COURS de Paléontologie-Paléoécologie 2020-2021
COURS de Paléontologie-Paléoécologie 2020-2021
de
Paléontologie et paléoécologie
(Pr. BOUKHIR M.)
1. Définition :
La paléontologie est la science qui étudie les formes de vie du passé donc des
organismes disparus et ayant laissés dans les terrains sédimentaires des traces de
leur corps ou de leur activités. Elle s’intéresse donc à toutes traces de vie laissées
par un organisme vivant, fossilisé dans la roche. Ces traces sont appelées des
fossiles. La paléontologie a donc pour objectif l’étude des restes et des
empreintes d’organismes et de leurs activités au sein des sédiments. C’est une
discipline qui fait appelle à la fois à la géologie et à la biologie. Elle regroupe
plusieurs sous disciplines.
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type de reste a l’avantage de donner des informations sur le comportement du ou
des organismes les ayant laissés.
4. Les fossiles.
4.1. Définition.
C’est le reste (coquille, carapace, os, dent, graine, feuilles, spore, pollen,
plancton, micro-organismes...) ou le simple moulage d'un animal ou d'un végétal
conservé dans une roche sédimentaire. On parle de microfossiles lorsque la taille
des plantes ou des animaux entiers ou fragmentés et fossilisés sont trop petit pour
être analysé à l'œil nu .Les dimensions des microfossiles ne dépassent pas
généralement inférieure à 1 mm. Exemples les foraminifères planctoniques ou
benthiques, ostracodes.
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Fig.1 : Traces d’activités fossilisées
4-4-1- Définition:
Ce sont des fossiles qui peuvent être caractéristiques de milieux écologique bien
particuliers. Ces fossiles servent donc à identifier différents types d'habitats. Elle
permet de reconstituer par principe d’actualisme, les conditions qui régnaient
localement lors du dépôt des sédiments et donc sont des indicateurs de paléo
environnement.
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- Plancton : organismes pélagiques dont les déplacements sont soumis aux
courants et aux mouvements de la masse d'eau environnante.
- Organisme benthique : organisme qui vit en dépendance du fond marin.
- Ogranisme vagile : libre de se déplacer.
- Organisme sessile : fixé au substrat.
- Domaine littoral : partie côtière située dans la zone de battement des marées.
- Domaine néritique : zone située entre la zone littorale et la zone océanique.
- Domaine océanique : zone profonde située au-delà de la bordure du plateau
continental.
- Milieu pélagique
- Milieu lagunaire, saumâtre
- Milieu lacustre, marécageux
La fossilisation.
1- Définition
C’est un processus de minéralisation (remplacement des tissus organiques par des
minéraux) au sein de la roche ou dans certains cas, la conservation de la matière
organique de l’organisme (ex : mammouths dans la glace de Sibérie )
Dans le cas des végétaux, ils se conservent soit par préservation du matériel
original, soit par carbonisation, soit par perminéralisation ( minéralisation)
2- Conditions de la fossilisation.
La fossilisation est un phénomène qui nécessite des conditions très favorables.
Pour qu’il y ait fossilisation, il faut que :
- Le corps soit à l’abri des prédateurs, des bactéries aérobies (des processus
d’oxydation).
- Les fossiles puissent être préservées des autres facteurs de destruction tels que :
la diagénèse, le métamorphisme, la dissolution par les eux d’infiltration ou la
tectonique, oxydation . . .
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3 - Les principaux facteurs favorables à la fossilisation.
Les principaux facteurs favorables à la fossilisation sont :
- Un enfouissement rapide après leur mort dans des sédiments fins lors des crues.
Les meilleurs sédiments sont les boues calcaires et argileuses
- les cendres volcaniques.
Topographie favorable à l’enfouissement rapide (dépression)
Mode de vie : un organisme vivant dans des terriers ou enfoui aura plus de chance
d’être conservé
- Composition naturelle des organismes : Les organismes à squelette se conserve
plus facilement que les organismes dépourvus de squelette. Cependant, la
conservation des tissus mous existent dans certaines conditions exceptionnelles.
