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Cours G311 Partie1 2022

Le module G311 de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah introduit les sciences de la Terre, en abordant la position de la Terre dans l'univers, sa structure interne et les phénomènes géologiques. Il couvre des sujets tels que la géologie, les disciplines associées, et l'importance de la géologie dans divers domaines comme l'énergie, les ressources en eau, et le génie civil. La seconde partie du module se concentrera sur le magmatisme et le métamorphisme.

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Cours G311 Partie1 2022

Le module G311 de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah introduit les sciences de la Terre, en abordant la position de la Terre dans l'univers, sa structure interne et les phénomènes géologiques. Il couvre des sujets tels que la géologie, les disciplines associées, et l'importance de la géologie dans divers domaines comme l'énergie, les ressources en eau, et le génie civil. La seconde partie du module se concentrera sur le magmatisme et le métamorphisme.

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Université Sidi Mohammed Ben Abdellah

Faculté des Sciences et techniques Fès Sais


Département de l’Environnement (Ex. département de Géologie)

Licence Sciences et Technique Biologie Chimie Géologie

Module G311
Cosmologie & Géodynamique interne
(Première partie)

Première partie :
Chapitre I: Généralités
Chapitre II: La Terre dans l’univers
Chapitre III: La structure du globe terrestre
Chapitre IV: Dynamique de la lithosphère

Pr. Driss EL AZZAB


Ce module est une introduction aux enseignements des sciences de la Terre et vise à fournir aux
étudiants des connaissances sur la position hiérarchique du Globe dans l’univers, sa structure et
sa composition interne et les phénomènes qui la régissent.
Dans un premier temps une introduction d’ordre général sera donnée à la géologie avec ses
différentes disciplines et son intérêt. Ensuite une description simpliste résumé dans le second
chapitre sur la hiérarchie de l’univers afin de mieux situer la Terre spatialement en insistant sur
ses spécificités. Le troisième chapitre sera consacré à la structure interne du Globe. On décrira les
différentes enveloppes qui composent la Terre avec les discontinuités. Pour cela seront utilisées
les méthodes d’investigation indirectes telles que principalement la sismologie mais aussi la
gravimétrie et le géomagnétisme. On échelonne dans le quatrième chapitre avec le
développement des idées et conceptions sur les déformations et mouvements qui affectent la
croûte terrestre en présentant la dérive des continents de Wegener et la théorie de la tectonique
des plaques.

La seconde moitiée du module où il y aura un autre support de cours, sera consacré au


magmatisme, au métamorphisme et les phénomènes qui leurs sont associés.

2
CHAPITRE I.

GENERALITES
1. Définition de la géologie
2. Intérêts de la géologie

1. Définition de la géologie
Le mot géologie est composé du grec ancien "gê" qui signifie Terre, et "logos" qui veut dire le
discours. C’est la science dont l’objet principal est l’étude de la Terre. La géologie se base en
premier lieu sur l'observation soit directement sur le terrain ou indirectement sur les photos
(exemple satellitaires) ou sur des échantillons au laboratoire. Elle établit des hypothèses
permettant d'expliquer l'agencement des roches et des structures les affectant afin d'en
reconstituer l'histoire. Elle intervient dans plusieurs aspects relatifs de la Terre : prospection des
mines, géorisques, l’environnement, etc. C’est la discipline majeure des Sciences de la Terre.

Le géologue est donc une personne de terrain qui étudie la Terre en surface et en profondeur.
C'est également une personne de laboratoire, qui analyse ses observations, les données recueillies
et propose de nouvelles interprétations ou théories.

Les disciplines majeures de la géologie sont :


 la minéralogie, qui étudie les minéraux ;
 la paléontologie, qui étudie les restes fossilisés (fossiles) ;
 la pétrologie, qui étudie les roches ;
 la sédimentologie qui étudie les roches et les formations sédimentaires ;
 géologie structurale qui étudie les déformations subies par les roches.
 tectonique qui étudie l’histoire des mouvements qui ont formé une région.
 la géomorphologie, qui étudie les formes du relief terrestre ;
 la métallogénie, qui étudie les gisements métallifères ;
 l'hydrogéologie, une branche de la géologie appliquée à la prospection, étude, exploitation et
planification des ressources en eaux souterraines;
 La géodynamique interne s’intéresse aux processus internes de la planète ainsi qu’à leurs
répercussions mécaniques en surface.
 La géodynamique externe étudie l'évolution dynamique de la surface de la planète.
 La Cosmologie est l'étude de la structure, l'histoire et l'évolution de l’univers.

La géologie est liée avec d'autres sciences, et comporte plusieurs disciplines au sein desquelles on
compte :
 la géochimie qui étudie la chimie des couches superficielles de la Terre ;
 la géophysique qui étudie la physique de la Terre (intégrant d’autres disciplines fondamentales
ou appliquées, profonde ou de subsurface, naturelles ou provoquées etc.);
 la géodésie, qui étudie la forme et les dimensions de la Terre ;
 la sismologie, qui étudie les tremblements de terre ;

3
 la volcanologie, qui étudie les phénomènes volcaniques ;
 l'astrogéologie, qui étudie la géologie des astres ;

2. Intérêt de la géologie
http://www.gm.univ-montp2.fr/IMG/pdf/plaquette-ufg-1.pdf

L’intérêt de la géologie se fait sentir dans la prospection, l’évaluation de la qualité, l’estimation des
réserves l’impact environnemental dans plusieurs domaines:

1/ ENERGIE
* Pétrole, gaz et charbon,
* Nucléaire,
* géothermie

2/ MATIÈRES MINÉRALES
* Les métaux
* Matériaux variée : granulats, ciment, minéraux industriels, roches d’ornementation …

3/ EAU
* Inventorier et estimer les ressources en eau
* Protéger et surveiller les nappes d’eau souterraine

La géologie intervient aussi dans :


- AMÉNAGEMENT
* Evaluer les risques naturels
* Mener des études géotechniques en surface ou en souterrain
- ENVIRONNEMENT
* La gestion des déchets : conception des sites de stokage
* La réhabilitation des sites pollués
* Environnement et patrimoine : géoparcs

Autres intérêts de la géologie (pour lecture)

Intérêt de la géologie dans le domaine de génie civil


Dans tout projet de génie civil, le géologue intervient, en concertation avec le maître
d’œuvre et en liaison avec les différents spécialistes (ingénieur de structures, en
technique routière, mécanicien des roches ou des sols, paysagiste, etc.), à plusieurs
étapes :
- à l’amont des études, dans le choix des sites en fonction des impératifs techniques liés
à la topographie ou à des contraintes lithologiques, structurales ou environnementales ou
économiques, et dans la définition des reconnaissances à effectuer. A ce niveau, il est

4
primordial pour le géologue d’identifier les contraintes majeures liées à la nature des
terrains, à la structure, à la morphologie, aux évolutions actives.
- Au cours des études géotechniques, dans l’interprétation des résultats, dans leur
interpolation, pour affiner les connaissances et contrôler les hypothèses ;
- au cours des travaux, dans la réorientation éventuelle du projet pour cause de
résultats non conformes aux hypothèses de départ, ou si un incident se produit.
Prenons comme exemple d’application dans le domaine de génie civil l’hydraulique
(Barrage) :
Les barrages sollicitent de façon très complexe et complète le milieu naturel (sols,
roches, eau) sur lequel ils sont établis. La géologie est donc un facteur capital dans
l’appréciation des conditions de réalisation de ces ouvrages et le géologue doit être un
partenaire à part entière des études. Pour mieux apprécier l’ampleur de la tâche il
convient de rappeler les nombreux rapports entre l’ouvrage et le contexte géologique de
son site.
Si le rôle du géologue est essentiel au début des études de tout projet de barrage, il
n’en n’intervient pas moins à toutes les phases de l’avancement du projet et aussi en
cours de réalisation. Les études préliminaires visent à rechercher les sites convenables
pour un aménagement donné. De leur qualité dépend souvent celle des phases suivantes.
Le géologue doit déceler les avantages et les défauts « géologiques » de chacun des
sites examinés. Ceci se traduira soit par une élimination pure et simple, soit par
l’orientation des études ultérieures vers le choix d’un type d’ouvrage ou de variantes
adaptées aux conditions géologiques. L’avant-projet sommaire (APS) a pour objet le
choix du meilleur parti et une première estimation des coûts. Les levés géologiques
concernent le site et, si possible (ou nécessaire), la cuvette de retenue. Ils doivent
mettre en évidence les points délicats et s’appuyer sur des reconnaissances variées
destinées à les éclaircir pour donner au projeteur un modèle géologique et géotechnique
du site aussi proche du réel que possible. L’avant-projet détaillé (APD) finalise toute la
conception des ouvrages. Le géologue intervient alors sur des points de détail
nécessaires à une finalisation correcte du projet. Le suivi des travaux par le géologue
est indispensable. C’est à ce stade seulement que l’on a une vision complète du terrain
grâce aux excavations, aux galeries d’injection et de drainage, ainsi qu’aux très
nombreux sondages nécessités par la réalisation du voile d’étanchéité et du réseau de
drainage. Des difficultés imprévues se révèlent souvent à ce stade, auxquelles il
convient de parer rapidement pour respecter le programme des travaux.

5
CHAPITRE II.
LA TERRE DANS L’UNIVERS

1. Généralités
2. Classification des étoiles & structure de l’Univers
3. Le système solaire

II-1. Généralités

Issu de Big-bang, l’univers est constitué de matière organisée sous forme de planètes d’étoiles etc.
en structures emboîtée les unes dans les autres. A grande distance il apparaît comme un
ensemble homogène et isotrope.
Face à cette immensité l’unité utilisée pour les structures est plus grande que le km :
- l’unité astronomique, notée ua, correspond à la distance Terre soleil qui est la distance
parcourue par la lumière, de vitesse 300000 km/s, pendant 8 mn.
1ua = 8 mn x 60 s x 300000 km = 1.44 108 km
- l’année lumière, notée al, est la distance parcourue par la lumière pendant une année
1al = 365.25 j x 24 h x 60 mn x 60 s x 300000 km ≈ 9.47 1012 km.
Il existe une autre unité de mesure le parsec (pc) qui vaut environ 3 1013 km

Sur le plan composition et espace occupé par ses éléments chimiques : l’Univers est formé de
78% et d’Hydrogène (1 proton + 1 électron) de 21% d’Hélium (2 proton + 2 électron) et 1% le
reste du tableau de Mendeleïev. Un calcul simple tenant compte des dimensions du proton
(diamètre 10-15m) et de l’électron (diamètre 10-18m) qui se situe à 10-10 de proton pour l’atome
d’Hydrogène, montre que la matière est essentiellement du vide (99.999%).

II-2. Structure de l’Univers


L’univers présente des structures à tous les niveaux emboîtées les unes dans les autres. On y
distingue:
a/ Satellites autour des planètes
Exemple lune autour de la Terre. Elle se positionne à 400 000 km.
b/ Planètes ou autres objets autour des étoiles.
Exemple : le système solaire composé de neuf planètes plus la ceinture d’astéroïdes qui
gravitent autour du Soleil. Il existent d’autres objet comme les commettes, nuage d’Oort etc.
9
Pluton qui est la "planète" du système solaire la plus lointaine du Soleil, est à 6 10 km.
c/ Etoiles groupées en galaxie
Exemple : la Voie Lactée (figures I-2a & I-2b) contient quelques centaines de milliards
d’étoiles. Son diamètre est de 100 000 al et le soleil se trouve à 30000 al par rapport au centre
galactique.

