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Techniques D Analyse Physico Chimique 1 1744878787

Ce polycopié de cours sur les techniques d'analyse physico-chimique est destiné aux étudiants en chimie et couvre les méthodes de séparation des mélanges. Il aborde des sujets tels que la filtration, la centrifugation, l'extraction par solvant, et la chromatographie, en fournissant des explications sur les principes et les applications de chaque méthode. Le document vise à servir de référence pratique pour les étudiants et enseignants intéressés par les procédés de séparation en laboratoire.

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Techniques D Analyse Physico Chimique 1 1744878787

Ce polycopié de cours sur les techniques d'analyse physico-chimique est destiné aux étudiants en chimie et couvre les méthodes de séparation des mélanges. Il aborde des sujets tels que la filtration, la centrifugation, l'extraction par solvant, et la chromatographie, en fournissant des explications sur les principes et les applications de chaque méthode. Le document vise à servir de référence pratique pour les étudiants et enseignants intéressés par les procédés de séparation en laboratoire.

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République Algérienne Démocratique & PopulaireMinistère de l’Enseignement Supérieur et

de la Recherche Scientifique
UNIVERSITE Mohamed khider de Biskra
Faculté des Sciences Exactes et Sc.N.V
Département de Sciences de la matière

Polycopié de Cours

Techniques d’analyse
physico-chimique 1
Méthodes de séparation

2ième année Licence Chimie

Dr. Chadli Ilham


Maitre de conférences B

2023/2024
Sommaire

Titre Page

Avon Propos

Chapitre 1 : Généralités sur les méthodes de séparation 1

Chapitre 2 : Les méthodes de séparation Immédiates 5

Chapitre 3 : La Séparation par rupture de phase 11

Chapitre 4 : L’extraction Par solvant 16

Chapitre 5 : L’osmose et la dialyse 24

Chapitre 6 : La chromatographie 31

Chapitre 7 : L’électrophorèse 43

Références 50
Avon Propos

Ce polycopié de cours est réalisé en conformité avec le programme officiel du module "Techniques

physicochimiques d'analyse 1". Destiné aux étudiants en deuxième année licence chimie SM, son

objectif est de leur fournir un support pour comprendre les méthodes de séparation chimique et

physique utilisées en laboratoire pour différents types de mélanges, qu'ils soient homogènes ou

hétérogènes, dans le but d'extraire des substances pures spécifiques.

Bien qu'initialement conçu pour les étudiants de deuxième année licence en chimie SM, ce polycopié

est accessible aux étudiants de troisième année licence en chimie, de master en chimie SM, ainsi

qu'aux étudiants en biologie et en pharmacie, ayant été simplifié pour être compris par des

étudiants de tous niveaux universitaires.

Ce polycopié couvre divers sujets relatifs aux méthodes de séparation physico-chimique des

mélanges homogènes et hétérogènes. Le premier chapitre aborde les généralités sur les méthodes

de séparation, en mettant l'accent sur les méthodes traditionnelles telles que la filtration, la

centrifugation et la décantation. Les chapitres suivants se concentrent sur l'étude approfondie de

différentes méthodes de séparation spécifiques telles que la séparation par rupture de phase,

l'extraction par solvant, la chromatographie, l'osmose et la dialyse, et l’électrophorèse.

Enfin, il est espéré que les leçons simplifiées présentées dans ce polycopié serviront de référence

à tout étudiant ou enseignant intéressé par les procédés de séparation en laboratoire, en leur

fournissant un outil de travail pratique et efficace.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre I : Généralités sur les méthodes de séparation

Généralités sur les méthodes de séparation

1. Introduction

Ces méthodes correspondent à la partie la plus ancienne de la chimie analytique . Elle était

déjà connue des Alchimistes, qui cherchaient par distillation l’esprit ou l’essence de chaque

substance.

Le but du travail dans le laboratoire est :

 La synthèse des produits chimiques

 L’extraction des produits chimiques à partir des sources naturelles.

 L’identification des produits chimiques

 Détermination des concentrations de quelques produits, présent dans le

milieu chimique.

2. Les méthodes de séparation

Peuvent être classées en deux catégories :

A. Séparations macroscopiques

Ces méthodes de séparation permettent de séparer un constituant d’un autre par :

 Filtration,

 Les méthodes impliquant des effets de la température (Distillation, Evaporation et,

séchage),la solubilité (extraction par solvant, cristallisation et précipitation), et la

dialyse.

B. Séparation microscopique

Les plus courantes de ces méthodes sont les méthodes chromatographiques ; exp :

 La chromatographie sur couche minces (CCM)

 La chromatographie gazeuse (CPG)

Pour ces méthodes, les quantités d’analyse sont de l’ordre de mg ou µg.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre I : Généralités sur les méthodes de séparation

2
3. Les états de la matière
Toute la matière qui nous entoure (sol, l’eau, le corps humain …) est constituée d’un assemblage

de tout petits éléments que l’on appelle des molécules .Prenons comme exemple l’eau (H2O) .

-L’eau (H2O) peut exister sous trois formes :

SOLIDE – LIQUIDE- GAZ

T≤0°C 0°C≤T≤100°C T≥100°C

4. Les Corps chimiques


A. Les corps purs

Chaque substance constituée d’une seule espèce chimique, est un corps pur.

Corps pur simple : est une espèce chimique constituée d’un seul type d’atome

(Exp : O2 , H2, N2, Fe…).

Corps pur Composé : une espèce chimique constituée de différents atomes

( Exp : H2O, CO2, H2SO4).

B. Le Mélange

présente plusieurs éléments chimiques coexistent (Exemple : l’eau potable = H2O +

minéraux !o : Ca2+, K+, Na+..).

Mélange homogène

Est un mélange dont, on ne peut voir les différents constituants à l’œil nu, après agitation

(Exp : Sirop de menthe + eau), car le Sirop de menthe est soluble dans l’eau.

Mélange hétérogène

Présence de plusieurs phases visibles. (Exp : eau+ huile), car l’huile est insoluble dans l’eau.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre I : Généralités sur les méthodes de séparation

5. Principe de la séparation

Pour séparer les différents composants d’un mélange, on utilise les différences de propriétés

physico-chimiques entre le composé intéressant, et le reste du mélange. Plus la différence de

propriétés est grande, et plus la séparation sera facile.

On peut finalement classer les méthodes de séparation dans deux grandes catégories, les

séparations mécaniques et, les séparations par diffusion.

A. Séparations mécaniques

1) La sédimentation

2) La filtration

3) La centrifugation

4) La décantation

B. Séparations par diffusion

1) La distillation

2) La sublimation

3) L’évaporation

4) La chromatographie

Dr. Ilham Chadli


Chapitre I : Généralités sur les méthodes de séparation

4
Distribution des mélangeset méthodes de séparation

Mélanges
Mélanges

Homogène Hétérogène
s s

Liquide-Solide Liquide-
Liquide-Liquide Solide-Solide Solide-Solide Solide-Liquide Liquide-Liquide

*Evaporation Liquide-
*Chromatographie *Sublimation *Décantation *Décantation
*Tamisage

*Chromatographie *Distillation *Fusion *Aimantation *Filtration

*Précipitation *Centrifugation

Dr. Ilham Chadli


Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

Les méthodes de séparation Immédiates

1. Introduction

La séparation de divers constituants des mélanges, qu'ils soient homogènes ou hétérogènes,

demande l'application de diverses techniques de séparation immédiates telles que la filtration, la

décantation, et la centrifugation. Ces méthodes de séparation sont privilégiées en laboratoire ou

en industrie lorsque la séparation doit être réalisée rapidement, évitant ainsi des procédures plus

longues et coûteuses.

2. La filtration
2.1-Principe

La filtration sert à séparer un mélange hétérogène (liquide-solide). Le principe de cette méthode

repose sur la granulation des composants (dimension des particules).