Exemple :
* Mammouth dans la glace de Sibérie.
* Insectes dans l’ambre (résine)
- Paramètres physico-chimiques favorables : conditions redox, pH, pression,
température, bactéries,
Exemples de milieux très favorables à la conservation des parties peu résistantes :
*La glace
* L’ambre (résine)
* La tourbière
4- Minéralisation :
Les parties molles de l'organisme disparaissent et les parties dures (squelette,
coquilles) sont lentement remplacées par des minéraux. On l’appelle également
l’épigénisation.
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- Remplacement du minéral initial par un autre minéral : c’est l’épigénie (ou
pseudomorphose). Le plus souvent, on trouve :
La calcite : elle est rare dans la coquille des animaux. Elle n’est quasiment que
chez les échinodermes et brachiopodes. Chez les autres animaux, on a de
l’aragonite. Ce dernier minéral est instable et, à l’état fossile, elle donnera de la
calcite.
La calcédoine (SiO2) : elle entraîne la silicification des végétaux et des coquilles
d’invertébrés.
La pyrite (FeS2) : elle a une couleur jaunâtre.
L’apatite (phosphate de calcium) : ce minéral intervient dans le cas des os et des
dents.
2- Définitions de l’espèce.
2-1- Espèce typologique.
L’espèce est définie à partir des caractères d’un individu tenu pour représentatif :
c’est le « type ». Il est déposé dans une collection puis décrit et figuré. Tout
individu à morphologie semblable au « type » ou qui s’en rapproche
suffisamment sera classée dans la même espèce : le critère est la ressemblance.
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En paléontologie, la conception de l’espèce est définie à partir des caractères d’un
individu tenu pour représentatif : c’est le « type ». Il est déposé dans une
collection puis décrit et figuré. Tout individu à morphologie semblable au « type
» ou qui s’en rapproche suffisamment sera classée dans la même espèce : Le
concept sur lequel est basé sa définition est le critère est la ressemblance.
La notion de l’espèce paléontologique est uniquement fondée sur des critères
morphologiques. Or, ces critères sont totalement insuffisants, comme le montre
les phénomènes ci-dessous:
- Le polymorphisme : c’est la coexistence dans une même population d’individus
interféconds mais morphologiquement différents.
- Les espèces jumelles: ce sont des ensembles morphologiquement identiques
mais séparés génétiquement (drosophiles).
Dans le cas où il y a polymorphisme, s’il y a ségrégation morphologique, il se
produira au cours des temps une ségrégation génétique.
Dans le cas des espèces jumelles, il y a d’abord séparation génétique puis, avec le
temps, séparation morphologique.
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- Madréporaires du genre Zaphrentis
- Equidés.
Exemples actuels : Mammifères tels que les rats taupiers (Campagnols = genre
Arvicola)
Au sein d'une population de girafes, le cou présente des variations de longueur.
Quand les feuillages se font rares ou clairsemés (période de sécheresse), les
individus aux cous les plus longs peuvent atteindre les feuilles inaccessibles aux
autres et ont donc plus de chance de survivre et de transmettre leur caractère.
Cependant, la paléontologie a montré que l’évolution peut être lente et graduelle
pour certaines espèces, mais elle a aussi révélé que d’autres n’ont pas évolué par
gradualisme mais plutôt par équilibres ponctué (ou intermittents), c'est-à-dire
évolution en peu de temps ou pas vraiment changées malgré le temps. Les
espèces évolueraient alors lors des périodes ponctuelles séparées par des périodes
stagnantes (pas d’évolution) et non de façon graduelle.
La remise en cause du gradualisme :
Dans les séries fossiles manquent fréquemment les formes intermédiaires:
pourquoi ??
Pour les partisans du gradualisme, cela est dû aux lacunes de sédimentation, à une
sédimentation ne permettant pas de bonnes conditions de fossilisation, à des
modifications des caractéristiques écologiques entrainant la disparition locale (
mort ) ou la migration des formes intermédiaires.