6
Figure I-2a. Voie Lactée : vue de profil. Figure I-2b. Voie Lactée : vue de dessus.

c/ Des galaxies groupés en amas galactique


Il existe un millier de galaxies dans un amas galactique. Celle contenant la Voie Lactée
6
s’appelle l’amas local. Il a un diamètre de 5 10 al.
d/ Les amas galactiques sont groupés en superamas
8
Des centaines d’amas forment un superamas. Son diamètre est d’environ 10 al.
e/ L’univers
Un ensemble de super – amas donne un hyper amas qui est la plus grande structure. Son
9
diamètre est d’environ 10 al. Au-delà d’un milliard d’années-lumière, l’univers apparaît
comme un gaz isotrope (nombre et disposition identique dans toutes les régions) et homogène
(densité constante).
Remarques :
* Il existe aussi la matière noire qui représente la part la plus importante de la masse de
l’Univers.
* Les constituants de l’univers sont en perpétuel mouvement dans le noir, le phénomène
du jour n’existe qu’à proximité de la Terre par réflexion des rayons solaires sur les molécules
de l’atmosphère.

Origine de l’Univers
L’univers est en expansion permanente, on peut imaginer en remontant le temps un
rapprochement extrême de l’ensemble des galaxies actuelles. Il faudra imaginer un milieu
formé par la réunion de toutes les galaxies donc de particules élémentaires infiniment
compactées et condensées baignant dans un rayonnement très chaud, il y a 13.7 milliards
32
d’années ( Ga) sous une température de 10 °K (température de Plank). Dans ce milieu le
comportement de la matière était régit par quatre champs fondamentaux :
* un champ d’interaction forte impliquant des forces nucléaires et agissant à l’échelle du
noyau,
* un champ électromagnétique qui régit la formation des atomes par l’implication de forces
électromagnétiques,
* un champ d’interaction faible impliquant une force nucléaire faible qui conditionne
l’interaction des noyaux et des molécules.

7
* un champ gravitationnel qui est le plus faible des champs précités et agit à plus grande
échelle. Il assure la cohésion des galaxies, des étoiles et des planètes.
Dans ces conditions une fois la température de Plank franchie, se produit le Big Bang : il
s’agit d’une explosion originelle, image exprimant l’expansion de l’Univers dans les premiers
instants de son existence en une série d’étapes dont les premiers furent extrêmement brèves.
Les particules apparaissent s’associent, les premiers atomes se forment. On distingue
différentes ères :
-4
a/ L’ère hadronique (10 s)
13
La température décroît à 10 °K, la force nucléaire forte associe les quarks pour engendrer
les hadrons.
b/ L’ère leptonique (10 s)
9
La température décroît à 10 °K, la force nucléaire faible agit pour former les électrons et les
noyaux.
6
c/ L’ère radioactive (10 s)
3
La température passe à 10 °K, la force électromagnétique permet la synthèse des premiers
atomes (nucléosynthèse primordiale). La matière devient neutre et découplée du rayonnement.
d/ L’ère stellaire ou galactique (1Ma à 13.7 Ga)
Sous l’action gravitaire une hiérarchisation va se créer, étoile, planètes, galaxies, amas etc.
Selon des théories alternatives se forment d’abord des nuages qui deviennent par scission des
superamas et amas de galaxies.

II-3. Système solaire


II-3-1. Composition du système solaire
Le système solaire est composé d’une étoile le Soleil et neuf planètes, de la ceinture
d’astéroïdes et d’autres éléments de taille plus petits. Ces planètes gravitent autour du Soleil
suivant des orbites circulaire. A l’exception de Mercure et du Pluton, les orbites des autres
planètes définissent un disque, le plan écliptique, perpendiculaire à l’axe de rotation du Soleil
(figure I-4a et I-4b).

8
Parmi les planètes du système solaire, on distingue :
*Les planètes telluriques qui sont depuis le soleil : Mercure, Venus, Terre et Mars. Elles ont
une densité variable de 3.3 à 5.5 et sont structurées en couches.
* Les planètes géantes qui sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Elles sont moins denses
que les précédentes (densité varie de 0.7 à 1.5) très riches en hydrogène et en hélium.
* Des objets de petites tailles (200 à 2600 km de diamètres) par exemple Pluton, les satellites,
les grandes des astéroïdes qui existent entre la Terre et Mars.
* Des corps de diamètre inférieur à 200 km par exemple petits satellites, la plupart des
astéroïdes, comètes météorites.

Pluton
Mercure

Venus
Neptune
Terre

Mars Figure I-4b. Schéma du système solaire


Position des planètes Jupiter
Saturne Uranus
Y’a-t-il une logique dans la position des planètes ?
Le tableau ci-dessous représente la distance des différentes planètes composant le système
solaire par rapport au soleil (tableau II-3-1a) et une représentation graphique du tableau
(figure II-3-1b)..
Distance moyenne
6
en 10 (km)
Soleil 0
Mercure 57,90
Venus 108,21
Terre 149,6
Mars 227,90
Jupiter 778,34
Sature 1 427
Uranus 2 869
Neptune 4 490

Tableau II-3-1a :Distance planète – Soleil. Figure II-3-1b : Graphe représentatif du tableau II-3-1a
On s’aperçoit que plus on s’éloigne

9
Un peu de calcul

Calcul du rayon orbital d’une planète du système solaire :


Troisième loi de Kepler (1619) :
2 3
T1 A1
2
 3
T2 A2
Avec T1 et T2 les périodes de révolution des planètes 1 et 2 autour du Soleil; et A1 et A2 les
rayons orbitaux des planètes 1 et 2 autour du Soleil.
Si l’on prend la planète Terre comme exemple : T=365.25 j et A=1ua, on peut calculer soit la
période de révolution d’une planète quelconque du système solaire étant données son rayon
orbital ou calculer son rayon orbital étant donnée sa période de révolution.

Calcul de la période de révolution au tour du Soleil


2 D3
T
R gs
Avec :
T : période de révolution d’une planète autour du Soleil, en secondes.
R : rayon du Soleil en mètres
D : rayon de l’orbite de la planète en mètres.
gS: gravitation à la surface du Soleil.
Plusieurs façons existent pour calculer les distances dans l’Univers :

Détermination de la distance Terre – Lune : vitesse et temps de trajet d’un rayon laser

10
II-3-2. Le Soleil
C’est l’étoile de notre système solaire qui est située sur l’une des bras extérieur de la Voie
Lactée à environ 30000 al du centre galactique. C’est la seul étoile que nous puissions
approcher grâce au satellite SOHO.
Caractéristiques
6
- Diamètre 1.4 10 km
8
- Distance Soleil – Terre est une unité astronomique 1.44 10 km
- Densité 1.41, sa masse est 332 000 fois celle de la Terre
- Vitesse dans la galaxie : 240 km/s
- Composition : 70 % d’H2, 28% d’He et les 2% qui restent sont occupée par le reste des
atomes qui existent dans l’Univers.
6
- Température : au centre 14 10 °K et à la surface 6000 °K
- Réaction de combustion :
H2 (596 Tonnes/s) He (592 Tonnes/s) + rayon 
26 -9
Il s’ensuit la production de 3.82 10 W dont seulement 5 10 arrive à la surface de la Terre.
2
- La force de gravitation est de 274 m/s . Le Soleil exerce une grande force d’attraction
sur les planètes du système solaire pour les maintenir en orbite.

Figure I-4-1. Eruption solaire

Occasionnellement des éruptions s’observent à la surface du Soleil témoignant ainsi de son


activité. Alors qu’un vent solaire (proton et électrons) est envoyé en permanence à une
vitesse de 750 km/s qui entre en choc avec le champ magnétique terrestre mais qui arrive à
pénétrer dans les « trous coronaux » au niveau des pôles.

II-3-3. La Terre
Elle est la troisième planète du système solaire. Appelée la planète bleu elle est la seule a être
couverte aux 3/4 de liquide le plus précieux, l’eau. Ce dernier lui a permit d’abriter la vie.
Dans le système solaire, elle est située entre Venus et Mars.
Caractéristiques
6 6
- Distance au Soleil: mini 147,1 10 km (le 2 janvier) et maxi 152,1 10 km (le 5 juillet).

11
- Diamètre 12756 km à l’équateur et 12704 km aux pôles. Donc si la Terre avait la taille
d'une bille ( 9 mm ) , alors le Soleil serait une grosse boule de 1m, placé à 108 m.
- Vitesse autour du Soleil : 103 000 km/h environ.
- Age 4.554 Ga.
- Possède un satellite, la lune à 380 000 km.
- La période de rotation autour de son axe de rotation est de 23h 56mn 04s 091
- Température minimum -90°C au pôle sud et la température maximum est de +70°C.
2
- La pesanteur y est égale à 9.81 m/s
- Possède un champ magnétique
- Possède une atmosphère composée de 78% d’azote, 21% d’oxygène, 1% d’argon.

L’atmosphère permet de régulariser la température en minimisant son écart entre le jour et la


nuit. Composée de plusieurs couches qu’on distingue par leur température. La troposphère
(3/4 de la masse de l’atmosphère) est la couche où se produit les phénomènes
météorologiques, en particulier la pluie, les nuages, la neige. L’atmosphère contient une fine
couche d’ozone vers 25 km d’altitude qui joue le rôle d’écran contre les rayons ultraviolets
qui détruisent la matière organique. Elle permet également le phénomène du jour, par la
réflexion des rayons solaire. L’atmosphère est maintenue près de la Terre par la gravité.

* Taille du système solaire

Il est difficile de se faire une idée de la taille relative du système solaire. Une maquette
donnerait une représentation accessible.
Si nous réduisions le Soleil à la taille d’un gros ballon de 1 mètre de diamètre, Mercure
devient une bille de 4 mm à 40 m de lui ; Vénus, une bille de 1 cm à 80 m ; la Terre une bille
de 1 cm à 110 m ( avec la Lune à 25 cm d’elle, aussi petite qu’une tête d’épingle de 2,5 mm) ;
Mars , une bille de 5 mm à 160 m ; Jupiter, une balle de 10 cm à 550 m ; Saturne, une balle de
9 cm à 1 km ; Uranus une petite balle de 4 cm à 2 km et Neptune, une balle de 4 cm à 3 km ;
enfin, Pluton, une bille de1,5 mm à 4 km . Si nous prolongeons notre regard plus loin, l’étoile
la plus prés du Soleil-ballon est à prés de 30 000 km et mesure elle aussi 1 m de diamètre.

II-3-4. Autres éléments du système solaire

a/ Les comètes :
Ce sont des objets composées de glaces et de poussières de forme irrégulière et taille de 1 à 40
km ayant des période de révolution variables 76 ans (comète de Hally) à 2400 ans (comète de
Hall-Bopp). Elles se chauffent par radiation solaire ce qui produit émission de quantités
importantes de gaz et formation d’une queue
- Origine = ceinture de Kuiper et/ou nuage d’Oort.
b/ Les astéroïdes
- les astéroïdes sont des corps rocheux en orbite autour du Soleil
- Ils sont petits pour être considérer comme des planètes (dimensions de qq cm à 1000 km)
- Un météroïde = un astéroïde situé sur une trajectoire de collision avec la Terre

12
- Un météore = «étoile filante » un météroïde qui entre dans notre atmosphère à haute vitesse
et qui se désintègre par la friction en laissant une trace de lumière
- Une météorite = un fragment rocheux qui frappe la surface de la Terre et qui résulte de la
désintégration d’un météore lorsque ce dernier ne brûle pas complètement.
c/ Le milieu interstellaire
Il est formé essentiellement par :
- poussières = particules solides microscopiques issues des comètes et les astéroïdes
- vent solaire = C'est un flux de particules ionisées, constitué principalement de protons et
d'électrons, qui s'échappent en permanence de la couronne solaire vers les espaces
interplanétaires à une vitesse moyenne de 450 km par seconde.
- rayons cosmiques = vent solaire mélangé à des noyaux et atomes plus lourds

13
CHAPITRE II.
STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE

II-1. INTRODUCTION :

Pour mieux comprendre la structure interne de la Terre, il faut d'abord étudier les processus
de formation de la Terre. A l'origine du système solaire, notre planète n'existait pas.
Au départ, il y a 4,6 milliards d’années, à la place de la Terre se trouvait une nébuleuse
planétaire, constituée de gaz et de poussières. Grâce à sa rotation autour du soleil, ces grains
de poussière se sont attirés et ont formé des corpuscules de plus en plus gros. Les corpuscules
semblables aux météorites se sont soudés (les éléments les plus lourds se sont tassés au centre,
les moins denses à la périphérie) pour former une planète primitive : c’est l’accrétion.
La Terre primitive a subi un important bombardement par des météorites contenant de
l’eau. Les chocs répétés ont libéré beaucoup d’énergie sous forme de chaleur : la température
de cette Terre toute jeune était alors supérieure à 2000° C. Cette chaleur a fait fondre
l’ensemble des constituants de la Terre et la libération d’énorme quantité de vapeur d’eau. La
Terre a grossi peu à peu, ce qui a augmenté la pression à l’intérieur et provoqué la
solidification du manteau et d’une partie du noyau. Durant les 100 premiers millions d’années
de la vie de la Terre, s’est formée une atmosphère primitive très riche en vapeur d’eau, en
dioxyde de carbone et dépourvue d’oxygène.
Il y a 4 milliards d’années, la température de l’atmosphère diminuait et devenait inférieure
à 100° C, la surface de la Terre se refroidissait et cristallisait: l’eau put alors se condenser et
quitter la phase gazeuse pour s’abattre sur le sol en déluge. Pendant des millions d’années, la
température du sol était telle que l’eau tombée se vaporisait immédiatement, remontait dans
l’atmosphère en se refroidissant, se condensait à nouveau et retombait en pluie. Puis la surface
de la Terre devint suffisamment froide, l’eau qui ruisselait sur les jeunes reliefs s’accumulait
dans les creux de la jeune croûte d’abord en mares puis en lacs et enfin en mers et océans.
L’océan était né, la vie n’avait plus qu’à s’y installer.

