Lycèe Ababacar Sy Annèe 2021/2022
HISTOIRE Leçon 1 : Histoire : Définition, objet et importance SECONDE
INTRODUCTION
Depuis son apparition sur terre jusqu’à nos jours, l'homme traverse le temps et laisse des traces à
chaque étape de son évolution. Cette évolution est assez bien connue aujourd'hui grâce à une
science appelée histoire. Ainsi, qu'est-ce que l'histoire ? Quelle est son objet et son utilité ? L'objet
de ce cours consistera à donner une réponse à toutes ces questions.
I. DEFINITION DE L’HISTOIRE
L'histoire est la science qui étudie le passé des hommes. Elle cherche à restituer les évènements
passés, à décrire les modes d’organisation passés avec le maximum d’exactitude. Elle s’efforce de
dater les faits et de retrouver les civilisations perdues. L’histoire ne se contente pas de restituer
simplement les faits, mais étudie aussi les évolutions politiques, économiques, sociales et
culturelles.
II. OBJET ET IMPORTANCE DE L’HISTOIRE
L’histoire en tant que science qui étudie le passé, s’intéresse à toutes les époques et à toutes les
régions. Elle permet de comprendre nos racines, la construction de notre pays et de la planète
par des hommes d’autres temps. Elle permet à chacun de prendre conscience qu’il appartient à
un groupe humains (traditions, passé commun, parenté, etc.). Connaitre notre histoire nous
permet d’éviter les erreurs du passé et d’en perpétuer les bonnes actions. L’Histoire sert ainsi à
éclairer le présent. C’est pour cela que son enseignement est indispensable à la formation des
citoyens dans un pays.
III. HISTORICITE
Le mot historicité exprime la réalité d’un évènement relaté. Donc, un évènement est historique
lorsqu’il a effectivement eu lieu. En ce sens, l’histoire se distingue de la légende, du mythe. Donc
tout récit n’est pas historique. Pour qu’il le soit, il faut qu’il renvoie à des faits réels, vérifiables
par des documents fiables ou des témoignages solides. L’historicité renvoie en fin de compte à un
esprit critique pour rapporter avec le maximum de fidélité le passé de l’homme et des sociétés
humaines.
CONCLUSION
L’histoire n’est pas une simple succession d’événements. C’est une science qui étudie les
différentes manières dont l’homme a marqué le monde. Elle permet ainsi de connaître le passé à
travers de nombreuses sources comme les documents écrits, la tradition orale, l’archéologie et la
linguistique.
HISTOIRE Leçon 2 : Problématique de l’histoire africaine : Sources et procédés d’investigation SECONDE
INTRODUCTION
L’étude de l’histoire, comme science qui étudie le passé, s’appuie sur de nombreux moyens d’investigations. Elle se
réalise par l’intermédiaire de nombreux témoignages comme les vestiges anciens, les documents écrits, les récits, etc.
Leur exploitation permet de montrer la vie des hommes, leurs coutumes, leurs réalisations, leur organisation.
I. LES DOCUMENTS ECRITS
- Les sources antiques : les sources les plus anciennes sont des documents égyptiens, nubiens ou gréco-latins.
- Les sources arabes : elles sont parmi les plus importantes. Mais les auteurs ne sont pas tous arabes.
- Les sources européennes : elles complètent les documents arabes car donnant des renseignements variés sur la
partie la moins touchée par les arabes. Mais beaucoup de documents appartenant à des collections privées
(archives des ports négriers, archives des sociétés missionnaires ou du Vatican, etc.) restent inaccessibles.
Cependant, de nombreux documents de la période coloniale appellent une relecture.
- Les documents d’origine africaine : les récits du Sultan Njoya en écriture Bamoun, les documents Vaï,
Ajami. Ces documents peuvent aussi être en arabe, en langue européenne, éthiopienne, etc.
La rareté des documents écrits est un problème dans l’histoire africaine, mais pas un obstacle. D’ailleurs une masse
considérable de matériel à caractère archéologique ou narratif reste inexplorée.