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Le schéma ci-dessous montre le model gradualisme et à gauche le model
d’équilibres ponctuée
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Les principales causes à l’origine des extinctions de masse sont :
- les cataclysmes géologiques (éruptions volcaniques, variations du niveau marin,
glaciation),
-les chutes d’astéroïdes,
-des changements brutaux du milieu,
-de la prédation (cas du dodo à la Réunion),
- la compétition (certaines espèces introduites se multiplient rapidement, au
détriment d’espèces locales),
-des maladies, virus,
- des causes génétiques,
-de la disparition ou l’extinction d’une ressource dont dépendait l’espèce pour sa
survie ou sa reproduction : pollinisateur, proie…
Sur la base des registres fossiles, les paléontologues estiment que la durée de vie
moyenne d’une espèce est de 5 millions d’années. Ainsi les espèces qui vivent
aujourd’hui autour de nous représentent moins de 2% du nombre total d’espèces
apparues sur terre.
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Biodiversité et crises biologiques :
conséquences biostratigraphiques.
1- Définition :
La biodiversité représente la diversité de toutes les formes du vivant, c'est-à-dire
la totalité des gènes, des espèces et des écosystèmes. Elle se caractérise à trois
niveaux :
La diversité génétique recouvre la diversité des gènes de tous les organismes
vivants. Les gènes (composés d’ADN) permettent la transmission des caractères
propres à une espèce. La diversité des gènes reflète la diversité des caractères
d’une population (par exemple la couleur des yeux ou la résistance à une
maladie). La diversité génétique comprend les caractéristiques des gènes et leur
répartition au sein d’une espèce (diversité intra-spécifique) mais aussi entre
différentes espèces (diversité interspécifique).
La diversité spécifique, c’est-à-dire la diversité des espèces exprimées par :
-le nombre d’espèces vivantes
-la position des espèces dans la classification du vivant
-la répartition en nombre d’espèces par unité de surface et les effectifs de chaque
espèce.
La diversité écosystémique, c’est-à-dire la diversité des écosystèmes. Les
écosystèmes sont des ensembles d’organismes vivants (y compris les êtres
humains) qui forment une unité fonctionnelle par leurs fortes interactions entre
eux et avec le milieu ambiant (air, terre, eau…) : par exemple les déserts, les
forêts, les océans. La diversité écosystémique caractérise la variabilité des
écosystèmes, leur dispersion sur la planète et reflète la richesse des relations
structurelles et fonctionnelles entre les espèces, les populations et avec les
écosystèmes.
2- Crises biologiques
Lorsque la disparition de façon massive d’un grand nombre d’espèces sur une
grande surface géographique et dans une période géologique brève (courte), on
parle de crise biologique. Depuis 500 ma, la terre a été marquée par cinq grandes
crises biologiques. Sur le terrain, on les reconnaît lorsque les familles de fossiles
contenues entre deux strates géologiques adjacentes diffèrent fortement. Ces
événements représentent des discontinuités majeures, très marquées. Ils servent
de repères chronologiques pour découper les temps géologiques en ères et en
périodes. Toutes ces crises sont marquées par des modifications rapides de
l’environnement à l’échelle planétaire. Elles peuvent survenir suite à une
inversion du champ magnétique, un changement du taux du dioxygène, un
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volcanisme intense, une chute de météorites ou plusieurs événements géologiques
simultanés. Les crises biologiques interviennent comme des ruptures spontanées
et imprévisibles dans les processus évolutifs.
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1- Crises de l’Ordovicien supérieur –silurien (-450 Ma)
A la fin de l'Ordovicien (autour de -435 Ma), un tiers de la faune s'éteint,
particulièrement : -Les coraux et les graptolites d'eaux chaudes qui
sont remplacés par des formes d'eaux froides.
-Disparition des Brachiopodes.
