banque
centrale) pour contrôler l’évolution de la masse monétaire et le niveau des taux d’intérêt (actions sur
les conditions de financement d’une économie). Elle a un double objectif.
 Fournir les liquidités nécessaires au bon fonctionnement de l’économie.
 Veiller à la stabilité de la monnaie (pour limiter l’inflation) et à la stabilité des taux de change.
C’est pourquoi la monnaie demeure un élément essentiel dans la détermination des instruments de
la politique monétaire qui rencontre souvent des obstacles.
2.1 Les instruments de la politique monétaire :
Les autorités monétaires cherchent via cette politique à contrôler de manière indirecte le processus
de création monétaire en utilisant un certain nombre d’instruments.
2.1.1 L’encadrement du crédit :
Les autorités monétaires fixent de manière autoritaire le montant des crédits que les banques
peuvent accorder sur une période déterminée et encadre son évolution et son taux de variation. Si
une banque dépasse les limites de progression autorisées, elle est sanctionnée par l’obligation de
constituer des réserves supplémentaires. Ce système de rationnement présente l’avantage pour la
banque centrale d’exercer un contrôle assez strict de l’évolution de la masse monétaire. En France,
l’encadrement du crédit a été supprimé complètement en janvier 1997.
2.1.2 Les réserves obligatoires :
La banque centrale oblige les banques commerciales à constituer des réserves qui ne sont pas
rémunérées et dont le montant est calculé à partir des dépôts de chaque banque et des crédits qu’elle
a accordés. Une augmentation de ces taux ou un élargissement de l’assiette conduit à un

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accroissement des réserves non rémunérés qui obligent les banques à restreindre leurs activités. La
restriction dans la distribution du crédit freine la progression de la masse monétaire et inversement.
2.1.3 L’escompte et le réescompte :
Elle consiste à restreindre la création monétaire des institutions de crédit en augmentant le coût de
l’emprunt (taux d’intérêt). Ce qui va entrainer des demandes de crédits de la part des agents
économiques. Quant à la réescompte, c’est une opération par laquelle, la banque centrale fournit des
liquidités aux banques commerciales en acquérant auprès d’elles des titres de crédits privés comme
les effets de commerce ou de titres publics comme les bons du trésor.
2.1.4 La politique d’open-market ou l’action sur le marché monétaire :
Par une politique d’open-market, la banque centrale a la possibilité d’agir sur les taux du marché
monétaire et d’influencer les crédits bancaires en modifiant les conditions de refinancement. Ainsi,
si la banque centrale met en œuvre une politique monétaire expansionniste, elle achète des titres sur
le marché. Leur paiement se traduit alors par un apport de monnaie centrale sur ce marché, ce qui
tend à faire baisser le taux d’intérêt, qui est une situation favorable à l’investissement et à la
demande globale.
Inversement, une politique monétaire restrictive consistera à vendre des titres, ce qui restreint la
masse monétaire. Cette restriction de la masse monétaire renchérit le coût du financement et donc
une hausse du taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêt réduit la consommation et
l’investissement et par conséquent la demande. Ce qui atténue l’inflation et un ralentissement de
l’activité économique.
2.2 Les limites de la politique monétaire :
2.2.1 Incompatibilité des objectifs :
Une restriction de la masse monétaire pour freiner l’inflation, peut ralentir l’activité économique et
donc la croissance. Un accroissement de la masse monétaire pour relancer l’activité économique,
peut générer un spiral inflationniste. Il est donc difficile d’atteindre à la fois plusieurs objectifs avec
une politique monétaire.
2.2.2 Le taux d’intérêt :
Un taux d’intérêt élevé freine la progression de l’investissement, ce qui affecte négativement la
demande et donc un ralentissement de l’activité économique. Par contre un taux d’intérêt faible
entraine une augmentation de la demande globale, ce qui peut avoir un effet inflationniste.

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Chapitre 5 : l’intégration économique


Introduction :
A mesure qu’augmentent les échanges internationaux et les investissements, on assiste à
l’intégration économique de plus en plus poussée de certains groupes de pays. L’intégration
économique est le processus par lequel se constituent des blocs régionaux à partir d’économies
nationales cloisonnées dont l’objectif est de réduire ou d’abolir un certain nombre de restrictions à
la libre de circulation des marchandises, des capitaux et des personnes. L’intégration est la
constitution entre différentes nations d’un espace économique commun où des politiques sont prises
au niveau supranational en vue de promouvoir le développement économique et social.
On peut distinguer plusieurs degrés dans l’intégration selon qu’elle est plus ou moins poussée.
Section 1 : Les formes d’intégration :
On peut distinguer deux formes d’intégration : l’intégration par les marchés et l’intégration par la
production.
1. L’intégration par les marchés :
L’intégration par les marchés procède d’une marche progressive avec comme objectif la
constitution d’une union économique voire l’union politique. L’intégration économique se fait par
étape. Selon la typologie élaborée par Béla Balassa on retient en ordre croissant six degrés
d’intégration économique.
 La coopération économique : Elle permet de faciliter le commerce entre les membres certaines
barrières aux investissements et aux implantations des firmes étrangères.
 La zone de libre-échange : elle est caractérisée par libre circulation des marchandises, et la
suppression des barrières tarifaires et non tarifaires mais les pays membres conservent leur système
douanier vis-à-vis des pays tiers. Cependant dans un zone de préférence douanière les tarifs
pratiqués sont nettement inférieurs que ceux en vigueur dans les autres pays.
 L’union douanière : C’est une zone de libre-échange accompagnée de l’établissement d’un tarif
douanier commun ou tarif extérieur commun à l’égard des pays tiers.
 Le marché commun : Il consiste en l’élimination de toutes les barrières au commerce de
marchandises entre les membres, à l’adoption d’un tarif extérieur commun et à la libre circulation
des marchandises, des personnes, des capitaux et éventuellement des services
 L’union économique : C’est un marché commun doublé d’une harmonisation des politiques
économiques (budgétaires et monétaires) débouchant sur l’union économique voire la monnaie
unique.
 L’union politique ou intégration économique totale : C’est l’unification des politiques
budgétaires et monétaires mises en œuvre de politiques sociales communes
Exemple : l’Union Européenne.
2. L’intégration par la production :
Elle est caractérisée par la division systématique du travail entre les différents pays membres. Deux
types d’intégration peuvent être distingués :
 La coproduction: C’est l’exploitation conjointe d’une branche d’activité par plusieurs pays.
 La spécialisation : C’est une action qui consiste à se consacrer à une production ou à un travail
déterminé par chaque pays
L’intégration par la production est précédée par l’intégration par les marchés.
Section 2: Avantages et inconvénients de l’intégration économique :
La constitution d’une zone d’intégration économique peut comporter certains avantages par le libre-
échange qu’elle instaure. Mais la multiplication des zones régionales d’échanges peut être
considérée comme un obstacle à la mondialisation des économies.
1. Les avantages de l’intégration :
Des effets vertueux peuvent être entendus de l’intégration économique régionale. Parmi ces effets,
on peut retenir :

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1.1. Elargissement du marché :


L’élargissement du marché repose sur la baisse généralisée des coûts engendrés par la disparition
des obstacles aux échanges et l’intensification de la concurrence. La baisse des coûts entrainent une
baisse des prix qui provoque à son tour une augmentation du revenu réel des agents. Ce qui
débouche sur une stimulation de la demande de consommation des ménages et donc de la
production. La régionalisation des échanges engendre deux effets sur les mouvements
internationaux de biens et services.
 La création de commerce ou création de trafic : c’est l’intensification des échanges au sein de la
zone qui s’explique par la réduction des droits de douanes.
 Le détournement de commerce ou détournement de trafic: les pays membres substituent des
importations en provenance des pays partenaires aux importations hors zone.
1.2. Les économies d’échelle :
Le vaste marché permet de réaliser des économies d’échelle résultant des effets d’expérience et
d’apprentissage. En effet, dans une union économique, l’augmentation de la taille des marchés
permet une production de masse pour les entreprises et donc une production à grande échelle. Cette
production permet de réduire les coûts unitaires. Cette situation amène alors une baisse des prix de
ventes, l’accessibilité des produits aux populations et l’écoulement rapide de la production.
1.3. La réduction de l’incertitude :
Elle est liée à la stabilité des règles de changes. Cela devrait améliorer la qualité de l’information
donnée aux consommateurs comme aux entreprises et ainsi réduire les coûts.
1.4. Le renforcement de la solidarité :
L’intégration économique conduit à un brassage des populations. Ce brassage favorise la disparition
des conflits d’intérêts (politiques, sociaux, culturels et économiques). Cette situation instaure un
climat de stabilité et de paix favorable au développement économique et social.
2. Les inconvénients ou les difficultés d’intégration :
L’intégration économique peut rencontrer divers obstacles à sa réalisation sur tout dans les pays du
tiers-monde.
1.1. Les obstacles politiques :
Ils sont caractérisés par plusieurs facteurs notamment le manque de volonté politique, l’existence de
micro-état, l’importance accordée aux frontières, le nationalisme ; toutes choses qui vont à
l’encontre du processus d’intégration. De plus certains pays du tiers-monde ont mis l’accent sur
l’identité nationale au détriment de l’unité des peuples.
1.2. La faiblesse des infrastructures :
Les voies de communication sont essentielles au processus d’intégration. Or dans les pays du tiers-
monde comme ceux de l’Afrique subsaharienne, le réseau routier n’est dense et les routes
panafricaines sont quasi inexistantes. Le réseau ferroviaire n’a connu aucune progression dans
presque tous les pays africains depuis l’indépendance. Au niveau des airs, la seule compagnie Air
Afrique, qui était le symbole de l’intégration a été liquidée pour des raisons de rentabilité.
1.3. La pluralité des monnaies :
La stabilité monétaire est une nécessité pour une union économique. L’existence d’une monnaie
forte et convertible est donc un préalable au processus d’intégration. Or dans les pays africains, on
remarque différentes monnaies dont certaines sont mêmes inconvertibles entre elles. Ce qui entrave
les échanges et la coordination des politiques monétaires.
1.4. Des économies extraverties :
En Afrique, le commerce intra-zone est peu développé. En effet, certains pays cherchent à satisfaire
leur demande en tournant vers l’extérieur. Or ces produits importés aux coûts souvent élevés
entrainent un déséquilibre de la balance des paiements. Mais aussi favorise la consommation de
produits étrangers au détriment de la production locale.

