Cours G311 Partie1 2022
Cours G311 Partie1 2022
Module G311
Cosmologie & Géodynamique interne
(Première partie)
Première partie :
Chapitre I: Généralités
Chapitre II: La Terre dans l’univers
Chapitre III: La structure du globe terrestre
Chapitre IV: Dynamique de la lithosphère
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CHAPITRE I.
GENERALITES
1. Définition de la géologie
2. Intérêts de la géologie
1. Définition de la géologie
Le mot géologie est composé du grec ancien "gê" qui signifie Terre, et "logos" qui veut dire le
discours. C’est la science dont l’objet principal est l’étude de la Terre. La géologie se base en
premier lieu sur l'observation soit directement sur le terrain ou indirectement sur les photos
(exemple satellitaires) ou sur des échantillons au laboratoire. Elle établit des hypothèses
permettant d'expliquer l'agencement des roches et des structures les affectant afin d'en
reconstituer l'histoire. Elle intervient dans plusieurs aspects relatifs de la Terre : prospection des
mines, géorisques, l’environnement, etc. C’est la discipline majeure des Sciences de la Terre.
Le géologue est donc une personne de terrain qui étudie la Terre en surface et en profondeur.
C'est également une personne de laboratoire, qui analyse ses observations, les données recueillies
et propose de nouvelles interprétations ou théories.
La géologie est liée avec d'autres sciences, et comporte plusieurs disciplines au sein desquelles on
compte :
la géochimie qui étudie la chimie des couches superficielles de la Terre ;
la géophysique qui étudie la physique de la Terre (intégrant d’autres disciplines fondamentales
ou appliquées, profonde ou de subsurface, naturelles ou provoquées etc.);
la géodésie, qui étudie la forme et les dimensions de la Terre ;
la sismologie, qui étudie les tremblements de terre ;
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la volcanologie, qui étudie les phénomènes volcaniques ;
l'astrogéologie, qui étudie la géologie des astres ;
2. Intérêt de la géologie
http://www.gm.univ-montp2.fr/IMG/pdf/plaquette-ufg-1.pdf
L’intérêt de la géologie se fait sentir dans la prospection, l’évaluation de la qualité, l’estimation des
réserves l’impact environnemental dans plusieurs domaines:
1/ ENERGIE
* Pétrole, gaz et charbon,
* Nucléaire,
* géothermie
2/ MATIÈRES MINÉRALES
* Les métaux
* Matériaux variée : granulats, ciment, minéraux industriels, roches d’ornementation …
3/ EAU
* Inventorier et estimer les ressources en eau
* Protéger et surveiller les nappes d’eau souterraine
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primordial pour le géologue d’identifier les contraintes majeures liées à la nature des
terrains, à la structure, à la morphologie, aux évolutions actives.
- Au cours des études géotechniques, dans l’interprétation des résultats, dans leur
interpolation, pour affiner les connaissances et contrôler les hypothèses ;
- au cours des travaux, dans la réorientation éventuelle du projet pour cause de
résultats non conformes aux hypothèses de départ, ou si un incident se produit.
Prenons comme exemple d’application dans le domaine de génie civil l’hydraulique
(Barrage) :
Les barrages sollicitent de façon très complexe et complète le milieu naturel (sols,
roches, eau) sur lequel ils sont établis. La géologie est donc un facteur capital dans
l’appréciation des conditions de réalisation de ces ouvrages et le géologue doit être un
partenaire à part entière des études. Pour mieux apprécier l’ampleur de la tâche il
convient de rappeler les nombreux rapports entre l’ouvrage et le contexte géologique de
son site.
Si le rôle du géologue est essentiel au début des études de tout projet de barrage, il
n’en n’intervient pas moins à toutes les phases de l’avancement du projet et aussi en
cours de réalisation. Les études préliminaires visent à rechercher les sites convenables
pour un aménagement donné. De leur qualité dépend souvent celle des phases suivantes.
Le géologue doit déceler les avantages et les défauts « géologiques » de chacun des
sites examinés. Ceci se traduira soit par une élimination pure et simple, soit par
l’orientation des études ultérieures vers le choix d’un type d’ouvrage ou de variantes
adaptées aux conditions géologiques. L’avant-projet sommaire (APS) a pour objet le
choix du meilleur parti et une première estimation des coûts. Les levés géologiques
concernent le site et, si possible (ou nécessaire), la cuvette de retenue. Ils doivent
mettre en évidence les points délicats et s’appuyer sur des reconnaissances variées
destinées à les éclaircir pour donner au projeteur un modèle géologique et géotechnique
du site aussi proche du réel que possible. L’avant-projet détaillé (APD) finalise toute la
conception des ouvrages. Le géologue intervient alors sur des points de détail
nécessaires à une finalisation correcte du projet. Le suivi des travaux par le géologue
est indispensable. C’est à ce stade seulement que l’on a une vision complète du terrain
grâce aux excavations, aux galeries d’injection et de drainage, ainsi qu’aux très
nombreux sondages nécessités par la réalisation du voile d’étanchéité et du réseau de
drainage. Des difficultés imprévues se révèlent souvent à ce stade, auxquelles il
convient de parer rapidement pour respecter le programme des travaux.
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CHAPITRE II.
LA TERRE DANS L’UNIVERS
1. Généralités
2. Classification des étoiles & structure de l’Univers
3. Le système solaire
II-1. Généralités
Issu de Big-bang, l’univers est constitué de matière organisée sous forme de planètes d’étoiles etc.
en structures emboîtée les unes dans les autres. A grande distance il apparaît comme un
ensemble homogène et isotrope.
Face à cette immensité l’unité utilisée pour les structures est plus grande que le km :
- l’unité astronomique, notée ua, correspond à la distance Terre soleil qui est la distance
parcourue par la lumière, de vitesse 300000 km/s, pendant 8 mn.
1ua = 8 mn x 60 s x 300000 km = 1.44 108 km
- l’année lumière, notée al, est la distance parcourue par la lumière pendant une année
1al = 365.25 j x 24 h x 60 mn x 60 s x 300000 km ≈ 9.47 1012 km.
Il existe une autre unité de mesure le parsec (pc) qui vaut environ 3 1013 km
Sur le plan composition et espace occupé par ses éléments chimiques : l’Univers est formé de
78% et d’Hydrogène (1 proton + 1 électron) de 21% d’Hélium (2 proton + 2 électron) et 1% le
reste du tableau de Mendeleïev. Un calcul simple tenant compte des dimensions du proton
(diamètre 10-15m) et de l’électron (diamètre 10-18m) qui se situe à 10-10 de proton pour l’atome
d’Hydrogène, montre que la matière est essentiellement du vide (99.999%).
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Figure I-2a. Voie Lactée : vue de profil. Figure I-2b. Voie Lactée : vue de dessus.