II. LA TRADITION ORALE
Elle se définit comme un témoignage transmis verbalement d’une génération à une autre. C’est l’histoire vécue
conservée par la mémoire collective. Elle conserve et révèle les usages et les valeurs qui animent les peuples. Les
anciens et les traditionnalistes en sont les principaux gardiens.
L’historien utilise la tradition orale avec un esprit critique car elle a des limites. Elle ne permet pas de dater. En effet,
la chronologie souvent absente est liée au fait que les anciens comme les griots ne présentent pas le cours des
évènements humains avec leurs accélérations ou leurs points de rupture. Ils ne travaillent pas suivant une trame
chronologique. Chaque moment est présenté en lui-même comme ayant son sens propre sans relation avec les autres.
Les moments des évènements sont discontinus.
III. L’ARCHEOLOGIE
L’archéologie est la science qui étudie le passé grâce aux vestiges anciens. Elle utilise les méthodes les plus
modernes : photographie aérienne, analyse des sols, des pollens, usages du microscope électronique, datation au C14,
test au fluor, télédétection, etc.
Des civilisations entières ont été exhumées grâce à l’archéologie. Cette discipline apporte des confirmations à la
tradition orale. Pour donner davantage de poids à ses trouvailles, elle travaille en relation avec d’autres disciplines
comme les sciences naturelles, les sciences physiques, la photographie aérienne, etc. Ces disciplines interviennent à
tous les niveaux de la recherche : choix du site, exploration, analyse et interprétation.
Les témoignages fournis par l’archéologie sont très significatifs comme repères et mesures de civilisation.
IV. LA LINGUISTIQUE
La linguistique est une source historique. Le but poursuivi est la recherche de points de convergence des langues dont
on effectue la comparaison. La langue, outil de communication est alors considérée comme un phénomène historique.
L’investigation linguistique permet de déterminer l’aire recouverte par plusieurs langues apparemment sans lien alors
que la langue peut déborder de son propre champ et avoir des relations importantes avec d’autres langues plus ou
moins éloignées. Découvrir une communauté linguistique revient à s’informer sur la parenté ethnique ou d’origine. A
partir de la classification des langues, on obtient des indices de reconstitution de l’histoire des peuples, des directions
de migrations, de la diffusion des cultures.
CONCLUSION
L’histoire étudie le passé des hommes à travers plusieurs sources comme les documents écrits, la tradition orale,
l’archéologie ou la linguistique. Cependant aucune de ces sources n’est d’office et en permanence prédominante.
EXPOSE N°1 : leçon 3 L’AFRIQUE, BERCEAU DE L’HUMANITE
PLAN
INTRODUCTION
I. LES THESES RELIGIEUSES SUR L’ORIGINE DE L’HOMME
II. LA LENTE EVOLUTION DE L’HOMINISATION SELON LES SCIENTIFIQUES
1. L’australopithèque
2. Le genre homo
a. L’homo habilis
b. L’homo erectus
c. L’homo sapiens
III.L’AFRIQUE BERCEAU DE L’HUMANITE CONCLUSION
HISTOIRE Leçon 4 : Les civilisations paléolithiques SECONDE
INTRODUCTION
Le terme "Paléolithique" désigne l'âge de la pierre taillée. Il s'étend sur 5 à 6 millions d'années, depuis
le début du Quaternaire jusqu'à 10 000 avant notre ère. Les civilisations du paléolithique ont été
répertoriées selon trois périodes : l’Early stone Age, le Middle Stone Age et le Late Stone Age.
I. L’OLD STONE AGE OU PALEOLITHIQUE INFERIEUR
Cette première civilisation se déroule sur deux périodes : l’Oldoway et l’Acheuléen
1. L’Oldoway (- 3 millions à - 1 million d’années)
La civilisation oldwayenne est celle de l’Homo habilis. Elle révèle les outils de fabrication humaine les
plus anciens que nous connaissons. Ils sont datés de 2,5 millions d’années.ces outils sont désignés sous
le terme générique de galets aménagés.
Homo habilis est chasseur et pratique la cueillette. Il vit désormais en famille et en bandes dans des camps
et abris. L’organisation de la chasse se développe grâce au langage.