Section 3 : un exemple d’intégration africaine: l’UEMOA :


L’union économique monétaire ouest africaine est une organisation sous régionale qui a comme
mission la réalisation de l’intégration économique des Etats membres à travers le renforcement de la
compétitivité des activités économiques dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un
environnement juridique rationnalisé et harmonisé.

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1. Historique de l’UEMOA :
Succédant à l’union monétaire ouest africaine (UMOA) crée en 1963, l’UEMOA a été créé par le
traité de Dakar signé le 10 janvier 1994 par les chefs d’Etat et de gouvernements des 7 pays de
l’Afrique de l’ouest ayant en commun l’usage d’une monnaie commune le FCFA. Il s’agit du
Bénin, du Burkina Faso, de la Cote d’ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. Le traité est
entré en vigueur le premier août après sa ratification par les Etats membres à la même année. Le 2
mai 1997, la Guinée Bissau est devenue le huitième Etat membre de l’union.
2. Les objectifs de l’UEMOA :
Les objectifs de l’UEMOA sont immenses, l’objectif principal est la constitution d’un espace
économique intégré à partir de la monnaie unique le FCFA. La réalisation de ces objectifs
concerne :
 Le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres
dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel.
 La convergence des performances des politiques économiques des Etats membres avec la mise en
œuvre d’un dispositif multilatéral.
 La création d’un marché commun à l’intérieur duquel, les biens, les services et les personnes
circulent librement et où le droit d’établissement des personnes sera assuré.
 La coordination des politiques sectorielles nationales et la mise en œuvre de politiques communes
ainsi que dans le domaine des ressources humaines de l’aménagement du territoire, des transports et
télé communication, de l’environnement, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie et des mines.
 Enfin, l’harmonisation et l’assainissement de l’environnement légal et réglementaire en particulier
le régime de la fiscalité.
3. Les atouts de l’UEMOA :
L’UEMO dispose d’un certains nombres d’atout pour la réalisation effective du marché commun.
 Une unité monétaire commune : le FCFA.
 Un tarif extérieur commun (TEC) et une politique commerciale commune.
 Un marché financier régional et une bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
 Une forte mobilité de la main d’œuvre, une complémentarité relative des structures économiques,
un patrimoine historique et culturel commun et l’usage de langues locales communes et de la langue
française.
4. Les difficultés rencontrées par l’UEMOA :
1.1. La stagnation de l’investissement :
La faiblesse de l’épargne intérieure explique largement cette stagnation imputable également à
l’étroitesse des marchés et à la faiblesse des pouvoirs d’achat des populations locales. De plus la
mauvaise qualité des infrastructures. Selon la banque mondiale, ils auraient coûtés 1,2 milliards de
dollars de manque d’investissement à l’Afrique subsaharienne au cours de 20 dernières années. En
outre au niveau des investissements directs, les entreprises étrangères sont réticentes à investir dans
la zone UEMOA à cause du manque d’information. En définitive, la faiblesse des investissements
dénonce des obstacles tels que la hausse des droits de douanes, le manque de transparence des droits
des affaires, l’imprévisibilité des politiques gouvernementales, l’instabilité politique, l’existence
d’un commerce informel important créant des distorsions d’échange.
1.2. La dette de l’UEMOA :
La dette est l’une des contraintes la plus fréquente au sein des pays de l’UEMOA. La charge
financière qu’elle représente dépasse le plus souvent les capacités de remboursement de ses Etats.
Les causes de cet endettement sont multiples : l’insuffisance de l’épargne publique liée à la faible
productivité des économies, les déficits structurels des balances des paiements, la spécialisation
dans les exportations à faible valeur ajoutée, la cohérence des politiques macroéconomiques et de
réformes structurelles.
Concernant la dette extérieure, elle représentait en 1996 45% du PNB du Burkina Faso, 60% au
Sénégal et au Niger, 115% au Mali, plus d’une fois et demie du PNB de la Cote d’ivoire.
Le service de la dette absorbe plus de 20% des recettes d’exportations des pays de l’UEMOA et
malgré leur remboursement, ces pays se retrouvent trois fois plus endettés qu’il y a 15 ans. Ce qui
est une situation incompatible avec un développement réel et durable.
1.3. L’instabilité sociale et politique :

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RESUME DE COURS TL2

La région africaine est souvent présentée comme une zone d’une fragile instabilité sociale et
politique. Ainsi, la plupart des pays de l’UEMOA ont souffert des coups d’Etat, des coups de force
et des élections anti-démocratiques. A cela s’ajoute la corruption qui gangrène les gouvernements.
Tous ces facteurs compromettent la constitution d’espace économique intégré nécessaire au
processus de croissance et de développement des pays membres de l’UEMOA.
5. Les critères de convergence :
1.4. Les critères de premiers rangs :
 Ratio du solde budgétaire de base (recette totale hors dons moins dépenses courantes moins
dépenses d’investissements publics) rapporté au PIB nominal devrait être positif en l’an 2000. C’est
un critère clé.
 Taux d’inflation annuel moyen devrait être maintenu à 3% au maximum par an.
 Ratio encours de la dette intérieur et extérieur rapporté au PIB nominal ne devrait pas excéder 75%
à l’an 2002.
1.5. Les critères de seconds rangs :
 Ratio masse salariale rapporté aux recettes fiscales ne devrait pas excéder 35% en l’an 2000.
 Ratio investissements publics financés sur ressources internes rapporté aux recettes fiscales devrait
atteindre 20% à l’an 2002.
 Ratio déficit extérieur courant hors dons rapporté au PIB nominal ne devrait pas excéder 5%.
 Taux de pression fiscale égal recettes fiscales sur le PIB nominal devrait être supérieur à 17% à l’an
2002.
NB : seul le Sénégal a respecté les 7 critères sur 8.

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Les organismes internationaux de développement


I- LaBanque mondiale
1- Présentation
Parfois abrégée BM, la Banque mondiale regroupe 5 institutions internationales : la Banque
internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale de
développement (AID, ou IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides, des
financements et des conseils aux États en difficulté1, la Société Financière Internationale (IFC),
l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) et le Centre International pour le
Règlement des Différends Relatifs aux investissements (CIRDI).
Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des Administrateurs
de la Banque. Elle fait partie des institutions spécialisées du système de l'Organisation des Nations
unies (ONU).
Elle fut créée le 27décembre1945 sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction et le
développement après signature de l'accord Bretton Woods du 1er au 22juillet1944. La Banque
mondiale a été créée principalement pour aider l'Europe et le Japon dans leur reconstruction, au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais avec le mouvement de décolonisation des années
1960, Au départ, la Banque mondiale a principalement financé de grands projets d'infrastructures
(centrales électriques, autoroutes, aéroports, etc.). Avec le rattrapage économique du Japon et de
l'Europe, la Banque mondiale s'est intéressée exclusivement aux pays en développement. Depuis les
années 1990, elle finance aussi les pays postcommunistes.
2- Objectifs
Les objectifs de la Banque mondiale ont évolué au cours des années.Elle s’est fixé un objectif
supplémentaire, celui d'encourager la croissance économique des pays en voie de développement
africains, asiatiques et latino-américains.
Elle a récemment mis l'accent sur la réduction de la pauvreté, en délaissant l'objectif unique de
croissance économique. Elle favorise aussi la création des très petites entreprises. Elle a soutenu
l'idée que l'eau potable, l'éducation et le développement durable sont des facteurs essentiels à la
croissance économique, et a commencé à investir massivement dans de tels projets. En réponse aux
critiques, la Banque mondiale a adopté une série de politiques en faveurs de la sauvegarde de
l'environnement et du social, visant à s'assurer que leurs projets n'aggravaient pas le sort des
populations des pays aidés. En dépit de ces politiques, les projets de la Banque mondiale sont
souvent critiqués par les organisations non gouvernementales (ONG) pour ne pas lutter
efficacement contre la pauvreté, et négliger les aspects sociaux et environnementaux.
Selon la charte fondatrice, les prêts sont versés en fonction de considérations purement
économiques, le régime politique du pays bénéficiaire n'étant pas pris en compte. Ce dernier point
a cependant évolué depuis les années 2000, notamment grâce à l'influence de l'administration
Bush: « L'idée selon laquelle des aides ne devraient être accordées à un pays en difficulté que sous
certaines conditions relatives à l’utilisation de cette aide (en termes de bonne gestion, mais aussi de
respect des droits de l’homme, par exemple) est maintenant largement admise. »
3- Rôles
Son action est aujourd'hui principalement orientée vers les pays en voie de développement (PVD),
et en particulier les pays les moins avancés (PMA), sur des axes comme l'éducation, l'agriculture,
l'industrie, la santé…
Elle accorde des prêts à des taux préférentiels à ses pays membres en difficulté. En contrepartie,
elle réclame que des dispositions politiques (appelées « politiques d'ajustement structurel ») soient
prises pour, par exemple, limiter la corruption, maintenir un équilibre budgétaire ou faciliter
l'émergence d'une démocratie.
En plus des prêts accordés, elle finance également (directement ou indirectement) des projets
d'ONG, et conduit de nombreuses recherches en rapport avec le développement de chaque pays.
Ainsi, c'est la Banque mondiale qui mesure l'Indicateur de développement humain (IDH) dans
différents pays et zones géographiques, ou qui conduit avec l'Unicef des études thématiques sur
l'eau et l'assainissement.