Origine de l’Univers
L’univers est en expansion permanente, on peut imaginer en remontant le temps un
rapprochement extrême de l’ensemble des galaxies actuelles. Il faudra imaginer un milieu
formé par la réunion de toutes les galaxies donc de particules élémentaires infiniment
compactées et condensées baignant dans un rayonnement très chaud, il y a 13.7 milliards
32
d’années ( Ga) sous une température de 10 °K (température de Plank). Dans ce milieu le
comportement de la matière était régit par quatre champs fondamentaux :
* un champ d’interaction forte impliquant des forces nucléaires et agissant à l’échelle du
noyau,
* un champ électromagnétique qui régit la formation des atomes par l’implication de forces
électromagnétiques,
* un champ d’interaction faible impliquant une force nucléaire faible qui conditionne
l’interaction des noyaux et des molécules.
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* un champ gravitationnel qui est le plus faible des champs précités et agit à plus grande
échelle. Il assure la cohésion des galaxies, des étoiles et des planètes.
Dans ces conditions une fois la température de Plank franchie, se produit le Big Bang : il
s’agit d’une explosion originelle, image exprimant l’expansion de l’Univers dans les premiers
instants de son existence en une série d’étapes dont les premiers furent extrêmement brèves.
Les particules apparaissent s’associent, les premiers atomes se forment. On distingue
différentes ères :
-4
a/ L’ère hadronique (10 s)
13
La température décroît à 10 °K, la force nucléaire forte associe les quarks pour engendrer
les hadrons.
b/ L’ère leptonique (10 s)
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La température décroît à 10 °K, la force nucléaire faible agit pour former les électrons et les
noyaux.
6
c/ L’ère radioactive (10 s)
3
La température passe à 10 °K, la force électromagnétique permet la synthèse des premiers
atomes (nucléosynthèse primordiale). La matière devient neutre et découplée du rayonnement.
d/ L’ère stellaire ou galactique (1Ma à 13.7 Ga)
Sous l’action gravitaire une hiérarchisation va se créer, étoile, planètes, galaxies, amas etc.
Selon des théories alternatives se forment d’abord des nuages qui deviennent par scission des
superamas et amas de galaxies.
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Parmi les planètes du système solaire, on distingue :
*Les planètes telluriques qui sont depuis le soleil : Mercure, Venus, Terre et Mars. Elles ont
une densité variable de 3.3 à 5.5 et sont structurées en couches.
* Les planètes géantes qui sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Elles sont moins denses
que les précédentes (densité varie de 0.7 à 1.5) très riches en hydrogène et en hélium.
* Des objets de petites tailles (200 à 2600 km de diamètres) par exemple Pluton, les satellites,
les grandes des astéroïdes qui existent entre la Terre et Mars.
* Des corps de diamètre inférieur à 200 km par exemple petits satellites, la plupart des
astéroïdes, comètes météorites.
Pluton
Mercure
Venus
Neptune
Terre
Tableau II-3-1a :Distance planète – Soleil. Figure II-3-1b : Graphe représentatif du tableau II-3-1a
On s’aperçoit que plus on s’éloigne
9
Un peu de calcul
Détermination de la distance Terre – Lune : vitesse et temps de trajet d’un rayon laser
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II-3-2. Le Soleil
C’est l’étoile de notre système solaire qui est située sur l’une des bras extérieur de la Voie
Lactée à environ 30000 al du centre galactique. C’est la seul étoile que nous puissions
approcher grâce au satellite SOHO.
Caractéristiques
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- Diamètre 1.4 10 km
8
- Distance Soleil – Terre est une unité astronomique 1.44 10 km
- Densité 1.41, sa masse est 332 000 fois celle de la Terre
- Vitesse dans la galaxie : 240 km/s
- Composition : 70 % d’H2, 28% d’He et les 2% qui restent sont occupée par le reste des
atomes qui existent dans l’Univers.
6
- Température : au centre 14 10 °K et à la surface 6000 °K
- Réaction de combustion :
H2 (596 Tonnes/s) He (592 Tonnes/s) + rayon
26 -9
Il s’ensuit la production de 3.82 10 W dont seulement 5 10 arrive à la surface de la Terre.
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- La force de gravitation est de 274 m/s . Le Soleil exerce une grande force d’attraction
sur les planètes du système solaire pour les maintenir en orbite.
II-3-3. La Terre
Elle est la troisième planète du système solaire. Appelée la planète bleu elle est la seule a être
couverte aux 3/4 de liquide le plus précieux, l’eau. Ce dernier lui a permit d’abriter la vie.
Dans le système solaire, elle est située entre Venus et Mars.
Caractéristiques
6 6
- Distance au Soleil: mini 147,1 10 km (le 2 janvier) et maxi 152,1 10 km (le 5 juillet).
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- Diamètre 12756 km à l’équateur et 12704 km aux pôles. Donc si la Terre avait la taille
d'une bille ( 9 mm ) , alors le Soleil serait une grosse boule de 1m, placé à 108 m.
- Vitesse autour du Soleil : 103 000 km/h environ.
- Age 4.554 Ga.
- Possède un satellite, la lune à 380 000 km.
- La période de rotation autour de son axe de rotation est de 23h 56mn 04s 091
- Température minimum -90°C au pôle sud et la température maximum est de +70°C.
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- La pesanteur y est égale à 9.81 m/s
- Possède un champ magnétique
- Possède une atmosphère composée de 78% d’azote, 21% d’oxygène, 1% d’argon.
Il est difficile de se faire une idée de la taille relative du système solaire. Une maquette
donnerait une représentation accessible.
Si nous réduisions le Soleil à la taille d’un gros ballon de 1 mètre de diamètre, Mercure
devient une bille de 4 mm à 40 m de lui ; Vénus, une bille de 1 cm à 80 m ; la Terre une bille
de 1 cm à 110 m ( avec la Lune à 25 cm d’elle, aussi petite qu’une tête d’épingle de 2,5 mm) ;
Mars , une bille de 5 mm à 160 m ; Jupiter, une balle de 10 cm à 550 m ; Saturne, une balle de
9 cm à 1 km ; Uranus une petite balle de 4 cm à 2 km et Neptune, une balle de 4 cm à 3 km ;
enfin, Pluton, une bille de1,5 mm à 4 km . Si nous prolongeons notre regard plus loin, l’étoile
la plus prés du Soleil-ballon est à prés de 30 000 km et mesure elle aussi 1 m de diamètre.
a/ Les comètes :
Ce sont des objets composées de glaces et de poussières de forme irrégulière et taille de 1 à 40
km ayant des période de révolution variables 76 ans (comète de Hally) à 2400 ans (comète de
Hall-Bopp). Elles se chauffent par radiation solaire ce qui produit émission de quantités
importantes de gaz et formation d’une queue
- Origine = ceinture de Kuiper et/ou nuage d’Oort.
b/ Les astéroïdes
- les astéroïdes sont des corps rocheux en orbite autour du Soleil
- Ils sont petits pour être considérer comme des planètes (dimensions de qq cm à 1000 km)
- Un météroïde = un astéroïde situé sur une trajectoire de collision avec la Terre
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- Un météore = «étoile filante » un météroïde qui entre dans notre atmosphère à haute vitesse
et qui se désintègre par la friction en laissant une trace de lumière
- Une météorite = un fragment rocheux qui frappe la surface de la Terre et qui résulte de la
désintégration d’un météore lorsque ce dernier ne brûle pas complètement.
c/ Le milieu interstellaire
Il est formé essentiellement par :
- poussières = particules solides microscopiques issues des comètes et les astéroïdes
- vent solaire = C'est un flux de particules ionisées, constitué principalement de protons et
d'électrons, qui s'échappent en permanence de la couronne solaire vers les espaces
interplanétaires à une vitesse moyenne de 450 km par seconde.
