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Méthodologie de commentaire et dissertation

Le document présente une méthodologie pour commenter des documents et rédiger des dissertations, en soulignant l'importance de l'introduction, de l'analyse et de la conclusion. Il décrit les différentes méthodes d'analyse de texte, les pièges à éviter, ainsi que les types de sujets et les démarches méthodologiques appropriées pour les traiter. Enfin, il insiste sur la nécessité d'une problématique claire et d'une réponse structurée à la question posée dans la conclusion.

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Méthodologie de commentaire et dissertation

Le document présente une méthodologie pour commenter des documents et rédiger des dissertations, en soulignant l'importance de l'introduction, de l'analyse et de la conclusion. Il décrit les différentes méthodes d'analyse de texte, les pièges à éviter, ainsi que les types de sujets et les démarches méthodologiques appropriées pour les traiter. Enfin, il insiste sur la nécessité d'une problématique claire et d'une réponse structurée à la question posée dans la conclusion.

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M.

Riadh Ben Khalifa

Méthodologie du commentaire des documents

L’introduction : comprend une mise en place claire de la nature du document. Il


pourrait s’agir d’un témoignage (récit de voyage, mémoires, journal intime, lettre…) ; d’un
texte de propagande politique (discours, tract, affiche…) ; d’un texte ou d’un tableau à
caractère institutionnel (extrait d’un traité, d’une loi, d’une déclaration des droits, d’une
constitution, d’un procès-verbal de police, de statistiques… ) ; d’un article de presse ; d’une
carte ; d’un plan ou d’un document audio-visuel.

La source : est généralement citée en bas du document. Par la suite l’étudiant présente
l’auteur du document. Il ne faut présenter que les éléments de la vie de l’auteur qui aident à
comprendre le document. Certaines publications officielles n’ont pas d’auteur. Dans ce cas il
faut se contenter de la source et passer à l’étape suivante, en l’occurrence la présentation du
contexte historique. Les étudiants sont invités à présenter dans un premier temps le contexte
historique général et, dans un second temps, le contexte historique particulier.

L’étape suivante est d’annoncer un paragraphe intitulé « Analyse ». Certains le


qualifient de « Résumé ». Il répond à l’une des principales articulations de l’exposé.
L’explication du texte :

L’étudiant est tenu d’assimiler trois méthodes pour commenter un texte :

La méthode linéaire : consiste à suivre l’ordre du texte par une démarche progressive.
Cette méthode offre l’avantage de ne pas s’éloigner du texte. La méthode logique : consiste à
regrouper les explications par grands thèmes et par centres d’intérêt. C’est une véritable
aventure puisqu’elle comprend le risque d’entraîner l’étudiant dans des digressions.
Il existe une troisième méthode qui consiste à suivre les principaux mouvements du
texte et d’agencer, par la suite, à l’intérieur de chaque thème les différentes explications.

Quelle que soit la méthode adoptée l’étudiant doit avoir des outils appropriés et une
maîtrise des connaissances relatives au sujet traité. Aussi est-il dans l’obligation de partir du
texte et de chercher par la suite les données pouvant apporter un éclairage aux idées soulevées.
Il est impératif de définir les noms propres, les termes techniques et les formules vagues.
L’étudiant doit en outre critiquer l’exactitude des faits rapportés, des idées exprimées et
d’apprécier la portée des affirmations.
M. Riadh Ben Khalifa

Les pièges à éviter lors du commentaire d’un document sont les suivants :

- la paraphrase qui consiste à répéter en des termes différents ce qu’exprime le


document
- le déversement de parties d’un livre ou d’un cours sans prendre en considération les
limites des idées exprimées dans le document.
- Les condamnations brutales, les jugements de valeur et le ton agressif qui
représentent un manquement grave aux fondements de la formation que le corps
enseignant tient à assurer.