Le papier filtre avec plusieurs multitudes de pores minuscules agit comme un tamis. Il y’a deux

méthodes.

2.2-Filtration Simple

D’abord, le papier filtre rond plié deux fois, afin d’obtenir un quart de disque. Puis on ouvre le filtre

plié afin d’obtenir un petit entonnoir en papier.

Celui-ci, est placé dans le grand entonnoir en verre.

Ensuite, verser lentement le contenu du bécher dans le papier filtre. La phase liquide est

appelée filtrat.
Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

2.3-Filtration sur Büchner

La filtration se réalise sur Büchner, entonnoir à fond plat performé (troué), que l’on recouvre d’un

filtre. Le Büchner est placé sur une fiole à vide reliée à une trompe à eau.

Après avoir légèrement humidifié, on place le papier filtre dans le Büchner.

On met en route la trompe à eau, en ouvrant le robinet d’eau.

On verse le contenu du Bécher lentement dans le Büchner.

A la fin de la filtration, on doit débrancher le tuyau en caoutchouc, puis on ferme le robinet.


Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

Remarque

La trompe à eau crée une dépression dans la fiole à vide. Le mélange à filtrer est alors, aspiré au

travers du papier filtre.

3. La décantation

La décantation est une technique de séparation mécanique sous l’action de la gravitation de

plusieurs phases non-miscibles, dont l’une au moins est liquide.

On peut ainsi séparer plusieurs liquides non-miscibles de densités différentes.

4. La centrifugation
4.1-Principe

La centrifugation permet de séparer des constituants de taille et de masse très variables contenus

dans un liquide.

Tous les constituants contenus dans un échantillon sont soumis à la gravité, force(2) qui s'exerce

du haut vers le bas, et à la poussée d'Archimède, force(1) qui s'exerce du bas vers le haut. En

dehors du cas particulier dans lequel ces deux forces sont parfaitement équilibrées, on pourrait

donc s'attendre qu'avec le temps tous les constituants finissent par tomber au fond du récipient

dans lequel ils se trouvent (sédimentation) ou remontent à la surface. En faisant tourner


Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

8
l'échantillon, on fait apparaître une nouvelle force, la force centrifuge(3), qui est une accélération

qui s'exerce radialement vers l'extérieur de l'axe de rotation.

4.2-Calcul de la force gravitationnelle relative (FGR, ou RCF)

Dans une centrifugation, il faut connaître la force relative de centrifugation (force de gravité

relative, FGR, accélération) en "x g". Cependant pour une vitesse de rotation donnée, chaque rotor

a une FGR différente puisque le rayon de rotation est différent. Il faut donc être capable de

convertir la vitesse de rotation (RPM, rotations par minute) en FGR. Pour cela on peut se servir

d'un nomogramme ou de la formule mathématique de conversion. Celle-ci est :

a = 1.119 • 10-5 x r x n2
Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

Avec :

r : distance à l'axe de rotation (cm)

n : nombre de rotations par minute (RPM);

4.3-Force centrifuge

Lorsqu’une masse m tourne autour d’un point fixe, elle subit une force centrifuge F :

F= m.a

a = w2.r

w= n(2π)

Lorsque la force centrifuge est appliquée à une particule solide ou liquide en suspension dans un

liquide, la masse m devient :

m=V(ds – dl)

oùV et ds sont respectivement le volume et la densité de la particule, et dl la densité du liquide la

valeur de la force centrifuge devient alors :

F= 4π2n2r V(ds – dl)

L’efficacité d’une centrifugation dépend ainsi

- Du volume des particules ;

- De la différence de densités : les particules les plus grosses et les plus lourdes sédimentent

plus vite

4.4- Le matériel

Une centrifugeuse est une machine équipée d'un axe de rotation enfermé dans une enceinte.

Excepté pour les centrifugeuses de paillasse dont la vitesse de rotation et le temps typique

d'utilisation sont relativement limités, il est nécessaire d'empêcher l'échauffement des

échantillons. Pour cela, l'enceinte est réfrigérée et souvent soumise à un vide poussé pour éviter

les frottements. Par ailleurs, un rotor qui tourne à haute vitesse (jusqu'à 100 000 rpm) possède

beaucoup d'énergie cinétique. Potentiellement, il peut donc faire beaucoup de dégâts en cas de

problème. C'est pourquoi l'enceinte de la centrifugeuse est blindée.

Le rotor qui supporte les tubes contenant les échantillons doit à la fois être suffisamment solide

pour supporter les forces qui s'exercent sur lui, et le plus léger possible. Le meilleur matériau
Chapitre II : Les méthodes de séparation Immédiates

10
actuel est le titane, avec son excellent rapport (poids/résistance), d'autant qu'il est également

non-magnétique. Le seul inconvénient est son prix élevé.

4.5- Manipulation : Equilibrage des tubes

Les tubes doivent être disposés dans le rotor de façon à éviter tout déséquilibre. Ainsi le poids

des tubes qui se font face dans le rotor doit être identique.

Si le nombre de tubes à centrifuger est impair, on placera en face du tube unique un tube contenant

le volume d’eau nécessaire pour obtenir un poids unique.

Exemple : Un rotor a un rayon de rotation maximal de 10 cm. A quelle vitesse faudra-t-il le faire
tourner pour obtenir une accélération (FCR) de 100 000 g ?

D'après la formule :

a = 1.119 • 10-5.r.n2

n= 29 894 (RPM)

Quelle est la force centrifuge relative (RCF) en g (m/s2) pour un rotor ayant un rayon de rotation
de 10 cm et une vitesse de rotation de 4000 tours par minute (RPM) ?

Rp:

a = w2. r = 1,119. 10-5.r.n2

a=1,119. 10-5. 10.(4000)-2

a=1790,4 g (m/s2)
Chapitre III : Séparation par rupture de phase

11
Séparation par rupture de phase

1. Cas d’une solution liquide

Dans ce cas, la séparation par rupture de phase sert à éliminer le solvant ou diminuer le pouvoir

solvant dans une solution, pour la récupération d’un soluté soluble dans le solvant.

A- Séparation par élimination du solvant

Pour éliminer le solvant d’un mélange (solvant + solutés) on utilise un appareil couramment utilisé

appelé « L’évaporateur rotatif » ou souvent ‘’ Rotavapor ’’.

Description du montage

Le mélange (solvant + soluté) est placer dans le ballon (1), celui-ci est plongé dans un bain-marie.

Il est incliné et animé d’un mouvement de rotation de manière à créer un film de liquide et ainsi

accroitre la surface d’évaporation du solvant. Après la condensation dans le réfrigérant, le

solvant est récupéré dans le Ballon (2).

B- Diminution du pouvoir solvant

Elle peut être réalisée par différentes manières.

B.1- Variation de la température

Il correspond à la technique de recristallisation ; dissolution à chaud suivi d’un lent retour à la

température ordinaire, entraine l’apparition de cristaux

Dr. Ilham Chadli


Chapitre III : Séparation par rupture de phase

12
But de la recristallisation

La recristallisation, a pour but de purifier un produit en le séparant des impuretés qu’ils

pourraient contenir.

Principe de la recristallisation

La purification des solides par recristallisation est basée sur leurs différences de solubilité dans

un solvant choisis. Le solvant dans recristallisation idéal est celui pour le quelle le produit à

recristallisation est soluble à chaud et insoluble à froid et les impuretés sont soluble aussi bien à

chaud et à froid.

Choix du solvant

Les solvants les plus usuellement utilisés sont : le cyclohexane ; l’alcool méthylique, l’alcool

Ethylique ; l’eau ; le chloroforme ; le dichlorométhane ; ou un mélange de ceux-ci, on fait des

essais systématiques :

 Dans un tube à essai on a placé quelques cristaux et environ 1 ml de l’un des solvants

indiqués ci-dessus.

 Si le composé se dissout  le solvant est surement sans valeur .s’il ne dissout pas  le

tube est alors chauffé doucement, Alors le composé se solubilise partiellement.