II-2. STRUCTURE INTERNE

II-2-1. Les différentes enveloppes de la Terre et leurs caractéristiques


La Terre est composée de plusieurs couches qui s’emboîtent les unes à l’intérieure des autres,
dont les principales sont la croûte terrestre, le manteau et le noyau.

a/. Croûte terrestre


La croûte ou écorce terrestre se compose d’une croûte continentale et une croûte océanique.
Elle représente 2% du volume de la Terre.
- La croûte continentale solide essentiellement granitique. Elle a une densité 2,7 à 3 g/cm3 et a
une épaisseur qui varie de (de 30 km à 65 km sous les massifs montagneux). Elle était
anciennement appelée SIAL (silicium + aluminium).
- La croûte océanique est essentiellement composée de roches basaltiques. Elle est
relativement fine (de 5 à 15 km) mais plus dense (3,2 g/cm3). Elle est également appelée
SIMA (silicium + magnésium).

14
Ces deux ensembles sont couverts par une mince pellicule de sédiments produits et
redistribués par les divers agents d'érosion (eau, vent, glace) et qui compte pour très peu en
volume.
La croûte terrestre est limitée à sa base par une surface appelée la discontinuité de
Mohorovicic appelée en abrégé le Moho. Cette discontinuité a été détectée pour la première
fois en Croatie en 1909 par Andrija Mohorovičić, qui lui donna son nom. Elle est mise en
évidence par une accélération brutale des ondes sismiques (voir chapitre sismologie).

b/ Manteau.
Il représente 81 % du volume de la Terre, formé de matériaux essentiellement ultrabasique
(les péridotites). Il se compose également de deux parties : un manteau supérieur et un
manteau inférieur.
a/ Le manteau supérieur se situe immédiatement en dessous de la discontinuité du Moho. Il
est formé essentiellement de péridotites (olivine, pyroxène, grenat). Il est divisé en deux
parties par une zone de faible vitesse sismique appelée LVZ (low vilocity zone). La partie
supérieure (du Moho jusqu’à l’LVZ) est appelée manteau lithosphérique qui a un
comportement cassant. La partie inférieure dite manteau asthénosphérique a un comportement
ductile. Vers 700 km de profondeur l’olivine passe sous l’effet de la pression et de la
température à la pérovskite marquante ainsi le passage au manteau inférieur.
b/ Le manteau inférieur a une forte épaisseur de 2185 km et des densités élevées allant jusqu’à
5.5 g/cm3. Il a les propriétés d’un solide élastique.
Le manteau entier est le siège de courants de convection qui transfèrent la majeure partie de
l’énergie calorifique du noyau de la Terre vers la surface (Figure II-2-2.). Ces courants
provoquent la dérive des continents mais leurs caractéristiques précises (vitesse, amplitude,
localisation) sont encore mal connues.
Le manteau est séparé du noyau par la discontinuité de Gutemberg qui a été détectée pour la
première fois en 1914par Beno Gutenberg, un sismologue allemand.

c/ Noyau
Il représente 17% du volume de la Terre mais compte pour 33% de sa masse car il concentre
les éléments les plus lourds (notamment du fer et du nickel qui se sont accumulés il y a 4.6
milliards d’années). Le noyau est divisé en deux parties :
a/ un noyau externe liquide. La température du noyau externe atteint plus de 3500 °C. En
raison de cette chaleur, les métaux qui le composent sont en fusion. Il y existe aussi de la
convection. C’est un milieu liquide conducteur en mouvement qui est à l’origine du champ
magnétique terrestre.
b/ Un noyau interne (appelé aussi la graine) solide sa température près de 6600 °C. Malgré
cette température intense, les métaux du noyau interne sont à l’état solide, puisqu’ils sont
compressés par les pressions extrêmes qui proviennent du reste de la Terre.

15
Figure II-1a Coupe de la Terre Figure II-1b Détail de la figure II-1a.

Autres subdivisions de la Terre

Une autre subdivision de la Terre existe : La lithosphère, une couche rigide qui se compose
de la croûte et la partie supérieur du manteau supérieur (épaisseur entre 70 et 150 km). En
suite une couche plastique, l’asthénosphère dont la base est la limite inférieure du manteau
supérieur. La couche lithosphérique est composée de plaques qui se déplacent sur
l’asthénosphère (voir cours de tectonique des plaques). Le manteau inférieur est appelé aussi
mésosphère.

Figure II-2-2b : figure résumant la composition chimique des enveloppes de la Terre

16
II-2-2. Mise en évidence de la structure interne du Globe : Sismologie

On vient de voir que la Terre se compose donc d'un certain nombre de couches superposées,
qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité.
Comment savons-nous cela?
On utilise une sorte d'échographie de l'intérieur de la Terre basée sur l’étude des ondes
sismiques produites par les tremblements de terre. Les sismologues Mohorovicic, Gutenberg
et Lehmann ont réussi à déterminer l'état et la densité des couches par l'étude du
comportement de ces ondes sismiques. La vitesse de propagation des ondes sismiques est
fonction de l'état et de la densité de la matière. Certains types d'ondes se propagent autant
dans les liquides, les solides et les gaz, alors que d'autres types ne se propagent que dans les
solides. Ce domaine d’étude est la sismologie.

a/ Quelques définitions
* La sismologie est l’étude de la propagation des ondes sismiques à travers la Terre. Elle
s’intéresse aux problèmes des tremblements de la Terre ou séismes.
* Un séisme est une succession de secousses du sol de courte durée (quelques secondes) et de
faible amplitude (quelques fractions de millimètres)
Les séismes naturels prennent naissance dans différents endroits par différents causes parmi
lesquels on cite:
- Les séismes tectoniques dus à l’activité d’une faille préexistante ou à la naissance d’une
fissure.
- Les séismes volcaniques: ils précédent l’éruption d’un volcan et sont engendrés par le
déplacement du magma.
- Les séismes d’effondrement: naissent par l’écroulement de cavités.
- Les séismes induits : ils résultent des travaux tels que le remplissage de barrage.
* La sismique est l’étude des séismes artificiels : Ils sont provoqués par l’homme (chute de
poids lourds, utilisation d’explosifs à la surface ou en profondeur) pour crées des ondes
sismiques qui serviront à étudier la structure du sous-sol dans le domaine d’exploitation des
ressources naturelles ou d’aménagement. C’est le domaine de la sismique.

b/ Les ondes sismiques : différents types et caractéristiques


Une onde est mise en évidence par le déplacement de particules. Ils existent deux grands
domaines de propagations des ondes: les ondes de volume et les ondes de surface. Les ondes
de volume se propagent à l'intérieur de la terre et qui peuvent être enregistrées en plusieurs
points du globe. On y reconnaît deux grands types: les ondes de cisaillement ou ondes S, et les
ondes de compression ou ondes P. Les ondes de surface se propagent à la surface du globe,
dans la croûte terrestre, ce sont celles qui causent tous ces dommages associés aux
tremblements de terre.

Les ondes de volumes


a1/ Les ondes P qui sont caractérisées par :
• Les particules se déplacent dans le sens de la propagation de l’onde

17
• Alternance de zones de compression et de dilatation
• Les ondes P sont aussi appelées des ondes de compression, de dilatation ou primaires
Compression Dilatation mouvement de particules

Sens de propagation

La vitesse de déplacement est donnée par:


λ  2μ E(1  σ)
vP  α  
ρ ρ(1  2σ )(1  σ)
 et  sont les paramètres de Lamé,  étant la densité.
E = module d’Young (=contrainte/déformation). La contrainte est une force par unité de
surface.  = Coefficient de Poisson

a2/ Les ondes S qui sont caractérisées par :


• Les particules se déplacent perpendiculairement au sens de la propagation de l’onde.
• Les ondes S sont aussi appelées des ondes de cisaillement, rotationnelles ou secondaires
(arrivent après les ondes P).

Direction de propagation
Vue de profil

Mouvement de particules

• La vitesse de déplacement est donnée par:


μ E
vS  β  
ρ ρ2(1  σ)
Dans les liquides =0 et donc =0, les ondes S ne traversent pas les liquides
Pour la plupart des roches consolidées, le rapport =1.5 – 2.0, 

Les ondes de surface

Ondes de Rayleigh

18
Elles sont Caractérisées par un mouvement elliptique des particules rétrograde et se fait
dans un plan vertical. Leur amplitude décroît exponentiellement avec la profondeur

Ondes de Love
Durant le passage de ce type d’ondes, le mouvement des particules est horizontal et
perpendiculaire à la direction de propagation. L’amplitude décroît exponentiellement avec la
profondeur.

Onde de Rayleigh Onde de love

II-3-3/ Comportement des ondes sismiques à l’intérieur de la Terre

a/ mise en évidence du noyau terrestre

Imaginons un séisme qui se déclenche au pôle Nord. Le point de déclanchement du séisme


s’appelle le foyer ou épocentre. La propagation des rayons sismiques obéit à celle des rayons
optiques : ils se réfléchissent et/ou se réfractent au contact d’un milieu de propriétés
physiques différentes en particulier la densité.
Si la Terre était totalement solide, homogène, alors les rayons sismiques (P et S) une fois
parties de l’épocentre devraient apparaître et enregistrer dans tous les points de la surface du
Globe comme le montre le schéma II-3-3a. Or, en réalité, un phénomène se manifeste par la
disparition des ondes aussi bien P que S dans toute la zone comprise entre les latitudes 105° et
140° (foyer à pôle nord latitude=0°) (figure II-3-3b). Cette zone appelée zone d’ombre nous a
permis de mettre en évidence la présence d’un milieu à contraste élevé de densité, responsable
de la déviation et donc la réapparition plus loin de ces rayons. Ce milieu est le noyau terrestre.
Foyer

Zone d’ombre = Zone d’ombre =


Absence des O.S. absence des O.S.