2. L’Acheuléen (- 1 million à - 100 mille années)
La civilisation acheuléenne a pour acteur l’Homo erectus. Les outils les plus caractéristiques sont : les
bifaces et hachereaux. Le feu est désormais connu et l’homme utilise du pigment. Il s’installe près des
points d’eau, sur le littoral, dans les grottes ; il ajoute à son alimentation des mammifères marins et des
coquillages.
II. LE MIDDLE STONE AGE OU PALEOLITHIQUE MOYEN
C’est le temps de l’Homo sapiens. En Afrique, il s’étend entre 150.000 et 30.000 ans. Il est marqué par
les outils à éclats suivi par d’autres inventions beaucoup plus élaborées : le manche, des outils plus
petits, etc. Les techniques de chasse sont plus développées. Les populations des savanes font de la
chasse au gros gibier à la lance. Dans les zones forestières, les populations s’adonnent à la cueillette et
à la pêche. C’est l’époque des premières pratiques funéraires.
III. LE LATE STONE AGE OU PALEOLITHIQUE SUPERIEUR
Il va de -40.000 à -15.000 ans environ. L’homme de cette époque est l’Homo sapiens sapiens. Les
outils sont réalisés à partir de matériaux divers et sont perfectionnés. Ils sont souvent ornés de gravures.
La tendance générale est le microlithisme (c'est-à-dire la fabrication d’outils de pierre de plus en plus
petits) et aux lames. L’homme fabrique également d’autres outils comme l’arc, la flèche, le racloir, etc.
Les pratiques funéraires deviennent plus élaborées : ocre rouge sur les sépultures, objets funéraires,
perles, etc. L’art se développe sous forme de gravures, de pentures rupestres, etc.
CONCLUSION
Le paléolithique est une période importante dans l’évolution de l’humanité. Les types de civilisations
qui sont apparues à cette époque se sont distingués par des modifications importantes et
reconnaissables de la technologie auxquelles s’ajoutent de plus vastes implications culturelles et
économiques.
HISTOIRE Leçon 5 : La révolution néolithique et ses conséquences SECONDE
INTRODUCTION
Le néolithique est la seconde période la préhistoire. C’est l’âge de la pierre nouvelle. Il est caractérisé par la
naissance de l’agriculture et de l’élevage qui vont changer les rapports entre les hommes et la nature. Cela
aura des répercutions sociales, techniques et démographiques importantes.
I. LA REVOLUTION NEOLITHIQUE
L’expression « révolution néolithique » fait référence à un changement radical et rapide constaté il y a 12
000 ans environ. Ce changement est marqué par le passage d’une économie de prédation (chasse, cueillette)
à une économie de production (l’agriculture et l’élevage). L’apparition de ces deux dernières activités a,
ainsi, profondément bouleversé les rapports qu'entretenaient les humains entre eux et avec la nature. C’est
pourquoi on parle de révolution néolithique.
Vers - 9000, l’état des cours d’eau (suite à une phase humide) favorise non seulement la sédentarisation,
mais aussi le passage progressif à la production agricole. Dans le même temps, l’homme apprend à
domestiquer les animaux pour pouvoir en disposer librement et se libèrer ainsi des aléas de la chasse. Il va
utiliser non seulement la chair des animaux mais aussi les sous produits de l’élevage comme le lait, les
peaux, les poils, etc.
On assiste aussi à l’émergence des premiers villages favorisée par la sédentarisation. L’habitat est construit avec
les matériaux locaux (bois, brique, parfois en pierre).
II. CONSEQUENCES DE LA REVOLUTION NEOLITHIQUE
1. L’explosion démographique
L’accroissement de la production a pour conséquence l’essor démographique. Selon le démographe J.
Vallin, on compte 15 millions d’hommes à la fin 5 ème millénaire. A la fin du 4 ème millénaire, l’effectif est
multiplié par 10 soit un total de 150 millions. Ces possibilités de densification sont fournies par l’agriculture
et l’élevage. Cet accroissement démographique va entrainer à son tour des mouvements migratoires en
Afrique vers l’Est (la vallée du Nil) et le Sud, sous l’effet probable de la dégradation climatique du Sahara.