 On ajoute quelque gouttes supplémentaires du solvant afin d’obtenir une dissolution

totale. Si une solution homogène est obtenue, on refroidit le tube.

 Si le choix du solvant est correct ; on doit observer les cristaux. Si aucune solubilité

n’est noté ou aucun cristal n’est obtenu le solvant n’est pas apporté, et on essai un

autre, jusqu’à l’obtention de cristaux.

Technique opératoire de recristallisation

Le solvant apporté ayant été choisi :

1- On met le composé à purifier dans un Ballon surmonté d’un réfrigérant ; et le dissoudre

dans le minimum de solvant, à température d’ébullition.

2- On peut filtrer la solution chaude pour éliminer certaines impuretés insolubles.

3- On laisse refroidir la solution.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre III : Séparation par rupture de phase

13
4- On filtre les cristaux sur entonnoir de Büchner pour les séparer de la liqueur mère. On

lave avec de petites quantités du même solvant froid.

5- On essore très soigneusement sur entonnoir de Büchner.

B.2-Addition d’un non solvant

L’apport d’un seconde liquide miscible au premier solvant, dont n’ayant aucun pouvoir de

dissolution vis-à-vis, telle ou telle substance existant dans la solution initiale, peut entrainer une

précipitation.

B.3- Le relargage

Le relargage est une technique qui consiste à séparer une substance ou solution dans son solvant,

en introduisant une autre substance plus soluble qui prend sa place.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre III : Séparation par rupture de phase

14
But du relargage

Le but du relargage est l’amélioration de la récupération d’un produit (A) soluble dans le solvant

(1).

Principe du relargage

Diminuer la solubilité de (A), dans le solvant (1) par la saturation en sel (chlorure de sodium NaCl

généralement).

Technique opératoire

On ajoute au mélange (A + solvant (1)), du sel (exp : NaCl), et on agite de façon à dissoudre le

maximum de NaCl dans le solvant (1), et la saturation en sel, alors on obtient un précipité du

produit A, car ce dernier doit être moins soluble dans l’eau salée.

Remarques

 (A) peut être un liquide, et le relargage doit être compléter par une décantation

liquide-liquide.

 (A) peut être un solide, et le relargage doit être suivie par une filtration (exp :

Préparation d’un savon).

Le pouvoir relargant

Puisque le relargant est un sel minéral, le pouvoir relargant décroissant peut être présenté selon

la série de Hofmeister : F- ˃ SO42- ˃ Citrate ˃ tartrate ˃ Cl- ˃ Br –

Li+ ˃ Na+ ˃ K+ ˃ NH4+ ˃ Mg2+

Avantage du relargage

Méthode de séparation très douce qui ne fait pas intervenir l’élévation de température, et pour

cela, présente un grand intérêt en biochimie surtout.

2. Cas d’un mélange solide

C’est le plus difficile à séparer de cette manière, où il devient nécessaire d’utiliser une méthode

de transfert de phase avant la séparation. On peut utiliser parfois : la séparation mécanique des

cristaux selon leur couleur, leur fluorescence (Luminescence), ou leur forme. On peut utiliser

Dr. Ilham Chadli


Chapitre III : Séparation par rupture de phase

15
aussi, le procédé appelé « Lévigation » qui est l’entrainement par un courant de liquide non

solvant, des fractions les moins denses d’un mélange, cette méthode de séparation est fondé sur

la différence de densité des différents constituants.

A- Séparation Mécanique

La séparation mécanique des cristaux se fait selon leurs couleures, les fluorescences,

leurs formes…

La séparation des minerais se fait selon différentes propriétés telles que : le cliva, la

fracture, la dureté, la densité...

B- Séparation Mécanique par densité

Lévigation : est une technique industrielle, sert à réduire les particules les moins denses,

en une poudre impalpable après broyage, avec dispersion dans l’eau ou dans un liquide non

solvant, d'où elles peuvent être extraites après décantation et filtration.

Orpaillage (chercheurs d’Or)

Mouillage : sert à la séparation des particules solides par différence de tension

superficielle

Flottation : sert à la séparation des particules solides à l’aide de différences de densités.

C- Séparation à l’aide des propriétés particulières

Plus les techniques mécaniques de séparation, il y a d’autres techniques de séparation telles que :

 Séparation magnétique
 Séparation électrique
 Séparation par tamisage en fonction des tailles des particules.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

16
L’extraction Par solvant

1. Introduction

Il existe différents types d’espèces chimiques, Les espèces chimiques naturelles présentes dans

la nature et, les espèces chimiques synthétisées ou fabriquées au laboratoire.

2. Extraction des espèces chimiques

La nature, notamment les végétaux, sont une source de remède. Un végétal contient plusieurs

milliers d’espèces chimiques. Le chimiste doit avoir extraire et isoler ces espèces chimiques, afin

de les analyser et les utiliser, comme principes actifs d’un médicament.

3. Extraction des espèces chimiques naturelles

A- Hydrodistillation

Une espèce chimique (huile essentielle) extraite par hydrodistillation d’un produit naturel (feuil,

écorce, fleurs, fruits) peut être extraite par un autre solvant extracteur si la solubilité de cette

espèce chimique est grande dans ce solvant. L'hydrodistillation est une méthode d'extraction

utilisée principalement pour extraire des composés volatils, tels que des huiles essentielles, à

partir de matières végétales.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

Contrairement à l'extraction solide-liquide classique, qui utilise souvent des solvants organiques,
17
l'hydrodistillation utilise de la vapeur d'eau comme solvant. Voici comment fonctionne le processus

d'hydrodistillation :

1. Les matières végétales sont placées dans un appareil appelé alambic ou encore dans un système

de distillation adapté pour permettre le passage de la vapeur d'eau.

2. La vapeur d'eau est ensuite introduite dans l'alambic où elle traverse les matières végétales.

3. La vapeur d'eau chauffée à travers les matières végétales entraîne les composés volatils avec

elle.

4. La vapeur d'eau chargée des composés volatils est ensuite refroidie, ce qui provoque la

condensation et la séparation des phases liquide et d'huile.

5. L'huile essentielle est collectée, généralement flottant à la surface de l'eau condensée, et peut

être séparée de l'eau par décantation ou par des moyens mécaniques.

L'hydrodistillation est une méthode utilisée depuis des siècles pour extraire des huiles essentielles

à partir de plantes aromatiques telles que la lavande, la menthe, le romarin, etc. Elle est appréciée

pour sa simplicité et son caractère écologique, car elle n'utilise aucun solvant chimique.

B-Infusion

De l’eau bouillante est versée sur les feuilles ou sur les fleurs finement hachées, de plantes.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

18
C-Décoction

La plante est mise dans l’eau froide porter à l’ébullition quelques temps. Cette méthode est adaptée

aux racines, et écorces, pour lesquelles l’extraction est difficile.

D-Macération

Est un procédé qui consiste à laisser séjourner un solide dans un solvant froid pour en extraire les

composés solubles.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

19
Remarques

Tout médicament se compose de deux types de substances.

 Une ou plusieurs substances actives (principes actifs) : espèces chimiques assurant l’effet

thérapeutique recherché. Ce principe actif est connu sa dénomination internationale (DCI).

 Des excipients : substances sans intérêt thérapeutique, mais incorporées aux médicaments

pour en faciliter l’administration, la conservation ou l’absorption.

 Les espèces chimiques composantes le médicament peuvent être naturelles ou synthétisés

au laboratoire.

4. Extraction par solvant non miscible

L'extraction par solvant non miscible est une technique utilisée pour séparer des composés d'une

solution en les transférant d'une phase liquide à une autre. Cette méthode est souvent employée

en chimie organique et en chimie analytique.

Principe

L'extraction par solvant non miscible ou extraction liquide–liquide, est une technique de séparation

basée sur la différence de solubilité des composés dans deux phases liquides non miscibles.