- rayons cosmiques = vent solaire mélangé à des noyaux et atomes plus lourds
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CHAPITRE II.
STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE
II-1. INTRODUCTION :
Pour mieux comprendre la structure interne de la Terre, il faut d'abord étudier les processus
de formation de la Terre. A l'origine du système solaire, notre planète n'existait pas.
Au départ, il y a 4,6 milliards d’années, à la place de la Terre se trouvait une nébuleuse
planétaire, constituée de gaz et de poussières. Grâce à sa rotation autour du soleil, ces grains
de poussière se sont attirés et ont formé des corpuscules de plus en plus gros. Les corpuscules
semblables aux météorites se sont soudés (les éléments les plus lourds se sont tassés au centre,
les moins denses à la périphérie) pour former une planète primitive : c’est l’accrétion.
La Terre primitive a subi un important bombardement par des météorites contenant de
l’eau. Les chocs répétés ont libéré beaucoup d’énergie sous forme de chaleur : la température
de cette Terre toute jeune était alors supérieure à 2000° C. Cette chaleur a fait fondre
l’ensemble des constituants de la Terre et la libération d’énorme quantité de vapeur d’eau. La
Terre a grossi peu à peu, ce qui a augmenté la pression à l’intérieur et provoqué la
solidification du manteau et d’une partie du noyau. Durant les 100 premiers millions d’années
de la vie de la Terre, s’est formée une atmosphère primitive très riche en vapeur d’eau, en
dioxyde de carbone et dépourvue d’oxygène.
Il y a 4 milliards d’années, la température de l’atmosphère diminuait et devenait inférieure
à 100° C, la surface de la Terre se refroidissait et cristallisait: l’eau put alors se condenser et
quitter la phase gazeuse pour s’abattre sur le sol en déluge. Pendant des millions d’années, la
température du sol était telle que l’eau tombée se vaporisait immédiatement, remontait dans
l’atmosphère en se refroidissant, se condensait à nouveau et retombait en pluie. Puis la surface
de la Terre devint suffisamment froide, l’eau qui ruisselait sur les jeunes reliefs s’accumulait
dans les creux de la jeune croûte d’abord en mares puis en lacs et enfin en mers et océans.
L’océan était né, la vie n’avait plus qu’à s’y installer.
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Ces deux ensembles sont couverts par une mince pellicule de sédiments produits et
redistribués par les divers agents d'érosion (eau, vent, glace) et qui compte pour très peu en
volume.
La croûte terrestre est limitée à sa base par une surface appelée la discontinuité de
Mohorovicic appelée en abrégé le Moho. Cette discontinuité a été détectée pour la première
fois en Croatie en 1909 par Andrija Mohorovičić, qui lui donna son nom. Elle est mise en
évidence par une accélération brutale des ondes sismiques (voir chapitre sismologie).
b/ Manteau.
Il représente 81 % du volume de la Terre, formé de matériaux essentiellement ultrabasique
(les péridotites). Il se compose également de deux parties : un manteau supérieur et un
manteau inférieur.
a/ Le manteau supérieur se situe immédiatement en dessous de la discontinuité du Moho. Il
est formé essentiellement de péridotites (olivine, pyroxène, grenat). Il est divisé en deux
parties par une zone de faible vitesse sismique appelée LVZ (low vilocity zone). La partie
supérieure (du Moho jusqu’à l’LVZ) est appelée manteau lithosphérique qui a un
comportement cassant. La partie inférieure dite manteau asthénosphérique a un comportement
ductile. Vers 700 km de profondeur l’olivine passe sous l’effet de la pression et de la
température à la pérovskite marquante ainsi le passage au manteau inférieur.
b/ Le manteau inférieur a une forte épaisseur de 2185 km et des densités élevées allant jusqu’à
5.5 g/cm3. Il a les propriétés d’un solide élastique.
Le manteau entier est le siège de courants de convection qui transfèrent la majeure partie de
l’énergie calorifique du noyau de la Terre vers la surface (Figure II-2-2.). Ces courants
provoquent la dérive des continents mais leurs caractéristiques précises (vitesse, amplitude,
localisation) sont encore mal connues.
Le manteau est séparé du noyau par la discontinuité de Gutemberg qui a été détectée pour la
première fois en 1914par Beno Gutenberg, un sismologue allemand.
c/ Noyau
Il représente 17% du volume de la Terre mais compte pour 33% de sa masse car il concentre
les éléments les plus lourds (notamment du fer et du nickel qui se sont accumulés il y a 4.6
milliards d’années). Le noyau est divisé en deux parties :
a/ un noyau externe liquide. La température du noyau externe atteint plus de 3500 °C. En
raison de cette chaleur, les métaux qui le composent sont en fusion. Il y existe aussi de la
convection. C’est un milieu liquide conducteur en mouvement qui est à l’origine du champ
magnétique terrestre.
b/ Un noyau interne (appelé aussi la graine) solide sa température près de 6600 °C. Malgré
cette température intense, les métaux du noyau interne sont à l’état solide, puisqu’ils sont
compressés par les pressions extrêmes qui proviennent du reste de la Terre.
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Figure II-1a Coupe de la Terre Figure II-1b Détail de la figure II-1a.
Une autre subdivision de la Terre existe : La lithosphère, une couche rigide qui se compose
de la croûte et la partie supérieur du manteau supérieur (épaisseur entre 70 et 150 km). En
suite une couche plastique, l’asthénosphère dont la base est la limite inférieure du manteau
supérieur. La couche lithosphérique est composée de plaques qui se déplacent sur
l’asthénosphère (voir cours de tectonique des plaques). Le manteau inférieur est appelé aussi
mésosphère.
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II-2-2. Mise en évidence de la structure interne du Globe : Sismologie
On vient de voir que la Terre se compose donc d'un certain nombre de couches superposées,
qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité.
Comment savons-nous cela?
On utilise une sorte d'échographie de l'intérieur de la Terre basée sur l’étude des ondes
sismiques produites par les tremblements de terre. Les sismologues Mohorovicic, Gutenberg
et Lehmann ont réussi à déterminer l'état et la densité des couches par l'étude du
comportement de ces ondes sismiques. La vitesse de propagation des ondes sismiques est
fonction de l'état et de la densité de la matière. Certains types d'ondes se propagent autant
dans les liquides, les solides et les gaz, alors que d'autres types ne se propagent que dans les
solides. Ce domaine d’étude est la sismologie.
a/ Quelques définitions
* La sismologie est l’étude de la propagation des ondes sismiques à travers la Terre. Elle
s’intéresse aux problèmes des tremblements de la Terre ou séismes.