2. Le développement de l’art
Au néolithique, l’art se développe de mieux en mieux. L’homme essai de fixer l’environnement animal et
ses activités autour de son habitat par l’image. Il fait ainsi des peintures rupestres représentant des scènes de
chasse, des éleveurs et des agriculteurs entrain de travailler.
3. L’accélération des progrès techniques
Les découvertes du néolithique entrainent une accélération des progrès techniques. La tendance générale est
au microlitisme des outils. L’invention décisive du néolithique africain est la poterie qui donne lieu au
développement de l’art culinaire et de l’économie domestique.
CONCLUSION
La révolution du néolithique a jeté les bases de la société moderne. Non seulement on assiste à un
développement d’un outillage plus léger et plus fin, mais aussi à la domestication du bétail et une révolution
agricole. Ces bouleversements vont s'accentuer et favoriser l'augmentation de la population et la naissance
des villes.
HISTOIRE Leçon 6 : Préhistoire et protohistoire du Sénégal SECONDE
INTRODUCTION
Des recherches archéologiques ont permis de prouver l’existence de civilisations préhistoriques et
protohistoriques au Sénégal. En effet, l’installation humaine remonterait au moins au paléolithique inférieur.
Mais c’est à la protohistoire que l’homme s’est établi durablement au Sénégal.
I. LA PREHISTOIRE DU SENEGAL
1. Le Paléolithique au Sénégal
On n’a pas trouvé d’ossements humains, mais on sait que le Sénégal était habité depuis le paléolithique. Des
galets aménagés retrouvés vers Kédougou, des bifaces et des hachereaux exhumés dans la vallée de la Falémé,
dans la pointe de Fann à Dakar témoignent du paléolithique inférieur. Quelques outils comme les racloirs, les
grattoirs retrouvés dans la région de Rufisque (Bargny, Cap des Biches, Sébikotane) et dans la vallée du fleuve
Sénégal permettent de penser que les paléolithiques moyen et supérieur sont bien représentés dans le pays. Les
bifaces découverts vers Nianing (Tiémassasse) prés de Mbour se rattachent à cette période.
2. Le néolithique au Sénégal
C’est le néolithique qui est la phase de la préhistoire la mieux représentée au Sénégal. Plusieurs civilisations
néolithiques ont été détectées principalement :
• Dans la presqu’île du Cap-Vert et au Cayor (Cap Manuel, Bel-Air à Dakar et Thiès) avec notamment
des macrolithites (haches, rabots) et de petits outils en pierre de silex et des pointes. La céramique y a
été pratiquée avec des poteries de diverses formes (lac Tanma au nord-ouest de Thiès).
• A Khant (au nord-est de Saint-Louis) avec des indices d’un peuplement de pêcheurs dont l’os est à la
base de leur outillage.
• Au Sénégal oriental (la Falémé) où on découvre un outillage poli varié en silex, en quartz, etc.
II. LA PROTOHISTOIRE DU SENEGAL
La protohistoire est la période intermédiaire située entre la fin de la préhistoire et l’histoire. Elle est marquée par
l’apparition des métaux.
Les sites protohistoriques du Sénégal sont principalement les zones de sépultures (les mégalithes, les amas
coquillers et les tumulus) ainsi que les zones d’ateliers métallurgiques (vallée du fleuve Sénégal et
Casamance).
Les mégalithes sont de gros blocs de pierres figés dans le sol localisés pour la plupart dans le centre du pays
(de Kaolack à Goudiri) et une partie de la Gambie. Lors des fouilles archéologiques, des squelettes y ont été
retrouvés ainsi que des armes métalliques, des parures en fer, des poteries, etc.
En plus des mégalithes, on a les tumulus localisés à Thiès, Diourbel, Fatick, Saint-Louis et Kaolack. On y
retrouve beaucoup d’objets funéraires : épées, sagaies, cuillères, etc.). La valeur des objets trouvés permet de
penser que ces sépultures appartiennent à des personnages importants.