L’extraction d’un soluté « S », d’un solvant « A » par un autre solvant « B » non miscible au premier

dite extraction liquide-liquide.

5. Choix du solvant extracteur

Le solvant extracteur est choisi de telle sorte que :

1. L’espèce chimique à extraire y soit « le plus soluble possible ».

2. Le solvant doit être non-miscible au premier solvant

3. Le solvant soit volatil (température d’ébullition faible).

4. Le solvant ne doit pas réagir avec l’espèce chimique.

5. Le solvant doit être le moins nocif possible.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

6. Paramètres influençant l’extraction liquide-liquide 20

Deux paramètres sont importants lors d’une extraction liquide-liquide sont : le coefficient de

partage, et le taux de distribution.

 Le coefficient de partage

La plus part des extractions consiste à extraire un soluté d’un solvant aqueux (noté A) par

un solvant organique (noté B).

Le coefficient de partage « k » est le rapport des concentrations de la substance « S »

dans les deux phases à l’équilibre :

Le coefficient de partage « K » dépend aussi des coefficients de solubilité «S A et SB » de

la substance « S » dans les deux solvants « A » et « B » dans le cas où les solvants ne sont

pas parfaitement non-miscibles. On a donc :

 Le taux de distribution

Le taux de distribution « D » est le rapport entre les concentrations totales de la

substance « Sb » dans « A » et « B » dans le cas où les solvants ne sont pas parfaitement

non-miscibles. On a donc :

Avec :

∑CA = [forme initiale]A + [forme modifiée]A

∑CB = [forme initiale]B + [forme modifiée]B

Le taux de distribution est utilisé notamment lorsque le soluté peut exister sous plusieurs

formes chimiques.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

Exemples : la substance « S » se trouve sous forme acide dans le solvant « A » et, sous
21
forme basique dans le solvant « B ». on a alors :

Dans le cas ideal où, le soluté se trouve sous la même forme dans les deux solvants :

D=K

 Le rendement d’extraction

Le rendement d’extraction « R » est le rapport entre la quantité maximale de substance

extraite par le solvant B « QB », et la quantité initiale en solution dans le solvant A « Q0A »

7. Description générale de l’extraction Liquide-liquide


Pour l'extraction d'un produit du premier solvant(S1), un solvant adapté (S2) doit donc être

identifié. La première étape d'un processus d'extraction correspond au mélange par contact

intensif des deux phases liquides pour permettre un transfert de masse du produit .La seconde

étape correspond à la phase de séparation ou de stabilisation des 2 phases liquides. Pour récupérer

le produit, le solvant doit être séparé du produit lors d'une troisième étape qui correspond

essentiellement à la vaporisation.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

22

8. Différents solvants extracteurs utilisés


L'extraction des espèces chimiques au laboratoire, peut utiliser une variété de solvants en fonction

des propriétés chimiques des composants à extraire et des exigences du processus. Voici quelques

exemples courants de solvants utilisés dans ce type d'extraction :

1. Eau : L'eau est l'un des solvants les plus couramment utilisés en raison de sa disponibilité, de

son faible coût et de sa capacité à dissoudre de nombreux composés organiques et inorganiques.

2. Éthanol : L'éthanol est souvent utilisé comme solvant dans les extraits à base de plantes, les

teintures et les produits pharmaceutiques en raison de sa capacité à dissoudre une large gamme

de composés organiques.

3. Acétone : L'acétone est un solvant couramment utilisé pour extraire des composés organiques

dans divers processus de laboratoire et industriels en raison de sa capacité à dissoudre de

nombreux solides organiques.

4. Méthanol : Le méthanol est parfois utilisé comme solvant dans l'extraction, en particulier dans

les processus de purification ou de concentration, bien qu'il présente des risques pour la santé et

soit souvent remplacé par des solvants moins toxiques.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre IV : Extraction des espèces chimiques

5. Chloroforme : Le chloroforme était auparavant largement utilisé comme solvant dans


23
l'extraction, mais en raison de ses effets nocifs sur la santé et sur l'environnement, il est de moins

en moins utilisé et est souvent remplacé par d'autres solvants plus sûrs.

6. Hexane : L'hexane est un solvant couramment utilisé dans l'industrie alimentaire pour extraire

des huiles à partir de graines et de plantes oléagineuses.

7. Dichlorométhane (DCM) : Bien que toxique, le dichlorométhane est parfois utilisé comme solvant

dans certaines applications d'extraction en raison de sa capacité à dissoudre une large gamme de

composés organiques.

8. Le cyclohexane est un solvant organique couramment utilisé en chimie. C'est un liquide incolore

avec une légère odeur caractéristique. Il est souvent utilisé dans les laboratoires de chimie pour

des extractions, des purifications, des cristallisations et d'autres procédés. Il est généralement

considéré comme un solvant sûr, mais comme avec tout produit chimique, il convient de prendre

des précautions lors de sa manipulation et de son utilisation.

Le tableau Ci-dessous montre les propriétés physiques les plus significatives de ces solvants :

Masse volumique
Tf (°C) Teb (°C)
(g/cm3)

L’eau 0 100 1

L'éthanol -114.1 78.37 0.789

L'acétone -95 56 0.7898

Le méthanol -98 65 0.791

Le chloroforme -63.5 61.2 1.49

L'hexane -95.3 68.73 0.6594

Le Dichlorométhane
-96.7 39.6 1.33
(DCM)

Le cyclohexane 6.47 80.75 0.7786

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Chapitre V : L’osmose et la dialyse

24

L’osmose et la dialyse

1. Introduction

Pour réaliser un transfert de phase entre une solution initiale et un second solvant, il faut qu’il y

ait possibilité de séparer les deux phases.

Si les deux solvants ne sont pas miscibles, il n’ya pas de problème de séparation. Mais si le second

solvant est miscible à la solution, il faut réaliser une séparation entre les deux à l’aide d’une

membrane poreuse, choisie pour laisser passer le solvant ou éventuellement le soluté ; c’est le

phénomène d’osmose

 Si les molécules de solvant pur passent à travers la membrane poreuse et le volume de la

solution augmente : c’est le phénomène d’endosmose

 Si les pores de la paroi sont suffisamment larges pour laisser passer les molécules de

soluté, celles-ci passent à leur tour dans le solvant pur et ceci jusqu’à égalisation des

concentrations : c’est le phénomène d’exosmose

2. Solution idéale et loi de Raoult


A une température donnée tout liquide pur est en équilibre avec sa phase vapeur.

Alors, on peut dire qu’au niveau moléculaire: la dissolution d’un soluté"B" dans le liquide, diminue la

vitesse de vaporisation du solvant "A" car la présence d’un second constituant réduit la fréquence

à laquelle les molécules de "A" quittent la surface.

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Chapitre V : L’osmose et la dialyse

25

3. Loi de Raoult
La pression de vapeur du solvant "A" dans un mélange est proportionnelle à sa fraction molaire

dans le mélange:

P solvant =X solvant × P° solvant

Remarque

Les mélanges qui obéissent à la loi de Raoult pour toutes les compositions sont des solutions

idéales.

4. Osmolarité
L’osmolarité (os) d’une solution comme la concentration molaire totale des particules de soluté

dissoute, donc :

OS= i× C

i:coefficient de van’t Hauff.

C: Concentration molaire du soluté.

- Particules non – dissociées i =1.

- Particules dissociées i = n.

Exemple : une solution de 0.1 M de (NaCl) possède une osmolarité OS = ?

NaCl Na+ + Cl-

Donc : OS=2× 0.1 = 0.2M.

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Chapitre V : L’osmose et la dialyse

26
5. Osmose est la pression osmotique
L’osmose correspond au passage d’un solvant "A" à travers une membrane semi- perméable. Une

membrane est perméable au solvant mais imperméable aux solutés dissous (ions,

macromolécules…).