* Un séisme est une succession de secousses du sol de courte durée (quelques secondes) et de
faible amplitude (quelques fractions de millimètres)
Les séismes naturels prennent naissance dans différents endroits par différents causes parmi
lesquels on cite:
- Les séismes tectoniques dus à l’activité d’une faille préexistante ou à la naissance d’une
fissure.
- Les séismes volcaniques: ils précédent l’éruption d’un volcan et sont engendrés par le
déplacement du magma.
- Les séismes d’effondrement: naissent par l’écroulement de cavités.
- Les séismes induits : ils résultent des travaux tels que le remplissage de barrage.
* La sismique est l’étude des séismes artificiels : Ils sont provoqués par l’homme (chute de
poids lourds, utilisation d’explosifs à la surface ou en profondeur) pour crées des ondes
sismiques qui serviront à étudier la structure du sous-sol dans le domaine d’exploitation des
ressources naturelles ou d’aménagement. C’est le domaine de la sismique.
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• Alternance de zones de compression et de dilatation
• Les ondes P sont aussi appelées des ondes de compression, de dilatation ou primaires
Compression Dilatation mouvement de particules
Sens de propagation
Direction de propagation
Vue de profil
Mouvement de particules
Ondes de Rayleigh
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Elles sont Caractérisées par un mouvement elliptique des particules rétrograde et se fait
dans un plan vertical. Leur amplitude décroît exponentiellement avec la profondeur
Ondes de Love
Durant le passage de ce type d’ondes, le mouvement des particules est horizontal et
perpendiculaire à la direction de propagation. L’amplitude décroît exponentiellement avec la
profondeur.
Absence d’onde
directe S
Discontinuité du Mohorovicic
Limite asthénosphère
- mésosphère
Discontinuité de
Lehmann
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c = réflexion manteau - noyau externe (exemple : PcP). i = réflexion noyau externe - noyau
interne. p = Onde P réfléchie au niveau de la surface de la Terre proche du foyer. s = Onde S
réfléchie au niveau de la surface de la Terre proche du foyer.
Mantle = manteau
Outer Core = noyau externe
Inner Core = noyau interne
PcP
LR = Onde de Rayleigh.
LQ = Onde de love.
d. Tremblements de Terre
d1/ Origines
Les tremblements de terre sont liés aux mouvements soudains le long des failles dans la
Terre. Le modèle de détente élastique suggère que si les surfaces des failles ne glissent pas
facilement les unes sur les autres, l'énergie peut être stockée dans les roches qui subissent une
déformation élastique (comme un ressort qui est comprimé). Lorsque la faille se brise (figure
II-3-6-c) se produit un glissement, l'énergie est libérée ce qui provoque le séisme.
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La majorité des tremblements de terre se déroulent dans la partie supérieure de la Terre où
les roches sont relativement rigides et donc cassantes « Domaine cassant ». En profondeur, les
températures et les pressions sont élevées et la déformation est principalement plastique «
Domaine plastique ».
ts - tp
d
1 1
Vs Vp
* Si on connaît Vs et Vp, on calcule d par:
* Si on ne connaît ni Vs ni Vp, alors on utilise :
- Soit la table de Jefferys-Bullen.(J-B) Cette dernière donne d (en degré) si on connaît ts-tp.
- Ou bien les hodochrones des ondes P et S (ts et tp en fonction de d)
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Définition de quelques termes
La détermination de
l’épicentre nécessite
l'utilisation d'au
moins trois stations
d'enregistrement
situées en des lieux
différents et qui
enregistrent la
composante
Sismogrammes verticale des ondes
= enregistrement P et S.
sismique
Figure II-3-7a
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(Figure II-3-7b) : Hodochrone : les Courbes montrant le temps de propagation des ondes P
et S dans la Terre - ces courbes sont employées pour déterminer la position de l'épicentre.
Par exemple, si la différence entre l’arrivée des ondes P et S est de 6minutes, on peut dire que
l'épicentre est à 5000 km du sismographe (Skinner et Porter, 1995).
Le graphique détermine la distance épicentrale en km. On dessine un cercle sur une carte
en respectant l’échelle pour tracer les cercles. Ce dernier aura pour centre la station
sismographique et un rayon égal à la distance épicentrale calculée. L’épicentre est un point
parmi l’infinité de points composant le cercle. Pour réduire le nombre de solutions, il faudra
utiliser plus de stations au moins deux autres. La position de l’épicentre est l’intersection d’au
moins trois cercles (voir également la figure II-3-7c)
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Voici un exemple de trois station
En utilisant les hodochrones des
ondes P et S.
Les ts-tp sont respectivement :
S1 : (ts-tp)1=4.8 mn. On cherche cet écart
entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 1.
S2 : (ts-tp)2=t2=10.4 mn. On cherche cet
écart entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 2
S3 : (ts-tp)3=t3=6.6 mn. On cherche cet écart
entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 3
1 3 2
Carte isoséiste
Une carte isoséiste présente les zones où l’effet sismique est de même intensité. Ces zones
sont dites isoséistes ou isoséismales et les courbes qui les délimitent sont dites des courbes
isoséistes. L’ampleur des dégâts d’un séisme dépend essentiellement de l’énergie libérée par
le séisme et la profondeur du foyer. L’intensité est maximum à l’épicentre et décroît vers la
périphérie. On peut donc avoir une idée sur la localisation de l’épicentre et gérer la
construction future (donc éviter les zones sismiquement dangereuses).
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Si le terrain traversé par les ondes sismiques
était homogène alors les courbes isoséistes
seraient des cercles concentriques. Leur
complexité traduit donc l’hétérogénéité du
terrain sous-jacent. L’écartement des courbes
isoséistes donne une idée sur la profondeur du
foyer, en effet plus les courbes sont espacées
plus le foyer est profond.
La magnitude
Le concept de magnitude a été introduit par Richter en 1935. Il la définit comme le logarithme
décimal de l’amplitude maximum en micron enregistrée à la distance épicentrale de 100 km.
Cette définition a été généralisée en prenant une forme logarithmique dépendant de
l’amplitude et de la période de l’onde, de la profondeur du foyer et de la distance épicentrale
du séisme par la formule suivante:
m log A q, h a
T
m = Magnitude (sans dimension)
A = Amplitude maximum de l’onde (10-6 m)
T = Période de l’onde (sec)
q = Fonction qui dépend de la distance épicentrale () et de la profondeur du foyer (h).
a = Constante
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La magnitude peut être déterminée graphiquement, en utilisant les trois axes ci-dessous : ts-tp,
Amplitude et l’axe de la magnitude : on note l’amplitude maximum(1) et la marque sur son
axe (2), on calcule ts-tp (3) et le pointe sur son axe (4) et on joint le segment d’extrémités les
points (2) et (4) qui coupe l’axe de la magnitude en un point (5) qui serait la magnitude du
séisme en question.