Pour leur part, les amas coquillers sont localisés sur le littoral, notamment dans la région de SaintLouis, sur la
Petite Côte (Joal) et en Casamance. Ce sont des accumulations de coquillages marins faites par les hommes.
Sur ces amas, on a retrouvé des objets en divers matériaux (bracelets et armes en fer, objets en cuivre, poteries).
Les derniers sites protohistoriques sont ceux de la vallée du fleuve Sénégal et de la Casamance. On a retrouvé dans
ces endroits des scories (résidus de fer) témoignant de la pratique de la métallurgie.
CONCLUSION
Le Sénégal était déjà habité au paléolithique. La découverte de bifaces et de hachereaux dans la vallée de la
Falémé et dans la pointe de Fann à Dakar permettent de le prouver. Mais c’est au néolithique et à la protohistoire
que plusieurs civilisations datant de ces époques ont été le plus remarquées grâce aux sites archéologiques de
certaines régions comme Saint-Louis, Thiès, Casamance, Kaolack.
HISTOIRE Leçon 7 : Technique de dissertation SECONDE
I. INTRODUCTION
L’introduction est une étape importante. Elle est composée de trois éléments :
1. L’entrée en matière ou la présentation du sujet : elle définit le thème central, montre son importance et
le délimite dans le temps et dans l’espace.
2. L’énoncé de la problématique : la problématique est la question centrale posée par le sujet. Elle sert de
colonne vertébrale à l’élaboration du plan. On peut partir du sujet et essayer de le transformer en phrase
interrogative.
3. L’annonce du plan du devoir : elle définit les principales parties qui feront l’objet d’une étude détaillée
dans le corps du sujet.
L’introduction doit être soignée. En effet, c’est la partie que le correcteur lit en premier et on doit lui laisser une
bonne impression. Il est recommandé d’écrire d’abord l’introduction au brouillon et d’en travailler la rédaction.
II. LE DEVELOPPEMENT
Il comprend deux ou parties. Chaque partie commence par un préambule qui en annonce le contenu.
Elle est organisée autour d’une idée force.
Chaque partie est divisée en deux ou trois paragraphes, centrés chacun sur une idée ou un fait important.
Chaque partie se termine par une phrase faisant la liaison (de transition avec la partie suivante).
III. LA CONCLUSION
C’est l’aboutissement du devoir. Elle est composée de deux parties :
- Le bilan-réponse à la problématique posée dans l’introduction. Ce n’est pas le résumé du devoir mais son
prolongement
- L’élargissement du sujet : il s’agit à ce niveau d’évoquer une évolution à venir, d’ouvrir des perspectives
plus larges, de suggérer des pistes de réflexion.
La conclusion est la dernière impression que vous laissez au correcteur. Il est indispensable de la rédiger avant
de commencer le devoir pour éviter de la bâcler aux dernières minutes du devoir. En tête de copie, il faut
recopier le sujet sans abréviations ni erreur. Il faut séparer par plusieurs lignes l’introduction, le développement,
la conclusion. Dans le développement, entre 2 parties on passe une ligne.
HISTOIRE Leçon 8 : La civilisation de l’Egypte pharaonique
SECONDE
INTRODUCTION
L'Égypte pharaonique a pris forme autour de -3000 et s’est perpétuée sur près de trois millénaires. Au cours de
son histoire, le pays a connu une alternance de périodes stables et troublées. Malgré tout, il a pu développer une
brillante civilisation.
I. PRESENTATION DE L’EGYPTE
L’Egypte se situe au Nord-est de l’Afrique. Elle est bordée par la mer Méditerranée au Nord et la mer Rouge à
l’Est. Dans cette région d’Afrique coule le Nil (6500 km). il prend sa source en Afrique orientale. Le Nil est la
grande richesse du pays. Il permet le transport, la pêche et l’irrigation en toutes saisons. C’est pourquoi on dit
que « l’Egypte est un don du Nil ».