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II- Le Fond Monétaire International : FMI


1- Présentation
Le FMI est né en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods afin d'essayer de garantir la
stabilité du système monétaire international de l’après Seconde Guerre mondiale. L'objectif était
d'empêcher les grandes économies mondiales de retomber dans la situation des années 1930, où les
dévaluations de monnaie et les décisions de politique économique unilatérales avaient aggravé les
tensions internationales.
Le nouvel ordre économique proposé par le représentant américain Harry Dexter White reposait
sur trois règles :
 Chaque État devait définir sa monnaie par rapport à l’or, ou au dollar américain lui-même
convertible en or. Il en découlait pour chaque monnaie une parité officielle en or ou en dollar
(système dit d’« étalon de change-or » ou « gold exchange standard »).
 la valeur des monnaies sur le marché des changes ne devait fluctuer que dans une marge de 1 %
par rapport à leur parité officielle.
 chaque État était chargé de défendre cette parité en veillant à équilibrer sa balance des paiements.
Le rôle du système monétaire international est donc de promouvoir l’orthodoxie monétaire afin de
maintenir un contexte favorable à l’essor du commerce mondial, tout en accordant des prêts à
certains pays en difficultés dans le contexte de la reconstruction d’après-guerre. Le FMI est plus ou
moins complémentaire des autres grandes institutions économiques créées à l’époque : la BIRD
(Banque internationale pour la reconstruction et le développement, aussi appelée Banque
mondiale) qui fut créée en même temps que le FMI, et le GATT (General Agreement on Tariffs and
Trade) signé peu de temps après.
Lors des négociations de Bretton Woods, le représentant britannique, l’économiste John Maynard
Keynes, souhaitait la création d’une institution bien plus importante, une véritable Banque centrale
mondiale destinée à émettre une monnaie internationale, le « Bancor ». Cette proposition fut
rejetée. Elle aurait signifié pour les États-Unis une perte de souveraineté vis-à-vis d’une institution
internationale et les aurait empêchés de profiter de la position dominante du dollar américain à
l’époque.
2- Rôle
Le rôle du FMI a été de tenter de garantir le bon fonctionnement du système monétaire de Bretton
Woods. Lorsque certains pays se révélaient incapables de maintenir la valeur de leur monnaie dans
la marge des 1 % prévue par les accords de 1944, ils pouvaient recourir à des dévaluations ou à
des réévaluations selon les cas. Si leurs réajustements monétaires étaient supérieurs à 10 %, ils
devaient alors obtenir l’accord préalable de l’organisation.
Pour tenter d’éviter ce genre de situation, le FMI joue un rôle d’intermédiaire financier entre États
membres. Ainsi chaque État doit verser à l’organisation une certaine somme, nommée « quote-
part » et dont le montant est déterminé par sa puissance économique, elle-même mesurée par son
PNB et par l'importance de son commerce extérieur. 25 % de cette quote-part doivent être payés en
or, le reste en monnaie nationale. En cas de déséquilibre de sa balance des paiements risquant de
menacer l’équilibre monétaire sur le marché des changes, chaque pays membre peut obtenir
automatiquement 25 % de sa quote-part (« droit de tirage »), lui permettant de soutenir, par
l'achat, sa monnaie nationale. Si le FMI le juge nécessaire, il peut prêter à ce pays jusqu’à 125 %
de sa quote-part. Ses prêts sont censés permettre aux banques centrales de défendre leur monnaie
sur le marché des changes.
L’octroi de ces crédits est soumis à conditions et le pays demandeur doit s’engager dans une
politique d'ajustement conseillée par l’organisation afin de remédier aux causes de la dépréciation
de sa monnaie.
3- Fonctionnement
Le FMI fonctionne par ailleurs sur un système d'élection à majorité, où les voix sont pondérées par
le montant de la « quote-part ». Ainsi à sa création, les États-Unis à eux seuls détiennent 25 % des
voix. Les États-Unis sont par ailleurs les seuls à disposer d’un droit de veto au sein de cette
organisation.

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RESUME DE COURS TL2

On remarque que dans un tel système, seuls les États-Unis n’ont pas besoin de se soucier, a priori,
du cours de leur monnaie vu qu’elle fait office d’étalon. Ainsi les États-Unis pouvaient connaître
d’importants déficits sans être soumis aux remarques du FMI.
III- Le Gatt
1- Présentation
Accord général sur les tarifs douanières et le commerce(Gatt) en anglais Général Agreement on
Tarifs and Trade), traité de commerce international signé à Genève (Suisse) en 1947 par les
représentants de 23 nationaux non communistes.
Le principal effet de cet accord est de constituer une organisation internationale destinée à
favoriser l’expansion du commerce multinational en assurant une réduction des barrières à
l’échange tant tarifaire (droits de douane) que non tarifaires (quotas), mais également de faciliter
le règlement des différends commerciaux internationaux.
2- Ses principes fondamentaux
Plus de 100 pays avaient signé les accords du Gatt qui comportent une double dimension. Le Gatt
énonce un ensemble de principes et de règles que les pays signataires s’engagent à respecter mais
il organise aussi périodiquement de grandes négociations commerciales : les Rounds.
Le 1er principe du Gatt est lanon discrimination entre les nations, le commerce international doit se
développer sur la base du multilatéralisme et non du bilatéralisme accord entre deux seulement à
l’exclusion des autres. Ce principe énonce plusieurs règles :
 La clause de la nation la plus favorisée implique l’engagement d’étendre à tous les pays signataires
de l’accord les conditions les plus favorables appliquées à l’un de ceux-ci. Ainsi, tout nouveau
signataire bénéficie de toutes les concessions déjà réalisées par leur autres pays.
 La règle de réciprocité (un pays abaisse ses barrières commerciales si ses partenaires lui accordent
des avantages équivalents.
 La règle du traitement national : aucune discrimination entre les producteurs nationaux et ceux des
pays signataire.
Le second principe est l’annulation des restrictions aux échanges (droits de douanes élevés,
restrictions quantitatives etc.) et du dumping (prix des exportations moins chers que les produits
vendus sur le marché intérieur).
La principale conséquence des accords du Gatt est la diminution très importante des barrières
tarifaires (les droits de douanes) qui faussaient les règles de la libre concurrence en favorisant les
producteurs nationaux.
Mais le Gatt, malgré ces succès en terme de libéralisation des échanges soufrait de plus en
plus d’un certain nombre de handicapes par exemple dans le domaine de la résolution de conflits
commerciaux pouvant apparaitre entre deux membres signataires. De plus, l’extension des
négociations à un nombre croissant de domaines et l’augmentation continue du nombre de pays
membres se sont traduites par un allongement de la durée des Rounds nécessaire à l’élaboration
d’un compromis acceptable par tous.
C’est pourquoi, lors du dernier Round de négociation, les Etats membres se sont mis d’accord pour
mettre sur pied une véritables institution internationale chargée de prendre le relais du Gatt dans le
domaine de la promotion des échanges internationaux.
IV- L’OMC
L’organisation Mondiale du Commerce s’inscrit dans la continuité des négociations menées
dans le cadre du GATT donc à favoriser le développement d’un commerce libre et équitable entre
les nations en fixant les règles de fonctionnement du commerce international et en les faisant
respecter par les Etats membres.
1- Les fonctions de l’OMC
La fonction principale couvre un certain nombre de domaines d’intervention dans lesquels l’OMC
va s’impliquer.

 L’OMC administre les accords commerciaux :


Les accords commerciaux définis lors des différents Rounds de négociation du Gatt ont été
repris par l’OMC qui se charge de les faire appliquer par les Etats membres : les règles de l’OMC

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RESUME DE COURS TL2

en matière de commerce international appliquées actuellement sont donc le fruit des négociations
menées dans le cadre de l’Uruguay Round.