II-2-3. Gravimétrie
a/ Introduction et définitions
Pour déterminer la structure interne du globe, les méthodes sismiques analysent l’énergie
traversant la Terre produite par une source naturelle (séisme) ou artificielle (explosion etc ...).
Les méthodes gravimétriques et magnétiques sont différentes dans le sens où elles utilisent
des champs de potentiels qui sont des propriétés physiques de la Terre.
On définit la gravimétrie comme une discipline de la géophysique ayant pour objectif l’étude
des variations du champ de pesanteur.
Champ de pesanteur est l’attraction de la Terre (décrite par la loi de Newton) auquelle
s’ajoute l’accélération centrifuge (due à la rotation de la Terre).
Première loi de Newton : Une masse m subit sous l’action d’une force F un déplacement
d’accélération (ou g lorsqu’il s’agit de l’accélération gravitationnelle)
F=mxg
Deuxième loi de Newton :
Deux masses m1 et m2 distantes de r s’attirent avec une force F qui a pour expression:
où G est la constante gravitationnelle.
F G.mr12.m 2
Dans la SI G=6.672 10-11 m2Kg-1s-2
L’accélération, a, de la masse m1 due à la présence de la masse m2 est:
G.m 2
a r2
27
Elle est dirigée vers m2.
De même, l’accélération de la masse m2 due à la présence de la masse m1 est:
G.m1
a
r2
b/ L’accélération gravitationnelle et Forme de la Terre
L’accélération gravitationnelle
Une masse m se trouvant à la surface de la Terre (de masse M et de rayon R), s’attire avec une
a g G.M
R2
accélération gravitationnelle a de:
L’intensité de g =9.81 m.s-2 (1Gal = 0.01 m.s-2)
Coordonnées géographiques d’un point
Un point D sur Terre est repérer par ses coordonnées. Les coordonnées géographiques d’un
point sont la latitude et la longitude. La latitude est l’angle formé par la verticale au point D et
sa projection sur le plan équatorial. La longitude est l’angle formé par le méridien d’origine
(Greenwich) et le méridien contenant le point D.
A B
D
C
E
Re - Rp
f
Re
Re 2 - Rp 2
e 28
Re
l’excentricité e, définit par:
Le sphéroïde qui ajuste le mieux la forme de la Terre a un aplatissement de 1/298.247. Son
rayon Rl est donné par la formule:
R=Re x (1-f.sin2)
Sphère
Rp
Sphéroïde
Re
Figure 3-1. Sphère & R
Sphéroïde
29
c/ Les corrections et anomalies gravimétriques :
go
c2/ La correction de plateau ou de Bouguer
C’est une opération qui tient compte du terrain entre le niveau de référence et le point de
mesure. Elle a pour expression :
gb=2.G.h.
2
est la densité du matériau (kg/m ), h est l’épaisseur du plateau qui est distance toit du
plateau -niveau de référence (m). voir schéma).
g2
•
1 h gbG.h
g1 g1=g2+gf-gb
30
c3/ Les anomalies gravimétriques :
L’anomalie gravimétrique Ag est la différence entre la gravité mesurée (ou observée) gobs et la
gravité théorique gth :
Ag = gobs - gth
gth=978031.85 (1+5.27895 10-3 sin2 + 23.462 10-6 sin4)
Anomalie à l’aire libre
Elle définit comme la différence entre g observée et g théorique corrigée de l’effet d’altitude :
Aa = (gobs - gth) + gf
Anomalie de Bouguer
Elle définit comme la différence entre g observée et g théorique corrigée des effets d’altitude
et de plateau :
Ab = Aa - gb = (gobs - gth) + gf - gb
Dans ces cas (+ gf ; - gb) la surface de mesure se trouve à une altitude supérieure à celle de
référence. Si c’est l’inverse ce sera (- gf ; et gb)
d/ L’isostasie :
d1/ Historique
Entre 1735 et 1745 Pierre Bouguer remarquait que les valeurs de g mesurées sur les
montagnes de Pérou (Andes) étaient inférieur à celles attendues. Depuis, plusieurs mesures
dans différents endroits montagneux dans le monde ont été effectuées. On a observé le même
phénomène : on s’attendait à une attraction supplémentaire des montagnes alors que les
valeurs mesurées de g étaient inférieure aux valeurs attendues. On a donc tenté d’expliquer
d’où vient le déficit de masse qui assure l’équilibre isostasique de ces montagnes.
L’explication se base sur l'hypothèse de l’existence en profondeur d’une surface de
compensation (Sc) où la pression s'exerçant normalement partout sur la surface de
compensation serait constante.
Pour cela deux hypothèses ont été avancées :
d2/ Hypothèse d’Airy
Airy considère, pour assurer l’équilibre isostasique, une densité constante dans la croûte et
c’est son épaisseur qui change. La compensation est effectuée par des racines sous les
montagnes et des antiracines sous les océans (voir figure ci-dessous et calcul)
Au niveau de la Sc la pression (x g x h est identique)
Calcul de la racine
r:
x g x D + x g x r =(h+D+r) x g x h c
c m c r
m c
* Calcul de l’antiracine a:
Surface de compensation c x g x D + m x g x r =w x g x p+c x g x (D-p-a) +m x g x (a+r)
Sc
p c w
a
m c
31
d3/ Hypothèse de Pratt
Dans cette hypothèse, la base de la croûte est horizontale et la compensation est effectuée
par la variation latérale de la densité. Cette dernière étant constante pour chaque colonne
composant la croûte.
h
p c2 x g x D =(D+h) x g x c1
D D
ρ c1 ρ c2
hD
c2 x g x D =p x w x g+(D-p) x c3 x g
Surface de compensation Sc ρ c2 D ρ w p
ρ c3
D-p
II-5. Géomagnétisme
II-5-1. Introduction
Le géomagnétisme est une branche des sciences de la Terre qui étudie le champ
magnétique terrestre (CMT), est la plus ancienne des disciplines de la géophysique.
Le CMT est mis en évidence par l'orientation de l'aiguille d'une boussole, cette dernière se
stabilise toujours en direction du Nord magnétique qui est très peu différent du Nord
géographique. Un courant électrique, s'écoulant dans un solénoïde, produit un champ
magnétique en sens inverse de celui du courant. Une roche à forte concentration de minéraux
magnétiques (exemple magnétite, hématite etc ...), crée aussi un champ magnétique à son
voisinage. Un corps soumis à l'action d'un CM, peut devenir lui même une source de CM.
Donc en présence d'un champ magnétique l'espace environnant cesse d'être isotrope et la
matière imprégnée change de propriété physique; on dit qu'elle possède une aimantation.
Boussole CMT
32
Pour obtenir les composantes cartésiennes, on projette le vecteur champ magnétique F, sur
le plan horizontal, ce qui donne la composante horizontale H. Cette dernière sera projetée à
son tour sur les axes X (dirigée vers le Nord géographique) et Y (dirigée vers le Eord
géographique) et donne respectivement les composantes Nord notée X et Est notée Y. La
projection de F sur l’axe Z (dirigé vers le bas ou le centre de la Terre) donne la composante
verticale Z (figure II-5-2).