II. LES GRANDES ETAPES DE L’HISTOIRE DE L’EGYPTE
L’histoire de l’Egypte comprend plusieurs grandes périodes :
a. L’Epoque Archaïque
b. L’Ancien Empire
c. Première période intermédiaire
d. Le Moyen Empire
e. Deuxième période intermédiaire
f. Le Nouvel Empire
g. Troisième période intermédiaire
h. Le déclin de l’Egypte
III. LA CIVILISATION EGYPTIENNE
1. L’organisation politique et sociale
L'organisation politique et sociale de l'Égypte antique est basée sur la personne du pharaon qui est le souverain
absolu tout-puissant de l’Egypte, possédant tous les pouvoirs. Il est considéré comme un dieu vivant par les
égyptiens. Il dirige l’administration et la justice, commande l’armée. Il organise le travail et la vie de tous les
sujets. Il est propriétaire de toutes les terres du pays et assure l’unité, la sécurité ainsi que la prospérité de
l’Egypte. Il est polygame.
Le pharaon est aidé dans ses tâches par une administration bien organisée dont le vizir était le chef.
Les gouverneurs dirigent les provinces avec l’aide des fonctionnaires dont les scribes qui tiennent la comptabilité et
informent le pharaon. Ceux-ci utilisent les hiéroglyphes.
Le pharaon entretient une grande armée pour assurer la défense et la puissance de l’Egypte. Il conduit lui-même
ses troupes à la bataille. Celles-ci sont équipées d’arcs, d’épées et de chars. L’armée participe aussi aux grandes
constructions et aux activités d’intérêt économique.
Dans la cour du pharaon vivent les nobles comme les prêtres dépositaires de la culture religieuse.
Le reste de l’organisation sociale est constitué par les commerçants, les artisans, les paysans et les esclaves formant
ainsi la majeure partie du peuple. Beaucoup sont au service du pharaon ou du temple.
2. La vie économique
L’économie de l’Egypte pharaonique est dominée par l’agriculture. Les paysans cultivent essentiellement des
céréales (blé et orge surtout) ainsi que le lin. Ils cultivent également des légumes, de la vigne et des arbres
fruitiers (dattiers, oliviers, etc.). L’agriculture est réalisée grâce à un système d’irrigation efficace. Les
instruments sont rudimentaires et faits à base de bois, de cuivre et de bronze. L’artisanat est très développé
(boulangers, menuisiers, métallurgistes, tisserands, sculpteurs, etc.). L’extraction minière se développe au niveau
des déserts riches en mines et carrières (or, fer, cuivre, pierres de construction, etc.). Le commerce extérieur
reste modeste. L’Egypte importe du bois, mais exporte de fortes quantités de lin et de papyrus en s’appuyant sur
un réseau de transport. Sur les pistes, on retrouve surtout l’âne. Pour les transports massifs et à longue distance,
on utilise le Nil et les canaux.
3. La vie religieuse
Les égyptiens étaient polythéistes. Ils croyaient en une multitude de dieux dont la plupart sont représentés par un
corps humain surmonté d’une tête d’animal. Exemple : Rê (dieu soleil), Osiris (dieu de la mort), Isis (déesse de
la maternité et la fertilité), Horus (dieu du ciel), etc. Des temples sont élevés en l’honneur des dieux.
Les égyptiens avaient une croyance forte en l’au-delà et qu’il fallait s’y préparer. Pour eux, l’homme réunit une
énergie vitale et une âme (le Ka et le Ba). Ainsi, pour faire survivre l’âme après la mort, il faut que le corps soit
bien conservé. C’est dans ce but qu’est pratiquée la momification. Et pour donner au défunt un cadre de vie
agréable, des tombeaux spectaculaires sont érigés. C’est ainsi qu’il y a eu d’abord les mastabas puis les
pyramides et enfin les hypogées.
4. La vie culturelle
L’Egypte pharaonique fut l’une des premières civilisations à utiliser une écriture : les hiéroglyphes. Ils sont
composés de près de 5000 signes.
Dans plusieurs sciences comme la chirurgie, la médecine, les mathématiques, l’astronomie, l’architecture, les
égyptiens ont joué un rôle de précurseurs. L’art égyptien se manifesta également dans la sculpture et les
fresques.