La présence de soluté "B" dans le compartiment (1) diminue la pression du solvant contre la

membrane, et l’excès de pression dans (2) tend à faire diffuser le solvant "A" de

(2) (1).

Afin d’empêcher une telle migration, on doit fournir une pression supplémentaire "ӆ" appelée

"pression osmotique" sur le compartiment (1) qui est donnée par la loi de van‘t Hauff:

ӆ = i CB ×R×T×1000

- CB: concentration de soluté en (mol/l).

- Le facteur 1000, pour la conversation: L m3 pour obtenir la pression en pascal

- R: constante des gaz parfait (8.31J/ mol.k)

- Ӆ: pression osmotique en pascal (pa).

Exemple: quelle est la pression osmotique développé par rapport à l’eau pure pour une solution

aqueuse de glucose (0.01 M à 25°C).

Ӆ =1 ×0.01 ×8.32 ×1000 ×298.


Ӆ = 2.48 ×104 pa
1 atm 101325 pa.
Ӆ 2.48 ×104 pa.

Donc : Ӆ = 0.24 atm.

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Chapitre V : L’osmose et la dialyse

27
Conclusion

L’eau pure tend à diffuser dans le compartiment contenant de glucose pour rétablir l’équilibre

des pressions, il faut appliquer une pression supplémentaire:

Ӆ glucose= 0.24 atm, sur le compartiment (1).

La solution du glucose est dite «" hypertonique" par rapport à l’eau pure qui est dite "

hypotonique" par rapport à la solution de glucose.

6. Différence de pression osmotique entre deux solutions


On calcule la pression osmotique entre une solution de glucose (0.01M) et une solution de

NaCl(0.01M) à 25°C. On calcule d’abord les pressions osmotiques Ӆa et Ӆb de chaque

compartiment par rapport à l’eau pure puis on effectue la différence des deux pressions. H2O

Donc pour :

-0.01M(glucose) : Ӆa=i.C.R.T.1000=2,48.104Pa

-0.01M(NaCl) : Ӆb=i.C.R.T.1000=4,96. 104Pa

Δπ= ΔӅb- Ӆa = 2.48104Pa ; Ӆb> Ӆa

Dr. Ilham Chadli


Chapitre V : L’osmose et la dialyse

28

H2O

La solution de (NaCl) est hypertonique par apport à la solution de glucose, et l’eau tend à migrer

du glucose (Hypotonique 1) vers le compartiment (Hypertonique (NaCl) 2).

On doit donc appliquer une pression (Δπ) sur le compartiment 2(NaCl), pour empêcher la

migration du solvant.

Pour une solution contenant plusieurs solutés : Ӆ = C.R.T.1000. ∑[Link]

7. La dialyse
La dialyse est une technique de purification de solutions. C’est une technique d'épuration du sang

à travers une membrane. Le principe consiste à séparer deux solutions par une membrane semi-

perméable poreuse (pores de diamètres, de l'ordre du micromètre, identiques et connus), se

présentant le plus souvent sous la forme d'un boudin de dialyse. Par effet d'osmose et

d'agitation moléculaire les cristalloïdes traverseront la membrane, tandis que les grosses

molécules ou macromolécules (comme les proteines et les enzimes…) seront retenues dans le

boudin de dialyse. Ce système peut être automatisé sous la forme d'appareils de dialyse

notamment dans le domaine médical pour les personnes souffrant de dysfonctionnements rénaux.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre V : L’osmose et la dialyse

29

Remarque

 Les Cristalloïdes sont des petites et/ou moyennes molécules.

 Les macromolécules sont de structure colloïdale (polymère de divers nature, protidique

(albumines, globulines) et glucidique. Sont des molécules appartenant à l’organisme du

Sang, comme les enzymes ….ext.

Types de dialyse

1. Hémodialyse : Le sang est filtré à l'extérieur du corps à travers un rein artificiel, puis

réintroduit dans le corps.

2. Dialyse péritonéale : Le liquide de dialyse est introduit dans la cavité péritonéale de

l'abdomen, où il absorbe les déchets et l'excès de liquide à travers la membrane

péritonéale.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre V : L’osmose et la dialyse

30

La dialyse est un traitement vital pour les personnes souffrant d'insuffisance rénale aiguë ou
chronique, mais elle nécessite souvent des sessions régulières et peut avoir des effets
secondaires à long terme.

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Chapitre VI : La chromatographie

31
La chromatographie

1. Aspects généraux
1.1-Définition

La chromatographie est une méthode physique de séparation basée sur les différences

d’affinités des substances à analysées à l’égard de deux phases, l’une stationnaire ou fixe, l’autre

mobile.

1.2-Nature des phases

1.2.1-Phase fixe

La phase fixe peut être solide ou liquide. Les solides (silices SiO2) ou alumine traitées)

permettent la séparation des composants des mélanges des mélanges grâce à leurs propriétés

adsorbants.

La phase fixe peut être constituée par un liquide plongeant un support solide.

1.2.A-Phase mobile

La phase mobile est

soit un gaz (exp : chloroforme en phase gazeuse), la phase est appelée gaz vecteur ou gaz

porteur.

Soit un liquide (exp : chromatographie sur papier, couche mince, ou sur colonne), la phase

mobile est appelée éluant.

2. Classification des méthodes chromatographiques


2.1-Classification selon la nature des phases

2.1.A-Selon la nature de la phase mobile

On distingue :

 La chromatographie liquide CPL


 La chromatographie gazeuse CPG
 La chromatographie supercritique CPS

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VI : La chromatographie

32
2.1.B-selon la nature de la phase fixe

On distingue :

 La chromatographie gaz/solide CGS


 La chromatographie gaz/liquide CGL
 La chromatographie liquide/solide CLS
 La chromatographie liquide/liquide CLL

2.2-Classification selon la nature des phénomènes

2.2.A-Chromatographie d’adsorption

C’est la méthode la plus ancienne et la mieux connue. Ce mode de chromatographie met en jeu

un mécanisme d'adsorption du soluté sur la phase stationnaire solide et un mécanisme

d'élution (désorption) par la phase mobile liquide ou gazeuse (éluant). Il s’agit de

chromatographie liquide/solide CLS. L'élution ou désorption consiste alors, à extraire le soluté

adsorbé à l'aide d'un solvant appelé éluant.

2.2.B-Chromatographie de partage

La chromatographie de partage (ou chromatographie liquide-liquide) met en jeu un mécanisme

de partition entre solvants que constituent respectivement par la phase stationnaire et la phase

mobile. La phase stationnaire peut être constituée par un film liquide (non miscible avec la phase

mobile bien sûr) imprégné sur un support rigide (silice) ou fixé par liaison covalente

2.2.C-La chromatographie d'échange d'ions

Dans la chromatographie d'échange d'ions, la phase stationnaire comporte des groupements

ionisés (+ ou -) fixes ; des ions mobiles de charge opposée assurent l'électroneutralité. Les ions

retenus au voisinage des charges fixes sont échangeables avec les ions présents dans la phase

mobile. La séparation est basée sur cette propriété d'échange d'ions et ne peut donc s'appliquer

qu'à des solutés ionisables.

Réaction d'échange d'ions

Le système peut s'écrire : (r = fixé sur la résine; s = en solution)

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Chapitre VI : La chromatographie

33
2.2.D-La chromatographie d'exclusion

La chromatographie d'exclusion est aussi appelée filtration sur gel . Cette technique est apparue

en 1959 avec un produit nouveau : le Sephadex.

Le Sephadex est un gel, se présente sous forme de billes, dont la porosité dépend du degré de

réticulation. Ces billes sont très hydrophiles.

Principe de la chromatographie d'exclusion

1- Dépôt d'un mélange de deux molécules (des grosses et des petites) sur une colonne

remplie d'un gel de Sephadex.

2- Les petites molécules peuvent pénétrer dans les billes de Sephadex car leur diamètre est

inférieur à celui des pores du gel. Les grosses molécules ne le peuvent pas en raison de

leur grande taille ; elles sont donc exclues du gel (d'où le nom de chromatographie

d'exclusion).