 L’OMC est le lieu des nouvelles négociations commerciales :


L’un des problèmes qui ont conduit à la création de l’OMC résultait dans le fait que les
négociations commerciales se déroulaient périodiquement lors de Rounds de négociations qui
mettaient de plus en plus de temps à aboutir à une solution acceptable pour l’ensemble des pays
participants. L’OMC, en tant qu’institution internationale offre un lieu de discussion permanente
pour les futures négociations.
 L’OMC est le lieu de règlement des différends commerciaux :
Les accords commerciaux conclus dans le cadre du GATT ont pour but de mettre sur pieds un
système commercial aux règles égales pour tous et qui énonce les droits et les devoirs des pays
membres. La création de l’OMC de ce point de vue constitue une étape essentielle dans
l’émergence d’un droit international du commerce puisqu’il sert de lieu de résolution des conflits
commerciaux.
 L’OMC fait la promotion de la libération des échanges :
Cette promotion est essentiellement tournée vers les pays en développement auxquels l’OMC
offre une assistance technique dans le domaine de la politique commerciale et passe par une
coopération avec les autres organisations internationales.
Du fait de l’augmentation significative de ses fonctions, l’organisation mondiale du commerce
est amenée à intervenir dans un nombre plus important de domaines d’intervention.
2- Les domaines d’intervention de l’OMC
Du fait de l’évolution du commerce international, les accords commerciaux définis dans le
cadre du GAT sont progressivement étendus à l’ensemble des secteurs d’activités alors qu’ils se
concentraient initialement sur la libéralisation des échanges de marchandises :
 La libéralisation des échanges de marchandises :
Ce secteur a été depuis les débuts des négociations commerciales le principal secteur de
libéralisation des échanges, ce qui s’est traduits par une diminution significative des droits de
douanes en ce qui concerne l’échange de marchandises. L’OMC ne fait que reprendre les règles
définies dans le cadre des négociations du GATT en ce qui concerne le secteur des marchandises.
Néanmoins, l’OMC tient aussi compte d’un certain nombre de secteurs spécifiques qui
échappent aux règles de fonctionnement du commerce tel que le secteur textile mais surtout les
produits agricoles.
 La libéralisation des échanges de services :
Le fort développement des échanges internationaux de services au cours des dernières années
traduit au niveau international la tertiarisation croissant d’un certain nombre d’économies qui
échangent de plus en plus de services.
Les échanges internationaux dans ce domaine relèvent essentiellement des services aux entreprisses
qui se concentrent dans les secteurs de la finance, de l’assurance ou des télécommunications.
L’OMC a mis sur pied un système de commerce qui n’existait pas dans le cadre du GATT et qui
permet un échange plus libre et plus équitable : l’accord général sur le commerce des services
(AGCS). Les pays membres, dans le cadre de cet AGCS doivent s’engager à ouvrir un certain
nombre de secteurs des services à la concurrence internationale en favorisant l’ouverture de ces
marchés.
 La protection de la propriété intellectuelle :
L’avantage compétitif d’un pays se faisant de plus en plus grâce aux investissements
immatériels, il a été nécessaire d’élaborer un ensemble de règle garantissant la protection de la
propriété intellectuelle lorsqu’il y a échangé commerciaux dans les domaines des droits d’auteurs,
des marques… car la non protection des droits intellectuels risquerait à terme de freiner les
investissements dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Ce domaine d’intervention de
l’OMC est une nouvelle extension des règles de fonctionnement du commerce international.
 Le règlement des différends commerciaux :

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RESUME DE COURS TL2

L’OMC a mis sur pied une procédure unique de règlement des différends commerciaux pouvant
apparaitre entre plusieurs Etats membres qui permet à tout Etat estimant que ses droits sont
bafoués par un autre Etat de déclencher une procédure en plusieurs étapes qui marque de
l’émergence d’un véritable droit international dans le domaine des échanges commerciaux.
Plus de 150 différents ont été portés à la connaissance de l’OMC depuis sa création.
 La prise en compte des spécificités des PVD
La majorité des pays membres de l’OMC faisant partie des PVD ou des PMA, et dans le souci
de mettre en place un développement équitable des échanges, les accords conclus dans le cadre de
l’OMC prennent en compte la spécificité de ces pays en mettant en place des dispositions
spécifiques. Ces dispositions prévoient notamment un accroissement des délais accordés à ces pays
pour qu’ils mettent en œuvre certains des dispositions visant à accroitre l’ouverture des économies
nationales. Les pays membres ont par ailleurs l’obligation de garantir les intérêts commerciaux de
ces pays, et l’OMC aide ces pays dans un certain nombre de domaines pour aborder dans de
bonnes conditions l’accroissement des échanges internationaux, liés à l’application des règles du
commerce définies par l‘OMC.
En définitive, l’objectif poursuivi par l’OMC vise non seulement à définir les règles régissant le
commerce international mais aussi à les faire respecter par les Etats membres. Cet objectif s’est
traduit par l’accroissement des domaines d’intervention de cette institution, qui ne pouvait être mis
en œuvre dans le cadre du GATT.
3- Le financement du développement des PVD par l’extérieur
La coopération internationale pour le développement correspond au dialogue noué entre les pays
industrialisés et les pays en développement (dialogue Nord-Sud), dialogue organisée sous l’égide
des Nations Unies, qui ont créé dans ce but en 1964, la conférence des Nations unies pour le
commerce et le développement (CNUCED).
Cette coopération se traduit par le financement du développement des PVD par l’extérieur.

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RESUME DE COURS TL2

METHODOLOGIE
I. Les calculs d’indicateurs :
Lorsqu’on veut savoir si une variable économique a augmenté ou diminué, on calcule un certain
nombre d’indicateur ; parmi lesquels, on peut citer le taux de croissance, le coefficient
multiplicateur, l’indice, l’écart absolu, l’écart relatif et le taux de croissance annuel moyen.
1. Le taux de croissance ou taux de variation : (indicateur d’évolution)

V A−V D
TC= ∗100
VD
VA : Valeur d’arrivée
VD : Valeur de départ
Exemple : soit le tableau suivant :
Comptes économiques de l’UEMOA en milliards de FCFA
1995 1996 1997 1998 1999
PIB à prix courants 11614, 12782,6 14151,1 15244, 15950,3
6 3
Investissement 2042,7 2158,9 2562,1 2979,3 2866,7
Epargne intérieure 1494,8 1882,8 2308,9 2692,5 2588,0
Indice déflateur 109,7 104,1 103,9 102,6 101,2
Population (en millions d’habitants) 61,2 66,1 67,8 69,6
Source : BECEAO
TAF : Calculer le TC du PIB à prix courants dans les pays de l’UEMOA entre 1996 et 1997.
14151, 1−12782 , 6
TC= =¿ 11%
12782 , 6
Interprétation :11% : entre 1996 et 1997, dans les pays de l’UEMOA, le PIB à prix courants est
passé de 12782,6 milliards à 14151,1 milliards, soit un taux de croissance de 11%.
NB : pour interpréter, il faut faire apparaître : la période de référence, la zone de référence, la
variable économique utilisée, les résultats calculés et l’indicateur.
Remarque 1:Le taux de croissance est aussi appelé taux de variation ou accroissement. Quant aux
taux de croissance du PIB ou du PNB, on parlera de taux de croissance économique.
Remarque 2 :
Dans le PIB à prix constants, on tient compte de l’inflation dans sa détermination. On l’appelle
aussi PIB à valeur nominale.
Le PIB à prix constant ou PIB en volume réel ou PIB déflaté (sans inflation) est déterminé par la
formule suivante :
PIB en valeur
PIB réel=
indice des prix
2. Le taux de croissance annuel moyen (TCAM) (indicateur d’évolution)

Il est aussi appelé taux croissance moyen, il est donné par la formule suivante :

VA 1 /n
TCAM= [( ¿ ¿ −1 ¿∗100
VD
Application:
Calculer le taux de croissance du PIB courant entre 1995 et 1999 et celui de l’investissement entre
1996 et 1998. Interpréter les différents résultats obtenus.

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RESUME DE COURS TL2

15950 ,3 1 /4
TCAMPIB = [( ¿ ¿ −1¿∗100=8 , 25 %
11614 , 6
2979 ,3 1 /2
TCAMInv= [( ¿ ¿ −1 ¿∗100=17 , 47 %
2158 , 9
Interprétation :
TCAM95/99 = 8,25% : entre 1995 et 1999, dans les pays de L’UEMOA, le PIB à prix courants est
passé de 11614,6 à 15950,3 milliards de FCFA, soit un taux de croissance annuel moyen de 8,25%.
TCAM96/98 = 17,47% : entre 1996 et 1998, dans les pays de l’UEMOA, l’investissement est passé de
2158,9 à 2979,3 milliards de FCFA, soit un taux de croissance annuel moyen de 17,47%.