Absence d’onde
directe S

Figure II-3-3b : Trajectoire réelle


des ondes sismiques (O.S.) 19
D’autre part les ondes directes S sont absentes même en dehors de la zone d’ombre, ce qui
implique qu’elles ont rencontrées un milieu liquide. Ceci nous a permis de conclure à la
nature liquide du noyau externe. Un tel état explique aussi la présence du champ magnétique
terrestre.

c/ Profils de vitesses des ondes P et S à l’intérieur de la Terre


Les variations plus ou moins grandes des vitesses des ondes sismiques coïncident avec le
passage d’une enveloppe à une autre. Les grandes variations observées sont la discontinuité
du Moho qui sépare la croûte du manteau, suivi d’une autre qui indique la limite lithosphère-
asthénosphère. Cette dernière est marquée par une zone à faible vitesse sismique (LVZ) voir
Paragraphe II-2-2. Le passage de l’asthénosphère à la mésosphère est aussi marqué par une
rupture de la vitesse (FigureII-3-4.). Elle augmante progressivement avant de subir une chute
brutale à la profondeur de 3000 km. Il s’agit du passage manteau – noyau externe, à ce niveau
les ondes S disparaissent complètement, mettant ainsi en évidence la nature liquide du noyau
externe. Cette surface est appelée la discontinuité de Gutemberg. Le profil de vitesse reprend
son augmentation progressivement, avant de subir un saut vers 5000 km indiquant le passage
au noyau interne et la limite est appelé discontinuité de Lehman.

Discontinuité du Mohorovicic

Passage Lithosphère - asthénosphère

Limite asthénosphère
- mésosphère

Limite manteau – noyau


externe discontinuité de
Gutemberg (chute
brutale des ondes P et
disparition des ondes S)

Discontinuité de
Lehmann

Figure II-3-4. Variations de vitesses des ondes P et S à l’intérieur de la Terre

d. Les phases sismiques


Les raies sismiques sont codées, différentes appellations sont donc utilisées pour désigner le
type d’onde :
P = Onde P dans le manteau. S = Onde S dans le manteau. K = Onde P dans le noyau externe.
I = Onde P dans le noyau interne. m = réflexion croute - menteau (exemple : PmP).

20
c = réflexion manteau - noyau externe (exemple : PcP). i = réflexion noyau externe - noyau
interne. p = Onde P réfléchie au niveau de la surface de la Terre proche du foyer. s = Onde S
réfléchie au niveau de la surface de la Terre proche du foyer.

Mantle = manteau
Outer Core = noyau externe
Inner Core = noyau interne

PcP

LR = Onde de Rayleigh.
LQ = Onde de love.

d. Tremblements de Terre
d1/ Origines
Les tremblements de terre sont liés aux mouvements soudains le long des failles dans la
Terre. Le modèle de détente élastique suggère que si les surfaces des failles ne glissent pas
facilement les unes sur les autres, l'énergie peut être stockée dans les roches qui subissent une
déformation élastique (comme un ressort qui est comprimé). Lorsque la faille se brise (figure
II-3-6-c) se produit un glissement, l'énergie est libérée ce qui provoque le séisme.

(a) (b) (c)


Figure II-3-6. Représentation schématique de la formation d'un tremblement de terre

21
La majorité des tremblements de terre se déroulent dans la partie supérieure de la Terre où
les roches sont relativement rigides et donc cassantes « Domaine cassant ». En profondeur, les
températures et les pressions sont élevées et la déformation est principalement plastique «
Domaine plastique ».

d2/ Mesure des séismes


Les mesures des séismes s’effectuent par un sismographe. C’est un appareil détecteur de
mouvements du sol qui comporte un capteur mécanique, un transducteur, un amplificateur et
un enregistreur. Cet appareil est utilisé pour enregistrer les chocs et les vibrations créés par les
tremblements de terre.

Sol : au repos Mouvement vers le haut Mouvement vers le bas

d3/ Localisation d’un séisme


Définitions :
On appelle foyer ou hypocentre, l'endroit dans la Terre où l'énergie qui cause un
tremblement de terre est libérée. L’épicentre est le point de la surface terrestre qui se trouve
directement au-dessus du foyer. La disatnce épicentrale est la distance, mesurée en km (d)
ou en degré (), séparant l’épicentre de la station de mesure. L’enregistrement donné par le
sismographe (une série d’oscillations) est appelé sismogramme (figure II-3-7a).
Méthodes de détermination de l’épicentre
Soient tp et ts les temps d’arrivée des ondes P et S:
tp = to + d/Vp
ts = to + d/Vs
avec to=temps d’origine, d=distance épicentrale Vp=vitesse des ondes P et Vs=vitesse des
ondes S
Notre problème est de trouver d, ne connaissant pas to, on se débarrasse de ce terme en
calculant la différence, ts-tp :
ts – tp = d x (1/Vs - 1/Vp)

ts - tp
d
1 1

Vs Vp
* Si on connaît Vs et Vp, on calcule d par:
* Si on ne connaît ni Vs ni Vp, alors on utilise :
- Soit la table de Jefferys-Bullen.(J-B) Cette dernière donne d (en degré) si on connaît ts-tp.
- Ou bien les hodochrones des ondes P et S (ts et tp en fonction de d)

22
Définition de quelques termes

Méthode des trois cercles

La détermination de
l’épicentre nécessite
l'utilisation d'au
moins trois stations
d'enregistrement
situées en des lieux
différents et qui
enregistrent la
composante
Sismogrammes verticale des ondes
= enregistrement P et S.
sismique

Figure II-3-7a

* Utilisation de la table J-B


Extrait de la  P S-P La position de l'épicentre d'un tremblement de
TABLE de  Mn Sec Mn Sec terre peut être déterminée par les temps
JEFFREYS- 15 3 31.2 2 45.7
BULLEN 16 3 44.1 2 56.1 d'arrivée des ondes P et S au sismographe. Le
17 3 56.7 3 05.6 retard entre les arrivées des ondes P et S
18 4 09.2 3 16.8
1° ≈ 111 km 19 4 21.5 3 27.0 augmente selon la distance entre le
20 4 32.5 3 38.1 sismographe et l'épicentre.
21 4 42.9 3 47.1
22 4 52.9 3 55.8 = distance épicentrale en degré. 1° ≈ 111 km
23 5 0.7.6 4 04.0 P = temps d’arrivé des ondes P. Mn = les
24 5 12.5 4 11.8
25 5 22.2 4 19.1 minutes, Sec=les secondes
26 5 31.6 4 26.2 S-P = la différences de temps d’arrivé entre les
27 5 40.8 4 33.4
ondes S et P (en faite c’est ts-tp) Voir TD.

* Utilisation des hodochrones


Dans ce cas là, on compare la différence de temps t (t=ts-tp) en respectant l’échelle des
ordonnées à l’écart entre les deux courbes (hodochrones S et P). Lorsque t est égale à l’écart
entre les hodochrone, on lit directement sur l’axe des abscisses la distance épicentrale (ici en
km) (figure II-3-7b):

23
(Figure II-3-7b) : Hodochrone : les Courbes montrant le temps de propagation des ondes P
et S dans la Terre - ces courbes sont employées pour déterminer la position de l'épicentre.
Par exemple, si la différence entre l’arrivée des ondes P et S est de 6minutes, on peut dire que
l'épicentre est à 5000 km du sismographe (Skinner et Porter, 1995).

Le graphique détermine la distance épicentrale en km. On dessine un cercle sur une carte
en respectant l’échelle pour tracer les cercles. Ce dernier aura pour centre la station
sismographique et un rayon égal à la distance épicentrale calculée. L’épicentre est un point
parmi l’infinité de points composant le cercle. Pour réduire le nombre de solutions, il faudra
utiliser plus de stations au moins deux autres. La position de l’épicentre est l’intersection d’au
moins trois cercles (voir également la figure II-3-7c)


Figure II-3-7c : Méthode des trois cercles (suite)

24
Voici un exemple de trois station
En utilisant les hodochrones des
ondes P et S.
Les ts-tp sont respectivement :
S1 : (ts-tp)1=4.8 mn. On cherche cet écart
entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 1.
S2 : (ts-tp)2=t2=10.4 mn. On cherche cet
écart entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 2
S3 : (ts-tp)3=t3=6.6 mn. On cherche cet écart
entre les hodochrones P et S, l’abscisse
correspondant représente 3
1 3 2

d4/ Mesure de l’ampleur d’un séisme: intensité et cartes isoséistes


L’intensité
Elle est introduite pour décrire la nature et le degré des dégâts provoqué par le séisme.
L’évaluation de l’intensité est basée sur l’observation par la population locale qui décrit
l’ampleur des destructions. Conventionnellement on reconnaît douze degrés décrites sous
forme d’échelle. Deux échelles très peu différentes ont été établies: l’échelle de Mercalli
remplacée en Europe –Asie par celle MSK (Mendvedev, Sponhouer et Karnik):
Degrés Nature des dégâts
I Secousses imperceptibles à l’homme mais enregistrées par les sismomètres
II Ressenties aux étages
III Balancement d’objets
IV Ressenties par tous, projection d’objet
V Fissures dans les maisons les plus fragiles
VI Crevasses des constructions
VII Routes fissurées
VIII Routes très fissurées
IX Glissement de terrain
X Ouvrages d’art endommagés
XI Très gros dommages aux ouvrages
XII Bouleversement de la morphologie et terrain

Carte isoséiste
Une carte isoséiste présente les zones où l’effet sismique est de même intensité. Ces zones
sont dites isoséistes ou isoséismales et les courbes qui les délimitent sont dites des courbes
isoséistes. L’ampleur des dégâts d’un séisme dépend essentiellement de l’énergie libérée par
le séisme et la profondeur du foyer. L’intensité est maximum à l’épicentre et décroît vers la
périphérie. On peut donc avoir une idée sur la localisation de l’épicentre et gérer la
construction future (donc éviter les zones sismiquement dangereuses).

25
Si le terrain traversé par les ondes sismiques
était homogène alors les courbes isoséistes
seraient des cercles concentriques. Leur
complexité traduit donc l’hétérogénéité du
terrain sous-jacent. L’écartement des courbes
isoséistes donne une idée sur la profondeur du
foyer, en effet plus les courbes sont espacées
plus le foyer est profond.

Ci contre l’exemple de la région d’Annecy 15-


07-1996: carte des intensités MSK

La magnitude
Le concept de magnitude a été introduit par Richter en 1935. Il la définit comme le logarithme
décimal de l’amplitude maximum en micron enregistrée à la distance épicentrale de 100 km.
Cette définition a été généralisée en prenant une forme logarithmique dépendant de
l’amplitude et de la période de l’onde, de la profondeur du foyer et de la distance épicentrale
du séisme par la formule suivante:

m  log A   q, h   a
T 
m = Magnitude (sans dimension)
A = Amplitude maximum de l’onde (10-6 m)
T = Période de l’onde (sec)
q = Fonction qui dépend de la distance épicentrale () et de la profondeur du foyer (h).
a = Constante

Carte de magnitude d’AL HOCEIMA


des répliques
du 24/2/2004 au 9/3/2004

Rapport préliminaire de mission


du 3 au 7 mars 2004
Taj-Eddine CHERKAOUI et Mimoun HARNAFI
Institut scientifique

Autre formule de la magnitude


Les américains Gutenberg et Richter (1956) observent une relation linaire entre l’énergie (E)
libérée par un séisme.
log E joule  4,8
m
1.5

26
La magnitude peut être déterminée graphiquement, en utilisant les trois axes ci-dessous : ts-tp,
Amplitude et l’axe de la magnitude : on note l’amplitude maximum(1) et la marque sur son
axe (2), on calcule ts-tp (3) et le pointe sur son axe (4) et on joint le segment d’extrémités les
points (2) et (4) qui coupe l’axe de la magnitude en un point (5) qui serait la magnitude du
séisme en question.

II-2-3. Gravimétrie
a/ Introduction et définitions

Pour déterminer la structure interne du globe, les méthodes sismiques analysent l’énergie
traversant la Terre produite par une source naturelle (séisme) ou artificielle (explosion etc ...).
Les méthodes gravimétriques et magnétiques sont différentes dans le sens où elles utilisent
des champs de potentiels qui sont des propriétés physiques de la Terre.
On définit la gravimétrie comme une discipline de la géophysique ayant pour objectif l’étude
des variations du champ de pesanteur.
Champ de pesanteur est l’attraction de la Terre (décrite par la loi de Newton) auquelle
s’ajoute l’accélération centrifuge (due à la rotation de la Terre).

Première loi de Newton : Une masse m subit sous l’action d’une force F un déplacement
d’accélération  (ou g lorsqu’il s’agit de l’accélération gravitationnelle)
F=mxg
Deuxième loi de Newton :
Deux masses m1 et m2 distantes de r s’attirent avec une force F qui a pour expression:
où G est la constante gravitationnelle.