X
X = Nord géographique
Y H
X X = Nord géographique
Z D
Y = Est F D= déclinaison
Y H m agnét ique
Mesurée en degrés:
de 0° à 360°
Ou de 0° à 180° (Est )
Z = Vert icale ( Bas) de 0° à - 180° ( Ouest )
Y = Est
H
Méridien magnétique
I Composantes cartésiennes :
X, Y et Z (Unité: Nano tesla (nT))
Z F
I=Inclinaison Composantes polaires :
magnétique D et I (unités : degrés)
Mesurée en degrés:
Z = Vert icale ( Bas) de 0° à +90° (F vers le bas)
de 0° à -90° (F vers le haut)
33
positivement de H vers le bas, de 0° à 90° et négativement de H vers le haut, de 0° à -90°
(figure II-5-2.).
a/ L'aimantation induite:
Elle apparaît dans la roche, quand cette dernière est soumise à l'action d'un champ
extérieur He (exemple celui de la Terre). Si on coupe ce champ, elle disparaît. Elle est
proportionnelle à ce champ et le rapport de proportionnalité () s'appelle la susceptibilité
magnétique:
Ji = He .
est sans dimension dans le SI.
He est en nT ou en Oe (Oersted). 1 Oe = (103/4 A/m. = 10-4 T = 105 nT
> 0 chez les matériaux dits, paramagnétiques. ( = 10-5 à 10-3 SI, l'aimantation est donc
faible et diminue si la température augmente).
< 0 chez les matériaux dits, diamagnétiques. ( < -10-5 SI, l'aimantation est en sens opposé
à He, très faible et indépendante de la température).
b/ L'aimantation rémanente:
Soit une roche, refroidissant depuis une température très élevée dans un champ He, si on
élimine ce champ une partie de l'aimantation disparaît (c'est l'aimantation induite par He) et
une partie subsiste à l'intérieur de la roche. C'est l'aimantation rémanente. Elle fossilise la
direction du champ qui lui a donné naissance. L'intensité de l'aimantation est fonction de la
nature des minéraux magnétique, leur concentration et bien d'autres paramètres.
2 2 2
J rx J ry J rz
Jr
V
V étant le volume de l’échantillon de roche, J rx , J ry et J rz les composantes de l’aimantation
définies de la mêmes façon que celles du champ magnétique (voir plus haut).
34
C'est la formule fondamentale du paléomagnétisme. Connaissant l'inclinaison I, de
l'aimantation rémanente, portée par une roche, il est possible de calculer sa latitude au
moment de l'acquisition de l'aimantation.
Voir application dans les travaux dirigés de la tectonique des plaques.
35
CHAPITRE IV
Dynamique de la lithosphère
36
b. Les preuves paléontologiques.
On retrouve, de part et d'autre de
l'Atlantique, sur les continents actuels, les
fossiles de plantes et d'animaux terrestres datant
de 240 à 260 Ma.
37
c. Traces d’anciennes glaciations
On observe, sur certaines portions des
continents actuels, des marques de
glaciation datant d'il y a 250 millions
d'années. Il est plus qu'improbable qu'il ait
pu y avoir glaciation sur des continents se
trouvant dans la zone tropicale (sud de
l'Afrique, Inde). De plus, il est anormal que
l'écoulement des glaces se fasse vers
l'intérieur d'un continent des points bas vers
les points hauts (Voir sens indiqué par les
flèches,). Cette répartition actuelle des zones
glaciées n'est donc pas cohérente.
38
Remarquer dans les régions de São Luis et
de Salvador au Brésil la présence de petits
morceaux de boucliers
Le rapprochement des deux continents (carte
ci-contre) montre qu'en fait les deux petits
morceaux des zones de São Luis et de
Salvador se rattachent respectivement aux
boucliers ouest-africain et angolais, et qu'il
y a aussi une certaine continuité dans le style
tectonique des chaînes plus récentes qui
viennent se mouler sur les boucliers. L'image
du puzzle est cohérente.
39
Hypothèse de Wegner : Dérive des continents : Il en conçut l'idée que les continents
"flottaient" sur un médium mal défini et qu'ainsi ils pouvaient dériver les uns par rapport aux
autres.
Défaut de l’hypothèse de Wegner : Le problème majeur, c'est qu'il ne proposait aucun
mécanisme pour expliquer la dérive des continents. La théorie de Wegner s’est donc bloquée
pendant 30 ans à cause de l’absence du mécanisme moteur de la dérive des continents.
1-2. Le paléomagnétisme : de nouvelles données apparaissent
Définition:
Le paléomagnétisme a pour objectif l’étude du champ magnétique ancien de la Terre (CMT).
Le paléomagnétisme repose pour l’essentiel sur la mesure des aimantations des roches.
La mesure de l’aimantation nous renseigne sur l’histoire du CMT.
Dans ce paragraphe nous allons étudier les points suivants :
- Mise en évidence du champ magnétique terrestre
- Les éléments définissant un CMT et définition de l’aimantation
- Echantillonnage et mesure de l’aimantation
- Relation fondamentale du paléomagnétisme
- Définition du paléopôle et la courbe de dérive des pôles
40
Des roche très aimantées (à forte concentration de minéraux magnétiques ; exemple :
l’hématite, la magnétite) créent aussi leur propre champ magnétique.
On peut également créer un CM en faisant écouler un courant électrique dans un solénoïde
(a,b). Un aimant crée aussi dans son entourage un CM (c) qui oriente la limaille (poudre) de
fer.
a b c
1-2-b. Les éléments définissant le CMT :
En tout point du globe, l’induction magnétique (que nous appelons dans ce cours, champ
magnétique) est un vecteur, il est défini par son module et sa direction. On distingue deux
type de composantes (figure 1-2-b):
41
Figure 1-2-b : Les éléments définissant le CMT
> 0 chez les matériaux dits, paramagnétiques. ( = 10-5 à 10-3 SI, l'aimantation est donc
faible et diminue si la température augmente).
< 0 chez les matériaux dits, diamagnétiques. ( < -10-5 SI, l'aimantation est en sens opposé
à He, très faible et indépendante de la température).
42
Tous les minéraux ferromagnétiques (exemples: magnétites, hématites, maghémite etc...)
montrent ce type d'aimantation. C'est le ferromagnétisme au sens large. Pour annuler cette
aimantation on chauffe la roche et on la laisse se refroidir en champ nul (pour qu'elle
n'acquiert pas d'aimantation). L'aimantation décroît au fur et à mesure qu'on augmente la
température (surtout et c'est le cas général, quand les grains ferromagnétiques ont des tailles
très variés). A partir d'une certaine température l'aimantation est complètement détruite, on
appelle cette température, la température de Curie (Tc). La Tc est caractéristique du minéral
ferromagnétique considéré (exemple, maghémite, Fe2O3, 350°C. La magnétite, Fe3O4,
580°C. L'hématite, Fe2O3, 675°C).