-Disparition des bryozoaires.
-Les Trilobites sont touchés également.
-Les Echinoides.
-Les crinoides.
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Fig. 5 : Trilobite fossile
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-Le nanoplancton montre qu'il y a eu une réduction importante de l'activité
photosynthétique.
- Les angiospermes sont réduites où prédominent les Ptéridophytes.
-Les pollens montrent aussi une baisse des températures de 15 à 10°C sur une
courte période, puis au contraire une hausse des températures d'environs 5°C.
-La quasi-totalité du plancton marin, maillon clef de la chaîne animale et
alimentaire, disparut également. Il semble qu'aucun animal d'une masse
supérieure à 20-25 kg n'ait survécu à l'exception des crocodiliens.
-La Limite entre le crétacé et de début de l’ère tertiaire est marqué d’une fine
couche d’argile noire de quelques centimètres. Cette couche contient des teneurs
en iridium situées très fortement au-dessus de la moyenne attendue.
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environnementales extrêmes comme l'obscurcissement et le refroidissement
global de la planète (environ 10°C de moins) pendant une dizaine d'années (on
parle d'hiver d'impact, comparable à un hiver nucléaire), et par la même
l'extinction de 70% des espèces de l'époque qui ont manqué de ressources
alimentaires.
De plus, selon une étude récente, l'impact aurait instantanément vaporisé des
roches riches en soufre, produisant un épais nuage de trioxyde de soufre (SO3).
Mélangé à la vapeur d'eau de l'atmosphère, ce gaz a généré, en quelques jours,
des précipitations d'acide sulfurique néfastes pour les écosystèmes. Résultat : de
nombreuses espèces se sont éteintes, y compris dans les océans mais moins dans
l'eau douce où la présence de silicates de calcium - neutralisant l'acidité - a permis
aux crocodiles et à d'autres espèces de survivre.
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Fig. 6 : Localisation des Trapps du Deccan en Inde (Trapps: énormes couches de laves épaisses
de 3km)
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Fig. 8 : Tableau résumé d’espèces disparues au cours des temps géologique.
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Paléoécologie et paléoautécologie
1- Paléoécologie
Définition:
C’est une science issue de la paléontologie qui étudie les relations des espèces
disparues (ou fossiles) et leur mode de vie dans leur paléo-environnement, sous
les aspects physico-chimiques (paléobiotope) aussi bien que biologiques
(paléobiocénose).
On parle aussi d'écologie rétrospective
2- Biotope.
Le biotope ou milieu de vie est un "lieu de vie" relativement stable identifié par
un certain nombre de caractéristiques géologiques, géographiques et
climatologiques qui vont déterminer les conditions de vie des êtres qui y vivront.
L'équilibre de chaque biotope est unique. Par exemple, le biotope constitué par
une eau de mer est bien différent du biotope constitué par une d'eau douce.
Le biotope est défini par les caractéristiques et qualités de 5 éléments
indispensables à la vie : l'eau, le sol, l'air, la lumière et la température.
Ces 5 éléments de vie se retrouvent dans tous les biotopes mais en quantité et en
composition différentes. Ainsi, la qualité du sol d'un biotope désertique est bien
différente de celle d'une terre agricole.
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Le biotope est l'équilibre de ces 5 éléments de vie. Chaque biotope est donc
différent et chaque biotope accueille un type de vie différent.
3- Biocénose :
Une biocénose est un ensemble d’être vivants, vivant dans un lieu de vie bien
défini que l’on appelle le biotope.
Une biocénose est composée d’êtres vivants pouvant vivre en interaction directe
entre eux ou non mais étant toujours en interaction avec le milieu commun à tous.
Ainsi deux plantes vivant dans le même milieu (biotope) peuvent n’avoir aucun
échange direct, mais elles ont chacune une action sur le milieu ce qui peut avoir
des conséquences sur l’autre espèce. Par exemple, dans un champ, la mauvaise
herbe peut puiser plus vite les nutriments de la terre ce qui empêchera le jeune
plant de blé qui se trouve à côté de bien pousser.