3. Le coefficient multiplicateur : (indicateur d’évolution et comparaison)

V aleur plus grande


CM =
V aleur plus petite
Exemple : soit le tableau suivant :
PIB/HABT en dollars de 1990
1970 1998
Afrique 1311 1368
Asie 1536 3565
Amérique Latine 4016 5795
Europe Occidentale 10297 17921
Source : Alternative économique 2001
TAF : Calculer le coefficient multiplicateur du PIB/ hab. de l’Asie entre 1970 et 1998.
3565
CM= =¿ 2,32
1535

Interprétation :
2,32 : entre 1997 et 1998, le PIB/hab. en dollars de 1990 de l’Asie est passé de 1536 à 3565, soit un
PIB/hbts multiplié par 2,32.
NB :
 Le coefficient de multiplicateur n’a pas d’unité.
 Si le taux de croissance est supérieur ou égale à cent, alors on ne doit plus utiliser le TC mais le
CM.
 Pour qu’on puisse calculer le CM, il faut qu’il soit au moins supérieur ou égale à 2.
4. L’indice : (indicateur d’évolution)

C’est un outil statistique, qui nous permet de suivre l’évolution d’une grandeur économique. Il est
obtenu à partir de la formule suivante :
'
Grandeur de l année courante
Indice ( i )= '
∗100
Grandeur de l année de base
Remarque : l’année de base est aussi appelée l’année de référence.
Exemple :
Calculer l’indice du PIB à prix constants de 1996, base 100 : 1999.
12782, 6
IPIB à PC 96 = x 100=¿ 80,14
15950 ,3
NB : l’indice n’a pas d’unité.
Interprétation :
80,14 : entre 1996 et 1999, pour les pays de l’UEMOA, le PIB à prix constant est passé de 15950,3
à 12782,6, soit un indice de 80,14. C'est-à-dire une baisse de 19,86 points par rapport à l’année de
base (1999).
NB : l’indice n’a pas d’unité, mais la différence entre deux indices donne des points.
Remarque :

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RESUME DE COURS TL2

Relation entre le taux de croissance, le coefficient multiplicateur et l’indice.


 Indice = CM*100
 CM = TC +1 ce qui implique donc :
 Indice = TC + 100
Application :
Compléter le tableau suivant :
TC CM Indice
TC 20% 200%
CM 1,2 1,7
Indic 300 170
e
5. L’écart absolu : (indicateur d’évolution et de comparaison)
4-
E . A=¿ VA- VD
Exemple 1 : Si l’indice des prix en1990 est de 150 et en 1988 de 100 au Sénégal; calculer l’écart
absolu et interpréter.
EA = 150 – 100 = 50 points indiciaire
Interprétation : entre 1988 et 1990 au Sénégal, l’indice des prix est passé de 100 à 150, soit une
augmentation de 50 points par rapport à l’année de base (1988).
Exemple 2 : Le taux de croissance au Sénégal en 2002 était de 6,5% et en 2005 de 4,5% ; calculer
l’écart absolu et interpréter.
EA = 4,5 % – 6,5 % = - 2 points de pourcentage
Interprétation : entre 2002 et 2005, le taux de croissance du Sénégal est passé de 6,5% à 4,5%, soit
une baisse de 2 points.
Exemple 3 : L’espérance de vie au Sénégal était de 52 ans en 2006 et de 38 ans en Mozambique
pour la même année ; calculer l’écart absolu et interpréter.
EA = 52 – 38 = 14 ans
Interprétation : en 2006, l’espérance de vie était de 52 ans au Sénégal et 38 ans au Mozambique,
soit 14 ans de plus pour le Sénégal.
Remarque :
 La différence entre deux indices donne des points ;
 La différence entre deux pourcentages donne des points ;
 La différence entre deux pour mille donne des points.
6. La part relative : (indicateur de composition)

Part partielle
PR = × 10 0 (Son unité en %)
Part totale

Quelques ratios :
' Investissement
Taux d Ivestissement = ∗100
PIB à prix courants
' Epargne
Taux d épargne= ∗100
PIB à prix courants
PIB réel (t)
PIB réel /hbt=
Population(t )
II - principe de construction de graphiques
1- La courbe d’évolution: elle permet de représenter l’évolution d’un phénomène dans le temps. Pour
confectionner une courbe d’évolution il faut tracer deux axes perpendiculaires à un point d’origine ;
l’axe vertical représente les ordonnées et comporte le phénomène à étudier ; l’axe horizontal
représente celui des abscisses et sur lequel on représente le temps. On choisit une échelle pour les
abscisses et une échelle pour les ordonnées. A partir de ces échelles, nous graduons les deux axes. A
chaque année on fait correspondre sa valeur en matérialisant cela par un point sur le plan de

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RESUME DE COURS TL2

l’intersection de l’année et de sa valeur. On a dès lors une série de points qu’il faut joindre pour
obtenir en définitive la courbe.
Application :
Tableau1 :PIB et investissement au Sénégal de 1991 à 1997 (en milliards de FCFA)
Années 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
PIB 1519,2 1569,5 1444,0 1666,0 2105,5 2324,2 2472,9
Investissemen 191,9 227,3 208,5 340,2 369,3 435,7 455,1
t
Source : DPS

Titre : Evolution du PIB et de l’investissement du Sénégal entre 1991


PIB, Investissement et 1997
(en milliards Fcfa)
3500

3000

2500

2000 Investissement
PIB
1500

1000

500

0 Années
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997

Source: D’après la Direction de la prévision et de la Statistique


2- Le diagramme circulaire et semi-circulaire
On les appelle aussi diagramme concentriques ou diagramme à secteur. Les diagrammes circulaires
sont représentés par un cercle et les diagrammes semi-circulaires par un demi-cercle. Mais il faut au
préalable si les données sont en valeurs absolues ou en valeurs relatives c’est-à-dire en
pourcentages pour enfin les convertir+ en degré. On considère que le phénomène général représente
100%.
Ainsi si les données sont en valeurs relatives :
 s’il s’agit d’un cercle : 100% 360°
 s’il s’agit d’un demi-cercle : 100% 180°
Cependant, si les données sont en valeurs absolues :
N.B. : L’élève a nécessairement besoin d’un compas pour le traçage du cercle et d’un rapporteur
pour mesurer la part de chaque élément.
Application :
Tableau2 :les investissements directs vers les pays en développement, 1989-200
( en milliards de dollars)
Afrique Afrique du Nord Asie du Extrême Amérique Europe de Total
Subsaharienne et proche Orient Sud Orient Latine l’Est
5,4 7,5 2,3 67,5 26,6 11,3 120,6
16,12 o
22,40 o
6,86 o
201 , 49 o
79 , 40 o
33 , 73 o
360o
o o o o o o
8,06 11,20 3,43 100,75 39,7 16,86 180o
Source : D’après Banque Mondiale

 Calcul des parts en degrés pour le diagramme circulaire : 120,6 360o

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RESUME DE COURS TL2

5,4
Afrique Subsaharienne : x 360=¿16,12o
120 ,6
7 ,5
Afrique Nord et Proche Orient : x 360=¿22,40o
120 ,6
 Calcul des parts en degrés pour le diagramme semi-circulaire : 120,6 180o
5,4
Afrique Subsaharienne : x 180=¿8,6o
120 ,6
7 ,5
Afrique Nord et Proche Orient : x 180=¿11,20o
120 ,6
Titre :Diagramme circulaire des investissements vers les pays en développement

Afrique Subsaharienne
Afrique du Nord et
proche Orient
Asie du Sud
Extrême Orient
Amérique Latine
Europe de l’Est

Source :D’après Banque Mondiale


3- Le Diagramme en barres :
Le diagramme en barres peut se présenter sous forme verticale ou horizontale. Il est aussi appelé
diagramme en bandes. Il est souvent utilisé dans le cas où il s’agit de comparer plusieurs
phénomènes (série quantitative discontinue). Pour construire le diagramme en barres il faut :
 d’abord tracer deux axes perpendiculaires : le vertical portant les valeurs ou effectifs et l’horizontal
les unités ou caractères.
 Ensuite il convient de choisir une échelle commode : 1 cm = 10% par exemple ou
1 cm = 100 T. On peut dès lors classer les parts par ordre de grandeur ou par espace géographique.
Application :
Tableau3 : indicateurs de croissance et développement de quelques pays.
Indicateurs TCA M du PIB/habitant IDH en IDH en
Pays PIB/hbt (en dollars) 1975 2000
(en %)
Etats unis 2 34142 0,863 0,939
Suède 1,4 24277 0,863 0,941
Mexique 0,9 9023 0,689 0,796
Botswana 5,1 7184 0,494 0,572
Chine 8,1 3976 0,523 0,726
Zambie 2,3 780 0,449 0,433
Source: PNUD, Rapport sur le développement humain, 2002.
Représenter à l’aide d’un diagramme en barres verticales le PIB/habitant en $ de ces différents
pays. Mettre les pays en abscisses.

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RESUME DE COURS TL2

Titre : Diagramme en barres du PIB/habitant en $ des différents pays.


PIB/hbts en dollars
40000

35000

30000

25000

20000

15000

10000

5000

0 Pays
Etats unis Suède Mexique Botswana Chine Zambie
Source: D’après PNUD
4- Histogramme: On parle d’histogramme ou diagramme en colonne lorsque les barres sont
juxtaposées. Dans le cas où il s’agit d’un diagramme en colonnes ou histogramme chaque variation
est représentée par un rectangle de base constante et de hauteur proportionnelle à la valeur de cette
variation (série quantitative constante et continue).
Application :
5- Le Diagramme en bâtons : C’est la représentation d’une série statistique dont le caractère est
quantitatif discret (valeur isolée ou qualitative). Il se présente sous forme de traits verticaux.
6- Le diagramme rectangulaire :
Tableau : Représentation géographique des exportations du Sénégal en 1997 et 2005 ( en millions
de F.CFA)
Années Afrique Europe Asie Amérique Autres
1997 108376 161695 81142 2575 39268
2005 328079 205638 126016 11394 90444
Source : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal, « échanges
extérieurs du Sénégal » 2007.
Calcul des parts relatives :
Total (1997) = 108376 + 161695 + 81142 + 2575 + 39268 = 395053
Total (2005) = 328079 + 205638 + 126016 + 11394 + 90444 = 763576
108376 108376
Afrique: =27 4 ,33 % Amérique : =¿205,39 %
395053 395053
108376 108376 108376
Europe : =¿409,29 % Asie : =¿6,51 % Autres : =¿9,93 %
395053 395053 395053
Représentation graphique :
Représenter à l’aide de deux diagrammes en barres, la répartition géographique des exportations du
Sénégal entre 1997 et 2005.