3- Les grosses molécules ont donc un trajet plus court à parcourir pour arriver en bas de la

colonne; elles sont donc éluées les premières.

4- Les petites molécules sont éluées ensuite car elles ont une plus grande distance à

parcourir pour arriver en bas de la colonne.

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Chapitre VI : La chromatographie

34
3. Classifications selon les procédés utilisés
Selon le conditionnement de la phase stationnaire, on distinguera :

3.1-La chromatographie sur couche mince CCM

Le succès de la CCM comme méthode de séparation analytique, repose sur de nombreuses

propriétés :

 possibilité d’analyser un grand nombre d’échantillons en très peu de temps


 Après la séparation, l’information peut être conservée à long terme et les substances
séparées peuvent être soumises à une analyse complémentaire (par exemple: la

spectroscopie IR ou de masse)

La chromatographie sur couche mince (CCM) repose principalement sur des phénomènes

d’adsorption : la phase mobile est un solvant ou un mélange de solvants, qui progresse le long d’une

phase stationnaire fixée sur une plaque de verre ou sur une feuille semi-rigide de matière

plastique ou d’aluminium. Après que l’échantillon ait été déposé sur la phase stationnaire, les

substances migrent à une vitesse qui dépend de leur nature et de celle du solvant.

3.1.A-Principe de la technique

Lorsque la plaque sur laquelle on a déposé l’échantillon est placée dans la cuve, l’éluant monte à

travers la phase stationnaire, essentiellement par capillarité. En outre, chaque composant de

l’échantillon se déplace à sa propre vitesse derrière le front du solvant. Cette vitesse dépend

d’une part, des forces électrostatiques retenant le composant sur la plaque stationnaire et,

d’autre part, de sa solubilité dans la phase mobile. Les composés se déplacent donc

alternativement de la phase stationnaire à la phase mobile, l’action de rétention de la phase

stationnaire étant principalement contrôlée par des phénomènes d’adsorption. Généralement, en

chromatographie sur couche mince, les substances de faible polarité migrent plus rapidement que

les composants polaires.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VI : La chromatographie

35

3.1.B-Adsorbants et plaques chromatographiques

Par ordre d’importance décroissante, les adsorbants employés en CCM sont : le gel de silice,

l’alumine, le kieselguhr et la cellulose.

3.1.C-Choix de l’éluant

L’éluant est formé d’un solvant unique ou d’un mélange de solvants. Un éluant qui entraîne tous les

composants de l’échantillon est trop polaire ; celui qui empêche leur migration ne l’est pas

suffisamment.

3.1.D-Développement de la plaque

La plaque est placée en position verticale dans une cuve et le solvant qui en recouvre le fond

monte par capillarité. Le niveau de liquide est ajusté à environ 0,5 cm du fond de la cuve puis on

introduit la plaque. Pendant le développement du chromatogramme, la cuve doit demeurer fermée

et ne pas être déplacée. Lorsque la position du front du solvant arrive à environ 1 cm de

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Chapitre VI : La chromatographie

36
l’extrémité supérieure, la plaque est retirée de la cuve, le niveau atteint par le solvant est

marqué par un trait fin, puis la plaque est séchée à l’air libre ou à l’aide d’un séchoir.

3.1.E-Révélation

Lorsque les composants de l’échantillon analysé sont colorés, leur séparation est facilement

observable sur la plaque ; dans le cas contraire, on doit rendre les taches visibles par un procédé

de révélation. Les taches sont ensuite cerclées au crayon. Les méthodes usuelles de révélation

sont les suivantes : radiations UV, iode.

3.1.F-Calcul de Rf (retarding factor ou rapport frontal)

h : distance parcourue par le composé (mesuré au centre de la tache)

H : distance parcourue par le front du solvant

Rf = h/H

Remarque

Une méthode simple pour trouver l'éluant approprié consiste à préparer des solutions de

l'échantillon dans différents solvants, en concentration d'environ 2 à 5% en volume. A l'aide

d'une micropipette, on dépose une goutte de chaque solution sur une plaque, chacune séparée

d'environ 1 cm. Le meilleur éluant est celui qui, lorsqu'il a terminé sa migration, a entraîné le

soluté à une distance d'environ la moitié de celle qu'il a parcourue.

3.2-Chromatographie sur colonne

3.2.A-Description et principe

C'est une technique basée sur des phénomènes d'adsorption. La phase solide, le plus souvent

l'alumine ou la silice, remplit une colonne de longueur et de section variable, l'échantillon, en

solution concentrée, est déposé en haut de la colonne et la séparation des composants résulte de

l'écoulement continu d'un éluant, traversant la colonne par gravité ou sous l'effet d'une faible

pression. On peut utiliser comme éluant un solvant unique ou bien accroître progressivement la

polarité de l'éluant de façon à accélérer le déplacement des composés.

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Chapitre VI : La chromatographie

37
Les molécules sont entraînées vers le bas à des vitesses variables selon leur affinité pour

l'adsorbant et leur solubilité dans l'éluant. Le chromatogramme se développe en formant une

succession de zones cylindriques qui se séparent en migrant vers le bas. A mesure que chaque

zone s'écoule de la colonne, on la recueille.

3.2.B-Adsorbant

Le plus utilisé est l’alumine ; cependant, on la limitera aux composés organiques stables car, sous

sa forme basique, elle peut provoquer la déshydratation des esters par exemple.

Le gel de silice est également fréquemment utilisé pour la séparation de composés qui n'ont pas

une stabilité suffisante pour être traités par l'alumine.

La granulométrie de l'adsorbant doit être supérieure à celle des adsorbants utilisés en CCM.

Leur taille est habituellement comprise entre 50 et 200 μm.

La quantité d'adsorbant dépend de la difficulté de la séparation et de la masse d'échantillon.

On peut considérer que pour chaque gramme d'échantillon, il faut 30 à 50 g d'adsorbant si la

polarité des composants à séparer est très différente et jusqu'à 200 g si la séparation est

difficile.

3.2.C-Eluant

L'éluant est en général un mélange de deux solvants. Au début de l'élution, on commence par le

solvant le moins polaire qui entraîne les substances les moins retenues par l'adsorbant (les moins

polaires). Ensuite on fait varier la composition de l'éluant en additionnant graduellement le

solvant le plus polaire. Ainsi les composés les plus polaires, retenus sur l'adsorbant, ne migreront

que graduellement vers le bas de la colonne.

3.2.D-Remplissage de la colonne

C'est l'opération la plus délicate car le remplissage doit être le plus homogène possible et

exempt de bulle d'air. Les surfaces inférieure et supérieure de l'adsorbant doivent être

parfaitement horizontales. La colonne étant verticale, le remplissage peut être réalisé selon deux

méthodes au choix.

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Chapitre VI : La chromatographie

38
Remplissage par voie humide

prépare dans un bécher un mélange homogénéisé de l'adsorbant et du moins polaire des solvants

utilisé pour le développement en ajoutant par petites quantités l'adsorbant dans le solvant pour

obtenir une bouillie suffisamment fluide pour couler facilement.

A l'aide d'un entonnoir, on verse suffisamment de bouillie pour que l'adsorbant qui se dépose

progressivement forme une couche d'environ 2 cm. On tapote les parois de la colonne pour

favoriser le tassement de l'adsorbant. On ouvre alors le robinet pour que le solvant s'écoule

lentement et on poursuit l'addition de la bouillie homogénéisée par portions successives. Quand

tout l'adsorbant est introduit, on laisse décanter jusqu'à ce que le liquide qui surnage soit

limpide.

Pendant l'opération, on doit veiller à ce que le niveau de solvant soit toujours supérieur à celui de

l'adsorbant.