F  G.mr12.m 2
Dans la SI G=6.672 10-11 m2Kg-1s-2
L’accélération, a, de la masse m1 due à la présence de la masse m2 est:

G.m 2
a  r2
27
Elle est dirigée vers m2.
De même, l’accélération de la masse m2 due à la présence de la masse m1 est:

G.m1
a 
r2
b/ L’accélération gravitationnelle et Forme de la Terre
L’accélération gravitationnelle
Une masse m se trouvant à la surface de la Terre (de masse M et de rayon R), s’attire avec une

a  g  G.M
R2
accélération gravitationnelle a de:
L’intensité de g =9.81 m.s-2 (1Gal = 0.01 m.s-2)
Coordonnées géographiques d’un point
Un point D sur Terre est repérer par ses coordonnées. Les coordonnées géographiques d’un
point sont la latitude et la longitude. La latitude est l’angle formé par la verticale au point D et
sa projection sur le plan équatorial. La longitude est l’angle formé par le méridien d’origine
(Greenwich) et le méridien contenant le point D.

A B
D

C
E

Forme mathématique de la Terre : le sphéroïde


Si la Terre était parfaitement sphérique et sans rotation, g aura la même valeur en tout point
sur sa surface ou une surface parallèle. Cependant, elle n’est pas sphérique et en continuelle
rotation. Sa forme peut être approximée par un sphéroïde aplati.
On définit l’aplatissement (ou l’ellipticité) f, par
Re et Rp sont les rayons de la Terre à l’équateur et au pôle. f doit être distinguée de

Re - Rp
f 
Re

Re 2 - Rp 2
e 28
Re
l’excentricité e, définit par:
Le sphéroïde qui ajuste le mieux la forme de la Terre a un aplatissement de 1/298.247. Son
rayon Rl est donné par la formule:
R=Re x (1-f.sin2)

Sphère
Rp

Sphéroïde
Re
Figure 3-1. Sphère & R
Sphéroïde

où Re est le rayon de la terre à l'équateur (6378.14 km) et Rp le rayon de la terre au pôle


(6356.75 km).
Au niveau du sphéroïde de référence la gravité théorique est donnée par la formule suivante :
gth=g)=ge(1+5.27895 10-3 sin2 + 23.462 10-6 sin4)

ge étant la gravité à l’équateur et vaut 9.78031 ms-2.


(Formule acceptée depuis 1967 par l'Union International de Géologie et de Géophysique
(I.U.G.G.)).
La valeur de la gravité ainsi obtenue est celle qui serait observée au niveau de la mer sur une
terre de forme sphéroïdale (approximant de près sa forme réelle) et dont la densité ne varie
qu'en profondeur et non pas latéralement. Or cette surface a des bosses et des creux de
plusieurs dizaines de mètres et que la densité peut varier suivant toutes les directions. Ceci
nous amène alors à définir le concept de géoïde.

Le Géoïde : forme physique de la Terre


Il est définit par la surface équipotentielle correspondant à la surface des océans aux repos.
Sur les continents, le géoïde correspond à la surface définie par l'eau contenue dans un canal
étroit reliant les océans de part et d'autre du continent. Par définition, le géoïde est partout
perpendiculaire à la verticale indiquée par le fil à plomb.

Figure : II-4-3-2a. Le géoïde

29
c/ Les corrections et anomalies gravimétriques :

La magnitude ou l’intensité de la gravité dépend de cinq facteurs: 1) la latitude (voir


expression de g()), 2) l’altitude, 3) la topographie, 4) les marées et 5) la densité. L’effet de la
latitude et d’altitude sont moindres par rapport au variation de densité, en revanche il est
important comparé à celui des marées.
Pour que les valeurs de la gravité soient comparables, on doit les ramener au même
niveau appelé niveau de référence (exemple au niveau du géoïde). Pour cela on effectue un
certains nombre de corrections.

c1/ Correction d’altitude ou è l’air libre ou de Faye:


La gravité varie comme l’inverse du carré de la distance séparant la source du point de
mesure. Elle diminue en s’éloignant de la source et augmente en s’y rapprochant. A une
altitude z, elle s’exprime ainsi:
gf = go-g(z)=2.go.z/R

g(z)  G.m  G.m


2
(R  z) R(1  z/R) 2
g(z)  go(1  z/R) -2
g(z)  go(1  2z/R)
gf est la correction d’altitude ou à l’air libre ou de faye. Elle ne tient pas compte du terrain
compris entre le niveau de référence et le point de mesure. gf s’ajoute quand en se rapproche
vers le centre de la Terre et se retranche dans le cas contraire.
gz

go
c2/ La correction de plateau ou de Bouguer

C’est une opération qui tient compte du terrain entre le niveau de référence et le point de
mesure. Elle a pour expression :
gb=2.G.h.
2
 est la densité du matériau (kg/m ), h est l’épaisseur du plateau qui est distance toit du
plateau -niveau de référence (m). voir schéma).
g2

1 h gbG.h
g1 g1=g2+gf-gb

30
c3/ Les anomalies gravimétriques :

L’anomalie gravimétrique Ag est la différence entre la gravité mesurée (ou observée) gobs et la
gravité théorique gth :
Ag = gobs - gth
gth=978031.85 (1+5.27895 10-3 sin2 + 23.462 10-6 sin4)
Anomalie à l’aire libre
Elle définit comme la différence entre g observée et g théorique corrigée de l’effet d’altitude :
Aa = (gobs - gth) + gf
Anomalie de Bouguer
Elle définit comme la différence entre g observée et g théorique corrigée des effets d’altitude
et de plateau :
Ab = Aa - gb = (gobs - gth) + gf - gb
Dans ces cas (+ gf ; - gb) la surface de mesure se trouve à une altitude supérieure à celle de
référence. Si c’est l’inverse ce sera (- gf ; et gb)

d/ L’isostasie :
d1/ Historique
Entre 1735 et 1745 Pierre Bouguer remarquait que les valeurs de g mesurées sur les
montagnes de Pérou (Andes) étaient inférieur à celles attendues. Depuis, plusieurs mesures
dans différents endroits montagneux dans le monde ont été effectuées. On a observé le même
phénomène : on s’attendait à une attraction supplémentaire des montagnes alors que les
valeurs mesurées de g étaient inférieure aux valeurs attendues. On a donc tenté d’expliquer
d’où vient le déficit de masse qui assure l’équilibre isostasique de ces montagnes.
L’explication se base sur l'hypothèse de l’existence en profondeur d’une surface de
compensation (Sc) où la pression s'exerçant normalement partout sur la surface de
compensation serait constante.
Pour cela deux hypothèses ont été avancées :
d2/ Hypothèse d’Airy
Airy considère, pour assurer l’équilibre isostasique, une densité constante dans la croûte et
c’est son épaisseur qui change. La compensation est effectuée par des racines sous les
montagnes et des antiracines sous les océans (voir figure ci-dessous et calcul)
Au niveau de la Sc la pression (x g x h est identique)

 Calcul de la racine
r:
 x g x D +  x g x r =(h+D+r) x g x  h  c
c m c r
m  c
* Calcul de l’antiracine a:
Surface de compensation c x g x D + m x g x r =w x g x p+c x g x (D-p-a) +m x g x (a+r)
Sc
p  c   w
a
m  c

31
d3/ Hypothèse de Pratt
Dans cette hypothèse, la base de la croûte est horizontale et la compensation est effectuée
par la variation latérale de la densité. Cette dernière étant constante pour chaque colonne
composant la croûte.

h
p c2 x g x D =(D+h) x g x c1
D D
ρ c1  ρ c2 
hD
c2 x g x D =p x w x g+(D-p) x c3 x g
Surface de compensation Sc ρ c2  D  ρ w  p
ρ c3 
D-p

II-5. Géomagnétisme

II-5-1. Introduction

Le géomagnétisme est une branche des sciences de la Terre qui étudie le champ
magnétique terrestre (CMT), est la plus ancienne des disciplines de la géophysique.
Le CMT est mis en évidence par l'orientation de l'aiguille d'une boussole, cette dernière se
stabilise toujours en direction du Nord magnétique qui est très peu différent du Nord
géographique. Un courant électrique, s'écoulant dans un solénoïde, produit un champ
magnétique en sens inverse de celui du courant. Une roche à forte concentration de minéraux
magnétiques (exemple magnétite, hématite etc ...), crée aussi un champ magnétique à son
voisinage. Un corps soumis à l'action d'un CM, peut devenir lui même une source de CM.
Donc en présence d'un champ magnétique l'espace environnant cesse d'être isotrope et la
matière imprégnée change de propriété physique; on dit qu'elle possède une aimantation.

Boussole CMT

II-5-2. Les éléments définissant le CMT


En tout point du globe, l’induction magnétique (que nous appelons dans ce cours, champ
magnétique) est un vecteur, il est défini par son module et sa direction. On distingue deux
types de composantes les composantes cartésiennes et les composantes polaires.
a/ Les composantes cartésiennes
Remarque : les lettres écrites en gras désignent des vecteurs

32
Pour obtenir les composantes cartésiennes, on projette le vecteur champ magnétique F, sur
le plan horizontal, ce qui donne la composante horizontale H. Cette dernière sera projetée à
son tour sur les axes X (dirigée vers le Nord géographique) et Y (dirigée vers le Eord
géographique) et donne respectivement les composantes Nord notée X et Est notée Y. La
projection de F sur l’axe Z (dirigé vers le bas ou le centre de la Terre) donne la composante
verticale Z (figure II-5-2).

X
X = Nord géographique
Y H
X X = Nord géographique
Z D
Y = Est F D= déclinaison
Y H m agnét ique

Mesurée en degrés:
de 0° à 360°
Ou de 0° à 180° (Est )
Z = Vert icale ( Bas) de 0° à - 180° ( Ouest )
Y = Est

H
Méridien magnétique
I Composantes cartésiennes :
X, Y et Z (Unité: Nano tesla (nT))
Z F
I=Inclinaison Composantes polaires :
magnétique D et I (unités : degrés)
Mesurée en degrés:
Z = Vert icale ( Bas) de 0° à +90° (F vers le bas)
de 0° à -90° (F vers le haut)

Figure II-5-2. Les composantes du CMT

Si on désigne par X, Y, Z, H, F l’intensité des composantes Nord, Est, verticale, horizontale et


totale respectivement, on aura :
H = (X2 + Y2)1/2 = intensité de sa composante horizontale.
F = (H2 + Z2)1/2 = (X2 + Y2 + Z2)1/2
F, H, X, Y et Z sont habituellement exprimés en  ou nT
1 = 10-9 T = 1 nT = un nanotesla).

a/ Les composantes polaires


Le CMT peut être aussi défini par ses composantes polaires D et I et son intensité totale F.
On appelle déclinaison magnétique, D, l'angle entre le Nord géographique et H (Nord
magnétique). Elle est comptée soit de 0° à 360° vers l'Est ou de 0° à 180° si H est à l'Est et de
0° à -180° si H est à l'Ouest. On appelle inclinaison, I, l'angle entre H et F. Elle est comptée

33
positivement de H vers le bas, de 0° à 90° et négativement de H vers le haut, de 0° à -90°
(figure II-5-2.).