La biocénose se décompose en deux types d’espèces : les espèces animales et les
espèces végétales.
L'étude de certaines biocénoses est facile car elle ne comprend qu'un nombre
réduit d'êtres vivants, mais elle peut aussi être très complexe lorsqu'un grand
nombre d'êtres vivants sont concernés ou lorsque l'écosystème qu'ils composent
avec leur milieu peut se décomposer en plusieurs écosystèmes.
4- Ecosystèmes :
Les écosystèmes, sont des ensembles formés par un groupe d'êtres vivants et leur
milieu de vie. Donc, un écosystème comprend un milieu, les êtres vivants qui le
composent et toutes les relations qui peuvent exister et se développer à l'intérieur
de ce système.
L'écosystème est la plus grande unité d'étude de l'écologie, elle peut même
s'appliquer à la terre qui peut être considéré comme le plus gros
écosystème terrien contenant toute la vie sur la planète terre.
Un écosystème est composé de deux éléments la biocénose qui est l'ensemble
des êtres vivants et le biotope qui est le milieu. L'écosystème est un ensemble de
vie équilibré, autonome stable et complexe.
Un biotope (ou milieu) se décompose en autant d'écosytèmes ou « sous
écosystèmes » qu'il y a de groupes d'êtres vivants y vivant en communauté.
Exemples d’écosystèmes :
Le milieu marin donne les écosystèmes océaniques.
Un aquarium est un écosystème artficiel. Il est composé de 2 éléments :
L’eau et système de filtration, la lumière
Des êtres vivants (algues, poissons, plancton …
Si l'équilibre est trouvé l'écosystème peut se développer et l'aquarium sera viable,
chaque espèce pourra vivre et se reproduire.
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Milieux se trouvant sur les continents : Ecosystèmes continentaux
Forêts tempérés, forêts humides, forêts
tropicales : Ecosystèmes forestiers
Prairies, steppes et savanes : Agro-écosystèmes
Océans et mers : Ecosystèmes océaniques
Rivières et fleuves : Ecosystèmes lotiques
Lacs et étangs : Ecosystème lentiques
5- Paléoenvironnements :
Les paléoenvironnements sont des environnements anciens, appartenant à des
différentes échelles de temps.
Plusieurs disciplines travaillent nécessairement en commun à la reconstitution des
paléoenvironnements. Exemples :
-la paléontologie sert à déterminer la biocénose, à partir des informations
contenues dans la taphocénose
-la palynologie qui étudie les pollens fossiles et qui permet de préciser la flore qui
était présente, et apporte des informations sur les paléoclimats,
-la sédimentologie apporte des données complémentaires d'ordre
environnementaux et géophysiques
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-l’archéologie pour les périodes plus récentes.
6- La paléoichnologie :
C’est la science des traces anciennes : il s’agit des traces de déplacement,
bioturbation, forage, bio construction, de repos et autres comportements habituels
ou occasionnels d'êtres vivants ou tout élément permettant de reconstituer des
paléo environnements.
La paléo ichnologie témoigne de l'évolution du comportement animal au cours
des temps géologiques.
On distingue différents types de traces :
Traces de fuite.
Traces de recherche de nourriture.
Traces de reptation sur ou dans un substrat.
Traces d'habitation (terriers).
Traces de repos.
Traces de déplacement ou migration
Traces de forage (perforation biochimique ou mécanique) de roche, coquille, os,
corne…
A B C D
Fig. 10 : exemples de traces fossiles : (A- Thalassinoides, terriers attribués à des crustacés, B-
Ichnite (Empreinte fossilisée de pied, C- Empreintes fossiles de sauropodes,D- Asteriacites.)
6-1- Ichnofossile
Les ichnofossiles sont les restes de dépôts, d'empreintes, d'œuf, de nids, de
bioérosion ou de n'importe quel autre type d'impression. Ils sont l'objet d'étude de
la Paléoichnologie
7- Autécologie.