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RESUME DE COURS TL2

titre:Répartion géographique des exportations du Sénégal


entre 1997 et 2005
Parts en %

100%
90%
80%
Amérique
70% Asie
60% Europe
50% Afrique
Années
40%
30%
20%
10%
0% Années
1997 2005
Source : D’après Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD)
7- Le Diagramme triangulaire
Le diagramme triangulaire permet de visualiser un phénomène à trois grandeurs variables. Il peut
rendre visible des proportions des secteurs primaire – secondaire – tertiaire ou alors celles des
différentes classes d’âge (jeunes – adultes – vieux).Pour construire le diagramme triangulaire il faut:
 Tracer un triangle équilatéral ;
 Graduer chaque côté de 0 à 100;
 Chaque côté est réservé à un secteur;
 Sur chaque côté à partir de la valeur, tracez une droite parallèle au côté opposé;
La rencontre des trois droites correspond à l’arrivée, on l’appelle le point de concours.

EXERCICE CORRIGES

BAC 2005 TL2


ÉCONOMIE GÉNÉRALE
Tableau : Indicateurs socio-économiques
Régions PIB réel par hbts en $ EVAN TAA (%) TCAM du PNB (%)
1960 1991 1960 1992 1970 1992 80-97
Corée 690 8320 53,9 70,4 88 97 10
Thaïlande 985 5270 52,3 68,7 79 84 7,8
PMA 580 880 39 50,1 29 46 2,8
Source : Banque Mondiale, rapport sur le développement humain, PNUD, 1994.
Question1 : Connaissance des termes et mécanismes économiques
1) Quelle est la différence entre le PIB et le PNB ?
2) Donner une formule de calcul pour le PIB et pour le PNB.
3) Définissez l’expression : PIB réel. Donnez deux synonymes au mot réel.
4) Les agrégats sont-ils fiables pour mesurer la croissance économique d’un pays ?
(5 lignes au moins).
Question2 : Calculs d’indicateurs
1) Calculer l’évolution du PIB réel par habitant de la Corée et des PMA entre 1960 et 1991.
Interprétez les résultats obtenus.
2) Comparez le taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui des PMA entre 1980
et 1997.
3) Comparez le taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui de la Thaïlande entre
1980 et 1997.
Question3 : Représentation graphique

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RESUME DE COURS TL2

A l’aide d’un diagramme en bandes, représentez le PIB réel par habitant (en dollars) en 1960 et en
1991, pour la Corée, les PMA et la Thaïlande.
Dans un repère orthonormé, vous portez en abscisses les années et en ordonnées le PIB réel par
habitant en dollars. Utilisez des motifs distincts pour différencier les bandes concernant les régions.
N’oubliez pas la légende, le titre et la source du graphique.
Question4 : Analyse
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés, du graphique construit, vous montrerez les
changements structurels qui peuvent être observés dans un pays en période de croissance
économique.

Correction BAC 2005


Question1 : Connaissance des termes et mécanismes économiques
1) La différence entre le PIB et le PNB
Le PIB (Produit intérieur brut) se défini comme la somme des valeurs des biens et services
réalisées par toutes les unités institutionnelles présentes sur le territoire national, quel que
soit leur nationalité.
Le PNB (le produit national brut) est la valeur des biens et services produites par les
nationaux quel que soit résidence.
Le PIB est un agrégat territorial alors que le PNB est un agrégat national.
2) Formule de calcul pour le PIB et pour le PNB.
PIB = CF + FBCF + Δs + X + M
PNB = PIB + Solde des revenus de facteurs (SRF)
3) Définition de l’expression PIB réel et deux synonymes au mot réel.
PIB réel est le PIB corrigé de l’inflation.
Deux synonymes : volume et constant.
4) Fiabilité ou non des agrégats pour mesurer la croissance économique d’un pays
Les agrégats sont des grandeurs synthétiques qui permettent de mesurer les performances
économiques d’un pays. Cependant ils comportent certaines limites :
Les méthodes de calcul des grands agrégats ne sont pas homogénéisées dans l’ensemble des pays et
ne prennent en compte beaucoup d’éléments non moins importants comme l’économie familiale
(autoconsommation : Faire repeindre son appartement par soi-même ne contribue pas à augmenter
le PIB), l’économie de gratuité ; c'est-à-dire les services rendus par des associations, les petites
activités précaires comme les petits métiers dans les villes du tiers-monde, l’économie clandestine
et illégale : activités criminelles (drogue, prostitution, contre bande), travail « au noir » que la crise
a développé. Ce secteur informel, difficile à mesurer par définition, occupe une part non négligeable
de la production, même dans les pays développés ; mais c’est surtout dans les PVD qu’il fausse les
calculs : les statistiques y sont insuffisantes et l’économie familiale reste encore la base de
l’économie. En règle générale l’activité informelle augmente quand l’activité légale recule. Par
ailleurs on peut noter aussi qu’avec les agrégats il y a un problème d’interprétation dans le temps et
dans l’espace, ce qui fausse souvent les interprétations.
Question2 : Calculs d’indicateurs
1) Calcul de l’évolution du PIB réel par habitant de la Corée et des PMA entre 1960 et 1991 et
interprétez des résultats obtenus.
Pour la Corée :
La valeur finale est supérieure au double de la valeur initiale, on calcule alors le CM.
VF
CM =
VI

8320
CM = =12,057
690
Pour les PMA :

VF−VI
TCG= x 100 ;
VI

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RESUME DE COURS TL2

880−580
TCG= x 100=51, 7 %
580
Interprétation : D’ après la Banque Mondiale, rapport sur le développement PNUD 1994, le PIB
réel par habitant de la Corée a été multiplié par 12,05 en passant de 690 $ à 8320 $ alors que celui
des PMA a augmenté de 51,7 % en passant de 580 $ à 880 $ entre 1960 et 1991

2) Comparaisondu taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui des PMA entre
1980 et 1997.
VF
CM = (Car la valeur finale est supérieure au double de la valeur initiale)
VI

10
CM = =3 , 5
2, 8

Le PNB de la Corée croit 3,5 fois plus vite que celui des PMA en moyenne par an entre
1980 et 1997.
3) Comparaison du taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui de la Thaïlande
entre 1980 et 1997.
On peut utiliser le L’écart absolue ou le TCG.
EA = VF –VI
EA = 10 % - 7,8 % = 2,2 points
Le PNB de la Corée a augmenté de 2,2 point plus vite que celui de la Thaïlande en moyenne par an
entre 1980 et 1997.
Question3 : Représentation graphique

PIB réel en $ Titre: Evolution du PIB réel par habitant


9000
8000
7000
6000
5000 Corée
Thaïlande
4000 PMA
3000
2000
1000
0 Années
1960 1991
Source : D’après la Banque Mondiale, rapport sur le développement humain, PNUD1994
Question4 : Analyse
Introduction :
La croissance économique est l’augmentation pendant une longue période des richesses créées dans
un pays. Cependant, la croissance serait-elle toujours capable, sur le long terme, à transformer les
structures économiques et sociales dans un pays pour apporter le bien-être aux populations ?
Après avoir décrit les transformations favorables apportées par la croissance économiques, nous
évoquerons les dimensions multiples des dégâts causés par la croissance.
I- Les transformations favorables de la croissance
La croissance entraine des changements sur le plan économique et social.
1- Les transformations économiques

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RESUME DE COURS TL2

L’analyse du document, retraçant la forte croissance de la Corée qui est un des


quatre dragons entre 1980 et 1997, souligne que celle-ci a vu son PIB croitre fortement entre 1960
et 1991en passant de 690 dollars à 8320 dollars soit une multiplication par 12,05.
Ces modifications s’expliquent par l’augmentation de la productivité du travail dans tous les
secteurs de l’économie. Ainsi l’amélioration de l’épargne nationale due à l’augmentation des
revenus favorise l’investissement et donc la productivité. L’accroissement de la production et des
revenus contribuent alors à l’augmentation du pouvoir d’achat des populations améliorant ainsi leur
niveau de vie.