II-5-3. L’aimantation de la roche (notée J) :


Elle est composée d'une aimantation induite, Ji et d'une aimantation rémanente, Jr.
J = Ji + Jr
Q=Jr/Ji est appelé:rapport de Koenigsberger

a/ L'aimantation induite:

Elle apparaît dans la roche, quand cette dernière est soumise à l'action d'un champ
extérieur He (exemple celui de la Terre). Si on coupe ce champ, elle disparaît. Elle est
proportionnelle à ce champ et le rapport de proportionnalité () s'appelle la susceptibilité
magnétique:
Ji = He . 
 est sans dimension dans le SI.
He est en nT ou en Oe (Oersted). 1 Oe = (103/4 A/m. = 10-4 T = 105 nT
 > 0 chez les matériaux dits, paramagnétiques. ( = 10-5 à 10-3 SI, l'aimantation est donc
faible et diminue si la température augmente).
 < 0 chez les matériaux dits, diamagnétiques. ( < -10-5 SI, l'aimantation est en sens opposé
à He, très faible et indépendante de la température).

b/ L'aimantation rémanente:

Soit une roche, refroidissant depuis une température très élevée dans un champ He, si on
élimine ce champ une partie de l'aimantation disparaît (c'est l'aimantation induite par He) et
une partie subsiste à l'intérieur de la roche. C'est l'aimantation rémanente. Elle fossilise la
direction du champ qui lui a donné naissance. L'intensité de l'aimantation est fonction de la
nature des minéraux magnétique, leur concentration et bien d'autres paramètres.
2 2 2
J rx  J ry  J rz
Jr 
V
V étant le volume de l’échantillon de roche, J rx , J ry et J rz les composantes de l’aimantation
définies de la mêmes façon que celles du champ magnétique (voir plus haut).

II-5-4. La formule fondamentale du paléomagnétisme:


Lorsqu’on assimile le CMT à celui d’un dipôle magnétique localisé au centre de la Terre et
dont l’axe est confondu avec l’axe de rotation de la Terre, on peut établir une relation entre
l'inclinaison I et la latitude magnétique égale dans ce cas là à la latitude géographique  :
tgI = 2.tg

34
C'est la formule fondamentale du paléomagnétisme. Connaissant l'inclinaison I, de
l'aimantation rémanente, portée par une roche, il est possible de calculer sa latitude au
moment de l'acquisition de l'aimantation.
Voir application dans les travaux dirigés de la tectonique des plaques.

35
CHAPITRE IV

Dynamique de la lithosphère

1/ La dérive des continents


- Les faits : les arguments de Wegner
- Le paléomagnétisme
2/ L’expansion des fonds océaniques
- Les anomalies magnétiques
- L’hypothèse de Heiss et Vine & Matthews
- Evolution thermique et mouvements verticaux
3/ Les limites des plaques
- Les dorsales océaniques : limites d’accrétion
- Les zones de subduction : limites de résorption
- Les zones de collision et d’obduction
4/ Le moteur de la tectonique des plaques

1/ La dérive des continents

1-1. Les faits : les arguments de Wegner


La dérive des continents est une théorie proposée au début du siècle par le physicien-
météorologue Alfred Wegener, pour tenter d'expliquer, entre autres, la similitude dans le
tracé des côtes de part et d'autre de l'Atlantique.
Wegner avait observé la complémentarité des lignes côtières entre l'Amérique du Sud et
l'Afrique; il y conçut l'idée qu'autrefois l'Afrique et l'Amérique n'avaient été qu'un seul et
même bloc qui se serait fragmenté en deux parties lesquelles se seraient ensuite éloignées
l'une de l'autre. C'est la théorie de la dérive des continents.
Wegener avançait des "preuves" pour appuyer sa théorie. Il serait plus juste de dire qu'il
apportait des faits d'observation qui pouvaient être expliqués par une dérive des continents.
a. Le parallélisme des côtes de l'Atlantique.
On observe en effet un certain parallélisme
des lignes côtières entre d'une part les
Amériques et d'autre part l'Europe - Afrique.

Cela suggère que ces deux ensembles


constituaient deux morceaux d'un même
bloc.
Ce qui amena Wegener à concevoir que dans
un passé lointain toutes les masses
continentales étaient réunies en un seul
mégacontinent, la Pangée.

36
b. Les preuves paléontologiques.
On retrouve, de part et d'autre de
l'Atlantique, sur les continents actuels, les
fossiles de plantes et d'animaux terrestres datant
de 240 à 260 Ma.

Comment des organismes terrestres n'ayant pas


la capacité de traverser un si large océan ont-ils
pu coloniser des aires continentales si éloignées
les unes des autres?
La réponse de Wegener est simple: autrefois,
tous ces continents n'en formaient qu'un seul, la
Pangée, présentant ainsi des aires de répartition
cohérentes

37
c. Traces d’anciennes glaciations
On observe, sur certaines portions des
continents actuels, des marques de
glaciation datant d'il y a 250 millions
d'années. Il est plus qu'improbable qu'il ait
pu y avoir glaciation sur des continents se
trouvant dans la zone tropicale (sud de
l'Afrique, Inde). De plus, il est anormal que
l'écoulement des glaces se fasse vers
l'intérieur d'un continent des points bas vers
les points hauts (Voir sens indiqué par les
flèches,). Cette répartition actuelle des zones
glaciées n'est donc pas cohérente.

Le rassemblement des masses continentales à


la Wegener donne un sens à la répartition de
dépôts glaciaires datant d'il y a 250 Ma, ainsi
qu'aux directions d'écoulement de la glace,
relevées sur plusieurs portions de continents.
La répartition sur la Pangée montre que le
pôle Sud était recouvert d'une calotte
glaciaire et que l'écoulement de la glace se
faisait en périphérie de la calotte, comme il
se doit.

d. La correspondance des structures géologiques.


La correspondance des structures
géologiques entre l'Afrique et l'Amérique du Sao Luis
Sud appuie l'argument de Wegener. La carte
ci-contre montre la répartition des blocs
continentaux (boucliers) plus vieux que 2
Ga (milliards d'années) selon la
géographique actuelle.
Salvador
Autour de ces boucliers, les chaînes de
montagnes plus récentes ont des âges allant
de 450 à 650 Ma.

38
Remarquer dans les régions de São Luis et
de Salvador au Brésil la présence de petits
morceaux de boucliers
Le rapprochement des deux continents (carte
ci-contre) montre qu'en fait les deux petits
morceaux des zones de São Luis et de
Salvador se rattachent respectivement aux
boucliers ouest-africain et angolais, et qu'il
y a aussi une certaine continuité dans le style
tectonique des chaînes plus récentes qui
viennent se mouler sur les boucliers. L'image
du puzzle est cohérente.

La correspondance des structures


géologiques entre l'Amérique du Nord et
l'Europe confirme aussi l'idée de
Wegener. Les trois chaînes de
montagnes, Appalaches (Est de
l'Amérique du Nord), Mauritanides
(nord-est de l'Afrique) et Calédonides
(Iles Britanniques, Scandinavie),
aujourd'hui séparées par l'Océan
Atlantique, ne forment qu'une seule
chaîne continue si on rapproche les
continents à la manière de Wegener.
Les géologues savent depuis longtemps
qu'effectivement ces trois chaînes ont
des structures géologiques identiques et
qu'elles se sont formées en même temps
entre 470 et 350 Ma.

L’équivalence de structures géologiques a été également observée dans plusieurs endroits du


Globe comme le montre le schéma ci-dessous concernant les orogenèse de l’Afrique de l’Est
et du Kuunga.

39
Hypothèse de Wegner : Dérive des continents : Il en conçut l'idée que les continents
"flottaient" sur un médium mal défini et qu'ainsi ils pouvaient dériver les uns par rapport aux
autres.
Défaut de l’hypothèse de Wegner : Le problème majeur, c'est qu'il ne proposait aucun
mécanisme pour expliquer la dérive des continents. La théorie de Wegner s’est donc bloquée
pendant 30 ans à cause de l’absence du mécanisme moteur de la dérive des continents.
1-2. Le paléomagnétisme : de nouvelles données apparaissent
Définition:
Le paléomagnétisme a pour objectif l’étude du champ magnétique ancien de la Terre (CMT).
Le paléomagnétisme repose pour l’essentiel sur la mesure des aimantations des roches.
La mesure de l’aimantation nous renseigne sur l’histoire du CMT.
Dans ce paragraphe nous allons étudier les points suivants :
- Mise en évidence du champ magnétique terrestre
- Les éléments définissant un CMT et définition de l’aimantation
- Echantillonnage et mesure de l’aimantation
- Relation fondamentale du paléomagnétisme
- Définition du paléopôle et la courbe de dérive des pôles

1-2-a. Mise en évidence du CMT


Une façon simple de se rendre compte de la présence du CMT est l’orientation de l’aiguille de
la boussole. En effet si on agite une boussole, on remarque que son aiguille se stabilise
toujours en direction du nord magnétique.

Boussole les lignes du CMT

40
Des roche très aimantées (à forte concentration de minéraux magnétiques ; exemple :
l’hématite, la magnétite) créent aussi leur propre champ magnétique.
On peut également créer un CM en faisant écouler un courant électrique dans un solénoïde
(a,b). Un aimant crée aussi dans son entourage un CM (c) qui oriente la limaille (poudre) de
fer.

a b c
1-2-b. Les éléments définissant le CMT :
En tout point du globe, l’induction magnétique (que nous appelons dans ce cours, champ
magnétique) est un vecteur, il est défini par son module et sa direction. On distingue deux
type de composantes (figure 1-2-b):

- Les composantes cartésiennes :


X = intensité de la composante Nord du champ.
Y = intensité de sa composante Est.
Z = intensité de sa composante verticale.
H = (X2 + Y2)1/2 = intensité de sa composante horizontale.
F = (H2 + Z2)1/2 = (X2 + Y2 + Z2)1/2 = intensité totale du champ (le champ total).
F, H, X, Y et Z sont habituellement exprimés en  ou nT
1 = 10-9 T = 1 nT = un nanotesla).

- Les composantes polaires :


Le CMT peut être aussi défini par ses composantes polaires D et I et son intensité totale
F. On appelle déclinaison magnétique, D, l'angle entre le Nord géographique et H (Nord
magnétique). Elle est comptée soit de 0° à 360° vers l'Est ou de 0° à 180° si H est à l'Est et de
0° à -180° si H est à l'Ouest. On appelle inclinaison, I, l'angle entre H et F. Elle est comptée
positivement de H vers le bas, de 0° à 90° et négativement de H vers le haut, de 0° à -90°.

41
Figure 1-2-b : Les éléments définissant le CMT

1-2-c. Définition de l’aimantation


C’est une propriété physique des roches qui dépend de la concentration et la nature des
oxydes de fer contenus dans cette roche, ainsi que leur pourcentage d’orientation. Elle est de
deux types :
C1. L’aimantation induite
Elle apparaît dans la roche, quand cette dernière est soumise à l'action d'un champ
extérieur He. Si on coupe ce champ, elle disparaît. Elle est proportionnelle à ce champ et le
rapport de proportionnalité () s'appelle la susceptibilité magnétique:
Ji = He . 
 est sans dimension dans le SI.
He est en nT ou en Oe (Oersted). 1 Oe = (103/4 A/m. = 10-4 T = 105 nT

 > 0 chez les matériaux dits, paramagnétiques. ( = 10-5 à 10-3 SI, l'aimantation est donc
faible et diminue si la température augmente).

 < 0 chez les matériaux dits, diamagnétiques. ( < -10-5 SI, l'aimantation est en sens opposé
à He, très faible et indépendante de la température).

C2. L’aimantation rémanente


Soit une roche, refroidissant depuis une température très élevée dans un champ He, si on
élimine ce champ une partie de l'aimantation disparaît (c'est l'aimantation induite par He) et
une partie subsiste à l'intérieur de la roche. C'est l'aimantation rémanente. Elle fossilise la
direction du champ qui lui a donné naissance. L'intensité de l'aimantation est fonction de la
nature des minéraux magnétique, leur concentration et bien d'autres paramètres. On mesure
cette aimantation grâce aux magnétomètres dont la sensibilité et le mode opératoire diffèrent
d'un appareil à l'autre. Ces magnétomètres (SPINNER ou mag. CRYOGENIQUE) donnent les
composantes de l'aimantation X, Y, Z (telles qu'elles sont définies dans le chapitre I). En suite
on calcule D, I et F (voir TD). F=M=(X2 + Y2 + Z2)1/2 (A.m2), est le moment magnétique.
Si l'échantillon a un volume v, alors:
Jr = M / v , est l'aimantation rémanente (A/m).