CONCLUSION
L’Egypte a été le centre d’une civilisation d’un niveau supérieur au reste du monde avant le troisième siècle
avant notre ère. Cependant, les avis sont partagés sur son peuplement, certains chercheurs européens pour la
plupart voulant en faire un peuple blanc, alors qu’une nouvelle génération de chercheurs africains soutient le
caractère nègre de la population égyptienne.
HISTOIRE Leçon 9 : Axoum SECONDE
INTRODUCTION
L’Empire Aksoumite était un royaume important dans le Nord-est de l'Afrique. À son apogée, il s'étendait sur les
territoires de l'actuelle Érythrée, du nord d’Éthiopie, du Yémen, du sud de l'Arabie Saoudite, du nord de Djibouti
et du nord Soudan. Il est connu à travers les textes grecs, latins et arabes mais aussi par l’archéologie.
I. EVOLUTION HISTORIQUE
L’histoire d’Axoum s’étend sur près de 1000 ans à partir du premier siècle de l’ère chrétienne. Une vingtaine de
rois s’y sont succédés, dont l’existence est révélée par les pièces de monnaie. Le plus anciennement connu dans
ces sources est Zoskalés qui règne au 1er siècle de notre ère.
Au cours de son évolution, l’Etat se consolide tout en menant une active politique extérieure du 1 er siècle au 6éme
siècle de part et d’autre de la mer Rouge. De nombreuses campagnes sont menées à l’Est, facilité par les rivalités
entre les royaumes arabes (Saba, Hadramaout, Himyar). L’expansion est aussi dirigée vers le Sud-est au
voisinage de la Nubie et de l’Egypte. Cependant, on connaît mal l’évolution après Ezana. Il semblerait que les
pays tributaires vont commencer à s’affranchir.
II. LA CIVILISATION AXOUMITE
1. Organisation politique
Les structures internes de l’Etat sont mal connues. On sait que l’empereur et les principaux dignitaires sont issus
de la lignée royale. Ils sont tous désignés sous le nom de négus. Mais le roi d’Axoum porte le titre de négus
negast (roi des rois). En effet, Axoum est le noyau central d’un empire dont le roi dispose de nombreux vassaux
qui lui paient un tribut. Les négus reçoivent l’impôt chez eux ou se rendent auprès de leurs sujets pour la
percevoir, devenant ainsi des rois itinérants.
2. Les activités économiques
L’agriculture, l’élevage et le commerce représentent les activités dominantes. En ce qui concerne l’agriculture,
les champs sont aménagés en terrasses sur les flancs des collines. Des charrues tirées par les bœufs et les
techniques d’irrigation assurent la production. Les principaux produits sont les céréales (le blé en particulier) et
la vigne. L’élevage est varié : moutons, chèvres, ânes, mulets.
Sur le plan des échanges, Axoum a une position de carrefour entre l’empire romain, l’Asie et l’Afrique orientale.
Les exportations portent essentiellement sur les produits de chasse, de cueillette et les esclaves. L’économie de
production alimente surtout la consommation. En revanche Axoum importe des produits alimentaires variés
(huile, céréales, chèvres, canne à sucre, etc.) des pays méditerranéens comme la Syrie, l’Italie ou de l’Inde.
3. La culture axoumite
La culture axoumite est cosmopolite. Dans la vie religieuse, les cultes pré-axoumites se sont prolongés dans l’ère
chrétienne. Il s’agit de cultes polythéistes portant sur des divinités d’origines diverses. Le Judaïsme est aussi
pratiqué. Mais au IVème siècle, le christianisme s’installe dans le pays faisant d’Axoum le premier grand empire à
se convertir au christianisme.
Les langues utilisées sont le grec le guèze (la langue locale). L’écriture emprunte ses caractères à l’Arabie du Sud et
à l’Inde.
L’architecture révèle l’importance de la métallurgie du fer. Elle s’est développée grâce à l’usage du mortier, du bois
et de la pierre.