La conclusion :

Cette partie est loin d’être une formalité. Elle doit comprendre une synthèse subtile du
commentaire, puis des éléments sur la portée du document. Il est parfois question de dénombrer
les erreurs éventuelles ou les omissions et de dire si elles sont volontaires ou liées à des
confusions. La présentation de l’utilité du document étudié pour l’historien est une pièce
importante de la conclusion.
M. Riadh Ben Khalifa

Méthodologie de la dissertation

L’introduction :

L’étudiant doit dégager une problématique qui respecte l’enjeu du sujet de base.
Problématiser un sujet consiste à articuler des questions secondaires autour d’une question
centrale qui suscite un débat. Elle ne doit pas prendre forcément la forme interrogative. Une
bonne introduction amène le sujet rapidement vers la problématique.

Le développement :

Il existe des grands types de sujets et des démarches méthodologiques différentes pour
les traiter.

• Le sujet évolutif : propose de définir des étapes de l’évolution d’un phénomène.


Il est souvent habillé de formules comme : « L’évolution de… » ; « les grandes phases de…»
; « les étapes de…» ; «… de…à… ».
• Le sujet biographique fait partie des sujets évolutifs. La vie d’un individu peut
être découpée en périodes. La biographie peut illustrer ainsi un déplacement de regard et
devient un prétexte pour restituer un moment, un contexte, une époque. Il est alors conseillé de
prendre en considération, une date clé dans la vie de la personne étudiée et de structurer
l’exposé autour de cet événement majeur. Quand il s’agit d’une biographie croisée - par
exemple « Mussolini et Franco » - on se concentre plus sur les parcours individuels que sur
l’œuvre politique de chaque personnalité dans le cadre d’une comparaison.
• Les sujets thématiques : Il s’agit à titre d’exemple de comparaisons. L’étudiant
doit mettre en évidence les ressemblances et les différences selon les thématiques soulevées et
la spécificité du sujet. L’usage de l’expression « et » n’induit pas forcément une comparaison.
Il invite également l’étudiant à établir une relation entre deux concepts, deux phénomènes,
deux espaces, etc. Par exemple, si l’étudiant se trouve face au sujet suivant « nationalisme et
panafricanisme au XXe siècle » il doit montrer que le nationalisme a alimenté le
panafricanisme et que ce dernier a été l’un des moteurs du nationalisme des pays africains.
M. Riadh Ben Khalifa

Certains sujets invitent explicitement l’étudiant à faire un bilan d’une situation. La


forme du sujet invite à réfléchir à un point T de l’histoire et à suivre les conséquences d’un
phénomène ou d’un événement marquant. Ex : « Qui a gagné la première guerre mondiale ?».
Dans le même genre, l’intitulé du sujet peut contenir les termes causes ou conséquences. Pour
le premier cas de figure, il faut être attentif à ce que l’exercice n’engage pas l’étude d’une
évolution, mais plutôt s’intéresse à ce qui produit ou occasionne un fait. Ex. « Les causes de la
Grande famine en Irlande ». Il est utile de relever les causes profondes de cette catastrophe qui
a décimé plus d’un million d’Irlandais, entre 1845 et 1852, puis d’évoquer les facteurs
conjoncturels qui ont engendré le phénomène en question. Pour le second cas, l’étudiant doit
se contenter de relever ce qui advient après un fait souligné dans l’intitulé du sujet. Ex : « Les
conséquences de la marche pour l’égalité et contre le racisme ».

Parmi les sujets classiques que les étudiants devraient maîtriser il y a : le tableau. Il
permet d’opérer des coupes transversales à un moment précis de l’histoire. La formule
proposée invite à réfléchir à une problématique qui conduit à forger un plan mettant en lumière
les faits structurels. Dans ce genre de sujet, il n’y a pratiquement pas de place aux détails
minuscules. Ex : « L’économie tunisienne au lendemain de l’indépendance ». On conseille
ainsi à l’étudiant d’organiser et de hiérarchiser ses connaissances autour d’un plan thématique
en coupes transversales.

La conclusion n’est pas un résumé du développement. Il s’agit principalement d’une


réponse à la problématique. Il est possible de lier la problématique soulevée à une autre ou de
replacer le sujet dans le processus de l’évolution de tel ou tel phénomène.

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