42
Tous les minéraux ferromagnétiques (exemples: magnétites, hématites, maghémite etc...)
montrent ce type d'aimantation. C'est le ferromagnétisme au sens large. Pour annuler cette
aimantation on chauffe la roche et on la laisse se refroidir en champ nul (pour qu'elle
n'acquiert pas d'aimantation). L'aimantation décroît au fur et à mesure qu'on augmente la
température (surtout et c'est le cas général, quand les grains ferromagnétiques ont des tailles
très variés). A partir d'une certaine température l'aimantation est complètement détruite, on
appelle cette température, la température de Curie (Tc). La Tc est caractéristique du minéral
ferromagnétique considéré (exemple, maghémite, Fe2O3, 350°C. La magnétite, Fe3O4,
580°C. L'hématite, Fe2O3, 675°C).

Exemple de mémoire magnétique de la roche:


Considérant un échantillon contenant de la magnétite et de l'hématite, son aimantation est
donc portée par ces deux minéraux. Une partie est portée par la magnétite et l'autre par
l'hématite (si on néglige la part des autres minéraux non ferromagnétiques existant dans la
roche). Si on veut éliminer l'aimantation portée par la magnétite, alors on chauffe la roche
jusqu'à la température de Curie de la magnétite (Td=580 °C) et on laisse l'échantillon se
refroidir en champ nul. Son aimantation ne sera représentée que par celle portée par
l'hématite. Si on rechauffe la roche jusqu'à la température de Curie de l'hématite (Td=675 °C)
et on la laisse se refroidir en champ nul, Son aimantation sera complètement détruite. La
mesure de l'aimantation avant et après chaque chauffe, nous donne l'aimantation (module et
orientation) qui a été détruite.

43
On peut imaginer une roche contenant de la magnétite et de l'hématite au moment de sa
formation (il y a 200 Ma). Cette roche a subi un métamorphisme de température 600°C, 100
Ma plus tard. Par les techniques de désaimantation, il est possible d'extraire la direction de
l'aimantation (D, I), il y a 100 Ma (Td < 580 °C) et celle de 200 Ma (580°C < Td<675 °C) et
calculer les latitudes de la roche pour les deux époques.

1-2-d. Echantillonnage et mesure de l’aimantation


- Echantillonnage
Il s’effectue à l’aide d’une foreuse équipé d’un foret à tête diamantée. Les échantillons
récoltés sous forme cylindrique sont ensuite découpés en carottes standards (24mm x 25mm),
numérotés et rangés par site dont on note ses coordonnées (figure 1-2d1).

Foreuse

Découpage

24 mm
Prélèvement Orientation
Carotte

25 mm
KT_05
- Mesure de l’aimantation :

Mesure de l’aimantation induite (Susceptibilité magnétique) :


La susceptibilité magnétique est mesurée à l’aide d’un susceptibilimétre (figure ci-dessous). Il
donne la suivant z et un autre appareil similaire donne x suivant x!! Position
et y. du site
!! Orientation de la carotte
!! Numéro de la carotte

Mesure de la susceptibilité
Suivant les axes X et Y

Mesure de la susceptibilité
suivant l’axe Z

Échantillon étalon

44
Mesure de l’aimantation rémanente :
Différents appareils existent ayants différentes sensibilités et précisions. Selon si la roche est
très aimantée (spinner) ou faiblement aimantée (Squid). Il existe aussi GR6 qui est utilisé
aussi bien pour les roches très aimantées (laves) que celles faiblement aimantées (roches
sédimentaires).

-3
Faible aimantation 1 à 10 A/m Ex.
sédiments
3
Forte aimantation 1 à 10 A/m (ex. lave)
GR4 (spinner)

Ce qu’on mesure sont les composantes de l’aimantation (Jrx, Jry, Jrz) à partir desquelles on
calcule la direction de l’aimantation (déclinaison et inclinaison) et l’intensité total de(SQUID)
Cryogénique

Minisep (spinner)

l’aimantation rémanente (Jr) en voici un schéma récapitulatif :


Direction de l’aimantation

X ou Jrx (A.m )
2 Déclinaison : D (°)

Y ou Jry (A.m )
2 Inclinaison : I (°)

2
Z ou Jrz (A.m ) Intensité : Jr (A/m)
Magnétomètre

2 2 2
J ry  J ry  M r  J rx  J ry  J rz
tgD  D  tg 1  
J rx
;
 J rx  M r  Moment magnétique A.m 2  
tgI 
J rz
;
J 
I  tg 1  rz  Jr 
Mr
V
; V  Volumem3  
J rh  J rh  Jr  Intensitéde l'aimantation rémanenteA/m
2 2
J rh  J rx  J ry

1-2-e. Relation fondamentale du paléomagnétisme


En faisant une moyenne sur les grandeurs du CMT, sur un intervalle de temps de quelques
milliers d'années, on élimine l'effet de la variation séculaire. Le champ obtenu de cette façon
se rapproche de celui que produit un dipôle axial géocentrique (DAG) Fig. A-IV-1.

45
Fig. A-IV-1 : le DAG (noté M) ;
H=composante horizontale,
Z=composante verticale
F=champ total (ainsi que les autres flèches)
=la latitude

Grâce à ce modèle:
a) Il existe une relation simple entre l'inclinaison I et la latitude magnétique (égale dans le
cadre de l'hypothèse du DAG à la latitude géographique ) :
tgI = 2.tg
C'est la formule fondamentale du paléomagnétisme. Connaissant l'inclinaison I, de
l'aimantation rémanente, portée par une roche, il est possible de calculer sa latitude au
moment de l'acquisition de l'aimantation. La formule ne donne, donc, aucune information
concernant la longitude.
Exercice: Soit une coulée basaltique se trouvant à (47N, 20E). La mesure de son
aimantation rémanente a donné une inclinaison de 30˚. Déterminez la latitude
géographique du volcan au moment de son éruption.

Réponse: tan I = 2 tan λ


λ= Arctan (0.5*(tan 30))
λ = 16.1°
Lors de son éruption le volcan se trouvait à une latitude de 16.1° N.

1-2-f. Définition du paléopôle et la courbe de dérive des pôles

Il existe aussi une relation entre la position du pôle géomagnétique (',') et la direction de
l'aimantation (D,I) d'un site de coordonnées géographiques (,) (Fig. A-IV-2-b1):
p=90-Arctg(1/2tgI)
' = Arcsin(sinl.cosp+cosl.sinp.cosD)
' =  + Arcsin(sinp.sinD/cos') si cosp => sin'.sin
' =  +180 - Arcsin(sinp.sinD/cos') si cosp < sin'.sin
Si la Déclinaison et l'inclinaison sont issues de mesures d'enregistrement instantané (de
roches qui acquièrent rapidement une aimantation. Ex. coulée de laves), alors le pôle calculé
est un pôle géomagnétique virtuel ou PGV. Si les mesures sont moyennées sur plusieurs

46
milliers ou millions d'années, alors le pôle calculé est un pôle paléomagnétique. La moyenne
de plusieurs PGV donne un pôle paléomagnétique.

Les coordonnées géographiques de M


Méridien d’origine
 = La latitude Greenwich (=0°)

 = La longitude

M  
Parallèle d’origine ( = 0°)

En résumé :

Ayant :
La position du site d’échantillonnage d’âge t:
(s, s)

Et
la direction de l’aimantation rémanente d’âge
t : I)
(D,

On peut calculer :
La position du pôle magnétique à l’âge t
(le paléopôle) :
(p, p)

Important:
Ainsi la connaissance de l'aimantation (D, I) d'un site d'âge t, de coordonnées géog
raphiques (,), permet de calculer les coordonnées du PGV, (','). Inversement, si on
connaît les coordonnées du pôle géomagnétique, on peut calculer la direction de l'aimantation
(D, I) dans n'importe quel site du globe. C'est la direction de référence. Si cette direction est
significativement différente de celle mesurée, on doit admettre que le site s'est déplacé. D'où
l'intérêt de la méthode en géodynamique.
Il est évident que quelque soit le site sur Terre, il existe un seul pôle Nord géomagnétique
(Fig. A-IV-2-b2). Voici quelques exemples pris des cartes de l'IGRF (1981):

47
- Oujda: =36, =0 (D=-5°, I=50°), les coordonnées du pôle géomagnétique sont:
'=83.3°, '=220.1°.
- Soit un point quelconque de coordonnées (=60°, =60°); D=15, I=74; les coordonnées
du pôle géomagnétique sont: '=82.5°, '=142.2°.
On remarque donc, que les latitudes sont très élevées et correspondent à la latitude du
pôle Nord magnétique. Dans ces cas les longitudes n'ont pas de signification.

Paléo-pôles calculés à partir de


l’aimantation de plusieurs échantillons
d’âge inférieure à 5 Ma

Ils sont très proches du pôle


magnétique actuel

Pôle magnétique actuel

1-2-g. Preuves paléomagnétiques sur la dérive des continents


Les études des paléopôles vers le milieu des années 50 ont donné deux observations
originelles :
1. Des roches de même âge mais
prélevées sur des continents
différents présentent des paléopôles
différents (double flèche pour
l’époque -300 Ma).
Or la Terre a toujours possédé un seul
pôle Nord. Nous sommes obligés de
superposé les pôles de même âge.
2. Des roches prélevées sur un seul
continent, mais d’âges variés
indiquent une « dérive du paléopôle »
au cours du temps.
Or le pôle Nord a toujours gardé sa
position ou son antipode. Ce ne sont
donc pas les pôles qui dérivent mais
les continents.

48
En partant de l'hypothèse que le pôle
magnétique a toujours été proche du
pôle géographique (stable et unique),
on en déduit que ce sont les
continents se trouvant au dessus des
paléopôles qui ont migré : la théorie
du déplacement des continents est
confirmée. La théorie de la dérive des
continents de Wegener est
réactualisée par ces travaux. La
superposition des deux courbes de
dérives implique un seul continent :
la Pangée.

Courbes de dérive des pôles de l’Amérique de Sud et l’Afrique :

Afrique

-400 Ma -400 Ma
Amérique

De Sud -350 Ma

-350 Ma
-400 Ma Afrique
-300 Ma

-250 Ma -350 Ma
-300 Ma
-250 Ma
-300 Ma

-250 Ma

Pour considérer un seul pôle par époque (ce qui est normal car la Terre n’en possède qu’un
seul), nous sommes obligés de déplacer les continents tel que l’Amérique de Sud vient se
coller à l’Afrique.

49
2/ L’expansion des fonds océaniques
2-1. Quelques découvertes
1929 Holmes Propose que le moteur de la dérive des continents est lié à l'évacuation de la
chaleur formée par radioactivité dans la Terre et que cette évacuation se fait par
convection.
1935 le géologue japonais K. Wadatti montre qu’au voisinage des îles du Japon, les foyers
de séismes devenaient de plus en plus profonds. Mise en évidence des zones de
subduction
1949- le géologue H. Benioff montre que cette disposition particulière se retrouve en
1955 Californie puis au voisinage de toutes les fosses océaniques
1952 Heezen, Tharp & Erwing – Cartographie des fonds océaniques : mise en évidence
des dorsales

2-2. Quelques hypothèses pour expliquer les nouvelles observations :


2-2-a. L’hypothèse de Dietz et Hess
En s’appuyant sur la découverte des rides midio-océanique et le caractère extensif et du plan
de Wadatti – Béniof, en plus des observations disponibles à cette époque, Hess (1960)
proposer une hypothèse explicatif des faits observés. Selon lui, le manteau terrestre serait
animé de courants deconvection:
* des courants ascendants au niveau des dorsales seraient à l'origine de la formation de croûte
Océanique
* des courants descendants au niveau des fosses provoqueraient une disparition de cette croûte

50
2-2-b. L’hypothèse de Vine & Matthews
Les écarts ou anomalies, d’amplitudes moyenne voisines de 100 nT, ont été interprétés par
Vine et Matthews (1963) comme résultant de l’ajout ou du retrait au CMTA d’un
magnétisme « fossile » issu des roches magmatiques du plancher océanique.
Leur distribution symétrique par rapport à l’axe des dorsales et leur parfaite
correspondance avec la succession des périodes et événements du CMT sont à l’origine de
l’hypothèse de l’expansion des fonds océaniques (Sea floor spreading) qui reprend l’idée
de Hess (1962) d’une dynamique en « tapis roulant » des fonds océaniques et l’étaye
largement.