CONCLUSION
La civilisation axoumite résulte de l’influence de sa double origine (arabe et africaine) et de ses nombreux
contacts avec les peuples voisins. Ceci grâce au commerce qui favorisait les échanges culturels. Parmi les plus
grandes réalisations de la civilisation axoumite, on peut citer notamment les grands temples et les stèles
gigantesques taillées dans un seul bloc ce pierre. Elle a aussi développé une religion et un art d’une expression
originale.
Leçon 10 : La Méditerranée et le monde noir : contacts, échanges, migrations,
influences culturelles
Introduction
Le bassin méditerranéen est riche d’une histoire complexe et ancienne. Durant l’Antiquité, la
Méditerranée était une importante voie de transports maritimes; permettant l’échange commercial et
culturel entre les peuples de la région et le monde noir.
I. La nature des relations entre le monde noir et la Méditerranée
Plusieurs sources attestent des relations anciennes et multiples entre le continent africain et le monde
méditerranéen. Il s’agit de migrations de populations, de conquêtes, d’échanges culturels, de relations
économiques. Les produits entrant dans les échanges sont
variés : encens, gomme arabique, parfum, bois précieux, produits de chasse, animaux pittoresques
(singes, éléphants, rhinocéros, etc.), esclaves. Ce commerce a donné lieu à deux types d’organisation :
- Les échanges par réseaux (les produits arrivent aux consommateurs sans intermédiaire) - Les
échanges par relais (plusieurs intermédiaires interviennent dans la distribution).
Trois principaux axes servent de voies de communications entre la Méditerranée et l’Afrique Noire : la
vallée du Nil, la mer Rouge, les pistes transsahariennes.
II. Les grands courants d’échanges
1. Les relations transsahariennes
Les sources archéologiques, les écrits d’Hérodote, les sources grecques et romaines évoquent les rapports
qui se sont développés à travers le Sahara.
Les peintures et gravures rupestres représentent des chars prouvent l’existence de relations suivies entre
le Nord et le Sud du Sahara. Ces échanges ont eu lieu jusqu’au premier millénaire av. JC. De grandes
routes traversent le Sahara selon une direction méridienne. Ces chars sont tirés par des bœufs ou des
chevaux ; ils seront le principal moyen de transport dans le Sahara jusqu’à l’apparition du chameau qui
aurait lieu en Egypte vers le V ème ou VIème siècle av. JC. Les documents gréco-latins parlent d’autres
expéditions vers le Tibesti, vers le 1er siècle de l’ère chrétienne.
2. Les relations à travers la vallée du Nil
L’existence de rapports très anciens entre l’Afrique Noire et le monde méditerranéen est attestée par de
nombreuses sources écrites et archéologiques. Depuis le 3 éme millénaire av. JC, les pharaons multiplient
des expéditions dans les pays du Sud. Des témoignages de l’époque pharaonique font état des
expéditions militaires égyptiennes jusqu’à la 1ère cataracte, de recrutement de soldats en Nubie, au
Darfour. Cette activité politico-militaire s’accompagne d’échanges commerciaux. Cela s’est poursuivi
jusqu’au-delà des temps pharaoniques.
3. Les liaisons à travers l’océan Indien
L’océan Indien met en relation l’Afrique avec les pays de la Méditerranée. Ces rapports se sont
intensifiés à partir du 2éme millénaire av. JC. Les textes égyptiens font état de voyages vers le « pays
de Pount » (la corne de l’Afrique), surtout ceux sur l’initiative de la reine Hatshepsout (vers le XVème
siècle av. JC). Un autre voyage évoqué est celui du pharaon Néchao au VIème siècle av. JC qui
contourne l’Afrique par l’est de la mer Rouge pour rejoindre ma Méditerranée. D’autres voyages
montrent l’importance du commerce entre les côtes d’Afrique orientale e les pays méditerranéens.
Conclusion
Les relations d’échanges entre le monde méditerranéen et le reste de l’Afrique ont couverts plusieurs
champs. Elles ont revêtues des tendances et des caractéristiques qui se sont révélées très durables, tant
dans la nature des marchandises que dans l’organisation des échanges. Les produits concernés sont
principalement des biens rares et des denrées de luxe.