Remplissage par voie sèche

La colonne est remplie au deux tiers par le moins polaire des deux solvants et l'adsorbant en

poudre est ajouté en portions successives dans la colonne à l'aide d'un entonnoir ; pendant

l'addition, on frappe continuellement sur les parois pour obtenir un tassement maximal. Quand la

première portion forme une couche d'environ 2 cm, on ouvre le robinet pour faire couler

lentement le solvant. On termine comme précédemment

Dépôt des produits à analyse

Ils doivent former une zone cylindrique étroite dans le haut de la colonne. Un liquide est déposé

tel quel. Un solide sera dissous dans le minimum du moins polaire des deux solvants. On ajuste

d'abord le niveau de solvant pour qu'il soit juste au-dessus de celui de l'adsorbant. A l'aide d'une

pipette, on coule l'échantillon au sommet de la colonne de façon uniforme sur toute la surface de

la colonne sans la déformer. Si nécessaire, on a juste à nouveau, comme précédemment, le niveau

de liquide de la colonne : l'échantillon est ainsi adsorbé uniformément au sommet de la colonne.

On peut placer un verre fritté ou une rondelle de papier filtre au-dessus de l'adsorbant pour

prévenir une remise en suspension de l'adsorbant.

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Chapitre VI : La chromatographie

39

Elution

On peut alimenter la colonne en continu à l'aide d'une ampoule de coulée ou bien ajouter

manuellement l'éluant. Dans tous les cas, la surface de l'adsorbant ne doit jamais être au contact

de l'air. En quelques minutes, une colonne laissée à sec se détériore : des fissures apparaissent

dans la phase fixe et toute élution ultérieure se transforme en ruissellement. Pour la plupart des

opérations, une vitesse de 5 à 50 gouttes à la minute convient (la limite inférieure correspond

aux séparations difficiles) Lorsque l'analyse des fractions est terminée, on réunit celles qui

correspondent à des produits identiques, en prenant soin d'éliminer celles qui correspondent à

des recouvrements de zones. Les substances obtenues de cette façon sont généralement d'une

très grande pureté.

3.3-La chromatographie gazeuse (CG)

Est une technique analytique utilisée pour séparer et analyser les composants d'un mélange

gazeux. Elle repose sur les principes de la séparation des composés en fonction de leur affinité

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VI : La chromatographie

pour une phase stationnaire et une phase mobile dans une colonne chromatographique. Voici les
40
étapes générales de cette méthodes :

1. Injection de l'échantillon : L'échantillon à analyser est injecté dans un flux de gaz inerte,

souvent de l'hélium, qui sert de phase mobile.

2. Colonnes chromatographiques : La colonne chromatographique est généralement longue et

mince, remplie de matériau stationnaire. Les molécules dans l'échantillon interagissent

différemment avec ce matériau, ce qui entraîne leur séparation.

3. Élution : Le mélange est transporté à travers la colonne par le gaz porteur (phase mobile). Les

composants se déplacent à des vitesses différentes en fonction de leur affinité pour la phase

stationnaire.

4. Détection : À mesure que les composants sortent de la colonne, ils passent devant un

détecteur. Ce détecteur mesure l'abondance ou la concentration des composés à différents

moments.

5. Analyse des données : Les données recueillies par le détecteur sont analysées pour identifier

et quantifier les composants présents dans l'échantillon.

La chromatographie gazeuse est largement utilisée dans de nombreux domaines, y compris la

chimie analytique, la pharmacologie, l'industrie alimentaire, l'industrie pétrolière et gazière, ainsi

que dans la recherche environnementale et médicale. Elle est appréciée pour sa grande

sensibilité, sa rapidité et sa capacité à séparer les composants d'un mélange complexe.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VI : La chromatographie

41

3.4-La chromatographie liquide à haute performance (HPLC)

Est une technique d'analyse chimique utilisée pour séparer, identifier et quantifier les

composants d'un échantillon liquide. Contrairement à la chromatographie gazeuse, qui utilise un

gaz comme phase mobile, l'HPLC utilise un liquide (généralement une solution aqueuse) comme

phase mobile.

Principe

Les étapes de l'HPLC sont comme suite :

1. Injection de l'échantillon : L'échantillon à analyser est injecté dans un flux de liquide, appelé

phase mobile, qui est pompé à haute pression à travers une colonne chromatographique.

2. Colonnes chromatographiques : La colonne chromatographique est généralement remplie de

particules poreuses ou d'une substance poreuse telle que du gel de silice. Les composants de

l'échantillon interagissent différemment avec cette phase stationnaire, ce qui entraîne leur

séparation.

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Chapitre VI : La chromatographie

3. Élution : Le mélange est transporté à travers la colonne par la phase mobile à haute pression.
42
Les composants se déplacent à des vitesses différentes en fonction de leur affinité pour la

phase stationnaire.

4. Détection : À mesure que les composants sortent de la colonne, ils passent devant un

détecteur qui mesure leur concentration. Les détecteurs couramment utilisés en HPLC

comprennent les détecteurs UV-visibles, les détecteurs à fluorescence et les détecteurs de

masse.

5. Analyse des données : Les données collectées par le détecteur sont ensuite analysées pour

identifier et quantifier les composants présents dans l'échantillon.

L'HPLC est largement utilisée dans de nombreux domaines, notamment la chimie analytique, la

biochimie, la pharmacologie, l'industrie alimentaire et l'industrie pharmaceutique. Elle est

appréciée pour sa sensibilité élevée, sa sélectivité, sa capacité à séparer les composés chimiques

et sa polyvalence pour analyser une grande variété d'échantillons.

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Chapitre VII : L’électrophorèse

43

L’électrophorèse

1. Introduction
Le cours d'électrophorèse explore divers aspects liés à cette technique, allant des principes aux

applications pratiques. Il débute par une introduction qui fournit des définitions et un contexte

historique, puis examine les différents types d'électrophorèse, tels que l'électrophorèse sur gel,

capillaire et sur papier. Les équipements nécessaires, les techniques de préparation d'échantillons

et les méthodes d'analyse des données sont également abordés. Enfin, le cours explore les

applications de l'électrophorèse dans des domaines tels que la protéomique, la génomique et

l'analyse légale.

2. Définition et principes

L'électrophorèse est une technique de séparation couramment utilisée où les particules ou

molécules de différentes tailles et charges se déplacent à travers une solution sous l'effet d'un

potentiel électrique. Principalement utilisée pour séparer les macromolécules telles que l'ADN,

l'ARN et les protéines, elle se décline en différentes techniques telles que l'électrophorèse sur

gel d'agarose, sur gel de polyacrylamide et capillaire. Les molécules se déplacent en fonction de

leur charge, de la force du champ électrique et de la viscosité de la solution, formant des bandes

distinctes dont le motif est unique à chaque molécule. Les principes de l'électrophorèse sont

comparables à ceux de la chromatographie, bien que les deux méthodes diffèrent dans leurs

mécanismes de séparation. L'électrophorèse a été essentielle dans le développement de

l'empreinte génétique de l'ADN, une avancée majeure en médecine légale, initialement développée

par le Dr Alec Jeffreys en 1984.

3. Contexte historique

L'électrophorèse, bien que conceptuellement ancienne, a vu son développement moderne

commencer dans les années 1930. Les premières expériences électrophorétiques ont été

rapportées par Tiselius en Suède et Smith et Smith au Canada, utilisant du "papier mobile" pour

séparer les protéines en fonction de leur rapport charge sur masse. À ses débuts, l'électrophorèse

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

était principalement utilisée pour séparer les acides aminés et les protéines. Cependant, au fil du
44
temps, des innovations telles que l'utilisation du polyacrylamide comme support ont permis

d'élargir ses applications à la séparation des protéines et des nucléotides. Dans les années 1970,

l'introduction de la technologie des gels de polyacrylamide réticulés minces a marqué une avancée

majeure, devenant la méthode standard de séquençage jusqu'à l'arrivée des séquenceurs

automatiques d'ADN. À la fin des années 1980, l'électrophorèse capillaire, plus avancée, est

devenue préférée pour sa précision et son automatisation. Bien que l'électrophorèse ait été

initialement une méthode de recherche chimique, son utilisation s'est étendue aux domaines

médicaux et génomiques. Aujourd'hui, l'électrophorèse est reconnue comme la migration de

particules chargées sous l'influence d'un champ électrique, et ses applications se sont multipliées

dans des domaines tels que la chimie clinique, le diagnostic des maladies génétiques, les

hémoglobinopathies, l'oncologie et la médecine légale.