2- Les transformations sociales


Le développement économique permet d’améliorer le niveau de vie, le pleinemploi,
les infrastructures en matière de santé et de formation scolaire.
Ainsi, la Corée voit l’espérance de vie de sa population passer de 53,9 ans à 70,4 ans entre 1960 et
1992. Quant au taux de scolarisation, il augmente de 9 points pour la Corée passant de 88 % en
1970 à 97 % en 1992 et de 17 points pour les PMA mais qui reste toujours faible (29 % en 1970 et
46 % en 1992).
Ces améliorations sont dues à la croissance qui, par l’augmentation des rentrées fiscales qu’elle
génère, permet à l’Etat de conduire une politique de protection sociale et de développement des
investissements collectifs pour l’éducation.
Certes la croissance économique a des effets pour tout pays mais n’est sans
conséquences négatives.
II- Les dégâts causés par la croissance
La croissance économique occasionne de fortes inégalités sociales et des dégâts sur
l’environnement.
1- Croissance et inégalité
En effet, et c’est ce qui caractérise le plus souvent les pays en développement, la
croissance peut être inégalement répartie au sein de la population. On assiste alors à une
concentration des revenus au sein d’une petite catégorie sociale favorisée tandis que la majeure
partie de la population connaît des conditions de vie misérables.
Cette inégalité de répartition peut se doubler également d’une inégalité de développement entre les
régions. Ce constat est corroboré par le tableau et le graphique où l’on peut relever, pour ces trois
régions, un taux de croissance annuel moyen de la Corée qui 3,5 fois plus important que celui des
PMA entre 1980 et 1980.par ailleurs, sous l’influence du progrès technique, la croissance entraine
le chômage et entraine la pauvreté par la substitution de la main d’œuvre par les machines.
2- Les retombées négatives de la croissance sur l’environnement
Sur le plan environnemental, le développement des pays doit s’accompagner d’une
croissance respectueuse de l’environnement.
Une surexploitation des terres ou une industrialisation trop polluante peuvent compromettre le
développement économique.
L’alimentation en eau potable devient ainsi l’un des problèmes majeurs du développement des PED
aujourd’hui. Le gaspillage des ressources naturelles et l’urbanisation croissante contribuent à
l’exploitation des terres agricoles. En outre, les FMN installent dans les pays en développement les
industries les plus polluantes au risque des catastrophes qui peuvent causer des menaces
écologiques et humaines. Tout cela risque de nuire le développement durable.
Conclusion
La croissance économique est le moteur principal de la transformation des sociétés
pour les conduire sur la voie de la « maturité et de la consommation de masse » (Rostow). Mais la
simple addition des richesses produites ne peut conduire seule au développement durable des
sociétés.
C’est au prix d’une maîtrise politique, sociale, démographique ou environnementale que les PED
pourront véritablement s’engager dans la voie d’une réduction du déséquilibre avec les pays
développés.

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RESUME DE COURS TL2

BAC 2006 TL2


ÉCONOMIE GÉNÉRALE
TABLEAU : Sénégal structure des recettes budgétaires en milliards de F. CFA.
Années 1999 2000
Postes
Recettes fiscales 491,2 537,1
- impôts directs 107,5 130,9
- impôts indirects 364,8 386,5
- Droits d’enregistrement et de timbre 18,9 19,7
Recettes non fiscales 15,6 25
Recettes totales 506,8 562,1
Source: D G C P T / M E F
QUESTIONNAIRE
Connaissances (05 points)
Définissez les termes suivants :
a) Budget de l’Etat,
b) Impôts directs,
c) Impôts indirects.
Citez deux principales composantes :
a) Des impôts directs,
b) Des impôts indirects,
c) Des recettes non fiscales.
Calcul d’indicateurs (04 points)
1) Mesurez l’évolution en pourcentage des différentes composantes des recettes budgétaires de
1999 à 2000.
Donnez un exemple de calcul détaillé en indiquant la formule utilisée et en interprétant le résultat
obtenu.
2) Etablissez un tableau intitulé : « Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000 en
pourcentage ».
Faites le calcul détaillé du premier résultat obtenu en indiquant la formule utilisée et en
l’interprétant.
Représentation graphique (03 points)
Représentez à l’aide de deux diagrammes à secteurs rectangulaires de 10 cm, la structure des
recettes fiscales du Sénégal en 1999 et en 2000.
Analysez (06 points)
A l’aide de vos connaissances, du tableau, des calculs et des graphiques, analysez l’évolution de la
structure des recettes fiscales du Sénégal de 1999 à 2000.
Expression et présentation (02 points)

Correction Bac 2006


Connaissances :
Définition des termes :
a) Budget de l’Etat : c’est un document regroupant l'ensemble des dépenses et des recettes
publiques prévisionnelles de l'État sur une année.
b) Impôts directs : ils désignent les impôts payés directement par le contribuable.
c) Impôts indirects : Les impôts indirects sont payés au moment des achats des biens et
services par les clients, aux entreprises qui les reversent à l'État..

Deux principales composantes :


a) Impôts directs : l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés.
b) Impôts indirects : TVA et droits de douane

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RESUME DE COURS TL2

c) Des recettes non fiscales : elles proviennent en grande partie des revenus du domaine de
l’Etat par exemple des forêts domaniales et des revenus issus de l’activité industrielle et
commerciale des établissements publics.
Calcul d’indicateurs
1) mesure de l’évolution en pourcentage des différentes composantes des recettes budgétaires
de 1999 à 2000
VA −VD
TC= x 100
VD
537 ,1−491 , 2
TC = x 100=9 , 34 %
491 ,2
D’après la DGCPT, les recettes fiscales du Sénégal sont passées de 491,2 à 537,1 milliards de
francs CFA entre 1999 et 2000, soit une augmentation de 9,34%.
Composantes Taux de croissance
Recettes fiscales 9,34
- impôts directs 21,79
- impôts indirects 5,9
- droits d’enregistrement et de timbre 4,23
Recettes non fiscales 60,25
Source: d’après D G C P T
2) Etablissons un tableau intitulé : « Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000 en
pourcentage ».
Il s’agit de transformer les données des composantes des recettes fiscales en %.
part partielle
Part relative= x 100
part totale
107 , 5
Exemplepourles impôts directs : PR= x 100=21 , 88 %
491 , 2
D’aprèsla DGCPT, sur 100 milliards de recettes fiscales du Sénégal, les impôts directsétaient
estimés à 21,88 milliards en 1999.
Titre : Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000 en pourcentage
Composantes 1999 2000
impôts directs 21,88 24,37
impôts indirects 74,27 71,96
droits d’enregistrement et de 3,85 3,67
timbre
Total 100 100
Source: d’après D G C P T

Représentation graphique

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RESUME DE COURS TL2

Titre: Reptésentation des recettes fiscales en % du Sénégal


Parts en %
100%
90%
80%
70%
60% droits d’enregistrement et de
50% timbre
40% impôts indirects
30% impôts directs
20%
10%
0% Années
1999 2000

Source: d’après D G C P T
Analyse :
Introduction :
Les recettes fiscales sont des revenus d’impôts. Cependant comment la structure des recettes
fiscales a-t-il évolué au Sénégal entre 1999 et 2000 ?
Nous étudierons successivement l’évolution des impôts directs, des impôts indirects et des droits
d’enregistrement et de timbre.
I- L’évolution des impôts directs :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Augmentation de la part relative
2- Explication :
- hausse des revenus des travailleurs
- Hausse des bénéfices des sociétés
II- L’évolution des impôts indirects :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Plus importante part relative en 1999 et en 2000
2- Explication :
- Importance de la production
- Importance des importations
III- L’évolution des droits d’enregistrement et de timbre :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Faible part dans les recettes fiscales en 1999 et en 2000
3- Explication :
- Importance des activités locales
- Faiblesse des coûts
Conclusion :
Les recettes fiscales ont connu un accroissement au Sénégal entre 1999 et 2000. Cependant,
elles sont insuffisantes pour couvrir les dépenses de l’Etat. Force est de recourir à d’autres
ressources.
BAC 2009 L2 Sujet de remplacement
ECONOMIE GENERALE
Tableau : Quelques indicateurs économiques de l’UEMOA
Indicateurs PIB en volume Exportations Importations
Pays 2004 2007 en 2004 en 2004

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RESUME DE COURS TL2

- Bénin 957,4 1096,3 355 456,8


- Burkina Faso 2386,0 2894,6 234,5 453,5
- Côte d’Ivoire 4144,8 4330,5 3655,4 2267,1
- Guinée Bissau 97,2 103,2 40,0 43,8
- Mali 1269,2 1491,6 515,9 577,4
- Niger 1031,8 1185,1 230,7 311,6
- Sénégal 3874,0 4479,9 797,4 1318,6
- Togo 966,4 1022,5 317,5 450,8
Sources: Commission de l’UEMOA, Comité de convergence et BCEAO, Avril 2007
QUESTIONNAIRE
I. Connaissances des termes et mécanismes économiques.
1) Donner la signification des sigles suivants : UEMOA- BCEAO (01 point)
2) Définir les termes suivants : PIB nominal - PIB en volume - commerce extérieur..
(01,5 point)
3) Quel est l’intérêt de mesurer en volume la variation du PIB ? (1,5 point)
II Calculs d’indicateurs : (05 points)
1) Calculer le taux de couverture de chaque pays en 2004.
2) Mesurer l’évolution du PIB en volume de chaque pays entre 2004 et 2007, en utilisant
le taux de croissance annuel moyen.
3) Interpréter un résultat.
III Représentation graphique : (03 points)
A l’aide de deux diagrammes circulaires, représenter la structure des exportations et celle
des importations des pays de l’UEMOA en 2004.
IV Analyse : (06 points)
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés, du graphique construit et de vos propres
connaissances, vous analyserez les avantages de l’intégration économique ; puis vous montrerez les
problèmes de l’intégration économique africaine.