43
On peut imaginer une roche contenant de la magnétite et de l'hématite au moment de sa
formation (il y a 200 Ma). Cette roche a subi un métamorphisme de température 600°C, 100
Ma plus tard. Par les techniques de désaimantation, il est possible d'extraire la direction de
l'aimantation (D, I), il y a 100 Ma (Td < 580 °C) et celle de 200 Ma (580°C < Td<675 °C) et
calculer les latitudes de la roche pour les deux époques.
Foreuse
Découpage
24 mm
Prélèvement Orientation
Carotte
25 mm
KT_05
- Mesure de l’aimantation :
Mesure de la susceptibilité
Suivant les axes X et Y
Mesure de la susceptibilité
suivant l’axe Z
Échantillon étalon
44
Mesure de l’aimantation rémanente :
Différents appareils existent ayants différentes sensibilités et précisions. Selon si la roche est
très aimantée (spinner) ou faiblement aimantée (Squid). Il existe aussi GR6 qui est utilisé
aussi bien pour les roches très aimantées (laves) que celles faiblement aimantées (roches
sédimentaires).
-3
Faible aimantation 1 à 10 A/m Ex.
sédiments
3
Forte aimantation 1 à 10 A/m (ex. lave)
GR4 (spinner)
Ce qu’on mesure sont les composantes de l’aimantation (Jrx, Jry, Jrz) à partir desquelles on
calcule la direction de l’aimantation (déclinaison et inclinaison) et l’intensité total de(SQUID)
Cryogénique
Minisep (spinner)
X ou Jrx (A.m )
2 Déclinaison : D (°)
Y ou Jry (A.m )
2 Inclinaison : I (°)
2
Z ou Jrz (A.m ) Intensité : Jr (A/m)
Magnétomètre
2 2 2
J ry J ry M r J rx J ry J rz
tgD D tg 1
J rx
;
J rx M r Moment magnétique A.m 2
tgI
J rz
;
J
I tg 1 rz Jr
Mr
V
; V Volumem3
J rh J rh Jr Intensitéde l'aimantation rémanenteA/m
2 2
J rh J rx J ry
45
Fig. A-IV-1 : le DAG (noté M) ;
H=composante horizontale,
Z=composante verticale
F=champ total (ainsi que les autres flèches)
=la latitude
Grâce à ce modèle:
a) Il existe une relation simple entre l'inclinaison I et la latitude magnétique (égale dans le
cadre de l'hypothèse du DAG à la latitude géographique ) :
tgI = 2.tg
C'est la formule fondamentale du paléomagnétisme. Connaissant l'inclinaison I, de
l'aimantation rémanente, portée par une roche, il est possible de calculer sa latitude au
moment de l'acquisition de l'aimantation. La formule ne donne, donc, aucune information
concernant la longitude.
Exercice: Soit une coulée basaltique se trouvant à (47N, 20E). La mesure de son
aimantation rémanente a donné une inclinaison de 30˚. Déterminez la latitude
géographique du volcan au moment de son éruption.
Il existe aussi une relation entre la position du pôle géomagnétique (',') et la direction de
l'aimantation (D,I) d'un site de coordonnées géographiques (,) (Fig. A-IV-2-b1):
p=90-Arctg(1/2tgI)
' = Arcsin(sinl.cosp+cosl.sinp.cosD)
' = + Arcsin(sinp.sinD/cos') si cosp => sin'.sin
' = +180 - Arcsin(sinp.sinD/cos') si cosp < sin'.sin
Si la Déclinaison et l'inclinaison sont issues de mesures d'enregistrement instantané (de
roches qui acquièrent rapidement une aimantation. Ex. coulée de laves), alors le pôle calculé
est un pôle géomagnétique virtuel ou PGV. Si les mesures sont moyennées sur plusieurs
46
milliers ou millions d'années, alors le pôle calculé est un pôle paléomagnétique. La moyenne
de plusieurs PGV donne un pôle paléomagnétique.
= La longitude
M
Parallèle d’origine ( = 0°)
En résumé :
Ayant :
La position du site d’échantillonnage d’âge t:
(s, s)
Et
la direction de l’aimantation rémanente d’âge
t : I)
(D,
On peut calculer :
La position du pôle magnétique à l’âge t
(le paléopôle) :
(p, p)
Important:
Ainsi la connaissance de l'aimantation (D, I) d'un site d'âge t, de coordonnées géog
raphiques (,), permet de calculer les coordonnées du PGV, (','). Inversement, si on
connaît les coordonnées du pôle géomagnétique, on peut calculer la direction de l'aimantation
(D, I) dans n'importe quel site du globe. C'est la direction de référence. Si cette direction est
significativement différente de celle mesurée, on doit admettre que le site s'est déplacé. D'où
l'intérêt de la méthode en géodynamique.
Il est évident que quelque soit le site sur Terre, il existe un seul pôle Nord géomagnétique
(Fig. A-IV-2-b2). Voici quelques exemples pris des cartes de l'IGRF (1981):
47
- Oujda: =36, =0 (D=-5°, I=50°), les coordonnées du pôle géomagnétique sont:
'=83.3°, '=220.1°.
- Soit un point quelconque de coordonnées (=60°, =60°); D=15, I=74; les coordonnées
du pôle géomagnétique sont: '=82.5°, '=142.2°.
On remarque donc, que les latitudes sont très élevées et correspondent à la latitude du
pôle Nord magnétique. Dans ces cas les longitudes n'ont pas de signification.
48
En partant de l'hypothèse que le pôle
magnétique a toujours été proche du
pôle géographique (stable et unique),
on en déduit que ce sont les
continents se trouvant au dessus des
paléopôles qui ont migré : la théorie
du déplacement des continents est
confirmée. La théorie de la dérive des
continents de Wegener est
réactualisée par ces travaux. La
superposition des deux courbes de
dérives implique un seul continent :
la Pangée.
Afrique
-400 Ma -400 Ma
Amérique
De Sud -350 Ma
-350 Ma
-400 Ma Afrique
-300 Ma
-250 Ma -350 Ma
-300 Ma
-250 Ma
-300 Ma
-250 Ma
Pour considérer un seul pôle par époque (ce qui est normal car la Terre n’en possède qu’un
seul), nous sommes obligés de déplacer les continents tel que l’Amérique de Sud vient se
coller à l’Afrique.
49
2/ L’expansion des fonds océaniques
2-1. Quelques découvertes
1929 Holmes Propose que le moteur de la dérive des continents est lié à l'évacuation de la
chaleur formée par radioactivité dans la Terre et que cette évacuation se fait par
convection.
1935 le géologue japonais K. Wadatti montre qu’au voisinage des îles du Japon, les foyers
de séismes devenaient de plus en plus profonds. Mise en évidence des zones de
subduction
1949- le géologue H. Benioff montre que cette disposition particulière se retrouve en
1955 Californie puis au voisinage de toutes les fosses océaniques
1952 Heezen, Tharp & Erwing – Cartographie des fonds océaniques : mise en évidence
des dorsales
50
2-2-b. L’hypothèse de Vine & Matthews
Les écarts ou anomalies, d’amplitudes moyenne voisines de 100 nT, ont été interprétés par
Vine et Matthews (1963) comme résultant de l’ajout ou du retrait au CMTA d’un
magnétisme « fossile » issu des roches magmatiques du plancher océanique.