Polarité normale

Polarité inverse

Calcul du taux d’expansion des fonds océaniques : Vine et Wilson


La largueur des bandes d’anomalies dépend de la vitesse d’expansion et de la durée
pendant laquelle le champ magnétique est resté constant. Les mesures de distance à la dorsale
associées aux âges des anomalies obéissent à une relation linéaire donnant le demi-taux
d’expansion (figure ci-dessou)
1965 – Wilson – Proposition de l'existence d'une nouvelle classe de failles : les
transformantes.
1965 – Vine & Wilson – Calcul des vitesses d'expansion océanique à partir des anomalies
magnétiques

En résumé : Les 3 scientifiques (Marley, Vine et Matthews 1962) rapprochent les 3 données
suivantes:
• - l’interprétation des anomalies magnétiques dans les coulées

51
• - l’échelle des inversions du champ géomagnétique
• - l’hypothèse du tapis roulant de Hess
Ils concluent à l’extension des fonds océaniques à partir des dorsales par fabrication continu
du basalte avec écartement symétrique de part et d’autre de la lithosphère.

2-3. Evolution thermique et mouvements verticaux


La limite entre la lithosphère et l'asthénosphère est marquée par l'isotherme 1200-1300°C.
Normalement cette isotherme doit être horizontale, mais elle apparait à la surface au niveau
des dorsales (Do) et s’enfonce en profondeur au niveau des fosses. .

De la matière chaude arrive au niveau de la dorsale (1200 °C) qui est l’asthénosphère. Une
couche relativement froide s’enfonce au niveau des fosses (zone de subduction, Zs). Cette
couche est la lithosphère. C’est la plaque lithosphérique entière qui est mis en jeu.

Vers une théorie définitive: La théorie de la tectonique des plaques

3. La théorie de la tectonique des plaques


3-1. Définitions :
- Qu’est-ce que la théorie de la tectonique des plaques
La théorie de la tectonique des plaques est une théorie scientifique planétaire unificatrice qui
propose un découpage de la lithosphère en un certain nombre de plaques rigides qui bougent
les uns par rapport aux autres en glissant sur l’asthénosphère.

- Qu’est ce qu’une plaque tectonique?


Une plaque tectonique ou plaque lithosphérique est un ensemble massif, rigide de forme
quelconque généraleemnt formée de la lithosphère continentale et océanique. Elle est
théoriquement indéformable et don’t la déformation est concentrée à ses frontières.

On dénombre à la surface de la Terre une douzaine de plaques principals (figure ci-dessous).

52
3-2. Zone d’accrétion ou de divergence : dorsale ou ride midio - océanique
Les dorsales forment une chaine continue sur tous les océans, longue de 60000 km (figure 3-
2a). Elles sont généralement hautes de 2 à 3 km, mais, étant situées à environ 6 km de
profondeur, elles n’apparaissent pas à la surface des océans. Une seule exception de taille:
l’Islande (Figure 3-2a).

Figure 3-2a. Architecture des fonds océaniques

53
Au niveau du cœur de la dorsale se crée la lithosphère
océanique, on dit aussi il y’a accrétion de la lithosphère
océanique.
En s’éloignant, les deux plaques permettent la remontée de
l’asthénosphère, ce qui conduit à la formation de poches de
magma sous la dorsale.
Plus on s’éloigne de la dorsale, plus la lithosphère océanique
vieillie. Elle se recouvre petit à petit de sédiments marins,
qui peuvent atteindre des épaisseurs de plusieurs kilomètres.
Le plus ancien plancher océanique ne dépasse pas 180 Ma.

En coupe d’une marge passive à la marge passive opposée (exemple celles limitant l’océan
atlantique, figure 3-2c), on rencontre des structures caractéristiques : le plateau continental
suivi par le talus continental de pente très forte ensuite la plaine abyssal avant d’atteindre la
ride midio-océanique (figure 3-2-c).

Figure 3-2c. Topographie du fond marin de l’océan atlantique

Dorsale et rift : Au niveau de la dorsale des tensions se traduisent par des failles
d'effondrement et des fractures ouvertes, ce qui forme un fossé d'effondrement qu'on appelle
un rift océanique. Cette vallée axiale peut atteindre 1800 m de profondeur.

3-3. Zone de subduction : limite de résorption


Si de la lithosphère se forme au niveau des dorsales, il faut bien qu’elle disparaisse à un autre
endroit pour éviter le gonflement de la Terre. Cette disparition s’effectue au niveau de
frontières convergentes où deux lithosphères rentrent en contact.
Le résultat de ce phénomène : Des séismes, des volcans, des chaines de montagnes…
Selon la nature des plaques convergentes divers cas se présentent :

54
3-3a. Cas de convergence entre plaques océanique et continentale
La plaque océanique et les sédiments du
plancher océanique s'enfoncent sous la plaque
continentale. À une certaine profondeur les
conditions de température et la présence de la
déshydratation de la plaque subduite conduisent
à la fusion partiale (à + 100 km de profondeur)
en donnant ainsi naissance à un magma. Ce
dernier sera expulsé et formera une chaîne de
volcans sur les continents. Le matériel
sédimentaire qui se trouve sur les fonds
océaniques et qui se concentre au niveau de la
zone de subduction forme un prisme d'accrétion. Figure 3-3a
Exemple de la marge du Pacifique Est (figure 3-
3a)

3-3b. Cas de convergence entre deux plaques continentales


L'espace océanique se refermant au fur et à mesure du rapprochement de deux plaques
continentales, le matériel sédimentaire du plancher océanique, plus abondant près des
continents, et celui du prisme d'accrétion se concentrent de plus en plus.
Par la suite tout le matériel sédimentaire est comprimé et se soulève pour former une chaîne
de montagnes où les roches sont plissées et faillées .Toute les grandes chaînes de montagnes
plissées ont été formées par ce mécanisme. Exemple Himalayas

3-4. Les failles transformantes


Les dorsales océaniques sont segmentées et décalés par des failles à mouvements décrochant.
Celles-ci sont sismiquement actives dans l'espace entre deux segments de dorsale contigus.
Elles sont appelées failles transformantes car elles transforment le mouvement d'accrétion en
mouvement de coulissage. Sur leur portion à l'extérieur des deux segments de dorsales elles
sont inactives (figure 3-4a). L’exemple le plus populaire est la faille de San Andreas à l’Ouest
des Etat Unis (Figure 3-4b-c).

Figure 3-4a

55
Figure 3-4b-c. Faille de San Andreas

3-5. Divers phénomènes liés aux plaques lithosphériques et à la tectonique des plaques
3-5-a. La sismicité
* Zones de subduction
À la rencontre entre deux plaques tectoniques qui convergent l'une vers l'autre, il se forme une
zone dite de subduction, où l'une des plaques passe en-dessous de l'autre. Les roches glissant
difficilement les unes par rapport aux autres, le mouvement des plaques tectoniques peut être
bloqué le long de cette zone d'interaction, pendant des périodes pouvant dépasser le millier
d'années. Ce déficit de glissement s'accumule sous forme d'énergie qui est relâchée
brutalement au cours de séismes. Ces séismes se produisent lorsque l'énergie accumulée en
raison du déficit de glissement dépasse un certain seuil (figure 3-5a1-a2). Le phénomène
s’amortis et disparait en profondeur lorsque la température devient assez élevée pour qua la
plaque perd sa rigidité. Les foyers sismiques s’alignent sur un plan qu’on appelle le plan de
Wadati Benioff dont la longueur peut atteindre 700 km (exemple la Zs des mariannes)
témoignant ainsi de la forte densité de la plaque lithosphérique plongeante face au manteau.

Séisme
Figure 3-5a1. Plaque subduite et
Figure 3-5a2. Position des foyers sismiques
emplacement des séismes.
dans une zone de subduction : ex. fosse du
Japon

56
* Failles transformates

Des séismes superficiels très actifs existent et sont localisés


sur les dorsales et le long des failles transformantes.
En effet, seules les zones séparant deux axes de la dorsale
sont le siège de séismes en raison du mouvement inverse
des deux plaques dans cette zone (figure ci-contre).

Au niveau du rift et la dorsale, se produit également des séismes de moindre importance le


long des failles normales (figure ci-dessous).

3-5b. Le volcanisme
On distingue trois types de magmatisme : La série alcaline très riche en K2O-Na2O, la série
intermédiaire contenant des proportions intermédiaires en K2O-Na2O et SiO2 et la série
tholéitique très riche en SiO2 mais pauvre en alcalins.

La figure ci-dessous récapitule les différents types de volcanisme associé aux plaques
lithosphériques et leurs répartitions spatiales.

VCA VA
VA
VTh

VA=volcanisme alcalin, VCA=volcanisme calco-alcalin, Vth=volcanisme tholéitique

57
5-3c. Les points chauds

Les points chauds sont des structures


volcaniques intraplaques, qu'on retrouve
principalement, mais pas exclusivement, sur
les plaques océaniques (figure ci-contre).
Il provient d’une concentration locale de la
chaleur qui provoque une fusion partielle du
manteau. Exemple l’île d’Hawaï.

Si une plaque lithosphérique se déplace au-dessus d'un point chaud qui est immobile et qui
fonctionne irrégulièrement, il se construit un chaînon de volcans.
Les volcans les plus vieux se situent à l'extrémité du chaînon, alors que les plus jeunes se
situent à proximité du point chaud (figure ci-dessous).

Ce volcanisme est un indicateur de déplacement de la lithosphère océanique.


Le plus ancien volcan est Jimmu (65Ma).
Le plus jeune est celui d’Hawaï (0 Ma).

On constate que la direction de la chaine


volcanique a changé il y’a 44 Ma :
- Entre le volcan de Jimmu (65) et celui
Youryaku (44), la direction est presque
Nord-Sud. On peut calculer la vitesse de
déplacement durant cette période (de 44 Ma
à 65 Ma ; voir TD).
- Entre Le volcan Youryaku et l’îl d’Hawaï
(actuel = 0Ma), le déplacement est plutôt
Est Sud Est - Ouest Nord Ouest (pour le
calcul de la vitesse de déplacement voir
TD).

En coupe (block diagramme), la limite


Nord est une zone de subduction, il est
possible qu’il y’a des volcans plus ancien
entrainés dans la zone de subduction par la
plaque subduite.

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4. Moteur de la tectonique de plaque

L'énergie nécessaire à la tectonique des plaques provient de ce que la chaleur, produite


essentiellement par la radioactivité des roches de l'intérieur de la Terre, est plus importante
que celle que peut évacuer la conductivité thermique. Il s'en suit un déplacement des roches
chaudes vers la surface ce qui permet une évacuation plus rapide et plus efficace de la chaleur.

Ces mouvements entraînent une distribution inégale des températures qui se traduisent en
différences de densité à l'origine des forces mécaniques. Il n'y a donc pas un "moteur" qui
serait localisé dans les zones de subduction ou sur les dorsales. C'est toute la Terre qui est
impliquée.

Les variations très rapides de densité au niveau de la lithosphère (lithosphère froide et dense
et l’asthénosphère chaude et légère), près de la surface, donnent naissance à des forces
particulièrement efficaces qui agissent directement sur les plaques de lithosphère et sont la
cause principale de leur mouvement.

On peut dire que la tectonique des plaque est régit par deux forces:
La première force, dite force de poussée aux dorsales, provient tout simplement de la pente
topographique. La lithosphère jeune et chaude est élevée. En vieillissant, elle s'alourdit et
s'enfonce. Elle a donc tendance à glisser le long de la pente des dorsales vers les bassins.
La seconde force, dite force de traction aux fosses, vient de l'instabilité gravitationnelle liée à
la présence d'une couche froide et lourde reposant sur une couche chaude.

POUSSEE

TRACTION

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