Expression et présentation : (02 points)


BAC 2011 Classe : TL2

ECONOMIE GENERALE
Tableau : Commerce extérieur du Sénégal (en millions de francs CFA)
Années 2003 2004 2005
Total Exportations 667 212 674 524 761 572
Total Importations 1 386 099 1 507 920 1 696 683
Exportations vers UEMOA 159 278 162 435 190 291
Importations provenant de l’UEMOA 54 162 53 855 51 013
Exportations vers UE 208 058 196 086 201 505
Importations provenant de l’U.E 647 812 680 546 755 329
Source : DPEE (Direction de la prévision et des études économiques) Ministère de l’Economie et
des Finances
I. CONNAISSANCE DE TERMES ET MECANISMES ECONOMIQUES :
I.1 Définir les termes économiques suivants :
La croissance économique ; (0,5 point)
- Le taux de couverture ; (0,5 point)
- Intégration économique ; (0,5 point)
- Commerce extérieur ; (0,5 point)
I.2 Pourquoi le commerce interne au sein de l’UEMOA est faible ? (02 points)
Répondre à cette question en une dizaine de lignes au maximum.
II.1 Calculez le solde de la balance commerciale du Sénégal en 2003, 2004 et 2005.
Interprétez le résultat de 2005. (02 points)
II.2 Calculez le taux de croissance annuel moyen des exportations et des importations du

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RESUME DE COURS TL2

Sénégal au cours de la période 2003-2005. (01 point)


II.3 Les résultats de la question II.2 confirment-ils la tendance déficitaire de la balance commerciale
du Sénégal ? Justifiez votre réponse. (01 point)
III. REPRESENTATION GRAPHIQUE (04 points)
Représentez graphiquement les courbes d’évolution des exportations, des importations et du solde
commercial du Sénégal dans un même repère de 2003 à 2005.
- Choisir comme échelle 1 cm = 200 000 millions.
- Espacer les années de 2 cm et mettre la première année à 2 cm de l’axe des ordonnées.
IV. ANALYSE (06 points)
Après avoir analysé l’orientation géographique des échanges commerciaux du Sénégal, montrez ses
effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
Expression et présentation (02 points)

Correction Bac 2011

I- Connaissance des termes et mécanismes économiques


1- Définition
- la croissance économique : c’est l’augmentation pendant une longue période du produit réel
global d’une nation.
- Le taux de couverture : c’est un ratio du commerce extérieur qui mesure la proportion des
importations qui sont couvertes par les exportations.
- Intégration économique unique : c’est un processus par lequel plusieurs pays s’accordent
pour faciliter les échanges entre eux et constituer un espace économique unique.
- Commerce extérieur : c’est l’ensemble des échanges de marchandises entre les différents
pays de la planète.
2- Explication de la faiblesse du commerce interne au sein de l’UEMOA
Les pays de l’UEMOA sont confrontés à plusieurs problèmes pour l’expansion de leur
commerce. D’abord, on note que le commerce est extraverti pour des raisons de gains de
change. Ensuite, il y a un manque de débouchés du fait de l’homogénéité de la production.
En outre, l’état des infrastructures est défectueux car les routes, les voies ferrées ne sont pas
en bon état. L’orientation géographique révèle que l’UE est la principale destination des
exportations des pays de l’UEMOA et leur principal fournisseur.
II- CALCUL
1- Solde de la BC du Sénégal en 2003, 2004, 2005
BC = X – M exemple : BC2003 = 667212 – 1386099 = -718887millions FCFA
BC2004 = -833396 BC2005 = -935111
Interprétation du résultat de 2005 :
D’après la DPEE, en 2005, les exportations et les importations du Sénégal étaient
respectivement de 761522 et de 1696683 millions F.CFA, soit une balance
commerciale déficitaire de 935111 millions F.CFA.
2- Calcul des TCAM entre 2003 et 2005
VF 1/ n
TCAM= [( ¿ ¿ −1 ¿ x 100 n = 2005-2003 = 2 ans
VI
761572 1 /2
TCAMX = [( ¿ ¿ −1 ¿ x 100=6 , 84 %
667212

1696683 1 /2
TCAMM = [( ¿ ¿ −1 ¿ x 1 00=10 ,64 %
1386099

3- TCAMX – TCAMM = 6,84% - 10,64% = 3,8 points


Le rythme de progression des importations est plus rapide que celui des exportations
entre 2003 et 2005. Ce qui confirme la tendance déficitaire de la BC du Sénégal.

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RESUME DE COURS TL2

Représentation graphique :

2003 2004 2005


Exportations 667212 674524 761572
Importations 1386099 1507920 1696683
BC -718887 -833396 -935111

Titre: Evolution des exportations , des importations et de la BC du


X, M, BC en millions Sénégal de 2003 à 2005
f.CFA
2000000
1500000
Exportations
1000000
Importations
500000 BC

0 Années
2003 2004 2005
-500000

-1000000

-1500000

ANALYSE

Introduction :
Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L’intégration s’impose comme un rapprochement
économique des pays qui décident par la signature d’accords de coopération d’adopter des règles
communes. Mais les échanges commerciaux du Sénégal profitent-ils aux pays de la même union?
Nous mettrons d’abord en exergue l’orientation géographique des échanges commerciaux du
Sénégal avant d’étudier ses effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
I- L’orientation géographique des échanges commerciaux du Sénégal
Les échanges commerciaux du Sénégal sont plus orientés en Europe qu’aux pays de la
même union monétaire.
1- Dans l’UEMOA
-constat : faible part des échanges commerciaux
-explication : voir réponse I 2
2- En UE
-constat : part importante des échanges commerciaux
-explication : gains de change
II- Les effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
La répartition inégale des échanges commerciaux du Sénégal au détriment de l’UEMOA
engendre des difficultés énormes pour promouvoir l’intégration économique.
1- Le retard de l’intégration économique
- Processus ralenti du marché commun
- Difficulté d’harmonisation des politiques économiques
2- Crainte d’une intégration poussée
- Intégration : un jeu à somme nulle
-
Conclusion
Les pays de l’UEMOA ont imité le modèle d’intégration européen. Une intégration de la
production serait mieux adaptée car le souci majeur des africains est l’insuffisance de la
production.
BAC 2011 R Classe : TL2
ECONOMIE GENERALE

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RESUME DE COURS TL2

Tableau : Indicateurs de croissance et développement de quelques pays.


Pays TCAM PIB/ht PIB/ht en $ en IDH en 1975 IDH en 2000
1997/2000 2000
Etats-Unis 2 34 142 0,863 0,939
Suède 1,4 24 277 0,863 0,941
Mexique 0,9 9 023 0,689 0,796
Botswana 5,1 7 184 0,494 0,572
Chine 8,1 3 976 0,523 0,726
Zambie 2,3 780 0,449 0,433
Source : PNUD : Rapport sur le développement humain, 2002.
1) CONNAISSANCE (04 points)
a) Définir les termes suivants :
IDH ; croissance, développement et PIB. (02 points)
b) Quel lien existe-t-il entre croissance et développement ? (02 points)
2) CALCUL (04 points)
a) Interprétez les valeurs soulignées du document. (01 point)
b) En prenant les Etats-Unis comme base, transformez les données du PIB/hbt en $ en indice. (01,5
point)
c) Comparez le PIB/hbt du Botswana et celui de la Chine. Peut-on conclure que le Botswana est
plus développé que la Chine ? (01,5 point)
3) GRAPHIQUE (04 points)
Représentez à l’aide d’un diagramme en barres verticales le PIB/hbt en $ en 2000 de ces différents
pays. Mettre les pays en abscisses.
4) ANALYSE (06 points)
A l’aide des données du tableau et de vos connaissances montrez l’intérêt et les limites des
indicateurs de mesure du niveau de développement.

Expression et Présentation (02 points)

BAC 2012 TL2


ECONOMIE GENERALE
Commentaire dirigé d’un tableau statistique
TABLEAU – UEMOA : Evolution de la structure du PIB (en milliards de F CFA)
2006 2007 2008*
PIB 23 260,8 24 388,5 27 462,2
Secteur primaire 6 773,3 7 054,0 8 471,0
Secteur secondaire 5 448,9 5 784,3 6 504,3
Secteur tertiaire 11 038,6 11 550,2 12 486,9
Source : BCEAO, Rapport annuel, 2008, A6
*Estimations

QUESTIONS
I. CONNAISSANCES DE TERMES ET DE MECANISMES ECONOMIQUES
1) Définissez les termes suivants : secteur d’activités, secteur primaire, PIB, tertiarisation de
l’économie (02 points)
2) Quels sont les pays membres de l’UEMOA ? (01 point)
3) Interprétez la valeur soulignée dans le tableau (01 point)
II. CALCUL D’INDICATEURS
1) Calculez pour chaque année les parts relatives des différents secteurs d’activité dans le PIB de
l’UEMOA ; présentez les résultats dans un tableau. (02 points)
2) Mesurez l’évolution des parts relatives des différents secteurs dans le PIB de l’UEMOA entre
2006 et 2008 ; interprétez un des résultats obtenus. (02 points)
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RESUME DE COURS TL2

III. REPRESENTATION GRAPHIQUE


Représentez par deux diagrammes à secteurs rectangulaires la répartition par secteur d’activités
économiques du PIB en % de l’UEMOA en 2006 et en 2008. (04 points)
IV. ANALYSE ECONOMIQUE
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés du graphique et de vos connaissances
personnelles, vous analyserez l’évolution de la structure du PIB de l’UEMOA

Lexique
L’Economie en Terminales

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