L’autécologie appelée aussi autoécologie ou encore écophysiologie est l’étude
des individus pris séparément dans leur milieu. Elle s'intéresse aux exigences de
l'espèce vis-à-vis des facteurs du milieu (vivant et non vivant). Ceci vise à
identifier et comprendre la diversité des mécanismes énergétiques,
physiologiques, morphologiques, comportementaux et écologiques observés à
l’échelle des organismes, des populations, des communautés et
des écosystèmes pour définir les principes unificateurs qui les gouvernent et
évaluer les capacités d’adaptation des organismes aux changements
environnementaux, qu’ils soient naturels ou d’origine anthropique.
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Exemples :
Relation entre taux d’aplatissement d’un bivalve et l’énergie dégagée par ce
milieu marin. Un bivalve très plat résistera à un hydrodynamisme fort
Les organismes des grandes profondeurs ont tendance à être ovoïde, sphérique,
pour résister à une forte pression.
Les vertébrés à sabots sont des organismes de milieux ouverts et dégagés alors
que les vertébrés à griffe montrent la présence d’un sol encombré, accidenté
comme une forêt.
Plus les os des pieds sont fusionnés, plus on est efficaces pour la course.
L’autécologie est surtout exploitée chez les macro-organismes. Elle peut être
utilisée sur les invertébrés ou vertébrés, les plantes
Parmi les invertébrés, les oursins sont les plus utilisés pour la paléoécologie
marine. Ca sert à caractériser deux paramètres :
L’agitation du milieu
La profondeur du milieu
On peut également avoir des infos sur l’oxygénation du milieu. (Coquille
calcite)
Les huitres se fossilisent toujours avec leur coquille
Les plis sur la coquille : leur nombre varie. Chaque pli correspond au passage
d’un courant évacuateur Plus il y a de plis, plus l’huitre peut contrôler
l’évacuation. Dans une eau pas du tout boueuse, où le taux d’oxygène est élevé,
les huitres n’ont pas beaucoup de plis (pas besoin). Dans une eau turbide, elles
ont besoin de plis pour le contrôle évacuateur.
Certains organismes sont utilisés pour étudier les variations de températures.
Exemples : les foraminifères sont utilisés dans l’étude des variations du rapport
O18/O16, ce qui permet de connaitre les paléo températures.
La composition isotopique en oxygène des tests de foraminifères est définie
selon l’équation :
Le δ18O est défini ainsi:
δ18O (‰) = [({18O/16O} échantillon - {18O/16O} standard PDB )] ×1000 /
{18O/16O}standard PDB
Les arbres qui présentent des cernes sont utilisées pour déterminer leur âge (les
cernes clairs correspondent aux saisons printemps-été et les sombres représentent
les saisons hiver-automne
Certains organismes sont caractéristiques d’un type de milieu :
Les oursins ne vive que dans des eaux à salinité stable
Les coraux ne se devellopent que dans des milieux à salinité 25 pour 1000
(25°/000), à faible profondeur et dans des eaux oxygénées et dépourvu de
particules détritiques.
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Gisements fossilifères et Taphonomie.
Définition :
La taphonomie est une spécialisation de la paléontologie. Elle est axée spécialement sur
l’étude des mécanismes de fossilisation : comment l'animal s'est-il enfoui dans le sol après sa
mort, la décomposition des chairs, la sédimentation... Elle étudie l'enfouissement sous toutes
ses formes aboutissant à la formation de gisements fossilifères.
En médecine, elle s’interesse à l’ensemble des processus biologiques et biochimiques
impliquées dans la transformation des cadavres.
L’archéothanatologie qui étudie la formation des gisements fossiles et tous les processus qui
interviennent depuis la mort jusqu'à la fossilisation d'un organisme.
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Foraminifères ---------------------------- milieu marin, variable selon les foraminifères
Radiolaires ------------------------------- milieu marin, parfois de très grande profondeur
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