4. L’électrophorèse sur gel

Les sources fournies discutent de manière approfondie de la technique d'électrophorèse sur gel

d'agarose. L'électrophorèse sur gel d'agarose est une méthode couramment utilisée en biochimie

et en biologie moléculaire pour séparer l'ADN, l'ARN ou les protéines en fonction de leur taille et

de leur charge. C'est une technique puissante et largement utilisée pour séparer les

macromolécules en utilisant des gels tels que l'agarose et le polyacrylamide, qui possèdent des

pores de tailles adaptées aux molécules en cours de séparation. En laboratoire, le processus

implique la préparation du gel en dissolvant de la poudre d'agarose dans une solution tampon, en le

refroidissant pour le solidifier et en créant des puits pour le placement des échantillons. Les

échantillons, souvent mélangés à des composants améliorant la densité tels que le glycérol ou le

saccharose, sont chargés dans les puits. Le gel est ensuite plongé dans un tampon électrolytique,

et un courant électrique est appliqué pour séparer les molécules en fonction de leur charge et de

leur taille. Cette technique est cruciale pour diverses applications, telles que l'identification des

fragments d'ADN coupés par des enzymes, l'identification génique et l'empreinte génétique. Elle

est relativement simple à réaliser et offre des capacités de séparation efficaces, notamment pour

les biomolécules chargées telles que l'ADN, l'ARN et les protéines. Dans l'ensemble, les sources

fournissent des informations détaillées sur les principes, la pratique et les applications de

l'électrophorèse sur gel d'agarose, en faisant un sujet fondamental dans les études de biochimie

et de biologie moléculaire.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

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Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

46
5. Electrophorèse capillaire
L'électrophorèse capillaire (EC) est une technique utilisée en chimie analytique pour séparer les

composés en fonction de différents critères tels que leur rapport charge/taille, leur

hydrophobicité, leur chiralité, leur taille ou leur point isoélectrique. Cette méthode est

particulièrement efficace pour séparer les molécules chargées et offre une capacité de pic élevée

par rapport à la chromatographie liquide haute performance (CLHP). L'EC est réalisée dans un tube

en verre appelé capillaire rempli d'une solution électrolytique, où les analytes sont séparés en

raison des différences de mobilité électrophorétique influencées par des facteurs tels que la

charge, la viscosité du solvant et la taille. La technique est connue pour ses séparations de haute

performance, souvent plus rapides et plus efficaces que la chromatographie liquide, en particulier

pour les molécules chargées.

En EC, les molécules sont séparées en fonction de leur mobilité électrophorétique, qui est

déterminée par leur charge et leur réponse au champ électrique appliqué. L'instrumentation pour

l'électrophorèse capillaire peut être relativement simple, mais la CLHP offre plus de flexibilité

avec diverses phases stationnaires et mobiles développées pour différents types de molécules.

L'EC est largement utilisée dans divers domaines tels que la pharmacie, la biologie, l'environnement,

les sciences alimentaires et la criminalistique, démontrant sa polyvalence et son applicabilité dans

différents secteurs industriels.

Dans l'ensemble, l'électrophorèse capillaire est une technique analytique puissante qui permet la

séparation des composés avec une efficacité et une rapidité élevées, en faisant un outil précieux

dans diverses disciplines scientifiques.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

47
L'électrophorèse capillaire est une technique d'analyse qui utilise un tube capillaire rempli d'un
électrolyte pour séparer des molécules chargées en fonction de leur taille et de leur charge. Voici
comment fonctionne l'électrophorèse capillaire :

Principe de fonctionnement

- Un tube capillaire en verre est rempli d'un électrolyte tamponné qui sert de milieu de

séparation.

- Les molécules chargées sont injectées dans le capillaire et un champ électrique est établi

entre les deux extrémités pour créer un champ électrique.

- Sous l'influence de ce champ, les molécules se séparent en bandes distinctes à travers le

capillaire, formant un profil de séparation basé sur leur taille et charge.

Étapes de séparation

- Les molécules sont injectées dans le capillaire et se déplacent sous l'effet du champ

électrique.

- Elles passent par un point de détection où leur présence est mesurée.

- La détection peut se faire par fluorescence, spectrophotométrie UV ou conductimétrie.

Conditions d'analyse des résultats

- L'électrophorèse permet la séparation et l'analyse des molécules chargées en fonction de leur

taille, charge et mobilité électrophorétiques.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

48
- Cette technique est largement utilisée en biologie moléculaire, biochimie et biotechnologie

pour son efficacité dans la séparation des composés.

En résumé, l'électrophorèse capillaire repose sur la migration des molécules chargées à travers un

tube capillaire sous l'effet d'un champ électrique, permettant ainsi leur séparation en fonction de

leurs caractéristiques physico-chimiques.

6. L'électrophorèse sur papier

L'électrophorèse sur papier est une technique d'électrophorèse qui permet la séparation de

molécules de petite taille, telles que les acides aminés. Voici comment fonctionne l’électrophorèse

sur papier selon les sources fournies :

Principe de fonctionnement

- Une goutte de solution contenant l'échantillon à analyser est déposée sur une bande de papier,

puis séchée.

- La bande de papier est humidifiée avec un tampon approprié et plongée dans des réservoirs

contenant le tampon connecté à des électrodes.

- Un champ électrique continu est appliqué, et les acides aminés se déplacent en fonction de leur

charge nette.

- En fin d'électrophorèse, la bande de papier est séchée, et les acides aminés sont révélés par

une réaction colorimétrique.

Dr. Ilham Chadli


Chapitre VII : L’électrophorèse

49
Applications

- L'électrophorèse sur papier est pratique pour la séparation des acides aminés et des petites

molécules.

- Elle permet également de déterminer le point isoélectrique d'un acide aminé.

En résumé, l'électrophorèse sur papier est une méthode peu résolutive mais efficace pour la

séparation des molécules de petite taille, offrant une analyse rapide et économique des

échantillons.

Dr. Ilham Chadli


50

Références
-Francis Rouessac., AnnicK Rouessac., Daniel Craché., 2004. Analyse Chimique, 6éme Edition,

Dunod, Paris.

- Hamon, M., Mahuzier, G. ,1999. CHIMIE ANALYTIQUE. : Tome 2, Méthodes de séparation, 3ème

édition (Elsevier Masson).

-Gwenola Burgot., Jean Louiss Burgot., 2011. Méthodes instrumentales d'analyse chimique et

Applications, 3éme Edition,

-Mireille Blanchard-Desce., Bruno Fosset., François Guyot., Ludovic Jullien., Serge Palacin., 1997.

Chimie Organique Experimentale, Hermann (Editeurs des sciences et des Arts).

- Elodie Martinand-Lurin., Raymond Grüber., 2012. 40 expériences illustrées de chimie générale et

organique : la chimie, une science expérimentale, Edition (Boeck).

-Professeur Foulon., 2017. Cours (Extraction Liquide-Liquide), Université de Lille.

- Professeur Foulon., 2017. Cours (La chromatographie), Université de Lille.

-Professeur Foulon., 2017. Cours (Electrophorèse Capillaire), Université de Lille.

-Prof MERGHEM R., Cours de Techniques d’Analyses des Protéines, M1 Biochimie, Université

Frères Mentouri-Constantine 1.

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tamanrasset/methodes-de-separation/2-chapitre-2methodes-de-separation/17439821

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