Leur distribution symétrique par rapport à l’axe des dorsales et leur parfaite
correspondance avec la succession des périodes et événements du CMT sont à l’origine de
l’hypothèse de l’expansion des fonds océaniques (Sea floor spreading) qui reprend l’idée
de Hess (1962) d’une dynamique en « tapis roulant » des fonds océaniques et l’étaye
largement.
Polarité normale
Polarité inverse
En résumé : Les 3 scientifiques (Marley, Vine et Matthews 1962) rapprochent les 3 données
suivantes:
• - l’interprétation des anomalies magnétiques dans les coulées
51
• - l’échelle des inversions du champ géomagnétique
• - l’hypothèse du tapis roulant de Hess
Ils concluent à l’extension des fonds océaniques à partir des dorsales par fabrication continu
du basalte avec écartement symétrique de part et d’autre de la lithosphère.
De la matière chaude arrive au niveau de la dorsale (1200 °C) qui est l’asthénosphère. Une
couche relativement froide s’enfonce au niveau des fosses (zone de subduction, Zs). Cette
couche est la lithosphère. C’est la plaque lithosphérique entière qui est mis en jeu.
52
3-2. Zone d’accrétion ou de divergence : dorsale ou ride midio - océanique
Les dorsales forment une chaine continue sur tous les océans, longue de 60000 km (figure 3-
2a). Elles sont généralement hautes de 2 à 3 km, mais, étant situées à environ 6 km de
profondeur, elles n’apparaissent pas à la surface des océans. Une seule exception de taille:
l’Islande (Figure 3-2a).
53
Au niveau du cœur de la dorsale se crée la lithosphère
océanique, on dit aussi il y’a accrétion de la lithosphère
océanique.
En s’éloignant, les deux plaques permettent la remontée de
l’asthénosphère, ce qui conduit à la formation de poches de
magma sous la dorsale.
Plus on s’éloigne de la dorsale, plus la lithosphère océanique
vieillie. Elle se recouvre petit à petit de sédiments marins,
qui peuvent atteindre des épaisseurs de plusieurs kilomètres.
Le plus ancien plancher océanique ne dépasse pas 180 Ma.
En coupe d’une marge passive à la marge passive opposée (exemple celles limitant l’océan
atlantique, figure 3-2c), on rencontre des structures caractéristiques : le plateau continental
suivi par le talus continental de pente très forte ensuite la plaine abyssal avant d’atteindre la
ride midio-océanique (figure 3-2-c).
Dorsale et rift : Au niveau de la dorsale des tensions se traduisent par des failles
d'effondrement et des fractures ouvertes, ce qui forme un fossé d'effondrement qu'on appelle
un rift océanique. Cette vallée axiale peut atteindre 1800 m de profondeur.
54
3-3a. Cas de convergence entre plaques océanique et continentale
La plaque océanique et les sédiments du
plancher océanique s'enfoncent sous la plaque
continentale. À une certaine profondeur les
conditions de température et la présence de la
déshydratation de la plaque subduite conduisent
à la fusion partiale (à + 100 km de profondeur)
en donnant ainsi naissance à un magma. Ce
dernier sera expulsé et formera une chaîne de
volcans sur les continents. Le matériel
sédimentaire qui se trouve sur les fonds
océaniques et qui se concentre au niveau de la
zone de subduction forme un prisme d'accrétion. Figure 3-3a
Exemple de la marge du Pacifique Est (figure 3-
3a)
Figure 3-4a
55
Figure 3-4b-c. Faille de San Andreas
3-5. Divers phénomènes liés aux plaques lithosphériques et à la tectonique des plaques
3-5-a. La sismicité
* Zones de subduction
À la rencontre entre deux plaques tectoniques qui convergent l'une vers l'autre, il se forme une
zone dite de subduction, où l'une des plaques passe en-dessous de l'autre. Les roches glissant
difficilement les unes par rapport aux autres, le mouvement des plaques tectoniques peut être
bloqué le long de cette zone d'interaction, pendant des périodes pouvant dépasser le millier
d'années. Ce déficit de glissement s'accumule sous forme d'énergie qui est relâchée
brutalement au cours de séismes. Ces séismes se produisent lorsque l'énergie accumulée en
raison du déficit de glissement dépasse un certain seuil (figure 3-5a1-a2). Le phénomène
s’amortis et disparait en profondeur lorsque la température devient assez élevée pour qua la
plaque perd sa rigidité. Les foyers sismiques s’alignent sur un plan qu’on appelle le plan de
Wadati Benioff dont la longueur peut atteindre 700 km (exemple la Zs des mariannes)
témoignant ainsi de la forte densité de la plaque lithosphérique plongeante face au manteau.
Séisme
Figure 3-5a1. Plaque subduite et
Figure 3-5a2. Position des foyers sismiques
emplacement des séismes.
dans une zone de subduction : ex. fosse du
Japon
56
* Failles transformates
3-5b. Le volcanisme
On distingue trois types de magmatisme : La série alcaline très riche en K2O-Na2O, la série
intermédiaire contenant des proportions intermédiaires en K2O-Na2O et SiO2 et la série
tholéitique très riche en SiO2 mais pauvre en alcalins.
La figure ci-dessous récapitule les différents types de volcanisme associé aux plaques
lithosphériques et leurs répartitions spatiales.
VCA VA
VA
VTh
57
5-3c. Les points chauds
Si une plaque lithosphérique se déplace au-dessus d'un point chaud qui est immobile et qui
fonctionne irrégulièrement, il se construit un chaînon de volcans.
Les volcans les plus vieux se situent à l'extrémité du chaînon, alors que les plus jeunes se
situent à proximité du point chaud (figure ci-dessous).
58
4. Moteur de la tectonique de plaque
Ces mouvements entraînent une distribution inégale des températures qui se traduisent en
différences de densité à l'origine des forces mécaniques. Il n'y a donc pas un "moteur" qui
serait localisé dans les zones de subduction ou sur les dorsales. C'est toute la Terre qui est
impliquée.
Les variations très rapides de densité au niveau de la lithosphère (lithosphère froide et dense
et l’asthénosphère chaude et légère), près de la surface, donnent naissance à des forces
particulièrement efficaces qui agissent directement sur les plaques de lithosphère et sont la
cause principale de leur mouvement.
On peut dire que la tectonique des plaque est régit par deux forces:
La première force, dite force de poussée aux dorsales, provient tout simplement de la pente
topographique. La lithosphère jeune et chaude est élevée. En vieillissant, elle s'alourdit et
s'enfonce. Elle a donc tendance à glisser le long de la pente des dorsales vers les bassins.
La seconde force, dite force de traction aux fosses, vient de l'instabilité gravitationnelle liée à
la présence d'une couche froide et lourde reposant sur une couche chaude.
POUSSEE
TRACTION
59